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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:55

Mindef

 

27.03.2013 Mer et Marine

 

Alors que militaires et industriels français s’inquiètent vivement des menaces de restrictions budgétaires, la députée socialiste Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, n’y va pas par quatre chemins : « Le scénario de Bercy vise à tuer le ministère de la défense. Dès 2015, si on le suit, il ne lui restera que la sécurité nationale (la gendarmerie), les forces spéciales et la dissuasion. Toutes les forces conventionnelles auront disparu », affirme l’élue bretonne dans les colonnes du journal Le Monde (voir l'interview complète). Bien qu’elle soutienne la politique de retour à l’équilibre des comptes publics, qui demandera des efforts à l’ensemble des ministères, Patricia Adam s’inquiète vivement des coupes sombres dont le ministère de la Défense pourrait faire l’objet. Et l’élue du Finistère d’appeler à bien mesurer les conséquences de telles décisions : « Respecter un déficit de 3 % du PIB comme le veut l'Europe est un enjeu stratégique. Mais il faut trouver un bon équilibre : mesurer, s'il doit y avoir des efforts sur la défense, les conséquences que cela peut avoir sur nos capacités à intervenir comme nous le souhaitons (seuls sur une durée courte et "en premier" comme on l'a fait au Mali, ou uniquement avec d'autres alliés), sur l'entraînement de nos forces, et sur notre industrie ».

 

Des enjeux stratégiques, économiques et sociaux

 

Alors que les parlementaires de la majorité et de l’opposition des Commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat font front commun pour éviter que les restrictions budgétaires n’obèrent les capacités militaires de la France, les conclusions du nouveau Livre Blanc sur la Défense ne devraient finalement être connues que fin avril. Ces travaux, qui conditionneront l’élaboration dans le courant de l’été de la future loi de programmation militaire, s’étalant de 2014 à 2019, sont entourés de vifs échanges. Car, derrière l’élaboration des priorités nationales en termes de sécurité  et l’ajustement des moyens pour y répondre, la question budgétaire est omniprésente. Tout cela autour d’un sujet complexe et d’enjeux stratégiques dont, malheureusement, l’opinion publique n’a pas forcément conscience. Pas plus d’ailleurs que les technocrates du ministère de l’Economie et des Finances, accusés par certains parlementaires d’être uniquement obnubilés par les chiffres et autres courbes. Or, non seulement la Défense tire une industrie de pointe - cruciale au moment où la concurrence internationale pousse les Européens à innover pour survivre - mais aussi une masse considérable d’emplois : 30.000 rien que pour la Bretagne ! Et pas uniquement dans le secteur de la défense, c'est-à-dire chez les militaires - où l'armée contribue notamment au recrutement de nombreux jeunes - et les fournisseurs d’équipements (160.000 emplois sur le territoire). Les retombées économiques et sociales sont bien plus larges.

Pour parler clairement, la France doit son statut de grande puissance internationale en grande partie à ses forces militaires et son excellence technologique. Diplomatie et armées ne sont jamais très éloignées puisque de la capacité d’un pays à assurer sa souveraineté, faire respecter ses intérêts et intervenir au profit de ses alliés dépend souvent sa possibilité de peser sur la scène internationale et sur les questions géostratégiques. Ce rapport de force nécessaire, puisque malheureusement nous vivons dans un monde dangereux, est aussi, en étant gage de puissance et de rayonnement, un atout considérable dans les relations commerciales avec d’autres pays. Il en découle non seulement des ventes de matériels militaires (et à ce titre la défense est l’un des rares secteurs en France à avoir une balance commerciale positive), mais aussi d’importants contrats pour les entreprises civiles, avec des retombées directes dans l’Hexagone.

 

« La patrie est en danger, parce que sa défense l’est »

 

Les enjeux sont donc à la fois stratégiques, technologiques, économiques et sociaux. En somme, fondamentaux. Malgré tout, les dépenses liées à la défense ont considérablement diminué depuis 40 ans (4.3% du produit intérieur brut en 1966), pour tomber à 1.56% du PIB en 2012. Une limite sous laquelle les parlementaires, comme Patricia Adam ou Gwendal Rouillard (député du Morbihan et proche de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense), qui en appelle à l’arbitrage du président de la République, estiment que le pays ne peut pas descendre (écouter son interview donnée à nos confrères de France Bleu Breiz Izel). Faute de quoi la France ne disposera plus d'armée lui permettant d'agir en cas de besoin. Or, les prévisions actuelles laissent entrevoir une baisse de l’effort consacré à la défense à seulement 1% du PIB en 2025. C'est pourquoi Jean-Louis Carrère, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, reprenant une célèbre phrase de Danton, estime que « la patrie est en danger, parce que sa défense l’est » (voir son intervention du 13 mars à la fin de cet article). La crainte est de voir la crédibilité de l’outil militaire de la France remise en cause, avec entre autres conséquences un risque de déclassement dans le concert des nations. Depuis la fin de la guerre froide, le ministère de la Défense a déjà mené une profonde rationalisation de ses effectifs et de ses dépenses. Et dans le même temps les industriels ont, globalement, fait des efforts significatifs pour réduire leurs coûts. Peut-il aller plus loin ? Probablement, mais pas forcément en taillant une nouvelle fois dans les personnels et le format des armées, de nombreuses capacités étant aujourd’hui dimensionnées au strict minimum pour remplir les missions qui leur sont confiées, comme les forces navales, d’autres subissant un déficit criant de moyens, comme le transport aérien ou le ravitaillement en vol.

 

La baisse de l'effort de défense au fil des années (© SENAT)

 

 

Des pistes pour réaliser des économies

 

Le décalage de certains programmes, moyennant une gestion intelligente entre opérationnels et industriels, semble possible, afin de reporter une partie des dépenses qui ne peuvent être budgétées. Mais il faut sans doute creuser plus sur le fonctionnement pour réaliser des économies. Si le concept des bases de défense, mis en place par l’ancien gouvernement, est critiquable sur certains points, des avancées notables ont été réalisées en peu de temps, notamment sur la mutualisation des achats d’entités militaires présentes sur un même territoire. Cela a permis de générer des gains significatifs en termes d’économies, tout en améliorant le paiement des fournisseurs. Dans le même temps, un énorme travail reste à réaliser dans l’optimisation du mode de fonctionnement de l’administration, ce qui est valable pour l’ensemble de l’Etat. Le système est bien trop rigide et les services croulent sous les formalités administratives. « On en est presque rendu à devoir lancer un appel d’offres pour acheter une ramette de papier », se lamentait récemment un officier d’état-major. Si la France doit redresser ses comptes publics, c’est sans doute là, dans ce « mille-feuille » administratif, dans cette bureaucratie au coût astronomique, qu’il faut aller chercher les milliards. Ce n’est évidemment pas simple mais le pays ne peut plus se payer le luxe d’ignorer ce problème ou de le traiter autrement qu’avec une volonté sans faille, quitte à bousculer quelques habitudes et autres coteries.

 

La politique doit reprendre sa place

 

Dans cette période difficile, où des choix probablement douloureux devront être faits, aucune piste ne doit être négligée pour éviter l’irréparable. « Irréparable » car une armée crédible et efficace comme celle de la France - la démonstration en a été faite en Libye et au Mali – est un outil complexe et fragile, qui se forge durant des décennies et, si les efforts nécessaires ne sont pas consentis, peut se déliter très rapidement.

La Défense n’est évidemment pas la seule dans la tourmente et l’Etat doit composer avec d’autres priorités et de nombreuses urgences, le tout avec des marges de manœuvre particulièrement étroites. Mais qu’on le veuille ou non, le « complexe industrialo-militaire », comme il est de bon ton de l’appeler parfois, est un pilier indispensable du pays, pour son rayonnement international, pour ses territoires, pour son économie et pour ses emplois. Alors que Jérôme Cahuzac semblait avoir des idées très arrêtées, le nouveau ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, est comme ancien député de Cherbourg très au fait de ces questions. Mais on entend certains parlementaires craindre que le ministre soit inévitablement corseté par les fonctionnaires de Bercy. Une fatalité ? Aux dernières nouvelles, la France est un pays démocratique et ce sont les politiques, élus par le peuple, qui prennent les décisions et façonnent les lois. Pas les fonctionnaires. Comme l’heure est sans doute venue de dépoussiérer le fonctionnement de l’administration, il est également temps que la politique reprenne sa place et en finisse avec ce que de nombreux élus considèrent depuis longtemps comme un Etat dans l’Etat.  

 

 

(*) Propos de Jean-Louis Carrère tenus le 13 mars au Sénat

 

« Je pourrais reprendre à mon compte la célèbre apostrophe de Danton en 1792 en disant qu’aujourd’hui « La patrie est en danger » car sa défense l’est. Je suis en effet convaincu que notre sécurité serait compromise si les mesures de réduction de l’effort de défense qui sont envisagées étaient adoptées. C’est tout le sens de la démarche de rassemblement du Sénat que nous avons entreprise.

 

Cette conviction, nous ne cessons de l’affirmer au sein de notre commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées depuis près de deux ans que nous avons consacrés à la préparation du nouveau Livre blanc sur la sécurité et la défense.

 

En juillet dernier, nous avions publié un rapport au titre volontairement provocateur « Forces armées : peut-on encore réduire un format « juste insuffisant » ? ». En juillet dernier, nous constations que le format de nos armées était encore cohérent mais qu’il était d’une grande fragilité.

 

Nous nous demandions si nous ne connaissions pas un syndrome du paraître, un effet Potemkine, qui masquerait que nos forces armées sont au bord du point de rupture.

 

Nous constations que la tendance du coût considérable des équipements conduit à avoir une armée « échantillonnaire » dotée de quelques capacités « polyvalentes » dans chacun des secteurs concernés, mais dont les retours d’expérience montraient que les modes d’action étaient partiellement inadaptés aux situations de terrain. Ceci sans parler des trous capacitaires que nous connaissons. Nous avons une armée de poche, de haute qualité mais finalement vulnérable.

 

Déjà en juillet dernier, nous affirmions qu’il fallait établir un plancher des ressources consacrées à la défense à 1,5 % du PIB, avec une perspective de progression quand la croissance ou une éventuelle mutualisation le permettraient.

 

Cela c’était avant le Livre blanc dont la version définitive devrait être rendue publique à la fin de ce mois. Ce document ne nous dit pas grand-chose en termes de format, pas plus qu’il ne donne des indications en termes d’enveloppe et de trajectoire budgétaires. Ce sera l’objet de la future LPM si toutefois elle intervient avant l’été, ce qui est indispensable.

 

Pourtant, comme en témoigne la courbe qui est actuellement projetée et qui vous a été distribuée, beaucoup de gens travaillent à élaborer des scénarios plus rigoureux les uns que les autres.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dépasser la seule unanimité de notre commission pour mobiliser le Sénat tout entier, au travers de ses groupes politiques, afin d’affirmer, en tant qu’institution de la République, toutes tendances politiques confondues (à l’exception du groupe Ecologie), que oui, « la patrie est en danger, parce que sa défense l’est ». C’est notre rôle d’élus et de décideurs politiques, garants de l’intérêt national que de tirer cette sonnette d’alarme.

 

Notre approche est essentiellement politique, mais elle pourrait bien évidemment être techniquement étayée.

 

Le message est clair et simple : le Sénat considère que le passage d’un effort de défense de 1,56 % en 2011 à 1,1 % en 2025, tel qu’il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd’hui.

 

Sans une diplomatie appuyée sur un outil militaire bien dimensionné, l’influence de la France et sa capacité à défendre sa place, ses intérêts et ses ressortissants, connaîtrait un déclassement très significatif.

 

De plus, la diminution temporaire du budget de la défense dans la perspective d’une remontée à terme est une illusion dangereuse. Une capacité militaire ne peut s’évaluer à la simple lecture de l’inventaire des matériels. Elle est une combinaison de différents éléments : Doctrine ; Organisation ; Ressources humaines ; Equipement ; Soutien et Entraînement. Cet ensemble cohérent et indivisible serait irrémédiablement compromis si les décisions qui s’esquissent étaient confirmées, comme en témoigne l’incapacité d’autres nations à récupérer des compétences abandonnées.

Il convient également de prendre en compte l’impact des diminutions de crédits sur l’emploi de l’industrie de défense et sur la recherche et développement.

 

Enfin, prenons bien conscience que la défense n’est pas une dépense publique comme une autre. De sa crédibilité dépendent :

 

  • notre sécurité, c'est-à-dire celle de l’ensemble des secteurs de la Nation, qui bénéficient de cet investissement de défense.
  • la place internationale de notre pays (principalement à l’ONU, vis-à-vis des Etats-Unis, en Afrique…..). Sans défense, nous ne serons plus crédibles. Nous ne serons plus audibles. Nous ne serons plus écoutés.
  • Enfin, de notre outil de défense dépend notre prospérité future. Je pense notamment à la sécurisation de nos zones économiques exclusives (ZEE) et des voies d’approvisionnement maritimes qui sont fondamentales.

 

Tout cela nous conduit à une évidence : il est de l’intérêt supérieur de la Nation de maintenir l’effort de la Nation en matière de défense.

 

C’est en fonction de ces analyses que les groupes politiques du Sénat souhaitent que l’effort de défense soit maintenu à un niveau qui permette de préserver la sécurité intérieure et extérieure de la France et sa capacité d’influence. Ce seuil, en deçà duquel il ne faut pas descendre, est de 1,5 % du PIB ».

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 16:55

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26.03.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Rencontré la semaine dernière, à l'occasion d'une conférence organisée par la mission LEDS (Lille eurométropole défense et sécurité), le général (2S) de corps aérien Thierry Delahaye balaie l'évolution de l'action aérienne, les risques d'une baisse du budget de la Défense, les conséquences de mutualisations, les drones et la dissuasion nucléaire. Autant de questions chaudes en attendant le Livre blanc, les ambitions et les enveloppes qui en découleront.

Le général (2S) Delahaye est un ancien adjoint du représentant militaire français auprès des comités militaires de l'OTAN et de l'Union européenne (de 2009 à 2012). Il est actuellement chargé de mission auprès du CEMAA (chef d'état-major de l'armée de l'air)...

 

- L'action aérienne change-t-elle lors des récents conflits ?

 

" La puissance aérienne ne connaît pas tellement d'évolutions mais se décline de manière un peu différente avec une meilleure interarmisation, ce qui est également le cas pour la marine et l'armée de terre. Les opérations ont bien changé, du maintien de la paix, on est passé à des combats de haute voire de très haute intensité. En Afghanistan, en Libye et au Mali, il y a un changement de portage du mode d'opérations. La vraie différence, c'est que les erreurs ont des implications politiques immédiates. Il faut donc mieux tout maîtriser comme la chaîne ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). "

 

- Est-ce l'expérience libyenne de l'armée de l'air qui a amené à ce constat ?

 

" En Libye, l'utilisation de véhicules civils a rendu les frappes plus difficiles avec des validations jusqu'à un assez haut niveau. Aujourd'hui, vous avez vingt minutes entre le moment où on détecte une cible et le moment où on tire. C'est nouveau. En Afghanistan, nous avions quarante minutes, au Vietnam, les Américains avaient une journée et lors de la Deuxième Guerre mondiale, il fallait quatre jours... Dans la conduites des opérations, les états-majors travaillent en temps réel. Avec l'impact des dommages collatéraux, la cible doit être légitime. Les conflits ont, de ce point de vue, légèrement changé mais les moyens permettent de répondre en temps réel. "

 

- Cette accélération de la décision peut-elle convenir à la réduction des moyens ?

 

" L'enveloppe diminue mais pour l'instant, la modernisation permet de suivre. Les moyens sont de plus en plus performants. Les avions sont plus précis, vont beaucoup plus loin qu'avant. Jusqu'où la réduction du nombre n'empiètera pas sur les capacités ? Tout dépendra du modèle d'armée choisi par le Livre blanc. On verra ce que la France est capable de faire en autonome et ce qu'elle fera par le biais de partages de capacités. Avec qui ? Pourquoi faire ? "

 

- Le partage capacitaire est-il une réponse à la crise budgétaire ?

 

" Aujourd'hui, que ce soit au sein de l'OTAN ou de l'Union européenne, plus personne ne possède l'ensemble du spectre. Seulement, quand vous partagez les capacités, le problème, c'est de pouvoir mettre la main sur ce qui vous manque quand vous en avez besoin. Au niveau politique, c'est complexe. Demain, le président de la République, chef des armées, ne pourra pas décider de faire ce qu'il a envie de faire au moment où il le souhaite. Au Mali, le chef d'état-major de l'UE, le général néerlandais Ton Van Osch, reconnaît qu'on ne pouvait attendre une décision européenne, il fallait agir maintenant. La lenteur de la décision est un frein à la capacité d'agir. "

 

- Quelle est l'évolution logique pour un pays comme la France ?

 

" On est aujourd'hui à la croisée des chemins. Il faut bien spécifier le rôle que la France veut jouer dans les crises du monde, au sein des institutions internationales, devenir un acteur parmi d'autres, pas comme au Mali. La grosse évolution, ce sera ça. Il faut attendre le Livre blanc pour voir ces ambitions. A partir de là, on définira une enveloppe pour le budget et on regardera ce qu'il faudra mutualiser. Sachant que toute mutualisation est une perte de souveraineté. Tout est plus difficile. Regardez la brigade franco-allemande qu'on ne peut engager, le porte-avions britannique qu'on imaginait pouvoir utiliser. Dans le transport, des mécanismes existent. Mais par exemple, pour la Libye, les Turcs n'avaient pas le droit de ravitailler en vol un avion avec des bombes. L'Allemagne a interdit aux Awacs de l'OTAN de participer à l'opération libyenne alors qu'elle représente la moitié des effectifs. Il a fallu procéder à un échange avec des équipages déployés en Afghanistan. "

 

- L'armée de l'air française peut-elle être réduite ?

 

" Comme la Libye et l'Afghanistan, le Mali est un théâtre atypique car ces pays ne possèdent pas de défense antiaérienne. Mais tout le monde réarme. Des pays en voie de développement, qui avaient des forces aériennes limitées, se retrouvent avec des avions aussi performants que les nôtres. Regardons la Syrie. Ce n'est pas le seul critère, mais s'il n'y a pas eu d'engagement international, c'est aussi parce que les Syriens ont une défense sol/air dense et une aviation. Les Turcs ont perdu un avion ; on ne peut pas reproduire la Libye.

C'est difficile de dire qu'elle est le minimum vital de l'armée de l'air. Aujourd'hui, quatre Rafale emportent vingt-quatre bombes et peuvent toucher vingt-quatre objectifs différents avec une précision métrique. Il coûte cher mais réalise un travail fantastique. Avant, combien fallait-il de F1 et de Mirage 3 pour arriver au même résultat ? La capacité de frappe est importante mais quand on réduit le nombre, si on perd un avion, c'est significatif. Il faut peser soigneusement quantité versus capacités avec ce qu'on peut se payer. Quand un drone est en panne actuellement, on perd 25 % de nos capacités ! Il faut donc associer le nombre avec l'ambition. Par exemple, deux cents avions britanniques plus deux cents Rafale, ça tient la route au niveau ambition... "

 

- Question un peu provocatrice, les drones, dont la France a manqué le virage lors des années 2000, sont-ils l'avenir de l'armée de l'air ?

 

" Les drones assurent une permanence. Ils font trente heures d'affilée, ce qui est très important pour la détection et l'identification. Mais pour transmettre des images, l'aspect SIC (système d'information et de communication) devient prépondérant. Il faut avoir la maîtrise aérienne et cybernétique. Ce sont des outils très importants, d'avenir. Ça fait longtemps qu'on le dit mais nous n'avions pas les crédits... "

 

- A ce propos, faut-il construire des drones français ou acheter du matériel étranger ?

 

" En tant qu'utilisateur, je dirais qu'acheter sur étagère, ça marche. Si je réfléchis avec un esprit de défense et en tant que français, je pense qu'il vaut mieux développer un projet dans le pays. Ça permet de garder un avantage économique et technologique. Mieux vaut acheter national... "

 

- Jusqu'où peut-on aller dans la baisse des budgets et des moyens ?

 

" L'outil militaire s'adapte. Le chef d'état-major des armées fera avec ce qu'on a décidé. C'est son métier. Pour l'instant, il a réussi à tirer le tapis pour couvrir à peu près l'ensemble du spectre. Il va finir par y avoir des trous dans le tapis. Si on continue à couper, on ne pourra plus avoir l'ensemble du spectre. Il faudra faire des choix. "

 

- La France doit-elle garder ses deux composantes de la dissuasion nucléaire ?

 

" Un sous-marin, vous ne l'entendez pas, vous ne le voyez pas ; on tire, c'est fini. C'est une garantie si tout se passe mal. Un avion avec ASMP (missile nucléaire Air Sol Moyenne Portée), vous voyez sa mise en œuvre ; vous pouvez le faire décoller. Ce sont des messages. La gesticulation politique existe. La trajectoire d'un missile balistique est aussi prédictible. Un avion de combat a une trajectoire imprévisible. Il est petit mais très précis. Pour moi, les deux composantes sont complémentaires. Les avions ne coûtent pas chers car ils sont polyvalents. "

 

- On dit souvent que la doctrine de la dissuasion ne tient plus en cas d'affaiblissement trop important des forces conventionnelles... Comment trouver le juste équilibre ?

 

" L'arme nucléaire est faite pour toucher un intérêt vital. La mesure intermédiaire est la force conventionnelle. S'il ne vous reste qu'une cartouche à tirer, vous forcez la décision. Demain, pour rester cohérent, une réflexion s'impose. Le poids du nucléaire dans le budget de la Défense est d'environ 20 % et le maintien de l'avance technologique coûte cher. Des questions se posent si par exemple, on ne faisait qu'entretenir le matériel existant ? Garderait-on quand même un avantage technologique ? Pendant combien de temps ? Economiserait-on ? Pourrait-on récupérer l'avantage après une mise en veille de la recherche et du développement ? "

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 10:55

http://www.eda.europa.eu/images/default-source/news-pictures/peter-round_edm

 

26.03.2013 Elisabeth.SCHOEFFMANN - EU Defence Agency News

 

Peter Round, Capabilities Director of the European Defence Agency, highlighted during his presentation at the Agency’s annual conference some Pooling & Sharing priorities. Already in his introduction he made clear that Pooling & Sharing was not just a buzz word and that pragmatism was the answer to budget restrictions in Member States. Mr Round emphasised that the objective of Pooling & Sharing was to address shortfalls while getting more out of current capabilities and at the same time freeing resources for other activities.

 

While Pooling & Sharing might look easy on paper, it clearly is not. However, the Agency’s work since the endorsement of eleven initial Pooling & Sharing priorities by Defence Ministers in November 2011, has produced concrete results.

Mr Round mentioned in his presentation the Agency’s Counter-IED Laboratory as an excellent example of EU/NATO co-operation and of EDA’s support to operations. Other projects with possible benefits to operations are the Agency’s European Satellite Communication Procurement Cell, its helicopter training programme, the Maritime Surveillance network, the field hospitals initiative and its comprehensive work regarding air-to-air refuelling. Regarding the latter, Mr Round emphasised that the Agency was addressing shortfalls as well as fragmentation.

 

Next to these projects, the Agency is also working on improving efficiency. Some examples are its initiatives on diplomatic clearances for transport aircraft or on innovative tools like the Third Party Logistic Support or the Effective Procurement Methods. Finally, Mr Round emphasised the importance of the recently signed Code of Conduct on Pooling & Sharing as an important signal of increased will to cooperate.

 

More information:
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:50

Entrainement majeur pour la Brigade franco... par ministeredeladefense

 

 
 
Du 6 au 22 mars 2013, les unités composant la Brigade franco-allemande se sont réunies sur le camp de manœuvre d'Oberlausitz, dans l'est de l'Allemagne. Exercice majeur de la BFA, Feldberg 13 portait une symbolique particulière en cette année anniversaire du traité de l'Elysée.
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:20

M113 source FOB

 

March 25, 2013 defense-aerospace.com

(Source: US Army TACOM; issued March 21, 2013)

 

Draft RFP Sections

 

The AMPV program is releasing a Full DRAFT Request for Proposal (RFP) for industry review and comment. This DRAFT RFP, including all associated Exhibits and Attachments, are DRAFT ONLY, Pre-decisional, and are anticipated to be changed before the final RFP is released.

-- Questions from Industry

All questions or comments must be submitted through the AMPV email address at usarmy.detroit.acc.mbx.ampv-program@mail.mil. Please note that ALL comments submitted in regard to the DRAFT RFP WILL NOT be released to the public and will be used for program planning purposes only. These responses MAY BE used to update the RFP if the Government determines it is in the program's best interest. All questions submitted will be posted, along with their responses, on the AMPV webpage for Industry to review.

PM AMPV remains committed to review all Industry's comments and address all questions and concerns related to the posted DRAFT RFP. Please be advised that comments and questions received close to the date of a final RFP release may not get answered or posted to the website. Due to uncertainty of a final RFP release date, the Government may lack sufficient time to respond, but will make every attempt to reconcile and post responses to submitted questions. Any previously submitted questions, which are not reconciled before a final RFP, may be resubmitted and answers will be posted until receipt of proposals.

-- *Questions to Industry (RFI Questions)
In addition to receiving industry feedback and comments based on the released DRAFT RFP and associated documents, the AMPV team would like industry feedback on specific sections within the DRAFT RFP. The following is a list of questions for industry to review and provide comment: Request for Information (RFI) Questions

-- *Please note that ALL responses to the RFI Questions WILL NOT be released to the public and will be used for program planning purposes only. These responses MAY BE used to update the RFP or Acquisition Strategy, if the Government determines it is in the program's best interest.

-- Industry Day
A second Industry Day is planned for April 23, 2013. The purpose of this event is to update industry on AMPV program requirements and provide an overview of the DRAFT RFP. Details regarding industry day, including how to register, can be found on the following link: 2013 AMPV Industry Day

-- Instructions on Requesting CUI/CLASSIFIED/FOUO/Export Controlled Information

Information on this webpage, including the referenced attachments below, marked as Controlled Unclassified Information (CUI) is subject to export control. See the following instructions for access to CUI, in addition to all Classified and FOUO information: (link).


Click here to reach the RFP page, listing all related documents, on the US Army TACOM website.


(EDITOR’S NOTE: The AMPV is thus described in the RFP:
“The Armored Multi-Purpose Vehicle (AMPV) is the proposed United States Army program for replacement of the M113 Family of Vehicles (FOV) to mitigate current and future capability gaps in force protection, mobility, reliability, and interoperability by mission role variant within the Heavy Brigade Combat Team (HBCT).
The AMPV will have multiple variants tailored to specific mission roles within HBCT. Mission roles are as follows: General Purpose, Medical Evacuation, Medical Treatment, Mortar Carrier, and Mission Command.
AMPV is a vehicle integration program. Existing Mission Equipment Packages (MEPs) will be transferred into the AMPV platforms where applicable.)

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/5/54/Secr%C3%A9tariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_de_la_d%C3%A9fense_et_de_la_s%C3%A9curit%C3%A9_nationale.PNG

 

23/03/2013 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Après 8 ans de bons et loyaux services à la tête du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, Francis Delon devrait être prochainement remplacé.

 

Lundi matin 25 mars, comme lors de chaque conseil de défense réuni autour de François Hollande, le secrétariat de la réunion sera assuré par un homme discret de 62 ans, le conseiller d'État Francis Delon. Cet énarque (promotion Michel de l'Hospital), qui fut naguère directeur de cabinet de François Bayrou à l'Éducation nationale (1995-1997), succéda en juillet 2004 à son collègue Jean-Claude Mallet au poste mal connu de secrétaire général de la défense nationale (SGDN).

 

La fonction exige un savoir-faire administratif hors pair ainsi qu'une grande discrétion : placé sous l'autorité du Premier ministre, le SGDN traite la question des "transferts sensibles" (ventes d'armes), gère les habilitations à connaître les informations classifiées, assure le secrétariat des conseils de défense, chapeaute l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), évalue les risques et les menaces pesant sur la population française. Entre autres. Bref, c'est un poste-clé, dont les missions ont été élargies après le changement de dénomination, le SGDN devenant début 2010 le SGDSN, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

Possible successeur

Francis Delon a assuré ces derniers mois la tâche complexe consistant à rédiger la mouture finale du Livre blanc, dont une énième version a été présentée au conseil de défense du 22 mars. Au gouvernement, on ne fait pas mystère de son probable remplacement, qui pourrait intervenir après la présentation officielle du Livre blanc, et la publication par l'Élysée des grandes options budgétaires retenues pour le ministère de la Défense. Une échéance à l'été est probable, dans le plan de mutation de grande envergure qui devrait toucher les états-majors et plusieurs grandes directions, dont la DGSE.

Pour l'heure, le nom du successeur de Francis Delon n'est pas connu. Selon nos informations, la nomination la plus probable serait actuellement celle de Louis Gautier, un conseiller-maître à la Cour des comptes. Ancien directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense Pierre Joxe (1991-1993), il fut ensuite conseiller pour la défense du Premier ministre Lionel Jospin (1997-2002). Actuellement président du groupe Orion, le pôle de réflexion sur les questions stratégiques de la Fondation Jean-Jaurès, il est professeur de sciences politiques à l'université Jean-Moulin-Lyon 3. Il est également membre de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, trésorier de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, secrétaire général de la Fondation Saint-Cyr et membre du conseil de surveillance du Monde.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/4030449997.jpg

 

23.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le Tank-Automotive Command (TACOM) a diffusé vendredi un pré-appel d'offres (draft RFP) pour le remplacement des M-113 (en service depuis 53 ans) par un "Armored Multi-Purpose Vehicle" (on lira le texte du draft RFP ici). La première phase de ce projet prévoit une commande de 29 prototypes sous 4 ans (d'ici à 2017) puis une première tranche de 289 véhicules (2018-2020). Coût prévu: 1,5 milliard de dollars.

 

La deuxième tranche, d'un montant de 4,7 milliards, concernera 2 618 autres exemplaires de l'AMPV. Soit 522 exemplaires pour le transport de matériels, 386 pour le transport de mortiers, 933 véhicules radio, 790 ambulances et 216 mini-cliniques mobiles.

 

Parmi les projets annoncés,

 

des modèles du Stryker

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et du Bradley

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 17:50
SAMP/T successfully destroy a ballistic missile

Picture: French Air Force SAMP/T (Armée de l’Air)

 

22.03.2013by Guillaume Belan (FOB)

 

The Italian Army and French Air Force carried out early March a successful interception of a ballistic missile target. The recent test of the European missile defence system SAMP/T, made by MBDA, employed NATO standard communications environment for the first time. This 6 March test was  integrated within the NATO Ballistic Missile Defence Operations Centre (BMDOC) at Ramstein, Germany. The missile was the Aster 30 which scored a direct hit on the target. The target, an Israeli Black Sparrow missile was launched by an Israeli F-15 from the Atlantic ocean on a ballistic trajectory about 300 km from the land. The test campaign began in 2005 and the system is operational since 2008. The test represents another milestone for the SAMP/T system, now capable to counter a ballistic missile under NATO’s future missile defence architecture. This test has been realised in France at the DGA (French procurement agency) missile test center in Biscarrosse, jointly realised by the fourth artillery regiment of Mantoue (Italy) and the French Military air testing center (centre d’expériences aériennes militaires – CEAM) of Mont-de-Marsan. It required important means form the French DGA and NATO. SAMP/T based on the Aster 30 missile has thus accomplished an important step in the french-italian contribution for the NATO programme of force protection against a ballistic missile threat.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:50
European Defence Matters

Brussels | Mar 22, 2013 European Defence Agency

 

Five hundred key decision makers from the European Union defence community, including Member States, European institutions, research bodies, think-tanks, industry and the media, along with 17 high-level speakers, met at the annual conference of the European Defence Agency (EDA) yesterday in Brussels to discuss how Europe can enhance its capabilities at a time of decreasing defence budgets.

 

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Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA

 

“When in November 2011 Defence Ministers approved eleven Pooling & Sharing priorities they sent a clear signal that, in times of austerity, complex operations and highly advanced technology, acting together is essential if Europe is to preserve and develop the capabilities it requires,” said Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA, introducing the event.

 

The European Council will discuss defence topics during its December 2013 summit; conference speakers and delegates agreed that this meeting will have to take critical decisions on finance and empowering European institutions to speed initiatives such as Pooling & Sharing if Europe is to meet its defence and security commitments.

 

But the gap between the political rhetoric on cooperation and the speed with which it is being introduced by national administrations was a key feature of the  debate at the EDA annual conference, entitled “European Defence Matters.” 

Capability gap

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Cathy Ashton, head of the EDA

 

“We face critical capability gaps,” according to Cathy Ashton, head of the EDA, who underlined what could be done through successful EU cooperation in defence. She also mentioned the efforts of EU operations, such as seeing piracy drop by 95% over the last three years in Somalia, while over 3,000 Somali troops have been trained.

 

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Mr Van Rompuy, President of the European Council

 

“If current trends continue by 2017 we risk losing 17% of the European expenditures since the economic crisis started,” said Mr Van Rompuy, President of the European Council. It was a strong message echoed by many speakers, with serious consequences for the European defence industrial base. “My main concern is not so much CSDP as such or “EU defence”, but rather the state of defence in Europe. That's how Presidents and Prime Ministers look at these issues together” declared President Van Rompuy. “The same goes for their joint responsibility for our continent's defence; there also, decisions in one country, will affect others. There is too little public awareness of this, and in that respect precisely, Presidents and Prime Ministers are uniquely placed to convince a wider public opinion, and thereby to set things into motion. (…) Upon receiving the Nobel Peace Prize in Oslo last December, [European leaders] said the European Union stands by those in pursuit of peace and human dignity. To fulfil such responsibilities, we should make sure we have the means at our disposal.”

 

“For the defence dimension of our discussion in December, for me the important thing is to make concrete progress on three key issues: (1) priorities for future investment and equipment procurement; (2) strengthening our industrial base, so that it remains competitive and innovative; (3) and finally, the preparation and availability of forces.” stated the President of the European Union.

Industrial base

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Tom Enders, Chief Executive of EADS

 

According to Tom Enders, Chief Executive of EADS, unless serious action is taken Europe risks losing key elements of its defence industrial base as skilled personnel either leave or transfer to civil industry. “We are facing a challenge of political drift,” said Mr Enders, “it is unlikely that EADS which was formed in 1999 could be created in 2013.”

 

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Mr Danjean, chairman of Subcommittee on Security and

Defence- EU Parliament

 

“The biggest threat to European defence today is shrinking budgets. We need some light from Heads of States.” said Mr Danjean. So what are the options? According to Claude France Arnould, Chief Executive of the EDA it would be unrealistic to expect a 20% increase in the budget of the EDA - but if more Member States came forward to support  individual Pooling & Sharing programmes that would be an excellent start.  “Money is not just the only sign of support,” said Ms Arnould.  

 

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Mr Klich, Senator of the Republic of Poland

 

Concurring with Tom Enders saying that more money should be given to EDA, Mr Klich, Senator of the Republic of Poland and former Minister of Defence also stated “But I have doubts about the current budget of the EDA”, suggesting that as the EDA was the only European organisation actively working to increase defence cooperation it would need more resources to undertake its role.

Success in cooperation

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General de Rousiers, Chairman of the EUMC

 

Many speakers pointed out some of the success stories of what has been achieved through cooperation in recent years. General de Rousiers, Chairman of the Military Committee of the EU, gave the example of the European air transport command which had been created in a relatively short time and the working being undertaken to exploit civil observation satellite assets for military operations. “Pooling & Sharing is one of the greatest European defence achievements of the last two to three years,” said Mr Klich.

 

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Mr Missiroli, Director of the EUISS

 

The priorities for European defence leaders were also discussed – Mr Missiroli, Director of the European Institute for Security Studies suggested these were securing the European homeland, securing the European neighbouring areas, securing global commerce and ensuring access to energy. Delegates also discussed the “quick wins” which the European Council could sanction such as improving military access to space resources, coordinating cyber defence activities, opening access to remotely piloted air systems (RPAS) in the European sky and developing air to air capabilities through Pooling & Sharing.

 

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General Palomeros, NATO’s SACT

 

“Cooperation between NATO ACT and EDA is essential and well-functioning” said General Palomeros, NATO’s Supreme Allied Commander Transformation. “There is a pressing need to balance defence commitments from both sides of the Atlantic, and European partners will need to deliver their full share in capabilities.” In some areas, such as developing a single European requirement for an RPAS MALE system, European defence departments have already missed the boat, but in others, such as the A400M military transport, consolidated capability requirements had delivered positive results.

 

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Mr Krystowski, CEO of Poland’s BUMAR group

 

But not all European states faced the same problems. Mr Krystowski, CEO of Poland’s BUMAR group clearly said some states in central and Eastern Europe had different defence priorities to those in the West and a more vibrant economy which should be taken into account.

Task force on defence

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Mr Calleja, Director General of the Enterprise and Industry

Directorate General

 

A critical input into the Council’s meeting later this year will come from the European Commission’s task force looking at bolstering the continent’s defence industrial and technological sector. Mr Calleja, Director General of the Enterprise and Industry Directorate General of the European Commission underlined some of the priorities already identified by the task force, including enhancing the common security and defence policy, building a strong industrial base, strengthening the internal defence market, developing an industrial base to include SMEs and their access to finance and improving R&T levels of funding. Another priority was energy conservation. “Europe’s military spends around €1 billion a year on energy,” he said, “the same as a small European state.” 

 

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Peter Round, Director Capabilities

 

Despite the problems the EDA has made significant progress over the last year in meeting capability gaps through Pooling & Sharing, said Peter Round, Director Capabilities at the agency. Ten Member States are now working on a joint procurement programme to acquire urgently needed air-to-air refuelling assets in the long-term. A further procurement initiative was underway to access satellite communications services from the civil sector for a range of operational needs. Another multi-national initiative has been launched to provide medical hospitals for troops in the field.

 

“We must now close the gap between rhetoric and reality” concluded Claude-France Arnould. 

 

More information:
  • Alan Shatter: Speech EDA Conference
  • Speech by Herman Van Rompuy, Council President
  • Speech by Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs & Security Policy, Vice-President of the European Commission and Head of the European Defence Agency.
  • Welcome by Claude-France Arnould
  • Pictures on Flickr
  • Event summary on Storify
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:50

http://www.eda.europa.eu/images/default-source/news-pictures/edm_claude-france-arnould

 

Brussels | Mar 22, 2013 European Defence Agency

 

European defence matters is the title of this year’s annual conference of the European Defence Agency. It is one that is wholly appropriate as the defence community prepares for Heads of States and Government discussing defence topics at the European Council at the end of the year, and beyond. This conference will serve as an important platform to prepare and shape that key event.

 

The European Defence Agency’s mission is to support Member States in their efforts to develop military capabilities as well as to enhance European cooperation in Research &Technology (R&T) . What is of key importance for me is that the Agency is at the service of European Member States, including when it comes to current or future operations.

 

When in November 2011 Defence Ministers approved eleven Pooling & Sharing priorities, they sent a clear signal that, in times of austerity, complex operations and highly advanced technology, acting together is essential if Europe is to preserve and develop the capabilities it requires. The Agency’s Pooling & Sharing projects on Air-to-Air Refuelling and satellite communications are but two examples. Their relevance was demonstrated during the Libya operation; and reconfirmed more recently in Mali.

 

The Air-to-Air Refuelling initiative has four work-strands to take care of short-, mid- and long-term solutions. Ten Member States have agreed to work together to acquire new tanker aircraft. And in the short–term, we will soon see an EDA-organised clearance campaign for Italian tankers to refuel other European aircraft.

 

In the area of satellite communications, we have launched a procurement cell, which allows contributing Member States to benefit from commonly procured communication capacity. The cell can – and indeed shortly will – be used during operations to facilitate access to this scarce resource. The Agency is also examining longer-term activities in this domain, for example through the Pooling & Sharing of future governmental satellite communication assets.

 

Today, we will look at lessons from past cooperative projects, at the longer-term goals, and at what new impulses are required to achieve them. Synergies between civil and military actors are cornerstones of future success. The EU needs to mobilise the instruments available through the full range of its policies. Today we are extending the EU’s Comprehensive Approach into the area of capabilities.

 

But political will at the highest level is essential. Success will require the active involvement of those who are responsible for providing our soldiers with the necessary capabilities: capabilities encompassing not only equipment, but also training,  employment and logistic support. We need a cutting-edge industry to support our defence, our innovation, our growth and our security of supply. That is why particular attention to European industrial and technological potential is vital in this time of financial austerity. Industry needs the oxygen of a well-functioning market. But it also needs programmes, today and in the future. Industry also has a central role to play in providing solutions through cooperation.

 

To conclude, success will require political will, engagement by national defence administrations, and the involvement of industry. We are therefore honoured to have gathered here today key players from the EU, from government, the military and industry. We look forward to your discussions. I am confident that they will provide direction to and indeed inspire our work.

 

Claude-France Arnould
Chief Executive, European Defence Agency

 

More information:
  • This welcome was taken from the conference programme leaflet.
  • Speech by Herman Van Rompuy, Council President
  • Speech by Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs & Security Policy, Vice-President of the European Commission and Head of the European Defence Agency.
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:10

http://www.eda.europa.eu/images/default-source/news-pictures/edm_euhvr_1

 

Brussels | Mar 22, 2013 European Defence Agency

 

Herman Van Rompuy, President of the European Council, detailed in his special address during the EDA Annual Conference 2013 his ideas on a pragmatic way forward for defence in Europe.

 

The speech, which was delivered in front of around 500 attendees and 17 high-level speakers, covered Mr Van Rompuy’s perception of defence cooperation today and in future, the importance of the European Council discussions on defence in December as well as achievements of the European Defence Agency.

More information:
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:08

http://www.eda.europa.eu/images/default-source/news-pictures/edm_ashton_1

 

Brussels | Mar 22, 2013 European Defence Agency

 

Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs & Security Policy, Vice-President of the European Commission and Head of the European Defence Agency, underlined in her keynote speech the importance of viable European defence capabilities.

 

Her speech is available through the Council News Room.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

21/03/2013 L'éditorial de Nicolas Baverez  - LePoint.fr

 

Le bilan économique, social et européen calamiteux de la première année du quinquennat de François Hollande, élu sur la promesse illusoire que la crise était derrière nous, contraste avec la réussite militaire de l'intervention au Mali, qui force le respect de nos alliés américain et européens. Comme en Côte d'Ivoire et en Libye, et contrairement aux scénarios établis, la France est entrée en premier sur un théâtre d'opérations et a fait la décision, même si elle bénéficie de l'appui des États-Unis en matière de logistique et de renseignement ainsi que du renfort d'une force africaine de 6 000 hommes.

 

Or, dans le même temps, Jean-Louis Carrière, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, lance un cri d'alerte en faisant sienne la formule prononcée par Danton en 1792 : "La patrie est en danger parce que sa défense l'est." Et ce à juste titre, car les conseils de défense des 19 et 26 mars menacent de se transformer en Sedan budgétaire pour la défense de la France.

 

Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale lancé l'été dernier est mort-né, victime collatérale de la guerre du Mali comme de la guerre civile syrienne. Il a en effet été construit autour de quatre principes qui se sont tous révélés faux. Le premier postulait que les menaces interétatiques et la guerre étaient en voie de disparition et que la France ne serait plus confrontée qu'à des risques hybrides et asymétriques, alors même que les ambitions de puissance, les conflits territoriaux et la prolifération des armes de destruction massive s'emballent sur fond de hausse des dépenses d'armement de plus de 50 % en une décennie. Le deuxième, ignorant la mondialisation et le basculement du monde vers l'Asie, pariait sur un champ d'action restreint à l'Europe et à l'Afrique. Le troisième entendait recentrer en conséquence la défense autour de la dissuasion et de la protection du territoire en ne conservant qu'une capacité réduite de gestion de crise au sein de forces internationales et en abandonnant la projection sur un théâtre d'opérations de haute intensité. Le quatrième, financier, ramenait le budget de la défense de 1,55 % à 1,1 % du PIB, mutualisant au sein de l'Europe moins les missions, les forces et les industries que les coupes budgétaires - et ce au moment précis où le retrait des États-Unis de notre continent exacerbe le vide de sécurité et où le dérapage des révolutions du monde arabo-musulman doublé de l'arrivée de l'Iran au seuil nucléaire enflamme l'arc de crise qui court du Maroc à l'Afghanistan.

 

Deux trajectoires financières ont été élaborées sur ces bases. La première, conforme aux orientations initiales du livre blanc, prévoit une diminution des crédits budgétaires de 30 à27 milliards d'euros et une enveloppe de l'ordre de 345 milliards d'ici à 2025 qui ramène le budget de la défense autour de 1,1 % du PIB en dépit d'une improbable clause de retour à meilleure fortune à partir de 2020. La seconde, moins extrême, stabilise les crédits à 29 milliards d'euros et table sur 360 milliards sur dix ans avec un objectif de 1,3 % du PIB. Les conséquences pour les capacités militaires et l'industrie de défense sont destructrices dans le premier cas, très lourdes dans le second.

 

La dissuasion nucléaire serait préservée dans ses deux composantes maritime et aérienne. Mais le premier scénario réduirait la défense de la France à la force de frappe et à Vigipirate, en ramenant l'armée de terre à 50 000 hommes, en réduisant des deux tiers le parc des avions de combat et en imposant la mise sous cocon du porte-avions "Charles-de-Gaulle" et du groupe aéronaval, ce qui signifie leur extinction, faute d'entraînement. Le second scénario révise à la baisse l'ensemble des fonctions stratégiques et limite le format des forces de combat à 80 000 hommes, ce qui rend douteuse à terme la préservation d'une capacité à ouvrir un théâtre d'opérations avec les moyens de renseignement, de projection et de frappe dans la profondeur qu'elle implique.

 

L'industrie française de défense représente un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, compte 165 000 emplois directs, génère plus de 5 milliards d'euros d'exportations et constitue un pôle d'excellence technologique dont de nombreuses innovations trouvent des applications civiles. En réduisant les commandes de l'Etat de 9 à 4,5 ou 6,5 milliards d'euros selon les scénarios, la nouvelle loi de programmation entraînerait la suppression de 15 000 à 50 000 emplois directs. Dans la première hypothèse, la filière de l'armement terrestre devrait être abandonnée au bénéficie de l'Allemagne, dont l'industrie est en forte croissance avec 80 000 emplois et plus de 10 milliards d'euros d'exportations en 2012.

 

En bref, dans un monde dangereux où les surprises stratégiques se multiplient, la défense est en passe de devenir la variable d'ajustement d'un État social en faillite et la France s'apprête à dire adieu aux armes en renonçant à la guerre. Dans le premier cas, elle se rapprocherait de la Suède, dont le chef d'état-major, le général Göranson, a montré qu'elle ne pourrait se défendre plus d'une semaine en cas d'attaque. Dans le second cas, un choix s'imposerait à terme entre la protection du territoire et la capacité à faire la guerre, qui donnerait inévitablement la priorité à la défense de la population. Avec pour conséquence une remise en question du statut international de la France, notamment de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu.

 

S'il est tout à fait vrai que la souveraineté de la France se trouve aujourd'hui menacée tant par l'explosion de sa dette publique, qui la met dans la main des marchés financiers, que par la multiplication des risques et des surprises stratégiques, la solution ne passe pas par la désintégration de son système de défense, qui n'a rien d'inévitable.

 

Quel est l'état du monde ? Instable, volatil et dangereux, mêlant la persistance des ambitions de puissance, l'onde de choc des révolutions du monde arabo-musulman, le défi du terrorisme, les risques technologiques et la montée en puissance de la cyberguerre, tous éléments qui font que la guerre reste une réalité du XXIe siècle tout en militant pour une réactivité et une flexibilité maximales.

 

Que veut faire la France ? Conserver son autonomie stratégique de décision et d'action, pouvoir faire face à la diversité des menaces, tirer tout le parti du pôle d'excellence opérationnel et industriel que représente la défense.

 

Comment concilier autonomie stratégique et reconquête de l'indépendance financière ? D'abord en stabilisant à 30 milliards d'euros les crédits budgétaires - soit 1,5 % du PIB -, augmentés des recettes exceptionnelles qui devraient être tirées de la privatisation des entreprises publiques du secteur de la défense. Au reste, ce montant demeure inférieur tant à la norme de 2 % du PIB considérée comme un plancher par l'Otan qu'aux budgets de défense britannique (41 milliards d'euros) et allemand (34 milliards d'euros). Il doit surtout être comparé aux 1 120 milliards de dépense publique française, et notamment aux 600 milliards de dépenses sociales - soit 33 % du PIB - qui doivent être prioritaires dans les indispensables coupes. Par ailleurs, l'effort de mutualisation des moyens doit être multiplié au sein de l'Europe comme au sein des forces entre nucléaire et conventionnel. Dans le même temps, il est possible de répondre à la diversification des risques par une spécialisation accrue des missions, des forces et des matériels.

 

Ces principes permettraient de garantir l'autonomie stratégique de la France en mettant à niveau ses capacités d'anticipation et de renseignement à travers les investissements dans l'espace et les drones. Dans le même temps serait poursuivie la construction d'une cyberdéfense dont la multiplication des attaques, notamment venant de Chine et de Russie, sur les réseaux publics et les entreprises montre le caractère vital. Il est à l'inverse possible de geler le budget de la dissuasion, dont toutes les composantes et les outils ont été modernisés tout en réfléchissant à la prolongation de la durée de vie des équipements dans le nucléaire militaire comme dans le nucléaire civil. Une capacité limitée mais effective de faire la guerre serait maintenue autour de 15 000 hommes projetables, des forces spéciales et de la frappe en profondeur, tandis qu'un contingent équivalent pourrait être mobilisé pour des opérations de gestion de crise. La filière industrielle de l'armement, son expertise et son capital humain seraient sauvegardés, tout en étant réorientés vers l'exportation et la conclusion d'alliances européennes.

 

La stratégie et la politique de défense obéissent par essence au temps long. François Hollande bénéficie, notamment pour l'opération du Mali, des arbitrages et des investissements de ses prédécesseurs, qui ont su préserver l'autonomie d'analyse, de décision et d'action de la France. Il peut sacrifier cet héritage sur l'autel d'un modèle social insoutenable. Après avoir fait basculer l'économie du déclin relatif au déclin absolu, il porterait alors la responsabilité d'un déclassement stratégique et diplomatique de la France qui sera irréversible pour ses successeurs.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:36
Sub-launched BrahMos Testfired For The 1st Time

March 20, 2013 by Shiv Aroor - Livefist

 

The submarine-launched variant of the BrahMos supersonic cruise missile was successfully testfired today for the first time in the Bay of Bengal, off the coast of Visakhapatnam. The launch and test was successful, with the missile hitting its target 292 km away. Photos shortly.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:35

China Armed Forces source Brahmand.com

 

19.03.2013 Gabriel Gresillon Correspondant à Pékin – LesEchos.fr

 

Il y a un nouveau dans le club des cinq pays qui exportent le plus d'armement au monde : la Chine. D'après le rapport du Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), la première puissance asiatique a détrôné le Royaume-Uni au cours de la période allant de 2008 à 2012, pour devenir le cinquième exportateur mondial de matériels militaires en volume, d'après l'unité de compte développée par le Sipri.

 

http://www.lesechos.fr/medias/2013/03/19/550286_0202648412770_web_tete.jpg

 

Au cours de ces cinq années, ses ventes d'armements ont augmenté de 162 % par rapport aux cinq années précédentes, quand les ventes mondiales ne croissaient « que » de 17 %. La Chine représente désormais 5 % de ce commerce dans le monde, contre 2 % auparavant. C'est la première fois depuis vingt ans, précise le Sipri, que la liste des cinq plus grands exportateurs mondiaux est modifiée. C'est aussi la première fois que la Chine entre dans ce classement depuis la fin de la guerre froide.

 

Le principal client de Pékin est, de loin, le Pakistan. Il absorbe 55 % de ses ventes et commande «  des armements très diversifiés, allant de l'avion de chasse JF-17 développé conjointement par les deux pays aux frégates en passant par les armements légers », note un expert militaire. Mais ce dernier constate que l'on retrouve désormais «  des armements chinois un peu partout, notamment en Afrique ». Au Sipri, le directeur du programme Transferts d'armes, Paul Holtom, note qu'un «  certain nombre d'échanges récents indiquent que la Chine devient un important exportateur d'armes vers un nombre croissant de pays importateurs ».

 

Le made in Chine de plus en plus crédible

 

Une évolution qui traduit la montée en puissance de l'industrie militaire chinoise, qui a enchaîné les percées technologiques ces dernières années, développant des drones de combat, deux avions furtifs, les J20 et J31 qui seront bientôt opérationnels, des hélicoptères de combat (Z10 et Z19), progressant dans la technologie permettant de faire décoller et atterrir des jets sur son porte-avion présenté l'année dernière ou encore dans les systèmes antimissiles. En matière militaire, la crédibilité du made in China est à la hausse.

 

Musclant sa propre production, la Chine a donc moins besoin d'importer des armes. Elle n'est plus que le deuxième importateur d'armements, avec 6 % des commandes mondiales, très loin derrière l'Inde (12 %), premier client de la Russie. En matière d'achats d'armes, le centre de gravité mondiale a basculé à l'est : 47 % des importations viennent d'Asie et d'Océanie. Le Pakistan, la Corée du Sud et Singapour représentent respectivement 5 %, 5 % et 4 % de ces importations. L'Europe, en revanche, accuse le coup de la crise financière qu'elle traverse, avec des importations d'armements en baisse de 20 % (et de 61 % pour la Grèce). Le numéro un des ventes d'armes reste les Etats-Unis, avec 30 % des parts de marché mondiales, devant la Russie, à 26 %. L'Allemagne (7 %) serait troisième et la France (6 %) quatrième, mais les deux pays européens voient leur position s'éroder. C'est la première fois depuis 1950 que le Royaume-Uni ne figure pas dans la liste des cinq plus grands exportateurs d'armements. Mais cet avis ne fait pas l'unanimité. Selon le gouvernement britannique, la Grande-Bretagne a été en 2011 le deuxième exportateur d'armes de la planète.

 

Comment le Sipri fait ses comptes

 

Pour classer les différents pays exportateurs, le Sipri utilise un indicateur propre le « trend-indicator value ».

 

Cet indicateur mesure les exportations en volume et non pas en valeur, d'où des contradictions totales avec les statistiques de chaque pays. La France revendique par exemple le quatrième rang derrière la Grande-Bretagne et devant l'Allemagne.

 

A chaque armement est attribué un nombre de « TIV » en fonction de ses capacités opérationnelles.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 12:45

18.03.2013 BBC Africa

 

La Russie va vendre au Mali 3.000 fusils d'assaut kalachnikov, selon l’agence russe Interfax.

 

Cette vente d'une valeur estimée à plus d'un million de dollars s'inscrit dans le cadre d'un accord conclu en septembre 2012 entre l'agence publique russe d'exportation d'armements Rosoboronexport et le ministère malien de la Défense, a déclaré une source russe à Interfax, sans préciser si les livraisons avaient déjà été effectuées.

 

Le directeur de Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine, avait indiqué la semaine dernière que l'agence livrait au Mali des armes à feu "en toute légalité", selon Interfax.

 

Les autorités maliennes ont fait part à Rosoboronexport de leur intention d'acheter également des hélicoptères et d'autres types de matériel militaire, a ajouté M. Issaïkine, cité par Interfax.

 

Les kalachnikovs, légendaires fusils d'assaut connus dans le monde entier, sont fabriqués à l'usine Ijmach à Ijevsk (1.300 km à l'est de Moscou).

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:40

Il-476 transport plane

 

15 March 2013 airforce-technology.com

 

Ilyushin Aviation Complex has postponed the initial test flight of the Russian Air Force's Il-76MD-90A heavy transport aircraft, due to adverse meteorological conditions, a company spokeswoman has revealed.

 

The spokeswoman was quoted by RIA Novosti as saying that all preparations were completed, but the test flight had to be cancelled because of heavy snowfall.

 

Noting that the adverse weather is expected to continue for the next three days, the spokeswoman did not provide any details about a new schedule.

 

The test flight was set to be conducted from the Zhukovsky flight test centre near Moscow, Russia, according to the Russian Defence Ministry's original programme, which includes a series of 22 test flights.

 

Data obtained from each test flight is expected to be collected and analysed by experts, to make any necessary enhancements to the aircraft, which is also known as the Il-476.

 

The aircraft successfully carried out its first 25 minute prolonged test flight at the company's aviation complex in Ulyanovsk, Russia, in February 2013.

 

An upgraded variant of the Il-76 airlifter, the Il-476 features a new glass cockpit, advanced avionics, on-board communication and navigation systems, fully-digital flight control system, as well as four Aviadvigatel PS-90 high-bypass turbofan engines to reduce fuel consumption.

 

Displaying a modernised wing-construction, the aircraft is also capable of transporting up to 50t of cargo, which is 20% greater than its predecessor, while cruising at speeds of 850km/h.

 

A total of 39 aircraft were ordered by the Russian Defence Ministry from United Aircraft Corporation (UAC) under a RUB140bn ($4.5bn) contract in October 2012 to help replace the Il-76 multipurpose aircraft fleet.

 

Initial aircraft will be shipped in 2014, while the remaining deliveries are scheduled to be completed by 2020.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/2013mtln023_014_001_011_sm_sebastien_chenal/2226690-1-fre-FR/2013mtln023_014_001_011_sm_sebastien_chenal.jpg

photo SM Sebastien Chenal

 

15/03/2013 Marine nationale

 

Peu de temps après avoir passé le cap des 3 000 heures de vol, le BPC Tonnerre a réalisé, mercredi 13 mars 2013, son 15.000ème appontage sur la piste du pont d’envol du porte-hélicoptères.

 

Le bâtiment de projection et de commandement ayant été admis en service actif en 2007, cela représente environ 52 appontages par semaine, soit 7 par jour. À noter que ces chiffres sont une moyenne puisque l’activité sur le pont d’envol connaît des pics opérationnels, comme ce fut le cas durant l’opération Harmattan, au large de la Libye.

 

Ce chiffre symbolique des 15.000 appontages a été atteint alors que le groupe amphibie, articulé autour du BPC Tonnerre et de sa frégate d’escorte Georges Leygues, fait route vers la Méditerranée. Parti le 6 mars dernier de Brest pour la mission Jeanne d’Arc 2013, le groupe, qui intègre notamment deux cents légionnaires et un détachement de l’aviation légère de l’armée de terre, s’apprête à mener plusieurs manœuvres interarmées et interalliées en Méditerranée. Il rejoindra ensuite l’opération Atalante dans quelques semaines, puis poursuivra jusqu’en mer de Chine pour des activités de coopération régionale.

 

 Aux missions opérationnelles ordonnées au groupe amphibie, vient s’ajouter la mission de formation des cent-trente-trois officiers-élèves, embarqués pour leur période d’application à la mer.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 11:21
EDA Annual Report 2012

 

12 march 2013 by European Defence Agency

 

The European Defence Agency Annual Report 2012 is now available

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 20:55

Indus def FR

 

14 mars 2013 par Cyril Altmeyer

 

* Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre pourrait être menacé

* La commande d'avions-ravitailleurs à Airbus n'a pas été passée

* Aucune décision sur une nouvelle renégociation du programme A400M

* Une interruption des livraisons de Rafale à la France improbable

 

PARIS, 14 mars (Reuters) - Une cure d'austérité dans le secteur français de la défense pourrait sonner le glas de plusieurs programmes clés et précipiter une consolidation dans le secteur.

 

Selon des sources concordante, François Hollande présentera la semaine prochaine le Livre blanc censé définir les besoins et les priorités stratégiques pour les années à venir. En découlera une loi de programmation militaire (LPM) qui devrait être soumise aux parlementaires d'ici l'été.

 

Tous les groupes politiques du Sénat, à l'exception des écologistes, ont menacé mercredi de ne pas voter le prochain budget de la défense s'il passait sous la barre des 1,5% de PIB, soit environ le budget actuel, de l'ordre de 30 milliards d'euros. (voir )

 

Sept groupes industriels français de la défense ont de leur côté écrit la semaine à l'Elysée pour mettre en garde le président de la République sur le risque de coupes dans les budgets d'un secteur créateur d'emplois en France et exportateur.

 

Il s'agit des équipementiers Thales et Safran , de Nexter (le fabricant du char Leclerc), du constructeur militaire naval DCNS, de l'avionneur Dassault Aviation, du fabricant de missiles MBDA et d'EADS France.

 

Le nouveau PDG de Thales Jean-Bernard Lévy avait déjà tiré la sonnette d'alarme le 1er mars, disant craignait que la défense serve de "variable d'ajustement" en période de disette budgétair et rappelant que son groupe faisait travailler 4.000 PME en France.

 

Revue des conséquences de coupes budgétaires dans le secteur aérien, terrestre et naval :

 

TERRESTRE

 

article 20541

 

Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre risque d'être l'une des principales victimes d'une réduction du budget de l'armée.

 

Leclerc source UsineNouvelle

 

Il comprend l'appel d'offres pour le véhicule blindé multirôle (VBMR) destiné à remplacer l'actuel véhicule de l'avant blindé (VAB) déployé notamment au Mali, la livraison d'engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) et la rénovation d'une partie du parc des chars Leclerc.

 

Un arrêt de Scorpion aurait un impact direct sur Nexter, dont l'Etat détient 100%, et dans une moindre mesure sur Renault Trucks Defense (RTD), filiale du suédois Volvo, qui a racheté l'été dernier le fabricant de blindés légers Panhard.

 

Il précipiterait probablement la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre. Le gouvernement Sarkozy avait envisagé une entrée de Thales au capital de Nexter en échange de l'apport de sa branche de munitions, un scénario gelé depuis la présidentielle de 2012.

 

Nexter, qui affiche un carnet de commandes de deux milliards d'euros représentant trois ans de chiffre d'affaires, compte cependant davantage sur des contrats à l'export que sur les commandes de l'armée française pour assurer son avenir.

 

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

Le groupe espère entrer en avril en négociations exclusives avec les Emirats arabes unis pour la livraison de 700 VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) et également d'autres prospects au Moyen-Orient, notamment au Qatar et à Oman.

 

Le Canada pourrait annoncer de son côté l'été prochain son choix pour un contrat d'environ 130 VBCI, tandis que le Danemark pourrait lancer en 2014 un appel d'offres pour entre 250 et 400 de ces véhicules.

 

AERONAUTIQUE

 

RAFALE.

 

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

Dassault Aviation a livré à ce jour 118 Rafale à l'armée française sur une commande ferme de 180 unités. La France s'est engagée à prendre livraisons 11 Rafale par an, ce qui porte le programme jusqu'en 2019.

 

En cas de vente du Rafale à l'export, comme en Inde par exemple, les livraisons pourraient s'intercaler dans le rythme prévu, repoussant d'autant la fin du programme.

 

A400M.

 

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

La France doit prendre livraison au deuxième trimestre de son premier avion de transport militaire A400M, construit par Airbus Military, filiale d'EADS. Deux autres livraisons sont prévues d'ici 2013 pour la France.

 

Au total la France a commandé 50 A400M sur un total de 170 unités réparties entre huit pays, en comptant quatre unités pour la Malaisie.

 

Les sept pays européens à l'origine du programme avaient conclu en novembre 2010 un accord sur le financement de ce programme de 20 milliards d'euros, avec notamment une rallonge de 3,5 milliards. Ils avaient ramené le total de leurs commandes de 180 à 170 unités.

 

Un porte-parole du ministère de la Défense a précisé qu'il n'était pas prévu pour l'instant de demander à rénégocier à nouveau le contrat.

 

MRTT.

 

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Air

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait indiqué en octobre dernier envisager de passer commande à partir de 2013 pour 14 unités de cet avion-ravitailleur d'Airbus Military MRTT ("Multi Role Tanker Transport"), basé sur l'avion de ligne A330. Il avait toutefois précisé que cette décision dépendrait des conclusions du Livre blanc.

 

DRONES MALE.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

La décision sur ces avions pilotés à distance de type Male (Moyenne altitute longue endurane) et destinés à des missions de surveillance était attendue à l'origine avant le 14 juillet 2012. Elle devra désormais attendre la publication du Livre blanc.

 

EADS avait indiqué début janvier à Reuters discuter avec le ministère français de la Défense du prolongement jusqu'en 2017 de son drone de surveillance Harfang dont le contrat arrive à échéance fin 2013.

 

Le groupe européen négocie en outre la "francisation" du drone américain Reaper de General Atomics, un appareil intermédiaire destiné à attendre la prochaine génération de drones attendue au début de la prochaine décennie.

 

HELICOPTERES NH90 ET TIGRE.

 

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.

 

La France a commandé 61 hélicoptères de transport militaire NH90, avec une option sur 34 unités supplémentaires. Les deux principaux industriels sont Eurocopter et AgustaWestland (Finmeccanica ).

 

Paris a également commandé 80 hélicoptères de combat Tigre. Eurocopter est le maître d'oeuvre du programme.

 

NAVAL

 

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait confirmé en octobre la commande par la France de 11 frégates multimissions Fremm, assurant une charge de travail jusqu'en 2022 à DCNS (dont Thales détient 35% du capital).

 

Le programme du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Barracuda, destiné à remplacer le SNA actuel de type Rubis, a été lancé en 2006 avec un objectif d'une première livraison du bâtiment en 2017.

 

MISSILES

 

FASGW-1

 

Les programmes ANL, missile anti-navire léger destiné à des hélicoptères et préparé en coopération franco-britannique, et MMP, missile moyenne portée destiné à succéder au missile antichar Milan, pourraient être menacés.

 

Le constructeur de missiles MBDA, coentreprise entre EADS, BAE Systems et Finmeccanica, au coeur de ces deux programmes, pourrait en outre subir des renégociations à la baisse ou des rééchelonnements de contrats, comme d'autres industriels de la défense. (Edité par Patrick Vignal)

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:45

http://www.defenceweb.co.za/images/stories/AIR/C-130J_Frans_Dely_400x300.jpg

Picture: Frans Dely/Lockheed Martin

 

14 March 2013 by Kim Helfrich - defenceweb.co.za

 

It could be termed “a call to action” or even a friendly warning but the meaning is clear – unless those tasked with planning for the equipment needs of the SA Air Force (SAAF) don’t start now, the country is going to find itself grounded when it comes to airlift.

 

The SAAF maintains it can operate its ageing fleet of C-130BZ Hercules until 2020 but this doesn’t mean work on replacing these venerable workhorses shouldn’t start now. This is the view of Dennys Plessas, Lockheed Martin Vice President Business Development Initiatives, Europe, Middle East and Africa.

 

“A start has to be made on planning to replace the BZs,” he told journalists in Pretoria this week.

 

He acknowledged the South African defence budget, in common with many western countries, was under “extreme stress”. He noted that at a cost of between R693 and R780 million for the basic aircraft, it would be better to look at acquisition “sooner rather than later”.

 

With timeframes for delivery of up to five years from the date of initial contractual agreement to acquire new aircraft, this certainly makes sense. Plessas pointed out that fine-tuning of contracts and all documentation could take up to a year.

 

“When this, along with actual build time, fitting of customer specific requirements and testing is taken into account, there is not really too much time left for the SAAF to start serious work on the C-130BZ replacements.”

 

The SAAF C-130s are operated by 28 Squadron at AFB Waterkloof and this year notch up a remarkable 50 years of service. This Plessas sees as not only a tribute to the flying and maintenance skills of the SAAF and the maintenance and repair abilities of Denel Aviation but also the ruggedness of the aircraft.

 

“It has proven itself as a willing workhorse all over the world and has, over the years, been adapted to any number of missions.”

 

It’s origin as a pure airlifter has been boosted by the addition of mission capabilities including air-to-air refuelling, VIP passenger transport, firefighting, maritime patrol and reconnaissance, paradropping and even an armed version.

 

Airlift and maritime patrol are two red light areas of operation facing the SAAF and Plessas believes the C-130J can do these jobs as well as others.

 

“This would eliminate the need to acquire extra platforms and because the SAAF is a long-time user of the C-130, at least half the infrastructure needed for new Lockheed Martin platforms is already in place. I see an almost seamless transition to the C-130J if the planners decide it is the most suitable platform.”

 

This was further borne out by William Swearengen, Air Mobility Systems Studies Principal at Lockheed Martin Aeronautics.

 

He and his team have completed a number of studies pertaining to the use of the C-130J by the SAAF. These include maritime patrols and air-to-air refuelling.

 

Working from AFB Waterkloof, the new generation airlifters, when suitably equipped, could refuel 2 Squadron Gripens on sorties across the continent. They could also provide full coverage, using a single aircraft, of South Africa’s exclusive economic zone and its priority fishing areas also from Waterkloof, obviating the need to duplicate facilities for maintenance at either AFB Ysterplaat or Port Elizabeth.

 

These studies show the latest generation Hercules will be a true multi-mission platform and when the possible inclusion of high-tech passenger capsules is added, the C-130J can be tasked in yet another area of operations the SAAF is battling to fill adequately.

 

Both Plessas and Swearengen point out the modular system of roll-on/roll-off components for different missions do not all have to be done at once.

 

“These are all already in service and development costs have been paid by the US Air Force. This means no extra cost and with all the necessary fitment options already on the C-130J they can be acquired as need and finance dictate adding more value to the multi-mission role of the aircraft,” they said.

 

28 Squadron has nine C-130BZs on its inventory to fulfil tasks ranging from logistic support for SA National Defence Force continental peacekeeping and peace support operations, humanitarian operations, support to the landward force, and general airlift. Indications are three, at most four, aircraft are airworthy at any given time.

 

Time to start working on C-130BZ replacement is now

The C-130BZs were scheduled to be replaced by Airbus’ new generation A400M airlifter, but this order was cancelled due to delays in production, and cost escalations. A deposit of R3.5 billion, paid to Airbus as a risk taking partner in the A400M programme, has been refunded to government but has not been allocated to aircraft acquisition. Indications are at least part of the refund went to the Gauteng Freeway Improvement Programme.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:45

http://www.defenceweb.co.za/images/stories/AIR/Air_new/c130_za4_400x300.JPG

 

14 March 2013 by Kim Helfrich- defenceWeb

 

The South African Air Force’s (SAAF) only dedicated airlift unit, based at AFB Waterkloof, marks its 70th anniversary in June. At the same time it will also mark the 50th year of service of the venerable Hercules C-130BZ with the SAAF.

 

The third number that will be commemorated is 100, to mark the centenary of Lockheed Martin, the US aerospace company responsible for the design and manufacture of the C-130, now in its J model.

 

Immediately after being formed at Almaza, Egypt, on June 1, 1943, 28 Squadron was split into two, with A Flight based at Castel Benito in Italy and B Flight based at Ras-el-Ma in Morocco, both operating Avro Ansons, according to the Unofficial SAAF website.

 

By August that year Wellingtons and Dakotas had joined the fleet. The squadron also operated detachments in Sicily and Algeria and it was only at the end of the war in Europe that the squadron consolidated operations at Maison Blanche, Algeria.

 

In September 1945 the squadron returned to South Africa and was based at AFB Swartkop from where it shuttled South African troops home from North Africa and Europe (the “Springbok Shuttle”) during 1945 and early 1946 using Dakotas. At this time, they also operated the Anson, DH Rapide and a single Avro York.

 

VIP flights were an important part of 28 Squadrons taskings, with various Dakotas and Venturas fitted out with improved accommodation. From 22 September 1948 to 25 September 1949, two contingents participated in the Berlin Airlift, flying Royal Air Force aircraft. In 1949, nine De Havilland Devons were added to the VIP fleet followed by De Havilland Herons in 1955, while the York was disposed of in 1952. When the Dakota could no longer be used to fly VIPs to Europe, a Viscount was acquired in 1958.

 

Seven C-130B Hercules were acquired in 1963 and when the squadron moved to AFB Waterkloof it left its Dakotas behind to join 44 Squadron at Swartkop. In February 1968 the VIP flight was reconstituted as 21 Squadron (taking with it the Viscount), while the C-160Z Transall was acquired in 1969 and operated with the squadron from January 1970 until they retired in 1993. Three ex-US Navy C-130F aircraft were acquired in 1996, with a further two ex-US Air Force C-130Bs following in 1998. The F models were only flown for a short period before being retired, but the squadron continues to fly the nine C-130B Hercules all upgraded to C-130BZ configuration.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:55

Musis va remplacer les satellites Hélios source LeFigaro.f

 

14/03/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Près de cinq ans après la réorganisation des services de renseignements français, La Tribune publie une série de quatre articles faisant le point sur leur évolution, les nouveaux enjeux auxquels ils doivent faire face, leurs succès et leurs manques. Troisième épisode de cette série, les services de renseignements ont-ils tous les moyens nécessaires à leurs missions secrètes ? Pas toujours...

 

Dans le monde secret des espions, les principales armes utilisées pour lutter contre l'ennemi sont silencieuses, voire invisibles. De quoi ont principalement besoin les services de renseignements ? De satellites de télécoms sécurisés et d'écoute, de drones, de systèmes de cryptologies et enfin de systèmes d'informations sécurisés. Car, outre le renseignement d'origine humaine (dit ROHUM) indispensable à la réussite de la collecte d'information et à leur compréhension, les services travaillent sur des renseignements d'origine électronique (dit ROEM), provenant d'images (dit ROIM) et, dans une moindre mesure, d'origine informatique. Par exemple, les principales dépenses de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) concernent les équipements en matériels informatiques et transmissions spécialisées. Ainsi, la DPSD vient de déployer une équipe à Gao, qui est reliée à la centrale par un réseau de communication informatique autonome, sécurisé et numérisé. Au sein de la direction du renseignement douanier (DRD), les bases de données, matériels informatiques et logiciels destinées à la surveillance du cybercommerce, représentent également un poste budgétaire important.

 

Des systèmes de hautes technologies qui ont permis jusqu'ici à la France et à ses services de renseignement d'être reconnus comme performants par des services alliés. Ce que confirme le directeur du renseignement militaire (DRM), le général Didier Bolelli : « la France se caractérise par une indépendance marquée dans le domaine du renseignement. C'est pourquoi de nombreux pays sont très heureux de coopérer avec nous. Nous les intéressons notamment par notre connaissance de l'Afrique francophone. En contrepartie, ils nous renseignent sur leurs zones d'intérêt ». Et dans le débat actuel sur la réduction du budget de la défense, le général Bolelli pose les bonnes questions : « à quoi sert-il de savoir sans pouvoir ? Mais à quoi sert-il de pouvoir sans savoir ? Plus les moyens opérationnels des armées sont limités, plus la fonction « connaissance et anticipation » est importante. Dit autrement : moins on sait avant, moins on fait après. La question principale devient donc : où met-on le curseur ? Problème politique plus que militaire ».

 

Des insuffisances capacitaires

 

Mais comme partout ailleurs dans la défense, la France, là aussi, a des trous dans la raquette alors que les services de renseignements sont une priorité nationale. Plus précisément des trous capacitaires. « Il faut simplement savoir que nous souffrons de quelques insuffisances capacitaires, notamment au titre du renseignement électromagnétique, des drones et de Musis (le successeur du satellite d'observation Helios, ndlr) », précise pudiquement le général Bolelli. En clair, les grands enjeux de la DRM dans le cadre du prochain Livre blanc, portent d'abord sur les investissements dans les satellites. C'est notamment le cas du satellite de renseignement d'origine électromagnétique Ceres, qui avait pourtant déjà été évoqué dans le livre blanc de 2008. En vain visiblement... Ce satellite permettra « de survoler des pays non permissifs et donc d'adapter les contre-mesures de nos avions et nos armes aériennes aux menaces sol-air et anti-missiles balistiques », explique le général Bolelli. La France en aurait eu grand besoin notamment en Libye (opération Harmattan).

 

La DRM attend également le remplacement des satellites de renseignement par images de la génération Helios par ceux de la constellation Musis, « dont les performances sont meilleures et réduisent les délais de revisite (le passage sur une cible, ndlr) ». Le général Bolelli souhaite par ailleurs des outils pour mieux maîtriser les flux d'informations dont l'accroissement est exponentiel. « Tous les services de renseignements sont confrontés à ce même défi », rappelle-t-il. C'est bien évidemment aussi le cas à la DGSE pour qui cet « enjeu technique est majeur », estime le Directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), le préfet Érard Corbin de Mangoux, qui préconise « le développement des outils capables de traiter cette information ».

 

Des drones en souffrance

 

Les services ont par ailleurs besoin de drones à double capacité, électromagnétique et imagerie. De quoi s'agit-il ? « La charge électromagnétique permet de détecter des émissions suspectes sur un champ large ; la caméra associée peut ensuite surveiller les sites à partir desquels ces émissions ont été passées sur un champ étroit et confirmer ou non l'intérêt de l'objectif », explique le patron de la DRM. Et de rappeler qu'il « existe des virages à ne pas manquer ». « Nous avons manqué celui des drones dans les années 2000, ils sont aujourd'hui indispensables. Les rattrapages sont quelques fois plus coûteux que les investissements réalisés à temps », conclut-il.

 

Qui fait quoi ?

 

C'est le coordonnateur national du renseignement, le préfet Ange Mancini, qui est le garant des moyens et des capacités consacrés à la fonction de renseignement. « Certes, ce n'est pas le coordonnateur qui arrête le budget des services - lequel est préparé par les ministères de tutelle -, mais il défend les moyens des services auprès des ministres, qu'il s'agisse des besoins de fonctionnement les plus quotidiens ou des équipements majeurs comme les satellites », explique Ange Mancini.

 

Le préfet veille aussi « à ce que la mutualisation des moyens techniques se fasse dans les meilleures conditions ». À la différence de ce qui se passe dans d'autres pays, les services de renseignement français ne disposent pas d'une agence technique : c'est à la DGSE qu'est dévolue la mise en place de l'essentiel des capacités techniques mutualisées au profit de l'ensemble de la communauté du renseignement. « Nous devons en bénéficier, confirme le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Patrick Calvar. Les objectifs et les contraintes des deux services ne sont pas forcément les mêmes mais un dialogue constructif est engagé avec la DGSE pour parvenir au résultat que nous souhaitons. Une main nous est tendue, à nous de la saisir ». La DGSE est par ailleurs intervenue aux côtés de la DRM en Afghanistan, avec de nombreux moyens techniques, sachant qu'elle est en charge des interceptions électromagnétiques à l'étranger. Un exemple parmi tant d'autres.

 

C'est la DGSE qui dispose du plus gros budget

 

La loi de finances initiale pour 2013 a octroyé à la DGSE 655 millions d'euros d'autorisations d'engagement. « Ce budget doit nous permettre de prolonger nos efforts d'équipement, estime le Directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), le préfet Érard Corbin de Mangoux. Il s'agit d'une course permanente : la cryptologie, qui constitue le cœur de notre métier, requiert des techniques de plus en plus sophistiquées et demande un investissement constant ». Pour autant, la DGSE a besoin de plus de moyens. « Globalement, nous avons besoin d'accroître nos capacités, souligne le préfet Érard Corbin de Mangoux. Il nous faut en effet développer notre dispositif en Asie du Sud-Est, sans pour autant abandonner nos positions traditionnellement fortes en Afrique - l'actualité suffit à s'en convaincre ».

 

Quels sont les équipements actuels ?

 

A ce jour, la France dispose d'une constellation formée par les familles de satellites d'observation Helios, qui sont purement militaires, et Pléiades, à la fois militaires et civils. « Si Helios venait à devenir inopérant, nous disposerions toujours de Pléiades, constellation civilo-militaire qui apporte déjà beaucoup d'informations », estime le général Bolelli. Les services possèdent de moyens embarqués, notamment ISR (pour intelligence surveillance and reconnaissance) par les avions Atlantic et Rafale, équipés du système de reconnaissance de nouvelle génération (dit pod reco NG). Ils ont également des capteurs spatiaux d'interception des signaux électromagnétiques, dont Elisa, à l'origine un démonstrateur qui est devenu opérationnel et qui sera bientôt hors service. Elisa doit être remplacé par Ceres. Ils peuvent travailler avec les capteurs maritimes sur le navire Dupuy de Lôme. Enfin, dans le domaine aérien, ils disposent du Transall Gabriel, très engagé ces derniers temps.

 

La DRM fournit les images d'origine satellitaire aux armées « sachant qu'un satellite transmet ses images une fois par jour », explique le patron de la DRM. Pour ce qui est des prises de vues aériennes, l'armée de l'air fournit directement les images provenant de ses drones et de ses avions, comme nous le faisons pour les images des satellites.

 

Retrouvez les deux premiers articles de la série :

Défense : recherche désespérément espions...

Cyberdéfense : les espions vont disposer de capacités informatiques offensives

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:55

Mindef

 

14 Mars 2013 Par Frédéric Pons – V.A.

 

Livre blanc 2013. Le “coup de rabot” budgétaire redouté sera un vrai coup de hache, au risque du déclassement définitif de notre outil militaire. Le chef de l’État ne doit pas sacrifier l’avenir au présent. Sa responsabilité est immense.

 

Combien de milliards d’euros vont être sabrés dans le prochain budget de la Défense ? Les plus optimistes s’en tiennent à un peu plus de 2 milliards d’euros. D’autres évoquent 6 milliards. Et sur la période 2013-2020 ? On parle de la perte d’une annuité budgétaire complète, environ 30 milliards. Combien de postes à dégager sur les six années à venir, après les quelque 50 000 déjà supprimés entre 2007 et 2013 ? Dans les états-majors, on table sur 35 000.

 

Les réponses sont attendues dans les semaines qui viennent, après la mise au point définitive du livre blanc sur la défense 2013, puis son examen en Conseil de défense, à l’Élysée, étape indispensable avant le cadrage budgétaire global que portera la prochaine loi de programmation militaire. « Peu importe pour l’instant le chiffrage exact, confie un familier du livre blanc. Le plus important, ce sont les effets de seuil, car les réductions drastiques de ces dernières années nous ont mis à l’os. Chaque nouvelle amputation entraînera des conséquences démultipliées. » Est-ce si grave ? « Oui, car la cohérence de notre système actuel est sérieusement en cause. »

 

En clair, si les compressions budgétaires évoquées ici ou là se confirment, le modèle d’armée prévu à l’horizon 2020 ne sera plus tenable, après avoir été déjà sévèrement dégradé par les réductions et les étalements de ces dernières années. Selon la trajectoire actuelle, le budget de la défense (hors pensions) devrait tomber à 29 milliards d’euros en 2015 : en euros constants, c’est 10 % de moins que la moyenne des quinze dernières années.

 

L’enveloppe minimale pour “tenir” un outil efficace et cohérent est évaluée entre 31 et 32 milliards. Celle qui est annoncée pour 2014 plafonne à 28 milliards. « Il faudra alors nous dire ce qu’il faut abandonner comme capacité », préviennent les états-majors, dont les chefs ont été auditionnés par la commission de la défense de l’Assemblée nationale, dans un climat de grande franchise. Tous ces chefs ont fait remarquer qu’entre 2008 et 2012, le budget militaire est passé de 1,7 à 1,3 % du PIB ! C’est un des plus faibles niveaux de notre histoire.

 

“Gaullo-mitterrandien” comme il se définit lui-même, l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine évoque le risque, pour l’Europe, « de quitter le cours de l’histoire ». D’autres experts parlent d’un « déclassement stratégique », d’une « sortie de la scène internationale » de notre pays, avec un impact qui serait catastrophique pour l’industrie de défense, composante essentielle de la souveraineté nationale, dont les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont créatrices d’emplois et de technologies.

 

L’inquiétude actuelle va bien audelà des alertes habituelles en phase de discussion budgétaire. Le gouvernement a été très clair. La crise économique et les nécessités de la rigueur conduisent à dégager 5 milliards de nouvelles économies. Malgré la récession et les engagements de rigueur à l’égard de Bruxelles, François Hollande doit aussi financer les cadeaux à la Fonction publique et aux “plus modestes”. Sa priorité donnée au social et sa résignation devant les groupes de pression coûteront cher. Même en alourdissant la fiscalité sur les “plus riches” et les entreprises, le compte n’y est pas.

 

Où trouver l’argent ? À la Défense. Les arbitrages ne sont pas définitifs, mais les militaires connaissent les priorités sociales du gouvernement. Ils savent aussi qu’ils n’ont pas les moyens de pression politiques ou syndicaux des autres administrations. Pour la droite comme pour la gauche, les crédits militaires ont toujours été une variable d’ajustement budgétaire, malgré l’engagement formel des lois de programmation militaire. À peine votées, elles ont toujours été contournées, pour un manque à gagner, en fin de programmation, de 5 à 40 milliards d’euros selon les époques.

 

Les armées espèrent que le succès militaire au Mali serve de garde-fou aux coupes budgétaires annoncées, pour que rien d’irrémédiable ne soit fait dans la dégradation des outils qui concourent à la réussite de telles opérations : l’anticipation (renseignement), l’équipement (transport aérien, mobilité terrestre, armements adaptés), l’entraînement, la protection et l’engagement des forces.

 

Beaucoup doutent cependant de la prise en compte de ces réalités. Ils font remarquer que le livre blanc 2008 avait préconisé l’abandon définitif des forces françaises prépositionnées en Afrique, alors qu’elles ont été une clé du succès au Mali. Le “rédacteur en chef” de ce livre blanc 2008, JeanClaude Mallet, est toujours “dans la boucle” du livre blanc 2013. Aujourd’hui conseiller stratégique au cabinet de Jean-Yves Le Drian, il a mis le point final au document, au nom de son ministre.

 

Au Mali, notre pays a prouvé et défendu son statut de puissance mondiale, responsable et respectée. Il a pu le faire en déployant la panoplie à sa disposition : satellites, avions, hélicoptères, troupes de choc, forces d’occupation et de contrôle, assistants et coopérants. Combinant ces moyens dans un temps très court, sur un théâtre lointain et immense, l’opération Serval a été d’une complexité rare, intégrant la logistique et le combat dans une même chaîne opérationnelle, ce que peu de nations sont capables de maîtriser. « J’espère que l’intervention française au Mali ne sera pas un “chant du cygne” mais créera au contraire les conditions d’un “sursaut” », disait le général Henri Bentegeat, l’ancien chef d’état-major des armées, lors de son audition à l’Assemblée nationale.

 

Cette capacité prouvée au Mali n’a rien d’une improvisation chanceuse. Malgré des lacunes graves dans le transport stratégique et le renseignement, malgré le vieillissement inquiétant de certains matériels (blindés VAB ou Sagaie, avions Transall, ravitailleurs C-135, hélicoptères Gazelle), tout a bien fonctionné grâce à la qualité des hommes engagés et des matériels à leur disposition.

 

La tentation budgétaire actuelle est de réduire le fonctionnement des armées, notamment l’entraînement et la formation, ce qui dégraderait ipso facto la qualité exceptionnelle des combattants, forgée depuis vingt ans. La suppression d’équipements nécessaires ou de nouveaux retards dans leur livraison serait aussi lourde de conséquences. Déjà obsolètes, certains matériels âgés de 30 à 45 ans restent utilisés, faute de mieux. D’autres programmes, plus performants et très attendus (Rafale, hélicoptères Tigre, VBCI, drones Harfang), sont trop peu nombreux, obligeant la France à quémander de l’aide à ses alliés ou à payer les services de sociétés ukrainiennes.

 

Nos armées vivent sur l’acquis de périodes plus fastes, mais trente années de réductions budgétaires accélèrent en ce moment le vieillissement, encourageant au bricolage, à la cannibalisation de certains matériels. Pour afficher une disponibilité opérationnelle de 95 à 100 % sur le terrain, l’activité de régiments entiers est gelée : leur disponibilité tombe alors à 45 ou 50 %, ce qui est catastrophique pour le moral des unités.

 

« La responsabilité qui pèse sur les membres de la commission du livre blanc, sur les députés, les sénateurs, les ministres concernés du gouvernement et sur le président de la République est considérable et personnelle, prévient l’Association de soutien à l’armée française, influent groupe d’études et de pression animé par d’anciens “grands commandeurs” des armées. Les décisions qui sont en train d’être prises vont conditionner l’indépendance de la Nation et la défense des Français pour les décennies à venir. » C’est aussi l’avertissement que le général Bentegeat a adressé aux députés : « Toute réduction du volume de nos forces armées aurait un effet irréversible. »

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:20
US Army fields first AH-64E Apache Guardian helicopter

 

14 March 2013 army-technology.com

 

The US Army's 1-229th Attack Reconnaissance Battalion (ARB) has fielded the first AH-64E Apache attack helicopter during a ceremony at Gray Army Airfield within Joint Base Lewis-McChord in Washington, US.

 

Eight out of 24 helicopters were received by the battalion, since January 2013, and all are scheduled to be operational by the end of April this year.

 

Known as Guardian, the new heavily-armed helicopter features more powerful, fuel-efficient T700-GE-701D engines, enhanced rotor blade technology, as well as advanced electronics, and is designed to replace the army's existing AH-64D Longbow model helicopters.

 

Other features include improved drive system and sensor enhancements, improved handling and performance, as well as the ability to hover at 6,000ft with a full mission payload, providing pilots with more control during high-altitude operations.

 

Commenting on the helicopter, 1-229th Attack Reconnaissance Battalion commander lieutenant colonel Geoffrey Crawford said it would increase the battalion's lethality and survivability, while also improving its ability to support ground forces.

 

"The increased power will now allow us to stay on the objective longer and with more ammunition," Crawford added.

 

With a combat speed of around 189mph, the helicopter, which was formerly known as AH-64D Block III, can turn faster and tighter in challenging environments, and also provide pilots with options to remotely operate nearby unmanned aerial vehicles/systems.

 

In addition, 1-229th ARB maintenance test pilot chief warrant officer 3 Richard Crabtree said: "They can view UAV camera feeds, adjust their flight path and launch missiles at targets spotted by the UAV."

 

The battalion flight crews are scheduled to conduct familiarisation training using the actual aircraft and AH-64E flight simulators at Joint Base Lewis-McChord, in addition to training in preparation for upcoming rotations to the Army's National Training Center (NTC) later this year.

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