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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:55
Qui pour remplacer le PDG du groupe naval DCNS ?

Le gouvernement cherche un successeur au PDG de DCNS, Patrick Boissier

 

27/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Hervé Guillou, un ancien d'Airbus Group (ex-EADS) tiendrait la corde pour succéder à l’actuel PDG de DCNS, Patrick Boissier.

 

Alors que le mandat de Patrick Boissier au conseil d'administration du groupe public DCNS (3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013 pour 13.648 équivalents temps plein) s'achève le 21 décembre 2014, le recrutement de son successeur s'est accéléré ces dernières semaines. C'est un ancien d'Airbus Group, Hervé Guillou, passé par le groupe naval et par la direction générale de l'armement (DGA), qui tiendrait actuellement la corde. L'ancien patron des activités de défense en France d'EADS, puis de la cybersécurité, a même été reçu par le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui a également vu Dominique Mockly, directeur exécutif du Business Group Aval (recyclage, valorisation, assainissement, transport) du groupe Areva.

 

D'autre part, Laurent Giovachini, ancien numéro deux de la direction générale de l'armement (DGA) et actuel conseiller du président de Sopra, Pierre Pasquier, a retiré sa candidature tandis que celle du numéro deux de DCNS, Bernard Planchais, a peu de chance. Parallèlement aux grands oraux passés par Hervé Guillou et Dominique Mockly au ministère de l'Economie, le ministère de la Défense a mandaté un cabinet de recrutement, Progress présidé par Alain Prestat, ancien PDG de Thomson Multimedia, pour trouver la perle rare. Une tâche compliquée au regard du salaire proposé : moins de 450.000 euros par an pour un patron d'une entreprise publique.

 

Et Thales ?

 

L'actionnaire privé de DCNS (35 %), Thales a pris la décision, selon nos informations, de ne pas proposer de candidats à la succession de Patrick Boissier, qui se serait bien vu continuer un demi-mandat supplémentaire. Ce qui a bloqué les éventuelles candidatures de Pascale Sourisse, directeur général en charge du développement internationale, et de Pierre-Eric Pommellet, directeur général adjoint en charge des systèmes de mission de défense. Avant la décision de Thales de ne pas proposer de candidats, Pascale Sourisse aurait été approchée par la DGA pour le job. Mais vu le salaire proposé, pas sûr qu'elle se serait lancée....

 

Pourquoi une telle décision de la part de l'électronicien ? Parce que le PDG Jean-Bernard Lévy aurait trouvé maladroit, dans le cadre de la réflexion du ministère de la Défense sur une éventuelle montée de Thales au capital de DCNS, de présenter un candidat à la tête du groupe naval. Par ailleurs, certains observateurs du milieu industriel de la défense estiment que le renoncement de Thales serait la conséquence d'un veto de l'Hôtel de Brienne à sa montée au capital de DCNS avant la fin du quinquennat de François Hollande. A suivre.

 

Chasse aux sorcières ?

 

La succession de Patrick Boissier arrive au plus mauvais moment pour DCNS, qui aborde une année cruciale à l'export. La deuxième partie de l'année pourrait être complètement parasitée, voire paralysée, par la course à la présidence. Et beaucoup craignent enfin que l'arrivée d'un nouveau président soit une occasion pour déclencher une chasse aux sorcières néfaste à l'obtention de contrats proches d'être signés ou nuisible à des campagnes très importantes pour l'avenir du groupe, voire de la loi de programmation militaire (LPM), notamment celles concernant les frégates multimissions FREMM.

 

Le groupe naval est actuellement proche d'un contrat avec l'Egypte (4 corvettes Gowind), et en Uruguay (trois patrouilleurs Gowind dont l'Adroit). Surtout le groupe naval lorgne un contrat en Arabie Saoudite de plus de 15 milliards d'euros (Sawari 3). L'Arabie Saoudite et la France négocient un projet de vente de six frégates multimissions FREMM et de cinq à six sous-marins dans le cadre du programme Sawari 3. Un mégacontrat estimé à plus de 15 milliards d'euros. Il fait tourner les têtes des principaux groupes concernés : DCNS, Thales, le missilier MBDA et l'hélicoptériste Eurocopter (EADS). La France a signé une LoI (Letter of intent), elle attend maintenant la signature de Ryad où des changements au plus haut niveau au sein du ministère de la Défense ont perturbé le processus de ratification.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:40
Ukraine: l'OSCE annonce avoir perdu le contact avec une équipe à Donetsk

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Kiev - L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a annoncé mardi avoir perdu depuis lundi soir le contact avec quatre de ses observateurs à Donetsk, dans l'Est rebelle de l'Ukraine.

 

La mission d'observation spéciale de l'OSCE a perdu lundi autour de 18H00 le contact avec l'une de ses équipes basée à Donetsk qui effectuait une patrouille de routine, a indiqué l'organisation dans un communiqué.

 

L'AFP a appris par une source anonyme proche du dossier que ces observateurs civils avaient été arrêtés à un check-point, 40 minutes avant que l'organisation ne perde contact avec eux.

 

La source n'était pas en mesure de préciser quelle partie du conflit en cours tenait le point de contrôle.

 

Selon l'OSCE, les quatre membres internationaux de sa Mission spéciale d'observation manquants sont respectivement danois, estonien, turc et suisse.

 

Cette annonce intervient alors que des combats entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses ont éclaté lundi autour de l'aéroport international de Donetsk dont les insurgés avaient pris le contrôle.

 

Mardi, Kiev a affirmé avoir repris le contrôle de l'aéroport. Au moins 40 personnes - 38 combattants et deux civils - ont été tuées dans les affrontements, selon le maire de Donetsk.

 

Plus de 1.000 observateurs de l'OSCE et autres organismes internationaux ont été déployés en Ukraine pour surveiller la tenue de l'élection présidentielle anticipée de dimanche remportée par le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko.

 

Selon la Mission spéciale d'observation de l'OSCE, basée à Kiev, 210 de ses membres sont encore sur place pour rencontrer les autorités locales et nationales, ainsi que des ONG et des groupes religieux ou communautaires.

 

Il y a un mois, une autre équipe de l'OSCE avait été capturée par des séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine et détenue pendant une semaine dans le bastion rebelle de Slaviansk.

 

L'OSCE, outil de la Guerre froide créé en 1973, est mise en avant, notamment par Berlin et Moscou, pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise en Ukraine.

 

L'actuel président en exercice de l'organisation, le Suisse Didier Burkhalter, a lancé début mai une feuille de route pour sortir l'Ukraine de la crise par une voie pacifique, appelant au dialogue national.

 

Cette initiative de l'OSCE a reçu le soutien de Moscou, mais les autorités de Kiev refusent de dialoguer avec les insurgés et aucun progrès n'a depuis été observé.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:30
DIMDEX 2014



22/05/2014 par SITTA

 

La quatrième édition du salon DIMDEX 2014 s’est tenue sur le site du QNCC (Qatar National Convention Center) de Doha du 25 au 27 mars. DIMDEX a rassemblé sur trois jours 161 exposants en provenance de 27 pays. 76 délégations civiles et militaires en provenance de 51 pays ont également visité le salon, dont une délégation de la République Islamique d’Iran.

Signe révélateur de son importance, l’édition 2014 a rassemblé 20% d’exposants supplémentaires par rapport à l’édition précédente (2012). Ce salon est désormais central pour tout industriel désireux de se faire connaître dans les pays du golfe Persique.

Comme à l’accoutumée, le port de Doha a également accueilli à l’occasion de DIMDEX 2014 des bâtiments étrangers dont la très remarquée corvette marocaine Sultan Moulay Ismail (F-614), ainsi que la corvette Al Shamikh (Q40) du sultanat d’Oman et le sous-marin pakistanais Hashmat de type Agosta 70.

 

SELAH SHIPBUILDING INDUSTRY. Représentée par MM. Serdar Keskin et Baha Eren, la société turque Selah (nouvelle venue à DIMDEX), a fait bonne impression avec les matériels qu’elle présentait.

Créé en 1982, le chantier naval Selah est situé à Istanbul. Le chantier, spécialisé dans la construction de tankers et yachts pour le marché européen, dispose d’une capacité de production de 17 000 tonnes par an. Depuis cinq ans, Selah a élargi son activité à la construction de bâtiments militaires.

C’est dans ce cadre que la société présentait à DIMDEX des patrouilleurs, des bâtiments de soutien ainsi que des vedettes destinées aux opérations spéciales. Parmi les plateformes présentées, il convient de retenir :

le Fast Patrol Boat : ce type d’unité est conçue pour des missions de lutte antinavire et de patrouille maritime. Diverses options comme le choix de la propulsion (inboard ou outboard), ou de l’armement, sont possibles.

Longueur      :   52 m ;

Tiran d’eau   :   1,75 m ;

Vitesse max :    60 nd

Autonomie    :   6 j ;

Propulsion    :    3 hydrojets Rolls-Royce ;

Équipage      :    jusqu’à 41 personnes ;

Armement    :    1 canon de 76 mm, 2 mitrailleuses de 12,7mm.

 

l’Underwater Offence Team Boat :vedette, disposant d’une coque en aluminium, destinée aux opérations spéciales.

Longueur         :    25,75 m ;

Équipage         :    5 personnes + 16 commandos-marine ;

Propulsion       :    2 hydrojets

Vitesse            :    50 nd ;

Armement       :    un canon de 25mm Stop.

le Deep Water SAR Ship : ce bâtiment de soutien, qui fait la fierté de la société, peut être utilisé notamment pour des missions SAR ou de soutien aux plateformes pétrolières.  La plateforme hélicoptère peut accueillir des hélicoptères de type Dauphin, AB 206/407/412 et Lynx. Les payload sont modulables selon les missions.

Longueur        :    87,20 mètres ;

Vitesse             :    14,30 nd.

Principalement tourné vers le marché turc, le chantier naval Selah espère bien se faire une place sur le marché des pays du Golfe Arabo Persique.

 

ASELSAN. Tourelle de 30mm Smash   (Crédit SITTA)

 

ASELSAN. Habituée des lieux, la société turque Aselsan présentait en grandeur nature sa tourelle télé-opérée de 30 millimètres Smash (ce qui n’était pas pour déplaire aux "fanatiques du joystick" !). Cette tourelle est dotée de stabilisateurs, d’un système optronique indépendant (équipé d’une caméra infrarouge) capable d’opérer nuit et jour et par toutes conditions météorologiques. Le canon Mk44 Bushmater de 30 millimètres offre une cadence de tir de 200 coups par minute.

Caractéristiques techniques :

Poids de la tourelle   : 1 250 kg

Canon                       : 30 mm Mk44 Bushmaster – II ;

Cadence de tir          : 200 coups /min ;

Approvisionnement   : deux boîtes de 75 munitions ;

Angle élévation tube : -15°/+55°.

 

ROKETSAN. Parmi les nombreux matériels exposés, les ingénieurs de  la société turque Roketsan ont présenté la munition type DSH (associée au lance-roquettes anti sous-marin ASRLS d’Aselsan).

Les roquettes ont une portée de 500 à 2 000 mètres et peuvent traiter des cibles jusqu’à une immersion maximale de 300 mètres.

La roquette DSH peut être tirée seule ou en salve (six roquettes au maximum). La profondeur d’explosion peut être contrôlée avec une mise à feu chronométrique. Le couple lanceur ASRLS - roquette DSH équipe déjà les nouveaux patrouilleurs turcs de classe Tuzla(type NTPB).

Caractéristiques techniques :

Portée : 2 000 m ;

Immersion d’explosion : jusqu’à 300 m ;

Mises à feu : chronométrique ;

Diamètre : 196 mm ;

Poids de la roquette : 35,5 kg ;

Intervalle entre chaque salve : 0,8 s.

Charge explosive : 12 kg

Nombre de roquettes dans le lanceur : 6 

Rechargement du lanceur : manuel ou automatique

 

DAMEN : CROSSOVER. A l’occasion du salon DIMDEX, la société hollandaise DAMENa dévoilé son nouveau concept de plateforme navale modulable baptisé « CROSSOVER » ou projet « XO ».

Cette plateforme résulte d’un concept hybride entre la frégate de classe SIGMA,  l’OPV de classe HOLLAND et le bâtiment logistique JSS. L’intégration d’un pont flexible appelé « X-Deck » sur la poupe du bâtiment, en fait un élément clé de ce concept innovant permettant la mise en œuvre, le stockage et le déploiement de matériels selon la mission du bâtiment (mise en œuvre possible de RHIB et de chalands de débarquement par exemple). Le projet CROSSOVER comprend plusieurs unités (XO series) de différents gabarits en fonction des missions principales dévolues au bâtiment : appui aux forces spéciales, amphibies, guerre des mines, SAR, sécurité maritime, logistique, déploiement d’UAV, etc.

La version « XO 131 A », dédiée aux missions amphibies, dispose d’une longueur de 131 mètres avec un déplacement de 5 500 tonnes et une vitesse maximale de 26 nd. La version « XO 131C » (version de combat du projet) dispose d’une longueur de 131 mètres pour un déplacement de 5 300 tonnes et une vitesse maximale de 28 nœuds.

Compte tenu de sa modularité, le projet CROSSOVER a toutes les chances de séduire de futurs clients export.

 

SIGMA Multi Mission Bay. En parallèle, DAMEN présentait également son concept de baie multi-mission appelée « SIGMAMulti-MissionBay » destiné aux corvettes et frégates de type SIGMA. Adaptable à l’arrière de ces unités, cette solution  permet avant tout d’augmenter la capacité de stockage des SIGMA et leur polyvalence :

-         pour la drome : jusqu’à trois RHIB supplémentaires (de neuf mètres maximum) pour la mise en œuvre de forces spéciales ;

-         pour la guerre des mines : stockage jusqu’40 mines à orin ;

-         ou de lutte anti-sous-marine : installation d’un sonar à immersion variable - VDS.

Nul doute que ce concept devrait attirer l’attention des marines désireuses d’acquérir des unités de type SIGMA, ou de moderniser des unités existantes.

 

La corvette Al Shamikh - Maroc     (Crédit SITTA)

 

La corvette Al Shamikh : un "vent de fraicheur sur le port de Doha." Fortement attendue pour cette nouvelle édition de DIMDEX, la nouvelle corvette lance-missiles de la marine royale omanaise a fait une entrée remarquée dans le port de Doha.

Livrée officiellement en juin 2013, la corvette Al Shamikh (type Khareef), a été construite par la société BAE. Le contrat signé avec BAEprévoit la livraison de deux autres unités actuellement en cours de construction à Portsmouth.

Cette unité, déplaçant 2 550 tonnes, peut atteindre une vitesse maximale de 25 nœuds (propulsion DIESEL). Elle est dotée d’un canon de 76 millimètres (Oto Melara), de deux canons de 30 millimètres DS-30M Mk2 (MSI Défense System), de 12 missiles surface-air VL-MICA, de huit missiles antinavires MM40 Block 3 et d’une plateforme hélicoptère pour Super Lynx. La Al Shamikh a effectué son premier tir réussi de missile surface-air VL-MICAen septembre 2013.

Ces nouvelles corvettes de 98 mètres doivent conférer à la marine omanaise des capacités hauturières et pourront être déployées pour des missions de lutte antinavire et de surveillance maritime (lutte contre les trafics illicites).

 

La Marine pakistanaise à DIMDEX : une forte présence ! A l’occasion de DIMDEX 2014, la Marine pakistanaise était représentée par la frégate Alamgir, le bâtiment auxiliaire Rasadgar, le patrouilleur Quwwat et le sous-marin Hashmat.

L’équipe SITTA a pu rencontrer le commodore Zain Zulfiquar (commandant la 10e flotte pakistanaise) à l’occasion d’une conférence de presse donnée sur l’Alamgir. Celui-ci a rappelé l’importance des relations entre son pays et le Qatar, relations basées sur des « affinités culturelles et une proximité géographique ». Les ministres des affaires étrangères pakistanais et qatariens ont signé un Momerandum of understanding (MoU).

Le commodore a également rappelé les missions de la Marine pakistanaise : sauvegarde maritime de ses intérêts et sécurisation depuis le détroit d’Ormuz jusqu’à la corne de l’Afrique. Elle s’investit également dans la sécurité maritime en participant à des missions de lutte anti-piraterie de la CTF151.

Engagée dans un processus de modernisation, elle envisage prochainement de remplacer six de ses patrouilleurs.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

27/05/2014, Michel Cabirol – LaTribune

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son feu vert au lancement d'un appel d'offre pour l'achat d'un drone tactique de nouvelle génération.

 

En pleine guerre entre le ministère de la Défense et de Bercy sur la loi de programmation militaire (LPM), l'Hôtel de Brienne a décidé la semaine dernière lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) de lancer une procédure d'appel d'offre pour se doter de drones tactiques, selon des sources concordantes. Une décision qui illustre clairement l'urgence de l'acquisition de ces matériels pour remplacer les vieux drones Harfang aujourd'hui à bout de souffle alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian n'avait pas encore gagné son combat budgétaire face à Bercy et Matignon. Un ministre qui avait lui-même pris conscience de l'urgence de livrer les premiers systèmes à l'armée de terre dès 2017 comme cette dernière le souhaitait.

Pourquoi un appel d'offre alors que l'armée de terre avait déjà porté son choix sur le Watchkeeper (Thales) et qu'elle a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel ? Parce qu'il n'était pas possible pour la direction générale de l'armement (DGA) de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique en dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense pour éviter un appel d'offre. Au grand dam de l'armée de terre qui veut absolument le Watcheeper et qui trouve cette décision frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

C'est donc contraint que le ministère a donné son feu vert à cette procédure qui devrait donner sa chance (?) au Patroller de Sagem (groupe Safran) et à des drones étrangers. Chez Thales, on reste confiant mais prudent sur l'issue de cette compétition. "Si on joue parfaitement le jeu sans excès de confiance, cela devrait passer pour le Watchkeeper", explique-t-on au sein du groupe.

 

Le seul drone à voler dans le ciel britannique

Début octobre 2013, Thales UK, maître d'œuvre du programme Watchkeeper, a annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", avait alors expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

Puis début mars, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service du système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait assuré Thales dans un communiqué. Selon le groupe d'électronique, Watchkeeper est "le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Pour développer Watchkeeper, Thales a bénéficié d'une aide importante sur toute la chaîne de production, notamment de la part d'UAV Tactical Systems Limited (U-TacS), coentreprise entre Thales et Elbit Systems créée lors de l'attribution formelle du contrat en août 2005. Un drone tactique est un système mobile de taille moyenne développé pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance de cibles en appui des forces au niveau d'une brigade et de niveaux inférieurs.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:51
EDA Sign Procurement Arrangement with EUFOR Althea

 

Brussels - 21 May, 2014 European Defence Agency

 

On 20 May, Claude-France Arnould Chief Executive of the European Defence Agency (EDA) met with General Sir Adrian Bradshaw the Operation Commander of EUFOR Althea and Deputy SACEUR. They signed a Procurement Arrangement concerning the acquisition of Air to Ground Surveillance services to operation ALTHEA. This is the first time EDA has signed a procurement arrangement directly with an EU mission.

 

Under this arrangement, EDA will assume the lead role in administering the procurement procedure of Air to Ground Surveillance services (including day/night actual Infra-red / electro-optical surveillance with near-real time downlink and the ability to re-task in flight) on behalf of the ALTHEA Operation Commander. As the procurement regards common costs, the Operation Commander has been authorised by the Athena administrator to sign the arrangement on behalf of Athena. The cooperation between EDA and Operation ALTHEA will conclude with a recommendation to the Operation Commander to award the contract to one company selected in competition.

Talking about the arrangement, Claude-France Arnould said, “The ultimate goal of any EDA project is to ensure that troops in the field have the capabilities they need, as was demonstrated clearly by our Counter-IED laboratory in Afghanistan. I am delighted that today’s arrangement allows us to do this by providing a procurement service directly to an EU mission for the first time. This cooperation will help highlight the expertise and added value EDA can bring in the field of procurement.”

 

Supporting CSDP Missions and Operations

As part of the restructuring conducted in January 2014, the Agency aims to play a greater role in supporting CSDP operations and missions. Speaking about the cooperation General Bradshaw added, “The decision to use the expertise from EDA in this procurement for Air to Ground Surveillance services for Op ALTHEA is, of course, based on EDA’s technical knowledge in this field. Another advantage will be to benefit from the lessons learned in conducting such an arrangement between the operation and the EDA directly, in order to establish the necessary procedures which will potentially enable closer cooperation between our organisations in the future.”

This meeting was also an opportunity for Claude-France Arnould to introduce General Bradshaw, who took his functions in March 2014, to the mission and tasks of EDA.

 

EUFOR ALTHEA

The EU military operation ALTHEA in Bosnia and Herzegovina was launched on 2 December 2004 and has contributed to the maintenance of the safe and secure environment in BiH ever since. Operation ALTHEA is carried out with recourse to NATO assets and capabilities, under the "Berlin Plus" arrangements. After a review in 2012 the main objective is to provide capacity building and training for their armed forces whilst retaining the capability to support the BiH efforts to maintain a safe and secure environment. 

 

The Athena Mechanism

ATHENA is the mechanism established to administer the financing of the common costs of European Union operations having military or defence implications governed by Council Decision 2011/871/CFSP. The Council Decision allows for arrangements to be signed with Union bodies to facilitate procurement in operations in the most cost-effective manner.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:50
Syrie: les enquêteurs et leurs chauffeurs sont sains et saufs, affirme l'OIAC

 

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

La Haye - Les enquêteurs de la mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et leurs chauffeurs, dont le ministère syrien des Affaires étrangères avait annoncé mardi matin l'enlèvement par les rebelles, sont en sécurité, a annoncé l'OIAC.

 

Tous les membres de l'équipe sont en sécurité, sains et saufs et sont en route vers leur base opérationnelle, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'OIAC, Michael Luhan.

 

Un convoi d'inspecteurs de l'OIAC et de personnel des Nations unies a été attaqué, a-t-il également affirmé. Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons rien dire de plus, a-t-il ajouté, refusant de préciser si les enquêteurs avaient brièvement été kidnappés puis relâchés ou s'ils avaient échappé à l'attaque.

 

Dans la matinée, le ministère syrien des Affaires étrangères avait affirmé dans un communiqué que des groupes terroristes avaient enlevé cinq chauffeurs syriens et six membres de l'équipe d'enquête de l'OIAC sur l'utilisation du chlore, qui étaient à bord de deux voitures, dans la province de Hama.

 

Dans la phraséologie du régime, le mot terroriste désigne les rebelles.

 

Pour sa part, le directeur général de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, a appelé toutes les parties à coopérer avec la mission : Nos enquêteurs sont en Syrie pour établir les faits en lien avec les accusations persistantes d'attaques au chlore, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l'OIAC. Leur sécurité est notre priorité et il est impératif que tous les parties impliquées dans le conflit leur accordent des accès sécurisés.

 

Récemment, des militants de l'opposition avaient affirmé que le régime avait utilisé du chlore pour attaquer des opposants dans des villes des provinces de Hama et d'Idleb (nord ouest). Le régime syrien en avait rejeté la faute sur les rebelles.

 

L'équipe de l'OIAC est arrivée au matin, selon le ministère syrien, à bord de quatre voitures appartenant à l'ONU dans le village de Tibet al-Imam, dans le centre du pays.

 

Là, les autorités syriennes l'ont informée de l'incapacité d'assurer leur sécurité après ce village, mais l'équipe a décidé de poursuivre son chemin, selon la même source.

 

A la suite de l'explosion d'une voiture, l'équipe a été contrainte de rebrousser chemin vers le village, mais une seule voiture est arrivée dans ce village, a indiqué le communiqué du ministère.

 

La Syrie a officiellement intégré la convention sur l'interdiction des armes chimiques en octobre dans le cadre d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, après des accusations contre le régime d'avoir utilisé du gaz sarin lors d'une attaque meurtrière près de Damas.

 

L'enquête sur le gaz de chlore avait été annoncée fin avril après que la France et les Etats-Unis eurent accusé Damas d'avoir utilisé un produit chimique industriel dans des attaques contre les rebelles.

 

Damas n'avait pas l'obligation de déclarer le gaz de chlore en tant qu'arme chimique, car il est souvent utilisé par le secteur industriel.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:40
Ukraine: 40 personnes tuées dans les combats à Donetsk, l'aéroport sous contrôle de l'armée

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Donetsk (Ukraine) - Quarante personnes, 38 combattants et deux civils, ont été tués lors des combats qui opposent depuis lundi l'armée ukrainienne aux insurgés prorusses pour le contrôle de l'aéroport de Donetsk, dans l'Est séparatiste, a annoncé le maire de la ville.

 

Parallèlement, les autorités de Kiev ont affirmé avoir repris le contrôle total de l'aéroport, théâtre lundi de combats violents.

 

Au cours de l'opération anti-terroriste, deux civils et 38 participants aux combats ont été tués, a déclaré à des journalistes le maire de la ville, Olexandre Loukiantchenko, qui tient ses informations des services médicaux.

 

La situation reste très tendue. Ce matin, 31 personnes étaient encore soignées à l'hôpital, dont quatre habitants, a ajouté le maire.

 

Les combats ont fait rage dans l'enceinte de l'aéroport international de Donetsk depuis le début de l'après-midi de lundi. L'armée a déployé hélicoptères, avions de combat et parachutistes pour reprendre le contrôle de l'aéroport, un site stratégique pour l'accès à l'Est du pays que les séparatistes avaient investi sans violences dans la nuit de dimanche à lundi.

 

L'aéroport est sous notre contrôle total. L'adversaire a essuyé de lourdes pertes et nous n'avons pas de pertes, a affirmé le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsene Avakov.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 12:35
Arun Jaitley nommé aux Finances et à la Défense en Inde

 

27.05.2014 journal-aviation.com (Reuters)

 

Le Premier ministre indien Narendra Modi a nommé Arun Jaitley à la tête du ministère des Finances, où il sera notamment chargé de relancer une croissance qui a atteint son point le plus bas depuis dix ans.

 

Agé de 61 ans et membre comme lui du Parti nationaliste hindou (Bharatiya Janata Party, BJP), il occupera en outre les fonctions de ministre de la Défense, précise le gouvernement dans un communiqué.

 

L'efficacité des services publics et la lutte contre la corruption ont été deux des thèmes-phares de la campagne de Narendra Modi, qui a pris ses fonctions lundi.

 

Sa très large victoire aux législatives devrait lui permettre d'entreprendre des réformes restées lettres mortes sous le gouvernement de Manmohan Singh, issu du parti du Congrès, dont le mandat a été émaillé de scandales.

 

Avocat d'affaires parmi les plus réputés d'Inde, Arun Jaitley a été ministre du Commerce dans le précédent gouvernement formé par le BJP.

 

Le Premier ministre devait recevoir mardi son homologue pakistanais Nawaz Sharif, venu assister la veille à son investiture. Le BJP a longtemps prôné la fermeté à l'égard du Pakistan. (Sanjeev Miglani, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo  Alain Monot Marine nationale

SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo Alain Monot Marine nationale

 

27/05/2014 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

La technologie permettra bientôt de détecter les réacteurs nucléaires. Quand ? C'est toute la question, cruciale pour l'avenir de la dissuasion.


 

Le prochain débat sur les affaires militaires françaises concernera les forces nucléaires stratégiques. Les discussions sur leur modernisation ont déjà commencé en coulisse. Elles portent notamment sur la poursuite du programme de simulation des essais à l'aide du laser mégajoule et sur la modernisation du missile ASMP-A emporté par les Rafale dans leur mission nucléaire. La construction du premier sous-marin nucléaire lanceurs d'engins (SNLE) de troisième génération est envisagée à partir de 2020, et à la même époque, les actuels missiles M-51 seront rénovés pour emporter un troisième étage plus lourd, permettant une portée plus longue.

Un rapport sénatorial de juillet 2012 expliquait que "les options possibles pour les missiles des années 2050-2060 devraient donc être étudiées avant de figer l'architecture du SNLE de troisième génération (SNLE 3G) vers 2015". En décembre dernier, la loi de programmation militaire précisait que celle-ci serait le cadre "du lancement des travaux d'élaboration du sous-marin nucléaire lanceur d'engins de troisième génération et du lancement du développement de la future version du missile M 51 (M 51.3)". À ce jour, les vulnérabilités les plus connues des sous-marins concernent leur détection acoustique, que l'on "évite en rendant les sous-marins de plus en plus discrets".

 

Vulnérabilité de l'arme "ultime" ?

Or, le délégué général pour l'armement (DGA), l'ingénieur général Laurent Collet-Billon, a fait état le 30 avril, en termes sibyllins, d'une percée technologique qui pourrait changer la donne. Auditionné par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, il a levé le voile sur un secret jusqu'alors bien gardé : "Les particules émises en nombre ridiculement faible par les réacteurs nucléaires embarqués seront peut-être un jour détectables dans les conditions tactiques." En d'autres termes, quand ils se trouvent dans les abysses, les SNLE ne jouiraient plus de cet avantage crucial de l'invisibilité, donc de l'invulnérabilité qui est leur meilleure protection. Une perspective d'autant plus inquiétante que la technostructure politico-militaire française envisage sérieusement de supprimer la composante aéroportée pour faire reposer la stratégie de dissuasion sur les seuls sous-marins. De la triade stratégique de naguère, qui comptait aussi les missiles du plateau d'Albion, la dissuasion passerait dans cette hypothèse à une composante unique : les sous-marins.

Sauf qu'il y a un problème, que Laurent Collet-Billon n'a pas évoqué par hasard. Il a choisi de lever, pour les députés, un coin du voile qui recouvre la possible détection de particules connues depuis les années 1930, les antineutrinos. Les réactions nucléaires dans un réacteur en produisent des milliards, la particularité de ces antineutrinos étant que rien ne peut les arrêter. Ni l'eau ni la roche, rien. Mais il était jusqu'à présent quasi impossible de les détecter. Or, des progrès récents permettent d'envisager ce repérage des antineutrinos, à tel point que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a lancé voilà dix ans des études visant à la mise au point de méthodes de détection à distance de l'activité d'un réacteur nucléaire. Et les travaux progressent vite, y compris en France. On mesure le progrès qu'une telle avancée permettrait, en rendant possible, par exemple, le contrôle d'une activité illicite. Ou des déplacements d'un sous-marin en plongée.

 

Pas de conséquence durant le siècle à venir

Pour étudier ces particules, le Commissariat à l'énergie atomique a lancé en 2009 l'expérience Double Chooz, installée à proximité de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes). Il s'agit d'un programme scientifique qui pèche par les dimensions énormes du détecteur, comparables à celles d'un petit immeuble. Les amateurs liront avec intérêt la thèse du chercheur Antoine Collin sur le sujet. En juillet 2013, une autre expérience de taille beaucoup plus modeste a donné ses premiers résultats. Installé à Saclay, dans la région parisienne, le détecteur Nucifer a été développé par le CEA, le CNRS et le Max Planck Institut für Kernphysik pour évaluer la pertinence d'un détecteur d'antineutrinos de petite taille et bon marché pour une application éventuelle à la non-prolifération. Pour cet expert en la matière que nous avons consulté : "Cet outil est conçu pour prendre les proliférants la main dans le sac." Et les sous-marins nucléaires en plongée ?

La question ne consiste plus aujourd'hui à savoir s'il sera possible de les détecter, mais quand. À la marine nationale, où le sujet est sous le boisseau, on estime que "cette question n'est pas d'actualité et n'aura pas de conséquence opérationnelle durant le siècle à venir". Mais les Français préparant aujourd'hui la force de dissuasion nucléaire qui sera en oeuvre dans une quarantaine d'années, cette interrogation sur la vulnérabilité de l'arme "ultime" de l'arsenal français est on ne peut plus légitime. Sur son site web, le labo APC de l'université Paris-Diderot/CNRS explique : "La détection des antineutrinos par les moyens développés par les physiciens ouvre des perspectives plus vastes. Ainsi, il est possible, en y mettant les moyens, de détecter des sous-marins (nucléaires s'entend) dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de points sensibles. La forme du signal renseigne sur sa vitesse et sa distance."

 

Un détecteur de la taille d'un iceberg

Les réserves et les conditions mises par Laurent Collet-Billon au succès éventuel de tels moyens de détection ne sont pas des formules oratoires. À ce stade, il est encore bien tôt pour envisager - au moins en France - une détection des submersibles. Un bon connaisseur du dossier nous a expliqué que "détecter un sous-marin sera possible un jour si le détecteur se trouve à moins d'un kilomètre du navire. Et il faudra que ce détecteur contienne mille tonnes de matière sensible. Dans l'absolu, c'est possible. Dans l'immédiat, certainement pas !"

À l'état-major de la marine, on confirme n'avoir "aucune inquiétude sur la sécurité des sous-marins nucléaires, y compris ceux de l'avenir. Un détecteur pourrait éventuellement fonctionner avec une installation fixe, mais les réacteurs du sous-marin sont mobiles, beaucoup moins puissants que ceux d'une centrale à terre tout en n'utilisant qu'une petite partie de leur capacité. Nous estimons que le jour où l'on pourra remorquer sur la mer un détecteur de la taille d'un iceberg, il sera temps d'évoquer la question !"

Une chose est sûre : à ce stade, nous n'avons rencontré au cours de notre enquête que de très rares interlocuteurs connaissant et acceptant de discuter de ce sujet. Dans le monde politique, cette question n'a jamais été abordée dans un rapport parlementaire, et aucun membre de l'exécutif n'a jamais évoqué cette question pourtant cruciale pour l'avenir de la dissuasion.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
Campagne de tir air/air à Solenzara

 

27/05/2014 Armée de l'air

 

Du 12 au 23 mai 2014, la base aérienne 126 de Solenzara a accueilli l’escadron de chasse 2/5 «Île-de-France» pour une campagne de tir.

 

Trois Mirage 2000B et neuf Mirage 2000C ont été déployés pour entraîner les 25 pilotes participants à la campagne de tir. À leurs côtés, une centaine de mécaniciens étaient présents pour assurer la mise en œuvre des aéronefs. Durant une dizaine de jours, les pilotes ont pu renouveler leur qualification et pour les plus jeunes, l’acquérir. Les aviateurs se sont exercés au tir canon air/air qui consiste à viser une cible aérienne tractée ainsi qu’au tir air/sol (canon et bombes) sur le champ de tir de Diane.

Cette campagne a également permis aux jeunes pilotes de poursuivre leur transformation sur Mirage 2000.

 

Le séjour sur la base aérienne de Corse s’est achevé sur un bilan extrêmement positif puisque tous les pilotes sont repartis avec leur qualification air/air.

Campagne de tir air/air à SolenzaraCampagne de tir air/air à Solenzara
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
MIP - Scarabée, un pont entre terre et ciel
 
 

Depuis 1988, la Mission innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

A l’occasion des 25 ans de la Mission innovation participative (MIP), la rédaction vous propose de découvrir quelques inventions soutenues par cette structure. Aujourd’hui, plein feu sur Scarabée, lauréat du Prix de l’audace en 2008 !

Vous l’aurez peut-être deviné, il ne s’agit pas là du coléoptère mais du « Système de communication aéroterrestre de restitution, d'acquisition et de bibliothèque embarquée évolutif » qui équipe les Mirage 2000D*. Derrière cette longue dénomination se cache une véritable révolution dans le monde des transmissions de données. 

 

L’aventure commence au début des années 2000. Les forces armées sont confrontées à des crises où l’imbrication géographique des différents protagonistes (combattants amis et ennemis, population locale, organisations non gouvernementales…) est de plus en plus forte. Les missions d’appui aérien se complexifient, la coordination entre les troupes au sol et les équipages d’aéronefs de combat doit être de plus en plus précise. Pour répondre à cette problématique, une équipe constituée de personnels du Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) et de commandos parachutistes de l’air 10 (CPA 10) va travailler de concert pour aboutir à Scarabée. Le concept consiste à installer un micro-ordinateur embarqué doté d’une bibliothèque de données aéronautiques (des cartes par exemple) dans l’avion afin  que le contrôleur au sol et l’équipage en vol puissent observer une image identique (en provenance d’un satellite, de capteurs embarqués, etc.). Cette référence visuelle commune va permettre le partage de la situation tactique, via une liaison de données simple, garantissant ainsi une meilleure appréhension de l’objectif. « Avant, on se parlait en clair à la radio avec le FAC  (Forward air controller - contrôleur aérien avancé). Grâce à Scarabée, nous avons gagné en précision, en temps et on s’est affranchi des problèmes de linguistique et de conversion de coordonnées », explique le colonel Cédric Gaudillère, à l’époque navigateur officier système d’armes sur Mirage 2000D et chargé du projet au CEAM.

 

L’appui aérien passe en mode numérique 

En 2005, sollicitée par l’équipe en charge du dossier, la MIP décide de soutenir le projet à hauteur de 25 000 euros. « La principale difficulté résidait dans la qualification de cet outil informatique sur avion de chasse », poursuit le colonel Gaudillère. Deux ans plus tard, le système est testé aux États-Unis lors de l’exercice interallié Bold Quest puis mis à l’épreuve en Afghanistan. C’est un succès. Aujourd’hui, le produit initial est toujours en service. Il est d’ailleurs actuellement utilisé sur le théâtre africain et la version numéro 2 est attendue pour cet été. Elle sera notamment dotée de nouvelles fonctionnalités comme un système de communication plus poussée.

 

* : le système Decalco est la transposition de Scarabée adapté au Rafale

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
MIP - Bâche anti-radar et module adapté de recharge solaire innovants

 

26/05/2014  C. Bobbera - Economie et technologie

 

Depuis 1988, la Mission Innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

Pour les 25 ans de la Mission Innovation participative (MIP), découvrons deux projets innovants qui ont trouvé leur place au sein des forces armées : la bâche anti-radar et le module adapté de recharge solaire.

 

La bâche anti-radar pour embarcations légères type ETRACO
MIP - Bâche anti-radar et module adapté de recharge solaire innovants

 

Être le plus furtif possible, réduire la signature radar du matériel pour favoriser les opérations d’infiltrations…

Le Groupe d’étude et de recherche appliquée à la comptabilité électromagnétique (GERAC), une filiale de Thales, a créé une bâche réduisant considérablement la signature radar d’un matériel au point de ne plus en permettre l’identification. Cette bâche baptisée BZ 200 est facilement transportable, hermétique, résistante aux déchirures et aux produits corrosifs. Elle est utilisable à des températures extrêmes allant de -40° à 70°. Le commando Hubert s’est montré très vite intéressé par ce produit novateur. Ensemble, le GERAC et les hommes du commando Hubert ont cherché à adapter cette bâche anti-radar pour leurs embarcations légères de type ETRACO. Le commando utilise l’ETRACO dans le cadre de ses missions d’approche des bâtiments de surface. Malgré leur petite taille, les embarcations sont détectables à de longues distances par des navires dotés de puissants radars. Cela peut corrompre la mission. Cette bâche anti-radar permet ainsi d'augmenter la sécurité et les chances de réussite de la mission.

La bâche est déjà en possession du commando Hubert qui a demandé une nouvelle innovation au GERAC : améliorer la bâche afin qu’elle atténue l’impact des balles tout en conservant ses qualité de furtivité.

 

Le module adapté de recharge solaire (MARS)
 
MIP - Bâche anti-radar et module adapté de recharge solaire innovants

 

Rendre les forces déployées en opération extérieure plus autonome énergétiquement. Tel est le défi qu’a relevé l’adjudant-chef Nocodie de la 27° brigade d’Infanterie de Montagne en développant son projet innovant nommé "Module adapté de recharge solaire" (M.A.R.S).

L’usage de piles pour les forces terrestres déployées en zone montagneuse ou désertique, pose des problèmes d’autonomie, de poids et de respect de l’environnement. L’adjudant-chef Nocodie a ainsi eu l’idée de remplacer les piles par des accus rechargeables à l’aide de panneaux solaires, souples, incassables, pliables et légers. Cette innovation permet d’avoir une autonomie en énergie électrique presque illimitée pour tous les matériels. Cette solution simple et pratique permet une autonomie quasi-totale en terme de tension d’alimentation pour tous les types d’équipements radio avec leurs périphériques associés pour un coût, un poids et un encombrement réduits (1m² pour 1,9 kilo).

Ce projet innovant permet un gain de poids et de volume conséquent dans le sac de combat. Les économies, financières, réalisées sont extrêmement importantes compte tenu du prix unitaire de chaque type de pile et son usage unique. Une soixantaine de modules sont en cours de déploiement au sein des forces terrestres. Les forces spéciales se sont montrées très intéressées pour acquérir ces de panneaux solaires.

L’innovation de l’adjudant-chef Nocodie lui a permit d’être lauréat du prix de l’Audace 2008.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
L’armée de l’air participe à l’exercice Jawtex

 

27/05/2014 Armée de l'air

 

Les 20 et 21 mai 2014, le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes, s’est rendu sur la base aérienne d’Holzdorf, en Allemagne, pour l’exercice de défense sol/air interarmées et interalliés Jawtex (Joint Air Warfare Tactical Exercice), mis en œuvre par les escadrons de défense sol/air des forces aériennes.

 

Le général Serge Soulet, accompagné de son homologue allemand, le général Martin Schelleis, s’est rendu sur la zone d’exercice afin d'observer les différents systèmes de défense sol/air français et allemands déployés. Les généraux ont suivi diverses démonstrations dynamiques et ont assisté à une présentation des centres de commandement et des batteries sol/air.

 

L’exercice, qui s’est déroulé sur trois semaines, a réuni plusieurs pays de l’Otan. Les aéronefs ont assuré de multiples manœuvres afin de faire travailler l’ensemble de la chaîne sol/air. Détection par radars, répartition des «cibles» entre les différents systèmes de courte, moyenne ou longue portée et tirs fictifs de missiles étaient au cœur des entraînements.

 

Ce premier déploiement du système sol/air Mamba dans un cadre interallié a permis de vérifier la parfaite interopérabilité des défenses sol/air allemande et française. Les systèmes Patriot et Mamba ont été ainsi connectés sans difficulté via la liaison de données tactique L16.

 

La seconde partie du déplacement du général Serge Soulet a été consacrée à la visite du salon aéronautique ILA Berlin air show. L’armée de l’air y a déployé un A400M Atlas de la MEST (l’unité en charge des expérimentations du nouvel aéronef) de la base aérienne 123 d’Orléans et un Rafale. Le général Schelleis a recueilli les impressions de l’équipage de l’Atlas, qui comprend l’officier pilote allemand inséré au sein de la MEST.

 

Les deux généraux ont ainsi pu échanger sur la préparation opérationnelle et la performance des nouveaux armements et appareils, dont l'A400M Atlas. L’Allemagne devrait recevoir son premier exemplaire en fin d’année.

L’armée de l’air participe à l’exercice Jawtex
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
Préparation à la NRF 2015 en Lituanie

 

26/05/2014 CNE Nolot/CDAOA - Armée de l'air

 

Du 12 au 23 mai 2014, à Kaunas en Lituanie, 44 aviateurs ont participé à l’exercice Steadfast Cobalt. Il s’agit du premier exercice de préparation de la NRF 2015 (NATO Response Force – force de réaction de l’Otan).

 

Cet entrainement a constitué la première étape d’un processus de certification des forces. Il avait pour objectif de vérifier l’interopérabilité des systèmes d’information et de communication (SIC).

 

Steadfast Cobalt permet de vérifier dès maintenant la capacité des systèmes Command and Control (C2) à s’interconnecter dans un milieu interarmées et interallié. Le commandement de la NRF situé à Naples doit pouvoir communiquer avec l’ensemble des composantes en utilisant des réseaux d’informations classifiées, transitant par des moyens satellitaires.

 

En 2015, la France prendra le commandement de la composante aérienne de la NRF. Cette dernière est principalement constituée d’un échelon central de commandement interarmées et interalliés : le Joint Force Command (JFC), situé à Naples, et de composantes placées sous la responsabilité de leurs nations d’origine. La France sera chargée de la mise en œuvre de la composante aérienne. L’Allemagne et les Pays-Bas seront chargés de la composante terrestre, l’Espagne de la composante maritime et la Pologne des forces spéciales.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
100 days until 2014 NATO Summit in Wales - @NATOWales

 

27 May 2014 Wales Office

 

With 100 days to go until the 2014 NATO Summit, Welsh Secretary David Jones highlights the huge opportunities that it will provide for Wales

 

In 100 days the world’s attention will be focused on Wales.

Prime Minister David Cameron and NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen will host one of the largest-ever gatherings of world leaders to be held in the UK for the 2014 NATO Summit.

Heads of Government from the 28 NATO member states and senior dignitaries from NATO’s 30 partner countries will meet at the Celtic Manor Resort in Newport from 4 to 5 September.

This will be the first NATO Summit in the UK since we welcomed the Alliance to London in 1990 and the first time a sitting USA President has made an official visit to Wales. In total, some 2,000 delegates are expected, along with an estimated 1,500 journalists.

The NATO Summit will provide Wales with an unprecedented opportunity to showcase the very best it has to offer to a global audience of billions, cementing our international reputation and our ability to host events of global importance and I am confident that we can rise to the challenge.

Both governments in London and in Cardiff are working hard to ensure that Wales derives the maximum benefit from the summit and is promoted as a great place to visit, do business and study.

The UK government will also be promoting Wales overseas, using our extensive network of embassies, consulates and high commissions around the world.

Building on the summit, it is my intention to hold an international trade conference in Wales to reap the maximum benefit of our time in the international spotlight. Business confidence across the UK is at a record high and the highest it has been in Wales since 2009. British products and services and - by extension - those produced in Wales are in demand and, as a country, our global profile has never been higher. The trade conference will provide additional opportunities for our world-class Welsh exporters.

It is important to educate young people about the UK’s role in NATO, which is why a teaching resource for 11 to 18 years has been developed and will soon be available to schools across the UK.

It also is fitting that this year’s summit, with its focus on ‘Future NATO,’ is being held in Wales, which has long been in the forefront of the aerospace and defence industries. Welsh companies employ thousands of people in this sector and provide high quality equipment and support to our excellent armed forces around the world.

The Newport area itself boasts Europe’s largest and most advanced centre of military armour technology. We also have advanced defence engineering companies in north Wales, such as Raytheon UK, whose Broughton site produces the technology used in the Sentinel aircraft, the UK’s most advanced manned surveillance system. It is essential that we take advantage of the summit to ensure that Welsh expertise in the defence sector is highlighted to delegates.

Wales, of course, has a proud military history and strong links with our armed forces. Our reservists have for centuries been a strong element of the British military. In recent times, Welsh units and reservists have both been deployed and served on operations in Iraq and Afghanistan. Anglesey is home to RAF Valley, a world-leading centre for military aviation, which plays a key role in the local economy and makes an important contribution to UK defence and resilience – something recognised by the many nations who send their pilots there to train.

In September, world leaders will gather in Wales to discuss issues of huge importance to us all: terrorism, piracy, unstable states, cyber attacks and the challenge of building stability in an unpredictable world. Ensuring that all NATO nations have the equipment, skills and intelligence needed to protect themselves will also be a focus.

But all the opportunities that this year’s NATO Summit in Wales will undoubtedly bring, perhaps the most important is that of restating the message that the interests of the free world and its peoples continue to be better protected by working closely together.

 

For updates on the 2014 Nato Summit follow the official summit Twitter account @NATOWales

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
Italian Minex 2014 pour les chasseurs de mines Lyre et Capricorne



26/05/2014 Marine Nationale

 

Les chasseurs de mines tripartite (CMT) Lyre et Capricorne ont participé du 12 au 23 mai à l’entraînement Italian Minex 2014. Conçu et orchestré par l’état-major italien de guerre des mines, cet entraînement annuel se déroule au large de la base navale de La Spezia. Son objectif est triple : entraîner les nations participantes à travailler en groupe constitué, entretenir et partager les méthodes et connaissances des différentes marines et enfin entraîner l’état-major à commander une Task Force de guerre des mines.

 

La force était ici chargée de créer un cordon humanitaire le long d’une côte sous menace terroriste, avec un minage avéré des rails commerciaux. Quinze bâtiments ont représenté 7 nations (Italie, Espagne, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Grande-Bretagne), sous le regard d’observateurs étrangers. La bannière de l’OTAN était représentée par le groupe permanent de guerre des mines (SNMCMG2), les 2 chasseurs français intégrant quant à eux le groupe EUROMARFOR constitué pour l’occasion. Un troisième groupe focalisé sur l’action portuaire comprenait principalement des drones sous-marins et un détachement de plongeurs démineurs. Une première phase d’entraînements nautiques a précédé le travail minutieux de la chasse aux mines, perturbé par les attaques terroristes et les avaries simulées. Échanges de personnel et exercices d’assistance ont permis de partager le savoir-faire et d’entretenir les relations bilatérales, au sein d’une force caractérisée par une entente cordiale. Pour un chasseur de mines travaillant régulièrement seul, à proximité de son port base et pour une courte durée, un engagement en groupe dans la durée à l’étranger permet d’entretenir l’endurance technique et humaine et de développer les savoir-faire.

 

L’immersion dans un groupe multinational est un stimulus important. Se préparer à agir avec nos alliés est une nécessité compte tenu du caractère multinational de la plupart des opérations extérieures. Les procédures multinationales dont celles de l’OTAN sont déjà le quotidien des unités françaises, mais il est essentiel de se confronter régulièrement aux habitudes de nos partenaires.

 

Pour l’intérêt d’un tel exercice, chaque nation s’efforce de participer à l’invitation de la nation hôte afin de constituer une force de taille crédible. Les excellentes performances des unités françaises sont à nouveau gages de crédibilité aux yeux de nos alliés.

 

Occasion d’observation mutuelle et de retours d’expérience pour chacune des nations représentées, Italian Minex 2014 a démontré une fois encore l’importance d’intenses exercices multinationaux. Face à une menace avérée, les différentes nations doivent régulièrement s’entraîner pour livrer le meilleur parti de leurs forces afin de prendre conscience de la complémentarité de nos pratiques et façons de penser pour en tirer le meilleur parti.

 

Retrouvez le diaporama de l’exercice

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
French NCOs work in the in trial control room (TRICOM). photo NATO

French NCOs work in the in trial control room (TRICOM). photo NATO

 

27.05.2014 NATO Communications Team

 

Unified Vision 2014 (UV14) is NATO’s biggest ever trial of Joint Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (JISR), comprising satellites, aircraft, unmanned aerial vehicles, naval vessels, ground sensors and human intelligence from 18 NATO Allies.

 

UV14 is taking place in Norway from 18-28 May and aims to test NATO’s ability to gather information and fuse intelligence from multiple sources – from space, in the air, on land and at sea – at different stages of a crisis. In the scenario, the crisis is initially local and then it gradually escalates into a full-blown international conflict. All the while, different ISR capabilities are expected to perform in testing situations, stretching their ability to function properly in complex environments.

To learn more, please have a look at the UV14 infographic, feature and video stories and photos linked below:

 

Explanatory

 

photos Natophotos Nato
photos Natophotos Nato

photos Nato

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:35
DSA 2014 - by SITTA


20.05.2014 by SITTA
 

DSA 2014 est un salon régional dont l’importance croit à chaque édition et la présence de nombreuses délégations étrangères dénote d’un intérêt croissant pour cette partie du monde. Les grands producteurs de la zone Asie (Indonésie, Singapour...) profitent de cette exhibition pour présenter leurs gammes de produits en attestant de leurs capacités à rivaliser avec les groupes occidentaux également présents (Russie, États-Unis, Italie, Grande Bretagne, Ukraine, Bulgarie, Serbie, Suède…). Un bémol concernant les entreprises chinoises qui ne présentaient que peu de matériels et ne communiquaient quasiment pas sur leurs productions et leur programme.

L’édition 2014 a attiré de nouveaux producteurs tels le groupe italien IVECO,  TARA en provenance du Monténégro ou encore  le complexe militaro industriel azerbaïdjanais. En ce qui concerne la Malaisie, le point majeur retenu à l’égard des entreprises locales est le fait qu’elles tentent de diversifier leur production notamment au travers de collaborations étrangères : le MRAP AV 4 produit par la firme DEFTECH en coopération avec le fabricant thaïlandais CHAISEIRI en est un exemple.

Il faut enfin noter la présence forte des sociétés françaises et turques, pour qui le partenariat plus que l’ouverture d’un marché se caractérise par les matériels présentés sur les stands locaux.

 

Blindé 8x8 AV 8 (DEFTECH-Malaisie)

Le véhicule de combat d’infanterie DEFTECHAV 8 était présenté équipé d’un canon de 25 mm produit par le groupe turc FNSS tandis qu’un autre engin portait la tourelle sud africaine DENEL LCT30 armée d’un canon de 30 mm. 12 personnels peuvent être transportés dans un habitable spacieux.

L’AV 8 est équipé (en fonction de la version) d’un moteur de 500 à 600 chevaux  atteignant une vitesse maximale de 100 km/h. Il possède un système ABS et son autonomie est de 700 kilomètres. Son mode de suspension hydropneumatique indépendante à chaque roue varie la garde au sol et confère à l’engin une excellente mobilité.

DEFTECH AV 8 (Malaisie)

Les pneus sont à affaissement limité et disposent d’une centrale de réglage de pression  qui sera modifiée en fonction de la nature du terrain. Enfin il faut noter que le rayon de braquage de l’AV 8est très court pour un véhicule de cette taille.

L’AV 8 est équipé d’une climatisation, ce qui constitue un atout important compte tenu de la zone géographique dans laquelle il peut être appelé à évoluer.

 

HIGUARD (RENAULT TRUCK DEFENSE- France)

La firme française RTD présentait le HIGUARD. Ce MRAP 6x6 dispose d’une excellente mobilité en tout terrain. Propulsé par un moteur turbo-diesel de 6 cylindres pour 315 chevaux, il atteint une vitesse maximale de 90 km/h sur route.

HIGUARD (France)

Les 12 soldats présents dans le véhicule disposent d’une protection de haute qualité (blindage/sièges protégés). L’engin peut recevoir une arme collective montée sur circulaire ou sur tourelle télé opérée. Le HIGUARD est multi missions et peut être employé par les forces armées et par les forces de police. Il est déjà en service dans plusieurs unités et notamment dans la police Qatarienne.

HIGUARD (France)

 

ACV 19 SPM-120 (FNSS-Turquie)

La firme FNSS présentait son blindé ACV 19 SPM-120. Ce véhicule d’appui est armé d’un mortier de 120 mm français 2R2M, produit par TDA. Un tel système assure un appui plus rapide aux forces et le blindage protège l’équipage. Le nombre de personnels nécessaires à l’emploi du mortier sera également réduit. Équipé d’un moteur diesel de 400 chevaux pour une autonomie de 400 kilomètres, l’ACV 19 suit sans difficulté le déplacement des chars de combat.

FNSS ACV 19 SPM 120 (Turquie)

Le véhicule transporte 66 munitions de tous modèles, dans des racks dédiés, ce qui facilite et accélère le choix de l’obus à tirer, y compris ceux à guidage terminal.

Pour assurer son autodéfense, le véhicule est équipé d’une mitrailleuse légère MAG-58 montée sur circulaire. L’ACV 19 SPM-120 est aérotransportable par Hercules C-130. Il est en service au sein des forces terrestres Malaisiennes.

FNSS ACV 19 SPM 120 (Turquie)

 

COBRA 2 (OTTOKAR – Turquie)

Le véhicule turc COBRA 2 produit par OTTOKAR était présenté équipé d’une tourelle anti-aérienne du groupe ASELSAN. Ce 4x4 blindé existe en une gamme relativement large : transport de troupes, antichar, défense anti-aérienne, reconnaissance…. Il peut être équipé d’arme collective de type lance-grenades automatique ou mitrailleuse lourde.

Cobra 2 (Turquie)

D’une masse totale de 12 tonnes, L’engin est doté d’un moteur turbo-diesel de 6,7 litres à 6 cylindres développant 281 chevaux. Sa vitesse maximale est de 110 km/h pour une autonomie de 700 kilomètres. Dans sa version transport de troupes, le COBRA 2 emporte deux membres d’équipage et neuf soldats en caisse.

Le véhicule est largement équipé : plusieurs lunettes dont une thermique à l’avant, une centrale de contrôle de la pression des pneus, un système d’air conditionné, des pneus à affaissement limité, un système de freinage ABS. De plus il existe une large gamme d’accessoires en fonction de l’utilisation et du client.

Cobra 2 (Turquie)

 

WARRIOR APC (STREIT GROUP - Émirats arabes Unis)

La firme STREIT GROUP démontre sans cesse son dynamisme lors des salons d’armement. Elle présentait, parmi d’autres véhicules, le WARRIOR APC. Destiné en priorité aux opérations de maintien de l’ordre et aux équipes SWAT (Special Weapons And Tacticals), cet engin polyvalent transporte, en version standard, 12 soldats et 2 membres d’équipage dans un compartiment de transport relativement spacieux.

Warrior APC (Émirats Arabes Unis)

Il est basé sur un châssis de 4x4 FORD F 50 et propulsé par un moteur FORD V 8 diesel de 300 chevaux. Le véhicule est aérotransportable, malgré des dimensions importantes et une masse totale de près de 10 tonnes dont 1 tonne de charge utile. La protection balistique est de niveau BR 6 (7,62 x 51 mm balle chemisé cuivre). Le compartiment arrière est équipé de fenêtres blindées protégées par des grilles, et tapes de tir. L’engin peut être équipé de lance-pots fumigènes, d’une tourelle télé opérée, de DAZZLERou de LRAD (Long Range Acoustic Devices). Enfin le producteur propose de nombreuses options pour répondre aux demandes des clients et en fonction de la mission.

 

MOSQUITO (MINOTOR SERVICE - Bielorussie)

La firme MINOTOR SERVICE, connue notamment pour son prototype blindé d’accompagnement de chars STALKER 2T, présentait une nouvelle gamme de véhicules chenillés, parmi lesquels le blindé antichar amphibie MOSQUITO.

Mosquito (Biélorussie)

Armé d’une tourelle hydraulique escamotable portant deux missiles à auto guidage laser SHERSHEN, le MOSQUITO est prévu pour remplacer les anciens systèmes produits à la fin du siècle dernier. Sa longueur de 5,65 mètres pour une largeur de 2,4 mètres le rend aérotransportable. Le véhicule atteint près de 80 km/h avec une autonomie de 400 kilomètres. Le missile SHERSHEN est une munition antichar moderne et efficace : 5 500 m de portée pour une pénétration de près de 800 mm de blindage. On peut noter que la Biélorussie avait déjà présenté en son temps le véhicule légèrement blindé antichar CARACAL, déjà en service.

 

Roquette HEAT 655 CS (SAAB – Suède)

La nouvelle munition HEAT 655 CS de 84 mm est la première roquette pouvant être tirée par le CARL GUSTAV en espace confiné (CS – Confined Space). Cette solution offre aux tireurs une souplesse d’action plus importante. La munition de type multi-rôle est dotée d’une charge creuse qui perfore plus de 500 mm de blindage et d’une charge explosive qui fonctionne une fois le blindage perforé. D’une masse de 4,8 kg, sa vitesse initiale est de 210 m/s. La distance de sécurité est de 10 à 20 mètres et la portée maximale est de 300 mètres.

Roquette HEAT 655 CS (Suède)

 

Practice Hand Grenade (KOREA CNO TECH Co Ltd – Corée du Sud )

La firme KOREA CNO TECH Co Ltd présentait une gamme de grenades d’entrainement fort intéressante d’un point de vue sécuritaire. Trois grenades (K 417, CN 69 et CN 26) peuvent être employées lors des phases d’entrainement en remplacement des grenades explosives K 413, M 67 et M 61 de design similaire. L’ensemble des caractéristiques d’une véritable grenade est repris à l’exception de l’effet létal. Elle peut exploser dans une main sans que la personne soit blessée.

Practice Hand Grenade (Corée du Sud)

Les éléments  composant la grenade sont complètement biodégradables et il n’y a aucune pièce métallique. Elle peut donc être utilisée en extérieur comme à l’intérieur. Ces munitions sont déjà en service au sein de plusieurs armées.

 

Système de simulation SAAB (SAAB-Suède)

La firme SAAB nous a présenté parmi les nombreux équipements de simulation les éléments dédiés à l’entrainement du soldat.

Le système est composé a la base pour le soldat d’une chasuble avec des capteurs laser et capteurs laser placé autour du casque et d’un pointeur laser monté sous son arme.

Éléments du système de simulation SAAB (Suède)

Des systèmes similaires existent aujourd’hui comme le MILES, mais la firme suédoise à intégrer de nombreux éléments qui permettent d’être plus réaliste avec par exemple :

-        HGS (Hand grenade Simulator) deux variantes de grenades, une flash bang et une explosive. En fonction de la grenade les effets sont différents (par exemple avec la flashbang le système annule la possibilité de tirer pendant une brève période, car le soldat est complément désorienté. Alors que dans le cas de la grenade explosive les effets dependent de la distance entre elle et le soldat.

-        EFD (Engagement Feedback Device) ce bracelet permet au soldat de se rendre compte notamment par les vibrations et de LED allumé lorsqu’il est touché, notamment si autour de lui plusieurs soldats tirent avec des armes automatique.

-        PMF (Protective Mask Filter) si au cours de  l’exercice le personnel doit être testé sur sa réaction à une attaque NBC, un délai est prédéfini pour la mise en place de l’équipement sur l’homme. Si ce délai n’est pas respecté, le système considére l’individu  comme mort.

De nombreux autres équipements existent en fonction de la demande de l’utilisateur.

Équipement du système de simulation SAAB (Suède)

 

Pistolet GLOCK 42 (GLOCK – Autriche)

Le groupe autrichien a présenté l’arme la plus compacte de la gamme, à savoir le GLOCK 42. Le pistolet a une longueur de 151 mm (canon de 82,5 mm), une hauteur de 105 mm pour une masse de seulement 380 grammes. Il est le premier à disposer d’un chargeur à pile unique réduisant la poignée pistolet (24 mm) et la glissière de manière significative.

Glock 42 (Autriche)

Le GLOCK 42 est chambré en 380 ACP avec une capacité de 6 cartouches. Dans l’ensemble, l’arme conserve les dernières modifications des versions GEN-4, à l’exception de rail de fixation pour accessoires absent sur cette version. Du tritium est inséré sur les organes de visée.

Glock 42 (Autriche)

 

MC 312 TACTICAL (GIRSAN-Turquie)

La firme turque Girsan présentait le MC 312 Tactical, nouveau fusil semi-automatique en calibre 12. L’arme dispose d’un nouveau système de fonctionnement plus fiable dénommé IRS (Inertial Rotary System). Le fusil est équipé d’une crosse pleine fixe avec poignée pistolet intégrée en matière synthétique et d’une plaque de couche en caoutchouc. La poignée garde-main intégrant le magasin tubulaire à cinq cartouches est également en matière synthétique.

Girsan MC 312 Tactical (Turquie)

Le système de visée est composé d’une hausse et d’un guidon protégés par des oreilles de protection. De plus l’arme reçoit un rail de fixation Picatinny permettant le montage d’une lunette de visée optique (AIMPOINT ML 4 par exemple). La version présentée sur le salon possédait un canon de 20 pouces (508 mm) pourvu d’un cache-flammes.

Girsan MC 312 Tactical (Turquie)

 

I-PROTECT (BERETTA/INTELLITRONIKA-Italie)

La firme italienne présentait son système I-PROTECT permettant d’obtenir en temps réel des informations technico-opérationnelles sur les armes et le personnel. Le système comprend un pistolet BERETTA PX 4, un module I-PROTECT, un sous-vêtement intégrant des capteurs et un smartphone.

Le sous vêtement envoie des informations concernant la position du tireur, son rythme cardiaque et respiratoire.

Beretta PX 4 I-Protect (Italie)

De même, Le PX 4 STORM est équipé de senseurs permettant de connaitre les éléments technico-opérationnel de l’arme, sureté, approvisionnement, état général…

Une boite noire I-PROTECT est montée sur le rail de fixation. Toutes ces informations permettent de décider d’un envoi de renforts ou d’une aide médicale

Écran de visualisation de l'I-Protect (Italie)

 

Pistolet P20 (ZVS – Slovaquie)

Le pistolet P20, variante compacte du P21 était présenté pour la première fois. L’arme est disponible en calibres 9 x 19 mm et 40 S&W. Elle est équipée d’une carcasse polymère.

ZVS P 20 (Slovaquie)

Le pistolet reçoit une large arcade de pontet permettant le tir avec des gants. Le poussoir de chargeur, le levier arrêtoir de glissière et le levier de sureté sont ambidextres.

Les organes de visée sont montés sur queue d’aronde ce qui permet de choisir entre la visée mécanique ou la visée optique.

L’arme est équipée d’un indicateur de chargement et d’une large fenêtre d’éjection. Un rail de type MIL STD-1913 permet le montage d’accessoires tel le module STREAMLIGHT TLR 2.

L’arme en version 9 x 19 mm à une capacité de 16 cartouches, mesure 190 mm de long pour une masse de 780 grammes.

 

SIG P 320 Standard(Sig Sauer – Suisse)

La firme suisse présentait le nouveau pistolet SIG P 320. Équipé d’une carcasse polymère,  et dont les maitres mots sont  flexibilité, sureté et modularité.

Le SIG P 320 est disponible en versions full size (arme standard) et Carry (version compacte).

SIG P 320 Standard (Suisse)

Trois dimensions de carcasse existent en fonction de la taille de la main du tireur. L’arme est disponible en trois calibres (9 x 19 mm, 357 SIG et 40 S&W).

Pour la sécurité au démontage, Il est obligatoire d’enlever le chargeur. Le pistolet dispose d’un levier arrêtoir de glissière ambidextre, la clé de démontage est placée à gauche de l’arme au-dessus de la queue de détente. L’arme est disponible avec deux types de détente (une standard et une seconde avec sureté). L’arcade de pontet de forme angulaire est striée à l’avant pour une pour une meilleure prise pour la main faible. Les organes de visée SIGLITE sont montés sur queue d’aronde, et le montage d’une visée optique de type TRIJICON RMR est possible. L’arme est livrée avec un canon standard ou un canon fileté permettant le montage d’un modérateur de son.

En version Standard de calibre 9 x 19 mm, l’arme a une capacité de 17 cartouches. Elle mesure 203 mm de long pour une masse de 833 grammes.

SIG P 320 Standard (Suisse)

 

CZ P 09 (CZ - République Tchèque)

Lors de la dernière édition du salon DSA 2012, la firme tchèque présentait le CZ 75 P 07 Duty. Cette année la célèbre firme tchèque présentait le pistolet Full Size : CZ P 09

Le pistolet dispose d’une carcasse polymère renforcée avec de la fibre de verre pour un poids moindre et une meilleure résistance aux agressions extérieures. La poignée pistolet possède des zones en relief pour optimiser la prise en main, y compris dans de mauvaises conditions. La taille de la poignée peut être adapté à la main du tireur en choisissant le backstrap adapté. La forme du puits de chargeur permet un rechargement plus simple et plus rapide. La glissière à la particularité d’être très basse dans la carcasse . Le systeme de vise est constitué d'une hausse en U et d'un guidon avec des inserts au Tritium.

CZ P 09 (République tchèque)

L’arme intègre un rail « picatinny » devant l’arcade de pontet pour accueillir une lampe tactique ou un pointeur laser comme ici un module Streamlight TLR 2.

A l’arrière de la glissière est monté au choix du client, soit une sûreté manuelle ou un levier de désarmement manuel ambidextre. Le verrou de chargeur se trouve à l’intersection de l’arcade de pontet et de la poignée pistolet. L’arme pèse 840 grammes, pour une longueur de 205 mm, un canon de 115 mm. Le chargeur est de 19+1 cartouches pour la version en 9 x 19 mm. L'arme est disponible aussi en 40 S&W

Pistolet PSS (JSC Tulsky Oruzheiny Zavod-Russie)

Le pistolet PSS est destiné aux opérations spéciales. De fonctionnement simplifié, l’arme utilise une technologie mise au point en Russie et tire sans bruit et sans signature visuelle.

PSS (Russie)

Le PSSutilise la munition SP4 de 7,62 mm de diamètre propulsée par un piston à une vitesse de 200 m/s. Le PSS est relativement compact (longueur de 165 mm). La portée pratique est de 50 mètres. Le PSS est alimenté par un chargeur à pile unique de six cartouches. Son système de visée est mécanique.

 

MKEK MB 38 (MKEK-Turquie)

La firme turque MKEK présentait pour la première fois le lance-grenades multiple de 38 mm MB 38destiné aux opérations de maintien de l’ordre.

MKEK MB 38 (Turquie)

Cette arme en calibre 38 mm tire toute une gamme de munitions à létalité réduite (fumigène, gaz lacrymogène, à balle caoutchouc…. Le barillet est animé par un ressort qui se comprime avec le chargement des munitions. L’arme est équipée d’une crosse de type M 4 rétractable et réglable en longueur. De même, le MB 38 est équipé d’une poignée antérieure de préhension. Une lunette permet au tireur d’être plus rapide et plus rapide.

 

Chemring PE 8 (Chemring  - Grande Bretagne)

La firme CHEMRING spécialisée dans les explosifs et les munitions présentait son nouveau mode de transport PE 8 qui permet de transporter des explosifs. Le conditionnement est composé d’une caisse en matière synthétique à quatre sous-ensembles contenant chacun  quatre pains d’explosif. Les sous-ensembles sont troués ce qui permet de les fixer avec des clous ou des sangles.

Chemring PE 8 (Angleterre)

Les explosifs peuvent être amorcés tout en restant dans la caisse ou dans les sous-ensembles. Le volume de la caisse est de 0,019 m³.

Chemring PE 8 (Angleterre)

 

 

Lunette de visée PN 23.3 (SHVABE - Russie)

La firme russe présentait plusieurs optiques diurne et nocturne parmi lesquelles la lunette de visée nocturne PN 23.3.

PN 23.3 (Russie)

Cette lunette peut être montée sur des armes d’infanterie et les fusils en calibre 12. Elle est protégée contre la surintensité lumineuse. La PN 23.3 est montée sur rail Picatinny pour un montage rapide ou en montage latéral. Son grossissement X 3 est couplé à un champ de vision de 13°. La lunette est alimentée par une pile AA lui assurant une autonomie de 15 heures. Son encombrement est faible (239x97x86 mm) et sa masse n’est que de 650 g. il est possible de reconnaitre un homme à une distance de 400 mètres.

PN 23.3 (Russie)

 

ATCOP    TISA 1 (ATCOP – Pakistan)

La firme pakistanaise présentait pour la première fois la lunette de visée thermique TISA 1. Destinée à être montée sur des fusils de tireur d’élite (STEYR SSG 69 ou ACCURACY AW), cette lunette permet d’observer par nuit intense et dans des conditions adverses (écran de fumée, brouillard...). L’optique fonctionne dans la bande spectrale 8 à 12 µm.  La TISA 1 est alimentée par piles de type AA et sa masse est d’environ 2,2 kg.

ATCOP TISA 1 (Pakistan)

Il est possible de détecter un homme à près de 1600 m et un char de combat à 4400 m.

La lunette est montée sur tout type de support à la demande du client (Picatinny par exemple).

 

Système de visée GR-40 (Rippel Effect - Afrique du sud)

La firme sud-africaine RIPPEL EFFECT présentait une nouvelle variante de la lunette de visée GR-40 destinée au lance-grenades XRGL. RIPPEL EFFECT est spécialisé dans les lance-grenades de type MGL et leurs accessoires. La face arrière dispose d’un écran permettant de choisir le type de munitions employées (basse ou moyenne vélocité). L’affichage de la distance de tir s’effectue en faisant glisser l’optique avec une molette qui se verrouille. L’affichage de l’écran se règle automatiquement en fonction de la luminosité ambiante et le système est compatible avec un système de vision nocturne.

GR 40 (Afrique du sud)

Ce système permet de viser les deux yeux ouverts et donc de garder en permanence une vision du champ de bataille.  Le GR-40 est alimenté par une pile CR 123 permettant 800 séquences de tir. Sa longueur est de 110 mm pour une masse de 455 g. Il peut être monté rapidement sur rail Picatinny.

GR 40 (Afrique du sud)

 

NiteSpotMR (Vectronix – Suisse)

La firme suisse connue pour ses optiques de nuit et ses télémètres laser présentait pour la première fois le module clip-onNiteSpotMR compatible au standard MIL STD 810.

NiteSpotMR (Suisse)

Cette lunette de visée nocturne peut être montée sur des fusils de précision jusqu'au calibre 0.50 (12,7 x 99 mm). Son tube IL de grande qualité est un PHOTONIS XR 5. La lunette peut être utilisée dans une plage de températures allant de -40°C à +46°C.

D’un encombrement de 2270 x 80 x 80 mm pour une masse de 900 grammes, elle est proche d’un gabarit de lunette de visée diurne ce qui facilite son emploi. L’alimentation est assurée par une batterie de type CR 123 ou AA avec une autonomie de 45 heures.

La NiteSpotMR est équipée de trois rails Picatinny ce qui permet de coupler des accessoires de visée et ainsi d’obtenir de très bons résultats de tir.

NiteSpotMR (Suisse)

 

Lunette de visée COD 2 (Belomo - Bielorussie)

La firme BELOMO présentait plusieurs optiques diurnes et nocturnes, parmi lesquelles la lunette de visée diurne COD 2.

Belomo COD 2 (Biélorussie)

Cette lunette est destinée aux armes d’infanterie (AK 47 ou AK 74 par exemple). Elle a été développée afin de permettre au tireur de traiter des cibles à très courtes et courtes distances sans aucun réglage.

Pour cela, une lunette et un point rouge sont intégrés dans un même module. La lunette classique dispose d’un grossissement X 4 et un champ de vision de 11° tandis que le point rouge a un grossissement  X 1.

La visée point rouge est montée au-dessus de la lunette. Le réticule de la lunette et le point rouge sont réglables en intensité en fonction de la luminosité ambiante.

La lunette COD 2 peut être montée en latéral ou sur rail Picatinny. Elle est alimentée par une pile AA. L’optique mesure 208 mm de long pour une masse de 700 grammes.

 

CIRIT (Rocketsan-Turquie)

La munition de 2,75 " (70 mm) CIRIT est très intéressante parce que polyvalente dans son emploi. Elle peut être tirée à partir d’hélicoptères, d’avions léger mais également à partir de véhicules voire de bâtiments de surface.

CIRIT (Turquie)

La CIRIT est tirée à partir d’un pod (le pod hélicoptère contient 4 CIRIT). La munition est guidée au moyen d’un désignateur laser compatible avec le STANAG 3733. La munition mesure 1 900 mm de long et pèse près de 15 kg. La portée minimale est de 1 500 m pour atteindre 8 000 m. Le CIRIT existe en version explosive (HE) et en version multi-rôles (perforante-antipersonnel-incendiaire). Ses cibles privilégiées restent les véhicules blindés, l’infanterie débarquée ou encore les infrastructures. Cette munition traite des cibles avec la plus grande précision ce qui réduit les dommages collatéraux.

CIRIT (Turquie)

 

Drone SR 10 (CTRM-Malaisie)

La firme CTRM spécialisée dans les UAV présentait le SR 10. Ce drone tactique lancé à la main se transporte en plusieurs éléments dans un sac à dos reparti sur deux soldats (un soldat transportant le drone et le second le terminal de contrôle). Le drone SR 10 est prévu pour atterrir directement sur le sol après son vol.

UAV SR 10 (Malaisie)

Sa portée est de 10 km, sa vitesse est de 30 km/h et son endurance est d’une heure. L’engin, pouvant voler à une altitude de 300 mètres, est propulsé par un moteur électrique le rendant difficilement détectable. Un équipement de surveillance gyrostabilisé est adaptable en réponse aux demandes de l’acheteur.

 

ADIK  LST (ADIK – Turquie)

La firme turque ADIK présentait plusieurs maquettes de bâtiments de surface dont un LST (Landing Ship Tank). Ce bâtiment transporte chars, blindés et personnel avec la possibilité d’avoir un support aérien grâce à la plateforme pour hélicoptère.

Ce bâtiment devrait entrer prochainement en service au sein de la marine turque. Sa modularité autorise à effectuer une large gamme de missions allant de l’assaut amphibie au bâtiment de commandement en passant par le soutien à des opérations humanitaires.

Le bâtiment mesure 138,75 m de long pour un déplacement de 18 nœuds de 7254t à pleine charge. Il peut ainsi parcourir 5000 miles à près de 15 nœuds de moyenne. Il permet de transporter 1200 tonnes de matériels dont 4 LCVP, de 4 Mexeflot (pontons) et un hélicoptère. Le LST est propulsé par 4 moteurs de 2880 kW. La puissance électrique du bâtiment est assurée par quatre générateurs de 785 kW (plus un de 250 kW de secours).

Le LST dispose de nombreux capteurs dont un radar 3D de surveillance, un système de détection de torpilles et des capteurs météorologiques.

Deux tourelles OTO MELARA de 40 mm placées à l’avant, deux tourelles SEA PHALLANX (une à l’avant et l’autre à l’arrière), deux tourelles télé-opérées ASELSAN STAMP de chaque côté du navire  et des systèmes lance-leurres assurent la défense rapprochée du LST.

L’équipage est de 146 hommes et le bâtiment peut transporter 350 hommes en plus des matériels. Des portes d’accès au niveau de la poupe et de la proue permettent de charger les véhicules dans le sens du débarquement. Un accès latéral permet également de charger quand le navire est à quai.

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DACAD System (Azymuth Incorporated – Etats-Unis)

AZYMUTH INCORPORATED présentait son système DACAD (Date Acquisition Communication and Display) unique au monde.

DACAD System (États-Unis)

Le but principal du Diver DACAD System est la sécurité lors de l’entrainement des plongeurs. Ce système permet de contrôler 12 plongeurs en même temps.

Le Diver DACAD System est composé de trois éléments principaux :

-        Le Diverside Equipment composé d’un modem et d’un transmetteur de pression. Cet élément  se fixe sur les bouteilles de plongée ;

-        Le Dunking Transducer qui est plongé dans l’eau ;

-        Un ordinateur durci avec son programme.

Ce système permet de contrôler la position des plongeurs en 2D ou en 3D. La position 3D offre une vision claire et rapide de la position du plongeur.

DACAD System (États-Unis)

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:25
Un IESI Thales pour les hélicoptères de l’armée de Terre brésilienne

Thales fournira son instrument intégré IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) pour moderniser la flotte d’hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Photo ERAZ

 

26 mai Aerobuzz.fr

 

Thales fournit un système avionique pour moderniser les 36 hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Le programme de rétrofit devrait s’achever en 2018. La première phase, qui prendra fin en 2014, verra l’intégration de l’IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) de Thales à bord des six premiers hélicoptères, cette opération étant réalisée par Helibras, la filiale brésilienne d’Airbus Helicopters.

 

L’instrument IESI assure trois fonctions de secours essentielles : horizon artificiel, altimètre et anémomètre, regroupées en une seule LRU (Line Replaceable Unit). Déjà installé à bord du Sikorsky S-76D, l’IESI a également été retenu par Airbus Helicopters pour sa gamme d’appareils léger/moyen tonnage, dont ceux de la famille Ecureuil, EC135, EC145, EC155, EC175 et leurs version militaires, incluant les hélicoptères AS 365 K2 Super Pantera modernisés.

 

Parfaitement adapté aux différentes missions des hélicoptères, l’IESI de Thales se montre très performant à faible vitesse, basse altitude et avec un taux de virage élevé. La résistance aux champs rayonnés à haute intensité (HIRF), la durabilité en environnement humide, salin et fortement vibratoire a été poussée à des niveaux jamais atteints avec ce type d’équipement. Ces caractéristiques assurent une exploitation optimale en toutes circonstances, et se traduisent par le niveau de fiabilité et de sécurité en vol le plus élevé dont on puisse disposer, associé à un faible coût direct de maintenance. L’IESI de Thales peut également accueillir et contrôler d’autres fonctions de secours, comme les systèmes de commandes de vol automatique (AFCS) ou les systèmes de gestion des communications radio (RMS), en fonction des besoins du client

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:20
The M80 Stiletto takes part in Day 2 at the 2014 Sea-Air-Space Exposition in National Harbor, Maryland, April 8, 2014. (Photo by Jonathan Ernst)

The M80 Stiletto takes part in Day 2 at the 2014 Sea-Air-Space Exposition in National Harbor, Maryland, April 8, 2014. (Photo by Jonathan Ernst)

 

22/05/2014 by SITTA

 

Le salon Sea Air Space a lieu chaque année à Washington. Il s’agit de la plus importante exposition à vocation maritime des Etats-Unis. Organisé par la Navy League, ce salon est résolument tourné vers le marché américain de la défense. L’édition 2014, qui s’est tenue du 7 au 9 avril au Gaylord Convention Center du National Harbor (Sud de Washington), a rassemblé plus de 200 exposants majoritairement américains. La tendance générale de cette édition était orientée sur les programmes de Littoral Combat Ship (LCS) de l’US Navy et leurs Mission Packages, en particulier celui dédié à la guerre des mines. Un seul bâtiment était accosté devant le centre de convention, sur le Potomac : le Stiletto. Celui-ci a d’ailleurs fait l’objet d’une campagne de communication, auprès des institutionnels et de la presse. L’équipe SITTA a ainsi été conviée à visiter le bâtiment et à naviguer une trentaine de minutes sur le fleuve.

 

Le bâtiment de démonstrationStiletto  (Navsea – États-Unis). Basé habituellement à Little Creek (Virginie), le bâtiment de démonstration Stilettoavait rejoint les rives du Potomac et les quais du National Harbor pour l’occasion. Armé par le Navsea Warfare Center, cette unité est utilisée comme plateforme d’essais de charges utiles, par des industriels ou des organismes étatiques, afin de mener des expérimentations en environnement militaire et maritime réalistes. Le but recherché est de développer les équipements plus rapidement qu’en suivant le processus d’acquisition habituel du Département de la Défense américain (DoD). Ainsi, sur 56 systèmes testés à bord du Stilettoau cours de l’année dernière, huit sont d’ores et déjà entrés en service opérationnel.

Le Stilettoest capable d’atteindre la vitesse maximale de 47 nœuds et possède une autonomie supérieure à 500 nautiques. L’équipage de conduite ne comprend que trois membres d’équipage auxquels peuvent être ajoutées jusqu’à 10 personnes (forces spéciales ou techniciens par exemple). La surface disponible pour l’embarquement de charges utiles atteint 200 m². Doté d’une embarcation de type RHIB (Rigid-Hulled Inflatable Boat),le Stillettoest en mesure de mettre en œuvre des drones aériens (UAVs) et sous-marins (UUVs).

 

Le canon électromagnétique Electromagnetic Railgun (BAE Systems – États-Unis

La compagnie BAE Systems et l’Office of

Naval Research (ONR) mettaient en avant, sur ce salon, le prototype de canon électromagnétique baptisé Electromagnetic Railgun (EMRG). Le principe de fonctionnement de cette arme, repose sur une propulsion assurée par une force électromagnétique en lieu et place d’une charge propulsive classique, telle que la poudre. Pour détruire leurs cibles, les projectiles, dépourvus de charges explosives, utilisent uniquement l’énergie cinétique développée lors du lancement. Lorsqu’il aura atteint sa pleine capacité, l’Electromagnetic Railgun sera en mesure de tirer un projectile à plus de 200 miles nautiques à des vitesses de lancement de Mach 7.5 et d’impact de Mach 5. Des munitions modulaires de type Hypervelocity Projectile (HVP), à enveloppe identique et charges interchangeables, pourront alors être employées.

Le canon électromagnétique pourra être utilisé contre des objectifs terrestres et maritimes à longue distance et pour la défense antimissile. Les premiers essais opérationnels de l’Electromagnetic Railgun devraient survenir en 2016, depuis un bâtiment de l’US Navy de type Joint High Speed Vessel (JHSV).

 

Le drone de surface Common Unmanned Surface Vessel (Textron Systems – États-Unis). La société américaineTextron Systems présentait un drone de surface multimissions désigné Common Unmanned Surface Vessel (CUSV). L’architecture modulaire de cet USVpermet à la fois des reconfigurations de la plateforme et l’accueil de charge utiles interchangeables. Ce drone a vocation à remplir des missions de lutte anti-sous-marine ou antisurface, de guerre des mines, de relais de communications ou d’Intelligence Surveillance & Reconnaissance (ISR). Il peut être utilisé comme plateforme de lancement et de récupération pour des drones aériens (UAVs) ou sous-marin (UUVs). Le CUSVpeut être embarqué sur les 2 versions de Littoral Combat Ship (LCS) américains (monocoque de Lockheed Martinet trimaran de Austal). Dans ce cadre, il pourrait être retenu dans le Mission Package dédié à la guerre des mines (MCM) des LCS actuellement en cours de développement. Une des configurations possibles dans ce type de mission consisterait à employer 2 CUSV, l’un étant dédié à la détection et l’autre à la neutralisation des mines.

 

Le drone semi-submersible multi-missions Remote Multi-Mission Vehicle(Lockheed Martin – États-Unis). La compagnie américaine Lockheed Martinmettait en avant la solution qu’elle propose dans le cadre du Mission Packagedes LCSrelatif à la guerre des mines (MCM). Il s’agit du Remote Minehunting System (RMS) dont les fonctions sont dedétecter, classifier et identifier les mines de fond et à orin. Le RMS associe un véhicule autonome, semi-submersible, appelé Remote Multi-Mission Vehicle (RMMV) et un capteur remorqué à immersion variable, le sonar AQS-20A(Raytheon). Le RMMVest en mesure d’opérer à des distances bien supérieures à la ligne d’horizon et par des états de mer conséquents. Son autonomie voisine de 24 heures permet d’assurer une permanence sur zone prolongée. Le RMMVpeut être déployé depuis la côte ou depuis une grande variété de plateformes navales.

 

Le missile Dual Mode Brimstone(MBDA Missile Systems États-Unis). A l’occasion du salon, la société MBDAMissile Systems mettait en avant le missile Dual mode Brimstone. Une maquette présente sur le stand MBDAprésentait un F/A-18E Super Hornet dans une configuration d’emport sous voilure à 12 missiles (4x3). Ce missile à vocations Air/Sol ou Air/Surface peut être utilisé pour traiter une large gamme de cibles incluant des véhicules ou des embarcations se déplaçant à grand vitesse. Utilisé avec un certain succès par la Royal Air forceen Libye et en Afghanistan, le missile bénéficie du label « Combat Proven ». Le Dual mode Brimstonepossède deux modes de guidage sélectionnables depuis le cockpit. L’un est un mode semi-actif laser (SAL). L’autre combine une première phase utilisant le mode semi-actif laser puis une phase finale utilisant un mode actif mettant en œuvre un autodirecteur radar à ondes millimétriques (MMW), pour les cibles rapides et manœuvrantes. MBDApropose le missile Dual mode Brimstone aux forces armées américaines en vu d’équiper les avions de chasse F/A-18 E Super Hornet et les hélicoptères MH-60 R.

 

Le missile Long Range Anti-Ship Missile (LRASM)(Lockheed Martin – États-Unis). Lockheed Martinexposait à l’occasion de ce salon une maquette à l’échelle ¼ du missile antinavire Long Range Anti-Ship Missile (LRASM). Depuis l’annonce, effectuée lors du salon DSEI 2013, d’un tir sur une cible de surface depuis un bombardier B-1B, des essais de lancement ont été effectués à partir de lanceurs verticaux de type VLS MK-41. Le LRASMest un missile guidé antinavire pouvant être tiré à distance de sécurité, bénéficiant de l’expérience acquise avec le programme JASSM-ER(Joint Air-to-Surface Standoff Missile Extended Range). Le LRASMdoit répondre aux besoins de l’US Navy et de l’US Air Force. Doté d’une charge d’environ 450 kg, le LRASMest doté d’un autodirecteur multi modes, d’une liaison de données et d’un système avancé de lutte contre le brouillage de GPS devant lui permettre de détecter et de détruire des cibles particulières au sein d’un groupe de bâtiments.

 

Le Patrol Frigate4921 (Ingalls ShipbuilgÉtats-Unis). Les chantiers américainsIngalls Shipbuildings présentaient un concept de frégates désigné Patrol Frigate, dérivé des National Security Cutter (NSC) déjà en service chez les US Coast Guard. La forme générale du NSCa été conservée et le bâtiment militarisé. D’un déplacement de 4 600 tonnes et d’une longueur de 127 mètres, le concept de Patrol Frigate peut être décliné en différentes versions. Le système de combat est présenté comme flexible et s’adaptant aux besoins du client. La version exposée désignée « Patrol Frigate 4921 » était dotée d’un sonar de coque et d’un sonar remorqué, d’un canon de 76 mm, de lanceurs verticaux, de missiles antinavires de type Harpoon, de tubes lance-torpilles et d’un système de défense rapprochée (CIWS) de type SeaRam. Présenté dans une version équipée d’une mature intégrée, une variante avec une mature traditionnelle, identique à celle des NSC, est également disponible. Le bâtiment dispose de deux hangars aéronautiques et peut embarquer un hélicoptère de la classe H-60et deux UAV. Ce type de bâtiment est proposé par Ingalls Shipbuildingsà l’US Navy en remplacement de ces frégates actuelles.

 

La tourelle téléopérée MK-38 mod 2- (BAE Systems – États-Unis). La compagnieBAE Systems exposait son concept de tourelle canon MK-38 mod 2équipée d’un panier lance-roquettes. La tourelle téléopérée Mk-38 mod 2développée par BAE est basée sur le canon M242d’un calibre de 25 mm, d’une portée de 2 500 mètres et d’une cadence maximale de 180 coups/minute. La tourelle comporte également une conduite de tir optronique de type Toplite,développé par Rafael,et composé de voies optiques (jour/nuit), infrarouge et laser. La nouveauté dans ce concept réside dans l’adjonction d’une capacité de tir de roquettes de type Advanced Precision Kill WeaponSystem II (APKWS II). Cette roquette de 70 millimètres à guidage semi-actif laser est en service dans les forces armées américaines et notamment sur les hélicoptères de type AH-1 et UH-1 de l’US Army.

Conçu à l’origine comme un armement à vocation air/sol, la roquette APKWS II a récemment démontré ses capacités en configuration air/surface, tirée depuis un hélicoptère. En associant les roquettes APKWS II à la tourelle MK-38 mod 2, BAE Systems propose à l’US Navy un système à vocation surface/surface permettant, notamment, de traiter les menaces de type asymétrique.

 

La tourelle multi senseurs MX-25(L3 Wescam– Canada). La société canadienne L-3 Wescam présentait sur ce salon une nouvelle tourelle multi-senseurs, désignée MX-25. La tourelle est déclinée en deux versions : MX-25et MX-25D, comportant respectivement 6 et 7 voies dans les domaines du visible (jour/nuit), de l’infrarouge et du laser. Cette tourelle de grande taille destinée à des aéronefs à voilure fixe, des aérostats ou des drones peut être utilisée à haute altitude, pour la désignation d’objectifs (MX-25D) et d’Intelligence Surveillance & Reconnaissance (ISR). Sa taille, largement supérieure à celle des autres tourelles de la marque, autorise l’emport de senseurs de plus grandes dimensions conduisant à une augmentation significative de la portée. La résolution est de type Haute Définition (HD) atteignant les 1 080p. Les 6 voies disponibles sur la version MX-25, comprenant notamment un télémètre et un illuminateur laser sont complétées sur la version MX-25Dpar un véritable désignateur laser.

 

Le Wave GliderSharc SV3 (Liquid Robotics Federal – États-Unis). La société américaine Liquid Robotics Federal exposait, au cours de ce salon, le Wave Glider Sharc SV3. Destinés à des missions de sécurité nationale ou de défense, les wave glider de la série Sharc SVutilisent la force des vagues pour se déplacer et l’énergie solaire pour alimenter leurs charges utiles. Dérivé du Sharc SV2, la version SV3constitue une nette amélioration en termes de capacités et de performances grâce notamment à une augmentation de la taille du module flottant. Le volume disponible pour l’embarquement de charges utiles a également été doublé. Le Sharc SV3 est désormais doté d’un petit moteur électrique, autorisant son utilisation dans les mers formées ou en cas de courants forts. Le principal avantage de ce système réside dans sa capacité de permanence sur zone en toute discrétion vis vis-à-vis des détections acoustique, visuelle ou radar. Disposant de moyens de navigations et de communications modernes et performants, le Sharc SV3 est capable de traiter et de transmettre en temps réel les données collectées. Le Sharc SV3 peut être utilisé de façon autonome ou au sein d’une Task Force dans des missions de guerre des mines ou de lutte anti sous-marine.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 09:35
New Zealand Contract Signed for MBDA’s Sea Ceptor


27/05/2014 MBDA

 

The New Zealand Ministry of Defence signed a contract on 21st May with MBDA for the provision of Sea Ceptor for the Local Area Air Defence element of the Royal New Zealand Navy’s ANZAC Frigate Systems Upgrade (FSU) project. This contract confirms the selection of the system by the RNZN for its ANZAC frigates that was announced in October 2013.

 

Steve Wadey, MBDA UK Managing Director and Group Executive Director Technical, said: “I am delighted that New Zealand has confirmed its selection of Sea Ceptor for the ANZAC FSU project. This first success in the global market outside the United Kingdom for Sea Ceptor is due not only to its advanced operational and through-life cost advantages, but also to the invaluable support provided by the UK Government and the Royal Navy during discussions with the New Zealand Ministry of Defence. Cooperation between the Governments and the Navies of the United Kingdom and New Zealand will continue to be important to delivering an excellent Sea Ceptor capability throughout the life of the project.”

Notes to Editors

The appeal of Sea Ceptor is creating significant interest in a number of markets around the world and its versatility makes it the ideal choice for the ANZAC upgrade. As an active radar system, Sea Ceptor does not require the dedicated tracker/illuminator radars on which semi-active systems depend. Sea Ceptor deploys the CAMM (Common Anti-air Modular Missile) which, due to its soft launch technology, requires no efflux management system. This minimizes the system’s mass and footprint thereby allowing for greater flexibility regarding ship installation positions. CAMM missile canisters are compatible with a wide range of vertical launch systems.

CAMM features in a family of next generation, all-weather, air defence weapon systems with applications for sea and land environments providing 360° air defence coverage against multiple simultaneous targets, both airborne and surface. This flexibility extends to installation options, a choice of launchers, including the widely used MK 41, and system compatibility with a range of sensors. Cost is a major advantage of CAMM and customers will benefit from a “10 year canister” solution for maximum ease of inventory service management and minimum through life costs.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:20
Le Dixmude participe à l’entraînement franco-américain NARVAL

 

26/05/2014 Marine nationale

 

La 2nd Marine Division (USMC) et la 6ème brigade légère blindée (BLB) ont réalisé, du 21 au 23 mai 2014, un entraînement de planification d’une opération amphibie de niveau Commander Landing Force (CLF) à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC)  Dixmude, depuis la base navale de Toulon, à la fois à quai et en mer.

 

L’exercice NARVAL avait pour objectifs la connaissance mutuelle des deux états-majors, la présentation des méthodes de travail amphibie française via un exercice de planification embarqué et une présentation des traditions des unités de la brigade.

 

L’enjeu de cette opération était de partager les techniques, modes d’action et modes de planification en matière d’opérations amphibies. Depuis février 2014, dans le cadre du partenariat entre la 6ème BLB et l’USMC, des officiers français assistent régulièrement à des exercices de l’USMC, et inversement. Autre illustration de cet échange : trois à quatre fois par an, une compagnie de Marines effectue un exercice terrestre tactique à Nîmes en binômage avec une compagnie appartenant à la 6ème BLB.

 

Au-delà d’un simple échange de savoir-faire, cet exercice illustre pleinement la coopération interarmées et interalliée caractéristique d’un BPC comme le Dixmude.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:55
Un élève de l'École de l'air vole en apesanteur

 

 

22/05/2014 SLT Thomas Koch - Armée de l'air

 

Le 26 mars 2014, le sous-lieutenant Thomas Koch a réalisé un vol à bord de l’Airbus A300 ZÉRO-G basé sur l’aéroport de Bordeaux. Organisé par la société Novespace, ce vol de 2h30 a compris quinze paraboles, totalisant cinq minutes cumulées d’apesanteur.

 

Élève de l’École de l’air à Salon-de-Provence, le sous-lieutenant Koch a participé à un concours organisé par le centre national d’études spatiales (CNES). Il a monté un dossier avec l’aide de son professeur de mécanique spatiale. Son choix s’est porté sur le projet « FUSEX», réalisé dans le cadre du C’Space en août 2013. Suite à la présélection du projet et à sa présentation orale devant un jury composé notamment de l’astronaute Jean-François Clervoy, de représentants du CNES et de scientifiques, le sous-lieutenant Koch a été retenu. Il a pris place sur ce vol atypique avec d’autres étudiants issus par exemple, de l’École polytechnique, de Centrale ou encore de Supaéro.

 

Le jeune aviateur nous relate son aventure.

 

« Après trois mois d’impatience, le jour J arrive enfin. La journée commence avec l’accueil de tous les participants par l’équipe Air Zéro G. Puis la remise des combinaisons et chaussettes spécialement prévues pour ce type de vol. Après avoir été intégré au groupe anglophone nommé «Moon», et présenté à mes instructeurs du jour, nous poursuivons la matinée par un briefing de Jean-François Clervoy, qui nous expose le contexte de ces vols paraboliques, leur déroulement et les différentes consignes à respecter. S’ensuit la reconnaissance de l’avion avant d’embarquer aux alentours de 11h.

 

Après le décollage et les démonstrations de sécurité à bord, la zone d’évolution parabolique est enfin atteinte. Il est environ midi, c’est-à-dire l’heure pour tous les participants de rejoindre leurs zones d’évolution en apesanteur, accompagnés de leurs instructeurs. Les pilotes de l’appareil amorcent la première parabole. Celle-ci est martienne, à 0,38g, les deux suivantes sont, quant à elles, lunaires, à 0,16g. Elles me permettent de découvrir des sensations inédites : me sentant plus léger que jamais, je réalise les figures les plus acrobatiques avec une aisance incomparable. Nous effectuons ensuite douze paraboles en totale apesanteur.

 

Aucun mot n'est assez fort pour décrire cette sensation incroyable de pouvoir flotter sans aucune contrainte, de liberté absolue, couplée à une perte totale de nos repères terrestres. Nous nous lançons avec amusement dans quelques figures de groupe et autres lâchers de liquide, dans le but d’agrémenter encore un peu plus l'expérience.

 

Jean-François Clervoy a clôturé cette journée en nous remettant le diplôme officiel Air Zéro G Weightless Flyer et en partageant avec nous, lors d’une petite conférence, ses expériences en tant qu’astronaute, son entraînement, et bien d’autres anecdotes. »

 

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, l’École de l’air occupe une place de tout premier rang dans le domaine de l’aérospatiale. C’est dans ses bâtiments que de nombreux astronautes français ont été formés.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:54
Coup de projecteur : moniteur simulateur au CIEH

 

 

22/05/2014 Capitaine Marianne Jeune - Armée de l'air  

 

Le centre d’instruction des équipages d’hélicoptères (CIEH) situé sur la base aérienne 115 d’Orange compte quatre moniteurs sur simulateur. Découverte de ce métier de l’ombre avec un jeune sergent passionné.

 

Il ne porte pas le macaron ailé. Pourtant, il maîtrise les commandes d’un simulateur Fennec comme le ferait un pilote aguerri. À 25 ans à peine, le sergent Kevin Martin est l’un des quatre moniteurs à former et sanctionner la formation des élèves pilotes du CIEH. « Outre quelques cours dispensés au sol, chaque module débute par des séances de simulateur, explique le jeune sergent. Nous sommes alors sollicités, soit en place avant de l’appareil, à côté du stagiaire, soit au pupitre lors de séances plus complexes menées par les instructeurs du centre. Dans chacun des cas, nous sommes amenés à enfiler plusieurs casquettes. » Au CIEH, le petit groupe de moniteur s’amuse d’ailleurs à se comparer à des décathloniens. « Il faut savoir tout maîtriser, mais on ne peut pas être expert en tout ! »

 

Lorsqu’il est au pupitre, le moniteur est le garant de l’interface homme-machine pour le réalisme des missions proposées. Il est le spécialiste de la programmation du simulateur tout en jouant le rôle de différents acteurs avec qui le stagiaire peut être amené à interagir pendant sa mission : de l’hélicoptère leader d’un vol en formation au contrôleur aérien d’un centre de détection et de contrôle, en passant par un avion intercepté lors des mesures actives de sûreté aérienne. « Et nous jouons parfois tous ces acteurs durant une même séance », lance le moniteur. Et d’ajouter : « J’essaie également d’être force de proposition. L’instructeur pilote élabore ses missions conformément au programme de formation, mais on peut proposer des scénarios spécifiques ou ajouter une météo particulière. C’est un travail collaboratif qui fonctionne très bien. »

 

Lors des séances en équipage, le moniteur simulateur est assis en place avant à côté de l’élève. Il faut alors tenir le rôle de copilote tout en menant l’instruction et en vérifiant le travail du stagiaire. Malgré son jeune âge et sa courte expérience, le sergent Martin ne manque pourtant pas de légitimité aux yeux des stagiaires. « La fonction prime sur le grade, explique-t-il. Tout le monde en est conscient. C’est sûr qu’au début ça n’a pas été évident. Mais avec des bases solides et en travaillant bien la documentation, on devient plus à l’aise. »

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:50
Le général de Villiers et son homologue britannique en visite à l’exercice Rochambeau

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le 19 mai 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) et son homologue britannique, le General Sir Nicholas Houghton, se sont rendus à Mourmelon et Mailly où se déroulait, depuis le 10 mai, un exercice majeur pour les armées de Terre britanniques et françaises : Rochambeau 2014.

 

En se rendant conjointement sur l’exercice Rochambeau, le général de Villiers et le général Houghton ont tenu à mettre en valeur un exemple concret de la coopération militaire bilatérale engagée depuis 2010 avec le traité de Lancaster House. Ayant l’un et l’autre exercé la fonction de major général des armées avant de devenir CEMA, le général de Villiers et le général Houghton ont été étroitement impliqués dans la transformation de leurs armées respectives. Cette expérience leur a permis de mesurer l’importance des coopérations bilatérales et multilatérales dans le domaine opérationnel, capacitaire et industriel. Pour le général de Villiers, « c’est à travers des concrétisations comme celle de la CJEF que nous préparons l’avenir des armées ».

 

Au cours de cette visite, effectuée aux côtés des chefs d’état-major de l’armée de Terre français et britannique, le général d’armée Bertrand Ract Madoux et le General Sir Peter Wall, le CEMA a déclaré que les armées françaises et britanniques étaient « au rendez-vous de la feuille de route de la CJEF qui vise en 2016 la pleine validation de notre capacité à planifier et conduire une opération avec les forces britanniques ». Après la validation de la composante maritime de la CJEF en 2012, lors de l’exercice Corsican Lion et celle de la composante aérienne avec Joint Warrior en 2013, Rochambeau était centré sur l’armée de terre, marquant une étape décisive dans montée en puissance de la dimension interarmées de la CJEF. Cet objectif devrait être atteint en 2015 et 2016, avec deux exercices qui engageront l’ensemble des trois composantes au cours d’un déploiement interalliés.

 

Dans le contexte stratégique actuel et au vu des contraintes budgétaires pesant sur les armées, le général de Villiers et le général Houghton ont conclu cette journée en rappelant l’importance de développer des outils polyvalents et interopérables, tels que la CJEF, permettant de faire face rapidement aux crises. « Avec 15 nationalités et 3200 hommes rassemblés aujourd’hui, cet exercice est la démonstration de notre volonté, avec Sir Houghton, de développer notre interopérabilité pour être plus forts ensemble lorsque les intérêts communs français et britanniques sont en jeux, mais aussi au service d’un cadre plus large, de l’OTAN, de l’UE ou de l’ONU », a précisé le général de Villiers.

Le général de Villiers et son homologue britannique en visite à l’exercice Rochambeau
Le général de Villiers et son homologue britannique en visite à l’exercice RochambeauLe général de Villiers et son homologue britannique en visite à l’exercice Rochambeau
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