Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1a/Flag_of_Argentina.svg/800px-Flag_of_Argentina.svg.png

 

19 oct 2012 marine-oceans.com (AFP)

 

BUENOS AIRES - L'Argentine envisage d'en appeler aux Nations unies si la Ghana n'assume pas "sa responsabilité" dans la saisie de son navire-école Libertad, retenu depuis le 2 octobre dans ce pays, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman.

 

"L'Argentine garde toutes les options ouvertes en matière de justice internationale et, si cela devient nécessaire, recourra devant les Nations unies", a affirmé M. Timerman dans une déclaration lue devant la presse.

 

Pour tenter de résoudre cette crise, une délégation composée par les vice-ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Alfredo Forti et Eduardo Zuain, a été dépêchée au Ghana.

 

Cette délégation argentine "a réaffirmé au gouvernement du Ghana que (Buenos Aires) allait continuer à exiger qu'il assume sa responsabilité dans la saisie de la frégate Libertad", a souligné le ministre.

 

La frégate argentine a été saisie par les autorités portuaires ghanéennes suite à un recours du fonds spéculatif NML, basé aux Iles Caïman, qui réclame plus de 370 millions de dollars (283 millions d'euros) à Buenos Aires.

 

"Cette mesure est illégale puisque le navire jouit de l'immunité que le propre Ghana reconnaît dans toutes les conventions internationales dont il est signataire", a poursuivi le chef de la diplomatie argentine.

 

M. Timerman a également précisé que "négocier avec les fonds +vautours+ n'est pas envisageable".

 

Un quatrième haut responsable argentin, la directrice du renseignement militaire stratégique Lourdes Puente Olivera, a démissionné jeudi, plus de deux semaines après la saisie au Ghana du navire-école Libertad.

 

Cette démission intervient après celle du chef de la marine, l'amiral Carlos Alberto Paz, dans la foulée de sanctions contre deux autres hauts responsables de la marine, Alfredo Mario Blanco et Luis Gonzalez, "mis en disponibilité" le temps d'établir les responsabilités dans la décision de faire escale au Ghana.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 07:45
Comment la France planifie l'intervention au nord du Mali

 

19/10/2012 Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - La première phase du dispositif doit être lancée dès novembre. Paris n'enverra pas de troupes au sol.

 

L'opération militaire destinée à reconquérir le nord du Mali occupé par des groupes islamistes liés à al-Qaida n'est plus, selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, «qu'une question de semaines». Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné 45 jours aux pays d'Afrique de l'Ouest pour proposer un plan concret d'intervention. Poussée par la France, l'Union européenne proposera dans les mêmes délais un projet de gestion de crise. Après, la voie sera libre. «Si on rate la fenêtre météo, nous serons obligés d'attendre un an», prévient une source proche du dossier. Tout doit être largement engagé avant la fin du mois de mars, date du début de la saison des pluies. Concrètement, dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on planche sur un programme en trois phases: un, stabiliser le sud du Mali et protéger Bamako dès la fin du mois de novembre ; deux, mettre en place la formation des armées africaines en janvier ; trois, amorcer la reconquête du nord début mars au plus tard.

 

Officiellement, ce sont les armées africaines qui mèneront l'opération. Bien qu'étant désigné comme l'ennemi principal par Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique), Paris, qui prétend rompre avec les habitudes passées de la «Françafrique» et ne veut pas se voir reprocher une nouvelle fois son passé colonial, refuse d'être en première ligne. La France se cache derrière l'Europe, elle se pose en soutien des pays africains qui seront assistés dans la planification et la logistique et promet qu'il n'y aura «pas de troupes au sol».

Trois mille hommes

Les autorités françaises communiquent plus discrètement sur les forces spéciales à pied d'œuvre dans la région, dont la mission est indépendante du calendrier officiel. Elles se préparent à intervenir en amont pour fournir du renseignement et guider les forces africaines sur place. Elles pourraient agir plus rapidement encore si les intérêts de la France ou la vie des otages venaient à être menacés.

 

Comme en Libye et en Côte d'Ivoire en 2011, des moyens clandestins sont mis en place pour épauler les forces locales, notamment l'armée malienne, sous-équipée et démoralisée après sa défaite contre les islamistes. Dans l'ombre, Paris a aussi pris en charge l'élaboration du programme d'intervention qui doit être proposé par les pays de l'Ouest africain.

 

Restés jusque-là en retrait sur le dossier du Sahel, les États-Unis ont changé de posture après l'attaque commise contre leur représentation diplomatique à Benghazi, le 11 septembre dernier, qui s'est soldée par la mort, dans des «conditions atroces», de leur ambassadeur Chris Stevens. «Le Sahel est devenu un enjeu pour eux. Ils veulent désormais être associés de manière plus étroite à l'intervention», confirme un proche du ministre français de la Défense, lequel s'est longuement entretenu du sujet avec son homologue américain, Leon Panetta. Les Américains, qui ont des drones armés dans la région, n'excluent plus d'intervenir directement au nord du Mali, en menant par exemple des frappes aériennes ciblées.

 

Tous les détails de l'opération militaire ne sont pas encore réglés. Si les pays africains doivent normalement fournir 3000 hommes, la liste des États qui participeront à l'intervention contre les combattants islamistes, qui sont armés de lance-missiles et de lance-roquettes, n'est pas encore finalisée. Pas plus que le règlement politique. Or tous les pays candidats en sont conscients: sans solution diplomatique durable, l'intervention militaire ne sera pas suffisante pour régler le problème d'Aqmi au Sahel.

 


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.


La reconquête militaire en discussion à Bamako

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a souligné vendredi «l'urgence»  d'une intervention armée étrangère pour libérer le nord de son pays  à l'ouverture d'une réunion internationale dans la capitale malienne ayant pour but  d'accélérer cette intervention.

 

«Nous ne devons plus perdre  la moindre seconde.  Il y a un caractère d'urgence,  nous sommes engagés dans  une course contre la montre»,

 

a déclaré Dioncounda Traoré devant de hauts responsables internationaux réunis pour harmoniser leurs positions avant l'envoi  dans le nord du Mali d'une force ouest-africaine soutenue par l'ONU.

 

L'ONU et l'Union africaine (UA)  ont annoncé, de leur côté, l'ouverture  de bureaux permanents à Bamako  afin de coordonner leurs actions respectives face à la crise. Mais  des divergences demeurent entre responsables d'Afrique de l'Ouest  et représentants des organisations internationales sur les conditions  de déploiement de la force africaine susceptible de participer  à une initiative militaire dans la partie du Mali contrôlée par al-Qaida  et ses alliés.

 

Cette réunion du Groupe de soutien et de suivi sur le Mali ne devrait  ainsi déboucher sur aucune avancée spectaculaire tant la situation paraît bloquée à la fois par la confusion  sur le partage du pouvoir  à Bamako après le putsch en mars  et par les désaccords internationaux sur le bien-fondé d'un éventuel dialogue avec les rebelles avant l'emploi de la force.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:15

Europe Flag

 

oct 19, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont endossé le principe d’un soutien à une intervention militaire au Mali, tel que l’avaient défini et encadré les ministres des Affaires étrangères lundi (15 octobre). « L’UE examinera la question du soutien à la force militaire internationale dont le déploiement est envisagé dans le cadre de la résolution 2071 du Conseil de sécurité des Nations unies et accélèrera la planification d’une éventuelle mission militaire dans le cadre de la PSDC en vue de contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes » mentionnent-ils.

 

Un soutien qui s’inscrit dans « un soutien global » au Mali, en « étroite coopération » avec les partenaires internationaux et régionaux. L’objectif est de soutenir le Mali pour rétablir l’État de droit et un gouvernement démocratique et pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire. « L’UE reprendra progressivement sa coopération au développement dès l’adoption d’une feuille de route crédible et consensuelle pour le retour à l’ordre constitutionnel. »


L’instrument « sanctions » n’est pas oublié. Des mesures restrictives ciblées pourraient être adoptées « contre ceux qui sont impliqués dans les groupes armés au nord du pays et ceux qui entraveraient le retour à l’ordre constitutionnel ».

 

Lire (sur le Club de B2 – abonnés) : Les 27 décrètent l’urgence pour la planification de la mission PSDC au Mali

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:15

CarteMali@Onu-589x450

 

October 18, 2012: Strategy Page

 

The UN has authorized a military operation in northern Mali (now held by al Qaeda and other Islamic radical groups) but only if the African troops assigned to the task are made ready. The United States and EU (European Union) are planning to support the ECOWAS intervention force with cash, weapons, transportation and technical services (like mine clearing). The U.S. and EU will not commit their own combat troops to the operation. ECOWAS (Economic Community of West African States) has offered an intervention force (mostly Nigerians) but the UN points out that these troops are not ready for a campaign in the northern Mali desert. The U.S. and EU are offering trainers to get the African troops ready for the campaign (that is mainly about capturing half a dozen cities and large towns, where the Islamic radicals are the strongest). The United States had demanded a stable government in southern Mali first, but has since changed its mind. The U.S. still wants the Mali military purged of the mutinous officers who took over the government last March. These officers gave up power in April but remained in control of the military. There are supposed to be new elections, but these have not been held yet. The U.S. is backing off on this demand because it isn’t likely to be met any time soon.

 

The problem with the Mali Army has to do with politics. Most of the troops and officers got their jobs as political favors. It was all about patronage, not preparedness for combat. The few units that were combat ready were disbanded after the coup last March. This is common in many parts of the world, especially Africa. The current Mali troops are more about paychecks than military professionalism. Any plan for invading the north relegates the Mali troops to guard duty in the south. The U.S. would still like the Mali military to turn pro, but that is a local political issue that is not quickly or easily resolved.

 

Meanwhile, Islamic radical rule in the north is becoming increasingly intrusive and brutal. People are being executed and there are a growing number of raids into markets, shops and even homes looking for forbidden items (tobacco, alcohol, video or music recordings, religious amulets and other items forbidden by Islamic conservatives). A girl was recently given sixty lashes in a public whipping as punishment for speaking to men she was not related to.

 

The Islamic radicals are increasing their manpower by offering over a thousand dollars a month to local teenagers who will join. However, the teenagers are told that once they take the money they are in until they die or the threat of ECOWAS intervention goes away. In a part of the world where family income is usually less than a thousand dollars a year, getting more than that each month is enormously attractive. The Islamic radicals assign hard core members of their organization to supervise the young recruits, and beat or kill any who resist or try to desert. This approach has worked elsewhere in Africa, and the world. The Islamic radicals can afford all this because al Qaeda has millions in cash on hand from drug smuggling operations and ransoms (for kidnapped Europeans.)

 

In response to all this, the main Tuareg rebel group, the MNLA, which led the rebellion in the north last January, is now willing (since early in October) to take autonomy in the north, rather than a separate state, in return for ousting the Islamic radical groups that pushed the MNLA aside six months ago and took over in the north.

 

October 17, 2012: Guinea has released (after two months) a shipping container of weapons headed for Mail. Guinea wanted to be assured that the weapons were going to people legally able to receive them.

 

October 13, 2012: Islamic radicals in the north announced that they would kill six French citizens they hold captive (and three other Europeans) if the French supported an ECOWAS invasion of the north. France refused to back down.

 

October 12, 2012: The UN authorized the use of military force against Islamic radicals in northern Mali, but set a 45 day deadline for the operation to begin. Meanwhile there was a large demonstration in Mali’s capital supporting an invasion of the north.

 

October 5, 2012: In the northern city of Timbuktu several hundred women demonstrated in opposition to al Qaeda demands that all adult women wear a veil. Al Qaeda responded to the demonstration by beating the demonstrators and jailing some of them. A few women have been publically whipped for refusing to wear a veil.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:55

Mali slodiers 400x300

 

18.10.2012 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale

 

Ce vendredi 19 à Bamako, une réunion entre les autorités maliennes, l'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) doit permettre de " progresser dans la planification d'une intervention africaine au Mali ", a indiqué Philippe Lalliot, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. " La crise au Mali appelle des réponses urgentes dans les domaines politique, sécuritaire, humanitaire et de développement. " La France ne serait-elle pas la seule à se montrer aussi pressée ?

 

aqmi.jpgUne première résolution de l’ONU sur le principe d'une intervention a été votée le 12 octobre. Le Mali et la Cédéao ont quarante-cinq jours pour en dessiner les contours avant un second texte onusien (sous chapitre VII pour permettre une intervention militaire). Malgré l'urgence de la situation au nord du pays face aux groupes islamistes combattants (AQMI, Mujao et Ansar Dine), on peut penser qu'une opération de reconquête ne pourrait intervenir avant le printemps 2013.

 

D'abord parce que l'armée malienne a été proprement mise en déroute dans le nord il y a six mois. Sa désorganisation doit être importante, son moral au plus bas. Sa remobilisation (et son équipement ?) pourrait faire partie du travail de formation de l'armée française. Ensuite, le pouvoir malien, renversé par un "malheureux" coup d'Etat militaire en mars, reste vacillant, fragile. On peut ajouter que les quinze pays partenaires de la Cédéao ne sont guère excités par la perspective de guerroyer au Mali, avec une population plutôt réfractaire à une intervention étrangère (manifestations ces dernières semaines). Une force de 3 000 hommes est annoncée.

 

Ce mercredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est porté au chevet du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, blessé le 13 octobre par un tir accidentel de son armée (!) et hospitalisé à l'hôpital militaire Percy-Clamart en région parisienne. Après des nouvelles de sa santé, on peut penser que M. Le Drian a envisagé la question malienne avec cet allié. Seul problème, la Mauritanie a quitté la Cédéao en 2000 et fait partie de l'Union du Maghreb arabe et de la Ligue arabe. Et l'Algérie voit d'un très mauvais oeil ce jeu dans le fond de son jardin, où il avait repoussé AQMI et ses affidés.

 

Diplomatiquement, l'affaire est assez inextricable. Militairement, elle parait suspecte. Politiquement, les manifestations à Bamako pour défendre la souveraineté malienne ne doivent pas être négligées. La mission a au moins un petit nom : MICEMA (Mission de la Cédéao au Mali).

 

La France semble donc la seule à se montrer pressée. Dans les limites logistiques et de formation des troupes qu'elle s'est elle-même fixées. " Nous avons les capacités pour aider à la formation d'armées africaines. On a une copie d'avance. Un soldat professionnel de l'armée de Terre est au moins au niveau d'aide-moniteur d'une armée en devenir ", nous confiait le général Clément-Bollée, le nouveau chef du Commandement des forces terrestres (CFT) basé à Lille.

 

En attendant, on peut imaginer que les forces spéciales sont à l'oeuvre, comme des avions de surveillance Atlantique 2 ou des agents de la DGSE. Les hommes du Commandement des opérations spéciales (COS) étaient bien intervenus depuis leur base de Ouagadougou, la capitale du Burkina-Faso, en janvier 2011, pour tenter de libérer Vincent Delory et Antoine de Léocour, les deux jeunes Nordistes enlevés à Niamey. Ils allaient trouver la mort au cours de l'intervention à la limite du Niger et du Mali.

 

Avec six otages français sous menace dans la zone, on se demande d'ailleurs s'il faut hâter le mouvement... La France, selon les mots de Laurent Fabius, veut jouer " un rôle de facilitateur ". Soit.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:50

CarteMali@Onu-589x450

 

18/10/2012 Gaël Cogné - francetvinfo.fr

 

MALI - Depuis que le Nord-Mali est tombé sous la coupe d'islamistes radicaux, l'analogie entre cette région et l'Afghanistan fleurit sur les lèvres des diplomates et responsables politiques. A l'approche d'une intervention militaire africaine pour remettre de l'ordre dans le nord du pays, la comparaison devient même de rigueur. 

"Il faut éviter par tous les moyens que cette partie [le nord] du Mali devienne un 'Sahélistan'", s'effrayait Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, début août. Les politiciens africains s'angoissent eux d'un futur "Africanistan", d'après le New York Times (en anglais). En somme, "tous les ingrédients sont là pour faire du Mali un Afghanistan", tremble Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien, interrogé en avril dernier par des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde lors de l'émission "Internationales" :

 


Abdel Aziz - Mali le nouvel Afghanistan par dtnano

 

 

Cette comparaison est-elle toujours pertinente ? Pas sûr. 


1La géographie


Comme le rappelle Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de défense, dans une tribune publiée sur le site de l'agence russe RIA Novosti"le nord du Mali s'étend, à peu de choses près, sur la même superficie que l'Afghanistan (650 000 km2). Comme lui, c'est un pays enclavé, une zone sans débouché sur la mer".


Ce territoire désertique représente plus de la moitié de la superficie du Mali. Mais seuls un million de Maliens y vivaient en 2005 (environ 7% de la population), selon le site de l'émission "Le Dessous des cartes". Or, l'Afghanistan compte, lui, 30 millions d'habitants, selon la base de données de la CIA. A côté, le Nord-Mali fait figure de lilliputien. La prise du Nord-Mali semble d'ailleurs s'être résumée à occuper les trois grandes villes de la région : Gao, Kidal et Tombouctou. Quelques centaines d'hommes ont suffi pour s'emparer de ce territoire plus vaste que la France.


"User et abuser de la comparaison du Nord-Mali avec l'Afghanistan, comme le font nombre de diplomates occidentaux et des chefs d'Etat ouest-africains, est (...) stérile et potentiellement contre-productif. La situation est grave mais encore circonscrite à une région certes vaste mais contenue dans les frontières maliennes", remarque Gilles Yabi, analyste à l'International Crisis Group. Plutôt que de se lancer dans "une militarisation sans précédent d'une Afrique de l'Ouest dont les pays sont eux-mêmes individuellement très fragiles", il appelle à "consolider l'Etat à Bamako, assainir et réorganiser son armée (...) et amener par la diplomatie les pays voisins qui ont des moyens potentiels de pression sur les groupes armés à faire partie de la solution".


2 Les acteurs


Là encore, la comparaison est tentante avec l'Afghanistan de 2001. Le territoire est administré par Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste malien Ansar Dine soutenu par les trois émirs algériens d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Mokhtar Belmokhtar, Abou Zeid (qui détient au moins quatre otages français) et Yahya Abou Hammam, explique Jeune Afrique.


Un groupe dirigeant qui rappelle immanquablement le mollah Omar, chef des talibans d'Afghanistan, et Ben Laden, ancien chef d'Al-Qaïda. Une source sécuritaire française a confié à l'hebdomadaire qu'"Iyad Ag Ghali est le chef local, qui est mis en avant pour faire authentique. Mais le stratège, c'est Mokhtar Belmokhtar", ancien combattant en Afghanistan. Par ailleurs, la présence de combattants étrangers (afghans, pakistanais et peut-être même français) rappelle l'Afghanistan des années 80.


Toutefois, le contexte n'est pas le même. Comme l'explique le président du Haut conseil islamique malien à RFI, "l'islam du Mali a toujours été un islam modéré, de tout le temps. Et si les Maliens veulent changer, ce sont eux qui vont décider de ce changement. Ce n'est pas quelqu'un d'autre qui viendra le leur imposer." Ensuite, le Mali, contrairement à l'Afghanistan de 2001, ne sort pas de vingt-trois ans de conflits. Pas sûr que le modèle prôné par les islamistes parvienne à s'implanter. Signe de cette défiance, lors d'une manifestation en juin, des centaines de personnes se sont rassemblées à Gao pour montrer leur hostilité aux groupes armés, relatait alors RFI.


3 Le trafic de drogue


Selon le magazine américain Foreign Policy (en anglais), "si quelque chose fait du Mali un Afghanistan, c'est le trafic de drogue". L'Afghanistan s'est rendu célèbre pour sa production de pavot. Or, depuis quelques années, à l'image de la Guinée Bissau, l'Afrique de l'Ouest a été présentée comme une tête de pont du trafic de drogue en provenance de l'Amérique latine et à destination de l'Europe. Le rocambolesque atterrissage d'un Boeing 727 "jetable" bourré de cocaïne et abandonné dans le désert malien en a été l'épisode le plus marquant, comme l'explique RFI. D'après Foreign Policy, le trafic aurait profité à Aqmi et son allié Ansar Dine.


Les trafics font partie du décor au Mali, situé sur plusieurs grandes routes caravanières traversant le Sahara. Mais contrairement à l'Afghanistan, au Mali, la drogue ne fait que transiter. Elle enrichit quelques trafiquants mais ne profite pas à des régions entières comme celles où le pavot est cultivé. Loin de bénéficier aux Maliens, trafics et prises d'otages avaient déjà miné le tourisme dont dépendait une partie de la population, avant le début du conflit. Les groupes islamistes ont surtout tiré profit des rançons versées pour les otages ou des armes mises en circulation après la chute du régime libyen.

 

4 La destruction de mausolées et la charia


Des talibans, les islamistes d'Ansar Dine ont retenu le sens des symboles. A plusieurs reprises ils ont détruit des mausolées, comme dans la "cité des 333 saints", Tombouctou. Des lieux classés au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988. Le motif ? Les mausolées érigés par les musulmans d'obédience soufie relèveraient d'une idolâtrie bannie par l'islam. Ces destructions rappellent le dynamitage en 2001 des bouddhas de Bamiyan, des statues situées dans une vallée du centre de l'Afghanistan.

 

Autre symbole que n'auraient pas renié les talibans : l'apparition de la charia, la loi islamique. Interdiction de boire, fumer, écouter de la musique, voile obligatoire pour les femmes… Quand les couples illégitimes ne sont pas fouettés en public, les voleurs de bétail supposés sont amputés, relate Libération.


"Les islamistes semblent tout faire pour attirer l'attention, et pour accréditer l'idée qu'ils sont bien des clones en terre saharienne africaine des talibans d'Afghanistan", remarque Gilles Yabi. Mais, encore une fois, ces pratiques passent mal. Contrairement à l'Afghanistan où ne se trouvaient plus guère de bouddhistes pour s'opposer à la destruction des statues, les mausolées sont des lieux sacrés pour les Maliens. Quant à la charia, elle ne va pas de soi. Le 6 octobre, une centaine de femmes sont descendues dans la rue à Tombouctou pour protester contre les exactions des occupants, selon RFI.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:35
La piraterie : du détroit de Malacca à la Somalie et le golfe de Guinée

 

13.10.2012 Le Fauteuil de Colbert

 

Il y a des missions qui sont à la charge d'une marine de Guerre et qui, les siècles passant, devaient disparaître puisque la modernité avance et la mer en serait pacifiée tout naturellement. Il ne s'agit pas de missions ou de variantes de la guerre navale héritées d'une guerre mondiale, comme celles consistant à faire débarquer de vives forces un contingent sur une côte ennemie hostile et qui seraient aujourd'hui désuètes. Dans ce registre là, il ne faudrait pas oublier, non sans une certaine émotion, qu'au cours de l'année 1949, le général Bradley (ne serait-ce pas à un char que son nom a été donné ?) affirmait devant le Sénat américain que plus aucune grande opération amphibie n'aurait lieu. Le 15 septembre 1950, près de 30 000 Marines débarquaient sous le feu protecteur de l'US Navy à Incheon, pendant la guerre de Corée. Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à la défense des Etats-Unis, de l'époque, cherchait à faire disparaître le corps des Marines (action logique découlant de l'affirmation précédente).

 

Si ce "détail" de l'Hisoire peut prêter à sourire, qu'est-ce qui serait dangereux de croire que ce genre de "détails" ne se répète pas encore aujourd'hui. Par exemple, la protection de la flotte de pêche est une mission discrète qui refait, plus souvent que l'on pourrait le croire, son apparition.

 

Dans la France d'avant la guerre de Cent ans, c'était même par de véritables escarmouches, pour ne pas dire bataille navale, que commençait d'ores et déjà à s'affronter la France et ses alliés à l'Angleterre sur les mers ! C'est-à-dire que le conflit entre pêcheurs précédait l'affrontement naval entre flottes de guerre.

 

Le professeur Coutau-Bégarie expliquait dans le café stratégique numéro 3 que c'était, notamment, d'un conflit maritime lié à la pêche que les zones économiques, ou presque, étaient nées (les évènements qui conduisirent à cette création commencent dès la déclaration du président Truman, en 1947). Ainsi, les Etats d'Amérique du Sud, dont le Brésil, souhaitaient se réserver l'exclusivité de la pêche à l'anchois. Ils fixèrent arbitrairement une frontière en mer en deça de laquelle ils estimaient que leurs flottes de pêche avaient l'exclusivité de l'exploitation. Cette limite recouvrait tout simplement la distance jusqu'à laquelle les bancs de poissons passaient près de leurs côtes, au-delà leur présence était nul ou presque. Finalement, et malgré les démenées de pays comme la France, qui envoya piteusement l'escorteur d'escadre Tartu protégeait les pêcheurs français (l'ensemble tomba sur cinq escorteurs brésiliens), ce sont les continentaux qui obtinrent gain de cause. Leurs revendications aboutirent à la création des zones économiques exclusives dans la convention onunisenne de Montego Bay.

 

Plus près de nous, ce sont les discussions autour de l'avenir du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP) -doté d'un budget de 6,5 milliards d'euros- qui pourraient aussi faire évoluer les principes du droit maritime communautaire (et mondial ?) : "Bruxelles propose de favoriser financièrement les Etats qui adopteront ce principe de quotas individuels de prises que les pêcheurs ou les armateurs pourraient revendre. La France considère cette mesure comme excessivement libérale, une sorte de privatisation des mers".  

 

La pêche a été la source d'une dynamique guerrière et juridique qui influença lourdement les principes maritimes mondiaux, et de fait, la répartition des richesses maritimes mondiales. Mais, c'est une autre mission normalement dévolue à la marine de guerre qui a été dangereusement délaissée : la lutte contre la piraterie.

 

Pourtant, c'est la raison même de l'existance d'une marine de guerre ! En effet, la piratie n'est bien souvent que la matérialisation de l'absence de l'autorité politique en mer. Généralement, le vide laissé par les Etats en mer, et remplit par les pirates (puisque la nature a horeur du vide), conduit à ce que la libre ciruclation sur les mers soit menacée par les pirates. C'est ce qui se passe encore en Asie du Sud-Est, ce qui se passe avec plus de virulence au large de la Somalie et dans le golfe de Guinée. Mais c'est aussi une lutte que Rome eu à engager au cours du premier siècle avant notre ère.

 

Abou Djaffar1 nous rappelait, à bon compte, cette réalité historique. Ainsi, en 67 avant J.C., la Méditerranée, tant son bassin occidental qu'oriental, était infestée de pirates. Les problèmes navals posés par ces différents foyers de piraterie étaient tellement importants que les liaisons maritimes de l'empire romain étaient plus que coupées, elles étaient même coupées par en droit. Alors, un tribun romain, Gabinius, proposa :

 

"qu’un des consulaires fût investi pour trois ans, avec une autorité absolue et irresponsable, du commandement des mers et de toutes les côtes de la Méditerranée jusqu’à 400 stades dans l’intérieur. Cet espace renfermait une grande partie des terres soumises à la domination romaine, les nations les plus considérables, les rois les plus puissants. La loi donnait en outre à ce consulaire le droit de choisir dans le Sénat quinze lieutenants pour remplir les fonctions qu’il leur assignerait, de prendre chez les questeurs et les fermiers de l’impôt tout l’argent qu’il voudrait, d’équiper une flotte de deux cents voiles et de lever tous les gens de guerre, tous les rameurs et tous les matelots dont il aurait besoin.

 

Les nobles s’effrayèrent de ces pouvoirs inusités qu’on destinait à Pompée, bien que Gabinius n’eût pas prononcé son nom ; ils faillirent massacrer le tribun. César appuya fortement la loi, c’était le premier pas du peuple, las d’une République en ruine, vers l’empire fort et puissant. L’assemblée du peuple doubla les forces que le décret avait fixées et accorda au général 500 galères, 120.000 fantassins et 5.000 chevaux".

 

La suite est à lire sur le blog d'Abou Djaffar. Les escadres romaines chassèrent les pirates d'un bout à l'autre de la Méditerranée et rabattirent les dernières forces en Cicilie. Les derniers pirates qui se rendirent furent disseminés à l'intérieur des terres.

 

Abou Djaffar conclut que cet effort naval romain (le plus important depuis la lutte contre Carthage ?) est le fruit de la conjonctions de plusieurs conditions favorables au succès des armes :

  • la création d'un commandement dédié à l'opération de lutte contre la piraterie,
  • une mission aux objectifs définis,
  • des règles d'engagement clairs, et donc, un mandat bien défini,
  • des moyens militaires atteignant la masse critique suffisante pour obtenir la supériorité sur mer,
  • un soutien sans faille des autorités politiques aux opérations militaires et à leurs conséquences.

Il faudrait aussi relever que l'existence sur mer d'un danger apte à menacer l'existence du commerce maritime, quand une puissance dépend de ce dernier (que ce soit Athènes, Rome, Londres ou Washington), est un catalyseur formidable de bonnes intentions pour construire une marine de guerre. Elle n'existe pas pour elle-même mais bien pour remplir une ou des missions. Mais elle existe aussi, et un peu, par elle-même puisque s'il n'y avait pas une marine étatique alors la piraterie ne pourrait que refaire surface. Autrement dit, la réussite de toute opération lancée pour la piraterie suppose qu'il y ait une puissance qui dépende des routes maritimes, que le phénomène de piraterie menace ces routes et que cette puissance prenne conscience du danger représenté par la piraterie pour sa prospérité.


Au final, c'est aussi une manière de souligner par des voies détournées que les buts premiers d'une marine de guerre ne sont pas la destruction de flottes adverses, mais bien la protection des routes maritimes et des gens de la mer de son Etat. L'existence même de forces navales étatiques (ou relevant d'un groupement politique ?) exprime simplement la souveraineté de cette puissance politique sur les mers et qu'elle entend tirer profit des richesses et du commerce maritimes.

 

Les enseignements à tirer de l'expérience romaine semble très simple. Pourtant, bien des puissances politiques n'ont ni l'envie, ni les moyens de faire respecter leur souveraineté, que ce soit sur terre ou en mer. Le Sénégal vient d'annuler toutes les concessions de pêches consenties à des flottes de pêches étrangères : est-ce que cela sera suivi d'une surveillance des zones économiques exclusives sénégalaises ? Si la réponse est non, alors les eaux sénégalaises pourraient bien être pillées sans que l'Etat sénégalais perçoive l'ombre d'une redevance. Situation paradoxale où l'après est pire que l'avant, malgré une volonté politique forte. Après tout, c'est bien parce que les Etats du Sahara ont refusé d'assumer leur souveraineté sur leurs territoires que des bandes étrangères s'en sont octroyés la libre circulation, à leur convenance.

 

Au XXIe siècle, rien ou presque ne change. Il y a, au moins, trois grands foyers de piraterie qui ne sont traités avec toute la vigueur requise :

  • le détroit de Malacca,
  • la Corne de l'Afrique,
  • le golfe de Guinée,

Il convient de relever que ces trois foyes de piraterie se situent à la conjonction entre les routes maritimes les plus fréquentées et des détroits parmi les plus importants du monde. Autre remarque, le golfe de Guinée et la Corne de l'Afrique donnent directement sur les lieux de production et d'exportation de l'or noir. Le détroit de Malacca est "juste" le trait d'union entre les océans Indien et Pacifique. En outre, c'est une concentration des assaillants sur des lieux de passage obligé des flux commerciaux. C'est la même histoire que les bataillesde l'Atlantique : il convient d'attaquer le commerce maritime là où il se concentre pour avoir une concentration des cibles, tout comme il est nécessaire pour les défenseurs de concentrer les buts à protéger afin de forcer les assaillants à s'attaquer à des convois protégés.

 

http://blog.crdp-versailles.fr/histargeo/public/terminale/ASIE_ORIENTALE/.route_maritime_m.jpg

 

Tout ce qui concerne la piraterie dans le détroit de Malacca est tiré d'un mémoire d'Alexandre Besson, "Questions maritimes en Asie du Sud-Est - Déclin et résurgence de la piraterie", (janvier 2011, Paris) réalisé pour l'IRIS)2. Les propos qui vont suivre et qui traiteront de ce sujet sont donc largement inspirés de son travail. 

Le détroit de de Malacca est historiquement infesté de pirates. Au début des années 2000, la piraterie déborde au point de menacer sérieusement la libre circulation dans le détroit. L'année 2000 fut la pire année rencontrée par les armateurs : 75 attaques dans le détroit, et 119 au large de l'Indonésie, plus largement. Si le nombre d'attaques chuta dans les années suivantes, les Etats côtiers eurent à coopérer pour s'attaquer de manière significative au problème posé. C'était motivé en partie par le fait que japonais et américains menaçaient d'intervenir dans le cadre d'une opération internationale pour juguler la menace. La réaction locale fit que les Etats de la région préfèrent prendre, enfin, le taureau par les cornes plutôt que de voir d'autres puissances maritimes le faire.

 

Il y a une chose qui tranche avec la situation romaine : des marines de guerre existent bel et bien dans chacun des Etats riverains. Mais ils prennent à peine le temps de constater qu'il y a un problème. C'est-à-dire que les gouvernements ne prennent pas la mesure des menaces que font peser les pirates sur le traffic maritime alors que, une cité-Etat comme Singapour, dépend de la vitalité du commerce maritime mondial pour prospérer.

 

La menace ne représentait que brigandage maritime dans 90% des cas, dans les ports du nord de l'île de Sumatra. Il y eu alors des cas de kidnappings au larfe d'Aceh. Les détournements ne concernaient que des petits navires en transit..

 

Le mémoire d'Alexandre Besson cite le Dr. Eric FRECON, jeune chercheur français spécialisé sur les questions de piraterie en Asie du sud-est qui identifie plusieurs raisons pouvant expliquer la multiplication des attaques à cette période.

  • "La crise financière de 1997-1998, qui a poussé de nombreuses personnes venant de l’ensemble de l’Indonésie à converger vers les réputées dynamiques Riau Islands, et notamment vers les îles de Batam et de Bintan, zones franches au sud de Singapour. Mais la crise frappa également durement les Riau et certains hommes n’y trouvant pas de travail et voyant passer dans un flux continu et à quelques brassées seulement les navires de commerce furent tentés d’aller chercher en mer l’argent qu’ils ne trouvaient pas sur terre. La piraterie est apparue pour certains un moyen facile d’arrondir coquettement les fins de mois".
  • "Le manque de moyens adéquats pour combattre ce phénomène, avec une marine et une police indonésiennes très mal équipées d’anciens bateaux de patrouille d’Allemagne de l’est dont seulement un tiers était opérationnel. Ces navires étaient par ailleurs très mal adaptés aux patrouilles en haute mer".
  • "La corruption affectant les autorités locales est également un facteur non-négligeable qui a permis ce boom de la piraterie. En charge des missions de police qu’ils sont sensés assurer en partie sur les fonds propres, les gouverneurs n’étaient pas en mesure de contenir l’influence de parrains mafieux locaux capables d’acheter la négligence – voire la coopération, par des fuites sur le planning des patrouilles – des policiers".
  • "Un autre problème à considérer est la question de la surpêche qui a poussé certains pêcheurs locaux à se laisser aller à arrondir leurs fins de mois par des actes illicites de brigandage en mer".
  • "Enfin, à partir de 1998, les problématiques liées à l’ère post-Suharto (nouveaux leaders politiques, séparatismes, dossier Aceh…) ont profondément affecté l’agenda politique et la lutte anti-piraterie était loin de figurer sur la liste des priorités du moment".

 

Après le pic des attaques de l'an 2000, la situation s'améliora progressivement jusqu'à ce que le détroit soit considéré comme sûr dans les années suivantes. Alors que le détroit avait acquis le statut de zone de guerre, il perdit finalement ce statut lors du déclin de la gravité des attaques : recrudescende des kidnappings.

 

Alexandre Besson explique dans son mémoire que ce sont plusieurs niveaux actions qui permirent au cours de la première décennie du troisième millénaire de faire chuter significativement la piraterie dans le détroit :

  • l'émergence d'une coopération régionale par la prise de mesures aux niveaux national, bilatéral et multilatéral,
  • les implications extrarégionales. 

Aucun des Etats de la région n'avait, par lui-même, les moyens suffisants pour affronter le problème. De l'autre côté, les riverains étaient hostiles à l'entrée en action de forces exogènes. La dernière voie restante était la coopération régionale. Cele-ci résulte d'une montée en puissance de la réponse apportée au phénomène de la piraterie depuis 2004. A partir de cette date, les pays riverains du détroit de Malacca réagirent d'abord au niveau national, puis par le biais de coopération bilatérales :

 

  • "Au niveau national tout d’abord : chaque pays côtier améliora ses dispositifs de contrôle, augmenta ses capacités de surveillance du trafic maritime et multiplia le nombre et la fréquence des patrouilles et des exercices dans les zones affectées par la piraterie".
  • "Au niveau bilatéral également : des patrouilles coordonnées ont été organisées conjointement par l’Indonésie et Singapour, l’Indonésie et la Malaisie, la Malaisie et la Thaïlande, afin de mieux se prémunir contre des pirates traversant les frontières maritimes du détroit pour mener des attaques d’un côté et se réfugier de l’autre sitôt le larcin commis.15 Parallèlement, la coopération et la communication entre les différents centres opérationnels nationaux ont été améliorées".

La mise en place de ces mesures "domestiques" s'élargit par la suite à la coopération régionale :

  • "Première mesure prise dans ce cadre multilatéral, les Malacca Straits Sea Patrols (MSSP) ont été inaugurées en 2004 par l’opération “MALSINDO” (acronyme pour MALaisie-SINgapour-INDOnésie). Cette opération mobilisa 17 navires de Malaisie, de Singapour et d’Indonésie. Les différentes marines menèrent des patrouilles dans leurs eaux territoriales et Zone Economique Exclusive (ZEE) respectives. Ces patrouilles ont plus tard été renommées Malacca Straits Patrol (MSP) et la Thaïlande rejoignit le groupe des trois en octobre 2008".
  • "La deuxième mesure entreprise, Eyes in the Sky (EiS), l’a été en septembre 2005. Cette opération consiste en des patrouilles militaires aériennes destinées à identifier les bâtiments suspects et à dissuader les pirates. Chaque pays participant contribuait ainsi initialement avec deux patrouilles hebdomadaires. Contrairement aux patrouilles maritimes, limitées aux eaux souveraines de chacun des acteurs, les avions de patrouille ont été autorisés à voler au-dessus des eaux de tous les pays participant au dispositif. Par la suite, des équipes combinées ont été embarqués dans les différents aéronefs (Combined Maritime Patrol Teams, CMPT). Cette mesure permet la participation d’Etats non côtiers aux patrouilles aériennes, mais aucun acteur extrarégional n’a été invité jusqu’à présent".
  • "Enfin, troisième phase de cette coopération multilatérale, l’Intelligence Exchange Group (EIG), groupe d’échange de renseignements, a été formé en 2006. Il comprend les différentes agences de renseignement de chaque partie et sa mission est d’analyser chacun des incidents en vue d’identifier des tendances aidant à l’élaboration de réponses opérationnelles. L’information est partagée en temps réel grâce à un système d’information commun : le Malacca Straits Patrol Information System (MSP-IS). Ce Système d’Information (SI) permet à ses différents utilisateurs de partager de l’information maritime blanche16 et d’en améliorer la vitesse de transmission entre chacun des Etats côtiers. Le premier exercice de partage d’information maritime s’est tenu deux ans plus tard en mars 2008. L’EIG s’est montré particulièrement utile ces dernières années : il a par exemple permis la recapture dans le détroit de Singapour d’un bateau détourné au large de Sumatra le 22 septembre 2007 et sitôt renommé de MV KRATON à MV RATU".

Enfin, il convient de relever que la sécurisation durable du détroit de Malacca intéressait les acteurs régionaux du sud de l'Asie qui entendait que leur prospérité ne soit pas troublée par un manque d'action des Etats riverains du détroit :

  • Les Etats-Unis ont largement financé l’installation de radars sur tout le pourtour des principales routes maritimes régionales (IMSS) et ont fourni des bateaux de patrouille, plus modernes et plus maniables, afin de mieux pouvoir se déplacer dans les dédales formés par les nombreuses îles et servant d’abris aux pirates17;
  • Le Japon18 a également fourni des avions et des bateaux de patrouille19 et a entraîné certains officiers (law enforcement officers) ;
  • La Chine a apporté son aide en matière de capacity-building ;
  • L’Inde a conduit des patrouilles conjointes avec l’Indonésie au large des îles Andaman et Nicobar, à l’entrée ouest du détroit de Malacca.

Ces Etats apportèrent, outre une participation financière aux opérations, des aides plus pratiques comme l'aide à l'acquisition de capacités nationales. In fine, il s'agit d'apprendre aux services des Etats riverains d'affirmer leur souveraineté en mer pour le bien de tous.

 

"En parallèle de ces mesures opérationnelles prises pour éradiquer la piraterie dans les eaux sud-est asiatiques, deux structures de coopération multilatérale destinées à partager l’information d’intérêt maritime ont été inaugurées dans le début des années 2000 : l’Information Sharing Centre (ISC) et l’Information Fusion Centre (IFC).

 

L’ISC a été établi par l’accord de coopération régionale sur la lutte contre la piraterie et le brigandage
maritime en Asie (Regional Cooperation Agreement on Combating Piracy and Armed Robbery against Ships in Asia, ReCAAP), premier accord intergouvernemental traitant de la piraterie en Asie.20 Son but est d’améliorer la
coopération multilatérale entre 16 Etats régionaux.21 Finalisé le 11 novembre 2004 à Tokyo (Japon), il est entré en vigueur le 4 septembre 2006.
ReCAAP repose sur trois piliers :

  1.  Le partage de l’information,
  2. L’acquisition de capacités,
  3. Des accords de coopération.

L’ISC a été officiellement inauguré le 29 novembre 2006 à Singapour. Quatre missions lui sont attribuées :

  1.   Echanger des informations utiles concernant les actes de piraterie et de brigandage en mer dans la région,
  2. Faciliter la coopération opérationnelle entre les parties,
  3. Analyser les réalités et tendances de la piraterie,
  4. Soutenir les efforts en termes d’acquisition de capacités des différentes parties.

Ces missions doivent être menées dans le respect de trois principes de fonctionnement clairement identifiés :

  1. Le respect de la souveraineté de chacune des parties,
  2. Un souci d’efficacité,
  3. Et de transparence".


Il est à noter que la sécurisation du détroit de Malacca montrait déjà la montée en puissance du Japon, de la Chine et de l'Inde dans la sécurisation des routes maritimes. Ce sont les mêmes nations qui participeront à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Mais c'est le Brésil qui brille par son absence, tout comme la Russie. Ces deux membres des BRICS n'avaient peut être pas les moyens d'être physiquement sur zone ou n'entretenaient peut être pas assez de liens diplomatiques avec les Etats riverains. La notion de BRICS devrait même être élargie à une autre qui prendrait en compte les puissances émergentes tant sur le plan économique qu'international : par exemple, si le Japon n'est pas puissance émergente, c'est bel et bien un acte maritime émergent.

 

L'auteur du mémoire tente de revenir sur les raisons du déclin de la piraterie dans le déclin : est-ce bien du seul fait du volontarisme des Etats ?

Premièrement, les mesures prises par les Etats ont rassuré les compagnies maritimes et les équipages, indépendemment du succès réel de ces mesures. Il y a un effet moral certain produit par l'action, qui n'est pas à négliger quand on pense au fait que ce souvent les augmentations des primes d'assurance qui paralyse le trafic.

Deuxièmement, des lacunes perdurent puisque :

  • les patrouilles sont coordonnées et non conjointes,
  • le planning des patrouilles pourrait "fuiter" du fait de la corruption,
  • absence de coordination entre la surveillance aérienne et l'action des patrouilleurs,
  • manque de transparence quand aux résultats des patrouilles.

Mais en revanche, Alexandre Besson souligne que :

  • "le processus de coopération dans le partage de l’information d’intérêt maritime s’est avéré à plusieurs reprises efficace pour ce qui est de la récupération de navires piratés. Il sera intéressant de surveiller les développements futurs de l’IFC qui n’en est qu’à ses débuts. Si l’idée est de pouvoir fusionner l’information disponible, le partage de renseignements d’intérêt maritime, sensible par nature comme toute coopération en matière d’intelligence, ne peut se faire au sein de cette communauté que sous le principe des échanges bilatéraux. Ce principe vient donc de fait limiter l’ambition partagée et affichée, sans même évoquer les éventuels problèmes liés au manque de standardisation des agences impliquées ou ceux, plus techniques, liés à la fusion de bases de données nationales. On peut également regretter l’absence d’acteurs régionaux de premier ordre comme la Malaisie ou l’Indonésie (également non-signataires de ReCAAP). Si ces dernières ont sans doute souhaiter d’abord observer où menait l’initiative de leurs voisins singapouriens, il semblerait qu’elles envisagent de rejoindre le centre prochainement".
  • D'autre part, l'auteur rapporte que l'enquête de terrain du Dr. Eric Frecon a mis en évidence que c'est la publicité des mesures prises par les riverains du détroit, par voie de presse (journaux, radio, télévision) qui eu un effet dissuasif sur les candidats à la piraterie.
  • Les effets du Tsunami de 2004 ne sont pas à négliger en ce qui concerne la mort de pirates ou de la destruction d'embarcations servant à ces attaques.
  • La disparition de "coordinateurs crédibles" (soit par arrestation, par nécessité de disparaître de la circulation pour se protéger) aptes à monter des ataques aurait fait défaut aux pirates restants et incapables de monter par eux-mêmes des attaques sans ces cadres de valeur.

La situation semble suffisamment pacifiée dans le détroit pour permettre, tout du moins, la libre circulation du commerce maritime mondial. Néanmoins, la piraterie, à défaut de disparaître, semblerait ressurgir en d'autres lieux pas si éloignés que cela du détroit : "Ainsi, les développements récents en Mer de Chine du sud avec la multiplication d’actes de piraterie et de brigandage maritime au large des îles Natuna, Anambas et Mangkai mais aussi au large de la côte est de la péninsule malaisienne (Pulau Tioman) ont donné lieu à des alertes émises par l’IMB, ReCAAP et l’IFC.31. Avec 13 attaques recensées en 2009, c’est-à-dire plus que lors des cinq années précédentes réunies, et 15 pour le seul premier semestre 2010, la situation en Mer de Chine du sud suscite l’inquiétude des spécialistes". A ces constatations alarmistes, il faut ajouter que la piraterie se développe désormais dans le détroit du Mékong...

Par rapport à la situation de l'Empire romain, il y a deux choses qui tranchement franchement : s'il y un a développement de la volonté des Etats sur mer pour faire respecter leur souveraineté, cela semble tout de même assez timide. Aussi, il faut remarquer que la piraterie est plus jugulée qu'elle n'est rééllement traitée : le problème est à terre et rien ne semble avoir été fait pour été fait pour traiter les foyers de ce phénomène. Pire, cela révèle qu'il y aussi un problème de souveraineté à terre. Si des solutions policières ont été mises en œuvre, il reste encore à trouver une solution politique de long terme. Le déplacement de la piraterie et son irruption dans d'autres zones montrent combien le phénomène est économique à la base.

 

http://i60.servimg.com/u/f60/14/00/74/96/aden1211.gif

 

En Somalie, la situation de la piraterie est tout autre. Aux environs de l'année 1992, le pays s'effondre. Le drame alimentaire est tel que l'ONU doit monter une opération. Mais le pays, alors en pleine guerre civile, voit les différentes factions armées qui se disputent le pouvoir très mal recevoir cette aide internationale. Les Etats-Unis montent l'opération Restore Hope qui se termina par le fiasco de la bataille de Mogadiscio. L'ONU occupa néanmoins une partie du terrain jusqu'en 1995, ce qui n'empêcha pas la désagrégation du pays. Deux régions sont en situation d'indépendance auto-proclamée : le Somaliland (1997) et le Puntland (1998).

 

http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/media/00/00/1277376680.gif

 

La piraterie3 aurait commencé à poindre avant même le complet éclatement du pays. Ce qui peut être dit, c'est que :

  • si naissance de la piraterie il y a eu,
  • alors la disparition de l'autorité étatique en mer n'a pu que favoriser son émergence,
  • l'endroit est propice puisque les cibles sont nombreuses : les côtes somaliennes sont à la croiser des plus importantes routes maritimes mondiales,
  • et des flottes étrangères se seraient livrées à un pillage en règle des ressources locales, notamment halieutiques, ce qui aurait privé les habitants du littoral de ressources impérieuses dans un pays en situation de famine dans certaines de ses régions.

Par rapport au détroit de Malacca, l'éclosion du phénomène de la piraterie a été favorisée par l'absence d'une marine étatique somalienne qui a disparu dans les limbes de la guerre civile. Comme dans la situation de l'Asie du Sud-Est, il semblerait que le phénomène de la piraterie en Somalie soit resté, depuis 1991 jusqu'à 2006, assez marginal pour ne pas menacer le commerce maritime mondial. Non pas qu'il n'y avait pas d'actes de piraterie pouvant être classés comme "graves", mais ils étaient suffisamment aléatoires et espacés dans le temps pour ne pas inquiéter. L'Organisation Maritime International (OMI) fait partie des organisation qui tire la sonnette d'alarme depuis 2005. Ce constat invite à relativiser la croyance qui veut que la pauvreté de populations littorales entraîne l'apparition de foyer de piraterie : si c'était vrai, alors bien des littoraux seraient très dangereux pour la navigation, d'autre part, l'exemple somalien montre une très lente montée en puissance.

 

C'est la mainmise des tribunaux islamiques depuis juin 2006 sur la Somalie qui offre un répit au commerce maritime international. La piraterie est arrêtée net dans son élan puisqu'il y avait 67 faits de piraterie en 2005 quand il n'y en a plus que 23 en 2006. Une solution a été apportée à terre puisque la piraterie est condamnée, avec toute la souplesse que l'on peut prêter à une telle organisation politique, ce qui dissuade, manifestement et de facto, nombre de pirates de reprendre la mer.

 

Néanmoins, c'est un autre bouleversement de la situation politique intérieure de la Somalie qui relance la piraterie : la parenthèse offerte par l'Union des tribunaux islamiques est très vite refermée quand l'Ethiopie opère une courte invasion dans le nord de la Somalie en décembre 2006. Les mauvaises habitudes sont vites reprises et les faits de piraterie grimpe à 32 actes répertoriés dès l'année 2007.

2008 est l'année qui marque un tournant majeur dans la lutte contre la piraterie. D'une part, il y a une ascencion dans la violence des faits puisque si le nombre d'incidents explose, cela va de pair avec l'aggravation des faits en eux-mêmes : nombre de bâteaux sont détournés et leurs équipages retenus en otage. Au 17 novembre 2008, 17 navires sont aux mains des pirates avec 250 membres d'équipage !

 

Comme dans le détroit de Malacca, la réaction à ces méfaits en mer ne viendra pas d'un pays de la région, mais bien des puissances étrangères à la région qui liées par un intérêt commun : la libre circulation sur les mers. S'il n'y a pas d'obstacle véritable à une opération étrangère, il n'y a pas non plus de partenaires sur qui se reposer, tout du moins, dans un premier temps. Le premier niveau d'action sera une mesure unilatérale : ainsi, le gouvernement fédéral de transition de la Somalie autorise les navires militaires étrangers à venir intervenir dans ses eaux territoriales au cas par cas. Aucun droit de poursuite n'est accordé, même au cas par cas. Mais il aurait été surprenant de trouver de suite des candidats à l'intervention sur le sol somalien, même en passant par des opérations commandos, depuis les résultats de Restore Hope. La décision du gouvernement somalien est portée au niveau de la communauté internationale par la résolution 1816 qui transcrit ce mandat dans le droit international.

 

Plusieurs prises d'otages pressèrent les Etats d'agir, notamment les plus médiatiques d'entre-elles. Par exemple, le fait que les navires français, comme le Ponant, soit pris en otage ne doit pas être étrangé à un activisme français pour répondre au défi lancé par les pirates Somaliens. Par ailleurs, cette opération française fera date puisqu'elle donne lieu à une poursuite des preneurs d'otages à terre : depuis, la France n'aura de cesse de promouvoir les raids terriens pour désorganiser les foyers de la piraterie.

 

S'il ne faut pas compter sur les Etats riverains, ou sur l'Etat concerné, pour monter une véritable opération contre la piraterie, alors ce seront les puissances extérieures qui le feront. Il est temps d'agir car, comme cela est illustré sur la carte précédente, les pirates opèrents d'ores et déjà à plus de 400 miles nautiques depuis leurs côtes... Cette prouesse -et il s'agit bien d'un exploit logistique- a été permise par un développement des capacités logistiques des pirates : leurs frêles skiffs, s'ils sont inaptes à la navigation hauturière de longue durée, ils sont par contre parfaitement apte à opérer depuis des bâteaux-mères. Ce sont souvent de gros navires de pêches qui permettent d'embarquer quelquels skiffs et de les lâcher sur leurs proies. L'endurance des pirates augmente, tout comme leur succès.



Dans un premier temps, c'est la task force CFT-150 qui se charge en partie de lutter contre la piraterie. Cette formation navale avait pour but initial de traquer les liaisons maritimes entre la Corne de l'Afrique et le Yemen et qui pouvait servir à des groupes djihadistes. La qualité première de cette force est d'exister et d'être du ressort de l'OTAN, ce qui permet d'impliquer aussi bien les Américains que les européens qui ont intérêt à agir et qui en ont les moyens. Cependant, les limites de la CFT-150 sont rapidement atteint puisqu'elle n'est pas conçue pour agir dans la durée contre la piraterie : pas de mandat clair outre les autorisations du gouvernement somalie transposées dans la résolution 1816 et pas de stratégie globale de lutte contre la piraterie : que faire des pirates capturés ? Où les juger ? Où les détenir ? L'opération doit durer à la mer à partir de quelles forces ? De quelles bases ? L'OTAN aura bien du mal à le reconnaître, mais cette opération a surtout le mérite d'exister et de pouvoir s'adapter à sa nouvelle mission grâce aux qualités intrinsèques des navires qui peuvent basculer d'une mission à l'autre en pleine mer. Mais cela ne remplace pas la construction d'une véritable opération de lutte contre la piraterie depuis la terre, comme l'avait fait Rome...

C'est l'Union européenne qui apportera une réponse bien plus construite à la problématique posée par la piraterie en Somalie. Le Conseil de l'Union adopte, le 10 novembre 2008, une action commune portant création d'une opération militaire pour lutter contre la piraterie. L'opération, dénommée Atalante, est conçu dans le cadre des résolutions 1814, 1816, 1838, 1846 et 1851 de l'ONU. Cette opération prévoit le déploiement d'une force navale au large des côtes somaliennes pour une durée de 12 mois. Les objectifs premiers sont :

  •  à la protection des navires du PAM qui acheminent de l'aide alimentaire aux populations déplacées de Somalie,
  •  la protection du trafic maritime au large de la Somalie par la répression des actes de piraterie.

Si c'est la première opération navale de l'Union européenne dans le cadre de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD), il ne faut pas oublier que l'UEO avait, du temps de son existence, menée plusieurs opérations navales réussies, de la guerre Iran-Irak (ou première guerre du golfe) aux guerres de l'ex-Yougoslavie.

 

La force navale s'organise alors autour de trois composantes majeures :

  • le contrôle politique est exercé par le Conseil européen par le biais du Comité politique et de sécurité (COPS) qui exerce également la direction stratégique.
    Le Comité Militaire de l'UE (CMUE) assure le suivi de la bonne exécution de l'opération conduite sous la responsabilité du commandant de l'opération.
  • Le Rear-Admiral Duncan L. Potts a été désigné premier commandant de l’opération. L’état-major opératif est basé à Northwood au Royaume-Uni. Le commandant de l'opération assure la planification et la conduite de l’opération en liaison avec les autorités militaires (Etat-major de l’UE) et politiques de l’UE.
  • Le contre-amiral (espagnol) Jorge Manso commande la force navale européenne depuis l’état-major de la force (FHQ) sur le théâtre. Ce dernier est embarqué à bord d’un bâtiment, il a été réduit au strict minimum, soit environ une vingtaine de militaires dont un Français.

L'organisation de l'opération perdurera par la suite.

 

Le dispositif naval s'articule autour d'une demi-douzaine de frégates et d'un navire-amiral, qui est bien souvent une unité amphibie et logistique. Mais, et surtout, l'escadre coalisée est appuyée par plusieurs avions de patrouille maritime qui, stationnait à Djibouti, permette un éclairage quasi constant des frégates. C'est bien indispensable pour surveiller une telle zone. Mais c'est une liaison aéronavale qui n'avait pas été observée dans les opérations de lutte contre la piraterie dans le détroit de Malacca.

La maîtrise de l'information et sa diffusion pour lutter contre les pirates n'est pas non plus négligée puisque l'opération Atalante est dotée d'une cellule qui centralise l'information maritime dans cette région. Cellule de coordination européenne de lutte contre la piraterie maritime (EU NAVCO), sa création avait été décidée par le conseil européen des affaires étrangères et relations extérieures. La structure est mise en place au 15 septembre 2008. Elle coordonne autant les moyens des Etats membres mis en place dans le cadre de missions nationales que l'information à diffuser au près des armateurs. A partir du lancement de l'opération Atalante, EUNAVCO cesse toute activité au profit d'EUNAVFOR. C'est le centre de sécurité maritime de ce dernier qui assure la liaison entre forces navales et armateur. Cette plateforme de communication est un moyen indispensable pour coordonner l'information dans la zone, comme cela avait été fait en Asie du Sud-Est.

Enfin, c'est dans l'optique de l'opération Atalante que des accords judiciaires sont passés entre ses pays membres et des pays riverains des eaux somaliennes pour prendre en charge les éventuels pirates capturés. C'est une action essentielle qui a le grand mérite d'extraire une partie, même faible, des pirates du circuit. Mais c'est à se demander si les marines ne sont bien préparées à cette action judiciaire par l'emploi de moyens d'investigation permettant d'apporter des éléments de preuves. Au vu des quelques procès qui ont eu lieu, il faut malheureusement répondre que non. Aussi, il ne semblerait pas que les "cadres" des pirates soient visés en priorité par ces actions judiciaires. Pourtant, c'est bien le fait de viser ces véritables démultiplicateurs de forces qui avait été un des facteurs permettant de réduire la piraterie en Asie.

L'opération Atalante est prolongée d'une année à partir du 13 décembre 2009. Le 23 mars 2012, le conseil des ministres de l'Union européenne prolonge l'opération de deux années supplémentaires : jusqu'en décembre 2014.

 

C'est la protection des flottes de pêche européenne qui motive une autre évolution du conflit. En 2009, l'extension de la zone d'action des pirates est spectaculaire : ils agissent désormais à 1000 miles nautiques de leurs côtes pour les plus aventureux, soit du nord de Madagascar jusqu'au Golfe d'Aden. Les pirates finissent par envahir les zones de pêches. Les armateurs doivent faire face à cette menace nouvelle qui révèle les limites de l'opération Atalante, et de facto, celles de la CFT 150 qui continue ses opérations, centrée sur la protection des navires du PAM et sur la protection du détroit de Bab El-Mandeb. Les deux opérations, otanienne et européenne, ne parviennent par à obtenir la concentration en mer pour réduire les attaques. La formation de convois est une mesure parfois utilisée, mais n'est pas encore à l'ordre du jour. Pour palier à cette carence des marines dans la protection du trafic et des activités de pêche, les armateurs de navires de pêche français se tourne vers le recours à des équipes de protection embarquées. Les hommes sont fournis par les fusiliers-marins et l'Etat facture ce service aux armateurs qui le désirent. Cette mesure qui est dans un premier temps française, finit par se généraliser à bon nombre de marines. Certaines ne pourront pas s'offrir les moyens de recourir à de telles équipes étatiques et ouvriront donc la porte au secteur privé. D'autres feront de même, non pas par obligation, mais bien par choix.

 

Cette phase est celle qui donne véritablement le coup d'envoi aux palliatifs du secteur privé pour parer aux insuffisances des marines de guerre pour juguler la piraterie. D'une part, il y a le recours à ces équipes de protection embarquée qui ouvre un grand marché pour le privé. De l'autre côté, il y a les propositions d'adaptation de systèmes d'auto-défense non-léthaux sur les navires de commerce puisque le droit international interdit strictement qu'ils soient armés.
Entre parenthèse, l'une des mesures qui demeure assez efficace contre la piraterie de la part de la marine marchande demeure la manoeuvre : c'est-à-dire la capacité d'un capitaine ou d'un commandant à manoeuvrer son navire pour rendre difficile toute évolution hostile ayant pour but l'abordage. Bien des navires doivent leur salut à ces évolutions.

 

La situation ne s'améliore pas pendant l'année 2010. Au contraire, les records sont battus à la fin de cette année : au moins 28 navires sont, encore, aux mains des pirates avec un demi-milier de marins à bord. Si l'opération Atalante produit ses effets, ils sont masqués par les actes de plus en plus enhardis de la part des pirates. Ils prennent tellement confiance qu'ils se permettent même de confondre à plusieurs reprises des navires militaires avec des navires civils !

 

L'année 2011 n'est pas porteuse d'amélioration. Au contraire, les chiffres sont toujours aussi mauvais. Le rayon d'action des pirates a même ponctuellement augmenté. Si le nombre d'attaque ne diminue pas, le nombre de navire détourné décroit : d'une cinquantaine en 2010, ils ne sont plus qu'une trentaine en 2011.

 

Du côté de l'action judiciaire, les chiffres sont spectaculaires : d'avril 2008 à octobre 2010, plus de 1200 personnes ont été arrêtées, dont 500 qui sont passées en justice pour 250 qui ont été condamnées. Une cinquantaine de pirates ont été tués en mer. Il semblerait que les effets de l'action judiciare ne soit pas aussi efficaces qu'en Asie.

Il convient aussi de relever que les marines exogènes qui avaient apporté leur soutien à lutte contre le phénomène de la piraterie en Asie du Sud-Est sont aussi présentes dans la Corne de l'Afrique : outre les Etats-Unis qui soutiennent la CFT 150, la Chine, l'Inde, la Russie et le Japon se font remarquer. Le problème devient préoccupant pour l'Inde dans la mesure où la piraterie se rapproche dangereusement de ses côtes. Ces pays, outre Washington, auront tendance à agir dans le cadre de missions nationales, même s'il semble impératif pour eux de montrer qu'ils participent à la sécurisation du commerce maritime mondial.

 

2011 consacre aussi que sur le plan défensif, tout ce qui a pu être fait a été fait dans la protection passive intrinsèque des navires eux-mêmes, par l'embarquement d'EPE ou par la diffusion de l'information, des itinéraires sûrs. Mais tout a plus ou moins été fait en matière de protection active. Les politiqes et les officiers généraux ont beau retourner le problème dans tout les sens, la situation est à terre. Face aux coûts suscités par les opérations de lutte contre la piraterie (estimés à plusieurs miliards de dollars) et au fait qu'il y ait une montée des connexions entre la piraterie somalienne et d'autres puissances politiques non-étatiques sur le continent, la solution de l'action à terre est remise au goût du jour. Les français, les espagnols et les russes poussent en ce sens.

En attendant, la presse se fait de plus en plus l'écho d'actions coup de poing qui intervienne sur les côtes somaliennes : soit du fait de forces spéciales, soit du fait d'une artillerie navale, et soit du fait de moyens aériens. Si les Etats riverains acceptent la présence de drones américains, dont les Seychelles, c'est avec le doute qu'ils n'iront pas agir seulement au Yemen contre des bandes djihadistes.

 

La décision de prolongation de l'opération Atalante du 23 mars 2012 contenait un volet supplémentaire qui autorise les Etats membres à agir à terre. Cette avancée majeure est octroyée par le gouvernement somalien à l'Union européenne : "Le GFT a en effet accepté de déléguer à l'Union Européenne, et à sa force Atalante, la décision d'opportunité de l'action militaire sur son territoire. Un précédent important en droit international et en droit de la mer, qui s'inscrit dans une action globale de l'UE dans la Corne de l'Afrique. A côté de l'opération militaire, l'Union a, en effet, déployé un important programme de coopération avec la Somalie dans laquelle elle apporte son concours tant au niveau économique que politique. Fin février, l'Europe a proposé au GFT le principe d'une « coopération étendue », renforçant tous les volets de l'accord initial, y compris la zone d'action militaire. Début mars, le GFT donnait son accord et le notifiait également aux Nations Unies, validant par là-même le nouveau cadre juridique d'action". 

 

Depuis les coups de force européens se multiplient en Somalie. Il n'y aurait plus que 8 navires et 235 marins retenus en otages en Somalie, ce qui est une sévère décrue par rapport au pic de l'année 2011.

 

Cette avancée et ces réussites doivent certainement à la capacité de l'Union européenne de construire des opérations civilo-militaires qui durent dans le temps, et d'autre part à une situation intérieure favorable en Somalie où l'avenir s'annonce plus radieux. Si la piraterie n'est pas encore totalement maîtrisée, il y a de quoi sereinement espérée qu'elle sera réduite à sa plus simple expression, d'avant son niveau de 2008. Mais cela suppose, comme en Asie du Sud-Est, une solution politique durable qui permettent de sortirent des populations entière de la pauvreté. Si la misère n'est pas créatrice automatique de pirates, il ne faudrait pas espérer que des populations dans le besoin qui ne connaissent plus que la piraterie pour nourir leurs familles ne se retournent pas à nouveau vers ces solutions. Si les questions liées à la pêche sont un problème à résoudre pour trouver une solution politique durable, alors il faudra doter tout ce qui ressemble à un gouvernement en Somalie d'une force de garde-côtes. Cette action, nécessaire dans tout les cas, prendra encore quelques années.

 

Avant de crier victoire trop vite, et malheureusement, il faut constater que le golfe de Guinée, après de nombreuses alertes, devient un nouveau foyer de pirates. Un chimiquier a été récemment capturé puis relâché. La France est d'ores et déjà sur les rangs puisque c'est la raison d'être de la mission Corymbe que de participer à la résolution de crises locales ou de permettre aux Etats riverains de ce golfe de répondre aux défis maritimes par la fourniture de formations et d'équipements...

 

Ce qu'il faut retenir de ces trois foyers de piraterie, c'est que, comme dans l'Antiquité, le recours à une force navale militaire est le prérequis pour disputer la liberté d'action des pirates. Mais cela suppose une action complète, ou opération civilo-militaire dans le vocable actuel, pour permettre aussi bien d'employer la force que de jeter les bases d'une situation politique durable.

Mais il faut aussi remarquer que ces opérations concernent des menaces de basse intensité qui ont fini par menacer le commerce maritime mondial. Ces opérations ont été l'occasion d'apprécier que bien des Etats étaient attachés, via leurs marines, à la libre circulation sur les mers, dont le Japon, la Chine, l'Inde et l'Iran.

La lutte contre la piraterie a aussi démontrée que, à l'heure actuelle, aucune marine de la planète n'avait les moyens de lutter seule contre foyer de piraterie. Même l'US Navy ne se permet pas de le faire, elle en est incapable puisque son format est taillé pour détruire la flotte soviétique. Cela montre que, à l'heure actuelle, les missions premières des marines sont d'exister et de participer au contrôle des flux maritimes dans le cadre de coalitions. Cela suppose d'avoir suffisamment de navires pour être présent, pour chaque Etat, dans les points clefs de son espace géostratégique maritime, et de savoir utiliser politique sa flotte pour peser dans une coalition.

 

 

 


Notes de bas de page :

 

1 "Les pirates et l'Empire : comment les Occidentaux veulent faire la guerre sans tuer personne", Abou Djaffar, 4 mai 2009.

2 "Questions maritimes en Asie du Sud-Est - Déclin et résurgence de la piraterie", Alexandre Besson, janvier 2011, Paris, réalisé pour l'IRIS.

3 Le site Bruxelles 2 est à consulter pour tout ce qui touche à la piraterie dans les eaux somaliennes.

 

Pour aller plus loin :

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:10

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/85/Africom_emblem_2.svg/463px-Africom_emblem_2.svg.png

 

Oct. 18, 2012 Defense News (AFP)

 

WASHINGTON — Defense Secretary Leon Panetta nominated on Oct. 18 a former senior commander in Afghanistan as the new head of the military’s Africa Command, which oversees U.S. security efforts on the continent.

 

The change in leadership comes amid growing concerns over al-Qaida’s affiliates in the region, particularly in Mali, and a deadly attack on a U.S. consulate in Libya linked to Islamist extremists.

 

Panetta said Gen. David Rodriguez, who served as the deputy American commander in Afghanistan and helped plan the “surge” of additional troops in the war, was well-suited to the post.

 

As chief of the NATO-led force’s joint command, Rodriguez “oversaw the coalition and Afghan forces during the surge, and was a key architect of the successful campaign plan that we are now implementing,” Panetta told a news conference.

 

Rodriguez, known by troops as “General Rod” and who currently serves as head of U.S. Army Forces command, was touted as a possible chief commander for Afghanistan last year. The job however went to a Marine, Gen. John Allen, who after a year in Kabul is due to hand over soon to another Marine, Gen. Joseph Dunford.

 

If his nomination is confirmed by the Senate as expected, Rodriguez will succeed Gen. Carter Ham, who played a key role in the NATO air war in Libya.

 

As head of Africa Command, Rodriguez would help oversee counter-terrorism missions in Somalia, Yemen, Mali, Nigeria and elsewhere, as well as training and other efforts designed to bolster U.S. military ties across the region.

 

The command’s headquarters is based in Stuttgart, Germany. Panetta also named Gen. John Paxton as the new number two of the U.S. Marine Corps, as the outgoing assistant to the commandant, Dunford, will soon be taking over as the top U.S. and NATO military chief in Afghanistan.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:05

http://www.novayagazeta.ru/storage/c/2012/10/17/1350492163_500016_75.jpg

source novayagazeta.ru

 

PARIS, 18 octobre - RIA Novosti

 

Une cellule de crise a été mise en place pour localiser et délivrer 7 marins, dont 6 ressortissants russes, enlevés au Nigeria lors d'une attaque pirate d'un remorqueur appartenant à Bourbon, entreprise française de services pétroliers en mer, a annoncé jeudi une porte-parole de la société.

 

"Il n'y a aucun problème avec le bateau qui se trouve à présent dans le port nigérian d'Onne. Quant aux marins kidnappés, la cellule de crise agit en étroite coopération avec le Nigeria, la Russie et l'Estonie afin de les libérer dans les plus brefs délais et en totale sécurité", a-t-elle déclaré à RIA Novosti.

 

Plus tôt dans la journée, l'agence Chine nouvelle a fait savoir, se référant au porte-parole de la marine nigériane Kabiru Aliyu, qu'une opération de libération des otages était en cours de préparation.

 

Sept membres d'équipage d'un navire pétrolier, six Russes et un Estonien, ont été kidnappés lundi 15 octobre, par des ravisseurs au large du Nigeria. Après avoir été arraisonné, le Bourbon Liberty 249 a poursuivi sa route avec ses neuf autres membres d'équipage, tous sains et saufs, jusqu'au port nigérian d'Onne.

 

L'enlèvement s'est produit à 40 miles nautiques de Brass, le long de la côte sud du Nigeria, zone pétrolifère située dans le sud du pays, où opère le groupe d'insurgés armés Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND). Ses commandos attaquent les sites pétroliers et enlèvent des étrangers y travaillant pour obtenir une rançon.

 

Par ailleurs, au large du Nigeria et du Cameroun voisin, des pirates se livrent à du pillage de bateaux ainsi qu'à des rapts.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:05

Mali slodiers 400x300

 

18/10/2012 Par Malika Groga Bada - Jeuneafrique.com

 

Bonne nouvelle pour les autorités maliennes. Le 17 octobre, Abdoul Kabele Camara, ministre guinéen de la Défense a affirmé que le Mali pouvait dès à présent entrer en possession de son armement bloqué à Conakry.

 

« La Cedeao [Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, NDLR] est venu inspecter les containers, nous en avons fait l'inventaire (…) Maintenant, nous attendons que les Maliens emmènent l'équipement nécessaire au transport de l'armement », a déclaré Abdoul Kabele Camara, ministre guinéen de la Défense à Associated Press.

 

Au Mali, l'on n'a pas attendu plus longtemps que nécessaire : le même jour, une mission de l'armée a quitté Bamako pour Conakry. Avec un certain soulagement. Le 11 octobre, des militaires maliens, partis récupérer cette cargaison étaient rentrés bredouilles après plus d'un mois d'attente en Guinée.

 

Commande d'ATT

 

Arrivées au port de Conakry le 27 juillet, les autorités guinéennes avaient bloqué la cargaison sur instruction de la Cedeao. L'organisation sous-régionale voulait éviter que ces armes ne tombent entre les mains de la junte malienne et de son chef, le capitaine Sanogo. Composé d'une vingtaine de blindés, de fusils-mitrailleurs et d'équipements militaires, la cargaison avait été achetée par Amadou Toumani Touré, avant le coup d'État du 21 mars.

 

Un gage de gratitude ? Dioncounda Traoré, le président par intérim malien, est annoncé à Conakry le 20 octobre.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1b/Ng-map.png

 

18 octobre 2012 Romandie.com (AFP)

 

NIAMEY - Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son homologue nigérian Goodluck Jonathan, qui effectuait une visite à Niamey, ont décidé jeudi de renforcer leur coopération contre le terrorisme, alors que leurs pays sont confrontés à des groupes islamistes armés.

 

Les ministres de la Défense des deux pays ont signé un accord de défense et de sécurité, qui vise notamment un échange de renseignements pour combattre la criminalité transfrontalière et autorise chacun des deux voisins à demander l'assistance de l'autre s'il se sent menacé par une agression ou par une déstabilisation armée, selon des éléments recueillis par l'AFP.

 

Les deux chefs d'Etat ont convenu aussi du démarrage effectif des patrouilles frontalières mixtes entre les deux pays, annoncées antérieurement mais jamais réellement mises en oeuvre, indique le communiqué final.

 

Nous sommes soumis aux mêmes menaces. (...) Donc nous nous préparons, nous nous organisons pour mutualiser les moyens de renseignements et les forces de défense et de sécurité, a souligné M. Issoufou lors d'une conférence de presse, jugeant que l'accord signé marque un grand pas en avant.

 

Les criminels ne respectent pas les frontières nationales. Pour se protéger, les deux pays doivent travailler ensemble, a fait valoir M. Jonathan.

 

Les deux présidents ont exprimé leur vive préoccupation par rapport au péril que fait peser sur leur espace le terrorisme international, citant Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Boko Haram. Ils ont condamné les prises d'otages d'organisations terroristes comme celle du 14 octobre au Niger et les violences commises par Boko Haram, selon le communiqué final.

 

Le Niger est confronté depuis plusieurs années aux actions d'Aqmi, qui commet des rapts, en particulier d'Occidentaux, dans la bande sahélo-saharienne.

 

Cinq Nigériens et un Tchadien travaillant pour des ONG humanitaires ont été enlevés par des inconnus armés le 14 octobre dans le sud-est du Niger, frontalier du Nigeria, et emmenés - selon des sources nigériennes - dans le nord-ouest du pays, voisin du Mali.

 

Le Nigeria est régulièrement secoué par des violences attribuées au groupe islamiste Boko Haram, qui a établi depuis quelques mois des contacts avec Aqmi.

 

MM. Issoufou et Jonathan ont également évoqué la crise au Mali, dont le nord est contrôlé par des groupes islamistes, dont Aqmi.

 

La crise malienne est une question de sécurité intérieure pour chaque pays de la sous-région, a insisté le président du Niger.

 

Les deux dirigeants se sont accordés sur la nécessité d'aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et ont salué la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 12 octobre, étape importante en vue de la constitution d'une force militaire internationale devant aider le Mali à reconquérir les régions occupées du nord du pays.

 

Le président nigérian doit se rendre vendredi à Bamako pour participer à une réunion internationale de haut niveau destinée à peaufiner une stratégie de reconquête militaire du nord du Mali.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:15

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fc/Naval_Jack_of_the_Netherlands.svg/800px-Naval_Jack_of_the_Netherlands.svg.png

 

October 17, 2012 defpro.com

 

On October 12 in Djibouti, the Dutch Autonomous Vessel Protection Detachment started with the transfer of their duties to German colleagues. For the last 3 months, the team of marines accompanied food transports of the UN World Food Program to Somali harbours in order to protect them against pirates.

 

The Netherlands was the first country to offer this type of protection to United Nations food transport ships. A total of 3 AVPDs were deployed by the Netherlands, each serving 3 months. The commander of the EU counterpiracy mission Atalanta, Rear Admiral Duncan Potts of the Royal Navy, said: “I want to thank the team and the Netherlands for the very important contribution they made to Atalanta." Originally, the Defence organisation’s contribution was to amount to two terms of three months each, but as a result of a shortage of such teams, the EU asked the Netherlands to extend its contribution by another term of three months.

 

CAROLINE SCAN

 

The first team, consisting of marines, a doctor and a nurse, went on board the first ship, the Caroline Scan, on 21 January of this year. The famine in Somalia caused the number of food transports to this destitute country to triple. Posting military personnel on board cargo ships makes escort by navy ships superfluous, and is much more efficient.

 

ATALANTA & OCEAN SHIELD

 

AVPDs are part of the EU mission Atalanta which, like NATO’s Ocean Shield, is aimed at the protection of commercial shipping and counterpiracy. The Netherlands currently holds command of Ocean Shield.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:10

Somalia Kenya map source bbcimg.co.uk

 

October 17, 2012: Strategy page

 

The government is trying to play down reports of their soldiers looting and killing civilians in Kismayu. While most of the army soldiers have undergone months of training, their NCOs and officers are not experienced. The Kenyan troops, by comparison, are very professional and disciplined. One cause of the problems with civilians is an effort to find and arrest al Shabaab members who have stayed behind pretending to be civilians. Normally al Shabaab gunmen do not wear uniforms but do tend to adopt an identifiable style of civilian dress that can be easily changed. For over two weeks now military age men in Kismayu have been questioned and residents asked to report any suspected al Shabaab members. Over 300 suspects have been arrested so far.  A similar operation has been underway in Mogadishu, with similar results.

 

Meanwhile, there is another source of violence in Kismayu and that is disagreements between pro-Kenyan and pro-government militias about who would control what once Kismayu was captured. Kenyan military commanders thought they had worked out a power sharing deal, but apparently some of the clan militia leaders changed their plans and now want more. This is a problem throughout areas cleared of al Shabaab control. The local clans were always there but backed off when confronted with the threat (of massive retaliation) from al Shabaab (who are pretty fanatic and scary even by Somali standards). Now that al Shabaab is gone, the clan leader are back to their fractious and warlike ways.

 

Peacekeepers and soldiers continue clearing al Shabaab from towns along the road from Mogadishu to Baidoa. The current target is Buurhakaba (180 kilometers northwest of Mogadishu). Al Shabaab is fighting to maintain control of portions of this road, which makes it easier to sustain its forces in central Somalia. Al Shabaab still controls dozens of towns and large villages in central and southern Somalia. These places provide food, water and other supplies for the al Shabaab men (who in turn keep local bandits from operating in or around the town). But to the locals al Shabaab is just another armed gang living off them. While less likely to rob and rape at random, the al Shabaab do try to impose their severe form of Islamic lifestyle on everyone. That is very unpopular. Most Somalis are not unhappy to see al Shabaab go but they would like some help in dealing with the resulting crime wave. There are always young men attracted to the life of a bandit. It’s something of a Somali tradition.

 

Kenya reported that so far its year of operations has killed over 3,000 al Shabaab members and driven the Islamic terror group out of 200,000 square kilometers (77,200 square miles) of Somali territory. Doing that cost the lives of 22 Kenyan troops and greatly reduced the violence along the border.

 

Up north the pirates are hurting. Last year they seized 47 ships for ransom, so far this year only five have been taken. Shipping companies are not willing to pay higher ransoms and several large pirate gangs have gone out of business because there’s not enough money to maintain a lot of pirates who are unable to seize ships. The remaining pirates are more active now, with the end of the Monsoon Season (and all the stormy weather). But the anti-piracy patrol is quick to seize any pirate boats it spots leaving Somalia. Increased air patrols are helping a lot with that.

 

October 16, 2012: On the road to Beledweyne (near the Ethiopian border) al Shabaab gunmen ambushed an army convoy, killing at least twelve soldiers and civilians. The army admitted there was a clash, the first major one since al Shabaab was driven out of the area last year, and insists that the attackers were repulsed. There’s obviously a large group of al Shabaab in the area and they will have to be hunted down.

 

October 14, 2012: An army base in Mogadishu was attacked (with gunfire and RPGs) by al Shabaab. There were casualties and the attackers were driven away. There was a smaller clash outside a government compound in another part of the city.

 

October 12, 2012: In the Kenyan capital a bomb went off in a Somali neighborhood, wounding three policemen.

 

October 11, 2012: In the north pirates released a Greek owned ship and its 21 man crew after being paid a $2.3 million ransom. The pirates had originally demanded $9 million and the ship was held for eight months until negotiations succeeded.

 

October 10, 2012: In Kismayu a roadside bomb went off killing one person and wounding two others.

 

October 8, 2012: A night curfew was imposed in Kismayu, to make it easier to spot and deal with illegal activity (especially al Shabaab men trying to carry out attacks).

 

In the north pirates are threatening to kill seven Bangladeshi sailors if someone (like the Bangladeshi government) does not pay $700,000 in ransom. The sailors were on a ship captured two years ago. The Malaysian shipping company pled poverty and would not pay ransom. The countries representing the 23 crew, except for Bangladesh, eventually paid ransom for their citizens. Another group of pirates are holding seven Indian sailors, from a ship that was ransomed, and demanding that over a hundred captured Somali pirates be released from Indian captivity.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:40

United Nations.svg

 

17 octobre 2012 Guysen International News

 

Un Casque bleu a été tué et trois autres blessés par un tir de mortier alors qu'ils se rendaient dans la zone de Hachaba au Darfour, dans l'ouest du Soudan. Il s'agit de la deuxième embuscade meurtrière ce mois ciblant des membres de la mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 21:18

la-fregate-sud-africaine-amatola

 

17 octobre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La marine sud-africaine a fin prématurément à l’Opération Copper, sa participation à la lutte contre la piraterie en océan Indien. La frégate SAS Amatola, l’une des 4 que possède le pays, est rentré à son port-base.

 

Des sources de la marine expliquent que ce retrait serait lié à un blocage diplomatique sur un accord entre l’Afrique du Sud, le Mozambique et la Tanzanie.

 

L’opération Copper avait été lancée l’an dernier, dans le canal du Mozambique et au large de la Tanzanie.

 

Cet accord permettait aux forces navales des pays signataires de patrouiller dans la région, de poursuivre et d’appréhender les pirates présumés.

 

L’Amatola avait commencé ses patrouilles en aout dernier, mais est revenu à sa base de Simon’s Town en septembre.

 

Le porte-parole du ministère de la défense a refusé de faire le moindre commentaire.

 

Référence : Times Live (Afrique du Sud)

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:58

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/la-verite-sur-notre-guerre-en-libye/2035735-1-fre-FR/la-verite-sur-notre-guerre-en-libye.jpg

 

17/10/2012 armée de Terre

 

Ce que les forces françaises ont fait en Libye, Jean-Christophe Notin nous le raconte dans son livre, La vérité sur notre guerre en Libye.

 

Particulièrement intéressé par l’histoire militaire et politique des XXe et XXIe siècles, l’historien et écrivain français Jean-Christophe Notin éclaire dans son dernier ouvrage les lecteurs sur l'opération HARMATTAN et plus particulièrement sur le rôle des forces françaises : La vérité sur notre guerre en Libye.

 

Dans l’Express, l’auteur pour qui tout n'a pas été dit sur cette guerre, livre l’origine de sa démarche sur un conflit selon lui la présence des forces françaises au sol « est un secret de Polichinelle ». Au fil de son récit, il montre qu’elles ont été les premières dans l’organisation des opérations alliées entretenant une relation inédite avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Au centre de ce que l’on peut considérer être un document historique sur la guerre en Libye, se trouve des images sur le déroulement des opérations durant cette période. Ce livre est une révélation, celle de Jean-Christophe Notin, de ce qu’il a pu recueillir comme informations auprès du Quai d’Orsay, de la présidence de la République, de l’Etat-Major des Armées en France  et bien d’autres intervenants de la crise libyenne et une réponse possible à cette question : la France a-t-elle eu raison de s’engager en Libye ?

 

>>> La vérité sur notre guerre en Libye aux Editions Fayard

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:30

Somalian Piracy Threat source oil-electric.com

 

17 October 2012 ameinfo.com

 

Ahead of the upcoming Seatrade Middle East Maritime exhibition and conference, the International Maritime Bureau's (IMB) Piracy Reporting Centre confirms that pirate attacks off the Somali coast have declined by more than 54%, leading to a softening of insurance premiums for the global shipping community but raising controversy surrounding the use of onboard private armed security contractors.

 

According to IMB September 2012 figures, global attacks on commercial and private vessels stood at 225 incidents year-to-date with 70 recorded attacks off the Somali coast, with 11 ships seized and 188 hostages currently being held for ransom. In the first six months of 2012 IMB recorded a 54% drop in pirate activity against 2011, with 177 incidents reported against 266 in the same period last year, supported by additional data released by the United States Navy.

 

While moves to thwart piracy activity in the Gulf of Aden appear to be paying off, the IMB says that Somali piracy in the Indian Ocean gives serious ongoing cause for concern, as well as noting a shift in geographical focus from East to West Africa. Increased attacks are also being reported in the Gulf Of Guinea, Nigeria and Togo, as well as further afield in Indonesian waters.

 

"The world's busiest trading routes are still suffering from the ongoing threat of piracy, which costs global trade up to US$12 billion annually. Aggressive patrolling by international combined naval forces and the increase - over the last 12 months - in the use of private armed security contractors onboard vessels, are acting as an effective deterrent in many cases, but the regulatory oversight of these emerging number of private firms is currently a 'grey area'," said Chris Hayman, Chairman of Seatrade.

 

This, and other security issues, will be debated by a panel of industry experts at Seatrade Middle East Maritime's 2012 conference, with a dedicated session taking place on Wednesday 28th November to assess the current state of the maritime industry's response to piracy and how best to move forward in developing a safer, more effective and more accountable defence response. Confirmed speakers include Peter Cook, Security Director and Founder, Security Association for the Maritime Industry (SAMI); Roberto Giorgi, President, V Ships; Pottendal Mukundan, Director, International Maritime Bureau; Simon Osborne, Regional Director, Protection Vessels International (PVI) and Todd J Offutt, Commander US Coastguard, Officer in Charge, US Maritime Liaison Office (MARLO).

 

Currently, some three dozen warships patrol more than one million square miles of territory, with the European Union Naval Force antipiracy operation including ships from the UK Royal Navy and EU country members, as well presence from the US Navy, Russia, India, China and NATO.

 

"The third link in the chain is training for commercial ship captains in evasive techniques, as well as the introduction of protective measures including barbed wire defences and powerful water hose facilities are also proving to be highly effective, and forcing pirates to turn to smaller, less lucrative vessels rather than large oil tankers and cargo ships," said Hayman.

 

In its Q3 2012 report entitled 'Pirates and Privateers: Managing the Indian Ocean's private security room', Australia's Lowy Institute for International Policy raises concerns regarding the legitimacy of the more than 140 companies currently offering private contractor services, and highlighting regulatory issues and instances of international disputes over the last year as a pressing issue for the industry and governments in troubled international waters.

 

The three-day Seatrade conference programme is split into three daily sessions, with industry leaders from across the globe participating in panel discussions that will examine the state of the industry and offer an interactive platform for delegates to share experiences and expert insight.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:03

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d2/Nigeria_political.png

 

MOSCOU, 17 octobre - RIA Novosti

 

Le ministère russe des Affaires étrangères prend toutes les mesures nécessaires pour libérer au plus vite les marins russes enlevés lundi dernier au large du Nigeria, lit-on mercredi sur le site du ministère.

 

"Les pirates qui ont pris en otages, sans doute pour obtenir une rançon, six Russes et un Estonien, personnel de direction de l'équipage (du Bourbon Liberty 249, ndlr), ont pris la fuite sur le territoire du pays. Le bâtiment avec les autres marins est entré dans le port nigérian d'Onne", selon le communiqué.

 

"Le ministère russe des Affaires étrangères et l'ambassade de Russie au Nigeria sont en contact étroit avec l'armateur (la société française de services maritimes Bourbon, ndlr) et les autorités nigérianes et déploient tous les efforts nécessaires pour obtenir la libération des marins enlevés dans les plus brefs délais et garantir leur totale sécurité", dit le document.

 

L'enlèvement a eu lieu dans le Delta du Niger, zone pétrolifère située dans le sud du pays, où opère le groupe d'insurgés armés Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND). Ses commandos attaquent les sites pétroliers et enlèvent des étrangers y travaillant pour obtenir une rançon.

 

Par ailleurs, au large du Nigeria et du Cameroun voisin, des pirates se livrent au pillage de bateaux et à des rapts.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:20

CarteMali@Onu-589x450

 

16/10/2012 LePoint.fr

 

Une intervention militaire africaine pour repousser les extrémistes islamistes du nord du Mali n'est plus, selon Paris, qu'"une question de quelques semaines", mais elle ne pourra se faire qu'avec un fort soutien des pays et des moyens militaires occidentaux.

 

Après des mois de discussions, l'habillage diplomatique se met en place. Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a pressé les pays de l'ouest africain de préparer une opération pour reconquérir le nord du Mali. Lundi, les Européens sont tombés d'accord pour planifier une mission destinée à aider l'armée malienne.

 

Concrètement, la force mobilisée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) compterait environ 3.000 hommes. En face, 4.000 à 6.000 combattants islamistes, équipés de lance-missiles ou de lance-roquettes, opèrent sur un territoire plus étendu que la France.

 

"Si l'opération est lancée, ce sera une course contre la montre", souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de Défense : "On a conscience que le dossier est prêt, on sait où sont les uns et les autres. Après, il faut frapper au bon endroit, au bon moment, pour neutraliser l'adversaire au plus vite".

 

Officiellement, la France et l'Europe soutiennent les pays africains dans la planification et la logistique. Mais "il n'y aura pas de troupes au sol", a réaffirmé mardi Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

 

Selon les spécialistes de Défense, plusieurs dizaines d'hommes du Commandement des opérations spéciales (COS), les forces spéciales françaises, sont en fait présents depuis deux ans dans la région pour suivre le sort des otages français.

 

Très bien équipés, dotés d'hélicoptères et de moyens de surveillance, ils seraient les premiers en action, pour fournir du renseignement et guider les troupes africaines sur les terrain.

 

Plusieurs autres pays européens devraient également fournir des moyens, en hommes et en matériels, l'intégrité du Mali étant "la sécurité de l'Europe", selon Paris qui s'est attaché à convaincre ses partenaires.

 

Et s'ils soutiennent pour l'instant l'action de la Cédéao, les Etats-Unis n'ont pas exclu de mener eux-mêmes une action militaire dans le nord du Mali. Ils pourraient notamment fournir des drones armés et procéder à des frappes ciblées.

 

Une opération militaire africaine serait essentiellement conduite par des véhicules blindés au sol, avec l'appui de forces aériennes. "Il y aura certainement des frappes aériennes précises. Avec après, des débarquement de personnels à proximité des principales villes", souligne Pascal Le Pautremat.

 

En cas d'intervention, les Occidentaux devraient également assurer l'encadrement de l'état-major de la force africaine. La France, les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne encadrent en fait les états-majors africains depuis déjà plusieurs années, dans le cadre de programmes d'aide au maintien de la paix, et Africains et Occidentaux ont l'habitude de travailler ensemble.

 

Loin d'une opération éclair, selon Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), une opération militaire africaine risque au contraire "sauf surprise, de prendre du temps", en raison notamment des dissensions au sein même des autorités politiques et militaires maliennes.

 

"L'armée malienne n'est pas au niveau, il y a 2.000 à 3.000 hommes sur la ligne de front, avec quelques unités d'élite", souligne-t-il. "Il va bien falloir les entraîner, les armer, les équiper, les transporter".

 

Si "une intervention directe" des forces occidentales au côté des Africains ne semble pas selon lui à l'ordre du jour, Eric Denécé "n'écarte pas l'engagement important de moyens clandestins au côté des Maliens".

 

Un peu, dit-il, "comme lors de la chute de Tripoli" en Libye en 2011, quand Français et Britanniques ont discrètement mais activement aidé les insurgés libyens à en finir avec le régime du colonel Kadhafi.

 

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a invité pour sa part sur RFI les autorités françaises à la prudence et souligné le risque d'"un piège malien".

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/corymbe/121015-corymbe-action-de-cooperation-en-guinee/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-1/2034859-3-fre-FR/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-1.jpg

 

16/10/2012 Sources : EMA

 

Le 11 octobre 2012, le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco, engagé dans le cadre du 118ème mandat de l’opération Corymbe, a fait escale pendant deux jours à Conakry, en Guinée.

 

Cette escale avait pour objectif d’acheminer le chaland de transport de matériel (CTM)* de la station navale de Dakar (Eléments français au Sénégal) et de conduire une période d’instruction opérationnelle (PIO). A cette occasion, le président de la République de Guinée, Monsieur Alpha Condé, s’est rendu à bord du Siroco.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/corymbe/121015-corymbe-action-de-cooperation-en-guinee/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-2/2034888-3-fre-FR/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-2.jpg

 

Lors de sa visite, Monsieur Alpha Condé était accompagné du ministre de la Défense guinéen, du chef d’état-major général des armées, du chef d’état major de la marine, du préfet maritime, de l’inspecteur général des armées. Monsieur Bertrand Cochery, ambassadeur de France en Guinée., était à bord du Siroco, aux côtés des hautes autorités guinéennes.

 

Dans le cadre de la coopération bilatérale militaire, le TCD Siroco a acheminé le CTM, embarqué le 8 octobre lors de son escale à Dakar, afin d’aider la Guinée à achever la construction d’un sémaphore sur l’île de Tamara. La Guinée a créé récemment une préfecture maritime et se dote d’une politique d’action de l’Etat en mer. Ce sémaphore sera à terme un maillon central de la chaîne qui va permettre à la Guinée d’assurer sa souveraineté sur ses eaux territoriales. Le CTM et son équipage ont pour mission de soutenir, ces deux prochain mois, l’approvisionnement en matériaux et le transport d’engins de chantier sur l’île.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/corymbe/121015-corymbe-action-de-cooperation-en-guinee/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-3/2034893-3-fre-FR/corymbe-action-de-cooperation-en-guinee-3.jpg

 

Une PIO a également été conduite à bord du Siroco au profit de marins guinéens. Des formations de navigation, de matelotage, de sécurité, de premiers secours, ou encore de manœuvre de zodiac ont été dispensées. A l’issue, les stagiaires guinéens ont reçu un diplôme attestant leur formation.

 

La coopération militaire française avec la Guinée est essentiellement menée par les Eléments français au Sénégal (EFS), mais aussi par les bâtiments de la Marine nationale lors de leurs escales. Elle s’effectue en préparation des opérations de maintien de la paix (OMP), en renforcement au profit de la force africaine en attente (FAA) ou en soutien à l’exercice de la souveraineté, essentiellement en mer dans le cadre de la lutte contre le brigandage. En 2011, plus de 1300 militaires guinéens ont été formés par les militaires français. Au premier semestre 2012, près de 450 militaires ont été formés par les EFS et par les équipages des bateaux en escale.

 

Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération, en cours comme Licorne en Côte d’Ivoire, ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. La mission Corymbe assure également des missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

 

* CTM : bâtiment de combat qui permet de débarquer du matériel, y compris des engins roulants, à partir d’un bâtiment amphibie.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:05

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/05/Flag_of_Libya.svg/800px-Flag_of_Libya.svg.png

 

Oct 16, 2012 Spacewar.com (AFP)

 

Washington - The US administration has won congressional approval to devote $8 million to helping Libya develop a commando force to fight extremist groups, the New York Times reported Tuesday.

 

The funds would be shifted from Pentagon operations in Pakistan to help Libya develop a force to counter increasingly powerful Islamist militants, like those who attacked the US consulate last month killing four Americans.

 

The Times said plans for the elite Libyan force, expected to number some 500 troops, were in the works before the September 11 attack but have been accelerated since then amid increased concern over the North African country.

 

Libya's weak central government has had to rely on a patchwork of militias -- including many Islamist groups -- to secure the country since rebels toppled the four-decade-old regime of Moamer Kadhafi last year.

 

The Times cited a State Department memo sent to Congress on September 4 as saying that the goal of the program is to enhance "Libya's ability to combat and defend against threats from Al Qaeda and its affiliates."

 

It cited a companion Pentagon document as saying the commando force would "counter and defeat terrorist and violent extremist organizations."

 

The Times said a final decision on the program has not yet been made, and that US officials were still working out the exact details in consultation with Libyan political and military leaders.

 

Neither the State Department nor the Pentagon could immediately be reached for comment.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 17:05

Mali slodiers 400x300

 

16 octobre, 2012 bbc.co.uk

 

Le ministre français de la Défense assure qu'une intervention militaire africaine au Mali pourrait avoir lieu dans "quelques semaines".

 

Interrogé par la chaine de television France 2 sur le moment d’une intervention, Jean-Yves le Drian a déclaré: “c'est une question de quelques semaines, pas plusieurs mois, des semaines".

 

De nombreux observateurs soulignent que les conditions ne sont pas réunies pour une intervention avant plusieurs mois.

 

"Aujourd'hui, le Sahel devient un sanctuaire terroriste", a argumenté Jean-Yves le Drian Le Drian.

 

Depuis le printemps, "un certain nombre de groupes, des centaines de rebelles, fondamentalistes, trafiquants d'armes, de drogue, d'hommes" ont "séparé le Mali en deux".

 

"L'intégrité du Mali, c'est la sécurité de l'Europe", a-t-il ajouté.

 

Le Conseil de sécurité "a donné mandat aux pays de l'Afrique de l'Ouest de s'organiser pour qu'il y ait une intervention afin de rétablir la souveraineté du Mali.

 

Ils ont 45 jours pour le faire, ils ont une planification à mettre en place, ils s'y attellent aujourd'hui et après, le conseil de sécurité devra à nouveau dire qu'il soutient l'intervention".

 

En ce qui concerne la France, elle "aide à la planification" et "apporte logistiquement ce qu'il convient d'apporter", mais "il n'y aura pas de troupes au sol", a-t-il réaffirmé.

 

Mission militaire européenne

 

Pendant ce temps, les 27 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont accordés lundi pour appuyer une possible intervention militaire au Mali, en vue d'aider le pays à reconquérir sa partie nord tombée entre les mains de groupes islamistes armés.

 

Réunis à Luxembourg hier, les ministres ont annoncé un projet de création d'une mission militaire européenne visant à former et à entraîner l'armée malienne pour l'aider à une possible reconquête du Nord.

 

“Nous croyons qu'il existe un véritable risque pour la région si le Mali reste un espace privé de gouvernement et un terrain de jeu ouvert pour les terroristes et les trafiquants de drogue”, a déclaré Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne.

 

“J'espère qu'il existera à l'avenir un gouvernement malien doté d'une feuille de route crédible en vue du rétablissement d'un gouvernement démocratique”, a-t-elle ajouté.

 

Annonçant une série de mesures d'aide au Mali, notamment de nature humanitaire, les Vingt-Sept ont indiqué qu'ils porteraient une attention particulière à la façon de former les forces armées de ce pays et qu'ils arrêteraient des plans pour la création d'une éventuelle mission militaire, d’ici leur prochaine réunion le 19 novembre.

 

Cette décision a été prise lors du conseil ministériel européen réuni à Luxembourg, qui a demandé qu'un plan de cette nature soit élaboré d'ici la prochaine réunion des 27 ministres des Affaires étrangères prévue le 19 novembre.

 

Nkosazana Dlamini-Zuma à Bamako

 

La nouvelle présidente de la Commission de l'Union Africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a pris ses fonctions lundi, a fait du dossier malien sa priorité.

 

Elle s’est dite favorable à une intervention internationale au Mali mais “à condition que cela ne crée pas plus de problèmes qu'il n'y en a déjà “.

 

Nkosazana Dlamini-Zuma se rendra vendredi à Bamako, la capitale du Mali, pour une réunion ministérielle du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali.

 

La réunion vise à permettre des échanges de vues sur l’évolution de la crise malienne et d’identifier les solutions pouvant venir à bout des activités des groupes armés et mettre fin à la situation d’occupation du nord du Mali.

 

Les représentants de tous les pays voisins du Mali - Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire, Algérie, Mauritanie, Sénégal, Guinée - ainsi que le Nigeria, le Tchad, la Libye, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nation unies, l’Espagne, l’Allemagne, le Japon, l’Union africaine, la Cédéao, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie prendront part à la rencontre.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 16:25

Europe Flag

 

16.10.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est Laurent Fabius qui l'affirme: "l'Union européenne a clairement décidé de s'engager pour le Mali et pour le Sahel".

"Dans cette affaire la France - et l'Europe - soutient, explique, aide à la planification, apporte logistiquement ce qu'il convient d'apporter", a, pour sa part, expliqué ce matin le ministre français de la Défense. Mais, air connu désormais, "il n'y aura pas de troupes au sol" dans le cadre de cette opération qui interviendra dans "quelques semaines" et pas "dans plusieurs mois".

 

Patience donc, puisque le détail du dispositif de soutien militaire européen aux forces maliennes sera rendu public le 19 novembre prochain. A temps pour que le délai de 45 jours donné par l'Onu à la CEDEAO soit respecté.

 

Selon Nicolas Gros-Verheyde (B2), "trois options sont sur la table et travaillées : une mission de formation (type EUTM), avec établissement d’un commandement C2 (type EUTM+) et soutien logistique et satellitaire notamment (EUTM++)." On se souviendra que depuis août dernier, l'Union européenne effectue déjà une mission PSDC (civile et militaire) baptisée "EUCAP Sahel Niger" à dimension régionale.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 12:27

CarteMali@Onu-589x450

 

16.10.2012 Le Monde.fr avec AFP

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, a assuré, mardi 16 octobre, qu'une intervention militaire africaine au Mali dans ce qui devient "un sanctuaire terroriste" pouvait avoir lieu dans "quelques semaines".
 

"C'est une question de quelques semaines, pas plusieurs mois, des semaines", a déclaré M. Le Drian, interrogé par France 2 sur le moment où pouvait avoir lieu une telle intervention.


Il avait auparavant rappelé les étapes devant suivre le mandat donné aux pays d'Afrique de l'Ouest pour une telle intervention au Sahel, qui "devient un sanctuaire terroriste depuis le printemps et la dislocation du Mali".


Lire : L'ONU ouvre la voie à une intervention au nord du Mali


"Il y a la décision des Nations unies qu'il importe de respecter, a rappelé M. Le Drian. Le Conseil de sécurité, après l'intervention de François Hollande à l'Assemblée générale de l'ONU, a donné mandat aux pays de l'Afrique de l'Ouest de s'organiser pour qu'il y ait une intervention afin de rétablir la souveraineté du Mali. Ils ont quarante-cinq jours pour le faire, ils ont une planification à mettre en place, ils s'y attellent aujourd'hui et après le Conseil de sécurité devra à nouveau dire qu'il soutien l'intervention."

 

"Dans cette affaire la France – et l'Europe – soutient, explique, aide à la planification, forme, apporte logistiquement ce qu'il convient d'apporter", a dit le ministre sans vouloir "donner aux rebelles toutes les indications". Mais "il n'y aura pas de troupes au sol".


"Aujourd'hui, le Sahel devient un sanctuaire terroriste", a argumenté M. Le Drian. Depuis le printemps, "un certain nombre de groupes, des centaines de rebelles, fondamentalistes, trafiquants d'armes, de drogue, d'hommes" ont "séparé le Mali en deux". "L'intégrité du Mali, c'est la sécurité de l'Europe", a assuré ce proche du président François Hollande.


Lire : Mali : en attendant la guerre

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 11:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/05/Flag_of_Libya.svg/800px-Flag_of_Libya.svg.png

 

16 octobre 2012 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca

 

Le Pentagone et le Département d’Etat comptent joindre leurs efforts pour aider le gouvernement libyen à  créer un commando de lutte contre les extrémistes islamiques comme ceux qui ont tué l’ambassadeur américain en Libye le mois dernier et pour aider à contrer les turbulentes milices du pays, selon des documents internes du gouvernement américain.

 

Ce commando libyen serait le fruit d’un partenariat inhabituel entre le Département d’État et le Pentagone. L’année dernière, la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton et le secrétaire à la Défense de l’époque, Robert M. Gates, ont convenu d’unir leurs forces pour répondre plus rapidement aux menaces émergentes comme Al-Qaïda dans des endroits comme la Libye, le Nigeria et le Bangladesh.

 

En Libye, les autorités américaines envisagent même qu’un nouveau commando de ce genre puisse être le noyau autour duquel pourrait se rebâtir une force militaire libyenne renouvelée.

 

Lire l’article sur le New-York Times >>

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories