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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:45
RCA: pour le patron de la force européenne, le compte n’y est pas

 

19-03-2014 par Laurent Correau - RFI

 

En RCA, l'Europe peine à mobiliser des effectifs pour la mission Eufor-RCA. Le général français Philippe Pontiès, qui commande cette opération, analyse une crise qui reste autant humanitaire que sécuritaire. Il décrit ici ses besoins.

 

RFI : Bonjour général Philippe Pontiès… Quels les moyens humains et matériels dont vous disposez d’ores et déjà pour l’Eufor-RCA ?

 

Général Philippe Pontiès : D’un point de vue général, les contributions en matière de forces sont déjà très substantielles puisqu’elles permettent d’atteindre une capacité opérationnelle initiale sans difficultés. Elles se résument à un peu plus de deux compagnies d’infanterie, soit à peu près 300 soldats, des forces spéciales – une section de forces spéciales – et une compagnie de gendarmerie fournie par la force de gendarmerie européenne. Et bien sûr tout ceci est renforcé par un certain nombre de micro-fonctions comme des actions civilo-militaires, des équipes de lutte anti-éléments explosifs improvisés...

 

Quels sont les pays contributeurs qui, justement, vous ont permis d’avoir toutes ces forces à disposition ?

Nous avons actuellement sept nations contributrices en matière de force sur le terrain. Sans évoquer évidemment ceux qui arment le poste de commandement (PC) de l’opération à Larissa [Grèce] et ceux qui armeront le PC de la force sur Bangui. Nous avons actuellement la France, la Géorgie, l’Estonie, la Lettonie, l’Espagne, la Pologne et le Portugal.

 

→ A (RE)LIRE : La France rappelle l'Europe à ses engagements sur la Centrafrique

 

Quels sont les plus gros contributeurs ?

Je ne sais pas si on peut parler de gros contributeurs, parce qu’il y a effectivement des pays qui offrent des effectifs importants. Je pense notamment aux Géorgiens qui offrent une compagnie d’infanterie de l’ordre de 150 soldats. Et vous avez des nations qui apportent des effectifs moindres, mais des capacités qui sont extrêmement rares et précieuses. Je pense notamment aux forces spéciales espagnoles.

 

Et vous disposez d’ores et déjà des moyens logistiques qui vous permettront de projeter ces troupes sur le terrain ?

C’est un petit peu le problème auquel nous sommes confrontés en ce moment : le lancement reste subordonné à la mise en place d’une structure logistique d’une centaine de soldats couvrant des fonctions à la fois de soutien médical, de transport, de manutention et d’aide au déploiement. Des consultations sont en cours avec les Etats membres et des Etats tiers, en vue de trouver des contributions pour permettre à cette structure logistique de se déployer.

 

Ça veut dire qu’à l’heure actuelle il vous manque encore une centaine d’hommes et certaines compétences pour pouvoir lancer l’Eufor ?

Absolument… Mais des consultations sont en cours, avec tous les Etats membres et je ne désespère pas de trouver la solution qui me permettra le moment venu de recommander le lancement au Conseil.

 

Est-ce que vous avez le sentiment que la crise en Ukraine a pu retarder la contribution de certains Etats membres, voire inciter certains Etats à reculer après un premier engagement ?

Je crois, en tout cas, que la situation internationale telle que nous la vivons aujourd’hui explique en partie le fait que le processus de génération de forces ne va pas aussi vite que prévu. Ce n’était pas un élément pris en compte au tout début de l’établissement de l’opération. Evidement il s’est imposé à nous et à l’ensemble des Etats membres et je pense qu’il joue un rôle non négligeable effectivement, dans le ralentissement du processus. Mais nous ne sommes pas dans une situation de blocage, contrairement à ce que j’ai pu entendre ou lire ici ou là.

 

Pas de situation de blocage ?

Non.

 

Tout de même une situation un peu préoccupante ?

Situation préoccupante… Je rappelle que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères ont rédigé un communiqué commun vendredi dernier pour exprimer le fait que le compte n’y était pas et appeler effectivement les Etats membres à leurs responsabilités. Donc il y a encore un pas à faire pour que le lancement puisse être recommandé. Ce pas n’est pas grand, mais il est essentiel et nous l’attendons évidemment avec impatience.

L’objectif reste de prononcer la pleine capacité opérationnelle de la force à la fin du mois d’avril. C'était l'objectif initial et il est toujours d'actualité. Cet objectif étant bien sûr soumis à la fois à l’analyse que nous ferons nous-mêmes de la situation sur le terrain à partir des premiers déploiements, mais aussi soumis à la capacité de transport aérien et stratégique qui sera mise à notre disposition pour compléter les premiers déploiements.

 

Quels sont à vos yeux les enjeux de cette force ? Qu’est qui devrait pousser les pays membres de l’Union européenne à contribuer justement, pour le déploiement de cette Eufor ?

Compte tenu de la situation en République centrafricaine aujourd’hui, à la fois humanitaire et sécuritaire, je pense qu’il y a une certaine urgence à ce que nous nous déployions pour venir épauler, en quelque sorte, l’action de l’Union africaine à travers la Misca et l’action de la France à travers l’opération Sangaris. Il s’agit bien d’une opération dite de transition qui devrait durer donc six mois, à partir du moment où la pleine capacité opérationnelle aura été prononcée et qui devrait faire le lien entre la situation actuelle et une force multinationale, sans doute renforcée à l’horizon de la fin de l’année 2014.

Et j’ajoute de faciliter aussi la tâche des humanitaires, car les organisations non gouvernementales comme d’ailleurs les organisations gouvernementales, ont énormément de projets en tête pour venir en aide aux populations. Malheureusement la situation sécuritaire étant ce qu’elle est, elles ne sont pas en situation de mettre en œuvre ces projets et je crois que l’un des défis et l’un des apports essentiels d’Eufor-RCA sera aussi de créer les conditions pour les humanitaires de mettre en œuvre ces grands projets.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
Des inspecteurs ukrainiens arrivent en Russie

 

MOSCOU, 19 mars - RIA Novosti

 

Des inspecteurs ukrainiens sont arrivés mercredi à Belgorod pour vérifier si la Russie ne mène pas d'activités militaires "non déclarées" dans le cadre de l'accord de Vienne de 2011, a annoncé le directeur du Centre national de diminution de la menace nucléaire Sergueï Ryjkov.

 

"Un groupe de quatre inspecteurs ukrainiens est arrivé à Belgorod pour contrôler cette région dans le cadre de l'accord de Vienne de 2011. Cette inspection est appelée à vérifier l'absence d'activités militaires d'envergure", a indiqué M.Ryjkov.

 

"La Fédération de Russie assumera les frais de l'inspection", a ajouté M.Ryjkov.

 

Les inspecteurs ukrainiens se déplaceront en véhicule et à bord d'un hélicoptère dans les régions de Belgorod et de Koursk, frontalières de l'Ukraine, pendant deux jours. Ils doivent s'assurer que les militaires russes ne font rien qui menacerait l'Ukraine, malgré des informations à ce sujet diffusées en masse par les médias ukrainiens et occidentaux.

 

L'Ukraine a demandé à la Russie d'accueillir ses observateurs par le biais de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

Il s'agit de la dernière mission d'inspection prévue en Russie en 2014 dans le cadre de l'accord de Vienne, puisque "les Etats membres de l'OSCE ont épuisé tous les quotas", a précisé le responsable russe.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
Les Mistrals arriveront-ils jusqu'en Russie ?

 

MOSCOU, 19 mars - RIA Novosti


 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a menacé la Russie de rompre le contrat pour la construction de deux porte-hélicoptères Mistral. La France désapprouve la politique du Kremlin vis-à-vis de l'Ukraine et pourrait prendre ces mesures dans le cadre d’une troisième phase de sanctions contre la Russie, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Apparemment les politiciens français ont déjà séparé la pression sur la Russie en étapes. Il faut croire que la première était l'annulation de la visite à Moscou de Laurent Fabius et du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Ils devaient rencontrer hier leurs homologues russes Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou en format 2+2 - une bonne opportunité d'évoquer la situation en Ukraine et de réfléchir ensemble à ce que les diplomates et les militaires des deux pays peuvent faire pour la normaliser. Cependant, Paris en a décidé autrement. La visite en Russie a été annulée et Fabius a annoncé à la télévision sa menace concernant les Mistrals. Il n'a même pas caché l'impact douloureux de cette décision pour les constructeurs maritimes français.

Plus d’un milliard d'euros : telle est la perte que subirait le constructeur du Mistral en cas de rupture du contrat selon les experts. Cet argent devait être versé au moment où le contrat serait rempli. De plus, les Français devront rembourser à la Russie toutes les avances, voire payer une pénalité dont le montant sera fixé par la Cour internationale d'arbitrage à Genève - il est évident que cette pénalité s'élèverait à plusieurs centaines de millions d'euros. L'annulation de la transaction étant initiée par Paris, tout ce fardeau financier et le règlement des litiges avec des milliers d'ouvriers français mis sur la touche reposeraient sur le trésor français. On se demande si Paris est prêt à un tel scénario. Début mars le président François Hollande disait que la France poursuivrait le contrat sur les porte-hélicoptères et espérait éviter sa rupture.

 

Et quelles seraient les conséquences de cet abandon pour la Russie et sa marine ? Rappelons que le navire baptisé Vladivostok devrait arriver dans la flotte du Pacifique d'ici la fin de l'année.

Il procède actuellement aux essais à Saint-Nazaire. C'est également à Saint-Nazaire qu'on fabrique la proue du second porte-hélicoptère Sébastopol, attendu pour 2015. Le premier pilotis du futur emplacement de ces bâtiments a été posé mi-février dans la baie d'Ulysse de Vladivostok. Il serait facile d'arrêter ce chantier si besoin. Le ministère de la Défense n'a pas encore investi beaucoup d'argent. Toutefois, en cas de rupture de ce contrat il serait nécessaire de revoir les plans des constructeurs maritimes russes participant à la construction de l'arcasse du Sébastopol. Ce ne serait pas non plus un problème car les commandes militaires des constructeurs russes sont si nombreuses qu'ils pourraient facilement passer d'un projet à l'autre, très probablement sans accrocs.

Du point de vue de l'état opérationnel de la marine, aucun cas de force majeure n'est à prévoir. L'achat des Mistrals à la France a été initié par l'ex-ministre de la Défense Anatoli Serdioukov et le chef d'état-major général Nikolaï Makarov. Beaucoup de lances ont été rompues sur cette transaction. Le besoin de tels bâtiments pour la marine russe avait été contesté par plusieurs amiraux. La nouvelle direction du ministère de la Défense n'est pas non plus unanime concernant l'exploitation de ces porte-hélicoptères. Etant donné que cette transaction était déjà lancée, l'équipe de Choïgou a dû s'occuper de près de ce problème. Si la Russie recevait ces bâtiments, elle leur trouverait une place dans la flotte. Sinon, l'argent alloué pour les Mistrals pourrait être utilisé pour acheter un autre arsenal pour la marine – de nouveaux navires, sous-marins et bâtiments logistiques. Sachant que cette fois, ce sont les constructeurs russes qui s'en occuperaient pour un coût abordable.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
Crimée: l'Otan ne reconnaît pas l'adhésion (Rasmussen)

 

BRUXELLES, 19 mars - RIA Novosti

 

L'Otan ne reconnaît pas le rattachement de la république autonome de Crimée à la Russie, a déclaré mardi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.  

"La Russie a ignoré tous les appels à revenir à des positions conformes au droit international et elle continue de progresser sur une voie dangereuse. L'adhésion de la Crimée est illégale et illicite et les alliés au sein de l'Alliance ne la reconnaissent pas", a fait savoir M.Rasmussen.  

"Il est indispensable que toutes les parties fassent preuve de retenue et adoptent toutes les démarches nécessaires pour éviter la poursuite de l'escalade", a ajouté le secrétaire général.  

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Se proclamant toujours président légitime, M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a aussi mis en doute la légitimité des récentes décisions de la Rada suprême ukrainienne.     

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev.   

La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique le 16 mars. Selon le bilan définitif, 96,77 % des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.  

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance de la république de Crimée.  Mardi, la Russie et la Crimée ont signé un accord sur l'entrée de la république autonome et de la ville de Sébastopol dans la Fédération de Russie.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
200 miliciens pro-russes occupent le siège de la marine ukrainienne à Sébastopol

 

 

19 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

SEBASTOPOL (Ukraine) - Des miliciens pro-russes ont occupé mercredi matin le siège de la marine ukrainienne à Sébastopol, en Crimée, sans qu'un coup de feu ait été tiré, a indiqué à l'AFP Serguiï Bogdanov, le porte-parole de la marine ukrainienne.

 

Ils sont environ 200, certains sont cagoulés. Ils ne sont pas armés et aucun coup de feu n'a été tiré de notre côté, a-t-il expliqué.

 

Les officiers se sont barricadés à l'intérieur du bâtiment et des négociations sont en cours, a poursuivi M. Bogdanov.

 

Même si nous avons l'autorisation d'utiliser nos armes pour nous défendre, nous ne le faisons pas et nous ne le ferons pas, a-t-il précisé.

 

Selon l'agence de presse officielle russe Itar-Tass, les militants ont hissé un drapeau russe sur le siège de la marine ukrainienne.

 

Ils ont d'abord protesté à l'extérieur du bâtiment et y ont ensuite fait irruption en découpant une grille, selon cette même source.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:35
La crise ukrainienne vue de Corée

 

 

19-03-2014 par Frédéric Ojardias - RFI

 

La presse sud-coréenne s’inquiète ce mercredi matin des conséquences du conflit en Crimée sur le programme nucléaire nord-coréen. Selon plusieurs commentateurs, le conflit entre la Russie et l’Ukraine est suivi de très près par le régime nord-coréen, qui se voit conforté dans son intention de ne pas renoncer à son programme nucléaire.

Il faut rappeler que l’Ukraine, ancienne république soviétique, possédait le troisième stock d’armements atomiques au monde quand elle appartenait à l’URSS. Kiev a accepté d’y renoncer en 1994, après son indépendance, en échange de garanties de sécurité de la part des cinq puissances nucléaires officielles, dont les Etats-Unis et la Russie… Puissances qui ont alors promis de respecter son intégrité territoriale.

 

Dénucléarisation de l'Ukraine

Mais ces promesses n’ont pas été tenues. Et Kiev se retrouve impuissante face à l’annexion de sa province de Crimée par la Russie. Selon plusieurs analystes sud-coréens, cette annexion n’aurait pas eu lieu si l’Ukraine possédait toujours l’arme atomique et c’est très certainement ce même raisonnement que tiennent les cercles dirigeants en Corée du Nord en ce moment.

Le « dirigeant suprême » Kim Jong-un, se voit ainsi conforté dans ses ambitions de développer les armes atomiques.

Le quotidien Korea Herald rappelle que la dénucléarisation ukrainienne était même autrefois citée en exemple dans la recherche d’une solution pacifique au problème nucléaire nord-coréen. « La Corée du Nord doit être en train d’observer la crise ukrainienne avec un sourire de satisfaction », conclut un éditorialiste du journal Joogang Ilbo.

 

Le programme nucléaire nord-coréen, synonyme de lourdes sanctions

Un rapport des Nations unies, publié la semaine dernière, affirme que le régime a mis au point diverses solutions pour contourner l’embargo et continuer à acheter à l’étranger les composants nécessaires pour ses programmes nucléaires et balistiques.

Pyongyang estime que la bombe est à la fois cruciale pour assurer la survie de ses dirigeants et qu’elle est aussi très utile comme carte de négociation pour obtenir des concessions financières.

Une professeur sud-coréenne, Kim Hyo-jin, souligne que l’Ukraine a récemment reçu des offres importantes d’assistance de la part de la Russie et de l’Occident, qui tentent de s’attirer ses faveurs… Selon elle, plutôt que de s’ouvrir, « le régime va conclure que renforcer sa répression interne et accroître la valeur [géostratégique] de son arsenal nucléaire est la meilleure voie possible ».

 

Conséquences sur les relations entre Moscou et Séoul

La Corée du Sud se trouve en position difficile : elle est un allié des Etats-Unis et va donc se voir obligée de rejoindre les sanctions décidées par Washington contre Moscou alors que la présidente sud-coréenne Park Geun-hye cherchait au contraire à renforcer ses liens avec la Russie. Notamment pour mieux faire pression sur l’adversaire nord-coréeen.

Park Geun-hye avait même lancé un grand projet de rapprochement avec la Chine et la Russie dans le but de promouvoir la stabilité sur la péninsule. Des ambitions mises à mal par les récentes actions russes en Crimée.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:30
Syrie: l'armée s'empare d'une autre localité près de la frontière libanaise

 

19 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

DAMAS - L'armée syrienne s'est emparée mercredi de la localité de Ras al-Aïn, à proximité de la frontière libanaise, gagnant du terrain dans cette région du Qalamoun après la prise dimanche d'une autre ville rebelle.

 

Des unités de l'armée ont pris Ras al-Aïn, au sud-ouest de Yabroud, tuant un grand nombre de terroristes, a indiqué l'agence officielle Sana qui, selon la terminologie officielle du régime, utilise le mot de terroristes pour désigner les rebelles.

 

La télévision publique a diffusé des images en direct de Ras al-Aïn, montrant des femmes dansant et chantant de joie.

 

Dimanche, après des mois de combats et de pilonnages, les troupes du régime, soutenues par les combattants du Hezbollah chiite libanais, ont pris Yabroud, dernier bastion rebelle important dans le Qalamoun, une région montagneuse au nord de Damas.

 

Les forces du régime ont désormais comme objectif de sécuriser entièrement la frontière et de fermer tous les points de passages avec le Liban, avait indiqué lundi un responsable des services de sécurité à Damas.

 

L'armée entend pour cela s'emparer de Rankous, au sud de Yabroud, et Flita et Ras al-Maara, au nord-ouest, selon lui.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des combats violents se déroulaient mercredi à un point de contrôle de Rankous.

 

Les troupes du régime et des milices pro-régime, épaulées par le Hezbollah, combattaient en outre les rebelles et les forces jihadistes autour du village de Bakhaa et Jobeh, toujours dans cette région du Qalamoun, selon l'OSDH.

 

Dans la province centrale de Homs, l'armée est entrée dans la localité d'al-Hosn où se trouve la célèbre forteresse croisée du Krak des Chevaliers, a en outre indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

 

L'armée est entrée dans al-Hosn et a pris deux quartiers du village. Elle bombarde autour du Krak des Chevaliers pour prendre le contrôle de ce château aux mains des rebelles, a précisé cette source.

 

Des combats se sont déroulés à plusieurs reprises autour de la citadelle médiévale.

 

Dans une région proche, deux rebelles ont péri dans un guet-apens de l'armée qui a détruit des véhicules transportant des armes, à l'ouest du village de Zara, tombé le 8 mars aux mains des troupes syriennes, selon Sana.

 

Dans le sud du pays, les rebelles se sont en revanche emparés de la prison centrale de Gharaz dans la province de Deraa, libérant un certain nombre de prisonniers, selon l'OSDH.

 

Et dans la Ghouta orientale, près de Damas, deux enfants sont morts par manque de nourriture et de médicaments, dans une zone où le régime impose un siège depuis plus d'un an, selon cette ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et sources médicales dans le pays.

 

Les troupes gouvernementales assiègent plusieurs villes contrôlées par les rebelles, provoquant des pénuries de nourriture et causant des morts.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
Pour Nexter, il est urgent de gagner une commande à l'export

 

18/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Faute d’une commande rapide à l'export de véhicules blindés, le plan de charge du groupe d'armement terrestre, notamment du site de Roanne, va être prochainement à risques.

 

Nexter vit encore des jours heureux... mais jusqu'à quand ? Car à ce jour, rien ne présage une commande export qui fasse la soudure entre la fin des livraisons début 2015 du véhicule blindé de combat français tout-terrain à huit roues (VBCI), et l'arrivée en fabrication du VBMR, le véhicule blindé multi-rôles (VBMR ) destiné à remplacer le véhicule de l'avant blindé (VAB), dont les premières livraisons sont attendues en 2018.

 

Le plan de charge du site de Roanne (800 salariés) risque d'être compliqué sans une commande rapide de VBCI, surtout après l'arrêt de l'appel d'offre de VBCI au Canada. Peut-être au Danemark, qui pourrait se décider fin 2014 en vue d'acheter au moins 250 véhicules. Voire au Liban. En tout cas, le dossier inquiète la Direction générale de l'armement (DGA). "C'est une vraie question, cela va être chaud", explique-t-on au sein de la DGA.

 

Une marge opérationnelle à 14 %

 

En 2013, Nexter a réalisé une année solide. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 787 millions d'euros, en hausse de 6 % par rapport à 2012 (742 millions). "La part du chiffre d'affaires générée par les contrats de Maintien en conditions opérationnelles (MCO) représente environ un tiers des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle, un quart des revenus", a précisé le groupe d'armement terrestre dans un communiqué publié mardi soir. Pour la huitième année consécutive, Nexter affiche un résultat positif.

 

Le groupe d'armement terrestre a présenté en 2013 une marge opérationnelle consolidée de 14 % de son chiffre d'affaires (contre 10 % en 2012), confirmant une croissance organique solide. Enfin, le résultat net consolidé de Nexter s'est élevé à 74 millions d'euros, en recul de 20 % par rapport à l'exercice précédent (93 millions). "Ce résultat tient compte d'un niveau élevé de dépenses consacrées à la recherche et au développement (près de 18 % du chiffre d'affaires consolidé), dont près de la moitié est financée sur fonds propres", a souligné le communiqué.

 

"Dans un environnement durablement concurrentiel sur les marchés de défense terrestre et stable ou en régression sur les marchés occidentaux, Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d'affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l'avenir", a expliqué le groupe d'armement.

 

Des commandes stables

 

Nexter a enregistré un niveau de prises de commandes "en ligne avec la moyenne des années précédentes". Le total des commandes s'est établi à 612 millions d'euros, en baisse de 29 % par rapport à 2012 (862 millions). Deux commandes significatives, le contrat de 37 Caesar pour l'Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France ont représenté 43 % des commandes de l'exercice 2013.

 

En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d'exécution, le carnet de commandes de Nexter s'élevait à fin 2013 à 2,6 milliards d'euros (2,8 milliards fin 2012) et représentait près de trois ans d'activité.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
2013: une année saine pour Nexter, en attente de l’export

Le dernier-né de la gamme Nexter, le Titus - crédits: Nexter

 

18 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le groupe français du terrestre Nexter vient de communiquer ses résultats financiers pour l’année écoulée. Selon le communiqué « Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d’affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l’avenir ; le Groupe a enregistré un niveau de prises de commandes en ligne avec la moyenne des années précédentes. »

 

Tout va donc bien pour le constructeur de blindés qui enregistre une année saine

 

Pour les détails: « Le total des commandes pour Nexter s’établit à 612 M€ ». Ce chiffre est atteint grâce à deux commandes significatives: le contrat de 37 canons Caesar pour l’Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France, ce qui représentent 43 % des prises de commandes 2013. « En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d’exécution, le carnet de commandes de Nexter s’élève à 2,6 milliards d’euros et représente près de trois ans d’activité » indique le communiqué.

Le chiffre d’affaires consolidé de Nexter pour 2013 s’élève à 787 M€, « conforme aux objectifs que s’est fixé le groupe pour l’exercice 2013″. La part du chiffre d’affaires générée par les contrats de Maintien en Conditions Opérationnelles (MCO) représente environ 1/3 des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle, 1/4 des revenus.

 

Nexter est donc en quelques années devenu une entreprise saine et a achevé sa mue, avec des résultats positifs, qui rapporte à l’État. Reste qu’il va falloir maintenant engranger des contrats export. Les chaînes de Nexter Systems, qui marchent aujourd’hui sur des contrats Aravis et VBCI, vont bientôt voir leur cadence diminuer voir s’arrêter à l’horizon 2015… Le groupe français a donc un à deux ans devant lui pour marquer à l’export. La gamme, elle est prête: l’Aravis, le VBCI ou le dernier-né Titus doivent dorénavant s’imposer.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
Missiles : MBDA a battu son record de commandes à l'export en 2013

Le groupe européen a engrangé 2,2 milliards d'euros de commandes à l'export en 2013 sur un total de 4 milliards d'euros.

 

18/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le missilier a obtenu de nombreux contrats à l'international. L'Arabie Saoudite, Singapour et Corée du Sud figurent dans le top trois des clients de MBDA.

 

2013 a été indéniablement une très, très bonne année pour MBDA à l'export. Le missilier européen a annoncé ce mardi à l'occasion de l'annonce des résultats 2013 avoir battu son record de prises de commandes à l'international (hors les commandes des quatre pays domestiques : Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie). Le groupe européen a engrangé 2,2 milliards d'euros de commandes à l'export en 2013 sur un total de 4 milliards. L'Arabie Saoudite, Singapour et la Corée du Sud figurent dans le top trois des clients du missilier l'année dernière. Les produits de MBDA plaisent notamment à la région Moyen Orient (50 % des commandes) et à l'Asie-Pacifique (40 %).

Du coup, le carnet de commandes repasse au-dessus de la barre des 10 milliards, à 10,8 milliards d'euros. Un record que le groupe avait déjà battu en 2012 quand il avait engrangé 1,5 milliard d'euros de commandes cette année-là. Ce qui avait d'ailleurs été l'une des très rares satisfactions de MBDA et de son PDG, Antoine Bouvier. Car les commandes au total (2,3 milliards d'euros) avaient été encore bien en-dessous du chiffre d'affaires (3 milliards d'euros). Une mauvaise habitude qui avait été prise depuis 2009.

 

Avoir un book to bill supérieur à 1

Du coup, Antoine Bouvier avait fixé pour 2013 un objectif prioritaire à ses troupes, avoir un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes (book to bill) supérieur à 1. C'est fait. MBDA, qui a annoncé un chiffre d'affaires en léger retrait par rapport à 2012 (2,8 milliards en 2013, dont 1,7 milliards dans les quatre pays domestiques de MBDA, contre 3 milliards), a cassé l'an dernier la spirale infernale de la baisse inexorable de son carnet de commandes. C'est ce qu'a annoncé le PDG de MBDA ce mardi. D'autant que les commandes nationales ont été bien meilleures (1,8 milliards) que celles de 2012 où elles avaient été au ras du plancher (800 millions).

En France, MBDA a enfin obtenu la signature tant attendue du contrat de développement et de production du missile tactique, le missile moyenne portée (MMP) pour un montant de 400 millions. En Grande-Bretagne, le missilier a obtenu un contrat de production de 250 millions de livres du système naval de défense aérienne Sea Ceptor armé par des missiles CAMM (Common Anti-air Modular Missile). Enfin, l'Allemagne est devenue la sixième et dernière nation partenaire du programme de missile air-air Meteor à notifier en mai une commande.

 

L'Arabie Saoudite, premier client export de MBDA en 2013

C'est en Arabie Saoudite que MBDA a cartonné en 2013. Selon nos informations, le missilier a gagné cinq contrats. Tout d'abord le groupe britannique a choisi MBDA pour fournir à l'armée de l'air saoudienne le missile air-sol britannique le Dual-Mode Brimstone. En outre, il équipera l'armée de l'air saoudienne un lot supplémentaire de missiles de croisière Storm Shadow. Soit environ une commande évaluée pour MBDA à 500 millions d'euros.

MBDA participera au contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I). MBDA va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (un peu plus de 40 millions d'euros), deuxième client de ce nouveau produit.

MBDA va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral (MBDA). A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

 

Malaisie, Singapour, Corée, Nouvelle-Zélande, Indonésie et Turkménistan

MBDA a gagné un contrat portant sur les installations de tir de missiles sur les six corvettes de type Gowind, dont le design a été vendu par DCNS en Malaisie. Le montant de cette commande est évalué à un peu moins de 100 millions d'euros. Mais qui dit installations de tir dit commandes futures de missiles. MBDA doit vendre cette année des missiles surface-air VL Mica, et l'antinavire, Exocet block 3. La future commande est estimée entre 300 et 400 millions d'euros.

MBDA a obtenu en 2013 une très jolie commande à Singapour, un client référent, qui a investi dans des missiles Aster 30. Par ailleurs, le missilier a placé le Mistral en Indonésie et le Simbad-RC au Turkménistan, selon nos informations. Enfin, la Corée du sud s'est offert 170 missiles de croisière Taurus d'une portée de 500 kilomètres pour une valeur totale de 300 millions d'euros. Il a également été sélectionné par la Nouvelle-Zélande pour son système Sea Ceptor.

 

Le miracle permanent de MBDA

Chaque année, MBDA réussit un petit miracle à l'exportation. Car le missilier n'est pas vraiment aidé par les plate-formistes français (Dassault, DCNS, Airbus Helicopters…) qui ne vendent pas ou quasiment pas. Il a développé une véritable résilience qui lui permet de continuer à vendre sans l'aide des plate-formistes français. Du coup, il a dû se réorienter vers des plateformes étrangères comme le chantier naval néerlandais Damen (corvettes modulaires Sigma), qui est très actif à l'export. Et ses succès à l'export, le missilier les doit le plus souvent à son portefeuille produits sol-air (VL-Mica, Sea Ceptor, Mistral…) et antinavire (Exocet block 3). Enfin, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, donne le plus souvent possible un coup de pouce au missilier.

"MBDA cartonne dans des pays où on ne l'attend pas forcément grâce à un travail de fonds des équipes commerciales", constate un bon observateur. Un travail initié par le grand patron de l'export, Jean-Luc Lamothe qui a su nouer des partenariats avec des plate-formistes étrangers. Des succès qui sont également dus à la stabilité des équipes commerciales dans les pays. Un gage de réussite sur le moyen-long terme. Grâce à cette stratégie patiente, MBDA devrait concrétiser de beaux succès cette année ou en 2015 dans des pays inattendus.

Et bien sûr, chaque année qui passe, le rapproche d'un méga-contrat, notamment en Inde avec le Rafale ainsi que le SR-SAM (sol-air), au Qatar (Rafale)

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:50
EMBOW XIV: exercice de détection de missiles dans les Landes

 

18.03.2014 Défense Sud-Ouest

 

Du 3 au 28 mars, l’exercice otanien EMBOW XIV mobilise la base aérienne 120 de Cazaux et le centre d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse. La capacité de détection de missiles des aéronefs de 18 nations ainsi que leur dispositif de protection (leurres ou système laser actuellement en développement) sont mis à l’épreuve. Pour réaliser ces tests, différents appareils de l’OTAN quittent leur plateforme d’accueil de l’armée de l’air pour se présenter face à une série de systèmes de guidage infrarouge «sol-air» mis en place sur le site de Biscarrosse. EMBOW XIV concerne indifféremment avions de transport, de chasse et hélicoptères. L’exercice est organisé et placé sous la responsabilité d’un ingénieur navigant d’essais de la DGA du site de Cazaux.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:40
BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

le Vladivostok, le premier des deux BPC commandés en novembre 2011 par la marine russe pour 950 millions d'euros

 

18/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr (avec AFP)

 

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius envisage d'annuler la vente de navires militaires - deux Bâtiments de projection et de commandement - à la Russie.

 

La France "pourra envisager" d'annuler la vente de navires militaires français Mistral à la Russie "si Poutine continue ce qu'il fait" en Ukraine, a déclaré lundi soir le chef de la diplomatie Laurent Fabius, tout en soulignant que les autres pays européens devraient aussi prendre des sanctions. "Ca fait partie du troisième niveau des sanctions. Pour l'instant nous sommes au deuxième niveau", a précisé Laurent Fabius sur TF1.

"Si Poutine continue ce qu'il fait, nous pouvons envisager d'annuler ces ventes mais nous demanderons à d'autres, je pense notamment aux Britanniques, de faire l'équivalent avec les avoirs russes des oligarques à Londres. Les sanctions doivent toucher tout le monde", a-t-il déclaré, soulignant que l'annulation du contrat Mistral serait aussi "négatif pour les Français". En 2011, la France a signé avec Moscou la vente de deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral.

Les ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des Affaires étrangères ont d'ailleurs reporté leur déplacement à Moscou initialement prévu ce mardi au lendemain d'un référendum en Crimée qui a attisé les tensions entre la Russie et l'Occident. Le Kremlin avait annoncé la semaine dernière que Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius se rendraient le 18 mars dans la capitale russe pour prolonger la discussion téléphonique sur l'Ukraine entamée le 12 mars entre François Hollande et son homologue russe Vladimir Poutine.

 

Vers un isolement de la Russie

L'Union européenne et les Etats-Unis ont sanctionné lundi de hauts responsables russes ou pro-russes ukrainiens pour riposter à Moscou après la décision sans précédent de la Crimée de se jeter dans les bras de la Russie. A Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé des sanctions - restrictions de visas et gels d'avoirs - contre 21 responsables ukrainiens et russes, tandis que Washington a sanctionné onze personnes, responsables russes ou pro-russes. De telles sanctions sont inédites dans l'histoire des relations UE-Russie depuis l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

L'option militaire exclue, les Occidentaux comptent sur l'impact d'un isolement international croissant de la Russie. Ils se réservent la possibilité d'imposer des sanctions économiques et commerciales (le niveau 3 évoqué par M. Fabius) susceptibles d'avoir des conséquences bien supérieures car les Etats-Unis et l'UE comptent parmi les trois principaux partenaires de Moscou.

 

Mise à l'eau du Vladivostok en octobre dernier

En octobre dernier déjà, c'était presque en catimini que les industriels (DCNS - maître d'œuvre - et STX France) ont mis à flot à Saint-Nazaire, le Vladivostok, le premier des deux BPC commandés en novembre 2011 par la marine russe pour 950 millions d'euros, l'un des très rares gros contrats signés lors de la présidence de Nicolas Sarkozy. Les BPC sont des bâtiments longs de près de 200 mètres environ. Le Vladivostok dont la construction a débuté en février 2012, devrait être remis fin 2014 à la marine russe à l'issue des essais en mer.

Le chantier russe de Saint-Pétersbourg OSK a participé à la construction du Vladivostok en tant que sous-traitant de STX France. Il a notamment assemblé la partie arrière du BPC avant qu'elle ne soit acheminée vers Saint-Nazaire. Lancé en 2000, le programme BPC est un peu aujourd'hui le "couteau suisse" de la marine française, qui en a reçu trois exemplaires (Mistral, Tonnerre et Dixmude). Il peut aussi bien servir de porte-hélicoptères (6.400 mètres carrés de pont d'envol), de transport de matériels (jusqu'à 59 blindés, dont 13 chars Leclerc), de bateau de commandement grâce à son système de communication (Thales), de navire hôpital ainsi que d'évacuation de personnes. Lors de l'opération Baliste lors du conflit entre le Liban et Israël en 2006, 4.753 personnes avaient pu être ainsi évacuées.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 12:55
Résultats 2013 du Groupe Nexter

 

Versailles, le 18 mars 2014 - Groupe Nexter

 

Le Conseil d'Administration de Nexter Systems s'est réuni à Versailles ce jour pour arrêter les comptes consolidés de l'exercice 2013.


Dans un environnement durablement concurrentiel sur les marchés de défense terrestre et stable ou en régression sur les marchés occidentaux, Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d’affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l’avenir ; le Groupe a enregistré un niveau de prises de commandes en ligne avec la moyenne des années précédentes.


Le total des commandes pour Nexter s'établit à 612 M€. Deux commandes significatives, le contrat de 37 CAESAR® pour l’Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France représentent 43 % des prises de commandes de l’exercice. En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d’exécution, le carnet de commandes de Nexter s'élève à 2,6 milliards d’euros et représente près de trois ans d'activité.


Le chiffre d'affaires consolidé de Nexter s'élève à 787 M€, conforme aux objectifs que s’est fixé le groupe pour l’exercice 2013. La part du chiffre d’affaires générée par les contrats de Maintien en Condition Opérationnelle représente environ 1/3 des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle 1/4 des revenus.


Dégageant pour la huitième année consécutive un résultat positif, Nexter présente, en 2013, une marge opérationnelle consolidée de 14 % de son chiffre d'affaires, confirmant une croissance organique solide.
Le résultat net consolidé de Nexter s'élève à 74 M€. Ce résultat tient compte d'un niveau élevé de dépenses consacrées à la recherche et au développement (près de 18% du chiffre d'affaires consolidé), dont près de la moitié est financée sur fonds propres.

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 12:55
Forces Spéciales : CPA10, experts 3D

 

Poser d’assaut - Les posers d’assaut permettent un « déchargement » rapide d’hommes ou de matériels en toute discrétion, avec redécollage immédiat quelques minutes plus tard

 

Crédits R. Connan©DICoD

 

Ils maitrisent le savoir-faire commando et sont spécialistes du domaine aéronautique. Les commandos parachutistes de l’air n°10 (CPA10) d’Orléans cultivent leur expertise au profit des opérations spéciales. Nous avons pu passer quelques jours à leurs côtés lors de manœuvres d’entrainements à Djibouti, dans la corne de l’Afrique.

Forces Spéciales : CPA10, experts 3D

Au programme : guidage appui feu et poser d’assaut, ou en d’autres termes, comment guider un avion de chasse pour détruire une cible ou faire atterrir un avion en plein désert ?

 

La réponse en images.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:55
Forces Spéciales : Trépel, spécialistes de l’assaut

Commando Trepel : Avec le GAS, Groupe d’action spécialisée - Les commandos Trépel sécurisent la zone afin d’extraire le chef terroriste par hélicoptère Puma du Detalat, détachement d’aviation légère de l’armée de Terre.

 

Crédits R. Connan©DICoD

 

Basées à Lorient, les forces spéciales du commando Trépel sont spécialisées dans l’assaut à la mer et la libération d’otages. Le commando porte le nom du capitaine Trépel, un des créateurs des commandos, disparu en 1944 au cours d’un raid en Hollande. Nous avons pu partager quelques uns de leurs entrainements à Djibouti, et vivre au plus près certaines de leurs manœuvres à 4000 mètres d’altitude ou en plein désert.

 

Reportage photos

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:55
Reims Aviation Industries dépose une offre de cession au chinois Raydelon General Aviation Company

 

17/03/2014 entreprise.lexpress.fr

 

REIMS, 17 mars 2014 - Le comité de direction de Reims Aviation Industries, filiale du groupe GECI International, a déposé lundi une offre de cession au groupe chinois Raydelon General Aviation Company (RGAC), un des quatre repreneurs possibles de l'avionneur champenois, a annoncé la société dans un communiqué.

 

Selon Reims Aviation, le rachat de l'entreprise par le fonds d'investissement chinois permettrait de sauvegarder 47 salariés parmi les 61 employés actuels et doterait la société d'un capital de 3 millions d'euros et d'une ligne de crédit de 5,5 millions d'euros.

 

"La société restera immatriculée au registre du commerce de Reims et sera dotée d'un management français qui investit lui même au capital de la nouvelle structure", a précisé la direction de l'avionneur dans son communiqué.

 

Vendredi, le tribunal de commerce de Reims donnera sa décision pour la reprise de Reims Aviation qui accuse plus de 16,8 millions de déficit cumulé sur les trois derniers exercices. L'entreprise avait été placée en redressement judiciaire en septembre après une assignation par le parquet de Reims qui l'estimait incapable d'honorer ses dettes suite à la saisine du comité d'entreprise.

 

Outre Raydelon General Aviation Company qui propose le meilleur plan social, le groupe chinois Aviation Industry Corporation of China (AVIC), l'entrepreneur français Christophe Février (le repreneur de l'usine Plysorol dans la Marne) et ASI Innovation, une start-up de Reims composée d'anciens de Reims Aviation sont candidats à la reprise du constructeur d'avions rémois.

 

Reims Aviation Industries, qui est entré dans le giron du groupe GECI International en 2008, a produit plus de 7.000 avions depuis sa création en 1933.

 

Basée sur l'aérodrome de Reims-Prunay, au sud-est de la cité des sacres, la société fabrique actuellement un seul modèle d'avion, le F406, un bi-turbopropulseur léger spécialisé dans la surveillance terrestre et maritime.

 

 

Reims Aviation Industries dépose une offre de cession au chinois Raydelon General Aviation Company

En février 2013, une autre filiale du groupe GECI, Sky Aircraft, basée à Chambley (Meurthe-et-Moselle), qui portait le projet Skylander (un bimoteur à hélices robuste et rustique) avec 120 salariés, avait été placée en liquidation judiciaire, faute de repreneur par le tribunal de commerce de Briey.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:50
Wildcat Type 45 Destroyer Deck Landing First

 

18/03/2014 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

The Royal Navy's next-generation AgustaWestland Wildcat helicopter has landed on a Type 45 Destroyer's deck for the first time. The landing paves the way for the Wildcat to start replacing the Fleet Air Arm's Westland Lynx HMA8 helicopter from 2015 onwards.

 

Currently, the Wildcat is being trialled by 700W Naval Air Squadron based at RNAS Yeovilton, Somerset, UK. Five Wildcat airframes are being routinely put through their paces ahead of the type's scheduled entry-into-service next year.

 

Two variants of the Wildcat have been developed - one for the Royal Navy, the other for the British Army. The Fleet Air Arm will get 28 Wildcats and they'll be equipped with two new weapons - the LMM (Lightweight Multirole Missile) and the FASGW (Future Anti-Surface Guided Weapon) - along with heavy and general purpose machine guns.

 

Wildcat Destroyer Landing

 

The Wildcat Destroyer landing trial involved HMS Dragon - the fourth Type 45 ship produced, which was handed over to the Royal Navy in August 2011. Like its counterparts HMS Daring, HMS Dauntless, HMS Diamond, HMS Defender and HMS Duncan, HMS Dragon is a multirole-capable vessel capable of undertaking surveillance, anti-piracy, disaster relief aid and other missions.

 

Its flight deck can accommodate two Wildcats or a single Westland Merlin HM1 anti-submarine helicopter and its armament includes the Sea Viper air defence system, Harpoon anti-ship missiles and a 4.5 inch Mark 8 naval gun.

 

Type 45 Deck Trials

 

"Today is a small, but exciting, step in the progression of this new capability and I am delighted that HMS Dragon was able to help", commanding officer, Captain Iain Lower, explained in a statement on the Type 45 deck trials. "I look forward to seeing what the aircraft can do when we put it through its paces later this month."

 

"This year will be one of many firsts for the Wildcat crews as we work with our industry partners to get the aircraft to sea as soon as we can", added 700W NAS' commanding officer, Lieutenant Commander Simon Collins, in the MoD's Wildcat deck landing press release. "Deck landings on board a Type 45 at sea are a real milestone and it was a pleasure to join the HMS Dragon team to show them what Wildcat can do."

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:40
Mali: les rebelles touaregs du MNLA à Moscou

 

18-03-2014 par RFI

 

La sécession de la Crimée pourrait donner des idées à bien des mouvements indépendantistes et ce, jusqu’en Afrique. Vendredi, les rebelles touaregs du MNLA, habitués aux confins désertiques du nord du Mali, sont allés jusqu’à Moscou rencontrer le représentant spécial du président Poutine pour l’Afrique. Une visite qui n’a pas plu aux autorités maliennes. Lundi, l’ambassadeur de Russie au Mali a été convoqué par le ministre malien des Affaires étrangères.

 

« On a trouvé que ce n’était pas amical, car la Russie ne nous avait même pas prévenu », explique le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed. L’ambassadeur russe a donc été sommé de s’expliquer, dans un entretien à l’issue duquel le ministre malien s’est dit « rassuré » par un discours « sans ambiguïté ». L’ambassadeur russe n’a pas souhaité s’exprimer sur cet entretien, mais, dans un communiqué, Moscou a en effet affirmé son attachement à « l’intégrité territoriale du Mali » et sa disponibilité pour faciliter les discussions entre le gouvernement national et les rebelles touaregs.

 

→ A (RE)LIRE : À Moscou, le MNLA tente de faire entendre sa voix

 

Vendredi dernier, une délégation du MNLA s’était rendue à Moscou. Le secrétaire général du mouvement, Bilal Ag Acherif, y avait « porté le message du peuple de l’Azawad », évoqué sa « souffrance » et présenté les causes du conflit qui l’opposent à l’Etat malien. Contrairement à la Crimée, l’Azawad n’est donc pas près d’être reconnue par Moscou comme un Etat indépendant, et encore moins de rejoindre la Fédération de Russie...

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:40
Numéro deux mondial de l’armement, la Russie a augmenté ses parts de marché

 

17/03 Par Alain Ruello

 

L’ex-Union soviétique reste le deuxième exportateur mondial d’armements, même si la Chine a gagné en autonomie.

 

Malgré les coups terribles que la chute de l’Union soviétique a portés à son industrie, la Russie exporte toujours autant d’armements : selon le Sipri, le pays s’est maintenu à la deuxième place mondiale depuis 2004, bien qu’il peine à contrer les Occidentaux sur les grandes campagnes à l’export. « Ce n’était pas gagné il y a dix ans », commente Louis-Marie Clouet, responsable de recherche.

Mieux, Moscou s’est payé le luxe d’augmenter sa part de marché, passée de 24 % à 27 % entre les périodes 2004-2008 et 2009-2013. Au point, selon le Sipri, de talonner les Etats-Unis, ce qui en surprendra plus d’un.

Cette performance, la Russie la doit principalement à son aéronautique militaire, et au Soukhoï 30 en particulier. L’avion de combat s’est vendu à quelques grands pays, comme l’Inde ou la Chine, mais aussi à certains, qui n’auraient pas les moyens d'acheter occidental, comme l’Ouganda.

Les autres armements à succès portent sur les hélicoptères de combat, les véhicules terrestres ou encore la défense anti-aérienne. Seul bémol : le naval « made in Russia » est à la peine, comme en témoignent les retards de la livraison d’un porte-avions à New Delhi. « Cela s’explique aussi par le fait que Moscou n’a rien commandé à ses chantiers navals depuis vingt ans », selon Louis-marie Clouet. Les exportations militaires russes ont profité de la réorganisation industrielle drastique initiée par Vladimir Poutine et qui a mis fin aux situations de concurrence sauvage russo-russes. Moscou a aussi réussi à compenser la forte décrue des ventes à la Chine.

Jusqu’en 2005, et parce que ses industriels avaient un gros besoin d’argent, la Russie a beaucoup vendu à Pékin, des avions de combat notamment. Après avoir désossé tous ces matériels, les ingénieurs chinois peuvent désormais se passer de leur voisin, sauf pour certains équipements qu’ils ne maîtrisent pas (encore), comme les moteurs. Du coup, l’Inde fait plus que jamais figure de partenaire militaire clef pour le Kremlin.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:30
Israeli Armor, Artillery Corps Shifting Emphasis

 

Mar. 9, 2014 - By BARBARA OPALL-ROME – Defense News

 

Revamp Agendas in Common Bid To Boost Firepower, Maneuver

 

TEL AVIV — Tighter budgets and changing threats are forcing specialized Israeli Army corps to temper parochial ambitions to bolster a smaller, fire-fortified, combined arms maneuvering force.

Just a year ago, Israel’s Artillery Corps was crafting a new mission statement and doctrine to transition from its traditional role of fire support to the leading ground force provider of standoff attack. Its Fire2025 master plan aspired to one-shot, one-target accuracy at increasingly long ranges, with saturation fire relegated to second-tier status.

At the same time, the Armored Corps was championing its own agenda to sustain outyear production of main battle tanks, mitigate downsizing and preserve its capacity for conventional war.

But reassessments in recent months are accenting a more interdisciplinary strategy for training, organizing and equipping Israel’s future ground force, seeking benefits beyond corps-specific parochial agendas, officers here said.

“In the end, we determined that as an integral and central component of the ground forces, we needed to view ourselves first and foremost as a supporting organization to enable the Army to achieve its objectives,” said Brig. Gen. Roy Riftin, commander of the Israel Defense Forces (IDF) Artillery Corps. “In parallel, we will build capabilities to enable accurate means of standoff attack.”

In a late February interview, he acknowledged that the return to traditional support priorities “was not easy to swallow” by members of Israel’s gunner community.

For years, artillery proponents, including Riftin, had envisioned network-enabled ground-based systems as an option to airpower for a spectrum of scenarios demanding precision standoff attack.

“We’re still pursuing the vision,” Riftin said of revamped plans. “But in the end, I understood that the Corps will be much more significant if we continued to accent the element of support.”

Brig. Gen. Shmuel Olansky, IDF chief armored officer, conceded similar resistance among the close-knit armored community to downsizing armored reserve forces by several brigades. He also acknowledged that plans to infuse all armored battalions with organic infantry capabilities optimized for urban war has sparked accusations that the Corps was sacrificing its capacity for conventional war.

“It’s emotion and a matter of pride. ... I meet often with critics — many of them are my former commanders — and I admit there are no guarantees that what we’re doing now is correct,” Olansky said. “But I’m confident that the direction we’re going in today is most appropriate for reasonable scenarios.”

Nevertheless, Olansky noted, “If, in 10 years, we face concerted, mass attack from a combination of armies...” He intentionally declined to complete the thought.

 

Accent on Combined Arms

By the end of 2016, each active-duty armored battalion will have its own organic specialty company composed of reconnaissance, observation and mortar platoons. An identical plan will be implemented later for the reserve force, Olansky said.

New combat support specialty companies will replace older-model tank companies slated for retirement. They’ll be trained to operate “shoulder-to-shoulder” with main battle tanks as an integral part of armored forces optimized for maneuvering in urban and heavily forested arenas.

“We don’t need to build a force only for mass maneuvering war, but for what we call war between wars where the enemy is less visible, less likely to engage us directly, yet lethally equipped with advanced anti-tank missiles,” Olansky said. “This means our future force must be flexible to transition rapidly to different warfare scenarios. It means we need more precise tank rounds and the ability to respond in real time to targeting data coming from various sources.”

Col. Nadav Lotan, commander of the IDF’s 7th Armored Brigade, said new capabilities provided by specialty mortar platoons extend the battalion’s operational envelope.

“Mortars will be able to reach ranges that the tank doesn’t have. It’s a significant boost in operational effectiveness,” Lotan said during a recent interview in the Golan Heights.

Plans call for equipping the Armored Corps’ organic mortar forces with infantry-operated Keshet, an M113-based 120mm recoil mortar system by Elbit Systems.

Riftin is evaluating upgraded infantry maneuvers with Humvee-mounted ELM-2106 Windshield tactical radars, the IDF’s choice over the US AN/TPQ-48. Radar producer Elta Systems, a subsidiary of state-owned Israel Aerospace Industries, is expected to deliver demonstration radars by summer, and Riftin’s Artillery Corps is forming teams to operate the system alongside Keshet against rocket and mortar threats.

 

Good-Enough Precision Rockets

The Artillery Corps has designated a new precision rocket by state-owned Israel Military Industries (IMI) as its weapon of choice for bridging immediate needs with future plans for standoff strike.

Known here as Romach, the rockets are designed to strike within 5 meters of targets some 35 kilometers away. Once fully deployed, Romach will offer an accurate alternative to unguided rockets and artillery shells whose use — while legal under international law — is increasingly ill-suited for urban war.

Launched from a standard multiple launch rocket system (MLRS), Riftin hailed Romach as “an excellent, pragmatic solution” to shift from so-called statistic weaponry, which constitutes 95 percent of his force and is much more prone to inflicting collateral damage.

“Our need to operate in built-up areas demands across-the-board shift from statistic weaponry toward a new inventory based on precision,” Riftin said. “But since the best precision weaponry is very expensive, we need to go with cost-effective capabilities that may not be the best, but are good enough.”

Multiyear plans call for mass procure-ment of the IMI-developed system. The firm is working on supplying some 1,000 rockets to support deployment of the IDF’s first Romach battery in November.

Riftin said his organization is crafting the operational concept for Romach operations following its successful conclusion of rigorous field tests.

“It’s proven itself in terms of precision,” he said. “The range is a little shorter than we would have liked, but it still fires more or less to the boundaries of a division. And since it uses a common MLRS launcher, we don’t need to change platforms or people. The only thing we’re changing is the certification process.”

He said Romach meets parallel requirements to provide fire support for maneuvering forces and for accurate targeting of two-story structures in urban, anti-terror operations. “It’s the ideal ‘good enough’ option that allows us to straddle both worlds at a reasonable cost.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:30
Drop Zone Is Ready at Nevatim airbase

 

20.02.2014 Shani Pomes - IAF

 

A special parachuting zone that will serve ground troops was inaugurated at Nevatim airbase. The new zone will reduce flight times and in so doing, will save money on future training costs. "The use of parachuting capabilities will be a surprise in terms of place, time and technique"

 

One of the most familiar capabilities of the Hercules C-130 is the airdropping of paratroops. A new parachuting zone, which will strengthen the ties between ground forces and the IAF, was inaugurated at Nevatim airbase in the Negev, the home of the Hercules C-130 planes.

"The parachuting zone that we are inaugurating will be called "Machbesh" (Hebrew for steamroller) named after the parachuting operation executed at the Mitle Pass during the Sinai campaign in 1956", explained Brigadier General Lihu Hacohen, commander of the Nevatim airbase. "The inauguration of this parachuting zone presents a big opportunity for improvement in the parachuting training in the IDF. But beyond that, it gives the army more avenues for tightening the cooperation between ground forces and the IAF".

 

"It's so relevant"

 

The inauguration began with a flyover of Hercules C-130 planes that flew from the horizon towards the guests attending the ceremony. On board were Infantry and Paratrooper Officer Chief, Brigadier General Itai Virov and Brigadier General Amir Baram, the "Fire Division" Commander. Together with additional paratroopers, they demonstrated a parachuting in the new parachuting zone.

Afterwards, Red Brigade paratroopers and the parachuting course instructors jumped, providing the audience with an image of the future of the landing strip and the tightening relations.

 

"The use of parachuting seems archaic to quite a few people and that's why it's so relevant", said Brigadier General Virov. "The use of parachuting capabilities will be a surprise in terms of place, time and technique. I think that we are building together a tool that has the ability to produce the next surprise or the next decision".

 

The purpose of the move is to shorten the flight path of parachuting planes: until now, the Hercules C-130 planes left their home base at Nevatim, picked the paratroopers up at the Tel Nof airbase, which is next to the Flying and Special Training Center, airdropped them at the parachuting zone in Palmachim and returned to Nevatim. The new parachuting zone will shorten the journey and, in so doing, save money on future training costs.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:30
Regain de tensions entre Israël et le Hezbollah autour du Golan

 

18/03/2014 Par Cyrille Louis, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - Pour l'État hébreu, une nouvelle confrontation avec la milice chiite, qui dispose de 100.000 roquettes et missiles, est inéluctable dans cette zone frontalière.

 

Trois ans après le début de la guerre en Syrie, le plateau du Golan a cessé d'être la frontière la plus paisible d'Israël. Sur ses reliefs vert tendre retentit désormais le vacarme des tirs d'artillerie qu'échangent, quelques kilomètres plus à l'est, rebelles et loyalistes syriens. Au cours des derniers mois, plusieurs frappes ont en outre visé des positions israéliennes à la frontière avec le Liban, sur les sommets enneigés du mont Hermon. Ce mardi, trois soldats ont également été blessés lors d'une explosion au passage de leur Jeep près de Majdal Chams. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou s'est empressé de déclarer que l'État hébreu réagirait «avec force» et selon la radio militaire, Tsahal a, dans la foulée, riposté par des tirs d'artillerie en direction du territoire syrien. «La situation se tend inexorablement, s'inquiète le général Yaïr Golan, qui commande la région Nord. Nous avons dû édifier une nouvelle barrière de sécurité, remplacer nos troupes de réserve par des forces plus opérationnelles et renforcer nos capacités de renseignement.»

 

Le conflit syrien, d'abord lointain, s'est peu à peu propagé à l'ex-zone démilitarisée tracée, après l'armistice de 1967, le long de la frontière avec l'État hébreu. Selon les militaires israéliens, ce corridor serait aujourd'hui contrôlé à 70 % par les rebelles. «Ces deux dernières années, des dizaines de projectiles ont atterri sur notre territoire, fort heureusement sans faire de victime», souligne Yaïr Golan, l'un des plus hauts gradés israéliens. Le risque de débordement de la guerre en Syrie est jugé d'autant plus élevé que plusieurs groupes djihadistes ont pris position dans cette zone. «Ils ne sont encore que 100 à 300 combattants et se gardent jusqu'à présent de nous attaquer, précise le commandant de la région Nord, mais il ne faut pas se tromper sur leur idéologie: après le régime Assad, Israël sera leur prochaine cible…»

 

    « Nous utiliserons toutes nos capacités, y compris maritimes et terrestres... »

    Yaïr Golan, général dans l'armée israélienne

 

Des multiples bouleversements induits par le conflit syrien, le regain de tension avec le Hezbollah est celui qui inquiète le plus les militaires israéliens. Le calme qui régnait depuis la fin de la guerre de 2006 à la frontière israélo-libanaise paraît en effet plus précaire depuis que la milice chiite s'est engagée, début 2013, au côté de Bachar el-Assad. «Le Hezbollah a déployé près de 5000 combattants en Syrie et y a perdu entre 200 et 300 hommes, estime Yaïr Golan, mais il n'est pas affaibli pour autant. Au contraire, ses combattants sont en train d'acquérir une précieuse expérience opérationnelle tandis que la milice se dote d'armes de plus en plus sophistiquées.»

 

Les stratèges israéliens redoutent tout particulièrement que le Hezbollah ne profite du désordre syrien pour convoyer, vers ses bases libanaises, des missiles de longue portée provenant d'Iran ou de Russie. «Le mouvement cherche ainsi à combler l'écart qualitatif avec notre arsenal et à augmenter sa capacité de dissuasion», affirme le général Golan. Une menace que l'armée de l'air israélienne a tenté de conjurer en frappant secrètement, à six reprises au moins depuis janvier 2013, des dépôts ou des convois d'armes sophistiquées en territoire syrien. Au risque de provoquer une escalade difficilement maîtrisable…

 

Fin janvier, le Hezbollah a ainsi haussé le ton lorsqu'une frappe attribuée à ­Israël a, pour la première fois depuis le début du conflit syrien, visé une de ses bases sur le sol libanais. «Cette nouvelle attaque est une agression flagrante (…) qui ne restera pas sans riposte», a réagi le parti chiite, promettant de choisir «le moment opportun et l'endroit approprié pour répondre». La menace a sans doute reçu un commencement d'exécution jeudi dernier, lorsque deux engins piégés ont explosé dans le nord du Golan, blessant légèrement trois soldats israéliens. L'État hébreu a aussitôt répliqué en tirant des obus de mortier sur une position supposée de la milice chiite. «La situation est désormais hautement inflammable et une étincelle pourrait précipiter une confrontation, met en garde le général Yaïr Golan, même si celle-ci n'est pas forcément souhaitée par les parties.»

 

Échaudés par la guerre de juillet 2006, durant laquelle le Hezbollah continua à tirer des roquettes durant 34 jours et revendiqua finalement la victoire, malgré les lourdes pertes infligées par les frappes ennemies, les stratèges israéliens disent se préparer cette fois à un conflit «décisif». Selon leurs renseignements, la milice chiite dispose de 100.000 roquettes et missiles, dont plusieurs dizaines d'une portée supérieure à 250 kilomètres. «La troisième guerre du Liban ne se limitera pas à des raids aériens, promet Yaïr Golan, et nous utiliserons toutes nos capacités, y compris maritimes et terrestres, pour supprimer la capacité de nuisance de l'ennemi.» Une prédiction aux accents de mise en garde. «Le fait que le Hezbollah prenne refuge dans les villes et villages chiites situés dans le sud du Liban, assure-t-il, ne nous empêchera pas d'utiliser la force pour protéger nos civils.»

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:20
USAF Declares Initial Operational Capability for LM's Sniper ATP-SE

 

 

Mar 17, 2014 ASDNews Source : Lockheed Martin Corporation

 

The U.S. Air Force declared initial operational capability (IOC) for Lockheed Martin’s [NYSE: LMT] Sniper® Advanced Targeting Pod - Sensor Enhancement (ATP-SE) and has now deployed the system to support combat operations in theater.

 

An enhanced configuration of Sniper ATP, Sniper ATP-SE provides U.S. Air Force strike fighter and bomber aircraft with advanced modes for non-traditional intelligence, surveillance and reconnaissance; improved combat identification; expanded air-to-air and maritime capability; and two-way data link communication. Lockheed Martin won the U.S. Air Force’s ATP-SE competition in 2010.

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:20
Chantier Davie, à Lévis. (Archives/Chantier Davie Canada Inc.)

Chantier Davie, à Lévis. (Archives/Chantier Davie Canada Inc.)

 

17 mars 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord

 

Au cours d’une conférence de presse, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a présenté lundi sept propositions afin de relancer la construction navale au Québec et demandé à ce qu’Ottawa rouvre son appel d’offres pour la construction de navires.

 

La vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, a souligné qu’il est essentiel de permettre aux chantiers navals de jouer un rôle à la mesure de leurs pleines capacités au Québec, étant aussi au cœur de la voie d’accès à l’intérieur du continent nord-américain.

Particulièrement visé: Seaspan (Vancouver Shipyards) et son contrat de construction des navires non destinés au combat, incluant le brise-glace polaire, les deux navires de soutien interarmées, le navire hauturier de sciences océanographiques et les trois navires hauturiers de recherche sur les pêches.

Selon la CSN, le contrat de 8 milliards $ attribué à Seaspan devrait être revu «compte tenu de son inexpérience dans le type de construction requis et de la déficience de ses installations».

En entrevue pour 45eNord.ca, Mme Lévesque a estimé que cela fait maintenant près de 40 ans que le gouvernement fédéral plombe l’industrie de construction navale du Québec.

Cela remonterait même aux années 1960, lorsque le gouvernement canadien n’a pas réagi aux subventions des pays asiatiques, puis à son refus d’augmenter ses tarifs douaniers pour compenser ces subventions «déloyales». «Le gouvernement canadien n’a pas non plus réussi à ouvrir le marché du cabotage américain aux constructeurs canadiens et québécois, malgré la négociation de deux ententes de libre-échange.»

 

Davie, fleuron québécois

Le chantier Davie, à Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, a déjà été le plus important chantier naval au pays.

Fondé en 1825, il possède encore la plus grande cale sèche disponible au sein de l’industrie navale canadienne.

Au début des années 90, le chantier Davie avait procédé à l’inauguration de frégates appartenant à la Marine royale canadienne qui avaient alors été construites et assemblées en partie à Lévis.

Le chantier maritime Davie avait déclaré faillite en 2010, mais a été repris en 2012 par Zafiro Marine.

Francine Lévesque nous a indiqué que la CSN poursuivra ses démarches auprès du gouvernement fédéral afin que les chantiers du Québec reçoivent leur juste part des contrats. «Mais nous profiterons aussi de la campagne électorale québécoise pour interpeller les chefs de partis et leurs candidats pour qu’ils prennent position sur les recommandations que nous présentons».

De plus, toujours selon Mme Lévesque, «le gouvernement du Québec doit appuyer la candidature des chantiers d’ici».

La Première ministre du Québec Pauline Marois, en pleine campagne électorale, a justement rendu visite aux employés du chantier Davie, le 13 mars dernier. Elle a, à cette occasion, indiqué qu’elle s’engageait à continuer à «soutenir» l’entreprise et à «se battre» pour qu’elle ait sa juste part d’éventuels contrats du fédéral.

La visite de Pauline Marois marquait l’embauche du 850e travailleur sur le chantier depuis la relance des activités.

Dans un courriel adressé à 45eNord.ca, Travaux publics et services gouvernementaux Canada nous a précisé que «le vérificateur général du Canada a conclu, en novembre 2013, que le processus de sélection des chantiers a été « efficient et couronné de succès », que le gouvernement gère l’acquisition des navires militaires en temps opportun et de manière abordable, efficiente et transparente, ce qui permettra de soutenir l’industrie de la construction navale pour de nombreuses années à venir. Il a également recommandé au gouvernement que le modèle de la SNACN soit appliqué aux futurs grands projets d’approvisionnement.

Les chantiers navals canadiens qui n’ont pas été sélectionnés dans le cadre de la Stratégie nationale d’approvisionnement pourront soumissionner de façon concurrentielle pour la construction de petits navires (jusqu’à $2 milliards en contrat). La construction des nouveaux petits navires devrait débuter en 2014 et sera réalisée au cours des sept prochaines années.
Ces chantiers navals pourront aussi soumissionner pour le soutien en service des Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) et des Navires de soutien interarmées (jusqu’à $5 milliards en contrat).»

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:55
Equipex MATMECA : l’institut Carnot ONERA-ISA inaugure sa tour d’atomisation

 

17.03.2014 Onera

 

Mardi 18 mars, l’institut Carnot ONERA-ISA a inauguré la tour d’atomisation de l’Equipex MATMECA, installée sur son site de Palaiseau.
 

Ce moyen de R&T est destiné au développement de nouveaux alliages métalliques à propriétés exceptionnelles. Grâce à lui, l’Onera maîtrise aujourd’hui toutes les phases de conception d’alliages :

  • formulation
  • élaboration des poudres (lots expérimentaux)
  • élaboration de matériaux massifs avec différents moyens de compaction
  • caractérisation microstructurale et mécanique.


Il est flexible et accessible aux organismes de recherche, aux industriels, qu’ils soient concepteurs d’alliages, producteurs ou utilisateurs de poudres.

Objectif : accompagner les industriels des secteurs aéronautique et spatial, énergie, automobile et médical, qui s’engagent dans la voie de la métallurgie des poudres, et produiront à terme, des pièces par fabrication additive, frittage flash ou encore moulage par injection, des méthodes qui s’avèrent prometteuses.

Révolutionnant l’industrie métallurgique et mécanique, la métallurgie des poudres, est un procédé qui répond à plusieurs enjeux :

  • la fabrication de pièces de géométrie complexe plus robustes et plus légères
  • un bon rendement matière (moins d’usinage)
  • une amélioration de la qualité métallurgique des pièces (homogénéité chimique et microstructurale) et des propriétés d’emploi
  • la mise en forme à une température inférieure à la température de fusion
  • une baisse des coûts de production.


Pour en savoir plus sur le projet MATMECA :

Le projet d’Équipement d’Excellence MATMECA s’inscrit dans le programme Investissements d’Avenir. Il est financé par le Commissariat Général à l’Investissement.

Partenaires:
ONERA, ECP, ENS Cachan, École Polytechnique, Mines Paristech.

Pour plus d’informations:
http://www.onera.fr/fr/actualites/signature-equipex-matmeca-concretisation-du-programme-investissements

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