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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:55
le MMP de MBDA en embuscade…

le MMP de MBDA en embuscade…

09.07.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Les besoins à venir en termes de roquettes et missiles pour l’armée de Terre française se résument grosso modo en trois segments: le niveau inférieur du besoin est occupé par la roquette d’infanterie de base, appellée à remplacer l’actuel AT4 et le missile Eryx. En milieu de trame, le MMP sera placé à  la disposition des escadrons anti-char, des escadrons d’éclairage et d’appui, des compagnies d’infanterie et éventuellement des sections de combat en fonction des besoins apparaissant lors des opex. A l’image de l’utilisation qui fut faite du Milan en Afghanistan… Troisième segment, celui représenté par un futur MRCM (MultiRole Combat Missile). Il s’agirait d’un missile anti-char à longue portée tiré depuis un hélicoptère ou un véhicule terrestre, avec une portée de 8 kilomètres et une capacité de tir au-delà de la vue directe. Ce MRCM est cité pour équiper l’EBRC et remplacer à terme le Hellfire américain sur le Tigre HAD.

 

Si l’on zoome sur le milieu de trame et le MMP, que voit-on ?

 

Comme pour l’Eryx, une capacité de tir en espace confiné sans effet de souffle important est recherchée. L’armée de Terre souhaite également disposer d’un double mode de tir : entièrement automatique (mode tire et oublie) d’une part et avec un guidage manuel d’autre part, de manière à remettre « l’homme dans la boucle » pour que le tireur puisse influer sur la trajectoire du missile. La portée initialement citée était de 2500m afin d’ouvrir le marché à un plus grand nombre de missiles. Mais dans les faits, l’armée de Terre pencherait plutôt pour une portée de 4000m de manière à placer le tireur hors de portée des obus flèches des chars. C’est vrai en particulier pour l’EBRC qui devrait recevoir, en toute logique, la tourelle T40 armée de ce futur missile de manière à traiter les cibles « lourdes ».

 

Pour répondre à ce cahier des charges, deux solutions s’affrontent : celle de MBDA, missile européen, qui promeut un missile entièrement nouveau, et celle de Raytheon, son concurrent américain, qui avance une version modernisée du Javelin. Innovation et plan de charge assuré pour les bureaux d’études français pour l’un, solution éprouvée et économique pour l’autre… Le choix sera cornélien et sans doute tout autant politique que technique. Mais pour l’heure, aucun contrat de développement n’a été notifié par la DGA.

 

A suivre

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:55
14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

09/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

Lors de la fête nationale du 14 juillet, les familles des morts au combat, les blessés et leurs proches sont invités à participer aux différentes cérémonies et activités. C’est l’occasion pour la France de les honorer, de se souvenir de ceux qui ne défileront pas, qui ont donné leur vie ou qui souffrent au quotidien des blessures subies au service de leur pays.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Fin 2004, le bombardement du camp français de Bouaké en Côte d’Ivoire fait 9 morts et une quarantaine de blessés parmi la force Licorne. Un plan Hommage est mis en place pour prendre en charge les soldats tués, blessés ainsi que leurs proches. Quatre ans plus tard, 10 soldats français meurent au combat dans l’embuscade d’Uzbeen, en Afghanistan. Le plan Hommage prend une nouvelle forme. Validé en 2009, il répond à la nécessité de mettre en place un dispositif d’honneurs aux défunts et de solidarité vis-à-vis de leurs familles. Il structure les diverses cérémonies (familiale, militaire, nationale) lors du rapatriement des dépouilles de soldats morts en opérations depuis ces quatre dernières années. C’est aussi une procédure administrative et financière d’urgence déclenchée sur décision du ministre de la Défense.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Ce mode opératoire exceptionnel est mis en place pour régler les rigidités administratives : déblocage et engagement de fonds, autorisations d’embarquement de civils dans des aéronefs de la Défense, etc. Si le plan Hommage a été activé pour les soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ou encore au Mali à partir de janvier 2013, il a également été mis en œuvre lors de la mort, par noyade, du caporal Julien Giffard, survenue en Guyane en 2010 dans le cadre de l’opération Harpie. Il en a été de même pour l’adjudant-chef Stéphane Moralia et le sergent Sébastien Pissot, assassinés par des orpailleurs illégaux en Guyane. « Le plan Hommage est déclenché pour tous les soldats tombés, quelque soit la nature de la mission à laquelle ils participaient. Il n’y a pas de distinction particulière », explique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Lors de la fête nationale du 14 juillet, les familles des morts au combat, les blessés et leurs proches sont invités à participer aux cérémonies. C’est l’occasion de les honorer, sur les Champs-Elysées d’abord, où ils assistent au défilé dans une tribune face à celle du président de la République qui vient les saluer, puis lors de la traditionnelle réception des défilants à l’Hôtel de Brienne. Ils sont également reçus par le chef d’état-major de l’armée de Terre et par le gouverneur militaire de Paris lors d’autres réceptions.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:55
Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

09/07/2013 Armée de Terre

 

Fin juin 2013, les forces spéciales de l’armée de Terre ont suivi pendant une semaine la campagne d’entraînement à l’infiltration sous voile (ISV) Albatros dans le sud-ouest de la France.

 

Organisée par la brigade des forces spéciales Terre (BFST), cet entraînement a rassemblé une vingtaines de soldats de toutes les composantes du commandement des opérations spéciales (COS). Ces unités sont les seules en France à détenir l’expertise OXY c'est-à-dire d’infiltration sous voile à très grande hauteur (TGH).

 

Cette technique pointue consiste à effectuer de jour comme de nuit des sauts en parachute sous oxygène (d’où le terme de capacité OXY), dans la plus grande discrétion. Le largage peut aller jusqu’à près de 10 000m d’altitude. Le parachute s’ouvre peu après la sortie de l’avion et les soldats dérivent sous voile sur plusieurs dizaines de kilomètres en fonction des conditions météo et de la situation au sol. Le posé de nuit se fait sans balisage, dans des zones non reconnues et souvent exiguës.

 

Ce procédé de mise en place est particulièrement efficace et adapté aux exigences des opérations spéciales car il permet d’assurer à la fois la sûreté de l’aéronef volant à très grande hauteur et une totale furtivité dans l’infiltration des opérateurs.

 

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 14:55
Nexter participe à l’inauguration du nouveau musée de l’Artillerie de Draguignan

03.07.2013 Nexter Group
 

A l’occasion des journées Wagram, et après plusieurs mois de travaux de réaménagement et de modernisation, le nouveau musée de l’Artillerie de Draguignan a été inauguré ce mercredi 3 juillet en présence notamment du Général Ract-Madoux, Chef d’Etat-Major de l’armée de Terre, et d’Olivier Audibert-Troin, Député du Var et membre de la Commission de Défense de l’Assemblée Nationale. Le Groupe Nexter, partenaire historique du musée et principal acteur de l’artillerie, était bien entendu présent à l’évènement, représenté par Philippe Burtin, Président Directeur Général, et du Général Jacques Grenier, conseiller militaire du Groupe.

 

Grâce à une surface portée à plus de 2 500 mètres carrés, contre 1 800 auparavant, et une muséographie retravaillée, le nouveau site pourra exposer une collection plus importante et valorisée. L’accès est également facilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite. En effet, une passerelle de 100m de long assurera une entrée directe depuis l’avenue de la Grande Armée.

 

Ce soutien confirme l’engagement de Nexter auprès de la communauté des artilleurs et de son patrimoine historique, et plus globalement du domaine terrestre.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
Le 4é Régiment d'hélicoptères des Forces spéciales de Pau est l'un des rares au monde à maîtriser la technique de la grappe

Le 4é Régiment d'hélicoptères des Forces spéciales de Pau est l'un des rares au monde à maîtriser la technique de la grappe

08/07/2013 Par Hélène Chauwin

 

Ces commandos d'élites agissent dans l'ombre. Ils transportent et appuient les opérations les plus délicates. Ils interviennent  sur tous les fronts, au Mali ou en Somalie récemment. Des années d'entraînement, des talents de pilotes hors normes. Ce sont des militaires d'exception.

 

Une équipe de France 2 a pu suivre, en exercice, le 4é régiment d'hélicoptères des forces spéciales de Pau. Un reportage étonnant de J. de la Mornais, JS. Monier et S. Malin.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:45
Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

08/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, un phénomène météorologique exceptionnel et rarissime s’est abattu sur la région de Gao. Les éléments français stationnés sur l’aéroport ont été touchés, sans déplorer  de victimes.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Une cellule orageuse formée au Nord Est de la ville de Gao a généré, selon l’expression des experts une véritable « explosion météorologique », due au passage brutal d’un vent allant jusqu’à 140 km/h. Elle s’est abattue sur la plateforme, dans une partie de la zone vie et près de la piste, au niveau du parking aéronefs. « Le phénomène a duré peu de temps et était très localisé sur la plateforme mais pas dans la ville de Gao » précise le spécialiste météo de la brigade Serval. Les pluies qui ont suivi ont duré environ une heure.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Ce phénomène météorologique rarissime, d’une ampleur imprévisible, n’a fait aucun blessé mais a causé des dégâts matériels importants. Certaines infrastructures de la force ainsi que des aéronefs, pourtant bien arrimés dans le sens des vents dominants, ont été endommagés. Par ailleurs, quelques véhicules P4 ont été touchés, une douzaine de tentes se sont envolées, un abri déployable servant d’atelier s’est littéralement disloqué sous l’effet de la violence de vent et un conteneur de vingt pieds (KC 20) a été déplacé sur quatre-vingt centimètres.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Le contrôle des matériels est en cours et la remise en condition du camp se poursuit. Les opérations de la force Serval ne sont pas impactées et se poursuivent, notamment dans la région Est de Gao.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:55
En plein dans le mille (Diaporama)

08/07/2013 defense.gouv.fr

 

Du 24 au 28 juin 2013, le challenge TELD (tireur d'élite longue distance) s'est déroulé au CEITO. 17 groupes provenant de régiments d'infanterie ont répondu à l'invitation.

En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 12:55

2 juil. 2013  Armée de Terre

 

le 27 juin 2013 s'est déroulé la cérémonie de création du Bataillon de réserve Ile de France - 24 régiment d'infanterie à Vincennes. Présidée par le chef
d'état-major de l'armée de terre cette cérémonie marque le début d'une aventure pour tous ses personnels volontaires et déterminés à remplir des missions opérationnelles dans un avenir proche.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:20
14 juillet 2013 - Déroulement du défilé en détails

 

Message du ministre de la Défense

 

Aujourd’hui comme chaque année, à l’occasion de la fête nationale, il y a de la fierté dans le regard des Français rassemblés autour de nos soldats.

 

Fierté pour chacune des actions conduites par nos armées tout au long de l’année, au plus loin de nos frontières ou au plus près de nos foyers. Le plus souvent, leur éloignement les dissimule à nos regards ; mais en ce jour de fête, où la Nation contemple ceux-là même qui veillent au quotidien sur sa tranquillité, nous leur témoignons toute notre reconnaissance.

 

Fierté pour le désengagement de nos forces combattantes d’Afghanistan, après onze années d’une action courageuse, exemplaire, qui a permis de porter des coups décisifs contre le terrorisme international et de contribuer à restaurer la souveraineté de l’État afghan.

 

Aujourd’hui, d’autres soldats français ont pris la relève, pour assumer des activités de formation, mais aussi prendre en charge l’hôpital et l’aéroport international de Kaboul, et faire vivre ainsi dans la durée la solidarité et l’amitié qui nous lient désormais au peuple afghan.

 

Fierté bien sûr pour notre intervention militaire au Mali. Avec un courage qui impose le respect, avec une détermination qui force l’admiration, nos soldats sont intervenus au Mali le 11 janvier dernier parce que des groupes terroristes s’en prenaient à des populations entières, mettaient en péril l’existence même d’un État ami, et faisaient peser sur notre propre sécurité, celle de la France et celle de l’Europe, des menaces qui n’étaient pas acceptables.

 

Par cette action déterminante, nos armées ont une fois de plus fait la preuve de leur immense valeur, au service de la France et de tous nos concitoyens.

 

La fête nationale est un moment de fierté collective. C’est un moment de recueillement aussi. À l’instant où leurs camarades dé filent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France. Nous pensons aussi à leurs familles, qui sentent la chaleur d’un pays rassemblé autour d’elles. Le 14 Juillet est ainsi l’occasion d’un hommage, inscrit dans tous les cœurs, aux hommes et aux femmes qui veillent sur notre sécurité commune et garantissent, parfois au péril de leur vie, le respect de notre souveraineté.

 

Plus que jamais, leur mission continue. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République a approuvé au printemps, permet de conforter notre Défense dans un contexte difficile. Les mois qui viennent vont permettre de préciser ces orientations, dans l’intérêt de la France et le respect de tous ceux qui la servent.

 

Aujourd’hui, nous nous retrouvons donc pour célébrer un destin commun autour de nos armées. À leurs côtés, défilent cette année des soldats africains et européens, mais aussi des casques bleus des Nations unies. Leur présence est davantage qu’un symbole. C’est la marque d’une solidarité concrète, qui s’est exprimée au Mali, et d’une communauté de destin, au-delà même des continents, dont nous avons toutes les raisons d’être fiers.

 

Bravo à nos soldats. Ils méritent toute la confiance que les Français placent en eux.

 

Jean-Yves Le Drian

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:35
Mission Jeanne d’Arc 2013 : interactions inédites avec les forces armées malaisiennes

05/07/2013 Sources Marine nationale

 

À l’occasion de l’escale à Port-Kelang (port de Kuala Lumpur) du 25 au 28 juin, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ont mené différentes activités de coopération avec les forces armées malaisiennes.

Du 16 au 24 juin, un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) composé d’un PUMA et de deux GAZELLE, a participé à un exercice bilatéral intitulé Helang Gagah.

Organisé par le 881ème régiment d'hélicoptères de combat de l'armée de Terre malaisienne dans la région de Kluang, il a commencé par la projection du détachement parti du BPC Tonnerre pour rallier la base des Malaisiens, aux abords de la jungle.

Deux phases distinctes ont rythmé l’exercice. Du 17 au 19 juin 2013, les aéronefs de l’ALAT ont participé à des entraînements et à des vols de reconnaissance à partir de la base de Kluang. Le détachement ALAT a ensuite participé à une phase tactique du 20 au 24 juin 2013 aux côtés de leurs homologues.

Parallèlement le 22 juin, la FASM Georges Leygues a procédé à un entrainement de lutte anti-sous-marine avec la frégate malaisienne Leiku en mer de Chine méridionale, au nord de Kota Kinabalu (Malaisie). Cet exercice marquait ainsi la qualité de la coopération dans ce domaine entre nos deux pays.

Enfin, le 23 juin, les deux bâtiments déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont réalisé une interaction amphibie sur la côte orientale de la Malaisie. Dans le même temps, cinq officiers du 9ème Royal Malaisian Regiment ont été accueillis à bord du «Tonnerre». Après avoir visité le bâtiment, les militaires malaisiens ont présenté les spécificités du combat dans la jungle aux officiers-élèves avant de rester à bord jusqu’à l’accostage.

Quelques actions ont du être annulées en raison de la réduction de la visibilité sur zone. En effet, la Malaisie souffre en cette période de l’année du phénomène du « Haze », forte pollution atmosphérique dû aux brulis pratiqués sur l’île indonésienne de Sumatra. L’épais brouillard qui en résulte affecte, outre la santé et l’environnement, les conditions de mise en œuvre des hélicoptères.

Ces différentes coopérations avec les forces armées malaisiennes ont suscité l’intérêt des médias locaux qui sont venus à bord du BPC Tonnerre. A cette occasion, l’officier-élève malaisien Muammar Bin Yakuub a été mis à l’honneur en étant de quart lors du chenalage vers Port Kelang et répondu par la suite aux questions des journalistes sur son parcours de formation au sein des armées françaises et son intégration parmi les officiers-élèves.

 

Ces activités s’inscrivent dans le sillage de la venue récente en Malaisie du chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Bernard Rogel, à l’occasion de laquelle il a évoqué avec son homologue malaisien l’importance de la coopération navale franco-malaisienne, ainsi que les enjeux maritimes de cette région stratégique d’Asie du Sud Est.

Le passage du groupe a ainsi permis de concrétiser la force d’une des coopérations bilatérales de premier plan dans cette région.

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Challenge national pour les tireurs d’élite

06/07/2013 Sources : EI Armée de Terre

 

Du 24 au 27 juin 2013, l’école de l’infanterie, en partenariat avec le CEITO (Centre d’Entraînement de l’Infanterie au Tir Opérationnel), a organisé pour la première fois un challenge national de tireur d’élite longue distance (TELD) du niveau groupe.

 

L’objectif de ce challenge tactique était d’évaluer les groupes TELD de différentes unités dans un environnement tactique, dans des conditions proches du combat. 9 ateliers de jour et 3 ateliers de nuit ont permis aux groupes de se mesurer les uns aux autres dans une saine émulation : tirs longues distances après effort entre 600 et 1650m, course d’orientation avec tirs entre 250 et 950m, tir aux points à 500m, déplacement tactique avec tirs entre 600 et 1800m, test d’identification, etc. Au terme de ces 4 jours et 3 nuits, le 126erégiment d’infanterie (126eRI) s’est distingué en remportant la 1eplace.

 

Ce premier challenge a été un franc succès, grâce à la motivation et au bon esprit qui animaient les 17 groupes issus de 15 régiments d’infanterie, mais aussi grâce à l’implication du personnel du CEITO et à la disponibilité de ses infrastructures de tir (le camp dans son intégralité était dédié au challenge).

 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

07/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, suite aux reconnaissances effectuées dès les premiers jours qui ont suivi les intempéries, une section de sapeurs parachutistes du 17e RGP a terminé l’installation d’un pont Bailey dans les environs de la ville de Cauterets (Hautes-Pyrennées). En coordination avec les autorités civiles de Cauterets, l’équipement et le Centre National des Ponts de Secours (CNPS), les sapeurs parachutistes ont construit un pont de type Bailey à la place d’une précédente passerelle, emportée par les eaux.

 

Arrivés le 4 juillet, les sapeurs du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) ont participé au déchargement et à la préparation du chantier en étroite collaboration avec un responsable du Centre national des ponts de secours (CNPS). L'assemblage, démarré le vendredi 5 juillet, s’est poursuivi le samedi 6 juillet avec en particulier le passage du pont au dessus du gave de Cauterets. Dans la matinée du dimanche 7 juillet, il ne restait plus que quelques finitions à effectuer : l’ancrage du pont sur la culée et la pose du platelage de bois. Reste à la DDE et au CNPS de raccorder ce pont au réseau routier pour terminer définitivement le chantier.

 

Depuis le 18 juin, sous la houlette de l’Organisation Territoriale Inter-Armées de Défense (OTIAD), les armées ont mis au fil des jours leurs moyens et 150 soldats à disposition des préfets des départements de Haute-Garonne (31) et de Hautes-Pyrénées (65) pour venir en aide aux populations touchées par les inondations qui ont frappé le sud-ouest de la France. Tout d’abord comme mesures d’urgence, puis comme aides à la reconstruction, cet appui des armées s’est matérialisé par plusieurs types d’interventions :

 

Missions d'appui au secours. Les aéronefs des armées ont été utilisés pour effectuer diverses rotations. Des équipes de secours ont été héliportées depuis Saint-Gaudens à bord d’un hélicoptère de type Cougar du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau vers deux villages isolés en vue d’évaluer les travaux d’aide à la population nécessaires. Ces interventions ont été effectuées dans  l'urgence et dans des conditions météorologiques difficiles

 

Missions d’aide matérielle. Déclinées en plusieurs actions, elles se caractérisent principalement par les interventions du 3e régiment du matériel de l’armée de terre (3e RMAT) de Muret pour acheminer des lits par camion dans trois villages isolés, ainsi que par l’aide d’un hélicoptère Caracal de l’escadron d’hélicoptères « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux, qui a héliporté deux groupes électrogènes de 2,5 tonnes chacun dans les villages de Barèges et de Sers. Ces missions ont été effectuées dans des conditions techniques difficiles.

 

Missions d’appui en essence. Elément clef des dispositifs mis en place, le détachement du service des essences des armées (SEA) de Pau a été fortement sollicité. Outre le camion-citerne de carburant pour improviser un plot de ravitaillement carburant à Saint-Gaudens au profit des hélicoptères du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et de la gendarmerie, il a également mis en place un camion citerne de carburant de 10m3 sur la commune de Pierrefitte-Nespalas pour assurer le soutien de l’aéronef de l’armée de l’air. Enfin, le service des essences devrait être à nouveau mis à disposition pour étudier la mise en place d'un « mini pipeline » qui permettrait le ravitaillement de Cauterets en carburant, solution finalement non mise en oeuvre.

 

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Missions d’expertise. Au vu des dégâts occasionnés par les crues destructrices, des études ont été réalisées en plusieurs temps sur le réseau routier accédant aux villages de Barèges et de Cauterets, ce dernier fortement endommagé en trois points. Le 31e régiment du génie (31e RG) de Castelsarrasin a ainsi été mobilisé pour une expertise en relation avec les services du conseil général, de l’équipement et des entreprises civiles, renforcé par le 17e RGP, puis avec le centre national des ponts de secours et enfin, avec la compagnie opérationnelle du génie de l’air de Mont-de-Marsan. L’objectif était de définir les solutions potentielles pour rétablir des itinéraires, trouver des axes de contournement (particulièrement pour Cauterets) et ainsi désenclaver des villages isolés de part et d’autre de la route menant à Barèges. D'autres reconnaissances ont également été effectuées dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission de solidarité. Le personnel des armées s’est également spontanément mobilisé pour venir en aide aux populations en détresse. Le détachement du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) de Toulouse et du groupement de soutien de la base de défense de Pau Bayonne Tarbes, présent au centre militaire de Barèges pendant les inondations, s’est immédiatement mis à la disposition du maire pour aider à évacuer et mettre en sécurité les habitants. D'autres actions de solidarité ont également été menées par les militaires du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes, ou encore bénévolement par du personnel civil du 3e RMAT.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission d'appui au rétablissement d'itinéraire. Un détachement du 17e RGP de Montauban a renforcé le centre national des ponts de secours pour décharger, assembler, positionner et poser un pont Bailey de 15 mètres de long. Le pont aura été livré 3 jours de chantier

La chaîne OTIAD est un acteur majeur dans la coordination des moyens mis en œuvre en collaboration avec les préfectures, les conseils généraux, les services d'équipement ou encore les entreprises mais également les services de secours : état-major interarmées de la zone de défense sud ouest (EMIAZD SO), délégués militaires départementaux (DMD) de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrennées et des Pyrennées-Atlantiques.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:24
14 juillet : une armée d’avant-garde, fière de son histoire

05/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

« Une armée d’avant-garde, fière de son histoire » est le thème du défilé du 14 juillet 2013. Fête nationale, c’est aussi un grand rendez-vous entre les français et leur armée.

« Pour moi, le défilé du 14 juillet représente une tradition. Il est aussi un moment unique pour approcher de près le matériel militaire qu’on ne croise pas tous les jours », explique Paul, 26 ans. Eléonore, 38 ans, reprend : « c’est un hymne aux armées, une reconnaissance du travail effectué. En plus, ils sont beaux à regarder ! » conclut-elle.

Aujourd’hui, le défilé du 14 juillet revêt une dimension internationale. « Il mettra en avant l’engagement opérationnel et la modernité de notre défense.  Cette année est aussi riche en anniversaires  d’unités qui seront mises à l’honneur», indique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

Dès janvier 2013, la France a montré sa capacité à réagir efficacement sur le territoire malien face à l’avancé des islamistes. Les soldats français ont mené des opérations de lutte contre le terrorisme aux côtés des soldats maliens permettant le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et de la mission de formation de l’union Européenne au Mali (EUTM).

De la place de l’Etoile à la celle de la Concorde, des détachements africains de la MISMA et de la mission des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ouvriront le défilé à pied, suivis par près de 400 militaires français engagés dans l’opération Serval. 

Pour le 50ème anniversaire du traité de l’Elysée, la brigade franco-allemande, qui œuvre pour la défense européenne, sera mise à l’honneur.

Depuis le 1er juillet 2013, la Croatie est le 28ème état membre de l’Union Européenne (UE). La France, membre fondateur de l’UE, a souhaité célébrer cet événement avec la présence de militaires croates dans le défilé.

L’accent sera également mis sur les nouveaux matériels comme l’A400M et la part considérable accordée à la préparation opérationnelle des forces, avant projection.

A partir du lundi 8 juillet 2013, retrouvez les actualités autour du 14 juillet dans notre dossier.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:55
Armées : les chefs d'état-major en réflexion et au combat (et surtout, bonnes vacances !)

05/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Au moment de prendre de menus congés estivaux mais néanmoins réparateurs, je n'allais pas placer ce blog sous cloche durant un mois (reprise des activités le lundi 5 août) sans m'atteler à des projections capacitaires, alors que de sourdes négociations et d'intenses batailles en coulisses s'opèrent. Je n'allais pas non plus vous abandonner un mois sans provoquer un abîme de réflexions contradictoires.

Ministres, élus, conseillers, états-majors sont en pleine réflexion sur une revue capacitaire complète des armées et un nouvelle déflation de 24 000 personnels en plus des 10 000 restant à accomplir.

Nous profitons des auditions en juin de tous les chefs des états-majors, devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, pour tirer des constats et des enseignements en attendant le juge de paix (si elle est enfin réaliste), la Loi de programmation militaire (LPM) de l'automne...

Par ordre d'entrée en scène avant le défilé du 14-Juillet, le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, le CEMAT, le général Bertrand Ract-Madoux, le CEMAA, le général Denis Mercier, et pour finir, le CEMM, l'amiral Bernard Rogel.

 

CEMAGuillaud.jpgLe chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud (photo AFP), a lancé les hostilités. Ou disons plus poliment, a sonné le tocsin. " Les travaux, qui se conduisent sous forte contrainte budgétaire, suscitent dans les armées des inquiétudes majeures dans le domaine des ressources humaines, de l'équipement et de l'activité des forces. " Il martèle le maître-mot des chefs d'état-major : " Le fondement de l'efficacité opérationnelle, c'est la cohérence. "

Le CEMA convient que le Livre blanc est enfin un exercice de vérité mais reste lucide : " Notre capacité à agir en masse, dans la durée et la simultanéité, ne sera plus la même. Il faudra faire des choix et parfois se résoudre à intervenir plus modestement. "

Conséquence : " Nous devrons donc revoir nos concepts d'emploi, dans le sens d'une plus grande porosité des capacités entre les fonctions stratégiques, entre les missions, entre les théâtres. C'est ce que je traduis sous le vocable " gestion dynamique des efforts " en fonction des besoins. "

L'inquiétude majeure de l'amiral Guillaud se situe autour de la sécurisation du budget de la Défense... L'enveloppe identifiée pour la LPM 2014-2019 (179,2 milliards d'euros en valeur 2013) et 31,4 milliards pour le budget 2014 (c'est-à-dire 30,9 milliards d'euros avec l'inflation) reste " à un seuil suffisant ". Mais les 6 milliards d'euros prévus en recettes exceptionnelles doivent intégrer un mécanisme de sauvegarde pour éviter le crash. " Ce sont les fameux « 20% des investissements » qui peuvent avoir un impact sur « 80% du modèle » ! "

Voyons ça dans le détail...

TERRE

VBMRNexter.jpgLe constat est rude mais clair. De 2008 à 2019, l'armée de Terre aura subi 35 000 suppressions de postes et 22 000 transferts. Au-delà de cette colossale déflation humaine, le général Ract-Madoux regrette aussi des reports d'opérations de rénovations des infrastructures. Le plan de réhabilitation de l'hébergement, lancé il y a quinze ans, ne concerne que la moitié des régiments. La diminution des cibles et les reports de livraisons (environ 20 % de 2008 à 2013) amène le CEMAT à ne prendre aucun gant : " Contrairement, à ce qui est écrit dans le Livre blanc de 2008, l'armée de Terre n'a bénéficié d'aucune priorité. "

- Réductions. La force projetable va passer de huit à sept brigades, perdre entre 5 et 6 000 hommes et de six à huit régiments, nous disait récemment le commandant de la force terrestre, le général Clément-Bollée. Cela implique " un resserrement de la force terrestre projetable de 71 000 à 66 000 hommes ". " Je préfère des dissolutions à des saupoudrages ", affirme le CEMAT. En tout, la brigade comprise, l'armée de Terre doit supprimer près de 10 000 postes supplémentaires.

CEMATGalRact-Madoux.jpg- Limites. Le général Ract-Madoux (photo ministère de la Défense) discerne des fragilités : " Avec une brigade interarmes en moins, le modèle à 66 000 conditionne à un seuil de stricte suffisance la faisabilité de ce nouveau contrat. " L'armée de Terre a également grand besoin de nouveaux camions et de véhicules légers tactiques. " Le contrat opérationnel et la préparation pourraient être obérés dès 2018 ", s'alarme le CEMAT. Il manque en 2013 23 millions d'euros pour l'entretien du matériel terrestre et 19 millions d'euros pour l'aéronautique.

- Projections. Le nouveau contrat opérationnel passe pour une opération de coercition majeure de 30 000 à 15 000 soldats, plus 10 000 hommes pour intervenir sur le territoire national et un échelon national d'urgence en alerte de 5 000 hommes. Les perspectives de JPO (journées de préparation opérationnelle) en 2013 sont mauvaises, 83 jours au lieu de 90.  " Le niveau de 120 jours d'engagement opérationnel ne pourra être atteint qu'avec 30 jours d'OPEX. "

Sur le plan du matériel, le programme Scorpion est préservé par le Livre blanc. Mais l'arrivée du VBMR (véhicule blindé multirôle, photo Nexter) à partir de 2018 et celle de l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) en 2020 va entraîner la prolongation des AMX-10 RC et des VAB jusqu'en 2030... La livraison du véhicule blindé d'aide à l'engagement (VBAE), repoussé de 2025 à 2030, implique également la prolongation de la durée de vie des VBL (véhicules blindés légers), non budgetée à ce jour selon le CEMAT.

" L'armée de Terre, aux côtés des autres armées, a démontré son efficience, bâtie sur un niveau de ressources devenu " juste insuffisant " et dont l'excellent ratio coût-efficacité demeure un atout incomparable pour notre pays. " Le CEMAT considère que l'armée de Terre est à " un seuil plancher pour un pays de 65 millions d'habitants ".

AIR

air_a330-mrtt.jpgComme les autres chefs d'état-major, le général Denis Mercier entend surtout préserver " le maintien de notre cohérence ". L'armée de l'Air, avec ses deux missions permanentes, la défense aérienne et la dissuasion, reste une arme de poids : "Aujourd'hui, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, nous disposons d'au moins un millier d'aviateurs qui sont en permanence en train d'armer des postes nous permettant de basculer instantanément du temps de paix au temps de crise. " Derniers exemples éclatants des atouts et des fragilités : la Libye et le Mali.

- Réductions. Passage à 225 avions de chasse, marine comprise (320 en 2008), plus une cinquantaine d'avions de transport tactique, sept avions de détection et de surveillance aérienne, douze ravitailleurs multirôles (MRTT, photo ministère de la Défense) et douze drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Ajoutons des avions légers de surveillance et de reconnaissance et huit systèmes sol-air de moyenne portée SAMP/T. Après la perte de 16 000 aviateurs, la fermeture de douze bases aériennes et une contraction globale de 30 %, l'armée de l'Air devrait perdre encore 2 400 hommes.

- Fragilités. 

1. La protection réclame une rénovation des radars. Le système ACCS (Air Command and Control System) doit se trouver dans la LPM. Le programme SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aériennes) accuse un retard de trois ans avec le décalage d'une quatrième étape.

2. Nécessité de l'amélioration du réseau des systèmes d'information et de communication.

3. L'arrivée " maintes fois décalée " des MRTT implique que le ravitaillement est en déficit et en coûteuse surmaintenance après cinquante ans de service (les éternels C-135). " Si cette flotte reste clouée au sol, la composante aéroportée serait inutilisable et nous ne disposerions plus de capacités à intervenir à distance. C'est-à-dire qu'en fait, nous ne ferions plus grande-chose. " Voilà au moins une priorité claire.

CEMAAGalMercier.jpg- Projections. Si l'armée de l'Air ne pratiquait pas la différenciation du matériel, en pérennisant des Mirage 2000, pendant la montée en puissance du Rafale, elle n'atteindrait pas le contrat de 225 avions de chasse. Le même esprit prédomine du côté des hommes. Les aviateurs ont adopté " une nouvelle organisation de notre capacité à durer ", indique le général Mercier (photo ministère de la Défense). En clair, deux cercles sont mis en place : un s'entraînant sur tout le spectre et un second pratiquant sur les avions de complément comme les avions d'instruction. Figurez-vous que le tableau de bord du petit Pilatus PC-21 peut être configuré comme celui d'un Rafale. Ce qui permet à ce second cercle de s'entraîner 40 h sur Rafale et 140 h sur d'autres moyens pour atteindre les 180 h annuelles... Pire, il s'agit désormais de maintenir un entraînement diminué de 20 %.

L'armée de l'Air se débrouille. Les Mirage 2000-5 vont passer de 7 000 h à 9 000 heures de vol, " une première " glisse le général Mercier. Les Mirage 2000 D seront rénovés (obsolescence des radars et des calculateurs de missiles). " Nous avons besoin d'une nouvelle tranche Rafale... dans un volume à définir ", s'inquiète le CEMAA. Les douze MRTT prévus au lieu de quatorze impliqueront le maintien de C-135.

MER

fremm-aquitaine.jpgAvec 11 millions de km² de zone économique exclusive et sa mission majeure d'instrument de la dissuasion nucléaire, la France ne peut décemment pas trop tirer sur sa Marine et ses coûteux équipements... Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel,  assure : " Il est essentiel que la notion de déploiement naval permanent soit reprise (dans le Livre blanc) car elle constitue le fondement de notre action et une des clefs de notre réactivité. " Du coup, " je considère que le résultat pour la Marine est acceptable au vu des données d'entrée. "

- Réductions. Abandon d'un deuxième porte-avions au moins jusqu'en 2025 ; suppression d'un BPC (bâtiment de projection et de commandement) sur quatre ; suppression de trois frégates sur dix-huit (en plus des sept de la LPM précédente). Les décisions vont entraîner la suppression de la permanence de la Marine nationale dans une zone d'opération extérieure

- Tensions. Quatre fragilités apparaissent aux yeux de l'amiral Rogel.

1. Tension sur les effectifs (limite organisationnelle et une limite de gestion, la Marine comptant plus de mille qualifications différentes) ;

2. Tension sur le volume d'activités des forces (l'emploi opérationnel permanent réduit les crédits OPEX pour la Marine) ;

3. Fragilité liée au renouvellement des équipements à l'horizon 2025. Le Livre blanc reste flou sur les patrouilleurs, les avions de chasse marine et n'évoque pas le cas des bâtiments logistiques, la patrouille maritime et les hélicoptères. Un impératif pour le CEMM : " La réduction du format doit s'accompagner du respect strict du calendrier de livraison des équipements. "

4. Tension sur le soutien et le maintien en condition opérationnel.

CEMMAmiralRogel.jpeg- Projections.  Le déploiement permanent d'une frégate ne pourra plus se faire en Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie dans l'océan indien) et en Méditerranée orientale " mais en Atalanta ou en Méditerranée orientale ". Même conséquence pour la force d'avions de patrouille maritime " non plus en Atlantique et en Afrique mais en Atlantique ou en Afrique ". L'Atlantique reste " une zone naturelle " et la sécurité dans le golfe de Guinée (mission Corymbe) est appelée à prendre de l'importance.

Les frégates sont réduites de 18 à 15, dont quatre de défense aérienne. Le reste sera un panachage entre les FREMM (photo Marine nationale de la FREMM Aquitaine) et les frégates type Lafayette. En outre-mer, la Marine maintient six bâtiments (deux à la Réunion, deux aux Antilles, un en Nouvelle-Calédonie et un dans le Pacifique). Elle travaille toujours sur la construction des B2M (bâtiments multimissions) faiblement armés pour remplacer les bateaux de transports légers (BATRA). Les patrouilleurs P400 devront être prolongés puisque le programme BATSIMAR (patrouilleur littoraux) a déjà été repoussé une fois.

"Il ne faudra pas être surpris dans dix ans que le chef d'état-major de la Marine réponde qu'il ne peut que remplir imparfaitement l'une ou l'autre de ses missions ", évalue le CEMM (photo ministère de la Défense).

Fermez le ban.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
La DGA réceptionne le 500e VBCI

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le 28 juin 2013 le 500e véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Produit par le groupement d’entreprises constitué par les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense, le VBCI a été commandé par la DGA à 630 exemplaires.

 

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l’AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d’infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d'une tourelle de 25 mm et permet l'emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d’être livré à l’armée de terre en mai 2013, est équipée du système d’informations régimentaire (SIR).

 

Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h. Véritable "base vie" pour le fantassin, il offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres et amène d’excellentes capacités d’observation et de feu.

 

Le VBCI a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d’année 2013 où il a à chaque fois parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
photo DDM

photo DDM

 

 

3 juillet 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Il s'agit du colonel Jean-Luc Mercury, jusqu'ici commandant de la base de défense de Toulouse. Il  remplace le colonel Vincent Le Cour Grandmaison qui devient adjoint interarmées des Forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU). Le nouveau colonel adjoint, a dans son parcours d'officier servant à la Légion étrangère, effectué plusieurs passages au 2ème REP.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:45
27.06.2013, Pilatus PC-6 aéroport de Gao  Crédits photo EMA armée de Terre

27.06.2013, Pilatus PC-6 aéroport de Gao Crédits photo EMA armée de Terre

03.07.2013 ECPAD

 

Le 27 juin 2013, un avion Pilatus PC-6 s’est posé sur la piste de l’aéroport de Gao, rejoignant le groupement aéromobile (GAM) de la force Serval en relève de son prédécesseur.

 

Le nouvel appareil et son équipage se sont posés le 26 juin, en fin de matinée, sur l’aéroport international de Bamako. Ils ont effectué le trajet mythique de la « transpostale » et sont passés depuis Montauban par les villes d’Agadir, de Dakar et de Bamako. Après une halte de 24 heures à Bamako, le Pilatus a finalement atterri le matin du 27 juin à Gao, lieu final de sa destination. Pour ce trajet, il a effectué plus de 27h de vol et parcouru près de 6500km.

 

Le 9e BSAM est l’organisme de l’armée de Terre qui détient les 5 avions Pilatus PC-6 dont la mission prioritaire est l’acheminement des pièces de rechanges des hélicoptères de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air.

 

Bien qu’ayant déjà été employé dans des exercices en milieu désertique, la projection de cet avion robuste multi-rôle, intégré dans un dispositif opérationnel tel que l’opération SERVAL, n’avait jamais été encore réalisée. Mis en œuvre par les pilotes de l’ALAT, ce Pilatus PC-6 a une autonomie moyenne de 3h30. Ayant une vitesse en vol proche de celle du PUMA, il offre au GAM un outil permettant d’économiser le potentiel des hélicoptères de manœuvre. Pour cette mission, il constitue ainsi une alternative intéressante à l’hélicoptère.

 

« Cet outil bénéficie d’une grande souplesse de mise en œuvre. Il a une capacité de transport de 3 personnes ou l’équivalent en fret. Il peut intervenir à distance sans ravitaillement et aller réparer des hélicoptères sur les différentes plateformes aéroportuaires présentes sur le théâtre malien » explique le lieutenant Patrick, chef du détachement Pilatus.

Opération Serval : Relève de l’avion Pilatus

L’aéronef désengagé a été acheminé vers Bamako, où il été a embarqué à bord d’un avion Antonov 124 pour rejoindre la base aérienne 125 d’Istres. Il a effectué plus de 150 heures de vol depuis son arrivée sur le théâtre malien le 1er avril. Il est intervenu sur les sites de Tessalit, Kidal, Tombouctou et Bamako.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 11:45
Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

02/07/2013 Sources : EMA

 

Le maréchal des logis Alphonse est opérateur nucléaire biologique et chimique (NBC) au sein du 2e Régiment de Dragons (2eRD) basé à Fontevraud l’Abbaye. Il est en mission depuis le 2 mai 2013 au sein de la force Licorne, sur le camp de Port Bouët à Abidjan.

 

Le chef Alphonse a pour mission de désinfecter les véhicules désengagés de la force Serval. La désinfection sert à détruire les bactéries qui peuvent se trouver sur le sol et donc sur les véhicules de la force. Il assure le traitement chimique en appliquant du Virkon, un virucide à large spectre, sur toute la surface des véhicules et des conteneurs.

 

Cette opération s’effectue au moyen d’un véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA) spécifiquement configuré pour les opérations de désinfection : « Nous traitons plus généralement toutes les surfaces, matériels, circuits d’eau des véhicules, sans oublier les remorques et les conteneurs avant leur montée dans le bateau. En fonction des besoins, nous traitons l’ensemble des véhicules à désinfecter sur une journée. A l’issue, on entretient notre propre matériel de désinfection ».

 

Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

Lors de l’arrivée d’un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) de Bamako, l’opérateur Alphonse procède immédiatement à sa désinfection. Il s’équipe d’une tenue légère de désinfection (TLD) complètement étanche, de sur-bottes, d’un masque respiratoire, de lunettes de protection et de gants butyle non corrosifs : « Le tenue est très élaborée et vous remarquerez qu’un opérateur se fait généralement aider par une autre personne pour s’équiper. Le port de la tenue est éprouvant physiquement, la température extérieure ressentie est de 50°C ! Les membres de mon équipe, composée de six opérateurs, se relayent régulièrement afin de durer aussi longtemps que nécessaire. Il faut une bonne condition physique et être très endurant. »

Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

Une fois équipé et protégé, il pulvérise à l’aide d’une lance le Virkon sur toute la surface du VBCI :« Entre l’application du produit, la phase d’attente pour que le virucide agisse et le rinçage, il faut compter une trentaine de minutes de traitement pour un VBCI ».

 

Le 2eRD est la seule unité spécialisée de défense NBC de l’armée de Terre. Il a pour vocation de mettre sur pied des modules de défense NBC du volume de l’équipe à l’escadron. Le régiment peut intervenir en appui des forces terrestres engagées sur un théâtre d’opération extérieure (OPEX) ainsi qu’au profit du territoire national en renfort des moyens de la sécurité civile.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:55
OTAN- Le général F. Hodges en visite à l’EMAT

Réunion de travail entre le général Hodges, son adjoint, le général Margueron et le général Margail - Crédits  MCH V. Eps SIRPA Terre

 

02/07/2013 Armée de Terre

 

Le Lieutenant General Frederick Ben Hodges, Commander Allied Land Command (Land Com), s’est rendu à Paris fin juin 2013. À la tête de ce poste de commandement terrestre de l’OTAN, le général poursuit la visite des états-majors terrestres et des armées alliées, dans un contexte de montée en puissance du Land Com, dont la France sera la 3e nation contributrice.

 

Le mercredi 26 juin, le général Hodges a rencontré le général de corps d’armée Jean-Philippe Margueron, major général de l’armée de Terre (MGAT). Il s’est également entretenu pour une réunion de travail avec le général de division Eric Margail, sous-chef emploi soutien (SCES) de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT).

 

Situé à Izmir en Turquie, le Land Command, appartient à la structure de commandement de l’OTAN [NCS - NATO Command Structure] dont il est le seul PC de composante Terre. En pleine montée en puissance, il devient un acteur incontournable en tant que dépositaire de la compétence « combat terrestre » de l’Alliance. Notamment garant de la capacité opérationnelle alliée, il chargé de la certification des PC High Readiness Force (HRF) de l’OTAN, dont font partie les corps de réaction rapide (CRR) : l’Eurocorps et le CRR- Fr. Le général Margail est en outre le futur commandant du PC HRF CRR-Fr.

 

La pleine capacité opérationnelle du Land Com d’Izmir est prévue pour décembre 2014. Le général Hodges a souligné que le Land Com saurait répondre à toute sollicitation avant cette échéance.

 

Le Lieutenant General Hodges a assisté le 28 juin à la passation de commandement de l’Eurocorps et sera présent le 17 juillet pour celle du CRR-Fr.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:45
Opération Serval : relève du détachement air de Gao

01/07/2013 Sources : EMA

 

Le 27 juin 2013, deux hélicoptères Puma de l’armée de l’Air, issus du détachement RESCO (recherche et sauvetage au combat) basé à Gao, ont embarqué à bord d’un avion Antonov 124 pour rejoindre la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Le 28 juin, l’avion Antonov 124 a décollé de l’aéroport de Bamako.

 

Ces deux hélicoptère Puma ont été relevés par deux hélicoptères Puma du 1er régiment d’hélicoptère de combat (1e RHC) de Phalsbourg. Désormais le dispositif aérien du GAM est composé de huit hélicoptères Puma, trois hélicoptères Tigre, six hélicoptères Gazelle et un avion Pilatus, appartenant tous à l'ALAT.

 

Opération Serval : relève du détachement air de Gao

Le détachement RESCO était intégré au sein du groupement aéromobile (GAM) de l’aviation légère de l’armée de Terre basé à Gao, sous contrôle opérationnel du centre de conduite des opérations aériennes (Combined Air Operation Center/CAOC) du JFAAC (Joint Force Air Component Command). Depuis le début de l’opération, le détachement a assuré plus de 60 missions EVASAN (évacuation sanitaire). Les hélicoptères Puma ont aussi été engagés lors des opérations de transport logistique, de protection de convoi, de ravitaillement tactique en alerte RESCO. Ainsi les deux hélicoptères totalisent près de 360 heures de vol et plus de 160 missions dont une vingtaine effectuée de nuit. 

 

Le plot Puma « air » a également été déployé sur des opérations héliportées effectuées par la brigade.

 

Opération Serval : relève du détachement air de Gao

Arrivés sur le tarmac de Bamako le 24 juin, les deux hélicoptères désengagés ont été déséquipés puis préparés à l’embarquement dans un avion Antonov 124. Dans quelques jours, les deux appareils rejoindront l'escadron d’hélicoptères (EH) 01/067 "Pyrénées" de la base aérienne 120 de Cazaux.

Opération Serval : relève du détachement air de Gao

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:55
Pour tout savoir sur le 14 juillet et le défilé parisien

30.06.2013 par P. CHAPLEAU Linges de Défense

 

Pour découvrir le déroulement du défilé et les unités qui y prendront part, cliquer ICI.

 

Pour résumer, quelques chiffres: 58 aéronefs (45 air, 6 marine nationale, 7 étrangers) 4823 personnels à pied 241 chevaux 82 motos 265 véhicules 35 hélicoptères (19 ALAT, 6 air, 4 marine, 3 Gendarmerie, 3 Sécurité civile, 1 étranger)...

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:45
Un soldat du 31e RG fouille les égouts de Gao à la recherche d’éventuelles caches d’armes - Crédits : CCH A. Dumoutier/SIRPA Terre

Un soldat du 31e RG fouille les égouts de Gao à la recherche d’éventuelles caches d’armes - Crédits : CCH A. Dumoutier/SIRPA Terre

01/07/2013 CNE E. Barnier/TIM - Armée de Terre

 

Opération Serval au Mali : suivez les soldats du 31e régiment du génie (31e RG) dans les égouts de Gao en avril 2013. Dans ce diaporama sonore, la section de fouille opérationnelle spécialisée (FOS) du lieutenant Stéphane mène une mission de reconnaissance du réseau suburbain dans des conduits charriant eaux de pluie et eaux usées des habitations.

 

Lors de fouilles d’un site archéologique situé près de la ville Gao, un renseignement d’origine humaine laisse entendre l’existence d’un réseau suburbain. Aucune entrée n’est alors découverte… Quelques jours plus tard, des hommes équipés de lampes frontales sont aperçus en ville, relançant les suspicions. Une entrée du réseau est alors identifiée près d’une mare. Des brèches permettent d’accéder au réseau à partir de différents points de la ville. Pour l’ennemi, une cache d’armes ou d’équipements potentielle et facile d’accès… Nos soldats vont reconnaître les lieux.

 

Pour contrôler 450m de réseau, le caporal-chef David descend, avec un équipement léger pour rester agile et rapide. Il est relié par une « ligne de vie » à un équipier resté en surface. La section forme un cordon de sécurité, une bulle de protection à 360° : un véhicule de l’avant blindé (VAB) et des équipiers débarqués sécurisent les abords et contrôlent les accès.

 

Lors de cette fouille, pas d’arme ou de matériel découvert, mais le tracé du réseau est maintenant connu.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 18:55
Livre - "Dans les griffes du Tigre" primé par la Saint-Cyrienne

29.06.2013 RP Defense

 

Le Capitaine Brice Erbland a reçu cet après-midi le prix spécial de la Saint-Cyrienne pour son livre "Dans les griffes du Tigre".

 

Rappel : 25/01/2013 Armée de Terre

 

Le capitaine Brice Erbland nous livre dans son premier livre paru ce mercredi 16 janvier 2013 le témoignage de ses nombreuses missions à l’étranger en tant que pilote d’hélicoptère.

 

Embarquez sans perdre une seconde dans le cockpit du Tigre, aux côtés du capitaine Brice Erbland, pilote de cet hélicoptère de combat ! Vous partagerez avec lui l’intensité de ses engagements, en Afghanistan, en Lybie. Vous vivrez des moments intimes face au danger « la peur viscérale, celle qui provient du plus profond de l’âme, qui noue le ventre et transperce le cœur, qui fragilise l’esprit et marque d’un voile noir chaque pensée ». Cet arrêt sur images, cette mise en lumière d’instants dramatiques, où l’homme engagé est nourri par la fierté d’appartenir à une communauté d’armes et par le sens du devoir au service de la Nation, restituent avec réalisme les terribles secondes d’interrogations, avant l’ouverture du feu  « l’homme en opération n’est pas une machine. Il doit faire face avec les forces et les faiblesses de son état d’homme : courage, grandeur d’âme, combativité, mais aussi doute, peur de mourir et sacrifice personnel». Vous découvrirez aussi l’importance vitale de la camaraderie, «  la fraternité, éternelle dans le souvenir (…) qui devient même la source première où puiser le courage d’avancer dans les moments difficiles ».

 

Dans ce premier témoignage exceptionnel d’un officier français dont la plume talentueuse est la prolongation naturelle de son activité opérationnelle, le capitaine Brice Erbland vous entraîne au cœur même des combats et vous fait réfléchir sur le sens de la vie « qui, aujourd’hui vit intensément, non pas au travers d’un écran mais en ressentant les choses réellement ? Qui est prêt à accepter la peur, le contact avec la mort le sacrifice de sa famille, pour la simple gloire personnelle qu’est la fierté de servir son pays ? »

 

Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d’hélicoptère d’attaque dans l'Aviation Légère de l'Armée de Terre, il est tout d’abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'Honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique. »

Dans les griffes du tigre, édition les belles lettres, capitaine Brice Erbland

 

Extraits :

 

Du cockpit du Tigre à l’écriture…c’est un drôle de parcours, non ?

 

Au départ, c’était juste pour laisser une trace écrite à mes enfants, pour transmettre à ma descendance un témoignage sensible et vivant des combats menés en Afghanistan et en Libye. En écrivant, peu à peu, j’ai pris conscience que mon texte allait bien au-delà d’une simple lettre familiale ! C’est ainsi que grâce à des rencontres fortuites avec des journalistes que je me suis laissé entraîner sur le chemin de l’édition d’un ouvrage.

 

Aujourd’hui c’est la sortie en librairie de votre livre, premier témoignage grand public, il faut le souligner, d’un pilote d’hélicoptère de combat, que ressentez-vous ?

 

C'est en tout cas le premier témoignage contemporain de retour d’opérations extérieures et le premier témoignage d'un pilote Tigre !

 

Alors, oui, beaucoup d’excitation et aussi un peu d’anxiété : se mettre ainsi à nu, dévoiler ses moments les plus forts, souvent cachés d’ailleurs, mettre en mots les maux du combat, ce n’est pas évident ! J’espère simplement que l'accueil sera bon. Le but de ce livre est de montrer au grand public ce que nos équipages, nos soldats, vivent et réalisent en opérations de guerre, de nos jours. J'espère y être parvenu de façon intéressante.

 

>>> Retrouvez l’intégralité de l’interview du capitaine Erbland

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:45

19 juin 2013

En dépit des conditions climatiques extrêmes et les premières tempêtes de sable, le GTIA Désert a mené l'opération Ceuze du 26 au 28 mai, à 70 km au Nord-Est de Gao.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:45
Un VBCI du 92RI entame une reconnaissance d'axe d'In Delimane vers Gao

28.06.2013 - Crédits MTE J. Peschel Marine nationale-EMA

Serval au Mali : un véhicule blindé de combat de l'infanterie (VBCI) du 92eRI entame une reconnaissance d'axe d'In Delimane vers Gao

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