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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 01:21

Opération Serval

 

24/01/2013 à 00:03 Par Thierry Oberlé - lefigaro.fr

 

INFOGRAPHIE - La France a pour ambition de sécuriser le nord du Mali. Des chars Leclerc pourraient être envoyés sur place.

 

Les roues des blindés Sagaie écrasent les arbustes. La petite colonne de l'armée française quitte lentement l'aéroport de Sévaré. Quelques cen­taines de mètres et c'est la brousse. Le détachement n'ira pas loin. Sur un promontoire rocheux, cinq soldats maliens, autour d'une tente, regardent l'horizon. Sous l'ordre du capitaine, les Sagaie manœuvrent, cherchent des angles de tir pour parer une éventuelle mais improbable attaque. Il faut tout de même trouver des positions pour défendre l'aéroport, l'unique de la région, situé à plus de 700 km de Bamako.

 

En attaquant par surprise Konna, à 70 km de là, les islamistes avaient sans doute pour objectif de s'emparer de l'aéroport. Les Mirage ne leur ont pas laissé le loisir de mettre leur plan à exécution. «Sévaré est un verrou stratégique. Il y a, bien sûr, l'aéroport. Mais c'est aussi une ville importante pour le contrôle des routes qui conduisent de l'Est vers Bamako», explique le commandant Sébastien. L'officier est arrivé dans la cité samedi avec un détachement blindé. Chaque jour ou presque, d'autres hommes, d'autres véhicules atterrissent pour renforcer l'unité le plus à l'est de l'opération «Serval». Selon le quotidien Les Échos, la France se prépare à l'envoi de chars Leclerc.

http://www.lefigaro.fr/medias/2013/01/23/1e38b290-657c-11e2-9c01-ca946b45cafc-250x250.jpg

 

Lentement, la stratégie française au Mali se dessine. Se rendre, dans un premier temps, maître de la rive sud du fleuve Niger, du «pays utile» et bloquer les infiltrations ou rezzou islamistes, ces attaques à bord de 4 × 4 en provenance du Nord. L'un des premiers objectifs, vite atteint, fut de sécuriser Markala, alors sous la menace d'un autre raid du Mujao, venu de Diabali, à une centaine de kilomètres au nord. Merkala possède l'un des deux ponts qui permettent de franchir le Niger en aval de Bamako. L'autre se situe à Gao, toujours aux mains des islamistes, mais bien plus à l'est. Les grands bacs, capables de porter une dizaine de voitures sur l'immense fleuve, ont été placés sous haute surveillance. Des avions patrouillent au-dessus des trois ports fluviaux de Bourem, Gourma-Rharous et Massina. Ordre est donné aux bacs de rester amarrés sur la rive sud, sous peine d'être immédiatement détruits. «De ce côté-là, on est tran­quille», indique un officier.

 

Pour repasser à l'offensive, et contourner le dispositif, le Mujao dispose encore de quelques possibilités. «Ils peuvent passer depuis Tombouctou par les routes qui traversent le nord de la Mauritanie, une région mal surveillée, puis foncer au sud», glisse un expert. Les islamistes pourraient alors rejoindre la forêt de Wagadou, où des groupes, sans doute dépendants d'Ansar Dine, ont été signalés. Ils pourraient aussi, à l'est, tenter de passer sous Sévaré. «Ce sont des routes difficiles, mais c'est une possibilité que nous surveillons», détaille le commandant Sébastien.

 

«Pour contrer ces velléités, les troupes maliennes, appuyées par les forces spéciales françaises et l'aviation, progressent sur ces deux axes, rappelle le commandant. Nous devons pour notre part sécuriser le terrain derrière les troupes maliennes.» La progression vers Douentza, un verrou, pourrait être plus délicate que les étapes précédentes. La route traverse le plateau dogon, une zone montagneuse où des groupes islamistes sont cachés. Selon un officier malien, il est cependant impossible de savoir si «ces petits partis de quelques hommes» sont des combattants perdus dans la débandade ou «des groupes décidés à tendre des embuscades».

 

Ensuite, les villes de Gao et de Tombouctou seront sans doute les objectifs. «Les choses sérieuses vont alors commencer», souligne le commandant Sébastien. Les batailles pourraient être plus âpres, et surtout, les troupes françaises et africaines se trouveront mêlées à une population dont une partie au moins a clairement adhéré aux combats des Touaregs. Les stratèges redoutent alors des attentats, notamment les IED, des bombes artisanales posées au bord de la route et capables de faire de gros dégâts. La présence de spécialistes de ce genre d'engins a été signalée à Tombouctou en provenance d'Algérie et de Libye. Deux bouteilles de gaz ont déjà été trouvées près de Konna. Le front sera aussi nettement plus large. «Dans le désert, cela va s'ouvrir comme un entonnoir. Les troupes maliennes ne pourront pas bloquer toutes les infiltrations, et il se peut dès lors que nous nous retrouvions au contact direct des adversaires», analyse un colonel français.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 01:01

C-17 canadien BA Istres point-de-situation-du-19-janvier-20

 

23 janvier 2013 à 15h53 Stéphanie Marin -  La Presse Canadienne

 

Ottawa - Le Canada envisage d'élargir son soutien à la mission au Mali, mais écarte toujours une aide militaire directe, a déclaré mercredi le premier ministre Stephen Harper.

 

«J'aimerais voir un large consensus au pays sur ce que nous devrions faire», a-t-il indiqué alors qu'il se trouvait à Cambridge, en Ontario, pour une annonce dans le secteur automobile.

 

Des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle du nord du pays et fait des avancées vers le sud. Selon les Nations unies, des dizaines de milliers de civils ont fui les zones de combat.

 

La France mène notamment des frappes aériennes contre les rebelles armés et tente de freiner leur progression.

 

Pour l'instant, le Canada a envoyé un avion cargo pour aider les troupes françaises, après une demande de soutien de la part du gouvernement de François Hollande. Le C-17 canadien sert à transporter de l'équipement lourd.

 

Il a été envoyé pour une semaine: un engagement limité dans le temps, a rappelé M. Harper lors du point de presse. Mais ce prêt vient à expiration jeudi: il est attendu qu'une extension soit bientôt annoncée.

 

L'énorme avion a d'ailleurs été libéré de ses fonctions ordinaires pour les trois prochains mois, ce qui constituait déjà un indice que le gouvernement conservateur considérait prolonger son engagement.

 

Le premier ministre dit être en consultation avec ses collègues et avec les partis d'opposition: «Le gouvernement est en train de regarder si, et comment, étendre nos engagements».

 

«Nous voyons la mission française comme une importante mission antiterroriste», a souligné M. Harper mercredi.

 

Mais il a réitéré qu'il n'était pas question d'envoyer des troupes au Mali, ce qui reflète, selon lui, la volonté du peuple canadien. «Nous avons été clairs», a-t-il répété.

 

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a déjà fait savoir qu'il voulait un débat au Parlement au sujet de la contribution canadienne au Mali.

 

Fin décembre, le conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2085, qui demande aux États membres de fournir une assistance aux Forces de défense maliennes, pour contrer la menace des organisations terroristes.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:12

Tuareg Rebels

 

15 Janvier 2013 par MEUNIER Pierre-Marie - Les Forges de Vulcain

 

Pour revenir cette fois à l’ambition initiale de ce blog, intéressons-nous à ce qui demeure pour l’instant relativement flou dans les médias : l’armement des milices du Nord-Mali. Comme toute armée en campagne, celles-ci disposent de stocks, de flux logistiques, d’armes d’appui et de soutien. Sa mobilité lui est permise par le recours massif aux pick-up de tous types, des véhicules disposant de bonnes capacités de franchissement en tout-terrain, d’une charge utile de plus d’une tonne, et d’une autonomie quasiment illimitée grâce à l’emport systématique de fûts de carburant. A l’instar de la cavalerie d’antan, l’usage de ce type de véhicules facilite les vastes mouvements de contournements et permet de bénéficier de la surprise tactique. En 2008 au Tchad, deux colonnes de plusieurs centaines de pick-up ont traversé le pays d’Est en Ouest, sur plus de 1000 kilomètres, sans être détectées.

 

Concernant l’armement individuel des combattants, outre les inusables AK-47 et RPG-7 (avec roquettes PG-7V pour l’immense majorité : 350 mètres de portée pratique et 260 mm d’acier percé à l’impact), on dénombre beaucoup de mitrailleuses moyennes et lourdes : PK/PKM (7,62 x 54 mm, 250 coups/min en pratique, 800 mètres de portée pratique), DShK (12,7 x 108 mm, 600 coups/min au maximum, 1500 mètres de portée pratique) et KPV (14,5 x 114 mm, 600 coups/min au maximum, 2000 mètres de portée pratique). A cette liste à la Prévert s’ajoutent les armements « exotiques » divers que l’on peut trouver sur les théâtres africains : RPK, RPD, SKS Simonov, PPSh 41 & 43, Tokarev, Makarov, MAT-49, MG-42, FN FAL, HK G3, M16…avec les complications logistiques que cela suppose.

 

Combattants du Nord-Mali (source TN)

 

L’armement lourd, généralement monté sur le plateau des pick-up, est composé de quelques canons sans recul SPG-9 (utilisant des roquettes de 73 mm de 1300 à 6500 mètres de portée et perçant 400 mm de blindage environ) et d’armes initialement à vocation anti-aérienne :

  • ZPU-1/2/4 composé de 1 à 4 mitrailleuses lourdes KPV en calibre 14,5 x 114 mm, 2000 mètres de portée pratique, 150 coups/min en cadence pratique par tube et 30 mm d’acier percé à l’impact ;

  • ZU 23-2 en calibre 23 x 152 mm, 2500 mètres de portée pratique, 400 coups/min en cadence pratique. Il existe pour ce calibre des obus perforants-incendiaires et des obus explosifs.

L’origine de ces armes se trouve dans l’existence d’intenses trafics d’armes depuis des décennies dans cette région peu contrôlée, allant du Sud de la Libye à la Mauritanie. Cet armement s'est ajouté au fil des années à celui que détenaient déjà les diverses bandes armées sévissant dans la région. Mais il a également été renforcé par les prises des guerres des milices dans le Nord du Mali.

 

Au moins trois bases de l’armée malienne sont actuellement aux mains des milices : les bases de Tombouctou, Gao et Kidal, et les aéroports associés dans ces villes, même si les milices ne disposent pas de forces aériennes ou d’hélicoptères de manœuvre. Il n’est pas possible de savoir pour l’instant quelles armes ont été récupérées sur ces bases. Il est probable que l’armée malienne, au cours de sa retraite, soit partie avec les véhicules et une bonne partie de l’armement. De plus, il est courant dans les pays africains que les armements les plus « prestigieux » soient gardés à proximité de la capitale. On pensera notamment aux missiles SA-7 Grail et SA-3 Goa, qui doivent être déployés près de la capitale (pour autant qu’ils soient opérationnels), aux chars et blindés lourds (quelques T-34, PT-76 et T-54/55 dans l’inventaire malien) et aux véhicules blindés de transports de troupes (cinq RG-31 pour les plus récents, une petite cinquantaine de BRDM-2, BTR-40, 60, et 152 pour les plus anciens).

 

Il apparait sur certaines vidéos que les milices se seraient emparées d’au moins un BRDM-2 et un BTR-60, pour autant que les vidéos diffusées sur les chaines nationales soient authentiques. Néanmoins ces véhicules ne constituent pas une menace, car leur repérage est aisé sur ce type de terrain, et ils constitueraient des cibles de choix pour des frappes aériennes. Il est par contre probable que les milices aient récupéré des quantités d’armements légers : AK, RPG, pistolets et munitions. Il n’est pas exclu non plus que les maliens aient laissé sur place de l’armement plus conséquents, présents dans leur inventaire :

  • 37mm M1939, 9000 mètres de portée maximale, 80 coups/min en cadence pratique et 40 mm d’acier percé à l’impact ;

  • 57mm S-60, 12000 mètres de portée maximale, 70 coups/min en cadence pratique et 100 mm d’acier percé à l’impact ;

  • ZPU-4, aux caractéristiques développés plus haut ;

  • Mortiers M43, 600 grammes d’explosif environ pour une portée maximale de 4000 mètres (variable selon les versions et la charge) ;

  • Canons anti-char 85D44 (1200 mètres de portée pratique, 20 coups/min en cadence pratique et 120 mm d’acier percé à l’impact) ou artillerie 122D30 (15000 mètres de portée maximale, 6 à 8 coups/min en cadence pratique et 400 mm d’acier percé à l’impact).

Concernant les armements les plus lourds, il est peu probable que les milices les utilisent, quand bien même elles en possèderaient quelques-uns. Outre le fait que l’armée malienne ne possèdent que quelques exemplaires de chaque, il faut avoir été formé à leur usage et disposer de munitions en quantités suffisantes pour obtenir des effets significatifs sur le terrain. Cela semble peu compatible avec la mobilité requise par la tactique du raid, ou Rezzou, pratiquée par les colonnes de pick-up.

 

L’autre véritable inconnue du conflit réside dans la part de l’armement ex-libyen aux mains des milices. N’en déplaise à quelques bonnes âmes qui se sont fait un devoir de faire parler d’elles à l’occasion de la guerre en Libye, on trouve surtout parmi les conséquences de cette guerre la mise sur le marché noir d’une quantité considérable d’armements modernes.

 

Selon le SIPRI, la Libye a reçu officiellement entre 1978 et 2010 :

  • 1500 SA-7A/B Grail / Strela 2/2M : MANPADS à guidage IR de 4200 mètres de portée à 2300 mètres d’altitude (détection par le lanceur à 4500 mètres) pour une vitesse maximale de 430 m/sec ; tête militaire HE à fragmentation de 1,2 kg, détonation au contact ;

  • Un nombre inconnu de SA-14 Gremlin / Strela 3 : MANPADS à guidage IR de 4500 mètres de portée à 3000 mètres d’altitude (détection par le lanceur à plus de 4500 mètres) pour une vitesse maximale de 470 m/sec ; tête militaire HE à fragmentation de 1,15 kg, détonation au contact ;

  • 482 SA-24 Grinch / Igla-S : MANPADS à guidage IR de 6000 mètres de portée à 3500 mètres d’altitude (détection par le lanceur à 8000 mètres) pour une vitesse maximale de 570 m/sec ; tête militaire HE à fragmentation de 2,5 kg, détonation au contact ; certains analystes estiment que les Igla-S vendus à la Libye ne peuvent pas par contre être utilisés comme MANPADS étant donné qu’ils ont été vendus pour être installés sur des lanceurs multiples, montés sur véhicules. Néanmoins cela ne serait pas la première fois que des milices africaines détournent des armements de leur usage premier ;

  • 150 missiles anti-char 9M123 / AT-15, missiles supersoniques tout-temps à guidage SACLOS de 6000 mètres de portée ; ce missile, trop encombrant et trop lourd pour être tiré comme missile anti-char portable, est normalement utilisé à partir d’un BMP-3 modifié, le Khrizantema. Il perce plus d’un mètre d’acier même derrière un blindage réactif. Bien que très improbable, on ne peut pas exclure une utilisation « bricolée » à partir de plateformes improvisées ;

  • au moins 500 missiles Milan 3, accompagnés de 100 postes de tir. Le Milan 3 est un missile filoguidé de 2000 mètres de portée (12 secondes environ de temps de vol) résistant au brouillage. Il est équipé d’une charge creuse tandem capable de percer 800 mm de blindage ou 2,50 m de béton.

Pour l’instant nous n’avons aucune idée des quantités de ces armements tombées entre les mains des milices qui sévissent au Nord-Mali. Mais compte tenu des moyens financiers de certains groupes, qui trempent dans des trafics divers, y compris la drogue, il est très probable qu’une partie de ces armes soit sur place. On ne peut que spéculer ensuite sur leur état, la capacité des milices à les utiliser (formation et entrainement) et sur leur volonté de s’en servir.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:02

zone sahélo-saharienne par el-annabi

 

22 Janvier 2013  par MEUNIER Pierre-Marie - Les Forges de Vulcain

 

La zone dans laquelle évoluent les groupes terroristes islamistes que nos forces traquent en ce moment au Mali, va de la Mauritanie au Soudan, pour une surface équivalent à 10 fois la superficie française. Contrôler cette zone au sol nécessiterait de recourir à des centaines de milliers d’hommes, en plus de moyens matériels inaccessibles pour la plupart des nations, même en coalition. Les affrontements en cours au Mali se déroulent conformément aux attentes : les groupes djihadistes abandonnent progressivement leurs positions et vont certainement se replier vers leurs zones refuges d’ici quelques jours à quelques semaines. A partir de ce moment nous serons plus en mesure de les traquer pour les neutraliser, pour la simple raison que la zone à couvrir est trop vaste.

 

Risquons-nous à un peu de prospective. La force de ces groupes djihadistes réside dans leur relative discrétion (quelques groupes de pick-up éparpillés dans le désert) et dans un sentiment de relative impunité, une fois qu’ils ont atteint des zones qu’ils considèrent comme les leurs. Cette impunité permet à ces groupes de se livrer à tous les trafics imaginables : drogues, armes, traites d’êtres humains…avec des profits leur permettant se tenir sur la durée, et de mener des actions comme celle d’In Amenas. Or nous avons les moyens techniques de mettre en péril ces activités terroristes et mafieuses : les drones et plus précisément les robots. Contrairement aux drones, le robot est doté d’un certain degré autonomie dans sa mission, degré dépendant de sa programmation. Bien que cela soit techniquement réalisable, il ne s’agit pas de lâcher des drones autonomes armés dans la nature et de transformer le Sahel en Kill Box. La question des drones autonomes ou robots se heurtent toujours à la problématique de la discrimination entre combattants et non-combattants. Pour l’instant, et c’est heureux, la décision de tir appartient toujours à une chaine hiérarchique humaine.

 

GLOBAL HAWK block30 – source defpro.com

 

Pour autant, la robotisation du Sahel pourrait présenter des avantages. En disposant d’un maillage suffisamment serré de drones équipés de moyens ISR (optronique IL/IR, radar de surveillance terrestre, détection de signaux électromagnétiques…) nous pourrions en quelques mois tracer une cartographie précise du Sahel : axes logistiques, zones de ravitaillement, zones de stockage, mouvements de matériels et d’hommes…Cela reviendrait à disposer d’un réseau permanent de capteurs au dessus du Sahel, chose que ne peuvent pas faire des satellites d’observation par exemple. Les systèmes de drones actuels sont performants dans la traque de cibles terrestres, et ils sont déjà partiellement automatisés (pour les phases de décollage et d’atterrissage notamment). Mais ils ont deux défauts : leur autonomie est insuffisante (36 heures maximum pour un Global Hawk RQ-4) et leur coût d’utilisation est trop élevé (certaines sources évoquent le chiffre de 25000 $ à l’heure pour ce même RQ-4).

 

LEMV lors de son premier vol en août 2012 (crédit : Northrop-Grumman)

 

Une solution existe pour ces problèmes et, en remontant à il y a environ de deux siècles et demi, on pourrait même dire que cette solution est française ; l’aérostat, ou plus précisément le dirigeable. Il existe peu de références pour l’instant en la matière, même si les militaires commencent à s’y re-intéresser. Le LEMV (pour Long Endurance Multi-Intelligence Vehicle) de Northrop-Grumman est le prototype le plus avancé à ce jour, après l’annulation du TCOM Blue Devil. Il donne déjà une idée de ce que pourrait être les capacités de tels engins : avec une charge ISR, 3 semaines d’endurance à 6 km d’altitude, pour des milliers de kilomètres d’autonomie à un coût horaire dix à vingt fois moindre que les drones actuels. Une équipe réduite d’une trentaine de personne est en mesure d’assurer le déploiement et l’utilisation opérationnelle de 18 engins de ce type sans limite de temps. Ces engins restent assez lents (80 à 120 km/h maximum) et vulnérables, même protégés par des systèmes de contre-mesures. Néanmoins, compte tenu de l’armement des milices djihadistes au Sahel, cette vulnérabilité reste relative à 6 km d’altitude.

 

Ces engins n’en sont encore qu’au stade expérimental, mais leurs avantages commencent à faire leur chemin dans l’esprit des militaires. Disposer de tels engins autonomes au dessus du Sahel nous permettrait de récupérer à bon prix ce qui nous fait le plus défaut actuellement : des renseignements d’origine technique sur des groupes que nous n’avons pas la possibilité d’infiltrer.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 23:38

CEDEAO

 

23 janvier 2013 19h14 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Des unités africaines de la force internationale de soutien au Mali (Misma) ont commencé à faire mouvement vers le centre du pays, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

 

Il y a déjà des forces qui sont arrivées à Bamako. Un certain nombre de forces ont déjà commencé à monter vers des villes intermédiaires (centre). Donc la Misma s'installe beaucoup plus vite que prévu, a déclaré Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

 

Le ministre n'a précisé ni la nationalité des troupes en mouvement, ni les villes vers lesquelles elles se dirigent, ni enfin le nombre de militaires concernés par son annonce.

 

Evidemment, ça pose aussi des difficultés logistiques mais je dois dire que j'ai vu concrètement un très gros effort de nos amis africains, a-t-il affirmé. Il y a actuellement plus de 1.000 soldats (africains) qui sont déjà arrivés au Mali, a rappelé le ministre français.

 

Jusqu'à présent, l'armée française est la seule armée étrangère à être engagée dans la lutte contre les groupes islamistes armés qui contrôlent le nord du Mali depuis l'été dernier. Elle agit avec le concours d'unités de l'armée malienne.

 

Outre la Misma, qui comptera à terme environ 4.000 hommes, des forces tchadiennes (2.000 militaires au total) doivent également arriver au Mali dans les prochaines semaines.

 

Le nombre de soldats français déployés au Mali s'élève aujourd'hui à 2.300 et des renforts continuent d'être acheminés de France, au 12e jour de l'opération militaire française, selon le ministère français de la Défense.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 23:31

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/439230311.jpg

 

23.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Prés de 2 300 soldats français sont déployés (ou en passe de l'être) sur le territoire malien. Certains sont arrivés hier après un vol sur des avions américains; d'autres sont en mer pour encore 5 jours. Voici l'ordre de bataille actuel du dispositif Serval.


Armée de terre.


Venus du Tchad:
un peloton du 1er REC et une compagnie du 21e RIMa (régiment d'infanterie de marine) qui forment une partie d'un GTIA déployé entre Sévaré (est) et Diabali (ouest)


Venus d'Abidjan:
3e RPIMa et 1er RHP (et des éléments du 17e RGP)


Venus de métropole:

 

equipement-amx-10-rcr

 

1er régiment d'infanterie de marine (éléments d'un escadron avec quelques AMX10 RC)
2e RIMa (une compagnie)
3e RIMa (150 hommes; 250 autres en alerte)
RICM (un escadron blindé sur AMX10 RC)

92e régiment d'infanterie (deux compagnies mécanisées sur VBCI)
126e régiment d'infanterie (une compagnie)

3e RAMa (une de ses sections est venue du Tchad)
68e régiment d'artillerie d'Afrique (une batterie avec des CAESAR)
11e RAMa (une batterie de mortiers de 120)

31e régiment du génie (une compagnie)
6e régiment du génie (une compagnie)
17e RGP (en attente)

7e régiment du matériel
511e régiment du train (en attente)
Des transmetteurs (par exemple du 28e régiment de transmissions)
Une antenne chirurgicale de l'avant (elle est capable de réaliser dix opérations/jour), 7e Antenne Chirurgicale Parachutiste présente à Bamako depuis le lundi 14 janvier
Des éléments du SEA (essence)

 

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

Aviation légère de l'armée de terre.


Un groupement aéromobile avec le 5e RHC et le 1er RHC
Un groupement de commandos de montagne


Commandement des opérations spéciales.


Plus de 200 commandos
Plusieurs (au minimum six) hélicoptères du 4e RHFS

 

Exercice de mise en situation opérationnelle du Tigre - Cr

 

Armée de l'air.

 

air.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Mirage F1 CR
6 Mirage 2000D
3 Rafale B
1 Rafale C
5 C-135FR
2 drones MALE Harfang
Commando parachutiste de l'air n° 20
Commando parachutiste de l'air n° 302
2 Puma RESCO de l'EH 1/67 Pyrénées


Marine nationale.

 

BPC Dixmude 23.01.2013 photo Marine Nationale


5 Atlantique 2
le BPC Dixmude


Gendarmerie


un peloton de l'EGM 24/1 de Maisons-Alfort
un peloton de l'EGM 21/9 de Saint-Quentin (parti ce mercredi matin)

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 22:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-20132/2149019-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.png

Armement d'un Rafale

 

23/01/2013 21:24 Opérations - Sources : EMA

 

Depuis le mardi 22 janvier (18 heures) jusqu’au mercredi 23 janvier à 18 heures.

 

La journée du 23 janvier a été consacrée au renforcement des dispositifs d’interdiction français à Sévaré et à Diabali ainsi qu’à la consolidation des lignes d’approvisionnement. A Bamako, les états-majors français poursuivent leur montée en puissance tandis qu’une compagnie du 3e RIMa a été projetée de France et déployée sur l’aéroport afin d’assurer la protection du site, en coordination avec un détachement des commandos de l’air.

 

Les opérations aériennes de la journée ont permis de réaliser de nouvelles frappes sur des objectifs militaires au nord de la ligne Diabali-Konna.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-20134/2149029-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.jpg

 

C’est également à hauteur de cette ligne que les unités terrestres renforcent leurs dispositifs défensifs pour prévenir toute action des groupes terroristes vers le sud. Il s’agit d’offrir le temps nécessaire à la MISMA et à la force Serval d’achever leur montée en puissance. Le GAM achève sa montée en puissance et a d’ores et déjà rapproché un de ses éléments vers Mopti et vers Diabali pour être en mesure d’exploiter pleinement ses capacités de renseignement et de frappe.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/2149014-1-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.jpg

C17 américain à Bamako

 

BPC-Dixmude-23.01.2013-photo-Marine-Nationale.jpg

 

Alors que les liaisons aériennes vers Bamako se poursuivent pour acheminer le matériel de l’opération Serval, le BPC Dixmude transite vers la zone d’opérations avec à son bord l’équivalent de deux SGTIA et d’un élément logistique. Les vols de gros porteurs entra la France et Bamako se poursuivent à un rythme soutenu avec en particulier, l’engagement d’un C 17 US. En parallèle, une compagnie d’infanterie du 3e RIMa a rejoint hier le dispositif Serval et est chargée depuis aujourd’hui d’assurer la « force protection » de la zone de déploiement française à Bamako, en coordination avec un détachement des commandos de l’air.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-20133/2149024-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.jpg

 

L’état-major tactique du général Bernard Barrera poursuit quant à lui sa montée en puissance pour être en mesure, dans un délai très court, d’assurer la conduite des opérations terrestres.

 

Les contingents africains se déploient sur Bamako et Niamey et totalisent aujourd’hui plus de 1500 soldats. L’opération Serval engage près de 2 300 militaires français.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:45

general-Bernard-Barrera-source-DefGlobale.jpg

 

23.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le général de brigade Bernard Barrera, actuel commandant la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Clermont-Ferrand, va diriger les forces du dispositif Serval. Il commandera les forces terrestres déployées par la France sur le territoire malien.

 

La 3e BM, forte d'environ 5 000 militaires et civils ainsi que de 650 réservistes, est constituée de cinq formations principales qui sont toutes engagées dans Serval :

 

- Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand.

 

- Le 126e régiment d'infanterie à Brive-la-Gaillarde.

 

- Le 1er régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.

 

- Le 68e régiment d'artillerie d'Afrique à la Valbonne.

 

- Le 31e régiment du génie à Castelsarrasin.

 

Le général Barrera va commander la composante terrestre au Mali, la composante Air étant commandée de N'Djamena.

 

Le commandement opératif se trouve lui à Dakar (EFS renforcés), il est confié au général de Saint-Quentin.

 

A Paris, le général de corps d'armée Didier Castres dirige les opérations françaises à partir du CPCO, "sous la responsabilité du CEMA", qui reste le grand patron de toute la manoeuvre.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:25

EU UN build corner

 

22/1/2013 EU source: European Union - Ref: EUUN13-003FR

 

Summary: 22 January 2013, New York - Statement on behalf of the European Union by H.E. Mr. Thomas Mayr-Harting, Head of the Delegation of the European Union to the United Nations, at the Security Council Briefing on the situation in Mali

 

 - Check against delivery -

 

Monsieur le Président,

 

J'interviens au nom de l'Union européenne et je vous remercie d'avoir accepté notre prise de parole au cours de la session qui nous réunit aujourd'hui.

 

Monsieur le Président,

 

L'UE condamne les actions conduites par des groupes terroristes et criminels à l'encontre des forces armées maliennes, menaçant l'intégrité territoriale du pays et la sécurité de la population du pays. Dans ces circonstances, et en cohérence avec les Résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité (notamment Résolution 2056, 2071 et surtout 2085) l'UE soutient les efforts de la région et de la communauté internationale. Elle salue la réponse rapide de la France, soutenue par d'autres Etats membres de l'UE, à la demande d'assistance militaire contre les groupes terroristes et criminels exprimée par le Président du Mali.

 

L'UE soutient le déploiement rapide de la MISMA, conformément à la Résolution 2085, et réitère son engagement à fournir rapidement une aide financière à cette Mission, en particulier à travers la mobilisation de la Facilité Africaine de Paix. Les préparatifs en vue d'un appui financier et logistique, en étroite relation avec l'UA et la CEDEAO, sont en cours. L'Union Européenne participera également à conférence de donateurs prévue le 29 janvier à Addis-Abeba. Dans ce contexte l'UE accueille favorablement la dernière lettre du Secrétaire Général concernant les différentes possibilités de fournir un  soutien logistique à l'appui de la MISMA et  espère que le Conseil de sécurité pourra décider rapidement sur l'autorisation d'un dispositif solide pour le financement de la mission.

 

En réponse à la requête directe des autorités maliennes, et en conformité avec la Résolution 2085,  l'UE a décidé de déployer une Mission de formation (EUTM Mali) en charge de fournir une formation militaire aux forces armées maliennes. Le Commandant de la Mission a été nommé (Général François Lecointre) et une première équipe technique devrait arriver à Bamako dans les prochains jours, afin de déployer la mission au courant du mois de février.

 

M. le Président,

 

Des progrès politiques sont cruciaux pour assurer la stabilité du Mali sur le long terme. A cet égard, l'UE engage instamment les autorités maliennes à adopter et mettre en œuvre le plus rapidement possible une feuille de route visant à rétablir la démocratie et l'ordre constitutionnel. Elle encourage un dialogue national inclusif ouvert aux populations du nord et à tous les groupes rejetant le terrorisme et reconnaissant l'intégrité territoriale du pays. L'armée doit être reformée et soumise au pouvoir civil.

 

Dès que les conditions seront réunies, l'UE est déterminée à reprendre graduellement sa coopération au développement et à débourser rapidement les fonds prévus.

 

L'UE réitère l'importance qu'elle accorde à la coordination étroite avec les efforts maliens et les autres partenaires régionaux et internationaux. Ainsi, et en étroite liaison avec les Nations unies et l'Union africaine, l'UE envisage d'organiser à Bruxelles la prochaine réunion ministérielle du Groupe International de Soutien et de Suivi sur la situation au Mali le 5 février.

 

L'UE se tient prête à renforcer sans délai son soutien aux efforts des organisations humanitaires pour aider les populations du Mali et des pays voisins dans le besoin. Elle souligne l'importance d'une coordination efficace entre acteurs humanitaires sous les auspices des Nations Unies, et elle réitère son appel à toutes les parties engagées de permettre un accès humanitaire sans contrainte aux populations dans le besoin ainsi que de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires.

 

L'UE appelle toutes les parties à garantir la protection des populations civiles et à respecter le Droit International Humanitaire ainsi que les droits de l'homme. Une attention très particulière doit être portée à la situation des enfants, non seulement ceux qui habitent dans les zones de combat ou ceux qui portent des armes, mais aussi aux enfants dont la vie quotidienne a été bouleversée par le déménagement forcée ou les troubles au niveau humanitaire. Toutes les parties et individus engagés au Mali seront tenus pour responsables de leurs actes.

 

L'UE souligne l'importance de maintenir la stabilité au Sahel et de prévenir un impact négatif sur les pays voisins. Dans ce contexte, elle réitère son engagement à soutenir les pays voisins du Mali dans le contexte de sa Stratégie au Sahel afin de renforcer leur sécurité et leur développement. A cet effet, la nomination d'un Représentant Spécial de l'UE pour le Sahel devrait intervenir sous peu.

 

Je vous remercie de votre attention.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:06

Opération Serval

 

23/01/2013 par Bruno Charbonneau - 45enord.ca

 

Suite à la menace grandissante d’une intervention militaire internationale au Mali, les islamistes ont accéléré leurs mouvements et poussé vers le sud. Les combats des dernières semaines dans le nord du Mali entre l’armée régulière et les islamistes ont transformé la crise malienne en une crise aux enjeux internationaux.

 

Le Président français, François Hollande, a affiché sa détermination à combattre «l’offensive des terroristes» en ordonnant des attaques aériennes, en déployant des soldats sur le sol malien (après avoir affirmé que la France ne le ferait pas) et en renforçant le dispositif militaire français au Tchad.

 

La guerre

 

La guerre a bel et bien commencé. Elle était prévisible et évitable, car, comme plusieurs experts le prédisaient dès juillet dernier, approcher la crise malienne sous l’angle de la lutte antiterroriste était créer une prophétie autoréalisatrice.

 

En effet, à chaque nouvelle menace d’intervention militaire internationale, les islamistes voyaient leur nombre augmenter et leur contrôle du nord du pays se resserrer. Certains diplomates occidentaux avaient d’ailleurs prévu les attaques des islamistes après le vote de la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies (votée le 20 décembre 2012), mais peut-être pas leur intensité et détermination ou le niveau de l’incompétence de l’armée gouvernementale malienne.

 

Pour le moment, l’intervention militaire française semble jouir d’un fort consensus. Le Président Hollande a l’appui de (presque) toute la classe politique française. La Grande Bretagne fournira un appui militaire logistique, alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déclarait que «Les Américains vont nous seconder dans cette opération, à la fois en terme de renseignement et en terme de soutien, et logistique et de ravitaillement en vol, donc il y a une solidarité totale de la part des États-Unis».

 

Quels objectifs de guerre?

 

Pourtant, nous sommes en droit de demander si la « guerre au terrorisme » ne précipite pas la guerre; ou si, comme l’écrivait Dominique de Villepin, «au contraire, elles [ces guerres au terrorisme] légitiment les plus radicaux».

 

La France semble déterminée à rester au Mali «le temps nécessaire», mais nécessaire à quoi exactement? Quels sont les objectifs d’une telle guerre?

 

Les objectifs affichés sont d’arrêter la progression des islamistes et de permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale. Quand nous y regardons de plus près, ces buts s’annoncent difficiles à atteindre.

 

D’abord, le nord du Mali est un territoire grand comme la France où les forces islamistes mobiles peuvent rapidement disparaître. Le climat et l’inaccessibilité du territoire augmentent les difficultés logistiques et militaires.

 

De plus, les unités de l’armée malienne ont déjà démontré leur incapacité à les combattre. Il est douteux que les troupes africaines qui devaient être déployés au Mali (d’ici septembre 2013 à l’origine) puissent être plus efficaces, même si elles devaient être soutenues militairement par les Européens (surtout par les Français). Il faut donc prévoir une présence militaire occidentale qui ira grandissante.

 

D’un autre côté, les actions militaires françaises font l’affaire des islamistes. L’entrée en jeu de forces étrangères au Mali peut être dénoncée comme une «croisade impérialiste» contre l’Islam. Les stratèges islamistes peuvent ainsi se présenter comme les défenseurs d’une religion et d’une culture menacées. Et les recrues ne manqueront pas dans une région où les trafics sont fourmillants, où beaucoup de gens se sentent marginalisés et où les États limitrophes ont peu de contrôle sur les mouvements transfrontaliers.

 

Bref, l’activité militaire française n’est que le début. Tous convergent sur le Mali : les islamistes, mais aussi les pays africains de la région (le Sénégal, le Niger et le Burkina Faso ont promis chacun l’envoi d’un bataillon de 500 hommes dès cette semaine), les organisations régionales africaines (en particulier l’Union africaine dont le président et président du Bénin, Thomas Boni Yayi, a demandé une intervention de l’OTAN) et les institutions internationales qui travaillent dans la gestion de conflit (l’ONU, l’Union européenne).

 

Il ne reste qu’à savoir si nous aurons droit au Mali à une autre interminable guerre contre le terrorisme ou à une autre intervention internationale (presque tout aussi interminable) de construction de la paix et de reconstruction de l’État.

 

Fort probablement qu’il s’agira d’un mélange des deux, lorsque les Français laisseront la place à l’ONU et aux organisations régionales africaines.

 

Chose certaine, il semble que débute, pour les Maliens notamment, plusieurs années de présence internationale au Mali.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:57

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/00/2895470447.JPG

 

23/01/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

En attendant sans doute la constitution définitive du contingent français, l'état-major n'a longtemps pas communiqué sur l'identité du commandant de l'opération Serval (dirigée depuis Paris par le général Castres, sous-chef d'état-major opérations).

 

Avant son officialisation imminente, il s'agit du général de brigade Grégoire de Saint-Quentin (photo ci-dessus), COMELEF, c'est-à-dire commandant des Eléments français du Sénégal depuis juillet 2011.

 

Pour la partie opérationnelle, il est épaulé sur place à Bamako par le général Bernard Barrera, le patron de la 3e brigade mécanisée de Clermont-Ferrand. Le général François Lecointre, chef de la 9e BIMa, mènera la mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM Mali).

 

Le général Grégoire de Saint-Quentin est très en vue en ce moment à Bamako. La semaine dernière, il participait à la réunion des chefs d'état-major de la Cédéao. Et la presse malienne s'est fait l'écho d'un de ses commentaires : " La France n'a pas vocation à agir seule longtemps mais nous allons rester contrairement à ce que les gens pensent. Une équipe de planificateurs français va arriver ce week-end en renfort à la cellule coordination. " Le général de Saint-Quentin est alors présenté comme le chef de la force française au Mali...

 

Ce brillant officier des troupes de marine a un parcours très, très particulier. Le 6 avril 1993, lors de l'attentat mortel contre l'avion du président rwandais, Juvénal Habyarimana, il était au camp de Kanombe, jouxtant l'aéroport de Kigali. Il était alors commandant, assistant militaire technique à la mission militaire de coopération au Rwanda. Il entendit ce jour-là le départ de lance-roquettes tout proches et fut l'un des premiers à enquêter sur les lieux du crash de l'avion présidentiel qui allait déclencher le génocide. Cette histoire dramatique le poursuit longtemps. Il a été entendu de nombreuses fois comme témoin par les juges antiterroristes Bruguière et Trévidic.

 

Sa carrière reprend un cours plus traditionnel mais pas tout à fait conventionnel. Après un passage au COS (commandement des opérations spéciales) et à l'EMA comme lieutenant-colonel, le colonel de Saint-Quentin est le chef de corps du 1er RPIMA de Bayonne, coeur opérationnel des forces spéciales.

 

Il devient général de brigade en juillet 2011 en devenant le COMELEF, le commandant des éléments français au Sénégal au quartier Frédéric-Geille à Dakar.

 

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A Bamako, le général Bernard Barrera, commandant de la 3e brigade mécanisée, l'épaulera pour la partie terrain puisque sa brigade était d'alerte Guépard.

 

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Le général François Lecointre dirigera la mission européenne de formation de l'armée malienne, EUTM Mali. Une forme de logique puisque lui aussi était d'alerte Guépard à la tête de la 9e BIMa.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:45

Ammunition_belts_400x300.JPG

 

23 January 2013 14:27 defenceweb

 

Iran has broken trade embargos to sell small arms ammunition to Africa, according to a new research report by the Conflict Armament Research (CAR) group.

 

Iranian small arms ammunition has turned up in nine African countries, including Cote d’Ivoire, the Democratic Republic of Congo (DRC), Guinea, Kenya, Niger, Nigeria, South Sudan, Sudan and Uganda.

 

The CAR report, published in December, is the culmination of six years of research. Entitled “The Distribution of Iranian Ammunition in Africa," it details 14 different cases of Iranian ammunition in Africa, of which ten cases involve ammunition circulating in illicit markets. The ammunition has been found in use by warring civilian communities in Kenya, South Sudan and Uganda, with government forces in Guinea, Cote d’Ivoire, Kenya and Sudan, and militia groups in Cote d’Ivoire, Darfur, the DRC, South Sudan and Niger.

 

Three different types of Iranian ammunition are circulating in Africa: two types of Russian standard 7.62 x 39 mm and NATO standard 7.62 x 54 mm calibre ammunition. They are believed to come from the Iranian Defence Industries Organisation (DIO) Ammunition and Metallurgical Industries Group (AMIG).

 

Most of the ammunition documented in the report was manufactured in the last decade, with the majority produced in 2002-2003. It has been disseminated by African governments – “whether as a result of loss, theft or deliberate policies of arming civilians and insurgent forces,” the report said.

 

Iranian ammunition is in varied use across Africa. “In the case of national defence and security forces, there is clear evidence that Iranian ammunition is in service with Guinean, Ivorian and Kenyan forces. There is also growing evidence to suggest that Sudan’s security forces also deploy Iranian materiel – evidenced by extensive supplies to armed groups in Darfur and South Sudan, and ammunition found in positions vacated by the Sudanese Armed Forces (SAF) in southern Sudan.”

 

Rebels in Darfur, South Sudan, Cote d’Ivoire and al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) affiliates in Niger have all gotten hold of Iranian ammunition. Meanwhile, civilians in Kenya, South Sudan and Uganda possess Iranian ammunition. “The diversion of weapons and ammunition from government forces to civilian markets is a persistent and well-documented problem in Africa,” the CAR report said.

 

The report could only pinpoint one case as being in clear violation of United Nations arms embargoes – the 2010 importation of ammunition from Iran into Nigeria. (Since 2007 the UN has prohibited Iran from exporting weapons.) In October 2010 Nigerian security forces discovered 13 shipping containers containing 240 tonnes of ammunition, including 107 mm rockets, 60, 80 and 120 mm mortar ammunition, grenades and 7.62 x 54R ammunition made in Iran. Iran’s Nigerian ambassador stated the shipment had originated from Bandar Abbas in Iran.

 

“The report concludes that Iran is a recent supplier of ammunition to Africa. Despite this, its ammunition ‘footprint’ in the continent is widespread. The 14 cases presented in this report are evidence of this alone and indicate that ammunition circulates in conflict-affected regions stretching from East to West Africa.”

 

The report singles out Sudan as a consistent receiver of Iranian ammunition, as well as weapons and equipment. The CAR report said that Sudan is supplying various armed forces in Darfur and Sudan, but with weapons and equipment as well as ammunition. “There also appears to be increasing cooperation between Khartoum and Tehran in the defence sector, including in the field of weapons production.” The CAR investigation also found that Burkina Faso disseminated ammunition to rebels in Cote d’Ivoire. “The fact that Iranian ammunition appears to proliferate in the Sahara/Sahel region in addition to East and West Africa is noteworthy.”

 

The CAR report also said there was ‘clear evidence’ of Iran’s role in supplying a range of other ordnance to Africa, including mines, explosive light weapons, and larger conventional arms and ammunition such as 107 mm rockets.

 

“The report notes that African arms markets are evolving, with new suppliers and new supply vectors—both legal and illicit. Exporters such as China (and to a lesser extent Iran) appear to be heavily involved in the supply of weapons to African states that are embroiled in armed conflicts,” the report said.

 

It also pointed out the role that African governments in redistributing and proliferating weapons across Africa. “Investigations in this report profile ongoing problems associated with either the loss or theft of weapons from government arsenals or deliberate government arms supplies to neighbouring insurgencies. These two factors make African governments the primary indirect sources, not only of Iranian ammunition circulating on illicit markets, but arms and ammunition from a host of other manufacturers.”

 

“However, the international community is currently hampered in its responses to illicit weapons proliferation, primarily because it lacks the monitoring capacity to understand illicit transfers fully and, on this basis, to develop appropriate counter-proliferation strategies. The report calls for international donors to invest greater resources in field-based investigations.”

 

Oxfam says 12 billion bullets are produced every year by an industry worth over $4 billion.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:45

operation-serval-4

 

23 January 2013 14:17 defenceweb (Reuters)

 

U.N. chief Ban Ki-moon warned the U.N. Security Council against requiring the world body to provide logistical support for combat military operations in Mali, saying such a move would put U.N. civilian staff throughout the region at "grave risk."

 

In December, the 15-member Security Council authorized the deployment of an African-led military force to help defeat al Qaeda and other Islamist militants in northern Mali and called on the secretary-general to submit funding options.

 

"The situation in Mali is critical. Terrorist organizations threaten the way of life of the Malian people, and even the existence of the state," Ban told the Security Council in a letter on Sunday to the council, obtained by Reuters on Tuesday.

 

The planned 3,300-member African force - known as AFISMA - was not expected to be ready until at least September, but France asked that it be accelerated after Paris launched air strikes and deployed some 2,150 ground forces this month to halt a surprise Islamist offensive toward the Mali capital Bamako.

 

U.N. Undersecretary-General for Political Affairs Jeffrey Feltman briefed the Security Council on Mali on Tuesday and said that, as of Sunday, 855 troops had been deployed for the African force from Benin, Nigeria, Senegal, Togo and Niger.

 

"The capabilities of the armed groups occupying northern Mali have proven to be strong, as they are better equipped and trained than initially anticipated," Feltman told the council.

 

"There is general agreement amongst key stakeholders in Bamako that the envisaged AFISMA strength of 3,300 personnel needs to be increased in order for it to engage effectively in offensive operations and enhance force protection," he said.

 

Ivory Coast U.N. Ambassador Youssoufou Bamba, whose country holds the chair of West African regional body ECOWAS, told the Security Council that the size of AFISMA could be doubled.

 

In the letter, Ban presented three options for funding AFISMA: bilateral logistical support without U.N. funding; complete U.N. logistical support for all phases of the operation that would be funded through states' mandatory U.N. contributions; or bilateral support for combat phases, followed by U.N. support for deployment and stabilization.

 

ISLAMIST ATTACK FEARS

 

However, Ban tried to steer the council away from approving the second option of full U.N. logistical support.

 

"If the United Nations were to provide logistics support to military forces engaged in an offensive operation, it would place civilian United Nations personnel at grave risk, and undermine their ability to carry out their current tasks in the region," Ban wrote.

 

The perceived neutrality of U.N. staff across the Sahel region - a belt of drought-stricken land spanning nearly a dozen impoverished countries on the southern rim of the Sahara - would be undermined if the world body supported the Mali offensive.

 

The crisis in Mali has already exacerbated a humanitarian crisis in the Sahel.

 

"A dramatic shift in the posture of the (U.N.) organization would have a further negative impact on its ability to implement essential mandates in the humanitarian, development and human rights areas," he said.

 

The aim of the intervention is to prevent northern Mali from becoming a launchpad for international attacks by al Qaeda and its local allies in North and West Africa. Fears of this increased sharply after a hostage-taking raid by Islamist militants last week on a gas plant in Algeria.

 

Chadian forces advanced towards the Malian border on Tuesday as an African troop deployment and a U.S. military airlift swelled international support for French operations against the Islamist rebels.

 

"This operation has been a success so far. Its primary goal has been met - the terrorist offensive against the south has now been stopped," French U.N. Ambassador Gerard Araud said on Tuesday, adding that France wanted the Malian and African forces to take responsibility for the operation as quickly as possible.

 

Ban said that if the council decided to approve the second option of full U.N. logistical support for the African force in Mali, it would take a minimum 120 days "to implement the full range of services under the logistics support package."

 

"The acceleration of the deployment of AFISMA clearly poses great operational challenges," said Ban, adding that "significant external support" was urgently required for the training, equipment, combat logistics and other needs.

 

Once viewed as an example of democratic progress in Africa, Mali was plunged into chaos in March by a coup that toppled the president and left a power vacuum that was quickly exploited by rebels to seize the country's desert north. 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:45

Nigerian-army-source-defenseWeb.jpg

 

23 January 2013 09:33 defenceweb (Reuters)

 

Nigerian President Goodluck Jonathan said his country's troops would stay in Mali to back military operations against al Qaeda-linked rebels until the crisis was resolved.

 

Nigeria plans to deploy up to 1,200 troops as part of a West African intervention force to support French and Malian troops battling Islamist militants in the Sahara desert.

 

Allied French and West African forces are seeking to drive the rebels out of northern Mali, which they seized from government forces after a coup last year left a power vacuum, Reuters reports.

 

"We cannot pull out until we have solved the problem. I cannot tell you when we will solve the problem, but Nigeria is totally committed and we remain committed until the crisis is resolved," Jonathan told Reuters in an interview in Geneva.

 

"Until democratically elected people take over the government of Mali, we will not pull back."

 

As well as deploying troops, Nigeria also has warplanes in neighboring Niger ready for missions in Mali.

 

The hostage crisis at an Algerian gas plant shortly after the French intervention has raised fears among other West African countries of a backlash from Islamists at home.

 

Jonathan said Nigeria had a direct interest in intervening in Mali, pointing out links between the Nigerian Islamist sect Boko Haram and al Qaeda's north African wing in Mali.

 

"We believe that if we stabilize northern Mali, not just Nigeria but other countries that are facing threats will be stabilized," he said.

 

"Nigeria controls 55 percent of the economy of West Africa and Mali is a West African country so we expect the Nigerian contribution to take that proportion. If we don't show that leadership other countries may not come up strong."

 

Boko Haram killed hundreds of people last year in a campaign to impose sharia (Islamic law) on religiously mixed Nigeria. Its deadliest single attack was in Kano last January when attacks on multiple police stations killed 186 people, most of them civilians.

 

On Tuesday Islamic gunmen fired on residents in a market town of northeast Nigeria, killing at least 18 people in the most deadly attack in weeks. It was not immediately clear if Boko Haram had played a role.

 

Asked if there was a possibility that the leader of Boko Haram, Abubakar Shekau, was fighting in Mali, Jonathan said only that it was possible. "They have no boundaries. They don't respect international boundaries. Today they are in Mali and in Niger tomorrow then Cameroon and Mali," he said.

 

France, which launched air strikes in Mali 11 days ago to stop a surprise Islamist push towards the capital Bamako, has urged a swift deployment of the U.N.-mandated African force to back up its 2,150-strong ground forces already there.

 

Chad became the latest country to join the effort on Tuesday, sending an armored column of troops to Nigeria, to deploy along the Malian border.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:45

CEDEAO

 

23 January 2013 10:15 defenceweb (Reuters)

 

A donor conference for Mali next week will seek about 340 million euros ($452 million) for the training and deployment of Malian and African troops fighting Islamist militants in the north of the country, France said.

 

France, the former colonial power in Mali, plans to hand over the military operation to a U.N.-mandated African mission (AFISMA) but its deployment has been hampered by a lack of supplies, funds and training.

 

The donor conference will be held in the Ethiopian capital Addis Ababa on January 29, Reuters reports.

 

"We estimate that the Malian forces needs will be around 120 million euros and about 220 million euros for AFISMA for a full year," Foreign Ministry spokesman Philippe Lalliot said.

 

He said the figures were still being fleshed out by the United Nations, but would be used to restructure and train Malian troops and deploy African forces.

 

France has conducted 140 bombing sorties since it launched a military campaign against Islamist militants on January 11 and sent 2,150 ground troops, as well as fighter jets and attack helicopters to stem the rebel advance.

 

French forces are waiting for soldiers from nearby African nations to deploy to the front line.

 

Some 1,000 African soldiers from the West African regional bloc ECOWAS and the central African nation of Chad have arrived, a number expected to top 5,000 in the coming weeks.

 

Lalliot said Paris intended to pass command to Malian and African troops as they moved to clear Islamist rebels from the north of the country, but was ready to support them if needed.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:38

C-17-canadien-BA-Istres-point-de-situation-du-19-janvier-20.jpg

photo MinDef FR

 

Jan. 22, 2013 10:30PM EST ctvnews.ca (The Canadian Press)

 

OTTAWA -- The massive Canadian C-17 transport plane that's currently ferrying French war supplies to Mali has been seconded from regular duty in Canada and elsewhere for the next three months.

 

The decision by air force planners offers further evidence the Conservative government is poised to extend its commitment to what observers say could be a prolonged battle against Islamic extremists who've dug themselves into the northern half of the former African colony.

 

The transport, which is attached to 429 Squadron out of CFB Trenton, has been flying vehicles and equipment between France and the Malian capital of Bamako in a deployment Prime Minister Stephen Harper said would only last a week.

 

Defence sources say the overseas command running the operation has not been notified of an extension; a spokesman for Defence Minister Peter MacKay says the government's commitment has not changed.

 

That commitment is set to expire Thursday, but Harper is expected to announce an extension any day now.

 

Setting aside the single C-17 Globemaster III for three months does not automatically mean a government extension would last that long, but it gives both the air force and the Conservatives flexibility to deal with an evolving crisis.

 

What remains unclear is whether the Conservatives are prepared to offer other assistance in the form smaller transport aircraft, such as the newly purchased C-130J Hercules.

 

The mission could evolve into helping move African troops from neighbouring countries into Mali, defence sources suggest. Late last year, the UN approved a 3,300-member intervention force to be drawn from nations in the region.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius has said Canada had offered to keep flying the C-17 in support of the military operation, which began Thursday with the arrival of French troops. Fabius made the comments on the weekend after French President Francois Hollande appealed to Harper for additional help.

 

French forces have reported some success in turning back the advance of al-Qaida in the Islamic Maghreb (AQIM), an offshoot of Osama bin Laden's al-Qaida which took over the northern portion of Mali last March.

 

Not only has it imposed its strict version of Islam in the vast desert territory, which is about the size of France, the group has also established training camps and weapons stockpiles in towns and at former government bases.

 

Intelligence reports coming out the region indicate that AQIM rebels have begun digging trench lines around communities and fortifying outposts in what could be a sign they intend to stand their ground against the French, similar to the way the Taliban did against Canadian soldiers in Afghanistan in 2006.

 

Former Canadian diplomat Robert Fowler said no one should be surprised by such reports, which suggest efforts to dislodge the militants could be long, difficult and demanding of much more firepower than African nations can muster.

 

"They're tough guys, as the French have found out over the past 10 days," said Fowler, who was held hostage by al-Qaida in north Africa in 2009. "They're extremely focused, tenacious enemies."

 

It is very clear "a whole bunch of other countries, friends of Africa and friends of the French are going to have to respond," Fowler said.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:18

C-17 USAF operation-serval-point-de-situation-du-22-janvier

 

23 January 2013 09:11 defenceweb (Reuters)

 

The U.S. military has flown five C-17 cargo sorties into the Malian capital to help bring a French mechanized infantry unit into the fight against al Qaeda-affiliated militants in the north of the country, said Pentagon officials.

 

A small group of U.S. military troops, including two communications personnel, have been on the ground at the airport at Bamako temporarily to help coordinate the logistics for the C-17 flights, a military official said.

 

Defense Secretary Leon Panetta said last week that while the United States supported France's decision to put troops into Mali to stop the advance of al Qaeda affiliated troops toward Bamako, the Pentagon had no plans to put U.S. combat troops on the ground there, Reuters reports.

 

Pentagon spokesman George Little said the United States had been providing France with intelligence since the outset of the operation. He said the Pentagon had now begun providing airlift capacity and was still reviewing a request for aerial refueling tankers.

 

"We stand by our French allies. At this point we are providing airlift support to the French and as of January 22 ... the United States Air Force has flown five C-17 sorties moving French personnel, supplies and equipment into the country," Little said. "We have carried more than 124 tons of equipment and supplies and more than 80 passengers."

 

Another spokesman said the U.S. flights were helping to carry a French mechanized infantry unit to Mali.

 

Little said the United States had decided not to seek compensation or reimbursement from France for the flights. The Wall Street Journal reported over the weekend that the issue of payment had caused friction between the two sides.

 

"Compensation and reimbursement is always a point of discussion when it comes to these operations, with the French or other allies for that matter," Little told reporters on Tuesday

 

"In this instance we have made a decision at this time not to seek reimbursement or compensation," he said. "The focus right now is not on money but is on achieving our shared goal of thwarting militants in northern Mali."

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:16

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23 January 2013 14:17 defenceweb (Reuters)

 

The European Union will play an active role in trying to resolve the crisis in Mali, EU foreign policy chief Catherine Ashton said as France battles Islamist rebels in the north of the African country.

 

France's intervention, which started more than a week ago, aims to prevent northern Mali from becoming a launch pad for international attacks by al Qaeda and its allies - like the deadly assault last week on an Algerian gas plant.

 

Ashton has called a meeting in Brussels on February 5 to bring together African, European and U.N. leaders to discuss security in Mali, Reuters reports.

 

"We recognize the importance of what France is currently doing ... but we need to translate all of that into a broader set of actions to provide a long term solution," she said after meeting with Peru's foreign minister.

 

"We will play a very key and very active role in this in the weeks and months to come."

 

She did not directly respond when asked if other European countries would commit troops to the intervention. A group of West African countries are deploying forces under a U.N. mandate.

 

Ashton said the strategy would include long-term development support as well as "ensuring that those who use terrorism are taken back away from where they are currently operating."

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:10

130114-mali-operation-serval-poursuite-du-deploiement-des-f.jpg

 

23 January 2013 14:17 defenceweb (Reuters)

 

Britain has vowed a tough response against militants in North Africa, but behind its tough language lies the ugly reality of a fast-shrinking army, deep budget cuts and little U.S. interest in another costly war in a distant desert.

 

Enraged by the death of British citizens in a hostage taking crisis in Algeria, Prime Minister David Cameron has called for a global response to jihadist threats in North Africa and warned it could take decades to tame the increasingly volatile region.

 

Unlike France, whose move to send troops to nearby Mali this month is an echo of its own colonial past in Francophone Africa, Britain faces the uphill task of finding a relevant role to play in what could be a new phase in the global war against terror, Reuters reports.

 

Further dampening Cameron's hopes for coordinated action, his own government announced sweeping cuts to the army this week as recession-hit Britain struggles to plug a yawning budget gap.

 

"We've frankly run out of treasure to be doing this," a former senior military official told Reuters.

 

"The Americans are key," he said, adding that Britain realizes that unless it goes in with an enormous force it will not be decisively influential.

 

Unrest in North Africa has long been a headache for Western powers, but the region shot back to the top of global agenda after a bloody hostage siege in Algeria and France's intervention against Islamist fighters in neighboring Mali.

 

No sooner had French bombers started pounding rebels in northern Mali on January 11, than al Qaeda-linked militants struck back by storming a desert gas plant in Algeria in a hostage taking crisis in which dozens of people were killed.

 

Britain and its Western allies are concerned about the emergence of the so-called arc of instability spanning from Taliban bases in Pakistan all the way to Africa, which has allowed jihadists to regroup and entrench in places like Mali.

 

The growth of al-Qaeda's North African wing, known as Al Qaeda in the Islamic Maghreb, is at the heart of these concerns, as well as the rise of local copycat groups driven by a mixture of religious zeal, cross-border crime and separatism.

 

TREACHEROUS TERRAIN

 

All three - France, the United States and Britain - are permanent U.N. Security Council members but their vision of how to tackle North Africa, with its treacherous terrain, porous borders and erratic tribal alliances, does not always overlap.

 

Seeking to jolt his Western allies into action, Cameron described North Africa as a "magnet for jihadists" this week, vowing to boost intelligence aid to Algeria and consider giving more help to France to fight Islamists in Mali.

 

Britain is providing France with two C-17 military transport aircraft for Mali and has pledged to send dozens of soldiers to a European Union mission to train Malian government forces.

 

Cameron's office has ruled out any direct military intervention but on Tuesday, the Times newspaper reported that British forces had been put on alert for a "fully-fledged battle against al Qaeda" in northern Africa.

 

Few experts take this possibility seriously, given Britain's dwindling military clout and budget constraints.

 

"I think what's being talked up now in terms of an existential threat is warming up the British public," said the military official, who was not authorized to speak publicly.

 

"But to be honest until someone with a Algerian, or Malian or Nigerian pedigree comes and puts a bomb in London on a bus, on the tube (metro), no one's going to take any notice. The popular opinion will be: 'It's not our problem'."

 

Bringing his rhetoric back to earth, Cameron's own defense ministry announced 5,300 job cuts in the army on Tuesday, the same day the prime minister chaired a national security council meeting to discuss developments in Africa.

 

ANOTHER LONG CONFLICT?

 

France, by contrast, was quick to send troops and fighter jets to Mali to stop the advance of Islamist rebels who had seized an area the size of Spain in the north and declared Sharia law, banned all music but the Islamic call to prayer.

 

France's motives are however entirely different.

 

Still haunted by the ghosts of its own colonial experience in Africa, France has a long history of interventionism on the continent, having launched dozens of operations there since the 1960s in a policy known as Françafrique.

 

But the U.S. response has been markedly muted. Already accelerating plans to pull out troops from Afghanistan, it has shown no desire to get dragged into another conflict that could overshadow President Barack Obama's second term in office.

 

Like other Western players, Washington is unnerved by the rise of militancy in the Sahara region but its involvement there has been confined to quiet intelligence gathering and sharing, predominantly alongside the Algerian government.

 

"The Americans since 9/11 have built up quite a strong presence in the Sahel, which they don't really communicate about very much," said Francois Heisbourg, a special adviser at the Foundation for Strategic Research, a Paris-based think-tank.

 

"I am not sure how strong the Brits are in terms of their own technical intelligence means in the region."

 

Washington is also anxious to avoid any repeat of its painful experience in Afghanistan where U.S. support for anti-Soviet mujahedeen eventually gave birth to al Qaeda itself.

 

In Mali, coup leader Captain Amadou Sanogo, who last year helped topple a Mali president seen in the West as a linchpin in its fight against al Qaeda in Africa - had been himself previously trained by the U.S. military.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:08

libya

 

23 janvier 2013 15h51 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a lancé mercredi une mise en garde face au risque terroriste islamiste en Afrique du Nord, lors de son audition devant le Congrès sur l'attentat contre le consulat américain de Benghazi en septembre dernier.

 

L'attaque de Benghazi n'est pas survenue dans le vide. Les révolutions arabes ont bouleversé l'équilibre des forces dans toute la région. L'instabilité au Mali a créé un refuge pour des terroristes qui cherchent à étendre leur influence et à perpétrer davantage d'attaques du genre de celle de la semaine dernière en Algérie, a déclaré Mme Clinton devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

 

Les inquiétudes face au terrorisme et à l'instabilité en Afrique du Nord ne sont pas nouvelles, a reconnu la chef de la diplomatie américaine. Mais après Benghazi, nous avons accéléré notre campagne diplomatique pour augmenter la pression sur Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'autre groupes terroristes dans la région, a affirmé celle qui doit quitter son poste de secrétaire d'Etat dans quelques jours.

 

Mme Clinton témoigne toute la journée devant le Congrès sur l'attentat du 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi, un drame qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye et qui a terni l'image du département d'Etat pour ses carences en termes de sécurité.

 

Pour ce qui devrait être le dernier chapitre de quatre mois d'affaire Benghazi, Mme Clinton a commencé à s'exprimer à 09H00 (14H00 GMT) devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, à majorité démocrate, puis doit s'adresser à 14H00 (19H00 GMT) devant celle de la Chambre des représentants, dominée par les républicains.

 

Malade et invisible entre début décembre et début janvier, elle n'avait pas pu témoigner comme prévu le 20 décembre devant le Congrès sur le dispositif de sécurité au consulat des Etats-Unis à Benghazi attaqué aux explosifs et armes de guerre par des miliciens islamistes affiliés au réseau Al-Qaïda.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:05

Opération Serval

 

23/01/13 - 13h00   7sur7.be (belga.be)

 

Le nombre de soldats français déployés au Mali s'élève désormais à 2.300 et des renforts continuent d'être acheminés de France, au 12ème jour de l'opération militaire française, indique le ministère français de la Défense.

 

Les forces françaises mettent en place le soutien et la logistique indispensables, ainsi que la structure chargée de commander l'opération.

 

Arrivée de France lundi, une compagnie de 150 soldats de l'infanterie de marine" assure désormais la sécurité de la base arrière de l'opération Serval", précise mercredi le ministère sur son site.

 

Le BPC Dixmude, un bâtiment de projection et de commandement, a par ailleurs quitté Toulon (sud) lundi avec des éléments d'un GTIA (un groupement tactique inter-armées) de l'armée de Terre, dont environ 120 véhicules, blindés légers, transport de troupes, qui seront engagés dans l'opération.

 

La montée en puissance des forces françaises devrait leur permettre d'atteindre rapidement, voire de dépasser, l'effectif initialement annoncé de 2.500 militaires français déployés au Mali.

 

Sur le terrain, les forces françaises consolident leur "dispositif d'interdiction" pour prévenir toute offensive des islamistes armés en direction du sud du pays, indique-t-on de même source. Les frappes aériennes sur des sites tenus par les islamistes se poursuivent à raison d'une dizaine de sorties des avions de combat par jour.

 

Parallèlement, les contingents des pays africains, qui doivent aider l'armée malienne à reconquérir le nord du pays, regroupent désormais près de 1.600 hommes au Mali et au Niger, précise le ministère de la Défense.

 

Environ 1.000 soldats nigériens, nigérians, togolais et béninois, ainsi que les premiers éléments de l'état-major de la force, "sont désormais engagés au sein de la Misma" (Mission internationale de soutien au Mali). 500 militaires tchadiens ont également rejoint Niamey, la capitale du Niger.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:04

afghanistan-rapatriement-de-materiels-lourds-vers-la-france

 

MOSCOU, 23 janvier - RIA Novosti

 

Seules des compagnies russes privées peuvent acheminer des troupes ou de l'équipement étrangers au Mali dans le cadre de l'opération militaire franco-malienne, a déclaré mercredi à Moscou le ministre russes des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"[Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius] a demandé si la Russie avait la possibilité d'aider en matière de moyens de transport. Ma réponse fut suivante: +J'ai appris que nos compagnies privées bénéficiaient de contrats avec différents pays, y compris avec le ministère français de la Défense et les ministères de l'Intérieur d'une série de pays africains. Il s'agit de leur décision et de leurs projets commerciaux+. C'est tout ce qui a été dit à ce sujet", a expliqué M.Lavrov lors d'une conférence de presse dressant le bilan diplomatique de l'année 2012.

 

Laurent Fabius a déclaré dimanche au micro d'Europe 1 que Moscou avait proposé à Paris d'acheminer des troupes françaises au Mali.

 

Le 10 janvier, un contingent français fort de 1.400 hommes est arrivé à Bamako pour appuyer l'armée malienne. L'opération baptisée Serval réunit également les militaires des pays membres de la Communauté économique de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO).

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:50

http://www.45enord.ca/wp-content/uploads/2013/01/130123-carte-2013-coupdetat-642x316.jpg

La carte des pays à haut-risque de coup d'État (Photo: Max Fisher)

 

23/01/2013 par Nicolas Laffont - 45enord.ca

 

Un certain nombre de gouvernements dans le monde risquent toujours un coup d’État. Les voici en une carte.


Quelques heures avant l’intronisation de Barack Obama pour un second mandat, ce qui ressemblait à un coup d’état en Érythrée, un pays d’Afrique dont le gouvernement est si autoritaire et cruel qu’il est souvent comparé à la Corée du Nord, a eu lieu.


Dans cette carte, on constate la fragilité incroyable de la région du Sahel, une énorme bande de terre sujette à la sécheresse qui traverse le continent africain d’est en ouest.


Le Sahel comprend, bien sûr, le Mali. Il comprend également une grande partie des zones où se trouve Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).


En tout, 22 des 30 pays les plus à risque sont en Afrique sub-saharienne. Cela inclut le massivement peuplé Nigeria, où un coup d’État pourrait aggraver la tension déjà mortelle entre les communautés chrétiennes et musulmanes du pays. Traditionnellement, la présidence nigériane tourne entre un chrétien et un musulman; quelque chose pouvant bouleversé cet ordre pourrait enflammer une partie du pays.

 

Lire l’article (en anglais) sur The Washington Post >>

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:48

Leclerc source UsineNouvelle

 

23/01  16:09 Par Alain Ruello – Les Echos.fr

 

L'armée de terre a renforcé son stock de pièces de rechanges de première urgence en vue d'un déploiement de quatre Leclerc.

 

L'opération Serval monte en puissance, et ce n'est pas peu dire. Après les hélicoptères de combat Tigre déjà sur place, les blindés d'infanterie dernier cri VBCI, qui viennent de prendre la route à bord d'un bâtiment de projection et de commandement, la France se met en position d'envoyer des chars Leclerc au Mali, a-t-on appris de sources concordantes.

 

A ce stade, les plans prévoiraient que quatre Leclerc soient projetés. Signe qu'elle anticipe leur arrivée sur place, l'armée de terre a dérouté sur le Mali un stock de pièces de rechange de première urgence, un « AIP » dans le jargon militaire (autonomie initiale de projection). Cet AIP était en partance pour le Qatar où la deuxième brigade blindée doit participer à un exercice en avril.

 

Le fleuron des blindés français n'a été projeté en opération extérieure qu'à deux reprises : au Kosovo à la fin des années 90 et au Liban en 2006. La France compte 250 Leclerc environ. Très peu servent dans les quatre régiments de chars lourds, car l'essentiel des exemplaires est affecté dans des parcs de manoeuvres, de maintenance ou de projection.

 

Si elle se confirme, la décision de l'Etat major de déployer un tel armement ne va pas manquer de surprendre et de changer la nature politique de l'opération Serval. Les rebelles djihadistes sont aguerris et disposent d'armements très dangereux. On évoque notamment des missiles anti-chars. Mais peut-être possèdent-ils des armements plus lourds et qu'à Paris on ne veut prendre aucun risque. A moins que les Leclerc soient avant tout utilisés pour occuper le terrain et envoyer un signal politico-militaire fort.

 

Contacté, l'Etat major n'a pas souhaité commenter.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:45

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Jan 22, 2013 ASDNews (AFP)

 

The United States began flying French forces and equipment to Mali this week but remained cautious about offering more help to Paris amid concerns over being drawn into a potentially open-ended intervention.

 

Joining Britain and other countries lending support to the French intervention, the US Air Force deployed a small team of airmen on the ground and C-17 cargo planes for five flights to Mali since Monday, ferrying 140 tons of supplies and 80 French troops, Pentagon officials said.

 

Since launching military action against advancing Islamist fighters in Mali 11 days ago, Paris asked Washington to share intelligence, transport planes and tankers to refuel French warplanes.

 

President Barack Obama's administration initially appeared ready to deliver on all three requests but it has yet to give a green light to the aerial refueling tankers.

 

The Pentagon denied the administration was deliberately delaying a decision on the request.

 

"It's been just over 10 days since the French began their operations. We have provided intelligence support and airlift as well and we're going to continue to work with the French to determine what their future needs might be," spokesman George Little told reporters.

 

"This is not any kind of slow roll on our part. This is a deliberate effort to consult with the French to assess how best we can support them in the context of support provided by other countries."

 

Officials privately acknowledged that the White House had reservations about the objectives and timeline of the intervention, and whether the threat posed by Islamist fighters on the ground reflected a vital US national interest.

 

The Obama administration is asking "questions about what we're signed up for," a US official, who spoke on condition of anonymity, told AFP. "What kind of mission would this be?"

 

Unlike providing transport planes, refueling French fighter jets would represent a more serious commitment, as only the United States can provide that capability on a large scale.

 

As a result, the administration was proceeding carefully, the official said.

 

In the meantime, the American military was poised to begin refueling French aircraft if called upon.

 

"We could start moving tankers right now," the official said.

 

An initial arrangement had assumed the French would reimburse Washington for airlifting troops, tanks and other hardware to Mali but the Americans have since dropped that requirement, the official said.

 

Italy said Tuesday it would offer a tanker for the French in Mali but the US military has an unparalleled capability when it comes to refueling, with a vast fleet of about 414 tanker planes.

 

In the NATO-led air war in Libya in 2011, the United States accounted for roughly 80 percent of all refueling operations.

 

Republican Senator John McCain criticized the administration's stance and said the United States needed to be doing more to help the French confront Islamists aligned with Al-Qaeda.

 

"We could have played a much larger role. I'm glad we're assisting the French. We need to do whatever we can to be of assistance," McCain, a member of the Senate Armed Services Committee, told reporters.

 

While avoiding any direct military action in Mali, the US administration has thrown its support behind a proposed UN-backed African force and was urging members of the regional bloc ECOWAS to take part.

 

"I think you know that we've been pushing all of the ECOWAS countries for more than a month now to look at what they could do in terms of available forces, in terms of the kinds of capabilities that were required," State Department spokeswoman Victoria Nuland said.

 

She welcomed Chad's pledge to contribute 2,000 troops to the force and said Washington had sent about 100 private trainers to advise armed forces from Niger, Nigeria, Burkina Faso, Senegal and Togo.

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