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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : opération Netero

13/07/2013 Sources : EMA

 

Du 24 Juin au 9 juillet 2013, plus de 600 militaires de la force Serval ont participé à l’opération Netero dans la régionEst de Gao, dans une zone couvrant plus de 10 000 km².

 

Cette opération avait pour objectif la reconnaissance et le contrôle de la zone dans le but de détruire et désorganiser les réseaux terroristes.

 

Durant les deux semaines de l’opération, la force Serval a déployé 3 compagnies du GTIA Désert, appuyées par les hélicoptères du GAM, des éléments génie de fouille opérationnelle, des moyens de renseignements (DRAC, drone Harfang, un avion de patrouille maritime Atlantique 2) et des patrouilles de Mirage 2000D.

 

Mali : opération Netero

Les militaires de la force Serval ont conduit cette opération de façon conjointe avec environ 200 militaires nigériens appartenant au bataillon de la MINUSMA stationné à Ménaka, et 80 gendarmes des forces de défense et de sécurité malienne (FDSM). Du fait de la localisation de l’opération, le bouclage du sud de la zone, à la frontière avec le Niger, a été opéré en coordination avec les forces armées nigériennes.

 

 Une partie des forces engagées dans l’opération a fait mouvement depuis Gao, vers le Sud-Est de la zone en direction d’Asongo, avant de s’infiltrer dans les vallées et de remonter vers le Nord. Simultanément, le reste des forces a bouclé par héliportage l’ensemble de la zone à l’Est, à l’Ouest.

 

Du fait de la dimension de la zone, les actions ont été menées de façon décentralisée,  tout en ayant la capacité de rapidement se regrouper en fonction des renseignements recueillis. Les militaires ont mené une succession de fouille et de recherche sur les différents objectifs.

Mali : opération Netero

Au bilan, la force continue de mener des opérations dans la durée, malgré des conditions météorologiques très dures. Plusieurs caches d’armes et de matériels ont été découvertes avec de l’armement de petit calibre, quelques milliers de cartouches de petit calibre, du matériel pour réaliser des attentats kamikazes,  du carburant, des moyens de transmission et 4 pick-up.

Mali : opération Netero

Cette manœuvre a démontré la capacité d’exploiter et de fusionner rapidement le renseignement acquis par les différents capteurs et d’ensuite réorienter la manœuvre.

 

La durée de l’opération a également permis aux forces maliennes ainsi qu’à celles de la MINUSMA de marquer leurs présences dans la région et de renforcer des liens avec la population.

Mali : opération Netero

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : dépollution d’une banque à Gao

13/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, les démineurs de la force Serval et leurs homologues des Forces Armées Maliennes (FAMA) ont vérifié, à la demande du gouverneur, les locaux de la banque nationale du développement en Afrique de la ville de Gao, à l’abandon depuis plus d’un an.

 

En mars 2012, la banque avait été attaquée, et les coffres avaient subis des assauts à l’explosif. L’opération de dépollution avait pour objectif de détecter, de déterrer et si nécessaire de neutraliser des munitions et engins non explosées, en perspective de la réhabilitation de la banque.

 

Suite à l’intervention des sapeurs français et maliens, le site a été déclaré non pollué. Les travaux souhaités par les autorités locales à Gao pourront donc débuter prochainement.

Mali : dépollution d’une banque à Gao

Le retour à la normalité pour la ville de Gao passe par le retour des administrations mais également par le retour des échanges économiques. Depuis l’aide de la force Serval au printemps dernier, le marché couvert Damien Boiteux du centre-ville a retrouvé son affluence. Le retour des services bancaires est donc indispensable pour que le développement économique se poursuive à Gao.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

13/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis le1er juillet 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a pris le relais de la MISMA. La force Serval a maintenu ses 7 détachements de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA.

 

Depuis deux mois, un DLA est déployé auprès de la Force Armée Tchadienne d’Intervention au Mali (FATIM) basé à Tessalit. Composé d’une vingtaine de militaires français appartenant principalement aux commandos parachutistes de l’Air (CPA 30), le DLA poursuit ses missions aux côtés du bataillon Tchadien dans le nord du Mali.

 

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Leur mission est de contribuer à la bonne coordination entre les forces françaises et celles de la MINUSMA opérant dans une même zone. Ils sont également en mesure de mettre en place un appui au profit des forces africaines dans différents domaines : renseignement, logistique, appui feu, et appuis spécialisés éventuellement.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Le DLA FATIM est composé d’une équipe commandement et logistique, d’une équipe opérationnelle de déminage (EOD), d’une équipe de guidage aérien, d’une équipe médicale et d’un élément de liaison et de contact. Ils sont donc en mesure de délivrer et de coordonner les appuis feux au profit du bataillon Tchadien de la MINUSMA et de fournir un appui spécialisé avec une équipe de démineurs composée d’un spécialiste cynophile et de son chien.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Ainsi, les commandos de l’armée de l’air du CPA 30 mènent régulièrement des patrouilles conjointes dans Tessalit et ses alentours ainsi que des opérations de fouille en coordination avec les prévôts tchadiens. Ensemble, ils participent aussi à la garde de la plateforme militaire de Tessalit.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Des mauvais chiffres pour l’industrie française de l’armement

23 juillet 2013 Par Myriam Berber - RFI

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse.

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse par rapport à l'année précédente. Résultat : la France perd sa place de quatrième exportateur mondial, dépassée par Israël. C'est ce que révèle le rapport au Parlement du ministère de la Défense, publié le lundi 22 juillet 2013.

 

Depuis le record de 2009, avec plus de huit milliards d'euros d'exportations, les entreprises françaises de défense ont vu leurs ventes à l'étranger divisées par deux. L'année dernière, ces exportations sont passées sous la barre des cinq milliards d’euros. Un chiffre en baisse de 26% par rapport à l'année précédente.

 

La France se maintient dans le « Top cinq » des exportateurs mondiaux, mais très loin derrière les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et Israël. En 2012, la région Asie-Pacifique est la principale destination des exportations françaises, avec plus de la moitié des prises de commandes.

 

Missiles air-air et corvettes

 

Avec 1,2 milliard d'euros de commandes, l'Inde est devenue en 2012 le premier partenaire commercial de la France. Viennent ensuite l'Arabie saoudite avec 636 millions, la Malaisie avec 461 millions, les Etats-Unis avec 208 millions et la Russie avec 185 millions.

 

En 2012, les principales commandes ont concerné des missiles air-air pour l'armée indienne, des corvettes pour la Malaisie et des équipements pour l'Arabie saoudite. En dehors de cela, les gros contrats sont de plus en plus difficiles à décrocher pour l'industrie française d'armement.

 

De nombreux petits contrats

 

Plusieurs facteurs expliquent ce recul. D’abord, le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d’euros, au profit des petits contrats de 50 millions d'euros. Ensuite, la forte concurrence des Etats-Unis qui essaient de compenser les baisses de commandes nationales en décrochant des marchés à l'exportation. Enfin, la montée en puissance des pays émergents, et notamment de la Chine, de la Corée du Sud et de la Turquie.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers

Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers

23/07/2013 Marine nationale

 

Actuellement, la Marine procède à des essais sur l’Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers dans la perspective d’en recevoir 6 dans les mois à venir. À ce stade, les essais sont concluants.

 

2 mètres et 70 Kilos, voici les mensurations de l’AUV Alister 100. Ce seront bientôt les premiers drones sous-marins de guerre des mines dans la Marine nationale. Ils seront utilisés par les GPD en priorité dans le cadre d’opérations avancées (de type Very Shallow Water ou chenal d’assaut) et de déminage portuaire, et dans des tâches de levés de fonds et de reconnaissance.

ALISTER 100 - ECA Robotics

ALISTER 100 - ECA Robotics

Fin 2010, un marché avait été notifié par La Direction Générale de l'Armement afin d’en approvisionner six au profit des Groupes de Plongeurs Démineur. Techniquement, deux marins, positionnés sur une cale ou à bord d'une embarcation pneumatique, suffisent à le mettre en œuvre. Composé de matériel de pointe, ce véhicule sous-marin aura une très grande précision de navigation. Cette dernière facilitera le travail dans des milieux étroits comme les chenaux ou bras de mer. Cette même précision sera un atout majeur lors  des échanges d’informations avec d’autres systèmes de combat guerre des mines. Quant au sonar de type Klein, il permettra de travailler selon différentes fréquences afin de privilégier au choix, la distance de détection ou la définition des images obtenues.

 

Le marché prévoit la livraison échelonnée des six premiers AUV Alister 100 d’ici la fin de l’année 2013. Après l’actuelle phase de recette, l’état-major de la Marine devra prononcer l’admission au service actif de ce matériel avant de pouvoir l’utiliser en mission.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:45
photo EMA

photo EMA

07/2013 Gilbert Maoundonodji* -- sciencespo.fr

 

Le 16 janvier 2013, c’est par un message du président de la République du Tchad à l’Assemblée nationale sur la crise malienne, que l’opinion nationale et internationale apprenait officiellement l’envoi des militaires tchadiens au Mali. Une décision souhaitée, voire encouragée par la France qui, quelques jours auparavant, avait eu l’audace de lancer l’opération SERVAL pour stopper la progression vers le sud malien des groupes terroristes et djihadistes.

 

Cette décision d’envoyer des troupes en opérations extérieures, à plus de deux mille kilomètres de son territoire national, est également saluée par une large majorité des opinions publiques africaines qui commençait à être sérieusement agacées par les tergiversations de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les atermoiements onusiens. Pourtant, on est en droit de se demander quels sont les objectifs déclarés et les buts poursuivis par le Tchad à travers cette intervention ? Dans la poursuite de quels intérêts vitaux ce pays, classé parmi les plus pauvres au monde malgré la manne pétrolière, mobilise-t-il plus de deux milliers de ses militaires d’élite, deux cent quarante véhicules de transport de troupes et de ravitaillement pour soutenir une opération aux contours mal définis et très risquée, puisqu’il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle mais asymétrique ?

 

Dans les lignes qui suivent, outre la mise en exergue des raisons officielles et objectifs déclarés de cette intervention, nous tenterons de décrypter les motivations réelles, susceptibles de révéler, d’une part, les véritables enjeux de l’intervention des troupes militaires tchadiennes au Mali ; et d’autre part, de montrer en quoi elle apporte un éclairage tout particulier sur les faiblesses d’un Etat, certes, « post-conflit » mais tout aussi fragile. Des faiblesses qui, elles, sont sources potentielles de déstabilisation et constituent les limites objectives de la volonté du Tchad d’être une puissance militaire régionale.

 

Les raisons officielles et les objectifs déclarés de l’intervention militaire

 

Dans le message présidentiel à l’adresse de la représentation nationale tchadienne, le cadre du déploiement des Forces Tchadiennes en Intervention au Mali (FATIM) est tout tracé. Parmi les raisons avancées, l’on a tout d’abord invoqué l’appartenance du Tchad et du Mali à la région sahélienne ainsi qu’à des organismes communs de coopération comme le Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et ensuite, la mise en exergue d’un « intérêt de réputation » du Tchad : " les forces de défense et de sécurité sont aguerries dans les combats du désert. L’armée tchadienne est, non seulement aguerrie et professionnelle, mais elle est aussi et surtout beaucoup respectée pour ses hauts faits d’armes. Le théâtre actuel des opérations, le Sahel, n’a aucun secret pour elle », peut-on lire dans la presse présidentielle.

 

De plus, dès le déclenchement de cette crise, il y a plus de neuf mois, des sollicitations plus ou moins ouvertes ont été adressées au Tchad pour une intervention en faveur des autorités légales du Mali. « L’attention accordée ainsi à notre pays » (dixit Idriss Déby), poursuit le message présidentiel aux députés, « est, certes, l’expression d’un signe de considération pour les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, mais en même temps elle nous commande de faire preuve de beaucoup de responsabilités en tant que nation située au cœur du continent. En outre, depuis le 11 Janvier 2013, des regards sont constamment tournés vers nous pour scruter le moindre signe de réaction de notre part par rapport au déclenchement, par la France, de l’Opération SERVAL, au Mali. Par conséquent, le Tchad ne pourrait continuer à garder le silence. Il ne peut se soustraire à son obligation de solidarité vis-à-vis du peuple malien. C’est la raison pour laquelle j’ai donné l’accord du Tchad à la demande des autorités françaises pour que la mission Epervier puisse être mobilisée au profit de l’opération SERVAL à partir de notre territoire ».

 

Par ailleurs,  « Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l’Armée Nationale Tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République du Mali. Nous avons ainsi agi conformément à la résolution 2085 du 20 Décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), aux appels de l’Union Africaine et à la demande expresse en date du 14 Janvier 2013 du président de la République du Mali».

 

Telles sont les raisons officielles de l’intervention militaire tchadienne au Mali. Celle-ci vise-t-elle réellement à satisfaire des objectifs d’intérêt national ? Quelle est la validité de ces justifications ?

 

L'intervention militaire tchadienne au Mali : enjeux et limites d'une volonté de puissance régionale

Un objectif géopolitique : lutter contre les groupes djihadistes pour éviter la contagion islamiste du Tchad

 

Pour un pays comme le Tchad, un « Etat-tampon idéologique », traversé par des clivages de toutes sortes (ethnique, régional, confessionnel, etc.) et où la donne religieuse a été un facteur de communalisation ayant permis de mobiliser des coreligionnaires pendant la guerre civile de 1979-1982, la présence des FATIM au Mali poursuit un objectif géopolitique : lutter contre les groupes terroristes (AQMI, MUJAO, ANSAR EDDINE) et prévenir la contagion islamiste du Tchad. Car, dans la perception et l’analyse des dirigeants tchadiens, si rien n’est fait, cette crise malienne aura de graves répercussions sur les régions du Sahel et du Sahara et constituerait plus largement une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales.

 

Certes, pour beaucoup d’observateurs et d’analystes, les menaces des groupes terroristes sur le Tchad ne seraient pas réelles et les risques de contagion minimes (Magrin, 2013). Aussi, cette intervention ne viserait-elle que la recherche et la reconnaissance d’un statut de puissance régionale en devenir. Ce qui n’est pas tout à fait faux, si l’on se réfère à certaines déclarations des autorités tchadiennes : « La paix et la stabilité retrouvées, le Tchad doit assumer son statut dans la sous-région et en Afrique. Le Tchad est un grand pays au cœur du continent et il doit jouer pleinement son rôle ».

 

Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, il y a des faits et des évidences qui confortent l’option du Tchad d’envoyer un contingent au Mali. En effet, dans un passé pas si lointain, l’un des chefs islamistes et djihadistes algérien, Abdelrazak El Para, du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), a été capturé dans le désert tchadien aux confins des montagnes du Tibesti. Or, les crises libyenne et malienne ont eu pour corollaire la dissémination des armes et l’absence de contrôle sur les frontières nationales. La porosité de celles-ci s’est encore accrue. De plus, il y a la proximité du Tchad avec le septentrion nigérian, où sévit Boko Haram dont le combat est religieux et les principales cibles sont les chrétiens. Dans ces conditions, une attaque kamizake d’un illuminé djihadiste au Tchad raviverait les tensions interconfessionnelles.

 

Un enjeu géostratégique : la quête d’un statut de puissance militaire régionale

 

A la lumière de l’enjeu géopolitique, le bien fondé de l’intervention militaire d’un contingent de l’armée nationale tchadienne au Mali n’est pas ici en cause. Ce qui pose problème, c’est le désir du Tchad d’être reconnu par la communauté internationale comme une puissance militaire régionale. C’est une aspiration légitime pour tout acteur étatique qui ambitionne de jouer un rôle sur la scène régionale et internationale. Mais le Tchad a-t-il les moyens de ses ambitions dans un contexte où la situation sociale de sa population requiert une meilleure allocation des ressources pétrolières pour lutter contre la pauvreté ?

 

Comme on a pu le constater, l’absence d’évaluation préalable des charges et dépenses liées à cet engagement ainsi que des conséquences prévisibles en termes de pertes en vies humaines sont les raisons qui ont poussé un député tchadien, qui plus est de la majorité présidentielle, a demandé que le Chef du Gouvernement rende compte de la situation à l’Assemblée nationale. C’est ainsi que le 15 avril, le Gouvernement s’est rendu à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des élus et faire le point sur la situation des FATIM.

 

L'intervention militaire tchadienne au Mali : enjeux et limites d'une volonté de puissance régionale

Dans sa communication aux députés, en réponse à cette interpellation, le Premier ministre a non seulement fait état du coût humain de cette intervention militaire qui se chiffrait alors à trente-six morts et soixante-quatorze blessés. Il a également mis l’accent sur le coût financier de cette opération pour le Tchad. En effet, en trois mois de présence des FATIM sur le terrain, les dépenses se chiffrent à 56 737 120 195 Francs CFA avant de préciser que les prévisions de dépenses pour une période de 12 mois sont de 90 321 953 893 FCFA. Qui paie la facture, s’est indigné un député ?

 

Selon le Premier ministre tchadien, en dehors de quelques appuis logistiques de certains pays dont la France, la République du Congo, le Soudan, la Chine, les Etats-Unis, l’essentiel des moyens utilisés provient des ressources nationales du budget de l’Etat. Si l’intervention militaire tchadienne au Mali s’inscrit, certes, dans le cadre de la MISMA, cette opération internationale, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, n’est pas une opération de maintien de la paix classique budgétisée. Par conséquent, les dépenses du Tchad ne sont pas assurées sur le budget onusien. Ces dépenses passeront-elles alors par pertes et profits ? Le Tchad espère se faire rembourser sur le Fonds fiduciaire dans le cadre de la future mission internationale sous mandat onusien, pour laquelle d’ailleurs il a échoué dans sa tentative d’obtenir le commandement des opérations.

 

Une intervention risquée et vectrice potentielle de déstabilisation

 

Face à cette situation, l’opinion nationale a commencé à s’inquiéter. C’est ainsi que, par une résolution prise le 15 avril 2013, à la suite de l’interpellation du Premier ministre par une question écrite d’un député du parti au pouvoir, l’Assemblée nationale a demandé au gouvernement de la République du Tchad de préparer, dans un délai raisonnable, le retrait des FATIM. En outre, elle lui a demandé de définir les modalités de réparation civile pour les familles des soldats décédés ainsi que pour les blessés. Enfin, elle a recommandé au gouvernement de faire apprécier à sa juste valeur, par les Nations Unies et l’Union africaine, les effets humains, matériels et financiers de l’engagement du Tchad au Mali.

 

Aujourd’hui, dans une région sahélo-saharienne en crise, le Tchad est perçu comme un ilot de sécurité et présenté comme l’épicentre de la stabilité régionale. Pourtant, si la fin de la guerre par procuration que se sont livrée le Tchad et le Soudan entre 2005 et 2010 a apporté un semblant de paix, les problèmes internes au Tchad n'ont jamais été réglés (Debos, 2013). La mauvaise gestion des ressources du pays, la corruption systémique qui gangrène tous les pans de l’économie, l'impunité dont bénéficient les proches du régime, les pratiques illégales et violentes de certains militaires ainsi que la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité de la population, qui aujourd’hui vit avec moins d’un dollar par jour, constituent autant de sources d’insécurité et de facteurs potentiels de déstabilisation.

 

*Gilbert Maoundonodji, juriste et politologue, auteur de Les enjeux géoplitiques et géostratégiques de l’exploitation du pétrole au Tchad, (Presses universitaires de Louvain 2009)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:40
SU-35 photo RP Defense

SU-35 photo RP Defense

MOSCOU, 23 juillet- RIA Novosti

 

Le groupe Sukhoï arrive en tête de liste des constructeurs russes d'avions de combat et occupe la 43e place pour le volume des ventes dans le classement établi par le magazine américain Defense News.

 

"Le magazine militaire Defense News a publié une étude annuelle du marché mondial des armements pour 2012. La place la plus élevée parmi les constructeurs russes de matériel aéronautique de guerre revient de nouveau au groupe Sukhoï. Le groupe s'est placé à la 43e position du classement établi selon le volume des ventes", lit-on dans un communiqué de Sukhoï.

 

Le top 100 comprend deux autres constructeurs aéronautiques russes: le consortium Irkout (62e place) et le fabriquant de chasseurs MiG (93e place).

 

"Le magazine Defense News constate que dans son ensemble, le volume des  ventes réalisées en 2012 par les 100 plus grands producteurs d'armements ont chuté de 3%. Seule la Russie a enregistré une augmentation substantielle de ses exportations d'armes", souligne le communiqué.

 

Selon le document, "les succès notables des sociétés russes s'explique dans une large mesure par la hausse des exportations qui ont plus que doublé depuis 2005".

 

Le consortium américain Lockheed Martin arrive en  tête du top 100, suivi de Boeing et du groupe britannique BAE Systems.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:35
JDS Kashima passes Fort Blockhouse, Gosport, as she enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

JDS Kashima passes Fort Blockhouse, Gosport, as she enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

23 July 2013 Ministry of Defence

 

Three Japanese warships have arrived in Portsmouth for a 4-day visit to help forge closer links with the Royal Navy.

 

The ships belong to the Japanese Maritime Self-Defence Force Training Squadron and are visiting as part of a 5-month global deployment.

The squadron comprises training vessel Japanese Defence Ship (JDS) Kashima, 2 destroyers – JDS Shirayuki and JDS Isoyuki, and 180 cadets.

After anchoring in the Solent overnight on Sunday, 21 July, the vessels arrived in the naval base on Monday, with JDS Kashima firing a 21-gun salute as she approached Southsea. The saluting gun at Fort Blockhouse, Gosport, responded in similar fashion.

JDS Isoyuki passes the submarine escape training tank tower of Fort Blockhouse as she enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

JDS Isoyuki passes the submarine escape training tank tower of Fort Blockhouse as she enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

The cadets’ stay in Portsmouth includes visiting the Royal Navy’s marine and air engineering facilities at HMS Sultan in Gosport, and experiencing operations room and bridge simulators at HMS Collingwood in Fareham.

Naval history is also on their itinerary, with visits to the Naval Historical Branch at the naval base and Portsmouth Historic Dockyard.

JDS Shirayuki passes the stern of JDS Isoyuki as the former enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

JDS Shirayuki passes the stern of JDS Isoyuki as the former enters Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

Commander Jeff Short, who has helped to arrange the visit, said:

The Royal Navy has a lot in common with the Japanese Maritime Self-Defence Force. We have engaged as maritime nations since 1613 and exchanged students for the last 150 years.

More recently, we have worked together on counter-piracy operations in the Indian Ocean and we share common equipment such as the Merlin helicopter.

While we may be separated by geography, we are joined by the sea and, just as importantly, by our similar ethos and doctrine. This visit is eagerly anticipated by the Royal Navy and the interaction of the Japanese cadets with our young officers at Sultan and Collingwood will be one of many highlights.

Japanese sailors line the deck of their ship as they enter Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

Japanese sailors line the deck of their ship as they enter Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

Rear Admiral Fumiyuki Kitagawa, who is embarked on JDS Kashima, said:

Japan and Great Britain have a history going back hundreds of years. The Royal Navy was the model for the foundation of the Japanese Navy so we are very pleased to be here. One of our first priorities is to absorb a bit of history by going around HMS Victory and the capital, London.

The public can also get involved with the visit by climbing on board JDS Isoyuki when she opens up her gangway free of charge to visitors on Wednesday 24 July between 10am and 4pm. And the squadron’s embarked 40-strong military band will be performing the same day next to HMS Victory between 12:30pm and 1:30pm.

The squadron – which last visited Portsmouth in 2008 – departs at 9am on Thursday 25 July.

JDS Shirayuki passes the stern of JDS Isoyuki in Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

JDS Shirayuki passes the stern of JDS Isoyuki in Portsmouth Harbour [Picture: Leading Airman (Photographer) Simmo Simpson, Crown copyright]

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:35
Défense: renforcement des relations entre le Vietnam et Singapour

23/07/2013 vietnamplus.vn

 

Le chef adjoint d'état-major général de l'Armée populaire du Vietnam, le général de division Vo Van Tuân, a reçu mardi à Hanoi le lieutenant-général Chieng Siak Kian, chef du Département de politique de l'Armée de Singapour, en visite de travail au Vietnam.

 

Les deux parties ont vivement apprécié les résultats de la coopération bilatérale dans la défense ces derniers temps, réaffirmant que le développement de telles relations entre les deux pays contribue au maintien de la paix dans la région.

 

Dans l'avenir, les armées des deux pays continueront de renforcer leurs échanges de délégations de tous échelons, et d'organiser des échanges entre jeunes officiers. La partie singapourienne continuera de recevoir des cadets vietnamiens, d'approfondir sa coopération dans l'entraînement au sauvetage maritime et à la navigation maritime, ainsi que de partager des expériences dans la participation à des missions de force de maintien de la paix de l'ONU

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:30
L'Egypte et Israël déconseillés aux militaires russes habilités secret défense

MOSCOU, 23 juillet - RIA Novosti

 

Les militaires russes ayant accès aux documents top secret ne pourront plus se rendre en vacances en Egypte et en Israël, écrit le quotidien Izvestia du 23 juillet 2013.

 

Cette décision a été prise vu l'aggravation de l’instabilité politique dans ces deux pays, a-t-on expliqué à l'Etat-major des forces armées russes. "Le chef d'Etat-major général Valeri Guerassimov a approuvé la liste de pays où les militaires habilités secret défense peuvent passer les vacances. L'Egypte et Israël n'y figurent plus", déclare le porte-parole de l'Etat-major.

 

Il ajoute que la directive ordonne aux responsables, lors de la délivrance des autorisations au personnel, de "tenir compte de la situation militaro-politique et criminogène dans les pays d'accueil", ainsi que de ne pas laisser les officiers se rendre dans les pays inscrits sur la liste du ministère des Affaires étrangères (MAE) déconseillés aux Russes.

 

La liste en question comprend 39 pays où les officiers habilités secret-défense sont autorisés à se rendre : l'Abkhazie, l'Azerbaïdjan, Andorre, l'Autriche, l'Arménie, la Bulgarie, la Biélorussie, la Belgique, le Vietnam, la Hongrie, la Grèce, le Danemark, la République dominicaine, l'Inde, l'Indonésie, la Jordanie, l'Italie, Malte, le Maroc, la Moldavie, la Slovénie, la Slovaquie, la Pologne, l'Ukraine, la Norvège, Oman, les Emirats arabes unis, Cuba, Chypre, le Kazakhstan, la Thaïlande, la Turquie, la Tunisie, la Finlande, la France, la Croatie, le Monténégro, la République tchèque et la Suisse.

 

Un officier du renseignement ne pourra donc prendre ses congés que s’il indique l'un de ces pays dans la case "lieu". Il est à noter que les anciennes républiques soviétiques ne figurent pas toutes dans la liste : on note par exemple l'absence du Tadjikistan, du Kirghizstan, du Turkménistan, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Géorgie, où les officiers ne seront pas autorisés à se rendre.

 

Konstantin Sivkov, premier vice-président de l'Académie des problèmes géopolitiques, pense que cette interdiction est justifiée.

 

"Les officiers habilités secret-défense pourraient être kidnappés par des combattants en arrivant dans une région instable et se voir soutirer des informations, d'autant qu'il existe aujourd'hui diverses méthodes psychotropes à cet effet. Par conséquent il est opportun et juste de prévenir le départ du personnel vers ces destinations", explique Konstantin Sivkov.

 

Selon lui les officiers russes ne doivent pas se rendre dans les pays où les positions des musulmans wahhabites sont fortes : l'Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie, la Syrie, la Libye, et même les USA. En revanche, les officiers n'ont rien à craindre dans les pays européens de l'Otan.

 

"Dans les pays de l'Otan les gens sont plus ou moins civilisés, contrairement aux Etats-Unis. L’alliance est très poreuse aujourd'hui, elle a été significativement affaiblie par les pays d'Europe de l'Est qui y ont adhéré", a fait remarquer l'expert.

 

Chypre fut le premier pays où les officiers du renseignement étaient autorisés à se rendre.

 

En 1996 le ministre de la Défense de l'époque Pavel Gratchev avait signé un ordre à cet effet. Les frais de voyage pour les officiers et les membres de leurs familles étaient pris en charge.

 

En 2006, le chef de l'Etat-major des forces armées russes Iouri Balouevski a approuvé une liste de 21 pays où les officiers habilités secret-défense pouvaient voyager : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, Andorre, la Bulgarie, la Biélorussie, la Hongrie, l'Egypte, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, Chypre, la Chine, la Slovaquie, l'Ukraine, la Lettonie, les Emirats arabes unis, la Croatie, la Turquie, la Tunisie, la Finlande et la République tchèque.

 

En 2009, l'ex-ministre de la Défense Anatoli Serdioukov avait décidé d'interdire la sortie du territoire russe des officiers habilités secret-défense et avait ordonné de préparer une directive à cet effet. Mais cette directive n'a pas été signée. En 2011 Serdioukov avait tout de même signé l'ordre 250 en conformité avec lequel seul le ministre de la Défense pouvait donner l'autorisation aux officiers de se rendre à l'étranger.

 

Le 24 décembre 2012, le ministre Sergueï Choïgou a délégué à ses adjoints et aux chefs de l'appareil du ministère de la Défense le droit d'autoriser les officiers du renseignement à partir à l'étranger, se réservant ainsi la possibilité d'analyser les demandes de congés du personnel ayant accès aux informations confidentielles.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:24
photo EMA

photo EMA

18/07/2013 Par Christian Bélingard – France3

 

Philippe Nauche, député-maire de Brive, a présenté mercredi 17 juillet, devant la commission de la Défense et des forces armées, son rapport réalisé conjointement avec Christophe Guilloteau, député du Rhône

 

Les deux députés ont tenu à rendre hommage aux six soldats morts pour la France dans cette opération ainsi qu'aux blessés et à leurs proches. Et ils précisent:

"la victoire indéniable et légitime de la France dans une zone instable, qui a démontré, à l'initiative du Président de la République, sa détermination à combattre le terrorisme en maitrisant son intervention et en évitant les dommages collatéraux élevés".

Environ 3000 soldats Français demeurent sur place jusqu'à la fin du mois d'Août en vue de l'élection présidentielle des 28 juillet et 11 août prochains. La première place sera ensuite tenue par les forces maliennes et africaines dans le cadre de l'ONU.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:20
Eads-Cassidian chiffre les communications militaires US

23 juillet 2013 - Jean Kaminsky - solutions-logiciels.com

 

EADS annonce que sa division Cassidian assure désormais la protection des données vocales sensibles des utilisateurs de l’armée et du gouvernement des Etats-Unis, avec  Ectocryp Black, son dispositif de chiffrement vocal haute capacité.

 

 L’interface de ECTOCRYP Black permet  92 appels simultanés et peut stocker des centaines de cipher keys. Il fournit une interopérabilité à haut niveau entre des résaux « classifiés » et ouverts. Au travers du dispositif, les utilsateurs de réseaux non classifies, équipés des téléphones compatibles SCIP ( Secure Communications Interoperability Protocol ) pourront communiquer de façon transparente  avec des « enclaves » classifiées,  et faire par exemple des téléconférences.

 

 Au terme d’essais d’interopérabilité complets menés par le JITC (Joint Interoperability Test Command), l’agence américaine des systèmes d’information militaires DISA (Defense Information Systems Agency) a en effet approuvé l’utilisation d’EctocrypBlack, qui est désormais répertorié sur sa liste des produits certifiés de ressources unifiées (Unified Capabilities Approved Products List).

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Les effectifs de la défense en baisse de 2,8%

23.07.2013 Mariama Diallo  journal-aviation.com

 

En 2012, le ministère de la Défense (MINDEF), en pleine restructuration, a réduit de 2,8 % ses effectifs soit 19 660 militaires et 3 538 civils. Désormais, le MINDEF compte 288 066 personnels militaires et civils, selon les chiffres du bilan social 2012.

 

Ces réductions des effectifs s’inscrivent dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’ambition est de supprimer 54 000 emplois sur la période 2009/2014. Selon les statuts, les suppressions se traduisent notamment par des départs à la retraite, des départs volontaires, des reconversions dans le civil…

 

Malgré ces objectifs de réduction des personnels, le ministère de la Défense continue de recruter. En effet, 17 683 personnes ont rejoint la défense l’année dernière (15 364 militaires et 2 319 civils), principalement au sein de l’armée de terre (65 %).

 

Par ailleurs, le ministère de la Défense a investi 104,2 millions d’euros dans le cadre de sa politique sociale (mobilité-logement, aides individuelles…).

 

Les armées françaises sont les plus féminisées d’Europe

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Avec 15 % de femmes dans leurs effectifs globaux, les armées françaises sont les plus féminisées du Vieux Continent, devant l’Italie (12,4 %) et l’Espagne (12,3 %). Au sein des trois armées, c’est l’armée de l’air qui compte le plus de femmes dans ses rangs avec 21,4 % contre 13,7 % dans la Marine et 10,1 % dans l’armée de Terre.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Manurhin en quête de munitions pour grandir

23/07 Christian Lienhardt, Correspondant à Strasbourg – LesEchos.fr

 

Le producteur français de machines à fabriquer les cartouches repart et embauche. Le groupe, sauvé de la faillite l’an dernier, envisage de lancer un emprunt obligataire.

 

Avec 800.000 euros de résultat net au premier semestre et un chiffre d’affaires de 15,5 millions en hausse de 120 %, Manurhin récolte les premiers fruits de sa restructuration. « Nous entrons dans un cercle vertueux », se réjouit le président du conseil de surveillance, Rémy Thannberger, qui avait participé à la reprise en 2011 d’une société au bord du gouffre dont le chiffre d’affaires ne dépassait pas 7 millions d’euros.

 

Depuis janvier, l’homme d’affaires originaire de Mulhouse a cédé la direction opérationnelle à Gabriel Horvath, qui représente l’actionnaire slovaque Delta Defence (34 %). Il reste au capital, à côté de salariés, d’investisseurs divers et des actionnaires publics français Nexter et Sofired, qui détiennent 45 % de l’entreprise.

 

Exportateur à 100 %

 

Au rythme actuel, le groupe coté en Bourse devrait terminer 2013 sur un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et dégager un résultat proche de 3 millions, estime le dirigeant. Et pour 2014, il table sur 50 à 60 millions d’euros. Les commandes de lignes de production de munitions de petits et moyens calibres affluent devront quasiment doubler cette année. Au total, le carnet d’ordres avoisinnera près de 200 millions.

 

La totalité des ventes est faite aujourd’hui à l’export vers trois zones principales : le Moyen-Orient avec notamment les pays du Golfe, qui prennent le relais de l’Egypte, jusque-là premier client, l’Asie centrale et l’Amérique latine.

 

Coopération européenne

 

Pour faire face à cette montée en puissance, le groupe vient de lancer un plan d’embauche de 40 personnes pour porter les effectifs à 150 salariés. Il crée aussi un réseau d’une demi-douzaine de sous-traitants en France. Rémy Thannberger travaille également sur un projet de consolidation de l’entreprise au dernier trimestre 2013 par le biais d’un emprunt obligataire sur les places de Paris et de Francfort. Il estime les besoins de financement à 10 millions d’euros.

 

Parallèlement, des tractations sont menées au plan européen avec le belge New Lachaussée et l’allemand Fritz Werner en vue d’une consolidation du secteur des industriels de la cartoucherie. « Un tel rapprochement ferait sens sur un marché mondial de plus en plus ­concurrentiel, d’autant que nous avons des offres très complémentaires », reconnaît Rémy Thannberger. Mais il évoque également d’autres pistes avec des acteurs plus importants de l’industrie de la défense, y compris français.

 

A cet égard, on sait que les deux actionnaires publics de Manurhin ont été approchés et que des propositions de rachat auraient même été présentées. Reste à savoir, dans ce secteur forcément sensible de la défense, quelle sera la marge de manœuvre laissée par le gouvernement.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:08
Tir raté du Missile M51. Fin des recherches

23 juillet 2013 LeTelegramme.fr

 

La pêche au missile M51 qui a explosé en vol début mai lors d'un tir d'essai, est donc terminée. La Préfecture maritime par arrêté n°2013-098 a décidé de mettre fin aux opérations militaire concernant la recherche d'éléments du missile M51. La zone est donc réouverte à la pêche et à la navigation.

Ce ratage avait entrainé la colère des pêcheurs et l'indignation des écologistes.  Et les recherches avaient surtout fermé à la pêche une large zone maritime. 

Plus récemment, les tentatives pour retrouver les débris avaient également fait l'objet d'une parodie désopilante. Mais pas pour tout le monde car l'enjeu financier et militaire est d'importance.

Rien ne filtrera sur le résultat de la pêche aux débris : l'opération a été classée secret défense

Tous nos articles sur l'explosion et la perte de l'engin militaire

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:50
L'industrie européenne de la défense : combien de divisions ?

23/07/2013 Pierre Goudin Conseiller au Bureau des conseillers de politique européenne du Président de la Commission européenne

 

LE CERCLE. - Alors que la Turquie, membre de l'OTAN, subit directement les conséquences des combats en Syrie, l'Europe ne dispose toujours pas de politique de sécurité et de défense, ni d'un marché intérieur des industries de défense. Il est urgent de dépasser les intérêts nationaux pour réaliser ce projet porteur d'indépendance et d'emplois.

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'intérêt des observateurs se porte avec constance sur les événements qui se déroulent en Turquie. Ce qui frappe, ce sont, premièrement, la porosité de ce pays à ce qui se passe dans la Syrie voisine, qu'il s'agisse de l'afflux de réfugiés que n'arrêtent pas une frontière loin d'être étanche ou des combats sporadiques qui se déroulent de part et d'autre ; ensuite, et plus visiblement encore, l'opposition grandissante d'une partie de la population aux orientations, aux évolutions et aux décisions récentes du pouvoir en place, qui a pourtant longtemps fait figure de précurseur et de laboratoire d'un gouvernement islamique démocratique.

 

Si ces événements sont aujourd'hui pour les Européens un réel motif de surprise, voire d'inquiétude,  c'est certes parce que, comme lors des printemps arabes, personne n'a rien vu venir. C'est aussi parce que jusqu'à présent, dans une aire géographique soumise à une forte instabilité politique et sociale, la Turquie donnait l'image d'un élève modèle, au statut atypique : tant son arrimage à l'Union européenne que ses bonnes performances économiques semblaient la mettre à l'abri des mouvements revendicatifs qui ont éclos un peu partout autour de la Méditerranée au cours des deux dernières années.

 

C'est précisément ce qui frappe aujourd'hui : que même un pays comme la Turquie, membre de l'OTAN (avec tous les enjeux stratégiques qui en découlent), qui s'imagine un destin commun avec l'Europe, et qui se trouve à ses frontières immédiates, puisse connaître des soubresauts dont l'issue ne peut bien sûr être devinée à ce stade, mais dont l'ampleur empêche qu'on les ignore.

 

Or, l'impréparation patente de l'Europe face à une telle situation souligne les limites des instruments actuels de sa politique extérieure, qu'il s'agisse de la politique de voisinage ou même d'un processus de pré-adhésion devenu de plus en plus incertain. Elle montre aussi, cruellement, comme si elle n'avait toujours pas tiré les leçons de l'expérience passée du Kosovo, que l'Union manquerait encore de moyens et d'outils concrets pour garantir une paix réelle à ses frontières, si les intérêts européens en venaient à être menacés en termes de sécurité, stricto sensu.

 

Sans jouer les Cassandre, ce qui se passe actuellement en Turquie devrait inciter l'Union européenne à renoncer à cet angélisme dont elle fait encore trop souvent preuve en matière de relations internationales. Dans un monde parcouru de tensions de toute nature, qui s'expriment dans des zones de plus en plus proches des frontières de l'Union, le moment semble aujourd'hui venu de plaider en faveur d'une véritable politique de sécurité et de défense, assortie d'un non moins véritable marché intérieur des industries de défense, porteur d'indépendance et d'emplois. Sur le fondement de ses compétences, la Commission européenne appelle de ses vœux la création d'un tel marché, depuis 1996. Certes, quelques avancées ont eu lieu depuis lors, dont la création de l'Agence européenne de la défense, ainsi que l'adoption du paquet défense en 2008, sous présidence française. Mais ces mesures demeurent insuffisantes, ne suscitent pas l'unanimité et ne reflètent en aucun cas l'ambition qui devrait être celle de l'Europe en la matière.

 

Les besoins existent, pourtant : l'achat récent de drones américains le prouve, qui souligne a contrario l'incapacité regrettable des Européens à s'entendre sur un modèle qui leur soit propre, les conduisant in fine à se doter d'un équipement qui au fond ne satisfait véritablement personne.

 

Ce cas de figure, parmi d'autres, justifie que le Président de la Commission a souhaité reprendre l'initiative en créant en 2011 une taskforce sur les industries et les marchés de défense, dont les travaux ont donné lieu à l'élaboration d'une communication qui sera adoptée fin juillet et qui jettera les bases des avancées à venir dans ce champ.

 

Alors que le salon du Bourget vient de souligner une nouvelle fois, s'il en était besoin, la vitalité et le succès de l'industrie aéronautique européenne, on se prend à rêver qu'un tel schéma se reproduise en matière d'industrie de défense. Mais faudra-t-il attendre que la menace extérieure se fasse plus forte et plus précise encore pour qu'enfin naisse un vrai marché intérieur? Car dans ce domaine comme dans d'autres, c'est bien parce que les Etats membres privilégient la préservation de leur pré carré que les choses ne tournent pas rond.

 

(Les opinions exprimées dans cet article le sont à titre personnel. Elles n'engagent que son auteur et ne représentent pas la position de l'Institution sur ces sujets.)

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:20
Photo Lockheed Martin

Photo Lockheed Martin

22/07/2013 lexpress.fr (Cercle Finance)

 

Saft a signé un contrat de 6,5 millions de dollars pour équiper de la batterie Li-ion l'avion de combat de 5ème génération : le F?35 Lightning II de Lockheed Martin. Le groupe a récemment signé un contrat avec General Electric Aviation, dans le cadre de la phase de production initiale à faible cadence (LRIP 6) du F-35.

 

Les trois variantes distinctes du F-35 remplaceront les avions de chasse A-10 et F-16 de l'U.S. Air Force, le F/A-18 de l'U.S. Navy, le F/A-18 et l'AV-8B Harrier du Corps des Marines, ainsi qu'une variété d'avions de chasse pour au moins dix autres pays ' précise le groupe.

 

Saft produira une batterie haute puissance à la pointe de la technologie qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol. La batterie fournira une alimentation de secours en vol aux systèmes critiques de l'appareil.

 

 Travailler sur le programme F-35 donne à Saft une opportunité exceptionnelle de promouvoir les solutions Li-ion dans les avions de combat de dernière génération ', a déclaré Thomas Alcide, directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:50
Defence Data 2011
Brussels | Jul 22, 2013 European Defence Agency
 

The European Defence Agency (EDA) today published the aggregated defence data for 2011 of the (then) 26 EDA participating Member States.

 

Total defence expenditure down by € 1 bln

In 2011, total defence expenditure of EDA 26 pMS amounted to € 192.5 billion - a reduction of € 1 billion or 0.5% compared to 2010 – representing approximately 1.55% of their total GDP and 3.17% of their total government expenditure, both values being the lowest since 2006. In real terms , total defence expenditure has been decreasing since 2006 and between 2010 and 2011 it dropped by over 2%.

 

Defence investment (procurement and R&D) at its lowest level since 2006

Personnel-related expenditure of € 98.6 billion accounted for 51.1% of total defence spending – virtually unchanged since 2009. The second biggest component – operation and maintenance expenditure – increased by 3.6% and accounted for 23.5% (€ 45.2 bln) of total defence expenditure. However, defence investment, comprising equipment procurement and R&D expenditure, saw a sharp decrease of almost 14% bringing its value down to the lowest level since 2006 (€ 37.0 billion or 19.2% of total expenditure). Both components of investment contributed to the decrease: equipment procurement dropped by 15% (€ 29.2 bln or 15.2% of total expenditure), and R&D expenditure – by 9% (€ 7.8 bln or 4.0% of total expenditure). As for Research and Technology , expenditure increased by 3.5% up to € 2.15 billion reversing a downward trend since 2006.

 

Increase in collaborative procurement and R&T

In 2011, 27,1% or € 7.9 bln of total defence equipment procurement expenditure was spent on collaborative projects – a slight increase compared to 2010. Of this, 92,7% (€ 7.3 bln) were European collaborations. Although the share of European collaborations in total collaborative equipment procurement decreased by 2% from 2010 to 2011, it nevertheless remained higher than in previous years.
As for R&T, expenditure on collaborative projects and programmes increased by 25.6% breaking a downward trend since 2009, and in 2011 it stood at € 331 mln representing 15.4% of total R&T spend. European collaborative R&T expenditure also increased in absolute terms by over 15% reaching € 283 mln (13.2% of total R&T spend), but as a share of total collaborative R&T expenditure it decreased from 93.1% in 2010 to 85.4% in 2011, its lowest value since 2007.

 

Numbers of military and civilian personnel continue to drop while expenditure per soldier increases

In 2011, there was a reduction of both civilian and military personnel for the fifth consecutive year. Military personnel (81% of total staff working in defence) decreased by 4.3% to 1.55 million. Civilian personnel decreased by 3.9% to 374 thousand. Whilst personnel numbers reduced, defence expenditure per soldier increased by almost 4% reaching € 124 thousand. Defence investment per soldier, however, decreased by almost 10% and stood at € 24 thousand in 2011.

 

Reduction in troops deployed, but cost of operations increase

As regards deployed operations outside the EU territory, similarly to the last two years, the average number of troops deployed decreased in 2011 both in absolute terms (from 66 to 54 thousand) and as a share of military personnel (from 4.1% to 3.5%) and is now at its lowest value since 2006. However, costs related to the deployed operations increased substantially (by 12.4% from 2010 to 2011) for the fifth consecutive year, reaching € 11.7 million or 6.1% of total defence expenditure. Operations costs per military deployed have also been steadily increasing, and from 2006 to 2011 it nearly tripled reaching € 218 thousand.

 

Progress made on three out of four collective benchmarks

In 2007, EDA pMS agreed on a set of collective benchmarks for investment. There is no obligation in terms of timeline or adoption of these benchmarks into national targets, but they can assist pMS in spending more on investment.
In 2011, three out of four indicators made progress towards the agreed benchmarks. R&T expenditure broke a downward trend for the first time since 2006 increasing its share in total defence expenditure slightly from its lowest value in 2010 (1.07%) to 1.12%. It, nevertheless, remains well below the agreed 2% benchmark. At the national level, not a single participating Member States reached the 2% target in 2011.
The share of European collaborative R&T expenditure in total defence R&T spend also increased reaching 13.2% but remains below the 20% benchmark. The biggest progress was observed in European collaborative equipment procurement. As a share of total equipment procurement, it increased by 4 percentage points from 21.2% to 25.2%, the highest value since 2006, although still below the 35% benchmark. There was, however, a retrograde step in defence investment (equipment procurement and R&D). Being above the 20% benchmark between 2007 and 2010, in 2011 it dropped to 19.2% of total expenditure on defence, which is lower than the 2006 level.

 

Background

The European Defence Agency collects defence data on an annual basis. The Ministries of Defence of the Agency’s participating Member States provide the data. EDA acts as the custodian of the data and publishes the aggregated figures.

1 In order to measure real growth and ensure a “real” comparison between years, inflation needs to be taken into account. Thus, data from 2006 to 2010 has been inflated to 2011 economic conditions (Source of deflator: European Commission ECFIN – based on weight of EU 27).
2 R&T is a subset of R&D which includes only basic research, applied research and technology demonstration, leaving out expenditure for demonstration or development for which a decision to procure has been taken.

 

Defence Data 2011 Booklet

Read and download the web version of the booklet here.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

23/07/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Avec 4,8 milliards de prises de commandes en 2012, l'industrie française de l'armement réalise sa moins bonne année depuis 2006. Et manque de gros contrats.

 

La France a encore vu le montant des prises de commandes pour ses matériels militaires baisser en 2012, à 4,8 milliards d'euros. C'est même sa moins bonne année depuis 2006 (5,8 milliards d'euros), qui avait marqué une rupture avec cinq années de ventes particulièrement basses. Les meilleures prises de commandes récentes demeurent celles de l'année 2009 (7,95 milliards d'euros - ventes de sous-marins et d'hélicoptères au Brésil). La France est aujourd'hui en cinquième position mondiale pour les ventes d'armes, avec 8,6 % de part de marché, derrière les États-Unis (48 %), la Russie (12 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). Avec 5 % des ventes mondiales d'armement, Israël arrive en sixième position.

 

Consolidation de l'industrie française

 

Ces chiffres concernant l'année 2012 sont tirés du traditionnel rapport au Parlement sur les exportations d'armes de la France, qui était habituellement publié à l'automne mais dont la parution a été avancée cette année, non pas "avant l'été", comme l'annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans sa présentation du document, mais plus tôt que d'habitude... Le ministre présentera le texte officiellement le 11 septembre prochain devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Dans le communiqué accompagnant cette publication, le ministère de la Défense précise que les ventes d'armes "participent directement au développement et à la consolidation de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l'outil de production et les efforts de recherche et développement".

 

Moins de gros contrats

 

Ce rapport confirme les grandes tendances déjà connues : les premiers clients des industriels français de l'armement sur la période 2003-2012 demeurent l'Arabie saoudite, suivie de l'Inde, du Brésil, des Émirats, des États-Unis, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Mais, sauf au Brésil ou en Inde qui ont acquis des sous-marins, les contrats demeurent marqués par leur relative modicité : ils sont le plus souvent inférieurs à 200 millions d'euros, ce qui illustre une faiblesse française. Car ce sont justement les ventes de ces "plateformes" que sont les navires ou les avions de combat, ou les matériels terrestres lourds, qui garantissent d'énormes contrats de maintenance, de munitions, de formation ou de modernisation pouvant aller jusqu'à multiplier par trois la valeur du contrat initial ! C'est ainsi que les prises de commandes de l'année 2011 avaient intégré la modernisation de 51 Mirage 2000 vendus à l'Inde au début des années 1980. Montant de la rénovation bénéficiant aux industriels Thales et Dassault Aviation : 1,4 milliard d'euros, auxquels se sont ajoutés plus de 950 millions d'euros pour des missiles achetés à MBDA. Trente ans après la vente des avions ! Mais ces temps-là semblent bien compromis : la France n'a toujours pas vendu d'avions de combat depuis 13 ans, ses dernières ventes en la matière remontant à l'an 2000, marqué par la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce. Certes, un contrat pour la vente de 126 Rafale à l'Inde est dans les tuyaux depuis janvier 2012, mais la concrétisation tarde...

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Armement : Israël double la France à l'export

23/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


 

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

 

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet. Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

 

Armement : Israël double la France à l'export

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.

 

Les grands contrats sont plus sophistiqués

 

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

 

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

 

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
4 Questions au LCL T. Valles, Commandant en second du 68ème Régiment d’Artillerie d’Afrique

23/07/2013 Propos recueillis par Alain Establier – SBBR n°88

 

SDBR : Colonel, quelle est la particularité du 68ème RAA ?

 

T V : La particularité de ce régiment est d’être l’héritier des régiments d’artillerie d’Afrique (RAA). A ce titre, il est le dépositaire du patrimoine de ces régiments aujourd’hui disparus, comme le sont d’autres : le 1er régiment de spahis pour l’arme blindée-cavalerie, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique pour la cavalerie, le 1er régiment de tirailleurs pour l’infanterie mécanisée…Créé en 1941 à Tlemcen (Algérie), il a participé à l’offensive en Afrique du Nord et notamment à la victoire de Djebel Zaghouan en mai 1943. Grace à l’implication et à la ténacité du colonel Tregou, actuel commandant de l’Ecole d’Artillerie, le régiment a retrouvé son appellation d’origine le 1er juillet 2004. En 2008, six inscriptions supplémentaires, héritées des anciens RAA, sont venues se rajouter dans les plis de son étendard. Après avoir été longtemps rattaché à la Force de Réaction Rapide, depuis 1999 le 68ème RAA fait partie de la 3ème brigade mécanisée, dont le commandement est situé à Clermont-Ferrand ; il est le régiment d’artillerie, d’appui et polyvalent de cette brigade. Le 68ème RAA est basé au camp de La Valbonne (Ain) depuis 1984.

 

Quel est la taille du régiment, après les cures successives d’amaigrissement que l’Armée a subi ?

 

A ce jour, le régiment compte 777 personnels (47 officiers, 233 sous-officiers, 485 militaires du rang et 12 personnels civils), auxquels il faut rajouter une unité de réserve opérationnelle de 133 personnes composant la 5ème batterie. Cette unité de réserve participe à des missions de type Vigipirate dans l’Hexagone. Sinon, le régiment comprend 4 unités de combat : 2 unités d’artillerie sol-sol, qui servent alternativement le canon Caesar ou le mortier de 120 mm, une unité sol-air, qui sert le système d’armes Mistral ou le canon anti-aérien de 20 mm monté sur VAB, et une unité dédiée au renseignement « dans la main » du général commandant la 3ème Brigade mécanisée (batterie de renseignement brigade), qui utilise des moyens de guerre électronique, des radars (systèmes Rasit et Ratac*) et des drones de type Drac** pour faire entre autre du ROIM (renseignement d’origine image). Cette unité dispose également d’une section à capacité ROHUM (renseignement d’origine humaine). Le régiment comporte aussi une unité de soutien, la batterie de commandement et de logistique, qui met en œuvre la chaine de commandement régimentaire avec ses postes de commandement, mais aussi  la mission ravitaillement en munitions, l’approvisionnement en carburant et vivres. Cette unité c’est le « nerf de la guerre », car sans logistique il ne peut y avoir de manœuvre.

 

Vous disposez de 2 unités de Caesar. Quel est le retour d’opérations que vous en faites ?

 

Nous disposons en effet de 2 unités équipées de canons Caesar automoteurs. 10 canons sont suivis au parc de service permanent (PSP). Nous avons une batterie de tir qui est rentrée récemment du Mali, après y avoir passé 3 mois, et en octobre prochain une batterie de 4 pièces mortiers (et d’une soixantaine de personnels) partira au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier. Le binôme VBCI / canon Caesar s’est très bien comporté pendant l’opération Serval et, malgré les fortes chaleurs, l’électronique embarquée et la masse artillerie ont très bien résisté. Le Caesar a rempli parfaitement son rôle opérationnel : neutraliser, détruire, aveugler, éclairer. L’unité engagée a effectué des tirs entre 12 kms et 30 kms.

 

Est-ce qu’un régiment d’artillerie attire aujourd’hui des vocations ?

 

Oui, car un régiment d’artillerie est constitué de micro-capacités et micro-parcs humains et matériels.

Nous avons 22 types de matériels spécifiques et métiers différents. Cela se concrétise par 11 types de sections, ce qui laisse un choix varié de parcours professionnels pour nos jeunes. Lorsque vous faites de l’artillerie, vous combinez de la technique, du commandement et une palette de fonctions ou métiers opérationnels, qui peuvent même amener nos jeunes à basculer d’un métier sol-sol vers un métier sol-air. Certains personnels sont à l’avant pour l’observation des coups sur le terrain, d’autres sont à l’arrière et servent la pièce d’artillerie, d’autres encore sont dans la batterie de renseignement brigade et mettent en œuvre des savoir faire particuliers de la fonction renseignement, d’autres encore opèrent au sein de la batterie sol-air avec des emplois qui nécessitent l’acquisition de savoir-faire pointus ; nous avons aussi les métiers du soutien et de la logistique, sans parler des compétences nécessaires à certains de nos Africains dans les domaines de la gestion des personnels et des ressources humaines. En fait, il y a une palette de métiers qui permettent au soldat de « se sentir bien » au sein d'un régiment à fortes traditions, de pouvoir évoluer et progresser selon un cursus de carrière défini, dans un métier qu’il a quasi choisi. Pour un régiment d’artillerie d’Afrique nous sommes, au gré des programmations, effectivement souvent en Afrique, soit dans le cadre de détachement d’instruction opérationnelle au profit des pays africains, soit dans le cadre des opérations de maintien de la paix ou d’accord de défense. Cela nous permet de cultiver et d'entretenir les traditions du régiment, en quelques sortes nos racines…

 

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

A lire dans le même numéro : Interview du GBA Hubert Trégou, Commandant l’Ecole d’Artillerie de l’armée de Terre de Draguignan

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
Les annonces de la LPM, possibles victimes des élections municipales

22.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est dans les détails que se cache le diable, on le sait. C'est dans les détails de la LPM que se cacherait un péril politique?

 

Le 2 août, lors de l'ultime conseil des ministres avant la pause estivale, le ministre de la Défense doit présenter la loi de programmation militaire, déclinaison du Livre blanc. Jean-Yves Le Drian maintient que la loi sera présentée au Parlement dès la rentrée.

 

Sous quelle forme? La question est en effet posée puisque des élus de gauche militent pour un report des annonces détaillées de suppressions, fermetures et autres coupes dans les formations militaires. Un report qui leur permettrait d'envisager plus sereinement les élections municipales des 9 et 16 mars et de ne pas devoir prêter le flanc à la critique. L'objectif étant bien d'éviter un contre-coup politique dévastateur.

 

François Hollande avait, devant l'IHEDN, exprimé sa volonté de ne pas dépouiller les territoires et Jean-Yves Le Drian précise toujours qu’aucune décision n’a été prise quant au choix des sites à fermer.

 

Découvrira-t-on, le 2 août, un texte qui détaillera la masse (24 000 postes concernées), les armées concernées, les armes concernées, mais ni les unités ni les sites?

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:40
Le BPC Vladivostok a fait une sortie en Loire vendredi

20.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Selon mes camarades du Marin, le BPC russe Vladivostok en cours de construction, pour sa partie avant, au chantier naval nazairien STX, est dans l’attente de la partie arrière. Partie voici quelques semaines d’un chantier russe, elle doit arriver à Saint-Nazaire, mardi 23 ou mercredi 24 juillet. Vendredi 19 juillet, dans l’après-midi, la partie avant du BPC russe est sortie dans la Loire, escortée par quatre remorqueurs, pour effectuer une manœuvre de retournement. Désormais, la proue du BPC pointe vers l’intérieur des terres, ce qui va permettre à l’autre partie de se positionner juste derrière afin de faciliter la jonction des deux. Le navire doit être livré au dernier trimestre 2014.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:30
Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

 

 

23/07 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats. Mais pour y arriver, elle devra améliorer son offre sur le plan de la coopération industrielle.

 

Même si elle n’a pas réussi à le faire sous l’ère Sarkozy, la France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats, en surfant sur la relation de confiance retrouvée entre les deux pays. Face à l’Eurofighter poussé par BAE Systems et Londres, Dassault peut arguer de performances supérieures. Pour ce qui est du prix, là encore, le match apparaît favorable à l’avion tricolore comme l’a démontré sa victoire sur son concurrent européen en finale de l’appel d’offres indien.

 

Sur le plan diplomatique, les jeux sont plus équilibrés. Paris est un allié historique du royaume du golfe au point de d’avoir conclu un accord d’auto défense en 2007 assorti de l’implantation d’une base militaire sur place. Mais Londres n’est pas en reste et négocierait un important accord de défense avec son ancien protectorat.

 

Dernier critère qui permettra de départager les deux camps : la coopération industrielle. Sur ce volet, les Britanniques semblent avoir pris une longueur d’avance. « Ils ont beaucoup proposé », reconnaît-on dans le camp français. Lorsque le Rafale était seul en lice, l’avionneur et la DGA avait mis sur la table la possibilité pour les deux pays de partager le coût de certaines améliorations techniques du Rafale. Il va sans doute falloir aller plus loin en associant les industriels locaux.

 

La reprise des 60 Mirage 2000-9

 

In fine, Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. A ce stade, Abou Dhabi a fixé la règle suivante, explique-t-on aux « Echos » : celui qui emportera l’affaire devra se charger de revendre ces appareils, dont la moitié va sur ses 30 ans. Comme il s’agit d’un matériel d’armement français, Paris a un droit de veto sur leur réexportation.

 

Pour satisfaire cette règle, BAE a donc besoin d’informations précises – ne serait-ce que pour évaluer le prix de reprise - que Paris refuse évidemment de fournir pour ne pas favoriser le concurrent de Dassault. C’est de bonne guerre. Mais quid si Abou Dhabi devait in fine trancher en faveur de l’Eurofighter ? La France irait-elle jusqu’à bloquer la revente des Mirage et donc tout l’affaire quitte à casser la relation de confiance patiemment retissée ?

 

Pendant ce temps-là, les Américains ne restent pas inactifs. Ils négocient la vente d’une vingtaine de F-16 pour remplacer une partie des 80 exemplaires hors de service, ainsi que l’installation sur toute cette flotte de la liaison de donnée tactique L16 de l’Otan. Il semble également que tout cela s’accompagne d’un gros paquet de missiles air-sol. Avec le bon espoir, qu’à terme, les Emirats remplacent tous ces appareils par des F-35.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:30
Syrie. Londres aurait renoncé à armer les rebelles

18 juillet 2013 Ouest-France

 

La Grande-Bretagne a renoncé à armer les rebelles syriens et n’exclut pas que le président Bachar al Assad puisse rester au pouvoir pendant encore plusieurs années, a-t-on appris, ce jeudi, de sources informées à Londres.

 

« Il est clair que la Grande-Bretagne ne va pas armer les rebelles, de quelque manière que ce soit », a dit une des sources interrogées en rappelant que le Parlement de Londres avait exigé la semaine dernière d’être consulté au préalable sur cette question.

 

Des armes qui pourraient tomber dans de mauvaises mains

 

L’évolution de la position britannique s’explique notamment par l’hostilité de l’opinion publique à un quelconque engagement aux côtés des rebelles syriens et par la crainte de voir les armes envoyées aux insurgés tomber entre les mains de groupes islamistes farouchement anti-occidentaux.

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