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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 12:45
Vente d’armement : Washington dit oui à l’Algérie

 

 

15.12.13 Zine Cherfaoui - elwatan.com

 

Une nouvelle ère semble s’ouvrir pour les relations militaires entre l’Algérie et les Etats-Unis. Après avoir longtemps opposé une fin de non-recevoir à la vente de matériel militaire à l’Armée nationale populaire (ANP), les responsables américains ont récemment décidé de répondre favorablement, du moins partiellement, au carnet de commandes qui leur a été soumis par le ministère algérien de la Défense.

 

Stuttgart (Allemagne). - L’accord de Washington est néanmoins assorti d’une condition. Les autorités américaines ont, selon une source du Commandement des forces américaines pour l’Afrique (Africom), exigé à ce que le matériel militaire appelé à être vendu à l’ANP ne profite pas ou ne soit cédé à un pays tiers, surtout s’il ne s’agit pas d’un allié des Etats-Unis.

 

Le gouvernement algérien a, d’après la même source, accepté la clause en question. La balle est désormais dans le camp du Congrès américain qui doit statuer en dernier ressort sur le dossier. Mais eu égard au souhait insistant du département d’Etat et du Pentagone de nouer un partenariat militaire de premier plan avec Alger, il est peu probable que les membres du Congrès américain s’opposent à la transaction en cours, surtout lorsque l’on sait que la notion de «raison d’Etat» pèse beaucoup dans la prise de décision politique aux Etats-Unis. Ici, la raison d’Etat pourrait aisément se justifier par la lutte contre le terrorisme, un sujet dont Washington continue à  en faire son principal cheval de bataille. Il structure d’ailleurs sa politique étrangère. Il se trouve que dans ce domaine l’Algérie passe pour être l’un des plus importants remparts contre le fléau du terrorisme en Afrique. Et les Américains ont déclaré à maintes reprises vouloir l’aider. Lors d’une conférence-débat destinée à vulgariser les activités de l’armée américaine en Afrique, organisée vendredi au quartier général de l’Africom à Stuttgart (Allemagne), le commandant-adjoint chargé des opérations au sein du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique, le général de corps d’armée Steven Hummer, a révélé que Washington a accepté, entre autres, de vendre des véhicules militaires de type MRAP (Mine Resistant Ambush Protected). Il s’agit d’une famille de véhicules blindés conçus pour résister aux engins explosifs improvisés (EEI) et aux embuscades. Le général de corps d’armée, Steven Hummer, auquel il n’a pas été facile d’«arracher» l’information s’est refusé à donner davantage de détails sur la nature du matériel demandé par l’Algérie, tout comme cela a été le cas, d’ailleurs, du commandant en chef de l’Africom, le général de corps d’armée David M. Rodriguez.

 

Synergies régionales

 

Les deux hauts responsables militaires américains ont, par contre, insisté sur l’idée que l’Africom est disposé à aider tous les pays africains qui en feront expressément la demande, à l’exception de quelques pays, dont l’Erythrée et la Guinée équatoriale. L’offre concerne bien évidemment l’Algérie, un pays que les stratèges de l’Africom ont placé dans la case «Leader régional dans la lutte contre le terrorisme». Bien que, selon les dires des experts militaires américains, la relation entre l’Algérie et l’Africom est relativement «nouvelle» ou «récente» (La coopération avec le Pentagone est plus ancienne, ndlr), il n’empêche que celle-ci a progressé assez rapidement.

 

La coopération sécuritaire entre les deux parties a connu l’un de ses points d’orgue durant l’attaque terroriste menée en janvier dernier par le groupe de Mokhtar Belmokhtar contre le complexe gazier de Tiguentourine, dans le Sud-Est algérien. Une source de l’Africom haut placée a fait savoir, à ce propos, que le gouvernement américain n’a ménagé aucun effort pour aider les services algériens de sécurité à «traiter le problème». «Les Algériens nous ont fait leur demande et nous avons tout accepté. Ne me dites pas de donner des détails car je ne dirai rien de plus», a affirmé notre source.  Comme on peut s’en douter, l’assistance militaire américaine aux pays africains (formation de militaires, professionnalisation des armées, équipement, échange de renseignements, reconnaissance et initiation au contre-terrorisme, à la lutte contre la piraterie, etc.) a une contrepartie. Dans le cas de l’Algérie, Washington aimerait surtout voir nos experts «exporter» leur savoir-faire en matière de lutte contre le terrorisme et participer ainsi à la stabilité du continent. Pour le commandement de l’Africom, «l’Algérie n’a en effet pas besoin d’aide et dispose d’une bonne armée». Et ces atouts, selon la même source, prédestinent l’ANP à jouer un rôle de premier plan dans la promotion et la préservation de la paix sur le continent.

 

Le Département d’état joue cartes sur table

 

Des déclarations des chefs de l’Africom, il ressort aussi que les Américains verraient, par exemple, d’un bon œil une coopération soutenue entre l’Algérie et la Mauritanie dont l’engagement dans la lutte contre AQMI ne souffre aucune équivoque. Pour remporter la guerre contre le terrorisme en Afrique, l’idéal pour le commandant de l’Africom, le général de corps d’armée David M. Rodriguez, il serait judicieux  que les pays de chaque région du continent développent des synergies, surtout que la menace est transnationale. Si la situation au Mali, en Centrafrique et dans le golfe de Guinée particulièrement accapare actuellement l’essentiel du temps des chefs de l’Africom, il apparaît que ceux-ci sont également très soucieux de soigner l’image de leur organisation auprès des opinions africaines qui restent globalement méfiantes vis-à-vis de l’intérêt subit porté par les Etats-Unis à l’Afrique. De ce côté-là, les décideurs à Washington paraissent avoir choisi de jouer cartes sur table avec les journalistes africains qu’ils invitent aussi souvent que possible à Stuttgart. L’Administration américaine ne cache ainsi pas du tout que la création de l’Africom en 2007 (la force est évaluée à près de 4000 hommes) répond, avant tout, à son souci de protéger ses intérêts sur le continent.

 

Grosso modo, le travail de ce nouveau commandement consiste à sécuriser les voies d’accès aux matières premières nécessaires au fonctionnement de l’économie américaine et mondiale. Pour que le business marche et que les économies tournent, il faut en effet un continent stable et que la violence ou le terrorisme soient réduits à des niveaux maîtrisables. Mais en même temps, les Américains insistent sur le fait qu’ils préféreraient n’avoir à jouer qu’un rôle d’appoint et, surtout, que ce soit les Africains qui veillent eux-mêmes à la sécurité de l’Afrique. Bref, pour l’Africom, il faut des solutions africaines aux problèmes de l’Afrique. A l’occasion, le patron de l’Africom — qui doit effectuer une visite en Algérie au début de l’année prochaine — a assuré que les Etats-Unis n’ont pas l’intention de créer de nouvelles bases militaires en Afrique… et encore moins de délocaliser le QG de l’Africom. Ces professions de foi suffiront-elles à mettre en confiance les Africains ? La confiance, voilà une bataille aussi difficile sinon plus difficile que la guerre contre le terrorisme. Et que l’on ne vienne pas nous dire pourquoi !   

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:50
La coordination euro-méditerranéenne contre le terrorisme aérien

L'interception d'un avion civil Falcon par un Rafale, de l'armée de l'air dans le cadre de l'exercice «Circaète» 2013.

 

02 novembre 2013 Olivier Fourt / RFI

 

Cette semaine s'est déroulé un exercice de sûreté aérienne impliquant plusieurs partenaires de la France en Europe et en méditerranée. Un avion français simulant un appareil piraté, ou en difficulté, a décollé de Paris pour effectuer une boucle au sud-ouest de l'Europe afin de tester la coordination des forces aériennes françaises, espagnoles et portugaises. Dans le cadre de l'initiative de défense euro-méditerranéenne 5+5, l'avion s'est également rendu au-dessus du Maroc et de l'Algérie, dans une région qui pourrait être amenée à prendre des mesures de contre-terrorisme aérien en cas de détournement.

Reportage international 2.11sureté aérienne Europe-Magrhreb (02:34)
 
 
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:45
An-140-100 military transport plane

An-140-100 military transport plane

 

 

2013-11-25 cri

 

L'armée algérienne cherche à renouveler sa flotte aérienne en acquérant un total de 26 avions de transport auprès d'avionneurs russe et américain, a indiqué dimanche à Xinhua une source algérienne sous couvert d'anonymat. 

 

Ce sujet a été abordé, selon la même source, entre Russes et Algériens lors de la visite fin octobre à Moscou du vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah.

 

Quant au type d'appareils recherchés, il varie entre long et court courriers, même si les avions cargos de types Antonov An-70 et Antonov An-140 sont ceux qui répondraient le mieux aux caractéristiques requises par la partie algérienne.

 

Pour ce qui est des avions américains, le géant de l'aéronautique Boeing pourrait bien figurer parmi les fournisseurs de l'ANP, révèle la même source qui ajoute que des contacts sont en cours entre le ministère algérien de la Défense et des représentants des firmes concernées dans le but de conclure d'éventuelles transactions.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:45
Algérie : 12,45 milliards de dollars alloués au budget de la Défense

 

16/11/2013 Par Béchir Lakani - leconomistemaghrebin.com

 

Instabilité dangereuse en Libye, menace terroriste en Tunisie,  guerre au Mali, groupes jihadistes dans le Sahara… l’Algérie, qui s’affirme chaque année davantage comme une  puissance régionale de premier plan, se sent directement menacée par les soubresauts qui secouent ces pays limitrophes.

 

C’est dans cette logique que le budget de la défense, une fois encore, est en nette augmentation : Le projet de Loi de finances 2014 présenté le 28 octobre 2013 et adopté le 12 novembre, mentionne 12,45 milliards de dollars de crédits pour le ministère de la Défense, soit plus d’un milliard de plus qu’en 2013.

 

Les dépenses militaires vont bon train avec l’acquisition de nouveaux matériels afin de moderniser les équipements de l’armée algérienne. Et sur ce marché toujours florissant, les industries d’armements russes ont le vent en poupe : les Russes ont démontré qu’ils ne lâchent pas leurs  alliés, la résolution de Moscou dans la crise syrienne en est la preuve éclatante.

 

Les forces navales sont les premières bénéficiaires de ces dépenses : le contrat ferme pour deux sous-marins russes  Kilo 636M est sur le point d’être signé. Sitôt opérationnels, ils s’ajouteront alors aux quatre autres Kilo (dont deux modernisés récemment). Rappelons qu’un autre gros contrat, d’une valeur de 2,86 milliards de dollars a été signé en 2012 avec le groupe Thyssen Krupp Marine System (TKMS) pour la construction de quatre frégates Meko A200. Contrat qui inclut également l’assemblage de deux des frégates dans un chantier naval national, six hélicoptères Super Lynx et la formation des équipages.

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 12:45
Armée algérienne : à quoi va servir la hausse du budget de la défense ?

 

15/11/2013 Laurent Touchard - Jeuneafrique.com

 

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Il revient cette semaine sur la très forte hausse du budget de la défense algérienne.

 

Intervention occidentale contre Kaddafi, instabilité dangereuse en Libye, menace terroriste en Tunisie, guerre civile en Syrie, guerre au Mali, prise d'otages massive d'In Amenas, résilience des groupes jihadistes dans le Sahara, prise d'otage massive de Nairobi, "terrobanditisme" aux frontières... La litanie des crises ne cesse de s'allonger sur le pourtour méditerranéen et dans de nombreux pays en Afrique. L'Algérie, qui s'affirme chaque année davantage en puissance régionale, observe attentivement ces événements. Elle jauge les menaces potentielles (ou fantasmées) afin de les anticiper plutôt que de les subir. La mesure la plus emblématique de cette logique porte sur un budget de défense, une fois encore, en augmentation. Le projet de loi de finance 2014 présenté le 28 octobre 2013 et adopté le 12 novembre, mentionne 12,45 milliards de dollars de crédits pour le ministère de la Défense soit plus d'un milliard de plus qu'en 2013.

 

>> Lire aussi : Au Maroc, les pays maghrébins et sahéliens s'entendent pour renforcer leur coopération transfrontalière

 

Si un gel des dépenses militaires à partir de 2017 est parfois évoqué, pour l'heure il n'en est rien : l'acquisition de nouveaux matériels et la modernisation des forces se poursuit. Et sur ce marché toujours florissant, les industries d'armement russes ont le vent en poupe : la résolution de Moscou dans la crise syrienne, démontrant par les faits que les Russes ne lâchent pas (plus) leurs alliés, n'y est pas pour rien...

 

Une flotte à prendre au sérieux

Les forces navales sont les premières bénéficiaires de ces dépenses : le contrat ferme pour deux Kilo 636M est sur le point d'être signé. Sitôt opérationnels, ces sous-marins s'ajouteront alors aux quatre autres Kilo (dont deux modernisés récemment). Rappelons qu'un autre gros contrat, d'une valeur de 2,86 milliards de dollars a été signé en 2012 avec le groupe Thyssen Krupp Marine System (TKMS) pour la construction de quatre frégates Meko A200. Contrat qui inclut également l'assemblage de deux des frégates dans un chantier naval national, six hélicoptères Super Lynx et la formation des équipages.

En Chine ont été commandées trois corvettes C28A. Des radars et équipements électroniques de chez Thales seront montés en Algérie. Par ailleurs, en 2015, entrera également en service un bâtiment de projection de type San Giorgio. En cours de construction en Italie, celui-ci pourrait mener des opérations amphibies, de soutien logistique, voire servir de plate-forme anti-sous-marins avec des hélicoptères dédiés. Enfin, Alger réfléchit à l'achat de quatre dragueurs de mines, qui sortiraient eux aussi des chantiers italiens. À l'horizon 2017, plus que jamais, la flotte algérienne devra être prise au sérieux en Méditerranée : dotée de moyens modernes pour des missions diversifiées, avec les moyens financiers pour s'entraîner. À noter cependant un déséquilibre entre les navires de combat et les navires de soutien. Déséquilibre qui nuira à ses capacités océaniques.

 

>> À lire : Voyage au coeur de l'amrée algérienne

 

Montée en puissance régulière des forces aériennes

L'aviation et la défense aérienne profiteront également des investissements en hausse : hélicoptères Mi-28NE, hélicoptères de transport lourd Mi-26. Par ailleurs, le pays envisage de remplacer ses gros porteurs Il-76 par 4 ou 6 appareils de capacité équivalente ou supérieure, ainsi que l'acquisition d'avitailleurs. L'un et l'autre représentent des moyens stratégiques indispensables pour des déploiements et des interventions en-dehors du pays (l'Algérie ayant exprimé son intérêt pour la brigade d'intervention rapide voulue par l'Afrique du Sud).

L'achat de nouveaux appareils offensifs est également au programme : le Su-34 est fréquemment cité en remplacement des Su-24 Fencer. Un problème se poserait alors : la cadence de fabrication de ces bombardiers au profit de l'aviation russe est des plus lentes. La Russie serait-elle en mesure de satisfaire ses exigences en matière de défense tout en honorant d'éventuelles commandes étrangères de Su-34 ? Côté chasseurs-bombardiers, l'hypothèse d'une acquisition de Rafale est désormais invalidée.

L'Armée de l'Air souhaiterait obtenir davantage de Su-30, dans une variante améliorée de celle des SU-30MK actuellement alignés, à savoir le Su-30SM et son armement extrêmement sophistiqué. En 2016, la Russie disposera quant à elle de 60 exemplaires de cette version, capables de mener des missions air-air, air-sol, air-mer, mais aussi, plus spécialisées telle que la guerre électronique ou d'alerte aérienne avancée (caricaturalement, en opérant comme des "mini-AWAC").

Point intéressant, les Su-30SM russes remplaceront une partie des vieux Su-24... De là - à supposer qu'Alger pourrait se doter exclusivement de Su-30SM au lieu d'un panachage Su-30SM/Su-34 - il n'y a qu'un pas. Des Yak-130 d'entraînement et d'attaque légère supplémentaires intéressent aussi les militaires. Au bout du compte, l'Armée de l'Air algérienne montera en puissance jusqu'aux environs de 2017, avec des capacités renouvelées dans le domaine de la guerre conventionnelle, mais aussi face aux menaces hybrides.

 

>> Lire : Algérie-Maroc, le match des armées

 

Quant à la défense aérienne, il est question d'achat de batteries de S400 Triumph (SA-21 Growler). Ces lance-missiles renforceraient les S300PMU2 (SA-20 Gargoyle) tout en autorisant le remplacement d'au moins une partie des antédiluviens SA-3 et des SA-6. Les leçons de l'intervention occidentale en Libye, la menace d'intervention en Syrie (désormais peu probable) sont passées par là... Si l'acquisition de S400 se confirme, la défense aérienne algérienne sera redoutable, à condition toutefois qu'elle poursuive ses efforts quant à l'entraînement des personnels et en décentralisant sa chaîne de commandement. Signe positif en la matière : des exercices de plus en plus réalistes.

 

Rumeurs et réalités pour l'Armée de Terre

L'Armée de Terre, enfin, bénéficie des nombreux contrats signés depuis deux ans (blindés Fox et option sur le blindé de combat d'infanterie Boxer, NIMR 4x4 et 6x6, pléthore de véhicules utilitaires et de transport non-blindés). Tandis que se poursuit la modernisation des BMP, des rumeurs parlent de l'achat de T-90MS, ce qui n'est pas dénué de sens. Ces chars remplaceraient alors les plus vieux toujours en service. En revanche, rien n'est moins sûr quant au véhicule blindé de combat d'infanterie lourd BMPT Terminator qui n'a d'ailleurs trouvé aucun acheteur en dépit de son concept original.

Jusqu'à preuve du contraire, l'artillerie constitue le parent pauvre de l'effort en cours.

En parallèle à la fabrication sous licence de NIMR, Alger fabriquera à Khenchela des pistolets semi-automatiques émirati de la firme Caracal International. Ceux-ci seront assemblés par Caracal Algérie ; d'autres armes légères, dans un premier temps destinées aux forces armées algériennes, suivront (toujours de chez Caracal) : fusils de précision et pistolets-mitrailleurs. Viendra aussi le moment du remplacement des fusils d'assaut, le calibre 5,56 mm étant pour l'heure privilégié à celui de 7,62 mm des Modèle 89 et Modèle 89-1 actuellement en service. Le Caracal CAR 816 pourrait alors être sélectionné et fabriqué sur place. De plus, l'infanterie et les unités commandos profitent également de commandes d'équipements divers dans un contexte d'efforts de professionnalisation. Jusqu'à preuve du contraire, l'artillerie constitue le parent pauvre. Or, les pièces vieillissent, on observe un déficit en obusiers automoteurs ; un système d'arme du type Caesar appuierait parfaitement les futures unités d'infanterie motorisée dotées de Fox (éventuellement Boxer) et NIMR blindés...

 

>> Lire aussi : Coup de sirroco à l'état-major algérien

 

Conclusion : la crainte d'une dérive sécuritaire

Ces dépenses en matériels s'accompagnent de réflexions, par exemple sur la pertinence du service national, ce qu'il pourrait devenir, ainsi que de projets qui concernent les forces de sécurité. Outre des nouveaux hélicoptères pour la Gendarmerie et la Protection Civile, ainsiq que des véhicules, sont prévus le recrutement de 20 000 à 30 000 douaniers. Ils permettront notamment d'organiser 80 postes de surveillance frontalière en sus de ceux qui existent déjà. S'il s'agit clairement de combattre le "terrobanditisme", un autre recrutement, cette fois-ci de 20 000 policiers, est plus ambigu. L'on songe évidemment en premier lieu à la lutte contre le terrorisme. Mais, comment ne pas également penser à une dérive sécuritaire du régime algérien (soulignée par ailleurs) nourrie par la crainte des contestations sociales tunisiennes, libyennes, égyptiennes et syriennes ?

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 12:45
Lisbonne : Le comité directeur de l'initiative '5+5 défense' se réunit

 

14 Novembre 2013 Lemag - MAP

 

Lisbonne - La 17ème réunion du Comité directeur de l'initiative ''5+5 défense'', s'est tenue sur deux jours à Lisbonne, avec la participation des 10 pays membres de l'initiative.

 

Cette rencontre a réuni, outre le Maroc, les représentants de l'Algérie, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l'Espagne, la France, l'Italie, le Portugal et Malte.

 

Cette réunion intervient en préparation de celle des ministres de la Défense des pays membres de l'Initiative, prévue en décembre prochain au Portugal qui assure la présidence tournante de l'initiative ''5+5 défense'' au titre de l'année 2013.

 

Initiée en 2004, l'Initiative qui regroupe cinq pays européens et les pays du Maghreb se propose de renforcer la coopération entre les Etats membres à travers la promotion de l'action commune et des compétences entre leurs forces armées respectives et l'échange d'expériences et d'expertises.

 

L'objectif de cette initiative est la prise en compte, en commun, des problèmes de sécurité dans la Zone de la Méditerranée occidentale, la lutte contre le terrorisme et les trafics de tous genres, la surveillance et la sécurité maritimes, la sûreté aérienne, la protection des populations civiles en cas de catastrophes, en plus du domaine de la formation et de la recherche.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:45
Zone sahelo-saharienne par-el-annabi

Zone sahelo-saharienne par-el-annabi

 

11/13/2013 icilome.com (Magharebia)

 

Afrique  - Les leaders militaires du Sahel se sont rencontrés vendredi 8 novembre dans la capitale nigérienne pour discuter des derniers développements dans la longue crise sécuritaire que traverse la région.

 

Des responsables maliens, algériens et mauritaniens comptaient au nombre des participants à cette réunion du Comité d'état-major opérationnel conjoint dans la région du Sahel (CEMOC).

 

"Cette rencontre de Niamey avait pour but d’approfondir la coopération militaire sous-régionale", a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, des propos rapportés par l'AFP. Le chef de la diplomatie algérienne a récemment terminé une tournée au Sahel qui l'a conduit à Nouakchott, Bamako et Niamey.

 

Interrogé sur l'efficacité du CEMOC, basé dans le sud de l'Algérie, Lamamra a indiqué qu'il pouvait "être perfectible, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain".

 

"Le danger sécuritaire existe toujours dans la région et c’est pour cette raison que l’Algérie mettra tout en œuvre pour le renforcement de la sécurité dans le Sahel", a-t-il déclaré.

 

Le 27 octobre, le Président nigérien Mahamadou Issoufou a rencontré Lamamra à Niamey pour parler de la situation sécuritaire au Sahel. Le Président Issoufou a insisté à cette occasion sur la nécessité de "conjuguer les efforts et mutualiser les moyens".

 

"Il s’agit d’une constante dans l’action des pays du champ qui se sont dotés de mécanismes aux niveaux politique, militaire et sécuritaire pour mener une lutte commune contre le terrorisme et le crime transnational organisé", a déclaré pour sa part le ministre algérien pour le Maghreb et les Affaires africaines le 4 novembre à Niamey.

 

"Cette lutte régionale continuera dans le but de s’inscrire dans le cadre des efforts de la communauté internationale et des stratégies des Nations unies pour éradiquer ces fléaux", a ajouté Abdelkader Messahel.

 

Le 6 novembre, le Président Issoufou a demandé une assistance militaire pour permettre à son pays de lutter contre les groupes armés et les trafiquants, affirmant que l'instabilité en Libye avait renforcé la menace terroriste.

 

"Nous avons besoin d’aide pour renforcer notre capacité à combattre les menaces pour la sécurité"; a-t-il a souligné après une visite de deux jours en Afrique du Sud, où il a rencontré le Président Jacob Zuma.

 

Il a ajouté lors d'une conférence de presse que "ces menaces viennent de militants islamistes de Libye et d’autres pays et de trafiquants criminels d’armes, de drogues et d’êtres humains. Le Niger est notamment préoccupé par la présence d’al-Qaida au Mali voisin. Puisque c’est une menace pour toute la région, nous nous en occupons à ce niveau à travers l’organe d’opérations conjointes formé par la Mauritanie, le Mali, l’Algérie et le Niger."

 

Selon Jidou Ould Sidi, journaliste spécialiste des questions de sécurité, "la guerre civile de Libye en 2011, la crise malienne de 2012 et l’intensification récente des confrontations armées entre forces gouvernementales et Boko Haram dans le Nord du Nigeria affectent le Niger. Revendications, armes et combattants circulent en s’affranchissant des frontières."

 

"Face aux crises qui secouent ses voisins, le Niger fait encore figure de fragile îlot et de maillon faible dans la région", poursuit-il.

 

"La principale menace est l’islamisme radical d’al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), de Boko Haram et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)", conclut-il.

 

Source :  Magharebia

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:45
Le Sahel est devenu ces dernières années le bastion de nombreux rebelles islamistes

Le Sahel est devenu ces dernières années le bastion de nombreux rebelles islamistes

 

 

14 novembre 2013 Par Sonia Rolley - RFI

 

Des représentants de 17 pays sont attendus, ce jeudi 14 novembre 2013, à Rabat pour participer à la Conférence sur la sécurité des frontières dans la zone sahélo-saharienne. L'objectif est d’amorcer une réponse coordonnée aux défis suivants : terrorisme, trafic d'armes, trafic de drogue, immigration clandestine.

 

Le Sahel n’est pas devenu la région de tous les trafics. Zone d’échange depuis qu'il existe des sources écrites, la bande sahélo-saharienne a toujours abrité différents types de commerces, que l’on classifie aujourd’hui, notamment depuis la création des frontières, de légal ou d’illégal, avec des populations qui sont habituées à transporter des marchandises librement. Et c’est toujours le cas, puisque ces frontières sont très largement incontrôlées.

 

Suite de l’article

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:45
L’armée algérienne devient un acteur économique majeur dans le textile et la mécanique

Le véhicule blindé Nimr produit par la société mixte Nimr Algérie SPA

 

12 novembre 2013 Habib Ferhi - maghrebemergent.com

 

L’armée algérienne est en train d’élargir le champ de ses activités économiques  en faisant l’acquisition, avec l’appui du gouvernement, d’entités privatisables. Discrètement, elle est devenue un acteur important dans le secteur de la mécanique et, depuis peu, dans celui du textile. Avec une option d’aller à l’international.

 

 L’Armée Nationale Populaire (ANP) investi dans le secteur économique. Pour satisfaire ses propres besoins d’abord, mais également à ceux du marché national. Elle est présente sur la scène économique nationale à travers quatre entreprises : le Groupement de promotion de l’industrie mécanique (GPIM) dont le siège se trouve à Constantine, l’Etablissement d’habillement et couchage (EHC) à Alger, l’Etablissement de développement de l’industrie de véhicule (EDIV/Tiaret) et l’Entreprise des réalisations industrielles de Seriana (l’ERIS). L’ERIS a pour vocation principale  la fabrication de munitions, de grenades et mines antichars. Elle fabrique cependant des pièces de rechange à usage général et fournit le secteur de la santé en appareillages comme les fixateurs orthopédiques et autres appareils paramédicaux. Ces entreprises qui emploient 10 000 travailleurs civils constituent les tremplins des prises de participations dans les entreprises du secteur économique.

 

25.000 travailleurs d’ici cinq ans

 

 Avec pour objectif d’atteindre 25 000 travailleurs au terme des cinq années à venir (6 000 actuellement), l’ANP se trouve dans la dimension des plus grands groupes industriels algériens. L’Armée  a pris récemment des parts dans sept complexes publics de textiles qui forment désormais l’Entreprise algérienne des textiles industriels et techniques (EATIT) dans laquelle l’Etablissement d’habillement et de couchage (EHC) (entreprise appartenant à l’armée), est majoritaire avec 60 % des actions. Elle compte, selon des  déclarations du  directeur des fabrications militaires au Ministère de la défense, le général-major Rachid Chouaki,  exporter le surplus de production. «Nous avons reçu comme orientation d’investir dans le domaine des matières premières stratégiques pour notre armée. Nous sommes fiers d’avoir relancé des unités qui étaient condamnés à disparaitre. Nous œuvrons  à améliorer la qualité de nos approvisionnements, la mise en place de nouveaux textiles, de reprendre des parts de marchés et, éventuellement d’exporter nos produits. Nous devons intégrer les tissus synthétiques dans notre chaine de production et aussi les colorants. Ce sont des chantiers pour le moment.», a-t-il indiqué.

 

De fait, l’armée, qui a relancé l’usine de chaussures de Boussaâda en 2009, a repris cette année les complexes textiles de Batna, Bejaia, Draa Ben Khedda (Tizi Ouzou), Tlemcen (Sebdou), Souk Ahras et de M’Sila. Elle a assumé les dettes accumulées des dites entreprises et a entreprise de renouveler leurs équipements. Une vraie démarche d’investissement. Le complexe de Draa Ben Khedda, à titre d’exemple, a coûté à l’armée 173 milliards de centimes (15 millions d’euros environ). Dans le détail, l’armée a dû assumer 90 milliards de découvert bancaire, 46 milliards de dettes auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS) et 37 milliards de dettes fiscales.

 

 35 millions d’euros pour la formation en mécanique

 

 Dans le domaine de la mécanique, les premières productions sous le label Mercedes-Benz sortiront des usines de l’ANP dès le premier semestre 2014. Elles seront livrées non seulement pour ses unités opérationnelles mais elles approvisionneront aussi le marché. Un partenariat a été conclu entre le ministère de la Défense nationale (MDN), le constructeur allemand Daimler, propriétaire de la marque Mercedes-Benz et le Fonds d’investissement émirati AABAR pour la réalisation de trois projets industriels à Rouïba (Alger), à Ain Bouchekif (Tiaret) et à Oued Hamimime (Constantine). Une joint-venture a été créée pour conduire lesdits projets. Détenue à 51 % par l’EDIV/Tiaret et la SNVI et à 49 % par AABAR, elle travaillera avec le constructeur allemand Daimler (AABAR est actionnaire à hauteur de 5 % dans le capital de Daimler), comme partenaire technologique. Pour la formation dans les métiers de la mécanique, l’armée a par ailleurs investi 35 millions d’euros. Un véritable «plan Marshall» inclut dans un contrat de 210 millions d’euros passé en 2011 avec le géant allemand de l’industrie de la défense Rheinmetall pour la livraison de 54 véhicules blindés de transport des troupes (Fox). L’investissement vient en appoint à celui d’un milliard d’euros (93 milliards de DA) mobilisé par l’Etat dans le cadre du partenariat avec AABAR et Daimler. De par ce partenariat, l’armée aspire à devenir un «champion» national pour conduire la locomotive du développement de la filière mécanique et vise à atteindre un taux d’intégration de 30% durant les cinq premières années d’entrée en production de ces projets. L’armée devrait ainsi fabriquer 15 000 cars, bus et camions/an sous la marque Mercedes Benz au niveau de son site de Rouïba, mis à la disposition de la joint-venture par la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), 8 000 véhicules utilitaires par an sur le site d’Ain Bouchekif (Tiaret) et de 25 000 moteurs par an au site d’Oued Hamimime (Constantine).

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:45
Circaete 2013 : exercice de défense aérienne sur les deux rives de la Méditerranée

Circaete - Interception Rafale

 

05/11/2013 Actus Air

 

Jeudi 31 octobre 2013, base aérienne de Villacoublay, 8h45. Un Falcon 2000 de l’escadron de transport d’entraînement et de calibration (ETEC) s’élance pour une mission de près de sept heures, dans le cadre de l’exercice Circaete 2013.

 

Lors de ce vol d’un genre particulier, le Falcon 2000 a survolé une partie des espaces aériens de France, d’Espagne, du Portugal, du Maroc et d’Algérie, escorté par près d’une dizaine d’avions de chasse : Rafale et Mirage 2000 français, F18 espagnols, F16 portugais, Mirage F1 et F5 marocains, MIG 29 et SU 30 algériens.

 

Selon le scénario établi cette année par la France, le Falcon 2000 simulait une menace aérienne non-militaire que chaque nation devait intercepter au-dessus de son propre territoire. L’objectif était, pour chacun des participants, de s’exercer aux processus de coordination des postures permanentes de sécurité (PPS) dans les espaces nationaux respectifs, ainsi qu’aux procédures d’interception des aéronefs.

 

Cette année encore, les polices du ciel du groupe «5+5 Défense», ainsi que les structures de commandement et de contrôle (Command and Control – C2, notamment le centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun pour la France) ont pu s’entraîner ensemble et dialoguer, dans des conditions réelles et selon un tempo opérationnel.

 

Circaete 2013 est le 7e exercice annuel de sûreté aérienne de l’initiative «5+5 Défense». Lancé en 2004, ce groupe réunit dix nations du bassin méditerranéen occidental : cinq pays de la rive Sud (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie), ainsi que cinq pays de la rive Nord (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal).

 

En près de dix ans, le groupe «5+5 Défense» est devenu un forum efficace de coopération multilatérale de Défense en Méditerranée occidentale.

 

La PPS, véritable outil interministériel de lutte contre le terrorisme

 

La posture permanente de sureté s’inscrit dans un vaste dispositif interministériel de lutte contre le terrorisme. En permanence, l’armée de l’air est responsable de la défense du territoire contre toute menace aérienne. Aujourd’hui, la surveillance du ciel français, ainsi que la capacité d’intervention s’appuient sur l’activation permanente d’un dispositif de l’armée de l’air modulaire, flexible et réactif qui, outre de nombreux aéronefs (avions de chasse et hélicoptères), mobilise 24 heures sur 24 quelques 740 personnes prêtes à faire face à toute menace aérienne. Environ 220 personnes supplémentaires sont également en astreinte pour les renforcer si besoin. Au total, ce sont donc près de 1000 personnes qui contribuent à cette mission régalienne.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:45
5.000 civils maghrébins travaillent pour l’armée américaine

05.11.2013 Par Djamila Ould Khettab - algerie-focus.com

 

Le département de la défense américain peut compter sur le soutien d’un contingent emportant d’informateurs maghrébins.

 

Aux Etats-Unis, on ne compte pas seulement sur les Marine’s pour veiller sur la sécurité des intérêts du pays à travers le globe. L’armée américaine fourmille de collaborateurs étrangers répartis au quatre coins du monde. Le département américain de la défense emploie ainsi près de 170.000 civils. Parmi eux 13.000 étrangers dont « 5.000 Maghrébins », a affirmé lundi 4 novembre Ben Yakhou Ben Dokha, ex-attaché militaire d’Algérie à Washington. Invité à une conférence sur la « stratégie de défense des Etats-Unis et le nouveau redéploiement  stratégique américain » par Science Po à Paris, l’ancien colonel de l’APN, qui a fait ses armes dans les maquis de Chréa (Blida) avant d’être catapulté attaché militaire à l’ambassade d’Algérie à Washington, n’a toutefois pas voulu donner plus de détails sur le recrutement et la mission de ces informateurs maghrébins. Ils ont été recrutés après le 11 septembre pour « déchiffrer les conversations au niveau des pays de la région », s’est contenté d’expliquer l’animateur de la conférence.

 

Après le Moyen-Orient, l’océan Pacifique la nouvelle bataille des USA

 

Pour Ben Yakhou Ben Dokha, il ne fait aucun doute que l’axe stratégique du département de défense des Etats-Unis s’est déplacé. Dans la nouvelle stratégie militaire américaine, les régions du Moyen-Orient et d’Asie centrale ne seront plus au centre des débats comme cela a été le cas tout au long du XXè siècle, explique l’ancien colonel algérien. Les USA pourraient chercher selon lui, «à minimiser» leur présence en Asie centrale, méridionale et autre Moyen-Orient « car dans ces régions, les intérêts américains restent globalement inférieurs aux enjeux» projetés par les décideurs de l’Administration Bush et successeurs. C’est en Asie, plus spécifiquement dans l’océan Pacifique, que dorénavant le département de défense américain se déploie massivement. « Le déploiement des marine’s à Dawin au nord de l’Australie avec un effectif avoisinant 2.500 hommes annoncé le 13 novembre 2011, montre que désormais l’océan Pacifique prendra la place de la Méditerranée de jadis, au XXIè siècle en termes de convoitise », estime Ben Yakhou Ben Dokha

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 12:45
Algérie : Le budget alloué à la défense du territoire revu à la hausse

28-10-2013 Mounir Abi – letempsdz.com

 

Menaces aux frontières, délits sécuritaires, lutte antiterroriste,…

 

La situation aux frontières et les défis sécuritaires imposés à l'Algérie ont été pris en considération dans l'élaboration du projet de fonctionnement 2014 (projet de loi de finances 2014), présenté hier devant l'Assemblée populaire nationale (APN).

 

C'est ainsi que le ministère de la Défense nationale a bénéficié de la part du lion dans ces crédits ouverts avec un budget de 955 926 000 000 DA sur un total de 4 714 452 366 000 DA (représentant la totalité des budgets à octroyer à l'ensemble des ministères).

 

Un budget en constante augmentation, face à l'aggravation de la situation sécuritaire et l'instabilité dans certains pays de la région. Pas seulement puisque, sur ordre du président de la République, l'Armée nationale populaire (ANP) est associée à la lutte contre le trafic, dont celui des stupéfiants au niveau des frontières, nécessitant d'importants moyens de logistique et un matériel de plus en plus performant.

 

La surveillance des frontières contre les incursions terroristes renforcées au lendemain de l'attaque terroriste perpétrée contre le site gazier de Tiguentourine, représente  l'un des plus importants défis auxquels l'ANP fait face.

 

Une mobilisation qui nécessite une intensification du déploiement de troupes et de matériel des plus sophistiqués le long des frontières. Une mission qui engage l'ANP dans des projets d'envergure, dont celui lancé avec le constructeur Mercedes dont le protocole d'accord signé à Alger en mars 2011, au siège du ministère de la Défense nationale, entre la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), le groupe émirati Aabar et le groupe allemand Mercedes-Benz et Daimler et dont l'objet est la modernisation et l'extension de la plateforme de production de véhicules industriels de Rouïba.

 

Ce projet permettra, dès les premières années, de produire 8500 véhicules industriels/an de tous types, de marque et de label Mercedes-Benz, pour atteindre 16 500 véhicules/an au bout de cinq ans, destinés à la satisfaction des besoins du marché national, rappelle-t-on.

 

Le 17 mars dernier, le ministère de la Défense nationale annonçait la concrétisation d'un important projet dans la branche mécanique en partenariat avec des firmes allemandes et un fonds d'investissement public d'Abou Dhabi (Aabar Investments), est-il rappelé. Ce partenariat devrait permettre la production de 10 000 véhicules par an, a-t-il été noté.

 

Une partie de ces véhicules  adaptée au grand sud et qui pourrait être mobilisée dans le désert sera utilisée lors de patrouilles de sécurisation des frontières.

 

Le renforcement de la sécurisation des sites pétroliers et autres sites d'une même importance stratégique, après l'attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine, n'est pas en reste puisqu'elle est  incluse dans les défis auxquels fait face l'ANP.

 

Un défi qui, avec d'autres aspects liés à l'aspect sécuritaire et défense du territoire national, justifie la revue à la hausse du budget alloué au ministère de la Défense nationale.

 

Un budget donc plus élevé que celui fixé dans la loi de finances 2013 (825 860 800 000 DA). Comme dans la loi de finances 2013, le ministère de la Défense nationale est suivi par le ministère de l'Education nationale, en termes d'importance du budget, dans le projet de loi de finances 2014, avec  696 810 413 000 DA.

 

Si aux frontières la mission de lutte contre le terrorisme revient exclusivement à l'armée nationale populaire, et donc au ministère de la Défense nationale, la lutte contre ce fléau à l'intérieur du pays concerne également le ministère de l'intérieur et des Collectivités locales qui bénéficie, dans le cadre du projet de loi de finances 2014, d’un budget de 540 708 651 000 DA, occupant la troisième place.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:45
F16 Block 52 photo Olivier Fourt RFI

F16 Block 52 photo Olivier Fourt RFI

27.10.2013 Par Mohammed Jaabouk - yabiladi.com

 

Le projet de la loi de finances 2014 a alloué plus de 31,5 milliards de dh à l’Administration de la Défense nationale. Une toute petite hausse. En Algérie, le PLF 2014 a réservé 12,45 milliards de dollars à l’armée, soit une augmentation de plus d’un milliard de dollars par rapport à l’exercice en cours. Chez le voisin de l’Est, les ministères de la Défense et l’Intérieur s’accaparent 20 milliards de dollars du total du budget.

 

Il n’y a pas que le Palais qui a été épargné par la cure d’austérité prescrite par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2014, l’armée également. Le cabinet Benkirane a légèrement augmenté la dotation accordée à l’Administration de la défense nationale : de 31 309 118 000 Dh au titre de l’exercice 2013, elle est passée à 31 537 000 000 Dh, soit une petite hausse de 0,7%.

 

Selon le PLF 2014, la répartition de cette manne financière est la suivante : 21 935 000 000 dh consacrés aux frais du personnel de tous les agents des différents services d’Abdellatif Loudiyi ; 5 350 000 000 dh sont alloués à l’achat de « matériel et dépenses diverses », c’est d’ailleurs le même montant qu’en 2013. Généralement, les contrats d’armement pour les corps de l’armée sont tirés de cette cagnotte.

 

Les PLF ne précisent pas les types d’équipement à acquérir, il est laissé à la hiérarchie militaire d’en décider. Par ailleurs, 4 252 000 000 dh  seront dédiés à l’ « Investissement et crédit de paiement ». Il est fort possible que la somme de cette dernière rubrique soit revue à la baisse dans le projet de loi de finances de 2015, pour se situer à 2 497 000 000 dh , comme Yabiladi a constaté sur la page 52 du PLF 2014.

 

Plus de 12 milliards de dollars, la somme du ministère de la Défense en Algérie

 

Les 31 537 000 000 dh (soit environ 4 milliards de dollars) consacrés à l’Administration de la Défense nationale ne sont rien devant les 12,45 milliards de dollars alloués au ministère de la Défense du voisin algérien, soit une hausse de plus d’un milliard de dollars par rapport à l’exercice en cours, occupant ainsi la première place par rapport aux autres départements dans le projet de loi de finances 2014.

 

Même l’Enseignement a dû céder sa place aux militaires. C’est normal, le vice-ministre de la Défense est revenu, dans le remaniement ministériel, du 11 septembre dernier, à Gaid Salah qui n’est autre que le chef des armées, un octogénaire considéré comme un fidèle du président Abdelaziz Bouteflika.

 

La presse algérienne a rapporté, également, que la Défense et l’Intérieur, se sont accaparés, à eux seuls, plus de 20 milliards de dollars.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:55
Naamen Meziche est le recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000

Naamen Meziche est le recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000

 

14/10/2013 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Le Franco-Algérien Naamen Meziche,  qui vient d'être écroué à Paris, a croisé  le gratin de la nébuleuse terroriste.

 

Contrairement à une réputation brossée à la hâte et au rôle boursouflé que certains experts ont bien voulu lui prêter, Naamen Meziche ne semble en rien un cadre, encore moins un quelconque «pivot» d'al-Qaida. En revanche, les longues tribulations de ce djihadiste franço-algérien lui ont permis de côtoyer le gotha de la nébuleuse terroriste. En cela, elles en font un client de premier choix pour les policiers français et les magistrats spécialisés de la galerie Saint-Éloi.

Expulsé mardi dernier du Pakistan, où il était retenu depuis dix-sept mois, aux mains des services secrets, cet islamiste de 43 ans a été pris en charge à sa descente d'avion par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Recruteur présumé d'apprentis djihadistes dans les années 2000, Naamen Meziche a été écroué dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars dernier pour association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste. Il serait impliqué dans des projets d'attentats en Europe et en Australie, calqués, selon des sources américaines, sur les attaques de Bombay qui avaient fait 166 morts en novembre 2008.

Gendre du prédicateur al-Fizazi

Mutique dans les geôles pakistanaises, Meziche n'a reconnu aucune activité criminelle. Il a concédé s'être rendu au Pakistan pour faire sa «hijra», le retour en terre d'islam pour un fidèle établi dans un pays non musulman. Pendant 96 heures de garde à vue, les policiers ont eu le temps d'explorer la trajectoire de ce combattant d'Allah.

Né à Paris, Naamen Meziche embrasse vite les thèses radicales et part se former au début des années 1990 en Afghanistan. Aguerri, il rejoint l'Allemagne en 1993 et gravite dans le sillage de la «cellule» de Hambourg, où il fréquente la mosquée al-Qods au même titre que Mohammed Atta, l'un des pirates du 11 Septembre. Meziche épouse la fille du prédicateur Mohammed al-Fizazi, dont les sermons enflamment les mosquées de Hambourg avant qu'il soit écroué au Maroc pour son implication dans les attentats kamikazes de Casablanca de mai 2003 (41 morts et un centaine de blessés).

En 2010, Meziche est donné comme mort après un tir de drone de la CIA contre un immeuble résidentiel du Waziristan du Nord, dans lequel sont alors éliminés plusieurs djihadistes et membres d'al-Qaida. Ayant survécu à la frappe, l'islamiste est aperçu avec plusieurs de ses comparses en Iran, d'où il essaie de retourner en Europe.

Un épais carnet d'adresses

Mais sa course s'achève au Pakistan en mai 2012, quand il est capturé lors d'une opération menée par l'armée dans la région de Quetta, au Baloutchistan, non loin des frontières avec l'Iran et l'Afghanistan. Naamen Meziche y est alors surpris en compagnie de trois Français. Originaires de la région d'Orléans et jusqu'alors inconnus des services, ils ont été expulsés vers la France dans la plus grande discrétion au printemps dernier.

L'arrestation de Meziche, qui pourrait être interrogé dans les prochaines semaines sur sa présence en zone tribale et sur ses trois compagnons de route, est intervenue quelques mois après celle d'une de ses connaissances, Younis al-Mauritani, «gros poisson» d'al-Qaida capturé le 5 septembre 2011. C'est d'ailleurs grâce aux informations fournies par ce dernier que Meziche a pu être localisé.

Fidèle lieutenant d'Oussama Ben Laden, al-Mauritani avait été chargé par le chef d'al-Qaida en personne d'organiser des attentats aux États-Unis, en Australie et en Europe. En raison de son épais carnet d'adresses, dans lequel auraient pu figurer Abou Yahya al-Libi, défunt théoricien du Groupe islamique combattant libyen, mais aussi le tueur de Toulouse et Montauban Mohamed Merah, Naamen Meziche risque d'être extrait à plusieurs reprises de sa cellule. Jusqu'à présent, il n'a jamais été condamné pour de quelconques faits terroristes.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:45
59e session annuelle de l’assemblée parlementaire de l'OTAN : Participation du Parlement algérien

11-10-2013 elmoudjahid.com

 

Une délégation du Parlement présidée par Mohamed El Oued, président de la commission de défense nationale au Conseil de la nation, participera à la 59e session annuelle de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) prévue du 11 au 14 octobre à Dubrovnik en Croatie.


L'ordre du jour comprend, selon un communiqué rendu public jeudi passé par le Conseil de la nation, "Les Derniers développements dans la région Mena", les "Stratégie et politiques de l'UE à l'égard de la région Mena", les perspectives et obstacles à la complémentarité à plus grande échelle en méditerranée ainsi que les répercussions de la crise en Syrie sur la région et la sécurité régionale.  


L'Algérie participe régulièrement aux travaux de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN en tant que partenaire méditerranéen.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:45
Les missions et attributions du vice-ministre de la Défense définies par décret présidentiel

 

09 octobre 2013 Sonia Lyes - tsa-algerie.com

 

Les attributions du nouveau vice-ministre de la Défense ont été définies par un décret présidentiel publié au dernier Journal officiel. Globalement, le général Ahmed Gaid Salah hérite des mêmes prérogatives que l’ancien ministre délégué à la Défense nationale.

 

« Le vice-ministre assiste le ministre de la Défense nationale. Il exerce par délégation sous son contrôle et autorité, les attributions que lui confie celui-ci et lui rend compte de ses activités », selon l’article 2 du décret. « Il a délégation de signature pour l'ensemble des actes et décisions, y compris les arrêtés », ajoute le même article.

 

Selon l’article 3, « le vice-ministre prend à sa charge les attributions découlant de la délégation de signature fixées par les textes particuliers en la matière ». Le nouveau vice-ministre « assure, pour le compte du ministre de la Défense nationale, la présidence de la commission ministérielle des marchés », précise une disposition de l’article 3. Il s’agit d’une prérogative que ne possédait pas le ministre-délégué à la Défense nationale.

 

L’article 4 précise : « Le vice-ministre est responsable du bon fonctionnement des structures du ministère de la Défense nationale ». Enfin, selon l’article 5 :  « Pour la conduite de ses missions et attributions, le vice-ministre est assisté par le secrétariat général du ministère de la Défense nationale ».

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 06:55
Le Français et cadre d’Al Qaïda Naamen Meziche expulsé du Pakistan

09/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Naamen Meziche, un Français d’origine algérienne considéré comme un cadre d’Al Qaïda, a été placé en garde à vue à Paris après son expulsion par le Pakistan vers la France, rapporte l‘AFP.

 

Meziche est soupçonné d’être impliqué dans une filière d’apprentis djihadistes et des projets d’attentats en Occident, tout particulièrement en France.

 

Il avait été arrêté en mai 2012 par la police pakistanaise alors qu’il voyageait en bus avec trois autres Français dans le sud-ouest du pays, non loin d’un bastion présumé d’Al Qaïda.

 

Après seize mois de détention, Meziche a donc été expulsé par le Pakistan qui l’a conduit dans la nuit de lundi à mardi à l’aéroport d’Islamabad, d’où il s’est envolé sous bonne escorte pour Paris via Dubaï.

 

Arrivé dans l’après-midi à Paris, il a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le «FBI» français en matière de renseignement.

 

Les trois autres Français qui voyageaient avec lui avaient quant à eux déjà été expulsés vers la France où ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes» et placés en détention provisoire.

 

Meziche devrait vraisemblablement être poursuivi et incarcéré pour le même motif

 

Les enquêteurs français espèrent d’ailleurs que la confrontation entre les trois autres Français et Meziche permettra d’en savoir plus sur cette filière et son rôle exact au sein d’Al Qaïda.

 

Toutefois, la justice française pourrait aussi le poursuivre simplement sur la base d’éléments judiciaires fournis par les services allemands, remontant à l’époque où il habitait en Allemagne, où il était chargé de recruter de nouveaux aspirants au djihad venant d’Europe, et aurait également planifié plusieurs attaques en Europe et en Australie, sur le modèle de celles de Bombay, en Inde, qui avaient fait plus de 140 morts en novembre 2008.

 

En outre, les services de renseignement occidentaux et pakistanais ont aussi présenté Meziche comme un proche de Younis Al-Mauritani, un important cadre d’Al-Qaïda arrêté au Pakistan six mois auparavant.

 

Selon l’armée pakistanaise, Younis Al-Mauritani avait été chargé personnellement vers les années 2000 par Oussama ben Laden de planifier des attentats contre des cibles économiques importantes aux États-Unis, en Europe et en Australie

 

La zone Afghanistan-Pakistan continuerait ainsi d’attirer les djihadistes étrangers, y compris français, même si leur nombre semble avoir fortement dominué ces dernières années avec l’apparition d’autres fronts au Moyen-Orient, notamment en Syrie, ou en Afrique, comme au Mali.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 18:45
Aqmi : un Algérien pour remplacer Abou Zeïd

27/09/2013 - 14:34 JDD

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a nommé un Algérien pour remplacer son compatriote Abdelhamid Abou Zeïd, un de ses chefs les plus radicaux, tué dans le nord du Mali lors d'une intervention militaire franco-africaine, a rapporté l'agence privée mauritanienne ANI.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:45
Quels pays africains dépensent le plus pour leur armée?

21.09.2013 Jeune Afrique

 

Les entreprises d'armement internationales, de plus en plus dépendantes des exportations en raison de la baisse des dépenses militaires en Europe et aux États-Unis, lorgnent vers une Afrique dont les budgets d'armement vont exploser dans les dix prochaines années.

 

Selon l'hebdomadaire américain Defense News, les dépenses militaires en Afrique - en plein boom énergétique dans les régions de l'Ouest et de l'Est - vont augmenter de 20 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie contre plus de 40 milliards en 2012, selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri). Ce phénomène est lié au développement récent de plusieurs armées en Afrique qui, depuis la fin de l'époque coloniale, connaît bon nombre de guerres, d'insurrections et de coups d'État. D'autre part, l'Occident fait, depuis 2001, beaucoup d'efforts pour renforcer les capacités de lutte antiterroriste, particulièrement dans la zone sahélo-saharienne, la Corne de l'Afrique et la côte orientale où les groupes djihadistes demeurent très présents.

 

Protéger les ressources

 

"La ruée vers le marché de la défense africain vient tout juste de commencer, et il se poursuivra au cours de la prochaine décennie", estime le colonel Joseph Sibanda, officier retraité de l'armée du Zimbabwe, désormais consultant pour la défense, cité par Defense News. Il estime que les pays comme le Mozambique - ancienne colonie portugaise pauvre désormais en plein boom gazier de même que la Tanzanie voisine -, l'Ouganda et le Kenya devront rediriger leurs besoins de défense vers la protection de leurs gisements de pétrole et leurs infrastructures de gaz onshore et offshore.


"Le marché africain de la défense sera, dans les prochaines années, pratiquement au même niveau que celui de l'Asie du Sud-Est", annonce Sibanda. "Les avions militaires, véhicules blindés et système d'artillerie devront être modernisés afin de répondre aux nouvelles menaces qui planent sur la sécurité", poursuit-il.

 

Une bonne nouvelle pour l'Afrique du Sud

 

Jusqu'à maintenant, l'Afrique n'avait jamais été un marché-clé pour les grands contractants militaires occidentaux, même si des pays riches en pétrole comme le Nigeria, l'Algérie ou la Libye ont déjà acheté des systèmes d'armes de hauts niveau, des avions, des navires de guerre et des armes au fil des ans.

 

Les seul pays africains ayant des industries d'armement autochtones sont l'Afrique du Sud - bien que son secteur de la défense lié à Israël ait considérablement diminué depuis la fin de l'apartheid, en 1994 - et l'Egypte qui, depuis l'accord de paix signé en 1979 avec Israël, s'est davantage tournée vers les États-Unis.

 

Le secteur de la défense sud-africain est dirigé par Denel, capable de produire des systèmes de missiles avancés, de l'artillerie aux standards internationaux et des systèmes aérospatiaux. La plus grande économie d'Afrique pourrait bien être l'une des principales bénéficiaires de la mise à niveau majeure de l'équipement des forces armées du continent.

Qui dépense le plus pour l'armement en Afrique ?
(en millions de dollars, 2012)

1. Algérie 9 325
2. Afrique du Sud 4 470
3. Égypte 4 372
4. Angola 4 146
5. Maroc 3 402
6. Libye 2 987
7. Nigeria 2 327
8. Sud Soudan 964
9. Kenya 798
10. Tunisie 709
11. Côte d'Ivoire et Namibie 407

Source : Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:45
Le général Gaid Salah ministre de la Défense nationale

Le général Gaid Salah ministre de la Défense nationale

11 septembre 2013 Riyad Hamadi tsa-algerie.com

 

INFO tsa-algerie.com. Rectification : Le général Gaid Salah devient vice-ministre de la Défense. Il cumulera ce poste avec celui de chef d’état-major de l’ANP.

 

Jusqu’à présent, ce poste était occupé par le président de la République qui nommait un ministre délégué à la Défense sans réels pouvoirs.

 

Pour sa part le diplomate Ramtane Lamamra devient ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Mourad Medelci.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:45
Le général Gaid Salah ministre de la Défense nationale

Le général Gaid Salah ministre de la Défense nationale

11 septembre 2013 Riyad Hamadi tsa-algerie.com

 

INFO tsa-algerie.com. Rectification : Le général Gaid Salah devient vice-ministre de la Défense. Il cumulera ce poste avec celui de chef d’état-major de l’ANP.

 

Jusqu’à présent, ce poste était occupé par le président de la République qui nommait un ministre délégué à la Défense sans réels pouvoirs.

 

Pour sa part le diplomate Ramtane Lamamra devient ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Mourad Medelci.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 17:45
Abdelaziz Bouteflika s'attaque aux services secrets algériens

11/09/2013 Par Mélanie Matarese – LeFigaro.fr

 

À quelques mois de la présidentielle,  le chef de l'État démantèle les puissants services de renseignement et forme un nouveau gouvernement composé de fidèles.

 

«En digne héritier de Boumediene, Bouteflika sait que tant qu'il ne contrôle pas l'armée, il ne contrôle rien.» Le commentaire, d'un officier du renseignement algérien, éclaire les décisions prises ces derniers jours par la prési­dence. Selon plusieurs médias, des décrets non publiés prévoient d'amputer le DRS (Département du renseignement et de la sécurité), services secrets de l'armée et colonne vertébrale du système algérien, de plusieurs de ses prérogatives: l'information et la communication, et la sécurité de l'armée, dont les officiers et auxiliaires de police judiciaire seraient désormais rattachés à la justice militaire. En clair: ils ne dépendraient plus du mythique patron du DRS, le général Toufik Mohamed Lamine Mediene, 74 ans, mais du chef d'état-major de l'armée, le général Gaïd Salah, 80 ans, qu'un remaniement ministériel a désigné hier vice-ministre de la Défense nationale.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 19:45
Conférence INTERPOL africaine organisée en Algérie

10.09.2013 interpol.int

 

Une conférence INTERPOL africaine organisée en Algérie fait l’union des services chargés de l’application de la loi régionaux contre la criminalité transnationale

 

ORAN (Algérie) – La 22ème Conférence régionale africaine qui se tient actuellement en Algérie s’est ouverte sur l’affirmation du caractère essentiel de la planification stratégique régionale et de l’échange d’informations de police en temps voulu pour combattre efficacement des formes de criminalité allant du trafic d’êtres humains, de drogues ou d’armes à la piraterie maritime et au terrorisme.

Rassemblant plus de 170 hauts responsables des services chargés de l’application de la loi de 44 pays ainsi que les représentants de dix organisations internationales, la conférence va se pencher pendant trois jours (du 10 au 12 septembre) sur les problèmes de sécurité qui se posent dans la région et définir les domaines dans lesquels l’efficacité peut être améliorée et la coopération renforcée, dans toute l’Afrique et au-delà.

Le Général-Major Hamel Abdelghani, Directeur Général de la Sûreté nationale algérienne, a déclaré que le nombre des pays représentés témoignait de leur engagement dans la lutte contre les menaces que représentent la criminalité organisée et le terrorisme pour la région africaine.

« J’ai la certitude que les résultats de nos travaux pendant cette conférence vont grandement contribuer à améliorer tout ce que nous ferons à l’avenir pour relever ces défis. INTERPOL est le meilleur canal de coopération internationale pour y parvenir, mais également pour assurer que nos services de police atteignent des niveaux de performance encore plus élevés », a déclaré le Général-Major Hamel.

La Présidente d’INTERPOL, Mme Mireille Ballestrazzi, a encouragé les pays à ouvrir encore plus largement l’accès aux bases de données mondiales d’INTERPOL et à son système de communication policière sécurisée I-24/7, qui ont d’ores et déjà permis d’importantes avancées dans le domaine de la sécurité des frontières.

« L’Afrique et INTERPOL manifestent depuis longtemps leur engagement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Anéantir la menace que représentent les groupes terroristes nécessite de cibler leur capacité à fonctionner … et à recruter », a fait observer la Présidente Ballestrazzi.

« Ouvrir aux points de contrôle frontaliers, aux ports et aux aéroports l’accès aux bases de données d’INTERPOL donne aux services chargés de l’application de la loi la possibilité de mieux exprimer tout leur potentiel, dans l’intérêt de la sécurité nationale, régionale et mondiale », a conclu la Présidente d’INTERPOL.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a indiqué que les succès enregistrés dans toute l’Afrique confirmaient « la conviction simple mais ferme [de l’Organisation] que la coopération entre les services chargés de l’application de la loi des pays membres peut permettre de surmonter les plus grandes difficultés ».

« Qu’il s’agisse du trafic d’êtres humains, d’espèces sauvages, d’armes légères, de drogues, de médicaments de contrefaçon ou des défis de la lutte contre la piraterie maritime, le rôle de la coopération policière régionale et internationale est fondamental et décisif pour prévenir la criminalité en Afrique », a déclaré le Secrétaire Général Noble, soulignant les excellents résultats de la récente opération de police Usalama.
 

Conduite par l’Organisation de coopération des Chefs de police d’Afrique de l’Est (OCCPAE) et l’Organisation de coopération régionale des Chefs de police d’Afrique australe (SARPCCO), avec l’appui direct des Bureaux régionaux (B.R.) INTERPOL de Nairobi et Harare, cette opération a permis de porter secours à plus de 300 victimes de la traite d’êtres humains, de saisir des drogues, des armes à feu et des véhicules volés, et de récupérer des marchandises faisant l’objet de trafics, dont de l’ivoire et des diamants.

Le Secrétaire Général Noble a également souligné le rôle croissant joué par INTERPOL en matière de lutte contre les atteintes à l’environnement, par exemple en coordonnant la très récente Opération Wendi dirigée contre le trafic d’ivoire d’éléphant en Afrique centrale et de l’Ouest, avec l’appui des Bureaux régionaux d’Abidjan et de Yaoundé.

Cette seule opération a abouti à l’arrestation de plus de 60 personnes et à la saisie de près de 4 000 articles en ivoire. Aussi le chef d’INTERPOL a-t-il encouragé les pays membres à participer à la conférence internationale sur le respect et l’application du droit de l’environnement, organisée par INTERPOL et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement), qui se tiendra au Kenya en novembre prochain.

« En Afrique de l’Est seulement, on estime que le commerce illicite de l’ivoire a conduit au braconnage de 5 600 à 15 400 éléphants annuellement. Face à l’explosion alarmante de cette forme de criminalité, ce n’est qu’en étant unis et résolus que nous pourrons définir les mesures propres à aider l’ensemble de nos 190 pays membres à combattre ce fléau et à en venir à bout », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

Le Secrétaire Général a par ailleurs indiqué que les partenariats ont joué un rôle clé dans l’aide apportée aux pays membres, à travers le financement par l’Union européenne des initiatives INTERPOL RELINC (Rebuilding Libya’s Investigative Capability - Reconstruire la capacité d’enquête de la Libye) et WAPIS (West African Police Information System - Système d’information policière des pays d’Afrique de l’Ouest).

Il a également mentionné le soutien apporté par le ministère canadien des Affaires étrangères, du commerce et du développement, qui a permis d’élargir l’accès à I-24/7 et de concrétiser toute une série d’initiatives de renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique et au-delà.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:45
Niger: combats entre l'armée et des narcotrafiquants dans le Ténéré

06 septembre 2013 Par RFI

 

De violents accrochages ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi l'armée nigérienne à des narcotrafiquants dans le Ténéré, près de la frontière de l’Algérie et de la Libye. C’est dans cette région que l'armée nigérienne mène depuis la crise libyenne une guerre sans merci contre les narcotrafiquants et les islamistes massivement présents dans le Sud libyen.

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:45
La Tunisie crée des «zones tampons» militaires à ses frontières

29/08/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Des zones militaires tampons dans le sud de la Tunisie. Voilà ce qu’a ordonné de créer la présidence tunisienne ce jeudi 29, pour lutter notamment contre le terrorisme.

 

Dans un communiqué publié sur le site de la présidence tunisienne, le ministre de la Défense nationale Rachid Sabbagh annonce que «la nécessité de la création de ces zones a été dictée par la situation actuelle afin de combattre toutes les menaces pesant sur la Tunisie», citant notamment «le trafic d’armes» et le «terrorisme».

 

Il ne précise cependant pas où exactement dans «le sud de la Tunisie», si ce n’est que ce sera aux frontières avec l’Algérie et la Libye.

 

Le communiqué précise que cette mesure est prévu pour durer une année et que toute personne souhaitant se rendre dans l’une de ces futures zones devra obtenir des autorisations spéciales.

 

Depuis plusieurs mois, les autorités tunisiennes pourchassent un groupe armé lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à la frontière algérienne. Une quinzaine de militaires tunisiens ont été tués au cours de la traque, dont huit ont été égorgés et mutilés le 29 juillet dernier, près du Mont Chaambi, à la frontière algérienne.

 

De plus, le sud désertique du pays est devenu, de l’aveu même des autorités, une zone privilégiée pour les trafiquants d’armes venant de Libye.

 

La Libye, qui peine à mettre en place une armée et une police depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi, a proposé jeudi à la Tunisie de déterminer une «stratégie de sécurité commune destinée à sécuriser» les frontières.

 

Le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz a dit ainsi vouloir «mettre fin au trafic des produits subventionnés, des armes et à la fuite de terroristes à partir de la Libye vers la Tunisie ou le contraire».

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