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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:35
Défense : Bercy promet-il au ministère de la Défense de la monnaie de singe ?

 

23/04/2013 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Lors du conseil de défense portant sur les crédits alloués à la défense sur les six prochaines années, Bercy a fait état de 1,9 milliard d'euros de ressources exceptionnelles pour compléter le budget de 2014 de l'Hôtel de Brienne. Sauf qu'il y a de grandes chances qu'elles ne soient pas au rendez-vous dès 2014.

 

De la monnaie de singe... C'est ce qu'on pense dans les armées quand on évoque les ressources exceptionnelles (REX) sorties du chapeau du ministère du Budget pour tenter de rogner sur les dépenses des armées lors du dernier conseil de défense le 10 avril. Rappel des faits : le Budget souhaite attribuer à la défense en 2014, un budget de 29,5 milliards d'euros et de le compléter si possible avec 1,9 milliard de REX. Pour le ministère de la Défense, qui pensait avoir gagné l'arbitrage du président de la République, la pilule est dure avaler. Car François Hollande a promis le 28 mars de maintenir le budget de la Défense tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-1019) au niveau de celui de 2013. Soit 31,4 milliards d'euros par an. D'où la colère de Jean-Yves Le Drian. "Le ministre était furax", confirme-t-on à La Tribune.

 

Quelles pourraient être les ressources exceptionnelles ? Bercy évoque des cessions immobilières, la vente de nouvelles bandes de fréquences hertziennes, voire des participations dans les entreprises publiques pour abonder le budget 2014. "Tout le défi est de crédibiliser la LPM et de la sincériser", explique-t-on au  ministère de la Défense. Pour autant, ces opérations de cessions seront très difficiles à mener dans un laps de temps aussi rapide. Comme la Cour des comptes a pu le constater par le passé. Cette ressource est "incertaine dans son montant et dans son calendrier de réalisation, faisant peser un risque sur l'exécution de la loi de programmation militaire dès sa construction", avaient estimé les sages de la rue Cambon à propos de la LPM actuelle. La preuve par quatre : les prévisions de la loi de programmation militaire (LPM) prévoyaient 1,64 milliard d'euros en 2009, 1,26 milliard en 2010 et 570 millions en 2011 de ressources exceptionnelles (cessions immobilières et ventes de bandes de fréquences). A l'arrivée, avec l'exécution des bugdets, la défense a pu récupérer seulement 560 millions (contre 1,64 milliard) en 2009, 200 millions (contre 1,26 milliard) en 2010 et 220 millions contre (570 millions) en 2011. Soit à peine 980 millions d'euros contre un montant attendu de 3,47 milliards.

 

Des cessions très tardives de bandes de fréquences

 

La cession des bandes de fréquence hertzienne devait procurer des recettes de 1,45 milliards d'euros entre 2009 et 2011 (600 millions en 2009, 600 millions en 2010 et 250 millions en 2011) : 1,05 milliard de ventes des bandes de fréquence utilisées par les programmes Felin et Rubis et à hauteur de 400 millions d'euros de l'usufruit des satellites Syracuse dans le cadre de l'opération Nectar, abandonnée en mai 2012. Mais, entre 2009 et 2011, seuls 89 millions d'euros de recettes liées à la cession des bandes de fréquence ont pu être utilisés au profit du ministère de la Défense. Soit un écart de 1,35 milliard d'euros par rapport à la prévision de la LPM. "Le retard pris par le processus de cession des bandes de fréquence a conduit à une absence de recettes en 2009 et en 2010", a rappelé dans son rapport la Cour des comptes. Un processus long et complexe qui ne s'improvise pas.

 

En 2011, les premières recettes générées par la vente des bandes de fréquence du système Rubis ont été engrangées pour un montant de 936 millions. Soit un montant supérieur au montant de 450 millions attendu à ce titre par le ministère de la défense. Toutefois, leur arrivée tardive en fin d'exercice n'a permis leur utilisation que d'un montant de 89 millions d'euros au profit du budget de la défense en 2011, l'utilisation du solde de 847 millions ayant été reportée sur 2012. Au premier trimestre 2012, les bandes de fréquence du système Félin ont été cédées pour un montant de 1,42 milliard, également supérieur à la prévision de 600 millions d'euros. Au total, les cessions des bandes de fréquence des systèmes Félin et Rubis ont permis d'engranger une recette totale de 2,356 milliards d'euros, soit un montant très supérieur à la prévision initiale de 1,450 milliard. Dès 2012, la défense a eu l'autorisation de consommer 1,1 milliard d'euros de recettes exceptionnelles.

 

Des recettes immobilières très incertaines

 

Les recettes immobilières devaient rapporter 2,02 milliards d'euros entre 2009 et 2012. L'examen des données d'exécution montre que le montant qui a pu être utilisé au profit de la défense sur la période s'est limité à 894 millions (560 millions en 2009, 204 en 2010 et 130 en 2011). Ce qui a créé un écart de 1,15 milliard par rapport aux prévisions de la LPM. Selon la Cour des comptes, "l'essentiel des recettes attendues doit provenir de la cession des emprises parisiennes du ministère dont l'horizon a été reporté à 2013 et qui demeure incertaine, tant dans son calendrier de réalisation que dans son montanté. Et de rappeler que "les recettes attendues de la cession de l'hôtel de la Marine ne devraient finalement pas être au rendez-vous, ce bien devant finalement être conservé dans le giron de l'Etat". Enfin, concernant les opérations réalisées en province, certaines cessions ont été effectuées à l'euro symbolique, afin de compenser l'impact territorial des restructurations en cours et de prendre en compte les problématiques de dépollution. D'autres sites ne trouvent pas preneur, ce qui oblige le ministère à continuer à les gérer, même s'ils ne sont plus employés. Sans compter que le ministère de la Défense est prié de participer à la politique en faveur du logement social... en donner certaines emprises.

 

Au 31 décembre 2008, le tableau général des propriétés de l'Etat (TGPE) évaluait les biens immobiliers relevant du ministère de la défense (ce qui comprenait encore la gendarmerie, dont les immeubles ont été transférés au ministère de l'intérieur à compter du 1er janvier 2009) à plus de 330.000 hectares de superficie d'emprise, dont plus de 5.400 hectares de superficie utile, pour une valeur de l'ordre de 16 milliards d'euros hors gendarmerie. Selon les comptes de l'Etat pour 2008, le ministère de la défense représente 43 % de la valeur de marché du parc immobilier contrôlé par l'Etat, telle qu'établie par France Domaine, et 33 % si l'on retient le périmètre hors gendarmerie, loin devant le ministère des finances (13 %) et celui des affaires étrangères (10 % en incluant les biens détenus par l'Etat à l'étranger).

 

La vente des participations de l'Etat à manier avec précaution

 

Pour préserver le budget de la Défense, les sénateurs mais aussi l'Agence des participations de l'Etat (APE) appellent à vendre des participations de l'Etat dans les entreprises publiques de défense. Pour autant, Bercy a fait le plus facile et a donc coupé l'herbe sous les pieds du ministre de la Défense, qui voulait à son arrivée impulser une politique industrielle, en vendant 3,12 % de Safran (448,5 millions d'euros) et 1,56 % d'EADS (482,7 millions). L'Etat actionnaire gère aujourd'hui un ensemble de participations directes - DCNS (63,98 %), SNPE (100 %), Nexter (100 %), Thales, Safran, EADS -  et indirectes - Dassault Aviation et MBDA -, qui s'élevaient au total à 12,25 milliards d'euros au 22 octobre 2012, selon la Cour des comptes.

 

Si l'Etat vend tout ou partie de sa participation dans Thales (27 %), il risque de mettre en péril l'équilibre actionnarial qu'il a conclu avec Dassault Aviation (26 %) dans le cadre d'un pacte d'actionnaires. En revanche, l'Etat peut vendre des actions EADS pour atteindre le plancher de 12 %, un accord conclu avec EADS en décembre dernier. Il peut vendre encore une participation de 1,44 %. C'est peu, trop peu pour boucler les fins de mois du budget de la défense. Le groupe européen vient déjà de conclure un contrat de rachat d'actions avec l'Etat français portant sur l'acquisition d'un bloc de 1,56 % d'actions EADS pour un montant de 482,7 millions d'euros. Reste Safran (27,08 % après la cession des 3,12 %). L'Etat ayant déjà bêtement perdu le contrôle de Safran, il pourrait poursuivre son désengagement. Mais avec quelle stratégie ?

 

Enfin, DCNS et Nexter, SNPE devant rejoindre le giron de Nexter sous peu. Une éventuelle cession de tout ou partie de la participation de l'Etat dans DCNS impose au gouvernement d'avoir une véritable stratégie industrielle pour ce groupe performant à l'export et de lui offrir une visibilité méritée. D'autant que la majorité précédente a jeté le groupe naval dans les bras de Thales (35 %). Le groupe d'armement terrestre Nexter pourraient intéresser des groupes allemands (Rheinmetall, Krauss-Maffei) mais pas AB Volvo, qui ne veut pas devenir un fabricant de munitions. Quel sera la position de Thales ? Il pourrait être poussé à reprendre Nexter mais le gouvernement devra convaincre la direction du groupe d'électronique et, surtout, Dassault Aviation. 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:18
La France a commandé 40 exemplaires de l’hélicoptère de combat Tigre en configuration HAD - photo Eurocopter Thierry Rostang

La France a commandé 40 exemplaires de l’hélicoptère de combat Tigre en configuration HAD - photo Eurocopter Thierry Rostang

22 avril Aerobuzz.fr

 

Le premier hélicoptère Tigre de série construit par Eurocopter en version appui-destruction (HAD) a été livré le 19 avril 2013 à la Délégation générale de l’armement (DGA). [1] Cette étape fait suite à la qualification de la version HAD de l’hélicoptère Tigre annoncée le 10 avril par la DGA et marque la première livraison de la toute nouvelle variante d’une gamme d’hélicoptères Eurocopter qui a déjà fait ses preuves en environnement de combat lors d’interventions militaires en Afghanistan, en Libye et aujourd’hui au Mali.

 

Parmi les améliorations dont bénéficie la variante HAD de l’hélicoptère Tigre figurent deux turbomoteurs MTR390 (step 1.5) plus performants qui assurent une puissance en hausse de 14 %, mais également une protection balistique améliorée, un nouveau système de visée optronique, la capacité à lancer des missiles de destruction air-sol Hellfire, une suite de guerre électronique évoluée et un système d’interrogation ami-ennemi (IFF).

 

97 hélicoptères multi-rôles de la famille Tigre sont actuellement en service dans quatre pays (France, Allemagne, Espagne et Australie) qui ont commandé au total 206 hélicoptères.

 

[1] À ce jour, la France a commandé 40 exemplaires de l’hélicoptère de combat Tigre en configuration HAD à l’attention des forces aériennes de son Armée de Terre. 24 hélicoptères ont par ailleurs été commandés par le gouvernement espagnol pour équiper l’armée espagnole, dont six Tigre en version appui-protection (HAP) modifiés en version appui feu-destruction.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:59
Détection des premières traces radioactives après le test nord-coréen de Février 2013

23 avril 2013 Romandie.com (AFP)

 

VIENNE - Des traces de radioactivité ont été détectées pour la première fois depuis l'essai atomique réalisé par la Corée du Nord en février, a annoncé mardi l'agence de contrôle des essais nucléaires (CTBTO).

 

La proportion d'isotopes du xenon (xenon-131m et xenon-133) détectée est conforme à un cas de fission nucléaire ayant eu lieu il y a plus de 50 jours avant la découverte de ces gaz, a expliqué l'agence basée à Vienne en Autriche.

 

Cela coïncide très bien avec le test nucléaire annoncé par la Corée du Nord, qui s'est produit le 12 février 2013, 55 jours avant la mesure, ajoute l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires.

 

La découverte de ces gaz par une station de contrôle au Japon ne peut toutefois pas aider à répondre à la question clef concernant le matériau fissile utilisé, uranium enrichi ou plutonium.

 

Le pays avait employé du plutonium lors des deux précédents essais atomiques en 2006 et 2009. S'il avait recouru à l'uranium enrichi pour son troisième test, cela signifierait qu'il a franchi une étape technologique significative, de quoi inquiéter encore davantage la communauté internationale.

 

Toutefois, il est également possible que ces radionucléides découverts à Takasaki (Japon), à un millier de kilomètre du site d'essais de la Corée du Nord, proviennent d'un réacteur nucléaire ou d'une autre activité atomique, admet le CTBTO, ajoutant que des analyses plus poussées étaient actuellement en cours.

 

L'agence a exclu que les émanations détectées puissent provenir de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement endommagée lors du tremblement de terre suivi d'un tsunami géant en mars 2011.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:50

Ukrainian Defense Review is the Ukrainian magazine published by Defense Express (Media&Consulting Company). It contains News and Analysis on issues of defense industry and arms trade of Ukraine and the World trends. It is issued once a quarter in English and distributed free of charge around the World.

 

More information http://www.defense-ua.com/rus/

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:45
Force Épervier : Portrait d’un chef de peloton blindé

23/04/2013 Sources : EMA - Opérations

 

Le lieutenant Raphaël Dion est chef de peloton blindé sur char ERC 90 au groupement Terre basé à Metz. Actuellement, il est déployé en mission de courte durée (MCD) à N’Djamena au Tchad, au sein de la force Épervier.

 

Le lieutenant Dion s’est engagé en en 2004. Il s’agit de sa troisième projection, dont une déjà, en Afrique. Au sein de la force Épervier, le lieutenant Dion appartient à l’escadron blindé du groupement terre qui assure principalement des missions de reconnaissance et de protection de la base aérienne et de la plate-forme aéroportuaire.

 

L’une des opérations majeures de son mandat est la tournée de province (lien vers brève) qu’il vient d’effectuer dans le nord du Tchad avec son peloton. Ainsi du 15 mars au 3 Avril, le lieutenant Dion est parti avec son peloton pour une tournée de province dans la région du Tibesti, située à plus de 900 kilomètres au nord de la capitale tchadienne. Cette mission avait pour objectif principal la reconnaissance des axes ainsi que la vérification de leur praticabilité. Ces déplacements ont également permis de se déployer dans des régions où elle ne l’est pas habituellement. Elle apporte une aide à la population locale à travers des actions civilo-militaires (ACM) et des aides médicales à la population (AMP).

 

« Deux semaines de désert, c’est avant tout une préparation technique : mon peloton était constitué d’un VLTT (véhicule léger tout terrain) P4, de trois VLRA (véhicule léger de reconnaissance et d’appui) ainsi que d’un GBC180, auxquels vient s’ajouter une remorque de 1500 litres d’eau. Sachant que nous allions évoluer dans un milieu particulièrement exigeant, la préparation des véhicules a été primordiale, de même que la vérification quotidienne avant le départ et à la halte du soir. »

Force Épervier : Portrait d’un chef de peloton blindé

Au début de la mission, il prend la tête du détachement afin d’en éclairer sa progression sur plus de 200 kilomètres. « À ce moment là, il s’agit de lancer le rythme du convoi, afin de rester dans des délais raisonnables pour atteindre notre future base opérationnelle avancée (BOA) du côté de Zouar (900 kilomètres au Nord de N’Djamena). »

 

La progression s’effectue en « école de rame », ce qui signifie que le véhicule de devant doit toujours s’assurer que celui de derrière suit afin d’éviter tout égarement. Il s’est avéré très compliqué de juger les temps de trajet. La traficabilité du sol, selon les heures et les températures varie considérablement. « Il est nécessaire de s’arrêter régulièrement afin de faire souffler les conducteurs,  les relever et faire refroidir les moteurs. Un passage dans les dunes s’accompagne nécessairement de pelletage et de poussage sous un soleil de plomb. »

 

Ce genre d’expérience est très enrichissant pour le chef de peloton. « En passant deux semaines complètes avec mes hommes,  dans un milieu par nature hostile et sans notre confort habituel,  je les ai un peu plus découverts. Dans ce type de contexte, il faut plus que jamais composer avec la fatigue de chacun et l’irascibilité éventuelle qui s’en suit ; c’est un exercice d’équilibriste : ménager les psychismes sans tomber dans le laxisme. Ce fut pour moi une aventure humaine qui m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences en termes de commandement dans des situations particulières. Par ailleurs, les quelques contacts que nous avons eu avec la population m’ont permis de voir évoluer mes hommes dans une culture qui leur est étrangère, et de les ouvrir un peu plus sur le monde. Eux qui n’étaient, pour certains, jamais sortis de France ! » Une fois rentré sur le camp, le lieutenant Dion a repris l’entrainement de son peloton afin qu’il soit opérationnel pour la prochaine mission.

 

Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier assurent deux missions permanentes : conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, ils apportent un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) ainsi qu’un appui renseignement aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes. Ils garantissent également la protection des intérêts français et, tout particulièrement, la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad.

Force Épervier : Portrait d’un chef de peloton blindé
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:32

23 avril 2013 FORCESFRANCAISES

Opération Serval, avril 2013.
Les forces spéciales mènent des opérations à l'extrême Nord du Mali.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:50
BAE Detica launches new cyber solution

LONDON, April 22 (UPI)

 

A new defense-grade, cybersecurity analytics and investigation product for in-house use has been launched by Britain's BAE Systems Detica.

 

CyberReveal, announced Monday, can be scaled to any organization. It is capable of processing billions of data records daily to identify and prioritize security events, giving analysts a single view of network activity across their whole IT estate, detecting attacks by behavior and not just by the signatures of previous attacks.

 

"CyberReveal addresses four key areas where traditional approaches are proving ineffective against the modern cyber threat, helping analysts to prioritize the incidents they investigate, managing huge data volumes, evolving their defenses in line with a rapidly changing threat environment and enabling quicker, more informed decision making," said Martin Sutherland, managing director of BAE Systems Detica.

 

"This is the first time we're making our technology available for companies that have their own analysts. CyberReveal provides a unique 'single pane of glass' for analysts by linking security event data information from across the entire organization."

 

In addition to CyberReveal, the companies offers its own Managed Security Services team, to monitor for and act on cyberattacks on a company's behalf.

BAE Detica launches new cyber solution

 

LONDON, April 22 (UPI)

 

A new defense-grade, cybersecurity analytics and investigation product for in-house use has been launched by Britain's BAE Systems Detica.

 

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"CyberReveal addresses four key areas where traditional approaches are proving ineffective against the modern cyber threat, helping analysts to prioritize the incidents they investigate, managing huge data volumes, evolving their defenses in line with a rapidly changing threat environment and enabling quicker, more informed decision making," said Martin Sutherland, managing director of BAE Systems Detica.

 

"This is the first time we're making our technology available for companies that have their own analysts. CyberReveal provides a unique 'single pane of glass' for analysts by linking security event data information from across the entire organization."

 

In addition to CyberReveal, the companies offers its own Managed Security Services team, to monitor for and act on cyberattacks on a company's behalf.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:50
Royal Marines from 42 Commando set off from HMS Illustrious for a live firing exercise ashore [Picture: Petty Officer (Photographer) Ray Jones, Crown copyright]

Royal Marines from 42 Commando set off from HMS Illustrious for a live firing exercise ashore [Picture: Petty Officer (Photographer) Ray Jones, Crown copyright]

 

19 April 2013 Ministry of Defence

 

200 Royal Marines commandos have attacked 4 'enemy' positions near Cape Wrath in Scotland as part of Exercise Joint Warrior.

 

For 2 weeks the multinational exercise will involve more than 30 warships, over 65 aircraft and more than 12,000 people.

As part of a scenario in which they responded rapidly to a developing threat, Royal Marines from 42 Commando were landed several miles inshore of Cape Wrath by Chinook and Sea King helicopters to attack the target positions.

Supported by 4.5-inch guns on HMS Diamond and HMS Westminster, plus the 105-millimetre light guns of 29 Commando Regiment Royal Artillery, the marines took around 3 hours to push their way through the enemy to reach the shore.

The marines of 42 Commando also used their own 81-millimetre mortars, along with those of the Swedish marines taking part, as well as general purpose machine guns to launch an all-out attack on the target positions.

Royal Marines being inserted into the field by an RAF Chinook
Royal Marines of Juliet Company, 42 Commando, being inserted into the field by an RAF Chinook [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

Following the training exercise they then launched a night-time raid on the same area.

This is exactly how it would happen in a real life situation,” said Captain Dave Thatcher, 29 Commando Regiment, one of the training team managers. “All the ammunition being used is live, and when the marines get to the targets they will see something there that will denote it is a position they are meant to attack. It is as realistic as we can get.

It is also one of the few places in the UK where we can practise this type of large-scale firing exercise. This particular part of the exercise is all aimed at getting 42 Commando back to contingency as part of the Lead Commando Group.

As part of 3 Commando Brigade’s Lead Commando Group, 42 Commando will be ready to react to rapidly unfolding world events as they happen. Exercise Joint Warrior draws on their core amphibious assault skills rather than those used on land operations such as Afghanistan.

Brigadier Martin Smith, Commander of 3 Commando Brigade, said:

While the Lead Commando Group can undertake a wide range of missions, we need to be prepared to fight if necessary at short notice and in unfamiliar environments.

Joint Warrior, which brings together land and maritime firepower and manoeuvre forces, is hugely important in making sure that we can link together all elements of our capability.

As well as the British forces using the exercise areas, Dutch, French and Swedish forces will be practising their firepower in the trenches and on the ranges.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:45
Le 8 avril 2013, les premiers soldats de l’opération Serval sont arrivés au sas de décompression OPEX situé à Chypre.  Crédit : EMA / armée de Terre

Le 8 avril 2013, les premiers soldats de l’opération Serval sont arrivés au sas de décompression OPEX situé à Chypre. Crédit : EMA / armée de Terre

 

22 avril 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Plus de 500 soldats français ont déjà quitté le Mali depuis le début du désengagement des forces françaises entamé en avril, a-t-on appris lundi auprès de l'état-major des armées.

 

Le nombre de soldats français encore déployés au Mali s'élève à un peu moins de 4.000, a-t-on précisé de même source. Au plus fort de l'opération Serval contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du pays, le contingent français était de près de 4.500 hommes.

 

Un premier groupe d'une centaine de parachutistes est rentré en France le 9 avril. Mardi en fin de journée, un détachement du 17e Régiment du génie parachutiste est attendu à Montauban (sud).

 

L'objectif fixé par le président François Hollande est de ramener le contingent français au Mali à 2.000 hommes en juillet et à un millier fin 2013.

 

Les militaires retirés depuis le début du désengagement ont participé à l'ensemble des opérations aéroportées, qui ont permis aux forces françaises de reprendre le contrôle du nord du Mali, notamment dans les régions de Tombouctou, Gao, Tessalit et Kidal.

 

Lancée dans l'urgence le 11 janvier, l'opération Serval a permis de démanteler les réseaux jihadistes dans le nord du pays, au prix de violents affrontements, notamment dans l'Adrar des Ifoghas, où les combattants d'Al Qaida au Maghreb Islamique s'étaient retranchés. L'armée française poursuit actuellement ses opérations notamment contre de petits groupes de combattants islamistes dans la région de Gao.

 

Sur le terrain, la force des pays de l'ouest africain, la Misma, qui doit prendre le relai des forces françaises, poursuit son déploiement. Le contingent burkinabè, de près de 600 hommes, est au complet dans la région de Tombouctou, où il prend le contrôle de la zone lors de patrouilles communes avec l'armée française, a indiqué la défense. Les soldats burkinabè devront assurer ensuite la sécurisation de la région conjointement avec les forces maliennes.

 

Une vingtaine d'unités de la Misma sont désormais réparties dans les principales villes et points stratégiques du Mali, comme Bamako, Gao, Diabali, Tombouctou, Kidal ou Tessalit. Forte de 6.300 hommes, la Misma regroupe des contingents d'une dizaine de pays. Pour permettre une bonne coordination avec les forces françaises, un détachement de liaison français est déployé à leur côté, comme à Tombouctou ou à Ménaka, près de la frontière nigérienne, où le bataillon nigérien s'est déployé fin mars.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:20
More Raytheon decoy-jammer systems for U.S. Air Force

TUCSON, April 22 (UPI)

 

Raytheon is producing more miniature air launched decoy-jammers for the U.S. Air Force under exercise of a contract option.

 

A total of 202 MALD jammers, with containers, will be produced and delivered. The value of the firm fixed-price Air Force contract is $81.7 million. A 10-year warranty is included in the deal.

 

"MALD-J adds a jamming capability to the current decoy function of the MALD that disrupts enemy integrated air defense systems using jamming and radar signature technology," said Harry Schulte, vice president of Air Warfare Systems for Raytheon Missile Systems.

 

"This weapon will provide unprecedented capability and flexibility to the U.S. Air Force and improve the survivability of our airmen and their aircraft."

 

MALD is a modular, air-launched and programmable flight vehicle that protects aircraft by duplicating the combat flight profiles and radar signatures of U.S. and allied aircraft. A unit weighs 300 pounds and has a range of about 500 nautical miles

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:20
Is There Anything An F-16 Cannot Do?

 

April 21, 2013: Strategy Page

 

The U.S. Air Force prefers to use its F-16 fighters for everything. While the F-16 is a capable and versatile aircraft, the main reason for using it so much is because it is so cheap to operate. It costs the air force $23,000 per hour to operate an F-16C. Other fighters are much more expensive. An F-22 costs $68,000 an hour, while an F-15C costs $42,000 and an F-15E $36,000.

 

The only aircraft that beats the F-16C is the A-10C, which costs $18,000 an hour. But the A-10 is not a fighter and is optimized for ground support. The F-16 can also do that, but not as well. The other ground support aircraft, the AC-130U costs $46,000 an hour. That’s why these are being replaced by C-130 transports ($18,000 an hour) with special cargo containers consisting of sensors and weapons similar to those on the AC-130.

 

The F-16, like the A-10 can also drop smart bombs. Both aircraft are much cheaper at this than the bombers. The B-52H costs $70,000 an hour, the B-1B $58,000 and the B-2 $169,000. The problem with the bombers is that with smart bombs you don’t need a lot of bombs. So what the F-16 can carry (a dozen or more, depending on weight) is usually adequate in places like Afghanistan. For an attack on, say, North Korea, the bombers would come into their own, at least for the initial assault when there are a lot of targets to hit.

 

With the right sensors, missiles and electronic weapons plus well-trained pilots the F-16 can beat just about any other fighter out there. For stealth fighters, that would have to include sensors that can handle stealth. But stealth fighters often have the best sensors and electronics as well. Thus against most foes a well tricked out F-16 can do it all.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:20
photo US Navy

photo US Navy

Apr 22, 2013 ASDNews Source : US Navy

 

USS George H.W. Bush (CVN 77) concluded its five-day Fleet Replacement Squadron (FRS) carrier qualifications (CQ) in the Atlantic Ocean, April 20.

 

Fleet Replacement Squadron CQ consists of both day and night operations.

 

The ship and its crew of more than 3,000 Sailors worked in unison with Strike Fighter Squadron (VFA) 106, Carrier Airborne Early Warning Squadron (VAW) 120, and Fleet Logistics Support Squadron (VRC) 40 around the clock to help pilots successfully complete the final stages of their training.

 

"We flew every day from approximately 1 p.m. until 1 a.m., and met our mark of around 600 traps," said Lt. Kent Davis, flight deck officer. "It's tougher than regular flight operations."

 

Regular flight operations can involve launching 2-3 aircraft at a time with 1-2 hours between launches. Pilots would then fly their missions for several hours before returning to the ship. Fleet Replacement Squadron CQ, on the other hand, is a 12-hour continuous flight evolution demanding more from the crew and pilots.

 

"Normal flight operations are a timed evolution," said Chief Aviation Boatswain's Mate (Handling) Derrick W. Foster, flight deck chief. "Fleet Replacement Squadron CQ is harder; it is extremely fast paced and nonstop not only for the ship's crew but the pilots as well."

 

In order for FRS pilots to qualify and advance into a fleet squadron the pilot must successfully complete six landings during the day and four landings during the night aboard an aircraft carrier.

 

"These Fleet Replacement Squadron pilots have completed daytime carrier operations in the past, but this week's evolution marked the first arrested night landings of their careers," said Davis.

 

Forty-one pilots qualified on their squadron specific aircraft, consisting of either F/A-18 Hornets and Super Hornets, E-2C Hawkeye, or C-2A Greyhounds during the FRS CQ.

 

"This was one of the biggest CQ periods I've done on the Bush," said Davis. "With everyone working together it was completed safely and efficiently."

 

The Bush is currently conducting training operations in the Atlantic Ocean, strengthening the Navy's forward operating and war fighting ability.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:40
source armyrecognition.com

source armyrecognition.com

MOSCOU, 22 avril - RIA Novosti

 

Le nouveau châssis chenillé Armata n'est pas encore prêt mais il intéresse déjà les troupes du génie. Une source du ministère de la Défense a déclaré que le commandement des forces du génie avait déjà préparé une mission tactique pour le véhicule universel du génie avec ce nouveau châssis, écrit le quotidien Izvestia du 22 avril.

 

"La mission et les performances nécessaires sont préparées par le commandement depuis la fin de l'année dernière, en coopération avec la direction de l'usine Uralvagonzavod de Nijni Taguil qui travaille sur Armata", a déclaré la source.

 

Les militaires avaient besoin de la documentation technique sur le châssis chenillé pour en lancer la conception. Seulement alors, le nom et le code de l'engin officiels seront dévoilés.

 

"Dès que le châssis sera prêt, il nous faudra trois ans pour la conception et les essais du véhicule complet. Tout dépend donc de l'usine de Nijni Taguil", souligne la source.

 

A son tour, le service de presse d'Uralvagonzavod explique qu'il n'a pas encore de mission technique ou de contrat pour la conception du véhicule. L'usine n'a pas commenté le fait que le ministère de la Défense soit prêt à fournir ces documents non pas avant, mais après la conception d'Armata.

 

Le nouveau véhicule est destiné à remplacer la gamme des bulldozers BAT et des véhicules de combat du génie IMR. Il sera chargé de dégager la route pour les convois, de combler les canaux et les fossés antichars, de creuser des tranchées, de faire du déminage et des travaux de manutention, etc.

 

De plus, selon les sources du ministère de la Défense, un nouvel engin de franchissement et de débarquement doit être créé sur la plateforme d'Armata. Ce matériel est prévu pour l'armée de terre, la marine, l'aviation, les troupes de défense spatiale et les forces de missiles stratégiques.

 

Le nouvel engin est très attendu par les militaires, même s’ils ne se plaignent pas vraiment des anciens BAT-2 et IMR-2. Un officier du génie de l'armée de terre a expliqué que l'absence d'un matériel de génie unique posait problème aujourd’hui.

 

"Tous nos véhicules sont construits sur des plateformes différentes. L'IMR-1 est construit sur le châssis du T-55, et l'IMR-2 – sur le châssis du T-72. Ce sont des chars complètement différents.

 

Le BAT-M a la plateforme du tracteur AT-T, et son successeur BAT-2 est posé sur le MT-T.

 

Ce sont des véhicules différents", a-t-il expliqué.

 

Selon lui, la diversité de châssis nécessite un grand inventaire de pièces de rechange, de matériaux consommables et de liquides. Beaucoup de ces pièces et produits ne sont plus fabriqués et il n'en reste plus en stock. Les parcs de bataillons du génie sont donc remplis de matériel hors service impossible à réparer. "L'armée a vraiment besoin d'un châssis commun avec le char de combat principal", a conclu l'officier.

 

Un autre officier du génie a confirmé que leur matériel était plus obsolète que celui des autres unités.

 

"Tous les véhicules de notre brigade - district militaire sud - datent de 1970-1980, voire 1960. Moins d'un tiers est opérationnel. Rien ne fonctionne sur le reste – les moteurs, les treuils, les godets – tout est HS", a-t-il déclaré.

 

Ceux qui restent opérationnels ont des performances très modestes, poursuit l'officier. Mais tout n'est pas non plus simple avec le nouveau projet au châssis Armata. L'expert militaire indépendant Alexeï Khlopotov explique qu'il coûtera très cher.

 

"Armata est non seulement cher mais aussi très lourd. Or on a besoin d'un engin pour toute l'armée de terre. Il serait plus simple de le fabriquer, sur la plateforme déjà existante, des T-72 et T-90", estime l'expert.

 

La conception d'Armata rencontre certains problèmes. Selon certaines informations, le premier modèle de char est en cours de conception, le châssis et la tour ne sont terminés que partiellement.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 22 avril 2013

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:50
Conclusions du Conseil relatives au Mali

22/4/2013 EU source: Council - Ref: CL13-027FR

 

Summary: 22 avril 2013, Luxembourg - Conseil de l'Union Europeean 3236ème session du Conseil AFFAIRES ETRANGERES, Conclusions relatives au Mali

 

"1. L'Union européenne (UE) réitère son attachement à la stabilité, l'intégrité territoriale, la démocratie et le développement durable du Mali, et sa détermination à soutenir les efforts en cours pour éradiquer la menace terroriste dans le Sahel et au Mali. Le Conseil salue la tenue à Bruxelles le 15 mai d'une Conférence de haut niveau des donateurs - « Ensemble pour le renouveau du Mali » dont l'objectif sera de mobiliser et de coordonner l'appui de la communauté internationale au développement du Mali.

 

2. L'UE salue l'engagement des acteurs maliens à mettre en oeuvre la Feuille de Route pour la Transition, et les encourage à poursuivre avec détermination les  récentes avancées. La Feuille de Route et sa mise en oeuvre crédible par les autorités maliennes sont cruciales pour le plein retour à l'ordre constitutionnel, la reconstruction politique et la stabilité à long terme du Mali. L'UE est déterminée à soutenir la transition à travers des élections, la réconciliation et en contribuant à assurer un contrôle durable des autorités civiles sur les forces armées. Dans cette perspective, l'UE souhaite une reprise rapide du dialogue politique avec les autorités maliennes au titre de l'article 8 de l'Accord de Cotonou.

 

3. L'UE salue l'engagement du Gouvernement malien à organiser des élections libres, crédibles, inclusives et transparentes en juillet, comme prévu par la Feuille de Route, et appelle tous les partis politiques du Mali à y prendre part activement. Cet objectif constitue désormais la priorité politique. L'UE fournira rapidement une assistance financière et technique en vue de l'organisation des élections et réitère sa disponibilité à envisager le déploiement d'une mission d'observation électorale suite à la demande du Gouvernement malien. L'UE appelle les autorités maliennes à garantir la liberté d'expression.

 

4. Le dialogue, la réconciliation et la restauration de la confiance entre toutes les composantes de la société malienne sont primordiaux. La mise en place par le Gouvernement d'une Commission Nationale de Dialogue et de Réconciliation constitue une avancée importante dans cette perspective. L'UE se félicite de la nomination des membres de cette Commission, qui doit commencer ses travaux le plus rapidement possible. L'UE en appelle à toutes les parties non-terroristes et non-criminelles qui sont prêtes à respecter l'unité, l'intégrité territoriale et la souveraineté du Mali à prendre pleinement part à ce dialogue.

 

5. Les autorités maliennes ont la responsabilité première d'assurer la protection de la population civile dans son ensemble ainsi que le respect strict de tous les droits de l'homme. L'UE s'inquiète des allégations récurrentes de violations du droit international humanitaire et des droits de l'Homme, qui ne peuvent que réduire l'espace politique de la réconciliation. L'UE suit avec beaucoup d'attention les décisions prises par le Gouvernement pour enquêter sur ces allégations et pour s'engager fermement en faveur de la lutte contre l'impunité. Tous les auteurs de violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire doivent être traduits en justice. L'UE se félicite du déploiement en cours d'observateurs des droits de l'Homme des Nations Unies, de l'Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et réitère sa disponibilité pour leur apporter son soutien.

 

6. L'UE réitère son attachement aux engagements énoncés dans les résolutions "Femmes, Paix et Sécurité" du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en particulier les dispositions relatives à la pleine participation des femmes aux processus de paix et de reconstruction, ainsi qu'aux processus électoraux. La protection des femmes face aux violences sexuelles dans les conflits est également cruciale.

 

7. L'UE continue à suivre la situation humanitaire au Mali et se tient prête à répondre aux besoins les plus urgents des victimes de la crise tant au Mali que dans les pays voisins. L'UE réaffirme la nécessité pour toutes les parties concernées à respecter l'espace et les principes humanitaires et de faciliter un accès sans entrave à tous ceux qui ont besoin d'une assistance d'urgence au moment où l'insécurité alimentaire croissante frappe les populations les plus vulnérables. L'UE s'engage à collaborer avec les autorités et les organismes d'aide afin de faciliter le retour et la réinstallation libre et volontaire des populations déplacées et réfugiées.

 

8. L'UE salue le déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) aux côtés de l'opération Serval et des forces maliennes. Le soutien de l'UE à la MISMA à hauteur de 50 millions d'euros à travers la Facilité Africaine de Paix est désormais effectif. L'action de la MISMA a permis de reconquérir une partie essentielle du territoire, de libérer les principales villes du nord du Mali et de protéger les populations dans ces zones. L'UE se félicite de la transformation prévue de la MISMA en une mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

 

9. L'UE se félicite que la mission militaire EUTM Mali ait commencé, au début du mois d'avril, en complément de son action de conseil, ses activités de formation au profit d'un premier bataillon de 650 soldats maliens. Toutefois, le Conseil souligne qu'il est indispensable pour former les forces armées maliennes dans les meilleures conditions, de leur fournir un équipement militaire approprié. Il salue la mobilisation de la communauté internationale, dans le cadre de la conférence d'Addis Abeba et engage vivement tous les partenaires du Mali à apporter ou à abonder leur contribution pour donner aux forces africaine et malienne les moyens de remplir leurs missions.

 

10. L'UE se félicite du lancement imminent d'un premier ensemble d'actions d'appui à la stabilisation au Mali d'un montant de près de 300 millions d'euros, notamment à travers un contrat d'appui à la consolidation de l'Etat. Cette aide doit soutenir les progrès des autorités maliennes dans la mise en oeuvre des objectifs fixés par la Feuille de Route ainsi que les priorités à définir par les autorités maliennes dans leur "Plan pour la relance durable du Mali 2013-2014", qui sera présenté et discuté lors de la Conférence du 15 mai, en permettant notamment le renforcement de l'Etat et la délivrance sur l'ensemble du territoire des services de base au bénéfice des populations. Le Conseil est favorable à l'accélération des préparatifs pour la reprise graduelle des autres programmes d'aide au développement, notamment dans les domaines des infrastructures, de la sécurité et de la justice, de la prévention des conflits, de la réconciliation et de la résilience.

 

11. Le Conseil est prêt à envisager un appui additionnel de l'UE au secteur judiciaire et en matière de sécurité intérieure, y compris dans le domaine du renforcement des capacités maliennes en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Ceci comprend l'examen d'options au titre de la PSDC, ainsi que des autres instruments pertinents. La restauration d'un service public à même d'assurer la sécurité des personnes et des biens de manière crédible et efficace constitue une étape cruciale pour la reconstruction du pays.

 

12. L'UE réitère sa détermination, en coordination avec d'autres acteurs y compris l'UA, la CEDEAO et les Nations Unies, à aider les pays de la région à faire face aux risques induits par la situation au Mali en matière de sécurité régionale et internationale. L'UE est prête à considérer des propositions concrètes dans le cadre de la Stratégie de l'UE pour la Sécurité et le Développement au Sahel. Il est essentiel que tous les acteurs restent mobilisés au sein du Groupe de Soutien et de Suivi sur la situation au Mali, dont l'UE salue la tenue de la reunion à Bamako le 19 avril.

 

13. Le Conseil salue la nomination du Représentant Spécial de l'UE pour le Sahel, Michel Reveyrand de Menthon, et l'encourage à coopérer étroitement avec tous les acteurs concernés, en premier lieu les Gouvernements des Etats du Sahel, ainsi que l'Union Africaine, la CEDEAO et les Nations Unies notamment.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:37
EU Council conclusions on Myanmar/Burma

22/4/2013 EU source: Council  - Ref: CL13-038EN

 

Summary: 22 April 2013, Luxembourg - Council of the European Union 3236th FOREIGN AFFAIRS Council meeting conclusions on Myanmar/Burma

 

The Council adopted the following conclusions:

 

"1. The European Union has watched and supported the remarkable process of reform in Myanmar/Burma. It welcomes the developments towards democracy, a strong Parliament, freedom of expression, and the government's efforts against corruption, as well as the efforts towards the release of remaining political prisoners.

 

2. The EU is willing to open a new chapter in its relations with Myanmar/Burma building a lasting partnership and to promote closer engagement with the country as a whole. In response to the changes that have taken place and in the expectation that they will continue, the Council has decided to lift all sanctions with the exception of the embargo on arms which will remain in place.

 

3. The EU congratulates the government of Myanmar/Burma on what has been achieved, but is conscious that there are still significant challenges to be addressed. It looks forward to working in partnership with the government, by establishing a regular political dialogue involving all concerned stakeholders:

 

- To achieve sustainable peace in Myanmar/Burma by addressing long-standing differences in an inclusive way, and in particular calling for an end of hostilities in Kachin State;

 

- To consolidate the democratic achievements so far and to move further towards full transition; in this regard, the EU is ready to share with Myanmar/Burma the recent experience on political transition and democratisation in some of its Member States;

 

- To strengthen human rights and the rule of law including through enhanced cooperation with the UN, in particular to ensure the protection of all minorities; to this end, the EU will explore ways to promote a regular human rights dialogue with Myanmar/Burma;

 

- To establish Myanmar/Burma as an active and respected member of the international community, by adhering to international agreements, including in relation to human rights, land mines, non-proliferation and disarmament, particularly supporting President U Thein Sein commitments to comply with the relevant UNSC resolutions;

 

- To encourage responsible trade and investment while promoting transparency and environmental protection. Furthermore, a swift reinstatement of the Generalized Scheme of Preferences to Myanmar/Burma will contribute to the EU's policy of supporting the economic reforms. As a next step, the EU will explore the feasibility of a bilateral investment agreement;

 

- To promote inclusive and sustainable growth, as well as good governance to achieve the Millennium Development Goals in line with the government's plans. The task is now to ensure that reforms are translated to economic benefits for ordinary people. The EU will maintain increased levels of development assistance, in coordination with other donors.

 

4. The EU stands ready to cooperate with Myanmar/Burma with regard to the following complex challenges while underlining its concerns on:

 

- The need to unconditionally release the remaining political prisoners, while noting with satisfaction the creation of a review mechanism and looking forward to the early completion of its work;

 

- The need to deal with inter-communal violence. The EU welcomes President U Thein Sein promise that all perpetrators of violence will be prosecuted, and his commitment to a multi-cultural, multi-ethnic and multi-faith society which should include addressing the root causes of the violence. In this context, the EU is studying the possibility of assisting the reform of the police service in Myanmar/Burma, in partnership with all appropriate stakeholders, in particular with the country's Parliament;

 

- The need for urgent action to deal with humanitarian risks for all displaced people in the Rakhine State. At the same time, the government should continue to pursue and implement durable solutions to the underlying causes of the tensions that include addressing the status of the Rohingya;

 

- The need for unhindered and full access for humanitarian and development aid workers to all communities affected by conflict and sectarian violence.

 

5. Recognising that the period leading to general elections in 2015 is critical for the country's overall transition, the Council underlines the importance of coordination and coherence in the EU's response. Consequently, building on the elements above, as well as on its conclusions in April 2012, the Council invites the High Representative/Vice President to discuss and propose a comprehensive framework with priorities for the EU's policy and support to the ongoing reforms for the next three years. Furthermore, the Council encourages relevant authorities in Member States and EU institutions to proceed without delay to joint programming of development aid for Myanmar/Burma while respecting the existing harmonisation efforts.

 

6. The EU will use all means and mechanisms at its disposal to support Myanmar/Burma's political, economic and social transition and in this context welcomes the initiative of a Task Force to be launched later in the year, building on the Joint Statement agreed on 5 March 2013 during the visit of President U Thein Sein to Brussels.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:35
Nouveau recul d’Ottawa pour la prime de risque des soldats en Afghanistan

22/04/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Quelques jours après un premier recul concernant une baisse de la prime de risque des soldats canadiens déployés en Afghanistan et au Moyen-Orient, Ottawa fait de nouveau machine arrière en ce qui concerne le remboursement d’un surplus de prime pour les soldats se trouvant dans le nord de l’Afghanistan.

 

Un comité du Conseil du Trésor composé de membres de la Gendarmerie royale du Canada, du ministère de la Défense nationale et de militaires actuellement en poste, avait récemment décidé de revoir à la baisse la prime que touche les militaires déployés en Afghanistan dans le cadre de l’Opération Attention, en raison de la baisse des risques encourus depuis 2011.

Si le gouvernement avait maintenu la décision, la prime, serait passer de 1 356 $/mois à 848 $/mois.

Cette fois, c’était les militaires se trouvant spécifiquement dans la région de Mazar-e-Sharif, dans le nord du pays, qui étaient visés.

Régulièrement, la Défense fait une réévaluation des risques qu’encourent les militaires déployés dans les théâtres opérationnels. En Afghanistan, ce sont deux zones distinctes qui ont été prises en compte par un comité. Il avait ainsi été décidé au printemps 2012 qu’il y avait moins de risques pour les soldats se trouvant à Mazar-e-Sharif que pour ceux se trouvant dans la capitale, Kaboul.

Une baisse de la prime fut donc décidé, mais non appliquée en raison d’une «erreur administrative».

Entre la première et la deuxième rotation, ce sont pas moins de 100 soldats qui se sont rendus à Mazar-e-Sharif, et tous se sont vus signifier de bien vouloir rembourser l’excédent perçu aussi vite que possible.

«Ce problème résulte d’une erreur administrative et non d’une faute de la part de ces soldats», a déclaré le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay dans un communiqué. «Ce ne serait pas juste de pénaliser ces familles pour l’erreur du ministère, donc nous ne demanderons pas aux soldats à rembourser la différence.»

À lire aussi:

Soldats canadiens en Afghanistan et au Moyen-Orient: même salaire, même combat >>

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:30
Germany says will 'respect' move to lift Syria arms embargo

April 21, 2013 Spacewar.com (AFP)

 

Istanbul - German Foreign Minister Guido Westerwelle on Sunday said Berlin will have no choice but to accept the lifting of an EU arms embargo on Syria if other European countries push for it.

 

Germany up to now has opposed providing military support to Syria's rebels, but Britain and France are pushing for the embargo to be allowed to expire at the end of May.

 

Speaking to journalists in Istanbul after a "Friends of Syria" meeting on Saturday, Westerwelle said the embargo would be discussed when EU foreign ministers meet in Luxembourg on Monday.

 

"If there are one or two countries in the European Union who think that there is no risk that arms will fall into the wrong hands," then Germany "will have to respect that," Westerwelle said.

 

The decision on whether to continue the embargo and sanctions on President Bashar al-Assad's regime must be made unanimously by EU members. Monday's talks will also see EU ministers considering a case-by-case easing of an oil embargo against Syria to help the opposition.

 

Critics of supplying weapons to the rebels fear they will be acquired by radical Islamists. But supporters say arms supplies are needed to boost the standing of moderate groups and the opposition's chances against Assad's better-armed regime.

 

US Secretary of State John Kerry announced after Saturday's talks that Washington was doubling its financial assistance to Syria's opposition and would expand non-offensive military supplies to the rebels, but ignored calls for arms deliveries.

 

Westerwelle said the supply of body armour could be considered and welcomed a commitment from the opposition to protect minorities and distance itself from extremism.

 

"Therefore we are convinced that it makes sense to do more, to step up support for the opposition and that's what we will do," he said.

 

He also said Germany would boost its aid for Syria's humanitarian crisis by 15 million euros ($19.6 million) to reach a total of 145 million euros.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 20:30
L’Europe accepte le pétrole des rebelles syriens, mais hésite toujours à les armer

22/04/2013 par Nicolas Laffont – 45enord.ca

 

Les ministres européens des Affaires étrangères devaient envoyer lundi un signe de soutien à l’opposition syrienne en assouplissant l’embargo européen contre le pétrole syrien en vigueur depuis septembre 2011, tandis que le débat sur l’opportunité de lui livrer des armes se poursuit.

 

L’objectif est, qu’en obtenant le feu vert de l’Union européenne, les rebelles pourraient relancer l’extraction et l’exploitation pétrolière dès cette semaine.

 

Depuis décembre 2012, l’Armée syrienne libre contrôle le champ pétrolifère d’Al-Tanak dans la province de Deir Ezzor où se trouve les plus grandes réserves du pays. Elle en contrôlait trois autres un peu plus tôt, mais ils ont été repris par l’armée du régime de Bachar al-Assad.

 

En soutenant l’opposition, les pays de l’Union européenne veulent soutenir les anti-Assad dans la mise en place de leurs propres institutions.

 

Avant la révolte de 2011, l’Europe était le principal client de Damas. Depuis l’embargo, les ventes sont passées de 7,2 milliards à 185 millions $, ce qui représente environ 130 000 barils/jour, selon les dernières estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

 

«Nous voulons aider à la reconstruction économique» des régions contrôlées par l’opposition «afin que la population se rende compte qu’il existe une véritable alternative au régime d’Assad», a souligné le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle.

 

Pour faire de l’importation du brut ou des investissements, les entreprises étrangères devront demander l’autorisation de leur gouvernement, qui tentera de son côté d’obtenir des garanties de la Coalition.

 

Ce qui inquiètent beaucoup les pays occidentaux c’est en effet de savoir quel mouvement rebelle contrôle tel ou tel champ pétrolier. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ceux de Deir Ezzor (est) et Hassaka (nord-est) seraient aux mains du Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaïda.

 

Autre dossier sensible: les armes

 

Les Européens suivent donc la même ligne que les États-Unis, qui ont annoncé samedi un doublement de leur assistance directe à l’opposition.

 

Union Européenne et États-Unis hésitent toujours à fournir des armes lourdes aux rebelles afin de lutter contre les attaques aériennes de Damas.

 

Londres et Paris restent isolés sur cette question, mais Berlin a indiqué être disposée à «ne pas s’opposer» si «un ou deux pays veulent livrer des armes», tout en soulignant de nouveau le risque qu’elles «tombent entre de mauvaises mains».

 

La question sera tranchée d’une manière ou d’une autre d’ici au 1er juin prochain, date à laquelle le régime de sanctions visant la Syrie doit être renouvelé, ou amendé.

 

Aux yeux de plusieurs ministres européens, ces craintes sont renforcées par l’état de division de l’opposition. Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a jugé « très inquiétante » la démission annoncée dimanche de son chef, Ahmed Moaz al-Khatib. Il faut « continuer à demander à l’opposition d’être plus organisée, plus inclusive », a-t-il ajouté.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 19:41
Défense: partager la misère n'a jamais fait une politique

22/04/2013 Jean-Dominique Giuliani  -LaTribune.fr

 

Après l'intervention française au Mali, en Côte d'Ivoire et en Lybie, les spécialistes de l'Union Européenne s'interrogent sur le désarmement progressif de ses pays membres . Pour Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, célèbre laboratoire d'idées français qui oeuvre pour la promotion de l'Europe et les recherches européennes, engager des politiques de défense commune est un "devoir d'Etat" pour la France.

 

La France est intervenue au Mali, après la Côte d'Ivoire et la Libye. Elle a envoyé des troupes en République centrafricaine. Elle l'a fait en pleine souveraineté, dans la légalité internationale, pour défendre une certaine conception de l'ordre international auquel la protection de ses ressortissants et la proximité de ses intérêts la rendaient plus sensible. Beaucoup ont regretté l'absence des Européens dans ces décisions importantes. Mais pouvait-il en être autrement ? Exposer des hommes à une action de force est une décision grave qui ne se partage pas. Et vraisemblablement pour longtemps encore.

 

Plutôt que d'une « Europe de la défense », qui n'existe pas, il faut en revenir et s'en tenir aux termes des traités. Au niveau européen, ce qui peut être réalisé, c'est « la définition progressive d'une politique de défense commune qui peut conduire à une défense commune » (art. 24 du TUE). Peut-on facilement convaincre les Etats membres que l'Europe doit cesser de se désarmer, et que son destin passe aussi par un outil militaire crédible sans lequel il n'y a pas de diplomatie efficace? Qu'il faut sortir de l'idée que les coopérations européennes coûteraient moins cher et qu'en partageant des moyens en diminution nous serions plus efficaces ? Qu'elles ne peuvent pas être envisagées dans le cadre communautaire habituel?

 

Valoriser la dimension européenne en matière de défense, c'est notamment organiser le financement d'une recherche devenue de plus en plus duale, c'est-à-dire autant civile que militaire. C'est ne promouvoir les coopérations industrielles qu'à partir de besoins capacitaires clairement identifiés par les Etats-majors et, dès lors, des programmes auxquels seraient assurés des financements durables. C'est aussi être efficace en ne se lançant pas dans la construction d'ensembles politiques nouveaux.

 

Pas de politique commune

 

Il faut reconnaître que, pour l'instant, les Européens ne partagent pas la même vision du monde et ne sont pas en mesure d'élaborer une stratégie commune, ambitieuse et crédible. Il faut donc repartir des intérêts de chacun pour les partager et non leur substituer un intérêt commun non défini. L'intérêt européen n'exige pas de sacrifier les outils militaires nationaux sur l'autel d'une politique commune qui n'existe pas encore. Il ne saurait être garanti par des missions seulement civiles ou humanitaires.

 

Au contraire, le maintien d'armées crédibles et capables d'intervenir militairement au loin, là où nos intérêts sont en cause, est indispensable à une Europe qui veut compter dans le monde. La France notamment, vient de nouveau, de démontrer avec un remarquable professionnalisme, que sa défense ne s'interdit aucun domaine du spectre de l'action militaire. En réalité cela n'empêche en rien les coopérations européennes, cela les rend possibles. On le voit au Mali où ce sont bien les intérêts européens qui étaient menacés par le terrorisme. D'ailleurs le gouvernement français souhaite, dans le même temps, relancer « l'Europe de la défense » et son ministre de la défense déploie de très louables efforts à cette fin.

 

La France décisionnaire

 

Mais si on peut mutualiser des fonctions de soutien, on ne peut pas partager la décision d'intervenir. A moins de vouloir se répartir les tâches et, alors, de demander à un Etat membre d'intervenir au nom des autres...en finançant son action... A cet égard, après les coupes budgétaires britanniques dans le secteur de la défense, les décisions qui seront prises dans les semaines qui viennent concernant la loi de programmation militaire française, sont particulièrement importantes pour le continent tout entier. Elles peuvent sonner le glas de la « défense européenne » ou, au contraire permettre de la relancer.

 

En effet, le Royaume-Uni, seul à disposer avec la France, d'une armée complète, tient une place singulière dans l'Union et n'a jamais réellement voulu d'une Europe de la Défense. La France, en quelque sorte, détient donc entre ses mains le sort de la politique de défense commune, parce qu'elle dispose d'une armée puissante, qui profite aussi à ses partenaires européens et, parfois, à leurs ressortissants dans des régions troublées.

 

Un devoir d'Etat

 

Si elle baisse sa garde dans les difficultés budgétaires actuelles, il ne restera que peu de moyens de plaider la cause européenne en la matière et de respecter le traité : « les Etats membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires » (art. 42 TUE). Tous, à l'exception de la Pologne, diminuent leurs dépenses de défense. Et partager la misère n'a jamais fait une politique !

 

Nul ne doute que corriger cette situation soit particulièrement difficile dans ce moment économique et que cela mérite un courage très particulier. Mais, il s'agit là d'un devoir d'Etat, qui concerne  bien toute l'Europe. Si la France désarmait à son tour, l'Europe glisserait vers des menaces vraisemblablement plus graves et abandonnerait pour longtemps l'espoir de bâtir un jour une défense commune, gage de sa crédibilité internationale.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 19:02
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

22.04.2013 Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Un peu moins de quatre mois après le début de l'intervention militaire française au Mali, et alors que 500 soldats français ont déjà quitté le pays, le gouvernement a demandé au Parlement, lundi 22 avril, l'autorisation de la prolonger.

 

"La France doit aider le Mali à gagner la paix", a lancé le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en demandant formellement la prolongation de l'opération Serval, comme le prévoit la Constitution au bout de quatre mois d'une intervention militaire extérieure. Ce n'est que la deuxième fois que l'article 35-3 de la Constitution, révisé en juillet 2008, est utilisé. La précédente remonte au 22 septembre 2008 : il s'agissait de solliciter l'approbation du Parlement au maintien des forces françaises en Afghanistan, présentes sur le terrain depuis 2001.

 

Six jours après le début de l'intervention, le 16 janvier, Jean-Marc Ayrault avait déjà présenté aux parlementaires les objectifs de la mission. Sa déclaration, suivie d'un débat, n'avait pas fait l'objet d'un vote. Ce ne sera pas le cas cette fois : à l'Assemblée nationale dans l'après-midi puis au Sénat dans la soirée, les élus se prononceront, par un vote, sur la prolongation de l'engagement au Mali au-delà de quatre mois.

 

Lire les points de vue interactifs Mali, victoire ou enlisement ?

 

"LES DÉBATS QU'IL A PU Y AVOIR SONT UN PEU RETOMBÉS"

 

Le résultat ne fait toutefois aucun doute : la prolongation sera autorisée. Si, en janvier, les objectifs de la mission avaient pu susciter quelques réserves – notamment de la part des écologistes et du Front de gauche –, celles-ci ont été, pour bonne part, mises en sourdine.

 

L'UMP a aussi voté en faveur du prolongement de l'opération, rare moment d'unanimité politique en France ces derniers temps. L'orateur UMP Pierre Lellouche, ancien ministre des affaires européennes, a sévèrement déploré l'absence de l'Union européenne au côté de la France au Mali.

 

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, approuve sans réserves l'engagement du gouvernement et la volonté d'amorcer un désengagement des forces militaires pour passer le relais aux autorités maliennes, appuyées par la communauté internationale. "La mission est réussie, il faut maintenant savoir la terminer, se félicite-t-il. Les objectifs militaires et les objectifs politiques sont indissociables."

 

Lire en édition abonnés Mali : la présence militaire française appelée à durer

 

Au plus fort de l'opération "Serval", le contingent français s'élevait à près de 4 500 hommes. Il est actuellement d'"un peu moins de 4 000", selon l'état-major des armées. L'objectif fixé par François Hollande est de ramener ce chiffre à 2 000 hommes en juillet et à un millier fin 2013. Officiellement, cinq militaires français sont morts au combat.

 

Lire le reportage Opération Serval, le début du passage de flambeau

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:35
Credits : harvard.edu

Credits : harvard.edu

Apr. 22, 2013 Defense news (AFP)

 

BEIJING — The top U.S. military officer said Monday that Washington’s armed presence in the Asia-Pacific was meant to contribute to regional stability as he met his Chinese counterpart on a rare visit.

 

Gen. Martin Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff, was in Beijing amid regional tensions over North Korea’s nuclear program, maritime disputes and China’s concerns that the U.S. wants to contain its growing military strength.

 

Relations between Washington and Beijing have also been strained over a U.S. “pivot” to Asia after years of conflict in Iraq and Afghanistan and accusations, denied by China, that its military has carried out large-scale cyber attacks on U.S. companies and institutions.

 

“We seek to be a stabilizing influence in the region,” Dempsey said at a joint news conference with Fang Fenghui, the chief of the People’s Liberation Army general staff.

 

“We are committed to building a better, deeper, more enduring relationship,” he said.

 

Fang said the two militaries needed to deepen cooperation and exchanges.

 

“The Pacific Ocean is wide enough to accommodate us both,” he said. “We should be cooperating partners regardless of the circumstances.”

 

He reiterated China’s position that it opposed cyber attacks and was itself a victim.

 

“Cybersecurity, if it is uncontrolled, the effects can be, and I don’t exaggerate, at times no less than a nuclear bomb,” he said.

 

He said China was opposed to nuclear tests by North Korea and supported U.N. Security Council resolutions against Pyongyang, but reiterated Beijing’s position that dialogue was the key to solving the issue.

 

“North Korea has already conducted a third nuclear test, and it could conduct a fourth nuclear test,” he said, but did not elaborate.

 

Dempsey’s predecessor, Adm. Mike Mullen, visited China in 2011 in what was the first trip by a U.S. chairman of the Joint Chiefs of Staff in four years.

 

The latest visit came as China appeared to single out the U.S. in a military white paper last week, saying that “certain efforts” to enhance military deployment in Asia “are not conducive to the upholding of peace and stability in the region.”

 

China and some of its neighbors, including the Philippines and Vietnam, have boosted their naval capacity amid smoldering spats over disputed regions of the South China Sea, and China put its first aircraft carrier into service last year.

 

Beijing is also locked in a bitter dispute with Tokyo over islands in the East China Sea.

 

The U.S. stations tens of thousands of troops in allies Japan and South Korea and has announced plans to deploy more forces in Australia.

 

China has repeatedly asserted that it does not have an expansionist foreign policy as it continues its “peaceful rise.”

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:45
Benin buys Mechem armoured truck cabs

22 April 2013 by Guy Martin - defenceWeb

 

Benin has become the launch customer for Mechem’s new armoured truck cabs, following their recent purchase of ten Casspir NG mine-protected vehicles from the specialist de-mining company.

 

Denel Group business unit Mechem told defenceWeb that Benin bought an undisclosed number of military trucks with the new cabs fitted in numerous variants.

 

Mechem, which specialises in de-mining activities and manufacturing mine-protected vehicles, launched the armoured cab project and design in late 2011, “after many requirements for such protection solutions to be fitted on military logistical trucks with the aim to protect crews during vital logistical support tasks in high risk environments,” the company said.

 

The armoured cabs were unveiled at the September 2012 edition of the Africa Aerospace and Defence (AAD) exhibition held outside Pretoria.

 

The cabs can be offered as a single product or as a full turnkey solution on most makes of military and civilian trucks. Mechem is offering a complete multi-purpose truck based on a Powerstar drive train and fitted with the strengthened mine-protected cab. In addition to the Powerstar version, the cabs can also be modified to fit most others makes and models of trucks and heavy-duty vehicles, including 4x4, 6x6, 8x4 and 8x8 models in different variants i.e. Cargo, Fuel, Water, Construction, special applications.

 

Jack Geldenhuys, Mechem’s Manager for Vehicle Systems, said the armoured protection on the new cabs have been significantly upgraded to STANAG Level 4A, providing protection to crews against landmines, roadside bombs and 7.62x51 mm automatic rifle fire.

 

Ashley Williams, the General Manager of Denel Mechem, said the new cab systems are primarily aimed at clients in Africa who render humanitarian assistance in post-conflict zones as their trucks are vulnerable to landmines and roadside bombs.

 

Williams said that Mechem identified a clear need for a strengthened cab that can be fitted on all makes and models of 4x4 or 6x6 supply trucks. The new cab was designed and developed at Denel Mechem and the conversions are done at its facilities in Lyttelton.

 

Williams said the new truck and cab design can also be an ideal future replacement for the South African Defence Force’s range of Samil trucks that are now reaching the end of their working lives.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:45
ATE set to become part of Paramount Group

22 April 2013 by Kim Helfrich - defenceWeb

 

The South African defence industry’s best known secret – the takeover of troubled ATE by the Paramount Group - looks set to become reality before mid-year.

 

In June last year Midrand-based ATE issued a statement saying it was back in business after the North Gauteng High Court declared a resolution to commence business rescue proceedings had “lapsed and become a nullity”.

 

At that time ATE said its board of directors was “actively in focused negotiations with a number of highly credible international investors from the aviation industry of significant financial substance, who are acutely interested in making a significant investment in ATE on an urgent basis. Such investment will enable ATE to be restored to full health and make an offer to creditors, suppliers and other stakeholders of ATE which will surpass the offer in the former so called business rescue plan to a significant and material degree”.

 

This has now advanced to the stage where the ATE website carries a 60 page “Business Rescue Plan” compiled by senior business rescue practitioner Gavin Gainsford of KPMG.

 

The plan includes only a proposal from the Paramount Group. With no other white knights on the horizon it seems just about a done deal for Ivor Ichikowitz’ group to cement its position as the largest privately owned defence industry company in South Africa.

 

Details of exactly how and what the merger/take-over will mean in terms of products, support, research and technology will only be announced once the business rescue plan has been signed off by both parties.

 

For Paramount it will be the addition of a specialist aeronautical engineering capability to its already impressive line-up of aerospace, land and maritime-based defence and security products. The ATE unmanned aircraft systems business unit will come into the Paramount stable at a time when these aerial platforms are making their presence felt more and more in military and other security applications such as anti-poaching and maritime patrolling.

 

For the SA Air Force the impending coalition between ATE and Paramount means it will still have a local supplier of the Hawk navigation and weapon system. ATE developed the system which has been certified by both BAE Systems and Armscor.

 

Multi-mission integration kits for helicopters are another speciality ATE brings to the Paramount table as are the manufacture of composite rotor blades.

 

Paramount prides itself on providing integrated turnkey solutions to global defence, peacekeeping and internal security forces. This has seen it develop a range of security vehicles today in service in many countries, with the Brazilian police becoming the newest user.

 

It is also a partner in the development of AHRLAC (Advanced High-Performance Reconnaissance Light Aircraft) with Centurion-based Aerosud. The high-wing, single-engined aircraft is at an advanced stage and work is underway on a full scale prototype following 80 successful flights of a quarter size scale model. September has been set down as a potential date for the first prototype flight.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:30
Illistration Armtrac.net

Illistration Armtrac.net

22 April 2013 by defenceWeb

 

The Egyptian Army will receive a second Armtrac 400 mine-clearance vehicle from the United Kingdom as it continues to clear up the millions of landmines left over from the Second World War.

 

The contract was signed during a ceremony on Wednesday and is worth $1.2 million, according to Egyptian news publication Ahram Online. Armtrac will also train four Egyptian military personnel to use the vehicle, which will be delivered in a month’s time, according to Armtrac.

 

The vehicle will be used to clear mines along Egypt’s northwestern coast. Egypt hopes to acquire another two of the vehicles for mince clearance, according to the Egypt State Information Service. The country successfully completed trials of the first Armtrac 400 in September 2010, in El Alamein.

 

The Armtrac 400 can clear up to 24 000 square metres of ground an hour using its three metre wide rotor, which can till the ground up to a depth of 55 cm. It can destroy 10 kg anti-tank mines without sustaining any major damage. However, the vehicle can be operated remotely from up to 800 metres away, further enhancing safety.

 

An estimated 20% of the world’s planted landmines lie below Egyptian soil, primarily from the Second World War and wars with Israel in 1956, 1967 and 1973. Some of the most heavily mined areas of the country include areas in the Western Desert, Sinai Peninsula, Suez Canal and Red Sea coast.

 

The United Nations Development Programme has estimated that landmines and explosive remnants of war in the northwest coast region deny access to almost a quarter of Egypt’s landmass.

 

Fathy El-Shazli, national project director for mine clearance and development at the Ministry of International Cooperation, told Irin that around 22 million landmines and explosive remnants of war lie in northwestern Egypt – particularly around the World War II battlefield of El-Alamein. According to the Egyptian government, around 3 000 people have been killed and 4 800 injured by landmines over the last 25 years.

 

The UN Development Programme, UN Mine Action Services, British Embassy and UK Department for International Development have all contributed to de-mining efforts in Egypt. According to General Mahrous El-Kelany, operational director of Egypt's General-Secretariat for Mine Clearance (G-SMC), the most recent Armtrac purchase will be funded by foreign grants.

 

According to the G-SMC, the military has managed since 2010 to clear more than 31 000 hectares of mines. Cleared land has since been handed over to the agriculture and housing ministries for development projects.

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