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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:45

operation-serval-4

 

14/01/2013 Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE- Paris veut à terme empêcher durablement les groupes terroristes de nuire.

 

Contrairement à l'intervention franco-britannique en Libye, la guerre déclenchée vendredi contre les islamistes au Mali a été préparée de longue date. Certes, le pouvoir politique français a semblé un temps tergiverser. Le tempo a été imposé par la nouvelle poussée des djihadistes vers le sud aux autorités françaises. Dans les états-majors, cependant, l'opération avait été planifiée à l'avance. Les militaires français savaient que Paris, cible désignée d'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) depuis plusieurs années, serait, malgré l'habillage politico-diplomatique autour de l'Union européenne et des forces africaines, en première ligne. Ils savaient aussi que la fenêtre météorologique permettant d'intervenir efficacement se refermerait en mars, avec le début de la saison des pluies.

Officiellement, la France intervient en soutien de l'armée malienne. Dans les faits, c'est elle qui depuis trois jours mène entièrement l'opération «Serval» destinée, selon Paris, «à stopper la menace terroriste». Avec des moyens conséquents. Des forces spéciales transportées à bord d'hélicoptères de combat pour donner l'assaut contre les colonnes islamistes. Des raids aériens menés par les Mirage 2000 et F1 basés au Tchad, dans le cadre de l'opération «Épervier». Des Rafale en alerte sur le territoire français. Des appareils de surveillance venus du Sénégal. Et l'arrivée à Bamako de plusieurs centaines de militaires prépositionnés en Côte d'Ivoire et au Tchad, pour protéger les ressortissants européens et contribuer à «stabiliser» la région. L'opération durera «le temps qu'il faut», a prévenu le ministre de la Défense. «Il y avait nécessité d'agir de manière rapide», a-t-il poursuivi. Si la France a pu réagir aussi efficacement, c'est parce qu'elle dispose encore de forces prépositionnées dans plusieurs capitales africaines.

Former des forces africaines

L'intervention est aussi la suite logique de l'opération libyenne en 2011. «Il ne s'agit en fait que de la deuxième bataille de la guerre en Libye», explique le général Vincent Desportes, ancien chef de l'École de guerre. D'une part parce que la conquête du Nord Mali s'est faite par des mercenaires revenus au pays après avoir combattu aux côtés de Kadhafi. D'autre part parce que les islamistes se sont armés en pillant les stocks d'armes libyens à la faveur du chaos qui a accompagné la chute du raïs.

 

carte des contingents africains devant intervenir en soutient a l intervention francaise au mali

 

La première étape de l'opération militaire, qui vise à bloquer la progression des colonnes armées venant du nord et infliger des destructions aux islamistes en donnant un grand coup de pied dans la fourmilière, se déroule bien, même si l'heure du bilan n'est pas encore venue. Les étapes ultérieures risquent en revanche d'être plus complexes. À terme, il s'agit en effet de permettre à l'armée malienne de reconquérir son intégrité territoriale et d'empêcher durablement les groupes terroristes de nuire. Or, la France n'a pas pour l'instant l'intention de mettre des troupes au sol pour le faire. «En aurait-elle l'intention, on peut légitimement se demander si elle en aurait encore les moyens», commente un officier. L'armée malienne est en déroute. Quant aux forces africaines qui ont commencé à se déployer dans la région et doivent être formées par des conseillers occidentaux, beaucoup doutent de leur efficacité face aux combattants surarmés et extrêmement déterminés d'Aqmi et de ses alliés, qui évoluent dans un désert deux fois grand comme la France. En dix ans, les forces occidentales n'ont pas réussi à former une armée capable de tenir tête aux talibans en Afghanistan.

Les Européens en retrait

«On a fait le plus facile. Il va maintenant falloir constituer une vraie force africaine capable de reprendre le nord du pays. Cette seconde étape sera longue. Mais elle est indispensable. Car si on se contente de repousser les islamistes vers le nord, ils s'éparpilleront, dans le désert ou dans les pays voisins, avant de revenir», prévient le général Desportes.

Dans cette affaire, la France surfe sur un consensus, international et national. Mais aura-t-elle suffisamment de force pour mener la guerre jusqu'à son terme? Tout en soutenant l'opération et en offrant un soutien logistique et des moyens de renseignements, les États-Unis ont choisi de rester dans l'ombre. Pour l'UMP Arnaud Danjean, président de la sous-commission défense du Parlement européen, l'intervention était «nécessaire et légitime». Il regrette cependant que les pays européens ne participent pas davantage à l'effort, «alors que le processus d'une mission européenne dans le Sahel est acté depuis des semaines…»

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

12/01/2013 Le Point.fr

 

La présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclame plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

Les députés voudront connaître les conditions exactes de l'intervention armée au Mali et vérifier sa légalité, a jugé samedi la présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclamant plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

À la question de savoir quelles seront les questions posées au Parlement, Patricia Adam a répondu par téléphone à BFMTV : "Comme on le fait toujours, d'abord avoir l'exactitude des conditions dans lesquelles se sont exercées les interventions et vérifier la légalité de nos interventions." Aucun vote n'aura lieu à l'Assemblée nationale, mais "lundi soir, réunion à Matignon avec tous les responsables des deux assemblées et, mardi, auditions en commissions" de l'Assemblée nationale et du Sénat, a précisé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, samedi sur son compte twitter.

Les Européens attendus au tournant

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répété samedi avoir téléphoné dès vendredi soir aux responsables de tous les partis politiques, de l'opposition comme de la majorité, et qu'il recevrait lundi les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées.

 

Soulignant les travaux sur le Livre blanc pour la défense et sur la loi de programmation militaire, la présidente de la commission de l'Assemblée a appelé samedi à "consacrer les moyens nécessaires à l'intervention de nos forces". "Les budgets qui vont être consacrés à la défense doivent permettre d'intervenir en toute sécurité pour les hommes qui interviennent et pour la sauvegarde des populations concernées", a poursuivi cette élue du Finistère. Sur l'intervention militaire au Mali, "j'espère que d'autres pays européens nous rejoindront rapidement, les Britanniques se sont exprimés sur ce sujet", a ajouté Patricia Adam. "On a des contacts régulièrement - également au niveau du Parlement - pour que ce soit l'Europe qui intervienne, même si, au Mali, les forces prépositionnées de la France permettaient d'intervenir plus facilement", a-t-elle précisé.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:20

USAF-next-gen-bomber-photo-Boeing.jpg

 

Jan. 12, 2013 by Dave Majumdar – FG

 

Washington DC - Despite a declining budget, the US Air Force is committed to its secretive Long Range Strike Bomber (LRS-B) programme. However, what kind of military capacity the service will be able to offer in the future is an open question.

 

"Long term, we're committed to the long range strike bomber," says USAF Secretary Michael Donley. "We're going to try to keep programmes like that on track. But every programme would be affected if sequestration were to hit."

 

Sequestration was originally scheduled to be enacted on 2 January, but a last minute deal reached between the Obama Administration and the US Congress delayed the maneuver by 51 days. If the Congressional sequestration were to be enacted, it would automatically cut US defence outlays immediately by about 10% every year for 10 years. "Sequestration is a self-inflicted wound on national security," says US Army Gen Martin Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff. "It's an irresponsible way to manage our nation's defense. It cuts blindly, and it cuts bluntly."

 

The Pentagon, in a memo issued by deputy secretary of defense Ashton Carter, has already taken steps to try to mitigate the damage by deferring maintenance and civilian personnel actions. But even if sequestration were to be avoided, analysts say that defence budget cuts are all but unavoidable given the massive hole in Washington's coffers.

 

In that eventuality, the Pentagon needs the ability to manage its finances in a strategic manner. "We need budget certainty; we need time to absorb the budget reductions; we need the flexibility to manage those reductions across the entire budget," Dempsey says.

 

Even with potential defence cuts, USAF leaders say that they know what the service will look like in the 2020s. "You can see what the Air Force will look like now in 2020 in terms of new capabilities coming onboard," Donley says. "The [Boeing KC-46] tanker will be fielded. The [Lockheed Martin] F-35 will be fielded. We'll be well along in the development of the bomber program. We will have developed further in the cyber area, for example. So you can see based on our priorities, and the dollars that are being invested now when these capabilities will deliver."

 

But Donley cautions: "But the underlying issue is size, overall capacity of the armed forces."

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:12

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

12/01/2013 Armée de Terre

 

Le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, le Lieutenant Damien BOITEUX du 4e régiment d’hélicoptères des Forces spéciales a été mortellement blessé alors qu’il était aux commandes de son hélicoptère.

 

Né le 24 novembre 1971, le lieutenant Damien BOITEUX aura servi la France durant 22 ans.

 

A 19 ans, il s’engage le 1er janvier 1991 en qualité d’élève sous-officier à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. A l’issue d’une brillante formation initiale, il rejoint l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX le 5 août 1991. Il est nommé sergent le 1er avril 1992.

 

Breveté pilote, il est affecté au 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg le 9 juin 1992. Sportif et enthousiaste, il progresse rapidement, c’est un jeune sous-officier consciencieux, discipliné et appliqué. Il s’impose déjà comme un pilote doué puis comme un chef de bord d’hélicoptère d’attaque atteignant rapidement un excellent niveau. Il est promu maréchal des logis-chef le 1erjuillet 1999 et est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 1er décembre suivant.

 

Le 1er août 2000, il est appelé à servir en qualité de moniteur à l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX. D’un naturel calme et mesuré, il tire son ascendant d’un comportement et d’un esprit militaire remarquables. Instructeur de talent et pétri de nombreuses qualités pédagogiques, il maîtrise parfaitement l’exercice de sa fonction d’instructeur. Il est promu adjudant le 1er avril 2004.

 

Le 1er août 2005, il rejoint le 6e régiment d’hélicoptères de combat de Margny les Compiègne. Très disponible, il se porte volontaire pour suivre les stages lui permettant d’évoluer en milieu opérationnel. Il retrouve ainsi rapidement sa place en escadrille de combat.

 

Le 1er juillet 2007, il est sélectionné pour rejoindre le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre des opérations spéciales (DAOS) de Pau. Elément moteur de l’escadrille, il est une force de proposition crédible et écouté de ses chefs comme de ses pairs. Son sens du commandement et son fort potentiel l’amènent tout naturellement au recrutement officier. Nommé aspirant le 30 juin 2008 puis sous-lieutenant le 1er octobre suivant, il s’impose sans peine dans l’exercice du commandement.

 

Le 1er août 2009, le DAOS devient 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales. Officier particulièrement aguerri, il est promu lieutenant le 1er octobre de la même année. Il s’illustre par son sens tactique élevé dans la préparation des missions et ses qualités de chef de patrouille et de moniteur Gazelle hors pairs. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il sert de manière remarquable au sein des forces spéciales.

 

Le lieutenant BOITEUX a effectué de nombreuses missions extérieures aux cours desquelles son dévouement et sa volonté de réussite ont été remarquées : Djibouti en 1993, l’ex-Yougoslavie en 1998, la République de Côte d’Ivoire en 2005, 2007 et 2009, à nouveau Djibouti en 2008 et 2009, la Mauritanie en 2010 et le Burkina-Faso en 2010, 2011 et 2012.

 

Il était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe « aviation légère » et « missions d’assistance extérieure ».

 

Agé de 41 ans, pacsé et père d’un enfant, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances. Son action a contribué à arrêter l'avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires. Il a également salué le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

L’armée de Terre, profondément unie dans la peine, partage le deuil des proches et des camarades du Lieutenant Damien BOITEUX.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:52
Mali : l’Alat en première ligne

en vol de jour à bord d’une Gazelle Viviane.

Visibilité excellente, vulnérabilité maximale. 

(photo MinDefFR)

 

12.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

On s’était familiarisé avec Nijrab, Tagab puis Brega, Bengazi… A chaque année son théâtre d’opération et sa géographie nouvelle. Voici donc venir Konna et Mopti sur l’atlas des guerres françaises. Ces villes placées au centre du Mali, à l’exacte limite entre le sud et le nord du pays, sont à présent les points focaux de l’opération Serval qui a pour but d’arrêter l’offensive djihadiste.

 

Des moyens français ont été positionnés à Mopti dans la nuit du 10 au 11 janvier. Certaines informations parues dans la presse font état de huit rotations de Transall. Dans le même temps, des hélicoptères étaient mis en place à Ouagadougou, au Burkina Faso voisin. C’est de cette ville qu’est parti un premier raid français hier dans l’après-midi, pour stopper une offensive rebelle partie de Konna en direction de Mopti.

 

Un coup d’œil rapide sur une carte montre qu’il y a environ 200 km de Ouagadougou à la frontière malienne. Ajoutez une centaine de kilomètres pour aller de la frontière à la zone des combats, entre Konna et Mopti. Un raid direct au départ de la capitale ne passe pas en terme d’autonomie : les hélicoptères ont donc bénéficié d’une zone de ravitaillement avancée, proche du Mali. Les Gazelle utilisées par l’Alat, et en l’espèce le 4ème RHFS (Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales) disposent d’une autonomie d’environ 1h30 en ordre de combat. Ce qui laisse donc, déduction faite de l’aller-retour, et à condition de décoller au plus près de la frontière, une demi-heure de « playtime » au maximum sur la zone des combats.

 

L’intervention des hélicoptères aurait été décisive pour casser la dynamique ennemie et les rebelles auraient reculé « de plusieurs dizaines de kilomètres » selon des sources maliennes. Reste que cette intervention s’est faite de jour selon les informations officielles, ce qui s’est sans doute payé par le décès d’un pilote, le lieutenant Damien Boiteux du 4ème RHFS. Agé de 41 ans, le lieutenant Boiteux était très expérimenté, avec à son actif de multiples opex au Kosovo, en Bosnie et en Côte d’Ivoire. Le ministre évoquait une blessure par balle tandis que certaines sources font état d’un éclat qui lui aurait sectionné l’artère fémorale alors que son hélicoptère était déjà engagé sur le chemin du retour, après le raid.

 

Envoyer les Gazelle de jour contre une colonne fortement défendue est une décision qui ne peut se justifier que dans l’urgence. Rappelons ici en deux mots que la Gazelle comme son nom l’indique, est à l’origine un appareil pacifique, conçu pour le transport « corporate », qui a effectué  son premier vol en 1967. Séduite par sa rapidité et sa manœuvrabilité, et faute de mieux, l’Alat en a fait par la suite la clef de voûte de ses capacités d’attaque. La Gazelle est un appareil rapide, bien adapté au vol à très basse hauteur, mais n’offrant aucune protection à son équipage. Celui-ci est assis face au danger, dans sa bulle de plexiglas, avec pour seule protection le gilet pare-balle et la visière du casque Gueneau… Sans influence sur les munitions de 7,62 à 23 mm dont disposent les rebelles maliens…

 

Le 4ème RHFS dispose d’une douzaine de Gazelle de deux modèles différents : les SA341 équipées d’un canon de 20mm et les SA342 « Viviane » mettant en œuvre le missile HOT. Les deux types d’hélicoptères seraient engagés dans les combats, avec sans doute une prééminence accordée à la Viviane. Celle-ci peut à priori décocher ses missiles à distance de sécurité mais elle doit pour cela se découvrir et s’exposer en demeurant en stationnaire une vingtaine de secondes, le temps que le missile filoguidé frappe sa cible.

 

Pour réduire cette vulnérabilité, l’Alat privilégie le combat de nuit pour lequel a été conçu le viseur Viviane. La quasi totalité des entraînements, et particulièrement au sein du 4ème RHFS, se fait après le coucher du soleil. Ce mode opératoire a parfaitement réussi en Libye : face à des ennemis solidement armés, les Gazelle ont accumulé plusieurs dizaines de raids sans recevoir un seul impact. Mais en Libye, l’Alat maîtrisait tous les paramètres de son intervention, ce qui n’a sans doute pas été le cas pendant ce premier raid malien.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:55

Gazelle sa 342 l1 credits Sirpa Terre

 

12/01/2013 Par SudOuest.fr, avec AFP

 

Le lieutenant Damien Boiteux du régiment "hélicoptères des forces spéciales" a été mortellement blessé lors des combats contre les islamistes

 

Un soldat français a été tué vendredi lors des raids par hélicoptères menés car les terroristes islamistes de l'Aqmi au Mali.

 

Il s'agit du lieutenant Damien Boiteux du régiment d'hélicoptères de combat de Pau, 4e RHFS (hélicoptères des forces spéciales). C'est le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui l'a annoncé ce samedi lors d'une conférence de presse consacrée aux interventions militaires au Mali et en Somalie.

Ce raid a été mené "vers 16h00" et "en appui de l'armée malienne a permis la destruction de plusieurs unités" terroristes et "stoppé leur progression", a affirmé Jean-Yves Le Drian indiquant que "dans ce combat intense, l'un de nos pilotes (...) a été mortellement blessé".

 

Un communiqué publié sur le site de l'Elysée salue sa mémoire :  "C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien Boiteux, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau. Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur. Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Jean-Yves Le Drian, a indiqué que des unités françaises étaient déployées à Bamako, capitale du Mali, depuis la veille au soir en particulier pour "assurer la sécurité de nos ressortissants".

 



Vendredi, la contre-attaque de l'armée malienne, appuyée par des appareils militaires aériens français, est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région de Mopti (centre) d'où ils islamistes voulaient partir à la conquête du sud du Mali sous contrôle gouvernemental.

 

"Les hélicoptères ont frappé les véhicules des jihadistes qui se sont dispersés dans la nature. L'armée nettoie la ville", a indiqué l'armée malienne.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:46

Drapeau-Francais-en-berne-source-LignesdeDefense.jpg

 

12 Janvier 2013 Elysée.fr

 

C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien BOITEUX, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau.

 

Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur.

 

Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Son action a contribué à arrêter l’avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:35
Dassault, India tussle over supply chains

BANGALORE, India, Jan. 11 (UPI)

 

India's defense ministry reiterated that Hindustan Aeronautics Ltd. will remain lead integrator for producing 108 Rafale fighters under the medium multirole combat aircraft contract.

 

Replacing HAL as integrator would jeopardize the procurement process carried out to secure the $15 billion deal with Dassault Aviation in France that was signed in January 2012.

 

The MMRCA contract called for final and exclusive negotiations with Dassault before production begins.

 

Under the tender issued in 2007, the first 18 of 126 of the twin-engine delta-wing fighters will be supplied by Dassault from its facilities in France. The remaining 108 will be produced under license by HAL at its Indian factories.

 

A deviation from the tender issued for the project would need to be approved by the Defense Acquisition Council and legal issues could arise, ministry sources told the Press Trust of India.

 

The ministry issued its statement after coming under pressure from Dassault to clarify the role of HAL so the French manufacturer could explore options for working with other companies.

 

Defense officials said it would convey final details of the relationship to Dassault and HAL this month, the PTI report said.

 

HAL is a Navratna company -- a government business -- and has 19 production and overhaul divisions and 10 research and development centers in India, the company's Web site said. It has 33,000 employees of which around half have "more than a decade of aircraft industry experience."

 

Dassault has been pressing the government for more freedom to choose its supply chain partners in light of a deal it signed -- shortly after getting the MMRCA contract -- with India's Reliance Industries Ltd. for working together in defense and homeland security agreements.

 

"Dassault Aviation, a major player in the global aerospace industry, has entered into a memorandum of understanding with Reliance Industries, for pursuing strategic opportunities of collaboration in the area of complex manufacturing and support in India," officials of the two companies told PTI shortly after Dassault landed the MMRCA deal.

 

The PTI report said Dassault had told the ministry that if it had overall responsibility for the project, it should have the freedom to decide on the proportion of work done by HAL and other private companies.

 

In February the PTI reported that Dassault must reinvest 50 percent of the worth of the deal back into Indian defense sector.

 

The aerospace and security division of the Reliance Industries is headed by Vivek Lall, who has been closely associated with the MMRCA deal while spearheading the campaign for Boeing in the deal.

 

Dassault won the hard-fought MMRCA contract by beating EADS with its Eurofighter Typhoon, Boeing with its F/A-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin's F-16, the Russian-made MiG-35 and the Gripen from Swedish firm Saab.

 

The loss was a blow to EADS which less than two months before, in December 2010, had lost out to Lockheed Martin's fifth-generation fighter F-35 Lightning II in a major Japanese military contract.

 

Japan chose the F-35 also over Boeing F/A-18 Super Hornet in a deal estimated at around $7 billion for 42 planes.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:20

MLP-AFSB.jpg

 

Jan. 9, 2012 by Galrahn - informationdissemination.net

 

Normally when a defense budget is passed, I can't wait to dig through it and highlight all the important details. This time, with no associated appropriations bill (or plan) coming anytime soon, it would be a waste of time to suggest anything in the Fiscal Year 2013 National Defense Act is worth discussing, because it is worthless until the elected folks in Washington, DC get their budget priorities sorted out.

There is one section in the bill that I do want to highlight though. This reads like something inserted by a lobbyist, and it doesn't belong in my opinion.

SEC. 131. SENSE OF CONGRESS ON MARINE CORPS AMPHIBIOUS LIFT AND PRESENCE REQUIREMENTS.

a) FINDINGS.—Congress finds the following:
  1. The Marine Corps is a combat force that leverages maneuver from the sea as a force multiplier allowing for a variety of operational tasks ranging from major combat operations to humanitarian assistance.
  2. The Marine Corps is unique in that, while embarked upon naval vessels, they bring all the logistic support necessary for the full range of military operations and, operating ‘‘from the sea’’, they require no third-party host nation permission to conduct military operations.
  3. The Navy has a requirement for 38 amphibious assault ships to meet this full range of military operations.
  4. Due only to fiscal constraints, that requirement of 38 vessels was reduced to 33 vessels, which adds military risk to future operations.
  5. The Navy has been unable to meet even the minimal requirement of 30 operationally available vessels and has submitted a shipbuilding and ship retirement plan to Congress that will reduce the force to 28 vessels.
  6. Experience has shown that early engineering and design of naval vessels has significantly reduced the acquisition costs and life-cycle costs of those vessels.
(b) SENSE OF CONGRESS.—It is the sense of Congress that—
  1. the Department of Defense should carefully evaluate the maritime force structure necessary to execute demand for forces by the commanders of the combatant commands;
  2. the Navy should carefully evaluate amphibious lift capabilities to meet current and projected requirements;
  3. the Navy should consider prioritization of investment in and procurement of the next generation of amphibious assault ships as a component of the balanced battle force;
  4. the next generation amphibious assault ships should maintain survivability protection;
  5. operation and maintenance requirements analysis, as well as the potential to leverage a common hull form design, should be considered to reduce total ownership cost and acquisition cost; and
  6. maintaining a robust amphibious ship building industrial base is vital for the future of the national security of the United States.


To me this looks a lot like some Marine Corps General and his industry buddies throwing their weight around via Congress to try an influence the Analysis of Alternatives taking place regarding the LSD(X). Congress should not be trying to influence the decision unless they are ready to pony up the big bucks for what they are basically calling for - which to me sounds like more LPD-17s.

From what I understand, LSD(X) will be a design to cost ship. The recurring cost (ship 3 and beyond) is pegged to be about $1.2 billion in the shipbuilding budget. That makes the LPD-17 hull a nonstarter without a significant increase in cash from Congress.

The Marines face several challenges in dealing with amphibious requirements, but two stand out as important challenges that must be addressed. The first challenge is that the lift footprint of the amphibious MEB is growing, and the second challenge is that the MPS squadron only carries about 70% of the MEB's equipment. With limited funding and only one platform in the shipbuilding plan able to address these issues - the LSD(X) - folks are either going to have to get creative to solve these challenges, or accept that the challenges will not be solved.

The LSD(X) is a choice between 4 alternatives.

The first choice is a new build, best possible lift vessel for $1.2 billion recurring. I have no idea what design that would be, but if we are being honest it almost certainly wouldn't be anything similar to a current LSD if it is going to meet the stated requirements.

The second choice is for a LPD-17 mod, best possible for $1.2 billion recurring. I do not believe that is possible, but I'm sure there is a shipbuilding guru who other Marines call "General" willing and ready to convince a gullible politician it is possible. Experts I have spoken to in NAVSEA say it's not possible, and I'll trust their expertise and opinion over any Marine General when it comes to shipbuilding.

The third choice is to use a foreign design brought up to NVR standard at a cost of no more than $1.2 billion recurring with the third ship. The design that is specifically highlighted with this option is the French Mistral class. The ships would be built at a US shipyard. There is not a consensus whether these ships can be built in a US shipyard for $1.2 billion recurring.

The fourth option is to build two ships - a MLP and an AFSB - and use the combination of both ships to replace the single LSD. The idea is for the AFSB vessel to cover both the lift for amphibious groups and carry residual lift for the MPS MEB while MLP serves as a well deck surrogate. What is important to understand here is that the AFSB design would actually be a non-mil spec LPH with a limited hanger capacity, but it gives the option for that vessel to carry forward the helicopters in an ARG while the LHA/LHD operates 20 JSFs. Neither the MLP or AFSB would be a gray hull though, which is a major reason why old school Marine Generals who have been doing amphibious assaults for 30 years (cough!) hate the idea.

When I read Section 131 of the 2013 National Defense Act, what I read as "Sense of Congress" actually represents the traditionalists mindset on amphibious capability and their Gulf coast lobby buddies.

But the bottom line is this. The fourth option is the only option that will actually meet the capacity requirements for amphibious lift and the MPS, but I fully expect the United States Marine Corps to outright reject the very suggestion of any option away from the traditional 3 ship ARG. The third option for a foreign design will be rejected solely because it is a foreign design, even though the logic of that escapes me completely when the ships are being built in US shipyards. A new design is possible but unlikely, and until we see more in-house design expertise in NAVSEA I can't say that is necessarily a bad thing.

So ultimately I fully expect the final choice for the LSD(X) to be a LPD-17 mod that the Navy budget cannot afford, and in the end I suspect the Marine Corps will end up with about 8 LSD(X) because that is all they can afford.

But if it was me, I would go for the MLP + AFSB concept. I believe it carries with it the highest risk, but I also believe it would give the Marine Corps the most flexibility when it comes to operations at sea. In my opinion it is much easier for the USMC to remain a relevant national defense asset when they are operating from more ships than when they are operating from fewer ships, and the MLP + AFSB option puts Marines on well over 40 vessels that deploy frequently, vs less than 30 possible vessels that deploy less frequently when one picks the quality LPD-17 mod option.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:20

http://www.strategypage.com/gallery/images/CH-53E-Super-Stallion-01-2013.jpg

 

1/2/2013 strategypage.com

 

A U.S. Marine Corps CH-53E Super Stallion lifts M777 howitzers over Helmand province, Afghanistan, Dec. 29, 2012. U.S. Marines assigned to Marine Heavy Helicopter Squadron 361, Marine Aircraft Group 16, 3rd Marine Aircraft Wing provided aerial support by repositioning the howitzers to Camp Dwyer. U.S. Marine Corps photo by Sgt. Keonaona C. Paulo

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:20
US Army fields first AH-64E unit, but more improvements to come

 

Jan. 10, 2013 by Dave Majumdar – FG

 

Washington DC - Even as the US Army moves forward with fielding its first unit of Boeing AH-64E Block III attack helicopters, the service is planning to add further improvements to the Apache gunship.

 

"Right now, we are currently fielding the first unit equipped, our FUE [first unit equipped] unit, with Echo-models, and we're on track to meet that fielding schedule," says Col Jeff Hager, the army's Apache programme manager.

 

Hager adds that Boeing has delivered 28 of 51 low-rate initial production AH-64Es that it is contracted to build. This year, the company will start producing full-rate production aircraft for an eventual total of 634 helicopters.

 

But even as the AH-64E transitions into full-rate production, some systems engineering work remains, Hager says. The changes, which will come in production Lots 4 through 6, include better embedded diagnostics for improved maintenance. The Apache will also gain the Link-16 data-link, which is typically found on fixed-wing combat aircraft. It will also be afforded improvements to its mast-mounted Northrop Grumman APG-78 Longbow fire control radar, which will improve range and add overwater capability.

 

Hager says that the army has not quite decided how the overwater capability would be used, but he says the Longbow radar in concert with the Lockheed Martin AGM-114 Hellfire missile could be used to attack landing craft or small warships. In the future, active electronically scanned array radar could be added to the aircraft.

 

Another addition will be the cognitive decision aiding system (CDAS), Hager says. CDAS is designed "to help the pilot and the crew with some of those tasks that tend to get a little cumbersome at times," he says. "It'll help him in those tasks in specific."

 

The army also intends to support Boeing's efforts to sell the Apache overseas, Hager says. Boeing's attack helicopter vice president, Dave Koopersmith, says that the company has seen an uptick in interest internationally for the Apache recently. "We have more demand signals for this dominant capability in this attack helicopter space," he says.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:40

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

January 10, 2013: Strategy Page

 

The Russian Air Force recently ordered another 30 Su-30SM two-seat fighters. Thirty of these were ordered back in April and deliveries to the Russian Air Force were to begin in six months and the first one did arrive six months later. All this was pretty impressive when you consider that that Su-30SM flew for the first time last September 21st. All 60 SU-30SMs are to be delivered by 2016. Before this order Russia had only 11 Su-30s in service, far fewer than China and India. All Russia could afford until recently was the older Su-27.

 

The Su-30SM is a Russian Air Force version of the Su-30MKI that has long been exported (to India, Algeria, and Malaysia). For the last two decades Russian defense manufacturers have survived on exports. The Russian military halted most procurement spending after the Soviet Union collapsed in 1991 (largely from financial mismanagement).

 

In the last decade the Russian military has gradually resumed buying. Initially the Russian military could not afford the best stuff (like the Su-30MKI). But that has changed, and now the Russian military is catching up. This is the first Su-30 model for the Russian Air Force that uses thrust vectoring (the ability of the engine to direct its exhaust a bit and enhance maneuverability).

 

Both the Su-30SM and Su-30MKI are most similar to the two seat American F-15E fighter-bomber. The Su-30MKI, even though equipped with Western electronics, costs less than $40 million each, about half of what an equivalent F-15 costs. The Russian version will have Russian electronics and other Russian made gear but otherwise be nearly identical to the Su-30MKI. The Su-30MKI/SM can carry more than eight tons of bombs and hit targets over 1,500 kilometers away. The Su-30SM is able to use a large range of missiles and smart bombs.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:35

China-AF-Helmet.jpg

 

January 10, 2013: Strategy Page

 

Recent Chinese TV coverage of Chinese Air Force training revealed that the code word for the main Chinese training base is “Area 52”. This is an interesting shout-out to the U.S. Air Force Tonopah Test Range (also known as Area 52) in Nevada. This has long been the site for testing new aircraft, and providing advanced training for fighter pilots. Nearby is Area 51, an even more secretive base used for experimental aircraft and, according to local lore, UFO activity.

 

What this shows is how much China understands that the only way to achieve victory in the air is to adopt Western pilot training methods. China is doing this in a big way. China is already getting rid of its thousands of old Cold War era warplanes. These were copies of Russian designs and Chinese air force experts noted that no one ever won a war with these aircraft. Since the 1990s China has been acquiring Western-style designs (MiG-29, Su-27/30) from Russia and developing similar aircraft. But these aircraft are only effective if operated by highly trained and experienced pilots. So China has provided the large quantities of fuel and spare parts needed to keep their several hundred modern fighters in the air a lot. This, however, was not enough. The pilots who started out on the old Cold War style aircraft did not become much better when moved to modern fighters, even after a lot of time in the air. Something was missing, and that turned out to be technical education and specialized training in the intricacies of modern air combat. That meant greater use of realistic flight simulators (so very dangerous maneuvers could be practiced). So the Chinese are taking care of all this, including establishing a “pilot university” that provides a four year academic and flight training program. All this closely follows methods and techniques pioneered by the United States.

 

The Chinese Air Force now has a training unit that will accurately (as possible) portray enemy (especially American and Indian) aircraft and combat tactics. Thus there are three Blue-Army Aggressor Squadrons (Blue is the bad guys in Chinese training, Red is the good guys) for this. One is equipped with Su-30s, to represent American F-15s or Indian or Vietnamese Su-30s. Another has the J-10A, which is similar to the F-16. The third squadron has J-7s (Chinese copies of the MiG-21), which represent low end threats, like the many MiG-21s India still uses.

 

Using your own aircraft for "aggressor (or dissimilar) training" began in 1969, when the U.S. Navy established the original "Top Gun" fighter pilot school. This was done in response to the poor performance of its pilots against North Vietnamese pilots flying Russian fighters. What made the Top Gun operation different was that the training emphasized how the enemy aircraft and pilots operated. This was called "dissimilar training". In the past, American pilots practiced against American pilots, with everyone flying American aircraft and using American tactics. It worked in World War II because the enemy pilots were not getting a lot of practice and were using similar aircraft and tactics anyway. Most importantly, there was a lot of aerial combat going on, providing ample opportunity for on-the-job training. Not so in Vietnam, where the quite different Russian trained North Vietnamese were giving U.S. aviators an awful time. The four week Top Gun program solved the problem. The air force followed shortly with its Red Flag school. In the early 1980s, the Russians established a dissimilar air combat school (and began building Western style fighters), and the Chinese followed in 1987.

 

Over the last four decades the two American training programs have developed differently, and the entire concept of "dissimilar training" has changed. The navy kept Top Gun as a program to hone fighter pilot's combat skills. The air force made their Red Flag program more elaborate, bringing in the many different types of aircraft involved in combat missions (especially electronic warfare).

 

After the Cold War ended in 1991, it became increasingly obvious that none of our potential enemies was providing their fighter pilots with much training at all. In other words, the dissimilar training for U.S. fighter pilots was not as crucial as it had been during the Cold War. Actually, it had been noted that flying skills of Soviet pilots was declining in the 1980s, as economic problems in the USSR led to cuts in flying time. During that period American pilots were actually increasing their flying time. Moreover, U.S. flight simulators were getting better. American pilots were finding that even the game oriented combat flight simulators had some training value. But now, with China aggressively doing all they can to improve pilot quality, the U.S. has to pay more attention to staying ahead.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:35

Hawk Mk-132 Advanced Jet Trainer (AJT)

 

January 9, 2013: Strategy Page

 

The Indian Air Force is facing yet another round of embarrassment over the mismanagement of its pilot training program. This time it was the news that a quarter of its Hawk jet trainers were out of action because of an avoidable spare parts shortage. This is not the first time the Indian Hawks have embarrassed the air force leadership. The Hawks were, in fact, meant to take care of an earlier leadership failure.

 

This came from the fact that India has long had problems with advanced trainers or, rather, the lack of them. For a long time new pilots went straight from propeller driven trainer aircraft to high performance jets like the MiG-21. This was fatal for many of those new pilots. The MiG-21 has always been a tricky aircraft to fly. Pilots normally get some time on a jet trainer aircraft before taking on a jet fighter. The Indian approach resulted in a high loss rate from peacetime accidents. The solution to this was obtaining a jet trainer but it took decades for this simple solution to make its way through the defense procurement bureaucracy.

 

Eight years ago, after two decades of effort, BAE Systems finally sold 66 Hawk jet trainers to India, at a cost of some $25 million each. The delays were caused by the Indian unwillingness to spend the money, plus the efforts of French, Russian, Czech, and American aircraft manufacturers to put forward their own candidates. Finally, the growing number of Indian MiG-21 aircraft lost forced the government to close the deal. The Hawk advanced jet trainers are the most successful Western aircraft of this type, at least in terms of sales (over 900 have been sold). The U.S. Navy uses the Hawk and India felt the Hawk was the most suitable for preparing MiG-21 pilots, as this nine ton aircraft was designed to train pilots who will eventually fly jet fighters. The Hawk can also be armed and used for ground attack. Four years ago India decided to buy another 40 British Hawk jet trainers.

 

India has also had problems with basic (propeller driven) trainers. This has recently been addressed as well. Last May the Indian government finally agreed to buy 75 Pilatus PC 7 trainer aircraft for the Indian Air Force. The aircraft cost $7.5 million each and begin to arrive this year. It took the air force several years to get approval. In the meantime, pilot training and flight safety suffered because of the shortage of basic trainers.

 

There are actually three different aircraft trainers Indian pilots use during their flight schooling. All of the current ones are elderly and overworked. The HPT-32 is used for primary (basic) flight training. Intermediate training uses the Kiran Mark II and then the Hawk Jet Trainer is used for advanced training for fighter pilots. After that the pilots are sent to combat units where they learn how to operate a specific type of aircraft.

 

Back in 2009, all 116 HPT 32 basic trainers had to be grounded because of age related problems. HPT reliability has gone down even more since then. The HPT 32 entered service three decades ago and there have been over a hundred serious accidents, killing 23 instructor and trainee pilots. Because of the HPT 32 problems the 96 Kiran Mk1 intermediate trainers had to increasingly be used for both basic and intermediate training. These aircraft are being worn out but even then most pilot trainees are only getting a third of the required hours before being moved along in their flight training. This leads to more accidents as pilots are pushed into the next phase of their training without adequate flight time.

 

For over three years the air force has been trying to get permission to buy 75 Pilatus PC 7 single engine turboprop trainers to replace the HPT 32s. While the HPT-32 was designed and manufactured in India, the Swiss built Pilatus was seen, by Indian pilot training experts, as a better choice. The PC 7 is a two seat, 2.7 ton aircraft. The instructor sits behind the trainee and both have an ejection seat. Nearly 500 PC 7s have been built in the last three decades and they are used by 24 nations. But because the Pilatus is a foreign aircraft, buying it has become a political issue and the actual purchase was continually delayed by politicians or Indian aircraft manufacturers. Indian pilots made it clear that they did not want another HPT 32.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:55

Mindef

 

09/01/2013 Ariane Nicolas - francetvinfo.fr

 

POLITIQUE - L'armée française craint le pire. Quatre ans seulement après le rapport commandé par Nicolas Sarkozy, un nouveau document sur son avenir, impulsé cette fois par François Hollande, doit être rendu en février prochain. Deux "Livres blancs" en seulement quatre ans : l'armée sait-elle encore où elle va ? 

 

Dans ses vœux aux armées, mercredi 9 janvier, le président a voulu calmer les craintes sur les moyens dont disposera l'armée à venir. Au-delà du retrait des troupes françaises d'Afghanistan, finalisé en décembre, difficile en effet de savoir clairement à quoi ressemblera l'armée ces prochaines années. Quelles nouvelles contraintes pèsent sur elle ? Comment le gouvernement compte-t-il y répondre alors que depuis plusieurs mois, les militaires de tous rangs font part de leurs inquiétudes ? Eclairages. 

 

Autant de militaires qu'au XVIIe siècle pour l'armée de terre

 

Contrairement aux budgets consacrés à l'éducation ou à la sécurité, dont l'augmentation est prévue, celui du ministère de la Défense stagnera en 2013, à 30 milliards de crédits budgétaires, dans l'attente des conclusions du Livre blanc. Le projet prévoit par ailleurs 7 200 nouvelles suppressions de postes après 29 000 emplois gommés en 2011. En tout, 54 000 suppressions de postes sont programmées entre 2009 et 2014, soit 17% des effectifs de la Défense.

Profondément restructurée depuis 2008, l'armée de terre est particulièrement touchée. Elle est passée cette année sous le "seuil symbolique des 100 000 militaires", soulignait son chef d'état-major, le général Bertrand Ract-Madoux, fin juillet. Selon le blog Secret défense, seuls 70 000 hommes sont réellement mobilisables. "Il faut remonter au XVIIe siècle pour retrouver un tel niveau." Pour rappel, en moyenne, 12 000 militaires français ont été déployés dans le monde depuis 2008, sur sept théâtres principaux (Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire, Liban, Balkans, Tchad, Somalie).

 

Des contraintes budgétaires croissantes

 

Malgré cet effort, la Cour des comptes reproche au ministère de la Défense de ne pas en faire assez, et notamment d'avoir laissé enfler sa masse salariale depuis 2009. Elle épingle notamment "l'augmentation continue de l'encadrement supérieur" des armées, en particulier du nombre d'officiers supérieurs.

Dans un rapport rendu en juillet, les magistrats recommandaient un renforcement de la maîtrise des coûts, soit "au moins 1 milliard d'euros d'économies" pour atteindre les objectifs de la Loi de programmation militaire (2009-2014) que le nouveau Livre blanc doit contribuer à corriger. Les magistrats préconisent aussi une série d'économies supplémentaires (rationalisation des achats, économie sur la politique immobilière...), sans oublier de concentrer "les moyens budgétaires sur les capacités opérationnelles" des armées. 


 

Devant les députés, Jean-Marie Guéhenno, le diplomate qui préside la commission chargée d'établir le nouveau Livre blanc, n'a pas dit l'inverse. "Il faut partir d’un monde qui est celui de l’après-crise économique et financière, tirer les leçons de ce changement économique et financier du monde", a-t-il martelé, selon des propos relatés par le blog Opex 360. 

 

Des impératifs stratégiques à redéfinir

 

Mais les nouveaux défis stratégiques n'ont que faire des politiques de rigueur. Afin de guider les réflexions du Livre blanc, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) y est allé de sa contribution (PDF) ; ce texte reprend certains constats du Livre blanc de 2008 tout en signalant de nouvelles menaces : décentrement d'Al-Qaïda sur des terrains locaux, augmentation des risques de cyberguerre et cyberespionnage, incertitudes liées au "printemps arabe", grande instabilité au Sahel, etc. Avec un constat général : "Le spectre de la violence armée s'élargit." 

 

A ces menaces "classiques" s'ajoutent d'autres missions dont l'armée pourrait avoir la responsabilité, comme la protection des ressources énergétiques ou les défis climatiques. Le rapport note ainsi qu'après le tsunami au Japon en 2011, plus de 100 000 militaires ont été mobilisés pour faire face à la crise sanitaire. C'est plus que l'effectif total des troupes françaises de l'armée de terre.

 

Une mise en garde assénée depuis le plus haut niveau

 

Même les hauts gradés des armées redoutent les conclusions du Livre blanc. L'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, a récemment mis en garde contre une fragilisation du corps militaire. "Toute discontinuité dans les financements a des impacts qui peuvent être irréversibles. (...) C'est pourquoi les prochaines décisions budgétaires ne devront pas céder au leurre du 'court-termisme'." Et l'amiral de pointer le manque de systèmes de lutte contre les menaces sur l'aviation, de drones, d'avions ravitailleurs et un niveau insuffisant des stocks de pièces de rechange.

 

Le chef des armées a également dit redouter "la suraccumulation de réformes", qui provoque "une véritable lassitude" parmi les militaires. "Or, le moral des troupes affecte leur combativité", souligne-t-il. Interrogé par L'Express, Edouard Guillaud évoque trois dossiers "insuffisamment pris en compte" dans le rapport de 2008 : l'Afrique, l'outre-mer et les espaces maritimes. "Pour résumer ces inquiétudes, ces inerties, ces rigidités, je dirais que la Défense est comme un grand navire lancé à 32 milliards d'euros : on ne peut réduire sa vitesse aussi rapidement qu'on le voudrait."

 

Des garanties encore limitées

 

Face aux critiques et aux craintes, le gouvernement a tenté de réagir. Sur la forme, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que tous les militaires pourraient s'exprimer via un site intranet sur le Livre blanc. "Quel avenir pour nos forces armées ? La réponse, nous devons la formuler collectivement. Pour cette raison, j'ai souhaité que ceux qui avaient un point de vue à exprimer, des propositions à partager, puissent le faire et ce, quelle que soit leur armée ou leur grade."

 

Sur le fond, on rassure également, sans toutefois donner plus de détails sur l'orientation des réformes. Jean-Yves Le Drian martèle que la défense française ne sera pas "sacrifiée" pour des raisons budgétaires, mais nul ne sait encore quels secteurs seront privilégiés tant que le Livre blanc n'est pas sorti. Et encore, rien ne garantit qu'il sera suivi à la lettre. Seules certitudes, il est, selon le ministre, "hors de question" de toucher à la force de dissuasion nucléaire française, et les baisses des effectifs prévues sont définitives. "Les chiffres ont été annoncés, ils ne bougeront pas."

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:55

exocet-rafale

 

09/01/2013 Par Valérie Lion (L'Express)

 

Vente du Rafale en Inde, projet du futur avion de combat européen, rapprochements industriels... Bien décidé à garder son rang dans le secteur militaire, l'avionneur joue son destin en 2013, alors qu'un nouveau PDG, Eric Trappier, prend les commandes.

 

Ce 19 décembre, le gratin militaro-industriel s'était donné rendez-vous sur la base aérienne d'Istres, au bord de l'étang de Berre. Serge Dassault était suivi de près par son fils aîné, Olivier. Eric Trappier, futur PDG de Dassault Aviation, disputait la vedette bien malgré lui à Charles Edelstenne, sur le départ - la passation de pouvoir entre les deux hommes devait se faire sans tambour ni trompette, mercredi 9 janvier, à Saint-Cloud, au siège de l'avionneur. Laurent Collet-Billon, délégué général à l'armement, avait même fait le déplacement, séchant pour l'occasion une séance plénière de la commission du Livre blanc sur la défense. Devant quelque 400 invités, à 10 h 55, dans un ciel d'hiver nuageux, le Neuron, dernière réalisation de la maison, a décollé pour un vol inaugural de dix minutes avant de revenir parader le long de la piste. Aucun pilote n'a salué la foule de la main, et pour cause : le Neuron est un prototype de drone de combat, commandé à distance. Le premier du genre sur le Vieux Continent.

 

 http://static.lexpansion.com/medias/189/97067.jpg

Chiffre d'affaires 2011, en milliards d'euros.

 

Difficile de savoir ce qui, ce jour-là, a le plus étonné les nombreux participants à l'événement. Cet appareil futuriste aux lignes presque inquiétantes ? Ou le discours d'Edelstenne, d'une tribune où étaient plantés le drapeau européen et ceux des six pays partenaires du programme (France, Suède, Suisse, Espagne, Italie, Grèce) ? Du jamais-vu dans la maison Dassault : réputée pour sa conduite solitaire des affaires, elle a toujours cultivé un splendide isolement. "Non à la fédération des incompétences", n'a cessé de répéter Edelstenne, pendant les douze ans de son mandat, sans perdre une occasion d'ironiser sur les difficultés des programmes multilatéraux tels que l'A400M ou l'Eurofighter, rival du Rafale. Et pourtant, ce 19 décembre, les dirigeants de l'avionneur ont lancé un vibrant plaidoyer en faveur d'une coopération européenne pour le futur avion de combat. Avant de laisser les invités méditer ce virage sur l'aile autour des six buffets, honorant la gastronomie de chacun des pays représentés. Une belle variété, propre à ouvrir l'appétit.

 

Celui de Dassault est grand. Pas question de perdre sa place dans le cercle mondial très restreint des fabricants de chasseurs. Le choix d'Eric Trappier pour remplacer Edelstenne traduit clairement la volonté du groupe, qui réalise pourtant les trois quarts de son chiffre d'affaires avec les jets d'affaires, de rester un acteur majeur de la défense. Trappier ? L'homme du militaire et de l'international, rompu aux arcanes politiques et seul représentant de l'industrie de défense dans la commission du Livre blanc. Cet ingénieur, passé très vite du bureau d'études aux ventes, a conclu le dernier contrat export en date de Dassault, la vente de 30 Mirage 2000-9 aux Emirats arabes unis, en 1998. Il est à la manoeuvre depuis près d'un an dans la négociation finale avec l'Inde pour la vente de 126 Rafale - le contrat de la dernière chance à l'export pour cet avion dont le premier vol à Istres remonte à... juillet 1986.

 

Cinq ans de travail suspendus au contrat indien

 

Le lendemain de sa nomination, le futur PDG se refusait en public à tout commentaire, fidèle à la tradition maison, mais il affichait, en privé, sa sérénité quant à l'issue des négociations. Complice d'Edelstenne, Trappier a aussi toute la confiance de Serge Dassault - "les clients le connaissent et l'apprécient", assure le pater familias. Mais la pression sur les épaules de ce quinqua est immense : Trappier doit absolument rapporter de New Delhi la signature tant attendue, qui devrait garantir cinq années de travail aux usines de l'avionneur et pourrait ouvrir d'autres marchés. A plus long terme, il lui faut aussi assurer la pérennité du bureau d'études - près de 2 000 personnes qui risquent fort de se tourner les pouces si le Rafale n'a pas de successeur. "Le système Dassault, c'est avoir toujours en parallèle un avion en fabrication et un autre en développement", rappelle Louis Gautier, président du think tank Orion.

 

Le Rafale absorbe 30 % des dépenses d'équipement !

 

Or il n'y a aucun nouveau programme à l'horizon. Le danger guette : partout, dans le monde occidental, l'heure est à la réduction des budgets de la défense. Une diète qui attise la concurrence à l'export et contraint les industriels à se regrouper. En France, la prochaine loi de programmation militaire, pour 2014-2019, élaborée d'ici à l'été, en sera le douloureux reflet. D'où la démonstration de force du 19 décembre. L'opération de com a été montée en moins de quatre semaines, au lendemain de la réussite, loin des caméras et des photographes, du tout premier vol du Neuron, le 1er décembre. Objectif : convaincre que seul Dassault est capable de fédérer efficacement des partenaires étrangers pour développer une technologie de pointe. Et encourager les gouvernements, au premier rang desquels la France, à poursuivre l'aventure.

 

Au passage, le groupe en a profité pour exposer son savoir-faire dans les avions sans pilote, alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit bientôt choisir qui de Dassault ou d'EADS fournira le drone de surveillance intermédiaire - à moins que, pour des raisons d'économies, la France se résigne à acheter américain. Par la voix d'Eric Trappier, dans Les Echos du 2 décembre, Dassault a tendu la main sur ce dossier à EADS, le frère ennemi, deuxième actionnaire de la société réduit depuis des années au rôle de figurant au conseil d'administration. Et lors de leurs auditions à l'Assemblée nationale, à l'automne dernier, Trappier comme Edelstenne ont spontanément parlé d'Europe, à la grande surprise des membres de la commission de la Défense. Cette évolution en laisse d'ailleurs plus d'un sceptique. "La coopération à la mode Dassault ? C'est simple : les autres paient, lui décide", raille un observateur averti. Ainsi, la société n'a pas mis un centime dans le programme Neuron.

 

Le changement de tête à Saint-Cloud ne fait guère illusion non plus : "Une page se tourne mais l'auteur du livre reste le même", glisse un syndicaliste. Trappier a combattu sans relâche sur les marchés export le britannique BAE et le franco-allemand EADS, fabricants de l'Eurofighter. Quant à Charles Edelstenne, il a beau lâcher le manche de Dassault Aviation, il reste administrateur et s'installe au Rond-Point des Champs-Elysées, à la direction générale du holding familial, GIMD. A charge pour lui de veiller au rang de Dassault dans la défense et de calmer la guerre de succession qui fait rage entre deux des fils de Serge, Olivier et Laurent. "Il va tout contrôler", glissait en aparté, ravi, Serge Dassault, le 19 décembre. Ce jour-là, Edelstenne a d'ailleurs balayé sèchement l'hypothèse d'un rapprochement Dassault-Thales-Safran, évoqué par Laurent Dassault : "Cette idée a fleuri quelque part, oubliez-la !"

 

Le gouvernement devra - encore - compter avec l'inflexible "ChE". Pas facile, même pour les socialistes, de prendre ses distances avec la maison Dassault. Le contrat indien est ainsi vital pour l'Etat français : il permettra de desserrer la contrainte budgétaire - le Rafale, avec ses 11 avions par an pour les forces françaises, absorbe en moyenne 30 % des crédits d'équipement ! L'Etat n'a guère de moyens de pression sur Dassault. Tout au plus peut-il jouer sur des commandes annexes, comme la modernisation des avions de patrouille maritime Atlantique 2, repoussée à 2013, ou les drones de surveillance. Sous Sarkozy, la société s'est rendue incontournable en entrant au capital de l'électronicien de défense Thales, un groupe quatre fois plus gros qu'elle. "C'était un moyen tactique d'éviter que les grandes orientations se fassent contre elle", estime Louis Gautier. Une position qui a bloqué toute restructuration. Aucune synergie n'a été développée entre Dassault et Thales, aucune ouverture vers des coopérations européennes n'a été engagée, déplorent les spécialistes. Le PDG, Luc Vigneron, a été un simple exécutant, avec pour seul mot d'ordre : améliorer les comptes. Mais la brutalité de son management a déclenché une crise sans précédent, jusqu'à son éviction le 20 décembre.

 

C'est Charles Edelstenne en personne qui a lâché le nom du successeur de Vigneron, la veille d'un conseil d'administration décisif. Sans doute soulagé d'avoir enfin trouvé une solution, mais prenant aussi un malin plaisir à couper l'herbe sous le pied du gouvernement, privé de la primeur de l'annonce. Certes, Dassault n'a pas réussi à imposer son choix chez Thales, comme il y a trois ans déjà. Mais comme il y a trois ans, le gouvernement n'a pas non plus fait prévaloir ses vues. Et comme il y a trois ans, c'est un candidat de compromis qui a finalement été nommé, après moult tractations. Jean-Bernard Lévy, ex-PDG de Vivendi, aura- t-il la latitude de développer une vision stratégique pour Thales ? Rien n'est moins sûr. Les deux actionnaires lui demandent d'abord de ramener la paix sociale. Après ? "On discutera", a lâché Edelstenne, qui n'avait jamais rencontré Lévy auparavant.

 

Pourtant, "Thales est l'un des pivots naturels de la consolidation européenne, c'est le groupe le plus diversifié et le plus international", assure Philippe Plouvier, consultant chez Roland Berger. Dassault, lui, rêvait plutôt d'une intégration verticale à la BAE, lui permettant d'être présent dans l'aérien, la marine et le terrestre. Un schéma qui n'a pas les faveurs du nouveau gouvernement. "Faire un champion national n'a pas de sens, surtout si le budget domestique est fortement réduit", martèlent en choeur les sénateurs Daniel Reiner et Jacques Gautier, chevilles ouvrières de la commission de la Défense au Palais du Luxembourg. Les deux hommes soulignent aussi la nécessité de ne pas se mettre dans la main d'un "monopoleur" : "Les Etats-Unis ont su consolider leur industrie tout en gardant deux acteurs majeurs dans chaque secteur pour faire jouer la concurrence", rappellent-ils.

 

L'Etat prêt à soutenir des rapprochements

 

Que prônera Jean-Yves Le Drian ? Le ministre s'est montré étonnamment prudent - et discret - sur le sujet. Son entourage répète à l'envi qu'il ne jouera pas les marieurs : aux entreprises de discuter entre elles et de trouver les meilleures formules. Le gouvernement se voit plutôt en facilitateur, prêt à soutenir des rapprochements surtout s'ils ouvrent la voie à des solutions européennes. Mais le précédent EADS-BAE n'est guère encourageant : si Le Drian en a vite saisi l'intérêt, il n'a pas su entraîner Matignon et l'Elysée. Après l'échec de la fusion des deux groupes, l'Hôtel de Brienne s'est empressé de commander à un cabinet de conseil renommé une étude sur les stratégies possibles de consolidation dans la défense. Il s'efforce aussi de ramener dans le jeu les Allemands, marginalisés par l'axe franco-britannique développé sous l'ère Sarkozy. Mais une chose est sûre, comme ses prédécesseurs, Le Drian devra faire avec l'avionneur de Saint-Cloud. "C'est le meilleur sur le plan technologique, il respecte les coûts et les délais, et c'est une société purement française", résume un fin connaisseur. Une fois de plus, il faudra bien sauver les ailes Dassault.

 


Rafale: vaincre le signe indien

 

 

Le contrat indien ? "Les discussions se poursuivent dans l'état d'esprit de conclure au plus vite." Fermez le ban. Eric Trappier a officiellement bien mis ses pas dans ceux de Charles Edelstenne. Pas question d'extrapoler davantage sur le "contrat du siècle" - estimé à 15 milliards d'euros, dont environ un tiers pour Dassault - tant qu'il n'est pas signé.

 

D'abord espéré avant le 31 mars, le dénouement des négociations, entamées en février 2012, pourrait intervenir plus tard dans l'année. "Les discussions sont complexes, explique un expert. Il ne s'agit pas seulement de l'achat d'avions, mais des modalités de fabrication." Dernier épisode en date : un vif débat entre Dassault et les autorités indiennes sur le rôle de Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) dans la production de 108 des appareils (les 18 premiers seront assemblés en France, chez Dassault). Certains doutent que HAL ait les compétences pour garantir la qualité des avions, mais Dassault ne veut pas assumer cette responsabilité s'il n'a pas la maîtrise du choix des partenaires et sous-traitants.

 

A Saint-Cloud, on se veut confiant : à ce stade, le risque d'un échec retentissant, avec à la clef le retour d'un concurrent dans le jeu, semble mince. Comme en 2012, la direction a promis 1 % d'augmentation générale en 2013 pour tous les salariés si le contrat est signé. "Sinon, il faudra prendre des mesures d'économies", avait lâché cet automne le DRH en comité d'entreprise.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:20

MQ-9 Reaper

 

January 9, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Project On Government Oversight; issued January 8, 2013)

 

U.S. Central Command has released some interesting numbers on the performance of modern air systems in Afghanistan; the data do not augur well for our defenses in the next decade, nor for the suitability of the man who appears likely to be the next secretary of defense, former Senator Chuck Hagel -- his admirable iconoclasm toward some national security dogmas notwithstanding.

With the Department of Defense budget looking at no real growth or even reductions in the next few years, there will be a clear need for defense systems that offer more performance for less cost. The data from Afghanistan on what drones are contributing to the war there show that we are getting little but paying a lot, the reverse of what we will need in the future.

These data notwithstanding, drones are the embodiment of what conventional wisdom in Washington holds to be the wave of the future for air power -- the quintessence of the high tech cutting edge that the pundits want more and more of and just the kind of myth that politicians appointed to senior executive branch positions fall for time and time again.





The Pentagon's new leadership needs the wit to recognize that the conventional wisdom on these (and other) systems can be badly wrong, and it needs the moral courage and political dexterity to act, standing up to the embedded material and intellectual special interests in the Pentagon, Congress, and think tanks that leap to the defense of these systems time after time. Without such brains, guts, skill, and, especially, persistence in the next Pentagon leader, our defenses are in for a rough ride -- downhill -- in coming years. In short, we need real deeds from a tough, no-nonsense executive, not just interesting, sometimes iconoclastic words.

The Air Force component of CENTCOM (AFCENT) releases numbers to the public each month on Air Force and allied sorties and weapon releases in Operation Enduring Freedom (which mostly means the war in Afghanistan) for drones and manned aircraft. (Data on CIA drone activities in Pakistan and elsewhere are not included.)

The released data are bad news for drone advocates. They show that in the first eleven months of 2012, the U.S. and NATO forces involved in Afghanistan conducted 1,505 air-to-ground "strike sorties" -- i.e., those that involved the release of at least one weapon. A total of 3,886 weapons were released on those strike sorties -- 3,439 from manned aircraft and 447 from remotely piloted aircraft, or drones (namely, the MQ-1B Predator and the MQ-9 Reaper). In other words, the drones were responsible for just 11.5 percent of the air-to-ground weapons used in the war. Manned aircraft, such as the A-10, F-16, F-18, AV-8B and B-1B, were responsible for the other 88.5 percent. Put simply, in the air war in Afghanistan -- called by some "the Drone War" -- drones did little better than 10 percent of the weapons delivery.

Little as they did in the first eleven months of 2012, they did even less in 2011, when manned aircraft released 5,117 weapons and drones released just 294 -- or 5.4 percent of the total.

The AFCENT data is very sparse on allowing more meaningful comparisons between drones and manned aircraft in the Afghanistan war. AFCENT declined to provide this writer more detail, but it gave some useful data to the Bureau of Investigative Journalism in the United Kingdom. That data shows that in 2011, manned aircraft flew almost 24,000 of the total close air support sorties -- whether a weapon was released or not -- and they flew well over 17,000 in the first ten months of 2012. Drones flew 10,300 sorties in the same category in 2011 and 7,600 in 2012. Thus, the manned aircraft are responsible for about 70 percent of the total sorties in both years.

More importantly, manned aircraft are flying an even larger percentage of the strike sorties: aircraft performed 1,743 strike sorties, or 88 percent, in 2011 and over 1,100, or 82 percent, in the first ten months of 2012. Finally, for delivering numbers of weapons during a strike on a target, drones averaged 1.4 weapons per strike in 2012; aircraft averaged twice that.

Nor is there any basis to think that drones have been delivering weapons more accurately. According to DOD's weapons tester, the Director of Operational Test and Evaluation, the Reaper, for example, is capable of employing only two types of munitions: the AGM-AGM-114 laser-guided "Hellfire" missile and the GBU-12 laser-guided bomb. Manned aircraft carry a far greater variety, and while CENTCOM has not released the data, anecdotally it appears that most manned aircraft munitions are GPS-guided JDAMs, which have fewer limitations from clouds and weather and other causes than do the drones' laser-guided munitions.

That the drones are responsible for such a small percentage of the air-to-ground war in Afghanistan is the natural result of their inherent limitations. Prominent among them is their tiny payload compared to manned aircraft: The "more capable" drone, the MQ-9 Reaper, carries roughly one-ninth to one-fourth the payload of an A-10 or an F-16.

Nor are the drones cheaper to buy and operate. Using the Air Force's definition for all the components in a Reaper unit, they cost about $120 million to buy, compared to about $20 million for the original A-10 and about $55 million for a modern F-16. A Reaper "CAP," or unit, costs about $20 million per year to operate, compared to $5.5 million for an A-10C for a year or $4.8 million for an F-16C.

In short, with drones like the iconic Reaper, our forces get less performance for more cost -- compared to 35-year-old aircraft designs such as the A-10 and F-16.

These data notwithstanding, drones continue to be the darling of opinion in much of DOD, journalism, and think tanks. Articles repeatedly label Afghanistan as "the drone war," and one think tank drone advocate even referred to the AFCENT information as a "powerful data point" in favor of drones being "here to stay." They may, indeed, be here to stay, but that will be based on politics and hype, not performance in Afghanistan -- and perhaps the affinity of some for what drones are doing in Pakistan and Yemen under CIA control.

Whoever is the next secretary of defense will face a choice. He or she can operate at the policy wonk level, as so many already have, ignoring these kinds of basic nuts and bolts data. When they do so, and are told by in-house advocates of drones (or F-35s, or Littoral Combat Ships, or C-130Js, or almost anything else) that the newest technology is cheap and effective, the secretaries of defense with policy wonk and/or political backgrounds have proven themselves to be undisposed to serious, informed questioning. They end up taking the advocates' assertions at face value and acting on them.

The next steps in this process are as predictable as the sunrise: when some outsider suggests a budget cut, the DOD bureaucracies easily convince the secretary that their "affordable" and "effective" weapon systems will no longer be available. Then, the secretary proclaims the idea of insufficient resources for these pet rocks to be a "doomsday." In doing so, facilitators of business as usual like Secretary of Defense Leon Panetta thoroughly isolate themselves from the fact that the additional cost and low performance of these systems is much of what is driving the budget beyond acceptable levels of spending.

It is easy for the in-house advocates to co-opt the secretary of defense when he or she comes from an institution like Congress, where rhetoric and appearances trump facts, especially if the words are articulated cleverly or forcefully.

Such superficiality is precisely the profile Senator Chuck Hagel had as a member of the Senate. He was frequently in the news saying something interesting, often against the dogma of the Republican Party or even American politics in general. But, quick, tell yourself something he actually did of consequence in the Senate -- legislation or other important actions, not just words. Draw a blank? So did I, and I was watching up close and personal as a Republican Senate staffer for many of Hagel's twelve years there. Beyond the rhetoric, his record is quite sparse.

At a time when its budget is declining and advocates, backed by generally accepted myths, press hard for their particular hobby horse to be protected while others go begging, the Pentagon needs someone with a demonstrated record as a tough, acutely well informed downsizer or as an accomplished infighter against the powerful bureaucracies that run free under politically oriented secretaries of defense. A talker, not a doer, Senator Hagel, no matter how much I may admire his politics, is not the right person.

This is not to say that the other publically mentioned candidates for the job would be better.

As a denizen of the think tank and policy world, Michelle Flournoy -- as intelligent as she seems to be -- has been operating in a world where soft-policy differences are the stock in trade, not bureaucratic fights down in the weeds over the quality of data on performance or costs. As the chief architect of DOD's 2010 Quadrennial Defense Review as the Pentagon's under secretary of policy, she showed little interest in or understanding of how the building actually operates at the basic level.

As undersecretary of defense for acquisition, technology and logistics and then as deputy secretary of defense, Ashton Carter has shown little ability to master the bureaucracy. In fact, he let slide far more problems than he has done anything meaningful about. That is all too clearly the case with, for example, the Pentagon's most expensive program ever -- the F-35 -- which remains both unaffordable and a gigantic performance disappointment after four years of Carter's ministrations.

The vast chasm between conventional wisdom and reality on drones, their costs, and what is and is not working at the tactical level is replicated in myriad ways in the secretary of defense job portfolio -- from assault rifles to missile defenses to arms control and especially to questions of war and peace.

What we need least is yet another dilettante who specializes in politics of the moment and fancy words.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 13:55
Euronaval 2012 par SITTA

 

09/01/2013 SITTA

 

Malgré un contexte économique difficile en Europe, l’édition 2012 du salon a rassemblé près de 370 exposants représentant 33 pays et des visiteurs professionnels en provenance des quatre coins du monde. Une présentation de bâtiments de la Marine nationale a également été réalisée le lundi 22 octobre sur site de la base navale de Toulon, présentation à laquelle ont assisté près de 200 personnes. Plusieurs conférences, ainsi que des présentations dynamiques de drones sous-marins, ont également animé cette édition.

 

De nombreux industriels de premier plan du secteur naval étaient représentés sur le salon, dont une forte participation des industriels russes, italiens et allemands.

 

Club-k

 

AGAT-CONCERN. La société russe spécialisée dans le développement des systèmes de combat (CMS), des équipements électroniques (radars, conduites de tir), des missiles de croisière et de leurs systèmes de lancement associés, présentait sur son stand les systèmes de missiles antinavires/anti-terre CLUB-K et CLUB-M :

-         CLUB-K : cette version du système CLUB propose l’intégration des missiles de type 3М-54ТE, 3М-54ТE1 et 3М-14ТE dans un conteneur commercial de 40 pieds, mais également l’intégration du missile subsonique KH-35UE URAN dans un conteneur de 20 pieds. Facilement dissimulable et transportable, le CLUB-K (dans ses deux versions) constitue une arme particulièrement redoutable et dissuasive. La version KH-35du système CLUB-K a été testée avec succès en août dernier. D’après les responsables de la société AGAT, la version en conteneur 40 pieds avec missiles 3M-54TE/TE1/14TEaurait également été testée récemment avec succès ;

-         CLUB-M : il s’agit de la version en batterie côtière mobile du système CLUB. Les TEL (Transporter Erector Launcher), d’une capacité maximale de six missiles, sont associés à véhicule radar et de commandement.

Les systèmes CLUB-K et CLUB-M, en fonction des missiles employés, sont en mesure de neutraliser les bâtiments de surface ainsi que les cibles terrestres jusqu’à une distance maximale de 300 kilomètres. Le système CLUB (M/N/S/U/K) constitue à l’heure actuelle la vitrine technologique de l’industrie missilière russe.

 

BAT 3

 

ARESA. Basée à Barcelone, la société ARESA est spécialisée dans la production de RHIB, vedettes et patrouilleurs rapides de 7 à 50 mètres. Axée principalement sur le marché africain (le groupe espagnol réalise 70% de ses exportations vers l’Afrique, 20% vers l’Amérique latine et 10% vers le Golfe persique), ARESA a remporté récemment plusieurs contrats pour la livraison de vedettes rapides (gamme 12 à 32 mètres) vers des états d’Afrique de l’Ouest : Angola, Nigéria et Cameroun notamment. Légèrement armées, rapides, disposant de propulsion hydrojet/diesel inboard ou outboard (selon le choix du client), ces unités s’avèrent particulièrement adaptées pour le renforcement de la protection côtière, la lutte anti-piraterie et lutte contre les nouvelles menaces asymétriques. Souhaitant pérenniser son implantation en Amérique du sud, ARESA sera prochainement représentée à l’occasion du salon EXPONAVAL de Valparaiso (Chili) du 04 au 07 décembre prochain.

 

FINMECCANICA

BLACK SNAKE. Première présentation de l’antenne linéaire remorquée BLACK SNAKE. Cette ALR (Antenne Linéaire Remorquée) proposée par WASS / Finmeccanica est une réelle nouveauté, par la technologie employée d'une part, et par les futurs porteurs de cette petite antenne d'autre part. Actuellement en phase d'essais à la mer, cette ALR est destinée aux bâtiments de surface de petit et moyen tonnages. Le tronçon acoustique regroupe des canaux numérisés, composés d'un seul hydrophone. La particularité de la formation de voie et du traitement associé permet, malgré un espacement inter-canaux limité, d’obtenir une large gamme de fréquences de travail. Autre particularité, le lever de doute azimutal s'affranchit de manœuvre du porteur, malgré la composition mono hydrophonique de l'antenne. Cette prouesse, selon l'industriel, serait le résultat d'un système de gouverne positionné sur le câble tracteur, qui, par de légères oscillations, provoque après traitement de l'information, le lever de doute quasi instantané des cibles. Cette antenne est optimisée pour l'alerte torpille. Les paramétrages, modifiables en fonction de la menace sur la console bi-écrans, sont proposés par défaut, associé à une fonction automatique d'alerte torpille. La console gère également, en l'absence d'un système de combat intégré sur le porteur, la mise en œuvre des contre mesures, le lancement des armes d'autodéfense, telles que la Black Shark, ou également la torpille légère Flash Black, utilisée dans ce cas comme torpille anti-torpille. Un tronçon additionnel actif est également proposé en option, permettant ainsi à un bâtiment de combat de se doter d'une véritable capacité de lutte anti sous-marine complémentaire.

 

Maquette

BAE SYSTEMS. Sur son stand, BAE présentait l’une des rares nouveautés de cette édition 2012 d’EURONAVAL avec la maquette de la future frégate TYPE 26, quelques semaines seulement après une reprise de son design par les bureaux d’études britanniques. Programme majeur pour la Royal Navy, qui en espère la livraison de 13 unités dans les prochaines décennies, les frégates de TYPE 26 sont destinées à remplacer dans les prochaines années les frégates de TYPE 23et devenir l’épine dorsale de la marine britannique. Si l’ensemble des armements et équipements devant équiper la plateforme n’est pas encore arrêté (notamment pour la lutte anti-sous-marine), la découpe de la première tôle (pour la première unité) devrait intervenir au cours de l’année 2013.

 

DSME

 

DAEWOO-DSME. Sur son stand, le constructeur sud-coréen proposait son concept de nouvelle frégate multi-missions de 3 000 tonnes (DW 3000). D’une longueur de 114 mètres, la plateforme dispose d’un armement conséquent avec huit missiles antinavires, une tourelle de 76 millimètres, un système VLS à huit cellules (sur la plage-avant) pour la mise en œuvre probable de missiles surface-air, deux pièces de 30 millimètres, un CIWS de type PHALANX et six tubes lance-torpilles de 324 millimètres. Polyvalente, la frégate de type DW 3000 dispose également d’une plateforme hélicoptère ainsi que d’un hangar. Déjà présentée à l’occasion du salon « Defense & Security 2012 » à Bangkok, cette nouvelle plateforme pourrait être choisie prochainement par la marine thaïlandaise dans le cadre de la modernisation de ses forces navales.

 

DSME présentait enfin la maquette de son pétrolier-ravitailleur de type MARS (Military Afloat Reach & Sustainability - tanker), projet récemment retenu par la Grande-Bretagne pour la Royal Fleet Auxiliary (quatre exemplaires).

 

FINCANTIERI

 

FINCANTIERI. Le constructeur italien s’était déplacé en force pour cette 23ème édition d’EURONAVAL avec un stand impressionnant, véritable vitrine technologique pour la construction navale transalpine. Parmi les très nombreuses plateformes exposées (projets réalisés, en cours, ou à l’étude), il convient de signaler :

-         Le destroyer de type AEGIS : FINCANTIERI présentait un concept de bâtiment AEGIS, dont la plateforme est dérivée des frégates italiennes de type FREMM (classe CARLO BERGAMINI). Conçue pour être intégrée au sein du système de défense aérienne AEGIS, non seulement pour la détection des cibles mais également pour leur interception (l’intégration de missiles SM-3 jusqu’au Block IIA -a minima- serait prévue dans un VLS situé sur l’avant du bâtiment) cette plateforme pourrait être proposée à des marines occidentales désireuses d’accéder aux mêmes capacités que les marines américaine et japonaise ;

-         Le LHD de type BDSL (Bâtiment de Débarquement et de Soutien Logistique) : retenu par la marine algérienne et dont la mise sur cales a débuté en janvier dernier au chantier naval de Riva Trigoso, le futur bâtiment majeur de la marine algérienne devrait être mis à l’eau courant 2013 pour une livraison en 2014. Dérivé des unités de type SAN GIORGIO/SAN GIUSTO, le bâtiment d’un déplacement d’environ 9 000 tonnes est un véritable concentré de technologie avec notamment l’intégration du radar de veille AIR 3D EMPARet de missiles anti-aériens ASTER-15 ;

-         La corvette lance-missiles ABU DHABI, construite pour la marine émiratie, et dont l’admission au service actif devrait avoir lieu en 2013.

 

Brasil

 

MECTRON. La société brésilienne Mectron a profité du salon Euronaval pour présenter le missile MAR-1. C’est un missile air-sol antiradar qui peut neutraliser aussi bien les stations radar fixes que les batteries sol-air mobiles. Le missile, qui avait était développé au profit des forces aériennes brésiliennes, vient d’entrer en service dans les forces aériennes pakistanaises où il équipe les chasseurs Mirage. Mectronpropose plusieurs types d’intégrations du missile. Soit en association avec l’avionique de l’avion, au travers d’un bus MIL-STD-1553ou 1760, soit avec un système de commande indépendant et installé dans le cockpit. Cette dernière solution permet ainsi de diminuer largement le coût de l’intégration. Mectron, nouveau venu dans ce marché, offre une alternative intéressante aux missiles antiradars américain AGM-88 et russe Kh-31P.

 

MKU

 

MKU. Implantée dans près de 90 pays à travers le monde, la société MKU est spécialisée dans la protection individuelle du combattant (gilets pare-balles, casques) et la protection des plateformes aériennes, navales et terrestres (systèmes de blindage additionnels). A l’occasion d’EURONAVAL 2012, MKU présentait un échantillon de ses matériaux de blindage synthétiques destinés à protéger les unités navales contre des tirs directs d’armes légères et les éclats métalliques. Les blindages proposés par MKU peuvent être utilisés afin de renforcer les cloisons de secteurs névralgiques d’un bâtiment de surface (passerelle, central-opérations, silos missiles, soutes à munitions, etc.). A titre d’exemple, la société singapourienne SUNCRAFT a choisi de faire confiance à MKU pour la protection de ses patrouilleurs rapides en aluminium (à l’instar du patrouilleur MANTA ASD).

OCk

 

OSK. A l’occasion de cette 23ème édition du salon EURONAVAL, l’industrie navale de défense russe était fortement représentée par le biais de l’OSK, représentant près d’une dizaine de chantiers navals et bureaux d’études. De nombreuses plateformes, de surface ou sous-marines (plateformes pour certaines déjà largement "éprouvées" à l’image des sous-marins de type KILO) étaient représentées sur le stand. Parmi les programmes/projets en cours, il convient de retenir :

-         Sous-marins KILO (Projet 636M) : deux contrats majeurs sont actuellement en cours. Le premier, pour la marine vietnamienne, avec la livraison à Hanoï de six unités (la première unité a été mise à l’eau récemment au chantier du Nord de St-Petersbourg), le second pour la marine russe avec la réalisation de trois unités pour le Flotte russe de mer Noire ;

-         Sous-marins LADA/AMUR (Projet 950/1650) :malgré des déclarations récentes émanant du Ministère de la défense russe annonçant l’arrêt du programme compte tenu de difficultés sur la première unité (le sous-marin St-Petersbourg), le chantier naval russe annonce la résolution des problèmes (sur l’appareil propulsif) et le maintien du programme avec la poursuite de la construction des seconde et troisième unités. La réalisation de ce programme revêt une importance majeur pour l’industrie navale russe, les sous-marins AMUR devant à terme remplacer les KILO dans le cadre des contrats exports ;

-         Corvettes STEREGUSHCHIY/TIGR (Projets 20380-20385/20382) : la maquette de la corvette STEREGUSHCHIY (en configuration URAN-E et missiles 9M-96/9M-100 -soit la configuration des corvettes russes Soobrazitelnyy et Boikiy-) était présentée sur le stand russe. La réalisation de ces unités pour la marine russe poursuit son cours. La corvette Boikiy,qui a récemment débuté ses essais en mer Baltique, devrait être admise au service actif d’ici la fin de l’année 2012. Si l’OSK n’a pour l’heure pas concrétisé de contrat export pour cette plateforme, la livraison de deux unités à la marine algérienne (version export : TIGR) serait actuellement toujours en discussion d’après les industriels russes ;

-         Frégate ADMIRAL GORSHKOV (Projets 22350/22356) : mise sur cales en février 2006, l’unité tête de série Admiral Gorshkov, devrait débuter ses premiers essais à quai au cours du mois de novembre. L’OSK présentait à l’occasion d’EURONAVAL la version proposée à l’export : le Projet 22356.

 

ROTINOR

 

ROTINOR. La société allemande ROTINOR propose depuis trois ans maintenant ses deux jets « immergeables » type Divejet 414 et Black Shadow 730. Largement disséminés, en particulier sur le continent asiatique, ces deux engins propulsés par hydrojet, sont entièrement électriques. L’autonomie annoncée serait de l’ordre de 400 minutes (environ 6h)  pour le modèle 414 à 700 minutes (environ 11h) pour le modèle 730. Ces engins sont tous les deux dotés de batteries lithium-ion et pour le model 730, d'un sonar haute fréquence d'évitement d'obstacle. Silencieux d'un point de vue acoustique, ces engins auraient également une signature magnétique particulièrement basse, ce qui les rendrait difficilement interceptables par les moyens magnétiques et acoustiques actuels. A ce jour, Rotinor n’aurait pas de nouveau projet, la notoriété actuelle de ces deux produits se suffirait à elle -même, selon son directeur.

 

Photothèque Euronaval 2012

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:35

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/77/DF-ST-98-01305.JPEG/800px-DF-ST-98-01305.JPEG

 

January 5, 2013 defense-update.com

 

U.S. Air Force officials have decided not to renew a contract with Italian aircraft manufacturer Alenia North America to support and induct the small, Italian-made C-27A transport aircraft into the Afghan Air Force. This is the second U.S. blow aimed at the Italian aircraft manufacturer, after the termination of acquisition of C-27J Spartan by the US Air Force. According to the Air Force, Alenia failed to generate a sufficient number of operational aircraft for effective Afghan Air Force airlift capability. Aviation Week reports.

 

In 2008, the U.S. paid $314 million for the purchase of 20 former Italian Air Force G.222s — designated the C-27A by the Air Force — to give to the fledging Afghan National Army Air Corps, later the Afghan Air Force, an independent tactical transport capability to replace Soviet-era Antonov An-32s.

 

However, their introduction to service has been far from smooth. Only 16 of the aircraft have been delivered to Afghanistan, with four remaining in Italy. Despite a deployed team of contractors, the aircraft struggled with serviceability issues and have been grounded twice — once in December 2011 on airworthiness grounds, and again in March 2012 because of safety issues that delayed the training of Afghan personnel.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:20

RQ-4 Global Hawk Block 40 - Northrop Grumman

 

January 08, 2013 by General Dynamics Canada

 

General Dynamics Canada has been awarded a CA$32m contract by Northrop Grumman Corporation for key communications network technology for the NATO Alliance Ground Surveillance (AGS) program.

 

Under this contract, General Dynamics Canada will provide the software that will control the AGS Communications Ground Control System (CGCS). The CGCS will manage radio and satellite communications between Global Hawk unmanned aerial vehicles (UAVs) and the main operating base in Sigonella, Italy.

 

General Dynamics Canada will also deliver ruggedized computer workstations and the Voice over Internet Protocol (VoIP) intercom systems that will enable communications between operators at the operating base and with mobile command centers. In addition, the company will provide engineering support for the integration of its software and systems at Northrop Grumman's facilities in the US, and at the main operating base in Italy.

 

"This contract highlights the capabilities of the world-leading communication solutions we have developed through many years of innovation in airborne ISR systems," said David Ibbetson, general manager for General Dynamics Canada.

 

"It showcases Canadian technology that we have successfully deployed on the CP-140 Aurora as part of the Aurora Incremental Modernization Project, and on the CH148 Cyclone as part of the Maritime Helicopter Program. At the same time, it provides us with the opportunity to leverage the experience and expertise of the highly skilled employees at our facilities across Canada.

 

"As important, the key technologies being provided by General Dynamics Canada will be available for future UAV-based programs in Canada, such as the Joint Unmanned Surveillance Target Acquisition System and the Mercury Global Wideband Global Satellite communications system."

 

Dan Chang, Northrop Grumman vice president and program manager of the NATO AGS program, said: "This is another example of how Northrop Grumman is leveraging national investments already made in the NATO AGS program to benefit the entire alliance.

 

"We look forward to working with General Dynamics Canada on this program to deliver this critical capability to NATO."

 

The NATO AGS program, led by Northrop Grumman, is a major international procurement initiative to establish an airborne ground surveillance system, which can provide NATO commanders with a comprehensive picture of activity on the ground. It includes five Northrop Grumman high-altitude, long endurance Global Hawk UAVs, missionized to NATO requirements; mobile ground command and control vehicles; as well as associated command and control base stations. Once deployed, the AGS system will enable NATO and its coalition partners to gather intelligence, surveillance and reconnaissance information to support military and humanitarian operations.

 

With its main operating base at Sigonella, NATO AGS will be co-located with the US Air Force Global Hawks and the US Navy MQ-4C Triton (BAMS) Broad Area Maritime Surveillance unmanned aircraft systems, further advancing synergies across the three programs in operational capability, lifecycle logistics and sustainment.

 

Development and production of the AGS program is expected to take place over the next three years, with initial operation scheduled for November 2016. General Dynamics Canada will continue to provide in-service support for the system beyond 2016.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:55
NH90 : Standard 2 pour la marine française et première livraison pour la Belgique

24/12/2012 Mer et Marine

 

Deux évènements ont marqué, le 21 décembre, le programme NH90. Tout d’abord, la livraison à la Belgique du premier des 8 hélicoptères commandés au consortium NH Industries (détenu à 62.5% par Eurocopter, 32% par AugustaWestland et 5.5% par Fokker Aerostructures) pour ses forces armées. Cet appareil est en version TTH (Tactical Transport Helicopter), comme le seront les trois prochains exemplaires belges. Les quatre machines suivantes seront des NFH (Nato Frigate Helicopters), version navalisée du NH90, qui sera embarquée sur les frégates belges Léopold 1er et Louise Marie, en remplacement des Alouette III actuellement en service.

 

Le 21 décembre toujours, la Direction Générale de l’Armement prenait livraison, également sur le site Eurocopter de Marignane, du 1er Caïman Marine, appellation française de la version navale du  NH90, au Standard 2 (ou Step B comme disent les industriels). Après une courte période d’évaluation conduite au Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S), l’appareil renforcera la flotte de 7 Caïman déjà en service au sein des flottilles 31F et 33F, basées à Hyères (Var) et Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Ces machines, livrées depuis 2011 au standard 1 (Step A), seront progressivement mises au niveau le plus récent entre 2014 et 2017.

 

Autoprotection, MU90 et réservoirs externes

 

Le standard 2 du Caïman Marine introduit le système d’autoprotection de l’hélicoptère, comprenant notamment des leurres électromagnétiques et infrarouges. Il ouvre également la voie à la capacité de tir de la torpille anti-sous-marine MU90, attendue en 2013, tout en améliorant différents systèmes du standard précédent. La nouvelle version permettra, de plus, l’emport de réservoirs externes afin d’améliorer l’autonomie de l’hélicoptère. Celui-ci pourra disposer de deux bras de chaque côté de la cellule, chacun étant capable d’emporter un bidon de carburant ou une torpille (avec panachage possible de deux bidons, un bidon et une torpille ou deux torpilles). A terme, le Caïman français, à l’instar du NH90 italien avec le Marte Mk2/S, pourra également mettre en œuvre un ou deux missile(s) antinavire léger(s).

 

Premières capacités ASF et ASM sur le standard 1

 

Sans attendre l’arrivée du standard 2, la Marine nationale, suite aux expérimentations menées par le CEPA/10S, a ouvert mi-novembre une capacité de lutte au dessus de la surface (ASF) pour les Caïman au standard 1. Et, toujours sur ce premier standard, une première capacité de lutte anti-sous-marine (ASM) devrait être disponible avant le mois de février.

 

Déployé depuis ses bases littorales ou sur les frégates des types Horizon et FREMM, les Caïman Marine pourront, dans le domaine de la lutte ASM, mettre en œuvre un sonar trempé FLASH, des bouées acoustiques et des torpilles MU90. En dehors de la lutte au dessus de la surface, ces appareils servent également aux missions de sauvetage en mer et au transport opérationnel. Sur les 27 Caïman commandés pour la marine française et livrables d’ici 2021, 13 seront dotés d’une rampe arrière (dont les 7 premiers) permettant l’embarquement rapide de troupes ou de matériel, avec une capacité d’emport d’environ 16 passagers.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:35

China Carrier (Liaoning)

 

January 8, 2013 china-defense-mashup.com

 

1. China’s first aircraft carrier, the “Liaoning” ship, was officially delivered to PLA Navy.

 

After the construction, test and trial navigation were completed as scheduled, China’s first aircraft carrier was formally delivered to the Navy of the Chinese People’s Liberation Army (PLA) on September 25, 2012.

 

Approved by the Central Military Commission (CMC), it was named the “Liaoning” ship of the PLA Navy with a designated hull number of “16″. Related scientific experiments and military trainings continued following the official delivery and commissioning of the “Liaoning” ship.

 

On November 25, Chinese Navy’s first batch of carrier-borne aircraft pilots successfully flew the home-made J-15 fighters to accomplish the arrested deck landing and ski-jump takeoff on the “Liaoning” ship.

 

2. The U.S. announced new military strategy.

 

US President Barack Obama announced a new military strategy on January 5, 2012 to shift U.S. focus to the Asia-Pacific region. According to the strategy, the U.S. will slim down its army’s scale, reduce its military presence in Europe and strengthen its military presence to the Asia-Pacific region.

 

The US Defense Secretary Leon E. Panetta expounded the “rebalance strategy in Asia-Pacific region” at the Shangri-La Dialogue on June 2, 2012 and stated that the U.S. would deploy 60% of its warships in the Pacific Ocean by 2020.

 

3. Russia’s first fifth-generation strategic missile corps established

 

The Russian Ministry of Defense announced the establishment of its first fully-equipped missile corps of the fifth-generation guided missiles, namely “Yars” and “Aspen-M”, on September 20 in the State of Ivanovo near Moscow. After the fifth-generation guided missile system is equipped, Russia further enhanced its capability to break through the anti-missile system.

 

Prior to that, the NATO announced the official launch of the European anti-missile system on May 20.

 

4. “RIMPAC 2012 exercise held

 

The world’s largest multi-national maritime military joint exercise, namely the “Rim of the Pacific (RIMPAC) 2012″ led by the U.S. was held in Hawaii and its surrounding waters on June 29 with the participation of 42 warships, 6 submarines, 200-plus aircraft and 25,000 soldiers from 22 countries. Russia and India participated in the exercise for the first time.

 

The contents of this exercise included the offense-defense combat of aircraft carriers, beach landing drills and others aiming to test the coordinated operation capability between the U.S. fleet and the allied fleets in the Asia-Pacific region.

 

5. Israel took “Defense Pillar” military action against Gaza.

 

The number of rockets fired into Israel by armed personnel of Palestinians saw sudden increase in Gaza Strip starting from November 10. Israel’s Defense Forces initiated a large-scale military operation, code-named “Defense Pillar”, against Gaza from November 14 to 21.

 

This action led to the death of 162 Palestinians, including Jabari, the No. 2 leader of the Palestinian Islamic Resistance Movement (Hamas) and leader of the Qassam Brigade, together with the destruction of a great number of infrastructures in Gaza. This was the most intense fire exchange between Israel and Hamas in recent years.

 

6. Syrian civil war upgraded

 

The Syrian government forces and the main opposition armed forces successively expressed their willingness on October 25 to accept the proposal made by Brahimi, the special representative of the UN-Arab League’s envoy for the Syrian crisis, to cease fire during the Eid al-Adha period.

 

However, on the first day of the ceasefire, also the first day of Eid al-Adha festival, a car bomb exploded in the south of Damascus, capital of Syria, killing 5 and injuring 32, and nullified the agreement of the Eid al-Adha ceasefire. Under the support from exterior forces, the Syrian opposition armed forces gained rapid growth in their strength and more places kept falling into their control.

 

7. DPRK successfully launched “Light Star III” satellite.

 

The Democratic People’s Republic of Korea (DPRK) used the Galaxy III carrier rocket and successfully launched the second “Light Star” satellite into the pre-selected orbit on December 12.

 

The U.S. and its allies held that DPRK’s usage of the satellite launch to test its ballistic missile technology posed a threat against the peace and security in the region, and committed a provocative act to undermine the global non-proliferation system.

 

8. Indian test-fire of intermediate-range ballistic missile “Agni-5 successful

 

India successfully launched the “Agni-5″ intermediate-range ballistic missile on April 19 for the first time. With a range of 5,000-plus kilometers, the missile is capable of carrying multiple nuclear warheads. To date, it is India’s farthest-reaching missiles, covering the entire Asian continent, half of Europe and most of the Indian Ocean.

 

9. U.S. and its allies held “Schriever-2012 joint military exercise.

 

The U.S., the United Kingdom, Canada, Denmark, France, Australia and other countries held the “Schriever – 2012″ international military exercise from April 19 to 26 at the Nellis Air Force Base in Nevada. Through the use of network to simulate military operations in outer space, the operations of aerospace and cyberspace were closely integrated with the cooperation between the U.S. and its allies being greatly promoted in the fields of aerospace and cyberspace.

 

10. UN Security Council decided to deploy Africa-led Support Mission in Mali.

 

Both Mali of the West Africa and Somalia of the East Africa and their nearby areas have witnessed an aggravated threat of terrorism in 2012. The United Nations Security Council unanimously adopted a resolution on December 20 to deploy an African-led international support mission in Mali (African-led Support Mission).

 

In a statement made by the Economic Community of Western African States (ECOWAS) in Abuja on November 12, a total of 3,300 soldiers will be dispatched to Mali in order to help Mali fight against the armed organizations in the north.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:20

chuck-hagel.jpg

 

Jan. 8, 2013 - By JOHN T. BENNETT  - Defense News

 

Former Nebraska Republican Sen. Chuck Hagel’s nomination to replace Leon Panetta as U.S. defense secretary will bring something old and something new into the national spotlight: President George W. Bush’s Iraq war and a shrinking Pentagon budget.

 

Senate Armed Services Committee members and staff are reviewing Hagel’s decades-thick policy statements, votes and views ahead of a yet-unscheduled confirmation hearing.

 

But even as that deep dive is only in its infancy, it already is clear Hagel’s sharp opposition to the 2007 surge of additional U.S. forces in Iraq — which many credit with turning around that conflict — will take center stage. And it’s a safe bet that congressional proponents of avoiding deep Pentagon spending cuts will press the nominee over what he recently labeled a “bloated” Defense Department budget.

 

That remark came during a 2011 interview with the Financial Times, in which Hagel also said, “The Pentagon needs to be pared down. I don’t think our military has really looked at themselves strategically, critically in a long time.”

 

That comment is drawing the ire of national security-minded conservatives in Washington. Already, right-leaning think tanks and organizations are circulating white papers and talking points slamming a number of Hagel’s past comments on issues, including about cutting the DoD budget.

 

“The current secretary of defense and the White House have suggested that sequestration will be a calamity for our national security,” said Danielle Pletka of the conservative American Enterprise Institute. “How can you reconcile your demand for greater cuts and the rejection of those cuts by the incumbent?”

 

Such points inevitably will be picked up by Republican senators as they prepare to question the nominee in coming weeks.

 

Hagel’s allies, such as Fred Kempe, president and CEO of the Atlantic Council, are not tipping their hand about how deeply Hagel might want to reduce military spending.

 

But in a Jan. 8 television interview, Kempe, who worked closely with Hagel in the nominee’s post as Atlantic Council chairman, noted one of his heroes is former President Dwight Eisenhower. That U.S. wartime general-turned-commander in chief “had a very, very sober view of military spending and … came in after a war and had to make some tough decisions.

 

“Ultimately, it’s President Obama’s decision in the end,” Kempe said. “Certainly in this budget situation, you’re going to have a real hard look at the defense budget. And I think he’ll [Hagel] bring his business acumen and his toughness to play in this.”

 

Iraq Payback?

 

Whether the nation is aching for a new discussion about the still-controversial 2003-2011 Iraq war, it’s about to get one.

 

The former GOP senator angered many in his own party in 2006 when he broke with the George W. Bush administration and congressional Republicans over the conduct of the Iraq war. Some sources and pundits say the attacks Hagel is experiencing now are, in large part, payback for doing so.

 

Hagel penned a controversial 2006 Washington Post op-ed that began: “There will be no victory or defeat for the United States in Iraq.”

 

The then-senator took umbrage with what was at the time one of the top U.S. goals in Iraq.

 

“The time for more U.S. troops in Iraq has passed. We do not have more troops to send and, even if we did, they would not bring a resolution to Iraq. Militaries are built to fight and win wars, not bind together failing nations,” Hagel wrote. “We are once again learning a very hard lesson in foreign affairs: America cannot impose a democracy on any nation — regardless of our noble purpose.”

 

The op-ed was deemed remarkable, in part, because of the sharp language Hagel used.

 

“We have misunderstood, misread, misplanned and mismanaged our honorable intentions in Iraq with an arrogant self-delusion reminiscent of Vietnam,” Hagel wrote. “Honorable intentions are not policies and plans.”

 

Hagel also raised concerns about the economic toll the Iraq war was inflicting on the United States.

 

“The United States must begin planning for a phased troop withdrawal from Iraq. The cost of combat in Iraq in terms of American lives, dollars and world standing has been devastating,” Hagel wrote.

 

“We’ve already spent more than $300 billion there to prosecute an almost four-year-old war and are still spending $8 billion per month. The United States has spent more than $500 billion on our wars in Iraq and Afghanistan. And our effort in Afghanistan continues to deteriorate, partly because we took our focus off the real terrorist threat, which was there, and not in Iraq.”

 

Many of his views appear to place him at odds with several Armed Services Committee members, and that committee would have to approve his nomination before it moves to a full upper chamber vote.

 

One is former anking member John McCain, R-Ariz., to whom some in the GOP Senate caucus will look for guidance on how to vote if Hagel’s nomination reaches the upper chamber’s floor.

 

The Obama administration opted against a tense confirmation process for Susan Rice, who on Dec. 13 withdrew from consideration to become secretary of state over fears that McCain and other GOP senators would either block it or turn the confirmation process into a major political fight.

 

Whether the Hagel-McCain split over Iraq policy will lead McCain to oppose his friend remains an open question.

 

In 2008, McCain said he and Hagel are “close and dear friends” who simply reached different conclusions about the Iraq conflict. In the same interview, McCain called Hagel a “respected leader in America” who “served his country admirably, with honor and distinction.”

 

On Dec. 20, McCain told Defense News he had not yet decided how he would vote.

 

The Opposition

 

An anti-Hagel campaign has sprung up since his name was floated by the White House.

 

Pro-Israeli lawmakers, organizations and pundits have seized on 2008 comments Hagel made about the “Jewish lobby” intimidating U.S. lawmakers. Hagel and his allies have struck back, saying the nominee believes in the American-Israeli alliance.

 

Conservative pundits have deployed to cable TV networks to criticize his views. One is former George W. Bush-era Iraq adviser Dan Senor, a close adviser to 2012 GOP presidential nominee Mitt Romney.

 

Senor noted that some of Hagel’s views, such as questioning whether the kinds of stiff sanctions the Obama administration has placed on Iran over its alleged nuclear ambitions actually work, place him out of synch with the president.

 

One website calls Hagel “too extreme to be secretary of defense,” and lists his views on a range of issues.

 

The Republican National Committee, in a blog post, questions whether pro-Israeli lawmakers such as Sen. Chuck Schumer, D-N.Y., ultimately can support the nomination. The blog post questions if the administration can secure the 60 votes necessary to avoid a filibuster and confirm Hagel as defense secretary.

 

For his part, Schumer, in the hours after Obama announced Hagel’s nomination, is holding his cards close.

 

“Chuck Hagel, as a former colleague and a patriot with a decorated service record, has earned the right to nothing less than a full and fair process in the Senate,” Schumer said in a Jan. 7 statement. “I look forward to fully studying his record and exploring his views.”

 

Some conservative Washington hawks believe Hagel is too antiwar to advise any president on the use of American military power. Not so, say his allies.

 

“Hagel is not a pacifist, and certainly not the dove that his critics have claimed he is. He remains firmly within the foreign policy mainstream in Washington, and has supported past wars that I have opposed,” said Christopher Preble of the Cato Institute. “But his general inclination, hardened after the debacle of Iraq, is to avoid foreign crusades and to resist pressure to send U.S. troops into harm’s way in pursuit of unclear objectives that do not advance U.S. interests. That is a mindset that the neoconservatives cannot abide.

 

“I don’t believe … Obama chose Chuck Hagel in order to humiliate the Republican Party,” Preble said. “I don’t think he intended to shine the light on the bitter divide between the neoconservatives and traditional foreign policy realists. I think he picked Hagel because he likes him, and trusts him.”

 

As Washington awaits his nomination hearing, the issue to track as the nominee meets one-on-one with lawmakers, then answers hours of tough questions in a public hearing, is whether enough senators come to trust Hagel.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:20

http://a406.idata.over-blog.com/4/22/09/08/Canada/Defense-spatiale/satellite-canadien-Sapphire.jpg

 

4 janvier 2013 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca

 

Le lancement de plusieurs importants satellites canadiens a de nouveau été retardé. Prévu à l’origine pour le 12-12-12, le 12 décembre 2012, puis reporté au 12 janvier 2013, le lancement a maintenant été reporté à la mi-février, annonce l’Indian Space Research Organisation, l’ISRO, chargée du lancement.

 

Au cours d’un test « thermo- vacuum », un problème est apparu avec la charge utile principale pour ce lancement, le satellite franco-indien SARAL. Les satellites canadiens font partie quant à eux d’une charge utile secondaire.

 

Le ministre de la Défense Peter MacKay avait annoncé, le 18 octobre, que le premier satellite militaire canadien Sapphire serait lancé en décembre depuis l’Inde. Avec près de quatre ans de retard sur le calendrier initial, le lanceur indien Polar Satellite Launch Vehicle devait ainsi effectuer son vol C20 le 12 décembre 2012, avant qu’il ne soit reporté à deux reprises.

 

À son bord, PSLV-C20 doit transporter quatre satellites canadiens: CanX-3A et CanX-3B, NEOSSat et Sapphire, construits par l’Institut universitaire de Toronto de recherche aérospatiale du Laboratoire d’études spatiales. CanX-3A et CanX-3B auront pour mission d’observer les étoiles les plus grosses et les plus brillantes du ciel.

 

Construit par Microsat Systems Canada Inc., NEOSSat sera quant à lui le premier télescope spatial au monde à détecter et à suivre les astéroïdes et les satellites.

 

Enfin, Sapphire est le premier satellite militaire canadien dédié et il mettra à niveau les capacités du Canada en matière de surveillance de l’espace. Faisant partie du réseau de surveillance spatiale des États-Unis, Sapphire permettra aux Forces canadiennes d’assurer la sécurité et la souveraineté du Canada dans l’espace. Une entente signée à Ottawa le 4 mai 2012 prévoit que les données recueillies par le satellite Sapphire seront relayées sur le réseau de surveillance spatiale des États-Unis, ce qui aidera les deux pays à mieux détecter les débris orbitaux afin d’éviter qu’ils entrent en collision avec la Station spatiale internationale ou des satellites.

 

Décidément, 12-12-12, c’est pas la fin du monde, mais ça n’aura pas été la bonne date pour ce lancement!

 

À lire aussi:

12/12/12: le jour du décollage pour le satellite Sapphire >>

Sapphire prêt à s’envoler dans l’espace >>

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:00
Focus sur 2013 (2) : Défense, du sang et des larmes

07/01/2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges Supersonique

 

2013, année de la dégradation des ambitions stratégiques de l’armée française ? L’épée de Damoclès tangue dangereusement au-dessus des trois armes. L’année 2013 s’annonce décisive pour les ambitions stratégiques du pays et le format de ses armées : la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale doit rendre ses conclusions au président de la République en février, avant la présentation au Parlement, à l’été, d’une nouvelle loi de programmation militaire (LPM). Dans le contexte budgétaire actuel, l’exercice risque de virer aux grands coups de hache dans le budget de la défense. Industriels et militaires craignent que le Livre blanc acte une baisse drastique des ambitions militaires de la France, et que la nouvelle LPM en tire les conclusions en réduisant fortement l’effort de défense français (1,5% du PIB estimé en 2013).

 

A première vue, l’édifice de la défense française tient encore debout. Les arbitrages du ministère de la défense ont préservé, pour un budget 2013 "de transition", des commandes jugées incontournables. La DGA doit notamment commander cette année un premier système intermédiaire de drones MALE pour remplacer les Harfang actuels (probablement des drones américains Reaper de General Atomics), mais aussi 3 systèmes de drones tactiques SDTI (Sagem), 4 400 postes de communication tactique CONTACT (Thales), 220 armements AASM (Sagem), 20 torpilles lourdes Artémis (DCNS). Le ministère a aussi prévu de lancer la rénovation des avions de transport maritime Atlantique 2, et surtout de commander – enfin…- les ravitailleurs A330 MRTT (Airbus Military), qui ont fait cruellement défaut lors de l’opération Harmattan en Libye. Les forces françaises prendront aussi livraison de 11 Rafale, 4 hélicoptère d’attaque Tigre, 3 appareils de transport A400M, 12 hélicoptères de transport NH-90, 83 blindés VBCI, ou encore 4036 panoplies du fantassin Félin.

 

Mais on voit mal comment Jean-Yves Le Drian pourrait éviter des mesures d’économies drastiques. Le diagnostic est connu : le budget de la défense français a décroché par rapport à la trajectoire financière fixée par la loi de programmation militaire 2009-2014, basée sur des hypothèses macroéconomiques très - trop- ambitieuses. La trajectoire d’une croissance annuelle de 1% a été abandonnée, du fait de la crise de la dette, au profit d’un maintien du budget en euros constants (« zéro volume »), lui-même remplacé par un maintien en euros courants (« zéro valeur »). Ce qui signifie, en clair, une baisse du budget, si l’on tient compte de l’inflation. Selon le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, il manquera ainsi fin 2015 10 milliards d'euros au budget de la Défense par rapport à la loi de programmation militaire, et 40 milliards en 2020 – 130% du budget annuel de la défense- si la trajectoire financière reste la même.

 

La conséquence prévisible, c’est l’avis de la commission de la défense du Sénat sur l’équipement des forces qui le résume le mieux : « Dans ces conditions, le format des forces tel que dessiné par le Livre blanc de 2008 [30 000 hommes déployables en 6 mois pour un an, 70 avions de combat projetables, 1500 hommes projetables en quelques jours à 7-8000 km, NDLR] est définitivement hors de portée, écrivaient le 22 novembre les sénateurs Daniel Reiner, Xavier Pintat et Jacques Gautier. Une renégociation des grands contrats d'équipement des forces semble inéluctable, car les huit premiers programmes représentent 80 % des crédits d'équipement. La renégociation de contrats, déjà renégociés en 2008, va être très difficile et ne se traduira que par de maigres économies budgétaires, le plus souvent dans le long terme, au prix d'une réduction des cibles, d'un accroissement des délais de livraison voire d'une dégradation de la qualité des équipements. » Pour résumer, du sang et des larmes, à la fois pour des industriels qui vont devoir accepter des baisses de cibles, et pour les militaires, qui ne toucheront probablement pas tous les matériels promis.

 

Quels programmes seront touchés ? Le lugubre jeu des pronostics est ouvert : « Les décisions les plus faciles, à défaut d’être les plus avisées, sont de ne pas lancer les futurs programmes, comme le programme Scorpion de renouvellement des blindés de l’armée de terre, ou de limiter au maximum leur taille, souligne un spécialiste. Les cibles des grands programmes déjà lancés pourraient aussi être revues. » La dissuasion étant sanctuarisée par le président de la République (813 millions d’euros de crédits de paiements en 2013 pour le missile balistique M51 et son adaptation, 614 millions pour la simulation...), les décisions douloureuses pourraient se faire sur les autres programmes : le Rafale, dont la cible est de 286 appareils, pourrait rester bloqué à la commande actuelle de 180 avions ; les cibles de l’A400M, des frégates FREMM, des sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, des blindés VBCI, ou encore des hélicoptères Tigre et NH-90 pourraient aussi être revues à la baisse. Rien de décidé à l’heure qu’il est, mais d’ores et déjà une certitude : le millésime 2013 aura un goût âcre pour la défense française.

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