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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:58

http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/combats_gao_92eme_ri/2013ECPA006L074_043.jpg

 

26.02.2013 ECPAD

 

Le 21 février 2013, le GTIA 2 (Groupement tactique interarmes armé par le 92ème RI) est intervenu en appui des forces armées maliennes qui étaient au contact avec des groupes terroristes infiltrés dans la ville de Gao.

 

En fin de matinée, une trentaine de terroristes s’est infiltrée en ville. Immédiatement les forces maliennes du Colonel Major DACKO, les forces de gendarmerie et la Garde Nationale bouclent les abords de l’îlot administratif, cœur de la ville où se sont rassemblés les terroristes. Après quelques échanges de tirs et une explosion, les groupes terroristes se retranchent dans la mairie.

 

La QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et de deux hélicoptères gazelle du groupement aéromobile est mise en alerte, aux ordres du colonel BERT, chef du GTIA 2.

 

A la demande des autorités maliennes, la QRF s’engage et se positionne aux abords de la mairie. La compagnie VBCI est engagée et ouvre le feu avec tous ses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx, et appuyée par 2 gazelles du groupement aéromobile, qui tirent un missile HOT sur une position terroriste.

 

Pris sous les feux maliens et français, quelques terroristes tentent de s’exfiltrer par les berges du NIGER. Le bouclage de la zone le long du fleuve Niger a été mené conjointement par les français et les maliens et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes.

 

Dans la Mairie, les forces armées maliennes neutralisent le dernier bastion  de terroristes portant des ceintures explosives. Un élément du génie français est intervenu afin de désamorcer les charges explosives. Au cours de cette action, deux soldats français ont été très légèrement blessés.

 

 Parallèlement, au cours de la journée, le check point aux sorties Nord de la ville de Gao a été défendu par des éléments nigériens alors qu’ils étaient harcelés par des tirs sporadiques de groupes terroristes tentant de s’infiltrer. Une compagnie sur VBCI appartenant au GTIA 2 et une patrouille Gazelle du Groupement aéromobile (GAM) qui a délivré un appui feu missile ont appuyé cette action. Deux terroristes ont été tués.

 

En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. La QRF du GTIA 2 a regagné l’aéroport.

Au bilan, cette opération aura permis aux forces armées maliennes de montrer leur détermination, si besoin était, à protéger la ville et sa population des groupes terroristes. Elle démontre également la volonté de l’ensemble des acteurs présents sur le sol malien à démanteler les groupes terroristes. Cette action a permis la neutralisation de plus d’une quinzaine de terroristes. Quatre soldats maliens auraient été blessés.

 

 FAM : Forces armées maliennes

QRF : Force de réaction rapide

GTIA : Groupement tactique interarmes

VBCI : Véhicule blindé de combat d’infanterie

 

Plus de photo : cliquer ci-dessous 

 

http://www.ecpad.fr/wp-content/gallery/combats_gao_92eme_ri/2013ECPA006L074_044.jpg

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:20
Le Canada et l'OTAN

 

22 février 2013 BG - 12.065

 

Introduction

 

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une alliance politique et militaire dont les objectifs principaux sont la défense collective de ses membres et le maintien de la paix démocratique dans la région de l’Atlantique Nord. Depuis sa création en 1949, l’OTAN constitue le principal pilier de la défense euro-atlantique et une pierre angulaire de la politique du Canada en matière de défense et de sécurité. Même si la nature et la portée des menaces auxquelles le Canada et ses alliés sont confrontés ont changé au fil du temps, les principes fondamentaux de l’OTAN que sont la solidarité, le dialogue et la coopération forment toujours la base de l’approche de l’Alliance en matière de sécurité collective. Les membres de l’OTAN sont mieux protégés, parce que les préoccupations liées à la sécurité sont examinées et traitées de manière collective, d’après un ensemble de principes communs et de valeurs partagées.

 

En sa qualité de membre fondateur de l’OTAN, le Canada a été et demeure un chef au sein de l’Alliance. Les Forces armées canadiennes ont participé à toutes les opérations de l’OTAN depuis sa création, mettant leur équipement moderne et déployable ainsi que leurs militaires hautement qualifiés au service des missions de l’Alliance. Les contributions récentes et constantes du Canada aux opérations de l’OTAN, notamment les services et les sacrifices consentis par les militaires des Forces armées canadiennes et les civils en Afghanistan, dans les Balkans et dans l’espace aérien de la Libye, démontrent clairement l’engagement et le rôle de chef de file de notre pays au sein de l’OTAN.

 

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

 

Établie en vertu du Traité de Washington, l’OTAN a été créée à titre d’alliance de défense collective pour protéger l’Europe de l’Ouest contre la domination soviétique. Pendant la guerre froide, les alliés de l’OTAN ont consacré d’importantes ressources à la mise en place de structures militaires et civiles visant à offrir une protection accrue contre la menace expansionniste de l’Union soviétique. Cette longue période de coopération en matière de défense des Alliés a permis à l’OTAN d’acquérir d’importantes capacités militaires ainsi qu’une précieuse expérience dans la planification et l’exécution d’opérations militaires multinationales, et a jeté les bases d’une période de stabilité ininterrompue et sans précédent dans la zone euro-atlantique.

 

À la suite de la dissolution de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie, qui a marqué la fin de la guerre froide dans les années 1990, l’OTAN a adopté un nouvel esprit de coopération avec les pays non-membres dans le cadre d’une vaste approche de la sécurité transatlantique. Depuis ce temps, l’OTAN a mis de côté son rôle de dissuasion d’une menace précise pour aborder une gamme beaucoup plus vaste de défis en matière de sécurité, notamment la prolifération des armes de destruction massive et des technologies nécessaires pour assembler des missiles balistiques, les cyberattaques et le terrorisme transnational. Actuellement, l’OTAN participe, avec plus de 40 pays, à divers partenariats, notamment le Partenariat pour la paix, le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul, de même qu’avec des organisations internationales comme les Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. L’Alliance préconise une approche globale de la défense, ses activités allant des opérations de soutien de la paix au Kosovo aux activités antiterroristes dans la Méditerranée, en plus d’opérations de combat et de la formation des forces de sécurité en Afghanistan. L’OTAN a invoqué pour la première fois l’article 5 du Traité de Washington le 12 septembre 2001, en réponse aux attaques terroristes contre les États-Unis.

 

Le Canada au sein de l’OTAN

 

Le Canada est au premier plan des efforts pour transformer et réformer l’Alliance pour veiller à ce qu’elle soit mieux en mesure d’agir en tant que pôle d’échanges politique et militaire permettant aux Alliés et aux partenaires non-membres de collaborer à relever les défis d’aujourd’hui en matière de sécurité.

 

Le fait de faire partie de l’Alliance permet au Canada de disposer d’un instrument militaire efficace qui l’aide à atteindre ses trois objectifs stratégiques en matière de défense et de sécurité : défendre le Canada et l’Amérique du Nord, et faire preuve de leadership à l’étranger. L’OTAN joue un rôle de moteur dans l’interopérabilité militaire du Canada avec ses alliés et partenaires. L’OTAN offre également un important forum politique au sein duquel le Canada peut présenter ses points de vue et ses intérêts et dégager un consensus au sujet des enjeux de l’heure. L’OTAN permet également au Canada de maximiser son partage d’information et de renforcer ses relations bilatérales avec ses alliés et partenaires.

 

Dans l’éventualité d’une crise qui menacerait la sécurité d’une nation membre de l’OTAN, le Canada pourrait rendre rapidement disponibles les forces d’intervention qu’il maintient pour les opérations de l’Alliance, notamment les forces terrestres, maritimes et aériennes, et les composantes de contrôle. La contribution actuelle du Canada aux structures de commandes de l’OTAN, et à la Délégation conjointe au siège de l’OTAN à Bruxelles, en Belgique, s’élève à environ 350 personnes. Avec leurs alliés et partenaires, les Forces armées canadiennes participent aux exercices de l’OTAN pour maintenir l’interopérabilité, et soutiennent les forces à haut niveau de préparation de l’OTAN. Le Canada fournit 5,94 pour cent des budgets communs de l’OTAN pour l’investissement et les opérations, ce qui en fait le sixième bailleur de fonds en importance parmi les Alliés.

 

Le Canada est représenté au sein de l’OTAN par le représentant permanent du Canada auprès du Conseil de l’Atlantique Nord, la plus haute instance dirigeante de l’Alliance. Le représentant militaire du Canada représente le chef d’état-major de la Défense au Comité militaire. En plus de ses réunions régulières avec les représentants permanents, le Conseil de l’Atlantique Nord se réunit régulièrement au niveau des chefs d’État et de gouvernement, ou des ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Les chefs d’état‑major de la défense de l’OTAN tiennent également des réunions périodiques, normalement avant les réunions de haut niveau du Conseil de l’Atlantique Nord.

 

Le Canada et les rencontres des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN

 

Les rencontres des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN représentent des occasions importantes pour les ministres de la Défense de se réunir pour discuter des enjeux de l’heure liés à la défense et à la sécurité internationales. Ils permettent aux ministres de planifier directement les opérations de l’OTAN et de fournir des orientations pour veiller à ce que l’Alliance demeure bien positionnée pour mener à bien ses missions dans un environnement stratégique en pleine évolution. Au cours des dernières années, les ministres ont émis des directives sur la conduite des opérations de l’OTAN en Afghanistan, au Kosovo et en Libye. Ils ont également pris des décisions au sujet du développement de capacités cruciales et sur la transformation de l’Alliance afin de maximiser l’efficacité et l’efficience de l’OTAN dans un climat d’austérité financière, notamment d’initiatives de réforme financière. Finalement, ces rencontres ont permis aux ministres de positionner l’Alliance pour l’avenir, grâce au travail sur des projets comme la Défense intelligente et l’Initiative d’interconnexion des forces.

 

L’honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, représente le Canada lors des rencontres des ministres de la Défense de l’OTAN depuis octobre 2007. Son secrétaire parlementaire, M. Christopher Alexander, a également représenté le Canada à certaines occasions.

 

En plus de leurs réunions des 21 et 22 février 2013, où les ministres de la Défense de l’OTAN ont fait le point sur les progrès accomplis par rapport à différentes initiatives en matière de capacités et opérations en Afghanistan, voici des activités s’étant déroulées récemment :

  • Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, 9 et 10 octobre 2012 – Discussions portant sur les opérations de l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo ainsi que sur la mise en œuvre de l’ensemble de mesures en matière de défense adopté lors du Sommet de Chicago, qui inclut la Défense intelligente, la vision des Forces de l’OTAN à l’horizon 2020 et l’Initiative d’interconnexion des forces.
  • Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, les 2 et 3 février 2012 – Discussions portant sur les opérations de l’OTAN et sur la réforme de l’OTAN en période d’austérité budgétaire au sein de l’Alliance.
  • Réunion des ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, 17 et 18 avril 2012 – En préparation du Sommet de Chicago, les ministres de la Défense ont souscrit à un ensemble de mesures pour les leaders présentant une vision stratégique pour l’OTAN : les Forces de l’OTAN à l’horizon 2020 et au-delà. Cette vision englobait des concepts fondamentaux, comme la Défense intelligente et l’Initiative d’interconnexion des forces.
  • Sommet de l’OTAN à Chicago, 20 et 21 mai 2012 – Le secrétaire d’État américain à la défense Panetta a présidé une réunion informelle des ministres de la Défense en marge du Sommet de Chicago, où le ministre MacKay s’est joint à ses collègues pour soutenir un plan de travail pour faire avancer l’ensemble de mesures en matière de défense adopté lors du Sommet de Chicago.
  • Réunion des ministres des Affaires étrangères, 7 et 8 décembre 2011 – Le ministre MacKay a représenté le Canada dans des discussions sur un éventail d’enjeux, comme la mission internationale en Afghanistan, et les leçons retenues de l’opération Unified Protector en Libye, où le Canada jouait un rôle de premier plan dans la protection des civils face au régime Kadhafi.
  • Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, 5 et 6 octobre 2011 – Discussions portant sur les opérations de l’OTAN en Afghanistan, au Kosovo et en Libye. Parmi les autres sujets abordés, la mission de formation de l’OTAN en Afghanistan, et la réforme en cours et la transformation de l’Alliance.
  • Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, 8 et 9 juin 2011 – Discussions portant sur la mission de l’OTAN à l’appui des objectifs de la communauté internationale en Libye. Parmi les autres sujets abordés, la réforme de la structure de commande de l’OTAN et de ses divers organismes.
  • Réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, 10 et 11 mars 2011 –Discussions portant surtout sur la réponse de l’OTAN à la crise en Libye. Les alliés ont également discuté de la mise en œuvre du nouveau Concept stratégique et des résultats du Sommet de l’OTAN tenu à Lisbonne en 2010.

 

Pour de plus amples renseignements concernant les opérations du Canada à l’échelle internationale

Pour de plus amples renseignements concernant la déclaration du Sommet de Chicago de l’OTAN

Pour de plus amples renseignements concernant la Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:20

http://www.45enord.ca/wp-content/uploads/2012/10/IS2012-6014-06-642x427.jpg

Vue d’ensemble du satellite Sapphire dans un environnement contrôlé de purge à l’azote.

(Photo: Sergent G. Racine, Caméra de combat des Forces canadiennes, © 2012 DND-MDN)

 

25/02/2013 par Nicolas Laffont  - 45enord.ca

 

Après plusieurs tentatives, le premier satellite militaire canadien a finalement été lancé ce lundi 25 février, depuis Sriharikota, en Inde, par l’Organisation indienne de recherche spatiale.

 

59 heures après le début du compte à rebours, c’est a 18h01, heure locale (7h31, heure de Montréal), que le lanceur indien PSLV-C20 a emmené avec lui sept satellites, dont Sapphire, le premier satellite militaire canadien. Il a été mis en orbite 22 minutes après le décollage.

 

«Le lancement de Sapphire garantit la coopération continue des Forces armées canadiennes avec d’autres pays dans le domaine de la surveillance spatiale», a déclaré le vice‑amiral Bruce Donaldson, vice-chef d’état-major de la Défense. «Ce jalon marque une autre étape importante dans la réduction des menaces pour nos capacités spatiales critiques.»

 

Sapphire a pour but de compléter le Space Surveillance Network des États-­Unis, qui a pour mission de détecter, suivre, cataloguer et identifier des objets artificiels en orbite autour de la Terre.

 

NOTRE DOSSIER SUR LE SATELLITE SAPPHIRE >>

 

En interview pour 45eNord.ca, le colonel André Dupuis, directeur du programme spatial des Forces canadiennes a dit être « très content du lancement réussi du satellite».

 

L’entrepreneur principal, MacDonald, Dettwiler and Associates, Ltd., va désormais s’assurer que le satellite répond à toutes les exigences de rendement. Une fois cette phase terminée, le ministère de la Défense nationale procédera à une phase d’essais opérationnels et d’évaluation.

 

Le colonel Dupuis a indiqué espérer que le satellite transmette sa first light (la première transmission) d’ici deux ou trois semaines. On prévoit que Sapphire pourra commencer à contribuer au réseau d’ici juillet 2013, sans doute avant le début de l’été.

 

La Défense ne va toutefois pas se reposer sur ses lauriers et va commencer la planification pour le futur successeur de Sapphire, qui devrait le remplacer, au plus tôt dans cinq ans.

 

Sachant qu’un autre satellite avait une durée de vie de trois ans et a duré 12 ans, le colonel Dupuis espère bien que Sapphire vivra donc plus longtemps que ce qui est prévu.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:20
Les relations de défense entre le Canada et le Royaume-Uni
 
22 février 2013 BG - 12.060

 

Le Canada et le Royaume-Uni collaborent depuis longtemps dans le domaine de la défense. Les liens entre nos pays ont été tissés en temps de paix et de guerre, notamment pendant les deux guerres mondiales et au cours de presque tous les grands conflits qui sont survenus depuis plus d’un siècle, y compris en Afghanistan et en Libye.

 

Notre histoire partagée, notre tradition de démocratie parlementaire, nos valeurs communes et notre partenariat dans les dossiers internationaux sont autant d’éléments qui nous unissent. Nous avons l’un et l’autre contribué à faire de nos pays des nations prospères et démocratiques et, ensemble, nous sommes membres de l’OTAN, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, du G-8, du G-20 et du Commonwealth. 

 

Aujourd’hui, nos deux pays font face à de nombreux défis communs en matière de sécurité, notamment le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive et la stabilisation des États défaillants. Ces défis existent en période d’incertitude économique où nos forces armées et nos institutions de défense doivent devenir encore plus souples et plus rationalisées.

 

Pour nous attaquer à ces défis et à bien d’autres encore, nos deux pays se sont engagés à renouveler leurs relations bilatérales dans le domaine de la défense. 

 

Déclaration conjointe Canada – Royaume-Uni : Un partenariat renforcé pour le XXIe siècle

 

Le 22 septembre 2011, les premiers ministres du Canada et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ont renouvelé notre partenariat stratégique en adoptant la deuxième déclaration commune Canada – Royaume-Uni.

 

Cette déclaration se veut l’occasion pour les organisations de défense de nos deux pays de renforcer notre partenariat afin que nous puissions relever ensemble les défis à venir en matière de sécurité à l’échelle internationale.

 

À cette fin, nos pays envisageront comment accroître la collaboration, tout en mettant l’accent sur trois objectifs stratégiques :

  • protéger nos citoyens au pays et à l’étranger;
  • appuyer la création de sociétés stables fondées sur la liberté, la démocratie, le respect des droits de la personne et la primauté du droit;
  • protéger notre prospérité mutuelle.

Déclaration d’intention Canada – Royaume-Uni 

 

Le 22 février 2013, en marge de la réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN en cours à Bruxelles, le ministre MacKay et le secrétaire d’État britannique à la Défense Phillip Hammond ont signé une déclaration d’intention, dans laquelle les deux pays réaffirment leur engagement de renforcer leurs relations militaires, conformément à la Déclaration conjointe Canada – Royaume-Uni.

 

La déclaration d’intention vise à accroître la cohérence entre nos ministères de la Défense et nos forces armées sur le plan stratégique par la mise en place d’un cadre de gouvernance. De plus, la déclaration fait état des domaines particuliers où une interaction régulière serait possible entre nos ministères de la Défense et nos forces armées pour améliorer nos relations bilatérales, notamment : 

  • Établir et renouveler l’orientation et la vision stratégiques communes en ce qui concerne les futures relations Canada – Royaume-Uni en matière de défense;
  • Dresser le bilan, définir, orienter et établir les priorités quant au fonctionnement de la relation;
  • Échanger des points de vue sur la gestion du portefeuille de la défense, ainsi que sur la réforme, la transformation et la planification des activités en matière de défense;
  • Assurer la continuité et une étroite collaboration dans un contexte mondial en constante évolution en ce qui concerne la sécurité;
  • Contribuer au rapport d’étape annuel sur les relations bilatérales Canada – Royaume-Uni;
  • Rechercher les économies d’échelles à l’avantage des deux parties;
  • Collaborer pour définir l’avenir de l’OTAN en réalisant les objectifs du plan des forces de l’OTAN à l’horizon 2020.

La déclaration d’intention de 2013 entre le Canada et le Royaume-Uni consolide davantage notre étroite collaboration, qui s’avère essentielle à notre sécurité mutuelle et à l’appui de notre apport à l’OTAN.

 

Pour en savoir plus sur la déclaration commune Canada – Royaume-Uni : « Un partenariat renforcé pour le XXIe siècle »

 

Pour en savoir plus sur les forces de l’OTAN à l’horizon 2020

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:50

Sophie-XF.jpg

 

Feb 26, 2013 ASDNews Source : Thales Group

 

The Federal Office of Bundeswehr Equipment, Information Technology and In-Service Support (BAAINBw) has awarded Thales the contract for the manufacture and supply of ten sets of Sophie XF Type long-range cooled thermal imagers. The order also extends to logistical support, documentation and training. The agreed delivery date is for the autumn of 2013. Sophie XF is designed to complement around 100 previous systems used by the German Armed Forces.

 

Sophie XF is a hand-held, multi-functional thermal imaging device with laser range finder, daylight camera and position sensor (GPS receiver and digital compass). The continuous optical zoom makes the high optical performance capability very easy to utilise. The German Armed Forces will use this long-range imager for surveillance, target acquisition and identification and determining the coordinates of these targets at night and in adverse visibility conditions. What makes Sophie XF distinctive is its multitude of measurement and recording options, low-weight, longer-life batteries and reduced noise generation. "We are delighted with this follow-up procurement order, which will provide the user with an innovative, user-friendly device with a wide range of applications", said Holger Brandt, Vice President Defence & Security Systems Thales Deutschland, commenting on the contract.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao/2198837-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao.jpg

 

22/02/2013 Sources : EMA - International

 

Le 21 février 2013, le GTIA 2 (Groupement tactique interarmes armé par le 92e RI) est intervenu en appui des forces armées maliennes qui étaient au contact avec des groupes terroristes infiltrés dans la ville de Gao.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-5/2198862-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-5.jpg

 

En fin de matinée, une trentaine de terroristes s’est infiltrée en ville. Immédiatement les forces maliennes du Colonel Major Dacko, les forces de gendarmerie et la Garde Nationale bouclent les abords de l’îlot administratif, cœur de la ville où se sont rassemblés les terroristes. Après quelques échanges de tirs et une explosion, les groupes terroristes se retranchent dans la mairie.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-1/2198857-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-1.jpg

 

La QRF du GTIA 2 composée d’une section de VAB, de trois compagnies VBCI et de deux hélicoptères gazelle du groupement aéromobile est mise en alerte, aux ordres du colonel Bert, chef du GTIA 2.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-6/2198852-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-6.jpg

 

En coordination avec les autorités maliennes, la QRF s’engage et se positionne aux abords de la mairie. La compagnie VBCI est engagée et ouvre le feu avec tous ses armements : canon 25mm, AT4, ALI, Eryx, et appuyée par 2 Gazelle du groupement aéromobile, qui tirent un missile HOT sur une position terroriste.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-3/2198832-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-3.jpg

 

Pris sous les feux maliens et français, quelques terroristes tentent de s’exfiltrer par les berges du Niger. Le bouclage de la zone le long du fleuve Niger a été mené conjointement par les français et les maliens et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes.

 

Dans la Mairie, les forces armées maliennes neutralisent le dernier bastion  de terroristes portant des ceintures explosives. Un élément du génie français est intervenu afin de désamorcer les charges explosives. Au cours de cette action, deux soldats français ont été très légèrement blessés.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-4/2198842-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-4.jpg

 

Parallèlement, au cours de la journée, le check point aux sorties Nord de la ville de Gao a été défendu par des éléments nigériens alors qu’ils étaient harcelés par des tirs sporadiques de groupes terroristes tentant de s’infiltrer. Une compagnie sur VBCI appartenant au GTIA 2 et une patrouille Gazelle du Groupement aéromobile (GAM) qui a délivré un appui feu missile ont appuyé cette action. Deux terroristes ont été tués.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130222-serval-a-gao-les-fam-repoussent-les-attaques-terroristes/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-2/2198847-1-fre-FR/les-soldats-francais-appuient-les-fam-a-gao-2.jpg

 

En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. La QRF du GTIA 2 a regagné l’aéroport.

 

Au bilan, cette opération aura permis aux forces armées maliennes de montrer leur détermination, si besoin était, à protéger la ville et sa population des groupes terroristes. Elle démontre également la volonté de l’ensemble des acteurs présents sur le sol malien à démanteler les groupes terroristes. Cette action a permis la neutralisation de plus d’une quinzaine de terroristes. Quatre soldats maliens auraient été blessés.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:45

crédits : MARINE NATIONALE.

 

Alors que les attaques de navires prennent des proportions alarmantes en Afrique de l’ouest, la situation s’est grandement améliorée au large de la Somalie. En 2008, quelques détournements retentissants, comme celui du voilier de croisière français Le Ponant, avaient mis en lumière l’explosion de la piraterie au large de la corne d’Afrique. Et la prise de conscience que la montée en puissance de ce phénomène menaçait directement l’économie mondiale, un flot considérable de biens (matières premières, produits manufacturés…) devant les côtes somaliennes. Pétrole et gaz sortant du golfe Persique, porte-conteneurs, vraquiers et rouliers assurant les liaisons Asie-Europe, pêcheurs travaillant en océan Indien… L’Europe, notamment, jouait là la sécurité de ses approvisionnements, 30% du pétrole qu’elle consomme passant par exemple dans cette zone.

 

C’est pourquoi, à l’initiative de la France, l’ONU a adopté des résolutions afin d’offrir un cadre légal permettant de lutter efficacement contre la piraterie. L’Europe a répondu à ce défi en créant l’opération Atalante. Un état-major stratégique et opératif, composé de 120 personnes provenant des 27 pays européens (ainsi que des pays invités), est installé à Northwood, au Royaume-Uni. Son bras armé  est une force aéronavale (EU-NAVFOR ou Task Force 465) déployée au large de la Somalie avec un commandement tactique tournant (actuellement l’Espagne, qui a succédé à l’Italie et passera le relais, en avril, au Portugal). Cette force, dont la marine française est la première contributrice en terme de jours de mer (devant l’Allemagne et l’Espagne), est chargée de prévenir les actes de piraterie, sécuriser le trafic commercial dans le golfe d’Aden (reliant l’océan Indien à la mer Rouge) et protéger les convois du Programme Alimentaire Mondial (PAM) acheminant l’aide humanitaire en Somalie, mais aussi de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM).

 

Protection d'un cargo de l'AMISOM (© MARINE NATIONALE)

 

Contribution des pays en jours de mer (© EU-NAVFOR)

 

Zone d'opération d'Atalante (© EU-NAVFOR)

 

 Actes de piraterie recensés en 2012 (© EU-NAVFOR)

 

Une armada internationale veille sur l’océan indien

 

Dans le sillage d’Atalante, l’OTAN a activé l’opération Ocean Shield, alors que les Américains et leurs alliés, dans le cadre de la force navale internationale chargée de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites (Task Force 150) en mer Rouge et océan Indien, décidaient de détacher une partie de ces moyens au sein d’une nouvelle structure, la TF 151, dédiée à la lutte contre la piraterie. En parallèle, certains pays, de manière indépendante, on également déployé dans ce but des forces navales, comme la Russie, l’Inde, le Japon, la Chine et la Corée du sud. Car la sécurisation de la zone est une affaire mondiale, puisque de celle-ci dépend la stabilité de la région et la libre circulation des marchandises, le trafic maritime étant l’épine dorsale du commerce international (90% des marchandises passent à un moment ou un autre par la mer). Ainsi, des dizaines de milliers de navires transitent chaque année dans le golfe d’Aden, dont le franchissement a été sécurisé par la mise en place d’un corridor de navigation protégé, l’IRTC (International Recommended Transit Corridor). 

 

Frégate française escortant un cargo (© MARINE NATIONALE)

 

C’est donc une véritable armada, avec plusieurs dizaines de bâtiments sur zone, soutenus par d’importants moyens aériens, qui s’est mise en place au large des côtes somaliennes. A cela se sont ajoutées des équipes de protection embarquée, positionnées directement sur des navires de commerce ou des bateaux de pêche pour assurer leur sécurité dans les zones à risques. A de nombreuses reprises, ces EPE ont permis de repousser des attaques, devenant un élément extrêmement dissuasif pour les pirates et un gage de sécurité pour les armateurs, notamment à la pêche.

 

Des structures juridiques et carcérales pour traiter les pirates

 

Dans le même temps, le cadre juridique a évolué et différents accords ont été conclus avec des pays riverains afin de traduire devant la justice les pirates appréhendés par les militaires. Cette particularité de la force navale européenne, comparée aux autres forces navales, lui confère une remarquable efficacité. Auparavant et sauf poursuites nationales, les pirates étaient presque systématiquement  relâchés, faute de structures pour les juger et les emprisonner. Des accords ont, ainsi, été signés avec le Kenya, les Seychelles, l’île Maurice  ou encore Djibouti. Mais certains pays n’ont désormais plus de capacités carcérales pour prendre en charge les pirates et refusent de traiter de nouvelles affaires. Des aides, notamment européennes, sont donc apportées, alors qu’un programme de construction de prisons est en cours en Somalie afin, à terme, de permettre que les pirates appréhendés au large soient jugés et emprisonnés dans leur pays d’origine, tout en transférant ceux incarcérés ailleurs.

 

Pirates appréhendés par les marins français (© MARINE NATIONALE)

 

Armes saisies sur un bateau pirate (© MARINE NATIONALE)

 

Formalité de transfert à Maurice de pirates appréhendés (© MARINE NATIONALE)

 

 

La généralisation des bonnes pratiques maritimes comme facteur de succès

 

 

Un peu plus de quatre ans après le début de la mobilisation internationale, les résultats sont édifiants. Alors qu’au plus fort des actions de piraterie, jusqu’à 50 navires de commerce et un millier de marins étaient retenus en otage le long des côtes somaliennes, en janvier 2011, on ne comptait plus que 36 bateaux et 720 membres d’équipage. Un chiffre qui est tombé, le mois dernier, à 4 navires et 108 marins. « Nous avons assisté à une chute vertigineuse de la piraterie dans la région », se félicite le contre-amiral français Eric Dupont, Deputy Commander, c'est-à-dire numéro 2 de l’état-major de l’EU-NAVFOR à Northwood. Les bons résultats obtenus sont à mettre au crédit des efforts considérables faits par les pays engagés dans la lutte contre la piraterie pour mobiliser d’importants moyens aéronavals sur zone.

 

Le contre-amiral Eric Dupont (© EU-NAVFOR)

 

Mais aussi, et peut être surtout, à la généralisation des « Best Maritime Practices », une série de bonnes pratiques mises en œuvre par la Marine marchande. Contourner si possible les zones dangereuses, transiter dans les secteurs sensibles à pleine vitesse, installer des barbelés autour du bateau pour rendre plus difficile un abordage, effectuer des manœuvres d’évitement durant les attaques, aménager à bord une citadelle où l’équipage peut se réfugier et demeurer hors d’atteinte des pirates si le bateau est pris, se faire connaître auprès des autorités et signaler régulièrement de sa position… « La raison de la chute du nombre de détournements est directement liée à la généralisation des bonnes pratiques », estime l’amiral Dupont.

 

Navire civil équipé de barbelés (© MARINE NATIONALE)

 

Pour autant, celles-ci sont indissociables de la présence sur place des marines. Car, pour de nombreuses attaques, elles ne servent qu’à retarder l’abordage. Le temps que l’équipage prévienne les militaires et se réfugient dans la citadelle, d’où les marins peuvent, la plupart du temps, conserver le contrôle du bateau. Les pirates, même s’ils parviennent à monter à bord, n’ont alors pas la possibilité de manœuvrer le navire ni de faire rapidement des otages avant que le bâtiment de guerre le plus proche arrive pour les intercepter. C’est pourquoi, la plupart du temps, ils abandonnent le bateau et tentent de s’échapper sur leurs embarcations, mais sont poursuivis par les militaires, qui peuvent dès alors, sans risque pour les équipages, interpeller les fuyards.

On notera que la surveillance du trafic maritime dans la région s’améliore aussi grâce à la mise en place d’un centre auprès duquel les navires s’enregistrent (identité, cargaison, route suivie) avant de passer dans la zone. Désormais, 4000 bateaux se font ainsi connaître chaque mois auprès du MCHOA (Maritime Security Center – Horn of Africa), permettant de mettre en œuvre un embryon de contrôle naval volontaire et, ainsi, de mieux coordonner la protection de cette flotte marchande.

 

Avion de patrouille maritime (© MARINE NATIONALE)

 

La problématique des EPE

 

Complémentaires de la mise en œuvre des bonnes pratiques, le recours à des équipes de protection embarquée est aussi l’une des raisons du succès de la lutte contre la piraterie. Ces EPE ont d’abord été exclusivement militaires, la marine française s’illustrant notamment en déployant sur les navires de commerce et les bateaux de pêche battant pavillon tricolore des unités provenant de la force des fusiliers-marins et commandos, renforcées au fil du temps par des marins issus d’autres spécialités et spécialement formés à cet effet. En dehors des grandes marines disposant de cette capacité, certains pays, qui ne bénéficient pas de moyens navals adéquats, participent aussi à l’effort anti-piraterie en déployant des équipes de militaires formés aux missions d’EPE. Ce fut par exemple le cas de l’Estonie et peut être bientôt  de la Serbie.

 

 

Navire civil bénéfiant de la protection d'une EPE (© MARINE NATIONALE)

 

Mais, pour les Etats, les EPE représentent un investissement humain et financier très lourd. Malgré une participation pécuniaire des armements, les effectifs sont limités et l’embarquement d’EPE étatiques ne solutionne pas le problème des navires immatriculés dans des pays étrangers. Or, l’essentiel de la flotte contrôlée par les armateurs ne bat pas pavillon national. De plus, des impératifs opérationnels, tant pour les compagnies que pour les militaires, empêchent parfois l’embarquement des militaires. Dans ces conditions, des sociétés de protection privées fleurissent et proposent leurs services aux armateurs, qui y recourent désormais massivement. Souvent formées par d’anciens militaires, les EPE privées concourent à la chute de la piraterie, aucun navire pourvu de ce type de protection embarquée n’ayant été détourné en 2012.

 

Equipe de protection privée  (© EU-NAVFOR)

 

Mais le recours à des gardes privés pose d’importants soucis juridiques et, si de nombreuses sociétés sont réputées comme sérieuses, d’autres le sont sans doute moins. Avec évidemment un risque de bavures dont la gestion légale pose problème. Pour l’heure, aucun cas avéré n’a été révélé mais le bruit court sur d’éventuels accrochages meurtriers. Des rumeurs impossibles à vérifier puisque la mer a cette faculté d’effacer rapidement toute trace d’un drame. Toujours est-il que la question de l’encadrement des EPE privées, qui paraissent désormais aussi incontournables qu’indispensables, est clairement posée. « La présence d’EPE à bord des navires est l’une des raisons du succès de la lutte contre la piraterie. On constate en effet que les navires ayant à leur bord une équipe de protection ne sont pas piratés, même s’ils sont attaqués. A l’inverse, les navires capturés n’embarquaient pas d’EPE. L’EU-NAVFOR promeut l’accompagnement du mouvement de recours aux équipes de protection privées par les armateurs. Mais il faut encadrer ce mouvement pour mieux le maitriser. L’idée, à terme, serait de mettre en place une sorte de certification », explique l’amiral Dupont.

 

Frégate française avec son hélicoptère et son embarcation rapide (© EMA)

 

Escorte d'un navire marchand (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le maintien de puissants moyens navals essentiel

 

Malgré tout, l’observation des bonnes pratiques maritimes et la présence d’EPE ne sont pas suffisantes. Il faut aussi, pour que le dispositif soit efficace, maintenir sur zone d’importants moyens aéronavals. C’est la combinaison de ces trois facteurs qui constitue la clé des résultats obtenus. Alors que les aéronefs de surveillance et de patrouille maritime ratissent l’océan à la recherche des pirates et guident les moyens de surface, les hélicoptères embarqués sur les frégates et autres bâtiments gris permettent d’intervenir loin et très vite en cas d’attaque. Emportant généralement un tireur d’élite, ils peuvent intercepter directement les embarcations, notamment en détruisant leurs moteurs si elles ne répondent pas aux injonctions de stopper, ou tout simplement, par leur simple présence, signifier aux pirates, lorsqu’ils sont parvenus à  monter à bord d’un navire civil ou s’apprêtent à le faire, qu’un bâtiment de guerre est en approche, provoquant ainsi leur fuite. Sans cette présence militaire, les pirates auraient donc tout le temps de prendre le contrôle des bateaux abordés, par exemple en s’introduisant dans les citadelles au moyen de chalumeaux, opération qui nécessite du temps. Idem pour les navires dotés d’EPE, face auxquels les pirates renoncent non seulement par peur de riposte, mais aussi, et peut être surtout, parce qu’ils savent que l’assaut va durer, ce qui laisse là encore du temps aux flottes militaires pour intervenir. Sans elles, on peut facilement imaginer que les assaillants pourraient opter pour des tactiques de harcèlement afin d’épuiser ou prendre par surprise les quelques gardes chargés de la protection des cargos et autres pétroliers. La présence des forces navales crédibilise donc les actions préventives de l’industrie maritime et permet de limiter le niveau de violence des attaques.

 

 

Tireur d'élite à bord d'un Panther (© MARINE NATIONALE)

 

Interception de pirates par les marins français (© MARINE NATIONALE)

 

Or, dans le contexte actuel de difficultés budgétaires pour de nombreuses marines et alors que les détournements au large de la Somalie connaissent une chute impressionnante, certains pays pourraient être tentés de réduire leurs efforts en faveur de la lutte contre la piraterie. « La tentative peut être grande pour les Etats d’envoyer leurs bateaux ailleurs mais il ne faut pas baisser la garde. Il faut des bâtiments sur zone car cette présence constitue une cavalerie prête à intervenir et dissuade les pirates d’attaquer ou de pousser leurs actions. Car les bonnes pratiques, comme les EPE,  n’ont qu’un effet retardateur », estime l’amiral Dupont.

 

Un phénomène contenu mais toujours aussi dangereux

 

Malgré les multiples interceptions et arrestations, accompagnées de la saisie ou de la destruction du matériel d’abordage (grappins, armes, carburant, esquifs…), la piraterie n’est en rien neutralisée. Certes, les attaques au large de la Corne d’Afrique ont significativement diminué (29 en 2012 contre 151 en 2011) et le nombre de bateaux pris en otage a été divisé par deux sur cette période (5 en 2012 contre 29 en 2011) selon les chiffres collectés par l’EU-NAVFOR. De même, les gains liés aux rançons se seraient effondrés (34 millions de dollars en 2009, 80 millions en 2010, 147 millions en 2011 et seulement 36 millions en 2012. Mais les pirates sont toujours là, leur activité ne nécessite qu’un investissement léger et les candidats prêts à tenter leur chance au large nombreux. Car la Somalie, où règnent l’insécurité et la famine, constitue un vivier de recrutement quasiment intarissable. « La menace et les capacités d’intervention des pirates somaliens, lourdement armés, restent très fortes. La présence continue des marines militaires dans la zone est vitale pour garantir que la piraterie somalienne continue à baisser. Ce mouvement positif serait inversé si les bâtiments militaires devaient quitter le golfe d’Aden et les côtes somaliennes », estime le Bureau Maritime International.

 

Evolution des attaques et détournements (© EU-NAVFOR)

 

Le rayon d'action des pirates augmente (© EU-NAVFOR)

 

Chasse aux bateaux-mère et actions à terre

 

En outre, les pirates s’adaptent aux moyens de lutte et, grâce à l’utilisation de bateaux-mères (embarcations ou navires servant de bases logistiques à des esquifs rapides utilisés pour les attaques) opèrent de plus en plus loin. Cantonné initialement au golfe d’Aden et aux approches de la côte Est somalienne, la piraterie s’est propagée à une grande partie de l’océan Indien. Ainsi, des attaques ont été constatées à plus de 1200 milles des côtes somaliennes, jusque dans le détroit du Mozambique et à l’ouest de l’Inde, sans oublier des incursions récentes dans le golfe d’Oman. Face à cela, les marines ne peuvent contrôler chaque kilomètre carré d’une zone énorme, dont la surface est cinq fois plus importante que la Méditerranée. La chasse aux bateaux-mères (qui peuvent être de grosses embarcations ou des boutres, mais aussi des navires détournés, comme des remorqueurs, des bateaux de pêche ou des navires de commerce) a donc été lancée. Mais elle est complexe et délicate. Il faut un important travail de renseignement pour identifier et localiser les suspects au milieu d’un important trafic maritime, alors que dans le cas des navires détournés, les équipages sont souvent retenus en otage.

 

 

Destruction d'un bateau-mère pirate (© EU-NAVFOR)

 

Les capacités d’action de l’EU-NAVFOR se sont également renforcée l’an dernier lorsque le Conseil européen, au moment de prolonger l’opération Atalante jusqu’au 12 décembre 2014, a décidé le 23 mars 2012 d’y ajouter un volet d’action à objectifs terrestres. Suivant un accord conclu le même mois entre l’Union européenne et le gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien, les militaires européens peuvent désormais lancer des actions depuis la mer vers le  territoire somalien afin de détruire les moyens matériels des pirates. Le premier raid de ce genre a été mené à bien en mai 2012 par un hélicoptère de l’EU-NAFOR. Au cours d’une opération nocturne, l'appareil, parti d’une frégate postée au large, a visé des esquifs pirates ainsi que des bateaux-mères dans la région de Galmudug, sur la côte orientale de la Somalie.

 

Une approche globale avec pour finalité de reconstruire la Somalie

 

Pour l’amiral Dupont, le succès des actions de lutte contre la piraterie est indéniable, mais la bataille n’est pas encore gagnée. « Nous ne devons pas être victime de notre succès, qui peut être réversible si nous baissons la garde. L’effet est à maintenir et il ne faut pas perdre de vue que des missions comme Atalante ne s’attaquent qu’aux symptômes. Pour résoudre le problème, il faudra traiter les causes de la piraterie, qui se trouvent à terre ». Ces causes se résument, bien évidemment, à la situation politique en Somalie, un pays dévasté depuis la guerre civile de 1991. Si un Etat central a été restauré dans la capitale, Mogadiscio, il reste fragile car  le pays est encore largement divisé et fait face aux velléités autonomistes de plusieurs régions, tenues par des chefs de guerre. Malgré l’aide internationale, la situation humanitaire demeure catastrophique, avec plus d’un million d’habitants déplacés sur le territoire et un autre million ayant fui dans les pays voisins, soit plus de deux millions de réfugiés pour une population totale de 10 millions d’habitants. Une crise humanitaire majeure qui a donné naissance à différents trafics et à la piraterie. « On ne pourra s’en sortir qu’avec la reconstruction de la Somalie, qui fait d’ailleurs partie d’une approche globale menée par la communauté internationale et plus particulièrement l’Union européenne ».

 

(© MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES)

 

D’importants moyens sont d’ailleurs investis dans la restauration d’un Etat de droit en Somalie. Alors que les convois humanitaires du PAM permettent de nourrir une partie importante de la population, les troupes africaines de l’AMISOM, créée en 2007, sont chargées de soutenir le gouvernement fédéral de transition (GTF) en œuvrant à la mise en œuvre d’une stratégie de sécurité permettant notamment de veiller à la bonne distribution de l’aide humanitaire. L’AMISOM est également en charge d’un important volet de formation des policiers somaliens. L’Europe, de son côté, a lancé en avril 2010 une mission de formation (EUTM) des forces de sécurité somaliennes, afin de créer le noyau d’une nouvelle armée nationale et, ainsi, appuyer le GTF. En juillet 2012, le Conseil européen a, de plus, approuvé le lancement d’une mission civile destinée à soutenir la mise en place de capacités maritimes régionales dans les Etats de la Corne d’Afrique et, pour la Somalie, assurer la formation d’une force de police côtière. EUCAP Nestor vise, ainsi, à faire en sorte que les pays puissent eux mêmes sécuriser leurs eaux territoriales et, ainsi, aider à lutter contre la piraterie. Les forces navales engagées au sein de l’EU-NAVFOR contribuent aussi à ces efforts, par des actions de formation auprès des marines et garde-côtes des pays riverains.

 

Actions de coopération et de formation dans les pays riverains (© EMA)

 

Actions de coopération et de formation dans les pays riverains (© EMA)

 

Développer les ports somaliens et créer des débouchés économiques

 

Dans le même temps, la communauté internationale souhaite soutenir, grâce à l’amélioration des conditions de sécurité, le redressement économique de la Somalie. En cela, la restauration du commerce maritime et de l’activité portuaire est fondamentale. C’est pourquoi l’objectif est de s’appuyer sur les grands ports somaliens (Berbera et Boosaaso dans le golfe d’Aden, Mogadiscio et Kismaayo en océan Indien) pour relancer depuis la mer une activité économique qui, progressivement, irriguera l’intérieur des terres, produira de la richesse, engendrera  la création d’entreprises et donc d’emplois, avec pour finalité de  permettre aux populations de retrouver un cadre de vie normal dans un climat apaisé. « Il faut s’appuyer sur les quatre grands ports somaliens pour relancer l’économie. Il y aura d’ailleurs, dans ce cadre,  probablement de belles opportunités de développement pour les entreprises européennes », souligne l’amiral Dupont.

 

Dans le même esprit, la force navale européenne ne se contente plus de chasser les pirates et d’escorter les convois humanitaires. Elle soutient également la surveillance des zones de pêche somaliennes, qui ont trop longtemps été impunément écumées faute de moyens étatiques pour assurer la souveraineté des eaux territoriales. Un pillage qui fut, d’ailleurs, l’une des racines de la résurgence de la piraterie, les pêcheurs somaliens s’en prenant à l’origine aux bateaux étrangers puisant dans leurs ressources halieutiques. En contribuant à la surveillance des eaux somaliennes et en déployant des missions d’assistance à terre, les Européens entendent, ainsi, montrer qu’ils sont aussi là pour aider la Somalie et ses habitants, à se reconstruire pour recouvrer leur autonomie.

Une action fondamentale dont la réussite, notamment conditionnée par l’adhésion de la population, est indispensable pour espérer, au fil des années, mettre un terme à la piraterie dans cette zone.

 

(© EU-NAVFOR)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 19:30
La saga du Rafale aux Emirats Arabes Unis (1/3) : le temps de la réconciliation

 

21/02/2013 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX) ferme ses portes ce jeudi, nous publions le premier volet d'une saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres : le temps de la réconciliation entre Paris et Abu Dhabi. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont réussi à rétablir une relation de confiance avec le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, l'homme fort des Emirats Arabes Unis, qui avait fortement agacé par Paris fin 2011..

 

Une fois encore la France n'aura pas ménagé ses efforts pour propulser le Rafale dans le ciel bleu des Emirats Arabes Unis. Quelques semaines après la reprise des négociations en janvier entre Abu Dhabi et Paris portant sur la vente de 60 Rafale dans la foulée de la visite de François Hollande aux Emirats, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX), qui a été inauguré dimanche, a bel et bien confirmé un net réchauffement des relations franco-émiraties sur ce dossier, qui avait fait l'objet à la fin de 2011 d'une grosse fâcherie entre Dassault Aviation et les EAU très agacés. C'est aujourd'hui du passé. Sur le salon IDEX, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et l'homme fort d'Abu Dhabi, le prince héritier, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui faisaient chacun leur propre tournée des stands des industriels, se sont croisés dimanche à deux reprises. Et ont visité ensemble dans une ambiance chaleureuse d'abord le stand de Nexter, qui attendait en vain d'être sélectionné par Abu Dhabi pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 engins blindés à roues (VBCI), puis une seconde fois chez Dassault Aviation.

Les deux hommes ont ensuite partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, qui leur a permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bien loin des déclarations très abruptes de Jean-Yves Le Drian de retour d'un premier voyage aux Emirats fin octobre où il expliquait dans « Le Parisien » à propos du Rafale que « le rôle d'un membre du gouvernement, c'est d'établir les conditions de la confiance. Les industriels, eux, doivent jouer leur rôle et proposer l'offre la plus performante. Mais il ne faut pas mélanger les genres ». Des propos qui ne sont, semble-t-il, plus d'actualité. En tout cas à des années-lumière de son action à IDEX. Car le ministre a très naturellement débriefé ensuite le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui avait lui-même discuté une bonne demi-heure avec le prince héritier sur le stand de l'avionneur.

 

Un "road map" pour Dassault Aviation

"Nous sommes ici aux Emirats parce qu'il y a ici un client majeur pour nous, explique Eric Trappier. Je devais rencontrer dans mes nouvelles fonctions Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, et nous avons échangé sur la base d'une transparence mutuelle". Le nouveau PDG de Dassault Aviation dispose aujourd'hui d'une "road map claire pour travailler", précise-t-il, mais il ne souhaite pas en dévoiler le contenu. Secret des affaires... Toutefois, le président du Conseil des industries de défense françaises (CIDEF), Christian Mons, a pour sa part indiqué qu'étant donné qu'en 2015 les premiers Mirage livrés auront 30 ans de service, "il y a une grande chance que le client (émirati) souhaite acheter en 2015/2016 et que nous commencions les livraisons en 2017/2018".

En tout cas, la reprise des négociations, accompagnée d'un nouveau climat de confiance, est une très bonne nouvelle pour Dassault Aviation et, au-delà, pour toute la filière de l'aéronautique militaire française qui ont un gros besoin pressant de charges de travail pour passer sans trop de difficultés le cap des restrictions budgétaires françaises. Toutefois, les négociations entre Abu Dhabi et Paris sont passées par tellement de haut et de bas depuis 2008, l'année de l'expression d'un intérêt pour les Rafale par les Emirats - c'est aussi le début d'une saga -, qu'il s'agit de rester prudent sur leur issue et sur un calendrier. "Le changement de gouvernance chez Dassault Aviation a été probablement l'élément clé d'une reprise des discussions entre Abu Dhabi", explique un très bon connaisseur de la région et de la famille régnante. Tout comme le changement de président de la République. L'intense activisme de Nicolas Sarkozy pour vendre le Rafale avait lui aussi fini par agacer les Emiratis, qui ont 60 Mirage 2000-9 dont ils sont très satisfaits. Certains de ces avions ont même été utilisés lors de l'opération Harmattan aux côtés de l'armée de l'air française.

 

François Hollande, VRP du Rafale ?

Nouveau président français, nouveau PDG de Dassault Aviation et... nouvelles relations de confiance entre Abu Dhabi et Paris. Les Emiratis semblent aujourd'hui convaincus que le Rafale est meilleur que le Mirage 2000-9. En outre, Eric Trappier, qui est apprécié à Abu Dhabi, a laissé de bons souvenirs. C'est lui qui a conclu la vente en 1998 de 30 Mirage 2000-9 et la modernisation de 33 autres Mirage 2000 au standard des 2000-9, alors qu'il était responsable des ventes avec les EAU au sein de la direction générale internationale de Dassault Aviation. Tout est pour le mieux donc... reste encore à trouver le bon prix pour vendre le Rafale, objet de la fâcherie entre Dassault Aviation et Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan fin 2011. Enfin, pour reprendre le fil là où il avait été interrompu, il fallait un déclic. C'est la visite aux Emirats de François Hollande en janvier, qui remet définitivement en selle le Rafale.

Le président français et son homologue émirati cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, évoquent le Rafale lors de leurs discussions. "Nous pensons que c'est un très bon avion, je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré, mais c'est pourtant le cas, aussi bien en Libye que même sur le théâtre malien", explique-t-il lors d'une conférence de presse. Nous pensons que c'est une technologie exceptionnelle, nous l'avons dit à nos amis émiriens. Ils ne le contestent pas d'ailleurs. Après, c'est une question de prix. (...) Mais ce n'est pas le président de la République française qui fixe le prix des avions. Donc cela obéit à des logiques de discussions, de négociations". C'est le feu vert pour la reprise des négociations entre le Team Rafale (Dassault Aviation, l'électronicien Thales et le motoriste Safran) et Abu Dhabi. D'ailleurs, François Hollande demande à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de revenir aux Emirats pour poursuivre les discussions. Ce qu'il fera pour le salon IDEX après quelques jours en Inde. C'est le temps de la réconciliation.

 

Des liens jamais coupés

Les liens entre Abu Dhabi et Paris n'ont jamais été coupés mais la campagne présidentielle française, puis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe gouvernementale, le temps qu'elle prenne ses marques, a freiné la reprise des discussions. « Il a fallu six mois de rodage au nouveau pouvoir français pour définir une stratégie et un volet politique à l'export », explique un grand patron de l'armement. Surtout, Abu Dhabi, débarrassé de la pression intense de Nicolas Sarkozy déployée pour parvenir à une signature rapide de ce contrat, veut se donner du temps pour renouveler leur flotte de Mirage 2000-9. Les Emiratis n'ont jamais été pressés de s'offrir de nouveaux avions de combat. Non pas qu'ils n'étaient pas intéressés par le Rafale mais simplement le renouvellement de leur fotte de combat ne coïncidait pas avec le calendrier de l'ancien président. "C'était une campagne politique orchestrée par Nicolas Sarkozy et non pas à l'initiative des industriels", rappelle un observateur. D'où ce décalage entre le besoin du client et la proposition de Paris... qui a d'ailleurs raté le coche en ne liant pas l'installation de la base interarmée française à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés, à l'achat des avions de combat par les Emiratis. "Est-ce maintenant trop tard ?", s'interrogeait en début d'année un industriel. Possible. "Avec le temps, on oublie les cadeaux qui ont été faits", poursuivait-il.

Des liens qu'aurait bien voulu détricoter le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a tout fait pour torpiller les discussions entre Dassault Aviation et Abu Dhabi. Totalement décomplexé avec les ventes d'armes, il a proposé aux Emirats lors d'une visite officielle en novembre l'Eurogighter Typhoon, fabriqué par BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica pour remplacer leur flotte actuelle de Mirage 2000-9. David Cameron a fait le job. Il a même signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une "étroite coopération" concernant les Typhoon. Londres voulait ainsi persuader les Emirats d'adopter le Typhoon, avec la volonté d'établir à plus long terme "une collaboration pour le développement de la prochaine génération d'équipement militaire aérospatial". En dépit de la pression de David Cameron, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan n'a jamais voulu annoncer que les négociations avec Dassault Aviation étaient arrêtées.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:35
Smaller Version of BrahMos Missile being Developed for IAF

A smaller variant of the 290-km range BrahMos

supersonic cruise missile is being developed for

arming IAF's fighter aircraft (photo : defence.pk)

 

20.02.2013 Defense Studies


NEW DELHI: A smaller variant of the 290-km range BrahMos supersonic cruise missile is being developed for arming IAF's fighter aircraft. 

A new version of the missile is to be fitted on the frontline aircraft of Air Force including Su-30MKI, Mirage 2000 and the future inductions such as the 126 multirole combat aircraft, BrahMos officials said today. 

For the first time, the Indo-Russian joint venture showcased the model of the new missile at the 15th anniversary celebrations of the tie-up between the two countries. 

"Dr A S Pillai (of the venture) has assured us that BrahMos will be developing a miniaturised version of the missile for our other aircraft and the future inductions," IAF chief Air Chief Marshal N A K Browne said. 

BrahMos officials said the range of the missile would be 290-kms and it would be smaller by around three metres as compared to the present missile. 

At the moment, IAF and BrahMos are working on a Rs 6,000 crore project for integrating an air-launched BrahMos on the SU-30 MKI aircraft to allow the warplane to carry one missile under its belly. 

After the new missile is developed, the SU-30MKI would be able to carry three missiles while other combat jets of the IAF would be able to carry one each, they said. 

BrahMos Aerospace is also planning to carry out the underwater testfiring of the missile in near future which is expected to pave way for its induction into the Indian submarine arm.

 
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 15:47
Le Caiman trouve un maître

21.02.2013 par Frédéric Lert

 

L’armée de Terre annonce aujourd’hui avoir formellement adopté le NH90 Caiman dans sa version TTH (Tactical Transport Helicopter). Le Caiman est destiné à prendre la relève des Puma les plus anciens, aujourd’hui à bout de souffle. Cette adoption va permettre au CFIA (Centre de Formation Inter Armées) du Cannet des Maures de débuter la formation des pilotes opérationnels avec les deux appareils qui lui ont déjà été remis.

 

 Il ne faut toutefois pas confondre adoption et mise en service opérationnelle (MSO) : cette dernière, qui « validera la pleine autonomie de l’armée de Terre à opérer sa flotte de Caiman » n’est attendue que pour 2016. Mais entre adoption et MSO, une étape intermédiaire devrait permettre à l’Alat de disposer d’un module de quatre appareils « projetables » ainsi que de six appareils au sein du 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg.

 

le prototype du Caiman, dans sa version amphibie. ICI

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:20

cyber warfare

 

WASHINGTON, 21 février - RIA Novosti

 

 

Washington estime nécessaire de maintenir un dialogue sur la sécurité informatique avec Pékin, mais reste préoccupé par les cybermenaces émanant de la Chine, a déclaré mercredi soir à Washington le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.

 

"Les Etats-Unis et la Chine sont parmi les plus principaux acteurs du cyberespace, et il est essentiel que nous continuions un dialogue stable et efficace en vue de définir les limites d'un comportement acceptable dans le cyberespace", a indiqué M.Carney lors d'une conférence de presse.

 

"Nous continuerons d'évoquer le problème des attaques informatiques dans nos négociations avec de hauts responsables chinois, dont des militaires", a-t-il poursuivi.

 

Auparavant, les médias occidentaux ont rapporté que le gouvernement US pourrait décréter des sanctions commerciales à l'encontre de la Chine s'il était confirmé que les attaques informatiques visant les entreprises et institutions américaines étaient perpétrées avec le soutien officiel de Pékin.

 

Ces informations ont été diffusées suite à la publication d'un rapport rédigé par la société américaine Mandiant, selon lequel les cyberattaques visant les Etats-Unis étaient menées par l'unité 61398 de l'armée chinoise déployée dans les faubourgs de Shanghai. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei a ensuite démenti ces accusations.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:45

Hungwe UAV

 

21 February 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Global demand for drone aircraft is especially strong in Gulf Arab states worried about regional instability, industry executives said as a big U.S. manufacturer unveiled the first sale of an unarmed Predator to the Middle East.

 

Controversy over the legality of attacks by missile-firing drones will not dampen the volatile region's enthusiasm for the technology, in part because export curbs mean most equipment sold will be for use only in reconnaissance, experts say.

 

Sello Ntsihlele, executive manager for UAVs at Denel Dynamics, a division of state-owned Denel, South Africa's biggest maker of defense equipment, told Reuters this was "the best time" for unmanned aerial vehicle (UAV) sales, Reuters reports.

 

"Demand is growing fast in developing countries, in the Middle East, the Far East and Africa. The Gulf is critical in all this," he said on the sidelines of the biennial International Defence Exhibition and Conference (IDEX) in Abu Dhabi, capital of the United Arab Emirates (UAE).

 

"I can't be specific but all countries in the Arabian Gulf are talking to us," he said, adding that Denel's UAV sales had risen around 20 percent in the last four years, driven mostly by the Middle East.

 

UAE DEAL

 

The company had received up to double the number of inquiries from prospective clients than at the same conference two years ago, Ntsihlele said.

 

At IDEX on Monday, the United Arab Emirates announced a deal to buy an unspecified number of Predator drones from the privately-owned U.S. firm General Atomics in a deal worth 722 million dirhams ($196.57 million).

 

Also on Monday, Abu Dhabi Autonomous Systems Investments (ADASI), a subsidiary of state-owned investment firm Tawazun Holding, said it had signed an agreement with Boeing Co for ADASI to "provide training, support and marketing services" for Boeing unmanned aircraft systems in the UAE.

 

Frank Pace, president at General Atomics Aeronautical, said his firm's sales had risen by about 120 percent over the last five years, though until now it had not been able to sell to the Middle East due to tight export restrictions.

 

The UAE and Saudi Arabia are among several states, according to diplomatic cables released by WikiLeaks, that have asked U.S. officials to buy armed drones but which have been rebuffed.

 

Washington says its commitments to the Missile Technology Control Regime (MTCR), a non-binding international agreement designed to limit the spread of long-range precision weaponry, restrict drone exports.

 

Thomas Kelly, principal deputy assistant secretary at the U.S. State Department's Bureau of Political-Military Affairs, told reporters at IDEX that "caution" was Washington's point of departure on drone sales.

 

"We're not pushing armed systems right now to other countries. We understand there's a lot of interest in UAVs internationally ... (but) in terms of armed UAVs I think the administration is going to take its time to make sure that we have a policy that we're comfortable with."

 

General Atomics' export-variant Predator will have no "hard points" to attach missiles and would be deliberately engineered to make adding new weaponry impossible, the firm said last year.

 

Pace said he hoped the company would get approval to sell to more countries, especially in the Middle Eastern market, where he saw great potential. "We are talking to all of the Gulf (Arab) countries," he said.

 

KEEPING TABS "VERY IMPORTANT"

 

Sales are growing in the Middle East because having developed surveillance systems is fast becoming a requirement for all states, said Theodore Karasik, director of research at the Institute for Near East and Gulf Military Analysis.

 

"The region is still unstable, there are state actors and non-state actors that want to cause trouble, and being able to keep tabs on what's happening is very important."

 

The oil-rich, sparsely-populated Gulf Arab states are alarmed at the civil war in Syria, and want to ensure that popular uprisings in North Africa do not stir dissent at home.

 

The intentions of regional rival Iran, locked in a dispute with major powers over its nuclear program, are a perennial concern for the Gulf region's hereditary ruling families.

 

Controversy over the legality of drone strikes would have little impact on global appetite for UAVs, Karasik said.

 

"Don't forget the debate over UAVs is concentrated in the United States. Countries that want that capabililty over here will make their own decisions," he added.

 

The U.S. government has dramatically increased its use of drone aircraft abroad in recent years to target al Qaeda figures in far-flung places from Pakistan to Yemen. Britain and Israel have also carried out such attacks, and dozens more states are believed to possess the technology.

 

Targeted killings carried out by remotely piloted unmanned aircraft are controversial because of the risks to nearby civilians and because of their increasing frequency.

 

General Atomics' Pace said, however, that he didn't expect the controversy to have much impact on sales.

 

Missiles are "not a significant function of the aircraft and most of the people that are buying (are buying) for ISR and are going to keep buying," he said, referring to intelligence, surveillance and reconnaissance.

 

The surge in drone use has stirred debate in the United States about the transparency of lethal strikes and the powers of the president to order attacks on U.S. citizens overseas. A 2011 strike killed U.S.-born Anwar al-Awlaki, a recruiter and propagandist for al Qaeda's Yemen-based affiliate.

 

Pace said unmanned aircraft would have to be used responsibly, but that ultimately they would help to save lives compared to some of the older systems.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:45
La “Légion” du général Lecointre

21 Février 2013 par François d'Orcival – V.A.

 

Bruxelles-Bamako. Tout juste 500 Européens mobilisés pour former de quatre à huit bataillons de Maliens… Une chance, la “nation cadre” est française !

 

Il aura fallu que les Européens s’y mettent à vingt-sept, avec deux pays observateurs, le Canada et la Norvège (membres de l’Otan), pour ne recruter que 500 hommes (et femmes) destinés à la mission de formation de quatre à huit bataillons de l’armée malienne… Un soldat européen pour trois maliens.

 

Les premiers à avoir répondu à l’appel sont les Espagnols, les Britanniques et les Belges. Ce sont les autres nations européennes qui ont un passé africain : les Espagnols, qui occupèrent jusqu’en 1975 une partie du Sahara (appelée depuis “occidentale”), intéressés par tout ce qui se passe au Sahel ; les Britanniques, qui veulent retrouver de l’influence sur le continent noir ; les Belges, qui n’ont pas oublié leur Congo.

 

Les contingents envoyés par ces différents États, auxquels se joignent des Italiens, des Suédois et des Allemands, sont bien modestes : quelques dizaines, voire une petite centaine d’officiers et de sous-officiers chacun. Au moins s’agit-il de soldats aguerris, autant que possible francophones, non seulement parce que la “nation cadre” est la France, mais aussi parce que le Mali parle français.

 

À la tête de cet embryon de “Légion étrangère européenne”, un général français, François Lecointre, jeune brigadier de 50 ans, fils de sous-marinier, officier des troupes de marine depuis sa sortie de Saint-Cyr. Il a déjà accompli près de vingt ans de service sur les théâtres extérieurs : depuis le Golfe jusqu’à la Côte d’Ivoire, en passant par la Somalie, Djibouti, le Rwanda, les Balkans. Sa promotion d’élèves officiers portait le nom de Monclar, un nom prédestiné : Monclar avait parcouru de long en large le Maroc et l’Afrique française avant d’aller se battre en Corée avec le bataillon français.

 

Lecointre a commandé le 3e régiment d’infanterie de marine envoyé à Abidjan en 2006. Après deux années passées au cabinet militaire du ministre de la Défense, il a pris le commandement de la 9e brigade légère blindée de marine, héritière de la 9e division d’infanterie coloniale. Cinq régiments, 6 000 hommes, et une devise adaptée : “Semper et ubique”, “Toujours et partout”. Le 11 janvier, au déclenchement de l’opération Serval, il était en alerte.

 

Le général Lecointre a emmené au Mali son état-major de brigade ainsi que les éléments avancés du 2e régiment d’infanterie de marine. Sur place, 250 cadres pour la formation des Maliens et l’équivalent d’une compagnie renforcée pour leur protection. Au programme, la reconstitution d’unités qui, au terme de deux mois et demi de classes, seront mises à l’épreuve sur le terrain. Si elles sont jugées aptes, elles rejoindront les forces françaises et africaines déjà engagées.

 

C’est en décembre dernier, après que les Français eurent sonné l’alarme et compris que l’armée malienne n’existait plus, que les Européens ont défini les contours de cette EUTM — mission européenne d’entraînement de l’armée malienne. Avec quel budget ? Tout juste 12 millions d’euros (hors soldes) ! Voilà ce dont dispose le général Lecointre pour une opération dont la durée est fixée à une année. Le général se demande s’il va pouvoir embarquer avec lui les bombardes et cornemuses de sa fanfare.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:40

http://www.brahmos.com/content%20image/sea-weapon-complex.jpg

 

February 21, 2013 idrw.org (INDRUS)

 

There are at least four explanations for this in the whisper corridors but nothing official has come yet from the Russians. One such explanation is that except for the P-700, the rest of the Russian fleet has 300Km missiles, same range as the BrahMos. The argument is that anything bigger would require heavier ships and subs because the P-700 is a 7 ton missile and only the Kirov class carries it.

 

The other explanation is that the Russians currently don’t have a requirement for BrahMos because they are not inducting new ships like India is. Russia’s latest inductions will happen only later this year for the new Gorshkov class frigates. The new ships will either be equipped with BrahMos or Klub missiles, depending on the budget. Klubs are cheaper but BrahMos is more capable.

 

Third, many Russian experts view BrahMos as a downgraded Yakhont and so why should Russia choose it instead of Yakhont? It is pointed out that Yakhont is the export name for the P-800 Oniks. BrahMos is just the short range version of Yakhont. The Indians wanted a longrange missile but the Russians could not give it because of the MTCR (Missile TechnologyControl Regime) stipulations and so they gave the shorter version (BrahMos) to the Indians.

 

Fourth, Russia cannot incorporate whatever they have learnt from the BrahMos because everything for the missile is out sourced from Russia. The missile’s seeker, guidance,navigation and fire control systems are all India’s responsibility for manufacturing along with the firing mechanism. Why should Russia develop the same things again and incorporate these into the Oniks?

 

However, BrahMos has a greater tactical value over Yakhont. While Yakhont is an anti-shipcruise missile only and can be fired from ships, BrahMos can be used against any land or seabased target and can be fired from any platform be it land, sea, air or underwater.

 

BrahMos a Game Changer for India

 

Whatever Russia’s reasons are for not integrating the BrahMos missiles in its armed forces yet, for India BrahMos is a potent weapon and a veritable game changer. In view of this, Antony, in his February 19, 2013 speech announced that the Indian government has decided to expand the infrastructure at multiple centres to cater to larger production requirement of BrahMos missiles and systems. He said the Indian armed forces consider BrahMos to be an important weapon due to its speed, precision and power.

 

Antony also said that the cooperation between the scientists and scientific expertise of India’s DRDO and Russia’s NPOM and many other organizations from India and Russia has proved that there is a way to do things faster and take the lead in the world. He pointed out that the partnership has blossomed and yielded results, which have not been achieved by any other country.

 

The minister said that the role of DRDO, NPOM and the quality assurance agencies ingrooming this industry to achieve high technology levels and a superior quality product has indeed resulted in customer’s delight, that is, the Indian defence forces. He remarked that this process has resulted in a new trend of thinking, in terms of a collaboration and joint venture, as India too could share its technology and products with others.

 

Indian Air Force Chief NAK Browne in his address said that the modified Su-30 Mk-1 aircraft will soon be equipped with BrahMos missile. It should be pointed out in this context that the Indian Army and the Navy have already got BrahMos, while the IAF will get it by 2014. The integration of the new BrahMos missile on to Sukhoi’s Su-30MKI long-rangefighter is due to reach a key milestone this year with integration of the weapon on test aircraft, ahead of planned first deliveries to the IAF in 2014

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:30

Rafale photo2 Sirpa Air

 

21/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deuxième volet de la saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres. Voici le temps des espoirs... mais aussi des concessions. C'est en juin 2008 que les Emirats Arabes Unis ont dévoilé des discussions préliminaires en vue d'acquérir jusqu'à 63 Rafale. A l'été 2010, les négociations se compliquent.

 

Un an après le fiasco franco-français retentissant du Rafale au Maroc, Nicolas Sarkozy arrache une promesse de vente des Emirats Arabes Unis (EAU) jusqu'à 63 avions de combat tricolore. C'est précisément le 5 juin 2008 que sont officiellement évoquées pour la première fois des "discussions préliminaires" entre les deux pays. Selon une source officielle, citée par l'agence émiratie officielle Wam, "des discussions se déroulent entre le gouvernement des Emirats arabes unis et la République française" sur une vente de Rafale. Dans la foulée, l'ancien président, très marqué par l'échec du Rafale au Maroc - sa responsabilité n'est pourtant pas engagée -, estime que l'intention émiratie d'acheter éventuellement des Rafale est "une bonne nouvelle pour la France". Le chef de l'Etat précise toutefois qu'il "n'y a pas de date fixée ni de négociations commerciales entamées à ce stade". Mais il rajoute toutefois qu'en "cas de signature prochaine de contrat, les premiers appareils pourraient être livrés à partir de 2012. Les discussions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent". Aussitôt, le titre Dassault Aviation s'envole, gagnant 8,2 %, à 595 euros, une heure après l'ouverture du marché parisien. C'est le début d'une saga... qui a rebondi plus de quatre ans plus tard en janvier 2013 avec le voyage à Abu Dhabi de François Hollande, qui a relancé le Rafale dans le ciel des Emirats.

 

Le Rafale, ou l'une des obsessions de Nicolas Sarkozy, qui se verrait bien être le premier président français à accrocher la signature d'un contrat export pour le matériel le plus emblématique de l'industrie de l'armement française. Le Rafale, ou comment vendre cet avion de combat jamais encore vendu... Toujours très bien noté dans les pays où il est en compétition mais jamais gagnant. Même François Hollande commence à se piquer au jeu, son voyage à Abu Dhabi en est le reflet. Et la posture un peu dédaigneuse qu'il a adopté lors des premiers voyages présidentiels vis-à-vis des grands contrats semble avoir changé. En Arabie saoudite, il avait déclaré à Reuters, qu'il n'était "pas venu signer je ne sais quel contrat. C'est une relation personnelle et de confiance qui devait être établie". Les temps changent mais cela restera probablement inavouable. Nicolas Sarkozy lui a foncé sans aucun état d'âme. Car au fil du temps, la vente du Rafale est devenue l'un des défis personnels de l'ancien président. L'objecitf de vendre le Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation, l'a très souvent accompagné lors de ses déplacements à l'étranger. A tel point que Nicolas Sarkozy tentera même de le proposer à des pays où il n'avait pratiquement aucune chance de succès. C'est le cas du Koweït et du Sultanat d'Oman, qui ne peuvent pas s'offrir cet appareil pour des raisons politiques, des pays trop dépendants de Washington. Et l'ancienne colonie de Sa Majesté, Oman, ne cache pas non plus un fort tropisme britannique. D'où son achat fin 2012 de douze Eurofighter Typhoon, l'avion de combat de BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica.

 

Des percées pour le Rafale mais pas de concrétisation

 

L'activisme de Nicolas Sarkozy permettra toutefois d'obtenir de réelles percées commerciales accompagnées par de vraies négociations commerciales. Le Rafale sera ainsi au coeur des relations politiques entre la France et le Brésil et entre Paris et Abu Dhabi. Deux pays où il a su instaurer au départ une relation de confiance très étroite, notamment avec l'ancien président, Lula. Mais elle se finira mal... "Nicolas Sarkozy a été l'origine de ces deux campagnes, qui sont des campagnes très politiques et qui ne sont pas à l'initiative des clients", rappelle un très bon observateur. Surtout ces campagnes n'ont pas collé avec un besoin opérationnel des armées de l'air de ces pays, voire même avec leur budget.

Mais pressés par Nicolas Sarkozy, les Emiratis jouent le jeu... avec quelques réticences. Ce qu'une source proche du dossier résume ainsi : "lorsque vous rentrez dans une concession mais que vous n'avez pas un besoin fondamental de changer votre voiture, vous vous montrez très exigeant avec le vendeur en lui demandant toutes les options possibles au meilleur prix". Résultat, le Rafale tel qu'Abu Dhabi le voulait en 2010 est "un véritable sapin de Noël", expliquent alors à La Tribune des proches des négociations. Des moteurs plus puissants (9 tonnes au lieu de 7,5), un missile antinavire américain Harpoon sous les ailes du Rafale, une électronique améliorée (radar AESA et guerre électronique Spectra). Au total, le coût de modernisation de l'avion de combat exigé par Abu Dhabi s'élevait en 2010 entre 4 et 5 milliards d'euros. Un montant à partager entre la France et les Emirats.

 

Le temps des concessions

 

Pour l'heure, au début de l'année 2009, Paris croit encore à un succès rapide. Les autorités estiment alors que le partenariat en matière de défense très étroit entre la France et les Emirats Arabes Unis, voulu et négocié par l'Elysée, dont le symbole est la base interarmée qui est en train d'être installée à Al Dahfra (Abu Dhabi), permettra à la France de signer le contrat tant désiré. C'est bien mal connaître les Emiratis, de très fins négociateurs qui jouent sur du velours, connaissant la volonté à tout prix de l'Elysée de signer ce contrat. Abu Dhabi va jouer sur deux tableaux, l'un diplomatique avec l'Elysée et l'autre commercial avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran), qui lui résistera mieux aux demandes excessives des Emiratis.

 

Mais pour Paris, aveuglé par la signature de ce contrat, le chemin de croix commence vraiment. L'Elysée est au début de toute une série d'exigences d'Abu Dhabi, dont la plupart seront satisfaites... sans aucune contrepartie. Et ce contrairement à ce que pensait l'Elysée, il n'y aura par exemple aucun contrat signé en contrepartie de la construction de la base interarmée d'Al Dhafra située à 40 kilomètres d'Abu Dhabi. Ni en mai 2009 lors de l'inauguration de la base, ni après. L'installation de l'armée française dans le Golfe avait fait l'objet d'un accord signé début 2008 par Nicolas Sarkozy lors d'un précédent voyage. Une déception pour le président français, qui ne l'empêchera pas de donner le coup d'envoi, lors de l'inauguration de la base française, pour la construction du Louvre Abu Dhabi, premier musée universel au Moyen Orient. En juin 2009, on reparle aussi du Rafale lors du salon aéronautique du Bourget, Paris vise à cette époque la fin des négociations au début du printemps 2010. Le ministre de la Défense d'alors, Hervé Morin, estime également en décembre 2009 possible la signature d'un contrat Rafale en 2010. D'autant que "le verrouillage technique a été effectué et la signature du contrat est balistique", expliquait-on à La Tribune en octobre.

 

Des nuages noirs sur les négociations

 

Début 2010, le climat reste encore très bon. Français et Emiratis travaillent pour finaliser cette fois le contrat à l'été, la négociation sur la définition de l'appareil émirati est alors pratiquement bouclée. Les négociateurs en sont même à évoquer alors le calendrier de livraison des différents standards du Rafale. Nicolas Sarkozy évoque lui-même un possible contrat avec les Emirats, faisant étant "d'une forte espérance en ce qui concerne la vente de Rafale par la France aux EAU. Nous entrons dans une phase de discussions assez approfondies". Mais patratas deux articles successifs dans la presse française vont très fortement ralentir les négociations. C'est d'abord "Le Figaro", la propriété de Dassault - un comble - qui publie en juin un article sur la sécurité d'Abu Dhabi, qui a fortement déplu surplace et qui a fait désordre dans le Golfe. Ensuite, un général de l'armée française révèle en août des détails secrets des négociations dans une interview à la Revue défense et sécurité internationale. C'est trop pour les Emiratis, qui explosent de rage. Et ils envoient un signal très fort à Paris. Ils menacent de mettre en concurrence le F/A-18E/F face au Rafale. Et pour bien montrer leur irritation, Abu Dhabi, selon le site américain Defensenews, a demandé durant le mois d'août à Boeing des informations sur les versions monoplace et biplace du F/A-18E/F Super Hornet.

 

Et Paris n'est pas au bout de ses peines. A l'automne 2010, Abu Dhabi rajoute dans les discussions une nouvelle exigence pour acquérir le Rafale. Les Emiratis, qui sont revenus à la table des négocations, se montrent exigeants. Ils mettent désormais dans la balance des droits de trafic supplémentaires (autorisations de vols) en France, essentiellement à Roissy, pour leurs compagnies aériennes Emirates (Dubai) et surtout Etihad, le transporteur d'Abu Dhabi. Une exigence à une semaine environ d'un deuxième round de négociations bilatérales sur les services aériens et six mois après l'échec du premier. Paris avait rejeté en bloc les exigences colossales des Emirats (un doublement du nombre de vols en France). Les représentants d'Abu Dhabi étaient partis furieux. Mais, fin 2010, le Rafale est en danger et le dossier devient très politique. Entre Air France et Dassault Aviation, deux de ses fleurons, Paris doit choisir.

 

L'Elysée choisira l'avionneur. Fin janvier 2011, la France autorise les compagnies du Golfe à défier davantage Air France dans l'Hexagone. Car face à des centaines d'Airbus, une soixantaine de Rafale, un gros contrat d'approvisionnement d'uranium pour Areva, les arguments de la compagnie française pour inciter les autorités françaises à refuser des vols supplémentaires aux compagnies émiraties n'ont pas pesé bien lourd. Mais le chemin de croix de Paris va pourtant se poursuivre en 2011.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:30
Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

 

21/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Troisième et dernier volet de la saga du Rafale aux Emirats Arabes Unis, le temps des fâcheries. Si l'année 2010 a été compliquée, celle de 2011 le sera encore plus. Le Rafale ne sortira des turbulences qu'en 2012.

 

Après une année 2010 où les relations franco-émiraties se sont nettement rafraichies, 2011 commence bien pour les chances du  Rafale aux Emirats Arabes Unis. La France a lâché fin janvier en rase campagne Air France en augmentant les droits de trafic aux compagnies émiraties (Emirates et Etihad) vers Roissy notamment. Au grand dam de la compagnie tricolore qui voit ses rivales arrivées en force en France. Mais Paris a voulu à tout prix éviter une nouvelle crise avec les Emirats pour ne pas compromettre à nouveau les chances du Rafale. Les équipes du Team Rafale (Dassault Aviation, Thales, Safran) peuvent reprendre le chemin d'Abu Dhabi pour reprendre les négociations là où les Emiratis les avaient abandonnées. Moqué en France pour son incapacité à être vendu à l'export, cet avion de combat, un concentré de la haute technologie française, devrait forcément l'être un jour. En 2011 ? Pourquoi pas aux Emirats arabes unis, où l'équipe France y croit à nouveau au début de l'année 2011. "Nous espérons de bonnes nouvelles cette année. Les discussions continuent avec les Emirats Arabes Unis", estime le nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé dans une interview accordé en janvier au "Monde".

 

D'autant que les industriels ont réussi à réduire les surcoûts de développement à 3 milliards d'euros environ (contre une estimation initiale de 4 à 5 milliards). "Avant la Libye, la feuille de route technologique incluait un moteur plus puissant. Aujourd'hui, la motorisation actuelle (la version de l'armée de l'air française, ndlr) a montré toute sa pertinence", confirmera en juillet, le successeur d'Alain Juppé, Gérard Longuet. En février, les négociations progressent et sont "un peu plus actives", estime pourtant prudemment le directeur général international de Dassault Aviation, Eric Trappier, le jour de l'ouverture à Abu Dhabi du Salon IDEX. Mais encore une fois les relations tumultueuses entre les deux pays vont reprendre le dessus. Lors de l'inauguration d'IDEX, le prince héritier Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan ignore ostensiblement le stand Thales, pourtant situé entre celui de Dassault Aviation et de Safran, deux stands sur lesquels le prince s'arrête. Le groupe d'électronique, l'un des très grand fournisseurs d'équipements civils et militaires des Emirats ,a pourtant toujours joui d'une très bonne image dans le pays.

 

Crise entre Thales et Abu Dhabi

 

Que se passe-t-il entre Thales et les Emirats ? Une crise majeure couve entre Abu Dhabi et le groupe d'électronique, l'un des principaux partenaires industriels du Rafale, une information révélée à l'époque par La Tribune, qui s'est procuré à l'époque un télex diplomatique explosif. Les diplomates sont très inquiets sur la relation entre les deux pays. "Les prises de position (de Thales, ndlr) - sur les offsets (les compensations pour obtenir un contrat à l'export, Ndlr) notamment - sont incompréhensibles pour les autorités émiriennes. Elles peuvent impacter négativement les intérêts du groupe aux EAU, et indirectement sur certains projets, nos intérêts globaux", dont la vente de Rafale , s'alarment les diplomates en poste à Abu Dhabi. Ce constat est confirmé par plusieurs sources contactées à l'époque par La Tribune. "Cette attitude paraît de plus en plus intenable sauf à accepter des dommages durables", explique l'ambassade d'Abu Dhabi. Dans la foulée de ces révélations, le PDG de Thales, Luc Vigneron, s'envolera très vite pour Abu Dhabi... pour éteindre l'incendie et finalement signer l'accord cadre sur les nouvelles règles d'offset mises en vigueur par les autorités émiriennes depuis septembre 2010. Un dossier personnellement suivi par Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui a fait plier Thales.

 

Quelques mois passent, les négociations tournent au ralenti. Mais au cours de l'été 2011, les négociations entre Paris et Abu Dhabi reprennent très activement. "C'est un classique des Émirats de négocier pendant le ramadan", sourit alors un bon connaisseur de ces dossiers. Cela avait été le cas pour les Mirage 2000-9 achetés en 1998 à Dassault Aviation. Ainsi, l'équipe de négociations de Team Rafale et du missilier MBDA ont été "convoqués" par les autorités émiraties, qui mènent depuis le début le tempo des discussions, pour reprendre les négociations passées par des hauts et des bas depuis trois ans. Avec cette nouvelle phase de négociations, les Émirats ont semble-t-il changé d'attitude avec Paris. "Ce qui est nouveau, c'est qu'Abu Dhabi veut maintenant le Rafale", explique-t-on alors à La Tribune. Qu'est-ce qui a fait changer les Emiratis ? La Libye, plus précisément les performances du Rafale lors de l'opération Harmattan. Les observateurs du Golfe, qui ont disséqué les performances opérationnelles du Rafale en Libye ont été favorablement impressionnés. Du coup, les Émiratis sont dans un état d'esprit complètement différents et les négociations sont beaucoup "plus raisonnables" qu'auparavant, explique-t-on à La Tribune. Et certains se risquent à nouveau sur un calendrier pour une signature d'ici à la fin de l'année. Notamment lors du salon aéronautique de Dubaï prévu en novembre. Gérard Longuet, qui va être binetôt mis sur la touche sur ce dossier, l'assure quant à lui en octobre sur la chaîne LCI : "il y aurait une très forte probabilité que le contrat soit conclu".

 

Le prix du Rafale énerve énormément Abu Dhabi

 

Sauf qu'à nouveau un galet se glisse dans les négociations, qui se sont nettement durcies au fil de l'été. La question du prix fâche déjà à Abu Dhabi. La visite expresse à Paris (moins de 12 heures), fin septembre, du prince héritier d'Abu Dabi, qui a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Élysée, s'est plutôt mal passée. Mal préparée, cette rencontre, censée tout remettre en ordre, ne fait pas avancer d'un pouce le dossier du Rafale. Bien au contraire. Mal briefé, le chef de l'Etat, pensant que le dossier Rafale était enfin réglé, aborde cette rencontre avec un angle de politique régionale, évoquant entre autre la question de la Palestine. Cheikh Mohammed repart de Paris sans avoir les réponses qu'il attendait. D'autant qu'il se plaint d'un gros écart de prix entre ses estimations et celles de Dassault Aviation. C'était pourtant l'une de ses trois demandes personnelles à Nicolas Sarkozy : obtenir un prix raisonnable. Ses deux autres souhaits : disposer d'un avion plus performant que le Mirage 2000-9 et que la France finance une partie des coûts non récurrents du Rafale.

 

Le débriefing de la visite de Cheikh Mohammed à l'Elysée est violent , rapporte un observateur. Conséquence, quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy décide de confier le dossier au ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. "Il fallait une personne de poids pour remettre le dossier à l'endroit", explique-t-on à La Tribune. Mais c'est trop tard. Abu Dhabi boudeur, mettra quant à lui très longtemps pour désigner un nouveau patron des négociations. Et décide de mettre à l'épreuve les Français avec l'Eurofighter. La crise va éclater quelques mois plus tard sur la place publique en plein salon de Dubaï. En outre, ils sont furieux contre la façon dont la France mène les négociations : trop d'interlocuteurs étatiques après le départ du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, au ministère de l'Intérieur ainsi que l'attitude "arrogante" de Dassault Aviation, selon des sources concordantes. Des progrès ont pourtant été réalisés après la visite express fin septembre à Paris de Cheikh Mohammed. Mais pas suffisamment pour Abu Dhabi visiblement. "Depuis la reprise en main par Alain Juppé du dossier Rafale aux Emirats , tout le monde en France marche dans le même sens pour vendre le Rafale, sauf Dassault", murmurait-on au premier jour du salon de Dubaï dans les allées.

 

Entrée en piste de l'Eurofighter

 

C'est même une douche glacée pour le camp français le dimanche lors de l'inauguration du salon aéronautique, le Dubaï Airshow. Les Emirats arabes unis, jusqu'ici en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour l'acquisition de 60 Rafale, révèlent avoir demandé au consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmecannica) de lui faire une offre commerciale. Une annonce qui prend complètement au dépourvu tous les industriels et officiels français présents au salon. Interrogés au Dubaï Airshow par La Tribune, ils minimisent ce coup de théâtre. Ils assurent pour la plupart qu'il s'agit d'une tactique des EAU pour faire baisser le prix du Rafale, jugé trop cher. Le ministre de la Défense confirme officiellement que "cette demande de cotation apparaît plus comme une mesure d'animation de la procédure". Il veut encore croire que "la France est proche du point final d'une négociation très bien engagée. Selon la position que l'on occupe, chaque froncement de sourcils peut rapporter ou coûter quelques centaines de millions d'euros", précise-t-il.

 

Ce qui a le don d'énerver encore plus les Emiratis, qui à la fin du salon, publient de façon très inhabituelle un communiqué cinglant. "Grâce au président Sarkozy, la France n'aurait pas pu en faire plus sur le plan diplomatique ou politique pour faire aboutir un accord sur le Rafale", déclare dans un communiqué le prince héritier d'Abu Dhabi. "Malheureusement, Dassault semble ne pas avoir conscience que toutes les bonnes volontés politiques et diplomatiques du monde ne peuvent permettre de surmonter des termes commerciaux qui ne sont pas compétitifs et à partir desquels on ne peut travailler". Résultat, les négociations sont au mieux gelées pour une longue période, au pire Abu Dhabi n'achètera jamais le Rafale.

 

Le forcing de Nicolas Sarkozy avant l'élection présidentielle

 

Une situation irrattrapable. C'est sans compter sur l'énergie de Nicolas Sarkozy, qui tente de réanimer les négociations. Trois mois après la crise augüe entre les Emirats et Dassault Aviation, l'avionneur serait à nouveau proche d'un accord avec les Emirats en février 2012 pour la vente des 60 Rafale. Incroyable. Une visite de Nicolas Sarkozy est même prévue le 12 février à Abu Dhabi, puis reportée début mars même si certains observateurs estiment que ce serait encore un peu tôt. Plutôt fin mars, début avril. Tous attendent désormais le feu vert du cheikh Mohammed bin Zayed. Car lui et lui seul décidera quand il signera ce contrat. Peu importe la pression de Paris et du candidat Sarkozy. "Quand, c'est la question que tout le monde se pose", rappelle alors une source contactée par La Tribune. Une chose est sûre, les relations se sont complètement détendues entre Paris et Abu Dhabi depuis la crispation de novembre. Et les visites sont nombreuses et régulières, le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, et son patron des affaires internationales, Eric Trappier, y étaient encore en février. Des gesticulations qui n'aboutiront pourtant à aucun contrat au final. Car il aurait été incroyable que les Emirats fassent un geste pour Nicolas Sarkozy donné perdant avant l'élection présidentielle. Ce dernier s'est pourtant battu jusqu'au dernier moment pour convaincre les EAU de signer un contrat dans le courant du premier trimestre 2012.

 

Pour Nicolas Sarkozy, c'est un échec. Le président voulait constituer une équipe de France unie, qui parle d'une seule voix à l'exportation pour gagner les grands appels d'offres internationaux civils et militaires, notamment ceux concernant le Rafale. Pour ce faire, il avait nommé un pilote, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, en qui il avait toute confiance, et créé un outil, la war room, censée impulser une stratégie et une cohérence à ce qu'il appelait l'équipe de France. Le bilan est plutôt mitigé au bout de cinq ans mais au moins, la France parlait d'une seule et même voix à ses interlocuteurs. Sauf qu'avec le départ de Claude Guéant au ministère de l'Intérieur, la cacophonie est revenue dans cette équipe de France privée de capitaine. Abu Dhabi, qui avait relancé les négociations en plein été sur un rythme intensif, y compris lors du ramadan en août, entendaient depuis quelques semaines plusieurs sons de cloche au gré des visiteurs venus vendre les qualités et les prouesses du Rafale. Les Emirats avaient trop d'interlocuteurs, l'industriel mais aussi beaucoup trop d'étatiques, confirme-t-on au ministère de la Défense, qui stigmatise plutôt l'Etat et ses chapelles trop nombreuses. Un pilote a fait défaut.

 

Calme plat en 2012

 

A partir du deuxième trimestre, il ne se passera plus rien... ou presque pendant six mois en raison de la fin de la campagne présidentielle et de la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale. Fin mai, c'est même la panne pour le Rafale aux Emirats. Plusieurs sources concordantes industrielles et étatiques confirment que les négociations sur la vente de 60 Rafale sont alors au point mort. "La France a redécouvert que le client n'avait pas forcément besoin de ces avions de combat tout de suite mais plutôt à un horizon un peu plus lointain", explique-t-on à La Tribune. Seul fait notable positif, l'avion de combat se dote du nouveau radar RBE2 à antenne active de Thales, ce qui se fait de mieux actuellement. Seuls les avions de combat américains sont équipés avec.

 

On reparle enfin du Rafale aux Emirats en octobre. Le message s'adresse clairement aux Emiratis. De retour d'une visite aux Emirats, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian indique le 24 octobre dans une interview à Aujourd'hui en France/Le Parisien que les négociations pour la vente de 60 Rafale n'avait pas été abordée en raison d'une dégradation des relations entre la France et les Emirats. Selon lui, "ce dossier empoisonnait nos rapports. Les Rafale attendront. Cette discussion viendra ultérieurement", explique Jean-Yves Le Drian. "Mon objectif était de rétablir la confiance" car il y a "un effilochage" des relations entre les deux pays "depuis dix-huit mois". Conséquence, selon lui, "les EAU, qui effectuaient 70 % de leurs dépenses militaires en France, ont fait passer ce pourcentage à 10 %", affirme-t-il. Mais la visite de François Hollande mi-janvier à Abu Dhabi relance enfin le Rafale. Inch allah.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:14

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

21/02/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX) ferme ses portes ce jeudi, nous publions le premier volet d'une saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres : le temps de la réconciliation entre Paris et Abu Dhabi. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont réussi à rétablir une relation de confiance avec le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, l'homme fort des Emirats Arabes Unis, qui avait fortement agacé par Paris fin 2011..

 

Une fois encore la France n'aura pas ménagé ses efforts pour propulser le Rafale dans le ciel bleu des Emirats Arabes Unis. Quelques semaines après la reprise des négociations en janvier entre Abu Dhabi et Paris portant sur la vente de 60 Rafale dans la foulée de la visite de François Hollande aux Emirats, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX), qui a été inauguré dimanche, a bel et bien confirmé un net réchauffement des relations franco-émiraties sur ce dossier, qui avait fait l'objet à la fin de 2011 d'une grosse fâcherie entre Dassault Aviation et les EAU très agacés. C'est aujourd'hui du passé. Sur le salon IDEX, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et l'homme fort d'Abu Dhabi, le prince héritier, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui faisaient chacun leur propre tournée des stands des industriels, se sont croisés dimanche à deux reprises. Et ont visité ensemble dans une ambiance chaleureuse d'abord le stand de Nexter, qui attendait en vain d'être sélectionné par Abu Dhabi pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 engins blindés à roues (VBCI), puis une seconde fois chez Dassault Aviation.

 

Les deux hommes ont ensuite partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, qui leur a permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bien loin des déclarations très abruptes de Jean-Yves Le Drian de retour d'un premier voyage aux Emirats fin octobre où il expliquait dans « Le Parisien » à propos du Rafale que « le rôle d'un membre du gouvernement, c'est d'établir les conditions de la confiance. Les industriels, eux, doivent jouer leur rôle et proposer l'offre la plus performante. Mais il ne faut pas mélanger les genres ». Des propos qui ne sont, semble-t-il, plus d'actualité. En tout cas à des années-lumière de son action à IDEX. Car le ministre a très naturellement débriefé ensuite le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui avait lui-même discuté une bonne demi-heure avec le prince héritier sur le stand de l'avionneur.

 

Un "road map" pour Dassault Aviation

 

"Nous sommes ici aux Emirats parce qu'il y a ici un client majeur pour nous, explique Eric Trappier. Je devais rencontrer dans mes nouvelles fonctions Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, et nous avons échangé sur la base d'une transparence mutuelle". Le nouveau PDG de Dassault Aviation dispose aujourd'hui d'une "road map claire pour travailler", précise-t-il, mais il ne souhaite pas en dévoiler le contenu. Secret des affaires... Toutefois, le président du Conseil des industries de défense françaises (CIDEF), Christian Mons, a pour sa part indiqué qu'étant donné qu'en 2015 les premiers Mirage livrés auront 30 ans de service, "il y a une grande chance que le client (émirati) souhaite acheter en 2015/2016 et que nous commencions les livraisons en 2017/2018".

 

En tout cas, la reprise des négociations, accompagnée d'un nouveau climat de confiance, est une très bonne nouvelle pour Dassault Aviation et, au-delà, pour toute la filière de l'aéronautique militaire française qui ont un gros besoin pressant de charges de travail pour passer sans trop de difficultés le cap des restrictions budgétaires françaises. Toutefois, les négociations entre Abu Dhabi et Paris sont passées par tellement de haut et de bas depuis 2008, l'année de l'expression d'un intérêt pour les Rafale par les Emirats - c'est aussi le début d'une saga -, qu'il s'agit de rester prudent sur leur issue et sur un calendrier. "Le retrait de Charles Edelstenne (l'ancien PDG de Dassault Aviation, ndlr) a été probablement l'élément clé d'une reprise des discussions entre Abu Dhabi", explique un très bon connaisseur de la région et de la famille régnante. Tout comme le changement de président de la République. L'intense activisme de Nicolas Sarkozy pour vendre le Rafale avait lui aussi fini par agacer les Emiratis, qui ont 60 Mirage 2000-9 dont ils sont très satisfaits. Certains de ces avions ont même été utilisés lors de l'opération Harmattan aux côtés de l'armée de l'air française.

 

François Hollande, VRP du Rafale ?

 

Nouveau président français, nouveau PDG de Dassault Aviation et... nouvelles relations de confiance entre Abu Dhabi et Paris. Les Emiratis semblent aujourd'hui convaincus que le Rafale est meilleur que le Mirage 2000-9. En outre, Eric Trappier, qui est apprécié à Abu Dhabi, a laissé de bons souvenirs. C'est lui qui a conclu la vente en 1998 de 30 Mirage 2000-9 et la modernisation de 33 autres Mirage 2000 au standard des 2000-9, alors qu'il était responsable des ventes avec les EAU au sein de la direction générale internationale de Dassault Aviation. Tout est pour le mieux donc... reste encore à trouver le bon prix pour vendre le Rafale, objet de la fâcherie entre Dassault Aviation et Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan fin 2011. Enfin, pour reprendre le fil là où il avait été interrompu, il fallait un déclic. C'est la visite aux Emirats de François Hollande en janvier, qui remet définitivement en selle le Rafale.

 

Le président français et son homologue émirati cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, évoquent le Rafale lors de leurs discussions. "Nous pensons que c'est un très bon avion, je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré, mais c'est pourtant le cas, aussi bien en Libye que même sur le théâtre malien", explique-t-il lors d'une conférence de presse. Nous pensons que c'est une technologie exceptionnelle, nous l'avons dit à nos amis émiriens. Ils ne le contestent pas d'ailleurs. Après, c'est une question de prix. (...) Mais ce n'est pas le président de la République française qui fixe le prix des avions. Donc cela obéit à des logiques de discussions, de négociations". C'est le feu vert pour la reprise des négociations entre le Team Rafale (Dassault Aviation, l'électronicien Thales et le motoriste Safran) et Abu Dhabi. D'ailleurs, François Hollande demande à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de revenir aux Emirats pour poursuivre les discussions. Ce qu'il fera pour le salon IDEX après quelques jours en Inde. C'est le temps de la réconciliation.

 

Des liens jamais coupés

 

Les liens entre Abu Dhabi et Paris n'ont jamais été coupés mais la campagne présidentielle française, puis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe gouvernementale, le temps qu'elle prenne ses marques, a freiné la reprise des discussions. « Il a fallu six mois de rodage au nouveau pouvoir français pour définir une stratégie et un volet politique à l'export », explique un grand patron de l'armement. Surtout, Abu Dhabi, débarrassé de la pression intense de Nicolas Sarkozy déployée pour parvenir à une signature rapide de ce contrat, veut se donner du temps pour renouveler leur flotte de Mirage 2000-9. Les Emiratis n'ont jamais été pressés de s'offrir de nouveaux avions de combat. Non pas qu'ils n'étaient pas intéressés par le Rafale mais simplement le renouvellement de leur fotte de combat ne coïncidait pas avec le calendrier de l'ancien président. "C'était une campagne politique orchestrée par Nicolas Sarkozy et non pas à l'initiative des industriels", rappelle un observateur. D'où ce décalage entre le besoin du client et la proposition de Paris... qui a d'ailleurs raté le coche en ne liant pas l'installation de la base interarmée française à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés, à l'achat des avions de combat par les Emiratis. "Est-ce maintenant trop tard ?", s'interrogeait en début d'année un industriel. Possible. "Avec le temps, on oublie les cadeaux qui ont été faits", poursuivait-il.

 

Des liens qu'aurait bien voulu détricoter le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a tout fait pour torpiller les discussions entre Dassault Aviation et Abu Dhabi. Totalement décomplexé avec les ventes d'armes, il a proposé aux Emirats lors d'une visite officielle en novembre l'Eurogighter Typhoon, fabriqué par BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica pour remplacer leur flotte actuelle de Mirage 2000-9s. David Cameron a fait le job. Il a même signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une "étroite coopération" concernant les Typhoon. Londres voulait ainsi persuader les Emirats d'adopter le Typhoon, avec la volonté d'établir à plus long terme "une collaboration pour le développement de la prochaine génération d'équipement militaire aérospatial". En dépit de la pression de David Cameron, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan n'a jamais voulu annoncer que les négociations avec Dassault Aviation étaient arrêtées.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:29

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-5/2195290-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-5.jpg

 

20/02/2013 Sources : EMA - Opérations

 

Le 20 février 2013 a pris fin le mandat 29 de la force Licorne sous le commandement du colonel François-Xavier Mabin, chef de corps du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Ce dernier, COMANFOR Licorne depuis le 18 octobre 2012, a passé la main au colonel Vincent Giraud, chef de corps du 1er régiment de Spahis.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29/2195285-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29.jpg

 

Ce mandat a été marqué par de nombreuses actions au profit des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). De l’exercice de grande ampleur « Akwaba » au mois de novembre où plus de 600 militaires et 120 véhicules ont été déployés, en passant par les nombreux détachements d’instruction opérationnelle, la force Licorne a rempli sa mission d’accompagnement de la réforme de l’armée ivoirienne. Au total une quinzaine de formation ont été dispensées au profit des FRCI dans différents domaines : la navigation, la formation à l’exercice de l’autorité, la tactique.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-4/2195275-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-4.jpg

 

Au cours de la cérémonie de transfert d’autorité, le colonel François Xavier Mabin a décerné plusieurs médailles de la défense nationale à des officiers des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) s'étant particulièrement illustrés pendant le mandat de la force.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-1/2195270-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-1.jpg

 

Depuis le 12 janvier, l’escadron Alpha (1er RHP), 3 sections de la compagnie Bravo (3ème RPIMa) et le Train de Combat n°2 de la compagnie de commandement et de logistique interarmées de l’opération Licorne ont été engagés dans l’opération Serval au Mali. Le reste du personnel de la Force, resté au camp de Port Bouët, a assuré le soutien logistique de l’opération (accueil d’un détachement air, d’un bataillon parachutistes et d’une base opérationnelle aéroportée) tout en cumulant les missions propres à Licorne : défense du camp, accompagnement de l’armée ivoirienne…

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-3/2195265-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-3.jpg

 

La force Licorne a poursuivi son action d’aide aux populations, ponctuellement ou à moyen terme. A Noël par exemple avec la distribution de cadeaux aux enfants, de kits scolaires et de sport ou pour la réalisation d’un à Lomo Nord. Pour ce chantier, le forage est terminé et la pompe a été mise en place. Les travaux de finalisation (dalle et zone d’accès) seront achevés par le mandat 30.

 

Le colonel Vincent GIRAUD est accompagné d'un état-major tactique, d’un escadron de combat et d’un escadron de commandement et de logistique (1er Spahis), ainsi que d’une compagnie de combat d’infanterie du 1er régiment d’infanterie, d’un élément du 2ème régiment du matériel de l’armée de terre,  ainsi que de militaires issus d’une centaine d’autres entités, principalement dans le domaine du soutien.

 

La force interarmées Licorne, composée de 450 militaires maintient une présence militaire en Côte d’Ivoire  pour assurer la protection des ressortissants français en cas de dégradation sécuritaire, et accompagner l’armée ivoirienne dans sa réforme, tout en continuant d’apporter son soutien à l’opération Serval.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:40

OAK.jpg

 

19.02.2013, Oleg Nekhaï , Rédaction en ligne - La Voix de la Russie

 

La compagnie aéronautique russe OAK fait désormais partie des vingt plus grandes entreprises de défense. L’Institut de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) a publié le classement des cent plus grands vendeurs de matériels militaires en 2011. Selon ce classement, l’OAK est passé de la 21ème à la 18ème place.

 

Selon le SIPRI, la compagnie russe a augmenté d’un tiers ses ventes d’armements, dont le volume total a atteint presque 3 milliards d'euros. En prenant en compte sa production civile, en 2011, la compagnie a affiché un résultat de 3,75 milliards d'euros. Igor Korotchenko, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, estime que c’est principalement grâce à une concentration des ressources que l’entreprise a su atteindre de tels résultats.

 

« Il est de notoriété publique que des entreprises importantes russes, des concepteurs et des producteurs d’une large gamme de matériel aéronautique. Le processus de la création de l’entreprise a dû inévitablement mener à l’augmentation de la production quelque temps après. Aujourd’hui, nous sommes témoins du bon rendement de l’OAK. »

 

Selon les spécialistes, même si le matériel aéronautique militaire russe est hautement apprécié sur le marché international, la 18ème place dans le classement ne doit pas freiner la Russie. Il ne faut pas oublier non plus que la vente d’armes a ses particularités. Roman Goussarov, rédacteur en chef du site avia.ru et expert de la commission des transports au sein de la Douma, a discuté de ses particularités avec La Voix de la Russie.

 

« La Russie est loin de bénéficier de la même aide qui lui était octroyée du temps de l’Union soviétique. Et il faudrait encore entreprendre quelque chose pour que la Russie, qui jouit d’un énorme potentiel scientifique et technique, puisse occuper une meilleure position sur le marché du matériel aéronautique. La vente d’armes est un secteur très complexe : il est assez politisé. Et ici, ce ne sont pas les avantages d’un tel ou tel produit qui prédominent, mais bien les relations commerciales et politiques entre les pays. »

 

L’Inde, la Chine, les pays de l’Asie du Sud-Est, le Proche-Orient et l’Amérique latine sont toujours les acheteurs traditionnels des armes russes. Selon Igor Korotchenko, la Russie pourrait très bien faire partie des trois premiers exportateurs d’armes.

 

« Tout d’abord, la Russie exporte des chasseurs Soukhoï. Ce sont principalement les Su-30 qui sont les plus demandés dans les pays de la région Asie-Pacifique. La coopération sur le projet de construction indo-russe d'un chasseur de 5ème génération est en train de se développer avec succès. Les caractéristiques techniques élevées et la fiabilité des avions russes leur assurent une forte demande sur le marché mondial. Nous espérons que la Russie va préserver ce secteur du marché, en se plaçant en deuxième position en termes du volume de l’exportation d’armes. »

 

Selon les experts, les avions de la famille Su-30 étaient et restent toujours en tête des ventes. L’avion russe d’entraînement avancé, le Yak-130 a un bel avenir d’exportation. Sa configuration aérodynamique et ses caractéristiques techniques sont semblables à celles d’un chasseur à réaction. Aujourd’hui, la Russie est en train de mener des négociations sur la vente de ces avions. /L

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:30

Shapar UAV

A Pakistani-built Shahpar tactical UAV

 

Feb. 19, 2013 - By CHRISTOPHER P. CAVAS  - Defense News

 

ABU DHABI — If anything has changed in the past few years at defense trade exhibitions, it’s the explosion in the number and variety of UAVs on display.

 

Big ones, medium ones, small, smaller and still smaller ones. Multi-winged or single-wing aircraft, pusher or tractor engines to power them, vertical systems with one, two or four rotors. Man-portable systems that fit in a rucksack. Craft with wheels or skids or hooks. A plethora of often interchangeable payloads of sensors and — increasingly — weapons the machines can put in the air. Also featured are a variety of control systems and units, ranging from trucks or trailers to laptops and wrist bands.

 

All the big boys in the business are here at the IDEX defense exposition and its NavDex naval component. Lockheed Martin, General Atomics and Boeing’s Insitu from the U.S.; Denel from South Africa; and a host of European entries, including vehicles from France, Austria, Switzerland, Sweden and Turkey are all vying for attention.

 

Among the UAV craft are an ever-growing number of offerings from countries not often associated with displaying home-grown military products. In South Asia, Pakistan has developed a range of UAVs, with several on display here.

 

“Most of these aircraft are in service now with the Pakistani military,” Tahir Hameed, a technical engineer with Xpert Engineering, said of four aircraft in an outdoor display area.

 

Xpert is one of seven companies that make up the Global Industrial and Defense Solutions (GIDS) group, that together makes nearly all the components in the aircraft and payload systems.

 

Standing by a large Shahpar tactical UAV, Shoaib Iqbal, an engineer with AERO, the Advanced Engineering Research Organization, proclaimed that “everything in this aircraft was made in Pakistan. Everything except the engines and tires.”

 

AERO builds sensors at its facility near Islamabad, in a region where most of the Pakistani UAV industry is located.

 

The Shahpar is the most sophisticated of the GIDS aircraft on display here. Configured with a pusher engine and canards and with a wingspan of 6.6 meters, the craft can carry a 50-kilogram payload to heights of 5,000 meters, and stay airborne more than seven hours.

 

Two flights of the Shahpar entered service in 2012, Iqbal said, one each with the Pakistani Army and Air Force, and GIDS is expanding its production facilities to answer the demand.

 

A flight, Iqbal explained, consists of five aircraft, a ground control station and a communications station.

 

Another tactical UAV, the Uqab, entered service in 2008 with the Pakistani Army, Hameed said, and has been in use with the Pakistani Navy since 2010. A wheeled vehicle that can reach an altitude of 3,000 meters and stay aloft for six hours, the Uqab is used for artillery fire correction and battle damage assessment in addition to surveillance duties.

 

The Huma, a smaller aircraft fitted with rocket boosters for takeoff and a parachute for landing, also is under development, along with the Scout mini-UAV, designed to be carried in a backpack and launched by hand.

 

Micro Vehicles Expanding

 

Another growth area is in micro-UAVs, hand-held models not unlike something available at an electronics store or hobby shop.

 

Datron, a San Diego-based company best known for producing a range of radio and communications gear, is here with its Datron Scout aerial reconnaissance system, a four-rotor, vertical takeoff-and-landing vehicle meant to be used for short-range, short-endurance missions.

 

Even fitted with its battery pack and a sensor payload, the polycarbonate-construction vehicle barely weighs as much as a laptop computer — not even 3 pounds without the sensor. The Scout is intended to fly to a range of only about three kilometers and remain airborne for about 20 minutes, depending on the payload.

 

But the craft comes with a sophisticated flight control program, said Christopher Barter, program manager for the UAV.

 

“We’ve operated this in winds up to 30 miles an hour, with gusts to 55,” he said.

 

So why did Datron, an electronics company, get into the UAV business?

 

“The value of a small unmanned aerial system you can pull out of a backpack is extremely lucrative,” he said. “And this model comes with autonomous control from a laptop, with global positioning satellite navigation.”

 

The Datron Scout, however, is remarkably similar to at least a half dozen other vehicles on display at this show and, at between $60,000 to $120,000 a copy, a bit pricier than most.

 

“Yes, but ours doesn’t break,” Barter beamed. “It’s extremely rugged.”

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:20

cyber warfare

 

MOSCOU, 20 février - RIA Novosti

 

Le gouvernement US pourrait décréter des sanctions commerciales à l'encontre de la Chine s'il est confirmé que les attaques informatiques visant les entreprises et institutions américaines sont perpétrées avec le soutien officiel de Pékin, rapportent mercredi les médias occidentaux.

 

Mardi 19 février, la société américaine Mandiant spécialisée dans la sécurité informatique a présenté un rapport selon lequel les cyberattaques visant les Etats-Unis étaient menées par l'unité 61398 de l'Armée de libération du Peuple.

 

D'après le document, les signatures de ses attaques ont pu être remontées jusqu'à un immeuble situé dans le quartier de Pudong, dans les faubourgs de Shanghai. L'unité secrète pourrait compter des milliers de membres experts en anglais et en programmation.

 

Les Etats-Unis ont a plusieurs reprises qualifié la Chine et la Russie de "principales menaces" pour la sécurité informatique dans le monde. D'après le dernier rapport du National Intelligence Estimate (NIE), dont des extraits ont été publiés par le Washington Post, la Chine est le pays "le plus agressif" dans la recherche d'un accès aux informations sensibles lui permettant d'acquérir une avance dans le domaine économique.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 09:05

cyber warfare

 

20/02/2013 Nabil Bourassi – LaTribune.fr

 

Une société privée de protection informatique accuse, dans un rapport, le gouvernement chinois d'avoir mis sur pied une unité militaire de cyber-espionnage. D'après Mandiant, cette unité aurait dérobé plusieurs centaines de térabytes de données à des secteurs industriels jugés stratégiques. La Chine se défend de ces accusations et estime qu'elle est elle-même la cible de cyber-attaques en provenance des Etats-Unis.

 

La Chine est-elle la cible d'une campagne de dénigrement, ou se livre-t-elle réellement à des activités secrètes de cyber-espionnage ? Depuis plusieurs semaines, l'opinion publique américaine s'interroge après les attaques de plusieurs médias qui auraient révélé des informations compromettantes pour Pékin. Un rapport du National Intelligence Estimate a même identifié le territoire chinois comme le premier abri de cyber-espions au monde.

 

L'armée chinoise dans le viseur

 

Cette fois, une société privée américaine, Mandiant, va plus loin et désigne directement le gouvernement chinois comme le principal commanditaire dans un rapport. La société de protection informatique serait remontée jusqu'à lui après avoir démêlé les fils de nombreuses cyber-attaques depuis 2006. Mandiant aurait ainsi identifié une unité de hackers mise sur pied par l'armée chinoise à des fins d'espionnage. Cette unité que Mandiant a baptisé APT1 (advanced persistent threat) serait d'après la société, le second bureau du 3è département de l'état-major de l'armée de libération populaire, ou plus communément appelé par les militaires chinois l'unité 61398.

 

Pour Mandiant, l'activité d'APT1 est la plus "prolifique" de toutes les unités de hackers qu'il a identifiées à travers le monde. Ses motivations reposent sur l'intelligence économique. Ainsi, le rapport estime que les entreprises visées font parties des quatre secteurs industriels classés prioritaires par le 12è plan quinquennal chinois. Le butin estimé par la société privée américaine se compterait par "centaines de terabytes de données auprès d'au-moins 141 organisations". Autrement dit, le préjudice financier serait potentiellement considérable, pour peu que les informations dévoilées soient classées sensibles, voire stratégiques.

 

Des attaques confondues par leurs adresses IP

 

Les investigations menées par Mandiant lui ont permis d'identifier les principales caractéristiques de ce groupe de hackers : de son adresse exacte jusqu'au modus operandi de ses actions. APT1 siègerait en partie à Shanghaï dans un immeuble construit en 2007, dans la zone nouvelle de Pudong. Cet immeuble abriterait des "centaines, peut-être des milliers de personnes". Ensuite, Mandiant a suivi la trace des nombreuses adresses IP identifiées à l'occasion d'une série d'attaques sur deux ans. Elles présentent les mêmes caractéristiques, utilisent les mêmes logiciels Microsoft, et les mêmes types de claviers.

 

La Chine dément fermement

 

Le gouvernement chinois, lui, s'insurge contre ces accusations qu'il estime infondées. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires Etrangères a ainsi déclaré au Wall Street Journal : "les cyberattaques sont anonymes et transnationales et il est difficile de retracer l'origine des attaques. Je ne sais donc pas comment les conclusions du rapport peuvent être crédibles". Il a d'ailleurs ajouté que la Chine était elle-même victime d'attaques en provenance des Etats-Unis sans toutefois désigner un quelconque responsable. De son côté, le ministre chinois de la Défense a rappelé que "l'armée chinoise n'avait jamais supporté en aucune sorte des activités de hacking".

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:35
Smaller version of BrahMos missile being developed for IAF

February 19, 2013, zeenews.india.com

 

New Delhi: A smaller variant of the 290-km range BrahMos supersonic cruise missile is being developed for arming IAF's fighter aircraft.

 

A new version of the missile is to be fitted on the frontline aircraft of Air Force including Su-30MKI, Mirage 2000 and the future inductions such as the 126 multirole combat aircraft, BrahMos officials said on Tuesday.

 

For the first time, the Indo-Russian joint venture showcased the model of the new missile at the 15th anniversary celebrations of the tie-up between the two countries.

 

"Dr AS Pillai (of the venture) has assured us that BrahMos will be developing a miniaturised version of the missile for our other aircraft and the future inductions," IAF chief Air Chief Marshal N A K Browne said.

 

BrahMos officials said the range of the missile would be 290-kms and it would be smaller by around three metres as compared to the present missile.

 

At the moment, IAF and BrahMos are working on a Rs 6,000 crore project for integrating an air-launched BrahMos on the SU-30 MKI aircraft to allow the warplane to carry one missile under its belly.

 

After the new missile is developed, the SU-30MKI would be able to carry three missiles while other combat jets of the IAF would be able to carry one each, they said.

 

BrahMos Aerospace is also planning to carry out the underwater testfiring of the missile in near future which is expected to pave way for its induction into the Indian submarine arm.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:20

China Armed Forces source Brahmand.com

 

Feb. 19, 2013 - By CALUM MacLEOD – Defense News (USA Today)

 

BEIJING — Hackers at a secretive unit of the Chinese military have stolen huge amounts of data from 115 companies and organizations in the U.S. since at least 2006, a U.S. computer security firm said in a research report released online Tuesday.

 

The details made public by Mandiant Corp. add weight to arguments that Chinese authorities are increasingly targeting foreign firms, institutions and government agencies. Beijing denies such charges and says China too is a victim of cyber attacks.

 

Based in a 12-story office tower in Shanghai’s Pudong district, Unit 61398 of China’s People’s Liberation Army “is likely government-sponsored and one of the most persistent of China’s cyber threat actors,” said Mandiant.

 

Unit 61398 “has systematically stolen hundreds of terabytes of data from at least 141 organizations” in diverse industries and mostly in the U.S., said the report, without naming any firms. “It is time to acknowledge the threat is originating in China, and we wanted to do our part to arm and prepare security professionals to combat that threat effectively,” it said.

 

China is the “most threatening actor in cyberspace,” concluded a draft report of the U.S.-China Economic and Security Review Commission last November, reported Bloomberg, as China’s intelligence agencies and hackers try to access U.S. military computers and defense contractors.

 

Last Tuesday, U.S. President Barack Obama signed an executive order to improve protection of the country’s critical infrastructure from cyber attacks. “We know foreign countries and companies swipe our corporate secrets. Now our enemies are also seeking the ability to sabotage our power grid, our financial institutions and our air traffic control systems,” he said in his State of the Union address the same day.

 

The Mandiant report, titled “Exposing one of China’s cyber espionage units,” said data stolen included blueprints, pricing documents, details on mergers and acquisitions, emails and contact lists. The hacking group included hundreds and possibly thousands of English speakers with advanced computer skills, said Mandiant.

 

In a new book, Eric Schmidt, the executive chairman of Google, criticizes China as the world’s “most sophisticated and prolific hacker,” according to quotes published in the Wall Street Journal. Google has tussled with Chinese authorities over the nation’s strict censorship of the Internet.

 

In common with earlier denials, Chinese Foreign Ministry spokesman Hong Lei dismissed the Mandiant allegations as “groundless” Tuesday. After the New York Times and the Wall Street Journal complained earlier this month about extensive Chinese hacking, a commentary in the People’s Daily, the mouthpiece of the ruling Communist Party, said the U.S. was seeking excuses to expand its “Internet army.”

 

Given the lack of Chinese media coverage on this sensitive issue, there was little discussion Tuesday on the nation’s censored but booming micro-blog sites. Unlike Unit 61398, some Chinese hackers, leaning heavily on their patriotic duties for protection, don’t bother to hide. On the Hongke (“red guest”) website, its name a play on the Chinese for hacker — Heike, or Black Guest/Dark Visitor — some recent posts insulted the U.S. for complaining about the high cost of Chinese cyber espionage.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 13:45

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6563/s300_MNT-20130211-019-Unclass-073.jpg

Troops from Ghana prepare to fly into Mali on a

99 Squadron C-17 - Picture ABIPP RAF, MOD 2013

 

18 February 2013 Ministry of Defence

 

The UK will contribute 40 people to the European Union Training Mission in Mali, the Defence Secretary has announced.

 

The objective of the EU Training Mission is to enable the Malian authorities to restore democratic order, re-establish the state’s authority and neutralise organised crime and the terrorist threat.

 

An infantry training team and a mortar and artillery training team will deploy to Mali to work with Malian Armed Forces personnel currently fighting violent extremists in the African country.

 

The UK will not be providing troops in a combat role or force protection for the mission - that role is being carried out by French and Czech personnel - but will provide 4 headquarters staff and 3 civilians under the Foreign & Commonwealth Office’s ‘Preventing sexual violence initiative’ who will be responsible for human rights and gender awareness training.

Twenty-one troops from 1st Battalion The Royal Irish Regiment will carry out the infantry training and 12 personnel the mortar and artillery training.

 

Defence Secretary Philip Hammond said:

British personnel will play an important role in the EU Training Mission, enabling the Malian authorities to restore order and deny a safe haven to terrorists.

 

This mission is a further demonstration of our commitment to tackle violent extremism and the threat that it poses to our national interests.

The EU Training Mission is being launched in Brussels today and marks a significant partnership between the UK and the Republic of Ireland. Ireland will contribute 6 infantry training personnel to augment the UK infantry training team.

Mr Hammond continued:

We welcome the Irish contribution which will help develop further working relations between our 2 countries.

Last month 2 RAF C-17 aircraft were deployed in a logistical role to support the French intervention, delivering troops and equipment, and a Sentinel aircraft has been providing intelligence and surveillance support.

 

And since then, as well as offering the 40 personnel confirmed by the EU mission launch today, the UK is offering up to 200 training personnel to English-speaking nations neighbouring Mali. While these negotiations are ongoing, an RAF C-17 aircraft has been used at Ghana’s request to deliver around 120 Ghanaian engineering troops to Mali to support African-led training.

 

An advance party of the EU Training Mission has deployed and the main contingent is due to deploy later in the spring.

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