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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:35

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SU-30MKI India photo USAF

 

7 décembre 2012 par Daniel Favre – INFO-AVIATION

 

L’Inde négocie actuellement avec la Russie une modernisation supplémentaire de 80 chasseurs Su-30MKI afin de les élever au niveau du Super-30. L’opération pourrait se chiffrer à 1 milliard de dollars (source : Russia & India Report).

 

Cette modernisation concernerait le lot de 80 chasseurs Su-30MKI* déjà achetés à la Russie (consortium Suhkoï/Irkout). Les avions Su-30MKI sont livrés à l’Indian Air Force (IAF) en quatre étapes. Selon le plan actuel, leur modernisation devrait être réalisée au cours des trois ou quatre prochaines années.

 

Au total, l’Inde possède 170 appareils Su-30MKI. L’IAF envisage aussi d’acheter 272 avions supplémentaires. Une commande pour 230 appareils a été déjà passée.

 

Ce contrat se cumulerait donc au contrat de modernisation Super-30 de 42 Su-30MK livrés à l’Inde entre 1997 et 2004, chiffré à 3,77 milliards de dollars et qui est susceptible d’être signé lors de la visite du président russe Vladimir Poutine à New Delhi le 24 décembre.

 

La modernisation Super-30 prévoit entre autres l’installation de nouveaux radars, d’ordinateurs de bord, de nouveaux systèmes électroniques et de missiles de croisière supersoniques BrahMos d’une portée de 300 km. Elle devrait commencer en 2015 et effectuée sous licence par la société publique Hindustan Aeronautics Ltd (HAL).

 

L’Indian Air Force (IAF) devrait donc pouvoir créer son huitième escadron de Su-30MK en décembre 2012. Il sera basé à Sirsa d’Haryana, près de la frontière avec le Pakistan. Il s’agira du troisième escadron de Su-30MK à être déployé à proximité de la frontière avec le Pakistan depuis 14 mois. Les deux derniers escadrons sont situés à Jodhpur au Rajasthan et à Punjab Halwara.

 

* Le Su-30MKI est fabriqué en Inde sous la licence de HAL. Il est facilement reconnaissable des autres variantes Su-30 par l’ajout de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:55
Menace sur le VHM

06.12.2012 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Dure période pour l’armée de terre. Les ressources budgétaires, bien que très officiellement affichées en stricte application de la LPM (Loi de programmation militaire), ne sont manifestement pas au rendez-vous. L’étendu des dégâts n’est d’ailleurs pas encore totalement cernée… Et le budget terrestre, c’est devenu une tradition, trinque un peu plus que les autres. Facilité oblige.

 

Dernier arbitrage à l’étude, dont FOB a eu écho, le programme VHM (Véhicule Haute Mobilité), qui pourrait être amputé… de moitié! Annoncé il y a une semaine par la DGA (Direction Générale de l’Armement), le premier véhicule BVs10 Viking Mk2 de Hägglunds (filiale du groupe américano-britannique BAe) commandé en 2009, a été réceptionné le 7 novembre dernier. 53 véhicules haute mobilité seront livrés d’ici 2013.

 

Au final, la cible affichée devait atteindre 120 de ces chenillés blindés. Une première commande ferme de 53 VHM a été signée et deux tranches conditionnelles doivent-être confirmées, dont la première avant mai 2012. Or, de très fortes menaces pèsent sur ces commandes ultérieures et l’armée de terre planche très sérieusement sur un scénario à une cinquantaine de BVs10. Initialement, les 120 VHM devaient équiper deux brigades. Ce véhicule articulé blindé de transport de troupes, particulièrement adapté aux terrains difficiles, devait être mis en œuvre par la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), qui dispose déjà de son prédécesseur le BV206, et la 9e brigade légère blindé d’infanterie de marine (9e Blbima).

 

Aujourd’hui, il est question de ne disposer que d’un parc centralisé dédié aux opex, qui serait basé à Canjuers. Cette solution permettrait de pouvoir armer deux SGTIA (Sous-groupement tactique interarmes) déployés en opérations extérieures, à savoir 25 véhicules par SGTIA projeté. Cette centralisation du parc permettrait par ailleurs d’éviter une usure prématurée des véhicules en unité. Car le VHM est un véhicule « précieux ». Véritable véhicule de combat, il dispose de capacités de franchissement inégalées. Et pouvoir évoluer hors des axes offre des avantages opérationnels importants. Récemment les britanniques l’auraient utilisé pour mener un raid en Somalie. Simple d’utilisation, il offre une liberté d’action et peut transporter 11 fantassins (équipés Felin), là où d’autres véhicules seraient incapable d’évoluer.

 

Très utilisé par les britanniques en Afghanistan pour évoluer hors des axes et donc loin de la menace des IED (bombes artisanales), la France pourrait le projeter en opérations dès 2013.

 

Construit par Hägglunds, la société française Panhard est associée au projet. Le constructeur de blindés légers est en charge de l’intégration des équipements spécifiques : armements de 7,62 ou 12,7 mm, radios, systèmes d’information… La France disposera de trois versions : transport de troupes (11 combattants), PC et logistique. Le VHM est protégé contre les munitions de petit calibre, les roquettes RPG, les mines et les IED.

Menace sur le VHM
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

sofradir-soldat source ForcesOperations.com

 

05/12/2012 Frédéric Rémond, ElectroniqueS

 

Les deux fabricants cèdent leurs technologies infrarouge développées en interne à leur filiale commune.

 

Le fabricant français de capteurs infrarouge Sofradir vient de faire l'acquisition des activités de développements et de fabrication de détecteurs infrarouge développés en interne par Sagem et Thales - rappelons que Sofradir est une filiale commune à Sagem et Thales. L'accord prévoit le transfert à Sofradir de la technologie InSb de Sagem et des technologies QWIP (Quantum Well Infrared Photodetector) et InGaAs du III-V Lab, un GIE dont les membres sont Alcatel Lucent, le CEA et Thales. Déjà spécialisé dans les capteurs infrarouge refroidis HgCdTe et, via sa filiale Ulis, dans les imageurs non refroidis, Sofradir maîtrise ainsi toutes les technologies infrarouge de l'industrie.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/pearl1.png

Crédits photos: G. Belan

 

04.12.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Mini mais il continue à faire le maximum, voici le petit dernier-né de la petite société lyonnaise Metravib (devenu ACOEM suite à sa séparation du groupe Areva), qui n’en fini pas d’innover dans la détection acoustique : le PEARL.

Rappelons le principe qui a fait le succès de la petite boite française : des micros ultra-sensibles et un traitement des sons capable de localiser très précisément le tir et déterminer le calibre utilisé. Le système PILARw tout d’abord développé militairement pour de la détection anti-sniping, a ensuite embarqué sur des véhicules, puis sur des hélicoptères et aujourd’hui, il se réduit pour prendre place sur un fusil d’assaut. Le PILARw en version « mini » s’appelle le PEARL (Personal Equipment Add-on for Reactive Localization) et prend place sur un rail Picatinny. L’utilisation est très simple: quand un tir intervient, des LED se déclenchent pour indiquer la direction du tir : haut-bas / droite-gauche. Reste à suivre les directions et le LED se met au vert quand le canon du fusil rejoint la bonne direction.

 

Aussitôt développé aussitôt vendu, le PEARL aurait déjà été acheté par plusieurs clients. Notamment la police de Rio, probablement les unités spéciales qui interviennent dans les Favelas. Et qui connaissent déjà bien le système PILARw, l’ayant commandé pour leurs hélicoptères.

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/pearl2.png

 

Le système PILARw, rappelons le est en service en France sur la dernière version du VAB, l’Ultima, dont une cinquantaine de véhicules sont en Afghanistan. Il avait été acquis en crash programme pour le théâtre afghan. Une version pour les hélicoptères d’attaque Tigre est cours d’intégration.

 

Enfin, la surprise sur ce créneau, c’est l’arrivée du groupe Sagem. Probablement alléché par le nombre de marchés décrochés par Metravib, Sagem a décidé de s’y mettre et lance ses propres produits : DELOC. Le groupe annonce avoir développé plusieurs versions : pour véhicule, poste fixe, intégré au tourelleau WASP ainsi qu’ « une version fantassin en interface avec le système du combattant FELIN ». Reste à espérer que cette concurrence franco-française soit plus productive que fratricide.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:30

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

MOSCOU, 5 décembre - RIA Novosti

 

Les deux premiers chasseurs biplaces Sukhoi Su-30SM sont arrivés au Centre des essais en vol d'Akhtoubinsk, dans la région d'Astrakhan, a annoncé mercredi à Moscou le porte-parole de l'Armée de l'air russe Vladimir Deriabine.

 

"Deux chasseurs Su-30SM en provenance d'Irkoutsk se sont posés à Akhtoubinsk, après avoir fait deux escales de ravitaillement à Novossibirsk et à Tcheliabinsk", a indiqué le lieutenant-colonel Deriabine.

 

La remise prochaine à l'armée des chasseurs à haute manœuvrabilité Su-30SM augmentera considérablement le potentiel de combat de l'Armée de l'air russe.

 

Le chasseur polyvalent à haute manœuvrabilité Su-30SM est un appareil de la famille des Su-30MK, adapté aux exigences de l'Armée de l'air russe. L'avion possède de nouveaux radars à antenne à balayage électronique (AESA) et des systèmes de liaison radio et d'identification. Ses armements et autres systèmes ont aussi été modifiés par rapport à la version originale. Le groupe Irkout doit produire 30 chasseurs polyvalents Su-30SM d'ici 2015, conformément à un contrat signé avec le ministère russe de la Défense en mars 2012.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:25

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

MOSCOU, 5 décembre - RIA Novosti

 

Les deux premiers chasseurs biplaces Sukhoi Su-30SM sont arrivés au Centre des essais en vol d'Akhtoubinsk, dans la région d'Astrakhan, a annoncé mercredi à Moscou le porte-parole de l'Armée de l'air russe Vladimir Deriabine.

 

"Deux chasseurs Su-30SM en provenance d'Irkoutsk se sont posés à Akhtoubinsk, après avoir fait deux escales de ravitaillement à Novossibirsk et à Tcheliabinsk", a indiqué le lieutenant-colonel Deriabine.

 

La remise prochaine à l'armée des chasseurs à haute manœuvrabilité Su-30SM augmentera considérablement le potentiel de combat de l'Armée de l'air russe.

 

Le chasseur polyvalent à haute manœuvrabilité Su-30SM est un appareil de la famille des Su-30MK, adapté aux exigences de l'Armée de l'air russe. L'avion possède de nouveaux radars à antenne à balayage électronique (AESA) et des systèmes de liaison radio et d'identification. Ses armements et autres systèmes ont aussi été modifiés par rapport à la version originale. Le groupe Irkout doit produire 30 chasseurs polyvalents Su-30SM d'ici 2015, conformément à un contrat signé avec le ministère russe de la Défense en mars 2012.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:20

MH-60R Sikorsky

 

Dec 4, 2012 ASDNews Source : CAE

 

Today at the Interservice/Industry Training, Simulation, and Education Conference (I/ITSEC), CAE announced it has won a series of military contracts valued at more than C$70 million. They include a contract from the United States Navy to develop two MH-60R tactical operational flight trainers (TOFTs) for the Royal Australian Navy under a foreign military sale program, a contract from the Australian Defence Force to provide King Air 350 simulator services, and a contract from the Royal New Zealand Air Force to provide C-130 training.

 

"CAE has a long history of providing the Australian Defence Forces with world-class flight simulators and training services, and we are pleased our MH-60R training systems will play a role in preparing the aircrews who will operate Australia's next-generation multi-role naval helicopter," said Gene Colabatistto, Group President, Military Products, Training and Services, CAE. "Our strong position on programs that have long-service lives ahead of them, such as the MH-60R helicopter, will continue to drive opportunities for CAE's comprehensive portfolio of simulation-based products and services. In addition, our established presence in Asia and the Pacific will provide for growth opportunities as these regions become more important to defence customers worldwide."

 

US Navy/Royal Australian Navy

CAE was awarded a contract to develop two MH-60R tactical operational flight trainers (TOFTs) for the Royal Australian Navy under the United States foreign military sale (FMS) program. CAE USA will be the prime contractor responsible for the design and manufacture of two MH-60R TOFTs that will be delivered in 2015 to HMAS Albatross, located near Nowra in New South Wales and home of the Royal Australian Navy's Fleet Air Arm.

 

The MH-60R TOFTs include both a full-motion operational flight trainer (OFT) that will be used to train Royal Australian Navy MH-60R pilots and co-pilots as well as a weapons tactics trainer (WTT) to be used for training rear-crew sensor operators in the MH-60R Seahawk helicopter. The MH-60R operational flight trainers for the Royal Australian Navy will include the CAE True electric motion system, motion seats, 220-degree by 60-degree Barco visual display, and the CAE Medallion-6000 image generator. The MH-60R OFT and WTT can be operated as standalone training devices, or networked to become an MH-60R tactical operational flight trainer to provide a total aircrew mission training system. The MH-60R TOFTs for the Royal Australian Navy are based on the MH-60R TOFTs that CAE is delivering to the U.S. Navy.

 

CAE Australia will support CAE USA in the development of the Royal Australian Navy's MH-60R TOFTs by customizing and leveraging Australian-specific common databases (CDB) already developed by CAE Australia for other programs in Australia.

 

The Commonwealth of Australia selected the U.S. Navy's MH-60R Seahawk helicopter as their new multi-role naval combat helicopter last year to fulfill the Australian Defence Force's AIR 9000 Phase 8 requirement. Australia is acquiring a fleet of 24 MH-60R Seahawk helicopters via the U.S. Government's FMS program. This is the first-ever procurement of the U.S. Navy's most advanced anti-submarine and anti-surface warfare helicopter outside the United States. The U.S. Navy is supported by Team Seahawk, which consists of MH-60R airframe manufacturer Sikorsky Aircraft, mission systems integrator Lockheed Martin, engine manufacturer GE, sensor supplier Raytheon Corp., and training supplier CAE.

 

Royal Australian Air Force

CAE has signed a contract with the Australian Defence Force (ADF) to provide Hawker Beechcraft King Air 350 training until 2018. CAE will deploy a CAE 5000 Series full-flight simulator (FFS) representing the King Air 350 with Proline II configuration to a training facility in Sale, Victoria. Under terms of the contract, CAE will provide simulator services for Royal Australian Air Force (RAAF) and Royal Australian Navy (RAN) King Air 350 aircrew who train on the aircraft for a range of missions, including tactical support, maritime surveillance and light transport.

 

"The simulator services provided by CAE will play a key role in the cost-effective training of RAAF pilots, air combat officers and RAN aviation warfare officers," said GPCAPT Gregory Hoffmann, Officer Commanding Training Aircraft Systems Program Office (TASPO).

 

The CAE 5000 Series King Air 350 FFS will be qualified to Level D, the highest certification for flight simulators, by Australia's Civil Aviation Safety Authority (CASA). The King Air 350 simulator services will support the RAAF's No. 32 Squadron at RAAF Base East Sale, as well as the School of Aviation Warfare (SAW). This will be the second King Air 350 FFS that CAE has deployed in Australia, following the inauguration in July this year of a King Air 350 ProLine 21 FFS in Melbourne. CAE has commenced delivery of training services to the RAAF's No. 38 Squadron using this simulator.

 

RNLAF/RNZAF

CAE has signed an agreement with the Netherlands Ministry of Defence (NLMoD) to market and sell third-party training services on a CAE-built C-130 Level D full-mission simulator. The C-130 full-mission simulator, which CAE delivered for the Royal Netherlands Air Force (RNLAF) in 2010, is currently housed at CAE's Amsterdam Training Centre in Hoofdorp. In addition, CAE has signed a contract with the Royal New Zealand Air Force (RNZAF) to provide comprehensive C-130 training. The RNZAF C-130 aircrews will receive simulator instruction from CAE at the Amsterdam Training Centre, including training on the RNLAF C-130 simulator that closely matches the configuration of the RNZAF's upgraded fleet of C-130H aircraft. The RNZAF also trains in-country on a CAE-built C-130H flight training device, which CAE delivered to the RNZAF base in Auckland under the C-130 Life Extension Program (LEP) and is currently upgrading for the RNZAF.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:01

dupuy-de-lome-Def-650x442.jpg

Le navire "espion" français Dupuy de Lôme a "été plusieurs fois au large de la Syrie" (crédit : marine nationale / GUIAVARCH)

 

déc 4, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La Syrie est sous une observation attentive des alliés de l’OTAN.

 

Echanges de mails, téléphone fixe, lignes GSM … l’ensemble des communications peut servir à se faire une image de la situation dans le pays, des mouvements de troupes ou de l’humeur possible. La force – ou la faiblesse du pouvoir – comme les relations entre les insurgés sont ainsi scrutées à la loupe. La proximité du pays avec l’Europe facilite il est vrai l’observation.

 

De terre…

On sait déjà que les bases souveraines britanniques à Chypre permettent au Royaume-Uni de collecter des informations, renseignements qu’ils partagent avec les Etats-Unis. Il en est de même des bases militaires turques mises à la disposition des alliés de l’OTAN. Mais d’autres moyens aériens et maritimes sont également engagés.

 

En l’air…

Tout d’abord, les avions Awacs de l’OTAN – ou d’autres pays – survolent la zone. Ils ne sont pas directement déployés sur la Syrie mais le sont en permanence dans le cadre de l’opération Active Endeavour (anti-terroriste) dans l’est de la Méditerranée, comme l’a confirmé à B2 un diplomate au QG de l’Alliance.

 

… et en mer

Enfin, chacun des pays peut envoyer dans la zone plusieurs moyens de collecte d’informations qui se relaient sur place. La présence du navire allemand « Loker avait fait des vagues il y a quelques semaines outre-Rhin. La présence du « bâtiment collecteur de renseignements » Dupuy de Lome (A-759), a été plus discrète mais bien réelle. Depuis le début du conflit syrien, le navire « espion » de la Marine nationale – qui comprend environ 80 à 90 « techniciens » de la DRM (direction du renseignement militaire) et d’autres services – a été déployé « à plusieurs reprises le long des côtes syriennes » comme libanaises, ainsi que B2 en a eu confirmation auprès de militaires. Sa capacité d’écoute de ce navire mis en service à l’été 2006 est multiple (radio, téléphone et GSM, satellites…). Il a été utilisé notamment lors de la dernière opération en Libye.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:06

Rafale assembly line in Merignac

 

05 décembre 2012, Hassan Meddah - Usine Nouvelle

 

Dans les prochains jours, le successeur de Charles Edelstenne à la tête de Dassault Aviation sera connu. Bouclage des négociations pour la vente du Rafale en Inde, stratégie d'alliances dans le casse-tête de défense français... les dossiers difficiles ne manquent pas pour le futur dirigeant.

 

Une nouvelle ère va commencer pour Dassault Aviation. Charles Edelstenne a pour la première fois publiquement évoqué son départ du poste de PDG qu'il occupe depuis 2000. "Mon départ est programmé le 9 janvier. […] Le nom de mon successeur sera officialisé dans les jours qui viennent", a-t-il sobrement précisé aux députés qui l'interrogeaient sur sa succession lors de son audition devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, mardi 4 décembre. Le dirigeant est rattrapé par la limite d'âge des 75 ans,inscrite dans les statuts de l'entreprise.

 

Pour changer cette règle, il aurait fallu l'autorisation des deux tiers des actionnaires, et donc convaincre l'État et EADS. Serge Dassault, son prédécesseur ne l'avait pas fait en son temps, Charles Edelstenne n'y aurait donc pas tenu non plus. Pourtant des échéances cruciales s'annoncent pour l'avionneur. Les négociations avec l'Inde pour l'achat des 126 Rafale, le contrat du siècle pour la maison Dassault estimé à plus de 10 milliards de dollars, entrent dans la dernière ligne droite avec une conclusion attendue pour mars au plus tard. Et sur le segment des avions civils, il faudra préparer l'industrialisation du futur avion d'affaires du groupe, le fameux SMS dont le premier vol est prévu en 2014.

 

Charles Edelstenne garde son siège à la holding Dassault

 

Qui lui succédera? Pour mener quelle stratégie? Quel influence conservera Charles Edelstenne non plus aux manettes de Dassault Aviation mais depuis son siège au sein de la holding Dassault? Ce faux départ pose de nombreuses questions. Une chose paraît certaine, Charles Edelstenne sera d'une façon ou d'une autre présent dans les grandes décisions. "Je le vois mal jouer au golf toute la journée", indique un cadre du groupe. Si certains craignent une succession improvisée, cette source interne est convaincue du contraire : "Il a préparé cette affaire depuis longtemps. Le tuilage devrait se faire de manière fluide". Le futur ex-PDG siège en effet au comité des sages de la holding Dassault. De là, l'ancien patron du Gifas (groupement des industriels de l’aéronautique et de la défense) devrait donc continuer de garder un œil attentif sur l'évolution des négociations indiennes. Mardi 4 décembre, il donnait d'ailleurs les dernières nouvelles du front aux députés. "Les négociations sont dures […] Il y a une volonté d'aboutir de part et d'autres. Je suis relativement optimiste mais pas définitivement tant qu'on n'a pas reçu le premier chèque", indiquait-il. Le dirigeant a raison d'être prudent tant son groupe joue gros sur ce contrat. En cas d'échec, la chaine d'assemblage des Rafale basée à Mérignac (Gironde) qui tourne déjà au ralenti avec une production d'un exemplaire par mois, pourrait s'arrêter. La dernière livraison aux armées françaises est programmée en 2017.

 

Et maintenant ? Henri Proglio ? Une succession interne ?

 

Toutefois, ce sera à son successeur de dessiner la future stratégie du groupe. Mais de qui s'agit-il ? "Le mystère a été bien gardé", souligne un cadre reconnaissant que lui-même ne connait pas l'identité de son futur patron. Le nom du patron d'EDF, Henri Proglio, a  circulé un temps comme successeur potentiel. Toutefois une solution interne paraît plus probable, les quatre PDG précédents étaient soit issus de la famille soit du groupe. Trois noms ont circulé plus que les autres. Primo, celui du directeur général international Éric Trappier, également vendeur en chef du Rafale à l'export. Il cumule un double handicap : même si la vente avec l'Inde est bien engagée, le Rafale n'a pas encore été vendu à une puissance étrangère et l'homme serait trop marqué du sceau des activités militaires alors que celles-ci ne représentent qu'un quart du chiffre d'affaires de Dassault Aviation (3,3 milliards d'euros en 2011). Autre dirigeant pressenti, le directeur directeur général des affaires économiques et sociales et de fait directeur financier, Loïk Segalen. Il aurait la confiance de Charles Edelstenne... lui-même ancien directeur des services financiers de Dassault au début des années 60. Il a toutefois le défaut de connaître "davantage Dassault Aviation à travers des colonnes de chiffres que par des visites d'ateliers", critique toutefois sur son blog un syndicaliste du groupe. Enfin, il n'est pas exclu qu'un Dassault revienne aux commandes dans une structure plus collégiale. Ainsi l'ainé des enfants de Serge Dassault, Olivier, pourrait diriger les activités aéronautiques, secondé par les deux directeurs promus au rang de vice-président.

 

Héritage d'une figure emblématique

 

Quelque soit le successeur retenu, Charles Edelstenne sera difficile à remplacer tant l'homme a incarné et défendu farouchement le groupe. Sa récente intervention auprès des députés a été encore un exemple. Avec ses analyses froides et directes, il n'hésite pas à prendre le contrepied des idées dominantes. Par exemple sur l'impact sur son groupe de la fusion EADS et BAE : "Je n'étais ni content ni inquiet mais totalement indifférent. Notre seul point de friction portait sur les avions de combats. Or BAE et EADS sont déjà partenaires sur l'Eurofighter, donc ce rapprochement n'aurait rien changé sur les coûts et les performances de l'appareil". Ou encore ses critiques cinglantes vis à vis de la concurrence. Notamment sur le consortium Eurofighter qu'il qualifiait "de fédération des incompétences" car chaque pays membre revendiquait la brique technologique qu’il ne sait pas faire. Mais surtout, Charles Edelstenne s'est toujours imposé comme le premier défenseur de la maison Dassault. Ainsi devant les députés, il a encore tenu à tordre le cou "aux idées reçues" sur son entreprise. "Non, Dassault ne vit pas aux crochets de l'État. 75% de notre activité concernent le civil pour lequel nous ne réclamons ni avances remboursables, ni subventions, ni participations au grand emprunt", a-t-il souligné égratignant au passage son grand voisin Airbus. Quant au "coût exorbitant" du Rafale, il a donné ses chiffres aux députés compilés et sourcés auprès des autorités de comptes publics des différents pays fabricants d'avions de combat: 90 millions de dollars de coût unitaire pour le Rafale, 147 millions pour l'Eurofighter, 98 millions pour le JSF de l'américain Lockheed Martin...

 

Dassault Aviation doit atteindre la taille critique

 

L'avenir du groupe n'en reste pas moins incertain. La question de la taille critique se pose plus que jamais pour Dassault Aviation. Le projet de fusion EADS/BAE a été un révélateur au point que le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian s'était lui même inquiété de la marginalisation possible de son fournisseur d'avion de combat. "Ce projet a soulevé beaucoup de questions et montré que la grande majorité des industriels français et européens n'ont pas la taille critique pour porter les investissements nécessaires dans les prochaines années. Nexter, Dassault Aviation, Rheinmetal... ne font pas le poids dans la nouvelle compétition mondiale. Aujourd'hui la taille critique se situe aux alentours des 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour prétendre jouer les premiers rôles sur des programmes majeurs dans l'aéronautique" nous confiait alors Philippe Plouvier, directeur des activités aéronautique et défense chez Roland Berger. Et avant même le départ de l'actuel PDG, certains ont affiché la volonté d'accélérer la stratégie d'alliance jusqu'ici développée à travers le groupe Thales (participation dans DCNS, accord avec Nexter...) dont Dassault est actionnaire à 26%. Ainsi , le second fils Dassault, Laurent, militait récemment pour un regroupement de son groupe avec Safran et Thales (ses deux partenaires dans le GIE Rafale) ainsi que Zodiac Aerospace. Clairement, cette succession ne se fera pas sans remous. Le statu quo ne paraît guère possible. Reste à savoir dans quelle direction le futur pilote de Dassault Aviation voudra orienter son groupe dans la zone de turbulences qui s'annonce.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 16:55

Europe Flag

 

October 2012 - By Major Michael Wise, US Army - disamjournal.org

 

The European Union (EU) is an institution founded upon the precept of shared economic prosperity to prevent conflict. The idea of increasing interdependence in the coal and steel industries expanded into a trade union that eventually led to a common currency for seventeen of the EU’s twenty-seven members. The economic benefits of this regional trade liberalization scheme are apparent, but what are the effects of integration and coordination on industries that are undeniably strategic in nature? One might expect that the efficacy of EU and European Defense Agency (EDA) would not transcend into the aerospace and defense industry, but it turns out that the EU and EDA have a positive effect on exports in this arena. The consequences of this phenomenon reinforce the foundation upon which the European project set out to accomplish. There are lessons to draw from integration of the aerospace and defense industry as well as indicators that the US government and defense firms alike should consider.


The EU

European integration is an endeavor that has failed throughout the ages, often resulting in competition and bloody wars. As Adreas Staab puts it, “From the Roman Empire of Julius Caesar to Napoleon, Hitler, and Stalin, European history is marked by many attempts to organize the multitude of nations and ethnicities into a more or less coherent political entity with competing views of how the different states should be related and the degree to which autonomy and sovereignty should be preserved.“1 But something encouraging has transpired in Europe since the end of WWII. A few forward thinking elites gathered together to establish an economic union that would bind the war-making industries of coal and steel production among the usual states perpetrating war. Jean Monnet, a French entrepreneur and functionalist, presented a plan that would sow the seeds to what would develop into the EU. While there was always disagreement on the role and scope of institutions in integration, a constructive environment (owed largely to US security guarantees and fiscal support) allowed for a lasting peace and functional institutions to emerge. The debate between minimalism versus maximalism translated into proponents of intergovernmental models versus supranational bodies. This debate goes on even today, especially as the EU attempts to manage itself through a real challenge for the first time where the economic benefits are difficult to see amidst the current economic crisis.

 

Aside from the challenges of integration from nationalist tendencies and questions of sovereignty, the EU delivers massive benefits in the form of a common market with minimal barriers to trade among its members. The common currency is the obvious example of reducing trade costs whereby the drag of currency exchange is evaporated. Among members there are also customs agreements that essentially liberate any trade barriers within the EU and coordinate external economic policies resulting in a uniform arrangement. The EU tries to keep competition fair among its members and maximize industry potential by exploiting the benefits of comparative advantage and economies of scale. It also attempts to address the advantages of state aid among members. Article 87(1) of the European Community Treaty prohibits state aid in the form of subsidies, provided it affects trade between member states.2 This distinction is important as will be pointed out in the pursuant discussion on World Trade Organization (WTO) cases involving US and European aerospace firms.

 

In sum, the EU facilitates European firm competitiveness by keeping trade barriers low and allowing for firms to maximize their productivity through specialization and market access through free trade areas. The implications are profound across a variety of industries. Surprisingly (or perhaps unsurprisingly, depending on one’s perspective), these advantages are translated even to the aerospace and defense industries. The ability of EU member states to generate war-fighting equipment is becoming increasingly interdependent.

 

The EDA

 

A regional cooperation of states, such as the members of the EU, will tend to view threats to their individual (and collective) national security differently. They will thus arm and equip themselves according to those different, sometimes divergent, assumptions. In theory, this doesn’t necessarily have to result in completely uncoordinated defense acquisitions. After all, maritime or land powers might simply adjust volumes and concentrations of the major categories of defense equipment. But in practice, European militaries developed a hodgepodge of equipment that is sometimes able to be integrated among (some) members and sometimes is only workable in an autonomous environment. Indeed, under Article 296 of the European Community Treaty, member states are permitted to make the bulk of their defense purchases on a national basis. With the view that European military forces must promote interoperability through tactics, techniques, and procedures, so must their equipment procurement be coordinated. In 2004, the Council of Ministers established the EDA to coordinate defense capabilities. In doing so, it implemented strategies to promote research, development, and armaments cooperation, and strengthen the European Defense Technological and Industrial Base (EDTIB).3

 

The strategy to strengthen the EDTIB is grounded upon three underlying principles. The “three C’s,” serving as a guide in EDTIB enhancement, are capability driven, competence and globally competitive. The EDA endeavors to ensure Europe is equipped and capable to deal with security threats of the future by clarifying priorities with regard to military and industrial capabilities, consolidating demand, increasing investments, considering security of supply and increasing competition and cooperation within the industry.4 The EDA initiated efforts to improve Europe’s industrial capabilities in the aerospace sector with the Future Air Systems Project. Among other things, the main contribution of the EDA in this project is to examine the supply chain and to promote engagement with EU bureaucracies.

 

The idea of a coordinated strategy in European defense and procurement planning is not generally regarded in a positive way. This may be a reflection of an antipathy for real coordination among members’ national priorities. The EDA recognizes the apparent challenges of managing twenty-seven different views and has set its own top capabilities priorities appropriately. They include counter-IED, medical support, ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance), helicopters, cyber-defense, multinational logistics support, CSDP (Common Security and Defense Policy) information exchange, strategic and tactical airlift and finally fuel and energy.5 These priorities reflect a shift from territorial defense to a force projection capability. It happens that while conventional territorial defense warfare is more simplified for the warfighter, the limited intervention mindset involving projection of small forces is less industry intensive (think less tanks and more agile light units). This prioritization allows the European defense firms to focus on a more narrow market.

 

Analysis of institutional Effects on Performance

 

The EU seems to increase productivity by allowing its members to specialize in those areas where they enjoy a comparative advantage, and the EDA seems to allow its members to specialize within the global aerospace and defense market according to its strategy. The consequences of exploiting such advantages are extremely beneficial to the European aerospace and defense industry. This study analyzed export data from UN Comtrade of thirty-nine European countries from 1996 to 2010. The EU and EDA status is depicted in figure 1. It accounted for changes in membership status during the expansion years of 2004 and 2007. This analysis is limited to commodities related to aerospace and defense, in addition to components. These included ammunition, missiles, armored vehicles, warships and aircraft (civilian and military). Figure 2 is a graphical representation of total exports and depicts a steadily increasing trend. Other reports confirm this trend. The EU Observer cited SIPRI data indicating EU arms trade growth despite the economic crisis that embroils the rest of European industry.6
    

What could cause such an increase? The Center for Strategic and International Studies (CSIS) published a study indicating that while European defense spending cumulatively fell over the period covered here, expenditures on equipment remained constant (see figure 3). The increase is clearly not the result of domestic consumption. One might expect that integration would encourage specialization and dispersion of factor production; thereby supply chain effects might explain the increase in exports. This appears to be part of the story, but not all of it. Figure 4 shows the total exports separated by trading partners outside the EU and intra-EU trade. The intra-EU trade rises steadily as expected but exports to the rest of the world increase even more rapidly. These results indicate that European aerospace and defense firms are increasing their competitiveness abroad.


  

What is most interesting is that a regression analysis of exports on institutional membership makes a compelling case for the EU and EDA. This study included multivariate regressions where the independent variables included institutional membership status as well as a qualified and quantified variables depicting conflicts. These conflict variables normalized for an increase or decrease in global conflict that might have spurious effects on aerospace and defense export volume. These variables were generated from the Uppsala Conflict Data Program from the International Peace Research Institute in Oslo. The analysis further considered fixed effects of trading partners of the exporting countries. Furthermore, the logs of the export volume served as the dependent variable so that data from low volume exporters could be compared to that of high volume exporters. The results showed that both EU and EDA membership serve as reliable predictors of export growth.

 

At the Firm Level

 

Using data from Defense News Top 100 firm rankings reported each year from 2000 to 2010, this study is able to depict individual firm trends during a similar period. Figure 5 displays defense revenue of every European defense firm that made the Defense News list from 2000 to 2010. Table 1 lists the top European defense firms for 2010. It is apparent that most firms enjoy the same trend of increasing revenue as was observed on European aerospace and defense exports. All this during an increasingly sparse domestic market for these defense-related products. This trend is confirmed by the EU Observer’s report on SIPRI’s 2010 analysis noting that most of the large firms saw measured growth while a few smaller firms witnessed contraction in revenue.7

 

The results and trends demonstrated in figure 5 beg more in depth investigation of some of the notable cases. The top performing firms vary in state involvement, product specialty and location, though all reside in the larger economic powers of the core of Europe. This study will examine BAE Systems, EADS, Finmeccanica and Thales.

 

BAE Systems is a London-based defense firm that currently ranks second only to Lockheed Martin (US) in defense revenue. It is a multinational company with strong markets in the EU, US, Saudi Arabia, Australia, and India. Its products range from cutting-edge aerospace technology to conventional armored vehicle production. It is closely tied to US defense firms and has an integral part in the production of the multinational joint strike fighter, the F-35 Lightning. The firm plays an important role in the UK’s nuclear technology as well as high-end shipbuilding. BAE also develops cyber defense and information technology systems. Though primarily a UK based firm, it is also invested in several European aerospace and defense firms.

 

The European Aeronautic Defense and Space (EADS) Company is a conglomerate of several consolidated defense firms in Europe. Headquartered in the Netherlands, its main subsidiaries are in France, Germany and Spain. These include Airbus and Eurocopter. It mainly produces aircraft and electronic systems and its primary markets are in the UK, North America, the Middle East, Russia, India, China, Brazil and Australia.

 

Finmeccanica is one of Italy’s largest industrial groups and is partially nationalized (30 percent). It also mainly produces aerospace technologies and develops components of Europe wide defense products like the Eurofighter (joint venture between BAE and EADS). 

 

The Thales Group is a French defense firm specializing in communication technology. It is also a somewhat nationalized firm, with state ownership at about 27 percent and is closely associated with Dassault Aviation.

 

The contrast and confluence of these competing firms is remarkable. BAE and EADS are publicly traded while Finmeccanica and Thales rely heavily on state support and investment. Finmeccanica, BAE and EADS work closely on the Eurofighter project among others.

 

EU and state programs give these firms even greater advantage, sometimes in a controversial manner. Airbus, the European civilian passenger aircraft manufacturer, and Boeing, the US aerospace firm, are engaged in a tit for tat legal battle citing improper subsidies on both sides. The US filed suit to the WTO that Airbus received an unfair advantage in government loans and launch aid. The EU countered with accusations of illegal tax breaks for production facilities in certain US cities. After nearly seven years of legal arguments, the WTO ruled in separate findings that both parties had cause to their accusations, though not as severe as initially brought forth. The competition and complaints are likely to continue for years to come. This case demonstrates two key advantages of the EU institutions. First, the very launch aid that the WTO declared illegal provided the necessary capital to get the industry up to a profitable level in Europe. Second, the EU was organized and large enough to bring great weight to the WTO in advocating the European industry’s case.

 

What About Externally Generated Competition?

 

This study has shown the advantages the European aerospace and defense industry enjoys due to its integrating and coordinating policies. The EU maintains regulations that protect firms from adverse effects of competition within the confines of its members, but firms also compete with each other in the external market. For instance, the top firms attribute their most important markets to the US, the Middle East, Australia, and India. Regulations on the conduct of member states in serving as an advocate for domestic industries do not appear to exist.

 

Competition for lucrative fighter aircraft contracts is generally fierce. In 2011, after years of deliberation, Switzerland announced that it would award Saab (Sweden) with the contract to furnish its military’s new aircraft. Saab had been in competition with Dassault Aviation (France) and Eurofighter (BAE/EADS/Finmeccanica). The evaluation was highly politicized, and leaked documents exacerbated speculation of unfair political pressure. Fast-forward a few months to January 2012 and the competition is eerily familiar, this time in India. The Indian military announced it would award its aircraft procurement contract to Dassault Aviation. This follows intense lobbying by the French government to woo buyers for its fighter. A foreign market is essential for France in particular because of the high priority it places on its strategic independence. Without a foreign buyer, its production lines would have to cease since it cannot afford to perpetuate production given its own budgetary constraints. Having been the lowest bidder in the Indian competition, it is entirely likely that the French government subsidized some of the costs in the agreement, thus undermining its competitors at Saab and Eurofighter. This kind of undercutting could also have taken place in bidding in the UAE and Brazil.

 

What are the Implications for the Future?
    
The characteristics of the EU institutions and proclivity to export could be defining a new type of military industrial complex. This European military industrial complex is one that enjoys the benefits of government advocacy but does not influence state fiscal policy. Instead, the European aerospace and defense industry maximizes profit and productivity by selling its war fighting equipment abroad. The trend of diminishing defense spending coupled with increased defense revenue points to the likelihood of such a scenario. The EU and EDA are likely to act as complementary institutions to facilitate and coordinate specialization in a way few countries will be willing to do. These firms will have all the aforementioned advantages but will not be constrained to a domestic market that will demand exclusivity. Instead, they will be allowed—and even encouraged—to pursue profit maximization while various member states exert political influence to secure contracts. The pursuit will not be uniform, as exemplified by nationalized firms in France and Italy. That said, European firms would most likely become even more integrated to reap economic benefits. The European aerospace and defense industry market penetration is also interesting to consider. These firms produce products that are not necessarily the most advanced (the US firms still clearly hold the advantage), but are very competitive in a cost to capability perspective. They court areas where there is a demand for their products at their price. Considering that these areas are places like the Middle East, India, Brazil, and the Pacific, these firms are likely to continue to do well. These areas are not only emerging markets with enormous potential, but also they are highly prone to armed conflict. With the influence the European aerospace and defense industry may exert upon the EU, it is not inconceivable that EU foreign policy (however uncoordinated) might seek to stabilize its market by accepting conflict abroad.    

 

On the other hand, the US military industrial complex must take note of these trends. It is fortunate the US firms are so integrated with European firms. The US leadership of the F-35 program is an important multinational production proof of concept. The problem is that the US commands a great amount of influence due to its own consumption capacity. The estimated US share of orders accounts for half of the demand. With more and more participants reevaluating their orders, that share is likely to increase. This actually perpetuates the status quo of the US military industrial complex generating a supply and forcing domestic consumption. It also reinforces the European firms’ practice of benefiting from an export surplus. The US is likely to seek to maintain its dominance on innovation and comfortable lead in technology. It must seek to exploit comparative advantage across the aerospace and defense industry. In doing so, it might be worth increased cooperation with the EDA or even to establish somewhat of a bilateral body to maximize efficiencies in the transatlantic defense industry. Such an arrangement would have limitations, of course. The Boeing and Airbus competition is not likely to subside, but then neither is competition among EU members abroad.    

 

Members of the defense cooperation community should take heed of these trends and seek to support cooperation with European firms and take advantage of internal EU competition where possible. The EDA’s priorities should serve as a guide to where the EU would like to head with respect to capacity development. The US has a lead in some of these areas. It might be worth engaging the EDA to narrow its list to further maximize comparative advantage vice duplicating efforts of US firms willing and able to sell products like ISR and strategic airlift equipment. The US has a lead in these sectors. Furthermore, US security and industry would profit from factor specialization, particularly in cyber defense, fuel and energy. Efforts in defense cooperation in key emerging markets such as Brazil and India will benefit greatly from understanding developing trends in the European defense industry. If the Dassault Aviation case serves as a guide, officers should pay attention to important contract competitions—not for the winners, but for those who lost out in recent battles who must secure a contract in order to maintain production. These firms may receive benefits from the state in the form of diplomatic persuasion or subsidies (or both) in the interest of maintaining domestic industry and employment. It is more probable that the nationalized firms would profit from such action compared to the consortium or public companies. Those firms might have their own method of lobbying through private means.

 

Conclusions

 

The results of this study indicate that not only do EU institutions and policies benefit European consumption but they also enhance their export capacity abroad. This is most likely attributable to the efficiency-promoting incentives of EU policies and coordinating efforts of the EDA. In doing so, industries across European borders are able to pursue their comparative advantages and reap the benefits of specialization. These benefits do come with a trade off. In specializing, the European military industrial complex becomes dependent upon mutual cooperation and coordination. This is exactly what Jean Monet had in mind at inception of the European Coal and Steel community. As the EDA progresses and European defense products increase their global market share, the world will observe a new type of military industrial complex. This new model is one that does not influence its government to put its products to use (as in the US), but rather may encourage others to fight among themselves.

 

About the Author

 

MAJ Michael Wise, US Army, is a Foreign Area Officer (FAO) specializing in European Affairs. He holds a BS from the United States Military Academy and is pursuing an MA from the Bush School of Government and Public Service at Texas A&M University. His assignments in Europe include Germany and France.

 


Notes

 

1  Staab, (Kindle Locations 114-116).

2  Artis and Nixson, 137.

3  European Defense Agency.

4  Ibid.

5  Ibid.

6  Nielsen.

7  Ibid.


Bibliography

 

UN Comtrade. “United Nations Commodity Trade Statistics Database.” Accessed online 1 May 2012 at http://comtrade.un.org/db/default.aspx

 

Uppsala Conflict Data Program (UCDP) and Centre for the Study of Civil Wars, International Peace Research Institute, Oslo (PRIO). “UCDP/PRIO Armed Conflict Dataset.” Version 4-2009.

 

Berteau, David; Ben-Ari, Guy; Hofbauer, Joachim; Levy, Roy. July 29, 2011. “European Defense Trends: Briefing Update.” Center for Strategic and International Studies (CSIS), Washington DC.

 

Andreas Staab. The European Union Explained, Second Edition: Institutions, Actors, Global Impact. Kindle Edition.

European Defense Agency. “Official Website of the EDA.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.eda.europa.eu/Aboutus/Whatwedo/Missionandfunctions

 

Artis, Mike; Nixson, Frederick. “The Economics of the European Union: Policy and Analysis.” Third Edition. Oxford University Press

.

Nielsen, Nikolaj. February 27 2012. “EU Arms Trade Booming Despite Crisis.” EUObserver. Accessed online 6 May 2012 at http://euobserver.com/13/115380

 

BAE Systems. “BAE Systems Website.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.baesystems.com/home?_afrLoop=217640151098000

 

EADS. “EADS Website.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.eads.com/eads/int/en

 

Finmeccanica. “Finmeccanica Website.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.finmeccanica.it/Corporate/EN//index.sdo

 

Thales. “Thales Website.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.thalesgroup.com/Group/Investors/Shareholding/

Defense Industry Daily. 29 April 2012. “Switzerland’s F-5 Fighter Replacement Competition.” Accessed online 6 May 2012 at http://www.defenseindustrydaily.com/switzerland-replacing-its-f-5s-04624/

 

Rothman, Andrea; Rupert, James. January 31 2012. “Dassault Aviation’s Rafale s Lowest Bidder in India Jet Fighter Contract.” Bloomberg News. Accessed online 6 May 2012 at http://www.bloomberg.com/news/2012-01-31/dassault-rafale-is-lowest-bidder-in-india-combat-jet-contest-2-.html

 

JSF.mil. 10 November 2009. “Estimated JSF Air Vehicle Procurement Quantities.” JSF PSFD MOU. Accessed online 6 May 2012 at http://www.jsf.mil/downloads/documents/JSF_PSFD_MOU_-_Update_4_2010.PDF

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 16:55

EADS Cassidian logo

 

03 December 2012 Press release issued by Cassidian - defenceweb.co.za

 

Cassidian is rigorously pursuing its agenda of achieving a sustainable boost to its competitiveness and is slimming down its structures. Its aim is to save at least 200 million euros a year by 2014. As part of these savings it is intended that up to 850 jobs will be reduced, with the focus primarily on management and administration.

 

Bernhard Gerwert, CEO of Cassidian, said: "Our objective is to have the closest possible customer relationships and at the same time to increase our competitiveness." In addition to its traditional European sales markets in Germany, France, Spain andthe United Kingdom, Cassidian will further strenghten its market presence in the MiddleEast, Brazil, India and the USA.

 

 

Gerwert continued: "This is why cost reduction and efficient structures are the top priority for us. With leaner structures we can guarantee shorter response times. In this way we intend to continue growing and boost our profitability to benchmark level." He further pointed out that "We want to manage the planned headcount reduction without any enforced dismissals."

 

Gerwert and his new management team laid down the current course of action in September this year, placing the emphasis on competitiveness and profitable growth. The detailed planning now being implemented will lead to lean managementstructures and a product portfolio focused on defence and security.

 

"We will stabilise our defence business and invest stronger in selected security segments, such as border protection systems and communication systems," said Gerwert.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:45

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

01 Décembre 2012 Par Marine & Océans

 

L'inauguration, le 28 novembre dernier, de la plateforme d'intégration du système de combat du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Suffren - première unité de la nouvelle série de SNA de type Barracuda destinée à remplacer entre 2017 et 2027 les SNA de type Rubis "en version Amethyste" actuellement en service dans la marine nationale française - marque l'avancement de ce programme très important pour la Marine qui prévoit la construction de six nouveaux batiments dotés notamment du missile de croisière naval (MdCN).

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il engendre toutes les actions de contrôle/commande destinées à la mise en œuvre des armes en temps réel. Cette inauguration marque le passage de la phase de conception à celle de l'intégration fonctionnelle, c'est-à-dire à l'assemblage de l'ensemble des matériels et logiciels du système de combat sur une plateforme à terre. Celle-ci va permettre, pendant les trois ans à venir, de tester et de vérifier l'ensemble des fonctionnalités du système de combat avant leur embarquement sur le sous-marin. Cette mise au point sur plateforme à terre par les équipes de DCNS constitue un gain de temps précieux lors de l'intégration sur le sous-marin, limitant ensuite la durée des essais à bord.

 

Le système de combat des SNA Barracuda bénéficie de nombreuses innovations : une détection sous-marine issue des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques), une capacité d'emport d'armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis, un CMS (Combat Management System) intégrant l'ensemble des capacités de veille au- dessus et au-dessous de la surface de la mer.

 

Les Barracuda assureront des missions aussi différentes que la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées, chaque fois que son interopérabilité et ses capacités associées (discrétion des communications, liaisons de données tactiques, etc.) seront requises. Outre le missile de croisère naval, le Barracuda aura la capacité de mettre en œuvre les futures torpilles lourdes F21 et les missiles antinavires SM39.

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié, en décembre 2006, le marché global de réalisation du programme Barracuda à DCNS, maître d'œuvre d'ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d'œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du Suffren, le premier sous-marin de la série de six. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service. Les deux tranches conditionnelles affermies par la DGA, en 2009 et 2011, portent sur la réalisation des deuxième et troisième de la série, le Duguay-Trouin et le Tourville.

 

Le programme Barracuda, l'un des plus importants pour le renouvellement des forces navales françaises, occupe une place majeure dans le plan industriel de DCNS. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels du groupe jusqu'en 2027.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:30

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

03 décembre 2012 Usine nouvelle (Reuters)

 

Le démonstrateur de drone de combat Neuron a réussi le 1er décembre son tout premier vol à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Il couronne près de dix ans d'efforts de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation.

 

Dix années d'efforts conjoints de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation ont été nécessaire pour arriver à cette première étape. Une fois la centaine de vols d'essais du Neuron réalisés, d'ici deux ans, l'avionneur tricolore compte participer à la préparation de la prochaine génération d'avions de combat, avec ou sans pilote, attendue dans les années 2030.

 

Le Neuron a atterri samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.

 

Lancé en 2003, le programme Neuron, d'un budget de plus de 400 millions d'euros, est piloté par la Délégation générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, qui joue le rôle de maître d'oeuvre.

 

L'avionneur français, concepteur de l'avion de combat Rafale, a entraîné dans son sillage le suédois Saab, qui fabrique le Gripen et l'italien Alenia (Finmeccanica, qui fait partie du consortium Eurofighter avec EADS et le britannique BAE Systems.

 

L'espagnol EADS-CASA, le grec Hellenic Aerospace Industry (HAI) et le suisse Ruag sont également de la partie.

 

Pendant ce temps, BAE Systems, avec qui Dassault Aviation coopère dans les drones de surveillance, mène son propre projet similaire, Taranis, avec un premier vol prévu en 2013.

 

AUTONOMIE

 

Le Neuron peut effectuer un vol complet sans recevoir aucun ordre et peut rectifier de lui-même des situations critiques, un avantage crucial dans une zone de combat où il vole beaucoup plus vite que les drones de surveillance actuels.

 

Mais s'il n'y a pas de pilote dans l'avion, le pilote est bien là, dans un "shelter", étroite baraque installée au bout de la piste d'Istres, la plus longue d'Europe. A tout instant, installé face à des écrans similaires à un cockpit, il peut reprendre la main. A ses côtés, un deuxième opérateur vérifie le bon fonctionnement des équipements informatiques.

 

"Parfois, il nous arrive d'oublier qu'on n'est pas dedans", raconte Olivier Ferrer, dit "Nino", ancien pilote de chasse de l'aéronavale devenu pilote d'essai pour Dassault Aviation.

 

"Même s'il n'y a pas de manche de manette, tous les ordres qu'on donne sont quasiment les mêmes que pour un avion".

 

Le pilote reste en contact permanent avec une "salle d'écoute", l'équivalent d'une tour de contrôle.

 

Après avoir reçu à Istres des pièces des six pays d'Europe participant au programme, le Neuron a démarré ses essais au sol qui ont mobilisé 300 personnes depuis fin 2011.

 

Comme ceux qui suivront, ce premier vol d'essai a été réalisé au-dessus de zones faiblement peuplées - moins de 15 habitants au km2 - pour limiter les risques.

 

Le deuxième vol attendra quatre mois. Entre-temps, l'avion sera envoyé au Centre d'essai d'électronique de l'armement de la DGA à Bruz, près de Rennes, où des tests seront réalisés pour vérifier qu'il est bien le plus furtif possible.

 

"L'idée, c'est d'être aussi invisible qu'un moineau. Le moineau de Paris est gris, discret, ne se voit pas, se fond dans l'environnement", explique Didier Gondoin, directeur général technique de Dassault Aviation, qui a dirigé le programme Rafale de 1998 à 2005.

 

Le Neuron devra ainsi demeurer en dessous des seuils de détection des radars, réglés de façon à ne pas détecter les vols d'oiseaux.

 

De la même manière, le moteur de l'avion a été dissimulé pour éviter que la chaleur émise ne soit détectable par les radars infrarouge.

 

Long de 10 mètres, le Neuron a une envergure d'environ 12,5 mètres - légèrement supérieure à celle d'un Mirage 2000 - et peut peser sept tonnes une fois ses deux soutes d'armement chargées.

 

Sur la centaine de vols d'essais prévus, 80 seront effectués à Istres et les autres en Italie et en Suède. Le Neuron sera confronté à des avions de combat de type Rafale ou Gripen et à des radars de détection et des batteries antiaériennes.

 

"On va confronter la nouvelle épée qui est Neuron face aux boucliers que sont les systèmes de détection", résume Patrick Castagnos, directeur des essais en vol de Dassault Aviation.

 

Mais si les Etats ont beaucoup partagé dans la conception du Neuron, ces données-là, ils les garderont pour eux.

 

L'APRÈS-NEURON

 

L'étape suivante, après 2014, s'appelle "Neuron 2" : il s'agit de préparer un véritable projet de drone de combat européen en assimilant les fruits du travail effectué parallèlement par BAE Systems avec Taranis.

 

Dassault Aviation et BAE ont obtenu en juillet un contrat d'études préliminaire de 13 millions d'euros pour le lancement de la première phase du programme de démonstration du système de combat aérien.

 

Les deux groupes commencent à travailler avec le motoriste français Snecma (groupe Safran) et le britannique Rolls-Royce. Pour l'avionique (radars), Dassault Aviation discute avec Thales - dont il est le premier actionnaire industriel avec 26% du capital - et avec l'italien Selex (groupe Finmeccanica).

 

Le tandem semblait l'an dernier en pole position pour le projet de drone de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) dans le cadre de la coopération franco-britannique dans la défense scellée depuis fin 2010.

 

Mais l'alternance qui a suivi l'élection présidentielle française a entraîné une remise à plat du dossier et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est dit peu favorable à la voie choisie par son prédécesseur.

 

La France devrait annoncer prochainement sa décision en matière de drones, un domaine emblématique de la politique de défense des années à venir.

 

Les deux drones (de surveillance et de combat) partagent les mêmes technologies de télécommunications et les mêmes techniques d'essais en vol, fait valoir Eric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation.

 

"Ce serait dommage de rater cette opportunité de faire travailler les mêmes ingénieurs, sinon on va réinventer plusieurs fois la poudre."

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:05

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

1er décembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Plus de 100 personnes, employés de DCNS ou représentants de la DGA, de la marine nationale ou des partenaires, ont assisté mercredi 28 sur la base navale de Toulon, à l’inauguration du centre d’intégration à terre du système de combat des sous-marins Barracuda, dont le premier exemplaire est destiné au Suffren.

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il gère toutes les fonctions de commandement et de contrôle, recevant et traitant en temps réel des informations de tous les senseurs et de toutes les armes.

 

La cérémonie marquait le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire l’assemblage des composants matériels et logiciels dans un centre d’intégration à terre.

 

Au cours des 3 prochaines années, le centre permettra de tester et vérifier chaque fonction du système de combat, chaque mode de fonctionnement, en préparation de son intégration correcte à bord du sous-marin.

 

Les tests et vérifications effectuées à terre par les équipes de DCNS grâce à ce centre, permettent de gagner un temps précieux lorsque vient l’étape de l’intégration à bord. La campagne d’essai à bord est donc significativement plus courte.

 

Le système de combat destiné aux sous-marins Barracuda combine un système sonar basé sur celui utilisé à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins type Le Triomphant, un mât optronique remplaçant les périscopes traditionnels, un système d’armes dont la capacité d’emport est le double de celle des SNA type Rubis actuels et un système de gestion de combat intégrant les capacités de tous les senseurs du sous-marin.

 

Les sous-marins type Barracuda seront équipés de torpilles lourdes type F21, de missiles anti-navires SM39 et du missile de croisière naval MdCN.

 

Référence :Navy Recognition (Etats-Unis)

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:45

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0f/Flag_of_Georgia.svg/800px-Flag_of_Georgia.svg.png

 

BRUXELLES, 30 novembre - RIA Novosti

 

Les efforts visant à inciter la Géorgie à adhérer à l'Otan pourraient avoir des conséquences graves pour les relations entre la Russie et l'Alliance, a déclaré vendredi aux journalistes russes à Bruxelles le nouveau représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Alexandre Grouchko.

 

"Je suis convaincu que les responsables de l'Otan sont conscients que les démarches visant à intégrer la Géorgie à l'Alliance pourraient avoir des conséquences graves pour les relations russo-otaniennes", a indiqué le diplomate.

 

Selon lui, la Russie estime que l'élargissement de l'Alliance est contraire à l'idée de mettre en place un système de sécurité collective en Europe. En outre, le désir d'accueillir la Géorgie au sein de l'Otan n'est pas en mesure de modifier les relations entre Moscou et les ex-républiques géorgiennes qui ont proclamé leur indépendance.

 

"Il serait irréaliste d'espérer que la politique de rapprochement entre la Géorgie et l'Alliance pourrait influer d'une manière ou d'une autre sur nos relations avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, ainsi que sur nos engagements relatifs à leur protection", a ajouté M. Grouchko.

 

La coopération entre la Géorgie et l'Alliance atlantique a commencé en 1994 avec l'intégration de Tbilissi au Plan d'action pour l'adhésion à l'Otan (MAP). Après la "révolution des roses" en 2004, qui a porté Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en Géorgie, cette coopération s'est sensiblement intensifiée. En octobre 2004, elle a pris la forme du Plan d'action individuel pour le partenariat (IPAP).

 

Réunis pour une rencontre informelle en 2006, les chefs de diplomatie des pays membres de l'Otan ont décidé d'engager avec la Géorgie un dialogue intensifié (ID) sur les aspirations du pays en matière d'adhésion. Le sommet de l'Otan tenu en avril 2008 à Bucarest a réaffirmé que la Géorgie et l'Ukraine pourraient adhérer à l'Alliance à condition de se conformer à ses standards. Ce même sommet a adopté à l'égard de la Géorgie un Programme national annuel (ANP) contenant une "feuille de route" détaillée pour l'adhésion.

 

Mi-septembre 2008, la Commission Géorgie-Otan a vu le jour afin de contribuer à l'intégration du pays au sein de l'Alliance.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 08:00
China Grows A Pair

November 30, 2012: Strategy page

 

China has put two helicopter gunship designs into production. Both the "back-up design" (WZ-19) and the troubled (and delayed) favorite WZ-10 have entered service. The WZ-19 armed scout helicopter has been spotted in the air for two years now, most recently painted in military colors. The WZ-19 was earlier known as the Z-9W. The WZ-19 is yet another Chinese helicopter based on the Eurocopter Dauphin (which has been built under license in China for two decades). The WZ-19 is a 4.5 ton, two seat armed helicopter. It can carry a 23mm autocannon and up to a ton of munitions (missiles, usually). Cruising speed is 245 kilometers an hour and range is 700 kilometers. The WZ-19 is basically an upgraded Z-9W.

 

China Grows A Pair

China has also been developing (since the 1990s) a larger (7 ton) and more complex WZ-10 helicopter gunship. This project has been going on for 14 years and several prototypes have been built. Attempts to buy or steal helicopter gunship technology from Russia and South Africa failed. Two years ago some of the prototypes were sent to Chinese Army aviation units for field testing. While not a failure, the Z-19 was apparently seen as a more capable combat helicopter. The WZ-10 had a lot of problems and was, at one point, in danger of being abandoned. The Chinese persevered and fixed most of the defects and put WZ-10 into production. Because the Z-19 is basically an armed scout helicopter and China still wants something more like the American AH-64 Apache, the WZ-10 was made to work, after a fashion.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:39
Russie: fin des essais du dernier modèle de Kalachnikov

MOSCOU, 30 novembre 2012  - RIA Novosti

 

L'Institut centrale russe de mécanique de précision" de Klimovsk (région de Moscou) a achevé les essais du nouveau fusil d'assaut Kalachnikov AK-12, a annoncé vendredi le service de presse de l'entreprise.

 

"Les essais préliminaires de l'AK-12 sont terminés, nous avons défini l'ensemble des caractéristiques de combat et techniques du nouveau fusil", a indiqué le porte-parole.

 

Le fusil d'assaut Kalachnikov AK-12 est conçu par l'usine Ijmach d'Ijevsk (république russe d'Oudmourtie). Ce fusil de cinquième génération possède trois modes de tir - coup par coup, rafale de trois et automatique. Il est muni de rails de fixation Picatinny permettant d'installer des équipements supplémentaires. Il s'agit d'une arme modulaire de base qui servira pour la création d'une vingtaine de versions de calibre 5,45x39 mm à 7,62x51 mm, selon le site officiel d'Ijmach.

 

L'AK-12 est destiné à l'exportation, mais ce fusil répond aux normes du ministère russe de la Défense et l'usine se dit prête à le livrer à l'armée russe en cas de besoin.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:57

BPC-Dixmude-photo-Bruxelles2---NGV.jpg

 

nov 30, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Toulon)

 

J’ai pu découvrir aujourd’hui le Dixmude, le troisième BPC (bâtiment de projection et de commandement) mis en service par la Marine nationale. Un « formidable couteau suisse » comme se plaisent à le souligner les marins fiers de leur bateau tout neuf. Et effectivement, il y a de quoi être séduit.

 

Imposant

 

Long de presque 200 mètres, large de 32 mètres, un BPC reste imposant à quai avec ses ponts superposés. Et son autonomie – 11.000 miles (20.000 km) – lui permet de parcourir différentes missions. La vitesse maximum 18 noeuds est plus que convenable.

Dans ses entrailles, peuvent se loger 16 hélicoptères. Et sur le pont, 6 emplacements sont réservés pour permettre l’atterrissage d’hélicoptères, d’attaque (Caracal, Tigre…) ou de transport (Puma, NH90…) et de 2 autres hélicoptères plus légers (type Gazelle). Un Etat-major de 150 personnes – voire plus – peut prendre place avec les différents standards de connectique en usage au niveau national comme de l’OTAN. Durant l’opération Harmattan en Libye, il a pouvait ainsi parcourir en une nuit une bonne partie de la côte libyenne.

 

 

Un hôpital de bord, avec 2 salles de chirurgie, radio de bord, voire scanner, et une soixantaine de lits. Au besoin il peut être complété par l’arrivée d’éléments chirurgicaux ou de modules médicaux supplémentaires. Un radier permettant l’accueil de plusieurs chalands de débarquement : — 4 s’il s’agit des anciens CTM (chalands de transport de matériel) ou 2 pour les plus modernes EDA-R (Engins de débarquement amphibies rapide) — qui assurent la capacité amphibie du navire. Cela peut paraître facile, a priori. Mais l’arrivée de ces navires dans le navire requiert un certain savoir-faire. Pour « garer » l’EDA-R il n’y a que 40 cms de chaque coté. Avec un peu de houle, et l’effet spécifique des vagues dans le radier, la dextérité et le sang-froid sont requis…

 

 

L'EDA-R a l'entrée dans le radier du Dixmude. Un système de balasts permet de vider l'eau ou de le remplir

Son principal atout reste cependant dans son hangar qui peut se prêter à différents emplois. Au gré des missions, il sert de parking pour le transport de véhicules (80 en tout) ; peut se transformer en hall d’accueil pour l’évacuation de ressortissants (1500 sur une courte durée, 500 si la traversée est plus longue qu’une ou deux journées) avec l’installation de lits picots au besoin ; voire permettre l’extension des salles d’Etat-Major ou de l’hopital de bord, etc. Les salles elles-mêmes sont reconfigurables au besoin à l’aide de cloisons amovibles. Bref le navire s’adapte au gré des circonstances et des missions. Ce qui le rend particulièrement adapté à toutes sortes de missions : évacuation de ressortissants (Liban 2006), secours en cas de catastrophes (Haiti), commandement d’une opération maritime, base d’hélicoptères (Harmattan), transport de troupes et moyens de débarquement, formation (mission Jeanne D’arc) etc.

 

 

Ses couloirs assez larges permettent à de nombreuses personnes de se croiser sans se gêner comme aux brancards de passer. Sa structure de vie est plutôt confortable, pour un navire de guerre. Il n’est pas trop étonnant que les Russes aient été séduits. La raison du succès de cette tient aussi à son mode de conception. Au niveau opérationnel, « il a été conçu par une équipe mixte de marins et de terriens » ; certains détails ont ainsi été étudiés pour permettre l’accueil des troupes, comme ces tiroirs sous les lits permettant d’accueillir les armes personnelles (type Famas).

 

Au niveau industriel, sa conception et sa construction ont été empruntées aux navires civils : notamment la construction par zones et l’assemblage. Ce qui a permis d’avoir un coût relativement modique pour ce type de navires : 400 millions d’euros environ pour les premiers (Mistral entré en service en 2006 et Tonnerre mis en service en 2007), 550 millions d’euros environ pour le Dixmude (entré en service en 2012, doté d’une autre motorisation et de différents aménagements supplémentaires). Revers de la médaille, il n’est pas autoprotégé. Et en zone de crise, a besoin d’être accompagné par des frégates (anti-aériennes ou/et anti-sous-marines…). Seuls deux canons de bord permettent de lutter contre des menaces asymétriques, pas de faire de la guerre navale. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Commentaire : Ce type d’équipements très modulaire, adapté à toute une série de conflits actuels ou de menaces futures paraît très bien adapté à la nouvelle donne stratégique. Sans doute mieux que certains autres équipements. On peut même se dire qu’à terme, ce type de bateau pourrait remplacer un porte-avions, si l’utilisation des drones continue à se développer et se perfectionner (nb : certains experts diront sans doute, à plus ou moins juste titre. Mais ce n’est pas du tout la même chose. Simplement, projetons-nous dans 10 ou 20 ans,… ).

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:54

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

29.11.202 slateafrique.com

 

Le chroniqueur algérien Chawki Amari dresse un tableau des ressemblances entre les situations au Mali et en Afghanistan

 

Par définition en géométrie euclidienne, des droites parallèles ne se croisent jamais. Sauf par courbure de l'espace-temps, avec l'intervention des puissances internationales.

  • L'islamisme

Force morale et militaire, l'islamisme n'est plus à présenter. Mélange de religion, de tribalisme, de guerre et d'infiltration de tous les services secrets du monde, le djihadisme, courant radical du radicalisme islamiste, a encore le vent en poupe, alimenté par l'impasse démocratique et l'injustice des puissances mondiales.

Si l'islamisme, matrice idéologique du djihadisme, est plus ou moins financé par des Etats riches et conservateurs comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar, son excroissance s'autofinance dans une large mesure grâce aux prises d'otages, razzias et prélèvements forcés d'impôts islamiques, commerce de drogue et contrebande transfrontalière.

 

Pour asseoir un ordre moral paramilitaire et comme l'on fait les Talibans avec les Bouddhas du Bâmiyân, les islamistes ont commencé leur carrière au Nord Mali en détruisant des marabouts, symboles «païens» d'un islam traditionnel du culte des Saints. La méthode est signée, il s'agit du wahhabisme saoudien, purisme archaïque des origines qui vise à délaisser tous les symboles d'adoration à d'autres qu'à Dieu, y compris la tombe du Prophète Mohamed lui-même, abandonnée (en Arabie Saoudite) pour éviter qu'on aime l'homme plus que son message.

 

Moteur de la résistance, fourre-tout d'illuminés et de paramilitaires, c'est encore une fois l'islamisme qui va jouer dans l'intervention étrangère, étendard de ralliement. D'autant que contrairement au sexe ou à la religion, l'islamisme ne fait pas de distinction de race ou d'appartenance ethnique. Touaregs, Noirs ou Blancs, Songhaïs, Peuls, Berabiches, Reguibats, Toubous ou Arabes sont les bienvenus, pourvu qu'ils aient une arme (voire un arsenal) et une dent (voire un dentier) contre l'Occident. Une auberge espagnole, sans alcool et sans Espagne.

  •  
    L'afflux des combattants étrangers

Ils étaient déjà présents avec l'arrivée des groupes de Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) dans les régions Sahélo-sahariennes et ont profité de la démission de l'État malien et de l'offensive des Touaregs du MNLA (indépendantistes) pour s'installer entre la boucle du fleuve Niger au Sud, le Niger à l'Est, la Mauritanie à l'Ouest et l'Algérie au Nord, pour y consolider leurs bases.

 

Mais depuis l'imminence de l'intervention internationale, les services secrets, qui observent en permanence la région, ont pu noter l'arrivée d'une nouvelle vague de combattants djihadistes: mauritaniens, nigériens ou algériens, mais aussi soudanais, yéménites ou saoudiens, et même nigérians de la secte Boko Haram, venus en renfort pour l'un des combats finaux entre Dieu et le Diable, même si dans certaines régions, ils semblent se faire tout petit en prévision de l'attaque.

 

Reste à définir le rôle à jouer de tous ces groupes qui évoluent dans ces zones grises: groupes du crime organisé, spécialisés dans la vente d’armes, le trafic de drogue ou la traite humaine, connectés aux groupes djihadistes, mais pas forcément avec l'envie de se battre contre le reste du monde. Dans tous les cas, c'est une Internationale, fixée pour combattre l'autre Internationale, dans un combat à l'air de déjà-vu, entre les forces du bien et du mal.

  • L'absence d'État

Comme en Afghanistan ou en Somalie, l'islamisme se greffe sur des zones désertées par l'État, par un processus de maturation en plusieurs phases, dont la première est de se relier, de s'allier et d'épauler les groupes du crime organisé ou de revendication politique déjà présents dans la région, puis de les ramener à eux en leur prêtant aide militaire, protection et assise internationale.

 

Mais en l'absence d'État et de règles claires, les groupes deviennent souvent rivaux. Comme en Afghanistan d'ailleurs, les forces étrangères partie prenante de l'intervention, vont s'appuyer sur le MNLA (Touaregs laïcs indépendantistes). La question du rôle de Ansar Dine (Touaregs islamistes, opposés à l'indépendance de l'Azawad), n'est pas encore définie, celui-ci préférant prendre ses distances avec le MNLA et Al-Qaïda, mais sans  condamner ni l'un ni l'autre, pour des raisons de survie.

 

Mais comme en Afghanistan encore, les liens tribaux vont jouer. Une partie des djihadistes pourra trouver refuge dans les pays voisins, au Niger, Mauritanie, Algérie, Libye et Tchad, où les États centraux ont du mal à intervenir dans leurs zones tribales, à l'image du Waziristan pakistanais, où Ben Laden vivait comme un panda protégé avant de finir comme un poisson sous l'eau.

  • Le relief

Contrairement à ce que l'on pense, le Nord du Mali n'est pas un désert plat où le moindre mouvement peut se détecter à partir de satellites ou de drones. En réalité, au-delà des grandes plaines sableuses au Nord du fleuve Niger, la région est un ensemble de montagnes, avec comme en Afghanistan, d'innombrables grottes (comme à Bouressa ou Okawan, marché d'achat d'armes) et de plateaux, regs caillouteux, mines de sels labyrinthiques (Taoudeni), collines (Tigharghar), vallées arides (Tilemsi) ou touffues (aux abords de l'Adrar des Ifoghas) ou de villes serrées comme Tombouctou et Gao, où il est relativement aisé de survivre caché.

 

De fait, et comme en Afghanistan, les bombardements aériens et les avancées au sol vont être compliquées par un terrain difficile que seuls les Touaregs connaissent bien. Si les djihadistes se préparent déjà, le MNLA (indépendantistes touaregs du Nord) va probablement jouer le rôle de l'Alliance du Nord afghane, et épauler, voire jouer les éclaireurs dans cette guerre contre Al-Qaïda et les mouvements djihadistes affiliés.

 

Les affrontements entre le MNLA et le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique) ont d'ailleurs déjà commencé, rendus difficiles par l'immensité du territoire. En effet, on estime à deux millions de kilomètres carrés, soit quatre fois la surface de la France, la zone où se déroulera l'intervention des forces alliées.

  • L'armement

En plus de l'armement malien abandonné par l'armée au Nord (les 3/4 selon les experts), pendant les premières offensives du MNLA, les islamistes sont lourdement armés, présents sur le marché international dérégulé des armes grâce aux fonds essentiellement récupérés dans les prises d'otages (de un à 10 millions d'euros par tête) et le trafic de drogue (40% des drogues dures en provenance d'Amérique du Sud transitent par le Sahel pour arriver en Europe).

 

Mais depuis le démantèlement de l'armée libyenne, d'autres armes sont arrivées dans le Nord Mali. Contrairement au Niger, où les Touaregs kadhafistes n'ont pas pu rapatrier leurs armes, les Touaregs maliens qui opéraient dans les armées libyennes ont pu faire entrer leurs cargaisons en rejoignant le Mali. Si ces combattants démobilisés n'ont pas tous rejoint les troupes de l'AQMI, du Mujao ou de Ansar Dine, un nombre d'entre eux ont revendu leurs armes aux mouvements islamistes, la région étant complètement abandonnée, en proie au chômage et à l'inactivité.

 

Après une phase de nomadisme dans les régions sahélo-sahariennes, c'est dans cette région entre le massif de l'Ifoghas et les frontières des États voisins que les islamistes se sont constitués des bases et ont caché un stock impressionnant d'armes de tous types, lance-grenades, mitrailleuses avec visée anti-aérienne, fusils automatiques (près de 80.000 kalachnikovs sont disséminés dans le Sahel), munitions, grenades, explosifs (Semtex), ainsi que l’artillerie légère anti-aérienne montée sur véhicule (calibre légers bitubes), selon le rapport de l'ONU de 2012.

 

Libya defenceWeb

 

Ce sont ces dernières armes, canons aériens et antichars (RPG 7), missiles MILAN (livrés par la France à Kadhafi) et les soviétiques Strela-2 et SA-7 Grail, des lance-roquettes très légers qui peuvent atteindre des appareils volants à 1.500 mètres, qui font peur à tout le monde. Comme en Afghanistan, où les missiles américains Stinger avaient été distribués par l'armée US pour combattre l'Union soviétique, les redoutables missiles sol-air russes sont un véritable danger pour tout avion ou hélicoptère circulant dans la région.

 

L'utilisation de drones sera le principal atout des armées étrangères, avant une éventuelle intervention au sol, avec un coût déjà estimé à un milliard de dollars pour une année. On estime à 2.000 au jour d'aujourd'hui l'effectif des djihadistes, contre 3.300 pour l'instant, celui des armées étrangères. Si dans le désert, des parallèles peuvent se croiser, les dommages collatéraux sont imprévisibles. La géométrie et la théorie des chocs n'y sont pas une science exacte.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Flag_of_Serbia.svg/800px-Flag_of_Serbia.svg.png

 

MOSCOU, 29 novembre - RIA Novosti

 

La Russie et la Serbie pourraient coopérer afin de moderniser certaines armes, a déclaré jeudi le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine à l'issue d'une visite à Belgrade.

 

"Nous avons étudié avec nos experts les possibilités visant à fabriquer des armements sur le territoire serbe et nous avons conclu que certaines armes et matériel militaire construits en Serbie pourraient être compétitifs", a indiqué le vice-premier ministre sur le site du gouvernement russe.

 

Selon le responsable, la première étape de la coopération consistera à moderniser le matériel militaire russe destiné tant à la Russie qu'à des pays tiers.

 

"Il s'agit avant tout d'un large éventail de munitions", a précisé le vice-premier ministre, ajoutant que l'on pourrait parler plus concrètement de coopération militaire une fois que la Russie et la Serbie auraient signé un accord de partenariat stratégique.

 

Lors de sa visite, M.Rogozine a discuté des perspectives de la coopération bilatérale avec le président serbe Tomislav Nicolic, le chef du gouvernement Ivica Dacic et le ministre de la Défense Alexandar Vucic.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:25

AAD LAUNCHED (1)-23 nov 2012 source Livefist

 

28.11.2012, Guéorgui Vanetsov, Rédaction en ligne - La Voix de la Russie

 

L'Inde développe depuis plusieurs années son programme de défense antimissile. Le lancement réussi du missile intercepteur AAD de construction indienne depuis le polygone de l'île de Wheeler en est une nouvelle confirmation. Le missile a détruit une cible à une altitude de 15 km au-dessus du golfe de Bengale.

 

La cible, une modification du missile sol-sol Prithvi, a été lancée depuis le polygone de l'Etat d'Orissa. Pendant les essais, les spécialistes de Defence Research and Development Organisation (DRDO) ont testé pour la première fois la configuration du vol du missile intercepteur. En outre, ils ont testé les capacités du missile intercepteur sur un simulateur électronique spécial. Ils ont simulé le vol d'un missile lancé à une distance de 1 500 km et sa destruction à une altitude de 120 km.

 

L'Inde, pourra-t-elle créer et déployer son système de défense antimissile en 2015, date qu'elle s'est fixée? La tâche est extrémement compliquée, estime Piotr Topytchkanov, expert au Centre Carnegie de Moscou :

 

« Cela nécessite des investissements immenses. D'autant plus que l'Inde ne possède pas des radars et un système d'alerte spatiale sur une attaque de missiles depuis l'espace. A l'heure actuelle, seuls deux satellites indiens se trouvent sur l'orbite, dont un seul a une vocation purement militaire. Il est peu probable que ces moyens permettent de détecter le lancement d'un missile, sans parler de plusieurs. Le système sera-t-il efficace contre une attaque depuis le Pakistan, principal sujet de préoccupation pour l'Inde? Pour l'Inde cela revêt d'autant plus d'importance que le vol d'un missile lancé depuis le Pakistan vers une cible sur son territoire ne dure que quelques minutes ».

 

Les Etats-Unis s'évertuent à mettre à profit les difficultés indiennes. Ils proposent avec insistance à l'Inde leur bouclier antimissile manifestant leur empressement d'aider à mettre en place un système de défense antimissile. Cependant l'Inde fait montre de réserve eu égard à une telle coopération, préférant se fier à ses propres forces en la matière. New Delhi ne veut pas être attachée aux plans géopolitiques américains en Asie. Car une tâche majeure des Etats-Unis est la dissuasion de la Chine. Dans ce cas, la coopération avec les Etats-Unis dans le domaine de la défense antimissile signifierait la destruction d'une confiance fragile entre l'Inde et la Chine à peine amorcée et à laquelle l'Inde tient vivement.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:55

INS Arihant

 

27th November 2012 By Hemant Kumar Rout  - newindianexpress.com

 

After the successful trial of AD interceptor missile, DRDO is readying for the developmental trial of submarine- launched ballistic missile K-15 from an underwater platform off the Andhra Pradesh coast in the second week of December.

 

The much awaited test, scheduled for the last week of November, was postponed owing to inclement weather triggered by a deep depression in Bay of Bengal early this month. DRDO scientists are reportedly contemplating two trials of K-15, one from a pontoon (replica of a submarine) and another from a submarine.

 

Defence sources said the nuclear capable missile will be tested for the first time from a submarine positioned undersea off  Visakhapatnam coast. If everything goes as planned, the missile will be fired any time between December 6 and 8.

 

The DRDO is eyeing for the successful trial of the missile as few countries have the triad of firing nuclear-tipped missiles from air, land and undersea. The other countries, which have the capability include Russia, the USA, France, Britain  and China.

 

 “Scientists are working over time and constantly cross-checking the system, including the launch platform. We want to achieve near-zero circular error probability (CEP) accuracy,” said a defence scientist.

 

The indigenously developed K-15 missile is about 10 metres in length and about a metre in diameter. Its launch weight is about 10 tonnes. This missile uses solid propellant and can carry a conventional payload of about 500 kg to one tonne and also be fitted with tactical nuclear warhead. After its induction, the missile will equip the country’s first nuclear-powered submarine ANS Arihant.

 

Reports said the K-series missile programme formally began in 2004 as PJ-08 as a tribute to the then DRDO chief and former President APJ Abdul Kalam. The solid-fuel missile had a modest 150-km range but over the years, the missile steadily grew to achieve its desired 700-km range.

 

“The hybrid K-15 combines aspects of both cruise and ballistic missiles, which use multiple-stage rockets to exit the atmosphere and re-enter in a parabolic trajectory. It flies in hypersonic speed. Launched underwater, the K-15 surges to the surface and is the world’s best weapon in this class,” the scientist said.

 

The K-15 is one of the most ambitious projects of the DRDO. After its successful induction, the DRDO would go for the developmental trials of its longer-range K-4 missile to strengthen its undersea attacks. Apart from the K-15, India has the submarine version of BrahMos supersonic cruise missile in its arsenal.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:15

http://4.bp.blogspot.com/-6BadjlBd8x4/Trdj6bglMyI/AAAAAAAAAhk/wgR8UyLBpFE/s1600/South_China_Sea_Map.jpg

 

27 November 2012 By Sarosh Bana-  Pacific Ssentinel.

 

US President Obama was hard pressed to play the pacifist at a rather fractious ASEAN summit in Cambodia, where discussions on the maritime disputes of some of the grouping’s 10 members with China boiled over. The three-day annual summit of the Association of South-East Asian Nations concluded on 20 November without resolving the dispute between these countries and a by far militarily superior China. The impasse thwarted the 45-year-old grouping’s efforts towards deepening cohesion within this economically vibrant region and its aspirations of transforming itself into an EU-like community by the end of 2015.
 
Beijing’s claims of sovereignty over almost the entire South China and East China seas have sparked disputes with its neighbours such as Japan, the Philippines, Vietnam, Taiwan, Malaysia and Brunei Darussalam. Apart from Japan and Taiwan, the rest are ASEAN member countries, as also Cambodia, Indonesia, Laos, Myanmar, Singapore and Thailand. The bone of contention has been the various island enclaves, not of much value in themselves, but the possession of which would provide strategic, resource-rich continental shelves and Exclusive Economic Zones (EEZ) that extend 200 nautical miles from the low-water shoreline.
 
Neither the United States nor China is a member of ASEAN, but each has votaries in the group. The flashpoint at the summit was the draft statement of the chairman – Cambodia, a staunch ally of Beijing – that pointed to a consensus against internationalising the South China Sea issue. This agitated the representatives of the Philippines, Vietnam, Brunei, Indonesia and Singapore. Philippine President Benigno Aquino III, in particular, rose to challenge what he said was Cambodian Prime Minister Hun Sen’s attempt to preclude any debate on the territorial disputes and divert the focus onto economic issues instead.
 
Cautioning against allowing such disputes to escalate, Obama urged the gathering to take steps to ease tensions. He, however, avoided any talk on this issue in his meeting with outgoing Chinese Premier Wen Jiabao on the last day of the summit. Washington has nevertheless advocated a “code of conduct” that would avert any clashes in the disputed territories.
 
China has long held the position that whatever disputes that may arise should be resolved through consultations and negotiations by the concerned sovereign states. In Phnom Penh it, however, said it was open to debating the issue within ASEAN, though without the involvement of any other parties, an oblique reference to the United States.
 
Coincidentally or not, China’s maritime disputes with its neighbours in the littoral have been gaining global attention ever since Obama’s announcement in January 2012 of his country’s “pivot” strategy in the Asia-Pacific. These developments are posing a threat to this fastest growing economic region in the world and its vital waterways, confounding diplomatic efforts, rousing hostilities and heralding a geopolitical power struggle between the world’s two leading economies – the United States and China.
 
Further, anti-Japan street protests swept across China in September as the two largest economies in Asia sparred over a disputed island territory in the East China Sea which each claimed as its own. Potentially vast gas and oil fields have been estimated off the shores of the island, called Diaoyu by China and Senkaku by Japan. The two neighbours strove to keep the naval conflict from spiralling, mindful of their entrenched commercial ties that have resulted in two-way trade reaching a record $345 billion last year, China being the biggest trading partner of Japan.
 
While the Asia-Pacific has hitherto been driven by commercial interests, the widening unrest in the sea lanes that are the lifeline of this region may eventually compel the validity of a military front on the lines of the North Atlantic Treaty Organisation (NATO). Much in the manner in which China’s growing might is being perceived today, the 28-member NATO had been founded in 1949 in response to the threat posed by the Soviet Union, with its prioritised purpose having been to deter Soviet expansionism. NATO had codified cooperation in military preparedness among the allied signatories by stipulating that “an armed attack against one or more of them… shall be considered an attack against them all”.
 
Though Asia-Pacific countries are keen on safeguarding their territorial interests, they are at the same time anxious not to let regional conflicts flare into Asia’s next war. However, to lay the foundations of overall peace and stability in the Asia-Pacific, a NATO-like security structure would need to be inclusive, having China within its ambit.
 
The return of Asia-Pacific to the centre of world affairs is the great power shift of the 21st century. This economically integrated region is traversed by half the world’s commercial shipping worth $5 trillion of trade a year. More than 4.2 billion people live there, constituting 61 per cent of the world’s population. And apart from straddling vital supply chains, it holds dense fishing grounds and potentially enormous oil and natural gas reserves, though at present it is a net importer of fossil fuels. Energy-hungry export-driven economies in the region, heavily dependent on raw material and fuel imports, are keen on exercising their suzerainty over the regional Sea Lanes of Communication (SLOC) that are critical to the survival of the entire Asia-Pacific community.
 
Washington’s “pivot” strategy is juxtapositioning its desire to be neutral with the imperative to raise its already formidable profile in the Asia-Pacific. Its numerous military bases in the region include 17 in Japan and 12 in South Korea, while it also has a presence in Australia, Thailand, the Philippines, Guam and Singapore. Obama’s “rebalance” to the Asia-Pacific entails the relocation of 60 per cent of America’s naval assets – up from 50 per cent today – to the region by 2020. The drawdown in Afghanistan, according to US deputy Defence Secretary Ashton Carter, will release naval surface combatants as well as naval intelligence, surveillance, and reconnaissance, and processing, exploitation, and dissemination capabilities, as also more Army and Marine Corps. EP-3 signals reconnaissance aircraft have already moved from CENTCOM (Central Command) to PACOM (Pacific Command). There will be a net increase of one aircraft carrier, seven destroyers, 10 Littoral Combat Ships and two submarines in the Pacific in the coming years. America’s military outpost of Guam is being readied as a strategic hub for the Western Pacific and Marines are being forward-stationed there. A full US Marine task force will also be established by 2016 in Australia, a key Asia-Pacific partner of the United States. The US Air Force will shift unmanned and manned reconnaissance aircraft from Afghanistan to the Asia-Pacific, apart from space, cyber and bomber forces.
 
The question remains whether this “rebalance” is aimed at containing China’s growing economic and military might or bolstering the American presence in the region. Beijing views Washington’s proposal as an attempt to curb Chinese influence across the region and to embolden countries to brazen out Beijing on the maritime disputes.
 
America’s concerted force multiplication in the region betrays the intent to forge some sort of a military front like NATO. “There is no multilateral organisation like NATO in the region,” notes Ashton Carter. “And in the absence of an overarching security structure, the US military presence has played a pivotal role over those last past 60 years, providing nations with the space and the security necessary to make their own principled choices.”
 
A NATO-like platform may not evolve soon, but appears inevitable in light of the rising volatility in the region. The similarities between now and at the time of NATO’s creation cannot be lost, notwithstanding the fact that the United States and China have very high stakes in their relationship, unlike the Cold War that had riven Washington and Moscow. Be that as it may, while announcing America’s renewed engagement in the Pacific, Secretary Clinton told the Pacific Islands Forum that “the Pacific is big enough for all of us”. There’s a lot of merit in keeping it that way.
 
Originally published by Institute for Defence Studies and Analyses (www.idsa.in) and can be found HERE.
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:05

C-295 photo Airbus Military source FG

 

November 27, 2012 By Jay Menon Source: Aerospace Daily & Defense Report

 

NEW DELHI — India has issued a request for proposals for 56 cargo aircraft to replace its air force’s aging fleet of Hindustan Aeronautics Ltd.-built Hawker Siddeley 748M Avro aircraft, according to a defense ministry official.

 

Under the deal, the first 16 aircraft will be directly procured from the chosen foreign vendor, which will then have to partner with an Indian firm that will manufacture the remaining 40. Out of those 40, 16 must have 30% indigenous components, while 24 must have 60% locally procured parts, the official says.

 

The Indian air force (IAF) is looking at several options including IL-114 variants from the Russian Ilyushin Aviation Complex, Ukrainian An-148 Antonov, the twin-turboprop European EADS Casa C-295 and Italian Alenia C-27J Spartan medium-sized military transport aircraft.

 

“The RFP made it clear to foreign players that they will have to select an Indian partner for this project,” the official tells Aviation Week. The first aircraft is expected to be delivered in the next four to five years, after an official agreement is signed. The entire deal is estimated to be worth $2.5 billion to $3 billion.

 

The program is expected to boost manufacturing of transport aircraft in the country and bring in new business opportunities for Indian private players in the aviation market.

 

The twin-engine aircraft is planned to have a 6-8 ton payload capacity, cruise speed of 800 kph (500 mph) and a range of 2,500-2,700 km (1,600-1,700 mi.).

 

The IAF is estimated to be operating around 30 vintage Avro HS-748 aircraft, capable of carrying loads of up to 7 tons. The aircraft were inducted during the 1960s to transport both personnel and equipment.

 

State-run Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL) will not participate in the project because it is busy with the licensed production of Su-30MKI fighters and upgrades of the Mirage, MiG-29 and Jaguar aircraft for the IAF, the official says. HAL also will be involved in the licensed production of India’s Multi Medium Range Combat Aircraft, once the deal for 126 jets is signed with France’s Dassault.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:05

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

28 novembre 2012 par info-aviation

 

Le groupe aéronautique Irkout a livré le 22 novembre aux forces aériennes russes deux premiers chasseurs Su-30SM.

 

Aux termes du contrat signé en mars 2012 avec le ministère de la Défense, le groupe fournira 30 chasseurs de ce type. Le commandement aérien espère utiliser ces appareils biplaces pour augmenter la puissance de frappe de l’aviation russe, mais aussi pour familiariser les pilotes avec les chasseurs de cinquième génération.

 

Interrogé sur les avantages offerts par le SU-30SM en matière de manœuvrabilité, le général Khartchevski a déclaré : « Grâce à sa manœuvrabilité extraordinaire, cet avion inaugure une nouvelle ère dans le pilotage ».

 

« Il est en mesure de supporter non seulement les facteurs de charge traditionnels – positif et négatif – mais aussi l’accélération latérale. Cela permet au pilote de concevoir sa manœuvre en trois dimensions, ce quoi est indispensable pour gagner un combat aérien. À son tour, l’apparition d’avions offrant une grande manœuvrabilité a fait naître une nouvelle tactique de combat »,  a indiqué le général russe.

 

Selon lui, la livraison de ces nouveaux chasseurs est une étape très importante du réarmement des forces aériennes russes.

 

« Les possibilités de ces appareils permettent d’améliorer le potentiel de frappe de notre aviation. Les forces aériennes russes ne disposaient pas jusqu’à présent d’avions permettant de remplir les missions à un niveau tellement élevé ».

 

Il a ajouté que ces chasseurs « ne seraient pas livrés en exemplaires limités, mais par escadrilles entières ».

 

« Le Su-30SM possède une plus grande capacité de détection et de destruction des cibles, ce qui le rend en mesure de neutraliser plusieurs cibles simultanément. Le potentiel de cet avion est comparable à celui de deux avions de génération précédente. Ce n’est pas sans raison que les pilotes indiens volant à bord de Su-30MKI ont remporté des combats d’entraînement contre les pilotes américains », a conclu le général Khartchevski.

 

Développé par le groupe Irkout, le Su-30SM a effectué son premier vol (2 heures) le 21 septembre 2012. Il est spécifiquement adapté aux exigences de l’Armée de l’air russe.

 

Dérivé du Su-30MK, il possède de nouveaux radars et systèmes de liaison radio et d’identification. Ses armements et autres systèmes ont aussi été modifiés par rapport à la version originale.

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