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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:53

A Danjean

 

 18 janvier 2013 Par Frédéric Rivière - RFI

 

« (…) Oui je pense que l’intervention au Mali a fourni aux islamistes un prétexte pour mettre cette action en œuvre en Algérie. Je pense que c’est à peu près clair. C’est un calcul d’opportunité, puisque ce sont des groupes terroristes et comme cela est dit, ils ont besoin de publicité, ils ont besoin d’actions spectaculaires, surtout dans une période de recomposition de ces groupes. »

 

Quelques jours près la prise d’otages en Algérie, qui a eu lieu le 16 janvier, une question se pose. Est-ce que le rapport entre cette prise d’otages et l’intervention française au Mali, paraît établi de manière indiscutable ? Arnaud Danjean, le président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, est l’invité de Frédéric Rivière. Il répond à ses questions.

 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:53

A330 Belgium AF

 

18/01/13 par Maxime de Valensart - 7sur7.be (belga.be)

 

La Belgique souhaite que l'opération militaire de la France au Mali redevienne "le plus vite possible" "une opération internationale", a déclaré vendredi son chef de la diplomatie, Didier Reynders, mais en s'abstenant de proposer des combattants belges.

 

"Le souhait c'est que le plus vite possible l'opération redevienne une opération internationale", a déclaré M. Reynders sur la radio Europe 1, en se défendant d'une inaction de la Belgique.

 

"Nous avons immédiatement apporté notre soutien à la France, il y a 75 militaires belges qui sont déjà partis, nous avons donné un support logistique avec des avions de transport", un hélicoptère et une aide médicale, "et donc nous avons des soldats sur place qui seront y compris au Mali mais qui ne seront pas des forces combattantes", a-t-il dit.

 

"Je reconnais, c'est évident, que l'opération qui est en cours au Mali démontre à nouveau les retards pris dans la construction d'une Europe de la Défense. On a vraiment un problème de mobilisation de moyens en Europe quand des évènements importants se produisent", a poursuivi le ministre belge.

 

"En défense, l'Europe doit accélérer"

 

L'Europe "progresse très lentement en politique étrangère et en défense, on doit accélérer", a conclu Didier Reynders en considérant qu'au Sahel, il s'agit d'un "combat international où l'Europe doit s'engager très fortement".

 

Depuis son entrée en guerre au Mali il y a une semaine contre des groupes islamistes, la France est le seul pays occidental à recourir à des avions-bombardiers et à des troupes dotées de blindés. Plusieurs pays lui apportent une aide logistique qui reste très limitée. Jeudi, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a souhaité à Bruxelles qu'un "maximum de soutien" soit apporté à la France dans son engagement militaire.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:35

Y-20

 

January 18, 2013: Strategy Page

 

Photos from China confirm rumors that the air force there has been developing an air transport similar to the American C-17. The new Chinese aircraft is called the Y-20 and appears to have a max weight of 220 tons and a max payload of 80 tons. In most other respects it appears very similar to the C-17. The Y-20 will likely include many characteristics of the 195 ton Il-76, a Russian heavy transport that can carry up to 50 tons and that the Chinese have been using for decades. The two Y-20 prototypes have been undergoing ground taxi tests, which usually happens within months, or up to a year before the first flight.

 

The C-17 entered service 17 years ago and each one has a useful life of 30,000 flight hours. The 290 ton C-17 can carry up to 100 tons (including one M-1 tank) anywhere in the world because of in-air refueling. The C-17 costs about $250 million each. Britain, with eight, is the largest foreign user of the C-17. Australia and the UAE each have six while Canada and Qatar each have four. India has ordered ten. The U.S. Air Force operates 203. China does not need that many Y-20s, but it does want to get away from depending on Russia for heavy transports. Dealing with Russia can be difficult.

 

Last year China revived, in part, a 2005 deal to buy Il-76 transports from Russia. The new arrangement only involved China buying ten refurbished Il-76s. Back in 2005, China placed a $1.5 billion order for 38 Il-76 transport planes and Il-78s (tanker versions of the Il-76). A year later China cancelled the deal when Russia tried to up the price 27 percent. China went looking elsewhere, including urging its domestic aircraft manufacturers to come up with something. That process eventually led to the Y-20, but in the meantime China needs some more jet powered military transports.

 

Similar to the older American C-141, the Il-76 was originally only manufactured in Uzbekistan. That's because one of the Russian aircraft plants moved east during the German invasion of 1941, and ended up in Central Asia, a part of the Soviet Union that became independent Uzbekistan in 1991. Over the last decade Russia has been moving Il-76 production from Uzbekistan to Russia.

 

Over 900 Il-76s were manufactured over the last thirty years, most by what is now the Chkalov Tashkent Aircraft Production Company in Uzbekistan. Nearly a hundred Il-76s were exported, so far, mainly to Cuba, Iraq, China, India, Libya, and Syria. However, until the 2005 Chinese order came along, Chkalov was surviving by manufacturing wings and other components for the An-124, An-70, and An-225 transports. In addition, it made replacement parts for the Il-76 and Il-114 aircraft.

 

Russian commercial aircraft survived during the Cold War partly because they had a captive market (the former Soviet Union, the East European nations the Soviets dominated) and were attractive to a few other nations looking for cheap, often free, and rugged aircraft. While many old Soviet transports still serve on in secondary markets, these designs are no longer competitive. Western models, while more expensive, are cheaper and easier to operate. The old Soviet era aviation firms have tried hard to compete, but that competition will eventually kill off most of the Soviet era producers, leaving only a few who managed to catch up with the rest of the world or found a specialized niche.

 

China is no longer interested in buying 38 Il-76/78s but is willing to work with Russia in developing a Chinese replacement for the Il-76. That’s the Y-20 which is using Russian engines and much more Russian aviation technology as well.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:26

Opération Serval

 

17 janvier 2013 liberation.fr

 

L'intervention militaire française au Mali pèsera lourdement sur le budget des opérations extérieures des armées (Opex) et révèle déjà des insuffisances en matière de transports, un domaine pour lequel la France est contrainte de faire appel à ses alliés.

 

Combien ça coûte ? "Je ne peux pas l'évaluer encore. Tout cela sera public, évidemment" : une semaine après le début des opérations, Jean-Yves Le Drian, doit déjà répondre aux interrogations sur leur coût financier. D'autant que le ministre de la Défense a prévenu que l'engagement "sera long".

 

Concrètement, les crédits dédiés aux Opérations extérieures (Opex) pour 2013 s'élèvent à 630 millions d'euros. En baisse d'environ 90 millions par rapport à 2012, en raison du retrait français d'Afghanistan. Mais les économies escomptées du retrait afghan devraient être effacées par l'opération au Mali.

 

"C'est une opération qui durera au minimum une bonne partie de 2013, sinon toute l'année 2013. Ca ne tiendra pas dans le budget", estime Axel Poniatowski, ancien président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

En 2011, année des opérations en Libye, le coût des Opex avait atteint 1,2 milliard d'euros. Il s'agissait alors d'une opération aéronavale très différente de l'intervention au Mali, avec une campagne aérienne de huit mois et le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.

 

"Ca n'aura pas d'incidence sur le budget de la défense", souligne pour sa part Jean-Louis Carrère, le président PS de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

 

Quand le budget Opex est dépassé, le gouvernement abonde habituellement les crédits, pour ne pas plomber le budget défense.

 

Drones en bout de course

 

Le coût des opérations au Mali dépendra en premier lieu de leur durée. Mais les premiers jours du conflit ont confirmé certaines insuffisances des armées, notamment en moyens de transport et de ravitaillement.

 

Paris a dû demander l'aide de ses partenaires pour acheminer du matériel. La Grande-Bretagne, le Danemark, la Belgique ou le Canada, ont accepté de fournir des avions de transport et les Etats-Unis devraient également participer.

 

Autres conséquences financières, les opérations extérieures précipitent l'usure du matériel, en particulier dans des zones éprouvantes comme le Sahel.

 

le-c130-credit-dga-comm-olivier-guerin

 

Les Transall utilisés pour acheminer les troupes sont à bout de souffle et les deux drones Harfang de l'armée de l'air en bout de course après trois ans de service et 5.000 heures de vol en Afghanistan.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

"Les militaires disent que les équipements français qui sont déployés permettent à peu près d'assurer une opération comme celle-ci, mais qu'on est vraiment très limite", souligne Axel Poniatowski.

 

Autant d'inquiétudes qui viendront alimenter le débat sur le nouveau Livre blanc de la défense, qui devra s'attacher à faire coller les nouvelles priorités stratégiques aux capacités budgétaires de la France.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/120115-operation-serval-point-de-situation-du-15-janvier-2012/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1/2137800-2-fre-FR/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1.jpg

 

L'opération au Mali peut également servir de vitrine de la haute technologie française, notamment des avions Rafale, engagés dès les premiers jours. L'Inde, qui selon des sources proches des discussions pourrait en commander jusqu'à 189 à Dassault Aviation, avait annoncé son choix après que l'avion de combat français ait fait ses preuves lors de la guerre en Libye.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

La-fregate-Normandie-en-achevement-a-flot-sur-le-site-DC.JPG

La frégate Normandie en achèvement à flot sur le site

DCNS de Lorient crédits : DCNS

 

17/01/2013 Mer et Marine

 

A quelques mois de sa première navigation, la Normandie, troisième frégate multi-missions (FREMM) et seconde unité de ce type réalisée pour la Marine nationale, prend sa forme définitive. Après sa mise à flot le 18 octobre sur le site DCNS de Lorient, le bâtiment a reçu il y a quelques semaines sa mâture. En achèvement à quai, la Normandie doit débuter ses essais en mer au second semestre 2013, en vue d’une admission au service actif l’année suivante au sein de la flotte française. Elle y rejoindra l’Aquitaine, que DCNS a livrée en décembre à la marine et qui va débuter son premier déploiement de longue durée de la cadre de la phase de vérification des capacités militaires, préalable à son admission au service actif, prévue fin 2013.

 

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates sont conçues pour mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière Scalp Naval (MdCN), 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, deux canons télé-opérés de 20mm, des mitrailleuses, des torpilles MU90 et un hélicoptère NH90 (Caïman Marine).

 

En tout 9 FREMM ont été commandées pour les besoins de la Marine nationale. Deux autres bâtiments supplémentaires s’y ajouteront, cette version dérivée, appelée FREDA, étant optimisée pour la défense aérienne. Une FREMM a, par ailleurs, été commandée par le Maroc. Il s'agit du futur Mohammed VI, seconde frégate de la série dans le planning de DCNS, entre l'Aquitaine et la Normandie.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:35

Chinese J-10a Fighter photo Retxham

 

Jan 17, 2013 Pacific Sentinel

 

US aircraft were shadowed by Chinese fighters in airspace near the border between China and Japan on Jan. 10, reports the Global Times, a nationalist Chinese tabloid.
 
A US Navy P-3C patrol plane based at Misawa Air Base and a US Air Force C-130 cargo plane based at Yokota Air Base were tailed by Chinese J-7 and J-10 fighters last week. When both American aircraft reached the air border between China and Japan on Jan. 10, Chinese fighters were scrambled to intercept them, according to Tokyo's Sankei Shimbun newspaper. The report said the PLA Air Force's move was an apparent overreaction to movement of aircraft taking off from Japanese bases.
 
Read the full story at Want China Times
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:45

RAF C17

 

January 16th, 2013 By UK Ministry of Defence - defencetalk.com

 

Following the Prime Minister’s announcement that the UK will provide logistical military assistance in support of French military operations in Mali, a second Royal Air Force C-17 strategic transport aircraft has arrived in France.

 

At Evreux Airbase near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital Bamako. French forces are assisting the Malian Government to contain rebel and extremist groups in the North of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell said:

 

“We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

“We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

“I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.”

 

This view was echoed by Flight Lieutenant David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron:

 

“There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

“The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.”

 

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the World for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:45

http://www.blogs.mod.uk/.a/6a00d83505ce1d53ef017ee773e02b970d-800wi

 

16 January 2013 UK MoD

 

A French Véhicule de l'Avant Blindé or 'Armoured Vanguard Vehicle' is unloaded from an RAF C-17 at Bamako Airport, Mali, in support of Operation Newcombe. Two C-17 aircraft first flew from RAF Brize Norton to the French air base of Évreux-Fauville near Paris to assist the French military with the movement of equipment to Mali in West Africa. Click here to read more. [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:12

zone sahélo-saharienne par el-annabi

 

16.01.2013 Le Monde.fr avec AFP

 

La France a déclaré la "guerre contre le terrorisme", en lançant vendredi 11 janvier une intervention armée au Mali. La décision d'intervenir a été prise à la suite d'une offensive coordonnée des islamistes armés alliés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sur Konna, verrou entre le nord et le sud malien. Le nord du Mali, région en majorité désertique, est depuis fin juin sous contrôle total de ces groupes armés, qui prônent une application rigoriste de la charia (loi islamique) au nom de laquelle ils commettent diverses exactions. Ils avaient profité d'un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré, le 22 mars, pour conquérir la région et évincer leurs ex-alliés du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg). La guerre est désormais engagée contre un ennemi hétéroclite, composé de plusieurs groupes aux intérêts mouvants.

 

 UNE COALITION DE GROUPES ISLAMISTES

 

Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), émanation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, est un groupe se réclamant d'Al-Qaida, qui a fait allégeance à son fondateur Oussama Ben Laden en 2006 et opère dans une grande partie du Sahel. Il dispose de bases dans le Nord malien depuis 2007, d'où il mène régulièrement des attaques et enlèvements d'Occidentaux dans plusieurs pays du Sahel, dont notamment la prise d'otages à Arlit, au Niger, en 2010. AQMI est dirigée par des Algériens, dont Abdelhamid Abou Zeid, qui réside à Tombouctou, devenu fief de l'organisation. En octobre 2012, le chef d'AQMI, basé en Algérie, Abdelmalek Droukdel dit Abou Moussaab Abdelouadoud, a nommé Yahya Abou El Hamame "émir (chef) du Sahara et du Sahel" et destitué Mokhtar Belmokhtar, surnommé "Le Borgne", de la katiba qu'il dirigeait dans le nord du Mali.

 

Ansar Eddine ("défenseur de l'islam"), est un groupe islamiste touareg basé au nord du Mali, qui souhaite imposer la charia par la lutte armée. Il aurait été créé par un ancien militaire et une figure des rébellions touareg des années 1990, Iyad ag Ghaly. Le groupe est renforcé par des combattants qui étaient membres actifs de la branche maghrébine d'Al-Qaida. Son fief est Kidal et sa région. "Ansar Dine comporte une branche modérée et une aile radicale incarnée par Iyad ag Ghaly", estime l'universitaire Pierre Boilley, spécialiste des mouvements touareg.

 

Le Mouvement unicité et djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), longtemps présenté comme une dissidence d'AQMI, est devenu l'un des maîtres du nord du Mali. Il est composé essentiellement de Mauritaniens et de Maliens. Il est apparu au grand jour en décembre 2011 et s'est illustré par des prises d'otages. Il a revendiqué des enlèvements au Mali, mais aussi en Algérie, où il a revendiqué des attentats contre des forces algériennes. Fondé par le Mauritanien Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abou Ghoum-Ghoum, le Mujao s'est rendu maître de Gao en évinçant le Mouvement national de libération de l'Azawad — MNLA, fin juin, à l'issue de violents combats. Le mouvement a été inscrit sur l'une des listes d'organisations terroristes par le département d'Etat américain, le 7 décembre.

 

"UN ENNEMI INSAISISSABLE"

 

Le spécialiste des mouvements touareg, Pierre Boilley, confiait au Monde dans son édition du 16 janvier que "les troupes islamistes ne sont pas toutes des salafistes acharnés. Il existe différents courants mais ils restent minoritaires. Par ailleurs, beaucoup de combattants ont rejoint ces rangs pour des raisons financières. AQMI a de l'argent grâce aux otages, les caisses d'Ansar Eddine sont en partie remplies par Alger et le Mujao reçoit des fonds manifestement par l'intermédiaire du Croissant-Rouge qatari et des réseaux saoudiens. La fidélité des soldats islamistes n'est pas que religieuse et peut donc vite s'évanouir".

 

Les chercheurs s'accordent à dire que ces groupes sont loin d'être homogènes et d'avoir les mêmes agendas. "Il y a de vrais jihadistes, des touareg indépendantistes qui luttent depuis la fin des années 1970 contre l'Etat central, des trafiquants de drogue et d'armes, beaucoup de jeunes qui n'ont pas de perspectives d'emploi, des groupes qui remettent en cause les chefferies traditionnelles maliennes...", énumère Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement — IRD. "Parmi cet agglomérat, tous ne sont pas forcément terroristes et leur fantasme n'est pas nécessairement d'instaurer la charia au Mali. Ils ont des intérêts divers", souligne-t-il. "Au sein même de ces groupes, les alliances sont fragiles. Tout ça est très mouvant et très fragile, et constitue un ennemi extrêmement difficile et insaisissable", selon M. Moisseron.

 

 ENTRE 2 000 ET 3 000 COMBATTANTS

 

Le nombre de combattants reste très imprécis, les chiffres les plus communément admis étant d'environ un millier de djihadistes aguerris et 5 000 à 6 000 combattants au total, comprenant supplétifs et récentes recrues. Selon l'envoyé spécial du Monde au Mali, Jean-Philippe Rémy, "les différents groupes, même écornés par les premières frappes, compteraient 2 000 à 3 000 hommes". Un responsable politique lui a précédemment confié que les groupes armés disposeraient de 150 à 200 pick-up.

 

 DES ARMES LÉGÈRES D'INFANTERIE

 

Les combattants islamistes du nord du Mali disposent surtout d'armes légères d'infanterie, provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics et de rançons d'otages. Selon Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les djihadistes disposent de fusils d'assaut kalachnikov, de fusils de précision, de mitrailleuses légères de 7,62 mm et de mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,45 mm. Ces dernières peuvent être montées sur la plate-forme des pick-up tout comme les bi-tubes antiaériens de 14,5 mm ou de 23 mm (ZSU de conception soviétique) qui portent jusqu'a 2 500 mètres. Ces armes, conçues pour tirer sur des avions ou des hélicoptères volant à basse altitude, sont utilisées par les combattants du désert en tir tendu contre d'autres véhicules terrestres, explique-t-il.

 

Les combattants détiennent probablement aussi quelques obusiers de 105 mm et quelques missiles sol-air SAM7. Eric Denécé assure que ces missiles ne représentent pas une "menace significative" en raison des conditions drastiques de conservation et de maintenance indispensables pour leur fonctionnement. Un ex-responsable d'un service de renseignements français s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ajoute que les islamistes ont sans doute quelques Milan (missile antichar filoguidé, de fabrication française vendu par la France à Kadhafi).

 

Les islamistes se sont procuré leurs armes, selon Eric Denécé, lors d'opérations militaires contre les armées algérienne ou mauritanienne et dans les arsenaux de l'ex-armée libyenne du colonel Kadhafi. Il ajoute qu'ils disposent également d'armes livrées en 2011 par la France aux rebelles libyens du Djebel Néfoussa à la frontière tunisienne. Selon l'ancien responsable du renseignement, le marché international clandestin constitue également une source d'approvisionnement.

 

 "UNE COORDINATION RAPIDE, EFFICACE"

 

Jean-Philippe Rémy rapportait dimanche 12 janvier, que les trois groupes armés "ont, en un temps record, opéré une concentration de forces. (...) Première constatation : la coordination entre ces trois groupes a été rapide, efficace." Selon notre journaliste, "dans les mois écoulés, les combattants de la coalition réunie autour d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont eu le temps pour penser et préparer une guerre de mouvement et d'esquive, sur un terrain immense et peu peuplé qui s'y prête". Les dépôts d'armes ont été enterrés et les stocks d'armes disséminés dans des zones reculées. L'intervention française soudaine, note notre envoyé spécial, "ne perturbe pas, à ce stade, la stratégie que de nombreux observateurs prêtaient à AQMI et ses alliés : ne tenir aucune position, apparaître et disparaître, profiter du relief, et frapper par surprise sur un territoire difficile à surveiller".

 

Ils étaient regroupés, jusqu'à dimanche, "le long d'un axe Bambara-Maoundé Douentza, soit au sud de Tombouctou". Les combattants d'AQMI, tout comme leur chef Abou Zeid, ont disparu de la ville et sont partis au front. Lundi 14 janvier, précise Jean-Philippe Rémy, "les groupes armés islamistes ont évacué trois villes du nord du Mali, opérant ce que le porte-parole d'Ansar Eddine, Sanda ould Boumama, qualifie de 'retrait tactique'". Douentza, Tombouctou et Gao ont été vidées de leurs habitants dans la journée. Un connaisseur du milieu insurrectionnel islamiste, à Bamako, a confié à notre envoyé spécial que "ces frappes cassent la chaîne de communication. Mais il est loin d'être garanti que cela suffise. Ils bénéficient de nombreux relais pour s'approvisionner. Ce terrain, c'est le leur. Leurs troupes sont en grande partie composées de gens de cette région". Une grande partie de leur dispositif est désormais en mouvement. 

 

Lire aussi (en édition abonnés) : 

 

"La guerre d'évitement des djihadistes au Mali" 

 

"Au Mali, les islamistes passent à l'offensive"

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:35

asia-pacific source harvard.edu

 

16 janvier Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS - affaires-strategiques.info

 

En matière de dépenses militaires en Asie, c’est généralement la Chine qui frappe les esprits. Mais en ce début d’année, c’est le Japon qui surprend. L’exécutif japonais affiche sa volonté d’accroître, pour la première fois depuis 11 ans, le budget de la défense de l’Archipel. Le ministère de la Défense japonais a indiqué mercredi 9 janvier qu’il souhaitait bénéficier d’une rallonge budgétaire de 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) pour moderniser quatre avions-chasseurs F15, acheter des nouveaux systèmes antimissiles PAC-3 et des hélicoptères, dans le cadre d’un plan de relance économique préparé par le gouvernement. Devrait s’y ajouter une trentaine de milliards de yens (25 millions d’euros) supplémentaires pour l’année en cours, non inclue dans le train de mesures économiques spéciales.

 

Plus précisément, le grand quotidien Yomiuri Shimbun(1) , indique mercredi 9 janvier que cette hausse répond à plusieurs objectifs :
- assurer le paiement des coûts du carburant et de maintenance pour les avions d’alerte précoce et de de contrôle ;
- permettre la recherche sur la technologie radar capable de détecter des petits avions à longue distance.
- permettre les préparatifs pour l’introduction de l’avion de transport MV-22 Osprey de l’armée américaine. Cet avion à décollage vertical peut voler plus loin et plus vite que les hélicoptères actuels du Japon, permettant à ses troupes d’atteindre plus facilement les îles japonaises lointaines.
 

L’annonce par le ministère de la Défense japonais est intervenue au lendemain de l’annonce par le Parti Libéral Démocrate (PLD) au pouvoir depuis le 26 décembre sous la direction du premier ministre, Shinzo Abe, que le Japon devrait augmenter ses dépenses militaires pour l’année budgétaire 2013-2014 qui commence au 1er avril.
 

Avec cette rallonge, le budget de la défense devrait atteindre autour de 4 700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros. La demande du ministère de la Défense doit encore être approuvée par celui des finances avant d’être incluse dans le paquet de relance de plus de 110 milliards d’euros pour l’année courant jusqu’au 31 mars. Le tout doit être annoncé prochainement par le gouvernement de Shinzo Abe. Le PDL et son allié clé, le parti Nouveau Komeito, ont remporté 325 sièges (sur 480) à la Chambre basse lors des élections générales le 16 décembre dernier, ce qui signifie que le parti au pouvoir pourrait faire passer ses projets budgétaires à la Diète même s’ils se voyaient opposer un veto à la Chambre haute.

Hausse modeste du budget

Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240 % de PIB. La hausse est certes modeste par rapport à celle que connaît le budget de la défense chinois habitué aux taux de croissance à deux chiffres. Néanmoins, elle marque un tournant dans la politique de défense japonaise. Sur l’exercice budgétaire en cours, qui s’achève en mars, le budget de la défense a subi une dixième année de baisse consécutive à 4.650 milliards de yens (40 milliards d’euros environ). Fin octobre dernier, le gouvernement de Yoshihiko Noda avait toutefois débloqué des crédits supplémentaires de 17 milliards de yens (170 millions d’euros à l’époque) en faveur des garde-côtes pour, selon l’agence de presse Kyodo, se procurer quatre patrouilleurs de 1.000 tonnes, trois autres de 30 mètres de long et trois hélicoptères capables de voler par gros temps. De son côté, fin décembre, la Chine a ajouté deux destroyers et neuf autres navires de guerre à sa flotte de surveillance maritime.
 

La hausse est symbolique de la volonté des nouveaux dirigeants nippons d’affirmer la position régionale du Japon, surtout en période de tension avec le grand voisin chinois ainsi, quoiqu’à un degré moindre, avec la Corée du Sud. « Nous avons besoin d’améliorer nos équipements à un moment où l’environnement sécuritaire du Japon est devenu plus dur : la Corée du Nord a procédé à deux lancements tests de missiles l’année dernière, et les tensions avec la Chine se poursuivent. », en raison d’un conflit territorial en mer de Chine orientale, a précisé mercredi à l’AFP un responsable du ministère de la Défense.
 

Les relations sino-japonaises sont exécrables depuis quatre mois à cause d’un conflit territorial en mer de Chine orientale. Pékin clame vigoureusement sa souveraineté sur les îles Diaoyu, tandis que Tokyo, qui les administre sous le nom de Senkaku, n’entend pas en céder un pouce. Pékin envoie régulièrement des navires patrouiller dans les eaux territoriales de cet archipel inhabité à 200 km au Nord-Est des côtes de Taïwan et 400 km à l’ouest de l’île d’Okinawa (Sud du Japon), en mer de Chine orientale. Lundi 7 janvier, 4 navires de surveillance maritime chinois sont entrés dans les eaux territoriales japonaises. La Chine a même envoyé fin décembre un appareil survoler l’archipel, ce qui a provoqué le décollage immédiat de chasseurs nippons. Outre sa position hautement stratégique, l’archipel recèlerait d’hydrocarbures dans ses fonds marins. Suite à la dernière incursion maritime lundi, Tokyo a convoqué mardi l’ambassadeur chinois en poste au Japon.

Réarmement ou remilitarisation ?

Cette hausse du budget japonais est une traduction de l’engagement et de la volonté du premier ministre, Shinzo Abe, de renforcer la défense de son pays. Le budget militaire japonais est déjà le 6e de la planète. Le Japon a une des armées les plus grandes et les plus avancées en Asie, mais il a maintenu jusqu’à présent un profil bas pour éviter de remuer des souvenirs des exactions commises par l’empire japonais au XXe siècle, notamment en Chine et en Corée.
 

Aussi cette évolution nouvelle questionne. Assiste-t-on à un réarmement du Japon, voire à une remilitarisation de l’Archipel nippon ?
 

Le réarmement est en réalité à l’œuvre depuis de nombreuses années comme le montrent l’acquisition récente programmée sur plusieurs années de 42 avions de chasse américains furtifs F-35(2) à plus de 100 millions de dollars l’unité, l’augmentation – prévue par le pouvoir précédent - du nombre de sous-marins passant de 16 à 22(3) ou encore l’acquisition de destroyers porte-hélicoptères aux dimensions de porte-avions(4) . A cela s’ajoutent la volonté d’acheter des drones d’observation américains Global Hawk comme le rapporte la revue Jane’s defence weekly, le 2 janvier, afin de renforcer la surveillance des eaux territoriales japonaises. Ils pourraient être introduits pour cette mission autour des Senkaku d’ici à 2015(5) . De leur côté, les Chinois ont d’ailleurs aussi des programmes de développement de drones et pourraient « construire 11 bases de lancement de drones le long des côtes d’ici à 2015 ». Une course aux drones est lancée entre les deux pays...
 

Par ailleurs, d’après le quotidien Yomiuri, le 8 janvier, le programme quinquennal d’acquisitions de matériels militaires sera revu d’ici à la fin de l’année 2013. Ces évolutions ont fait s’envoler les actions de groupes industriels japonais d’aéronautique et armement mercredi 9 janvier à la Bourse de Tokyo. L’action de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a gagné 4,98% à 442 yens, et celle de IHI 6,49% à 246 yens. MHI fabrique sous licence les avions F-15 et systèmes PAC-3 pour lesquels IHI fournit des moteurs.
 

A cette modernisation des moyens et équipements s’ajoute l’évolution de la doctrine de défense. Celle-ci devrait aussi être modifiée assez rapidement. Le Japon reverra sa politique de défense d’ici à la fin de l’année, écrit aussi mardi 8 janvier le Yomiuri. L’actuel Livre blanc de la défense japonaise remonte à deux ans. Adopté pour une période de dix ans par le Parti démocrate alors au pouvoir, il prône des réductions dans le budget de la défense et dans les effectifs de l’armée de terre dont les effectifs devaient diminuer de 1 000 hommes à 154 000.
 

Cette politique de défense a été critiquée par Shinzo Abe, qui a ramené le Parti libéral démocrate au pouvoir à la faveur des législatives du 16 décembre dernier. Le premier ministre défend, lui, une augmentation des dépenses militaires et des effectifs des forces japonaises. Il milite également pour une révision de la Constitution pacifiste du Japon, en vigueur depuis 1947.
 

Remilitarisation du Japon donc ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer tant la population reste profondément attachée au pacifisme. Il convient plutôt de parler d’une réaffirmation de la place du Japon sur la scène internationale et régionale. D’ailleurs, selon le site The Diplomat(6) , le Japon envisage aussi maintenant plusieurs scénarios de guerre avec la Chine, notamment autour des îles Senkaku mais aussi sur Taïwan si l’île venait à être attaquée par Pékin.
 

Ces évolutions sont sources de nouvelles tensions et d’autant plus inquiétantes que, selon une étude publiée en octobre dernier par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, les dépenses de défense dans les pays d’Asie qui y consacrent le plus gros budget - Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Taïwan - ont pratiquement doublé en dix ans, quadruplant en Chine. Le total des budgets militaires de ces cinq pays a atteint 224 milliards de dollars en 2011, estimait le CSIS.
 

La course aux armements en Asie n’est donc pas prête de s’arrêter, alors qu’au Nord de l’Archipel nippon la Russie modernise ses forces, et notamment la flotte du Pacifique et que le budget de la défense japonaise ne représente que 1 % du PIB et a donc de la marge pour éventuellement s’accroître...
 

(1) http://www.yomiuri.co.jp/dy/nationa...
(2) http://www.defenseindustrydaily.com...
(3) http://www.affaires-strategiques.in...
(4) http://www.affaires-strategiques.in...
(5) http://www.guardian.co.uk/world/201...

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:50

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6087/s300_DMB_on_Tornado_Copyright_MBDA.jpg

Computer-generated image of Dual Mode Seeker

Brimstone missiles fitted to an aircraft

 

16 January 2013 Ministry of Defence / Defence Equipment and Support

 

A new £14 million contract will deliver hundreds of precision attack weapons to the RAF.

 

Brimstone missiles are carried by RAF Tornado aircraft in Afghanistan and were also used on operations over Libya. Defence Equipment Minister Philip Dunne agreed the contract and has just returned from a visit to Helmand where he met RAF personnel who use the weapon.

 

This contract with MBDA will increase UK stocks by replenishing weapons used so effectively in Afghanistan and Libya.

Manufactured and assembled at MBDA facilities in Henlow, Bedfordshire, and Lostock, Bolton, the Dual Mode Seeker Brimstone missile is used by RAF crews to engage moving or static targets during the day or at night with pinpoint accuracy. The weapon’s precision guidance capability means that the pilot is able to engage fleeting targets with extreme accuracy.

 

During his visit to Afghanistan, Mr Dunne met with British personnel working for Joint Force Support, based in Camp Bastion, who are responsible for co-ordinating air operations in Helmand.

Dual Mode Seeker Brimstone missiles fitted to a Royal Air Force Tornado GR4 aircraft Dual Mode Seeker Brimstone missiles fitted to a Royal Air Force Tornado GR4 aircraft [Picture: Copyright MBDA Systems]

After meeting with the RAF and discussing their operations, Mr Dunne said:

Brimstone is an extremely effective and reliable weapons system for RAF crews and ISAF commanders. This investment to replenish supplies used in Afghanistan and in Libya will ensure this capability continues to be available whilst also giving a boost to the UK defence industry.

Wing Commander Andy Turk led the initial Tornado operations over Libya and is now Officer Commanding IX (Bomber) Squadron, currently deployed in Afghanistan. He said:

Brimstone is being used to great effect by the RAF’s Tornado Force in Afghanistan and was also invaluable during the successful air campaign in Libya. It is very popular with our air crews because of its flexibility, accuracy and reliability - they have real confidence that the weapon will deliver the effects required.

 

Brimstone has become a vital part of our modern and sophisticated arsenal of precision strike weapons.

Computer-generated image of a Dual Mode Seeker Brimstone missile
Computer-generated image of a Dual Mode Seeker Brimstone missile [Picture: Copyright MBDA Systems]

The contract for more Brimstone missiles comes just weeks after plans were announced to buy more Paveway IV bombs as part of a £60 million contract, securing 450 jobs at Raytheon UK.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:45

ERC 90 Sagaie credits-sirpa-terre

 

January 16, 2013 By Matthias Gebauer - spiegel.de

 

Initially, the French intervention in Mali looked as though it would be over quickly. But President Hollande has vowed to drive out Islamist extremists and establish democracy in the country. As in Afghanistan, the operation could take much longer than expected.

 

When French President François Hollande addressed the press in Dubai on Tuesday evening, it was impossible not to think of Afghanistan. Relying on the strong rhetoric he has used so often in the past few days, Hollande struck a belligerent tone. And then, in a single sentence, he defined the aims of the operation France launched in Mali last Friday: "We have one goal. To ensure that when we leave, when we end our intervention, Mali is safe, has legitimate authorities, an electoral process and there are no more terrorists threatening its territory."

 

Just as the international community did at the beginning of the Afghanistan intervention, Hollande has set the bar high. To be sure, the comparisons between the current crisis in Mali and the situation in Afghanistan on Sept. 11, 2001 are far from perfect. Still, the goals the French president has set for Mali are just as distant as those established by Washington when it launched the war in the wake of the devastating al-Qaida terror attacks in the US. And in Afghanistan, 12 years after that mission began, very few of those original goals have been met.

 

Hollande's statement made it clear that the French operation is not merely a brief intervention to stop the Islamist advance from northern Mali toward the capital in the south. Rather, Paris is looking for support from Africa, Europe, the US and elsewhere for an operation aimed at freeing northern Mali from the yoke of Islamist extremism and establishing long-term stability in the country.

 

Those who join him must be prepared for a long and difficult war.

 

The transportation of men and matériel are difficult enough. So far, the French have some 750 soldiers in Mali. A third of them are stationed directly on the border of the region under Islamist control, with additional units still in the capital, Bamako, preparing to head to the front.

 

More on the Way

 

Reinforcements are expected in the coming days. On Tuesday, French Defense Minister Jean-Yves Le Drian confirmed reports that Paris was planning to send a total of 2,500 troops. Armored vehicles and other heavy equipment are also on the way, and the French news agency AFP reported that French forces now heading north included some 30 armored personnel carriers.

 

The force's size demonstrates France's determination to take the leadership role in what it hopes will become an international force to retake northern Mali. Countries belonging to the African alliance ECOWAS have promised to send up to 3,300 troops to support the French effort. So far, however, none have arrived in the country. France has said the ECOWAS forces are expected "in a few days." But a lack of transport planes and adequate equipment may delay their arrival.

 

Despite the regional support -- and France's clear military advantages, demonstrated in recent days with targeted airstrikes and small special forces assaults on Islamist positions -- the mission remains a dangerous one. "If you start a mission with lofty goals and moral claims, it is difficult to quickly withdraw later," says one veteran NATO diplomat with experience in Afghanistan. Indeed, despite widespread popular support at home, the leadership mantle that France has donned could ultimately become a political boomerang.

 

And there are plenty of open questions. ECOWAS has been promising to send troops to Mali for months, but nothing has happened. Even if the French operation speeds their arrival, it is unknown how effective the soldiers from Senegal, Burkina Faso and Niger, among other countries, actually are. In Mali itself, there is also concern about the arrival of troops from neighboring countries -- partly out of pride, but also out of fear of their presumed aggression.

 

Democracy?

 

Likewise, there is still no clear strategy for how to fight the Islamists. Intelligence officials have estimated that they have some 2,000 fighters who are extremely mobile and have excellent local knowledge of Timbuktu, Gao, Kidal and other towns and cities in northern Mali, which they were able to quickly overrun in the spring. It seems likely that they would pursue a strategy similar to the one the Taliban used in Afghanistan: first fleeing the international force to neighboring countries and then waging a guerrilla war from there.

 

The political situation in Mali is also a complicated one. An interim government has held power in the country since a military coup d'état last March. In recent days, government leaders have promised to hold elections in April, but it is impossible to know just how serious they are about democracy. Given that the country is essentially split in two, holding an election would be extremely challenging. Indeed, free elections in the north are virtually impossible for the time being, and a vote in which only those in the south could cast their ballots would risk strengthening the north-south divide.

 

Officials in Paris are well aware of the challenges facing them, as are leaders in Berlin. Germany, however, sees no alternative to supporting the French, whose rapid intervention in Mali surprised governments around the world. As recently as the weekend, the Defense Ministry in Paris was promising the mission would only last "a few weeks." Now, just a few days later, hardly anyone believes that the withdrawal will be anywhere near as rapid.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:35

C-27J – photo3 Alenia Aermacchi

 

14 Januari 2013 Defense Studies

 

The Chief of Air Force Air Marshal Geoff Brown welcomed the re-establishment of No.35 Squadron today at RAAF Base Richmond. 
 
“The re-establishment of No.35 Squadron will see it prepare for our fleet of ten C-27J Spartan Battlefield Airlift aircraft, due to arrive in Australia from 2015,” Air Marshal Brown said. 
 
“No.35 Squadron has provided combat airlift for Australia in several conflicts, and the C-27J is ideally suited to continue this legacy of support for personnel deployed on combat, peacekeeping, or disaster relief operations,” Air Marshal Brown said. 
 
No.35 Squadron will be re-established under the command of Wing Commander Brad Clarke with 25 personnel but will grow to approximately 250 members after the first C-27Js arrive in 2015. 
 
“Our first tasks are to work with the Battlefield Airlift Transition Office to map the required workforce structure, operating procedures and introduction plan for the C-27J Spartan,” Wing Commander Clarke said. 
 
“No.35 Squadron will send the first aircrew and maintenance personnel to train on the C-27J in the United States in 2014.” 
 
“Once in service, our C-27Js will greatly increase the number of airfields Defence can operate in to, increase the level of fixed wing support available on the battlefield, and synchronise with the existing C-130J Hercules and C-17A Globemaster fleet,” Wing Commander Clarke said. 
No.35 Squadron was first established in Western Australia in March 1942 and provided air transport around Australia and in New Guinea until its disestablishment in June 1946.
 
In July 1964, the RAAF Transport Flight Vietnam was formed with the DHC-4 Caribou transport to provide combat airlift throughout the conflict in that country. It was coined Wallaby Airlinesafter its callsign ‘Wallaby’, and re-formed as No.35 Squadron in June 1966. Throughout the warWallaby Airlines carried about 677,000 passengers and 36 million kilograms of freight, without a single fatality.
 
On return to Australia in 1972, No.35 Squadron was based at RAAF Base Richmond before relocating to RAAF Base Townsville in 1974, where it remained until its disestablishment in 2000.
 
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:18

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/conf-de-presse/2137924-1-fre-FR/conf-de-presse.jpg

 

15/01/2013 Opérations

 

Le ministre de la Défense s'est exprimé au cours d'une conférence de presse le mardi 15 janvier 2013 sur la situation au Mali

 

Nous nous retrouvons donc pour faire le point sur la situation au Mali et l’intervention qui s’y déroule conformément au souhait qu’a exprimé le président de la République de faire régulièrement devant vous un point de situation.

 

La lutte que nous menons au Mali, avec le plein soutien de la communauté internationale, est une lutte implacable contre les groupes terroristes. Et je voudrais, à cet instant, en présence de l’amiral Guillaud, saluer la réactivité de nos forces armées qui ont lancé les premières attaques sur les positions des groupes terroristes au nord de Mopti moins de cinq heures après l’ordre donné par le président de la République vendredi dernier. Je vous rappelle que c’est lors de cette action courageuse qu’est mort le chef de bataillon Boiteux – désormais chef de bataillon – auquel nous venons de rendre l’hommage que la nation lui devait aux Invalides il y a quelques minutes.

 

Toutes les armées sont mobilisées dans un déploiement de moyens aériens et terrestres qui est toujours en cours. J’ai visité ce matin le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes où j’ai pu constater les mobilisations de tous au service des valeurs de notre pays. Je voudrais d’abord vous rappeler les éléments et les évènements déclencheurs de la crise actuelle. D’abord, l’offensive terroriste de jeudi dernier. Depuis le début de la semaine dernière, le Mali fait face à une agression caractérisée, organisée et coordonnée – et c’était là une nouveauté – d’ANSAR EDDINE, des katibas d’AQMI et du MUJAO. Et je voudrais bien préciser ici que ces groupes terroristes et jihadistes doivent clairement être distingués des mouvements représentatifs du Nord-Mali et des populations de cette région dans toute leur diversité. Ni ces mouvements ni ces populations ne sont visés en aucun cas par l’action militaire que nous avons engagée. Je serais tenté de dire que c’est le contraire.

 

Je reviens à l’offensive terroriste de la semaine dernière. Des concentrations importantes de véhicules et de combattants à Léré, à Douentza, à Kona ont été repérées en début de semaine (plus de deux cents véhicules). Près de mille deux cents combattants et les principaux dirigeants, en particulier d’ANSAR EDDINE et d’AQMI, étaient sur place pour diriger les opérations. La manœuvre de ces groupes était claire : un double mouvement vers Mopti-Sévaré d’une part, vers Diabali et Ségou d’autre part, l’ensemble aboutissant à ouvrir la voie sur Bamako.

 

Dans ces circonstances, quel était l’état des forces maliennes ? Comme vous le savez, l’armée malienne était en mauvaise posture malgré ses actions courageuses de jeudi dernier à Kona. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle devait être consolidée. Et l’objectif des groupes terroristes était de détruire cette armée avant que la force internationale de soutien au Mali (la MISMA) et avant que la mission européenne (UTM MALI) ne puisse intervenir. Et l’installation des terroristes hier dans la ville de Diabali est venue confirmer nos analyses de la semaine dernière et la pertinence du choix du président de la République d’agir vite et fort.

 

Enfin, toujours dans cette première série d’observations sur les évènements déclenchants, nous avons eu un service de renseignement particulièrement pertinent puisque c’est lui qui nous a permis d’identifier l’accélération des groupes terroristes dans la logique que je viens d’évoquer et nous ne cessons de renforcer notre dispositif de renseignement. Il a basculé depuis une semaine dans une logique d’appui aux opérations de nos armées et nous nous coordonnons avec nos principaux partenaires pour renforcer encore davantage nos capacités de renseignement. Et vous avez vu les déclarations en ce sens de Leon Panetta avec qui je me suis entretenu déjà à plusieurs reprises.

 

Deuxièmement, deuxième point, quels étaient les objectifs des groupes terroristes jihadistes ? Les buts de l’agression caractérisée des groupes terroristes apparaissent clairement : étendre leur mainmise territoriale, déstabiliser l’équipe de transition politique à Bamako et empêcher la mise en œuvre de la stratégie internationale qui avait été entérinée, que ce soit par les Nations Unies, par l’Union africaine ou par l’Union européenne, et d’empêcher la mise en œuvre de ces traductions concrètes (UTM MALI et la MISMA).

 

Nous sommes ici face à un adversaire agile, déterminé, bien équipé, bien entraîné, apte à se dissimuler dans le relief et la végétation. La chute de Mopti aurait eu des conséquences graves en raison à la fois du symbole politique que cette ville de cent vingt mille habitants représente et du coup définitif alors que cette chute aurait porté aux armées maliennes. Nous l’avons empêché. Et nous aurions été… Si cette éventualité était allée jusqu’à son terme, nous étions en passe de ne plus pouvoir mobiliser les forces maliennes, ce qui aurait mis en cause toute stratégie et les bases qui permettaient le déroulement de cette stratégie, c’est-à-dire la transition politique à Bamako, les forces maliennes entraînées et formées par les Européens et le déploiement de la MISMA.

 

Concernant la réaction militaire française, je voudrais d’abord rappeler les objectifs et les missions que le président de la République a assignés à cette action et aux forces françaises. Il l’a redit aujourd’hui dans son déplacement aux Émirats arabes unis. Je rappelle que cette opération a trois objectifs principaux. Un, stopper l’offensive des terroristes et les empêcher de menacer l’État malien. C’est ce qui a été fait après la prise de Kona pour ce qui est de l’est et c’est ce qui est fait en ce moment par la mise en place d’un dispositif sur ce qu’on appelle le fuseau ouest conjointement avec l’armée malienne. Premier objectif.

 

Deuxième objectif, préserver et retrouver l’intégrité et la souveraineté du Mali. Et troisième objectif – mais ils sont tout à fait complémentaires, évidemment –, faciliter la mise en œuvre des décisions internationales, en accélérer le tempo aussi bien pour les forces africaines que pour les forces européennes. Voilà les objectifs. Et pour appliquer ces objectifs, nos forces ont quatre missions qui se conjuguent. Premièrement, aider les forces maliennes encore présentes à arrêter la progression des terroristes vers le sud soit par des forces, des frappes aériennes sur des cibles dites cibles d’opportunité par des avions et par des hélicoptères, soit par le déploiement d’éléments terrestres. Premièrement, aider les forces maliennes à arrêter la progression des terroristes vers le sud.

 

Deuxièmement, frapper, mais là, par des actions aériennes, dans la profondeur les bases arrière des groupes terroristes pour empêcher toute nouvelle offensive. Troisièmement, envoyer un signal fort à Bamako de notre soutien à la stabilité de la ville, à la permanence des institutions de transition et aussi à la sécurité de nos ressortissants et des ressortissants européens. Et enfin, quatrièmement, faire en sorte de préparer les conditions nécessaires à l’organisation et l’intervention des forces armées africaines de la MISMA autour de l’état-major nigérian et permettre l’accélération du déploiement de la mission dite UTM MALI capable de former et de renforcer l’armée malienne.

 

Par rapport à ces missions au cours de ces derniers jours, je vous rappelle que depuis samedi, nous avons intensifié nos frappes aériennes de jour comme de nuit sur les deux axes séparés par le fleuve Niger (fusion est, fuseau ouest), que depuis samedi, nous avons engagé, en particulier dimanche, des frappes dans la profondeur, d’abord, dans la région de Gao afin de déstructurer la capacité d’entraînement et de renforcement des jihadistes et en s’attaquant aux infrastructures logistiques, aux infrastructures de commandement et aux infrastructures d’entraînement.

 

Lundi enfin, la nuit dernière, et encore au moment où je vous parle, nous poursuivons les frappes aériennes en zone de contact à la fois sur le fuseau ouest et sur le fuseau est pendant que se poursuit le renforcement terrestre sur la capitale.

 

Alors, quel est maintenant l’état des lieux au 15 janvier ? Tout d’abord sur le terrain, sur le fuseau est – pour faire vite, Mopti mais fuseau est –, nous avons pu stopper l’offensive et les moyens des groupes terroristes qui se sont répartis entre Douentza et Gao. Et à cette heure, la ville de Kona n’a pas encore été reprise par les forces armées maliennes. Sur le fuseau ouest, les groupes terroristes jihadistes sont encore très présents. Ils se sont installés à Diabali hier d’où ils menacent le sud. Les forces maliennes sont sorties très éprouvées des combats récents. Notre présence les a renforcées et je vous rappelle que la Croix-Rouge International a annoncé hier plus de quatre-vingts blessés du côté des forces maliennes dans la région de Mopti. Elles se sont battues avec beaucoup de détermination mais elles sont relativement affaiblies.

 

Nous sommes en face d’un adversaire déterminé, bien équipé, qui n’a pas renoncé, mais nous lui avons porté des premiers coups durs par des frappes, y compris dans la profondeur. Aujourd’hui, la situation de nos forces est la suivante : nous avons mille sept cents militaires dans l’opération (l’opération Serval) dont, à cette heure, huit cents sur le territoire malien. Quelles sont les forces qui sont mises en œuvre ? Aux côtés des aéronefs Atlantique en charge de la recherche de renseignements et du guidage des moyens de frappe, douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés. Douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs. Les chasseurs opèrent depuis le Tchad et depuis Bamako. Il y a cinq aéronefs de transport tactique (des C-130 et des C-160) qui effectuent des liaisons internes au théâtre depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso.

 

Au sol – je le redis –, huit cents soldats français sont aujourd’hui déployés en provenance du Tchad : une compagnie d’infanterie du 21e RIMA de Fréjus, un demi-escadron blindé du 1er REC d’Orange et un PC tactique (dispositif Épervier rapatrié sur le Mali en partie). En provenance de la Côte-d’Ivoire, dispositif Licorne : un sous-groupement tactique interarmes armé par le 3e RPIMA de Carcassonne et par le 1er RHP de Tarbes. Et enfin, en provenance de métropole, le renfort Guépard : une compagnie d’infanterie du 2e RIMA du Mans.

 

Sur le plan du commandement, le niveau stratégique est conduit depuis le centre de planification et de conduite des opérations à Paris (CPCO que tout le monde connaît). Le niveau opératif est assuré depuis l’état-major des éléments français du Sénégal et le niveau tactique est assuré actuellement par le PC du 21e RIMA.

 

Les développements à venir seront marqués par trois efforts importants. Premièrement, nous poursuivons les frappes sur les capacités des groupes terroristes au nord et sur l’ensemble du territoire malien pour diminuer leur potentiel. Deuxièmement, nous poursuivons la montée de notre dispositif aéroterrestre. Et troisièmement, nous soutenons, en coordination avec nos partenaires européens que je veux saluer ici, l’accélération du déploiement de la force africaine.

 

Concernant la force africaine et la mobilisation des pays africains, je voudrais faire état que l’action déterminée de la France a suscité une mobilisation unanime des pays africains et les chefs d’état-major de la CDAO (donc du regroupement des pays d’Afrique de l’Ouest) sont réunis en ce moment même pour accélérer le déploiement de la MISMA. Et nous avons là créé une dynamique.

 

Il y a eu des offres de la part du Togo, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal, de la Guinée, du Ghana, ainsi que du Tchad, et ces offres ont été confirmées ces dernières heures. C’est bien, d’une certaine manière, toute l’Afrique qui se mobilise dans le cadre fixé par la résolution 2085 du Conseil de sécurité. Par ailleurs, comme vous le savez, le général nigérien commandant la MISMA est déjà à Bamako pour déployer les premiers éléments de l’état-major africain.

 

Notre responsabilité collective, c’est de soutenir le déploiement accéléré des forces africaines pour engager, dès que cela sera possible, la reconquête du nord aux côtés des forces maliennes et de ces forces africaines. Et nous accompagnerons les forces maliennes et les forces africaines de notre appui. À cet égard, les offres de soutien faites par les Européens et les Américains dans le domaine du transport et du soutien sont, à cet égard, très utiles pour permettre le transport des forces africaines qui se sont déterminées dans l’inventaire que j’ai fait tout à l’heure car je vous rappelle que notre objectif est bien de permettre, le plus vite possible, la mise en œuvre du cadre défini par la communauté internationale qui avait fait l’objet des initiatives du président de la République depuis son élection, en particulier aux Nations Unies. Et l’ensemble de ces initiatives a été validé par la résolution 2085.

 

Je voudrais vous rappeler aussi que nous disposons d’un fort soutien politique et opérationnel des Européens. Nous avons dû agir dans l’urgence à la demande de l’État malien qui était confronté à une agression caractérisée que j’ai décrite en commençant. La demande nous était adressée. Il était de notre responsabilité d’y répondre et d’y répondre vite et tout le monde l’a bien compris. Je constate depuis cinq jours que la plupart de nos partenaires européens se sont spontanément mobilisés pour nous apporter un soutien militaire concret. Et les contacts téléphoniques que j’ai eus pendant le week-end et jusqu’à hier soir avec mes collègues britannique, danois, belge, polonais, italien, espagnol, allemand ont témoigné d’une forte dynamique européenne. Et aujourd’hui, déjà, les Britanniques nous secondent dans le transport stratégique ; déjà, les Danois nous ont fait des propositions dans le domaine du transport, la Belgique dans le domaine du transport et du soutien médical, l’Allemagne dans le domaine du transport et du soutien médical. Ces offres sont venues spontanément, d’autres suivront.

 

Mon ami et collègue Laurent Fabius a demandé et obtenu la convocation d’un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qui se réunira jeudi et qui permettra – en tout cas, ce sont nos objectifs –, un, de conforter le fort soutien, y compris militaire, de nos partenaires de l’Union européenne à l’opération en cours ; deux – c’est vraiment là un objectif majeur –, d’accélérer le déploiement de la mission UTM MALI qui est de plus en plus nécessaire pour équiper, former et entraîner les forces armées maliennes qui devront tenir le terrain ; et trois, d’accélérer le soutien que l’Union européenne et les Européens peuvent apporter au déploiement des forces africaines de la MISMA.

 

Plus largement, nous avons un soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Laurent Fabius a eu l’occasion de le dire déjà hier. Après la déclaration à la presse du Conseil de sécurité du 10 janvier, les consultations du Conseil de sécurité ont eu lieu hier qui nous ont permis d’informer les membres du Conseil et de constater un très fort soutien. Et notre action s’inscrit pleinement dans les objectifs et le cadre fixés par les résolutions du Conseil de sécurité. Notre action vise à faire en sorte que ces résolutions puissent avoir une rapide et pleine application.

 

Je rappelle aussi que les Américains se sont mobilisés à nos côtés en matière de mise à disposition de capacités. Je voudrais remercier ici particulièrement mon collègue Panetta, mais le Premier ministre canadien, Monsieur Harper, a aussi répondu présent et mon collègue canadien Peter Mackay m’a confirmé le soutien – et en particulier dans le domaine du transport – des Canadiens puisque je l’ai eu au téléphone hier soir.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs. La France a été au rendez-vous de ses responsabilités et assume pleinement, sous la responsabilité du président de la République, les responsabilités que lui confie sa position. Elle a créé une dynamique internationale et notamment européenne particulièrement majeure. Tous nos partenaires nous soutiennent. L’Union européenne est mobilisée.

 

Je veux dire aussi aux familles des otages français que je pense à elles, que je comprends leur angoisse. Le président de la République a pris des décisions lourdes. Nous en sommes très conscients. Mais je veux leur dire que ces décisions – et c’est la conviction du président de la République réaffirmée encore aujourd’hui –, ces décisions sont les mieux adaptées à la situation car nous devons affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches. Il aurait été pire de ne rien faire.

 

Nos opérations se poursuivront aussi longtemps que nécessaire pour mettre en œuvre les trois objectifs que j’ai indiqués en commençant et que le président de la République a rappelés tout à l’heure aux Émirats arabes unis. Nous devons d’ores et déjà intégrer dans nos réflexions qu’il s’agit d’une mission importante qui se mènera dans la durée aux côtés des forces maliennes et africaines et aux côtés de mission européenne de formation. Je vous remercie de votre attention.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:18

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January 15, 2013 China Defense Blog

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:09

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

15/01/2013 Par Jean-Jacques Mevel Envoyé spécial à Strasbourg – LeFigaro.fr

 

Les pays membres de l'UE doivent se réunir jeudi pour tenter de concrétiser leur soutien diplomatique.

 

L'europe de la défense, source inépuisable de fières ambitions et de longs débats, n'en sort sûrement pas grandie: cinq jours après avoir donné un coup d'arrêt à l'offensive djihadiste au cœur du Mali, la France se découvre à peu près seule dans la bataille, bien que son entrée en scène jouisse d'un soutien diplomatique unanime.

 

Implicitement, François Hollande vient de reconnaître l'absence durable des Européens dans la bataille en expliquant que Paris s'est donné pour objectif de «donner aux Africains la possibilité de chasser les terroristes»hors du Mali. Laurent Fabius, chef de la diplomatie, veut encore croire que la France n'a pas vocation à agir seule. Mais Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, déplore ouvertement «une mobilisation minimale» du côté de l'UE et des «absences un peu regrettables».

 

Au sens large, la crise malienne marque un nouveau rétrécissement de l'envergure militaire de l'Europe, moins de deux ans après l'offensive alors controversée lancée contre Kadhafi - avec le soutien de l'Otan. L'enthousiasme à dépêcher des troupes se trouve aujourd'hui inversement proportionnel à la légitimité reconnue de la cause.

«La France n'a que de bonnes raisons de vouloir mettre hors d'état de nuire les bandes de gangsters et de trafiquants qui occupent le nord du Mali. Là-bas, le refus de se battre confine à la lâcheté», reconnaît l'eurodéputé Vert Jean-Paul Besset, à rebrousse-poil de l'argumentaire non-violent des écologistes. Et pourtant. «Le soutien politique est unanime, mais lorsqu'il faut agir, on ne trouve plus personne, enchaîne Arnaud Danjean, expert des questions militaires et eurodéputé UMP. Au bout du compte, la France ne peut vraiment compter que sur les Américains ou sur les Anglais…»

 

Prêcher dans le désert

 

Où qu'ils regardent en Europe, la diplomatie française et l'état-major risquent de ne trouver que de bonnes excuses. L'Allemagne, dernière puissance européenne à accroître son budget militaire, ne peut pas engager un soldat ou un blindé sans un vote au Bundestag, scénario dont Angela Merkel se défie en période électorale. L'Italie, elle aussi en pleine campagne législative, et l'Espagne, financièrement lessivée par la crise, ne montrent aucun enthousiasme. Au Nord, les contributeurs aguerris de l'Otan que sont les Pays-Bas et le Danemark s'intéressent assez peu à l'Afrique. À l'Est, la Pologne rappelle qu'elle reste engagée en Afghanistan…

 

Ni le débat lancé mardi au Parlement européen, ni le rendez-vous des 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE convoqué jeudi à Bruxelles ne bouleverseront la donne sur le front malien. Tout au plus les chefs de la diplomatie pourront-ils tirer le bilan décevant d'une «Initiative pour le Sahel», lancée à grand fracas en mars 2011 pour renforcer des pays comme le Mali. Si Bruxelles a effectivement alloué les crédits, le volet militaro-sécuritaire n'a jamais suivi. «Cela fait deux ans que Paris prêche dans le désert», dit Arnaud Danjean. Avant de lancer l'opération «Serval», la France espérait sûrement un appoint militaire européen, même si elle n'en a pas fait un préalable. L'absence de renforts de l'UE vient en tout cas compliquer les calculs de l'état-major sur la «deuxième phase», après plusieurs jours de bombardements qui ont réussi à bloquer l'avancée djihadiste.

 


La voix singulière de la Tunisie critique l'intervention française

 

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, la Tunisie s'est dite opposée par principe à toute opération militaire non africaine sur le continent, au moment où la France mène une intervention armée au Mali contre des combattants islamistes. «Nous considérons que les problèmes qui se posent en Afrique doivent être résolus dans un cadre africain», a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne. «D'une façon générale, nous sommes contre une intervention étrangère dans tous les cas de figure», a-t-il ajouté. Rafik Abdessalem est issu du parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien. L'opération menée parla France a été montée à la demande des autorités maliennes en attendant la formation d'une force africaine.Elle a reçu le soutien unanime du Conseil de sécurité de l'ONU et des membres de l'UE. Le président tunisien, Moncef Marzouki, s'était déjà gardé le week-end dernier d'apporter son soutien à l'intervention française, indiquant qu'il aurait «préféré une solution politique négociée». Il a cependant jugé que le nord du Mali, sous contrôle des djihadistes, était aussi un danger pour la Tunisie, le pays étant devenu «un corridor» pour approvisionner les forces islamistes en armes.

 

LIRE AUSSI:

» Mali: François Hollande en président de guerre

» Les discrets préparatifs de l'armée française à Bamako

» Pourquoi la France a passé la vitesse supérieure au Mali

» Mali: Berlin rappelé à son devoir de solidarité

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:50

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6057/s300_DMOC-2013-002-025.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

2 Royal Air Force C-17 transport aircraft have arrived in France as part of the UK's logistical support to French military operations in Mali.

 

At Évreux-Fauville Air Base near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako. French forces are assisting the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell, said:

We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.

French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft At Évreux-Fauville Air Base, near Paris, one of the RAF C-17 aircraft is loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft at Évreux, France [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]

This view was echoed by Squadron Leader David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron, who said:

There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the world for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:50

PSDC 01

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

15 janvier 2013 par Patrick Maurot - comptes-publics.fr

 

Mardi 15 janvier 2013, la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale entend le compte rendu du déplacement de sa délégation à l’Assemblée générale de l’Onu et un compte rendu du groupe de travail sur la situation au Sahel (16h15). La commission auditionne ensuite Tièman Hubert Coulibaly, ministre des affaires étrangères de la République du Mali (17h15, ouvert à la presse).

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

14.01.2013 Gouvernement militaire de Paris

 

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au lieutenant Damien Boiteux le mardi 15 janvier 2013 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Le lieutenant Damien Boiteux a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère,  le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval, consistant, en appui des forces maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le sud du Mali.

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’arméede terre, à l’Hôtel national des Invalides à partir de 14h45.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 14h30 et 14h45.

 

Une cérémonie nationale d’hommage, présidée par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, aura lieu ensuite aux Invalides à partir de 16h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec notre héros mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 14h15, puis dans la cour d’honneur des Invalides à partir de 16h00.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:00

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

14 January 2013 defenceweb (Reuters)

 

Just as its leaders were defining a new "hands-off" strategy for Africa, France has been thrust onto the front line of one of the continent's riskiest battlefields deep in the desert of Mali.

 

President Francois Hollande's backing of air strikes to halt Islamist rebels advancing on the capital Bamako raises the threat level for eight French hostages held by al Qaeda allies in the Sahara and for the 30,000 French expatriates living in neighboring, mostly Muslim states.

 

It could also trigger an attack on French soil. But, in what could be the biggest foreign policy decision of his presidency, Hollande bet that inaction bore a greater peril of producing a jihadist state like Afghanistan under the Taliban, Reuters reports.

 

"We must stop the rebels' offensive, otherwise the whole of Mali will fall into their hands - creating a threat for Africa and even for Europe," his foreign minister Laurent Fabius told reporters to justify backing Mali's dilapidated national army.

 

For months, military planners in Paris had been working on discreet and limited support for an African-led effort due later this year to try and drive Islamists out of France's ex-colony.

 

That scenario was swiftly overtaken on Thursday as rebels captured the central town of Konna that is a gateway towards Bamako 600 km (375 miles) further south.

 

With Mali's army impotent, Hollande ordered the first military strikes of his career. Now France has deployed 550 troops, C-160 transport aircraft, attack helicopters and has Rafale jets on standby the question is: where does it go from here?

 

HOLLANDE HAS WIDE BACKING - FOR NOW

 

The intervention came weeks after Paris conspicuously failed to rescue the incumbent leader in Central African Republic, another ex-colony, leaving President Francois Bozize no alternative but to accept a power-sharing pact with insurgents threatening to take over his mineral-rich state.

 

The Bozize snub was a sign that Hollande's government was banging another nail in the coffin of "Francafrique", the decades-old system under which Paris propped up African leaders aligned to French business interests.

 

Francafrique for years helped dictate the Africa strategies of French companies in the mining and energy sectors such as the oil giant Elf Aquitaine that became Total SA in 2003. Total's chief executive was quoted last year as saying he believed Francafrique was dead.

 

Hollande's government stresses that by entering Mali, France is not falling back into old habits.

 

Its presence is legitimized by U.N. resolutions mandating foreign intervention to support Mali forces and approval by the same African leaders irked in 2011 when France and Britain ordered NATO air strikes in Libya to oust Muammar Gaddafi.

 

The United States and Britain have also signaled backing, and even opposition French conservatives mostly say Hollande did the right thing. Shocking reports of public amputations in rebel-held northern Mali as tough shariah Islamic law is imposed will persuade many French voters the intervention was just.

 

But events on the ground could change that quickly.

 

While the Mali Islamists are a rag-tag army, they managed to recoup many of the arms that spilled out of Libya during its war and can inflict real damage including the downing of a French helicopter on the first day of strikes.

 

By going to help the Malian army, Hollande defied threats by the rebels' allies, al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), to kill the French hostages taken across the Sahara in past years.

 

As the failure of a French commando bid late last week to free a secret agent held in Somalia since 2009 shows, it will be very hard for him now to guarantee their safety.

 

"With this (Mali) intervention, the French president has shown he did not want to be taken hostage himself by the issue of the French hostages held by AQIM. That is an act of political courage," said Mathieu Pellerin, head of the Paris-based Centre of Strategic Intelligence on the African Continent (CISCA).

 

Hollande said he believed the secret agent had been killed during the abortive raid, an assertion which the Somalian al Shabaab insurgents deny.

 

REPRISALS RISK

 

With some of the rebel Malian fighters living side by side with their families, the further risk is of collateral damage that would drain domestic and foreign support for the action.

 

"If we jump in then we could have horrific images of children, women killed," said one French diplomatic source speaking before last week's events, noting how civilian deaths caused by NATO operations in Afghanistan damaged public support for the Western mission to dislodge Taliban Islamists there.

 

Fears will also grow of reprisals on the large expatriate French communities in neighboring Muslim countries such as Burkina Faso, Niger and Senegal.

 

"There are consequences, not only for French hostages, but also for all French citizens wherever they find themselves in the Muslim world," Sanda Ould Boumama, of the Malian insurgent group Ansar Dine, warned on Saturday.

 

But the real political game-changer for Hollande is the threat of an attack on French soil.

 

France is no stranger to such strikes, with eight killed during a wave of bombings of the Paris Metro in 1995 by Algeria's Armed Islamic Group (GIA), a guerrilla Islamist movement from which AQIM traces some of its lineage.

 

Home to Europe's largest Muslim population of some five million, France is acutely aware of the risk of radicalization after an al Qaeda-inspired gunman last March went on a killing spree in the southern city of Toulouse, killing seven.

 

Underlining that he takes the threat of attack seriously, Hollande on Saturday announced he was stepping up security measures on French transport and in public places.

 

BAPTISM OF FIRE

 

For now, France said its aim is not to begin an operation to take Mali's north back out of rebel hands. Hollande has stressed its exclusive goal is to prepare for a subsequent intervention to be led not by Paris but by the West African ECOWAS bloc.

 

French Defence Minister Jean-Yves Le Drian said on Sunday France was pursuing strikes on rebel targets and residents said its aircraft had even bombed the northern rebel stronghold Gao.

 

But Mark Schroeder, Africa-watcher for U.S.-based risk and security consultancy Stratfor, expected French troops largely to focus on holding the line in central Mali in coming weeks and wait for the operation to take on a more international feel.

 

"Behind that line, the European Union military training mission will come in and African forces will start to arrive," he said of troops from neighbors including Niger due to arrive from Monday to build a total force around 3,300 strong.

 

While that could help France wind down its exposure, CISCA's Pellerin said that would still depend crucially on the African-led coalition gaining the necessary size and strength to lead the fight to push back the rebels - not a given at this stage.

 

A rare dissenting voice, former foreign minister Dominique de Villepin - who led world opposition to the U.S.-led Iraq war in 2003 - warned France could get sucked into a conflict where military victory was hollow without political conciliation.

 

"It is time to break with a decade of lost wars," he said of wars in Iraq, Afghanistan and Libya which he argued merely created the grounds for future conflicts.

 

For Hollande, whose poll ratings are at record lows because of his hesitant leadership and failure to cut unemployment, Mali could emerge as his political crucible.

 

It was already diverting attention away from a mass march on Sunday in protest at his plans to legalize gay marriages, and meant that a late-night Friday deal between trade unions and employers on reforming the labor market went little noticed.

 

"This is not just any old baptism of fire," said Bruno Tertrais, head of research at Paris's Foundation for Strategic Research. "This is a baptism of fire in his very role as chief of the armed forces."

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:20

CH-53K Helicopter photo Sikorsky

 

14 January 2013 naval-technology.com

 

Sikorsky Aircraft has awarded a contract to Cobham Aerospace Communications for the production of area microphone preamplifiers in support of the US Marine Corps' (USMC) next-generation heavy-lift rotorcraft, the CH-53K Super Stallion.

 

Known as Model 265-005 and used in a wide range of aircraft applications, the area microphone preamplifier will help in detecting and amplifying signals that are sent out of the cockpit and routes them to voice recorders.

 

Compatible with various other voice and data recorders, the equipment is available is different industry mounting standards such as DZUS panel mount, glare shield surface mount, and integrated or remotely-connected microphone options.

 

The CH-53K Super Stallion is a large, heavy-lift cargo helicopter and features three 7,500shp (5,590kW) engines, new composite rotor blades, and a wider cabin than previous CH-53 variants.

 

The helicopter is equipped with a new elastomeric hub system, a low-maintenance elastomeric rotor head, upgraded engines and a locking cargo rail system.

 

Capable of carrying more than 27,000lb of external load in extreme weather conditions, the CH-53K helicopters are being developed to replace the existing CH-53E Super Stallions in 2019.

 

Two additional ground test helicopters are currently undergoing airframe structural testing at the company's US facility in Stratford, Connecticut, while all the four follow-on helicopters will undergo flight testing between 2014 and 2015.

 

Expected to continue through and beyond 2020, Sikorsky team for the CH-53K, 200-ship programme contract involves Aurora Flight Sciences, ITT Excelis, GKN Aerospace and Spirit Aerosystems.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que l' hommage sobre et solennel au passage du convoi funèbre du Lieutenant Damien BOITEUX aura lieu mardi 15 Janvier entre 14h15 et 14h45 sur le pont Alexandre III à Paris.

 

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, présidera à 16h30 la cérémonie d’hommage national au premier soldat français tombé au Mali à l’hôtel national des invalides.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que le retour de la dépouille du Lieutenant Damien BOITEUX, mort au combat au Nord MALI, aura lieu le mardi 15 janvier 2013 en début d'après-midi.

 

Le plan hommage sur le pont Alexandre III sera mis en œuvre.

 

Les détails de ce plan hommage, vous seront communiqués dès que possible

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:15

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6041/s300_SEF12-06559-015.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

The UK is to provide logistical military assistance to Mali in order to help control rebel and extremist groups in the north of the country.

 

On Saturday, 12 January, the British Prime Minister, David Cameron, spoke to President François Hollande of France about how the UK can support French military assistance being provided to the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

As a result of this, the UK has offered, at French request, 2 transport aircraft to help quickly transport foreign troops and equipment to the West African country.

 

The UK Prime Minister and the Foreign Secretary, William Hague, have confirmed that no British forces will be involved in a combat role at all.

An RAF C-17 in flight An RAF C-17 in flight (stock image) [Picture: Sergeant Jack Pritchard, Crown Copyright/MOD 2002]

Speaking over the weekend, UK Foreign Office Minister Mark Simmonds said that the UK has been concerned, alongside the international community, about the situation in northern Mali for some time. He explained that the northern part of Mali is controlled by Al-Qaeda and other terrorist organisations, and that potentially poses a direct threat to the UK and regional stability.

 

Mr Simmonds said:

We’re working with the United Nations, where there have been 2 resolutions, and the African Union and ECOWAS, which is the African regional organisation, to provide both an immediate and a long term sustainable solution to the challenge that is faced in Mali.

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