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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 15:45
Les officiers français en poste sur la nouvelle BOA de Madama sont invités par le commandant nigérien Ousseini à visiter le vieux fort des méharistes de Madama

Les officiers français en poste sur la nouvelle BOA de Madama sont invités par le commandant nigérien Ousseini à visiter le vieux fort des méharistes de Madama

 

26.03.2015 par Thomas Goisque

 

Opération Barkhane. Aux côtés des soldats nigériens, les légionnaires français du 2e REP luttent contre les islamistes aux confins d’un territoire plus vaste que l’Europe. Une traque incessante de la Mauritanie au Tchad en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

 

Au milieu du Sahara non loin des frontières libyenne et algérienne, le vieux fort méhariste de Madama a retrouvé un rôle stratégique tandis que les unités du Génie construisent à quelques encablures une nouvelle Base Opérationnelle Avancée et une piste d’atterrissage en latérite.

 

Un reportage exclusif à découvrir ce week-end dans le Figaro-Magazine et dès aujourd’hui sur le site internet.

 

Accéder directement au reportage

La 1ere compagnie du 2e REP (Régiment Etranger de Parachutiste) et un peloton du 1e RHP (Régiment de Hussards Parachutiste) au rassemblement du matin à Madama

La 1ere compagnie du 2e REP (Régiment Etranger de Parachutiste) et un peloton du 1e RHP (Régiment de Hussards Parachutiste) au rassemblement du matin à Madama

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 13:55
Un nouveau site Internet pour nos réservistes

 

26/03/2015  CNE Laisné - Armée de Terre

 

Le 20 mars 2015, a été officiellement lancé SIREM (Site Interarmées des Réserves Militaires), piloté par l’EMA/Bureau Réserve Militaire, une semaine avant la « séquence ministre » de la journée nationale du réserviste (JNR) le 27 mars 2015.

 

SIREM va devenir l’outil privilégié de communication entre l’Institution et le réserviste, ainsi qu’entre les réservistes eux-mêmes au sein d’une même unité. C’est le successeur de l’extranet réserve Terre (ERT). Accessible par Internet, il comprend une partie ouverte au grand public et une partie privée à laquelle les réservistes peuvent accéder après avoir créé leur compte en utilisant leur numéro matricule. On y trouve en particulier :

- Un portail d’informations générales sur la réserve ;

- Une bourse aux emplois des réservistes (leur permettant de postuler sur des postes vacants mis en ligne par les FE) ;

- A terme, un espace privé d’aide au commandement.

 

La Bourse des Emplois de la Réserve (BdER) permet aux réservistes d'avoir une vision globale sur les emplois que l’armée de Terre propose région par région, dans chaque régiment ou structure employant des réservistes. Chaque année, l’armée de terre propose 3000 postes pour compenser les flux de départs auxquels il faudra rajouter 1000 postes par an jusqu’en 2021 pour combler le déficit actuel. La logique retenue est celle de la proximité géographique pour faciliter l’employabilité et diminuer les délais et les coûts de transport, tout en intensifiant le lien armée- nation au niveau local.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:55
photo 12e RC - Armée de Terre

photo 12e RC - Armée de Terre

 

24.03.2015 par 12e Régiment de Cuirassiers

 

3 pelotons de chars du 4e escadron ont passé 4 semaines à la préparation et l’exécution de leur premier tir de niveau peloton, entre les camps de Canjuers et de Suippes. Ils ont d’ailleurs inauguré le parcours « Symphonie » à Suippes, nouvellement ouvert aux pelotons Leclerc.

 

Durant deux jours et deux nuits, les « éléphants blancs » ont exécuté une série de tirs sur chars Leclerc et sur VBL (véhicules blindés légers) pour les escouades, dans des conditions climatiques très rudes ! Les chutes de neige et le verglas n’ont pas pour autant entamé l’entrain des équipages, puisque ces derniers sont tous revenus classés opérationnels, avec 2 pelotons classés niveau 4 et un peloton classé niveau 5 !

 

Reportage photos

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:54
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

25 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Le BPC Mistral mène, du 23 au 27 mars 2015, une campagne d'appontages en Méditerranée au profit des pilotes du 5ème Régiment d'Hélicoptères de Combat (RHC) de Pau et de l'Escadron Hélicoptères (EH) "Pyrénées" de Cazaux. Cette sortie à la mer s'inscrivait dans le cadre de la préparation opérationnelle des équipages potentiellement amenés à conduire des missions héliportées depuis la mer.

 

 Pendant ces quelques jours, marins, terriens et aviateurs ont travaillé conjointement afin de maintenir les savoir-faire nécessaires à la mise en œuvre de l'aviation à bord d'un bâtiment de combat et de permettre aux pilotes de se qualifier sur Tigre, Caracal, Gazelle ou Puma. L'entraînement, progressif, a débuté par des vols de jour, puis par nuit claire avec l'horizon visible et enfin par nuit noire, sans aucune référence extérieure. Ces conditions, particulièrement difficiles, obligent les pilotes à voler aux instruments avec le précieux concours des marins du central « opérations » du BPC Mistral, jusqu'à prendre visuel des feux du pont d'envol.

 

La base aéronautique navale de Hyères, le Service des Essences des Armées (SEA) et les équipes de techniciens ont également apporté leur appui pour ravitailler les hélicoptères à l’issue de chaque vol et assurer leur maintien en condition opérationnelle. Sur le pont d'envol, le ton était donné par les "chiens jaunes" qui, avec les « PONEV » et les équipes « SECU », ont œuvré jour et nuit dans des conditions souvent parfois éprouvantes.

 

Ces semaines à la mer sont intenses et nécessitent une vigilance de tous les instants. Rien ne serait possible sans cet esprit de cohésion qui caractérise si bien les BPC lorsqu’ils accueillent des détachements provenant de tous azimuts. Le terme « grand équipage » du Mistral, si souvent employé par les marins affectés prend, lors de ces semaines d’entraînements communs, tout son sens.

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale

photo Marine Nationale

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 19:55
Archives MinDefFR

Archives MinDefFR

 

25/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Depuis le 24 mars matin, les armées sont mobilisées dans l’effort interministériel qui fait suite au crash d’un A320 en Alpes-de-Haute-Provence.

 

Dès les premières minutes après la perte du contact radio avec l’avion de ligne, l’armée de l’Air a déclenché sa permanence opérationnelle. Un Mirage 2000-C de la base aérienne (BA) 115 Orange-Caritat a ainsi décollé à 10h48. Dès connaissance du crash, un hélicoptère Fennec a également été engagé, en provenance de la même base aérienne, afin d’interdire de survol la zone de l’épave.

 

Dans la même journée du 24 mars, six hélicoptères de l’armée de l’Air et de l’avion légère de l’armée de Terre (ALAT) ont été mobilisés pour des missions de recherche et de sauvetage (Search and Rescue), mais aussi de transport de fret, d’équipes d’intervention et d’autorités gouvernementales. Il s’agit de :

- deux Puma du Groupe interarmées d'hélicoptères(GIH),

- un Fennec de la BA d’Orange,

- un Super Puma de Solenzara

- et deux Puma de l’école de l’ALAT du Luc.

 

Parallèlement, un avion C135 FR de l’armée de l’Air a été dérouté de sa mission initiale afin d’assurer, dans l’urgence dans une zone montagneuse nécessitant des capacités de transmission renforcées, le relais radio entre les aéronefs engagés et les centres de contrôle aérien.

 

Aujourd’hui, trois hélicoptères sont encore engagés dans les missions d’interdiction de survol de la zone et de transport. Il s’agit de :

- un Fennec de la BA d’Orange,

- un Puma de l’escadron de transport 60 (ET60) de Villacoublay

- et un Puma de la BA d’Orange.

 

Parallèlement, un détachement d’environ 70 militaires du 4e régiment de chasseurs (4e RCH) a été déployé dans la matinée pour assurer le balisage des itinéraires menant des derniers axes praticables à la zone de crash. A Lyon Mont Verdun, une cellule de coordination 3D a été activée au sein du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) afin d’assurer la coordination des moyens aériens des armées, de la sécurité civile et de la gendarmerie. En complément, dans l’après-midi, un avion E-3F Awacs de la BA d’Avord sera mobilisé pour assurer le contrôle aérien de l’ensemble des aéronefs engagés dans la zone.

 

Les armées restent naturellement toujours mobilisées sur le terrain en appui des autres services de l’Etat.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:56
2ème Édition pour SOFINS, le salon des forces spéciales

 

23 mars, 2015 par Pierre Brassart (FOB)

 

Après une première édition couronnée de succès en 2013, le camp de Souge, à deux pas de Bordeaux, nouvelle implantation du 13e Régiment de Dragons Parachutiste (un des trois régiments composant la Brigade des Forces Spéciales Terre), accueille à nouveaux le SOFINS, le Special Operations Forces Innovation Network Seminar. Ce salon, unique en Europe, est un lieu privilégié de rencontre entre les membres de la communauté des Forces Spéciales, les industriels (autant les grandes entreprises que les PME) et le monde de la recherche. Durant 3 jours, du 14 au 16 avril, conférences, démonstrations live, workshops se succèderont.

 

Le but de ce séminaire est de permettre à ces différents mondes de se rencontrer, d’échanger, de collaborer afin que chacun bénéficie de ce que l’autre à apporter, tant comme besoin que comme solution.

 

35 délégations étrangères (européennes et internationales) homologues des forces spéciales, étaient présentes lors de la 1ère édition du SOFINS. Il y a fort à parier qu’elles seront encore nombreuses cette année. Ce rayonnement permet de tirer des enseignements des expériences étrangères et d’élargir les champs d’application des technologies.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:25
Guyane : portrait du caporal Lydia (RMED)

 

25/03/2015 armée de Terre

 

Détachée avec le 1er RI (régiment d’infanterie) pour une mission de 4 mois dans le cadre de l’opération Harpie en Guyane, le caporal Lydia du régiment médical de La Valbonne nous explique sa mission.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:45
photo ECPAD

photo ECPAD

 

24/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 20 mars, à eu lieu la cérémonie de transfert d'autorité du commandement du Centre de Traitement de Soignants (CTS) à Conakry en Guinée. Le médecin en chef Boutin, chef de corps du régiment médical de la Valbonne, succède ainsi au lieutenant-colonel Lion, chef de corps du 2e régiment de dragons de Fontevraud. La cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadeur de France en Guinée, monsieur Bertrand Cochery, et de plusieurs autorités militaires guinéennes, dont le chef état-major de l'armée de l'air.

Les 120 militaires français du 2e mandat du déploiement de l'armée française en Guinée ont rejoint le (CTS) situé sur la base aérienne militaire toute proche. A leur arrivée, le commandant du détachement du premier mandat et le nouveau directeur médical les ont accueillis et leur ont présenté le dispositif du camp ainsi que la mission du CTS. Plusieurs ateliers ont été organisés, dont ceux de techniques d'habillage, de déshabillage, puis d'entrée en zone rouge pour appréhender le port de l'équipement de protection individuelle (EPI). Ces exercices ont été réalisés aux côtés des soignants du premier mandat.

 

Au lendemain du transfert d'autorité, le 2e mandat a pris possession de ses fonctions. Cette journée a été marquée par une entrée d'une patiente en accueil transit. Une première prise en charge a permis de mettre en œuvre les procédés tant pour l'équipe médicale renforcée du régiment médical que pour celle du 2erégiment de dragons, dont le rôle dans cette phase de la procédure est la décontamination du véhicule et des zones de passage de la patiente. Ce même jour, le 6epatient guéris du virus Ebola est sorti du CTS sous les applaudissements et l'émotion de l’équipe du 1er mandat, rassemblée avec ses successeurs pour ce moment intense à la veille de son retour en France.

 

Depuis le 23 janvier, 30 patients ont été pris en charge au CTS, dont 15 personnes contaminées par le virus Ebola. 8 d'entre eux sont sortis guéris, et 5 décès ont été déplorés. Actuellement, 3 patients sont suivis par les équipes soignantes militaires, et 4 personnes non contaminés ont quitté le centre le 22 mars.  Le 24 mars, deux autres patients sortaient guéris.

 

Ce centre engage depuis le 14 janvier près de 120 militaires, dont 70 proviennent du service de santé des armées (SSA) et du régiment médical de la Valbonne et une vingtaine viennent du 2e régiment de Dragons de Fontevraud, dont la spécialité est l’intervention face aux dangers nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques. Une quarantaine de militaires sont dédiés au commandement et au soutien logistique de ce centre.

photo ECPADphoto ECPADphoto ECPAD
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

24/03/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 21 mars 2015, a eu lieu la cérémonie de transfert d’autorité de la Force Commander Reserve (FCR) à Deyr Kifa, au sud du Liban. Le colonel Hasard, chef de corps du 152e régiment d’infanterie, succède ainsi au colonel Aumonnier, à la tête de la FCR.

 

Au cours du mandat qui s’achève, le contingent français a conduit des activités opérationnelles à un rythme soutenu afin de favoriser la continuité du maintien de la paix. Il a également participé aux entraînements conjoints avec près de 295 militaires des forces armées libanaises (FAL), au cours d’une dizaine de stages communs.

 

Le mandat Daman XXIII, principalement armé par les Diables Rouges du 15.2, la 7e brigade blindée des Centaures et la 1ère brigade logistique, prend en compte depuis quelques jours sa mission et ses repères dans la zone FINUL. Les militaires français de l’opération Daman agissent particulièrement au sein de la FCR, qui confère au commandant de la FINUL, le Force Commander, une capacité de dissuasion et de réaction.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme le FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:25
Lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane

 

25/03/2015 Gabriel Boyer - Armée de Terre

 

Dans le cadre de l’opération Harpie, un groupe de soldats du 1er RI (1er régiment d’infanterie) combat l’orpaillage illégal en Guyane, en appui des gendarmes.

 

L’opération Harpie est une opération interministérielle française réalisée en Guyane depuis le mois de février 2008. Elle est menée conjointement par les forces de gendarmerie et les forces armées en Guyane (FAG). Ordonnée par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, elle a pour objectif de démanteler les systèmes d’extraction illégaux d’or  sur le territoire.

 

Depuis 150 ans, La Guyane est exploitée par des chercheurs d’or clandestins, venus principalement de régions défavorisées du Brésil ou du Suriname. Découvrez en images les FAG qui combattent ce fléau.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 11:55
Crash de l'Airbus: les soldats du 4e Chasseurs de Gap réquisitionnés

 

25.03.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Une soixantaine de soldats du 4e Régiment de Chasseurs  de Gap (ville située à proximité de la Seyne-les-Alpes) ont été réquisitionnés par le préfet pour prendre part aux opérations sur le site du crash; ils vont en particulier déployer des VAC (véhicules articulés chenillés) pour transporter des secours dans la zone du crash de l'Airbus.

 

Des légionnaires du 2e REG de Saint-Christol pourraient aussi être mobilisés.

 

Selon la gendarmerie, l'avion s'est écrasé sur une pente très abrupte, dans une zone d'environ un hectare inaccessible à pied, à quelque 2 000 mètres d'altitude. Pour le lieutenant-colonel Jean-Paul Bloy, de la gendarmerie de Hyères (Var): "cela va être extrêmement compliqué pour relever les éléments sur place. Cela prendra des jours pour dégager d'abord les victimes, puis les débris."

 

Les hélicoptères ne seront pas en mesure d'atterrir en raison de la configuration du lieu, où une demi-douzaine de gros débris ont été repérés, ce sera donc à pied ou en véhicules adaptés que les secours pourront accéder à la zone.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 18:45
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:58
Crédits : N.Baron/ Armée de Terre

Crédits : N.Baron/ Armée de Terre

 

23.03.2015 3e Régiment de Hussards

Dans le cadre de sa mise en condition avant projection pour l'opération Barkhane à l'été, le 3e escadron du 3ème Régiment de Hussards a mené une campagne de tir sur ERC-90 Sagaie début mars 2015.

 

Reportage photos Crédits : N.Baron/ Armée de Terre

 

 

MCP Barkhane pour le 3e Régiment de Hussards

 

Rotation au CENTAC à Mailly-le camp (mars 2015)

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

24 Mars 2015 Atlantico.fr

 

Une centaine de noms de militaires américains, accompagnés de leurs adresses et d'appel au meurtre, voilà ce qu'a fait paraître sur internet un groupe de pirates se revendiquant du cyber-djihadisme. Selon l'agence SITE, ces islamistes 2.0 se font appeler "la division des hackers de l'Etat islamique". Une menace sérieuse qui pourrait, dans le futur, viser également des Français.

 

Atlantico : Avec cette fuite d'information, "la division des hackers de l'Etat islamique" souhait appeler tous ses "frères aux Etats-Unis" à s'en prendre à ces militaires américains. C'est un nouveau coup de force pour les cyber-djihadistes, mais d'abord comment s'y prennent-ils ?

 

François-Bernard Huyghe : Premièrement, il n’est pas si difficile que ça de pirater un site ou un ordinateur. Mais pour ce qui est de trouver les noms ou les adresses des membres d’une organisation, grâce à des comptes Twitter par exemple, c’est quelque chose qu’on voit tous les jours. Rappelez-vous, par exemple, que dans l’affaire Sony, les pirates avaient aussi trouvé des noms et des adresses.

En France, nous avions eu un scandale similaire parce qu’un site mettait en ligne le nom et l’adresse de policiers et de gardiens de prison. Sur le plan technique, pour un hacker d’un certain niveau comme pour une personne dotée de patience, trouver des noms et des adresses de militaires n’est pas un exploit technologique invraisemblable. D’ailleurs le collectif Anonymous le fait souvent.

Par ailleurs, on peut se demander si cette action aura des effets dangereux. Honnêtement, je suis un peu sceptique. D’abord parce que ces militaires prendront leurs précautions et seront protégés par la police. D’autre part, l’Etat islamique, si je ne m’abuse, n’a jamais réussi à faire d’attentats sur le sol américain, contrairement à d’autres organisations ou à des citoyens Américains convertis au djihad. Sur le plan du danger physique, cela ne me paraît pas vraiment terrifiant. En revanche, ce qui me paraît beaucoup plus important, c’est que l’Etat islamique s’adapte aux technologies et imite les techniques des hackers, qui eux-mêmes s’en prennent parfois à des sites ou à des comptes djihadistes en publiant leurs informations. L’effet de panique recherché ici est maximum. On se rappelle que l’Etat islamique avait donné des instructions presque théologiques aux "bons musulmans", en leur disant qu’idéalement ils devaient faire la "hijra", l’immigration en terre musulmane, et donc aller combattre avec Daech au "pays de Cham", mais que si ceux-ci ne le pouvaient pas ils devaient alors faire ce qui était en leur mesure pour faire le djihad. Jusqu’à présent cet appel n’a pas eu d’effet monstrueux. Certes, il y a eu cette agression au couteau de trois militaires à Nice, mais cela n’a pas provoqué des centaines de morts. A contrario, l’impact psychologique est important parce que chacun va compatir et s’identifier avec les gens dont les familles vont vivre dans la crainte, et l’impression que le danger peut ressortir n’importe où s’accroît. Il s’agit surtout de guerre psychologique. Par ailleurs et pour être franc, si demain un djihadiste américain veut s’attaquer à un soldat, ce ne sera pas très difficile de trouver un GI dans les rues, en Virginie par exemple. De la même façon, Mohammed Merah n’avait pas eu beaucoup de mal à trouver des paras français à Montauban et à Toulouse. C’est avant tout l’effet psychologique qui est visé, d’autant plus qu’il y a, me semble-t-il, une stratégie de la part de Daech visant à tout essayer. Dès qu’une opportunité stratégique fait son apparition, l’Etat islamique la saisit : un coup ils font du hacking, un coup ils multiplient les comptes Twitter, ils menacent etc. Cela correspond à leur mentalité, celle de créer de l’inquiétude et de la déstabilisation par tous les moyens possibles.

 

Suite de l’article

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:50
93e RAM : Exercice CASALPS en montagne


24 mars 2015 Armée de Terre

 

Le 93e régiment d’artillerie de montagne (93e RAM) a organisé, du 23 février au 6 mars 2015, un exercice hivernal de coordination des appuis feux (type canons) et des guidages aériens (type avions de chasse) dans la région de Valloire (Savoie).


CASALPS (Close Air Support in the ALPS) est l’unique exercice européen interallié et interarmées de mise en situation. Il permet de perfectionner le guidage effectué par les Forward Air Controler (FAC) de l’OTAN en profitant des moyens aériens déployés. Les équipes sont amenées à se déplacer, stationner et combattre en milieu montagneux avec leur matériel. Cela leur permet de se mettre en condition pour d’éventuels engagements en opérations extérieures.
Quatre équipes étrangères (Italie, Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne) ont participé à cet exercice et des moyens conséquents pour sa réalisation ont été déployés : véhicules (Véhicule de l’Avant Chenillé), hélicoptères de combat (1 Tigre + 4 Gazelles), avions de chasse (Mirage 2000 + Tornado), drones, et bien d’autres encore.
Découvrez l’exercice en images.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:35
[2e partie – l’intégrale] Afghanistan : des opérations de guerre au désengagement


24 mars 2015 JDEF - Ministère de la Défense

 

#Afghanistan - Après 13 ans d’opérations de sécurisation et de lutte contre le terrorisme au sein d’une coalition internationale, les militaires français ont quitté l’Afghanistan. Les forces afghanes sont aujourd’hui responsables de la sécurité de leur pays. Depuis le début de la participation française au conflit afghan, les missions n’ont cessé d’évoluer. Le dispositif militaire a été réorganisé à plusieurs reprises, s’adaptant au conflit jusqu’au dernier jour des opérations.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 08:35
FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)

 

23/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Depuis plus d’une semaine,  les Forces Armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) contribuent à l’aide apportée au Vanuatu, suite aux dégâts causés par le cyclone Pam. A ce jour, environ 300 personnels des FANC sont engagés dans cette action humanitaire.

 

Les FANC, en coopération avec le Vanuatu, les ONG présentes et les détachements de la sécurité civile de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie Française, ont réalisé un bilan des dégâts causés et évalué les besoins nécessaires aux populations des îles de Tanna et d’Erromango.

 

Le personnel à terre du RIMaP a principalement mené des actions d’ouverture d’itinéraires sur la partie Nord de Tanna et sur une partie d’Erromango, appuyé par les hélicoptères Puma et l’Alouette III. Il est renforcé ponctuellement par les brigades de protection de la frégate Vendémiaire et du patrouilleur La Glorieuse. Dans les jours à venir les derniers trajets de l’avion CASAvisant à apporter la logistique nécessaire au détachement du RIMaP de Tanna devraient avoir lieu.

 

Le CASAa également transporté 117 personnes, dont 83 civils et 34 militaires à Vanuatu, ainsi que 41 tonnes de fret. Dix ressortissants français ont aussi été rapatriés à Nouméa, et sept Vanuatuans ont pu être évacués de Tanna vers Port Vila. La frégate Vendémiaire et le patrouilleur La Glorieuse ont quant à eux délivré 8 tonnes de fret sur Tanna au profit de la Croix Rouge et de l’ONG Solidarité Tanna.

 

Les FANC s’appuient sur un dispositif composé de la frégate de surveillance Vendémiaire, renforcée d’un hélicoptère Puma de l’escadron de transport 52 de la base aérienne 186 et d’une Alouette III, du patrouilleur La Glorieuse, de deux avions CASA des FANC et des Forces Françaises en Polynésie Française (FAPF), d’un avion de patrouille maritime Gardian, et enfin d’un détachement du RIMaP déployé sur Tanna.

 

Depuis le 15 mars, près de 300 militaires français participent, en liaison avec le haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, aux opérations de secours aux populations et de réhabilitation des infrastructures touchées par le cyclone Pam qui s’est abattu sur l’archipel des Vanuatu dans l’océan Pacifique.

FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)
FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)
FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)FANC : Poursuite de la mobilisation pour le Vanuatu (suite)
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:45
Depuis N'Djamena, départ en mission de reconnaissance à bord d'un Rafale - opération Barkhane


23 mars 2015 Ministère de la Défense

 

Depuis N'Djamena, départ en mission de reconnaissance à bord d'un Rafale dans le cadre de l'opération Barkhane (février 2015)

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:25
Opération TITAN

 

23/03/2015 SCH Beltran - armée de Terre

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) ont pour mission de protéger le territoire national et ses intérêts.

 

Dans ce cadre, l’armée de Terre assure plusieurs missions dont la protection du centre spatial guyanais (CSG). Il s’agit de l’opération TITAN. C’est une action interarmées dont le dispositif terrestre est assuré par une compagnie d’infanterie, une compagnie d’artillerie sol-air ainsi qu’une section d’aide à l’engagement débarqué. L’armée de Terre, maitre de son milieu, assure le contrôle de la zone extérieure du CSG. Les détails de cette opération en images.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:25
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

23/03/2015 SCH Beltran - armée de Terre

 

Le sergent Vitom, chef de groupe au 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI) de Guyane, participe à l’opération TITAN.

 

Patrouillant à pied ou en canoë, il effectue des contrôles de zone et concourt à la protection du centre spatial guyanais, à Kourou.

 

Immersion.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 13:55
L'armée française teste de nouveau sa cyberdéfense

 

20 Mars 2015 par Julien L. - numerama.com

 

Considérant la cyberdéfense comme une priorité, l'armée française organise des simulations pour tester ses défenses. Après un premier exercice l'an dernier, un nouvel entraînement se déroule jusqu'au 27 mars.

 

Devenue une préoccupation majeure des armées, comme en témoigne la dernière édition du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale qui en a fait une priorité nationale, la cyberdéfense nécessite une adaptation des forces pour contrer les diverses menaces qui peuvent exploiter les infrastructures de télécommunications pour frapper les intérêts français.

C'est dans ce contexte que le ministère de la défense organise désormais régulièrement des exercices pour évaluer le niveau de préparation des troupes. Après l'opération DEFNET 2014, qui a eu lieu l'automne dernier, un nouvel entraînement a débuté cette semaine. Baptisé DEFNET 2015, il se veut beaucoup plus ambitieux que la précédente édition, qui ne s'était déroulée que sur un seul site.

 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 20:55
Le « GTIA-RECO », Un outil renseignement, une arme blindée.



21.03.2015 par CES Erwan Marçais - penseemiliterre.fr
 

Les unités de reconnaissance ne sont pas un « vieux serpent de mer », mais bien un préalable à tout engagement

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Fort des retours d’expériences des dernières opérations extérieures, de la performance de l’emploi du Groupement Tactique Inter Armes (GTIA) comme module tactique de base et de la démultiplication des moyens qu’offrira demain le système SCORPION[i], le développement d’un GTIA-R doit permettre de doter les forces terrestres d’un outil à la fois apte au combat et au renseignement. Sa mission serait alors d’acquérir du renseignement de façon dynamique, en incluant l’emploi du feu, puis à l’exploiter d’emblée afin de forcer l’ennemi à dévoiler ses intentions.

 

Ne pas se méprendre, ce GTIA-R n’a pas vocation à fournir le travail de renseignement des capteurs spécialisés, préalable à toute opération, pour dresser le mapping des positions identifiées. S’il peut sans conteste le compléter, y concourir ou l’accélérer en fonction de l’appréciation de la menace, il permettra surtout de lever les indéterminations sur l’ennemi, d’en étendre sa connaissance, d’en amoindrir sa capacité de surprise, de le façonner par des opérations de shaping : de le reconnaitre !

 

Un concept simple et redoutable

« You can never have too much reconnaissance »,  War As I knew it, 1947, Gen. George S. Patton Jr.

Ses caractéristiques principales sont sa puissance de feu, a minima directe (canon et missile), sa capacité d’investigation, sa souplesse d’emploi et sa grande mobilité. Ce bataillon pourra ainsi conjuguer trois grandes fonctions : le renseignement, la sûreté et le combat, dans le but de créer la surprise chez l’ennemi pour le forcer à dévoiler ses intentions. C’est donc, au moment de l’affrontement, un échange de contact contre du renseignement.

Ainsi, il pourrait constituer l’unité qui permet à l’autorité d’emploi, situé entre le niveau 3 et 2, de préserver sa liberté d’action et d’intervenir à tout moment sur l’ensemble de sa zone d’action. Formé à partir d’un noyau blindé à deux ou trois escadrons et d’un ou deux escadrons de reconnaissance et d’intervention (ERI), il serait doté de capacités d’observation et d’acquisition de renseignement tactique en propre. En effet, il s’agit pour ce bataillon, par la dominante de sa mission, de détenir en propre des capteurs techniques lui permettant de décupler sa capacité d’observation au-delà de la vue directe (de type micro-drones), de localiser des émissions électromagnétiques ou de détecter des mouvements dans sa zone d’engagement, i.e. de disposer de moyens techniques d’appui renseignement au contact. Comme tout GTIA, il pourrait également intégrer des éléments d’infanterie, d’aérocombat, d’appuis, de soutien comme de renseignement spécialisé.

 

En doctrine, il s’agit de faire converger deux visions traditionnelles du renseignement tactique, vu exclusivement comme celui acquis soit par l’observation - spécialisée ou non - et en évitant tout contact physique avec l’ennemi, soit par le feu, en s’attachant à combiner les avantages de ces deux vues autour d’une structure permettant à la fois la reconnaissance de combat et l’acquisition du renseignement. Car, dans la lettre, s’il s’agit de proposer un pion de manœuvre articulé pour acquérir du renseignement tactique au contact, il s’agit bien, dans l’esprit, de « façonner l’ennemi », i.e. le forcer à dévoiler son dispositif et ses intentions par la manœuvre et par le feu, tout en lui imposant au mieux notre volonté, à défaut en l’empêchant de se réorganiser.

Dans son RETEX sur l’engagement de sa brigade à SERVAL, le général de brigade Kolodziej notait que 80% du renseignement d’origine humain provenait d’unités de cavalerie, et que cette dernière avait une capacité à renseigner puis à l’exploiter sans délais, ce qui avait largement prévalu au succès de l’engagement de la 6ème BLB.

Fort de cette expérience, on peut penser qu’en développant une structure blindée davantage dotée en moyens d’observation et d’acquisition de renseignement tactique, organisée pour exploiter ce supplément de renseignement, le GTIA-R devrait pleinement répondre aux exigences des combats actuels et à venir.

 

Une conjoncture favorable

Ces dernières années est apparu le besoin pour les unités de développer un certain nombre de qualités fondamentales, que l’on trouve en tête des différents manuels d’emploi – toutes armes confondues – et que le GTIA-R pourrait incarner selon des proportions répondant aux besoins de sa mission première. Ainsi :

  • La polyvalence et la réversibilité des unités apparaissent aujourd’hui comme vitales, afin de compenser d’une part une certaine faiblesse numérique et d’autre part, afin de faire face à la multitude des scenarii que l’ennemi hybride peut nous imposer, en une même phase de combat. Cette tendance devrait augmenter dans les années à venir. Ainsi, le GTIA-R, en fonction de l’effet à obtenir, pourra offrir au chef interarmes la possibilité de privilégier soit le renseignement par l’observation, soit par le feu ; il devrait également être en mesure d’effectuer des missions plus conventionnelles, communes aux unités blindées. Enfin, dans le cadre d’un engagement sur le territoire national, il confèrerait une grande liberté d’action à son autorité d’emploi par son aptitude à mailler le terrain pour y déceler un changement.

  • Le renseignement apparait de plus en plus dimensionnant dans la conduite des opérations actuelles,  face à un ennemi hybride, se fondant dans un milieu terrestre hétérogène ; il semble aujourd’hui s’acquérir beaucoup plus par le contact et l’échange que par l’observation à distance, même si le renseignement « technique » reste indispensable.

  • L’ubiquité des forces déployées est aujourd’hui plus que nécessaire, de par l’extension des zones de conflit et la tendance à l’organisation ennemie par ilots de résistance ; aussi il est capital  de déployer des capteurs là où le besoin en renseignement est le plus pressant, et ce, rapidement et en sûreté. L’ubiquité est à coupler à la « sur-vivabilité » des unités blindées, plus résilientes grâce à une manœuvre sous blindage.

  • L’aptitude à se concentrer / déconcentrer dans de brefs délais, ce qui est une caractéristique des unités de cavalerie, reconnue pour à la fois centraliser le commandement et  décentraliser l’exécution. Elle permet d’user soit de discrétion, soit de fulgurance, toujours en sûreté. Cette aptitude sera accrue grâce à SCORPION. Aussi, ce type de GTIA permettra la pleine expression de son aptitude à la reconnaissance (combinaison de la mobilité opérative, de l’autonomie, de la furtivité, de l’éloignement des centres de commandement et de logistique) et au combat (dimension du feu, de la mobilité tactique et de la protection face à l’adversaire).

  • L’emploi des capteurs spécialisés, aux capacités d’auto-défense très limitées, mais qui représentent une ressource riche, comptée, et à haute valeur ajoutée. Ils nécessitent donc d’être employés dans une structure solide et sure, pertinente en termes d’effet à obtenir, leur permettant la pleine expression de leurs compétences, et évitant leur usure dans le temps. Aussi le GTIA-R serait une structure à favoriser pour permettre le plein emploi des capteurs de la Batterie de Renseignement Brigade ou de la Brigade Renseignement.

  • L’emploi des moyens ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) est plus efficace[ii] dans une action d’ensemble, tournée vers la recherche d’une compréhension de la situation ; c’est précisément ce qu’offre le GTIA-R.

 

Un ennemi polymorphe « à reconnaître » avant tout…

Il est admis de considérer que dans les décennies à venir, les guerres de haute et basse intensité cohabiteront, passant de l’une à l’autre « sur un même théâtre, dans une sorte d’entrechat permanent »[iii]. Aussi, elles comporteront des combats au milieu de population, à la masse toujours croissante, et dont le poids et l’inculture exploités habilement compenseront le tout technologique, sur des espaces affranchis de tout type de frontière par le biais des nouvelles techniques d’information et de communication (NTIC), s’organisant parfois en zone urbaine. Dans ce contexte, la mission de reconnaissance permettra toujours de clarifier une situation tactique, en engageant éventuellement le combat en temps qu’action de renseignement.

 

Ainsi, ce type de GTIA est particulièrement apte à obtenir des effets décisifs face aux différentes formes de menaces, à l’heure où la victoire semble se jouer sur l’aptitude à identifier puis contraindre la volonté de l’adversaire de combattre plutôt qu’à en rechercher son anéantissement. En effet :

  • Dans un combat symétrique, le GTIA-R devra surtout user de sa capacité de sûreté pour employer au mieux ses capacités de renseignement, et n’employer les feux que sur des cibles à haute valeur ajoutée. La nature de ce GTIA le rend plus particulièrement apte à prendre l’ascendant au moment opportun en combinant furtivité, dispersion, mobilité, protection blindée, feux directs, variés et précis, étagés de 0 à 4000m. Sa mission type serait alors d’éclairer ou de faire de la contre-reconnaissance.

  • Dans un combat dissymétrique, le GTIA-R apparait comme particulièrement apte pour repérer, localiser, identifier l’ennemi, voire en neutraliser son centre de gravité.

  • Dans un combat asymétrique, ou l’ennemi compense sa faiblesse qualitative par une dispersion, une forte mobilité, le choix du terrain, l’action au sein des populations, l’emploi de la terreur, une communication ciblée… rendant inopérante notre supériorité technologique, le GTIA disposera, de par nature, d’atouts techniques et humains lui permettant de bousculer l’ennemi, voire de le poursuivre. La capacité de ré-articulation rapide (changement de posture ou bascule rapide d’efforts) compenseront également l’asymétrie de la menace.

 

Le principe de la « boucle courte » comme clé du succès

Le GTIA-R doit répondre à un besoin particulier en renseignement, dont la recherche et l’exploitation peuvent nécessiter de prendre et de préciser le contact avec l’ennemi. Ce postulat impose donc un noyau dur à dominante blindée, adapté à la mission (aptitude à porter des feux ou à couvrir de vastes zones), au terrain (chenille ou roue), à l’ennemi (quel effet sur quel type d’ennemi ?), tout en respectant les sept principes de constitution d’un GTIA.

 

Dans le cas d’un renfort en capteurs spécialisés, l’organisation de la circulation des données au sein du GTIA-R doit permettre d’accélérer la transmission du renseignement par la mise en place du principe de « boucle courte ». Il s’agirait alors d’insérer tout d’abord les capteurs spécialisés sur le réseau opérationnel du GTIA (ou des SGTIA, en fonction de leur détachement) pour communiquer le 3I[1] sous forme d’information commentée, puis à  organiser le « S2 densifié » de façon à exploiter rapidement les informations collectées par l’ensemble du GTIA-R. Ce S2 pourrait ainsi produire un renseignement élaboré pour nourrir directement la boucle décisionnelle du GTIA d’une part, et pour permettre son exploitation par l’orientation de la manœuvre en cours d’autre part. En effet, la capacité à conduire une action plus rapidement que l’adversaire, puis d’en maîtriser son tempo, est devenu aujourd’hui plus que déterminante. Ce souci constant des chefs de GTIA a démontré toute sa pertinence en Afghanistan[2] puis durant l’opération SERVAL; elle en sera particulièrement facilitée par la composante SIC-S du système SCORPION.

 

Qu’en est-il chez nos alliés ?

 

Les britanniques ont déjà tranché, en choisissant de ne plus avoir de structures permanentes de reconnaissance. Ils les constituent en génération de force, les préparent et les entrainent pour les engager en opération (Irak et Afghanistan dernièrement), avant de les dissoudre à leur retour dans le but d’instiller les savoir-faire acquis à l’ensemble de leurs bataillons. Ces structures disposaient, à l’image de ce que préconisé dans cet article, à la fois d’unité embarquées, débarquées, et de capteurs spécialisés. On peut donc en déduire que nous recherchons ici à développer le même type de structure, soit un GTIA plutôt qu’un régiment.

 

Les américains sont réputés pour une approche pragmatique, donc en constante évolution. Celle-ci est très bien retracée dans l’ouvrage de Robert S. Cameron, historien spécialiste du combat embarqué, qui a analysé l’évolution de leur Cavalerie, depuis la fin de la première Guerre mondiale à nos jours[iv].

Ainsi, après les durs engagements irakien et afghan, l’US Army cherche à présent à se détourner de la COunter-INsurgency (COIN), qui a été la pensée dominante et structurante ces dix dernières années, pour revenir aux fondamentaux de l’engagement des forces terrestres, c’est-à-dire à la manœuvre[v]. Disposant, jusqu’à la réorganisation des brigades au début des années 2000, des Armor Cavalry Regiments, anciennes unités de reconnaissance des divisions, possédant leurs propres chars, blindés de reconnaissance et hélicoptères, l’US Army a fait le choix, depuis, de brigades de surveillance du champ de bataille (axées sur l’acquisition et l’analyse du renseignement d’origine technique et humain). Fort des enseignements des derniers engagements, et dans le cadre du plan Army 2020, il est aujourd’hui préconisé de réintroduire, au sein des Brigade Combat Team, un Reconnaissance Squadron (niveau bataillon), apte au combat débarqué (éclaireurs) et embarqué (chars), disposant de moyens d’appui organique, de capacités de reconnaissance génie et NRBC, et de moyens d’observation et d’acquisition de renseignements tactiques. Soit un véritable GTIA-R en somme !

Les derniers enseignements de l’US Army nous précisent aussi que l’accent sera tout particulièrement porté sur la formation des unités de reconnaissance, à la fois dans le format embarqué, débarqué et héliporté. Car il s’agit de replacer les opérations de reconnaissance et de sécurité au cœur de la manœuvre. Cette combinaison des moyens comme des postures est une réponse adaptée à la complexité des menaces.

 

Le GTIA-R, par le spectre des missions couvertes, son aptitude au renseignement tactique, sa capacité à exploiter le renseignement collecté « d’emblée », est une unité à haute valeur ajoutée pour son autorité d’emploi. Elle permettrait d’économiser des pions tactiques pour répondre plus rapidement à un besoin particulier en renseignement, de lever une indétermination, d’ôter tout risque de menace surprise dans les espaces lacunaires, de contrarier l’ennemi en le forçant à réagir, tout en permettant à tout moment des bascules d’effort rapides et une gradation des effets en conduite.

Sun Tzu, au Vème ou VIème siècle avant Jésus-Christ, assurait déjà une vie éternelle aux unités de reconnaissance, lorsqu’il écrivait dans son traité, L’Art de la Guerre, « qui connaît l’autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait ». De notre capacité à adapter nos outils de défense aux leçons tirées de nos engagements passés et analysés dans le temps long, dépendra notre aptitude à faire face aux menaces en tout genre.

 
 
 
 

 


[1] Immediat Interest Intelligence, ou Renseignement d’Intérêt Immédiat

[2] « Les capteurs spécialisés employés par le S2 de GTIA doivent s’engager dans l’analyse des informations collectées pour donner des conclusions/déductions, et non qu’une information brute. Le S2 a besoin d’informations brutes, commentées par le capteur pour analyser plus rapidement et rester concentré sur l’orientation et la coordination du RENS, et fournir au chef les moyens de conduire sa manœuvre » (RETEX à l’usage des cadres de contact 2012/1, CDEF).

 

[i] SCORPION est le projet de l’armée de Terre qui fédère les opérations de modernisation et de renouvellement des équipements majeurs des forces terrestres de contact, et qui vise à accroître l’efficacité opérationnelle du GTIA par une démarche globale qui intègre et coordonne dès la conception, les différents aspects opérationnels, techniques et financiers.

[ii] Des retours d’expérience (RETEX) du Mali, il ressort que les opérations contre les Groupes Armés Terroristes (GAT) ont été bénéfiques grâce à la combinaison fructueuse de 5 conditions : l’approche indirecte de la zone d’action, la capacité à durer sur le terrain pour peser sur l’adversaire, la mobilité, la capacité de décentralisation de la manœuvre au niveau des Unités Elémentaires (UE) et le renseignement (complémentarité des moyens ROHUM/ROEM/ROIM, priorisation des points d’intérêts, analyse des informations et transmission du renseignement rapides).

[iii] Tactique théorique, GDI Michel Yakovleff, préambule, édition 2007.

[iv] Fight or Not To Fight, Organizational and Doctrinal Trends in Mounted Maneuver Reconnaissance from the Interwar Years to Operation IRAQI FREEDOM, Combat Studies Institute Press, US Army Combined Arms Center, Fort Leavenworth, Kansas.

[v] Fiche sur « Les unités de reconnaissance des Brigade Combat Teams américains », par le LCL Frédéric Aubanel, officier de liaison Terre, Maneuver center of Excellence, Fort Benning, USA.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 13:55
1er RCA : Engagement en salle d’honneur

 

22/03/2015 M. Boyer - armée de Terre

 

Retour aux sources pour le 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1er RCA). Désormais, les engagés volontaires de l’armée de Terre (EVAT) signeront ou renouvelleront leur contrat dans la salle d’honneur du régiment.

 

Un cadre plus formel et symbolique, pour les soldats du 1er RCA. Le brigadier Soni du 1er escadron a ouvert la voie ! Il est ainsi le premier depuis de nombreuses années à signer son contrat de renouvellement d'engagement dans la salle d'Honneur du régiment : "Capitaine Jacques Vauquelin". En présence du directeur des ressources humaines, du président des engagés volontaires du régiment et du chef de corps, c’est avec émotion que le brigadier a renouvelé son contrat. Un retour sur une tradition chargée de sens car, face aux étendards et aux hauts faits d'armes de leurs anciens, les jeunes soldats prennent pleinement conscience de leur engagement au service de la France.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 08:55
Collégiens et militaires commémorent la Grande Guerre

 

21/03/2015 Gabriel Boyer - Armée de Terre

 

Le 11 mars 2015, un détachement du 122ème régiment d’infanterie - centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel (CEITO) et une quarantaine de professeurs et élèves du Lycée Jean Vigo de Millau (12) se sont rendus au cimetière militaire de Minaucourt-le-Mesnil-les-Hurlus (Marne) afin de rendre hommage aux héros de la Grande Guerre.

 

Créé en 1915, ce cimetière regroupe 21 319 morts français, tchèques et serbes dont plus de la moitié sont des inconnus inhumés dans les ossuaires. Tous ont péri lors de la bataille de Champagne, offensive des armées françaises contre les armées allemandes lors de la première guerre mondiale. Militaires et collégiens ont donc rendu hommage à ces héros morts au combat, lors d’une cérémonie émouvante que la sonnerie aux morts a clôturée.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:55
DEFNET 2015 : un exercice de cyberdéfense multi-sites est en cours

 

19 Mars 2015 Par Guillaume Serries - zdnet.fr

 

Sécurité : Jusqu’au 27 mars, ce second exercice interarmées doit valider les choix de la chaîne de cyber-défense des armées françaises. Les administrations et opérateurs vitaux sont également concernés.

 

La  cyberdéfense monte en puissance au sein des armées françaises avec la tenue jusqu’au 27 mars de DEFNET 2015, le second exercice interarmées grandeur nature consacré à ce thème.

« Il s’agit d’entraîner l'ensemble de la chaîne de cyber-défense » explique Le lieutenant-colonel Stéphane Dossé, le directeur de l’exercice, qui précise : « Il ne faut pas voir la cyber-défense comme un grand show hollywoodien. C'est un travail opérationnel du quotidien où il faut maintenir et renforcer une ligne de défense, comme dans l'armée de terre ».

Dans la forme, on risque donc d’être bien loin de la vidéo promotionnelle publiée par le Ministère de la Défense en février dernier sur la cyber-guerre : pas de terroristes encagoulés tapis dans l’ombre, pas de missiles expédiés en salve depuis un bâtiment de marine, pas de sergent chef Néo pour prendre à bras le corps la Matrice.

 

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