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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:35
Le Japon réoriente sa défense sur la Chine et la Corée du Nord

 

07.01.2014 Vassili Kachine - La Voix de la Russie

 

Le programme de défense nationale pour la période d’après 2014 publié par le gouvernement japonais a suscité une réaction négative de la Chine. Pékin y voit la renaissance du militarisme japonais. Une telle réaction est tout à fait naturelle car aux termes de ce programme, le Japon rompt définitivement avec l'héritage de la guerre froide, époque à laquelle l'URSS (la Russie) était un adversaire important. Le nouveau programme est entièrement concentré sur les menaces nouvelles : la Chine et la Corée du Nord.

 

A en juger d'après les documents publiés par les Japonais, le pays se propose de procéder à une importante réduction des principales armes de l'armée de terre. Si actuellement, les forces d'auto-défense nippones disposent de 600 chars et de 700 systèmes d'artillerie, il est prévu de réduire le nombre d'armes lourdes à 300 chars et 300 pièces d'artillerie. Compte tenu des dimensions du Japon, on peut reconnaître que les effectifs des unités de l'armée de terre dotées d'armes lourdes seront réduits au minimum absolu indispensable dans l'hypothèse d'une nécessité urgente. Par contre, les Japonais vont augmenter le nombre d'unités d'intervention rapide équipées d'armes légères.

 

Le Japon augmentera le nombre de sous-marins de 16 à 22, de destroyers dotés du système anti-missile américain AEGIS de 6 à 8 et celui des chasseurs de 260 à 280. Les unités de missiles sol-air de l'armée de terre seront réarmées. Le Japon est également disposé à accroître notablement les capacités de contrôle de l'espace aérien grâce à des avions supplémentaires de détection et de commandement aéroporté. Les Japonais sont capables d'obtenir une augmentation rapide du potentiel militaire grâce à l'accès aux produits de l'industrie de défense américaine et à leurs propres possibilités financières et techniques.

 

Le nouveau programme de défense met l’accent sur la nécessité de créer un potentiel pour mener une contre-offensive sur les îles Senkaku si elles sont occupées par un Etat étranger. Pour ce faire, des navires de débarquement spéciaux seront achetés. En outre, une attention sera accordée aux performances de l'infrastructure militaire japonaise face à une éventuelle attaque balistique. Il a été indiqué que le Japon envisagerait non seulement des mesures complémentaires dans le domaine de la défense anti-missile, mais aussi la mise en place de son propre potentiel de dissuasion et de représailles.

 

Cela peut signifier que le Japon optera pour la voie de la Corée du Sud et de Taïwan et développera ses propres missiles de croisière, peut-être sur la base de ses missiles antinavires. La Chine devra alors renforcer la défense anti-aérienne et anti-missile de son infrastructure militaire sur les côtes de la mer de Chine orientale. Bien que les projets de réarmement mis au point par le Japon puissent créer des difficultés pour la Chine dans la zone de la mer de Chine orientale, l'ampleur de la modernisation militaire des deux pays reste incomparable. La Chine est en mesure de porter le nombre de ses missiles de croisière et de leurs vecteurs (navires et avions) à une quantité suffisante pour porter une frappe non-nucléaire momentanée d'une force destructrice immense contre le Japon. Dès à présent les aéroglisseurs Zoubr achetés à l'Ukraine augmentent sensiblement les capacités des troupes chinoises dans la lutte pour les îles éloignées.

 

Dans le même temps, aucune des parties ne se fixe pour objectif un conflit armé. La Chine vise à obliger le Japon à reconnaître l'existence d'un différend territorial, à engager les négociations et, à terme, à prendre en considération les intérêts de la sécurité de la Chine. Le Japon tente de limiter la croissance de l'influence chinoise dans la région en s'appuyant sur son alliance avec les Etats-Unis. Les deux parties ont besoin d'armements nouveaux. En premier lieu pour étendre les possibilités de manœuvre politique lors de la solution des problèmes territoriaux. T

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:35
Editorial: Blue Means Blue - China’s Naval Ambitions

 

08 January 2014 By Henry Holst – Pacific Sentinel

 

Numerous articles in Chinese state media suggest it has ambitious agenda for its navy.

 

In a 2012 article published in The Diplomat, Andrew Erickson and Gabe Collins claim “China seeks to develop a ‘blue water’ navy in the years to come—but one that is more ‘regional’ than ‘global’ in nature,” and that China does not intend to challenge U.S. naval hegemony. However, analyzing China’s maritime identity, a concept that will be explained below, and it becomes clear that two major long-term goals of the PLAN’s blue-water modernization are to frequently deploy outside East Asia and challenge U.S. naval dominance on the high seas.

Erickson and Collins cite Chinese naval technological inferiority in areas such as anti-submarine warfare and area-air defense vis-à-vis the U.S. navy as evidence that the PLAN does not intend to challenge U.S. naval hegemony, concluding that such a military imbalance would make any challenge futile. Additionally, Erickson and Collins use the small number of PLAN deployments outside of East Asia as proof that in the future Beijing does not aim to frequently outside its immediate environs.

Erickson and Collins represent a popular trend within the China watcher community; many researchers rely on current PLAN armament modernization areas and recent deployment trends as a basis to predict future PLAN strategic objectives. Yet this methodology ignores the possibility that current PLAN research and development patterns may not predict future PLAN capabilities. China has bypassed generations of military technology hurdles through unorthodox means such as theft and espionage. Moreover, military capabilities are not self-deterministic. Analyzing China’s naval modernization in a purely material perspective and overly relying on current PLAN deployment trends does not provide a useful methodology for predicting future PLAN strategic interests. 

 

Read the full 2 page story at The Diplomat

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:30
L'arsenal chimique détenu par Damas - Service Infographie du Figaro

L'arsenal chimique détenu par Damas - Service Infographie du Figaro

07.01.2014 Romandie.com (ats)

 

Le premier chargement de matériel chimique a été évacué de Syrie conformément à l'accord sur la destruction de l'arsenal chimique de Damas, a affirmé mardi la mission chargée de cette tâche. La sécurité du transport est assurée par des navires donnés par la Chine, le Danemark, la Norvège et la Russie.

 

"Une première quantité de matériel chimique de première importance a été retirée de deux sites, transportée au port de Lattaquié pour vérification puis chargée aujourd'hui sur un navire commercial danois", a souligné dans un communiqué la mission conjointe ONU - Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

 

Le texte indique que le navire s'est rendu vers les eaux internationales et devrait y rester "dans l'attente de l'arrivée dans le port d'autres agents chimiques importants".

 

"Ce mouvement initie le processus de transfert d'agents chimiques de la République arabe syrienne à des endroits hors de son territoire en vue de leur destruction", poursuit la mission.

 

Détruites en mer

 

La coordinatrice de la mission, Sigrid Kaag, devrait informer mercredi le Conseil de sécurité de l'ONU sur les derniers progrès de l'opération.

 

Conformément au plan de démantèlement de l'arsenal chimique syrien approuvé par le Conseil de sécurité en septembre, la totalité de l'arsenal chimique syrien doit être détruite avant le 30 juin.

 

Les composants chimiques doivent être rassemblés dans le port syrien de Lattaquié puis transportés jusqu'en Italie. Là, ils doivent être transférés à bord d'un navire de la marine américaine spécialement équipé pour les détruire en mer.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:35
Pékin dément des informations sur un commandement central intégré

 

07/01/2014 zonebourse.com

 

Les autorités chinoises ont démenti mardi projeter de créer une structure de commandement opérationnel interarmes dont le quotidien China Daily se faisait l'écho en fin de semaine dernière.

 

Dans un communiqué, le ministère de la Défense refute ces "informations infondées".

 

Dans son édition de vendredi, le China Daily, quotidien de langue anglaise, expliquait que ce projet visait à améliorer la coordination entre les différentes composantes du système de défense de la Chine.

 

Pour l'heure, la Chine est organisée en sept régions militaires, traditionnellement centrées sur des unités basées au sol, mais ses récentes revendications dans les mers de Chine orientale et méridionale montrent qu'elle doit renforcer ses forces aériennes et navales.

 

Le gouvernement chinois a annoncé une hausse de 10,7% de ses dépenses militaires l'an dernier pour les porter à plus de 140 milliards de yuans (90 milliards d'euros). (Sui-Lee Wee; Danielle Rouquié et Henri-Pierre André pour le service français)

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:35
La Chine modernise son centre d’entrainement aéronaval

 

 

23 décembre 2013  par Daniel Favre - Info-Aviation

 

Une photo satellite prise par Astrium le 25 octobre 2013 révèle l’étendue de la modernisation de la base Huangdican destinée à la formation des pilotes chinois sur porte-avions.

 

L’Ukraine n’a pas visiblement pas réussi à convaincre la Chine de louer sa base d’entraînement sur porte-avions Nazemniy Ispitatelno-Tryenirovochniy Kompleks Aviatsii (NITKA). La Chine a préféré créer sa propre structure de formation ce qui montre sa volonté de développer sa puissance aéronavale comme un moyen de projection au large des côtes.

 

Situé sur la côte nord-ouest du golfe de Bohai, la base Huangdicun est environ à 8 km au sud de Xingcheng dans la région militaire de Shenyang. La construction du centre de formation a débuté en 2008 et s’est terminée en 2012. Le premier vol d’essai a été réalisé avec un chasseur Shenyang J-15 Flying Skark en janvier 2012.

 

La Chine modernise son centre d’entrainement aéronaval

Le J-15 sur le porte-avion Liaoning.

 

La base Huangdicun possède de nombreuses fonctionnalités nécessaires à la formation des futurs pilotes à bord du porte-avions Liaoning, et d’autres bâtiments à venir. Des ponts d’atterrissage équipés d’un ensemble complet de câbles et le marquage du pont qui reprend la superstructure du Liaoning. Une deuxième zone adjacente à la piste principale contient deux autres rampes en saut à ski.

 

L’imagerie satellite révèle la présence de 24 hangars probablement pour loger des J-15. Mais il s’agit plutôt d’abris mobiles que des structures permanentes. On aperçoit aussi trois hangars permanents de 36 x 55 m qui pourraient être destinés aux hélicoptères. La taille des hangars permet également d’héberger des avions d’alerte précoce.

 

La base Huangdicun AB permet à la Chine d’assurer la formation de ses pilotes sur son propre sol au sein même de son complexe aéronaval. Le NITKA de l’Ukraine offrait néanmoins une solution idéale pour les Chinois puisque l’entraînement s’effectue sur le Su-33 dont le J-15 est une copie conforme.

 

La base Huangdicun fournit aussi des précisions sur la conception du futur porte-avions chinois. Par exemple, la présence de deux tremplins distincts avec brin d’arrêt indiquent que le prochain porte-avions conservera le décollage court (STOBAR) déjà utilisé sur le Liaoning.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:35
Le Japon, appuyé par Washington, renforce son armée face à la Chine

 

MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti

 

Le gouvernement japonais a approuvé la nouvelle Stratégie de sécurité nationale. Presque 70 ans après la Seconde guerre mondiale, Tokyo s'engage dans un pacifisme actif fondé sur les principes de la coopération internationale, écrit mercredi le quotidien Izvestia.

Le budget militaire augmentera de 5%, c'est-à-dire que 240 milliards de dollars seront alloués à la défense du pays entre 2014 et 2019. Cette somme permettra d'acheter trois drones, 28 bombardiers Stealth F-35, cinq sous-marins, deux destroyers équipés du système antimissile Aegis, ainsi que 52 navires de débarquement amphibies pour la Force d'autodéfense japonaise. Dans les années à venir il est également prévu d'augmenter les effectifs de l'armée japonaise de 5 000 personnes (ses unités de combat comptent aujourd'hui 154 000 hommes pour un total de 247 000 personnes).

"Le choix des armements révèle les tâches fixées à la Force d'autodéfense japonaise : les drones pour le renseignement, les bombardiers pour l'offensive et les navires amphibies pour faire débarquer les troupes sur des îles", explique l'expert militaire Dmitri Litovkine.

Conformément au nouveau programme de défense nationale, les amphibies sont destinés à protéger les îles japonaises éloignées du territoire du pays - avant tout les îles Senkaku (Diaoyu) en mer de Chine orientale, revendiquées par Pékin. La défense antimissile est destinée à détecter et à protéger le pays contre les missiles nord-coréens.

Le renforcement de l'armée entraînera une hausse des commandes militaires et contribuera au développement économique du pays, qui arrive difficilement à combattre sa dette profonde de 200% du PIB.

La Chine est préoccupée par cette situation et demande aux autorités japonaises de prouver leur engagement pour la paix, en paroles comme en actes. Dans la soirée du 17 décembre l'agence de presse centrale de Chine, Xinhua, a publié un article signalant la "renaissance du militarisme japonais" et a même inventé un slogan en jouant avec le nom du premier ministre japonais : "Oublie l'Abeéconomie, crains l'Abeguerre".

"Pékin tiendra compte des plans du Japon et ajustera ses propres projets en élaborant un nouveau matériel et en augmentant le nombre d'unités déjà existantes. Étant donné que la différence des potentiels économiques augmente constamment en faveur de Pékin, cela ne lui posera aucun problème", a déclaré Alexandre Lomanov de l'Institut de l'Extrême-Orient.

Il faut probablement s'attendre, dans les jours à venir, à un serment de colère nord-coréen adressé aux "marionnettes américaines de Tokyo", dès que la Corée du Nord aura commémoré la mort de Kim Jong-il, décédé le 17 décembre 2011.

L'indignation de Pékin ou de Pyongyang n'arrêteront pas Tokyo. Le premier ministre

Shinzo Abe doit gagner en popularité auprès de ses électeurs, sachant qu'il est arrivé au pouvoir en promettant de relancer l'économie et en adoptant une position ferme sur les litiges territoriaux, notamment concernant les îles Senkaku.

Il s'agit donc bien ici d'une réaction du Japon aux provocations incessantes de Pékin, qui a instauré récemment une zone de contrôle aérien traversant ces îles.

Le Japon peut difficilement concurrencer la Chine à lui seul : sa réaction est appuyée par Washington, qui appelle depuis des mois Pékin à éviter de faire des gestes brusques. Et cela ne concerne pas uniquement le Japon. En renforçant sa présence militaire à l'ouest du Pacifique l'Amérique cherche à équilibrer l'influence croissante de la Chine.

Dans la soirée du 17 décembre, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré à Manille que les litiges autour des territoires tels que Senkaku, les îles Paracels et Spratleys en mer de Chine méridionale revendiqués par la Chine, le Vietnam, les Philippines et d'autres pays, devaient être réglés de manière pacifique.

La veille, les USA ont alloué 32,5 millions de dollars aux pays d'Asie du Sud-Est, notamment au Vietnam, pour renforcer la sécurité maritime sur les territoires contestés. Pékin a immédiatement menacé d'instaurer une nouvelle zone de contrôle aérien en mer de Chine méridionale.

Selon Kerry, si Pékin prenait des mesures unilatérales, Washington ferait connaître sa position. L'influence des États-Unis doit être appuyée par un accord de partenariat Transatlantique en cours d'examen, dont l'Amérique est l'actrice principale. Ce partenariat devrait inclure la plupart des pays de la région à l'exception de la Chine, créant une zone de libre échange entre les pays membres et renforçant leurs liens mutuels.

Le Japon, appuyé par Washington, renforce son armée face à la Chine
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:35
USS Cowpens photo USN

USS Cowpens photo USN

 

PEKIN, 18 déc 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Les autorités militaires chinoises ont affirmé mercredi qu'un de leurs navires s'était "conformé à la procédure" début décembre en mer de Chine méridionale, même s'il a forcé un croiseur américain à manoeuvrer pour éviter une collision.

 

Lors de cet épisode remontant au 5 décembre, "le bâtiment chinois a suivi à la lettre la procédure et a géré l'incident de façon appropriée", a assuré le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.

 

Des responsables du Pentagone ont affirmé que le croiseur lance-missiles USS Cowpens avait été forcé de manoeuvrer pour éviter d'entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route et s'était arrêté sur sa trajectoire.

 

Cet incident, qui s'est produit dans les eaux internationales de la mer de Chine méridionale, illustre les tensions actuelles entre les Etats-Unis et la Chine après que Pékin a unilatéralement instauré le 23 novembre une zone aérienne d'identification sur une grande partie de la mer de Chine orientale, entre la Corée du Sud et Taïwan.

 

Celle-ci englobe notamment un petit archipel contrôlé par Tokyo, les îles Senkaku, et fermement revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu.

 

Les Etats-Unis ont appelé la Chine à renoncer à cette zone controversée. Washington, Tokyo et Séoul y ont tour à tour dépêché des appareils militaires, envoyant ainsi le message qu'ils refusaient de se plier aux nouvelles règles.

 

Le navire de guerre américain "représentait une menace pour la sécurité militaire chinoise", a assuré lundi un média officiel chinois.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:45
Au Mali, pas de nouvelles, bonnes nouvelles: Serval poursuit ses opérations


17.12.20163 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

L'opération antiterroriste française (Hydre?) au nord de Tombouctou, confirmée du bout des lèvres par l'EMA la semaine dernière, se poursuit en dépit de la bouderie des autorités maliennes qui auraient souhaité en être informées (ça rappelle l'excellent Karzaï qui exige de connaître tout des ops US). Elle se poursuit parce que "l'EMA ne communique pas sur les opérations en cours" m'a-t-on redit lundi après-midi.

François Rihouay, le correspondant d'Ouest-France au Mali, confirmait, toujours lundi, que les opérations ne semblent, en effet, pas terminées au nord de Tombouctou:

rihouay.jpg

Selon lui, l'armée française devrait être en mesure d'en dire plus "jeudi" et de préciser le bilan: ennemis capturés (au moins 8), tués (au moins 19)..., forces engagées..., zone d'action etc...

Des photos récentes (comme celle ci-dessus de soldats du 6e RG. Photos: G. Gesquière) sont à voir ici.

 

Parallèlement à cette opération française, on notera que:
- la situation à Kidal reste délicate: deux casques bleus sénégalais ont été tués samedi lors d'un attentat, des roquettes sont tombées à proximité de la ville lundi soir,
- les Chinois s'installent (voir la photo un peu posée, ci-dessous):

chinois mali.jpg

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 12:35
ADIZ source BBC Asia 26 nov 2013

ADIZ source BBC Asia 26 nov 2013

 

December 18, 2013 By Zachary Keck - thediplomat.com

 

The warning was part of a broader criticism of China’s actions in the South China Sea.

 

On Tuesday, the U.S. rapped China on its actions in the South China Sea, and implored it not to seek to establish an Air Defense Identification Zone (ADIZ) in the area.

In a joint press conference with the Philippine Foreign Secretary, Secretary of State John Kerry reiterated America’s opposition to Beijing’s new East China Sea ADIZ, and warned it against creating new ADIZs in places like the South China Sea.

“Today, I raised our deep concerns about China’s announcement of an East China Sea Air Defense Identification Zone. I told the foreign secretary that the United States does not recognize that zone and does not accept it. The zone should not be implemented, and China should refrain from taking similar unilateral actions elsewhere in the region, and particularly over the South China Sea,” Kerry said during the press conference.

Last month, China surprised the region by announcing an ADIZ in the East China Sea, a move that has been widely criticized by regional powers and the United States. Although most attention has focused on the immediate issue of the new ADIZ, there has also been a lingering concern over Chinese leaders repeatedly pledging to establish additional ADIZs in the future. Although these Chinese officials have not specified what areas such ADIZs might cover, most analysts see the South China Sea as the area most logically place to create a new ADIZ.

China claims nearly the entirety of the South China Sea under its nine-dotted-lines sovereignty claim. This sweeping claim to sovereignty puts China at odds with numerous other states with claims of sovereignty over the South China Sea, including Indonesia, Malaysia, Vietnam, Brunei and the Philippines.

Of these other claimants, China has been especially at odds with the Philippines in recent years over the territorial dispute. In the spring of 2012, Chinese maritime agencies used a dispute involving a Chinese fisherman in the Scarborough Shoal to wrest control over the area from the Philippines. It has also been seeking to push the Philippines out of the Second Thomas Shoal. More generally, China’s Coast Guard and Navy have significantly increased their patrols and military maneuvers in the disputed waters, aided in part by the establishment of a division-level military garrison in Sansha City.

Besides warning China against creating an ADIZ in the South China, Kerry also offered a broader criticism of China’s actions in the areas. Much of this was criticism was implicit, though the target of it was undeniable. Thus, the secretary of State reaffirmed that the United States “strongly support[s] ASEAN’s efforts with China to move quickly to conclude a code of conduct as a key to reducing the risk of accidents or miscalculation.” Although Beijing has in theory endorsed discussing a joint Code of Conduct for the South China Sea, it has largely stonewalled efforts to begin negotiations. At the same time, it has continued to strongly encourage discussing the territorial disputes on a bilateral basis, where Beijing’s clout over its smaller neighbors will be greatest.

Kerry also implicitly criticized China on the basis of its claims of sovereignty over nearly the entire South China Sea. “We think that claimants have a responsibility to clarify their claims and to align their claims with international law.” This comment was undoubtedly aimed at Beijing, which bases its claims on ancient maps that are not generally recognized as conferring sovereignty under international law.

Finally, Kerry stated that “We support internationally recognized dispute resolution mechanisms such as those that are provided in the Law of the Sea Convention. The United States strongly opposes the use of intimidation, coercion, or aggression to advance territorial claims.” The first part of this statement seemed to be implicitly endorsing the Philippines’ efforts to have an international arbitrator decide its territorial dispute with China. Beijing has refused to acknowledge a third party’s jurisdiction over the case, and has not shown up to any of the hearings. The second part of Kerry’s statement again seemed to implicitly indict China for using increased maritime patrols to intimidate and coerce its weaker neighbors.

Kerry is currently in the Philippines as part of an almost week long trip to Southeast Asia that also included a stop in Vietnam. While in Vietnam earlier this week, Kerry announced that the U.S. was increasing its maritime security aid to Southeast Asian nations. The move was largely interpreted as aimed at strengthening the ability of regional powers to enforce their sovereignty claims against an increasingly assertive China.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 18:35
Tensions Chine-Japon: Tokyo va augmenter ses dépenses militaires

 

17 décembre 2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le gouvernement japonais a annoncé qu’il allait augmenter sensiblement ses dépenses militaires au cours des cinq prochaines années, afin d’acheter des équipements de défense de territoires insulaires en pleine tension avec la Chine.

 

Le Premier ministre conservateur Shinzo Abe a ainsi donné son feu vert à des dépenses de 24 700 milliards de yens (254 milliards $) entre 2014 et 2019, soit une hausse de 5%. Le gouvernement prévoit acheter des drones, des avions à décollage vertical, des véhicules amphibies et des sous-marins.

Tous ces équipements ont pour but de refocaliser la priorité de défense du Japon du nord et de l’est (ex-URSS) vers le sud et l’ouest de l’archipel.

«La Chine [...] prend un chemin dangereux qui peut entraîner des situations d’urgence imprévues», a précisé la nouvelle stratégie adoptée mardi.

Depuis plus d’un an maintenant, la Chine et le Japon font monter les tensions en mer de Chine, notamment à cause de la souveraineté d’un archipel inhabité, administré par Tokyo sous le nom de Senkaku mais revendiqué avec force par Pékin qui l’appelle Diaoyu.

 

 

La Chine envoie régulièrement des navires dans les eaux territoriales de ces îlots à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 à l’ouest d’Okinawa (sud du Japon), où croisent aussi des bateaux des garde-côtes japonais, ce qui fait craindre un éventuel incident armé entre les deux puissances asiatiques.

Le 22 novembre dernier, la Chine a franchi un nouveau palier en décrétant une «zone aérienne d’identification» (ZAI) sur une large partie de la mer de Chine orientale, qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles de la discorde.

Techniquement Pékin exige de tout appareil étranger qui la traverse de s’identifier, mais le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud y ont depuis fait voler des appareils militaires sans en informer Pékin, afin de montrer qu’ils faisaient fi de cette demande.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:35
USS Cowpens (CG 63) - photo US Navy

USS Cowpens (CG 63) - photo US Navy

 

14.12.2013 à 11h56 Le Monde.fr (AFP, Reuters)

 

L'USS Cowpens, un croiseur lance-missiles, a été forcé de manœuvrer pour éviter d'entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route avant de s'arrêter.

 

Le croiseur lance-missiles américain USS Cowpens a évité de justesse une collision avec un bâtiment de la marine chinoise le 5 décembre en mer de Chine méridionale, a révélé vendredi 13 décembre la flotte américaine du Pacifique.

 

Le croiseur lance-missiles a été forcé de manœuvrer pour éviter d'entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route avant de s'arrêter, selon des officiers de marine et des responsables de la défense. Le navire chinois amphibie s'est approché à moins de 500 mètres du bateau américain, a indiqué un responsable du Pentagone. L'USS Cowpens se trouvait « dans les environs » du nouveau porte-avions chinois, le Liaoning, quand l'incident s'est produit, a par ailleurs noté le responsable.

 

Senkaku-Diaoyu : incident naval sino-américain

Cet épisode s'est déroulé sur fond de tensions après l'instauration par Pékin, en mer de Chine orientale, d'une « zone de défense aérienne » qui inclut les îles Senkaku (en japonais) ou Diaoyu (en chinois), sous contrôle japonais mais revendiquées par les Chinois.

 

Les Etats-Unis ont appelé la Chine à renoncer à cette zone controversée. Washington, Tokyo et Séoul y ont tour à tour dépêché des appareils militaires, envoyant ainsi le message qu'ils refusaient de se plier aux nouvelles règles.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 11:35
KADIZ, la nouvelle zone de défense aérienne coréenne entre en vigueur

 

SEOUL, 15 déc. (Yonhap)

 

La nouvelle zone d’identification de défense aérienne de la Corée du Sud (KADIZ), plus étendue qu’auparavant, est entrée en vigueur ce dimanche. La nouvelle KADIZ a été annoncée le 8 décembre dernier à la suite de l’annonce de la nouvelle zone chinoise de défense aérienne chevauchant les zones des pays voisins.

 

Après l'entrée en vigueur de cette zone étendue vers le sud, les autorités militaires ont débuté ce dimanche leur surveillance aérienne à l'aide de l’avion de reconnaissance Peace Eye. Un responsable du gouvernement a indiqué à ce sujet que «la zone de défense aérienne au-dessus des îlots submergés Ieodo fait partie de la surveillance d’aujourd’hui».

 

Il a été révélé que les autorités militaires n'ont pas informé leurs plans de vol aux autorités chinoises. Un autre responsable des autorités militaires a confirmé que «Peace Eye s’envolera vers les îles Marado et Hongdo, incluses dans la KADIZ étendue», «l’avion de patrouille maritime P3-C volera également dans la KADIZ 2 ou 3 fois par semaine.»

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:35
ZIDA de la Corée (KADIZ) en vert - ADIZ de la Chine en violet

ZIDA de la Corée (KADIZ) en vert - ADIZ de la Chine en violet

 

2013-12-12 xinhua

 

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a défendu à nouveau l'établissement par la Chine d'une zone d'identification de la défense aérienne en mer de Chine orientale.

 

"Les activités connexes de la Chine sont justes, raisonnables et conformes aux pratiques internationales", a-t-il indiqué lors d'un point de presse.

 

M. Hong s'est ainsi exprimé, invité à commenter la récente décision de la République de Corée d'ordonner à ses compagnies aériennes d'ignorer la zone d'identification de la défense aérienne chinoise, sans toutefois les empêcher de soumettre leurs plans de vols aux autorités chinoises.

 

Plusieurs compagnies aériennes étrangères ont soumis leurs plans de vols aux autorités chinoises conformément au règlement de la zone d'identification de la défense aérienne, ce qui "permet à la Chine de préserver sa sécurité territoriale et aérienne, ainsi que la sécurité et l'ordre des vols", selon le porte-parole.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:35
China To Built Two More Aircraft Carriers Between 2014 To 2015

 

Dec 12, 2013 By Yasir Faheem - asian-defence.net

 

China will construct two conventionally powered aircraft carriers in Dalian and Shanghai between 2014 and 2015, a source from China's Central Military Commission has told.

 

Under the Commission's Project 048, China aims to establish three carrier battle groups by 2020 so that all three major fleets of the PLA Navy will be able to carry out missions with the full support of an aircraft carrier. The two new Type 001A indigenous carriers will be updated versions of China's first aircraft carrier, the Liaoning, which was originally a Soviet-era Admiral Kuznetsov-class aircraft carrier purchased from Ukraine in 1998. They will also likely be designed with a ski-jump ramp.

 

Sources said that the General Equipment Department of the PLA has already signed a contract with the Beijing-based China Shipbuilding Industry Corporation to build the two carriers. The price of the two vessels is estimated to be worth US$9 billion.

 

China has yet to decide whether its J-31 stealth fighter will replace the J-15 to become the country's next generation carrier-based fighter, according to sources. The J-31 fighter entered service after the J-15, and is able to land or take off from the flight deck of the Liaoning. Sources said that a decision will only be made after the construction of the nation's second and third aircraft carriers is completed. This will give the PLA more time to think about the type of carrier-based fighter it will need in the future, the sources added.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:35
L’Australie à la conquête de l’Asie-Pacifique ?

10 oct 2013 par Jean-François Fiorina

 

Une illustration du concept de puissance « moyenne »

Après huit mois de campagne électorale, les Australiens se sont dotés le mois dernier d’un nouveau gouvernement. Peu médiatisées en Europe, ces élections fédérales ont mis fin à plusieurs mois d’instabilité politique en propulsant au pouvoir la coalition « libérale-nationale » du conservateur Tony Abbott, qui a bâti toute sa campagne sur un slogan : « La fin des dépenses inutiles, la fin des bateaux de demandeurs d’asile, la fin de la taxe carbone ».

Le déficit et la dette publique ont alimenté les débats électoraux, même s’ils restent bien en deçà de ceux affichés dans les vieux pays industrialisés. C’est surtout le ralentissement du cours des matières premières qui inquiète aujourd’hui les Australiens. Autant d’éléments mal connus sur l’actualité du pays, malgré une forte attractivité tant économique que touristique. « Le décalage entre l’image que l’Australie a d’elle-même et l’impression qu’on se fait d’elle à l’étranger [y contribue grandement]« , constate Xavier Pons, professeur à l’université de Toulouse-Le Mirail. Discrète, la puissance australienne ne cesse pourtant de s’affirmer et de s’étendre bien au-delà de sa sphère d’influence subrégionale.

Pour l’heure, l’économie australienne se porte bien. 12e puissance économique mondiale et membre du G20, l’Australie est l’un des rares pays industrialisés à avoir échappé à la récession économique de 2009. Sa croissance a certes été touchée, mais elle est toujours restée positive avec une moyenne annuelle de 3, 5 % ces vingt dernières années ! Sa proximité avec les marchés asiatiques, les plus dynamiques de la planète, contribue à cette bonne santé économique. Il en résulte un très faible chômage (5,1 % de la population active), une dette fédérale de 9,6 % du PIB et une inflation largement maîtrisée.

 

Une économie performante

L’Australie peut en effet compter sur les importantes richesses qu’offre son environnement naturel, associées à une faible demande intérieure. Dès les années 1960, le sociologue Donald Horne la dépeint comme le « pays de la chance ». De fait, l’agriculture et les minerais représentent près des deux tiers de son commerce extérieur. « L’Australie est ainsi le premier exportateur mondial de charbon, de fer, de plomb et de zinc, mais également le premier exportateur de bauxite et de titane. Le pays exporte beaucoup de gaz, extrait dans la mer de Timor (20 % de ses exportations). Il est également un géant de l’uranium avec un quart de la production mondiale », explique le professeur Cédric Tellenne dans le Dictionnaire de géopolitique et de géoéconomie.

Depuis le début des années 2000, l’Australie bénéficie du boom minier provoqué par le dynamisme des Émergents. Or, le marché des matières premières connaît depuis plusieurs mois un recul dont pâtit l’île-continent. Les prévisions de croissance, même si elles restent positives, ont été ainsi revues à la baisse par le gouvernement et la banque centrale australienne. Canberra table désormais sur une croissance de son PIB comprise entre 2,25 et 2,5 % pour l’année en cours. Elle n’exclut pas cependant de renouer avec les 3 % et plus en 2015. Des taux, quoi qu’il en soit, à faire pâlir d’envie les pays de la Vieille Europe !

C’est que l’Australie mise à la fois sur la reprise de la croissance mondiale et sur des stratégies de contrôle de marchés. Dans le domaine de l’uranium par exemple, la demande semble être de retour. L’arrivée au pouvoir du Parti libéral démocrate au Japon relance les perspectives du redémarrage des centrales nucléaires nippones, tandis que les inquiétudes sur l’avenir du Niger – gros producteur africain – bénéficient à BHP Billiton et aux autres compagnies minières australiennes. Autre illustration : l’amoindrissement de la demande de fer est compensé par une augmentation volontaire de la production australienne afin de faire chuter les prix et d’évincer ainsi leurs concurrents plus modestes.

Seules des sociétés comme Rio Tinto peuvent réaliser des économies d’échelle susceptibles de préserver leurs marges et leur survie sur le marché. En termes géoéconomique, « la zone Asie- Pacifique absorbe 71 % des exportations australiennes (11,5 % à destination de l’UE, 9 % des États-Unis) et fournit 52 % des importations (contre 24 % en provenance de l’UE et 14 % des États-Unis). La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial bilatéral de l’Australie. L’Asie concentre 64 % des échanges avec l’Australie en biens de consommation. En ce qui concerne les services, l’UE concentre 22 % des échanges avec l’Australie devant les États-Unis (17 %), l’ASEAN (15 %) et le Japon (8 %) », rapporte le site du Ministère des Affaires étrangères (MAEE). Canberra tend à faire de son commerce un outil au service de son intégration régionale, dans le Pacifique Sud mais plus généralement en Asie. Principale richesse nationale, les intérêts miniers ne conditionnent-ils d’ailleurs pas pour partie la politique étrangère australienne ?

 

Un “sheriff adjoint” des États-Unis en Asie ?

« L’Australie a une image très occidentale qui lui vient de son statut de colonie britannique et de son partenariat ancien avec les États-Unis d’Amérique », résume Cédric Tellenne. Xavier Pons observe pour sa part que le pays est « considéré par nombre d’Asiatiques comme un simple protectorat américain ». Canberra n’a en effet jamais remis en cause sa relation privilégiée avec Washington, scellée au cours de la Seconde Guerre mondiale, quand l’Australie a troqué la protection militaire britannique pour celle des Américains. Le pays s’est dès lors rangé systématiquement aux côtés de son allié, depuis la Guerre de Corée (1950) à celle « contre le terrorisme« . Mais « si l’ Australie a le sentiment qu’il lui faut à tout prix se concilier les bonnes grâces de son protecteur, elle n’en considère pas moins ce dernier avec méfiance », prévient Xavier Pons. Car ses intérêts, notamment économiques et financiers, se situent d’abord en Asie et obligent Canberra à composer avec la réalité géostratégique de la région.

Ainsi, l’Australie développe et renforce ses partenariats avec la Chine, l’Inde et le Japon. « La priorité va à la Chine, au point que l’ Australie déclare ne pas se sentir engagée par l’ANZUS [Australia, New Zealand, United States Security Treaty] en cas de guerre avec Taiwan », remarque Cédric Tellenne. Les deux pays ont signé cette année un « partenariat stratégique » sur dix ans portant sur les questions économiques, de politique étrangère et de défense. Dans ce cadre, « ils ont également signé un accord de convertibilité directe entre le dollar australien et le yuan », précise le MAEE. Pour autant, il n’est pas toujours aisé de composer avec la susceptibilité chinoise. En témoigne la signature récente d’un accord de défense historique avec Tokyo, avec la bénédiction de Washington et malgré la désapprobation de Pékin. À bien des égards, la politique étrangère australienne oscille donc entre les deux géants que sont la Chine et les États-Unis. Mais c’est en Asie du Sud-Est et dans son environnement immédiat que l’Australie trouve la mesure d’une diplomatie plus libre et en adéquation avec ses attentes.

Publié en octobre 2012, le Livre blanc sur « l’Australie dans le siècle asiatique » réaffirme ainsi l’ancrage régional de l’Australie, avec l’identification et la mise en exergue de cinq partenaires prioritaires, en plus des États-Unis : la Chine, le Japon, l’Inde, mais aussi la Corée du Sud et l’Indonésie. Sa stratégie se traduit à la fois par la signature d’accords bilatéraux (économiques, scientifiques, universitaires, etc.) et, le cas échéant, par l’octroi d’aides au développement. Très présentes au Timor- Oriental, les forces australiennes le sont aussi au sein de la Mission d’intervention aux Iles Salomon. Canberra a en effet intérêt à assurer la stabilité politique et économique des Îles du Pacifique si elle veut s’assurer de débouchés commerciaux, mais également pour réguler l’immigration clandestine. Ces cinq dernières années enfin, l’Australie a aussi renforcé sa présence en Afrique, notamment pour appuyer ses investissements miniers.

 

Un « désert démographique européen » dans un océan asiatique ?

Le sujet de l’immigration a fortement alimenté le débat politique des dernières élections fédérales, notamment suite à la décision du précédent gouvernement travailliste de renvoyer directement en Nouvelle-Guinée et sur l’Île de Nauru tout clandestin arrivé par bateau. Ce sujet en réveille un autre, toujours à vif dans un pays aussi jeune: celui de l’identité nationale australienne. « En raison notamment des contractions entre leurs racines historiques, qui sont principalement européennes, et leur situation géographique, entre l’Asie et l’Océanie, les Australiens n’ont cessé de se demander qui ils étaient vraiment », analyse Xavier Pons. Dans ce contexte, l’actuelle immigration asiatique bouscule une société encore à très forte dominante anglo- saxonne (près de deux tiers de la population).

L’Australie a certes une tradition de terre d’accueil, mais les tensions identitaires sont de plus en plus visibles et tendent à diviser le pays. Au-delà de la lancinante question aborigène, la société australienne éprouve aujourd’hui des difficultés à assimiler les nouveaux arrivants, notamment les plus nombreux, en provenance d’Asie (Inde et Chine). Sur l’immigration clandestine, le consensus est acquis et c’est la tolérance zéro qui prévaut. Mais qu’en est-il de l’immigration légale? La question est loin d’être anodine. Dans les prochaines décennies, à l’horizon 2045, l’Australie va devoir faire face à un vieillissement sans précédent de sa population. L’immigration apparaît comme une solution évidente à la crise démographique qui se profile, à condition de la conjuguer au Mateship (« fidélité fraternelle ») si cher aux Australiens. Mais elle ne sera pas suffisante.

Afin de stimuler la natalité et donc le renouvellement démographique, l’un des projets les plus ambitieux – et les plus populaires – du programme de Tony Abbott consiste à mettre en place l’un des congés maternité les plus généreux au monde. Pour un pays de moins de 23 millions d’habitants, et d’une densité de 3 habitants au km2, il s’agit d’un sujet essentiel. Car comme le souligne justement le Recteur Gérard-François Dumont (cf. CLES - Les entretiens géopolitiques mensuels du directeur, n°20, 12/2012), « toute situation géopolitique ne peut s’appréhender correctement qu’en prenant en compte le paramètre démographique ». Mieux : ce sont les « paramètres démographiques qui s’ imposeront aux configurations géopolitiques ». De ce point de vue, l’Australie est indubitablement en première ligne.

 

L’Australie à la conquête de l’Asie-Pacifique ?

Pour aller plus loin

  • L’Australie, par Xavier Pons, Coll. Idées reçues, Éditions du Cavalier Bleu, 126 p., 9,95 €  ;
  • « Australie », par Cédric Tellenne, in Dictionnaire de géopolitique et de géoéconomie, coll. Major, PUF, 564 p., 49,90 €.
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:35
Le Japon veut adapter sa réponse militaire aux menaces chinoise et nord-coréenne

 

12 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - Confronté à une hypothétique menace chinoise mais aussi nord-coréenne, le Japon est en train d'adapter son outil militaire pour fournir la réponse la mieux adaptée et la plus rapide dans ce genre de situation, a indiqué jeudi un responsable du parti au pouvoir.

 

Selon ce responsable du Parti Libéral-Démocrate (PLD) interrogé par l'AFP, le gouvernement conservateur de Shinzo Abe vise notamment avec ces nouvelles orientations à accroître la coordination des forces terrestres, aériennes et maritimes.

 

Pour la première fois, nous serons en mesure d'avoir de la mobilité, ainsi qu'une capacité à déployer rapidement des forces de façon intégrée, a commenté jeudi le ministre de la Défense Itsunori Onodera, citant spécifiquement le cas d'opération sur des îles lointaines.

 

Si par exemple nous sommes confrontés à la menace d'un missile nord-coréen, le Japon devrait pouvoir être capable de tenter de l'abattre d'abord depuis la mer, et ensuite depuis la terre, a poursuivi M. Onodera.

 

Ces orientations tiennent par ailleurs compte du changement de nature et d'origine des menaces potentielles envisagées par le Japon: du temps de la guerre froide, le péril venait essentiellement du nord avec l'URSS, et donc le gros des forces nippones était concentré dans le nord et l'est du pays.

 

Aujourd'hui, Tokyo estime que le danger vient essentiellement de la Chine et de la Corée du Nord, et donc les effectifs des trois armées doivent être redéployés plus au sud, avec une capacité renforcée à se projeter sur des îles japonaises éloignées en cas d'attaque.

 

Les relations entre Pékin et Tokyo sont exécrables depuis depuis plus d'un an précisément à cause d'un conflit territorial à propos d'un petit archipel inhabité en mer de Chine orientale: les Senkaku sont administrées par Tokyo mais Pékin les revendique sous le nom de Diaoyu.

 

Les deux capitales ne sont prêtes à aucune concession sur ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon).

 

Mardi prochain, le gouvernement de Shinzo Abe devrait par ailleurs approuver un document dit de stratégie de sécurité nationale codifiant le déploiement de troupes et leur équipement.

 

L'une des premières décisions de M. Abe en arrivant au pouvoir fin décembre 2012 a été d'augmenter le budget de la défense, une première depuis onze ans, en partie pour répondre à la progression régulière des dépenses militaires chinoises.

 

Un porte-parole militaire nippon a annoncé par ailleurs que le Japon avait mené jeudi des exercices aéro-navals conjoints avec la Corée du Sud en mer de Chine orientale, dans un secteur couvert par la zone d'identification aérienne (ZAI) décrétée par Pékin en novembre.

 

La marine japonaise avait engagé deux bâtiments de guerre ainsi qu'un hélicoptère, a précisé ce porte-parole.

 

Il a ajouté que Tokyo n'avait pas au préalable informé Pékin de l'usage d'un hélicoptère dans sa ZAI, comme l'exige la Chine depuis le 21 novembre.

 

Le porte-parole a toutefois indiqué que ces exercices de sauvetage en mer étaient prévus de longue date et ne constituaient donc pas une réponse à la décision par la Chine d'imposer une ZAI.

 

Le Japon, Taïwan, la Corée du Sud, mais aussi les Etats-Unis ont indiqué qu'ils n'entendaient pas se conformer aux exigence chinoises sur ce point.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:35
La Chine pourrait avoir lancé un nouveau type de sous-marin classique

 

12 décembre 2013. Portail des Sous-Marins

 

Selon certaines images publiées par des forums spécialisés chinois, il semble qu’un nouveau type de sous-marin classique ait été lancé au chantier naval de WuChang.

 

Certains, sur ces forums chinois, considèrent qu’il s’agit d’une évolution de la classe Yuan.

 

Mais d’autres le jugent trop différent pour cela : il présente des différences notables au niveau du kiosque, de la hauteur et de la position de la bosse du pont, la forme de l’avant et de la coque en général.

 

Référence : Information Dissemination (Etats-Unis)

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:35
South Korea Air Defense Zone Rattles China

 

December 10, 2013 by Richard Sisk- defensetech.org

 

East China SeaChina expressed “regret” Monday over South Korea’s declaration of an air defense zone overlapping Beijing’s in the latest ratcheting up of tensions over territorial disputes involving Japan, China and South Korea that the U.S. has been seeking to tamp down.

 

China urged Seoul to proceed “safely and cautiously” in dealing with the overlap from “South Korea’s expansion of its air defense identification zone,” said Chinese Foreign Ministry spokesman Hong Lei.

 

South Korea caught Beijing and Tokyo off guard Sunday with the announcement that Seoul’s existing air defense zone was being expanded about 150 miles to the south to include a submerged reef called Ieodo in South Korea and Suyan Rock in China.

 

Maj. Gen. Chang Hyok, a senior South Korean Defense Ministry official, said that in declaring the zone “our top priority is to prevent accidental military clashes in the area.”

 

The expansion meant that the air zones declared by South Korea, Japan and China over the East China Sea now all overlap. The Japanese and Chinese zones both include space over disputed islets called the Senkaku by Japan and Diaoyu by China.

 

Unlike the air defense zone announced by China two weeks ago, the South Korean zone will not affect civilian flights.

 

China angered its neighbors in declaring its own zone on Nov. 23 by ordering all military and commercial flights entering the zone to file flight plans and identify themselves or face possible “emergency measures.”

 

The U.S. immediately signaled that it would not recognize the Chinese zone by flying two B-52 bombers based in Guam through the Chinese zone without giving notification.

 

The air zone disputes dominated Vice President Joe Biden’s talks last week in Japan, China and South Korea.

 

“China’s recent and sudden announcement of the establishment of a new air defense identification zone has, to state the obvious, caused significant apprehension in the region,” Biden told a meeting of U.S. business executives in Beijing.

 

“The United States has a profound stake in what happens here because we need, and we are, and we will remain a Pacific power diplomatically, economically and militarily,” Biden said.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:35
La Chine regrette l'extension de la zone aérienne sud-coréenne

 

09 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PEKIN - La Chine a exprimé lundi ses regrets concernant l'extension de la zone de défense aérienne sud-coréenne, annoncée la veille par Séoul, deux semaines après que Pékin eut de son côté instauré des nouvelles règles de contrôle aérien.

 

La Chine regrette la décision de la République de Corée d'élargir sa zone d'identification de la défense aérienne, a affirmé Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en utilisant le nom officiel de la Corée du Sud.

 

La Chine va rester en communication avec la République de Corée, en se fondant sur les principes d'égalité et de respect mutuel. Nous espérons que la République de Corée agira de même de son côté, a-t-il ajouté.

 

La nouvelle zone sud-coréenne chevauche la zone chinoise et couvre désormais un récif rocheux recouvert par la mer revendiqué et contrôlé par Séoul (qui l'appelle Ieodo), et par Pékin (qui le nomme Suyan), au sud des côtes sud-coréennes.

 

Suyan est un récif submergé. Ce n'est pas un territoire. La Chine et la République de Corée sont d'accord sur ce point. Le problème peut seulement être réglé par une négociation sur les démarcations maritimes, a dit M. Hong.

 

La presse officielle chinoise a pour sa part minimisé lundi les conséquences de l'extension de la zone de défense aérienne sud-coréenne.

 

La Chine ne va pas en faire toute une histoire, a assuré dans un éditorial le journal Global Times. La Chine respecte les intérêts coréens.

 

Le journal China Daily a de son côté fait également preuve de modération, après que la Corée du Sud a annoncé cette extension qui entrera en vigueur dimanche prochain.

 

Pékin et Séoul savent que ni l'annonce de la Chine, ni l'extension décidée par la Corée du Sud, ne sont des mesures agressives, a souligné le quotidien en citant un expert naval.

 

Depuis qu'elle a instauré unilatéralement le 23 novembre une zone d'identification de la défense aérienne sur une grande partie de la mer de Chine orientale, la Chine a répondu à la tempête diplomatique qu'elle a déclenchée en ayant surtout des déclarations dures visant le Japon.

 

Ce n'est pas la Chine qui a altéré le statu quo et aggravé les tensions dans la région. C'est au contraire le Japon, a ainsi affirmé la semaine dernière un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

Washington, Tokyo et Séoul ont tour à tour dépêché des appareils militaires dans la zone chinoise controversée, envoyant ainsi le message qu'ils refusaient de se plier aux nouvelles règles.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:35
Après Pékin, la Corée du Sud accroit sa zone de défense aérienne

 

08 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

SEOUL - La Corée du Sud a annoncé dimanche une extension de sa zone de défense aérienne, en réponse à la zone chinoise décrétée il y a deux semaine par Pékin et source de vives controverses en Asie du nord-est.

 

La nouvelle zone sud-coréenne mord sur la zone chinoise et couvre désormais un îlot rocheux submergé revendiqué par Séoul, qui le nomme Ieodo, et par Pékin, qui l'appelle Suyan, en mer de Chine orientale.

 

Le 23 novembre, Pékin avait décrété une zone d'identification aérienne (ZAI) sur une grande partie de cette mer, suscitant l'indignation de ses voisins.

 

Nous allons nous coordonner avec les pays voisins pour éviter toute confrontation accidentelle et pour assurer la sécurité des avions, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Kim Min-Seok.

 

La ZAI chinoise englobe les îles Senkaku, un archipel administré par le Japon mais revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu.

 

Techniquement, Pékin exige de tout appareil étranger de communiquer son plan de vol et de s'identifier.

 

Outre le Japon, qui campe sur une ligne de fermeté absolue, la Corée du sud et Taïwan ont prévenu qu'elles n'entendaient pas obtempérer. Tokyo et Séoul y ont envoyé des avions de combat sans en informer les Chinois.

 

Washington a pour sa part adressé un signal très clair à Pékin en dépêchant deux bombardiers B-52 non armés, qui ont traversé la zone.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 17:35
Type 039 Song Class attack submarine

Type 039 Song Class attack submarine

 

 

December 6, 2013: Strategy Page

 

Bangladesh has ordered two submarines from China. The specific type of sub was not mentioned but it was probably the Type 39 class, which is relatively modern and very similar to the Russian Kilo class that is a popular export item. This would be the first Chinese sale of their submarines and the Type 39 is the first successful Chinese designed and built submarine.

 

For over a decade China has been designing and building a rapidly evolving collection of "Song" (Type 39) class diesel-electric submarines that emphasize quietness and reliability. The changes have been so great that the latest seven Songs have been called Yuan class (Type 39A or Type 41). The original design (Type 39) first appeared in 2001, and 13 have been built. But in 2008, a noticeably different Type 39 appeared. This has been called Type 39A or Type 41 and is now accepted as a separate class. The evolution continued until there were seven "Type 41 Yuan Class" subs (of at least three distinct models). These latest models appear to have AIP (air independent propulsion system) along with new electronics and other internal improvements.

 

This rapid evolution of the Type 39 appears to be another example of China adapting Russian submarine technology to Chinese design ideas and new technology. China has been doing this for as long as it has been building subs (since the 1960s). But this latest version of what appears to be the Type 41 design shows Chinese naval engineers getting more creative. Two or more Yuans are believed to have an AIP that would allow them to cruise underwater longer. Western AIP systems allow subs to stay under water for two weeks or more. The Chinese AIP has less power and reliability and does not appear to be nearly as capable as Russian or Western models. The Chinese will keep improving on their AIP, just as they have done with so much other military technology.

 

The Songs look a lot like the Russian Kilo class and that was apparently no accident. The 39s and 41s are both 1,800 ton boats with crews of 60 sailors and six torpedo tubes. This is very similar to the Kilos (which are a bit larger). China began ordering Russian Kilo class subs, then one of the latest diesel-electric designs available, in the late 1990s. The first two Type 41s appeared to be a copy of the early model Kilo (the model 877), while the second pair of Type 41s appeared to copy the late Kilos (model 636). The latest Yuans still appear like Kilos but may be part of an evolution into a sub that is similar to the Russian successor to the Kilo, the Lada. The Type 39s were the first Chinese subs to have the teardrop shaped hull. The Type 41 was thought to be just an improved Song but on closer examination, especially by the Russians, it looked like a clone of the Kilos. The Russians now believe that the entire Song/Yuan project is part of a long-range plan to successfully copy the Kilo. If that is the case, it appears to be succeeding.

 

China currently has 13 Song class, 12 Kilo class, 7 Yuan class, and 18 Ming (improved Russian Romeo) class boats. There are only 4 Shang class and 3 Han class SSNs, as the Chinese are still having a lot of problems with nuclear power in subs. Despite that, the Hans are going to sea, even though they are noisy and easily detected by Western sensors. Five Hans were built (between 1974 and 1991) but 2 have already been retired. There are 4 newer Shang class SSNs in service, but these are still pretty noisy. The Song/Yuan class subs are meant to replace the elderly Mings. China is in the process of buying some even more advanced diesel-electric submarine technology from Russia for a new class of boats.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:45
135 Casques bleus chinois sont arrivés à Bamako


05.12.2013 par P. CHAPLEAU lignes de défense
 

L'ambassadeur de Chine au Mali, Cao Zhongming, a accueilli mercredi soir 135 militaires chinois qui ont été dirigés vers l'hôtel Olympe. Leur arrivée n'est pas anecdotique et elle méritait bien d'être signalée alors que l'attention se tourne en ce moment davantage vers Bangui et la RCA. Ce groupe rassemble 35 sapeurs, 65 membres du service de santé et 35 autres militaires. 

chinse.jpg

Une grande partie de ce contingent va être déployé à Gao (lire mon dernier post à ce sujet en cliquant ici). 

Plus de photos (crédit:Xinhua/Diop) en cliquant ici et encore ici.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:35
Zone d'identification de défense aérienne en Mer de Chine orientale: La déclaration du MAE du Japon

 

 

 4 décembre 2013 fasozine.com

 

1.    Le 23 novembre 2013, le Ministère de la Défense Nationale de la République Populaire de Chine a annoncé avoir établi la «Zone d'identification de défense aérienne en mer de Chine orientale » et que les avions volant dans ladite zone doivent se conformer aux règles fixées par le Ministère.

 

2.    Le Gouvernement du Japon exprime sa profonde préoccupation au sujet de la mise en place par la Chine de cette zone, et à y imposer ses propres règles. Ces actes sont profondément dangereux, changent unilatéralement le statu quo dans la mer de Chine orientale, aggravent la situation et peuvent avoir des conséquences inattendues.

 

3.    Le communiqué publié par le Ministère chinois de la Défense Nationale oblige les aéronefs volant dans l'espace aérien international à se conformer à ses procédures nationales, et fait référence au recours à des "mesures d'urgence de défense" par les forces armées de Chine au cas où ces aéronefs ne respecteraient pas les procédures exigées. Les mesures annoncées violent indûment la liberté de vol dans l'espace aérien international, qui est le principe général du droit international, et auront de graves répercussions sur l'ordre de l'aviation internationale. Etant donné que de nombreux itinéraires de vol d'avions civils traversent l'espace aérien au-dessus de la Mer de Chine Orientale, le Japon est profondément préoccupé par ces mesures du point de vue de leurs impacts sur l'ordre et la sécurité de l'aviation civile.

 

4.    Les mesures annoncées n’ont aucune validité au Japon, et le Japon exige de retirer ces mesures qui pourraient porter atteinte à la liberté de vol dans l'espace aérien international.

 

5.    De plus, la "zone" définie par le Ministère chinois de la Défense Nationale décrit réellement l'espace aérien des îles Senkaku, partie intégrante du territoire du Japon, comme s'il s'agissait d'une partie de "l'espace territorial» de la Chine. Le Japon ne peut en aucun cas accepter pareille description.

 

6.    Le Gouvernement du Japon a déjà adressé une vive protestation à la Chine, en exprimant les préoccupations susmentionnées, et exigé le retrait de ces mesures. Concernant les actes annoncés par la Chine, le Japon travaille en étroite collaboration et en consultation avec son allié, les Etats-Unis, et coordonnera avec d'autres pays et partenaires concernés qui ont des intérêts communs liés à la stabilité et la sécurité de la région. Le Japon, en partenariat avec la communauté internationale, exhortera fortement la Chine à faire preuve de retenue.

 

7.    Le Japon continuera à répondre fermement, mais d’une manière calme, aux tentatives de la Chine de modifier unilatéralement le statu quo par des mesures coercitives, et avec détermination pour défendre résolument sa terre, sa mer et son espace aérien territoriaux.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:35
South Korea Conducts Military Drill in China’s ADIZ

 

December 04, 2013 By Zachary Keck – The Diplomat

 

In defiance of Beijing’s new ADIZ, South Korea’s Navy conduct air and sea drills near Ieodo Rock.

 

On Tuesday, the South Korean navy launched an air and sea military exercise in the area that China recently claimed as part of its East China Sea Air Defense Identification Zone (ADIZ).

On Wednesday, the Korea Joongang Daily reported that, “The Korean Navy yesterday launched a joint sea and air military drill near the waters surrounding Ieodo” Rock.  The report said the drill consisted of two P-3C maritime patrol aircraft as well as one of the ROK Navy’s three Aegis destroyers.

The destroyer reportedly anchored around 200 meters from Ieodo, which both South Korea and China claim but Seoul administers. The Korea Joongang Daily report also said that the two P-3Cs, which are used in anti-submarine operations as well as for maritime surveillance, crossed into Japan’s ADIZ with the prior approval of Tokyo.

This fact suggests that South Korea and Japan are boosting their cooperation in the wake of China unilaterally declaring the East China Sea ADIZ two weekends ago. Seoul and Tokyo have long been at odds over their own territorial dispute as well as Prime Minister Shinzo Abe’s comments about Japan’s actions in the region during the first half of the 20th Century.

South Korea was undoubtedly seeking to send a strong signal to Beijing by notifying Japan that its military aircraft would be crossing into its ADIZ, despite Seoul refusing to identify its aircraft to Beijing.

This marks a dramatic reversal from just a few weeks ago when China and South Korea were presenting a unified front against Japan over questions about history and sovereignty disputes.

South Korea has also been coordinating closely with the United States since China announced its new ADIZ. For example, as previously reported, South Korea intends to expand its existing ADIZ so it will cover its southernmost islands as well as Ieodo Rock. Seoul reportedly decided to delay the announcement at the urging of the United States, and the two sides are now discussing how and when South Korea should unveil its new ADIZ, which is likely to heighten tensions with China.

Later this week, U.S. Vice President Joe Biden will be in South Korea for a previously scheduled trip that is likely to now focus almost entirely on the East China Sea ADIZ.

Biden began his three-nation trip to the region earlier this week with a stop in Japan. In a press conference with Japanese PM Abe following a meeting, Biden continued to deride China’s ADIZ, stating: “We, the United States, are deeply concerned by the attempt to unilaterally change the status quo in the East China Sea…. This action has raised regional tension and increased the risk of accidents and miscalculations.”

At the same time, Biden said that tensions since the ADIZ was created demonstrate the need for China and Japan to set up crisis management mechanisms at the highest levels of government. He also promised to discuss the new ADIZ in “great specificity” when he meets with Chinese President Xi Jinping on Wednesday.

In a possibly related event, South Korea announced over the weekend that it is entering into preliminary talks about joining the U.S.-led Trans-Pacific Partnership, the economic component of the pivot. Seoul joining the negotiations would be a huge boon for the trade pact.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:35
Défense aérienne : un défi lancé à Washington

 

03.12.2013 Ysana Takino et Zhulin Zhang - Courrier international

 

La zone d’identification de la défense aérienne récemment définie unilatéralement par la Chine irrite Tokyo. Mais c'est surtout le président américain, Barack Obama, que Pékin cherche à atteindre.



Après que la Chine a annoncé, le 23 novembre, avoir délimité une "zone d’identification de la défense aérienne" induisant des règles très strictes pour les avions qui la traversent, les grandes puissances voisines, et le Japon en particulier, ont vivement réagi. Dans la presse nippone, on dénonce unanimement le tracé de ce périmètre, considéré comme "injustifié". L’Asahi Shimbun comme le Yomiuri Shimbun, deux des principaux titres de l’archipel, y voient une "provocation de plus" de la part de Pékin.

Rappelons que la zone définie par Pékin englobe les îles Senkaku (Diaoyu en chinois), qui font l’objet d’un conflit territorial depuis plusieurs années entre les deux géants asiatiques. "Depuis les Jeux olympiques de 2008, Pékin a adopté une attitude plus agressive [vis-à-vis de ces îles sous autorité japonaise depuis le XIXe siècle], faisant de régulières incursions navales et aériennes dans ce territoire disputé", rappelle le Financial Times. Après l’annonce de l’instauration de cette zone, les tensions sont montées d’un cran en Asie de l’Est.

Le site d’information japonais Foresight rappelle toutefois que "les Etats-Unis sont les premiers à avoir instauré unilatéralement une zone de défense aérienne dans cette région après 1945. Mais, comme sa délimitation est floue, elle engendre des tensions". La presse chinoise adopte exactement le même type d’arguments : "La notion de zone d’identification de la défense aérienne a été inventée par les Etats-Unis; elle concernait dans un premier temps l’espace aérien entourant l’Amérique du Nord et visait notamment l’Union soviétique", précise l’hebdomadaire indépendant Yazhou Zhoukan, édité à Hong Kong. "Depuis les années 1950, Les Etats-Unis sont en position dominante dans les régions du Pacifique Ouest, de la Corée du Sud, du Japon et de Taïwan, qui ont chacun créé leur zone aérienne sous contrôle des Etats-Unis." Dès lors que ce contexte est connu, "on ne s’étonnera pas de la décision du ministère chinois de la Défense", poursuit l’hebdomadaire.

Le conflit lié aux îles Senkaku

Le quotidien de l’Armée populaire de libération va encore plus loin dans son argumentaire pour justifier la décision de Pékin : "En 1969, le Japon a inclus dans sa zone d’identification de défense aérienne les trois quarts de la zone aérienne de la mer de Chine orientale, dont une partie est à seulement 130 kilomètres de la Chine continentale. C’est ainsi depuis des dizaines d’années, et certains pays ne s’en sont jamais souciés. Or, dès que la Chine encadre sa zone, le Japon manifeste aussitôt son inquiétude. Bien évidemment, Pékin ne peut accepter ce double critère et cette logique hégémonique", conclut l’éditorial de l’organe de l’armée chinoise.

Pour le Financial Times, ce n’est pas tant Tokyo que Washington qui est visé par l’initiative chinoise. Dans une analyse intitulée "La Chine lance un défi à l’Amérique", par ailleurs traduite dans les colonnes du Nihon Keizai Shimbun, le quotidien britannique avance une "interprétation inquiétante mais plausible : Pékin a décidé de régler son compte à Washington dans le Pacifique Ouest". Dans le conflit lié aux îles Senkaku, les Etats-Unis ont soutenu leur allié nippon, rappelant à qui voulait l’entendre que ces territoires relèvent du traité de coopération mutuelle et de sécurité signé entre les deux pays.

La Chine, estime le Financial Times, "est en train de tester l’engagement américain. Elle cherche à savoir jusqu’où Obama est prêt à aller. […] Cette provocation de Pékin intervient de surcroît dans une période où les Etats-Unis sont épuisés par leurs guerres [en Irak et en Afghanistan] et où le président connaît l’une des périodes les plus troublées de sa présidence". Conclusion du quotidien économique : "La création de cette zone de défense aérienne par la Chine constitue un tournant important pour l’équilibre des forces de cette région."

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