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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
source Vladislav Seleznev

source Vladislav Seleznev

 

 

24 mars 2014 07h54 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - Les forces russes ont pris d'assaut lundi à l'aube une base militaire ukrainienne à Féodossia en Crimée, a indiqué sur sa page Facebook le porte-parole des forces ukrainiennes en Crimée Vladislav Seleznev.

 

L'opération a été menée avec des blindés légers et des hélicoptères, des coups de feu ont été entendus, selon la même source. Trois camions transportant les soldats ukrainiens les mains liées ont quitté la base deux heures plus tard, a ajouté le porte-parole.

 

Aucune information n'a été donnée quant à une éventuelle résistance armée de l'unité d'infanterie de marine des forces ukrainiennes attaquée par les forces russes à Feodossia.

 

Les forces russes et pro-russes ont occupé ces derniers jours sans combats plusieurs bases ukrainiennes en Crimée et saisi plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne, dont l'essentiel est basée dans les ports de la péninsule désormais rattachée à la Russie malgré les protestations de Kiev et de l'Occident.

 

La situation en Crimée est complexe. Ces derniers jours des navires ont été bloqués puis saisis (par les Russes), en dépit du fait que tous les commandants avaient l'ordre d'utiliser les armes, a reconnu dimanche le ministre ukrainien de la Défense Igor Tenioukh.

 

Les forces russes en Crimée cherchent depuis quatre jours à s'emparer des dernières bases encore tenues par les forces ukrainiennes.

 

Deux bases ont été saisies samedi par les forces russes, à Novofedorivka et à Belbek.

 

Des tirs ont été entendus lors de l'opération contre la base de Belbek, et le ministère ukrainien de la Défense, confirmant l'évacuation de la base par ses hommes, a fait état de deux blessés, un journaliste et un soldat ukrainien.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
La Crimée se vide de ses militaires ukrainiens

 

24-03-2014 à 13:28 par RFI

 

Conséquence directe de l’annexion de la Crimée par la Russie la semaine dernière, les forces russes cherchent depuis quatre jours à s’emparer des dernières bases encore tenues par l’armée ukrainienne. Dernier épisode en date : la prise d’assaut ce lundi 24 mars au matin d’une base militaire ukrainienne à Feodossia. Mais les coups de force seront désormais inutiles en Crimée, Kiev venant de décider le retrait de ses forces.

Selon le communiqué du ministère ukrainien de la Défense, le commandant de la base à Feodossia et son adjoint ont été jetés à terre et ont reçu des coups de pied au visage. Un hélicoptère les a ensuite emmenés dans une direction inconnue. Plusieurs soldats ukrainiens auraient été blessés et entre soixante et quatre-vingts capturés.

L’attaque a été menée avec des blindés légers et des hélicoptères. Des tirs de mitrailleuses ont été entendus. Selon les autorités ukrainiennes, les Russes auraient posé comme condition de la libération des militaires retenus, « le départ des officiers ukrainiens de Crimée vers l’Ukraine continentale ».

 

Retrait

Un vœu exaucé de fait, puisqu’à Kiev, le président par intérim, Oleksandre Tourtchinov, a indiqué ce même jour que les forces ukrainiennes encore en Crimée allaient se retirer. Un véritable changement de ton : les autorités ukrainiennes avaient autorisé jusque-là l’usage de la force pour défendre ses bases. Une consigne sans effets puisque la décision appartient au commandant du complexe investi.

Ainsi les forces russes ont occupé ces derniers jours pratiquement sans combat plusieurs bases ukrainiennes en Crimée et ont saisi plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne. Les humiliations subies par les militaires en Crimée sont de plus en plus mal vécues par l’opinion publique ukrainienne, qui commence à demander des explications au gouvernement.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
Kiev décide de transférer ses troupes de Crimée vers l'Ukraine continentale

 

24 mars 2014 10h48 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - L'Ukraine a décidé lundi de retirer ses troupes de Crimée, a indiqué le président par intérim Olexandre Tourtchinov, alors que l'essentiel des bases ukrainiennes sur la péninsule sont passées sous le contrôle de la Russie.

 

Le Conseil de sécurité nationale et de défense a ordonné au ministère de la Défense de redéployer les unités militaires qui se trouvent en Crimée, a déclaré M. Tourtchinov devant les chefs de groupes parlementaires.

 

La péninsule a été rattachée à la Russie vendredi dernier, malgré les sanctions et les protestations occidentales.

 

L'annonce de M. Tourtchinov marque un changement de position des autorités ukrainiennes qui avaient auparavant autorisé les militaires à tirer pour défendre leurs bases en Crimée occupée depuis plus de trois semaines par les troupes russes.

 

Mais la décision finale appartenait aux commandants sur le terrain et les bases sont tombées pratiquement sans combat aux mains des Russes.

 

Les forces russes et pro-russes ont également saisi ces derniers jours plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne, dont l'essentiel est basé dans les ports de la péninsule.

 

Les forces russes ont pris d'assaut lundi à l'aube une base militaire ukrainienne à Feodossia en Crimée, une opération au cours de laquelle plusieurs fusiliers marins ukrainiens ont été blessés et entre 60 et 80 capturés, selon le ministère ukrainien de la Défense.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:35
source Les Yeux du Monde

source Les Yeux du Monde


24.03.2014 Charles CASTA - Portail de l'I.E.
 

Depuis 2012, et malgré les récentes déclarations amicales de Washington et Pékin, on observe une montée des tensions dans le Pacifique. Parallèlement, l'Asean refuse de prendre position, tiraillée en interne entre partisans américains et chinois. Dans le cadre d' un éventuel conflit, quelles seraient alors les options de l'organisation asiatique?

 

Le sommet informel de juin 2013 entre Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping a laissé entrevoir la possibilité d’un apaisement des tensions dans les relations sino-américaines comme en témoigne la déclaration du président chinois qui souhaite voir émerger une nouvelle ère de relations bilatérales basées sur la paix, la tolérance et la coopération. Néanmoins, les nombreux incidents qui ont émaillé la fin de l’année 2013 (instauration chinoise d’une zone aérienne d’identification en mer de Chine de l’Est et d’une zone de pêche contrôlée en mer de Chine du Sud, incident entre le navire militaire américain Cowpens et une frégate chinoise) laissent plutôt penser que l’affrontement stratégique entre Pékin et Washington dans le Pacifique est sérieux et s’inscrit dans le long terme. A côté des deux premières puissances mondiales, la puissance régionale montante, l’Asean, créé en 1967 à Bangkok, tente de résoudre pacifiquement les conflits et de prévenir l'escalade des tensions impliquant la Chine et une majorité de ses dix Etats membres. Si l’organisation a jusqu’à présent toujours réussi à empêcher la naissance d’un conflit armé, quel serait son rôle dans un affrontement sino-américain ?

 

Les raisons laissant penser à un futur conflit

 

De retour en Asie du Sud-Est depuis 2011, les Etats-Unis ont officiellement justifié ce revirement géostratégique par la volonté d’assurer la liberté de navigation en mer de Chine. Officieusement, il s’agit surtout de contrer la politique offensive chinoise et de rassurer ses alliés japonais ou coréen. Retour sur les points sensibles de la zone Pacifique :

Quelle place pour l’Asean dans le futur conflit sino-américain dans le Pacifique ?

 

Situées à 90 milles nautiques à l’ouest d’Okinawa, les îles Senkaku sont une source de tensions récurrente depuis que la  République de Chine en dispute la souveraineté au Japon. Objet de tensions croissantes depuis 2010, l’aspect économique constitue le cœur du conflit dans la mesure où les eaux bordant l’archipel recèlent d’importants gisements d’hydrocarbures (champ gazier de Chunxiao) et de ressources halieutiques (bonite notamment). La nationalisation récente de l’archipel revêt une double importance pour Tokyo : faire étalage de sa puissance face au voisin chinois et tester son allié américain.

 

Quelle place pour l’Asean dans le futur conflit sino-américain dans le Pacifique ?

Les relations entre la Chine et le Japon se sont encore tendues fin novembre 2013 suite à la décision unilatérale chinoise d’instaurer une « zone aérienne d’identification » (ZAI) dans l’espace aérien des îles Senkaku. En réaction, Tokyo a pour la seconde fois depuis 2010 modifié sa stratégie de défense, en accroissant l’intégration et la mobilité de son armée. Cette nouvelle stratégie permettrait au Japon de reprendre les îles du Sud-Ouest de l’Archipel dans l’hypothèse d’une invasion chinoise. Parallèlement, Washington a immédiatement réagit en envoyant deux bombardiers B52 survoler la zone. Si l’annonce, le 31 Janvier dernier, par le quotidien japonais « The Asahi Shimbun » de l’intention chinoise d’instaurer une nouvelle ZAI dans la partie sud de la mer de Chine s’avérait réelle, on peut se demander comment réagirait Washington qui a déjà refusé de reconnaitre la première zone.

L’instauration chinoise d’un accord préalable de pêche : Le 1er Janvier dernier, Pékin a annoncé la mise en place d’un accord préalable de pêche pour tout navire étranger souhaitant pêcher dans les eaux de mer de Chine du sud. Officiellement mise en œuvre pour préserver les ressources halieutiques de la zone et  protéger la pérennité de l’industrie de pêche, cette décision s’est accompagnée de l’envoi de patrouilleurs dans la zone ainsi qu’en Malaisie.

Pékin a aussi répliqué à la mise en place de la stratégie américaine « Air Sea Battle » par le déploiement de missiles anti-navires dans le cadre de sa stratégie « A2/AD ». Cette décision est vécue par Washington comme la volonté chinoise d’empêcher, dans le cadre d’un futur conflit, toute progression américaine dans la zone.

Enfin, la lutte pour le contrôle de la voie maritime Sulu-Sulawesi-Makassar-Lombok oppose chinois et américains à propos d’une faille sous-marine traversant l’archipel des Spratleys d’Ouest en Est. Contrôler cette faille permettrait à Washington ou Pékin de posséder une alternative au détroit de Malacca en cas de crise internationale. Cela permettrait également d’avoir un œil sur la mer de Sulu et notamment le détroit de Balabac, qui est depuis 2012 au centre des préoccupations australienne, philippine et américaine. Ce point stratégique permet de contrôler les flux des sous-marins chinois dans la zone. Ce n’est d’ailleurs pas innocent si les Etats-Unis ont inauguré il y a peu une nouvelle base à Darwin en Australie.

 

Quelles conséquences pour l’ASEAN ?

Les tensions sino-américaines, directes ou indirectes, ont des répercussions inévitables sur l’Asean. Si les Etats membres de l’organisation ont toujours refusé de choisir entre Washington et Pékin, afin de préserver ses valeurs d’unité et de neutralité, cet « Asean way » est à l’heure actuelle soumis à rude épreuve. En effet, depuis le retour des Etats-Unis dans la zone Pacifique, plusieurs pays membres de l’Asean comme le Vietnam ou la Birmanie s'en sont rapprochés pour contrer la menace chinoise. Ces stratégies ont des répercussions au sein de l’Asean qui voit son unité menacée entre les «pro-chinois » d’une part (Cambodge, Laos) et les pro-américains d’autre part (Vietnam, Philippines). Quels sont alors les scenarii envisageables pour l’organisation dans ses relations avec la Chine et les Etats-Unis ?

 - Un rapprochement avec la Chine pour approfondir la coopération économique. L’Asean reconnait elle-même que « l’Asean + 3 » (Chine, Japon et Corée Sud) est l’architecture diplomatique la plus à-même de bâtir une communauté est-asiatique. Dans ce scénario, les Etats membres se rapprocheraient du voisin chinois avec lequel ils ont déjà planifié des projets d’intégration économique et de développement notamment dans les domaines touristiques, technologiques et d’infrastructures. Choisir Pékin plutôt que Washington relèverait donc d’une stratégie économique visant à développer l’intégration économique et profiter des énormes débouchés offerts par la croissance chinoise. Etant donné que les Etats-Unis refusent de s’impliquer dans les affaires internes de l’Asean, ce scénario ne pourrait être exclu à l’avenir.

 - Un rapprochement avec les Etats-Unis pour contrer la menace militaire et l’influence grandissante de Pékin. Dans ce scenario, les Etats membres de l’Asean opteraient pour la protection militaire offerte par Washington dans le cadre des conflits territoriaux en mer de Chine. Certains pays comme les Philippines ou le Vietnam ont d’ailleurs déjà effectué de choix. Coté économique, ce rapprochement pourrait aboutir à terme à la mise en place du partenariat Trans-Pacifique. Quatre pays (Vietnam, Brunei, Malaisie et Singapour) participent actuellement aux négociations. Cela pourrait également accélérer la mise en place de l’initiative E3 « Expanded Economic Engagement » qui vise à accroitre le commerce et les investissements entre les Etats-Unis et l’Asean.

 - Rester dans ligne directrice historique du « non alignement ». La troisième option reste le statu quo et l’arbitrage entre les influences américaine et chinoise. Cette stratégie a déjà fait ses preuves par le passé mais est de plus en plus dangereuse à l’heure d’une montée des tensions dans la rivalité sino-américaine. De plus, cet arbitrage pourrait à terme menacer l’unité de l’organisation. Pour William Toe, professeur à l’université nationale australienne, la stratégie de « l’Asean way » de l’Asean doit être remise en question si l’organisation ne veut pas imploser.

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:30
Armement : l'Arabie Saoudite et la France vont-elles naviguer ensemble ?

Les frégates multi-missions FREMM pourraient à terme équiper la marine saoudienne

 

24/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La France et l'Arabie Saoudite pourraient signer une lettre d'intention dans le domaine naval. En outre, Paris a décidé d'évoquer à nouveau la proposition de Thales pour le programme saoudien Mark 3. Enfin, OCEA pourrait obtenir prochainement une belle commande.


 

La France et l'Arabie Saoudite continuent leur difficile pas de deux dans la défense. C'est dans ce cadre que le Prince Salman Ben Sultan, vice-ministre de la Défense du Royaume d'Arabie saoudite est ce lundi et mardi à Paris. Il est probable que les deux pays signent un document de type lettre d'intention (letter of intent) dans le naval, qui évoquera les besoins saoudiens dans ce domaine en adéquation avec les propositions françaises (frégates multi-missions FREMM de DCNS, patrouilleurs d'OCEA, des avions de patrouille maritime...). "Ce serait un signe très positif", explique-t-on à La Tribune.

En outre, les autorités françaises évoqueront à nouveau la proposition à base de Crotale NG de Thales sur le programme saoudien de défense aérienne Mark III. Un dossier sur lequel l'Élysée est resté sur sa faim en janvier dernier lors de la visite de François Hollande en Arabie Saoudite. Car la France tient plus que jamais à ce dossier. "La partie française est décidée de continuer de marquer vis-à-vis des Saoudiens l'importance que revêt la conclusion prochaine de ce dossier", explique-t-on au sein du groupe Thales. A suivre... D'autant que son rival MBDA n'a pas abdiqué sur ce projet.

 

Vers une commande pour le chantier OCEA

Cela avait été un petit sujet d'incompréhension entre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian et ses interlocuteurs saoudiens quand il était allé en Arabie Saoudite à l'automne préparer la visite présidentielle de François Hollande. Les responsables saoudiens lui avaient part de leur vif intérêt pour des bâtiments français. Pensant aux FREMM, le ministre était ravi. Sauf que les Saoudiens pensaient plus à des patrouilleurs du chantier naval des Sables d'Olonne OCEA qu'aux frégates de DCNS dans le cadre du programme Sawari 3. C'est l'ex-patron d'ODAS, proche de celui d'OCEA, qui avait proposé ces navires aux Saoudiens sans en avertir Paris...

Du coup, OCEA pourrait un obtenir une commande de 600 millions de dollars environ en Arabie Saoudite pour des patrouilleurs, qui pourrait être équipés du système Simbad-RC (MBDA), destinés à la marine. Voire aussi à la Garde Royale, la SANG, qui a un besoin de patrouilleurs pour protéger les côtes du royaume. Les FREMM, équipées de 10 NH90 navals (NFH) d'Airbus Helicopters et du nouveau missile de croisière MDCN (MBDA), attendront encore un peu (2015, comme on l'espère chez DCNS) même si la France a besoin d'une commande rapide.

Car l'exportation des FREMM est une des clés de la bonne marche de la loi de programmation militaire (LPM) et bien sûr de DCNS. L'idée est de re-router les futures frégates 4, 5 et 6 destinées à la Royale vers la marine saoudienne sans affecter le plan de charge de DCNS et de son site de Lorient, cher à Jean-Yves Le Drian.

 

Et les Allemands engrangent

Pendant ce temps, les Allemands engrangent des commandes en Arabie saoudite. Au début de l'année, Berlin a apporté via Hermes (l'équivalent de la Coface) sa garantie pour l'exportation de 146 patrouilleurs fabriqués à Brême par le chantier naval Lürssen et destinés aux forces du ministère de l'Intérieur. Un contrat estimé à 1,4 milliard d'euros. D'ici là que Lürssen double avec la garde royale et la marine… il y a un pas que certains en France craignent.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 16:50
Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (SDBR)

 

Propos recueillis par Alain Establier - Lettre SECURITY DEFENSE Business Review n° 102 – Mars 2014

 

 

SDBR : Dans la nouvelle entité Airbus Defence & Space, vous avez évoqué un changement de périmètre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

source Airbus Group

source Airbus Group

 

Marwan Lahoud : Actuellement nous faisons un inventaire complet des activités d’Airbus military, de Cassidian et d’Astrium, les 3 composantes d’Airbus Defence & Space (ADS), qui devrait aboutir vers le mois de juin. Tout ne sera peut-être pas encore figé à ce moment-là, mais nous aurons alors une bonne vision de l’existant pour pouvoir prendre des décisions au 2ème semestre 2014. Rien n’est fermé, ce qui signifie que le changement de périmètre pourrait aussi bien entrainer des cessions d’activités que des acquisitions de sociétés.

 

Dans ADS, il y a « Defence and Space » dans l’intitulé. Quid des activités civiles ?

 

Marwan Lahoud : Il n’y a pas de sous-entendu dans cet intitulé. Les activités civiles auxquelles vous faites allusion sont  essentiellement des activités spatiales, ou bien les activités de réseaux sécurisés. Nous n’abordons pas les activités sous cet angle, à savoir est-ce de la défense ou non, mais selon le Core business d’Airbus Group : est-ce que cela vole, est-ce que cela contribue à des objets volants ou est-ce que cette activité contribue à la notoriété du groupe, est-ce que cette activité contribue au positionnement du groupe en tant qu’acteur de la défense ou de l’espace ? Une fois que nous avons répondu à ces questions nous étudions les critères financiers, à savoir est-ce une activité rentable ou non, est-ce une activité capitalistique ou non ? Toutes ces questions nous permettront de décider de la pérennité de telle ou telle activité dans le groupe. Une fois que la décision sera prise de garder ou non une activité, il nous faudra réfléchir aux moyens de la conserver et de la développer, ou bien de la vendre, à condition qu’il y ait des acheteurs…

 

Peut-on parler des drones ?

 

Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (SDBR)

 

Marwan Lahoud : Les drones ! Prenons l’exemple du Talarion (projet de drone Male de Cassidian). Nous avons annoncé avoir lancé le Talarion en une coopération de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Turquie. Qu’en était-il en fait ? Quatre industriels avaient signé une lettre disant en substance : « s’il y a un programme de drone Male et si tout le monde est d’accord, alors nous le ferons ensemble… ». La réalité était un peu différente : la France n’a ni argent ni programme de drone Male, l’Allemagne non plus (en tous cas à ce jour, car le gouvernement vient de changer), l’Italie on ne sait pas et la Turquie non plus. Voilà la réalité. En revanche ce qui est sûr, c’est que si nous ne faisons pas rapidement de la technologie de drone en Europe, nous serons dépassés technologiquement pour l’aéronautique de l’horizon 2040 ! Comme on le constate avec les avions commerciaux, l’évolution va toujours dans la même direction. Il y a un enjeu majeur de l’objet volant sans pilote, qui ne peut être ni sous-estimé ni oublié. Au même moment, aux Etats-Unis et en Israël, les technologies « unmanned » se sont considérablement développées. Donc, si nous ne faisons pas d’effort sur ce sujet nous serons vite dépassés.

 

La Turquie rechigne à prendre livraison de ses A400M. Pourquoi ?

 

A400M MSN9 - photo Airbus DS

A400M MSN9 - photo Airbus DS

 

Marwan Lahoud : C’est toujours très ennuyeux. Sur un avion livrable, il existe des centaines de points de contrôle techniques or nous assistons à une contre-négociation contractuelle pour des points de détail. Tant que le client ne prend pas possession de l’avion, bien sûr le solde contractuel n’est pas dû… Le problème, c’est que l’industriel a lui une chaîne à faire tourner et des cadences à tenir. De plus cela fait mauvais effet sur les autres clients.

 

Quid du psychodrame entre Astrium et Thales Alenia Space ?

 

Marwan Lahoud : L’idée qu’on entend parfois, « il y a des difficultés chez TAS, il y a des difficultés chez Astrium, marions-les et tout ira mieux », est pour moi de la stratégie à deux sous… Je comprends que cela puisse passionner certains, friands de grand meccano industriel, mais un industriel est d’abord intéressé par la charge de ses usines, ce qui permet de faire tourner ses outils de production. S’il y a des activités à arrêter chez Astrium, nous les arrêterons et s’il y en a à développer, nous les développerons. Mais pour pouvoir acheter une activité, il faut un vendeur et un acheteur. Il faut sortir de la logique qui consiste à penser que toute idée de meccano se concrétisera forcément. Aujourd’hui, nous ne sommes pas vendeur et il en est de même pour Thales, il me semble.

 

Nos missiliers sont parfois en concurrence. Quel est votre avis sur ce sujet ?

 

photo MBDA

photo MBDA

 

Marwan Lahoud : MBDA est dans notre Core business et c’est une participation rentable dont nous sommes très contents. Si vous faites référence à l’Arabie saoudite, il faut replacer les choses dans leur contexte en y mettant des chiffres. En Arabie saoudite, il s’agit d’un budget de 4 milliards sur 20 ans pour la défense aérienne (soit 200M par an en moyenne). Le chiffre d’affaires annuel de MBDA est de 3,5 milliards, donc ramenons les sujets à leur juste proportion.

 

Concernant l’A380, vous avez souligné l’effort de ventes qu’il y avait à faire par Airbus. Avez-vous des espoirs en chine ?

 

Marwan Lahoud : C’est un avion qui a été conçu pour le marché chinois. D’ailleurs, les compagnies chinoises étaient parmi les compagnies aériennes qui ont été réunies dans le groupe de travail qui a donné les spécifications du projet de l’A380…                                 

 

* Airbus Group : http://www.airbusgroup.com

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 16:45
U.N. official says 'terrifying' level of hatred in Central African Republic

 

 

24 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

Hatred between Christians and Muslims in Central African Republic has reached a "terrifying level", the U.N.'s top human rights official said on Thursday, warning that atrocities were being carried out with impunity.

 

Navi Pillay, U.N. High Commissioner for Human Rights, appealed to the international community to urgently provide troops for a proposed 12,000-strong U.N. peacekeeping mission to halt crimes which she said included acts of cannibalism and decapitation of children.

 

France has deployed 2,000 troops to its former colony to support a 6,000-strong African Union peacekeeping mission but they have been unable to stamp out the violence in the large, sparsely populated nation of 4.5 million people.

 

"The inter-communal hatred remains at a terrifying level, as evidenced by the extraordinarily vicious nature of the killings," Pillay told a news conference. "There is ... almost total impunity: no justice, no law and order apart from that provided by foreign troops."

 

Thousands have been killed since the Seleka, a coalition of mostly Muslim northern rebels, seized power a year ago in the southern capital Bangui and launched a campaign of looting, torture and killing in the majority Christian country.

 

That triggered a wave of reprisals by the 'anti-Balaka' Christian militia last year which has driven tens of thousands of Muslims from Bangui, the south and west of the country.

 

During a two day visit, Pillay held talks with interim President Catherine Samba-Panza, who took office after Seleka leader Michel Djotodia resigned in January under international pressure. Government officials frankly admitted there was no functioning army or police, no justice system and no means of holding those responsible for violence, she said.

 

"People apprehended with blood on their machetes and severed body parts in their hands have been allowed to go free because there is nowhere to detain them and no means to charge them with the crimes they have clearly committed," Pillay said.

 

BREEDING GROUND FOR EXTREMISM

 

Around 15,000 Muslims are still trapped in Bangui and other areas in the north, north-west and south of the country, protected by international forces, Pillay said.

 

While large scale massacres appeared to have stopped, thanks largely to the foreign troops, killings continue on a daily basis, mostly by the 'anti-balaka' militia. Pillay said some of the militia were mutating into criminal gangs, targeting Christians and other non-Muslims indiscriminately.

 

The United Nations estimates some 650,000 people have been displaced within Central African Republic, while nearly 300,000 have fled to neighboring states. U.N. agencies have reported a sharp rise in rape and sexual violence in the camps.

 

With the rainy season approaching next month and farmers unable to plant their crops, aid groups warn that the humanitarian crisis may worsen.

 

Pillay urged donors to quickly provide funding for a $551 million humanitarian appeal, which she said was only one-fifth financed, warning that the international community should learn the lessons of inter-communal crises in the Balkans and Rwanda.

 

"If we get it wrong again, by failing to support this country wholeheartedly in its time of need, we risk decades of instability and the creation of a new and fertile breeding ground for religious extremism, not just in CAR but in the wider region," she said.

 

France accused the European Union of shirking its responsibility for international security last week after E.U. officials said member states had not pledged enough troops and equipment for a planned 1,000-strong force. Brussels now hopes to deploy the forces by the end of next month.

 

"How many more children have to be decapitated, how many more women and girls will be raped, how many more acts of cannibalism must there be, before we really sit up and pay attention?" Pillay said.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 14:00
Syria Rebels - photo RIA Novosti

Syria Rebels - photo RIA Novosti

 

24.03.2014 Le Monde.fr (Reuters)
 

François Hollande a adopté lundi 24 mars lors d'un conseil de défense restreint un plan de lutte contre les filières djihadistes qui acheminent des combattants de France en Syrie, ont indiqué les services de la présidence. Ce conseil de défense a réuni autour du président de la république le premier ministre, les ministres des affaires étrangères, de la défense, de l'intérieur et la garde des sceaux.

« Une stratégie a été adoptée et un plan d'actions a été décidé », écrit l'Elysée dans un communiqué qui précise que leur contenu sera présenté « ultérieurement ». Ce plan d'action a également pour objet de lutter contre « la radicalisation violente », affirme la présidence française.

Plusieurs candidats au djihad ont été écroués ces derniers mois en France pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme ». Certains avaient commis des vols à main armée pour tenter de financer leur voyage.

Fin janvier le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, avait promis des mesures, comme la mise en place d'un service d'alerte pour les familles, afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français pour la Syrie pour y combattre le régime de Bachar Al-Assad.

Manuel Valls avait alors estimé que 250 Français ou résidents étaient en Syrie et 21 déjà morts sur place. L'exode des jeunes Français candidats au djihad en Syrie s'est accéléré avec le retour d'une première génération qui s'efforce d'embrigader des proches, a récemment déclaré le juge antiterroriste Marc Trévidic.

 

Lire aussi :  Huit candidats au djihad interpellés à Paris et dans le Val-de-Marne et en édition abonnés : Syrie, terre d’accueil pour djihadistes français

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:50
MBDA : new coastal defence system based on Marte family of anti-ship missiles

 

03/24/2014 By VMSB

 

The missile specialist MBDA has developed a new coastal defence system based on the company’s Marte family of anti-ship missiles. The system designated MCDS (Marte Coastal Defence System) is capable of monitoring and picturing sea communication lines, detecting and identifying hostile vessels through the use of surveillance equipment, receiving target data via data-link and neutralizing surface ships.

 

The MCDS is available with different and flexible configurations depending on customer requirements. This system can operate in either a stand-alone mode or integrated within an existing surveillance radar network.

 

It consists of a shelter based command and control module that can be connected via data-link with the upper level surveillance system, up to four truck-mounted firing units armed each with up to four Marte MK2/N or Marte ER missiles, as well as associated logistic and support and resupply vehicles.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:50
Russian army - Ukraine source APA

Russian army - Ukraine source APA

 

24/03/2014 Le Point.fr (AFP)

 

L'heure est désormais aux sanctions contre Moscou, après son intervention en Ukraine. La Russie pourrait être exclue du G8 par les sept autres membres du groupe.


 

Le président Barack Obama a affirmé lundi que les États-Unis et l'Europe étaient "unis" pour faire payer un "coût" à la Russie après son intervention en Ukraine, au début d'une visite de deux jours aux Pays-Bas.

"L'Europe et les États-Unis sont unis pour soutenir le gouvernement ukrainien et les Ukrainiens, nous sommes unis pour faire payer un coût à la Russie pour les actions qu'elle a entreprises jusqu'ici", a déclaré Barack Obama aux journalistes à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Amsterdam. Barack Obama a entamé lundi matin par les Pays-Bas une tournée de six jours qui le mènera également à Bruxelles, à Rome et à Riyad. "Nos alliés de l'Otan sont nos partenaires les plus proches sur la scène internationale. L'Europe est la pierre d'angle des relations entre les États-Unis et le monde", a-t-il assuré. De son côté, Mark Rutte a indiqué : "Nous considérons tous deux la tentative de la Russie de prendre le contrôle de la Crimée comme une violation évidente du droit international et nous condamnons ces actes dans les termes les plus forts."

 

Moscou, exclu du G8 ?

Après Amsterdam, Barack Obama doit se déplacer à La Haye pour participer à un sommet prévu de longue date sur la sécurité nucléaire (NSS) et réunissant 53 pays au total, mais l'intervention de la Russie en Crimée et le rattachement de ce territoire arraché par Moscou à l'Ukraine a bouleversé les priorités du président. L'heure est en effet désormais aux sanctions contre Moscou, qui pourrait être exclu du G8 par les sept autres membres du groupe, dont les dirigeants doivent se réunir lundi soir en marge du NSS.

Malgré les assurances de Barack Obama, l'incertitude règne sur l'alignement entre Washington et ses partenaires européens vis-à-vis de sanctions contre Moscou.
Après des punitions ciblées des États-Unis et de l'Union européenne contre des proches du président russe Vladimir Poutine, Barack Obama a évoqué jeudi l'idée de s'en prendre à des "secteurs-clés" de l'économie russe, mais l'UE a bien plus à perdre que Washington d'un cycle de représailles avec Moscou, en particulier dans le domaine énergétique. Barack Obama et Mark Rutte s'exprimaient dans le somptueux Rijksmuseum d'Amsterdam, avec le tableau de renommée mondiale de Rembrandt La ronde de nuit en arrière-plan.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:50
MOD identifies 10 First World War soldiers

 

22 March 2014 Ministry of Defence

 

Ten soldiers killed during the First World War who were found in France during 2009 have now been identified.

 

Defence Minister Lord Astor has announced that the remains of the 10 soldiers, found during construction work near the French village of Beaucamps-Ligny, have been formally identified after their surviving relatives provided DNA samples.

All those identified served with 2nd Battalion The York and Lancaster Regiment and were killed in battle on 18 October 1914. The discovery will now allow the surviving relatives of the soldiers, who were informed this week, to see their forefathers laid to rest 100 years on from the outbreak of the war.

Lord Astor said:

Our thoughts remain with all those who have made the ultimate sacrifice in the service of our country. Although these soldiers fell almost a century ago, the Ministry of Defence still takes its responsibility extremely seriously to identify any remains found, trace and inform surviving relatives, and to provide a fitting and dignified funeral so they rest in peace.

 
The headstone of an unknown soldier in a Commonwealth War Graves Commission cemetery (library image) [Picture: Sergeant Jez Doak RAF, Crown copyright]

The soldiers will now be reburied with full military honours at a Commonwealth War Graves Commission cemetery in October. The ceremony will be organised by 4th Battalion The Yorkshire Regiment which can trace its history back to the York and Lancaster Regiment. Work to identify a further 5 sets of remains found at the same time is continuing.

Commodore Ian Bisson, from the Ministry of Defence’s Joint Casualty and Compassionate Centre, which identified the soldiers, said:

This has been a difficult but very successful piece of work for the Joint Casualty and Compassionate Centre team and we have identified far more of the fallen than we first hoped. We can still identify some of the remaining 5 sets of remains and would appeal to those who think they may be family members to get in touch with us.

2014 marks 100 years since the start of the First World War. The Ministry of Defence is part of a cross-government effort, led by the Department for Culture, Media and Sport, to build a commemoration fitting of this significant milestone in world history. Find out more: First World War Centenary.
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:50
En Europe, Obama réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'OTAN

 

24.03.2014 Par Corine Lesnes (Washington, correspondante) LE MONDE

 

Barack Obama donne rarement des interviews aux journaux étrangers et privilégie généralement les télévisions. Avant d'atterrir aux Pays-Bas, lundi 24 mars au matin, pour le troisième sommet sur la sécurité nucléaire et une réunion du G7 sur l'Ukraine, le président américain a cependant choisi de s'exprimer dans le quotidien Volkskrant.

 

Dans cet entretien, M. Obama réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'OTAN, qui « reste l'alliance la plus forte et la plus efficace de l'histoire de l'humanité », et rappelle que l'article 5 du Traité de l'Atlantique nord comporte « une obligation solennelle de se défendre l'un l'autre ». « Personne ne devrait s'interroger sur l'attachement des Etats-Unis à la sécurité de l'Europe », met-il en garde. « Nous ne faiblirons jamais dans notre défense collective. »

 

Le président américain entend faire de cette réaffirmation des alliances le message central de son voyage en Europe (qui passe, du 25 mars au 28 mars, par La Haye, Bruxelles et Rome), puis de sa visite en Arabie saoudite (les 28 et 29 mars) où les relations bilatérales ont nettement pâti des hésitations américaines en Syrie.

 

Barack Obama souhaite aussi que les Européens cessent de penser que le « pivotement » vers l'Asie — le fondement de sa politique étrangère — s'effectue au détriment du Vieux Continent. « Pendant la guerre froide, l'Europe était la source de nombreux défis de sécurité mondiaux. Maintenant, notre Alliance est la fondement de la sécurité globale, assure M. Obama. C'est pourquoi le fait que les Etats-Unis jouent un rôle élargi en Asie ne nous détourne en aucun cas de notre engagement en Europe. La relation avec nos alliés et partenaires européens est la pierre angulaire de notre engagement international, comme on le voit avec notre mission commune en Afghanistan et nos efforts diplomatiques avec l'Iran et la Syrie. »

 

Mais, ajoute-t-il, la sécurité collective nécessite un partage du fardeau. « Comme nous l'avons souvent dit à nos alliés européens, nous voulons voir plus de pays européens tenir leurs engagements en termes de dépenses militaires. »

 

L’UKRAINE BOULEVERSE LE PROGRAMME

 

Au départ, la visite de M. Obama était l'un de ces voyages de printemps qui coïncident avec le spring break des écoliers américains (quoique cette fois, Michelle Obama et ses filles n'accompagnent pas le président : elles sont en visite en Chine). Le menu était simple: sommet sur la sécurité nucléaire, l'initiative phare de sa présidence, qui découle de son discours de 2009 à Prague sur un monde sans armes atomiques. Et une visite au Vatican, importante pour la Maison Blanche justement « parce qu'il n'y sera pas question de politique étrangère », comme dit Jeremy Shapiro, chercheur à la Brookings Institution. Avec le pape, il sera question de lutte contre la pauvreté et les inégalités, priorité d'un président qui plafonne à 43 % d'opinions favorables et ne serait pas mécontent, selon l'analyste, de «profiter de l'aura » de son interlocuteur.

 

Les responsables de l'Union ne cachaient pas leur satisfaction d'avoir réussi à attirer Barack Obama à Bruxelles. Le président américain, qui avait boudé l'UE au point de refuser de participer à un sommet à Madrid en mai 2010, avait enfin accepté de visiter la capitale européenne, une première depuis qu'il occupe la Maison Blanche. A deux mois des élections européennes, il avait même prévu de tenir un grand discours à Bruxelles, dont le message implicite aurait été : l'Europe, c'est « cool ».

 

L'Ukraine a bouleversé ces projets. Discours il y aura – ce sera mercredi 26 mars au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, devant 2000 invités –, mais il sera moins axé sur le libre-échange que sur la menace de démantèlement de l'ordre international hérité de la seconde guerre mondiale, et dont les Etats-Unis s'estiment garants. Il y a péril en la demeure européenne et Barack Obama entend rallier les Européens à une réaction collective à la mesure des enjeux. Il rappellera « les droits des nations souveraines à prendre leurs propres décisions et à voir leur intégrité territoriale respectée », a prévu Ben Rhodes, le conseiller en communication pour les questions internationales. Tout en laissant la porte ouverte à un compromis pour l'Ukraine. « Les Ukrainiens ne doivent pas avoir à choisir entre l'Est et l'Ouest, souligne le président dans son interview. Au contraire, il est important que l'Ukraine ait de bonnes relations avec les Etats-Unis, la Russie et l'Europe. »

 

UN G7 POUR ENTERRER LE G8 

 

En marge du sommet nucléaire, Barack Obama a convoqué une réunion du G7 lundi soir à La Haye – qui montrera, s'il en était besoin, qu'il n'y a plus de G8. Les Américains aimeraient plus de fermeté – et d'unité – dans les sanctions occidentales contre la Russie. Mais dans son interview, Barack Obama s'abstient de critiquer les Européens – qui ont fait « un pas important », selon lui. Il reconnait que les mesures qu'il a annoncées sont de nature à « avoir un impact sur l'économie mondiale ». « Nous aurions préféré ne pas en arriver là mais les actions de la Russie sont simplement inacceptables. Il faut qu'il y ait des conséquences. » 

 

Pour Jeremy Shapiro, Barack Obama devra jouer les médiateurs entre les Allemands, les Britanniques et les Français. « Les sanctions américaines ne sont pas efficaces si elles ne sont pas suivies par les Européens », juge-t-il. Selon lui, le partage du fardeau devrait voir « les Britanniques prendre des sanctions financières, les Français des sanctions dans le domaine de l'armement et les Allemands, dans celui de l'énergie ».

 

Pour alléger la pression sur les Européens, dans le cas où Vladimir Poutine chercherait à utiliser l'arme du gaz, Barack Obama a autorisé la mise sur le marché d'un tiers des réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis. Les Européens souhaitent que Washington aille plus loin et autorise l'exportation automatique de gaz naturel vers l'Europe, comme c'est le cas actuellement pour les pays ayant conclu un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Rien n'est réglé et le communiqué final du sommet de Bruxelles devrait se borner à rappeler son attachement au « renforcement du commerce transatlantique dans le secteur de l'énergie », sans aller jusqu'à accorder la dérogation permanente réclamée par les Européens.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:40
Ukraine : "Nous sommes au bord de la Troisième Guerre mondiale"

 

23/03/2014 Romain Gubert envoyé spécial à Kiev - Le Point.fr

 

L'ancien colonel du KGB et ancien patron des services secrets ukrainiens Igor Smeshko estime que l'Ukraine doit répondre militairement à l'agression russe.



Ancien patron du SBU, les services secrets ukrainiens, et ancien colonel du KGB lorsque l'Ukraine appartenait encore à l'Union soviétique, Igor Smeshko connaît tous les secrets militaires des deux pays. Et c'est un homme en colère. Contre Poutine bien sûr. "Il fait prendre à l'Europe le risque de la Troisième Guerre mondiale", dit-il. Mais aussi contre l'actuel gouvernement ukrainien au pouvoir depuis la chute de Viktor Ianoukovitch qui, selon lui, n'a rien fait pour éviter l'annexion de la Crimée par la Russie et pour montrer à Poutine que l'Ukraine était en mesure de se défendre. Un étonnant coup de colère dans un pays où le gouvernement de coalition tente justement de montrer que le pays est soudé.

Aujourd'hui à la retraite, l'ex-officier porte le costume civil. Mais sa démarche et sa posture un peu raide ne trompent personne. Il est resté un homme proche des services. "Je ne comprends pas que l'on ne soit pas allé plus loin et plus vite dans l'enquête sur le drame de Maïdan. C'est le père qui parle : mes fils étaient dans la foule. Mais c'est aussi le spécialiste : il est très facile de retracer qui a donné les ordres, qui a tiré sur des civils, etc."

 

Va-t-en-guerre

Celui qui tente depuis quelques années une percée politique affirme que les militaires et la population ukrainienne sont prêts à donner la réplique à Moscou grâce aux 700 000 réservistes que compte le pays. Ces jours-ci, il cite fréquemment de Gaulle, Churchill, mais aussi les grands auteurs russes qui ont bercé sa jeunesse, pour prouver qu'il aime "le peuple russe, mais pas son dirigeant". Il joue la carte du stratège, voire du recours... Et multiplie les interviews et les conférences de presse avec un discours va-t-en-guerre pour demander à "la vieille Europe" de "se réveiller avant le bain de sang". "Faute de crédits financiers et de modernisations - nos forces qui n'ont pas été modernisées depuis longtemps -, nous ne pouvons pas lancer une contre-offensive sur le territoire russe. Mais nous sommes en mesure de défendre chaque morceau de terre ukrainienne."

L'ancien colonel du KGB a gardé de nombreux liens avec les officiers russes des renseignements. Il met en garde ses anciens camarades. "Il y a des centaines d'officiers de renseignements russes sur le sol ukrainien. Nous savons très bien qui et où ils sont, car jusqu'à une date récente, ils se cachaient à peine. Il suffirait d'en arrêter quelques-uns pour montrer à Vladimir Poutine que l'Ukraine n'est pas aussi affaiblie qu'il le pense. D'autant que Poutine n'a pas compris une chose importante : la Russie reste puissante grâce à son arme nucléaire. Mais ses forces conventionnelles ne sont pas prêtes à un conflit majeur avec une armée de résistance comme la nôtre. Ce qui s'est passé dans le Caucase le prouve. Il était peut-être facile pour lui de faire la guerre à la petite Géorgie. Mais l'Ukraine compte 40 millions d'habitants, et les mères russes ne laisseront pas partir leurs fils pour une guerre qui n'est pas juste et qui sera douloureuse en pertes humaines."

En 2000, jusque-là homme de l'ombre très discret, Smeshko s'était retrouvé en pleine lumière. En proie à d'innombrables scandales financiers et surtout à des affaires très embarrassantes, Leonid Koutchma, le président ukrainien, l'avait nommé à la tête des services secrets en tentant d'en faire une sorte de "Monsieur Propre". Smeshko avait été maintenu à son poste après la "révolution Orange" de 2004. Mais le successeur de Leonid Koutchma, Viktor Iouchtchenko, élu président en 2005, avait limogé l'espion un an plus tard.

 

Poutine a perdu le sens commun

Smeshko a lancé il y a quelques années un petit parti politique qui se veut un relais de la société civile qui "en a assez de la corruption". Il est extrêmement critique sur les ripostes du gouvernement intérimaire au pouvoir depuis la chute de Viktor Ianoukovitch, il y a un mois. "J'ai eu plusieurs de mes amis généraux ukrainiens au téléphone ces derniers jours. Ils m'ont raconté que s'ils en avaient reçu l'ordre, ils auraient pu déployer leurs troupes pour éviter que les forces russes ne prennent d'assaut la Crimée. Ou en tout cas pour protéger les biens militaires ukrainiens dans la péninsule. Au lieu de ça, nous avons tout perdu et nos soldats ont été désarmés parce que Kiev ne leur a donné aucun ordre. Nous avons montré que nous étions faibles et indécis."

L'ancien officier déplore aussi que la flotte navale ukrainienne n'ait pas été autorisée rapidement à quitter les eaux territoriales ukrainiennes lors des premières menaces russes. "Il suffisait d'envoyer nos navires dans les eaux internationales. Les Russes n'auraient pas osé tirer sur nos marins et nous aurions gardé le contrôle de notre flotte en Crimée. Au lieu de cela, nous avons montré que nous étions faibles. Et Poutine va en profiter." Avant, affirme l'ancien colonel du KGB, "de tout perdre". "Poutine ne fait ça que parce qu'il a eu peur de Maïdan. Il veut éviter la même chose en Russie. Mais ce qu'il a fait en Crimée va se retourner contre lui. Il perdra le pouvoir à cause de ce qu'il a fait en Crimée, parce que tout le monde comprend maintenant qu'il a perdu le sens commun."

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:40
Russie : nouveau complexe aéronautique pour résoudre les problèmes de la défense antimissile

 

23.03.2014 Par La Voix de la Russie

 

Un complexe aéronautique qui sera utilisé pour résoudre des problèmes de la défense antimissile et aérienne sera créé en Russie sur la base du dirigeable Atlant, a déclaré une source au sein du complexe militaro-industriel.

 

« Du point de vue de contrôle de l'espace cosmique et de l'espace aérien, le nouveau complexe devrait prendre une niche entre l’ensemble d’engins orbital et le réseau de stations et de complexes radar au sol », précise la source.

 

Le nouveau complexe sera utilisé pour créer un champ de radar unique, qui est très important pour faire face aux diverses cibles, notamment hypersoniques.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:40
Les programmes militaro-industriels de l’Ukraine et la Russie en question

An-124-100 Russian, quadriréacteur lourd emblématique du constructeur ukrainien Antonov

 

23 mars Aerobuzz.fr

 

La crise qui agite l’Ukraine et la Russie risque de porter atteinte à la coopération industrielle entre les deux pays. En effet, les complexes militaro industriels sont depuis les années 50 étroitement imbriqués.

Les hélicoptères MI-8 et MI-17, par exemple, véritables best-sellers mondiaux et assemblés en Russie, sont dotés de moteurs ukrainiens TV3-117. Idem pour certains composants clé des missiles, des blindés, sans parler des avions de transport « Antonov » largement déployés en Russie.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:40
Le ministre russe de la Défense inspecte la Crimée

 

24 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, est en Crimée lundi pour y inspecter notamment les installations militaires, ont indiqué les médias.

 

Le ministre est le premier haut responsable du pouvoir russe à se rendre dans la péninsule ukrainienne depuis son rattachement à la Russie.

 

Ces derniers jours, les forces russes ont pris sans combat le contrôle de pratiquement toutes les bases ukrainiennes de la péninsule.

 

M. Choïgou a rencontré des officiers ukrainiens ralliés à la Russie, et leur a garanti qu'ils pourraient bénéficier de tous les avantages sociaux des militaires russes et servir dans toute région du pays, selon l'agence Ria Novosti.

 

Il a également demandé aux responsables militaires russes sur place de prendre soin de récupérer et de de faire l'inventaire de toutes les armes disponibles dans les unités ukrainiennes, selon un reportage télévisé.

 

Le ministre, qui a déjà rencontré les responsables des autorités locales pro-russes, doit encore inspecter dans la journée les installations de la Flotte russe de la mer Noire, basée à Sébastopol, selon la chaîne la chaîne publique Pervy Kanal.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:20
Extreme weather tests exercising troops in Canada

Soldiers from 69 Gurkha Field Squadron on exercise in Canada [Picture: Crown copyright]

 

21 March 2014 Defence Infrastructure Organisation

 

British soldiers have been working in temperatures of -20°C to improve facilities on the Canadian training estate.

 

Exercise Warpaint runs until 4 April and is the 2-month annual deployment of an engineer regiment whose task is to conduct maintenance and construction work across the Defence Infrastructure Organisation (DIO) Canada estate in Suffield, near Calgary.

Alongside the ongoing annual winter repair programme, the exercise offers the 130 soldiers from 69 Gurkha Field Squadron, 36 Engineer Regiment, the opportunity to sharpen their maintenance and construction skills.

They also get the opportunity to challenge themselves in adverse and extreme weather conditions, hone their combat engineering skills, and foster Canadian-Anglo relationships.

Major tasks include maintenance and construction of bridges, car parks and fencing, and refurbishment of training villages. This helps accommodate additional personnel and improve buildings on the 2,500-square-kilometre training area.

Soldiers from 69 Gurkha Field Squadron on exercise in Canada
Soldiers from 69 Gurkha Field Squadron on exercise in Canada [Picture: Crown copyright]

Lieutenant Colonel Ed Robinson, commanding officer of 36 Engineer Regiment and the Queen’s Gurkha Engineers, said:

For a second year running 36 Engineer Regiment has delivered Exercise Warpaint. Following on from the great success in 2013, few appreciated how very challenging the climatic conditions in Canada could be earlier in the year. Little could have prepared 69 Gurkha Field Squadron for the challenges faced on Exercise Warpaint 14.

I’m extremely proud of how the squadron has adapted to the environment and remained cheerful throughout. They have added significantly to work undertaken to develop the training estate in 2013.

My Gurkha and British soldiers have thoroughly enjoyed this training experience, practising their artisan trade skills, relearning the importance of looking out for each other, and delivering a tangible output for DIO. It has been an outstanding training opportunity; I hope there will be many more.

He added that the exercise was also the squadron’s first exposure to working with a section of soldiers from 75 Engineer Regiment (Reserve), and had been an enriching experience for all.

Soldiers from 69 Gurkha Field Squadron on exercise in Canada
Soldiers from 69 Gurkha Field Squadron on exercise in Canada [Picture: Crown copyright]

Lieutenant Colonel Nick Sealy-Thompson, Commander DIO Canada, said:

DIO’s priority is to support our armed forces as they prepare for operations. The work that the soldiers carry out on the Canadian training area helps us get ready for a very busy exercise season.

Exercise Warpaint also offers the soldiers from 69 Gurkha Field Squadron the opportunity to practise and sharpen their skills in some really testing weather conditions which helps prepare them for future worldwide operations.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:40
Russie: pas d'activité militaire non déclarée (Défense)

 

 

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti

 

Les inspections menées par une série de pays européens n'ont révélé aucune activité militaire non déclarée russe menaçant la sécurité des Etats voisins, a déclaré dimanche aux journalistes le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov.

 

D'après le responsable militaire, au cours du mois passé le territoire russe a été visité par huit groupes d'inspection. "Deux fois, nos sites et régions de déploiement des troupes situés le long de la frontière russo-ukrainienne ont été inspectés par des militaires ukrainiens", a précisé M.Antonov.

 

"Nous avons en outre reçu sur notre sol des inspecteurs américains, canadiens, allemands, français, suisses, polonais, lettons, estoniens et finlandais", a poursuivi le vice-ministre avant d'ajouter que ce sont les régions limitrophes avec l'Ukraine qui intéressaient le plus les inspecteurs étrangers. 

 

"Les conclusions tirées par nos partenaires étrangers (…) revenait au même: les Forces armées de Russie ne menaient aucune activité militaire non déclarée susceptible de représenter un danger pour les Etats voisins", a conclu M.Antonov.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:40
Défense: Moscou honorera ses engagements de coopération militaire avec Paris

 

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti

 

Le ministère russe de la Défense envisage d'honorer strictement le programme de coopération avec ses collègues français, si Paris est intéressé, a annoncé à RIA Novosti le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov. 

"En ce qui concerne la coopération russo-française, au cours de ces dernières années nous avons déployé des efforts considérables pour former un nouveau niveau de confiance et de coopération dans le contexte contemporain. Pour cela, nous envisageons cette année d'honorer strictement le programme de coopération, si nos collègues français sont intéressés", a indiqué le vice-ministre. 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait plus tôt annoncé que suite à la situation entourant l'Ukraine, la France envisageait de suspendre la coopération militaire avec la Russie, notamment la tenue des exercices militaires conjoints.  

De son côté, le ministère français des Affaires étrangères a menacé de suspendre voire annuler la vente des Mistral à la Russie.

Commentant ces propos, M.Antonov a expliqué que c'est la "solidarité atlantique" qui avait poussé Paris et d'autres pays européens, dont l'Allemagne" à faire ce genre de déclarations.  

Un changement de pouvoir ayant toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Viktor Ianoukovitch a déclaré qu'il avait quitté le pays sous la menace de persécutions, mais qu'il restait le président légitime de l'Ukraine. Moscou conteste la légitimité des nouvelles autorités du pays.

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev. La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique le 16 mars. Selon le décompte définitif, 96,77 % des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.       

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance de la république de Crimée et l'accord de l'entrée de cette presqu'île au sein de la Fédération de Russie a été signé mardi, provoquant une vive réaction des Occidentaux.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:35
photo Lockheed Martin

photo Lockheed Martin

 

 

24/03/14 lesechos.fr (Reuters)

 

SEOUL, 24 mars - La Corée du Sud a budgétisé quelque 6,8 milliards de dollars (5 milliards d'euros environ) pour l'achat de 40 chasseurs F-35 fabriqués par la firme américaine Lockheed Martin, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

 

Le contrat doit être finalisé au cours du troisième trimestre.

 

Mais le budget a d'ores et déjà transmis par l'Agence nationale des programmes d'achats d'armements (DAPA) à la commission parlementaire qui supervise les acquisitions militaires, a ajouté cette source. (Joyce Lee; Henri-Pierre André pour le service français)

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:20
A new ‘special relationship’ between Washington and Paris: undermining or underpinning the CSDP?

Image credit: Official White House Photo / Pete Souza.

 

23rd March 2014  by Jo Coelmont - europeangeostrategy.org

 

François Hollande’s recent state visit to Washington featured in-depth discussions on international security and on military cooperation in particular. Is this signalling the emergence of yet another ad hoc framework for initiating future military crisis management operations? Does it suggest a European trend to re-nationalise defence through a series of bilateral ‘special relationships’? Or on the contrary, is it still about ‘Europe as a global actor’, acting in tandem with a strong transatlantic partnership?

 

From a United States (US) point of view, the answers to these questions are rather straightforward. Washington’s objective is to ensure that Europe (its ‘principal partner’) rapidly evolves from a security consumer into a security provider. This would entail the ability to assume full responsibility for military crisis management without overly depending on US support. In this context, both NATO and the EU’s Common Security and Defence Policy (CSDP) do matter to the Americans. And in light of the recent French interventions in Mali and the Central African Republic (CAR) and ongoing diplomatic efforts in the Middle East, Paris still matters as well. This in itself explains the pomp and circumstance displayed in February.

 

From the French point of view, those same military operations in Africa inspired Paris to refer to the US as an ‘indispensable partner’. But Paris also drew some less enchanting lessons from these operations, in particular about the lack of support from most European Union (EU) member states. Is President Hollande’s initiative to put structured military cooperation on the agenda of his meeting with President Obama to be seen as Paris losing faith in the CSDP and henceforth favouring bilateral relations? Or is it still about finding ways to provide extra credibility to the CSDP in the short run and, in so doing, keeping NATO relevant in the long run? In any case, the future shape of this newfound entente will to a large extent depend on the positions taken by France’s partners in Europe rather than across the pond.

 

In itself, bilateral military cooperation – even in a transatlantic context – does not harm the CSDP. Quite the opposite is true, for at present European defence writ large is nothing more than a patchwork of military cooperation efforts, some of which are institutionalised, others not. In the EU all of this is deemed to be in line with the praised ‘bottom-up approach’. While this does offer significant potential, it has also become clear that the present patchwork is insufficient. The prerequisite for Europe to solve its most fundamental military problems, notably its ability to address longstanding capability shortfalls and successfully conduct operations, is to have a shared vision on defence in general and on burden sharing in particular.

 

Fortunately, European leaders have not yet exhausted all their options. At the European Council in December 2013, the traditional bottom-up approach has been complemented with top-down steering by the Heads of State and Government. Common programmes on capability development have been initiated. The Commission is on board. Several processes have been launched on pooling of procurement and convergence of defence planning, even on developing strategies. Crisis management has thus been brought to the political level that is consistent with the magnitude of the problems that need to be resolved. Lessons learned during recent operations have made it clear that durable solutions are only feasible when a clear strategic outcome is identified and underpinned by an even clearer political roadmap. Naturally this assumes the availability of the appropriate civil and military capabilities, and of economic assistance programmes over the longer term. In short, we are entering the early days of a new era in the development of the CSDP. But addressing even the most critical capability shortfalls cannot be done overnight. Given that the next crisis may well pop up tomorrow, an ‘indispensable partner’ across the Atlantic may need to provide interim solutions. That is why Hollande’s state visit to Washington deserves special attention: a potential win-win situation for France, the US, NATO and the CSDP is within reach.

 

The prerequisites, however, remain the same. As important as it is to seek swift solutions to remedy urgent shortfalls, a common European vision on crisis management operations remains a necessary condition for success. The CSDP is but an instrument. If in practice it boils down to ‘so few will have to do so much in the name of so many’, it is doomed to vanish. Ultimately, the spectre of military irrelevance haunts NATO as well, as Robert Gates already warned in his farewell speech in Brussels. In the direst scenarios, ad hoc coalitions and bilateral special relationships will be the only options, even for France. For Europe as a whole, this also means saying farewell to the much-vaunted comprehensive approach.

 

Military fragmentation was of course not the object of Franco-American deliberations. But such a future may well materialise malgré Paris et Washington. Up until quite recently, voices in Berlin and other European capitals spoke of responsibility and sharing the burden more equitably. But real life offers a gloomy picture. European countries are once more stumbling from one force generation conference to another to scrape together the resources required for a distinctly unambitious operation in the CAR. In the immediate run-up to the EU-Africa Summit, this cannot help but severely damage the credibility of the CSDP and the Union as such.

 

We find ourselves halfway between the past European Council on defence and the upcoming NATO ‘Wales Summit’. The Americans display an open-mind about the CSDP-NATO relationship and President Obama is coming to Brussels. In turn, recent events in Ukraine remind all Europeans about the importance of credibility – to have it or not. Europeans may well agree that there is indeed no military solution to Russian tactics in the Eastern neighbourhood. But the hour is getting late and a sense of urgency is justified. Hoping for the best is not a strategy. Arithmetically, international influence gets calculated as a multiplication between different instruments of power. If one variable equals zero, then the result equals zero. In strategic affairs there is therefore no room for part-time credibility.

 

Jo Coelmont

Brig. Gen. (ret.) Jo Coelmont is an Associate Editor of European Geostrategy. He is also a Senior Associate Fellow for the ‘Europe in the World Programme’ at Egmont – Royal Institute for International Relations in Brussels. Formerly, he was the Belgian Military Representative to the Military Committee of the European Union. He writes here in a personal capacity.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:55
Le cinquième escadron du 1er REC dissous

 

22/03/2014 ledauphine.com

 

Le 1er Régiment Etranger de Cavalerie était réuni pour saluer une dernière fois le fanion du 5e Escadron, dissous. La plupart des 70 légionnaires qui le composaient basculeront dans le 4e Escadron, qui sera alors réorganisé en « escadron de reconnaissance et d’intervention ». Les autres renforceront les 2e et 3e Escadrons. Quant au Capitaine Brulais, il est muté à Paris au Centre de doctrine d’emploi des forces de l’armée de terre. Cette dissolution est le premier acte des restructurations des unités, encadrées par la loi de programmation militaire 2014-2019. Plus d’informations dans l’édition Vaucluse-matin du 23 Mars.

5e escadron (EAE).

5e escadron (EAE).

source 1e REC

 

Tête de légionnaire romain coiffé d'un casque à boule à l'intérieur d'un cercle plat d'argent marqué 5/1REC. Le légionnaire romain rend hommage aux troupes romaines qui ont précédé la Légion sur le sol africain. Cet insigne est le plus vieux du régiment encore porté et l'un des plus anciens de l'armée française, il fut créé en 1935 par le capitaine Marion.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:50
Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (Extraits)

 

Propos recueillis par Alain Establier - Lettre SECURITY DEFENSE Business Review n° 102 – Mars 2014

 

SDBR : Dans la nouvelle entité Airbus Defence & Space, vous avez évoqué un changement de périmètre. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Marwan Lahoud : Actuellement nous faisons un inventaire complet des activités d’Airbus military, de Cassidian et d’Astrium, les 3 composantes d’Airbus Defence & Space (ADS), qui devrait aboutir vers le mois de juin. Tout ne sera peut-être pas encore figé à ce moment-là, mais nous aurons alors une bonne vision de l’existant pour pouvoir prendre des décisions au 2ème semestre 2014. Rien n’est fermé, ce qui signifie que le changement de périmètre pourrait aussi bien entrainer des cessions d’activités que des acquisitions de sociétés.

 

Interview de Marwan Lahoud, Chief Strategy and Marketing Officer Airbus Group (Extraits)

Suite de l'interview en fin de journée.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:20
photo Armée de Terre - 27e BCA

photo Armée de Terre - 27e BCA

 

23 mars 2014 par Joël Plouffe * - 45eNord.ca

 

La US Navy a lancé cette semaine son exercice sous-marin ICEX 2014 (vidéo) sous la banquise de l’Océan Arctique.

Le premier exercice ICEX remonte au début de la guerre froide, un an après le lancement du satellite Spoutnikpar l’ancienne Union Soviétique. C’est le sous-marin USS Nautilus qui a été le premier sous-marin nucléaire à effectuer des opérations sous la banquise en… 1958 !

«Nautilus departed Pearl Harbor, on July 23, 1958, and at 11:15 p.m. on Aug. 3, 1958, Capt. Anderson, announced to his crew, “For the world, our country, and the Navy—the North Pole.” With 116 men aboard, Nautilus had accomplished the “impossible,” reaching the geographic North Pole—90 degrees North.27 She submerged in the Barrow Sea Valley August 1, 1958, and on August 3rd, at 11:15 p.m. (EDST) became the first ship to reach the geographic North Pole. It would be two days before Nautilussurfaced northeast of Greenland and transmitted her historic message to the outside world: “Nautilus 90 NORTH.”(Navy.mil)»

Depuis l’époque du Nautilus, la US Navy a effectué une centaine d’exercices sous-marins dans l’Océan Arctique: «USS Skate (SSN 578) was the first U.S. submarine to surface through arctic ice at the North Pole in March 1959. Since those events, the U.S. Submarine Force has completed more than 120 Arctic exercises with the last being conducted in 2012. The last ice camp was established in 2011. Since 1987, most of these have been conducted in conjunction with Royal Navy submarines».

Ce mois-ci, ce sont les USS New Mexico et USS Hampton qui mèneront une série d’opérations dans le difficile environnement arctique. Selon le commandant tactique de l’exercice, le Capt. Paul Whitescarver: «The Arctic environment is a tough place to operate, so there is no substitute for assessing our current capability and determining future requirements than to physically operate in the arctic. Our presence in the region coupled with the training that our submarine crews will participate in during ICEX 2014 ensures that our interests in the region will stay secure, support future safety and promote defense cooperation with many of our state partners.»

 

Ailleurs dans le monde circumpolaire, dans l’Arctique norvégien, c’est ce 23 mars que prend fin l’exercice multilatéral annuel Cold Response (2014) qui réunissait depuis plus d’une semaine une série de pays de l’OTAN et près de 16 000 soldats pour simuler une opération militaire en temps froid. Plus de 300 militaires canadiens du 5e Groupe-brigade mécanisé ont participé aux exercices militaires dans les comtés de Troms et de Nordland en Norvège.

 

source Ministère de la Défense (FR)

source Ministère de la Défense (FR)

«L’exercice biennal Cold Response, créé par la Norvège en 2006, n’est pas une manœuvre de l’OTAN comme on pourrait le penser de prime abord. Il entre dans le cadre du Partenariat pour la Paix, des accords de coopération souples signés par l’OTAN en bilatéral avec des Etats non membres de l’Alliance. Comme ici, l’Irlande, la Suède, la Suisse. Les autres participants sont la Norvège, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Estonie, l’Allemagne, la France, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis». (RP Défense)

 

Au Canada, des exercices similaires se déroulent un peu partout sur le territoire, en Arctique ou même dans des zones subarctiques où la formation et le savoir faire militaire en temps froid pour les jeunes militaires sont des priorités pour les Forces canadiennes depuis quelques années. L’exercice Rafale Blanche 2014 – qui se déroulait en Beauce en février et auquel j’ai pu participer comme observateur avec mes collègues du CIRRICQ – est un exemple récent d’un tel exercice hivernal. Dans l’Arctique canadien, le 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) prend part à l’Exercice SABRE GLACE à Resolute Bay au Nunavut qui se terminera le 30 mars.

 

* Joël Plouffe est chercheur à l’Observatoire de la politique et la sécurité de

l’Arctique (OPSA) du CIRRICQ, doctorant en Administration publique à l'École nationale d'administration publique, et fellow du Canadian Defense and Foreign Affairs Institute (CDFAI).

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 06:55
photo Bruno Planchais - Marine Nationale

photo Bruno Planchais - Marine Nationale

 

21 Mars 2014 Cols Bleus

 

La flottille 32F assure une alerte 24h/24. Elle est prête à porter secours de la côte jusqu’en haute mer, par tous les temps. 

 

Voir le diaporama de la flottille 32F

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