21 janvier 2013 Guysen International News
L'Union européenne a proposé lundi d'organiser le 5 février à Bruxelles une réunion internationale sur le Mali, a annoncé un porte-parole de la Haute Représentante de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, Catherine Ashton. "Nous avons proposé d'accueillir le 5 février une réunion ministérielle du groupe international de soutien et de suivi de la situation au Mali", a déclaré Michael Mann lors d'un point de presse. Cette réunion, a-t-il ajouté, sera organisée conjointement avec l'Union africaine, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et les Nations unies.
21 janvier 2013 13h13 Romandie.com (AFP)
PARIS - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé la reprise lundi matin du contrôle des villes de Diabali et Douentza, dans le centre du pays, par les forces armées du Mali.
Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré, précise le ministère de la Défense dans un communiqué signé du ministre.
Embarquement d'un char Sagaie dans un Hercule
C 130 a destination des environs de Sévaré.
20/01/2013 20:40 Sources : EMA
Déploiement d’un deuxième sous groupement en couverture de Bamako et poursuite des frappes ciblées. Depuis le samedi 19 janvier (18 heures) jusqu’au 20 janvier à 18 heures.
Les avions de chasse et les hélicoptères français ont poursuivi les opérations aériennes consistant à détruire des objectifs militaires. Ces dernières 24 heures ont notamment été marquées par une dizaine de sorties, dont la moitié pour réaliser des frappes sur des véhicules terroristes.
A terre, en coordination avec les forces maliennes, les soldats français ont étendu leur dispositif de couverture, empêchant les groupes terroristes de reprendre leur progression en direction de Bamako. Dans la nuit du 19 au 20 janvier, un sous groupement a été mis en place aux alentours des villes de Mopti et de Sévaré. A l’ouest, le sous groupement stationné depuis le 16 janvier à Markala s’est étendu jusque dans les environs de Nionno, toujours en appui des forces armées maliennes (FAMA).
Parallèlement, la montée en puissance de la force se poursuit, avec un appui toujours important de nos partenaires européens et canadiens.
Enfin, la force africaine poursuit son déploiement, avec l’arrivée régulière de nouveaux contingents. Aujourd’hui, ce sont plus de 250 nigérians, une centaine de togolais et une cinquantaine de béninois qui ont rejoint Bamako pour former les contingents de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). D’autres contingents doivent encore arriver les prochains jours.
Militaires du Bénin à leur arrivée à Bamako le 19 janvier 2013.
21/01/2013 à 13:09 Le Figaro.fr avec AFP
Le ministre de la Défense a confirmé aujourd'hui la reprise de la ville de Diabali, à l'ouest du pays, par l'armée malienne. "Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les
forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré", précise le ministère de la Défense dans un communiqué signé du ministre.
La France indique par ailleurs qu'une autre ville, Douentza, a également été reprise par les forces maliennes.
Diabali avait été prise la semaine dernière par des islamistes en provenance, selon toute vraisemblance, de la Mauritanie voisine.
Cette entrée dans Diabali confirme que les quelque 2000 soldats français de l'opération Serval déjà présents au Mali progressent vers le Nord, après avoir consolidé leurs positions sur deux
points stratégiques à plusieurs centaines de kilomètres au nord-est de Bamako, Niono et Sévaré.
20 Jan 2013 By James Kirkup - telegraph.co.uk
Britain its Western allies face “decades” of work to counter the threat of Islamic extremism in North Africa, David Cameron has warned.
The Prime Minister said that countering the rise of al Qaeda affiliated groups in the Sahel region will require an “iron resolve” and will require greater military, diplomatic and economic engagement with the region.
William Hague, the Foreign Secretary, signalled that could mean directing more of Britain’s growing aid budget to countries in the region. There is “no all-military solution” to the problem, he said.
Greater international support for democracy and security in the Sahel countries will now be a focus of Britain’s Group of Eight presidency this year, Mr Cameron signalled.
Western intelligence agencies have warned for several years that al-Qaeda-inspired groups are spreading in Africa, as it becomes harder for extremists to operate in countries like Afghanistan and Pakistan.
However, British diplomatic and intelligence coverage of many countries in the Sahel region has traditionally been limited, since France, the former colonial power, has taken the lead.
That attitude is now being reconsidered in Whitehall in the wake of the Algerian hostage crisis and the military conflict in Mali. In both cases, the British government has struggled for reliable information about events, hampering its response.
The Prime Minister will this week convene his National Security Council for a “strategic” overview of Britain’s engagement with the region.
Speaking at Chequers, Mr Cameron acknowledged that the terrorist threat in North Africa has grown, and predicted a prolonged struggle to meet it.
“It will require a response that is about years, even decades, rather than months, and it requires a response that is patient, that is painstaking, that is tough but also intelligent, but above all has an absolutely iron resolve; and that is what we will deliver over these coming years,” he said.
“It will also require countries to work together, and I will use our chairmanship of the G8 this year to make sure this issue is right at the top of the agenda where it belongs.”
Speaking on Sky News, Mr Hague accepted that the extremist problems the region had been “gathering for some years” and said that part of the answer is to support the economic and political development.
He said: “There is no military only solution to all of this and that is why now we have to work with all the countries in that region to try to improve their political stability and their economic prospects as well as working with them closely on counter intelligence to deal with the sorts of people who have launched this attack.”
British officials believe that one of the root causes of instability in the region is the fragility of Mali, where the northern Toureg people are not reconciled to the southern-based government.
France has sent troops to help the Malian government drive extremists from the north of the country, part of a vast area that Mr Cameron has described as “ungoverned space”.
Britain has provided transport planes, and will send troops to an EU training mission in the country. Mr Hague said the UK will consider any French request for more help, such as aircraft, but will not deploy ground forces because the British Army is already stretched.
Some analysts have suggested that the fall of Muammar Gaddafi in Libya has contributed to instability in the region, by dispersing large numbers of fighters and weapons previously controlled by his regime.
Mr Hague admitted that there have been “spin-offs” from the British backed intervention in Libya, but insisted that the consequences of inaction would have been worse.
“Fighting was going on in Libya and if we hadn’t intervened more people would have been killed, that fighting would probably have gone on longer,” he said. “If there are unhelpful spin offs from that I think those could even have been worse had we not intervened.”
20.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de défense
Selon le DoS (Département d'Etat), les Etats-Unis vont déployer une centaine de conseillers en Afrique de l'Ouest et les répartir au sein des contingents africains de six nations: Niger, Nigeria, Burkina Faso, Sénégal, Togo et Ghana, qui fournissent des troupes à la MISMA.
Ces "mentors" dépendent du programme African Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA); ils ne seront déployés sur le territoire malien.
Les Etats-Unis vont aussi contribuer au transport des contingents et de leur équipement. Des avions US pourraient être engagés dans ces rotations, mais aussi des appareils nigérians, sud-africains, ainsi que des avions de compagnies privées sous contrat avec le DoS ou le DoD.
photo MinDef FR
20/01/2013 par Ludovic BASSAND - ledauphine.com
Les appareils sortent directement par le museau ouvert d’un énorme Antonov. Sous un soleil de plomb, les soldats chargés de la logistique travaillent non-stop. Le 5ème Régiment d’hélicoptères de combat de Pau avec ses 250 hommes est à pied d’œuvre sur l’aéroport de Bamako. Le colonel Frédéric Gout est fier de présenter ce dispositif au Premier ministre malien, Django Sissoko. « Je vais dormir mieux désormais », plaisante celui-ci. Les Gazelle équipées de missiles anti-chars Hot et les Puma de transport de troupes avec canons de 20 millimètres sont déchargés en premier. Les hélicoptères Tigre vont suivre dans les heures qui viennent.
« Nous aurons une puissance de feu considérable », se félicite le colonel Gout, responsable de toute la partie aéromobile de l’opération Serval. L’objectif n’est pas de montrer les muscles sur l’aéroport de Bamako mais bien de mettre le cap au Nord le plus rapidement possible. C’est une véritable base aérienne autonome, avec son poste radar, son PC de commandement, ses sapeurs pompiers, sa station météo et tout l’armement disponible qui vient d’arriver au Mali. Certains hélicoptères sont même équipés de systèmes de tir à caméra thermique. « De quoi atteindre l’objectif avant même qu’il s’en rende compte », glisse un homme du 5ème RH de Pau.
Dans les jours qui viennent, tous les appareils et les hommes vont effectuer des rotations en autonomie totale, en fonction des zones où se trouveront les djihadistes, très mobiles. « Nous n’aurons besoin que du ravitaillement en carburant », précise le colonel Gout. Lequel ajoute que les premières opérations se sont déroulées de façon « très satisfaisante ». Où ? Comment ? Avec quelles cibles et quelle réussite ? Secret défense. Les militaires français ne sont toujours pas disposés à entrer dans le détail de cette guerre des sables qui fait rage dans un périmètre grand comme la France entière.
20 Janvier 2013 - lexpressiondz.com
S'exprimant sur l'assaut final donné par les forces spéciales de l'ANP sur le site gazier de In Amenas, le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a déclaré que les pertes en vies humaines survenues lors de cet assaut «sont épouvantables et il faut dire clairement que ce sont les terroristes qui en portent l'entière responsabilité». L'assaut des forces algériennes a «mis fin à la prise d'otages» sur le site gazier d'In Amenas, a annoncé hier, le ministre britannique de la Défense Philip Hammond, qui a précisé que de nouvelles victimes étaient à déplorer. «La prise d'otages vient de prendre fin après un nouvel assaut des forces algériennes, qui a fait de nouveaux morts», a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Leon Panetta, actuellement en visite à Londres. «Nous avons demandé aux Algériens de nous fournir de plus amples détails sur la situation», a ajouté M.Hammond.
19 Jan 2013 à 21:48 directmatin.fr (AFP)
Les ministres britannique et américain de la Défense se sont dit déterminés samedi à lutter contre les agissements d'Al-Qaïda au Maghreb, lors d'une conférence de presse consacrée à la crise des otages en Algérie, mais ils ont exclu d'envoyer des troupes dans la région.
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta et son homologue britannique Philipp Hammond se sont refusés à critiquer la gestion par Alger de la prise d'otages sur le site gazier d'In Aménas. Celle-ci s'est terminée samedi dans le sang après une nouvelle intervention des forces algériennes contre les ravisseurs, membres d'un groupe proche d'Al-Qaïda,
Les Algériens "sont dans la région, ils comprennent la menace terroriste sûrement mieux que beaucoup d'autres pays. Je pense qu'il est important de continuer à travailler avec eux pour développer une approche régionale", a souligné le secrétaire américain à la Défense, en visite à Londres dans le cadre d'une tournée européenne.
Ces pertes en vie humaines lors de la prise d'otages "sont épouvantables et il faut dire clairement que ce sont les terroristes qui en portent l'entière responsabilité", a commenté pour sa part Philipp Hammond, soulignant que "les différents pays avaient des approches différentes".
"Nous sommes déterminés à vaincre le terrorisme et à être aux côtés du gouvernement algérien", a-t-il ajouté.
Il a lancé une mise en garde à "ceux qui sont derrière cette attaque et qui doivent être bien convaincus que la puissance des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de leurs alliés va s'abattre sur eux et qu'ils n'auront aucun endroit où se cacher".
M. Panetta a souligné pour sa part que depuis les attentats du 11 septembre, les Etats-Unis se sont promis de "traquer Al-Qaïda partout et dans tous les endroits où il essayait de se cacher" et qu'il en irait de même en Afrique du Nord.
"Nous ne pouvons absolument pas nous endormir sur nos lauriers ou accepter qu'Al-Qaïda existe d'une manière ou d'une autre et puisse créer une base d'opérations quelque part dans le monde", a-t-il déclaré.
Les deux hommes ont tous deux fait part de leur soutien à l'opération française au Mali, où la France combat des groupes islamistes armés, mais ils ont exclu d'envoyer des troupes dans la région.
"Nous n'envisageons pas d'envoyer de soldats sur le terrain", a déclaré Leon Panetta. "Nous n'avons pas prévu d'envoyer des soldats britanniques au Mali", a renchéri Philipp Hammond.
Ils ont souhaité continuer à travailler avec les pays de la région pour défaire Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, un groupe affilié à Al-Qaïda).
"Pour combattre cet ennemi, nous devons faire en sorte d'être le plus efficace possible et cela implique de travailler avec les pays de la région", a souligné le secrétaire américain à la Défense.
"Chaque pays a sa propre appréciation pour faire face au terrorisme. Ce qui m'importe, c'est qu'il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher qu'Aqmi n'établisse une base d'opérations dans cette zone", a-t-il ajouté.
18.01.2013 Le Monde.fr
Le nord du Mali est devenu une région difficilement contrôlable, minée par les mouvements rebelles et terroristes. A travers une carte animée, "Le Monde" vous propose un décryptage de la situation géopolitique de ce territoire, désormais terrain de guerre de l'armée française.
Sources : AFP ; Bilan Géostratégie 2011, Le Monde ; Atlas des minorités, La Vie-Le Monde ; Atlas du continent africain, Jeune Afrique ; Revue Hérodote ; OCHA
20.01.2013 ledauphine.com
Alors que l’opération « Serval » monte en puissance, le président Hollande a assuré hier que « la France resterait au Mali le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu ». Au niveau diplomatique, les dirigeants ouest-africains réunis à Abidjan ont appelé à « une mobilisation internationale plus large ».En présence du président malien par intérim Dioncouda Traoré, Alassane Ouattara, chef d’Etat ivoirien et président en exercice de la Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) a appelé à « aller au-delà des effectifs actuels », et à s’engager « autour de la France et de l’Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali ».
Laurent Fabius, présent à ce sommet, a souligné, lui, que la France n’avait « pas vocation » à se substituer à l’action de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) qui doit déployer, d’ici le 26 janvier, près de 2 000 soldats. Même les Américains, par la voix du secrétaire à la Défense Leon Panetta, ont dit qu’ils « essaieraient d’aider la France », notamment dans son « initiative de tenter de bloquer Aqmi ».
Sur le terrain, après Konna officiellement repris vendredi, c’est la ville de Diabali qui devient désormais la cible principale de l’armée malienne, soutenue par les forces françaises. Hier, plusieurs militaires de l’armée régulière indiquaient que les islamistes avaient fui cette ville stratégique située à 400 km au nord de Bamako, et qu’ils s’apprêtaient à y entrer.
Les raids aériens français auraient détruit une vingtaine de véhicules de la colonne de rebelles et ainsi favorisé cette progression franco-malienne en direction du Nord.
20 janvier 2013 afriquinfos.com
ALGER (Xinhua) - Le ministère algérien de l'Intérieur et des Collectivités locales a publié samedi un communiqué au terme de l'opération engagée depuis jeudi par les forces spéciales de l'armée algérienne contre les terroristes retranchés dans le complexe gazier de Tiguentourine d'In Amenas ( Illizi, sud-es). Voilà le texte intégral du document, cité par l'agence de presse APS.
INTEGRAL prise d'otage : Communiqué du ministère de l'Intérieur
L'Algérie vient de faire face à une agression terroriste de grande ampleur qui a mis en péril des centaines de vies humaines et des infrastructures économiques stratégiques.
Cette agression a commencé par l'attaque perpétrée, par un groupe terroriste, lourdement armé, d'un autocar transportant 19 étrangers exerçant pour le compte du groupement SONATRACH-BP- STATOIL, escortés par les éléments de la Gendarmerie Nationale, qui se dirigeait vers l'aéroport d'In Amenas.
Cette attaque, qui a été énergiquement repoussée par les unités d'escorte, s'est soldée par le décès d'un (1) algérien et d'un (1) britannique ainsi que six (6) blessés (4 nationaux, 1 anglais et 1 norvégien).
Cette attaque a été suivie par une incursion à la base vie distante de trois (3) kilomètres et l'usine de traitement de gaz de Tiguentourine, où il a été procédé à une prise d'otages.
Ce groupe terroriste qui a accédé au territoire national à partir de pays limitrophes, à bord de plusieurs véhicules tout terrain, était constitué de trente deux (32) criminels, dont trois (3) algériens, avec des spécialistes en explosifs. Les autres criminels sont de différentes nationalités.
Les forces de l'Armée Nationale Populaire ont aussitôt mis en oeuvre les mesures nécessaires pour sécuriser les lieux et neutraliser cette menace qui visait des centaines de vies humaines et un potentiel économique stratégique du pays, à travers le piégeage des installations gazières.
De façon concomitante, un dispositif de secours, d'assistance et de sauvetage a été enclenché et des cellules de crises ont été installées aux niveaux national et local, pour faire face à toute éventualité et suivre le développement de la situation, en vue de prendre les mesures adéquates.
Le souci prioritaire de préserver les vies humaines et les risques liées à la nature des installations gazières, la configuration du site et la menace qui pesait sur les otages ont rendu complexe l'intervention des forces spéciales de l'Armée Nationale Populaire.
Afin d'éviter une tournure sanglante des événements et face à l'extrême dangerosité de la situation, du fait de l'intention manifeste de fuir le territoire avec les otages et de faire exploser les installations gazières, les forces spéciales de l'ANP ont lancé, avec efficacité opérationnelle et professionnalisme, une intervention ciblée, en vue de neutraliser ce groupe terroriste. Cette intervention s'est soldée par le bilan provisoire suivant:
- 685 travailleurs algériens et 107 étrangers libérés,
- Trente deux (32) terroristes neutralisés,
- Décès de vingt trois (23) personnes,
- L'armement récupéré est composé de six (6) fusils mitrailleurs (FMPK), 21 Fusils PMAK, deux fusils à lunettes, 2 mortiers 60mm avec roquettes, 6 missiles de type C5 60mm avec rampes de lancement, 2 RPG7 avec 8 roquettes,10 grenades disposées en ceintures explosives,
- La récupération de tenues militaires étrangères,
- La récupération d'un stock de munitions et d'explosifs.
Au plan diplomatique, des contacts suivis ont été établis avec les hauts responsables ainsi qu'avec les chancelleries des pays directement concernés, pour les tenir régulièrement informés de l'évolution des événements.
Face à cette agression criminelle, l'Algérie tient à marquer sa considération aux pays partenaires, ainsi qu'aux organisations internationales et régionales qui lui ont témoigné leur pleine solidarité et leur soutien et ont condamné, dans les termes les plus énergiques, cette attaque terroriste.
MOSCOU, 20 janvier - RIA Novosti
Les leaders de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont exhorté l'Onu à fournir un soutien financier et logistique immédiat aux forces luttant contre les extrémistes islamistes au Mali, annoncent dimanche les médias internationaux.
Samedi soir, les dirigeants des pays membres de la Cédéao, ont adopté, au terme d'une réunion d'urgence à Abidjan consacrée au Mali, une déclaration appelant la communauté internationale à fournir "immédiatement" son appui financier et logistique aux troupes maliennes.
En ouvrant le sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara avait plaidé pour "un engagement plus large (...) autour de la France et de l'Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali".
La France a lancé depuis une semaine une intervention militaire pour aider l'armée malienne à stopper l'avancée des jihadistes en direction du Sud, sous contrôle gouvernemental. 2.000 militaires français sont déjà arrivés au Mali. L'opération baptisée Serval a commencé avec des frappes aériennes sur les positions de l'ennemi. Jeudi, l'armée française a entamé la phase au sol.
Certains pays de l'UE, ainsi que le Canada et les Etats-Unis, apportent une aide logistique à la France, mais refusent de prendre part aux combats.
20 janvier 2013 à 05:50 Guysen International News
Les deux avions de transport C-130 que la Belgique a mis à la disposition de la France pour son opération Serval au Mali ont effectué vendredi leur première mission, a annoncé le porte-parole du ministre belge de la Défense, Kurt Verwilligen, lors d'un point de presse à Bruxelles.
photo FOB
20 janvier 2013 Par Olivier Fourt (RFI)
La Chronique défense est consacrée à l’opération de l'armée française au Mali. Baptisée Serval, elle compte désormais plus de 2 000 hommes déployés sur le terrain. Olivier Fourt revient sur toutes les étapes de la mise en place de cette force qui compte des soldats de l'armée de terre, des aviateurs et des forces spéciales.
20.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
Au Mali, la ligne de front se situe au nord du fleuve Niger, Ségou, Markala, Mopti constituant des points-clés de l'axe défensif franco-malien que les islamistes ont désormais interdiction de franchir et au-delà duquel se concentrent actuellement les opérations. C'est sur cette ligne que sont installés des éléments du dispositif Serval et que sera déployée une partie des contingents de la CEDEAO. C'est aussi vers cette ligne que se portent les efforts des "terroristes" qui restent visiblement actifs dans les deux fuseaux (est et ouest) de manière à fixer les éléments adverses.
Comme le dit un ami dont les yeux et les oreilles traînent au Sahel, "ils veulent nous faire regarder là où ça ne se passe pas". Effectivement, tout le monde a les yeux fixés sur la ligne bleue du fleuve Niger et sur le Nord qu'il faut reconquérir. Paris se donne les moyens d'y contribuer avec 2 700 soldats (voire plus... jusqu'à 4 000 hommes sur le théâtre, selon JYLD), de l'aviation, un groupement aéromobile, deux sous-GTIA qui seront appuyés bientôt par des AMX10 RC et des VBCI et des Caesar, et un bataillon/régiment d'infanterie tchadien qui va opérer de conserve avec les forces de Serval.
Mais derrière? L'arrière, c'est aussi le front (en tout cas, ça pourrait le devenir).
Il y a d'une part des tensions xénophobes qui montent, exacerbées par les vieilles rancunes entre sudistes et nordistes et par la posture ambiguë d'un capitaine Sanogo qui se satisferait bien d'une partition du Nord. Hier déjà, HRW parlait d'exactions à Niono, les Touareg et les Arabes, deux communautés assimilées aux insurgés qui contrôlent aujourd'hui les deux-tiers du Mali, étant tout particulièrement visés. Notre correspondant au Mali écrit ce matin dans Dimanche Ouest-France: "A la veille de la reconquête des régions occupées, la crainte de nouvelles tensions se fait sentir. Dans les rangs des milices citoyennes pro-gouvernementales, certains assument leur aversion « anti-nomades ». A Ménaka, une ville à majorité touareg du nord-est du Mali, les habitants avouent « craindre la libération plus que l’occupation. »
D'autre part, il y a des rapports et rumeurs de caches d'armes organisés à Bamako et Kati, de petits groupes terroristes descendus du Nord en se mêlant aux réfugiés. Rumeurs, rumeurs... certes, mais les SR français et leurs collègues maliens ne prennent pas ces menaces à la légère.
20/01/2013 à 11:31 Le Point.fr (AFP)
L'armée malienne patrouillait dimanche autour de Diabali, localité située à 400 km au nord de Bamako que les djihadistes auraient abandonnée, au lendemain de l'appel des dirigeants ouest-africains à un appui international à la force qui doit reprendre le nord du Mali aux islamistes armés. Berlin, qui a déjà annoncé l'envoi de deux avions de transports, a réagi dimanche en promettant une aide financière supplémentaire aux pays africains engagés dans l'opération militaire au Mali, lors de la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.
Pour leur part, les États membres de la Cedeao ont été appelés à fournir "sans plus tarder" les troupes promises à la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) qui a reçu mandat de l'ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions. Quelque 2 000 membres de la Misma doivent être déployés d'ici au 26 janvier. Mais seuls une centaine de soldats sont déjà arrivés à Bamako. Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - ainsi que le Tchad ont annoncé leur contribution à la Misma qui comprendra quelque 5 800 soldats pour prendre le relais de la France.
Sur le terrain, les militaires français poursuivent leur intervention aux côtés d'une armée malienne sous-équipée. Les autorités maliennes ont repris jeudi Konna (centre) tombée le 10 janvier aux mains des islamistes, précipitant l'intervention de la France, qui redoutait une percée des djihadistes vers le sud et Bamako. L'armée malienne a patrouillé samedi en périphérie de Diabali, apparemment désertée par les combattants islamistes qui s'étaient emparés par surprise de cette localité le 14 janvier.
"Il faut être implacable" (Fabius)
Cette mission d'observation et de dissuasion vise notamment à éviter toute infiltration vers le sud de militants qui se seraient dissimulés dans la brousse, confie un responsable malien. Les forces maliennes devraient faire leur entrée dimanche dans la ville, qui a été soumise à d'intenses bombardements de l'aviation pour en faire fuir les djihadistes d'Aqmi. Plusieurs sources font état d'un repli des combattants islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l'extrême Nord-Est (1 500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les groupes islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés. "Les djihadistes quittent de plus en plus les autres régions pour se rendre vers Kidal, qui est une zone montagneuse", a indiqué dimanche une source malienne de sécurité. Une observation partagée par un élu de la ville de Douentza, à 800 km de la capitale : "Ils sont en train de fuir. Tout indique qu'ils vont trouver refuge dans la région de Kidal, difficile d'accès."
Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a promis samedi de "gagner la guerre" contre "l'Internationale islamiste", en prononçant un discours martial à la veille de la fête de l'armée malienne. En Algérie, 23 personnes, algériens et étrangers, ont été tuées au cours de l'attaque suivie d'une prise d'otages dans un site gazier du Sahara algérien, à In Amenas, à 1 300 km au sud-est d'Alger, selon un bilan provisoire officiel, qui devrait s'alourdir selon Alger. Les ravisseurs demandaient notamment à la France de "négocier" la fin de la guerre au Mali. Trente-deux assaillants ont été tués. "Face au terrorisme, il faut être implacable", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, sur la radio française Europe 1. "Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent", a-t-il ajouté, ne promettant "aucune impunité pour les terroristes".
20/01/2013 à 13:57 LeFigaro.fr (AFP)
Les forces régulières françaises au Mali avancent vers le Nord. "Le déploiement vers le Nord des forces de l'opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées et sont en train de s'installer", a précisé le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur.
Niono est située à 350 km (bien 350) km au nord-est de Bamako, et à 60 km au sud de Diabali, localité qui avait été prise lundi par les islamistes, qui l'ont abandonnée jeudi, selon l'armée malienne, après d'intenses bombardements de l'aviation française. Sévaré, à 630 km au nord-est de Bamako, dispose d'un aéroport et sa situation stratégique va permettre de mener des opérations vers le grand Nord du Mali, devenu en 2012 un sanctuaire pour les groupes islamique liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
La flotte d'hélicoptères de combat "monte en puissance"
Le premier contingent de soldats réguliers français, qui a suivi des membres des Forces spéciales arrivés plusieurs jours plus tôt, était monté dans la nuit de lundi à mardi de l'aéroport de Bamako vers la ville de Markala (265 km au nord-ouest de la capitale) pour sécuriser un important pont sur le fleuve Niger. "Les soldats du 21e Rima (Régiment d'infanterie de marine) ont avancé vers le Nord en appui aux forces maliennes, qui progressent bien", a précisé le porte-parole.
Par ailleurs, le détachement d'hélicoptères de combat et d'évacuation français, qui comptera quand ils sera au complet une vingtaine d'appareils, a "continué sa montée en puissance", a-t-il ajouté. "D'ici à quelques jours, le contingent français aura atteint sa capacité aéronautique souhaitée". Sur l'aéroport de Bamako des appareils, notamment des hélicoptères légers Gazelle, continuent de sortir des soutes des avions de transport géants Antonov, loués pour l'occasion en Russie.
Deux mille soldats français sont d'ores et déjà déployés au Mali dans le cadre de l'opération Serval. Ils devraient être au moins 2500, et peut-être davantage, a indiqué samedi le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.
20 janvier 2013 11h48 Romandie.com (AFP)
PARIS - La Russie a proposé à la France d'acheminer des troupes ou matériels français au Mali, a révélé dimanche le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en évoquant aussi une proposition du Canada de transporter des forces africaines.
Pour acheminer les troupes de la force africaine au Mali, il y a des transports qui seraient pour une part par les Africains eux-mêmes, pour une part par les Européens, pour une part par les Canadiens, a-t-il dit sur la radio Europe 1. Et les Russes ont proposé d'apporter des moyens de transport pour les Français, donc c'est assez divers, a ajouté le ministre français.
Depuis le lancement par la France de la guerre au Mali contre des groupees islamistes armés, la Russie est restée relativement discrète. Le 12 janvier, lendemain de l'ouverture du feu, le représentant spécial du Kremlin pour l'Afrique, Mikhaïl Marguelov, avait affirmé que toute opération militaire en Afrique devait se faire sous l'égide de l'Onu et de l'Union africaine (UA).
Personne à part les Africains ne peut et ne doit résoudre les problèmes du continent, avait-il ajouté.
La France est intervenue au Mali, à la demande des autorités de Bamako, à la suite d'une offensive islamiste vers le Sud.
Les troupes de la force africaine prévues par la mission de l'ONU (Misma) pourraient atteindre à terme 5.500 hommes, a aussi indiqué Laurent Fabius. L'objectif, quand on additionne toutes les forces peut être de 5.500 hommes, a-t-il dit.
A l'origine, l'ONU avait prévu une force africaine de 3.300 hommes. S'y ajoute désormais l'envoi de quelque 2.000 militaires tchadiens annoncé par N'Djamena, a expliqué Laurent Fabius.
La France souhaite que tous arrivent sur place le plus vite possible, a répété le ministre, en notant que certaines sont déjà arrivées au Mali. Paris compte 2.000 hommes aujourd'hui au Mali, un chiffre qui devrait augmenter dans les semaines à venir, selon Paris.
20.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
Un nombre important de marsouins de la 9e BIMa est désormais engagé dans l'opération Serval. On se souviendra qu'une compagnie du 2e RIMa du Mans (photo ci-dessus) a été projetée le week-end dernier; cette unité se trouve toujours à Bamako. Vendredi (voir mon post en cliquant ici), un escadron blindé du RICM de Poitiers, a pris la direction du sud de la France.
Depuis hier, deux autres unités de la brigade ont mobilisé leurs moyens et les ont projetés dans le cadre de l'opération Serval. Il s'agit du 6e régiment du génie d'Angers et du 11e régiment d'artillerie de marine de la Lande d'Ouée (près de Rennes).
Le 6e RG a envoyé une compagnie, soit une centaine d'hommes qui assureront des missions d'appui au combat, d'aide au déploiement, de franchissement, d'installation de campements d’urgence, etc.
Le 11e RAMa a projeté, lui aussi samedi, une batterie (la 2e). Là aussi, une centaine d'hommes équipés de mortiers de 120 mm.
A Vannes, le 3e RIMa est toujours dans les staring blocks; le chef de corps, le colonel Steiger, a confirmé que ses hommes se tenaient prêts (400 hommes), mais que pour le moment, ils n'ont pas été appelés.
Tous ces régiments appartiennent à la 9e brigade d'infanterie de marine dont le chef, le général François Lecointre, a aussi pris la route de Bamako mais pour y commander la mission européenne EUTM-Mali (cliquer ici pour lire mon post de vendredi).
Note RP Defense :
site du 6° RG
Site du 11° RAMa
Site du 3° RIMa
Les forces françaises remontent vers le Nord
(Photo:ECPAD)
20 janvier 2013 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca
En ce 10e jour de l’intervention militaire française au Mali, les forces françaises se déploient vers le Nord, la Russie propose son aide militaire à la France et, déjà, certains, dont les touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad, tentent de se positionner pour l’après-crise.
Le déroulement du Jour 10:
(En heure de Montréal et, entre parenthèses, en heure de Paris; pour Bamako, retranchez 1 heure à l’heure de Paris)
8h32 (14h32)
Le ministre algérien de la Communication Mohamed Said avait prévenu dimanche 20 janvier que le bilan des victimes de l’attaque contre le site gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien, par un groupe terroriste qui réclamait la fin de l’intervention militaire au Mali, risquait d’être « revu à la hausse », après un premier bilan provisoire officiel de 23 morts et 32 assaillants tués.
Par ailleurs, évoquant l’autorisation accordée par Alger au survol de son territoire par des avions de chasse français en route pour le Mali, le ministre algérien a cependant remis l’accent sur une solution politique dans ce pays.
8h30 (14h30)
Les communautés arabe et touareg au Mali sont victimes d’exactions et d’actes de vengeance après la libération de villes et de villages qui avaient été pris par les djihadistes, ont assuré dimanche à Bamako leurs représentants, en appelant à la concorde et la réconciliation nationale, rapporte l’AFP.
« Il y a eu des exactions, des violations de domicile. Combien? Je n’ai pas les chiffres précis. Ce n’est pas la peine de les citer, ils ne doivent pas se répéter », a déclaré à la presse Mohamed Oumrani, président d’Al-Carama, « Alliance de la communauté arabe du Mali ».
7h45 (13h45)
Les forces régulières françaises au Mali se sont déployées vers le Nord, prenant position dans les villes de Niono et Sévaré, a indiqué dimanche 20 janvier le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, porte-parole à Bamako de l’opération Serval.
6h07 (12h07)
Eclipsé jusqu’ici par son concurrent Ansar Eddine, mieux armé et plus puissant, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) tente de revenir dans le jeu des négociations pour trouver une issue à la crise au Mali.
Une délégation de ce mouvement laïque de rebelles touareg devait se rendre à Ouagadougou, lundi 21 janvier, pour rencontrer des émissaires maliens sous l’égide du président burkinabé Blaise Compaoré, désigné médiateur du conflit par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
6h05 (12h05)
La Russie a proposé à la France d’acheminer des troupes ou matériels français au Mali, a révélé dimanche 20 janvier le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en évoquant aussi une proposition du Canada, qui convoie déjà du matériel, de transporter des forces africaines.
17/01/2013 par GILLES DUPONT - bienpublic.com
150 à 200 militaires du 511 e RT d’Auxonne vont partir pour le Mali. Ils armeront le bataillon logistique de l’opération Serval.
C’est désormais officiel : le 511 e Régiment du Train basé à Auxonne armera le bataillon logistique qui s’apprête à rejoindre le Mali. Le commandant de ce bataillon sera même le colonel Vélut, chef de corps du régiment auxonnais.
Au quartier Bonaparte, caserne du régiment, « le plan de montée en puissance est achevé », explique le capitaine Lucas, officier supérieur adjoint : « La force est constituée, les camions sont prêts, le matériel est embarqué. Nous n’attendons que l’ordre de départ. »
Il a fallu aux soldats auxonnais faire preuve d’une grande réactivité : l’opération a été menée en 48 heures. Entre la désignation des personnels, la montée en puissance et le conditionnement des matériels, l’intégration des éléments d’autres unités (comme le commissariat à l’armée de terre) qui ont rejoint le bataillon, l’ensemble des services a été mobilisé au régiment. Et dimanche, le général Jacquement (qui trempa le drapeau du 602 e RCR, alors basé à Dijon, dans l’Euphrate lors de la guerre du Golfe, et commanda le bataillon logistique de la KFOR au Kosovo lorsqu’il commandait le 511 e RT), aujourd’hui commandant de la 1 re brigade logistique, s’est rendu à Auxonne pour évaluer l’avancée des préparatifs et saluer les militaires sur le départ. Cent cinquante à 200 soldats auxonnais devraient partir pour le Mali avec la totalité de leur matériel.
Le dispositif de soutien aux familles, comme lors de chaque opération extérieure menée par le régiment, est déjà activé.
Et, au commandement, on se félicitait hier « du soutien apporté par la municipalité d’Auxonne et de sa réactivité. » Les camions pourraient franchir les grilles du quartier Bonaparte dans les heures à venir, pour rejoindre leur lieu de départ pour l’Afrique.
18.01.2012 par Lou Garçon - slateafrique.com
Après avoir unanimement applaudi l'opération militaire française Serval au Nord-Mali, les réactions des Africains commencent à diverger en fonction des intérêts nationaux.
Avec l'arrivée, le 17 janvier 2013, d'un premier contingent de soldats togolais et nigérians, l'envoi de deux avions Transall par l'Allemagne, et, enfin, l'annonce d'un acheminement prochain de troupes et de matériels par les Etats-Unis, l'opération Serval s'internationalise.
Une internationalisation accrue par la prise d'otages dans une base gazière près d'In Amenas, en Algérie.
S'agissant du théâtre des opérations en lui-même, le site du quotidien burkinabè Le Pays pointe du doigt les atermoiements des responsables africains et la lenteur des contingents africains susceptibles de se déployer sur le terrain.
«Attention à ne pas décevoir la France!», titre ainsi Le Pays, comme un avertissement aux troupes africaines qu’il soupçonne de ne pas réagir à temps.
«Les unités africaines, qui étaient du reste censées assurer le combat terrestre, tardent à se mettre en place», estime Le Pays.
Pour le quotidien burkinabè, le risque d’enlisement est grand: la France ne doit en aucun cas se retrouver seule au Nord-Mali.
Une mise en garde qui reflète les questions qui commencent à fuser quant aux répercussions du conflit nord-malien dans d'autres pays africains, une semaine après le début de l’intervention française.
«Disons qu’il a été royalement ignoré par la France», s’exclame le quotidien ivoirien Le Temps, à propos du mécontentement du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), furieux de ne pas avoir été associé à la décision prise par la France d’intervenir au Mali, et qui désapprouve «la manière abrupte» dont l'offensive a été déclenchée.
Pour Ouattara, rappelle le quotidien ivoirien, toute intervention dans le Nord-Mali aurait dû être précédée d’une éviction du chef de la junte, le capitaine Sanogo. Car, pour ce dernier, le «vrai combat, ce n’est pas la libération du Nord-Mali», avance Le Temps.
Bien qu’il ait convoqué plusieurs réunions sur le Mali, le président ivoirien n’a donc «jamais été aussi froid pour la libération du nord du Mali», ajoute encore le quotidien ivoirien, avant de conclure:
«On peut le dire, avec l’absence de l’ancien président [malien] Amadou Toumani Touré (ATT), l’omniprésence du capitaine Amadou Haya Sanogo qui semble tirer les marrons du feu, la libération du nord du Mali, si elle est réussie, bénéficierait à beaucoup d’entités actrices, sauf au chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.»
Au Bénin, l'heure n’est plus non plus aux cris de joie. «La guerre de la France qui fait honte à l’Afrique», titre La Nouvelle Tribune, qui critique l’attitude des journalistes africains, qui auraient trop vite dénoncé, selon le quotidien, l'attentisme des pays africains.
«Depuis le début de l’expédition de l’armée française contre les djihadistes du Nord-Mali baptisée ‘‘opération Serval’’, le sentiment dominant en Afrique et au Mali même est la joie, regrette ainsi le quotidien de Cotonou.
Et d'ajouter: «Aucune voix discordante, en dehors de celle de la Tunisie dont le ministre des Affaires étrangères, qui a estimé hier que cette guerre pouvait être menée par les seuls Africains.»
Pour La Nouvelle Tribune, l’intervention française n’augure rien de bon. Si elle permet au président français de redorer son image, elle fait, en revanche, passer les pays africains pour des acteurs de second rang.
«Il y a quelque chose d’humiliant pour nous autres Africains à voir une puissance occidentale, et de surcroît l’ancien colonisateur, venir faire la guerre à notre place, comme au temps de la colonisation et décider de comment cette guerre va être menée.»
Au Nigeria, c'est la situation sécuritaire à l'intérieur du pays qui semble davantage préoccuper les médias. Le pays fait face à des attaques répétées des islamistes de Boko Haram.
Pourtant, des troupes nigérianes sont déployées au Nord-Mali depuis le 17 janvier. Un déploiement qui correspond, selon le Guardian du Nigeria, à la peur d'être confronté à une situation similaire à celle du Mali.
En témoignent ces propos du chef d’état-major de l’armée de l’air nigériane, Alex Barde, repris par The Guardian:
«Nous ferons ce que Goodluck Jonathan [le président du Nigeria] nous a demandé de faire. Il nous a dit d’y aller et d’aider le Mali à se débarrasser de ces djihadistes parce qu’il sait que si les islamistes réussissent leur coup au Mali, leur prochaine victime sera le Nigeria.»
Au Maroc, explique le site marocain Yabiladi, on attend avec anxiété l’envoi ou non de troupes vers le Mali, mais on se soucie davantage, tout comme au Nigeria, de la sécurité du pays.
«Le Maroc suit avec une attention particulière la guerre au Mali. Ses services de sûreté sont en état d’alerte en prévision à d'éventuelles attaques de groupes terroristes ayant des accointances avec les antennes locales d’al-Qaida qui contrôlent la grande partie du territoire de ce pays», rapporte Yabiladi.
Difficile de ne pas mettre en perspective les déclarations des autorités marocaines sur le renforcement de la sécurité dans la royaume avec la prise d’otages sur le site gazier d'In Amenas par un groupe lié à al-Qaida.
S’ils se rendaient sur le théâtre des opérations au Mali, les soldats marocains devraient d'ailleurs être prêts à se battre contre des nationaux ayant rejoint les rangs des islamistes.
Yabiladi s’intéresse tout particulièrement à une lettre qui aurait été écrite par un ancien soldat marocain ayant rejoint les rangs d’Ansar Dine, et dans laquelle il serait demandé aux militaires marocains susceptibles d’être envoyés au Nord-Mali de «refuser les ordres de leur hiérarchie».
L'Afrique du Sud, quant à elle, envisage le conflit au Mali sans perdre des yeux la Centrafrique, où elle a envoyé des troupes, et la République démocratique du Congo (RDC).
«Selon Jacob Zuma, après la chute du président libyen Mohammar Kadhafi, la situation politique de nombreux pays africains s’est aggravée, faisant allusion à la République démocratique du Congo, la Centrafrique et le Mali», explique Angola Press, qui commente la rencontre, le 16 janvier 2013, à Luanda, du président sud-africain et du chef de l'Etat angolais José Eduardo Dos Santos.
«Pour le président sud-africain, il semble qu’il y ait une tendance en Afrique à la formation de groupes armés se tournant contre leurs gouvernements et qui deviennent ensuite une rébellion», explique encore Angola Press.
Ainsi donc, et si l'on s'en tient au site du Cape Times, l'attention en Afrique du Sud, semble plus tournée vers les contingents déjà déployés en Centrafrique.
source arabianaerospace.aero
18/01/2013 La Dépêche du Midi
Une accumulation de givre est à l'origine du crash de l'avion de transport militaire algérien, qui avait coûté la vie à six Algériens, en novembre dans un village de Lozère, a expliqué jeudi le procureur de la République de Mende Samuel Finielz.
«Les investigations effectuées par la section de recherches de la gendarmerie de l'Air en liaison avec le Bureau enquête accident défense-air, dont notamment l'exploitation des enregistreurs de vol, ont permis d'établir que l'appareil évoluait en limite de performance dans des conditions météorologiques défavorables accompagnées de phénomènes dangereux tels que la formation de givre transparent», a indiqué le magistrat dans un communiqué transmis à l'AFP.
Dans leur rapport, les enquêteurs racontent ensuite l'enchaînement du drame : «À la suite du déclenchement d'une alarme de givre, les pilotes ont décidé d'élever l'altitude de vol, ce que l'appareil, déjà en limite de performance, n'a pas pu faire, ralentissant continuellement en dépit de la mise en puissance maximale de ses moteurs et atteignant une vitesse proche de sa vitesse de décrochage».
Puis «l'appareil, à la surprise des pilotes, a, pendant cette manœuvre, effectué plusieurs embardées dont ils ont essayé, en vain, de limiter les effets».
Pour le procureur, «l'hypothèse privilégiée par l'enquête est que l'aéronef, déjà en limite de performances, s'est chargé de givre ce qui a augmenté significativement sa masse et obéré ses qualités aérodynamiques».
«L'avion s'est alors enfoncé vers la droite pour partir en piqué et effectuer deux tonneaux à la verticale. Il a atteint une vitesse de 280 nœuds, supérieure à sa vitesse maximale de 240 nœuds», a ajouté le procureur.
«Les contraintes exercées sur l'empennage du fait de la vitesse et des efforts correctifs appliqués aux commandes par les pilotes ont été telles que la queue de l'appareil s'est arrachée du fuselage au niveau de la porte arrière», a ajouté le magistrat, indiquant qu'alors l'appareil était en perdition total était en «perdition totale» et s'est donc «écrasé au sol».
«Les faits ont ainsi une cause accidentelle susceptible de trouver son origine dans l'accumulation de givre sur les ailes», souligne M. Samuel Finielz.
L'avion, un bimoteur de type CASA C-295, transportait une cargaison de papier fiduciaire pour la fabrication de billets pour la Banque d'Algérie et avait à son bord cinq militaires et un représentant de la banque d'Algérie.
Les corps des six victimes avaient été retrouvés et rapatriés en Algérie.