Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:30
Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

 

21/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Troisième et dernier volet de la saga du Rafale aux Emirats Arabes Unis, le temps des fâcheries. Si l'année 2010 a été compliquée, celle de 2011 le sera encore plus. Le Rafale ne sortira des turbulences qu'en 2012.

 

Après une année 2010 où les relations franco-émiraties se sont nettement rafraichies, 2011 commence bien pour les chances du  Rafale aux Emirats Arabes Unis. La France a lâché fin janvier en rase campagne Air France en augmentant les droits de trafic aux compagnies émiraties (Emirates et Etihad) vers Roissy notamment. Au grand dam de la compagnie tricolore qui voit ses rivales arrivées en force en France. Mais Paris a voulu à tout prix éviter une nouvelle crise avec les Emirats pour ne pas compromettre à nouveau les chances du Rafale. Les équipes du Team Rafale (Dassault Aviation, Thales, Safran) peuvent reprendre le chemin d'Abu Dhabi pour reprendre les négociations là où les Emiratis les avaient abandonnées. Moqué en France pour son incapacité à être vendu à l'export, cet avion de combat, un concentré de la haute technologie française, devrait forcément l'être un jour. En 2011 ? Pourquoi pas aux Emirats arabes unis, où l'équipe France y croit à nouveau au début de l'année 2011. "Nous espérons de bonnes nouvelles cette année. Les discussions continuent avec les Emirats Arabes Unis", estime le nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé dans une interview accordé en janvier au "Monde".

 

D'autant que les industriels ont réussi à réduire les surcoûts de développement à 3 milliards d'euros environ (contre une estimation initiale de 4 à 5 milliards). "Avant la Libye, la feuille de route technologique incluait un moteur plus puissant. Aujourd'hui, la motorisation actuelle (la version de l'armée de l'air française, ndlr) a montré toute sa pertinence", confirmera en juillet, le successeur d'Alain Juppé, Gérard Longuet. En février, les négociations progressent et sont "un peu plus actives", estime pourtant prudemment le directeur général international de Dassault Aviation, Eric Trappier, le jour de l'ouverture à Abu Dhabi du Salon IDEX. Mais encore une fois les relations tumultueuses entre les deux pays vont reprendre le dessus. Lors de l'inauguration d'IDEX, le prince héritier Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan ignore ostensiblement le stand Thales, pourtant situé entre celui de Dassault Aviation et de Safran, deux stands sur lesquels le prince s'arrête. Le groupe d'électronique, l'un des très grand fournisseurs d'équipements civils et militaires des Emirats ,a pourtant toujours joui d'une très bonne image dans le pays.

 

Crise entre Thales et Abu Dhabi

 

Que se passe-t-il entre Thales et les Emirats ? Une crise majeure couve entre Abu Dhabi et le groupe d'électronique, l'un des principaux partenaires industriels du Rafale, une information révélée à l'époque par La Tribune, qui s'est procuré à l'époque un télex diplomatique explosif. Les diplomates sont très inquiets sur la relation entre les deux pays. "Les prises de position (de Thales, ndlr) - sur les offsets (les compensations pour obtenir un contrat à l'export, Ndlr) notamment - sont incompréhensibles pour les autorités émiriennes. Elles peuvent impacter négativement les intérêts du groupe aux EAU, et indirectement sur certains projets, nos intérêts globaux", dont la vente de Rafale , s'alarment les diplomates en poste à Abu Dhabi. Ce constat est confirmé par plusieurs sources contactées à l'époque par La Tribune. "Cette attitude paraît de plus en plus intenable sauf à accepter des dommages durables", explique l'ambassade d'Abu Dhabi. Dans la foulée de ces révélations, le PDG de Thales, Luc Vigneron, s'envolera très vite pour Abu Dhabi... pour éteindre l'incendie et finalement signer l'accord cadre sur les nouvelles règles d'offset mises en vigueur par les autorités émiriennes depuis septembre 2010. Un dossier personnellement suivi par Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui a fait plier Thales.

 

Quelques mois passent, les négociations tournent au ralenti. Mais au cours de l'été 2011, les négociations entre Paris et Abu Dhabi reprennent très activement. "C'est un classique des Émirats de négocier pendant le ramadan", sourit alors un bon connaisseur de ces dossiers. Cela avait été le cas pour les Mirage 2000-9 achetés en 1998 à Dassault Aviation. Ainsi, l'équipe de négociations de Team Rafale et du missilier MBDA ont été "convoqués" par les autorités émiraties, qui mènent depuis le début le tempo des discussions, pour reprendre les négociations passées par des hauts et des bas depuis trois ans. Avec cette nouvelle phase de négociations, les Émirats ont semble-t-il changé d'attitude avec Paris. "Ce qui est nouveau, c'est qu'Abu Dhabi veut maintenant le Rafale", explique-t-on alors à La Tribune. Qu'est-ce qui a fait changer les Emiratis ? La Libye, plus précisément les performances du Rafale lors de l'opération Harmattan. Les observateurs du Golfe, qui ont disséqué les performances opérationnelles du Rafale en Libye ont été favorablement impressionnés. Du coup, les Émiratis sont dans un état d'esprit complètement différents et les négociations sont beaucoup "plus raisonnables" qu'auparavant, explique-t-on à La Tribune. Et certains se risquent à nouveau sur un calendrier pour une signature d'ici à la fin de l'année. Notamment lors du salon aéronautique de Dubaï prévu en novembre. Gérard Longuet, qui va être binetôt mis sur la touche sur ce dossier, l'assure quant à lui en octobre sur la chaîne LCI : "il y aurait une très forte probabilité que le contrat soit conclu".

 

Le prix du Rafale énerve énormément Abu Dhabi

 

Sauf qu'à nouveau un galet se glisse dans les négociations, qui se sont nettement durcies au fil de l'été. La question du prix fâche déjà à Abu Dhabi. La visite expresse à Paris (moins de 12 heures), fin septembre, du prince héritier d'Abu Dabi, qui a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Élysée, s'est plutôt mal passée. Mal préparée, cette rencontre, censée tout remettre en ordre, ne fait pas avancer d'un pouce le dossier du Rafale. Bien au contraire. Mal briefé, le chef de l'Etat, pensant que le dossier Rafale était enfin réglé, aborde cette rencontre avec un angle de politique régionale, évoquant entre autre la question de la Palestine. Cheikh Mohammed repart de Paris sans avoir les réponses qu'il attendait. D'autant qu'il se plaint d'un gros écart de prix entre ses estimations et celles de Dassault Aviation. C'était pourtant l'une de ses trois demandes personnelles à Nicolas Sarkozy : obtenir un prix raisonnable. Ses deux autres souhaits : disposer d'un avion plus performant que le Mirage 2000-9 et que la France finance une partie des coûts non récurrents du Rafale.

 

Le débriefing de la visite de Cheikh Mohammed à l'Elysée est violent , rapporte un observateur. Conséquence, quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy décide de confier le dossier au ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. "Il fallait une personne de poids pour remettre le dossier à l'endroit", explique-t-on à La Tribune. Mais c'est trop tard. Abu Dhabi boudeur, mettra quant à lui très longtemps pour désigner un nouveau patron des négociations. Et décide de mettre à l'épreuve les Français avec l'Eurofighter. La crise va éclater quelques mois plus tard sur la place publique en plein salon de Dubaï. En outre, ils sont furieux contre la façon dont la France mène les négociations : trop d'interlocuteurs étatiques après le départ du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, au ministère de l'Intérieur ainsi que l'attitude "arrogante" de Dassault Aviation, selon des sources concordantes. Des progrès ont pourtant été réalisés après la visite express fin septembre à Paris de Cheikh Mohammed. Mais pas suffisamment pour Abu Dhabi visiblement. "Depuis la reprise en main par Alain Juppé du dossier Rafale aux Emirats , tout le monde en France marche dans le même sens pour vendre le Rafale, sauf Dassault", murmurait-on au premier jour du salon de Dubaï dans les allées.

 

Entrée en piste de l'Eurofighter

 

C'est même une douche glacée pour le camp français le dimanche lors de l'inauguration du salon aéronautique, le Dubaï Airshow. Les Emirats arabes unis, jusqu'ici en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour l'acquisition de 60 Rafale, révèlent avoir demandé au consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmecannica) de lui faire une offre commerciale. Une annonce qui prend complètement au dépourvu tous les industriels et officiels français présents au salon. Interrogés au Dubaï Airshow par La Tribune, ils minimisent ce coup de théâtre. Ils assurent pour la plupart qu'il s'agit d'une tactique des EAU pour faire baisser le prix du Rafale, jugé trop cher. Le ministre de la Défense confirme officiellement que "cette demande de cotation apparaît plus comme une mesure d'animation de la procédure". Il veut encore croire que "la France est proche du point final d'une négociation très bien engagée. Selon la position que l'on occupe, chaque froncement de sourcils peut rapporter ou coûter quelques centaines de millions d'euros", précise-t-il.

 

Ce qui a le don d'énerver encore plus les Emiratis, qui à la fin du salon, publient de façon très inhabituelle un communiqué cinglant. "Grâce au président Sarkozy, la France n'aurait pas pu en faire plus sur le plan diplomatique ou politique pour faire aboutir un accord sur le Rafale", déclare dans un communiqué le prince héritier d'Abu Dhabi. "Malheureusement, Dassault semble ne pas avoir conscience que toutes les bonnes volontés politiques et diplomatiques du monde ne peuvent permettre de surmonter des termes commerciaux qui ne sont pas compétitifs et à partir desquels on ne peut travailler". Résultat, les négociations sont au mieux gelées pour une longue période, au pire Abu Dhabi n'achètera jamais le Rafale.

 

Le forcing de Nicolas Sarkozy avant l'élection présidentielle

 

Une situation irrattrapable. C'est sans compter sur l'énergie de Nicolas Sarkozy, qui tente de réanimer les négociations. Trois mois après la crise augüe entre les Emirats et Dassault Aviation, l'avionneur serait à nouveau proche d'un accord avec les Emirats en février 2012 pour la vente des 60 Rafale. Incroyable. Une visite de Nicolas Sarkozy est même prévue le 12 février à Abu Dhabi, puis reportée début mars même si certains observateurs estiment que ce serait encore un peu tôt. Plutôt fin mars, début avril. Tous attendent désormais le feu vert du cheikh Mohammed bin Zayed. Car lui et lui seul décidera quand il signera ce contrat. Peu importe la pression de Paris et du candidat Sarkozy. "Quand, c'est la question que tout le monde se pose", rappelle alors une source contactée par La Tribune. Une chose est sûre, les relations se sont complètement détendues entre Paris et Abu Dhabi depuis la crispation de novembre. Et les visites sont nombreuses et régulières, le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, et son patron des affaires internationales, Eric Trappier, y étaient encore en février. Des gesticulations qui n'aboutiront pourtant à aucun contrat au final. Car il aurait été incroyable que les Emirats fassent un geste pour Nicolas Sarkozy donné perdant avant l'élection présidentielle. Ce dernier s'est pourtant battu jusqu'au dernier moment pour convaincre les EAU de signer un contrat dans le courant du premier trimestre 2012.

 

Pour Nicolas Sarkozy, c'est un échec. Le président voulait constituer une équipe de France unie, qui parle d'une seule voix à l'exportation pour gagner les grands appels d'offres internationaux civils et militaires, notamment ceux concernant le Rafale. Pour ce faire, il avait nommé un pilote, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, en qui il avait toute confiance, et créé un outil, la war room, censée impulser une stratégie et une cohérence à ce qu'il appelait l'équipe de France. Le bilan est plutôt mitigé au bout de cinq ans mais au moins, la France parlait d'une seule et même voix à ses interlocuteurs. Sauf qu'avec le départ de Claude Guéant au ministère de l'Intérieur, la cacophonie est revenue dans cette équipe de France privée de capitaine. Abu Dhabi, qui avait relancé les négociations en plein été sur un rythme intensif, y compris lors du ramadan en août, entendaient depuis quelques semaines plusieurs sons de cloche au gré des visiteurs venus vendre les qualités et les prouesses du Rafale. Les Emirats avaient trop d'interlocuteurs, l'industriel mais aussi beaucoup trop d'étatiques, confirme-t-on au ministère de la Défense, qui stigmatise plutôt l'Etat et ses chapelles trop nombreuses. Un pilote a fait défaut.

 

Calme plat en 2012

 

A partir du deuxième trimestre, il ne se passera plus rien... ou presque pendant six mois en raison de la fin de la campagne présidentielle et de la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale. Fin mai, c'est même la panne pour le Rafale aux Emirats. Plusieurs sources concordantes industrielles et étatiques confirment que les négociations sur la vente de 60 Rafale sont alors au point mort. "La France a redécouvert que le client n'avait pas forcément besoin de ces avions de combat tout de suite mais plutôt à un horizon un peu plus lointain", explique-t-on à La Tribune. Seul fait notable positif, l'avion de combat se dote du nouveau radar RBE2 à antenne active de Thales, ce qui se fait de mieux actuellement. Seuls les avions de combat américains sont équipés avec.

 

On reparle enfin du Rafale aux Emirats en octobre. Le message s'adresse clairement aux Emiratis. De retour d'une visite aux Emirats, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian indique le 24 octobre dans une interview à Aujourd'hui en France/Le Parisien que les négociations pour la vente de 60 Rafale n'avait pas été abordée en raison d'une dégradation des relations entre la France et les Emirats. Selon lui, "ce dossier empoisonnait nos rapports. Les Rafale attendront. Cette discussion viendra ultérieurement", explique Jean-Yves Le Drian. "Mon objectif était de rétablir la confiance" car il y a "un effilochage" des relations entre les deux pays "depuis dix-huit mois". Conséquence, selon lui, "les EAU, qui effectuaient 70 % de leurs dépenses militaires en France, ont fait passer ce pourcentage à 10 %", affirme-t-il. Mais la visite de François Hollande mi-janvier à Abu Dhabi relance enfin le Rafale. Inch allah.

Partager cet article
Repost0
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:14

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

21/02/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX) ferme ses portes ce jeudi, nous publions le premier volet d'une saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres : le temps de la réconciliation entre Paris et Abu Dhabi. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont réussi à rétablir une relation de confiance avec le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, l'homme fort des Emirats Arabes Unis, qui avait fortement agacé par Paris fin 2011..

 

Une fois encore la France n'aura pas ménagé ses efforts pour propulser le Rafale dans le ciel bleu des Emirats Arabes Unis. Quelques semaines après la reprise des négociations en janvier entre Abu Dhabi et Paris portant sur la vente de 60 Rafale dans la foulée de la visite de François Hollande aux Emirats, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX), qui a été inauguré dimanche, a bel et bien confirmé un net réchauffement des relations franco-émiraties sur ce dossier, qui avait fait l'objet à la fin de 2011 d'une grosse fâcherie entre Dassault Aviation et les EAU très agacés. C'est aujourd'hui du passé. Sur le salon IDEX, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et l'homme fort d'Abu Dhabi, le prince héritier, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui faisaient chacun leur propre tournée des stands des industriels, se sont croisés dimanche à deux reprises. Et ont visité ensemble dans une ambiance chaleureuse d'abord le stand de Nexter, qui attendait en vain d'être sélectionné par Abu Dhabi pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 engins blindés à roues (VBCI), puis une seconde fois chez Dassault Aviation.

 

Les deux hommes ont ensuite partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, qui leur a permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bien loin des déclarations très abruptes de Jean-Yves Le Drian de retour d'un premier voyage aux Emirats fin octobre où il expliquait dans « Le Parisien » à propos du Rafale que « le rôle d'un membre du gouvernement, c'est d'établir les conditions de la confiance. Les industriels, eux, doivent jouer leur rôle et proposer l'offre la plus performante. Mais il ne faut pas mélanger les genres ». Des propos qui ne sont, semble-t-il, plus d'actualité. En tout cas à des années-lumière de son action à IDEX. Car le ministre a très naturellement débriefé ensuite le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui avait lui-même discuté une bonne demi-heure avec le prince héritier sur le stand de l'avionneur.

 

Un "road map" pour Dassault Aviation

 

"Nous sommes ici aux Emirats parce qu'il y a ici un client majeur pour nous, explique Eric Trappier. Je devais rencontrer dans mes nouvelles fonctions Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, et nous avons échangé sur la base d'une transparence mutuelle". Le nouveau PDG de Dassault Aviation dispose aujourd'hui d'une "road map claire pour travailler", précise-t-il, mais il ne souhaite pas en dévoiler le contenu. Secret des affaires... Toutefois, le président du Conseil des industries de défense françaises (CIDEF), Christian Mons, a pour sa part indiqué qu'étant donné qu'en 2015 les premiers Mirage livrés auront 30 ans de service, "il y a une grande chance que le client (émirati) souhaite acheter en 2015/2016 et que nous commencions les livraisons en 2017/2018".

 

En tout cas, la reprise des négociations, accompagnée d'un nouveau climat de confiance, est une très bonne nouvelle pour Dassault Aviation et, au-delà, pour toute la filière de l'aéronautique militaire française qui ont un gros besoin pressant de charges de travail pour passer sans trop de difficultés le cap des restrictions budgétaires françaises. Toutefois, les négociations entre Abu Dhabi et Paris sont passées par tellement de haut et de bas depuis 2008, l'année de l'expression d'un intérêt pour les Rafale par les Emirats - c'est aussi le début d'une saga -, qu'il s'agit de rester prudent sur leur issue et sur un calendrier. "Le retrait de Charles Edelstenne (l'ancien PDG de Dassault Aviation, ndlr) a été probablement l'élément clé d'une reprise des discussions entre Abu Dhabi", explique un très bon connaisseur de la région et de la famille régnante. Tout comme le changement de président de la République. L'intense activisme de Nicolas Sarkozy pour vendre le Rafale avait lui aussi fini par agacer les Emiratis, qui ont 60 Mirage 2000-9 dont ils sont très satisfaits. Certains de ces avions ont même été utilisés lors de l'opération Harmattan aux côtés de l'armée de l'air française.

 

François Hollande, VRP du Rafale ?

 

Nouveau président français, nouveau PDG de Dassault Aviation et... nouvelles relations de confiance entre Abu Dhabi et Paris. Les Emiratis semblent aujourd'hui convaincus que le Rafale est meilleur que le Mirage 2000-9. En outre, Eric Trappier, qui est apprécié à Abu Dhabi, a laissé de bons souvenirs. C'est lui qui a conclu la vente en 1998 de 30 Mirage 2000-9 et la modernisation de 33 autres Mirage 2000 au standard des 2000-9, alors qu'il était responsable des ventes avec les EAU au sein de la direction générale internationale de Dassault Aviation. Tout est pour le mieux donc... reste encore à trouver le bon prix pour vendre le Rafale, objet de la fâcherie entre Dassault Aviation et Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan fin 2011. Enfin, pour reprendre le fil là où il avait été interrompu, il fallait un déclic. C'est la visite aux Emirats de François Hollande en janvier, qui remet définitivement en selle le Rafale.

 

Le président français et son homologue émirati cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, évoquent le Rafale lors de leurs discussions. "Nous pensons que c'est un très bon avion, je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré, mais c'est pourtant le cas, aussi bien en Libye que même sur le théâtre malien", explique-t-il lors d'une conférence de presse. Nous pensons que c'est une technologie exceptionnelle, nous l'avons dit à nos amis émiriens. Ils ne le contestent pas d'ailleurs. Après, c'est une question de prix. (...) Mais ce n'est pas le président de la République française qui fixe le prix des avions. Donc cela obéit à des logiques de discussions, de négociations". C'est le feu vert pour la reprise des négociations entre le Team Rafale (Dassault Aviation, l'électronicien Thales et le motoriste Safran) et Abu Dhabi. D'ailleurs, François Hollande demande à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de revenir aux Emirats pour poursuivre les discussions. Ce qu'il fera pour le salon IDEX après quelques jours en Inde. C'est le temps de la réconciliation.

 

Des liens jamais coupés

 

Les liens entre Abu Dhabi et Paris n'ont jamais été coupés mais la campagne présidentielle française, puis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe gouvernementale, le temps qu'elle prenne ses marques, a freiné la reprise des discussions. « Il a fallu six mois de rodage au nouveau pouvoir français pour définir une stratégie et un volet politique à l'export », explique un grand patron de l'armement. Surtout, Abu Dhabi, débarrassé de la pression intense de Nicolas Sarkozy déployée pour parvenir à une signature rapide de ce contrat, veut se donner du temps pour renouveler leur flotte de Mirage 2000-9. Les Emiratis n'ont jamais été pressés de s'offrir de nouveaux avions de combat. Non pas qu'ils n'étaient pas intéressés par le Rafale mais simplement le renouvellement de leur fotte de combat ne coïncidait pas avec le calendrier de l'ancien président. "C'était une campagne politique orchestrée par Nicolas Sarkozy et non pas à l'initiative des industriels", rappelle un observateur. D'où ce décalage entre le besoin du client et la proposition de Paris... qui a d'ailleurs raté le coche en ne liant pas l'installation de la base interarmée française à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés, à l'achat des avions de combat par les Emiratis. "Est-ce maintenant trop tard ?", s'interrogeait en début d'année un industriel. Possible. "Avec le temps, on oublie les cadeaux qui ont été faits", poursuivait-il.

 

Des liens qu'aurait bien voulu détricoter le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a tout fait pour torpiller les discussions entre Dassault Aviation et Abu Dhabi. Totalement décomplexé avec les ventes d'armes, il a proposé aux Emirats lors d'une visite officielle en novembre l'Eurogighter Typhoon, fabriqué par BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica pour remplacer leur flotte actuelle de Mirage 2000-9s. David Cameron a fait le job. Il a même signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une "étroite coopération" concernant les Typhoon. Londres voulait ainsi persuader les Emirats d'adopter le Typhoon, avec la volonté d'établir à plus long terme "une collaboration pour le développement de la prochaine génération d'équipement militaire aérospatial". En dépit de la pression de David Cameron, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan n'a jamais voulu annoncer que les négociations avec Dassault Aviation étaient arrêtées.

Partager cet article
Repost0
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:29

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-5/2195290-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-5.jpg

 

20/02/2013 Sources : EMA - Opérations

 

Le 20 février 2013 a pris fin le mandat 29 de la force Licorne sous le commandement du colonel François-Xavier Mabin, chef de corps du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Ce dernier, COMANFOR Licorne depuis le 18 octobre 2012, a passé la main au colonel Vincent Giraud, chef de corps du 1er régiment de Spahis.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29/2195285-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29.jpg

 

Ce mandat a été marqué par de nombreuses actions au profit des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). De l’exercice de grande ampleur « Akwaba » au mois de novembre où plus de 600 militaires et 120 véhicules ont été déployés, en passant par les nombreux détachements d’instruction opérationnelle, la force Licorne a rempli sa mission d’accompagnement de la réforme de l’armée ivoirienne. Au total une quinzaine de formation ont été dispensées au profit des FRCI dans différents domaines : la navigation, la formation à l’exercice de l’autorité, la tactique.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-4/2195275-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-4.jpg

 

Au cours de la cérémonie de transfert d’autorité, le colonel François Xavier Mabin a décerné plusieurs médailles de la défense nationale à des officiers des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) s'étant particulièrement illustrés pendant le mandat de la force.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-1/2195270-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-1.jpg

 

Depuis le 12 janvier, l’escadron Alpha (1er RHP), 3 sections de la compagnie Bravo (3ème RPIMa) et le Train de Combat n°2 de la compagnie de commandement et de logistique interarmées de l’opération Licorne ont été engagés dans l’opération Serval au Mali. Le reste du personnel de la Force, resté au camp de Port Bouët, a assuré le soutien logistique de l’opération (accueil d’un détachement air, d’un bataillon parachutistes et d’une base opérationnelle aéroportée) tout en cumulant les missions propres à Licorne : défense du camp, accompagnement de l’armée ivoirienne…

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-3/2195265-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-3.jpg

 

La force Licorne a poursuivi son action d’aide aux populations, ponctuellement ou à moyen terme. A Noël par exemple avec la distribution de cadeaux aux enfants, de kits scolaires et de sport ou pour la réalisation d’un à Lomo Nord. Pour ce chantier, le forage est terminé et la pompe a été mise en place. Les travaux de finalisation (dalle et zone d’accès) seront achevés par le mandat 30.

 

Le colonel Vincent GIRAUD est accompagné d'un état-major tactique, d’un escadron de combat et d’un escadron de commandement et de logistique (1er Spahis), ainsi que d’une compagnie de combat d’infanterie du 1er régiment d’infanterie, d’un élément du 2ème régiment du matériel de l’armée de terre,  ainsi que de militaires issus d’une centaine d’autres entités, principalement dans le domaine du soutien.

 

La force interarmées Licorne, composée de 450 militaires maintient une présence militaire en Côte d’Ivoire  pour assurer la protection des ressortissants français en cas de dégradation sécuritaire, et accompagner l’armée ivoirienne dans sa réforme, tout en continuant d’apporter son soutien à l’opération Serval.

Partager cet article
Repost0
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:40

OAK.jpg

 

19.02.2013, Oleg Nekhaï , Rédaction en ligne - La Voix de la Russie

 

La compagnie aéronautique russe OAK fait désormais partie des vingt plus grandes entreprises de défense. L’Institut de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) a publié le classement des cent plus grands vendeurs de matériels militaires en 2011. Selon ce classement, l’OAK est passé de la 21ème à la 18ème place.

 

Selon le SIPRI, la compagnie russe a augmenté d’un tiers ses ventes d’armements, dont le volume total a atteint presque 3 milliards d'euros. En prenant en compte sa production civile, en 2011, la compagnie a affiché un résultat de 3,75 milliards d'euros. Igor Korotchenko, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, estime que c’est principalement grâce à une concentration des ressources que l’entreprise a su atteindre de tels résultats.

 

« Il est de notoriété publique que des entreprises importantes russes, des concepteurs et des producteurs d’une large gamme de matériel aéronautique. Le processus de la création de l’entreprise a dû inévitablement mener à l’augmentation de la production quelque temps après. Aujourd’hui, nous sommes témoins du bon rendement de l’OAK. »

 

Selon les spécialistes, même si le matériel aéronautique militaire russe est hautement apprécié sur le marché international, la 18ème place dans le classement ne doit pas freiner la Russie. Il ne faut pas oublier non plus que la vente d’armes a ses particularités. Roman Goussarov, rédacteur en chef du site avia.ru et expert de la commission des transports au sein de la Douma, a discuté de ses particularités avec La Voix de la Russie.

 

« La Russie est loin de bénéficier de la même aide qui lui était octroyée du temps de l’Union soviétique. Et il faudrait encore entreprendre quelque chose pour que la Russie, qui jouit d’un énorme potentiel scientifique et technique, puisse occuper une meilleure position sur le marché du matériel aéronautique. La vente d’armes est un secteur très complexe : il est assez politisé. Et ici, ce ne sont pas les avantages d’un tel ou tel produit qui prédominent, mais bien les relations commerciales et politiques entre les pays. »

 

L’Inde, la Chine, les pays de l’Asie du Sud-Est, le Proche-Orient et l’Amérique latine sont toujours les acheteurs traditionnels des armes russes. Selon Igor Korotchenko, la Russie pourrait très bien faire partie des trois premiers exportateurs d’armes.

 

« Tout d’abord, la Russie exporte des chasseurs Soukhoï. Ce sont principalement les Su-30 qui sont les plus demandés dans les pays de la région Asie-Pacifique. La coopération sur le projet de construction indo-russe d'un chasseur de 5ème génération est en train de se développer avec succès. Les caractéristiques techniques élevées et la fiabilité des avions russes leur assurent une forte demande sur le marché mondial. Nous espérons que la Russie va préserver ce secteur du marché, en se plaçant en deuxième position en termes du volume de l’exportation d’armes. »

 

Selon les experts, les avions de la famille Su-30 étaient et restent toujours en tête des ventes. L’avion russe d’entraînement avancé, le Yak-130 a un bel avenir d’exportation. Sa configuration aérodynamique et ses caractéristiques techniques sont semblables à celles d’un chasseur à réaction. Aujourd’hui, la Russie est en train de mener des négociations sur la vente de ces avions. /L

Partager cet article
Repost0
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:30

Shapar UAV

A Pakistani-built Shahpar tactical UAV

 

Feb. 19, 2013 - By CHRISTOPHER P. CAVAS  - Defense News

 

ABU DHABI — If anything has changed in the past few years at defense trade exhibitions, it’s the explosion in the number and variety of UAVs on display.

 

Big ones, medium ones, small, smaller and still smaller ones. Multi-winged or single-wing aircraft, pusher or tractor engines to power them, vertical systems with one, two or four rotors. Man-portable systems that fit in a rucksack. Craft with wheels or skids or hooks. A plethora of often interchangeable payloads of sensors and — increasingly — weapons the machines can put in the air. Also featured are a variety of control systems and units, ranging from trucks or trailers to laptops and wrist bands.

 

All the big boys in the business are here at the IDEX defense exposition and its NavDex naval component. Lockheed Martin, General Atomics and Boeing’s Insitu from the U.S.; Denel from South Africa; and a host of European entries, including vehicles from France, Austria, Switzerland, Sweden and Turkey are all vying for attention.

 

Among the UAV craft are an ever-growing number of offerings from countries not often associated with displaying home-grown military products. In South Asia, Pakistan has developed a range of UAVs, with several on display here.

 

“Most of these aircraft are in service now with the Pakistani military,” Tahir Hameed, a technical engineer with Xpert Engineering, said of four aircraft in an outdoor display area.

 

Xpert is one of seven companies that make up the Global Industrial and Defense Solutions (GIDS) group, that together makes nearly all the components in the aircraft and payload systems.

 

Standing by a large Shahpar tactical UAV, Shoaib Iqbal, an engineer with AERO, the Advanced Engineering Research Organization, proclaimed that “everything in this aircraft was made in Pakistan. Everything except the engines and tires.”

 

AERO builds sensors at its facility near Islamabad, in a region where most of the Pakistani UAV industry is located.

 

The Shahpar is the most sophisticated of the GIDS aircraft on display here. Configured with a pusher engine and canards and with a wingspan of 6.6 meters, the craft can carry a 50-kilogram payload to heights of 5,000 meters, and stay airborne more than seven hours.

 

Two flights of the Shahpar entered service in 2012, Iqbal said, one each with the Pakistani Army and Air Force, and GIDS is expanding its production facilities to answer the demand.

 

A flight, Iqbal explained, consists of five aircraft, a ground control station and a communications station.

 

Another tactical UAV, the Uqab, entered service in 2008 with the Pakistani Army, Hameed said, and has been in use with the Pakistani Navy since 2010. A wheeled vehicle that can reach an altitude of 3,000 meters and stay aloft for six hours, the Uqab is used for artillery fire correction and battle damage assessment in addition to surveillance duties.

 

The Huma, a smaller aircraft fitted with rocket boosters for takeoff and a parachute for landing, also is under development, along with the Scout mini-UAV, designed to be carried in a backpack and launched by hand.

 

Micro Vehicles Expanding

 

Another growth area is in micro-UAVs, hand-held models not unlike something available at an electronics store or hobby shop.

 

Datron, a San Diego-based company best known for producing a range of radio and communications gear, is here with its Datron Scout aerial reconnaissance system, a four-rotor, vertical takeoff-and-landing vehicle meant to be used for short-range, short-endurance missions.

 

Even fitted with its battery pack and a sensor payload, the polycarbonate-construction vehicle barely weighs as much as a laptop computer — not even 3 pounds without the sensor. The Scout is intended to fly to a range of only about three kilometers and remain airborne for about 20 minutes, depending on the payload.

 

But the craft comes with a sophisticated flight control program, said Christopher Barter, program manager for the UAV.

 

“We’ve operated this in winds up to 30 miles an hour, with gusts to 55,” he said.

 

So why did Datron, an electronics company, get into the UAV business?

 

“The value of a small unmanned aerial system you can pull out of a backpack is extremely lucrative,” he said. “And this model comes with autonomous control from a laptop, with global positioning satellite navigation.”

 

The Datron Scout, however, is remarkably similar to at least a half dozen other vehicles on display at this show and, at between $60,000 to $120,000 a copy, a bit pricier than most.

 

“Yes, but ours doesn’t break,” Barter beamed. “It’s extremely rugged.”

Partager cet article
Repost0
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:20

cyber warfare

 

MOSCOU, 20 février - RIA Novosti

 

Le gouvernement US pourrait décréter des sanctions commerciales à l'encontre de la Chine s'il est confirmé que les attaques informatiques visant les entreprises et institutions américaines sont perpétrées avec le soutien officiel de Pékin, rapportent mercredi les médias occidentaux.

 

Mardi 19 février, la société américaine Mandiant spécialisée dans la sécurité informatique a présenté un rapport selon lequel les cyberattaques visant les Etats-Unis étaient menées par l'unité 61398 de l'Armée de libération du Peuple.

 

D'après le document, les signatures de ses attaques ont pu être remontées jusqu'à un immeuble situé dans le quartier de Pudong, dans les faubourgs de Shanghai. L'unité secrète pourrait compter des milliers de membres experts en anglais et en programmation.

 

Les Etats-Unis ont a plusieurs reprises qualifié la Chine et la Russie de "principales menaces" pour la sécurité informatique dans le monde. D'après le dernier rapport du National Intelligence Estimate (NIE), dont des extraits ont été publiés par le Washington Post, la Chine est le pays "le plus agressif" dans la recherche d'un accès aux informations sensibles lui permettant d'acquérir une avance dans le domaine économique.

Partager cet article
Repost0
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 09:05

cyber warfare

 

20/02/2013 Nabil Bourassi – LaTribune.fr

 

Une société privée de protection informatique accuse, dans un rapport, le gouvernement chinois d'avoir mis sur pied une unité militaire de cyber-espionnage. D'après Mandiant, cette unité aurait dérobé plusieurs centaines de térabytes de données à des secteurs industriels jugés stratégiques. La Chine se défend de ces accusations et estime qu'elle est elle-même la cible de cyber-attaques en provenance des Etats-Unis.

 

La Chine est-elle la cible d'une campagne de dénigrement, ou se livre-t-elle réellement à des activités secrètes de cyber-espionnage ? Depuis plusieurs semaines, l'opinion publique américaine s'interroge après les attaques de plusieurs médias qui auraient révélé des informations compromettantes pour Pékin. Un rapport du National Intelligence Estimate a même identifié le territoire chinois comme le premier abri de cyber-espions au monde.

 

L'armée chinoise dans le viseur

 

Cette fois, une société privée américaine, Mandiant, va plus loin et désigne directement le gouvernement chinois comme le principal commanditaire dans un rapport. La société de protection informatique serait remontée jusqu'à lui après avoir démêlé les fils de nombreuses cyber-attaques depuis 2006. Mandiant aurait ainsi identifié une unité de hackers mise sur pied par l'armée chinoise à des fins d'espionnage. Cette unité que Mandiant a baptisé APT1 (advanced persistent threat) serait d'après la société, le second bureau du 3è département de l'état-major de l'armée de libération populaire, ou plus communément appelé par les militaires chinois l'unité 61398.

 

Pour Mandiant, l'activité d'APT1 est la plus "prolifique" de toutes les unités de hackers qu'il a identifiées à travers le monde. Ses motivations reposent sur l'intelligence économique. Ainsi, le rapport estime que les entreprises visées font parties des quatre secteurs industriels classés prioritaires par le 12è plan quinquennal chinois. Le butin estimé par la société privée américaine se compterait par "centaines de terabytes de données auprès d'au-moins 141 organisations". Autrement dit, le préjudice financier serait potentiellement considérable, pour peu que les informations dévoilées soient classées sensibles, voire stratégiques.

 

Des attaques confondues par leurs adresses IP

 

Les investigations menées par Mandiant lui ont permis d'identifier les principales caractéristiques de ce groupe de hackers : de son adresse exacte jusqu'au modus operandi de ses actions. APT1 siègerait en partie à Shanghaï dans un immeuble construit en 2007, dans la zone nouvelle de Pudong. Cet immeuble abriterait des "centaines, peut-être des milliers de personnes". Ensuite, Mandiant a suivi la trace des nombreuses adresses IP identifiées à l'occasion d'une série d'attaques sur deux ans. Elles présentent les mêmes caractéristiques, utilisent les mêmes logiciels Microsoft, et les mêmes types de claviers.

 

La Chine dément fermement

 

Le gouvernement chinois, lui, s'insurge contre ces accusations qu'il estime infondées. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires Etrangères a ainsi déclaré au Wall Street Journal : "les cyberattaques sont anonymes et transnationales et il est difficile de retracer l'origine des attaques. Je ne sais donc pas comment les conclusions du rapport peuvent être crédibles". Il a d'ailleurs ajouté que la Chine était elle-même victime d'attaques en provenance des Etats-Unis sans toutefois désigner un quelconque responsable. De son côté, le ministre chinois de la Défense a rappelé que "l'armée chinoise n'avait jamais supporté en aucune sorte des activités de hacking".

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:35
Smaller version of BrahMos missile being developed for IAF

February 19, 2013, zeenews.india.com

 

New Delhi: A smaller variant of the 290-km range BrahMos supersonic cruise missile is being developed for arming IAF's fighter aircraft.

 

A new version of the missile is to be fitted on the frontline aircraft of Air Force including Su-30MKI, Mirage 2000 and the future inductions such as the 126 multirole combat aircraft, BrahMos officials said on Tuesday.

 

For the first time, the Indo-Russian joint venture showcased the model of the new missile at the 15th anniversary celebrations of the tie-up between the two countries.

 

"Dr AS Pillai (of the venture) has assured us that BrahMos will be developing a miniaturised version of the missile for our other aircraft and the future inductions," IAF chief Air Chief Marshal N A K Browne said.

 

BrahMos officials said the range of the missile would be 290-kms and it would be smaller by around three metres as compared to the present missile.

 

At the moment, IAF and BrahMos are working on a Rs 6,000 crore project for integrating an air-launched BrahMos on the SU-30 MKI aircraft to allow the warplane to carry one missile under its belly.

 

After the new missile is developed, the SU-30MKI would be able to carry three missiles while other combat jets of the IAF would be able to carry one each, they said.

 

BrahMos Aerospace is also planning to carry out the underwater testfiring of the missile in near future which is expected to pave way for its induction into the Indian submarine arm.

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:20

China Armed Forces source Brahmand.com

 

Feb. 19, 2013 - By CALUM MacLEOD – Defense News (USA Today)

 

BEIJING — Hackers at a secretive unit of the Chinese military have stolen huge amounts of data from 115 companies and organizations in the U.S. since at least 2006, a U.S. computer security firm said in a research report released online Tuesday.

 

The details made public by Mandiant Corp. add weight to arguments that Chinese authorities are increasingly targeting foreign firms, institutions and government agencies. Beijing denies such charges and says China too is a victim of cyber attacks.

 

Based in a 12-story office tower in Shanghai’s Pudong district, Unit 61398 of China’s People’s Liberation Army “is likely government-sponsored and one of the most persistent of China’s cyber threat actors,” said Mandiant.

 

Unit 61398 “has systematically stolen hundreds of terabytes of data from at least 141 organizations” in diverse industries and mostly in the U.S., said the report, without naming any firms. “It is time to acknowledge the threat is originating in China, and we wanted to do our part to arm and prepare security professionals to combat that threat effectively,” it said.

 

China is the “most threatening actor in cyberspace,” concluded a draft report of the U.S.-China Economic and Security Review Commission last November, reported Bloomberg, as China’s intelligence agencies and hackers try to access U.S. military computers and defense contractors.

 

Last Tuesday, U.S. President Barack Obama signed an executive order to improve protection of the country’s critical infrastructure from cyber attacks. “We know foreign countries and companies swipe our corporate secrets. Now our enemies are also seeking the ability to sabotage our power grid, our financial institutions and our air traffic control systems,” he said in his State of the Union address the same day.

 

The Mandiant report, titled “Exposing one of China’s cyber espionage units,” said data stolen included blueprints, pricing documents, details on mergers and acquisitions, emails and contact lists. The hacking group included hundreds and possibly thousands of English speakers with advanced computer skills, said Mandiant.

 

In a new book, Eric Schmidt, the executive chairman of Google, criticizes China as the world’s “most sophisticated and prolific hacker,” according to quotes published in the Wall Street Journal. Google has tussled with Chinese authorities over the nation’s strict censorship of the Internet.

 

In common with earlier denials, Chinese Foreign Ministry spokesman Hong Lei dismissed the Mandiant allegations as “groundless” Tuesday. After the New York Times and the Wall Street Journal complained earlier this month about extensive Chinese hacking, a commentary in the People’s Daily, the mouthpiece of the ruling Communist Party, said the U.S. was seeking excuses to expand its “Internet army.”

 

Given the lack of Chinese media coverage on this sensitive issue, there was little discussion Tuesday on the nation’s censored but booming micro-blog sites. Unlike Unit 61398, some Chinese hackers, leaning heavily on their patriotic duties for protection, don’t bother to hide. On the Hongke (“red guest”) website, its name a play on the Chinese for hacker — Heike, or Black Guest/Dark Visitor — some recent posts insulted the U.S. for complaining about the high cost of Chinese cyber espionage.

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 13:45

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6563/s300_MNT-20130211-019-Unclass-073.jpg

Troops from Ghana prepare to fly into Mali on a

99 Squadron C-17 - Picture ABIPP RAF, MOD 2013

 

18 February 2013 Ministry of Defence

 

The UK will contribute 40 people to the European Union Training Mission in Mali, the Defence Secretary has announced.

 

The objective of the EU Training Mission is to enable the Malian authorities to restore democratic order, re-establish the state’s authority and neutralise organised crime and the terrorist threat.

 

An infantry training team and a mortar and artillery training team will deploy to Mali to work with Malian Armed Forces personnel currently fighting violent extremists in the African country.

 

The UK will not be providing troops in a combat role or force protection for the mission - that role is being carried out by French and Czech personnel - but will provide 4 headquarters staff and 3 civilians under the Foreign & Commonwealth Office’s ‘Preventing sexual violence initiative’ who will be responsible for human rights and gender awareness training.

Twenty-one troops from 1st Battalion The Royal Irish Regiment will carry out the infantry training and 12 personnel the mortar and artillery training.

 

Defence Secretary Philip Hammond said:

British personnel will play an important role in the EU Training Mission, enabling the Malian authorities to restore order and deny a safe haven to terrorists.

 

This mission is a further demonstration of our commitment to tackle violent extremism and the threat that it poses to our national interests.

The EU Training Mission is being launched in Brussels today and marks a significant partnership between the UK and the Republic of Ireland. Ireland will contribute 6 infantry training personnel to augment the UK infantry training team.

Mr Hammond continued:

We welcome the Irish contribution which will help develop further working relations between our 2 countries.

Last month 2 RAF C-17 aircraft were deployed in a logistical role to support the French intervention, delivering troops and equipment, and a Sentinel aircraft has been providing intelligence and surveillance support.

 

And since then, as well as offering the 40 personnel confirmed by the EU mission launch today, the UK is offering up to 200 training personnel to English-speaking nations neighbouring Mali. While these negotiations are ongoing, an RAF C-17 aircraft has been used at Ghana’s request to deliver around 120 Ghanaian engineering troops to Mali to support African-led training.

 

An advance party of the EU Training Mission has deployed and the main contingent is due to deploy later in the spring.

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 13:35

cyber warfare

 

19 février 2013 Guysen International News

 

Une unité secrète de l'armée chinoise est soupçonnée d'être à l'origine de multiples opérations de piratage informatique qui ont notamment visé les Etats-Unis, écrit la société de sécurité informatique américaine Mandiant. Mandiant estime dans un rapport publié lundi aux Etats-Unis que l'unité 61398 de l'Armée populaire de Chine, basée à Shanghai, s'est rendue coupable dès 2006 du vol de "centaines de teraoctets de données auprès d'au moins 141 sociétés dans différents secteurs".

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 10:45

zone action-1024x716

 

19 février 2013 Romandie.com (AFP)

 

BAMAKO - Les Etats-Unis vont probablement jouer un rôle militaire plus actif au Mali, où l'armée française combat les groupes islamistes armés, mais seulement après la tenue d'élections dans ce pays, a déclaré lundi à Bamako Chris Coons, un sénateur américain.

 

Les Etats-Unis ont fourni à la France, engagée militairement au Mali depuis le 11 janvier, un soutien en matière de renseignement, ainsi que des moyens aériens, vols d'avions de transport C-17 et missions de ravitaillement en vol.

 

Mais ils ne peuvent pas coopérer directement avec l'armée malienne tant qu'un gouvernement démocratiquement élu n'aura pas remplacé les dirigeants actuels, qui ont accédé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat, a souligné M. Coons, président de la sous-commission des Affaires étrangères du Sénat pour l'Afrique.

 

On peut espérer une aide supplémentaire des Etats-Unis dans cette région et d'autres, mais (...) la loi américaine interdit une assistance directe à l'armée malienne après le putsch, a déclaré le sénateur à la presse à Bamako.

 

Après une pleine restauration de la démocratie, il me semble probable que nous reprendrons notre aide directe à l'armée malienne, a ajouté le sénateur.

 

M. Coons se trouve au Mali à la tête d'une délégation du Congrès américain composée de Républicains et de Démocrates pour rencontrer le président intérimaire Dioncounda Traoré et des responsables militaires français et africains.

 

Avant le coup d'Etat militaire de mars 2012, l'aide américaine consistait principalement en des missions d'entrainement et la fourniture de matériel comme des véhicules.

 

L'assistance militaire reprendrait évidemment d'une manière appropriée aux besoins actuels. Les priorités auront beaucoup changé, a relevé le sénateur.

 

La perspective d'une aide militaire américaine accrue après les élections complique encore plus la donne pour ce qui concerne la fixation d'une date.

 

Le président Traore avait indiqué qu'il espérait pourvoir organiser des élections d'ici le 31 juillet, mais cette date a été jugée prématurée par certains, compte tenu des problèmes auxquels est confronté le Mali: poursuite des attaques des insurgés, armée profondément divisée, des centaines de milliers de déplacés.

 

Le ministre malien de l'Administration territoriale (Intérieur) Moussa Sinko Coulibaly, chargé des élections, a indiqué vendredi que le délai de juillet peut être révisé si nécessaire.

 

La France est intervenue militairement au Mali le 11 janvier face à l'avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupaient le nord depuis dix mois. Elle est le seul pays occidental à avoir engagé des troupes au sol au Mali. Des forces ouest-africaines - la force internationale de soutien au Mali (Misma) - ainsi que des forces tchadiennes devraient prendre le relais avec le déploiement progressif de 6.000 hommes.

 

Le putsch militaire et le trouble qui s'en était suivi avait facilité la chute du Nord du Mali aux mains des groupes islamistes.

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 09:30

Europe Flag

 

19 février 2013 Par Perrine Mouterde - RFI

 

L'embargo européen sur les armes à destination de la Syrie est prolongé, mais assoupli. La décision a été adoptée lundi 18 février lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Divisés sur la question de la livraison d'armes à l'opposition syrienne, les Vingt-Sept sont parvenus à s'entendre sur une option de compromis.

 

Les Européens devaient absolument s’entendre avant que le paquet de sanctions à l’encontre de la Syrie n’arrive à échéance à la fin du mois. Ils ont décidé, sans surprise et à l’unanimité des Vingt-Sept, de le reconduire pour trois mois.

 

Depuis mai 2001, l’Union européenne a adopté 19 trains de sanctions. Parmi ces mesures, l’interdiction d’importer du pétrole syrien, le gel des avoirs de certaines personnalités syriennes, ainsi que l’embargo sur les armes.

Les Etats membres ont actuellement l’interdiction d’exporter vers la Syrie non seulement des armes mais aussi tout équipement susceptible d’être utilisé à des fins de répression. Ils ont aussi l’obligation d’inspecter les navires et les avions qui pourraient transporter du matériel vers ce pays.

 

Pas de livraison d’armes aux rebelles syriens

 

Ce lundi, cet embargo a été amendé, l’Union européenne pouvant désormais fournir un soutien « non létal » plus important à l’opposition, en exportant du matériel non-offensif. Elle pourra aussi fournir une assistance technique pour la protection des civils.

 

Cet assouplissement de l’embargo ne satisfera pas pleinement l’opposition syrienne, qui réclame depuis des mois la livraison d’armes aux rebelles. Si l’embargo concerne aussi bien le régime que l’opposition, les forces de Bachar el-Assad recevraient encore de l’armement, notamment de la part de l’Iran et de la Russie. Ce week-end encore, les douanes finlandaises ont indiqué avoir mis la main sur un conteneur rempli de pièces détachées pour blindés qui semble avoir été envoyé de Moscou vers Damas.

 

Les rebelles bénéficieraient eux aussi de livraisons d’armes de pays étrangers, le Qatar ou l’Arabie Saoudite notamment, mais dans des proportions bien moindres. Surtout, ils restent largement sous-équipés face aux forces régulières et ne parviennent donc pas à empêcher les bombardements aériens du régime.

 

Des armes entre de « mauvaises mains » ?

 

S’ils sont sensibles à ces arguments, Européens et Américains redoutent de « militariser » encore davantage le conflit. Les Nations unies estiment que près de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début de la crise. Alors, envoyer des armes supplémentaires en Syrie ne risque-t-il pas de rendre la situation encore plus meurtrière pour les civils ?

Autre préoccupation de poids pour les Occidentaux, celle de savoir entre quelles mains ces armes peuvent tomber. Bien que les groupes islamistes – comme le Front al-Nosra - qui se battent désormais sur le terrain ne représentent qu’une minorité des rebelles, leur présence inquiète les chancelleries européennes et américaine.

 

Cette crainte est accrue par le précédent libyen : après l’intervention française contre le régime de Mouammar Kadhafi, des stocks d’armes ont été disséminés dans la région du Sahel. Certaines d’entre elles se retrouvent aujourd’hui entre les mains des islamistes contre lesquelles la France se bat au Mali.

 

Des Européens divisés sur la question des armes

 

Au sein de l’Union européenne, la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus favorables à l’armement de l’opposition syrienne. Le chef de la diplomatie britannique William Hague a répété à l’ouverture de la réunion à Bruxelles qu’il fallait fournir « davantage d’équipement » aux rebelles. Il espère d'ailleurs que l'Union européenne ira « plus loin » lorsqu'elle réexaminera le régime de sanctions dans trois mois.

 

Si Paris semblait, il y a encore quelques mois, sur la même ligne que Londres - le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ayant proposé une levée de l'embargo sur les armes défensives en novembre -, cette position a évolué. Début février, le président François Hollande s'est prononcé contre une levée de l’embargo tant qu'il resterait la possibilité d'un dialogue politique.

 

Les pays nordiques étaient quant à eux opposés à un assouplissement de l’embargo, tout comme l’Autriche, l’Espagne, Chypre ou encore le Luxembourg. L’option retenue lundi à Bruxelles est donc bien une option de compromis, qui ne devrait pas avoir d’impact décisif sur la situation en Syrie. 

 


Bachar el-Assad sûr de sa victoire

 

« Nous avons la certitude gagner ». Ces propos auraient été tenus par Bachar el-Assad devant des hommes politiques libanais, selon le journal As-Safir.

 

La rhétorique est toujours la même : le président parle de lutte contre des groupes extrémistes, c'est ainsi qu'il nomme l'opposition, il évoque aussi un complot ourdi de l'étranger puisqu'il estime que les rebelles sont soutenus par l'Arabie Saoudite et le Qatar, notamment.

 

Le président syrien met enfin en avant les exploits militaires du régime. Or sur le terrain, la situation est loin d'être claire.

 

Les combats continueraient à Alep, particulièrement autour des aéroports. L'OSDH, une ONG proche de l'opposition, affirme que les rebelles se sont emparés lundi d'un barrage militaire menant à l'aéroport international. A Deraa, l'opposition armée serait également parvenue à détruire un barrage qui coupait une route allant vers la Jordanie.

Chaque partie revendique régulièrement la victoire, mais les informations restent difficiles à vérifier, en l'absence de journalistes sur le terrain

 

 

 
Partager cet article
Repost0
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:19

Mindef

 

18/02/2013 Michel Cabirol, à Abu Dhabi – LaTribune.fr

 

Nouveau retard de quelques semaines du livre blanc qui est désormais attendu vers la fin mars, début avril. C'est en ce moment que les décisions sont prises sur l'avenir des armées. Mais les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon nos informations.

 

En sport, quand on dit qu'on est dans le "money time", il s'agit en général des dernières minutes de jeu où chaque possession de ballon devient cruciale et où les joueurs clés sont censés s'exprimer. Aujourd'hui, on est exactement là pour le nouveau livre blanc sur la défense, qui devrait avoir un nouveau (léger ?) retard et est attendu désormais fin mars, début avril, selon des sources concordantes, en dépit du récent coup de gueule de François Hollande qui attend le plus rapidement possible cet ouvrage censé décaper toute la doctrine française en matière de défense... sous la contrainte financière. Car c'est le paramètre central de ce nouvel ouvrage, n'en déplaise à ceux qui disent le contraire. "Nous avons un outil opérationnel performant et jalousé même si nos armées ont bien sûr des lacunes, une industrie de l'armement parmi les meilleures au monde, qui emploie des salariés non délocalisables et nous allons vraisemblablement tout casser", regrette un général interrogé par "La Tribune".

 

Un tsunami pour les militaires

 

Le diplomate Jean-Marie Guéhenno, spécialiste des opérations de maintien de la paix à l'ONU jusqu'en 2008, est en train de terminer une deuxième version du livre blanc. Le conseiller spécial du ministre de la Défense, Jean-Claude Mallet, le rival de Jean-Marie Guéheno depuis le lancement de la rénovation de la doctrine française en matière de défense par François Hollande, va de son côté compléter la partie de Jean-Marie Guéhenno, qui s'est principalement intéressé à la partie générale, notamment tout ce qui concerne la géopolitique, explique-t-on à La Tribune. Jean-Claude Mallet, qui lui connait toutes les arcanes et les ficelles de ce grand ministère, s'attaquera aux contrats des armées. Le coeur du sujet pour les militaires, très inquiets sur leur avenir et sur leurs futures missions.

 

C'est ce tandem (Guéhenno-Mallet), qui a été vendu à François Hollande. En tant que chef des armées, le validera-t-il ? Lui qui a connu son heure de gloire dans les rues de Tombouctou acclamé par des milliers de Maliens libérés du joug des islamistes. Car ce qui se prépare est un tsunami grandeur nature pour l'armée et, par ricochet, pour les industriels de la défense. Pourtant, "là où il y a une volonté, il y a un chemin" avait expliqué Lénine. Car comme le rappelle très justement l'ancien chef d'état-major des armées (2006-2010), le général Jean-Louis Georgelin : "la dépense publique, en France, représente 56 % du PIB. Quand on enlève 1,5 % pour la défense, il reste 54,5 %. Sans doute y a-t-il, dans cette masse, des marges de manoeuvre à explorer". Mais l'armée "n'est pas un enjeu électoral et n'apporte aucune voix lors des élections", regrette un autre général.

 

La trajectoire Y, l'arme fatale ?

 

Selon la trajectoire Y (nom de code du futur montant global des crédits ventilés lors de la prochaine loi de programmation militaire, qui va mettre en musique les orientations du Livre blanc), les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon une source proche du dossier. A l'origine, il y avait trois hypothèses de trajectoire et deux d'entre elles ont fusionné. D'où la trajectoire Y. La Loi de programmation militaire (LPM) extrêmement dure est bien pire que ce qu'avait imaginé cet automne le chef des armées, l'amiral Edouard Guillaud. "En 2012, il est de 1,55 %. A l'horizon de 2015, il dépassera à peine 1,3 %". la direction générale de l'armement (DGA) travaille elle aussi sur une trajectoire permettant de ne pas casser l'outil, explique-t-on à La Tribune. En utilisant les méthodes très classiques plutôt qu'une rupture : étalements des programmes et réduction des cibles, notamment. Pour les militaires, cela va être cataclysmique, estime-t-on dans les armées, qui se réjouissent de la démonstration du succès opérationnel de l'opération Serval au Mali, qui a mis end éroute les terroristes islamistes.

 

Le Mali aura-t-il un impact sur le Livre blanc ?

 

Une telle opération aura-t-elle un impact sur la rédaction du Livre blanc ? A la marge oui. Elle a notamment permis de faire taire (une bonne fois pour toute ?) les partisans de la suppression de tout ou partie de l'armée de terre (remplacée par des forces spéciales) et des forces prépositionnées, qui ont été lors de cette opération cruciales pour la réussite de Serval basée sur la rapidité d'intervention. "La manoeuvre aéroterrestre, dans un cadre d'une opération interarmée, est au coeur de la victoire, rappelle un collectif d'officiers à La Tribune. Cette victoire mérite d'autant plus d'être soulignée qu'à l'annonce du retrait d'Aghanistan, d'aucuns - entonnant les couplets éculés de la guerre à distance ou de la guerre zéro mort - chantaient un peu rapidement la fin des interventions terrestres". Et de préciser que Serval "ce sont des Rafale et plusieurs milliers de soldats engagés à terre à bord de plus de 200 engins de combat, de l'hélicoptère Tigre au char AMX 10 RC, en passant par toute la gamme des équipements blindés à roues".

 

http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/579698_494120607300336_2029961287_n.jpg

8 février 2013, le SGTIA 31 se dirige vers Tessalit. - Crédit : EMA / ECPAD

 

Serval a également permis de rappeler à certains que "l'opération au Sahel nous rappelle - s'il fallait - que l'espace méditerranéen reste dangereux : les explosions de violence s'y multiplient sans que leur caractère contagieux soit aisément prévisible". Enfin, l'opération au Mali sera-t-elle la dernière fois que les militaires français entrent en premier sur un théâtre d'opération ? Certains le souhaitaient. "Si d'aucuns, à l'occasion des travaux de préparation du nouveau livre blanc, n'hésitaient pas à s'interroger sur la nécessité de cosnerver les capacités d'entrée en premier et d'être nation cadre, les événements ont répondu à leurs questions", estiment ces officiers. Et de préciser que "l'opération Serval a confirmé l'aptitude à ouvrir un nouveau théâtre, dans l'urgence, avec une entrée en premier et dans unc adre pour l'instant presque strictement national. Condition de l'excellence, l'entrée en premier est un gage de crédibilité vis-à-vis de nos alliés, la reconnaissance explicite qu'il faut toujours compter avec la puissance française".

 

Et maintenant ?

 

Les quatre chefs d'état-major vont maintenant rapidement négocier les futurs contrats des armées. Ces derniers préciseront les missions qui seront affectées aux trois armées. Que vont-ils faire ? Faire une coalition pour ensemble gagner des marges de manoeuvres, comme le souhaitent les militaires, ou continuer à jouer "perso" pour favoriser leur arme. Que va faire l'amiral Guillaud, très fragilisé par le pouvoir en place (Elysée et Hôtel de Brienne) ? Mis à l'écart des briefings tenus à haut niveau pour l'opération Serval et exclu des travaux du Livre blanc, va-t-il être tenté par une sortie par le haut en ne souhaitant pas assumer la responsabilité d'une paupérisation des armées ? On est en plein dans le "money time"...

Partager cet article
Repost0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:30

Indus def FR

 

17/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement à Abu Dhabi (IDEX) ouvre ses portes ce dimanche, les groupes français ont depuis près de quatre ans quelques difficultés à convaincre les autorités émiraties de s'équiper Made in France comme il le faisait pourtant auparavant. Mais les Emirats arabes unis pourraient confier un gros contrat à Nexter. Ce qui pourrait enfin inverser la tendance de ces dernières années.

 

Certes, les Emirats arabes unis (EAU) restent un des très bons clients des groupes d'armement français sur la dernière décennie mais les prises de commandes se sont raréfiées ces quatre dernières années : 310 millions en 2009 ; 183,3 millions en 2010 ; 275,1 millions en 2011. En 2012, les chiffres ne sont pas disponibles mais ils ne sont pas bons. Loin en tout cas des niveaux atteints en 2008 (491,5 millions) et 2006 (606 millions) et surtout en 2007 (894,4 millions). Et ce alors que les Emirats, qui sont situés face à l'Iran, sont restés en tête des importateurs mondiaux ces dernières années. En 2010, l'Arabie saoudite, l'Inde et les Émirats arabes unis assuraient ainsi à eux seuls le tiers des importations mondiales. Dans une interview accordée fin octobre au Parisien, le ministre de la Défense, rappelait, de retour d'Abu Dhabi, que "les EAU, qui effectuaient 70 % de leurs dépenses militaires en France, ont fait passer ce pourcentage à 10 %". Pour autant, faut-il rappeler les chiffres extrêmement bas des prises de commandes en 2004 (85,1 millions) et 2005 (41,8 millions) pour nuancer l'inflexion de la trajectoire des exportations d'armement des groupes français vers Abu Dhabi.

 

Toutefois, ces mauvais chiffres des quatre dernières années commencent à se faire ressentir sur les livraisons des matériels de guerre français aux forces armées émiraties : 257,9 millions en 2010 et 271,1 millions en 2011. Contre par exemple des flux de 653,7 millions en 2007 et 674,6 millions en 2006. En dépit de ce net effritement des exportations françaises aux Emirats, Abu Dhabi reste l'un des principaux clients de la France sur la période 2002-2011. Il se classe au quatrième rang derrière l'Arabie saoudite, le Brésil et l'Inde.

 

Une trajectoire qui peut être inversée

 

Bien sûr cette trajectoire peut rapidement s'inverser grâce à la signature d'un grand contrat. Ce qui pourrait être le cas ce dimanche. Le groupe d'armement public, Nexter, pourrait être sélectionné pour entrer en négociations exclusives avec Abu Dhabi pour la vente de 700 VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie), comme l'a révélé "Les Echos". Au prix unitaire de 2,7 millions d'euros (prix armée française), le contrat pourrait approcher les 2 milliards d'euros. A plus long terme, il y a aussi le Rafale. La France discute depuis 2008 d'une vente de 60 Rafale aux Emirats. Une vente qui prendra du temps en dépit de la reprise des négociations entre Dassault Aviation et Abu Dhabi en janvier.

 

Des relations orageuses entre Paris et Abu Dhabi

 

Le Rafale a d'ailleurs beaucoup altéré fin 2011, début 2012 les relations entre la France et les Emirats Arabes Unis. Ce qu'a bien expliqué fin octobre Jean-Yves Le Drian : "ce dossier empoisonnait nos rapports. Il y a eu un effilochage de notre relation depuis dix-huit mois", avait-il expliqué dans cette interview au "Parisien". Il est vrai que l'activisme de Nicolas Sarkozy, qui voulait à tout prix vendre des Rafale à Abu Dhabi et la relation difficile entre le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, qui a quitté depuis ces fonctions, et le prince héritier Cheikh Mohammed bin Zahed Al Nahyan avaient fini par agacer très sérieusement les Emirats. Un coup de colère qui s'était concrètement traduit par la mise en compétition du Rafale avec son rival européen, le Typhoon (BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica).

 

Pourtant, la France a accepté beaucoup d'exigences des Emiratis. Notamment elle a installé dans le pays une base interarmée à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés... sans jusqu'ici aucune contrepartie. "Il y a très peu d'endroits dans le monde où c'est le cas", avait d'ailleurs précisé Jean-Yves Le Drian. Sans compter le partenariat de défense très étroit signé par les deux pays, qui assure aux Emirats une garantie très forte de Paris en cas d'aggression. Paris a également fini par débloquer début 2011 pour les compagnies aériennes Emirates (Dubaï) et Etihad (Abu Dhabi) des droits de trafic supplémentaires (autorisation de vols), essentiellement à Roissy, entre la France et les Emirats Arabes Unis. Là aussi sans contrepartie pour la France. Enfin, les exigences émiraties, au début sans limite, sur une version améliorée du Rafale ont finalement évolué au fil du temps et des belles performances opérationnelles du Rafale en Afghanistan et en Libye, où la France et les EAU ont partagé des missions opérationnelles.

 

Les autres groupes français priés de patienter

 

Depuis 2009, les autres groupes français, déjà fortement concurrencés par les groupes américains et des entreprises de certains pays émergents comme la Turquie très actifs dans cette région du monde, ont été plus ou moins priés par l'Elysée de faire patienter leurs offres dans ce pays afin de ne pas parasiter la négociation sur la vente des 60 Rafale. Pour autant, Thales s'est quand même payé le luxe d'une crise aigüe avec Abu Dhabi début 2011. L'électronicien refusait de signer un accord-cadre sur les offsets (des compensations économiques dans le pays en contrepartie d'un contrat) mis en place par les autorités émiraties. Ce qui avait irrité jusqu'au prince héritier Cheikh Mohammed bin Zahed Al Nahyan, et mis en danger les négociations sur le Rafale. D'ailleurs, aucun grand patron français, à l'exception de celui de Nexter, n'avait fait le déplacement lors de l'édition 2011 du salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX).

 

Aujourd'hui la confiance est revenue entre les deux pays. "Mon objectif était de rétablir la confiance. Je ne suis pas allé aux Emirats pour les Rafale. Les Rafale attendront. Cette discussion viendra ultérieurement...", avait expliqué le ministre de la Défense en octobre. Depuis François Hollande a également effectué mi-janvier une visite officielle aux Emirats Arabes Unis où il a relancé le Rafale. Dans le foulée les négociations entre Dassault et Abu Dhabi ont repris. Une nouvelle lune de miel... jusqu'à la prochaine dispute ?

Partager cet article
Repost0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:35

Logo LBG 2011

 

Feb. 16, 2013 by Shiv Aroor - livefist

 

A quick back-of-the-envelope calculation suggests that the potential losses of business in the Indian defence market, as a result of a virtual blacklist, for Finmeccanica amount to about $10-billion in the near term. Not that it was on its way to winning, but the Navy's multirole helicopter (MRH) programme, in which AgustaWestland JV NHIndustries participates with the NH90, could be untouchable now. With bids still to be opened in what has been a long and bitter competition against the Sikorsky S-70B, it remains to be seen if the government will proceed with opening bids and hand the deal to Sikorsky -- or simply pull the plug and call for fresh bids and new competitors. The other programme is the newly floated Naval Utility Helicopter (NUH) bid for 56 light copters. AgustaWestland has put forth the AW109 LUH as a contender against the Sikorsky S-76B, Bell 429 and Eurocopter AS 565 MB Panther. It might as well withdraw. No chance. Finally, the big IAF HS-748 Avro replacement programme, that's seen Finmeccanica subsidiary Alenia Aermachhi mount a high-profile campaign on the C-27J Spartan. Not happening. There are others too that could potentially be singed by a blacklist -- Finmeccanica has equity fingers in tens of companies. Cynical? Overreacting? You don't know how Indian politics works.

Partager cet article
Repost0
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:09

Middle east

 

Feb. 16, 2013 - By PIERRE TRAN – Defense news

 

ABU DHABI – British and French defense ministers pointed to longstanding strategic relations with Arabian Gulf countries as they sought Feb. 16 to boost industry and military ties with the energy-rich region, a big buyer of equipment looking to develop local businesses.

 

French defense minister Jean-Yves Le Drian, in a keynote speech at the Gulf Defense Conference, said Paris seeks not a commercial relationship but a “real strategic partnership founded on confidence,” with co-development and co-production projects in armaments and defense.

 

The high-level conference, organized by Inegma, is tied to the International Defense Exhibition and Conference (IDEX) opening Feb. 17.

 

The French presence at the IDEX trade show shows France is ready to deepen partnerships in high technology areas with the United Arab Emirates, Le Drian said.

 

Paris hopes to sell the Rafale fighter to Abu Dhabi and faces competition from the Eurofighter Typhoon, Lockheed Martin F-16 and Boeing F-18. Lockheed hopes later to sell the F-35 Joint Strike Fighter to the UAE.

 

France also hopes to win a UAE tender for 700 armored vehicles, with state-owned Nexter bidding against the Patria AMV from Finland.

 

“There’s one chance in two,” an announcement could be made at the IDEX show, a Nexter executive said.

 

In wide ranging remarks on policy, Le Drian said there is no compromise possible with “terrorism,” that France should have the political will to commit, when necessary, to helping “friends, allies, and partners” and to uphold its convictions.

 

“We have to maintain the capacity to react militarily far from our borders,” Le Drian said. “Long-range strike, intelligence, aerial refueling, and special operations forces are essential capabilities,” he said.

 

Strong links between France and Arab world carried “responsibilities and duties,” Le Drian said. Over 40 years, France has become one of the leading defense partners with the Gulf Cooperation Council, signing several defense cooperation agreements, he said.

 

The creation of a French permanent military base in Abu Dhabi showed Paris’ responsibility as a “world power” to help contribute to a world balance, he said.

 

The base is part of a relationship, which includes military cooperation, exercises, close operational ties which are strengthened by the fact “our forces are equipped with common equipment,” Le Drian said.

 

“Engagement is not a vain word, or a pious wish. When a state friend needs help, France replies ‘present,’” he said.

 

Le Drian pointed to three major crises: a perceived threat of nuclear proliferation in Iran, and conflicts in Syria and Mali.

 

In Syria, a political transition is needed, in which president Bashar al-Assad “has no place,” Le Drian said.

 

Nuclear proliferation, international terrorism, chemical warfare and regional destabilization are the big threats, he said.

 

France is committed to security and stability in the region, Le Drian said.

 

Flights of Mirage 2000-9 and F-16 Block 60 fighters flew in formation over the conference held at the Armed Forces Officers Club.

 

Britain also sees the Gulf region as a key area, and wants to promote the U.K. as a potential buyer of defense kit built in the region.

 

“In age of uncertainty, Britain is a consistent partner. We will respond to your aspirations and lend you our support,” Philip Dunne, minister for defense equipment, support and technology, said at the conference.

 

Britain recognized the “vision to develop indigenous capability,” he said.

 

“We recognize in the years to come, supply of defense and security equipment will increasingly become two-way traffic,” he said.

 

“We are not restricted in the UK only to procure defense capability within our national boundaries or rely on a handful of selected defense partners,” he said. “We stand ready to procure much defense equipment through open competition and greater international collaboration.

 

“Our market is open to your growing defense industries,” he said.

 

Britain last year published its open procurement philosophy, he said.

 

“Britain has one of the most technologically advanced defense industries in the world,” Dunne said.

 

Almost 100 British firms are exhibiting at IDEX and NAVDEX, the associated naval show, he said.

 

As part of the close ties, bilateral trade between Britain and the Gulf nations has risen 39 percent over the last two years, Dunne said.

 

Some 160,000 British nationals live in the Gulf, with many more visiting each year, he said.

 

The Gulf is vital to global energy supply, and the UK imports about 20 pct of its gas from the region, he said.

 

The British armed forces have some 1,500 personnel deployed in the Gulf, with around 300 in non-operational missions such as defense attachés and support teams.

 

Since the conservative government won power in Britain in May 2010, there have been more than 160 ministerial visits to the region, including four by prime minister David Cameron, Dunne said.

 

That has been matched by more 100 visits to the UK by senior Gulf officials, including state visits, he said.

 

“Our approach is one of friendship and partnership,” Dunne said.

 

London has long standing relations with many Gulf countries stretching back centuries, he said. That shared history has built up “trust,” he said.

 

“Our economies and cultures are increasingly intertwined,” he said. The Gulf nations have links throughout Britain -- from universities, skyscrapers, financial institutions to football clubs, he said.

 

“The impact from inward investment from Gulf nations is rapidly growing,” Dunne said. The security and prosperity of the Gulf is of critical importance to the UK, he said.

 

“A threat to the security and prosperity of this region represents a threat to our interests,” he said. “We have a common interest in the stability of this region.”

 

Britain’s capacity to intervene in the Gulf region will grow under the Force 2020 military reorganization planned after the exit from Afghanistan, he said.

 

London looks to boost joint training and interoperability with Gulf forces. “We have some of the best trained, best equipped and most experienced armed forces in the world. They exercise, they deploy, and they fight, and they do it extremely well,” Dunne said.

Partager cet article
Repost0
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 16:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f6/Pacific_Ocean_-_en.png

 

February 16, 2013 china-defense-mashup.com

 

2013-02-16 — WITHIN two decades the United States will be forced out of the western Pacific, says a senior Chinese military officer, amid concerns that increasingly militarised great-power rivalry could lead to war.

 

Senior Colonel Liu Mingfu, at the People’s Liberation Army’s National Defence University, told Fairfax Media this week that American strategic influence would be confined “east of the Pacific midline” as it is displaced by Chinese power throughout east Asia, including Australia.

 

Colonel Liu’s interpretation of one facet of what the new Chinese leader, Xi Jinping, calls “a new type of great-power relationship” adds to the uncertainty and anxiety surrounding China’s strategic ambitions.

 

It clashes with comments days earlier by his university colleague, General Zhu Chenghu, who told a conference in the US: “We have no intention of driving the US out of east Asia or the western Pacific.”

 

Concern about China’s strategic ambitions has grown since last year’s Chinese occupation of islands administered by the Philippines in the South China Sea and, particularly, China’s continuing brinkmanship with Japan and its security guarantor, the US, in the East China Sea.

 

Japanese leaders have accused China of locking weapons-guiding radars on Japanese targets – which China denies – while Western military sources say Chinese planes, ships and submarines have challenged Japanese-controlled waters and airspace around the Senkaku Islands.

 

Some security analysts say Australian political leaders are in public denial about the stakes involved and invidious choices the nation may have to face.

 

“It’s the most dangerous strategic crisis that the US has faced – that the world has faced – since the end of the Cold War,” said Hugh White, former deputy secretary of the Department of Defence.

 

China and Japan, he said, were drifting closer to a war that could draw in the US. “This makes rather a nonsense of the mantra we hear both from Gillard and Abbott that ‘we don’t have to choose between the US and China’,” he said.

 

An assertive, rising China has also triggered the formation of a regional latticework of new security linkages, partly pioneered by Australia and now championed by the new Japanese Prime Minister, Shinzo Abe, who proposes a “democratic security diamond” involving India, the US and Australia.

 

Ely Ratner, a fellow at the Centre for a New American Security, said Australia should speak louder in favour of international laws, norms and institutions given its dependence on rules and institutions that enable the free flow of goods in east Asia.

 

As much as 57 per cent of Australian exports pass through sea lanes in the South China Sea, according to Australian government estimates.

 

“The overriding question is whether China is interested in a region based on rules and institutions that seek co-operative, non-coercive ways to deal with disagreements,” said Mr Ratner, who previously worked at the China desk of the US State Department.

 

“Or is it going to deal with disagreements by using military, non-military and economic coercion, as we saw against the Philippines and Japan, and diplomatic coercion as we saw at the East Asia Summit,” he said, referring to China’s intervention at the summit to block discussion of maritime security issues.

 

Last month, James Fanell, intelligence chief for the US Pacific Fleet – which commands six aircraft carrier groups – told a San Diego conference that China’s “expansion into blue waters is largely about countering the Pacific Fleet”.

 

Even China’s civilian maritime surveillance agency “has no other mission but to harass other nations into submitting to China’s expansive

 

claims,” he said. Colonel Liu, who previously warned Australia not to support the Japanese “wolf” or American “tiger” in any military showdown, does not hold the rank of general or act as an official spokesman.

 

But his views have been taken more seriously since his fiercely nationalistic book The China Dream was allowed back onto the shelves after Mr Xi’s elevation in November, when Mr Xi began talking about his own nationalistic “China Dream”.

 

And they reflect a common assertion in some quarters of Beijing, and particularly the People’s Liberation Army, that the Obama administration’s “pivot” to Asia is an aberration in a story that will see the US Pacific Fleet eventually give up on its allies in the region.

 

But, said Robert Rubel, Dean of the US Naval War College’s Centre for Naval Warfare Studies, China’s military ambitions will face natural internal and external constraints as aggressive behaviour will cause its neighbours to rally together.

 

“Some guys here say they’re xenophobic, they’re hostile, and they’re probably right, but if they’re halfway rational there are limits to how much trouble they can cause without bringing their own house down,” said Professor Rubel, who helped design the US National Maritime Strategy.

Partager cet article
Repost0
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 08:35

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

NEW DELHI, Feb. 15 (UPI)

 

French President Francois Hollande has met with Indian Prime Minister Manmohan Singh with a special look at defense relations on the agenda.

 

Underscoring the importance of the visit, Hollande was accompanied by French Foreign Minister Laurent Fabius and French Defense Minister Jean-Yves Le Drian along with the chief executive officers of more than 60 leading French firms.

 

A French official, speaking on condition of anonymity, said that the trip was aimed at building on the "strategic Indo-French partnership launched 15 years ago."

 

Hollande said that, after his meeting with Singh, he was certain that India was carefully considering all options for major defense purchases.

 

Hollande added that the Indian government was committed to considering all foreign applications for big-ticket items in the India's Ministry of Defense pipeline and that an element of his visit was to highlight French companies interested in the Indian market.

 

Singh averred, "The discussion on the (contract) is progressing well," Singh said, adding that "some progress has been achieved."

 

The majority of India's international contracts are in the defense sector, which has been dogged by allegations of bribery and corruption. In addressing corruption allegations in a civil nuclear contract for France's bid for participating in the construction of India's Jaitapur nuclear power plant, Hollande promised that France's transactions with India would be fully transparent.

 

In visiting the South Asian economic powerhouse, Hollande is making his first visit to an emerging economy, with diplomatic sources emphasizing that Paris chose India over Brazil, the Russia Federation and South Africa.

 

Singh and Hollande stated that their mutual interest was cooperation in high technology programs, including bilateral research and development and transfer of technology, one of India's highest priorities.

 

http://3.bp.blogspot.com/_o_no4M2xEPY/S3L9aNAaLRI/AAAAAAAAJWI/yvWypHCNJEo/s1600/DSC01755.jpg

 

Hollande noted that joint venture projects already online included the Indian navy's indigenously built Scorpene submarine and the upgrading of the Indian air force's French-built Mirage 2000 with negotiations progressing. He also said discussions continue to finalize the joint French-Indian Short Range Surface to Air Missile air defense project.

 

Hollande's top defense priority is to secure the Indian air force purchase of 126 Rafale fighters from French arms manufacturer Dassault, a potential deal worth $12 billion. India chose the firm in 2012 but says that the contract won't be signed until midyear.

 

Franco-Indian trade levels remain modest, in 2012 worth $10 billion and France imports more than it sells to India.

 

Singh and Hollande, besides noting the progress on bilateral cooperation on the Scorpene submarine, Mirage 2000 and SRSAM joint ventures, reiterated their ongoing interest in negotiations on the Medium Multi-Role Combat Aircraft program.

 

New Delhi diplomatic sources speaking not for attribution said that given France's inside track in New Delhi, Rafael's closest competitor, the four-nation Eurofighter consortium, had essentially abandoned its bid for India's new fighter tender, as had Germany, previously the leading country for the Indian air force combat fighter contract.

Partager cet article
Repost0
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:57

http://3.bp.blogspot.com/_o_no4M2xEPY/S3L9aNAaLRI/AAAAAAAAJWI/yvWypHCNJEo/s1600/DSC01755.jpg

 

February 15, 2013 by Shiv Aroor - Livefist

 

 

In the works for years, negotiations have been successfully concluded by India and France to develop and produce their proposed short-range surface to air missile (SR-SAM), designated 'Maitri'. This was revealed by the Indian Prime Minister yesterday after he met with visiting French President Hollande.

More information on the SR-SAM programme from earlier posts:

The partnership began in 2007 as part of the umbrella government-to-government agreement between India and France on missiles.

The ownership of the Maitri programme will be fully Indian. With baseline technologies from the now defunct Trishul SAM programme, the Maitri programme basically envisages the sale of certain key technologies by MBDA to DRDO (seeker, endgame avionics, thrust vector control, propulsion modifications), though production will not be under a corporate joint venture on the lines of BrahMos, but would rather be carried out entirely by Bharat Dynamics Ltd (BDL), India's state-owned munitions production agency.

The Maitri is being built in two basic variants -- a ship-borne point defence and tactical air defence version for the Navy and a land-based self-propelled (wheeled and tracked) launcher-based system for the Air Force and Army.

Previously on Livefist:
Schematics of the SR-SAM weapon system
MBDA To Race Indo-French SR-SAM In 2 Indian Competitions

Partager cet article
Repost0
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:50

The Union Jack Flag photo UK MoD

 

11 Feb 2013By Craig Hoyle – FG

 

At first glance, the confirmation of a UK Ministry of Defence plan to spend £159 billion ($240 billion) on equipment and support by 2022 is an encouraging sign for the nation's armed forces, especially during a time of financial belt-tightening.

 

Left unchanged since it was revealed by defence secretary Philip Hammond in May 2012, the 10-year allocation includes a 1% increase in real terms per annum after 2014-2015. This will see spending rise from £13.2 billion in the 2012-2013 financial year to more than £18.8 billion at the end of the cycle.

 

 

RAF Eurofighter Typhoon Crown Copyright

 Crown Copyright    

Expanding the Typhoon's multirole potential is a priority for the use of unallocated funds 

An ongoing restructuring of the UK military will, in time, lead to the air force, army and navy coming under a so-called Future Force 2020 structure, which was outlined in the current coalition government's Strategic Defence and Security Review (SDSR) of September 2010. This process has already resulted in deep cuts to personnel and equipment levels as part of an effort to eradicate what Hammond describes as past "poor project management, weak decision-making and financial indiscipline". Such factors had contributed to a gap of about £74 billion between the MoD's procurement commitments and ability to pay, according to a review by the UK National Audit Office (NAO).

 

The MoD's 31 January publication of the Defence Equipment Plan 2012 confirms Hammond has now balanced the books, with the budget for the first time also containing a financial risk and contingency provision of £13.2 billion to cover unexpected cost over-runs and £8 billion in unallocated funding to be used against emerging needs.

 

"All three services now have greater input and more certainty than ever before about what equipment they will have and when," says chief of the defence staff Gen Sir David Richards. "The clarity provided by the equipment plan shows that Future Force 2020 is affordable and achievable."

 

But while the document has brought some fresh clarity to the military and its suppliers in terms of the MoD's procurement commitments, a deeper assessment of its only 20 pages of text and funding graphs leaves key questions unanswered. In truth, the armed services will each be faced with making more difficult decisions during the next several years, most immediately as they scale down their more than decade-long combat involvement in Afghanistan.

 

According to the MoD's plan, combined procurement activities will account for about £60 billion, or roughly 38% of its £159 billion spending until 2021-2022. The bill for supporting its in-service and newly acquired equipment will account for £86 billion, or 54%, it says.

 

SERVICE ALLOCATIONS

 

With the UK's land forces having received major investment during the past several years because of their action in the fight against the Taliban in Afghanistan, the Royal Air Force and Royal Navy will each now receive substantially more than the British Army.

 

 

RAF Reaper UAV Crown Copyright

 Crown Copyright

Reaper UAVs must attract core funding if operations are to continue after 2015

A total of £44.5 billion - 28% of the 10-year allocation - will be spent on aviation projects, with "combat air" programmes including the Eurofighter Typhoon, Lockheed Martin F-35 and unmanned air vehicles to account for £18.5 billion of this sum. RAF transport, tanker and air support projects including the Airbus Military A400M, AirTanker-provided Airbus A330 Voyager and Airseeker electronic intelligence fleets will get £13.9 billion.

The RN's total 33% share of the money will allow both of its Queen Elizabeth-class aircraft carriers to be completed, along with other new surface ships for £17.4 billion. The Astute-class attack submarine programme, early work leading to the replacement of its Trident-armed Vanguard-class ballistic missile boats, and other activities to maintain the UK's independent nuclear deterrent capability will account for £35.8 billion; little more than 22% of the spending total.

 

By contrast, spending on armoured fighting vehicles and other land equipment for the army will total £12.3 billion, or about 7.7% of the procurement and support allocation.

 

"The RAF are the past masters of political massage, and the Royal Navy have shown a surprising turn of speed in this area of late," says Francis Tusa, editor of UK publication Defence Analysis. "The result is that both will leave the army in their wake, especially as it is pushed out of the limelight as the Afghan mission draws to an early end."

 

Rotorcraft projects, including upping the RAF's Boeing CH-47 Chinook fleet to 60 aircraft, will cost £12.1 billion, and programmes to buy missiles, torpedoes and precision-guided bombs are to value about £11.4 billion.

 

UNCOMMITTED FUNDS

 

With several major new acquisitions to be considered as part of the next SDSR process during 2015, parts of each equipment area include planned, but as-yet uncommitted, segments of core budget.

 

For the air domain, this includes planned new spending on the Eurofighter Typhoon. "Further investment to develop and enhance the aircraft's multirole and intelligence, surveillance, target acquisition and reconnaissance capabilities are priorities for use of unallocated headroom in the plan budget," the MoD says. Another priority when funds allow "will be to expand our investment in simulated pilot training", it adds.

 

The RAF is due to retire its last Panavia Tornado GR4s in 2019, and the Eurofighter is not yet cleared to use either the MBDA Brimstone air-to-surface missile or Raytheon Systems Paveway IV precision-guided bomb - the service's weapons of choice in Afghanistan and Libya - or ­MBDA's Storm Shadow cruise missile, used in Iraq and Libya.

Funding has yet to be guaranteed to produce a new Captor-E active electronically scanned array radar for Typhoon partners Germany, Italy, Spain and the UK, or to fully integrate MBDA's Meteor beyond visual-range air-to-air missile. Money for such work will have to be made available later this decade as spending on the F-35 also begins to ramp up with increased production.

 

It is uncertain whether the UK will proceed with its previously planned final Tranche 3B purchase of Eurofighters for the RAF. In January, the service received its 100th Typhoon, against an original 232-aircraft commitment, later revised to 208.

 

 

 RAF F-35B Crown Copyright

 Lockheed Martin

A planned 48 STOVL F-35Bs should be acquired during the 10-year spending period

 

In May 2012, the UK reverted its procurement plans to buying the short take-off and vertical landing F-35B, following a brief but expensive dalliance with the carrier variant C model. A last-minute attempt to switch was abandoned when the massive costs linked to converting at least one of the RN's aircraft carriers became apparent, but only after the planned shift had wasted £100 million.

 

"Our commitment over the first 10 years is for 48 [F-35Bs]," the MoD's permanent secretary Jon Thompson told the House of Commons defence committee in late 2012. "Over time, we would expect the number to rise to beyond three figures, but that would be in the second decade," he added. The MoD is expected to order its first operational example during the course of 2013, but exact numbers should become clearer via the next SDSR.

 

The MoD says decisions on how to spend the £8 billion of "headroom funding" which has yet to be allocated will be taken by the Armed Forces Committee.

 

"This will allow us to fund, incrementally and flexibly, a number of additional programmes that are a high priority for defence, as soon as we can be sure that they are affordable," Hammond says. "We will do so only at the point when commitment is required to meet the operational requirement and only in accordance with the military assessment of priority at the time."

 

But the UK's equipment profile faces a major challenge as it moves towards withdrawing its last combat forces from Afghanistan before the end of 2014. The MoD must decide which of the equipment acquired under the urgent operational requirement (UOR) model will be retained within its core budget. Many systems, including the RAF's General Atomics Aeronautical Systems Reaper remotely piloted air systems and Raytheon-modified Hawker Beechcraft King Air 350ER-based Shadow R1 surveillance aircraft, have been acquired and supported under UOR deals using money from the Treasury reserve fund, and not the MoD equipment budget.

 

The MoD estimates the net additional cost of operations in Afghanistan as having totalled £17 billion between 2001 and March 2012, including about £3.8 billion each in the financial years starting in 2009 and 2010.

 

Decisions on what to bring back - and fund - as part of the core defence fleet have yet to be taken, with the MoD repeatedly having stated it has yet to determine what will happen to its armed Reapers post-2015. This is despite an expected programme spend of more than £500 million since the type was introduced in 2007, and an ongoing fleet expansion which will take the number of air vehicles available to the RAF's 13 and 39 squadrons to 10. A UK ground control station for the type has also been established at its Waddington base in Lincolnshire, with 31 service personnel qualified to pilot the type and 16 more to follow by September 2013.

 

URGENT ATTENTION

 

Primarily used to deliver intelligence, surveillance, target acquisition and reconnaissance services, the UK's Reapers are flown from Kandahar airfield. The MoD says its aircraft had released 52 Raytheon Paveway II-series 226kg (500lb) laser-guided bombs and 293 Lockheed Martin AGM-114 Hellfire air-to-surface missiles by 22 October 2012.

 

Elsewhere, the UK's current Defence Equipment and Support (DE&S) organisation also faces a major structural overhaul from later this decade, with a private sector-operated successor being considered by the MoD. In 2012, private-sector company Serco was selected to assist with a review process.

 

In its Defence Acquisition report of 5 February, the cross-party House of Commons defence committee says it "agrees with the government that the current arrangements for acquisition, constrained by public sector employment rules, are unsatisfactory. But the proposal to entrust acquisition to a government-owned, contractor-operated company is not universally accepted as the best way forward, and there are particular concerns about how the MoD's overall responsibility for acquisition could be maintained."

 

 

HMS Victorious submarine Crown Copyright

Crown Copyright

Updating the Royal Navy's ballistic missile submarine force and also retaining the UK's independent nuclear deterrent will account for 22% of the total defence equipment plan

 

Support and maintenance costs are substantial, with contracts linked to the RAF's Tornado and Typhoon fleets having valued more than a combined £880 million during the 2011-2012 financial year, the MoD says. Reforming DE&S to deliver greater efficiency and cost savings remains a key priority.

 

Meanwhile, a separate factor which could affect the cost and schedule performance of the UK's defence acquisition projects concerns the MoD's new and more stringent requirements for the certification and release to service of new aircraft and systems. Established following the recommendations of the Haddon-Cave review, which investigated the loss of Nimrod MR2 XV230 over Afghanistan in 2006, the UK Military Aviation Authority is driving through tougher controls over the safety standards acceptable for incoming and operational equipment.

 

The MoD's desire to bring the British Army's Watchkeeper unmanned air system into use with civilian certification continues to delay the type's planned introduction to use in Afghanistan, despite this objective having originally been scheduled during 2010. A new announcement on when the asset will be fielded is expected later in 2013.

 

A senior RAF official also warned late last year that while the service's acquisition of three RC-135 Airseekers from the USA remains on budget and on time to enter operational use in October 2014, difficulties could be encountered during certification of the Boeing 707-based system.

 

Despite such challenges, the NAO says the MoD's equipment planning is now being performed "on a more prudent basis", although it suggests the department's attitude to risk "is still over-optimistic", when judged against its past performance in buying new equipment. However, Hammond notes: "The [NAO] assessment of the equipment plan will take place annually so that parliament will gain ever greater levels of confidence that the MoD equipment plan is affordable and will fulfil our capability requirements."

 

Only time will tell if the UK has truly brought the desired level of military precision and adaptability to its buying practices to meet the challenges of the future.

Partager cet article
Repost0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:45

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6542/s300_MNT-20130211-019-Unclass-108g.jpg

Lieutenant Colonel Mustapha of the Ghanian Army talks

to his first group of soldiers prior to their departure for

Mali on an RAF 99 Squadron C-17 aircraft

Picture: Sergeant Ralph Merry RAF, MOD 2013]

 

14 February 2013 Ministry of Defence

 

A Royal Air Force C-17 aircraft has flown Ghanaian troops to Bamako in Mali as part of the UK's support for the international intervention in the country.

 

The transport aircraft flew more than 120 soldiers of Ghana’s Engineering Company 1 to Mali’s capital with vehicles and equipment in response to a request for assistance from Ghana.

 

They will build accommodation and support engineering projects as part of the African-led International Support Mission to Mali (AFISMA).

 

The UK, concerned by the situation in Mali and the threat that violent extremist groups in the north pose. The UK is assisting the Ghanaians by making a C-17 aircraft available this week.

 

Minister for the Armed Forces, Andrew Robathan, met RAF crew members working on the airlift at Bamako during a 2-day visit.

 

He said:

I came out on behalf of the government to see first-hand what is happening out here, where our troops are deploying, where there’s a huge French presence and where there is a terrorist situation that actually threatens the United Kingdom as well.

 

We have said we don’t want to have troops on the ground but we are helping the French effort and we’re helping the African effort as well. We’re going to help train Malians with the EU training mission too.

 
A fully loaded RAF 99 Squadron C-17 aircraft A fully loaded RAF 99 Squadron C-17 aircraft carries the first deployment of Ghanian troops into Mali [Picture: Sergeant Ralph Merry RAF, Crown Copyright/MOD 2013]

The evolving threat in Mali requires international partnerships, which is why the UK has been a firm supporter of the UN Security Council Resolutions on Mali as well as regional leadership from Economic Community of West African States and the African Union and EU training to help rebuild the Malian army.

 

Colonel M’Bawine Atintande, Director of Public Relations for the Ghana Armed Forces, said:

Ghana is sending an Engineer Company that’s more than 120 of all ranks. The company will play every specific role. We expect the forces to be there as long as it takes to solve the problem. Normally we stay in the six months and then rotate.

 

The UK has given us so much support. Before AFISMA we have had so much support from Britain, including a training team.

 

There is training assistance they have given us in preparing the troops for the mission so by and large the UK government has given us so much that we need in the mission.

As well as providing logistical support and C-17 aircraft to support the French-led intervention in Mali last month, the UK also offered up to 40 personnel for the EU training mission to Mali and up to 200 personnel in support of the African-led support mission.

 

Negotiations are continuing on the details of the UK’s contribution.

Partager cet article
Repost0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-evenements/couverture-du-bilan-d-activites-2012-de-la-dga/2180756-2-fre-FR/couverture-du-bilan-d-activites-2012-de-la-dga.jpg

 

14/02/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

La Délégation générale pour l'armement (DGA), dirigé depuis 2008 par Laurent Collet-Billon a présenté le 13 février son bilan d'activités 2012. La DGA représente des enjeux considérables, spécialement en temps de crise, peut-on ajouter : " maintenir au meilleur standard mondial l'équipement des armées " (près de 11 milliards d'euros d'équipements en 2012), " préserver la compétitivité de l'industrie française et européenne " (signature du pacte-défense PME, 725 millions d'euros investis en recherche et développement, 750 M€ en 2013). Rappelons que le secteur de l'armement représente en France plus de 160 000 salariés...

 

En revanche (c'est quand même la crise), le secteur de l'exportation, soutenu par la DGA au nom de l'Etat, est en recul à environ 5 milliards d'euros en 2012 (6,5 milliards en 2011, 8,5 milliards en 2008 par exemple). Sur la période 2006-2011, les Etats-Unis représentent le premier exportateur mondial d'armements (40 %) devant la Russie (14 %), le Royaume-Uni (11 %), la France (8,5 %) et Israël (5 %).

 

Le ratio achats d'équipements du ministère de la Défense (10,984 milliards d'euros) et exportations (environ 5 milliards) montre tout de même que le secteur reste trop dépendant de l'Etat.

 

logo-du-dispositif-rapid

 

D'une manière générale, la DGA compte environ 10 500 équivalent temps plein employé fin 2012 et s'oriente vers un renforcement de sa capacité d'ingénierie. Il a également réduit ses implantations géographiques (cinq centres du service qualité au lieu de neuf). Mais son efficacité, autant dans la recherche que dans le soutien à l'industrie française, semble déterminante pour le secteur. Une preuve avec le pacte Défense-PME, l'augmentation des 25 % sur trois ans des crédits RAPID (appui pour l'innovation, 62 projets sélectionnés en 2012).

 

Il faudra ensuite que tous ces programmes et ces innovations rentrent dans le cadre du futur Livre blanc et de la prochaine loi de programmation militaire. Rien n'est moins sûrs. La classe politique rappelle depuis quelques mois que certains domaines pourraient être mis en sommeil (pas abandonnés, nuance). Une meilleure coopération européenne est souvent vue comme une solution face aux budgets de Défense en recul...

 

En attendant, voici les principaux constats du bilan d'activité de la DGA en 2012...

 

Principales livraisons en 2012 : premier Rafale à radar à antenne active ; première FREMM Aquitaine (frégate multimissions) ; 196 AASM (missiles air-sol) ; 40e et dernier hélicoptère Tigre ; transfert du SNLE Le Vigilant à L'ïle longue pour son adaptation au missile nucléaire M51 (première sortie à la mer ce printemps) ; hélicoptère NH90-NFH (lutte anti-surface et anti sous-marine pour la Marine nationale) expérimenté à Hyères ; qualification du système PAAMS pour les frégates (Principal anti air missile systems) ; plus de 10 000 systèmes FELIN livrés (dix régiments d'infanterie équipés) ; 30 000 masques individuels de protection ; surprotection des AMX10RC ; robots terrestres contre les IED...

 

survol-du-caiman-marine-de-la-fremm-aquitaine

 

Principales commandes 2012 : adaptation au M51 des SNLE Le Triomphant et Le Téméraire ; capacité de soutien SIAé (service industriel de l'aéronautique) pour le programme A400M ; travaux d'évaluation du drone tactique Watchkeeper ; lancement de l'étape 1 des travaux de CONTACT (communications taciques et de théâtres) ; phase d'orientaton de la rénovation à mi-vie de l'ASMPA (missile nucléaire de la composante aérienne) ; notification du marché de brouilleurs BARAGE ; travaux de levée de risques du standard Rafale F3R (livrable en 2018) ; arrêt technique majeur du porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

Recherche et développement : premier vol du démonstrateur de drone de combat furtif NEURON (essais jusqu'en 2014) ; tirs de qualification du missile AASM en version " guidage terminal laser ".

 

Dassault neuron uav source lefigaro.fr

 

Parmi les programmes futurs : CERES (composante spatiale interarmées de collecte de données de renseignement d'origine électromagnétique) ; SLAMF (renouvellement de la capacité de lutte contre les mines navales) ; HIL (hélicoptère interarmées léger)...

 

Coopération européenne.

 

UK MOD

Avec le Royaume-Uni, signature de deux contrats pour préparer le programme conjoint de drone de combat FCAS DP (Dassault et BAE pour le démonstrateur, Rolls-Royce et SNECMA pour la motorisation) ; expérimentation du drone Watchkeeper par l'armée de terre française (Thales UK) ; interopérabilité de la Combat Joint Expeditionary Force.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5b/Flag_of_the_Italian_Defence_minister.svg/800px-Flag_of_the_Italian_Defence_minister.svg.png

Avec l'Italie : missile Aster, radio logicielle et domaine spatial. Avec l'Allemagne : déclaration d'intention dans huit domaines, observation spatiale, drones MALE, défense antimissile, hélicoptères (lettre d'intention pour le Tigre), systèmes terestres, soutien et autoprotection de l'A400M, torpilles, certification des aéronefs militaires.

 

LogoEDA COLOR

Avec l'Agence européenne de Défense : drones, partage des capacités de ravitaillement en vol...

Partager cet article
Repost0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:02

Engagement d’un escadron blindé AMX 10RC de Niamey à Ga

 

02.14.13  By David Axe - wired.com/dangerroom

 

On Friday, Feb. 8, a man wearing a military uniform motored up to a Malian army checkpoint in the ancient city of Gao, which had recently been liberated from Islamic militants that had held the arid country’s expansive north since early 2012. The rider triggered an explosive belt, killing the bomber but merely wounding a Malian soldier standing nearby.

 

By the standards of suicide bombers, the Gao attack was unimpressive. But it was chilling nonetheless. It was the first suicide attack in the West African country since the beginning of the civil war last year, and an early blow in a nascent insurgency targeting Mali.

 

Last Friday’s desultory blast was also a reminder of a recent military lesson. Speedy, high-tech, coalition-based military interventions, the kind increasingly favored by the U.S. after more than a decade of open-ended occupations in Iraq and Afghanistan, can begin neatly and end messily — if they really end at all.

 

Washington’s calculated support in Mali, including intelligence, drones, logistics and cash, enabled French, Malian and allied troops to quickly recapture northern territory from militant forces led by al-Qaida in the Islamic Maghreb, a.k.a. AQIM, the terrorist organization’s North African affiliate. A coalition victory in the main assault was a foregone conclusion.

 

It’s the phase of the conflict after major combat that should worry U.S. officials. And that phase is beginning now.

 

Army Gen. Carter Ham, head of the U.S. Africa Command, put it best in mid-January during the early hours of the French-led campaign. Paris’ bombers struck militant forces as French commandos mobilized Malian troops and armored battalions raced to reinforce France’s African garrisons. Ham was apparently already thinking past the initial battles, to the possibility of a drawn-out insurgency. “The real question,” Ham said, “is now what?

 

Now more than ever, America wants neat, short conflicts. There’s no appetite for drawn-out operations, to say nothing of large-scale troop deployments. But Mali is likely to underscore an unpleasant truth. Today’s conflicts are usually anything but tidy or brief.

 

 

21st-Century Blitz

In March 2012, a coup by Mali’s army toppled the elected government in the capital of Bamako in the south. In the resulting confusion AQIM fighters and other militants seized the less populated north. The fighting between the new Malian regime and the rebels quickly reached a stalemate.

 

The French Ministry of Defense began the planning and preparation for the current intervention way back last summer. Some French forces were already in Bamako. Others were on standby in nearby Chad, Senegal and Burkina Faso.

 

Bertrand Clément-Bollée, head of French land forces, identified France-based troops that could be quickly sent to Africa to bolster the existing garrisons for a total deployment of some 4,000 troops. In October, Paris sent Harfang drones – France’s unarmed answer to America’s Predator — to begin tracking militant targets in the north. By late last year, the French intervention was primed.

 

In structure and purpose, the planned French assault force was indicative of an approach to warfare pioneered by the U.S. six years ago in Somalia, after Islamic militants captured most of that country. The U.S. was already bogged down in Iraq and Afghanistan. So in a secret meeting that summer, Jendayi Frazer, the top State Department official for Africa, told the Ethiopian president that the U.S. would support an invasion (.pdf) by Ethiopian forces. The attack came in December 2006, combining Ethiopian tanks and artillery with U.S. Predator drones, AC-130 gunships, carrier-based naval fighters and Special Operations Forces.

 

Within weeks the Islamists were on the run. As a proof of concept the “fantastic” “Somali job,” as one foreign dignitary characterized it, was encouraging. But the second phase of that conflict was a reminder that invasions begin wars; they don’t necessarily end them. After only a month’s lull, Somali militants struck back against the Ethiopians with suicide bombers, roadside explosives and ambushes by fighters dressed as civilians. Fighting raged for years.

 

French Mali

 

When militants in northern Mali attacked towards Bamako on Jan. 11, France’s response followed the Somalia model. French armored vehicles sped north under intensive air cover. Special Operations Forces organized Malian battalions and led them into combat. The U.S. offered intel; sent transport and aerial refueling planes for support; and laid plans for a drone deployment to the region. In less than a month, French-led forces liberated all of the north’s major cities, reportedly killing hundreds of militants at light cost to themselves. Paris is now planning to pull out its troops as early as March.

 

But if Mali continues to echo Somalia, the real nasty fighting is only beginning just as France plans to pull out its forces. The corrupt, undisciplined Malian troops and unproven West African peacekeepers who will remain behind might not be up to the task of defeating an entrenched insurgency. Suppressing Somali militants took another five years of painful effort after the invasion phase. Does Mali also face years of bloody irregular fighting before it can declare peace?

 

Indications are, yes.

 

 

Backlash

The French assault was a barely a week old when terrorists struck back elsewhere. Dozens of militants, reportedly including several Malians, seized a natural gas facility in Algeria along with hundreds of workers — all in retaliation for the French-led intervention, the hijackers claimed. Twenty-nine militants and 37 hostages, three of them Americans, died when Algerian troops retook the facility.

 

The backlash in Algeria could be symptomatic of a new era of war, in which swift, high-tech military operations leave instability, insurgency and terrorism in their wakes. The difference between this era and the previous decade of battle is that the U.S. and its allies are no longer prepared to indefinitely deploy tens of thousands of troops to maintain security.

 

In a foreboding sign that “liberated” Mali might descend into insurgency, on Sunday militants traveling in canoes infiltrated Gao, earlier the site of the suicide bombing, and launched three separate attacks on French and Malian troops. “These attacks were quickly brought under control by Malian armed forces,” the French defense ministry announced.

 

Abou Walid Sahraoui, a militant spokesman, rejected that assessment. “The combat will continue until victory, thanks to God’s protection,” he told Agence-France Presse. “The mujahedeen are in the city of Gao and will remain there.”

Now what, indeed.

Partager cet article
Repost0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:48

Nuclear north korea

 

February 14, 2013: Strategy Page

 

The newly elected South Korean president made it clear that she would take a hard line against North Korea, not encourage friendlier relations. This includes the new threat of a pre-emptive attack on North Korea if there was any suspicion that the north was going to use nukes. South Korea also confirmed that it had deployed a new cruise missile that can reach targets anywhere in North Korea. This was no surprise as last year it was announced that South Korea would purchase and deploy over a thousand new ballistic and cruise missiles over the next five years. These would be aimed at specific North Korean missile launchers and artillery positions. In the event of a war, the South Korean missiles would be quickly launched and every North Korean missile or artillery weapon eliminated would mean less destruction in South Korean territory. The North Korea plan had always been to start any future war with an enormous bombardment by shells, rockets, and missiles. Most would be aimed at the South Korean capital, and largest city, Seoul.

 

In the last year the government revealed the existence of more of these locally developed missiles. A year ago South Korea made public the fact that it had a new cruise missile (apparently the Hyunmoo 3) and ballistic missile ready for service. South Korea is usually secretive about its battlefield missiles. Four years ago South Korean media reported that a new cruise missile, with a range of 1,000 kilometers, had secretly entered production in 2008. Called Hyunmoo 3, it has since been superseded by the Hyunmoo 3C missile, which has a range of 1,500 kilometers and is being deployed along the North Korean border, aimed at ballistic missiles, nuclear weapons, and other strategic targets to the north. This is apparently the new cruise missile announced today.

 

Despite the U.S. refusal to help, South Korea developed a 180 kilometer range ballistic missile (Hyunmoo 1) and a 300 kilometer one (Hyunmoo 2) in the 1980s. Both are about 13 meters (40 feet) long and weigh 4-5 tons. Both of these were based on the design of the U.S. Nike-Hercules anti-aircraft missile, which South Korea used for many years.  Cruise missiles are simpler technology, and apparently the Hyunmoo 3 is made entirely with South Korean developed components. Like the Tomahawk, Hyunmoo 3 appears to be about 6 meters (19 feet) long, weighs 1.5 tons, has a half ton warhead, and is launched from hidden (in the hills facing North Korea), and probably fortified, containers. North Korea has about 600 ballistic missiles aimed at South Korea.  The longer range of the Hyunmoo 3C enables it to hit any target in North Korea and is apparently intended to knock out transportation and supply targets deep inside North Korea. With a range of 1,500 kilometers the missile could also hit targets in China and Russia.

 

Two years ago South Korea moved some of its U.S. built ATACMS (Army Tactical Missile Systems) guided missiles close to the North Korean border. ATACMS is a 610mm rocket that fits in the same size container that normally holds six 227mm MLRS rockets. The ATACMS version in South Korean service has a range of 165 kilometers. That makes it capable of reaching many targets in North Korea but not the capital (Pyongyang, which is 220 kilometers north of the DMZ). There is a version of ATACMS with a range of 300 kilometers but South Korea does not have any. ATACMS is fired from the American MLRS rocket launcher. South Korea only has 220 ATACMS missiles. All of them have cluster bomb warheads. Half of them are unguided and have a range of 128 kilometers. The others have smaller warheads, GPS guidance, and a range of 165 kilometers. This is apparently the version moved close to the border, in order to make the North Koreans nervous. South Korea originally bought ATACMS in 1998, to have a weapon that could go after distant North Korean artillery and large concentrations of tanks.

 

North Korea desperately needs operational nuclear weapons because its conventional forces have been falling apart since 1991 when the Soviet Union collapsed and military and economic aid from Russia ceased. There was not enough money (even though over 30 percent of GDP goes for the military) to maintain and upgrade the million man armed forces. Over the last few years the troops have been getting less food, something unheard of in the past. There is much less fuel for training, which leaves pilots and ship crews inexperienced and much less effective than their South Korean counterparts. Equipment is largely Cold War era stuff, much of it 30-40 years old. Thus the conventional military threat to South Korea (which has greatly modernized its forces in the last two decades) is going, going and now gone. Nuclear weapons restore the North Korean threat to its neighbors. This enables North Korea to demand free food, fuel and other aid. This makes it possible for the North Korea leadership to survive, because at the moment the population is becoming more unruly and hostile to their rulers.

 

The third North Korean nuclear test was condemned by all (except the usual suspects, like Iran) and especially by China. While always opposed to North Korean nukes, China has never done anything about it. But this time the Chinese publically warned North Korea that if there was another test there would be serious consequences. Cutting off Chinese aid and trade would be catastrophic for the north because China is the major (and practically only) trading partner. North Korea’s illegal exports (weapons, drugs and so on) get out via China. Closing the door on North Korean aid and trade would doom the North Korean government and lead to chaos. The other option is to stage a coup and put pro-China and pro-economic reform people in charge. China has been recruiting a network of pro-China officials in North Korea for years. This is done in secret, and the North Korean leaders have been increasingly active in retiring, demoting or firing anyone who is suspected to be part of this group. Well, not anyone, as that would eliminate a third or more of the ruling class, including many people in the secret police and technical organizations with critical skills. China is expected to support new international sanctions against North Korea. In the past China has not enforced these sanctions. The new ones would be directed at more individual North Koreans, making the sanctions rather more personal.

 

In the north the big crackdown on illegal cell phone use near the Chinese border has failed. People found ways to defeat the imported cell phone signal detectors (by using an earpiece and walk around or cycle in a crowded areas). Those who are caught find the special secret police personnel brought in for this duty are willing to take a bribe most of the time. So information continues to get in from China and the world. News of Chinese threats over the nuclear tests are causing great unease in the north.

 

China sent some mobile radiation monitoring teams to the area near its North Korean border to check for any radiation from the recent North Korean underground nuclear test. China already has 25 permanent automated radiation monitoring stations along the border and they showed no increase in radiation.

 

February 12, 2013: North Korea, as expected, conducted its third nuclear weapons test. This one appears to be seven kilotons and a complete detonation. The last nuclear test was a five kiloton weapon in 2009 and the first one was three years before that. Western intelligence believed that the original North Korean nuclear weapon design was flawed, as the first test was only a fraction of what it should have been (less than a kiloton equivalent in high explosives), and is called in the trade, a "fizzle." The second test was a complete detonation and apparently a much modified version of the original design. Thus North Korea needed more tests to perfect their bomb design and is still years away from a useful nuclear weapon even though the second bomb appeared to be more effective. The third test was considered overdue and that may have been because more time was spent designing and building a smaller device that could fit into a missile warhead. U.S. intelligence agencies have collected air samples (as have most other neighboring countries) from the test which can tell much about the design of the bomb. Results of that analysis may take a week or more to appear.

 

February 7, 2013: A North Korean propaganda, showing the north using nuclear weapons against the United States, was removed from YouTube because of copyright infringement. The video shows the aftermath of a nuclear strike in what appeared to be an American city. This was a video clip taken from a recent computer game (Call of Duty: Modern Warfare 3) and the publisher had the video removed for that violation.

 

January 31, 2013: Google announced more data for its recently announced map of North Korea for Google Maps. North Korea does not release maps, as they are considered military secrets. The Google Maps data was acquired using crowdsourcing and services like Google Earth that constantly produces vast quantities of new data. The new North Korean map shows locations of roads, prison camps and military bases that North Korea had long considered secret information (a common practice in communist dictatorships).

 

January 30, 2013: South Korea used a locally made rocket to launch its first satellite. In December North Korea launched a satellite, which has been silent since it went up. The South Korean satellite is working perfectly.

 

North Korea ordered an increased state of military readiness in response to the latest UN sanctions. Movement across the country has been restricted and reservists have been called up. All this is theater to distract people from the fact that they are hungry and there isn’t much heat or electricity. The movement restrictions make it more difficult to move food and fuel to areas where it is most needed.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories