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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:47
Mali: « une cinquantaine » de soldats tués lors des combats à Kidal (ministre de la Défense)

 

25.05.2014 maliactu.net

 

Les forces maliennes ont enregistré dans leurs rangs « une cinquantaine de morts » lors des récents combats à Kidal (extrême nord-est) contre les groupes armés, qui contrôlent la ville depuis quatre jours, a indiqué dimanche soir le ministre malien de la Défense.

 

« Du point de vue du bilan » des affrontements des 17 et 21 mai, « nous avons une cinquantaine de morts, malheureusement, et une quarantaine de blessés – 48 blessés. De l’autre côté, on ne connaît pas leur bilan, on sait qu’eux aussi ont eu des pertes », a déclaré le ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, sur la télévision publique ORTM captée à Dakar.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:46
Fortes pressions sur Alger pour l’impliquer militairement dans le Sahel

 

25.05.2014 Par : Djamel Bouatta - liberte-algerie.com

 

La récente visite à Alger du ministre français de la Défense est la partie émergée des pressions qui s’exercent sur notre pays pour qu’il s’implique militairement dans la région.

 

Avant lui, le secrétaire d’État américain avait fait le voyage dans notre pays la veille de la présidentielle du 17 avril pour se satisfaire de la convergence de vue entre Alger et Washington sur la lutte antiterroriste dans le Sahel saharien et solliciter d’avantage de coopération de la part de l’ANP, décrite par les médias américains comme la plus puissante dans la région. Pour le moment, les autorités algériennes s’en tiennent au principe de non-ingérence dans les affaires d’autrui, à plus forte raison dans le voisinage, et à la conduite qui a toujours été la sienne de ne pas envoyer l’ANP hors des frontières. Cette neutralité, si elle a eu pour elle le respect des principes, a néanmoins atteint ses limites avec les menaces extérieures - de plus en plus évidentes - qui sourdent à nos  portes. À l’Ouest : la poudrière sahraouie et le trafic à large échelle de la drogue. Au Sud : le volcan nord-malien rallumé par la reprise des hostilités entre le pouvoir et la rébellion targuie du MNLA. À côté : le Niger en passe de devenir, lui aussi, un chaudron. Et le danger le plus éminent : le chaos libyen contre lequel l’ANP a tout de même massé, à la frontière de 1 000 kilomètres, à titre préventif, un important contingent. La posture de l’Algérie sur cette question militaire n’est pas restée figée puisque des fuites en France ont laissé entendre que la récente neutralisation d’une dizaine de terroristes d’Aqmi par l’ANP à la frontière avec le Mali a été le fait de renseignements livrés par la France et suite à son opération dans l’Adrar des Ifoghas, région nord malienne investie par les forces spéciales françaises de l’opération Serval. L’hôte français du vice-ministre de la Défense et chef d’état-major a émis le souhait de voir notre pays s’impliquer beaucoup plus et pas seulement pour des raisons stratégiques. Le ministère français de la Guerre est menacé par de nouvelles restrictions budgétaires, au point que ses chefs d’état-major ont frappé sur la table, arguant les missions de leurs armées à l’étranger, notamment en Afrique. La France a revu de fond en comble son dispositif militaire en Afrique. Dans le sens d’un véritable maillage.

 

Le président socialiste français a, de la sorte, revu à la hausse la fonction de “gendarme” de l’Afrique avec, cette-fois, la bénédiction de son homologue américain lequel, bien que son opinion soit hostile à toute intervention des GI’S à l’étranger, est également fortement impliqué dans le nouveau puzzle en construction sur le continent que tous les prospectivistes ont annoncé comme le marché du troisième millénaire.

 

Le frémissement diplomatique autour de l’Algérie, l’évolution des situations sécuritaires à ses frontières et le renforcement de bases françaises et américaines de façon discrète, présagent-ils de nouvelles interventions occidentales dans le Sahel pour une autre lutte contre le terrorisme ? L’option pour Paris n’est pas à exclure. François Hollande n’a-t-il pas réuni récemment chez lui cinq chefs d’État du Sahel et leur homologue de la première puissance économique africaine, le Nigeria, incapable de venir à bout de Boko Haram, une secte qui a muté en organisation djihadiste et qui s’inscrit désormais dans la dynamique de l’Aqmi et d’Al-Qaïda ? Le décor est donc déjà assez bien implanté pour des remakes d’interventions occidentales comme en Libye en 2011, ou au Mali deux années plus tard, et où l’armée malienne n’est pas encore en mesure de normaliser la situation sécuritaire. Un rapport de John Brennan, le conseiller principal du président Barack Obama en matière de sécurité internationale et de lutte contre le terrorisme, est aussi révélateur de cette option. Et, bien sûr, que derrière cette cause de lutte contre le terrorisme islamiste, les soupçons d’un intérêt occidental pour les richesses du Sahel, entre autres, uranium, fer et pétrole, sont très forts. L’Occident, selon des analystes autres que les théoriciens du complot néo-impérialiste, irait même jusqu’à alimenter l’instabilité de la région pour pouvoir intervenir plus vite. Les révélations récentes par le quotidien français Le Parisien, bien informé par les services français, sur le subventionnement par le Qatar de groupes terroristes dans le Sahel et son cercle stratégique qui court jusqu’en Somalie en passant par le Nigeria et le Kenya, alimentent cette explication. Une information qui prend son entière dimension quand on connaît les liens entre le Qatar, la France et les États-Unis comme illustrés dans la guerre de l’OTAN en Libye, puis dans la guerre civile en Syrie. Pour revenir à notre pays, ce n’est plus un secret aujourd’hui : des bases militaires françaises et américaines sont installées autour de ses frontières.

 

La France dispose de toute la région en question. En outre des points d’appui stationnés plus dans Tessalit l’Adrar des Ifoghas et à Gao, au nord au Mali, une grande base au Tchad, à N’djamena où sont installés des avions de combat Mirage 2000 et Rafale appuyés par des ravitailleurs et des forces terrestres sous le commandement de l’état-major qui dirige les opérations au Sahel, au Niger, à Niamey où sont domiciliés des drones de renseignement Reaper achetés aux États-Unis. Outre une forte présence de bâtiments de guerre en Méditerranée, eux aussi ont installé, dans la discrétion, des bases notamment à Ouagadougou d’où décollent les U 28 A pour surveiller le Sahel, appuyés par des drones également de surveillance de l’Afrique du Nord, à Niamey au Niger.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:46
Sangaris : premières patrouilles nomades autonomes pour le GTIA Scorpion

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Du 12 au 16 mai 2014, le groupement tactique interarmes (GTIA) « Scorpion » a conduit une patrouille nomade autonome (PNA) entre Bambari et Bria.

 

Une PNA est une patrouille de plusieurs jours, sur une longue distance, avec le niveau nécessaire de vivres, d’eau et de munitions pour garantir son autonomie. Elle a pour objectif de mailler le terrain afin de dissuader toute incursion de groupes armés, de garantir la libre circulation des personnes et des biens, rassurer les habitants et de recueillir du renseignement..

 

Sur une distance d’environ 200 km de pistes parfois difficilement praticables entre Bambari et Bria, le GTIA « Scorpion » a organisé de multiples rencontres avec les autorités locales et la population : le dialogue et l’implication des responsables locaux sont essentiels pour expliquer la mission de la MISCA aux côtés de la force Sangaris, et véhiculer des messages d’apaisement. Au contact des différentes communautés, les hommes du GTIA « Scorpion » ont pu convaincre de l’impartialité de leur engagement et enrichir leur expérience humaine.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : premières patrouilles nomades autonomes pour le GTIA ScorpionSangaris : premières patrouilles nomades autonomes pour le GTIA Scorpion
Sangaris : premières patrouilles nomades autonomes pour le GTIA ScorpionSangaris : premières patrouilles nomades autonomes pour le GTIA Scorpion
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:45
RCA : Soutien des EFS à la force Sangaris

 

20/05/2014 Sources : EMA

 

Dans le cadre du soutien apporté à l’opération Sangaris, les éléments français au Sénégal (EFS),  ont assuré l’acheminement de sept véhicules de l’avant blindé (VAB).

 

Cet acheminement de VAB au profit de la force Sangaris s’inscrit dans le cadre du renfort de ses capacités motorisées suite à l’étirement de sa zone d’action vers l’Est et dans le Nord-Ouest du pays.

 

Prélevé sur la ressource du parc GUEPARD des EFS stationné à Dakar, ces VAB ont été préparé le détachement maintenance des matériels terrestres (DMMT).

Le 26 avril, à 5h00 du matin, les sept VAB pilotés par du personnel de l’unité de coopération régionale (UCR) étaient à l’escale aérienne militaire (EAM) en attente du gros porteur. A 7h50, la colonne de véhicules faisait mouvement vers la zone d’embarquement sur l’aéroport Léopold Sedar Senghor.

 

Après la pesée, les 70 tonnes de matériel ont été chargées à bord de l’Antonov AN-124 par l’équipage de l’aéronef en collaboration avec la section transit aérien (STA). Deux heures ont été nécessaires pour charger et arrimer le fret.

 

L’Antonov124 a décollé dans la nuit du 27 au  28 avril, afin de livrer dans les délais fixés les sept VAB à la force Sangaris.

 

Cette mission, qui a engagé plusieurs entités des EFS, illustre la parfaite coordination interarmées et la capacité de réaction des EFS en soutien des opérations en cours en Afrique.

RCA : Soutien des EFS à la force SangarisRCA : Soutien des EFS à la force Sangaris
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:45
18 mai 1978, opération Bonite au Zaïre

 

Source La Chronique de la semaine - CESA

 

Le 13 mai 1978, des unités de guérillas katangaises (4 000 hommes) s’emparent de la ville minière de Kolwezi, au sud du Zaïre, où travaillent quelques 2 500 Européens (parmi lesquels de nombreux ressortissants français), qu’ils prennent en otages. La situation dégénérant, le président de la République française, Valéry Giscard d’Estaing, ordonne une opération militaire en liaison avec les troupes zaïroises afin de « rétablir la sécurité et l’ordre à Kolwezi ». Jouant de l’effet de surprise, les hommes du 2e régiment étranger de parachutistes reprendront les quartiers résidentiels avant de s’emparer du terrain d’aviation situé à 6 kilomètres de la ville...

 

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18 mai 1978, opération Bonite au Zaïre
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:40
L’Azerbaïdjan pourra acheter plus de chars russes

 

 

26 mai 2014, Claire -armenews.com

 

L’Azerbaïdjan pourra acheter 100 chars de bataille supplémentaires aux russes après avoir reçu pour 1 milliard de dollars de fournitures militaires.

 

Konstantin Biryulin, le chef adjoint du Service fédéral pour la coopération technico-militaire, a déclaré que les entreprises de défense russes ont presque tous terminé la livraison de ces armes offensives, dont environ 100 chars T-90.

 

“ Nous avons terminé l’envoi de l’ensemble du lot - soit 100 chars - il y a environ un mois “, a déclaré Biryulin, comme convenu par un contrat russo-azerbaïdjanais de défense signé en 2011.

 

Le responsable russe a également révélé que le contrat donne à l’Azerbaïdjan une option d’achat de 100 autres T-90. “ Mais la deuxième partie n’a pas encore été traité “, a t-il précisé.

 

Les livraisons d’armes russes à l’Azerbaïdjan a fait sensation en Arménie après avoir été révélées par un journal de Moscou il y a un an. Le tollé s’est intensifiée après la déclaration du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev en août puisqu’il a révélé que le volume total des contrats de défense avec les Russes “ se mesure à 4 milliards de dollars. “

 

Des politiciens arméniens, la plupart dans l’opposition, et les experts ont accusé Moscou d’agir contre l’esprit de l’alliance militaire russo-arménienne. Des responsables de la sécurité russes ont rejeté la critique.

 

Le ministère de la Défense a refusé vendredi de commenter cette révélation de préparation apparent de Moscou à vendre plus de réservoirs à Bakou. La révélation de Biryulin est assuré de susciter de nouvelles déclarations anti-russes par des groupes d’opposition et les médias arméniens.

 

Que la Russie soit prête à vendre des armes supplémentaires à l’Azerbaïdjan a été indiqué par le général Valery Gerasimov, le chef d’état-major général de l’armée russe, lors d’une visite à Bakou le mois dernier. Plus tard, en avril, une aide pour le ministre azerbaïdjanais de l’industrie de la défense a exprimé l’espoir que Moscou solidifie son statut de premier fournisseur de l’Azerbaïdjan pour l’équipement militaire.

 

L’armée azerbaïdjanaise a reçu des chars russes, des véhicules blindés, des systèmes d’artillerie, des hélicoptères d’attaque et d’autres armes offensives.

 

Les forces armées étroitement intégrées de l’Arménie et du Haut-Karabagh ne sont pas connus pour avoir des chars T-90 dans leur arsenal. La grande majorité de leurs chars est moins avancée que le modèle T- 72.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:35
Russie / Chine : bilan des exercises navals Joint Sea-2014

 

 

25.05.2014 Par La Voix de la Russie

 

L'augmentation du niveau des rapports de partenariat et de coopération stratégique entre la Russie et la Chine fera consolider la paix et la stabilité en Asie-Pacifique mais aussi aura un impact positif sur la coopération entre les deux pays et leurs flottes, a déclaré le commandant des exercices Joint Sea-2014, côté chinois, le vice-amiral de la marine de guerre de l'Armée populaire de libération de Chine Tian Zhong à une conférence de presse donnée au terme de la phase active des exercices, selon ITAR-TASS.

 

« Les liens sino-russes relèvent du nouveau type des rapports interétatiques. Nos pays ont établi des rapports de partenariat stratégique et de coopération, a signalé le vice-amiral Zhong. Il n'existe aucune « alliance militaire » entre la Russie et la Chine. »

 

« La coopération entre les forces armées de Russie et de Chine ne vise aucun pays tiers. Joint Sea-2014 sont des exercices communs réguliers qui se tiennent sur la base de la compréhension mutuelle entre les deux pays. La Russie et la Chine sont deux grandes puissances en Asie-Pacifique ayant des intérêts communs et des obligations appelées à sauvegarder la paix et la stabilité dans cette région du monde. »

 

Le vice-amiral Zhong a fait remarquer que les exercices portaient un caractère stratégique multiforme par rapport à deux éditions précédentes. Les présidents des deux pays Vladimir Poutine et Xi Jinping ont participé à la cérémonie d'ouverture des exercices « ayant ainsi confirmé » le haut niveau du partenariat stratégique et de la coopération entre la Chine et la Russie ainsi que la confiance politique réciproque. »

 

« Les exercices ont fait augmenter la capacité des deux flottes de s'opposer aux menaces de sécurité en mer. Ils ont aussi confirmé l'amitié traditionnelle entre nos deux pays et nos deux armées », a fait observer le vice-amiral Zhong.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:25
Mission Jeanne d’Arc 2014 : 24h au centre d’entraînement en forêt équatoriale

 

21/05/2014 Actu Marine

 

Le 10 et 11 mai 2014, quarante marins et soldats de l’armée de Terre embarqués à bord du bâtiment de projection et de commandement Mistral dont une dizaine d’officiers-élèves ont participé à un stage de 24h au centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE). Ce centre, armé par des militaires du 3ème régiment étranger d’infanterie, constitue une référence en matière d’apprentissage des techniques et des tactiques liées à la vie et au combat en forêt équatoriale. Récit de l’EV B., 24 ans, officier-élève.

 

Samedi 10 mai. 9h. Nous quittons le Mistral en chaland de transport de matériel (CTM). Destination: le «CEFE», le centre d’entraînement en forêt équatoriale.

 

13h. Nous arrivons enfin au centre, en plein cœur de la forêt Amazonienne. Accueillis par la fameuse pluie équatoriale, il est temps pour nous de récupérer nos effets pour le bivouac : hamac, poncho, «voile tonnerre»… le strict nécessaire pour passer la nuit dehors en forêt.

 

14h. Deux légionnaires, spécialistes de la forêt et instructeurs aguerrissement au CEFE, nous présentent l’animalerie du centre. L’objectif est de nous sensibiliser à la faune de la forêt : pumas, jaguars, mygales, caïmans, ou encore anacondas…

 

16h. Le ciel s’assombrit progressivement. Nos instructeurs nous apprennent à monter un bivouac qui nous permettra de passer une nuit en toute sécurité au milieu de la «selva». Il faut tout monter avant la tombée de la nuit. Rusticité, efficacité, sont les maîtres mots pour une bonne nuit en forêt. Un mouchoir, un fil de fer et un morceau de bois suffisent pour lancer le feu qui nous réchauffera toute la nuit.

 

Dimanche 11 mai. 5h30. Branle-bas. La nuit fût bonne. Malgré la pluie qui n’a cessé de tomber, nous nous réveillons secs dans notre hamac. Nous avons le sourire.

 

6h. Nous embarquons sur deux pirogues pour rejoindre les fameuses pistes d’aguerrissement du CEFE. Nous commençons par la piste «Pecari», une piste individuelle. Au programme: «ramping» sous barbelés, pont de singe, fosse, passage en barrage, «chapeau chinois»... C’est intense et physiquement exigeant. Nous nous engageons ensuite par groupe sur la piste «Jaguar», à dominante «parcours boue», où la cohésion est de la partie.

 

11h30. Nous repartons en pirogue pour une destination inconnue. Ce sera un grand moment d’adrénaline: un saut à partir d’un pont dans le fleuve, une quinzaine de mètres.

 

13h. Notre stage est déjà terminé, il est temps pour nous de quitter le CEFE et de rejoindre le  Mistral. La suite de la mission nous attend.

Mission Jeanne d’Arc 2014 : 24h au centre d’entraînement en forêt équatorialeMission Jeanne d’Arc 2014 : 24h au centre d’entraînement en forêt équatoriale
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:40
Kazakhstan to get more radar systems from ThalesRaytheonSystems


ASTANA, Kazakhstan, May 23 (UPI)

 

Fully digital 3D air defense radars are to be developed and delivered to the air force of Kazakhstan under an agreement with ThalesRaytheonSystems.

The company reported it signed the memorandum of understanding for its Ground Master 400 long-range air defense radars earlier this week at the KADEX defense exhibition in Astana, the capital of the former Soviet republic.

The company's joint venture with SKTB Granit -- Granit Thales Electronics – will conduct the work.

"We are delighted to be able to exploit the operational advantages of this radar system, which will give Kazakhstan a long-range air surveillance capability and increase protection of our key assets," said Kazakh Deputy Minister of Defense Okas Bazargaliyevich Saparov.

"This memorandum of understanding between Granit, Thales and ThalesRaytheonSystems to supply GM400 radars illustrates the collaboration underway for several years now between us in Kazakhstan," said Philippe Duhamel, chief executive officer of ThalesRaytheonSystems. "The GM400s will boost Kazakhstan's air defense capabilities, giving the Kazakh Air Force the ability to detect a broad array of threats from low to high altitude and thus assure extended air surveillance over its territory."

An initial GM400 radar was previously ordered by Kazakhstan and delivered recently. It can be operated in the field or in a fixed position under a radome.

ThalesRaytheonSystems said integration of the next radars will take place at the Granit Thales Electronics facility outside Almaty, Kazakhstan, as part of a technology transfer accord.

 
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:35
Polynésie française : 14e Western Pacific Naval Symposium

 

19/05/2014 Sources : EMA

 

Du 21 au 25 avril 2014, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone de responsabilité permanente Asie-Pacifique (ZRP ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), a participé au 14eWestern Pacific Naval Symposium2014 organisé par la marine chinoise, à Qingdao.

 

Cet événement, qui se déroule tous les deux ans, rassemble les chefs d’état-major des marines de 21 nations de la zone Pacifique. A cette occasion, le contre-amiral Cullerre a représenté le chef d’état-major de la Marine (CEMM), l'amiral Bernard Rogel.

 

Le Western Pacific Naval Symposium 2014 (WPNS) a pour objectif d’améliorer le niveau de coopération et d’interopérabilité entre les différentes marines de la région. Il est organisé autour de séminaires et de conférences, durant lesquels les participants abordent les principaux enjeux maritimes régionaux.

 

Cette édition 2014 a été marquée par l’adoption du Code for Unplanned Encounters at Sea (CUES) qui permet aux marines partenaires du Pacifique de disposer d’un socle de procédures communes en cas d’interactions inopinées entre des bâtiments ou des aéronefs. L’adoption de ce document est une avancée importante permettant de renforcer l’interopérabilité dans le cadre d’actions conjointes, notamment celles pouvant être menées sous faible préavis.

 

ALPACI s’est ensuite rendu au Vietnam, puis au Cambodge, pour une série d’entretiens bilatéraux avec les autorités militaire de ces pays.

 

A Hanoi, le CA Anne Cullerre a été reçu par différentes autorités de la marine vietnamienne avec lesquelles plusieurs sujets relatifs, notamment, à l’action de l’Etat en mer et à la coopération industrielle et opérationnelle ont été abordés.

 

Au Cambodge, elle s’est entretenue avec le ministre de la défense et le chef de la marine khmère qui ont évoqué leurs besoins en matière de coopération technique et opérationnelle.

 

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, le contre-amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de  la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’Est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:35
La frégate Prairial en patrouille dans le Pacifique

 

21/05/2014 Marine nationale

 

Après une patrouille dans le détroit de Formose et la rencontre à la mer de nombreuses unités militaires taïwanaise, chinoises, japonaise, et d’aéronefs militaires, la frégate de surveillance (FS) Prairial est arrivée le vendredi 16 mai au matin sur la base navale américaine d’Okinawa, île qui se situe dans l’extrême sud du Japon. Cette relâche opérationnelle avait deux objectifs: affirmer notre attachement aux dispositions prévues dans le cadre de l’United Nations Command (UNC) et entretenir les liens avec la marine américaine.

 

L’ Alouette III de la frégate a effectué deux vols à l’arrivée et au départ sous statut UNC. Ces dispositions qui datent de plus de 60 ans permettent à l’UNC de remonter rapidement en puissance si nécessaire. Les utiliser régulièrement est impératif.

 

L’ambassadeur de France au Japon, M. Christian Masset, s’est rendu à bord pour s’entretenir avec les autorités militaires américaines et de l’UNC présentes, dont le commandant des activités de la flotte d’Okinawa, le chef d’état-major des forces amphibies de la 7ème flotte et le commandant australien des bases arrière de l’UNC qui en comptent sept au Japon, dont trois à Okinawa.

 

Des échanges et des visites croisés ont eu lieu avec les membres du «46th squadron», flottille de patrouille maritime de P3-C Orion stationnés sur l’immense base de l’US Air Force de Kadena.

 

Le 19 mai, un ravitaillement à la mer a été réalisé de nuit avec le pétrolier ravitailleur américain Wally Schirra. Le deuxième ravitaillement du déploiement dans le Pacifique ouest avec un pétrolier ravitailleur américain. Une occasion de ravitailler mais également de se connaître et de préparer RIMPAC 2014, le plus grand exercice naval du monde, prévu à Hawaï en juillet avec 24 nations. Un entraînement est également mené le 20 mai avec un P3-C.

 

Cette escale s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération de la Marine nationale avec les marines étrangères sur zone et l’affirmation de sa présence dans le Pacifique. Elle a permis, une fois de plus, d’échanger des informations dans cette zone stratégique en pleine expansion militaire - spécialement  navale - et d’accroître la confiance mutuelle face aux défis de sécurité et de stabilité en mer.

 

Des liens plus approfondis avec la marine japonaise sont prévus par ailleurs : le Prairial a effectué un entraînement avec la frégate Harusame avant son arrivée, s’entraînera avec un avion de patrouille maritime japonais, puis touchera bientôt deux ports dans l’île de Honshu.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:45
Corymbe : le « Commandant Blaison » patrouille dans le golfe de Guinée

 

20/05/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 5 mai 2014, l’aviso Commandant Blaison a débuté le 125e mandat de la mission Corymbe.

 

Ce début de mandat a été marqué par plusieurs rencontres en mer avec des bâtiments de différentes marines européennes. Des exercices ont été menés avec le groupe école allemand composé des Hamburg, Frankfurt-am-Main et Oldenburg, la corvette espagnole Infanta Elena puis la frégate portugaise Bartholomeu Dias.

 

Les escales de Dakar, du 5 au 8 mai, et à Cotonou, du 13 au 17 mai, ont été consacrées à des actions de coopération et de formation au profit des marines sénégalaise et béninoise. Le Commandant Blaison a notamment réalisé des exercices à la mer avec le patrouilleur sénégalais Ferlo et des essais techniques avec le sémaphore béninois de Grand Popo.

 

A la mer, le Commandant Blaison participe à la connaissance de la situation maritime locale qu’elle soit commerciale, pétrolière, militaire ou liée à la pêche. L’aviso se tient prêt à intervenir pour protéger les intérêts français.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi permanent, qui est en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région.

Corymbe : le « Commandant Blaison » patrouille dans le golfe de Guinée
Corymbe : le « Commandant Blaison » patrouille dans le golfe de Guinée
Corymbe : le « Commandant Blaison » patrouille dans le golfe de Guinée
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:45
Sangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de Bangui

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le 17 mai 2014, un détachement du groupement tactique interarmes (GTIA) Savoie, de la force Sangaris, a effectué une patrouille dans le 5e arrondissement de Bangui, en République centrafricaine.

 

Les soldats de la force Sangaris veillent, en appui de la MISCA, à l’application des mesures de confiance au rétablissement d’un niveau de sécurité minimal dans la capitale centrafricaine. Pour cela, des patrouilles sont effectuées quotidiennement sur l’ensemble des quartiers de Bangui.

 

Ce jour-là, c’est un détachement, composé de soldats du 13e bataillon de chasseurs alpins (13eBCA), qui a été déployé dans cet arrondissement. Les soldats ont d'abord couvert un ensemble de zone-clé à bord des véhicules de l’avant blindé (VAB) et de transport de troupes (GBC). Les « Alpins » sont ensuite allés à pied au contact des habitants des différents quartiers, afin d’assurer une présence marquée auprès des Banguissois. Les discussions avec les responsables de quartier et des différentes communautés ont permis à l’adjudant Gaëtan d’appréhender les demandes des habitants. Avec le temps, des relations de confiance se sont établies avec les acteurs locaux mais aussi avec la population qui adresse de nombreux signes de sympathie aux soldats français.

 

Après un contrôle de zone inopiné et approfondi, la patrouille a repris sa progression en véhicules vers l'église du quartier Fatima. La section de l’adjudant Gaëtan a achevé sa mission à la tombée de la nuit, en traversant le quartier Boeing. La mission s’est déroulée sans incident. Les efforts combinés de la MISCA et de la force Sangaris ont permis de réduire de manière significative le degré de violence et d’insécurité dans la capitale et de rétablir la vie économique.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de BanguiSangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de Bangui
Sangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de Bangui
Sangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de BanguiSangaris: patrouille dans le 5e arrondissement de Bangui
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:20
la cybersurveillance de la NSA - infographie LeMonde.fr

la cybersurveillance de la NSA - infographie LeMonde.fr

 

24/05/2014  Par

 

L'affaire des écoutes de la NSA, révélée par Edward Snowden, l'a prouvé, les Américains n'hésitent pas à écouter le reste de la planète, y compris des dirigeants comme Angela Merkel. Qu'ils soient eux-même espionnés, en revanche, ne leur fait pas vraiment plaisir.



Mercredi, l'ancien secrétaire à la Défense de George W. Bush et Barack Obama, Robert Gates, a tenu une conférence à New York pour expliquer que les États-Unis devaient se méfier de leur partenaires économiques. La Chine n'est pas le seul pays à en vouloir aux intérêts américains, "il y a probablement une douzaine ou quinzaine de pays qui volent notre technologie", a assuré Robert Gates.
Et, juste après les Chinois, les pires espions, selon l'ancien ministre, sont les Français, rapporte The Diplomat. "Et ils espionnent depuis longtemps", affirme Robert Gates, qui fait apparaître le phénomène sous Louis XIV. Selon lui, les services de renseignement français ont l'habitude de s'introduire dans les chambres d'hôtel des dirigeants américains pour télécharger les contenus des ordinateurs portables. 

L'ex-secrétaire à la Défense assure que les États-Unis n'ont eux jamais eu recours à l'espionnage industriel.

Note RP Défense : pour "une" partie émergée de l'iceberg, à lire Comment la CIA déstabilise les entreprises françaises et relire le rapport ci-dessous.

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:50
CEMA : le général de Villiers reçoit le DSACEUR

 

21/05/2014 Sources : EMA

 

Le 13 mai 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a reçu le commandant suprême adjoint des forces alliées en Europe (DSACEUR), le général britannique Adrian Bradshaw.

 

Le DSACEUR est plus particulièrement chargé de recenser les capacités requises pour les opérations de l’Alliance et d’organiser la génération de force auprès des pays membres. Il est également le commandant stratégique des opérations de l’Union européenne menées dans le cadre de l’arrangement de « Berlin + », à savoir l’opération ALTHEA.

 

Parmi les sujets d’actualité opérationnelle, le CEMA et le DSACEUR ont fait le point sur la crise ukrainienne et son traitement au sein de l’Alliance.

 

Les deux autorités ont également abordé les engagements opérationnels de l’OTAN et de l’Union européenne (l’Afghanistan pour la première et la Bosnie pour la seconde), ainsi que les points relatifs à la préparation du sommet de l’Alliance à l’automne prochain. La complémentarité des actions conduites par l’OTAN et par l’UE a été soulignée.

 

Le général de Villiers est revenu sur les réformes actuellement conduites par nos armées et sur la mise en œuvre de la loi de programmation militaire (LPM).

 

Cet échange a confirmé la qualité des relations que les armées françaises entretiennent avec l’OTAN et le rôle majeur que la France tient au sein de l’Alliance.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:50
SAMP/T - photo DGA

SAMP/T - photo DGA

 

 

24.05.2014 journal-aviation.com ( Reuters)

 

Les industriels occidentaux de l'aéronautique ne ressentent pas encore d'effet dramatique de la crise ukrainienne sur leurs contrats en Russie, tandis que les groupes de défense sont en ordre de bataille pour répondre aux besoins en équipements manifestés par la Pologne.

 

Mais dans ces secteurs soumis à la diplomatie, les relations commerciales des Occidentaux avec la Russie ses ex-pays satellites en ébullition sont aussi volatiles que l'évolution de la situation à la frontière russo-ukrainienne où Moscou a déployé 40.000 soldats après avoir annexé la Crimée.

 

Dans l'aviation d'affaires, indicateur avancé du secteur aéronautique, de premiers accrocs ont été constatés avec des clients russes, tandis que les industriels français de la défense engagés dans des négociations en Pologne pâtissent de la relative discrétion de Paris depuis le début de la crise.

 

"Cela se tend, la Pologne reproche à la France son insuffisante réaction pour défendre l'Ukraine", dit-on chez l'un d'entre eux, qui a souhaité rester anonyme.

 

Concentrée sur d'autres conflits et alignée sur les Etats-Unis, la diplomatie française a manqué d'initiative dans la crise ukrainienne, commettant des erreurs d'appréciation dans l'attitude à adopter face à Moscou, ont dit des analystes à Reuters.

 

Plusieurs groupes français ont le doigt sur la gâchette pour aider la Pologne à améliorer ses équipements, parfois encore issus de l'ère soviétique.

 

Thales s'est ainsi allié à MBDA (consortium Airbus Group, BAE Systems et Finmeccanica) et à un groupe de défense public polonais pour décrocher un contrat de missiles évalué à plusieurs milliards d'euros que Varsovie pourrait attribuer dès juin.

 

Le constructeur naval militaire DCNS discute de son côté de la livraison à la Pologne de deux à quatre sous-marins pour un montant total de deux à trois milliards d'euros depuis 2012, ainsi que sur une modernisation des chantiers navals polonais.

 

Quant à Airbus Helicopters, il est en lice dans un appel d'offres polonais pour un contrat de 70 hélicoptères lourds d'environ trois milliards d'euros, dont le résultat est attendu avant la fin 2014.

 

Mais contrairement à DCNS, qui a signé avec la Russie un contrat d'un peu moins de 1,1 milliard d'euros pour deux navires de type Mistral livrables en octobre 2014 et octobre 2015, Airbus Helicopters n'a pas accès au marché militaire russe.

 

Dans le secteur civil, dont il est le numéro un mondial, l'ex-Eurocopter n'a en revanche pas constaté d'impact notable sur son activité en Russie où il revendique environ 40% d'un marché de 50 à 60 appareils par an, a dit son président exécutif Guillaume Faury lors du salon d'aérospatiale ILA à Berlin.

 

COUP D'ARRÊT EN RUSSIE POUR BOEING BUSINESS JETS

 

Pour Boeing Business Jets, branche d'avions d'affaires du constructeur américain, l'impact, en revanche, est déjà bel et bien palpable.

 

"Le marché russe était devenu très actif il y a environ un an, mais la situation actuelle a porté un coup d'arrêt à la plupart de nos discussions" avec des clients potentiels, a déclaré son président Steve Taylor à Reuters lors du salon Ebace qui s'est déroulé cette semaine à Genève.

 

L'attentisme de la Russie s'est propagé à l'Europe, a-t-il également constaté.

 

"Avec tous les défis en Europe de l'Est et Russie, les clients ne vont pas conclure d'achat tant qu'ils n'auront pas une idée plus claire de la situation", a ajouté Steve Taylor, un constat partagé par Marco Tulio Pellegrini, président de la branche de jets du brésilien Embraer.

 

Les industriels redoutent l'impact des tensions entre Moscou et Kiev, tant sur l'état de leurs contrats et négociations que sur leurs approvisionnements en matières premières, comme le titane, métal léger utilisé dans les avions ou les fusées.

 

"La crise russo-ukrainienne fait peser très clairement un risque sur nos activités", a déclaré François Auque, président exécutif du pôle spatial d'Airbus Defense & Space, lors d'une conférence de presse. "Ce serait un impact potentiellement significatif si la situation devait durer".

 

Airbus Defense & Space, Thales Alenia Space et leurs concurrents américains, comme Boeing ou Lockheed Martin, pourraient pâtir de la décision des Etats-Unis de ne plus accorder de licences d'exportations vers la Russie à tout satellite comportant des composants américains.

 

L'avionneur Airbus, qui achète au russe VSMPO plus de la moitié de son titane, a, lui, d'ores et déjà mis en place un groupe de travail afin de garantir ses approvisionnements destinés à son long-courrier A350, qui doit être mis en service fin 2014. (Avec Victoria Bryan, édité par Jean-Michel Bélot)

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:45
Sangaris : point de situation du 21 mai

 

 

21/05/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 16 au 21 mai 2014.

 

Les effectifs de la force Sangaris sont toujours de 2 000 hommes qui se répartissent dans trois zones : Bangui avec une extension vers Boda, l’Ouest le long de l’axe reliant le Cameroun à Bangui, et l’Est entre Sibut et Bria.

 

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes et ceux d’EUFOR RCA de 200 hommes.

 

A Bangui, la situation reste calme. La reprise de la vie économique se poursuit avec cette semaine 24 marchés actifs (contre 18 la semaine dernière), 33 centres de santé opérationnels et 79 établissements scolaires ouverts. La semaine a été marquée par la visite du Ministre de la Défense dimanche 18 mai, qui a salué l’action de la force Sangaris et témoigné de sa satisfaction de l’engagement des militaires français sur ce théâtre difficile. Le GTIA Savoie a fait effort cette semaine sur le 3èmearrondissement avec des patrouilles quotidiennes menées conjointement avec la MISCA (contingent burundais). Celles-ci n’ont fait l’objet d’aucune réaction hostile de la part de la population. Le détachement de gendarmerie poursuit quant à lui ses patrouilles aux côtés des forces de sécurité intérieures centrafricaines.

 

Dans l’Ouest, la semaine a été marquée par la fin de la mission de reconnaissance et de contrôle de zone dans le Nord-Ouest, qui visait depuis le 3 mai à appuyer la MISCA dans la sécurisation de cette région. Dans ce cadre, le GTIA Dragon s’est déployé de Nana Bakassa à Markounda, qu’il a atteint le 16 mai. Après sécurisation de la zone, le GTIA Dragon a entamé son désengagement du secteur pour rejoindre Bossangoa le 18 mai et se redéployer le long de la MSR, où se poursuivent les actions de sécurisation.

 

Sur la Main Supply Road, axe logistique reliant la capitale au Cameroun, le trafic de poids lourds ne diminue pas, témoignant d’une situation sécuritaire stable : près de 350 véhicules ont transité cette semaine sur cet axe, dont la majorité (167 véhicules) sans escorte, les autres étant escortés par la MISCA (130) ou pour une minorité par la force Sangaris (40).

 

Dans l’Est, en appui de la MISCA, le GTIA Scorpion continue la sécurisation de l’axe Sibut-Bria. La MISCA et le GTIA Scorpion maintiennent un dispositif visible et continuent à faire appliquer les mesures de confiance.

Sangaris : point de situation du 21 mai
Sangaris : point de situation du 21 mai
Sangaris : point de situation du 21 mai
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:55
Dossier : l'innovation à coeur

 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:50
La Composante Terre tournée vers l'avenir

 

22 mai 2014 Belgian Defense

 

Des rebelles armés occupent un village fictif étranger. Ils menacent les civils belges et prennent en otage l'ambassadeur. C'est autour de ce scénario que la Composante Terre a démontré sa capacité et sa disponibilité devant un public restreint. Cela s'est déroulé le 16 mai à Bourg-Léopold, sous le nom de « Future of land power ».

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:45
Les artilleurs dans le désert djiboutien

Les artilleurs dans le désert djiboutien / Crédits : 68eRAA

 

15/05/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Durant le mois de mai, la batterie sol-air du 68e régiment d’artillerie d’Afrique a été projetée en mission courte durée à Djibouti, à l’occasion du partenariat entre le groupement d’application de l’école d’artillerie (EA) et le 5e régiment interarmes d’outre-mer (5eRIAOM).

 

De nombreux moyens, français et américains, ont été déployés pour ce partenariat. Les sorties quotidiennes d’aéronefs - hélicoptères Gazelles, Puma, Super-Cobra, Blackhawk ou encore avions Mirage 2000 et AV-8 Harrier - ont fourni un plastron aérien actif. « Ce partenariat était une formidable opportunité de s’entraîner dans un cadre interallié car rares sont les exercices d’une telle ampleur », confie le lieutenant Yvelin, chef de section de la batterie sol-air du 68e RAA.

 

L’entraînement a été riche et varié de jour comme de nuit. Lors d’un raid blindé, le détachement sol-air a notamment « apporté la puissance de feu de son canon de 20 mm et une couverture anti-aérienne jusqu’au premier échelon du sous-GTIA blindé ».

 

Les deux sections ont également réalisé une opération héliportée Mistral. « Les pièces étaient déposées sur des pitons et déployées une défense sol-air au profit des unités amies dans un terrain difficile d’accès », précise le lieutenant Yvelin.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:35
Les deux Scorpène® malaisiens, invités des 40 ans de la Marine royale malaisienne

 

 

23/05/2014 DCNS Group

 

Après un entretien de plusieurs mois, le Tunku Abdul Rahman est parti du chantier naval de Lumut mi-avril pour participer à la cérémonie du quarantième anniversaire de la Marine malaisienne. A son retour à la base, le premier des deux Scorpène® malaisiens a rencontré le Tun Razak, qui effectuait ses essais à la mer suite à son entretien de cinq semaines.

 

Les deux sous-marins ont alors navigué ensemble jusqu’à leur base, située à Kota Kinabalu, dans la baie de Sépangar (île de Bornéo): « Ces navigations sont la démonstration de la force sous-marine de la Marine royale malaisienne et DCNS est fier de contribuer à cette réussite, notamment en participant aux opérations d’entretien de cette flotte avec BDNC (Boustead DCNS Naval Corporation) », souligne Roland Ulvoas, Directeur Adjoint du Programme Scorpène®  Malaisie.

 

Signé en juin 2002, le contrat entre le gouvernement de Malaisie et DCNS portait sur la fourniture de deux sous-marins de type Scorpène®, de prestations logistiques et d’un programme de formation. Le Groupe a également activement participé à la conception et à la construction de la nouvelle base navale malaisienne.

 

Les deux bâtiments, d’une longueur de 67,5 m et d’un déplacement de 1 550 tonnes, sont conduits par un équipage réduit de 31 hommes pour une autonomie de 45 jours.

 

Ce programme de sous-marins Scorpène®  confirme le savoir-faire reconnu de DCNS dans la maîtrise d’œuvre de programmes navals complexes. Avec quatorze unités vendues dans le monde, le Scorpène® est une référence mondiale en matière de sous-marins conventionnels (deux ont été vendus au Chili, deux à la Malaisie, six à l’Inde, quatre au Brésil).

 

Conçus par DCNS, ces sous-marins bénéficient des innovations développées ces dernières années sur d’autres programmes et rassemblent les technologies les plus avancées, notamment dans les domaines de l’hydrodynamisme, de la discrétion acoustique et de l’automatisation.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:30
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Du 12 mai au 16 mai 2014, sur le camp de Dayr Kifa au sud Liban, les militaires français de la Force Commander Reserve (FCR) de la FINUL et ceux des Forces armées libanaises (FAL) ont conduit un entraînement conjoint.

 

Cet exercice sur les combats en zone urbaine a permis de partager l’expérience respective des militaires français et libanais.

 

Dans le cadre de l’appui aux forces armées libanaises, un peloton de Chars de la FCR armé par le 501e régiment de Chars de Combat (501e RCC) et composé d’une vingtaine de militaires, a passé cinq jours avec une section libanaise sur le camp français de Dayr Kifa. Au cours de la semaine, les soldats ont mis en pratique leurs connaissances en matière de combat en zone urbaine, de techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) et de contre IED (Engins explosifs improvisés). Un tir en commun réalisé le 15 mai, sur le camp libanais d’Ebel-El-Saqi situé à l’est de la région du sud-Litani, a ponctué cet échange.

 

Une cérémonie de remise de diplômes à Deyr Kifa, en présence du général Lahib, adjoint à la 7e brigade de l’armée libanaise, a clôturé la semaine d’entrainement.

 

Depuis février 2012, la FCR et les FAL suivent des entraînements communs. Régulièrement, une section française et une section libanaise travaillent pendant cinq jours les savoir-faire qui leur permettront de remplir leurs missions communes.

 

La résolution 1701, fondement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban depuis 2006 en complément des résolutions de 1978, assigne à la FINUL la mission de soutenir les Forces armées libanaises dans le Sud-Litani. Les entraînements conjoints participent à cette mission. La France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français présents au Liban, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN (contribution de la France à cette mission ONU), agissent principalement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR). Ce détachement confère au Force Commander des capacités de dissuasion de réaction, et de surveillance terrestre et aérienne. Parallèlement, la FCR entretient une coopération étroite avec les forces armées libanaises, tant lors de patrouilles communes que lors d’entraînements conjoints comme ceux de cette semaine.

Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:25
Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le bâtiment de projection et de commandement Mistral et sa force de réaction embarquée ont participé à la troisième et dernière phase de l’exercice interarmées et interministériel « Caraïbes 2014 », engageant les Forces Armées aux Antilles (FAA) pour son volet militaire.

 

Fondé sur un scénario de secours à la population à la suite d’une catastrophe naturelle, l’exercice « Caraïbes 2014 » a engagé plus de 1 000 militaires aux côté des acteurs de la sécurité civile, permettant ainsi à chacun de travailler dans le domaine clé de la coordination.

 

Après les premières secousses, une première reconnaissance aérienne fait état de nombreuses victimes et dégâts matériels très importants (routes coupées, immeubles et maisons effondrés, réseaux d’eau potable endommagés, réseaux électrique et téléphonique partiellement détruits, etc.). Devant l’ampleur de la mission à réaliser pour venir au secours des populations sinistrées, le préfet de région et le préfet du département de Guadeloupe demandent aux Forces armées aux Antilles de prendre en compte le dispositif de secours.

 

« Mistral Galant » : Le Mistral en renfort

 

Les autorités antillaises réalisent alors rapidement un bilan des moyens nécessaires et demandent des renforts au Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO). Celui-ci prend la décision de dérouter le bâtiment de projection et de commandement Mistral, alors en patrouille au large de l’Afrique de l’Ouest, afin de l’intégrer dans l’opération. Dès son arrivée sur zone le 17 mai, le Mistral déploie sa batellerie et les hélicoptères embarqués au sein du groupe aéromobile de l’aviation légère de l’Armée de terre. Avec la mise en œuvre rapide de ces moyens, 150 marsouins de la 9ème brigade d’infanterie de marine et une trentaine de véhicules logistiques sont débarqués sur Marie Galante. Pendant trois jours, ils remplissent de nombreuses missions : recherche de victimes bloquées sous les décombres, sécurisation des sites névralgiques, distribution de fret humanitaire, aménagement de camps de réfugiés, participation au déblaiement et au début de la reconstruction des infrastructures prioritaires. Pendant ce temps, opérant depuis le Mistral, les chalands de transport de matériel, l’engin de débarquement amphibie rapide, ainsi que les hélicoptères Puma et Gazelle acheminent du fret humanitaire vers l’île: tentes, lits en toile, vivres et eau pour les sinistrés.

 

Soutien médical sur tous les fronts

 

L’ensemble du personnel médical du Mistral est également mobilisé. Des infirmiers et médecins du bord, dont cinq médecins-stagiaires, viennent renforcer les trois postes de secours de l’île. Les blessés affluent en grand nombre ; ils sont orientés, pris en charge et évacués vers les hôpitaux de l’île qui se trouvent rapidement saturés. Les plus gravement atteints sont transportés vers l’hôpital de chirurgie de « stabilisation » (ou « rôle 2 ») du Mistral, par un engin de débarquement équipé en poste médical mobile ou par hélicoptère.

 

C’est dans le cadre de ce volet sanitaire de l’exercice que, le 19 mai, une dizaine de membres du SAMU de Guadeloupe est venue échanger avec les équipes médicales du Mistral, pour apprendre à mieux se connaître, afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle commune en cas d’engagement réel.

 

Cet exercice illustre la pertinence de l’Organisation Territoriale Interarmées de Défense (chaîne OTIAD). Cette chaîne permanente, structurée en miroir de la chaîne décisionnelle gouvernementale et préfectorale, permet d’assurer la veille sur l’ensemble du territoire national, ainsi que de planifier et conduire les engagements des armées sur le Territoire national (TN). Ces engagements s’inscrivent en complément ou en renfort de l'action des autres ministères et des collectivités territoriales. L’aide à la population en cas de catastrophe naturelle en est un des exemples. L’OTIAD conduit également d’autres missions, telles que le renforcement de la sécurité des grands événements, la lutte anti-terroriste (dispositif VIGIPIRATE) ou encore la lutte contre les activités illicites (à l’instar de l’opération HARPIE en Guyane).

Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »
Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Brigade de renseignement

 

source Armée de Terre
 

Créée le 1er septembre 1993, la brigade de renseignement (BR) est une brigade d'appui spécialisé des forces terrestres visant à aider le chef interarmes dans la réalisation de sa mission.

 

Mission

 

Spécialisée dans la recherche du renseignement militaire, le renseignement d'intérêt militaire et la géographie militaire, la BR a pour vocation d’aider le chef interarmes à mieux comprendre l’environnement de sa mission, de faciliter ses prises de décisions et d’appuyer sa manœuvre. Selon les impératifs des opérations et sur la substance de son état-major et de ses régiments, la BR met sur pied des moyens de commandement (centre de mise en œuvre de moyens de renseignement ou état-major de bataillons de renseignement multi-capteurs) et de recherche (renseignement d’origine humaine, image, électronique ou géographie).

 

Composition

 

L’état-major de la brigade de renseignement (EMBR) d’Haguenau.
Le 2e régiment de hussards (2e RH) d'Haguenau, régiment de recherche du renseignement dans la profondeur et de recueil de l’information (renseignement d'origine humaine).
Le 61e régiment d'artillerie (61e RA) de Chaumont, régiment de surveillance du champ de bataille avec des drones (renseignement d'origine image photo et vidéo, de situation, d'objectifs et de documentation).
Le 44e régiment de transmissions (44e RT) de Mutzig, régiment de guerre électronique opératif (renseignement d'origine électromagnétique dans la profondeur).
Le 54e régiment de transmissions (54e RT) d'Haguenau, régiment de guerre électronique tactique (renseignement d'origine électromagnétique de proximité et au contact).
Le 28e groupe géographique (28e GG) d'Haguenau, renseignement d'origine géographique.
Le centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Bitche.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

 

22.05.2014 Jean-François Fiorina  - notes-geopolitiques.com

 

Le général Frédéric Hingray commande la discrète mais puissante brigade de renseignement (BR) de l’armée de Terre. La géopolitique, il la pratique très concrètement au quotidien. Car la connaissance du terrain est indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Pour lui, il existe d’ailleurs des analogies entre guerre et guerre économique. Dans les deux cas, il faut trouver la bonne information au bon moment, la vérifier et l’exploiter au mieux pour prendre la bonne décision, rapide et pertinente, en toute confidentialité. Un entretien rare sur cette unité peu connue mais hautement spécialisée, qui intervient sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats.

 

Le renseignement est sans doute aussi ancien que l’art de la guerre. En quoi est-il aujourd’hui indispensable à la conduite des opérations militaires ?

 

L’enjeu aujourd’hui comme hier est inchangé : il s’agit toujours de savoir pour comprendre les situations, l’environnement, et agir à bon escient, souvent dans l’urgence, afin de prévenir les menaces, les désamorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il s’agit toujours de dominer l’adversaire (supériorité opérationnelle), un adversaire qui a beaucoup changé de nature depuis la fin de la guerre froide et des grands conflits classiques du type « guerre du Golfe ».

 

Aujourd’hui, les opérations militaires sont d’abord confrontées à l’individualisation de la menace : un ou des terroristes ou un ou des petits groupes d’assaillants, un EEI – engin explosif improvisé – posé sur le passage d’un convoi, un tir de roquette soudain contre une emprise militaire, etc.

 

Ensuite, il y a l’aspect asymétrique à prendre en compte : ce ne sont pas forcément des troupes organisées et identifiables, en uniforme, qui s’opposent à nous, mais des groupes armés hétérogènes, à l’exemple des réseaux et groupes extrémistes ou djihadistes immergés le plus souvent dans la population.

 

La seconde caractéristique des conflits modernes est l’environnement humain permanent dans lequel se déroulent les opérations militaires, populations victimes directes ou collatérales des actes de violence perpétrés par nos adversaires, qu’il convient d’épargner et de protéger tout en ayant conscience qu’en leur sein se cachent facilement ces mêmes adversaires.

 

Dans ce contexte, le renseignement doit être beaucoup plus précis, exhaustif et réactif pour permettre l’action efficace, tout en s’appuyant sur des informations beaucoup plus fugaces et morcelées que par le passé, dont il convient de s’assurer de la pertinence et de la robustesse dans des délais contraints.

 

Quelles analogies voyez-vous avec les systèmes d’intelligence économique (IE) mis en oeuvre par les entreprises pour anticiper et gérer les risques liés à une implantation à l’étranger, a fortiori en zone instable ?

 

L’analogie réside, je crois, dans la capacité à saisir la bonne information au bon moment, à s’assurer de sa validité, et à l’exploiter dans un cycle décisionnel approprié pour obtenir une appréciation de situation consolidée et partagée, propice à la prise de décision rapide et pertinente, tout en garantissant en permanence la confidentialité de l’information et de son traitement.

 

Évidemment, l’IE s’exerce sur un autre théâtre que celui des opérations militaires et les enjeux sont plus économiques et liés aux risques, avec des enjeux sécuritaires en principe moins prononcés mais qu’il convient aussi de bien prendre en considération.

 

Vous commandez la brigade de renseignement de l’armée de Terre depuis bientôt deux ans. Le grand public connaît peu cette unité très spécialisée, qui intervient pourtant sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Quelles sont ses principales missions ?

 

La BRENS est une grande unité spécialisée des forces terrestres. Elle appartient à l’armée de Terre. Il convient de la distinguer des « services de renseignement » nationaux qui relèvent du ministre de la Défense avec lesquels existent bien sûr des synergies, notamment avec la DRM (direction du renseignement militaire), qui est un employeur de nos capacités.

 

La brigade est constituée de 5 régiments spécialisés dans le renseignement d’origine humaine (ROHUM), image (ROIM), électromagnétique (ROEM), géographique (GEO) et d’un petit état-major (60 personnes), soit au total environ 3600 personnes. Son centre de gravité est situé en Alsace.

 

Ma mission est de former les hommes et les femmes du renseignement terrestre dans ces 4 spécialités, les entraîner à la maîtrise des moyens et des procédures associées et à opérer ensemble, les intégrer dans des structures « multicapteurs » réunissant tout ou partie de ces différentes spécialités, sous un commandement unique, afin de conduire des opérations de recherche en appui et au rythme d’une force aéroterrestre déployée sur un théâtre d’opération.

 

Comment s’organisent concrètement le recueil et le traitement du renseignement sur un théâtre d’opération ? Quelle est l’importance donnée à la connaissance du terrain, au sens géographique et humain du terme, et plus largement à l’analyse géopolitique dans le traitement des informations recueillies ?

 

Pour ce qui est de l’organisation et du traitement, les unités de recherche mettent en oeuvre leurs capacités (capteurs spécialisés) pour obtenir, chacun dans leur domaine, des informations sur un certain nombre de cibles, d’objectifs ou de thématiques, dans l’espace et dans le temps.

 

Ces informations correspondent à un besoin précis, établi par l’état-major opérationnel qu’elles sont chargées d’appuyer, selon un ordre de priorité bien défini. Une fois acquises, ces informations sont exploitées, c’est-à-dire mises en forme, analysées, capitalisées en bases de données, croisées, etc. puis synthétisées sous forme de productions selon des formats et un timing normés, afin d’être utiles à la décision du commandant d’opérations et de son état-major dans les délais prescrits.

 

La géopolitique, nous la mettons en pratique tous les jours. Car la connaissance du terrain (au sens physique et humain) est absolument indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Sinon, on risque par exemple de commettre de graves impairs vis-à-vis des acteurs locaux (par exemple, méconnaissance des traditions locales et des réalités ethniques et confessionnelles) ou encore de mettre la force en difficulté sur un terrain défavorable à la manoeuvre.

 

Plus généralement, le géo-référencement des informations de toute nature (imagerie, activité humaine et incidente, points déterminants du terrain, etc.) ainsi que leur datation le cas échéant ajoutent à la compréhension fine d’une réalité de terrain qu’il convient de restituer le plus fidèlement aux décideurs, de densifier dans le temps et de conserver en mémoire, notamment avec l’aide d’outils d’information géographiques puissants.

 

L’analyse géopolitique est évidemment essentielle à la décision de niveau stratégique et opérative (niveau du théâtre d’opération considéré) et le renseignement acquis sur le terrain, comme la bonne connaissance des réalités de la géographie physique et humaine, y contribuent mais pas uniquement.

 

En effet, des aspects historiques, sociaux, ethnoculturels, confessionnels et politiques interviennent dans cette analyse, aspects qui complètent et expliquent parfois l’apport en informations permis par la mise en oeuvre des capacités et compétences tactiques fournies par les seules unités de renseignement.

 

C’est pour cela qu’il est important que nos unités soient « acculturées », familiarisées, à un théâtre d’opérations avant de s’y déployer et de remplir leurs missions sur le terrain. Cette immersion est réalisée au cours de ce qu’on appelle la « mise en condition avant projection », grâce à l’intervention d’organismes spécialisés et d’experts de ces sujets.

 

Quel rôle jouent les nouvelles technologies, Internet et les réseaux sociaux dans la collecte et le traitement du renseignement ? Compliquent-ils la donne ou au contraire sont-ils pour vous des sources intéressantes ?

 

Les nouvelles technologies, Internet (et plus généralement les réseaux) jouent bien sûr un rôle croissant car des échanges d’informations denses s’opèrent par cette voie. Le nombre accru des communications par satellites en est l’exemple le plus illustratif. Et Internet recèle des informations accessibles en « sources ouvertes » dont beaucoup présentent un intérêt incontestable.

 

Encore faut-il pouvoir trier le « bon grain de l’ivraie ». Les réseaux (au sens Internet), plus précisément, peuvent le cas échéant faire partie de l’environnement des forces en fonction du théâtre des opérations, en plus des moyens de communication plus traditionnels (radios de différentes fréquences, téléphonie mobile, etc.). Il y a de plus des passerelles entre ces deux mondes, réseaux et moyens de communication classiques, ce qui rend le spectre électromagnétique encore plus complexe à appréhender.

 

C’est évidemment un des défis à relever pour nous dans le proche avenir, y compris dans le cadre de la cyberdéfense qui fait l’objet d’une priorité stratégique dans le Livre blanc.

 

En quoi consiste plus particulièrement le renseignement d’origine électromagnétique ? La France est-elle à niveau dans ce domaine – au regard en particulier des moyens des États- Unis par exemple ?

 

Le renseignement d’origine électromagnétique couvre l’ensemble des renseignements de nature opérationnelle ou technique issus d’une interception « non coopérative » dans le spectre électromagnétique. Il a pour but de recueillir soit de l’information tirée de l’interception ou de l’écoute des télécommunications (contenu), soit de décrire l’émission électromagnétique elle-même (contenant, comme par exemple les fréquences ou autres informations techniques).

 

De plus, les moyens ROEM ont également une capacité d’attaque par la mise en oeuvre de mesures de guerre électronique, au premier sens du terme, c’est-à-dire de brouillage, de déception ou d’agression électromagnétique. La France a consenti des investissements réguliers et adaptés au besoin dans ce domaine.

 

Nous avons des capacités performantes et tout à fait compétitives par rapport à celles de nos principaux partenaires, avec plusieurs desquels nous coopérons d’ailleurs dans ce domaine au sein de l’OTAN.

 

Des entreprises françaises sont parfois implantées depuis longtemps dans les régions où vous êtes conduits à vous déployer, notamment en Afrique. Utilisez-vous leur connaissance des réalités locales et leurs réseaux dans le cadre de vos missions ? Plus généralement, ne serait-il pas utile de mieux faire collaborer – sur le modèle anglo-saxon – les entreprises privées avec les armées lorsque les intérêts de la Nation sont en jeu ?

 

Les acteurs économiques nationaux implantés à l’étranger sont évidemment des interlocuteurs de premier plan qui connaissent bien les réalités des territoires où ils sont implantés de longue date. Ils sont d’ailleurs régulièrement associés aux échanges qui s’opèrent, sous l’égide de nos représentations diplomatiques (ambassadeurs, attachés de défense), sur les questions de sécurité, ne serait-ce que dans le cadre de la veille sécuritaire classique et de la mise à jour des mesures de protection, de regroupement ou d’évacuation en cas de situation dégradée.

 

Si des entreprises françaises étaient stationnées dans un pays faisant l’objet d’une intervention militaire de la France, il est évident que les militaires entreraient en contact avec leurs représentants, d’abord et surtout pour s’assurer de leur sécurité et, le cas échéant, recueillir leurs témoignages avertis.

 

Mieux faire collaborer les entreprises privées avec la défense est une démarche qui existe déjà dans le cadre de certains marchés d’externalisation. Je pense ici à des aspects logistiques, maintenance d’équipements ou appui au stationnement des forces. D’autres prestations sont possibles, comme la fourniture de services liés à l’information ou à l’imagerie aérienne. D’autres pistes encore sont explorées.

 

Il existe par exemple des besoins de protection du trafic maritime privé (contre la piraterie) qui ne peuvent être entièrement satisfaits par les États. C’est un sujet connu qui fait l’objet d’une réflexion partagée, alors que les armées sont appelées à réduire leurs effectifs conformément aux nouveaux contrats opérationnels qui leurs sont fixés par le Livre blanc.

 

Compte tenu du format de la Défense nationale, les armées utilisent proportionnellement toujours davantage de réservistes. De jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble, dont l’une des spécificités tient à l’enseignement de la géopolitique, peuvent-ils constituer des recrues de choix pour vous ? Et qu’apprendraient ces réservistes en servant au sein de la brigade de renseignement pour gagner en performance dans leurs fonctions de management, notamment à l’international ?

 

Oui sans aucun doute, les jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble peuvent constituer des recrues de choix pour notre brigade et plus généralement pour la fonction renseignement de l’armée de Terre et des armées dont la mission est de rechercher et d’exploiter des informations variées pour mieux appréhender et comprendre en profondeur des situations géopolitiques ou militaires complexes.

 

L’exemple de nos homologues britanniques est d’ailleurs intéressant à observer et peut servir de modèle à certains égards. En effet, ils recrutent beaucoup plus de réservistes que nous dans leurs unités spécialisées (Intelligence Battalions). Ceux-ci se consacrent à l’analyse et à l’exploitation d’informations opérationnelles et d’environnement, et fournissent un appui important au commandement sous forme de conseils et d’assistance, du fait de leur connaissance approfondie de certains domaines utiles à la compréhension intelligente des situations conflictuelles (ethnologie, histoire, géographie physique et humaine, etc.).

 

En servant comme réservistes au sein de la brigade de renseignement, de jeunes cadres d’entreprise acquerront une connaissance très concrète des opérations de recherche du renseignement et du processus d’aide à la décision appuyé par le renseignement.

 

Cette expérience pourra leur être utile également à l’international car ce sujet est partagé entre les forces armées des pays alliés et nous avons des échanges fréquents sur nos manières d’opérer entre partenaires, dans le cadre de la communauté « ISTAR » (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance).

 

Beaucoup de capacités mises en oeuvre par les forces armées aujourd’hui, dont certaines élaborées en synergie avec nos alliés, anglo-saxons notamment, ont été développées à partir d’une réflexion conceptuelle approfondie sur cette compétence centrale qu’est la maîtrise du renseignement opérationnel, nécessaire à tout décideur pour savoir et agir rapidement et à bon escient, qu’il soit civil ou militaire.

 

Par ailleurs, l’art du commandement est toujours une valeur centrale dans les armées, objet d’un enseignement continu et de pratiques éprouvées dans le cadre d’un exercice à la fois hiérarchique et transverse de l’autorité.

 

La qualité des relations humaines et du travail en réseau constitue un des leviers essentiels de ce que l’on appelle le « dialogue de commandement », qui conditionne pour une large part la performance collective. J’imagine que c’est exactement la même chose dans le management d’une entreprise.

 

En matière de commandement (management) et de renseignement, faire un peu de benchmark sur la manière de faire des militaires est donc toujours pertinent pour l’entreprise en 2014 !

 

 

La brigade de renseignement de l’armée de Terre vient de publier le 1er numéro de CODEX – De l’information à l’action. Consacrée à l’actualité du renseignement et des enjeux de l’information décisionnelle, cette newsletter mensuelle entend bâtir des ponts entre décideurs politiques, militaires et économiques conscients de la nécessité de « connaître » et « anticiper » pour conduire leur stratégie. Pour s’inscrire à la liste de diffusion, adresser une demande à : offcom.brens@gmail.com

 

 

Géopolitique du renseignement militaire

 

A propos de Frédéric Hingray

 

Frédéric HingrayFrédéric Hingray intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1982, puis choisit les Troupes de marine. Après une année de formation à l’Ecole d’application de l’infanterie à Montpellier (1985-1986), il sert comme lieutenant au 8ème régiment parachutiste d’infanterie de marine à Castres. Il est engagé successivement au Gabon puis en Nouvelle-Calédonie.

 

En 1989, promu capitaine, il est désigné pour servir au 2ème régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à Saint-Pierre (La Réunion) comme chef de section. Il est également engagé aux Comores. Muté au 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine de 1991 à 1994 à Bayonne, il y commande la 3ème compagnie. Il est ainsi engagé en Somalie et en République Centrafricaine.

 

En 1994, promu chef de bataillon, il est affecté à l’Ecole d’application de l’infanterie au sein du groupement d’application des officiers. Il y occupe les fonctions de commandant de brigade puis de commandant de groupe.

 

Après sa réussite au concours de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique en 1996, il suit l’enseignement de l’Ecole des mines à Nancy puis de la 25e promotion du Cours supérieur d’état-major canadien à Toronto. Il est promu lieutenant-colonel en 1998.

 

A son retour en 1999, il rejoint l’encadrement du Collège interarmées de défense à Paris, en charge du projet « simulation interarmées ». En 2001, il est affecté comme adjoint « opérations » au sein du Commandement des opérations spéciales (COS). Il est de nouveau engagé au Kosovo, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan, et est promu colonel en 2003.

 

Il commande le 6e bataillon d’infanterie de marine et les Troupes françaises à Libreville au Gabon de juillet 2005 à juillet 2007. Affecté en septembre 2007 à l’Etat-major de l’armée de Terre, il y occupe la fonction de chef de section au sein du bureau « prospective études synthèse ».

 

De 2009 à 2010, il est auditeur de la 59e session du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la 62e session de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), puis jusqu’en juillet 2012, il est le chef du bureau réservé du cabinet du ministre de la défense.En août 2012, il est nommé général et commandant de la brigade de renseignement à Haguenau à la même date.

 

Le général HINGRAY est officier de la Légion d’Honneur, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec trois citations.

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