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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:50
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

04/07/2015 Armée de Terre

 

Du 26 au 29 mai 2015, le corps de réaction rapide européen (CRRE) de Strasbourg s’est déplacé en Provence sur les lieux du débarquement du 15 août 1944.

 

Le but de cet exercice tactique et historique était de remettre dans la situation de l’époque les membres de cet état-major multinational. Le CRRE a ainsi été amené à repenser la manœuvre du 2ème Corps français face à la résistance allemande dans les villes de Toulon et Marseille. Et, tout comme le firent les Alliés autrefois, à la tête du 6ème Corps américain de Truscott, les officiers et sous-officiers de l’état-major se sont attachés à exploiter au mieux les succès initiaux pour ouvrir la voie vers les Alpes.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les 16 et 17 juin 2015 le détachement d’hélicoptères de la base de N’Djamena, constitué de deux appareils de type EC 725 Caracal, a mis à profit deux vols au-dessus du Tchad pour conduire un exercice de maintien en condition opérationnelle des équipages de search and rescue (SAR) dans le cadre de ses missions de soutien et d’appui à la force Barkhane.

 

Doté d’une équipe de 6 commandos de l’Air issus du CPA (commando parachutiste de l’Air) 20, le détachement Caracal basé à N’Djamena assure les alertes de récupération de personnel isolé et d’évacuation sanitaire au profit de la force Barkhane au Tchad.

 

De leur côté, 36 militaires œuvrent à l’emploi et l’entretien des deux hélicoptères, de jour comme de nuit, prêtant une attention toute particulière au maintien en condition opérationnelle des machines et des capacités du détachement : les manœuvres sont répétées, les réactions coordonnées et les gestes maîtrisés.

 

Une dépose de commandos en zone hostile, un largage de colis ou encore la récupération d’un personnel isolé sur le théâtre d’opérations sont autant de missions auxquelles le détachement Caracal doit pouvoir faire face sur court préavis.

 

Les capacités d’appui feu, de ravitaillement, de transport de troupes et de fret, mais également de renseignement, font du Caracal un outil incontournable de la force Barkhane.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015 a eu lieu la cérémonie de passation de commandement de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie. Après quatre mois de présence, le colonel Stéphane a rendu son commandement au profit du colonel Laurent.

 

Durant sa période de commandement, le détachement chasse a réalisé plus de 1800 heures de vol en mission de guerre et délivré une grande part des 162 [1] frappes de l'opération Chammal à l’aide de bombes de précision contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech : plusieurs centaines de combattants ennemis ont été tués; de l’artillerie lourde, des véhicules blindés, des dépôts de munitions et des usines de production d’IED (engins explosifs improvisés) ont été détruits.

 

Dans le même temps, ce sont plusieurs centaines de rapports de renseignement issus des capacités de recueil électromagnétique et image que la BAP aura transmis aux échelons opératifs et stratégiques, apportant ainsi une large contribution à la connaissance des actions et des intentions de l’adversaire.

 

La BAP, système de combat et pion tactique élémentaire interarmées à dominante Air permettant la mise en œuvre cohérente et maîtrisée de toutes les capacités qui y sont déployées, s’inscrit désormais dans le temps et prouve chaque jour l’efficacité de son fonctionnement grâce aux excellents résultats obtenus depuis sa mise en place. Elle constitue un instrument de puissance au service de la coalition Inherent Resolve et de l'opération Chammal dans sa mission de lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de 130 militaires dans les régions de Bagdad et Erbil.

 

[1] Bilan des frappes au 2 juillet 2015

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 11:55
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer

Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer



23/06/2015  IACaS Schauer  - EVDG/DPMO

 

Du 08 au 12 juin 2015, la base aérienne 125 d’Istres a accueilli la dernière session de formation MoRPHEE, le module de réanimation pour patient à haute élongation d’évacuation. Les équipes de l’Escadrille aéro-sanitaire (EAS), du CESimMO de l’École du Val-de-Grâce (EVDG), de l’Escadron de soutien technique spécialisé (ESTS) et du Groupe de ravitaillement en vol (GRV) de l’armée de l’air ont contribué à la formation du personnel composant les équipes d’alerte opérationnelle MoRPHEE.

 

A cette occasion, le responsable technique de la formation, qui a réalisé une MEDEVAC opérationnelle MoRPHEE en 2012, passe le témoin à son homologue médecin anesthésiste-réanimateur lui aussi. Durant cette semaine, celui-ci a pris la mesure de ses fonctions et s’emploie déjà à faire évoluer cette formation.

 

Evolution sans révolution

Chaque année, en concertation avec le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS), le département préparation milieux et opérationnelle (DPMO) de l’EVDG met en route 4 sessions de formation initiale ainsi que 4 sessions de formation complémentaire au profit de MoRPHEE. Durant ces deux dernières sessions de formations initiales et complémentaires de juin, 13 médecins, 19 infirmiers, un technicien matériel santé (TMS) et trois infirmières convoyeuses de l’armée de l’air (ICvAA) ont bénéficié d’un apport théorique en présentiel après une partie en e-formation  sur l’espace de formation en ligne de l’EVDG (www.dev.gedissa.org ). Par la suite, des vidéos pédagogiques sont destinées à être montées en film d’apprentissage concernant le matériel santé composant les lots MoRPHEE. Cette évolution dans la formation du personnel dédié à cette mission doit permettre d’intégrer la mise en place du matériel spécifique en amont afin de se concentrer sur la prise en soin des combattants blessés transportés à bord du C 135 FR.

 

De la théorie à la réalité factuelle

Le vol qui s’ensuit permet, grâce à un encadrement rompu à cette préparation de mission et à la présence du personnel du Centre d’enseignement et de simulation à la médecine opérationnelle (CESimMO), de prendre en compte les contraintes imposées. Qu’elles soient médicales ou aéronautiques, elles sont mises d’autant plus en exergue grâce à la simulation médicale réalisée en vol par l’utilisation de mannequin haute-fidélité. La communication, l’ergonomie de travail, le degré de gravité de l’état des patients, les conditions climatiques et physiques, le compartimentage de l’aéronef sont autant de facteurs importants pouvant influer sur la prise en charge des patients aérotransportés sur une échelle de temps dépassant plusieurs heures. De retour sur le sol, vol terminé, une séance de TOP attend les volontaires.

Une équipe médicale danoise chargée d’évacuation sanitaire a participé à l’un des 2 vols. L’un des praticiens s’est entraîné avec ses homologues français et a ainsi pu appréhender ce savoir-faire. Avec ces exercices réitérés, MoRPHEE n’est pas prêt à s’endormir…

 

Chiffres clés :

      Formations MoRPHEE  
                      Nbre de personnel formés
  2010 2011 2012 2013 2014 2015
 
Médecins 15 23 22 17 28 14
Infirmiers 23 38 33 23 49 18
Techniciens des Services Hospitaliers 0 0 0 0 0 1
Totaux 38 61 55 40 77 33
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer
Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer

Crédits photos : BA 125, MC Turban et IACaS Schauer

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 07:55
Cérémonie sur l'élément air rattaché de Narbonne - photo Armée de l'air

Cérémonie sur l'élément air rattaché de Narbonne - photo Armée de l'air

 

03/07/2015 Armée de l'air

 

Vendredi 25 juin 2015, les aviateurs ont célébré le cinquantième anniversaire de la présence de l’armée de l’air sur le site de Narbonne.

 

Élément air rattaché de Narbonne, jeudi 25 juin 2015 : les aviateurs ont célébré le 50e anniversaire de la présence de l’armée de l’air sur le site. Par un temps ensoleillé, de nombreuses autorités civiles et militaires ainsi que des anciens commandants de la base de Narbonne se sont rassemblés pour cette commémoration. Au cours de la cérémonie présidée par le colonel Patrick Morvan, officier de réserve adjoint au commandant de la base aérienne d'Istres, un hommage a été rendu au parrain de la base, le commandant Hubert Monraisse, en présence de membres de sa famille.

 

Depuis 1965, un détachement de militaires assure sans interruption la couverture radar de la façade Méditerranée de la France. Jouissant d’une situation géographique exceptionnelle, le site regroupe actuellement une soixantaine de personnes qui sont en charge du maintien en condition opérationnelle des radars, de la radio et des équipements de télécommunications militaires associés. Deux radars de haute et moyenne altitude (un TRAC 2400 et un TRS 22XX), deux centres radio sol-air secourus par une centrale électrique, sont actifs en permanence. Implanté sur le massif de La Clape, le site narbonnais est désormais rattaché à la base d’Istres qui en assure la direction et le soutien technique. Enfin, le groupement de soutien de la base de défense de Carcassonne est en charge des fonctions d’administration générale et de soutien commun pour le transport, l’hébergement et la restauration.

Un demi-sicèle de couverture radar à Narbonne - photo Armée de l'air

Un demi-sicèle de couverture radar à Narbonne - photo Armée de l'air

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 16:55
Fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier

 

03/07/2015 Armée de l'air

 

Mardi 30 juin 2015, le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes a présidé la cérémonie de dissolution du détachement air 277 (DA 277) « Capitaine Albert Rousseau » de Varennes-sur-Allier. Il était accompagné du colonel Philippe Dedobbeleer, à la tête du DA 277 depuis trois ans.

 

Les anciens commandants de ce site étaient venus en nombre pour assister à la fermeture du DA 277, riche d'une histoire de 80 ans. Rappelons qu'il est devenu en 1946 l'un des entrepôts majeurs de l'armée de l'air : l'entrepôt de l'armée de l'air 606. Ce dernier connut un tel essor qu'il devient, en 1964, la base aérienne 277. Le 1er juin 2000, dans le cadre des restructurations de l'armée de l'air, la BA 277 prend le statut de détachement air. Et c'est après la parution du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale en 2013, que sa dissolution a été planifiée à l'été 2015.

Au cours de la cérémonie, le drapeau de la 11e escadre aérienne, unité de bombardement, confié à la BA 277 le 28 août 1990, a été remis au service historique de la Défense. Un chapitre important de l'histoire de l'armée de l'air dans la région varennoise s'est clôt. Le général Soulet a également remis huit décorations dont trois médailles militaires, une croix du combattant, une médaille Outre-Mer, agraphe Sahel, deux médailles de la Défense nationale, échelon argent et une, échelon bronze, agraphe opérations extérieures.

Fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:55
Nouveau partenariat entre la SNCF et le ministère de la Défense

Entourant Guillaume Pepy, Alain Vidalis, Jean-Yves Le Drian et le général Pierre de Villiers, sept des neuf soldats qui ont reçu la Médaille d’honneur des Chemins de fer. - photo R. Pellegrino

 

03/07/2015 Noëmie Beillon - DICoD

 

Jeudi 2 juillet 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, ont signé une convention dans le but de renforcer le partenariat entre le ministère et la SNCF au profit des militaires engagés dans l’opération Sentinelle.

 

Dans une des grandes salles du prestigieux Hôtel de Brienne, une assemblée de militaires et de journalistes a assisté à la signature d’un partenariat spécifique entre le ministère de la Défense et la SNCF jeudi 2 juillet. Ce dernier vient s’ajouter au « quart de place », dont bénéficiait l’ensemble des militaires. Désormais, les familles des militaires engagés dans les missions de protection et de sécurité intérieure sur notre sol pourront à leur tour bénéficier de tarifs préférentiels sur l’ensemble des lignes de la SNCF.

 

Présents aux côtés de Guillaume Pepy et Jean-Yves Le Drian, le général Pierre de Villiers, chef d’État-Major des armées, le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, ainsi que le ministre des Transports, Alain Vidalis, ont rendu hommage à neuf soldats qui se sont distingués par des « actes de bravoure et de sang-froid » dans des gares. Les militaires sont issus de différents régiments : 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, 2e régiment étranger parachutiste de Calvi et 1er régiment de spahis de Valence.

 

Ces hommes ont reçu, des mains d’Alain Vidalis, la Médaille d’honneur des Chemins de fer. Habituellement destinée aux cheminots, cette récompense salue le courage des militaires engagés depuis janvier 2015 sur l’opération Sentinelle, et auparavant sur le plan Vigipirate. Un bel hommage pour le ministre de la Défense : « Je suis fier de servir mon pays. Je suis surtout fier de conduire un ministère où se distinguent tant d’hommes et de femmes engagés au quotidien, sur le terrain, pour la protection de leurs concitoyens et la sécurité de la Nation, souvent au péril de leur vie. »

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

02.07.2015 par Jean Esparbès, étudiant à Sciences Po Lille et qui réalise actuellement un stage à La Voix du Nord et au blog Défense globale
 

Pour prolonger l'interview sur l'éthique du drone (lire ici), tentons d'aller un cran plus loin, au-delà de la doctrine actuelle de la France qui se refuse à armer ses trois drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Jusqu'ici, l'usage intensif (5 000 heures de vol en un an et demi pour l'opération Barkhane) se cantonne aux missions de reconnaissance. L'efficacité opérationnelle ne commandera-t-elle pas rapidement d'armer les drones ?

La réflexion avance avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, chargé de mission « affaires transversales et sécurité » au Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères, notamment sur les drones armés. Il partage la position des nombreux opérationnels souhaitent en tirer pleinement parti, et donc de les armer. Il s’exprime ici en son nom : ses propos n’engagent aucunement le ministère des Affaires étrangères.

 

Un rapport de force en faveur de l’armement des drones

Dans son article « Quand la France armera ses drones », publié dans Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, deux arguments prédominent. L'attrait opérationnel de l'armement des drones « serait un gain de ressources ». Aujourd’hui, toutes les frappes de Mirage 2000-D résultent d’une surveillance de drone. Le drone armé permettrait de libérer un avion de chasse pour une autre mission. Il serait un démultiplicateur de forces.

L’autre avantage est l'endurance, donc la permanence. Un Reaper peut assurer une présence pendant vingt-quatre heures au-dessus d’une zone, contrairement au chasseur qui ne fait que passer. Cette permanence offre le choix du moment pour frapper. On accroît ainsi la discrimination et diminue le risque de victimes civiles. Le dilemme s’est déjà présenté. « Quand la cible est mouvante, si elle est dans le désert ça va, si une heure plus tard elle est en ville, qu’est-ce que vous faites lorsque votre avion arrive ? »

 

Armement et souveraineté

Maintenant, avec quoi les armer ? Les missiles Hellfire des hélicoptères Tigre HAD sont une option. Reste que les drones MQ-9 Reaper de General Atomics sont une technologie américaine. Le renseignement américain (la NSA comme d’autres) emploie tous les leviers à sa disposition, ce qui augure des problèmes de souveraineté. Par ailleurs, ils ont été prélevés sur des exemplaires produits pour l’US Air Force. Le concours de General Atomics sera donc nécessaire pour les modifier.

Se pose ensuite la question de l’emploi. Qu’est-ce qui, vu du ciel, différencie un véhicule de djihadistes de celui de trafiquants ou de rebelles se jouant des frontières des Etats du Sahel ? Rien. La réalisation de « Signature Strikes » (frappes basées sur le comportement), comme le fit la CIA au Pakistan ou au Yémen, semble à exclure. La validation des cibles par du renseignement venant d’autres sources (troupes au sol, services de renseignement) est plus sage et conforme à la doctrine française.

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer rappelle également qu'« il y a un débat sur l’efficacité : les frappes de drones réduisent-elles ou augmentent-elles la menace ? Un usage industriel des Signatures Strikes, par exemple, peut se retourner en formidable outil de recrutement, pour les proches des victimes qui crient vengeance et dans la propagande qui utilise abondamment ce genre de récits. Cela incite à la plus grande prudence et à un usage parcimonieux de cet outil ».

Il recommande plutôt une doctrine restrictive d’élimination ciblée. Celle-ci se concentrerait sur « des cibles de haute valeur, posant une menace imminente et démontrable à la sécurité nationale, lorsque l’État sur le territoire duquel elles se trouvent n’a pas la volonté ou la capacité de supprimer la menace ».

 

Des militaires divisés entre terriens et aviateurs

Une double résistance à l'armement des drones existe. L'opinion publique, informée par les ONG sur les abus américains, est sensible à une vision négative. Plus surprenant, l'armée française serait, elle aussi, divisée sur la question. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer rappelle qu’une fraction des militaires est attachée à la conception selon laquelle le risque physique reste l’étalon de la valeur du soldat. Il ne faut pas sous-estimer « cette différence de culture entre les armées de l’air et de terre, entre ceux qui considèrent que faire la guerre à distance n’est pas un problème éthique, et ceux qui considèrent que c’en est un ». Le débat est ouvert.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:57
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

02.07.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense Globale

 

Le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de terre, est resté ferme sur les prix et surtout les annonces au cours d'un échange intervenu ce jeudi 2 juillet. Le gros des informations concernant les terriens interviendra le 14 juillet (nouvelle répartition des régiments au sein des brigades, 1 400 recrutements d'ici 2016 et évolution marquante à la Légion étrangère)... De Sentinelle aux chantiers de rentrée de l'armée de terre, petit tour d'horizon.

 

Lire l'article

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:56
photo EMA

photo EMA

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juillet 2015, le général d’armées Pierre de Villiers a présidé la première prise d’armes organisée sur le nouveau site de Balard, à l’occasion d’une cérémonie de levée des couleurs.

 

Pour ce moment symbolique, qui venait marquer une étape importante dans l’histoire de l’organisation des armées et de la Défense, le CEMA était accompagné du secrétaire général pour l’administration, ainsi que de ses trois chefs d’état-major d’armée ou de leur représentant.

 

Après un passage en revue des troupes et la montée des couleurs, le général de Villiers s’est adressé à l’ensemble des militaires et du personnel civil réunis sur la place d’armes, leur rappelant que l’entrée dans Balard, représente  « une étape nécessaire du rapprochement des différentes fonctions qui contribuent à l’efficacité opérationnelle ».  A ses yeux, cette étape est d’autant plus importante qu’elle contribue directement à l’efficacité des opérations : « il n’est plus nécessaire de convaincre que la victoire n’est possible qu’avec un commandement des armées efficace et avec la bonne combinaison interarmées, du renseignement, de l’administration, des soutiens, de la planification et la conduite des opérations ». Pour lui, cette dynamique est d’autant plus forte que civils de la défense et militaires sont unis par les mêmes valeurs : le sens du service et du bien commun, le désintéressement, la primauté accordée à l’opérationnel et la fraternité ; « valeurs qui forment notre force, avec comme seul but : le succès des armes de la France » .

 

A cet égard, soulignant le défi que constituait la bascule du commandement stratégique des opérations dans la nuit du 17 du 18 juin, il a également tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet : « C’était un projet long, difficile, complexe. Nous pouvons en être collectivement fiers ».

 

Ordre du jour du CEMA N° 6556 du 3 juillet 2015 (format pdf, 598 kB).

photo EMAphoto EMA

photo EMA

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:55
Succès aux portes ouvertes du 13e régiment du génie

 

03/07/2015 Armée de Terre

 

Les 27 et 28 juin, le 13e régiment du génie (13e RG) a ouvert ses portes à un public enthousiaste. Des baptêmes de plongée en passant par les parcours commandos ou les circuits en véhicules blindés, les stands des sapeurs n’ont pas désempli les deux jours.

 

La section cynophile, le déploiement de matériels majeurs comme le système de pose rapide de travures (SPRAT), ainsi que des séances de techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) ont également rassemblé un public attentif. Lors de ces portes ouvertes, le 13e RG a ainsi remporté un franc succès auprès du grand public, qui a pu découvrir différents métiers de soldat.

 

Le samedi soir, point d’orgue de ces rencontres, le 13e RG a commémoré la bataille de Bir Hakeim, en présence d’anciens du régiment ayant été engagés sur ce théâtre de la Seconde Guerre mondiale. Lors de cette prise d’armes, les sapeurs ont montré qu’ils restaient très attachés à leurs anciens, mémoires vivantes du passé et exemples pour les jeunes sapeurs.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:50
Arms export controls - SEDE

 

02-07-2015 - by SEDE

 

The Subcommittee will hold a public hearing on "Arms export controls" with experts from COARM, Saferworld as well as AeroSpace and Defence Industries Association of Europe.

When: 14 July 2015

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:25
TAM photo Ejército Argentino

TAM photo Ejército Argentino

 

3 juillet 2015 timesofisrael.com (JTA)

 

BUENOS AIRES – L’armée argentine a signé un contrat de 111 000 000 dollars avec Israël pour rénover 74 tanks en Argentine.

 

L’accord visant à améliorer les tanks argentins moyens ou TAM, a été signé à Buenos Aires par le ministre de la Défense de l’Argentine Agustin Rossi et Ben-Baruch Mishel, le directeur de la Division de la coopération internationale de la défense du ministère israélien de la Défense.

 

« Ceci est une étape extrêmement importante, non seulement pour le projet mais aussi pour les excellentes relations entre les deux pays. C’est aussi le début d’une grande amitié entre les deux ministères », a déclaré Ben Baruch, qui a également fait l’éloge du travail accompli par les équipes techniques israéliennes et argentines pour conclure l’accord.

 

L’accord inclut différents outils visant à assurer que l’Argentine puisse développer sa propre technologie et ses capacités par le biais des projets de communs avec Israël, ainsi que les ressources humaines pour la formation et l’assistance technique pour rénover les tanks en Argentine.

 

Rossi a déclaré dans un communiqué publié par le ministère de la Défense après la signature de l’accord la semaine dernière, que l’accord « est un sérieux coup de pouce » pour l’industrie de la défense locale et l’a décrit comme « un investissement de 111 millions de dollars ».

 

« La modernisation des TAM est emblématique parce que c’est un tank conçu et fabriqué en Argentine », a déclaré Santiago Rodríguez, le secrétaire du ministère de la Production scientifique et technologique de la Défense.

 

« La chaine de production sera installée dans notre pays, où les composants fabriqués localement seront intégrés », a-t-il ajouté.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 19:25
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 30 juin au 4 juillet 2015, le navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Winnipeg a effectué une escale technique à la base navale militaire de Fort-de-France.

 

Le Winnipeg a appareillé le 15 juin 2015 de son port d’attache d’Esquimalt en Colombie-Britannique afin de rejoindre les forces de l’OTAN en mer Méditerranée, dans le cadre des mesures d’assurance prises par l’Alliance en Europe centrale et du Nord. Avant de rejoindre la mer Méditerranée, le bâtiment canadien était déployé aux Antilles pour conduire l’opération Caribbe – une campagne multinationale de lutte contre le trafic illicite couvrant la mer des Caraïbes, l’Est de l’océan Pacifique et les eaux côtières de l’Amérique centrale.

 

Leur escale à Fort-de-France, a été l’occasion d’un échange fructueux d’expertise sur la lutte contre le narcotrafic. Accueillis au centre des opérations des forces armées aux Antilles (FAA), les militaires canadiens ont eu l’occasion de faire le point sur l’évolution de cette menace avec les FAA. Cela a également été l’occasion d’évoquer les coopérations multinationales engagées pour mieux y faire face.

 

L’escale à Fort-de-France était aussi l’occasion de valoriser la base navale militaire. Particulièrement adaptée, elle offre en effet des services de maintenance technique grâce à ses ateliers militaires. Avec le service de soutien de la flotte, la base navale sert aussi de relais vers le tissu industriel local et notamment avec le bassin de radoub permettant au besoin l’entretien d’un navire pendant son escale. Point d’appui logistique et opérationnel majeur dans la zone, la base navale de Fort-de-France constitue un point d’ancrage stratégique permettant aux FAA d’exercer leurs missions dans le domaine de la sûreté et de la surveillance maritime au sein de la zone économique exclusive française, mais aussi pour contribuer aux actions multinationales de lutte contre le narcotrafic, véritable fléau qui alimente la criminalité transnationale.

 

Avec le Canada mais également les Etats-Unis, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, la France fait ainsi partie des principaux pourvoyeurs de moyens maritimes et aériens engagés dans la lutte contre le narcotrafic régional. Grâce à cette coopération internationale et avec le soutien des moyens de la Joint Interagency Task Force South (JIATF-S), le bilan des saisies de drogue en mer réalisées conjointement avec les autres services de l'État français dans la zone Antilles-Guyane atteint déjà plus de 5,1 tonnes depuis début 2015.

 

Partenaires historiques, le Canada et la France ont réaffirmé leur proximité dans le cadre d’un « plan de coopération renforcé » signé en 2013. Au niveau régional, les FAA mais aussi les FAPF (forces armées en Polynésie française) animent la coopération militaire bilatérale avec le Canada. Ainsi, en juin 2014, 30 soldats canadiens issus du Royal 22e Régiment étaient déployés au sein du détachement 33e régiment d’infanterie de Marine (RIMa) des FAA pour une instruction tactique en milieu tropical [lien vers brève].

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG).

photo EMA / Marine Nationalephoto EMA / Marine Nationale
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 18:55
Sentinelle : Patrouilles motorisées à Paris

 

03/07/2015 LTN Fuet - armée de Terre

 

Militaires et forces de l’ordre assurent la sécurité de sites sensibles dans la capitale au sein de l’unité mobile d’intervention de la police.

 

En complément du dispositif pédestre traditionnel, les militaires de l’armée de Terre et les forces de sécurité effectuent des patrouilles motorisées conjointes dans les rues de Paris. Déployée 24h/24, cette unité particulièrement mobile est capable de reconnaître un grand nombre de sites sensibles en un minimum de temps.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:55
EDF-Areva : les négociations patinent sur le prix

Seule certitude, le 30 juillet, date de publication des résultats semestriels des deux groupes, Areva devra annoncer à la communauté financière comment il compte trouver les quelque 7 milliards d'euros de financement dont il a besoin. (Credits Areva ELTA)

 

03/07/2015 latribune.fr (AFP,Reuters)

 

Le délai d'un mois fixé par l'Élysée aux deux groupes pour "conclure un accord de partenariat stratégique" arrive ce vendredi à échéance. S'il n'existe plus de divergences sur de nombreux sujets, la question du prix demeure. EDF propose 2 milliards d'euros mais Areva estime son activité réacteurs nucléaires à 2,7 milliards.

 

Les discussions sont toujours en cours entre Areva et EDF pour se mettre d'accord sur les modalités de rapprochement entre les deux groupes, alors qu'expire ce vendredi 3 juillet le délai d'un mois fixé par le président de la République.

"Les négociations se poursuivent", indique-t-on de part et d'autre, assurant qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre cette durée d'un mois.

"Il n'y aura pas d'offre signée [...] en juillet. Ce sera plutôt pour la rentrée", avait déclaré le 26 à Reuters une source au fait du dossier.

Le 3 juin, l'Elysée avait en effet tranché en faveur d'une reprise par EDF de la majorité de l'activité réacteurs de l'ex-fleuron du nucléaire, "sous réserve de la conclusion d'un accord de partenariat stratégique" entre les deux groupes publics. L'État a également annoncé qu'il recapitaliserait Areva, en grandes difficultés financières, "à la hauteur nécessaire".

 

Les 2 milliards proposés par EDF insuffisants

L'électricien a fait une offre indicative d'environ 2 milliards d'euros pour Areva NP, qui regroupe la conception et la fabrication des équipements, mais aussi l'assemblage de combustible et les services aux réacteurs existants. Dans les comptes d'Areva, cette division est valorisée 2,7 milliards d'euros. Areva a fait savoir le 10 juin qu'il demandait à EDF de relever son offre et de s'engager sur certains projets qui risquent de peser sur l'avenir de son fournisseur, tels que celui de l'EPR finlandais (OL3), qui a pris énormément de retard au fil des années.

Si des différences subsistent effectivement sur le prix, "sur beaucoup de sujets, il n'y a plus de divergences", affirme à l'AFP une source proche des négociations. Car les deux sociétés doivent aussi avancer sur la création d'une société commune regroupant les activités de conception, gestion de projets et commercialisation des réacteurs neufs, sur les accords commerciaux les liant dans les combustibles et le retraitement, ou encore sur la question de savoir qui devra porter le risque lié au chantier de l'EPR finlandais, qui accumule les retards et fait l'objet d'une procédure d'arbitrage.

Seule certitude, le 30 juillet, date de publication des résultats semestriels des deux groupes, Areva devra annoncer à la communauté financière comment il compte trouver les quelque 7 milliards d'euros de financement dont il a besoin.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:50
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juillet 2015, un avion de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale a survolé la Méditerranée centrale à des fins de renseignement sur le trafic de migrants en Méditerranée. Il s’agissait de la première contribution opérationnelle de la France à l’opération EUNAVFOR MED, lancée le 22 juin par l’Union européenne.

 

L’avion, en provenance de la base d’aéronautique navale de Lann Bihoué, dans le Morbihan, a décollé de la base d’aéronautique navale de Hyères à 10h locale. Un ravitaillement en carburant à Sigonnella, en Italie, lui a permis de réaliser un survol de trois heures au large de la Sicile. Le renseignement collecté a été transmis à l’état-major tactique de l’opération. Cette structure d’une centaine de militaires européens, au sein de laquelle trois militaires français sont insérés, est embarquée à bord du porte-aéronefs italien Cavour.

 

Cette mission de renseignement s’inscrit dans le cadre de la première phase de l’opération EUNAVFOR MED, consacrée à la surveillance et à la collecte de renseignements sur les réseaux de trafic de clandestins dans la partie sud de la Méditerranée centrale.

 

EUNAVFOR MED

 

Le 22 juin, le conseil de l’Union européenne a décidé le lancement de l’opération EUNAVFOR MED destinée à « mettre fin au modèle économique des trafiquants en Méditerranée ». L’opération a pour le moment été lancée dans sa phase initiale uniquement. Elle est axée sur la surveillance et l'évaluation des réseaux de passeurs et de trafiquants d'êtres humains dans la partie sud de la Méditerranée centrale.

 

Les armées françaises contribuent activement à cette mission au travers de différents volets :

-  la fourniture de renseignement selon les besoins exprimés par l’Union européenne (photos satellitaires, photos aériennes, synthèses de renseignement, renseignements bruts). Des moyens aériens de surveillance maritime ainsi que des moyens de renseignement satellitaires sont ponctuellement mobilisés à cette fin.

-  l’occupation de postes d’importance au sein des états-majors de l’opération. Une dizaine de militaires français sont insérés au sein des états-majors opératif et tactique de l’opération. Un officier général français, le contre-amiral Hervé Bléjean, occupe le poste d’adjoint au commandant de l’opération, au quartier général d’EUNAVFOR MED basé à Rome.

 

La première phase est un préalable indispensable à toute autre action de l’Union européenne. Elle doit préparer, à terme, la lutte contre cette forme d’exploitation humaine.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 18 au 26 juin 2015, le bataillon logistique Charente et ses hommes ont mené un convoi de Gao à la base opérationnelle avancée de Tessalit afin de ravitailler le personnel du site.

 

Le 18 juin 2015, au petit matin, plusieurs dizaines de véhicules lourds blindés tels que des porteurs polyvalents logistiques (PPLOG), escortés par un peloton de circulation routière sur VAB (véhicule de l’avant blindé) ont quitté la plateforme opérationnelle désert (PfoD) de Gao. Près de 90 militaires ont ainsi pris la route avec pour objectif de réaliser les 600 kilomètres qui séparent Gao de l’extrême Nord du Mali. Ils ont transporté plus de 40 tonnes de fret et 140 m3 de carburant.

 

Les difficultés sont bien connues par les hommes et femmes du bataillon logistique Charente : de l’enlisement à la tempête de sable, en passant par les températures extrêmes frôlant les 60 degrés dans certains véhicules, sans compter l’évolution de l’itinéraire au grès des intempéries qui changent le décor désertique couvert par l’opération Barkhane. L’articulation et le déplacement d’un convoi demandent une organisation sans faille pour progresser sur cette zone. Entraînés spécifiquement pour ces missions, les militaires ont préparé leurs matériels et leurs véhicules pour ces conditions particulières et sont prêts à affronter toutes ces difficultés, techniques ou tactiques.

 

Composé de plus de 300 soldats, le bataillon logistique Charente  regroupe près de 70 formations de logistique et de soutien, de l’armée de Terre et des soutiens interarmées, constituant ainsi un bataillon complet et autonome pour chacune de ses missions. Le 515ème régiment du train, basé en Charente, en constitue le corps leader.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 25 juin 2015, un A400M Atlas a terminé une tournée de ravitaillement logistique sur les terrains où se trouvent des avions de l'opération Chammal dans le golfe arabo-persique : la base aérienne projetée de Jordanie, le Qatar et d’autres lieux de déploiements des éléments français en zone ALINDIEN.

 

Le 25 juin 2015, l'avion de transport s’est posé à 23h15. Le voyage, qui avait commencé la veille en France, a été long, passant par la Jordanie puis le Qatar. La nuit est tombée à 19h, la température s'est donc un peu adoucie, autour de 35°C. Le tarmac est occupé par des Rafale, l'Atlantique 2 et maintenant l'A400M.

 

Les pistards de l'escale ont guidé l'Atlas, qui, après quelques évolutions sur le parking, a arrêté ses quatre turbopropulseurs à huit pales. La trappe arrière s'est ouverte, un tarmac et un porte-palette se sont approchés, accompagnés des permanents de l'escale aérienne. Membres de l'équipage de l'A400M et pistards se sont activés pour "dépalettiser" l'Atlas de son chargement : équipements divers et commandes logistiques variées destinés aux escadrons Rafale, à l'Atlantique 2 ou tout simplement aux unités du site. Pendant ce temps, le conducteur avitailleur effectuait le plein de l'Atlas.

 

Puis le moment du chargement est arrivé. Un moteur de Rafale, ne pouvant être réparé sur site, est monté dans la soute de l'avion, accompagné de quelques autres palettes, en route pour la France. L'Atlas, nouveau fer de lance du transport et de la projection française, est reparti le lendemain.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime  Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

 

3 juillet 2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Version complète d'un article paru dans Le Monde du 2 juillet 2015

 

Il n’existe fondamentalement que deux manières de terminer une guerre : la négociation, plus ou moins explicite, ou la destruction de l’un des camps. En Irak, les Américains, par l’intermédiaire ou non du gouvernement irakien, ont négocié avec l’armée du Mahdi en 2004 et 2008 ou avec les tribus sunnites à la fin de 2006. En revanche le dialogue n’y a jamais été envisagé, ni possible en fait, avec l’Etat islamique en Irak, premier avatar de Daech. La destruction était donc la seule option et en 2007 et elle a presque réussi. Elle reste, à ce jour et pour l’instant, encore la seule voie envisagée face à l’Etat islamique (EI).

 

Le problème opérationnel qui se pose aujourd’hui est que si une campagne aérienne peut parfois imposer une négociation favorable, croire que cela peut entraîner la destruction de l’Etat islamique est en revanche un vœu pieux. C’est un espoir pourtant régulièrement mis en avant par certains responsables américains mais qui apparaît plus comme un argument de justification des actions en cours que comme une hypothèse sérieuse. Comme au temps du « comptage des corps » vietnamiens, le Pentagone peut se targuer de tuer 1 000 combattants ennemis chaque mois. Daech n’en augmente pas moins ses forces, et son expansion est surtout limitée par son incapacité à occuper le terrain au-delà de l’espace arabe sunnite qui lui assure ressources et légitimité.

 

Il est possible en fait que cette campagne aérienne, dont tous les Sunnites de la région constatent qu’elle les frappe eux et pas Assad, soit également et paradoxalement un sergent-recruteur  pour l’ennemi. D’un point de vue tactique, Daech a également adopté les méthodes de furtivité terrestre bien connues, comme la dispersion des forces, leur immersion dans la population, l’emploi de véhicules civils, la construction d’abris souterrains, etc. qui réduisent considérablement l’efficacité de la puissance aérienne. Pour autant, ces méthodes, en particulier la dispersion, ont aussi pour effet de rendre vulnérable à une offensive terrestre de grande ampleur. Or, celle-ci ne vient pas. 

 

Pour détruire un Etat ou une organisation formant un proto-Etat comme le « califat », on ne connaît pas pour l’instant d’autre moyen que de commencer par disloquer son armée et de réduire tout ce qui lui fournit les moyens et, surtout, les raisons de combattre. Cette dislocation ne peut, elle-même, être obtenue, à la manière de l’opération française Serval au nord du Mali, qu’en s’emparant du territoire contrôlé par l’ennemi tout en agissant sur les sources politiques de sa force et en préservant la population civile environnante.

 

Contre Daech, deux objectifs géographiques sont possibles : Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak et capitale économique de l’organisation, et l’Euphrate, de Falloujah à Raqqa, la capitale politique. La deuxième option est la plus difficile mais sans doute la plus décisive. Une fois les drapeaux du califat auto-proclamé retirés de Falloujah, Ramādī, Abu Kamal, Deir ez-Zor et Raqqa, la capacité de résistance des autres territoires de l’EI sera très affaiblie, y compris à Mossoul. Les allégeances diverses hors du territoire central s’en trouveront également fragilisées.

 

Cette offensive sur l’Euphrate serait logiquement menée par un corps aéroterrestre blindé appuyé par une capacité de frappe en propre précise et puissante, et dont la mission serait de progresser le long du fleuve, de cloisonner une à une les cités pour s’en emparer puis de les nettoyer de toute présence ennemie visible. Elle pourrait partir d’Urfa en Turquie, à condition que le gouvernement d’Ankara l'accepte ou, plus probablement, de  Bagdad, base politique et logistique bien plus aisée. La mise en place de ce corps prendrait techniquement des semaines, des mois si on ajoute le processus de décision politique préalable à la formation d'une coalition.

 

Autour de ce corps aéroterrestre et en profondeur du dispositif adverse, une autre force de frappe et de raids, s’attaquerait à la structure de commandement, à la logistique, aux mouvements et aux concentrations de forces. C’est bien cette combinaison des contraires entre l’impossibilité pour l’ennemi de se concentrer sous peine d’être frappé et l’impossibilité de résister efficacement à une puissante attaque au sol en étant dispersé qui donnerait un plein effet opérationnel.

 

L’armée de Daech est constituée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations pouvant varier de 30 000 à 80 000, parfois plus si on intègre des unités non-permanentes de défense locale. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, fondamentalement une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques des années 1960. En soi, il n’y a là rien de très puissant, une très faible fraction par exemple des armées de Saddam Hussein broyées par les coalitions menées par les Américains. La différence est que les combattants de l’armée de Daech sont plutôt compétents tactiquement et surtout très motivés. Ce dernier point fait toute la différence, surtout face à des forces armées et milices qui ne le sont pas hors de leur zone ethno-confessionnelle mais aussi face à des armées professionnelles occidentales, tout à fait résolues mais dont les gouvernements sont sensibles aux pertes. En 2003, il a fallu, malgré toute l’armée irakienne, moins d’un mois aux divisions américaines pour s’emparer de Bagdad depuis le Koweït. Un an plus tard, la prise de la seule ville de Falloujah, tenue par quelques milliers de combattants légers, a nécessité neuf mois d'efforts.

 

D’un point de vue tactique, cette motivation extrême permet d’introduire sur le champ de bataille des combattants-suicide, souvent motorisés, qui servent de missiles de croisière du pauvre. Avec la mobilité des milliers de véhicules légers disponibles, elle autorise aussi des modes d’action très décentralisés, en essaim offensifs ou défensifs, enveloppant les forces adverses ou s’infiltrant entre elles à la recherche du combat rapproché.

 

Comme la reprise de Tikrit l’a montré en mars dernier ou les batailles de l’époque de l’occupation américaine, face à un tel adversaire s’emparer de chaque ville le long de l’Euphrate sera difficile et prendra à chaque fois des semaines sinon des mois, pour éliminer jusqu’au dernier combattant suicide ou le dernier piège explosif. Pour reprendre Falloujah en novembre 2004, face à 3 000 combattants, les Américains ont déployé 15 000 hommes et d’énormes moyens de feux. La saisie de la ville a demandé une semaine de combats difficiles et encore un mois supplémentaire de nettoyage de toutes les habitations, le tout au prix de 73 tués et plusieurs centaines de blessés. Le contingent américain présent en Irak (130 000 hommes) avait alors mis plus d’un an pour reprendre le contrôle des villes du Tigre et de l’Euphrate au nord de Bagdad. L’ordre de grandeur pour une offensive sur l’Euphrate menée par une force moderne représente donc au moins dix fois ce que la France a déployé avec l’opération Serval, soit plus de 40 000 hommes avec des milliers de véhicules blindés terrestres et d’aéronefs. Il faut s’attendre ensuite à ce que cette force déplore plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, et beaucoup plus s’il s’agit de forces moins modernes, protégées et professionnelles que les troupes occidentales.

 

Encore ne s’agit-il là que de la phase de conquête, il faut ensuite contrôler et sécuriser le terrain pris tout en poursuivant la traque d’une organisation revenue à la guerre souterraine. Cela peut durer plusieurs années et nécessiterait de nombreux moyens humains, au moins 100 000 hommes, et de quoi administrer et faire vivre ce Sunnistan, avant une normalisation de la situation. Cela implique un comportement respectueux de la force occupante mais aussi, et c’est l’élément le plus important, un contexte politique qui fasse que cette force ne soit pas perçue comme illégitime.

 

Cette phase de stabilisation peut, si elle est bien conduite et avec les moyens suffisants, permettre de dégager des marges de résolution politique tout en tarissant l’Etat islamique et les autres organisations radicales de ses ressources, le combat n’en sera pas terminé pour autant. Après avoir été chassé de Bagdad et d’Anbar en 2007, l’EII a survécu pendant des années dans les provinces de Salah al-Din et surtout de Ninive avant de reprendre de l’ampleur. La traque, affaire de police et de services, doit donc continuer pendant la stabilisation, et elle constitue aussi une œuvre de longue haleine.

 

Actuellement, aucun acteur régional ne possède les moyens pour réaliser toutes ces opérations. Les armées locales, qui ne sont plus vraiment des armées étatiques mais des forces de défense du régime et des groupes non-sunnites, n’ont pour l’instant pas la motivation pour réaliser la conquête de l’Euphrate et cela dépasse largement le seul problème de formation technique et tactique auquel s’attache, en Irak, la coalition. Rappelons que depuis la chute de Saddam Hussein, le département d’Etat américain a formé, avec l’aide de sociétés privées, une première « nouvelle » armée irakienne  qui s’est effondrée en avril 2004 ; que le département de la défense a pris le relais ensuite, encadrant (une équipe de conseillers par bataillon, état-major, camp d’entraînement), finançant (25 milliards de dollars), appuyant par ses feux et soutenant par sa logistique, une collection de 200 bataillons qui ne se sont vraiment avérés utiles aux côtés des Américains qu’au bout de trois ans. Avec la politique sectaire de Nouri el-Maliki et la concentration des forces efficaces autour de sa personne, cette troupe est ensuite rapidement devenue une armée Potemkine. Les Américains et leurs alliés peuvent donc s’efforcer de reformer une troisième « nouvelle » armée irakienne mais il n’y a guère de raison pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Quant à l’armée d’Assad, actuellement la plus grande organisation terroriste au monde, il ne peut être sérieusement question de l’épauler sous peine de renforcer encore la position politique de l'ennemi. Ajoutons encore une fois que la conquête ne constitue qu’une première phase et pas forcément la plus compliquée. Si ces forces sont déjà incapables de s’emparer des bastions de l’EI, elles sont encore plus incapables de les tenir si elles se comportent comme elles se sont toujours comportées jusque-là.

 

De fait, actuellement, seules des armées professionnelles occidentales, et peut-être russe, peuvent envoyer des soldats combattre avec courage et efficacité sur l’Euphrate avec éventuellement l’appoint de forces des monarchies arabes, jordanienne surtout. Pour la phase de stabilisation, un contrôle par les forces d’Assad ou par des milices chiites irakiennes est par totalement inconcevable, comme l’ont montré, en Irak seulement, les suites de la prise de Tikrit ou les précédents des « forces spéciales de la police » utilisées par les gouvernements à dominante chiite depuis 2005. Pour assurer cette mission, il est pour l’instant difficile d’imaginer autre chose qu’une force internationale arabo-occidentale, en admettant que l’on trouve suffisamment d’Etats volontaires pour s’engager dans un nouvel « Afghanistan ».

 

Or et très clairement, les Etats extérieurs à la région, Etats-Unis en premier et sans qui rien d’important ne peut se faire, n’ont pas la volonté de s’engager vraiment, même lorsqu’ils sont frappés sur leur sol. Les affres des occupations afghane et irakienne sont encore trop récentes pour imaginer qu’un exécutif envisage sérieusement de le proposer à son opinion. En l’état actuel de la situation politique locale et intérieures aux différents membres de la coalition, il n’y aura donc pas de conquête de l’Euphrate, ni de stabilisation du territoire actuellement tenu par Daech.

 

La principale force de l’Etat islamique est la somme des contradictions et ambiguïtés qui paralysent ceux qui l’entourent pour qui il constitue à la fois un ennemi pour soi et un allié contre les autres. Envisager simplement de détruire militairement l’Etat islamique suppose donc d’abord une modification profonde du contexte politique environnant. Que le pouvoir se transforme à Bagdad et Damas, de gré ou par la force des événements, en quelque chose de plus légitime à la fois aux yeux de la communauté internationale et aux arabes sunnites de la région, ou au moins que le gouvernement turc considère Daech comme un ennemi et non un allié et il sera alors possible pour une coalition de mener une vraie offensive.

 

Sans cela, et c’est ce qui est le plus probable, sauf peut-être du côté de Damas, Daech continuera d’exister. Il faudra alors accepter de vivre en situation de guerre endémique, et donc d’accepter d’autres attaques terroristes, jusqu’à l’acceptation de l’existence d’un nouvel Etat radical au Moyen-Orient. La situation ressemblera alors en proportion réduite à l’attitude des Occidentaux face aux Bolcheviks, refusant leur existence mais ne voulant pas mener, outre quelques petites expéditions périphériques, une guerre directe contre eux et se contentant de soutenir des factions locales divisées. L’URSS s’est finalement formée, a occupé tout le vide politique qu’elle pouvait occuper pour se consacrer ensuite prioritairement à la mise en œuvre du communisme « dans un seul pays » et secondairement au Komintern. L’Occident a fini pas vivre avec la présence d’une URSS, contenue mais reconnue jusqu’à son effondrement. Plus récemment, l’Iran des mollahs a mis en place en 1979 une version chiite de l’Etat islamique actuel. La France et les Etats-Unis en particulier, l’ont affronté indirectement (provoquant la mort de plus de Français que Daech pour l’instant) puis se sont contentés de le contenir, avant, sans doute sous peu, de le reconnaître et de faire la paix. Nous avons également accepté de vivre, et même un temps de s’associer, avec la Libye de Kadhafi, que nous avions combattu au Tchad et qui avait, entre autres et là-aussi, tué plus de citoyens français par attentats que Daech. Nous sommes très proche d’une Arabie Saoudite, qui sur le fond n’est pas très différente idéologiquement de l'EI, mais qui a le bon gout de ne pas filmer ses exécutions et d’être riche. Un tel processus d'acceptation serait long, difficile à admettre, mais il est possible, sinon malheureusement hautement probable, faute de réelle volonté contraire. Il reste à imaginer ce que va représenter la vie avec Daech.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:35
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 16 au 22 juin 2015, le BPC Dixmude et la FLF Aconit ont fait escale à Visakhapatnam, en Inde. Celle-ci a été l’occasion de renforcer une fois encore nos liens avec la marine indienne.

 

A l’occasion du passage sur rade de Port Blair, capitale de l’archipel de Nicobar et Andaman, plusieurs officiers indiens ont embarqué avec le groupe Jeanne d’Arc le temps du trajet vers Visakhapatnam où l’équipage devait effectuer une escale quelques jours plus tard.

 

Après un accueil très chaleureux de la marine indienne à Visakhapatnam, une délégation a pu assister à une démonstration de l’Engin de Débarquement Amphibie Rapide (EDAR). Ce fut l’occasion pour la flottille amphibie du Dixmude d’illustrer les multiples capacités opérationnelles de l’EDAR dans la base navale indienne. Le lendemain, une réunion bilatérale a été organisée à bord afin de partager des expériences acquises et enrichies par les interactions régulièrement menées dans nos zones de déploiement communes.

 

Deux mois après la déclaration conjointe du  Président de la République française M. François Hollande et du Premier ministre de la République de l’Inde, Shri Narendra Modi en visite officielle à Paris, cette escale était placée sous le signe de l’entente. Avec la participation de frégates indiennes le jour de l’appareillage, des manœuvres et des entraînements conjoints ont été conduits en mer. En parallèle, le personnel du pont d’envol du Dixmude a accueilli un hélicoptère indien Sea king, pour une visite du commandant en chef de la flotte de l’Est. 

 

En complément de ces échanges opérationnels, des visites croisées des bâtiments ont permis aux marins de se rencontrer et de mieux se connaître. Par ailleurs, de nombreuses activités de coopération et de rayonnement ont été organisées. Le 21 juin 2015, alors que l’Inde célébrait le Yoga, pratique nationale ancestrale reconnue par l’ONU qui a fait de cette date une journée internationale, une séance était organisée sur le pont d’envol du Dixmude. Cet événement à la fois sportif, culturel et fédérateur est venu clôturer une escale marquée par la découverte des traditions locales.

 

Ces échanges illustrent la volonté indienne comme française de renforcer la coopération militaire entre nos deux pays, et s’inscrivent dans la continuité du partenariat stratégique initié en 1998.

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photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 14:55
Formation des réservistes du domaine santé

 

03/07/2015 SCH Beltran - armée de Terre

 

Du 22 au 26 juin 2015, les militaires réservistes du service de santé des armées ont participé à un entrainement dans le camp de la Valbonne.

 

Organisé par le service de santé de Lyon et le régiment médical de la Valbonne, cet exercice a permis de préparer ces militaires à une éventuelle projection. Mises en situations, développement de la rusticité et restitutions des connaissances ont jalonné cette semaine riche en rebondissements.

 

L’exercice dénommé FRAOS (formation réserve aguerrissement opérationnel santé) confirme, si besoin était, la bonne intégration des réservistes au sein des services des armées.

 

Synthèse en images

Pour rejoindre la Réserve santé : contacts dans les directions régionales

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 14:35
AS565 MBe naval version Panther photo Airbus HC

AS565 MBe naval version Panther photo Airbus HC

 

Friday, July 03, 2015 by Shiv Aroor - Livefist

 

Big development in the goldmine that is India's military helicopter requirement landscape. Airbus Helicopters and India's Mahindra Defence have announced a joint venture that will fight for the many big Indian helicopter competitions. As with most such things these days, it looks to align itself with PM Narendra Modi's 'Make in India' campaign.

 

"Both companies will now get into discussions to finalize the formation of the joint venture which will act as the prime contractor for India’s military helicopter tenders including the Reconnaissance and Surveillance Helicopter, the Naval Utility Helicopter and the Naval Multirole Helicopter procurement programs. The resulting joint venture aims to become the first private Indian helicopter manufacturer under the ‘Make in India’ initiative. This will create hundreds of high-tech jobs locally and lead to a flow of cutting edge technologies to India should it be selected in the governmental helicopter tenders," a joint statement said.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:50
photo European Parliament

photo European Parliament


08.06.2015 Fondation Robert Schuman

Responsabilité traditionnellement exclusive des Etats, la Défense de la plupart des pays européens est organisée depuis la Seconde Guerre mondiale au sein d'alliances multinationales : de l'OTAN pour la défense collective de leurs intérêts vitaux (territoires et populations) avec le renfort des Etats-Unis et du Canada et de l'Union européenne où ils développent des intérêts communs depuis 60 ans. Mais s'ils ont pu utiliser jusqu'ici ces organisations comme multiplicateurs de puissance, tout en conservant à leur niveau le développement et l'usage des moyens et capacités opérationnelles, le nouveau contexte sécuritaire remet en cause cette situation confortable selon une étude publiée en partenariat avec Eurodéfense-France.

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:45
photo Armée de Terre / 6e BIMa

photo Armée de Terre / 6e BIMa


03.07.2015  237online.com
 

Assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle. Trois domaines où excelle la coopération entre le Cameroun en matière de sécurité et de défense.


Le chef de l’Etat cite la France parmi les pays amis qui aident le Cameroun dans sa lutte contre Boko Haram. Il ne saurait en être autrement, s’agissant de deux armées qui se battent à travers le monde pour le maintien de la paix et contre le terrorisme. Et de deux pays dont l’histoire est étroitement liée depuis cent ans. Depuis précisément 1916 lorsque la France et la Grande-Bretagne, pendant la première Guerre mondiale, ont chassé l’Allemagne de son protectorat du Cameroun pour prendre sa place, via un mandat de la Société des nations, l’ancêtre de l’Onu. Les deux pays ont noué en 1960, au moment de l’accession à l’indépendance du Cameroun oriental, des accords de défense qui ont évolué avec le temps.

Contre Boko Haram, le soutien de la France s’opère surtout dans les domaines du renseignement et de la formation des personnels. Le renseignement constitue, depuis l’antiquité, une donnée fondamentale dans la guerre. Pour l’armée camerounaise, il est important d’apprendre, par exemple, que la secte terroriste tient une réunion d’état-major de l’autre côté de la frontière, pour saluer et saler la rencontre par une salve d’obus. La France qui a des troupes basées à N’Djamena au Tchad, et dont les drones survolent l’espace sous-régional, est en mesure de fournir des informations précieuses sur les mouvements de l’ennemi.
Dans le fond, l’accord régissant en ce moment le partenariat dans le domaine de la défense entre le Cameroun et la France, a été signé le 21mai 2009, lors de la visite au Cameroun de François Fillon, alors Premier ministre. Ce document a rénové les précédents accords conclus en 1974. Depuis sa ratification par le Cameroun en 2012, cet accord a donné lieu à un renforcement des capacités de nombreux officiers et militaires camerounais dans des domaines pointus et variés. Il a également ouvert la porte à l’arrivée de coopérants français permanents, à une aide logistique directe, le soutien aux écoles de formation telles l’Ecole supérieure internationale de guerre de Yaoundé (Esig), l’Ecole internationale des forces de sécurité (Eiforces), l’Ecole d’Etat-major (Eem). Ces acquis ont été mis en lumière, le 25 avril 2014 à Yaoundé, lors de la première session des travaux du Comité de suivi de l’accord de défense de mai 2009.
Traditionnellement, la coopération française au Cameroun dans les domaines de la défense et de la sécurité intervient dans trois domaines : assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle.

A signaler parmi les grands moments du partenariat avec la France en matière de défense, la visite en mai dernier au Cameroun de Bernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur. Il y a eu en 2006 la tenue au Cameroun des exercices du cycle de Renforcement des capacités de maintien de la Paix (Recamp). L’on pourrait aussi signaler la visite en fin novembre 2011 au Cameroun du général de Corps d’armée français, Bruno Clément Bollee, directeur de la Coopération de Sécurité et de Défense au ministère français des Affaires étrangères et européennes.

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