05 February 2013 Pacific Sentinel
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05 February 2013 Pacific Sentinel
05/02/2013 Mer et Marine
La première frégate multi-missions française a réalisé hier, avec succès, un tir de missile surface-air Aster 15. Celui-ci a été mené en Méditerranée, au large du centre DGA Essais de Missiles de l’île du Levant. « Ce tir a permis aux marins de l’Aquitaine de valider très concrètement toutes les étapes de mise en œuvre d’un missile de type Aster 15 depuis une FREMM. La séquence de tir va du chargement du missile à bord à la destruction effective de la cible en passant par les phases-clés de détection de l’objectif par le radar et de traitement par les opérateurs du système de combat du bateau », explique le capitaine de vaisseau Benoît Rouvière, commandant de la frégate.
7 classes de bâtiments équipés

Entrant dans le cadre de la phase Vérification des Capacités Militaires (VCM) de l’Aquitaine, préalable à l’admission au service actif du bâtiment, prévue en fin d’année, ce tir marque l’arrivée du missile de MBDA sur une nouvelle plateforme. Mis en œuvre pour la première fois sur le porte-avions Charles de Gaulle, l’Aster a ensuite équipé les trois frégates saoudiennes du type F3000, les six frégates singapourienne de la classe Formidable (Delta), les quatre frégates franco-italiennes du type Horizon (Forbin/Andrea Doria) et les six destroyers britanniques du type 45 (Daring), avant d’arriver sur les nouvelles FREMM, dont 11 exemplaires ont pour le moment été commandées par la France et une unité par le Maroc. L’Aster 15 équipera également le futur bâtiment de débarquement et de soutien logistique algérien, actuellement en construction en Italie.
Lancement du MdCN en 2014
L’Aquitaine pourra mettre en œuvre 16 missiles Aster 15, un engin conçu dès l’origine pour s’opposer aux missiles antinavire les plus récents et contrer une attaque saturante. Il s’agit du principal moyen d’autoprotection de la FREMM contre des menaces aériennes. La frégate de 142 mètres de long et 6000 tonnes de déplacement en charge pourra également embarquer 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3 et 16 missiles de croisière Scalp Naval (MdCN), également produits par MBDA, et dispose en outre d’une tourelle de 76mm, de tubes lance-torpilles pour MU90 et d'un hélicoptère Caïman Marine (NH90). On notera que ce n’est pas l’Aquitaine mais son premier sistership, la Normandie, qui effectuera le premier tir de MdCN, prévu au printemps 2014. La seconde FREMM française devrait, aussi, être la première à recevoir les deux canons télé-opérés de 20mm Narwhal de Nexter, qui seront positionnés à l’arrière, au dessus du hangar hélicoptère.
MOSCOU, 5 février - RIA Novosti
La Russie livrera d'ici 2014 à la Marine indienne sept chasseurs embarqués Mig-29K/KUB, a annoncé mardi le directeur du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Alexandre Fomine.
"En application du contrat signé en 2010 sur la livraison de 29 MiG-29K/KUB, les quatre premiers chasseurs ont été fournis [à la Marine indienne en décembre 2012]. Sept autres appareils doivent être livrés avant la fin de l'année 2013", a indiqué M.Fomine qui conduit la délégation russe au salon international de l'aéronautique et de l'espace Aero India 2013.
Les MiG-29KUB sont des chasseurs multirôles embarqués destinés à assurer la suprématie aérienne, à remplir des missions de défense antiaérienne, à atteindre des cibles de surface avec des armes de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météo.
3/2/2013 IsraelDefense
Israeli Rafael to present a variety of air defense systems it is developing at the AeroIndia 2013 exhibition
The Israeli defense company Rafael Advanced Defense Systems will present a wide range of capabilities and technologies at the AeroIndia 2013 exhibition, which will begin this week in India. In the framework of the expo, the company will present numerous air defense systems for the first time, including the Iron Dome system for countering short-range missiles and rockets.
Other items that will be presented at the exhibition are the Stunner missile, the David’s Sling interceptor system for protecting against medium-range missiles and rockets, the Spyder air defense system based on the Python-5 and Derby surface-to-air missiles and the MIC4AD, a command and control air and missile defense systems. In the field of precision armaments, Rafael will present the Spice system – an advanced precision system that provides advanced capabilities to ordinary bombs, and the Spike family of electro-optic multi-purpose missiles for ranges of up to 25 kilometers, which can be launched from a variety of platforms.
Rafael will also display the RecceLite pod, an electro-optic system for real-time observation and intelligence collection; the Lightening electro-optic attack and navigation pod for combat aircraft; the multi-sensory ImiLite system for reception, processing and distribution of intelligence information originating from many intelligence platforms, communication systems and more.
SAO JOSE DOS CAMPOS, Brazil, Feb. 4 (UPI)
Brazilian defense manufacturer Embraer has added more international partners to its program for marketing KC-390, said to be a cheaper alternative to Lockheed Martin's C-130J.
The C-130J updates the internationally renowned tactical transport workhorse C-130 Hercules, the four-engine turboprop military transport aircraft that was originally designed and built by Lockheed, precursor to Lockheed Martin.
The fast-aging C-130, modified in more than 40 versions since it first flew in the 1950s, is still used by more than 60 nations worldwide but the tactical air transport market has expanded with the entry of rivals. The Hercules family still claims the longest continuous production run of any military aircraft in history.
Embraer says it can compete against most rivals including Lockheed Martin's C-130J. The Brazilian planemaker has been recruiting international partners as part of a strategy to boost the competitive edge for its contender KC-390.
The old C-130 beat off competition from Boeing B-52 Stratofortress, Soviet/Russian Tupolev Tu-95 and Boeing KC-135 Stratotanker. Lockheed Martin's updated C-130J Super Hercules can perform in-flight refueling, air-to-refueling and tanking. Embraer says it hopes to give its KC-390 all those features plus more.
Embraer says its aircraft will command a lift of 23 tons against 20 tons for most competitors, which include the larger Airbus A400M, Russia's AN-12, Chinese prototype Yun-8/9 and smaller aircraft that represent indirect competition.
Embraer is extending its efforts and markets by crafting a jet-powered medium transport with a cargo capacity of around 23 tons, that can be refueled in the air, and can provide refueling services to other aircraft by adding dedicated pods, the Defense Industry Daily said on its website.
"The KC-390 has now become a multinational effort, and may be shaping up as the C-130′s most formidable future competitor," Defense Industry Daily said.
"A potential tie-up with Boeing just underscored the seriousness of Embraer's effort."
The Boeing Co. and Embraer announced in June last year an agreement to collaborate on the KC-390 aircraft program.
The two companies agreed to share specific technical knowledge and evaluate markets where they may join their sales efforts for medium-lift military transport opportunities.
Boeing says it can bring to Embraer its experience in military transport and air refueling aircraft, as well as knowledge of potential markets for the KC-390.
Luiz Carlos Aguiar, president and chief executive officer of Embraer Defesa e Seguranca, says the agreement will strengthen the "KC-390's prominent position in the global military transport market."
Embraer says global demand for tactical transport aircraft that can replace the C-130 and other transport planes exceeds 700 aircraft.
In 2011 Embraer signed a contract with DRS Defense Solutions for designing, developing, testing and producing the KC-390 cargo handling and aerial delivery system. The work will be performed by DRS Training and Control Systems in Fort Walton Beach, Fla.
Some of the transport plane's structural parts will come from Portuguese companies after an agreement signed by Embraer and OGMA, or Industria Aeronautica de Portugal, and Empresa de Engenharia Aeronautica.
A declaration of intent between the Brazilian and Portuguese ministries of defense, signed in September 2010, preceded the contract, which emphasizes Portugal's commitment to purchasing KC-390 airplanes.
The Brazilian company AEL Sistemas, based in Porto Alegre, is another partner supplying components for the KC-390.
"The KC-390 is being designed to operate all over the world, in different scenarios, with the same outstanding performance," Embraer's Eduardo Bonini Santos Pinto said.
HMCS Victoria
4 février 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS
D’ici la fin de l’année, 3 des 4 sous-marins canadiens de la classe Victoria seront opérationnels.
Mais certains s’interrogent : le Canada dispose-t-il du personnel pour les faire naviguer ? La réparation des sous-marins vaut-elle la peine ?
Le HMCS Victoria, qui était à quai depuis 2005, a été déclaré opérationnel l’an dernier, après avoir coulé un navire désarmé par l’US Navy, lors d’un essai de torpilles.
Le HMCS Windsor, à quai depuis 2007, a déjà commencé des essais à Halifax. En novembre dernier, il a effectué une plongée statique dans le port, et il a effectué sa première sortie en mer en décembre.
Le HMCS Chicoutimi, à bord duquel un officier est mort lors d’un incendie en 2004, subit actuellement des travaux intensifs. Le ministère de la défense indique que les réparations en cours au chantier de Victoria (Colombie Britannique) seront terminées cette année.
« Des maintenances lourdes sont effectuées sur plus de 200 systèmes, » explique un porte-parole du ministère, Jocelyn Sweet. « Donc, absolument tout est examiné et est soit remplacé, contrôlé ou réparé. »
Avec 3 des 4 sous-marins opérationnels, le ministère canadien de la défense considère qu’il aura un « état stable » d’opérations.
Le 4è sous-marin, le HMCS Corner Brook, s’était échoué lors d’un essai l’an dernier. Il subira des réparations jusqu’en 2016.
Mais certains spécialistes expliquent que c’est un gaspillage que de réparer les sous-marins, achetés d’occasion à la Royal Navy en 1998.
Depuis qu’ils naviguent en 2003, les sous-marins n’ont navigué au total que 1.083 jours. Rapporté au nombre de jours de mer, la facture — achat, remise en état, réparations, entretien — s’élève à plus de 700.000 $ par jour de mer
De son côté, le ministère de la défense explique que les sous-marins seront utilisés pour différentes missions : patrouilles, recueil de renseignements et dissuasion.
Alors qu’ils pourraient devenir opérationnels bientôt, certains se demandent si le Canada a toujours le personnel nécessaire pour faire naviguer 3 sous-marins après des années de capacité très limitée de navigation.
En novembre 2011, le vice-amiral Paul Maddison, commandant de la marine royale canadienne, avait reconnu que le nombre de sous-mariniers actifs et disponibles pour naviguer, était tombé à seulement 80 contre 300 auparavant. Un rapport interne publié au début 2012 s’inquiétait de la capacité de la marine à former à temps suffisamment de personnel.
En avril dernier, le ministre de la défense, Peter MacKay, avait indiqué que la marine disposait de 278 sous-mariniers, et que 60 supplémentaires étaient en formation.
Vendredi dernier, la marine n’a pas répondu à une demande pour le chiffre mis à jour.
Référence : Chronicle Herald (Canada)
TEL AVIV, Israel, Feb. 4 (UPI)
Israel may be on the brink of major defense sales to India following a visit by India's air force commander, Air Marshal Nak Browne.
Military sources say Browne was particularly interested in upgrading India's fleet of Israeli-built unmanned surveillance vehicles and acquiring the advanced missile defense systems that Israel's high-tech defense industry, the most advanced in the Middle East, is developing.
India has been discussing a possible "buy and build" deal involving the Iron Dome system, the only one of four air-defense systems under development to have been tested in combat, for some time.
The Indians also want to produce the system, developed by Rafael Advanced Defense Systems, under license.
Israel's Globes business daily reported in December that the Indians say Israel has agreed to such a sale. But there could be a major hitch because the United States provided much of the financing for Iron Dome's development and the Pentagon may not want the technology transferred to India, even though it's a leading U.S. ally.
India has also expressed interest in Israel's Arrow-2 anti-ballistic missile system manufactured by Israel Aerospace Industries and the Boeing Co. of the United States. But the technology transfer involved could impede any sale since U.S. approval would be required.
With a significant slowdown in the growth of high-tech exports to the United States and Europe, Israeli defense exporters are shifting their marketing focus to Asia.
Browne, who visited Israel in late January, met with outgoing Defense Minister Ehud Barak, Chief of Staff Lt. Gen. Benny Gantz and Israeli air force commander Maj. Gen. Amir Eshel.
The Indian air chief served in Israel as India's first military attache after New Delhi recognized India in 1997.
India is the world's biggest arms importer. Its total military expenditure in 2011, excluding nuclear weapons, was $44.28 billion, the Stockholm International Peace Research Institute states.
India is expected to spend up to $150 billion at home and abroad on modernizing its military over the next decade but the Indian government and military chiefs have urged an accelerated drive to build up a national defense industry to reduce military imports and is pressing suppliers like Israel to participate in joint ventures if they want a piece of India's defense business.
New Delhi also wants to bolster self-reliance as it seeks to extend its military reach beyond its home waters, in part to counter Chinese expansion into the Indian Ocean.
In October 2012, Israel Aerospace Industries, flagship of the Jewish state's defense sector, reportedly secured a $958 million contract from India's military to upgrade its IAI-built Heron and Searcher unmanned aerial vehicles.
UAVs are some of the biggest money-spinners for Israel's defense industry and India, which is engaged in a massive multiyear rearmament program, is a key customer.
Indian media reported that the deal covered some 150 UAVs acquired from IAI since the 1990s that are operated by India's army, air force and navy.
IAI won a $1.1 billion deal with the Indian navy in 2009 to provide advanced Barak-8 tactical air-defense missile systems for its warships.
The Indian army is jointly funding a project to adapt the Barak 8 into a multi-purpose weapons system.
Also in 2009, Rafael secured a $1 billion contract with New Delhi for 18 Spyder surface-to-air missile systems by 2012.
IAI sold the Indian air force three Phalcon early warning aircraft worth $1.1 billion in 2004.
All told, Israeli companies have sold India weapons and other military systems worth more than $10 billion over the last decade or so.
In 2007, Israel dislodged France as India's second largest arms supplier after Russia but there have been bumps.
In March 2012, India blacklisted state-owned Israel Military Industries, a major arms manufacturer, barring it from bidding for Indian defense contracts for 10 years on suspicion of involvement in a 2009 corruption scandal.
Israel's Haaretz daily observed at the time that the Indian decision was "expected to significantly impact IMI's activities in India, as well as that of other Israeli defense firms."
Israel is now one of the world's leading arms exporters, with most of its key customers in Asia and the developing world.

Senior Aircraftman William Wambiru (right) stands guard with a member of the French Air Force at Bamako Airport in Mali [Picture: Wing Commander Dylan Eklund, Crown Copyright/MOD 2013]
1 February 2013 Ministry of Defence
UK operations in support of the French military in Mali are continuing from Evreux Air Base near Paris.
Since the short notice commencement of Operation Newcombe, C-17 Globemaster aircraft operated by the RAF’s 99 Squadron have been flying 5,000-mile round-trip missions on a near daily basis, transporting armoured vehicles, freight and personnel.
Two days after the announcement by the Prime Minister that the UK would provide logistical support to French military operations in the West African state, 50 tons of military equipment were delivered to the capital Bamako, equivalent to a week’s worth of freight delivered to Afghanistan.
Wing Commander Simon Bellamy, the RAF liaison officer at the French military headquarters, said:
The deployment demonstrates the decisive contribution that air power can make to any emerging operation. The pace of our response to the formal French request for logistical support illustrates not only the professionalism of our personnel but also the increasingly strong and operationally-focused links we have generated with the French Air Force since the Libya campaign.
For Squadron Leader Spence Wild, a flight commander on 99 Squadron, the C-17 is tailor-made for the operation. He said:
The type of tasking we’re undertaking here is what the C-17 was designed and brought into service for. Being involved in a multinational, fast-paced build-up of forces over a great distance demonstrates the benefit of the C-17 and what it brings to our current inventory of air transport assets.
Detachment commander at Evreux Air Base is Squadron Leader Tom Walker who said:
We’re helping the French because they don’t have the capability that we do to lift large vehicles and heavy loads in one aircraft and transport them long distances at speed. Every single aircraft which has left here for Mali has done so with either a maximum payload or a maximum bulk against the priorities the French have given us.
Three French Army armoured personnel carriers on board a Royal Air Force C-17 aircraft bound for Mali [Picture: Wing Commander Dylan Eklund, Crown Copyright/MOD 2013]
As the commander, Squadron Leader Walker is responsible for a small team which includes movement personnel, signallers, aircrew, and force protection and security personnel, all of whom work from office accommodation nicknamed ‘The Bungalow’. He said:
These disparate branches have come together to deliver the output and each one brings something vital to the task. They have had to work very closely with their French counterparts at every level in order to get the job done.
And with unfamiliar vehicles and equipment to transport, another RAF Brize Norton-based unit has been deployed to assist.
Today, Friday 1 February, also saw Chief of the Air Staff Air Chief Marshal Sir Stephen Dalton and his French Air Force counterpart, General Denis Mercier, renew the annual agreement to advance military co-operation between their respective air forces. Air Chief Marshal Dalton said:
From demanding missions in Afghanistan to our rapid response to the Libya crisis, the RAF continues to provide the nation’s air power wherever it is needed around the world.
Today, we are assisting our French ally with important counter-terrorist operations in Mali with both our C-17 transport and Sentinel surveillance aircraft, demonstrating the Royal Air Force’s agility, capability and global reach.
The agreement, known as the Directive of Objectives, is a direct result of the Security and Defence Cooperation Treaty signed in November 2010 by the governments of the UK and the French Republic.
04.02.2013 par Le fauteuil de Colbert
Plusieurs choses sont proposées à l'heure actuelles pour structurer les forces armées françaises après la rédaction du nouveau livre blanc. D'un côté, notamment, il y a les tenants de la pause stratégique. De l'autre côté, d'autres sont plus convaincus par la nécessité de continuer à participer aux affaires du monde, et arguent du fait que si la crise malienne éclate ou que le Nord-Kivu appelle à l'aide, c'est que l'on laisse de l'espace à des forces politco-militaires qui déplaisent aux valeurs de la France de A à Z. C'est pourquoi il vaudrait mieux continuer à soutenir une défense en avant et surtout au devant des crises naissantes.
L'avantage de la première option, c'est que cela pourrait être un bel exercice logistique. Mais rien ne dit qu'une pause stratégique en France irait de paire avec un large débat, débridé, où des choses capitales seraient remises en cause. A quoi bon s'arrêter pour discuter si l'on n'ose pas ? La pause aura été une pure perte. Et si on peut parler, alors pourquoi s'arrêter ? Certes, quand les processus s'arrêtent, il y a plus de marges de manœuvre, mais il est aussi possible de s'adapter sans tenter de se retirer du monde.
La seconde option est plus exigeante puisqu'il s'agit de s'adapter, en essayant des idées plus ou moins neuves, plus ou moins originales, sans arrêter la machine. Si nôtre budget militaire ne s'est pas effondré, il faut le considérer comme très contraint. Michel Goya souligne, par ailleurs -dans "Res militaris - De l'emploi des forces armées au XXIe siècle"-, la nécessité de se ménager des marges d'innovations et d'expérimentations pour entretenir la modernité d'une machine guerrière.
Donc, il serait toujours possible d'essayer des choses. Là, jonction va être faite entre deux choses :
En vérité, ce ne serait que porter à son paroxysme une manière de structurer les forces qui est déjà en œuvre :
Les conditions financières permettraient de s'essayer à une expérimentation de la seconde idée précitée afin de l'insérer dans le schéma présenté dans le premier point.
Les Marine Expeditionnary Unit (Special Operation force Capable) de l'US Marines Corps américain est un grand modèle. Ces groupes amphibies américains comprennent des outils pour déplacer 1800 Marines (par groupe) à travers le monde. Mais aussi, ils peuvent faire durer leurs groupes aéromobiles (hommes comme matériels) à la mer pour les projeter à tout moment, comme un groupe aéronaval peut le faire.
Cette expérimentation française pourrait tirer parti des moyens actuels. Le premier de ceux-ci est un cadre opérationnel existant : la mission Jeanne d'Arc. Il s'agirait de la renforcer, le temps d'une mission, pour expérimenter une structuration de nos forces amphibies pouvant déboucher sur deux groupes amphibies permanent à l'avenir. Hors, la mission Jeanne d'Arc ne comprend que de faibles moyens pour faire durer à la mer une force aéroterrestre pendant le temps d'une campagne. Et c'est bien normal puisque ce n'est pas le but de la mission.
Pour palier ce déficit, il est proposé :
La force aéroterrestre embarquée devra, à l'instar des Marines, se comporter comme l'aile amphibie des Armées françaises. S'il n'est pas nécessaire d'embarquer le nombre d'hommes maximun permit par les installations (920 (450 (BPC) + 470 (TCD), il pourrait s'agir de proposer un format original. Depuis quelques temps déjà, les BPC servent de bases terrestres mobiles : par exemple, cela a encore été vu en Somalie où le Mistral servait de base de départ du raid du commando du Service Action (DGSE) quand le Dixmude transportait un SGTIA en direction du Mali.
Il serait alors plus intéressant d'installer à bord de cette mission Jeanne d'Arc alourdit l'ossature d'une alerte Guépard : "Le Guépard est l'alerte prise par une brigade pendant six mois, capable de mobiliser jusqu'à 5 000 hommes. Il est coupé en plusieurs modules, à commencer par le commandement à l'échelle d'un bataillon. Ensuite, le Guépard d'urgence est de deux types : l'extrême urgence, des parachutistes capables d'être projetés directement (aujourd'hui au Mali, nous n'avons pas une force TAP, troupes aéroportées) ; une composante motorisée, des VAB du 2e RIMA dans le cas du Mali, qui tenaient l'alerte 12 heures ; nous avons aussi des alertes à 48 heures, 72 heures... Il existe également le Guépard de décision, quand il s'agit de décider de l'avenir de la bataille, fournir un gros effet de niveau brigade face à une menace conséquente, par exemple un GTIA (groupement tactique interarmes) avec trois compagnies de VBCI, un escadron de chars Leclerc, plus un environnement d'artillerie, de génie et un d'éclairage et d'investigation..."
Ainsi, les BPC et TCD de l'expérimentation embarqueraient le cinquième théorique d'une alerte Guépard. Pour ainsi dire, l'on pourrait même avancer que cette mission Jeanne d'Arc prendrait l'alerte Guépard avec les forces mises en alerte en France. L'articulation des moyens se ferait comme suit :
Que cette expérimentation puisse être un jour menée, ou non, cela souligne néanmoins le besoin crucial d'avions ravitailleurs, d'avions de transport tactiques et stratégiques et d'un contrat d'affrêtement d'avions civils pour projeter quelque chose équivalent à une brigade.
Ainsi, le temps d'une mission Jeanne d'Arc, la France augmenterait sa dissuasion conventionnelle en facilitant la projection du Guépard de décision, ou, tout du moins, d'une partie de ses éléments (comme un demi-escadron de chars Leclerc et des batteries d'artillerie prépositionnées, elles aussi) qui renforcerait le Sea basing français, tel qu'il est actuellement mené. Plus largement, cela validerait, ou non, l'éventuelle plus value apportée par un groupe amphibie à trois unités.
Le BPC Dixmude et son escorte de projectionxs
01/02/2013 16:16 Sources Marine nationale
Le groupe de projection composé du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude et de son escorte, l’ Enseigne de Vaisseau Le Hénaff a appareillé de Dakar le 30 janvier 2013 après avoir réalisé sa mission de transport opérationnel (140 véhicules, 500 militaires).
Le BPC Dixmude et son escorte de projection
Le BPC Dixmude et son escorte de projection
Le BPC Dixmude et son escorte de projection
Le BPC Dixmude et son escorte de projection

03/02/2013 Le Figaro.fr
Selon Le Journal du dimanche, le Directeur général de la DGSE, Erard Corbin de Mangoux, serait sur la selette suite à l'échec du sauvetage en Somalie de l'otage Denis Allex. "Un échec complet", indique un ancien de la DGSE dans le JDD.
Le préfet Erard Corbin de Mangoux avait été nommé en octobre 2008 par Nicolas Sarkozy. Selon le JDD, "de discrètes consultations sont en cours" pour son remplacement qui serait effectif "d'ici à l'été."
Il y a deux semaines, un commando du service action de la DGSE a tenté, en vain, de libérer un de leurs agents présumé, Denis Allex, retenu par les chebab somaliens depuis plus de trois ans. L'opération s'est soldée par la mort d'au moins deux soldats français ainsi que celle de l'otage. Selon nos informations, six autres membres du commando auraient été blessés, et auraient été soignés ces derniers jours à Djibouti.
Des techniciens sonar à bord de l’USS The Sullivans
(Photo: U.S. Navy photo)
02/02/2013 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca
Le ministre de la Défense nationale, Peter McCay, a annoncé le vendredi 1er février l’attribution d’un de 6,6 millions$ Ultra Electronics Marine Systems pour l’entretien des systèmes sonar de la flotte de sous-marins canadiens.
Ultra Electronics Marine Systems, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, qui emploie 147 personnes, est une division de de la société Ultra Electronics Group, basée à Middlesex au Royaume-Unie, qui oeuvre dans les secteurs de la du transport, de l’énergie, de la défense et de la sécurité, notamment ofrant une gamme complète de systèmes de sonar maritimes et aériens.
« Notre gouvernement continue d’ajouter à son solide bilan de réalisations visant à s’assurer que les hommes et femmes qui servent notre pays disposent de l’équipement dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs tâches, a déclaré à cete occasion le ministre MacKay. Nous continuons d’investir dans les technologies qui sont utiles aux Forces armées canadiennes, et nous continuons de veiller à ce que les industries canadiennes tirent profit de ces investissements majeurs. »
Ce contrat porte sur les travaux d’entretien des systèmes sonar à antenne remorquée intégrés à la flotte canadienne des quatre sous-marins de classe Victoria. Les travaux exécutés dans le cadre de ce contrat de trois ans, dit le communiqué qui accompagne cette annonce, permettront de s’assurer que ces sous-marins continuent de faire partie intégrante de la capacité canadienne en matière de défense et de sécurité.
Les sous-marins canadiens ont pour mission d’assurer la surveillance, le soutien de l’application de la loi maritime, le maintien des habiletés de la flotte, ainsi que les opérations nationales et internationales.
On se rappelle, bien sûr, la participation à l’exercice naval RIMOPAC 2012 où le sosu-marin canadien Victoria avait lancé une torpille qui a atteint son but et couler un navire (désaffecté) américain.
La flotte canadienne sera d’ailleurs pleinement opérationnelle en 2013, souligne le ministère de la Défense, lorsque la période de grande remise en état du NCSM Chicoutimi sera complétée. Ainsi, trois des quatre sous-marins canadiens seront disponibles pour des opérations. En tout temps et selon le principe de la rotation, il y aura un sous-marin en période de grand carénage.
RIMPAC 2012: visite du NCSM Victoria (source; Nicolas Laffont, 45enord.ca)
À lire aussi:
Des investissements dans une technologie sonar pour la Marine canadienne >>
Dans l’Arctique, sans sous-marins le Canada serait aveugle >>
Le Victoria prend part à un exercice international de guerre navale >>
1 février 2013 forces.gc.ca - NR 13.040
OTTAWA (Ontario) - L’honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, a annoncé aujourd’hui l’attribution d’un important contrat à l’entreprise Ultra Electronics Marine Systems Inc., de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.
« Notre gouvernement continue d’ajouter à son solide bilan de réalisations visant à s’assurer que les hommes et femmes qui servent notre pays disposent de l’équipement dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs tâches, a déclaré le ministre MacKay. Nous continuons d’investir dans les technologies qui sont utiles aux Forces armées canadiennes, et nous continuons de veiller à ce que les industries canadiennes tirent profit de ces investissements majeurs. »
Le contrat de 6,9 millions de dollars porte sur les travaux d’entretien des systèmes sonar à antenne remorquée intégrés à la flotte canadienne de quatre sous-marins de classe Victoria. Les travaux exécutés dans le cadre de ce contrat de trois ans permettront de s’assurer que ces sous-marins continuent de faire partie intégrante de la capacité canadienne en matière de défense et de sécurité.
Le contrat contribue également à maintenir les emplois techniques chez Ultra Electronics Marine Systems Inc., qui emploie 147 personnes, ce qui profite à l’économie de la Nouvelle-Écosse.
Les sous-marins de classe Victoria contribuent de manière importante à la sécurité et la souveraineté du Canada en assumant de nombreux rôles. Ils permettent notamment d’assurer la surveillance, le soutien de l’application de la loi maritime, le maintien des habiletés de la flotte, ainsi que les opérations nationales et internationales.
La flotte canadienne sera pleinement opérationnelle en 2013 lorsque la période de grande remise en état du NCSM Chicoutimi sera complétée. Ainsi, trois des quatre sous-marins canadiens seront disponibles pour des opérations. En tout temps et selon le principe de la rotation, il y aura un sous-marin en période de grand carénage.
Le gouvernement du Canada a la volonté de s’assurer que les Forces armées canadiennes disposent de l’équipement dont elles ont besoin en tant que forces modernes, efficaces et prêtes à relever les futurs défis en matière de sécurité.
February 1, 2013. David Pugliese - Defence Watch
The government announced a contract award to Ultra Electronics Marine Systems Inc., of Dartmouth, Nova Scotia for work on the RCN’s submarines.
The $6.9 million contract covers maintenance work on the towed-array sonars on Canada’s fleet of four Victoria-class submarines, according to the news release from DND. The work carried out under this three-year contract.
Canada’s submarine fleet will reach steady state in 2013, with the completion of the ongoing Extended Docking Work Period for HMCS Chicoutimi, according to the release. Steady state means Canada will have three of the four submarines available for operations. One submarine will be taking its turn in the rotation for extended maintenance at all times.
February 1, 2013: Strategy Page
It was rather surprising to Westerners that China managed to get jet aircraft operating from their new aircraft carrier (the Liaoning) last November just two months after the ship was commissioned (on September 25th). Training of carrier pilots began nearly a decade earlier, but perhaps the smartest move the Chinese made to arrange for Brazil to have its carrier sailors show the Chinese how it’s done. This was particularly important in the case of how the deck sailors on a carrier operate to get aircraft ready for takeoffs and how the air control specialists in the carrier “island” handle landings. While Russian carrier expertise was for sale, the Chinese wanted to learn how Western navies did this, since carrier operations were invented in the West a century ago.
Four years ago Brazil agreed to this deal so that Chinese sailors could learn carrier operating skills on the Brazilian Navy's carrier, the "Sao Paulo." It was 13 years ago that Brazil bought the 32,000 ton French aircraft carrier Foch (which was still in service) for $12 million, updated it and renamed it "Sao Paolo". The navy has not been able to get much cash out of the government to further refurbish the 51 year old Sao Polo, and apparently the Chinese deal will change that.
The 33,000 ton "Sao Paolo" was headed for decommissioning, and has been used mainly to train carrier pilots when Bazil bought it. The "Sao Paolo" entered service in 2000, and the Brazilians retired the 20,000 ton "Minas Gerais", a World War II era (British) Colossus Class carrier a year later (after 40 years of service). So the Brazilians have a long tradition of carrier operations, and sufficient experienced carrier sailors to teach the Chinese some useful things. Brazil has long been the only South American nation to operate a carrier. The Sao Polo has a crew of 1,900 and was designed to carry 35 warplanes (smaller, older models like the A-4) and four helicopters. This load can vary depending on aircraft type.
The first Chinese aircraft carrier, the Liaoning is a 65,000 ton, 305 meter (999 feet) long ship that had spent over a year on sea trials. During that time Liaoning was at sea for about four months. This was all in preparation for flight operations. Last year China confirmed that the Liaoning will primarily be a training carrier. The Chinese apparently plan to station up to 24 jet fighters and 26 helicopters on the Liaoning and use the ship to train pilots and other specialists for four or more additional carriers that are to be built.
Six years ago the Chinese Navy Air Force began training carrier fighter pilots (or "aviators" as they are known in the navy). In the past Chinese navy fighter pilots went to Chinese Air Force fighter training schools, and then transferred to navy flight training schools to learn how to perform their specialized (over open water) missions. Now, operating from carriers and performing landings and take-offs at sea has been added to the navy fighter pilot curriculum. The first class of carrier aviators has finished a four year training course at the Dalian Naval Academy. This included learning how to operate off a carrier, using a carrier deck mock-up on land. Landing on a moving ship at sea is another matter. The Russians warned China that it may take them a decade or more to develop the knowledge and skills needed to efficiently run an aircraft carrier. The Chinese are game and are slogging forward. The first landing and takeoff was apparently carried out in calm seas. It is a lot more difficult in rough weather (when the carrier is moving up and down and sideways a lot) and at night. The latter, called “night traps”, is considered the most difficult task any aviator can carry out, especially in rough weather.
photo EMA
1 Février 2013 Jean-Dominique Merchet
Le général Olivier Gourlez de La Motte, 54 ans, commande l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat). Pilote de Gazelle et Puma, il a été le patron de l’école de l’Alat (Luc et Dax). Alors que les hélicoptères sont une nouvelle fois engagés au Mali, après la Cote d’Ivoire, l’Afghanistan et la Libye, nous faisons le point avec lui sur le « fait aéromobile ».
Mon général, dans les récents conflits, on a l’impression que ce sont les hélicoptères qui font la différence. Qu’en pensez-vous ?
Ce que nous avons vu en Libye, comme en Cote d’Ivoire ou en Afghanistan, et aujourd’hui au Mali, est le résultat d’une longue maturation de l’ALAT. Selon notre doctrine d’emploi, l’hélicoptère démultiplie l’action terrestre. Pendant des années, nous nous sommes entrainés à intervenir dans des régions hostiles. Ce qui nous permet d’agir en montagne (Afghanistan), au dessus et à partir de la mer (Libye), en milieu désertique (Mali) et en zone urbaine (Cote d’Ivoire). Dans les années 90, nous déplacions de nuit et de plus en plus bas, mais désormais nous combattons de nuit. En Libye comme en Cote d’Ivoire, la totalité de nos actions ont été nocturnes, en Afghanistan de l’ordre de 40%. Et au Mali, on est dans les 50%. Nous utilisons des jumelles de vision nocturne (JVN), mais de plus en plus nous utiliserons des systèmes infrarouges, par exemple pour le pilotage du Caïman (NH-90). Une grande partie de nos appareils est d’ancienne génération, comme les Gazelle et les Puma, mais nous avons réussi à les faire évoluer techniquement.
Suite de l'entretien
01/02/2013 à 07:34 Le Point.fr (AFP)
La dernière grande ville du Nord malien, objectif stratégique et cible délicate, est désormais l'objet de toutes les attentions.
Otages, frappes aériennes sur les combattants islamistes, discussions avec les rebelles touareg : dans l'extrême nord-est du Mali, la localité de Kidal, où des soldats maliens sont entrés jeudi après que les Français eurent pris le contrôle de l'aéroport et ses environs, focalise toutes les attentions dans le pays et à Paris. Après Gao et Tombouctou, reprises en moins de trois jours du 26 au 29 janvier, Kidal est la dernière grande ville du nord encore aux mains des groupes d'insurgés. Mais cette fois, la France privilégie la négociation, évoquant une "situation particulière".
Des militaires maliens sont arrivés jeudi dans la ville, a affirmé à Bamako le porte-parole de l'armée malienne, le colonel Souleymane Maïga, qui parle d'une "petite unité de reconnaissance, partie préparer le terrain au reste de la troupe". Longtemps tenue par le groupe islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), allié à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Kidal venait de passer sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, dissident d'Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) quand les Français y sont arrivés dans la nuit de mardi à mercredi. Le MIA a fait savoir mercredi qu'il s'opposait à la venue à Kidal, à 1 500 kilomètres au nord-est de Bamako, de soldats maliens et ouest-africains. Le Burkina Faso, médiateur dans le conflit malien, est en contact avec le gouvernement de Bamako et les groupes armés MNLA et MIA pour de futures "négociations", mais elles ne sont pas prévues "dans l'immédiat", a indiqué jeudi soir une source proche de la médiation.
Lieu de détention des otages
Kidal et sa région, le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne, sont le berceau des mouvements indépendantistes touareg. Et un lieu de détention "probable" pour les sept otages français au Sahel, selon Paris. "Il est probable" que les otages "soient dans la région" du massif des Ifoghas au nord de Kidal, a déclaré jeudi sur la radio France-Inter Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, ajoutant : "Nous ne perdons jamais de vue, ni d'esprit ni de sensibilité, le fait qu'il y a des otages français dans ce territoire". Sept Français ont été enlevés par des islamistes au Niger et au Mali en 2011 et 2012. Leurs ravisseurs ont menacé de les tuer en cas d'intervention militaire française.
Le massif des Ifoghas est aussi le dernier refuge des combattants islamistes chassés des villes du nord qu'ils occupaient depuis près de dix mois. L'aviation française a d'ailleurs procédé ces derniers jours à des frappes aériennes "assez importantes" dans la région d'Aguelhok, à une centaine de kilomètres au nord de Kidal, selon Paris. "Les objectifs visés étaient des centres de commandement, des dépôts logistiques, des centres d'entraînement", a précisé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Thierry Burkhard. La région d'Aghelhok est, selon le colonel Burkard, "assez logiquement une zone de repli des groupes terroristes qui sont en train de remonter vers le nord". Un détachement d'environ 1 400 militaires tchadiens remonte par ailleurs par la route de la frontière nigérienne, où il était positionné, en direction de Kidal, selon Paris.
Que "mijote" l'adversaire ?
Sur Radio France International (RFI), le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, s'est de son côté interrogé sur la stratégie des groupes islamistes, se demandant "pourquoi il n'y a pas eu de combats, ce que l'adversaire mijote". Les islamistes "se sont retirés des grandes villes pour ne pas se trouver coincés et ils ont dû se retirer pas très loin de ces agglomérations", a-t-il ajouté.
Concernant le volet politique de la crise et la perspective de l'après-guerre, Traoré a déclaré : "le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations c'est certainement le MNLA, à condition que le MNLA renonce à toutes ses prétentions territoriales". Rébellion laïque, le MNLA a renoncé à sa revendication d'indépendance du nord du Mali, d'où il avait été totalement évincé en juin 2012 par Aqmi et ses alliés, Ansar Dine et Mujao. Dioncounda Traoré a estimé que le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur ouest-africain, se "trompe" en pensant pouvoir négocier avec Ansar Dine, à l'origine de l'offensive du 10 janvier vers le sud du Mali qui a déclenché l'intervention française. "Ansar Dine s'est disqualifié, il n'est plus éligible au dialogue, quel que soit par ailleurs le masque que certains d'entre eux ont décidé de porter désormais", a affirmé Traoré, allusion au mouvement dissident MIA.
De son côté, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a salué jeudi l'action "rapide et efficace" de la France, mais a indiqué que l'Alliance n'avait pas de rôle à jouer dans la stabilisation du Sahel. Et à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères se sont déclarés "alarmés" des "allégations de violations des droits de l'homme" au Mali et ont demandé aux autorités de ce pays d'"enquêter immédiatement" sur d'éventuelles représailles contre les Touareg ou les autres minorités ethniques. Les tensions sont fortes dans le nord du pays entre, d'un côté, les minorités arabe et touareg, dont les membres sont largement majoritaires dans les groupes islamistes armés, et de l'autre les Noirs majoritaires au Mali.
01..02.2013 Mer et Marine
Selon plusieurs sources, les avions de patrouille maritime Atlantique 2 déployés sur le théâtre malien ont tiré à plusieurs reprises des bombes à guidage laser sur des positions terroristes.
C’est en 2008, à l’issue d’une expérimentation opérationnelle en Afrique, que l’Atlantique 2 a été certifié pour la mise en œuvre de bombes GBU 12, venant compléter l'armement pouvant être déjà embarqué dans sa vaste soute (jusqu'à deux missiles antinavire Exocet et six torpilles MU90). Car, au-delà des missions maritimes pour lesquelles il a été initialement conçu (lutte antinavire et anti-sous-marine, protection des approches maritimes, surveillance et sauvetage en mer), l’appareil est, également largement utilisé en zones terrestres, plus particulièrement sur le continent africain. Il intervient dans le cadre de missions de renseignement, de recherche d’objectifs et de guidage des raids de la chasse (voir notre article sur les aspects de ces missions au Mali). Et, dans cette perspective, il s’est avéré utile de lui offrir une capacité air-sol afin, par exemple, de frapper des cibles d’opportunité sans attendre l’arrivée de chasseurs ou pour pallier l’absence de ceux-ci. L’ATL 2 est donc, depuis plusieurs années, capable de tirer des bombes de 250 kilos à guidage laser. L’avion n’est, toutefois, pas encore équipé de système de désignation d'objectif, la cible devant être éclairée depuis des unités au sol ou un autre aéronef doté du système adéquat. Il sera en revanche, à l'avenir, capable de mettre en œuvre de manière totalement autonome des GBU 12, l’intégration d’une désignation d’objectif laser étant prévue dans le programme de modernisation de l'Atlantique 2, qui doit être notifié cette année avec une livraison du premier ATL2 rénové en 2017.
Pour mémoire, la Marine nationale compte 22 avions de patrouille maritime répartis au sein des flottilles 21F et 23F, basés à Lanvéoc-Poulmic. Dans le cadre d'une opération comme Serval, au Mali, une demi-douzaine de ces appareils peuvent être mobilisés.
31-01-2013 - 18:08 Sécurité et défense - REF. : 20130125STO05492
L'appel de la France au soutien pour sa campagne contre les militants islamistes au Mali a reçu une réponse inégale des autres Etats membres. Bien que l'UE ait proposé de former l'armée malienne, la sous-commission parlementaire de la sécurité et de la défense souhaiterait un recours aux groupements tactiques, unités militaires rapidement mobilisables par l'UE pour une intervention internationale. Arnaud Danjean, député démocrate chrétien français, nous a donné son avis sur la situation.
Pourquoi la sous-commission de la sécurité et de la défense prône-t-elle le déploiement des groupements tactiques de l'UE au Mali? L'UE ne devrait-elle pas également offrir un autre type de soutien?
On peut envisager beaucoup de types de soutiens. Mais ces groupes tactiques avec leur flexibilité constituaient, quand ils ont été instaurés, l'outil le plus adapté pour répondre rapidement à une crise. Le Parlement européen, comme tous les observateurs, a pu constater que ces groupes n'ont jamais été utilisés: ils sont restés un instrument virtuel. Cet instrument aurait été particulièrement adapté pour répondre à une crise comme celle du Mali.
J'ajoute que le groupe tactique actuellement en alerte est constitué des 3 pays de Weimar: France, Pologne et Allemagne. Ces trois pays prônent une relance de l'Europe de la défense et veulent se montrer assez ambitieux en la matière. Je regrette que l'un des instruments de l'Europe de la défense qu'ils avaient la possibilité de mettre en œuvre n'ait pas été sollicité.
Avons-nous besoin d'une réponse militaire commune de la part de l'Union européenne face aux menaces communes?
Oui, je pense que c'est la raison d'être principale de la politique européenne de sécurité et de défense: offrir une réponse commune, à chacun selon ses possibilités. Les 27 Etats membres ont des capacités militaires très hétérogènes, il n'empêche que chacun doit pouvoir contribuer à la hauteur de ses moyens. Je regrette d'ailleurs que, de plus en plus, les missions effectuées dans le cadre de cette politique de sécurité et de défense commune impliquent un nombre de plus en plus restreint de pays contributeurs.
La crise constitue-t-elle un frein ou un incitant à la création d'une véritable politique européenne de la défense?
Les deux: nous aimerions qu'elle constitue une stimulation pour les pays qui sont tous confrontés à la crise budgétaire, qui voient diminuer les moyens alloués à la défense. Malheureusement je constate surtout pour l'instant que c'est un frein ; je dois dire de façon assez pessimiste que je ne vois pas quelles sont les initiatives en cours qui pourraient nous permettre de sortir de cette situation.
photo EMA
31/01/2013 Mer et Marine
Acheminant des renforts au dispositif français déployé au Mali dans le cadre de l’opération Serval, le bâtiment de projection et de commandement Dixmude est arrivé lundi à Dakar, une semaine après son départ de Toulon. A son bord, un Groupe tactique interarmées (GTIA) complet : 500 hommes de l’armée de Terre et 140 véhicules, dont des dizaines de blindés. Le BPC a notamment transporté jusqu’au port sénégalais des chars AMX 10 RC, des véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), des véhicules de l’avant blindés (VAB), des véhicules blindés légers (VBL), des P4 ou encore des camions avec citernes et remorques. Le GTIA a quitté le Dixmude par la vaste porte ouvrant sur le radier et donnant accès aux ponts à véhicules, ainsi qu’au hangar et au pont d’envol au moyen de rampes et d’ascenseurs. « En six heures, l’intégralité du chargement du GTIA 2 embarqué sur le Dixmude est débarquée et déplacée pour être stockée dans un endroit sécurisé où les mécaniciens et les logisticiens pourront s’affairer, avant le départ pour le théâtre malien. Le Dixmude restera encore quelques jours à quai afin de soutenir les troupes, qui n’ont pas encore débarqué. L’équipage assurera le soutien logistique et mettra ses installations et ses capacités de communication à disposition de l’état-major du GTIA afin de poursuivre la préparation des unités avant leur déploiement », explique la Marine nationale.
AMX 10 RC débarqué à Dakar par le Dixmude - photo EMA
Escorté par l’aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, le Dixmude a mené avec succès la première mission de transport opérationnel d’un BPC dans le cadre d’un acheminement stratégique destiné à la mise en œuvre d’une force outre-mer. Au passage, ce concept de bâtiment extrêmement polyvalent a démontré sa forte capacité d’emport car c’est sans doute, aussi, la première fois qu’un BPC embarque 140 véhicules, soit le double de ses possibilités « officielles ». Pour y parvenir, tous les espaces disponibles du bâtiment ont été utilisés, y compris le hangar des hélicoptères (il n’y en avait pas pour cette mission) et même une partie du pont d’envol. « La capacité d’accueil théorique du BPC a été dépassée sans que cette augmentation ne soit la cause de problèmes », précise la marine, qui rappelle que le BPC a également permis, grâce à ses installations hôtelières et sportives, de loger confortablement les soldats et de les maintenir en bonne condition physique, alors que l’état-major du GTIA a pu préparer le déploiement dans les vastes locaux de commandement dont est doté le Dixmude. « Grâce à ses moyens permettant d’améliorer et de faciliter la préparation opérationnelle et le maintien en condition physique des unités composant un groupement tactique, le BPC permet aussi de valoriser leur transit ».
Chapeautée par le 519ème Groupe de Transit Maritime, la projection de forces vers le théâtre malien par la mer va se poursuivre. Ayant appareillé vendredi dernier de Toulon, le roulier MN Eider est lui-aussi attendu en Afrique de l’ouest afin de débarquer l’ensemble des moyens matériels de la 1ère Brigade Logistique (environ 250 véhicules et une centaine de conteneurs) , chargée d’assurer le ravitaillement, le soutien technique et le soutien santé des forces combattantes à pied d’œuvre au Mali.
Le Dixmude à son départ de Toulon – photo EMA
30/01/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. Défense globale
Le ministère de la Défense dévoile quelques chiffres logistiques depuis le début de l'opération Serval. Ces données sont communiquées par le centre multimodal des transports basé à Villacoublay qui planifie et conduit les acheminements stratégiques par terre, air ou mer.
Les armées françaises ont déjà acheminé autant de matériel au Mali et dans les pays environnants au soutien qu'elles en ont retiré d'Afghanistan ...
Depuis le début de l'opération Serval, plus de 10 000 tonnes de fret ont été transportées. L'équivalent du désengagement d'Afghanistan en 2012 (9 764 tonnes).
Plus de 50 VAM (voie aérienne militaire) ont convoyé le personnel militaire par les Airbus A310 et A340 de l'escadron de transport Estérel de la base de Creil.
Le ministère de la Défense compte également plus de cent affrètements aériens (Antonov et Ilyushin). Les rotations d'une douzaine de C17, prêtés par des partenaires internationaux (des Etats-Unis à la Belgique en passant par le Canada, le Royaume-Uni, les Emirats arabes unis...) pour transporter du matériel n'entrent pas dans ce chiffrage.
Plus de cinq cents militaires du second GTIA, 140 véhicules, 20 conteneurs et plus de 50 tonnes de munition ont vogué sur le BPC Dixmude pour rejoindre Dakar ce lundi 28 janvier.
En amont, les autorités n'oublient pas de citer la réactivité de la SNCF, au titre d'une convention OPEX (signée en juillet 2012). Plusieurs trains militaires spéciaux ont été affrétés en 48 heures au lieu des 45 jours habituels à destination de Toulon et de la Zone de regroupement et d'attente de Miramas.
Il y a dix jours, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confié que le coût de la totalité du déploiement de l'opération Serval se montait à 30 millions d'euros, à prendre sur le budget OPEX.

30 January 2013 10:29 defenceweb (Reuters)
Britain increased its offer of aid to France and African governments to help them counter Islamist militants in Africa but limited the scope of its support for fear of being dragged into an Afghanistan-style quagmire.
Defense Secretary Philip Hammond told parliament that up to 240 soldiers could take part in missions to train African troops, and that at least 90 more are already taking part in logistical operations to support French troops fighting in Mali.
"The UK has a clear interest in the stability of Mali and ensuring that its territory does not become an ungoverned space available to al Qaeda and its associates," Hammond said, Reuters reports.
"We are very clear about the risks of mission creep and we have defined very carefully the support we are willing and able to provide," he added.
British troops will not have a combat role, he stressed.
In a further sign of Britain's concern over developments in northern Africa, Prime Minister David Cameron will travel to Algeria on Wednesday, his office said.
An Islamist militant attack on Algeria's In Amenas natural gas complex earlier this month left at least 38 hostages dead, including up to six Britons.
Cameron, who has spoken of a "generational struggle" against Islamist extremists in the region, will meet Algerian Prime Minister Abdelmalek Sellal, a British government source said.
After the gas complex assault, Cameron said Britain needed to "thicken" its contacts with Algeria to help the North African state in its "long running battle against terror".
Britain will withdraw some 9,000 troops from a long and costly mission in Afghanistan by the end of 2014, and the public - squeezed by spending cuts to fix a big budget deficit - has little appetite for another expensive military adventure.
In contrast to previous major military operations in Iraq and Afghanistan, Britain now says it is better to have limited Western military interventions, and that local forces - with Western backing - should take the lead in ensuring security.
Hammond played down the prospect of long-term Western involvement in Mali, saying that France had assured him of a "short intervention" to stabilize the situation on the ground, and that African and Malian troops would then take over.
Up to 40 of the troops Britain has offered are for a European Union training mission in Mali, and up to 200 are for a regional African Union-led training mission involving anglophone West African countries such as Nigeria, Ghana and Sierra Leone.
British logistical and equipment aid to Mali has so far included the use of two C-17 transport planes and a Sentinel surveillance plane based at Dakar in neighboring Senegal.
In response to a French request on Sunday for more help, Britain said it would also offer a ferry to transport French troops and equipment, and allow France and its allies to use U.S. bases in Britain to refuel aircraft.
Britain has also offered to set up a "Combined Joint Logistics Headquarters" in Mali, but France believes such a facility is not needed for now, Cameron's spokesman said.

30 janvier 2013 comptes-publics.fr
Mercredi 30 janvier 2013, la commission de la défense de l’Assemblée nationale auditionne Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense à 14 heures. A 16h15, le ministre est auditionné par la commission des affaires étrangères (ouvert à la presse).

29 January 2013 Ministry of Defence
The UK is to support the EU military training mission to Mali by providing up to 40 British personnel either in a headquarters or training team role.
In response to an urgent question in the House of Commons, Defence Secretary Philip Hammond said that it is possible that all 40 personnel will not be required, dependent on the contributions from other EU member states, to be agreed in Brussels later today.
Mr Hammond also said that the UK will offer £5 million for 2 new UN funds to support the strengthening of security in Mali. £3 million of this would be directed to the African-led intervention force (AFISMA) and £2 million to activity in Mali that would facilitate and support political processes for building stability.
He confirmed that the UK is also prepared to offer up to 200 personnel to provide training to troops from Anglophone West African countries contributing to AFISMA, though the numbers required will be dependent upon the requirements of the AFISMA-contributing nations.
In addition, the UK has deployed a small number of advisers to Anglophone West African countries who will contribute to the AFISMA mission to assess their needs and to gain situational awareness.
The UK will continue to provide 1 C-17 transport plane in support of France for a further 3 months.
There are currently around 20 people deployed in Bamako supporting liaison with French forces and, following a French request for additional surveillance support, the UK has deployed a Sentinel R1 aircraft to Dakar, Senegal, with supporting ground crew and technical support amounting to around 70 people.
photo Mer et Marine
30/01/2013 Mer et Marine
Afin de protéger la forme toulonnaise dans laquelle le porte-avions Charles de Gaulle est depuis vendredi dernier en cale sèche (voir notre article à ce sujet), la coque de l’ex-bâtiment de transport et de soutien Bougainville a été remorquée jusqu’aux bassins Vauban. L’ancien BTS a pris place devant le bateau porte fermant la cale et assurant son étanchéité, permettant ainsi de protéger l’infrastructure en cas d’attaque terroriste. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est prise. Ainsi, lors du passage en cale sèche du Charles de Gaulle lors de sa période de grande maintenance (IPER), en 2008, c’est l’ex-frégate lance-missiles Suffren qui avait été disposée devant la forme où se trouvait le porte-avions.
Dernier bâtiment construit par les chantiers nantais Dubigeon, le Bougainville, lancé en 1986, est entré en service deux ans plus tard après son achèvement à Saint-Nazaire. Initialement construit pour les besoins du centre d'expérimentation nucléaire du Pacifique, notamment le transport entre Papeete et Mururoa, il avait été modifié à Lorient en 1998 et 1999 afin d’être transformé en navire collecteur de renseignements. Il a été utilisé à cet effet jusqu'à la fin 2005, avant d'être remplacé par le Dupuy de Lôme. Après avoir été utilisé un certain temps pour des missions de transport et de surveillance, le Bougainville a finalement été désarmé en 2008. Long de 112.8 mètres pour un déplacement de 5200 tonnes en charge, ce navire, doté d’un radier de 78 mètres de long et 10 mètres de large, pouvait embarquer deux chalands de débarquement et 1200 tonnes de matériel. Il disposait d’une grue d'une capacité de 37 tonnes (à 12 mètres) et d'une plateforme pouvant accueillir un hélicoptère, ainsi que de locaux hospitaliers avec un bloc opératoire.