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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:30

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

03 décembre 2012 Usine nouvelle (Reuters)

 

Le démonstrateur de drone de combat Neuron a réussi le 1er décembre son tout premier vol à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Il couronne près de dix ans d'efforts de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation.

 

Dix années d'efforts conjoints de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation ont été nécessaire pour arriver à cette première étape. Une fois la centaine de vols d'essais du Neuron réalisés, d'ici deux ans, l'avionneur tricolore compte participer à la préparation de la prochaine génération d'avions de combat, avec ou sans pilote, attendue dans les années 2030.

 

Le Neuron a atterri samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.

 

Lancé en 2003, le programme Neuron, d'un budget de plus de 400 millions d'euros, est piloté par la Délégation générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, qui joue le rôle de maître d'oeuvre.

 

L'avionneur français, concepteur de l'avion de combat Rafale, a entraîné dans son sillage le suédois Saab, qui fabrique le Gripen et l'italien Alenia (Finmeccanica, qui fait partie du consortium Eurofighter avec EADS et le britannique BAE Systems.

 

L'espagnol EADS-CASA, le grec Hellenic Aerospace Industry (HAI) et le suisse Ruag sont également de la partie.

 

Pendant ce temps, BAE Systems, avec qui Dassault Aviation coopère dans les drones de surveillance, mène son propre projet similaire, Taranis, avec un premier vol prévu en 2013.

 

AUTONOMIE

 

Le Neuron peut effectuer un vol complet sans recevoir aucun ordre et peut rectifier de lui-même des situations critiques, un avantage crucial dans une zone de combat où il vole beaucoup plus vite que les drones de surveillance actuels.

 

Mais s'il n'y a pas de pilote dans l'avion, le pilote est bien là, dans un "shelter", étroite baraque installée au bout de la piste d'Istres, la plus longue d'Europe. A tout instant, installé face à des écrans similaires à un cockpit, il peut reprendre la main. A ses côtés, un deuxième opérateur vérifie le bon fonctionnement des équipements informatiques.

 

"Parfois, il nous arrive d'oublier qu'on n'est pas dedans", raconte Olivier Ferrer, dit "Nino", ancien pilote de chasse de l'aéronavale devenu pilote d'essai pour Dassault Aviation.

 

"Même s'il n'y a pas de manche de manette, tous les ordres qu'on donne sont quasiment les mêmes que pour un avion".

 

Le pilote reste en contact permanent avec une "salle d'écoute", l'équivalent d'une tour de contrôle.

 

Après avoir reçu à Istres des pièces des six pays d'Europe participant au programme, le Neuron a démarré ses essais au sol qui ont mobilisé 300 personnes depuis fin 2011.

 

Comme ceux qui suivront, ce premier vol d'essai a été réalisé au-dessus de zones faiblement peuplées - moins de 15 habitants au km2 - pour limiter les risques.

 

Le deuxième vol attendra quatre mois. Entre-temps, l'avion sera envoyé au Centre d'essai d'électronique de l'armement de la DGA à Bruz, près de Rennes, où des tests seront réalisés pour vérifier qu'il est bien le plus furtif possible.

 

"L'idée, c'est d'être aussi invisible qu'un moineau. Le moineau de Paris est gris, discret, ne se voit pas, se fond dans l'environnement", explique Didier Gondoin, directeur général technique de Dassault Aviation, qui a dirigé le programme Rafale de 1998 à 2005.

 

Le Neuron devra ainsi demeurer en dessous des seuils de détection des radars, réglés de façon à ne pas détecter les vols d'oiseaux.

 

De la même manière, le moteur de l'avion a été dissimulé pour éviter que la chaleur émise ne soit détectable par les radars infrarouge.

 

Long de 10 mètres, le Neuron a une envergure d'environ 12,5 mètres - légèrement supérieure à celle d'un Mirage 2000 - et peut peser sept tonnes une fois ses deux soutes d'armement chargées.

 

Sur la centaine de vols d'essais prévus, 80 seront effectués à Istres et les autres en Italie et en Suède. Le Neuron sera confronté à des avions de combat de type Rafale ou Gripen et à des radars de détection et des batteries antiaériennes.

 

"On va confronter la nouvelle épée qui est Neuron face aux boucliers que sont les systèmes de détection", résume Patrick Castagnos, directeur des essais en vol de Dassault Aviation.

 

Mais si les Etats ont beaucoup partagé dans la conception du Neuron, ces données-là, ils les garderont pour eux.

 

L'APRÈS-NEURON

 

L'étape suivante, après 2014, s'appelle "Neuron 2" : il s'agit de préparer un véritable projet de drone de combat européen en assimilant les fruits du travail effectué parallèlement par BAE Systems avec Taranis.

 

Dassault Aviation et BAE ont obtenu en juillet un contrat d'études préliminaire de 13 millions d'euros pour le lancement de la première phase du programme de démonstration du système de combat aérien.

 

Les deux groupes commencent à travailler avec le motoriste français Snecma (groupe Safran) et le britannique Rolls-Royce. Pour l'avionique (radars), Dassault Aviation discute avec Thales - dont il est le premier actionnaire industriel avec 26% du capital - et avec l'italien Selex (groupe Finmeccanica).

 

Le tandem semblait l'an dernier en pole position pour le projet de drone de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) dans le cadre de la coopération franco-britannique dans la défense scellée depuis fin 2010.

 

Mais l'alternance qui a suivi l'élection présidentielle française a entraîné une remise à plat du dossier et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est dit peu favorable à la voie choisie par son prédécesseur.

 

La France devrait annoncer prochainement sa décision en matière de drones, un domaine emblématique de la politique de défense des années à venir.

 

Les deux drones (de surveillance et de combat) partagent les mêmes technologies de télécommunications et les mêmes techniques d'essais en vol, fait valoir Eric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation.

 

"Ce serait dommage de rater cette opportunité de faire travailler les mêmes ingénieurs, sinon on va réinventer plusieurs fois la poudre."

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:05

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

1er décembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Plus de 100 personnes, employés de DCNS ou représentants de la DGA, de la marine nationale ou des partenaires, ont assisté mercredi 28 sur la base navale de Toulon, à l’inauguration du centre d’intégration à terre du système de combat des sous-marins Barracuda, dont le premier exemplaire est destiné au Suffren.

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il gère toutes les fonctions de commandement et de contrôle, recevant et traitant en temps réel des informations de tous les senseurs et de toutes les armes.

 

La cérémonie marquait le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire l’assemblage des composants matériels et logiciels dans un centre d’intégration à terre.

 

Au cours des 3 prochaines années, le centre permettra de tester et vérifier chaque fonction du système de combat, chaque mode de fonctionnement, en préparation de son intégration correcte à bord du sous-marin.

 

Les tests et vérifications effectuées à terre par les équipes de DCNS grâce à ce centre, permettent de gagner un temps précieux lorsque vient l’étape de l’intégration à bord. La campagne d’essai à bord est donc significativement plus courte.

 

Le système de combat destiné aux sous-marins Barracuda combine un système sonar basé sur celui utilisé à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins type Le Triomphant, un mât optronique remplaçant les périscopes traditionnels, un système d’armes dont la capacité d’emport est le double de celle des SNA type Rubis actuels et un système de gestion de combat intégrant les capacités de tous les senseurs du sous-marin.

 

Les sous-marins type Barracuda seront équipés de torpilles lourdes type F21, de missiles anti-navires SM39 et du missile de croisière naval MdCN.

 

Référence :Navy Recognition (Etats-Unis)

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:45

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0f/Flag_of_Georgia.svg/800px-Flag_of_Georgia.svg.png

 

BRUXELLES, 30 novembre - RIA Novosti

 

Les efforts visant à inciter la Géorgie à adhérer à l'Otan pourraient avoir des conséquences graves pour les relations entre la Russie et l'Alliance, a déclaré vendredi aux journalistes russes à Bruxelles le nouveau représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Alexandre Grouchko.

 

"Je suis convaincu que les responsables de l'Otan sont conscients que les démarches visant à intégrer la Géorgie à l'Alliance pourraient avoir des conséquences graves pour les relations russo-otaniennes", a indiqué le diplomate.

 

Selon lui, la Russie estime que l'élargissement de l'Alliance est contraire à l'idée de mettre en place un système de sécurité collective en Europe. En outre, le désir d'accueillir la Géorgie au sein de l'Otan n'est pas en mesure de modifier les relations entre Moscou et les ex-républiques géorgiennes qui ont proclamé leur indépendance.

 

"Il serait irréaliste d'espérer que la politique de rapprochement entre la Géorgie et l'Alliance pourrait influer d'une manière ou d'une autre sur nos relations avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, ainsi que sur nos engagements relatifs à leur protection", a ajouté M. Grouchko.

 

La coopération entre la Géorgie et l'Alliance atlantique a commencé en 1994 avec l'intégration de Tbilissi au Plan d'action pour l'adhésion à l'Otan (MAP). Après la "révolution des roses" en 2004, qui a porté Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en Géorgie, cette coopération s'est sensiblement intensifiée. En octobre 2004, elle a pris la forme du Plan d'action individuel pour le partenariat (IPAP).

 

Réunis pour une rencontre informelle en 2006, les chefs de diplomatie des pays membres de l'Otan ont décidé d'engager avec la Géorgie un dialogue intensifié (ID) sur les aspirations du pays en matière d'adhésion. Le sommet de l'Otan tenu en avril 2008 à Bucarest a réaffirmé que la Géorgie et l'Ukraine pourraient adhérer à l'Alliance à condition de se conformer à ses standards. Ce même sommet a adopté à l'égard de la Géorgie un Programme national annuel (ANP) contenant une "feuille de route" détaillée pour l'adhésion.

 

Mi-septembre 2008, la Commission Géorgie-Otan a vu le jour afin de contribuer à l'intégration du pays au sein de l'Alliance.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 08:00
China Grows A Pair

November 30, 2012: Strategy page

 

China has put two helicopter gunship designs into production. Both the "back-up design" (WZ-19) and the troubled (and delayed) favorite WZ-10 have entered service. The WZ-19 armed scout helicopter has been spotted in the air for two years now, most recently painted in military colors. The WZ-19 was earlier known as the Z-9W. The WZ-19 is yet another Chinese helicopter based on the Eurocopter Dauphin (which has been built under license in China for two decades). The WZ-19 is a 4.5 ton, two seat armed helicopter. It can carry a 23mm autocannon and up to a ton of munitions (missiles, usually). Cruising speed is 245 kilometers an hour and range is 700 kilometers. The WZ-19 is basically an upgraded Z-9W.

 

China Grows A Pair

China has also been developing (since the 1990s) a larger (7 ton) and more complex WZ-10 helicopter gunship. This project has been going on for 14 years and several prototypes have been built. Attempts to buy or steal helicopter gunship technology from Russia and South Africa failed. Two years ago some of the prototypes were sent to Chinese Army aviation units for field testing. While not a failure, the Z-19 was apparently seen as a more capable combat helicopter. The WZ-10 had a lot of problems and was, at one point, in danger of being abandoned. The Chinese persevered and fixed most of the defects and put WZ-10 into production. Because the Z-19 is basically an armed scout helicopter and China still wants something more like the American AH-64 Apache, the WZ-10 was made to work, after a fashion.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:39
Russie: fin des essais du dernier modèle de Kalachnikov

MOSCOU, 30 novembre 2012  - RIA Novosti

 

L'Institut centrale russe de mécanique de précision" de Klimovsk (région de Moscou) a achevé les essais du nouveau fusil d'assaut Kalachnikov AK-12, a annoncé vendredi le service de presse de l'entreprise.

 

"Les essais préliminaires de l'AK-12 sont terminés, nous avons défini l'ensemble des caractéristiques de combat et techniques du nouveau fusil", a indiqué le porte-parole.

 

Le fusil d'assaut Kalachnikov AK-12 est conçu par l'usine Ijmach d'Ijevsk (république russe d'Oudmourtie). Ce fusil de cinquième génération possède trois modes de tir - coup par coup, rafale de trois et automatique. Il est muni de rails de fixation Picatinny permettant d'installer des équipements supplémentaires. Il s'agit d'une arme modulaire de base qui servira pour la création d'une vingtaine de versions de calibre 5,45x39 mm à 7,62x51 mm, selon le site officiel d'Ijmach.

 

L'AK-12 est destiné à l'exportation, mais ce fusil répond aux normes du ministère russe de la Défense et l'usine se dit prête à le livrer à l'armée russe en cas de besoin.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:57

BPC-Dixmude-photo-Bruxelles2---NGV.jpg

 

nov 30, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Toulon)

 

J’ai pu découvrir aujourd’hui le Dixmude, le troisième BPC (bâtiment de projection et de commandement) mis en service par la Marine nationale. Un « formidable couteau suisse » comme se plaisent à le souligner les marins fiers de leur bateau tout neuf. Et effectivement, il y a de quoi être séduit.

 

Imposant

 

Long de presque 200 mètres, large de 32 mètres, un BPC reste imposant à quai avec ses ponts superposés. Et son autonomie – 11.000 miles (20.000 km) – lui permet de parcourir différentes missions. La vitesse maximum 18 noeuds est plus que convenable.

Dans ses entrailles, peuvent se loger 16 hélicoptères. Et sur le pont, 6 emplacements sont réservés pour permettre l’atterrissage d’hélicoptères, d’attaque (Caracal, Tigre…) ou de transport (Puma, NH90…) et de 2 autres hélicoptères plus légers (type Gazelle). Un Etat-major de 150 personnes – voire plus – peut prendre place avec les différents standards de connectique en usage au niveau national comme de l’OTAN. Durant l’opération Harmattan en Libye, il a pouvait ainsi parcourir en une nuit une bonne partie de la côte libyenne.

 

 

Un hôpital de bord, avec 2 salles de chirurgie, radio de bord, voire scanner, et une soixantaine de lits. Au besoin il peut être complété par l’arrivée d’éléments chirurgicaux ou de modules médicaux supplémentaires. Un radier permettant l’accueil de plusieurs chalands de débarquement : — 4 s’il s’agit des anciens CTM (chalands de transport de matériel) ou 2 pour les plus modernes EDA-R (Engins de débarquement amphibies rapide) — qui assurent la capacité amphibie du navire. Cela peut paraître facile, a priori. Mais l’arrivée de ces navires dans le navire requiert un certain savoir-faire. Pour « garer » l’EDA-R il n’y a que 40 cms de chaque coté. Avec un peu de houle, et l’effet spécifique des vagues dans le radier, la dextérité et le sang-froid sont requis…

 

 

L'EDA-R a l'entrée dans le radier du Dixmude. Un système de balasts permet de vider l'eau ou de le remplir

Son principal atout reste cependant dans son hangar qui peut se prêter à différents emplois. Au gré des missions, il sert de parking pour le transport de véhicules (80 en tout) ; peut se transformer en hall d’accueil pour l’évacuation de ressortissants (1500 sur une courte durée, 500 si la traversée est plus longue qu’une ou deux journées) avec l’installation de lits picots au besoin ; voire permettre l’extension des salles d’Etat-Major ou de l’hopital de bord, etc. Les salles elles-mêmes sont reconfigurables au besoin à l’aide de cloisons amovibles. Bref le navire s’adapte au gré des circonstances et des missions. Ce qui le rend particulièrement adapté à toutes sortes de missions : évacuation de ressortissants (Liban 2006), secours en cas de catastrophes (Haiti), commandement d’une opération maritime, base d’hélicoptères (Harmattan), transport de troupes et moyens de débarquement, formation (mission Jeanne D’arc) etc.

 

 

Ses couloirs assez larges permettent à de nombreuses personnes de se croiser sans se gêner comme aux brancards de passer. Sa structure de vie est plutôt confortable, pour un navire de guerre. Il n’est pas trop étonnant que les Russes aient été séduits. La raison du succès de cette tient aussi à son mode de conception. Au niveau opérationnel, « il a été conçu par une équipe mixte de marins et de terriens » ; certains détails ont ainsi été étudiés pour permettre l’accueil des troupes, comme ces tiroirs sous les lits permettant d’accueillir les armes personnelles (type Famas).

 

Au niveau industriel, sa conception et sa construction ont été empruntées aux navires civils : notamment la construction par zones et l’assemblage. Ce qui a permis d’avoir un coût relativement modique pour ce type de navires : 400 millions d’euros environ pour les premiers (Mistral entré en service en 2006 et Tonnerre mis en service en 2007), 550 millions d’euros environ pour le Dixmude (entré en service en 2012, doté d’une autre motorisation et de différents aménagements supplémentaires). Revers de la médaille, il n’est pas autoprotégé. Et en zone de crise, a besoin d’être accompagné par des frégates (anti-aériennes ou/et anti-sous-marines…). Seuls deux canons de bord permettent de lutter contre des menaces asymétriques, pas de faire de la guerre navale. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Commentaire : Ce type d’équipements très modulaire, adapté à toute une série de conflits actuels ou de menaces futures paraît très bien adapté à la nouvelle donne stratégique. Sans doute mieux que certains autres équipements. On peut même se dire qu’à terme, ce type de bateau pourrait remplacer un porte-avions, si l’utilisation des drones continue à se développer et se perfectionner (nb : certains experts diront sans doute, à plus ou moins juste titre. Mais ce n’est pas du tout la même chose. Simplement, projetons-nous dans 10 ou 20 ans,… ).

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:54

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

29.11.202 slateafrique.com

 

Le chroniqueur algérien Chawki Amari dresse un tableau des ressemblances entre les situations au Mali et en Afghanistan

 

Par définition en géométrie euclidienne, des droites parallèles ne se croisent jamais. Sauf par courbure de l'espace-temps, avec l'intervention des puissances internationales.

  • L'islamisme

Force morale et militaire, l'islamisme n'est plus à présenter. Mélange de religion, de tribalisme, de guerre et d'infiltration de tous les services secrets du monde, le djihadisme, courant radical du radicalisme islamiste, a encore le vent en poupe, alimenté par l'impasse démocratique et l'injustice des puissances mondiales.

Si l'islamisme, matrice idéologique du djihadisme, est plus ou moins financé par des Etats riches et conservateurs comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar, son excroissance s'autofinance dans une large mesure grâce aux prises d'otages, razzias et prélèvements forcés d'impôts islamiques, commerce de drogue et contrebande transfrontalière.

 

Pour asseoir un ordre moral paramilitaire et comme l'on fait les Talibans avec les Bouddhas du Bâmiyân, les islamistes ont commencé leur carrière au Nord Mali en détruisant des marabouts, symboles «païens» d'un islam traditionnel du culte des Saints. La méthode est signée, il s'agit du wahhabisme saoudien, purisme archaïque des origines qui vise à délaisser tous les symboles d'adoration à d'autres qu'à Dieu, y compris la tombe du Prophète Mohamed lui-même, abandonnée (en Arabie Saoudite) pour éviter qu'on aime l'homme plus que son message.

 

Moteur de la résistance, fourre-tout d'illuminés et de paramilitaires, c'est encore une fois l'islamisme qui va jouer dans l'intervention étrangère, étendard de ralliement. D'autant que contrairement au sexe ou à la religion, l'islamisme ne fait pas de distinction de race ou d'appartenance ethnique. Touaregs, Noirs ou Blancs, Songhaïs, Peuls, Berabiches, Reguibats, Toubous ou Arabes sont les bienvenus, pourvu qu'ils aient une arme (voire un arsenal) et une dent (voire un dentier) contre l'Occident. Une auberge espagnole, sans alcool et sans Espagne.

  •  
    L'afflux des combattants étrangers

Ils étaient déjà présents avec l'arrivée des groupes de Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) dans les régions Sahélo-sahariennes et ont profité de la démission de l'État malien et de l'offensive des Touaregs du MNLA (indépendantistes) pour s'installer entre la boucle du fleuve Niger au Sud, le Niger à l'Est, la Mauritanie à l'Ouest et l'Algérie au Nord, pour y consolider leurs bases.

 

Mais depuis l'imminence de l'intervention internationale, les services secrets, qui observent en permanence la région, ont pu noter l'arrivée d'une nouvelle vague de combattants djihadistes: mauritaniens, nigériens ou algériens, mais aussi soudanais, yéménites ou saoudiens, et même nigérians de la secte Boko Haram, venus en renfort pour l'un des combats finaux entre Dieu et le Diable, même si dans certaines régions, ils semblent se faire tout petit en prévision de l'attaque.

 

Reste à définir le rôle à jouer de tous ces groupes qui évoluent dans ces zones grises: groupes du crime organisé, spécialisés dans la vente d’armes, le trafic de drogue ou la traite humaine, connectés aux groupes djihadistes, mais pas forcément avec l'envie de se battre contre le reste du monde. Dans tous les cas, c'est une Internationale, fixée pour combattre l'autre Internationale, dans un combat à l'air de déjà-vu, entre les forces du bien et du mal.

  • L'absence d'État

Comme en Afghanistan ou en Somalie, l'islamisme se greffe sur des zones désertées par l'État, par un processus de maturation en plusieurs phases, dont la première est de se relier, de s'allier et d'épauler les groupes du crime organisé ou de revendication politique déjà présents dans la région, puis de les ramener à eux en leur prêtant aide militaire, protection et assise internationale.

 

Mais en l'absence d'État et de règles claires, les groupes deviennent souvent rivaux. Comme en Afghanistan d'ailleurs, les forces étrangères partie prenante de l'intervention, vont s'appuyer sur le MNLA (Touaregs laïcs indépendantistes). La question du rôle de Ansar Dine (Touaregs islamistes, opposés à l'indépendance de l'Azawad), n'est pas encore définie, celui-ci préférant prendre ses distances avec le MNLA et Al-Qaïda, mais sans  condamner ni l'un ni l'autre, pour des raisons de survie.

 

Mais comme en Afghanistan encore, les liens tribaux vont jouer. Une partie des djihadistes pourra trouver refuge dans les pays voisins, au Niger, Mauritanie, Algérie, Libye et Tchad, où les États centraux ont du mal à intervenir dans leurs zones tribales, à l'image du Waziristan pakistanais, où Ben Laden vivait comme un panda protégé avant de finir comme un poisson sous l'eau.

  • Le relief

Contrairement à ce que l'on pense, le Nord du Mali n'est pas un désert plat où le moindre mouvement peut se détecter à partir de satellites ou de drones. En réalité, au-delà des grandes plaines sableuses au Nord du fleuve Niger, la région est un ensemble de montagnes, avec comme en Afghanistan, d'innombrables grottes (comme à Bouressa ou Okawan, marché d'achat d'armes) et de plateaux, regs caillouteux, mines de sels labyrinthiques (Taoudeni), collines (Tigharghar), vallées arides (Tilemsi) ou touffues (aux abords de l'Adrar des Ifoghas) ou de villes serrées comme Tombouctou et Gao, où il est relativement aisé de survivre caché.

 

De fait, et comme en Afghanistan, les bombardements aériens et les avancées au sol vont être compliquées par un terrain difficile que seuls les Touaregs connaissent bien. Si les djihadistes se préparent déjà, le MNLA (indépendantistes touaregs du Nord) va probablement jouer le rôle de l'Alliance du Nord afghane, et épauler, voire jouer les éclaireurs dans cette guerre contre Al-Qaïda et les mouvements djihadistes affiliés.

 

Les affrontements entre le MNLA et le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique) ont d'ailleurs déjà commencé, rendus difficiles par l'immensité du territoire. En effet, on estime à deux millions de kilomètres carrés, soit quatre fois la surface de la France, la zone où se déroulera l'intervention des forces alliées.

  • L'armement

En plus de l'armement malien abandonné par l'armée au Nord (les 3/4 selon les experts), pendant les premières offensives du MNLA, les islamistes sont lourdement armés, présents sur le marché international dérégulé des armes grâce aux fonds essentiellement récupérés dans les prises d'otages (de un à 10 millions d'euros par tête) et le trafic de drogue (40% des drogues dures en provenance d'Amérique du Sud transitent par le Sahel pour arriver en Europe).

 

Mais depuis le démantèlement de l'armée libyenne, d'autres armes sont arrivées dans le Nord Mali. Contrairement au Niger, où les Touaregs kadhafistes n'ont pas pu rapatrier leurs armes, les Touaregs maliens qui opéraient dans les armées libyennes ont pu faire entrer leurs cargaisons en rejoignant le Mali. Si ces combattants démobilisés n'ont pas tous rejoint les troupes de l'AQMI, du Mujao ou de Ansar Dine, un nombre d'entre eux ont revendu leurs armes aux mouvements islamistes, la région étant complètement abandonnée, en proie au chômage et à l'inactivité.

 

Après une phase de nomadisme dans les régions sahélo-sahariennes, c'est dans cette région entre le massif de l'Ifoghas et les frontières des États voisins que les islamistes se sont constitués des bases et ont caché un stock impressionnant d'armes de tous types, lance-grenades, mitrailleuses avec visée anti-aérienne, fusils automatiques (près de 80.000 kalachnikovs sont disséminés dans le Sahel), munitions, grenades, explosifs (Semtex), ainsi que l’artillerie légère anti-aérienne montée sur véhicule (calibre légers bitubes), selon le rapport de l'ONU de 2012.

 

Libya defenceWeb

 

Ce sont ces dernières armes, canons aériens et antichars (RPG 7), missiles MILAN (livrés par la France à Kadhafi) et les soviétiques Strela-2 et SA-7 Grail, des lance-roquettes très légers qui peuvent atteindre des appareils volants à 1.500 mètres, qui font peur à tout le monde. Comme en Afghanistan, où les missiles américains Stinger avaient été distribués par l'armée US pour combattre l'Union soviétique, les redoutables missiles sol-air russes sont un véritable danger pour tout avion ou hélicoptère circulant dans la région.

 

L'utilisation de drones sera le principal atout des armées étrangères, avant une éventuelle intervention au sol, avec un coût déjà estimé à un milliard de dollars pour une année. On estime à 2.000 au jour d'aujourd'hui l'effectif des djihadistes, contre 3.300 pour l'instant, celui des armées étrangères. Si dans le désert, des parallèles peuvent se croiser, les dommages collatéraux sont imprévisibles. La géométrie et la théorie des chocs n'y sont pas une science exacte.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:55
La cybersécurité française passe à l'attaque

 

29 novembre 2012 Par PAR RIDHA LOUKIL, AVEC HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n° 3309

 

Les industriels hexagonaux mettent les bouchées doubles en matière de défense informatique. Un marché en pleine expansion.

 

La France a-t-elle les moyens de sa cyberdéfense ? La révélation par "L'Express", la semaine dernière, des dessous du piratage informatique de l'Élysée survenu en mai rappelle, s'il en était besoin, les dangers du cyberespace. Loin d'être à l'abri des opérations d'espionnage informatique, la France possède toutefois de sérieux atouts pour se défendre. Elle dispose même d'une filière d'excellence, prospère et exportatrice, comme le révèle la récente étude du cabinet Pierre Audoin Consultants. Ainsi, qui aurait cru que le leader français de la carte à puce, Gemalto, sécurise l'accès au cloud d'Amazon ? On n'imagine pas non plus que Thales participe à la protection des systèmes de défense de 50 pays, dont 25 membres de l'Otan. Le spécialiste de l'électronique de défense équipe aussi 19 des 20 premières banques mondiales, 4 des 5 plus grandes compagnies pétrolières... sans oublier les systèmes de paiements électroniques Visa et Mastercard, qui représentent 70% des transactions par cartes bancaires dans le monde. Autres exemples : Cassidian, la branche défense et sécurité d'EADS, qui fournit un centre opérationnel de sécurité à l'armée britannique ; Atos, qui gère l'informatique et la sécurité des jeux Olympiques depuis douze ans ; ou encore Orange, qui apporte ses services de cybersécurité au géant australien minier BHP Billiton dans 18 pays.

 

UNE CARTE À JOUER

  • Le marché mondial de la cybersécurité est estimé à 60 milliards de dollars en 2012
  • + 8,4% de croissance annuelle
  • 10 milliards de dollars d'acquisitions au premier semestre 2011

Sources : PwC, Gartner

 

Dans un secteur dominé par des acteurs américains, israéliens et russes, ces réussites témoignent d'une force insoupçonnée de l'industrie française. Face à la montée des risques d'attaques informatiques, les enjeux sont importants. Selon Pierre Audoin Consultants, le marché de la chaîne de confiance numérique affiche une croissance de 10% par an et génère en France un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros, dont la moitié à l'export. Les spécialistes français de la sécurité des échanges numériques, Gemalto, Morpho (groupe Safran) et Oberthur Technologies, tirent jusqu'à 80% de leurs revenus à l'étranger. Tout en "conservant l'essentiel de leur production et de leur R et D en France", souligne Mathieu Poujol, consultant chez Pierre Audoin.

 

De grandes ambitions

 

Contrairement aux concurrents connus du grand public pour leurs systèmes antivirus sur les postes informatiques, tels que McAfee, Symantec ou Trend Micro, les industriels français se distinguent par leur discrétion. Deux raisons à cela : leur ancrage sur le marché du "confidentiel-défense" et leur présence dans les couches cachées des systèmes d'information. Mais l'heure est venue pour eux de passer à l'offensive et d'investir d'autres maillons de la chaîne de sécurité. "Ils privilégient désormais la sécurité holistique, une approche globale de sécurité identifiée par le ministère de l'Industrie comme l'une des 85 technologies clés pour 2015, constate Mathieu Poujol. Du segment haut de gamme, ils cherchent à descendre dans les couches des systèmes d'information pour disposer au final de solutions complètes. Au risque de heurter les acteurs américains connus."

 

Cassidian a donné l'exemple en rachetant, en octobre, Netasq, une pépite spécialisée dans les systèmes anti-intrusion tout-en-un. La filiale d'EADS complète ainsi son portefeuille de solutions et entre en concurrence frontale avec les américains Fortinet, Watchguard et Sonicwall. Les perspectives de développement s'annoncent alléchantes. Selon le cabinet Gartner, le marché mondial de la cybersécurité devrait croître de 8,4% par an et bondir de 60 à 86 milliards de dollars entre 2012 et 2016.

 

Un dynamisme tiré par la recrudescence des cyberattaques, l'apparition de menaces contre les systèmes de contrôle industriel et la prise de conscience croissante des enjeux de la cybersécurité, tant par les États que par les entreprises. Les industriels français sont décidés à prendre une plus grande part du gâteau. D'autant que le poids du marché national accuse un retard sur les grands pays européens. D'après le cabinet PwC, qui l'estime à environ 2 milliards d'euros en 2010, il serait inférieur de 30% à celui de la Grande-Bretagne. En cause, le niveau encore insuffisant de protection des services de l'État, des administrations et des opérateurs d'infrastructures d'intérêt vital (énergie, eau, transports, hôpitaux...).

 

 

UNE FILIÈRE À STRUCTURER

FORCES Des grands acteurs internationaux L'expertise technologique (chiffrement, authentification...)

FAIBLESSES L'atomisation du secteur (800 PME) L'absence de réglementation nationale

OPPORTUNITÉS La forte demande des administrations et opérateurs vitaux Les services aux entreprises

MENACES La domination commerciale des Américains L'acquisition de start-up par des groupes étrangers

 

Les industriels ne cachent pas leurs ambitions. "Nous voulons apporter une alternative européenne aux solutions américaines, non seulement dans nos marchés traditionnels à caractère régalien - gouvernement et défense - mais aussi dans les industries critiques", explique Jean-Michel Orozco, le président de Cassidian Cybersecuriy, une filiale de 400 personnes créée en avril 2012. Objectif : un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros à l'horizon 2017, contre 50 millions d'euros aujourd'hui. Les deux tiers de cette croissance proviendront d'acquisitions dans le cadre d'un plan d'investissement de 500 millions d'euros sur cinq ans. Le rachat de Netasq s'inscrit dans cette stratégie. Cassidian possède deux centres opérationnels de sécurité (SOC en anglais), en France et en Grande-Bretagne, pour surveiller les réseaux de ses clients. Un troisième est en projet en Allemagne. À terme, la filiale d'EADS pourrait rivaliser avec Thales, l'actuel leader français de la cybersécurité avec 1 500 personnes et un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros.

 

Plus modeste, Bull, le numéro deux français (1 300 personnes et un chiffre d'affaires de 130 à 150 millions d'euros) n'en espère pas moins doubler cette activité dans cinq ans. Au programme : de la croissance organique mais aussi des acquisitions sélectives, à l'image du rachat, en 2010, d'Amesys (systèmes d'espionnage sur les réseaux) et, en 2011, de TRCom (une émanation de Sagem spécialisée dans la sécurisation des communications sans fil) qui a donné naissance, début 2012, au SPhone. Conçu et fabriqué entièrement en France, ce téléphone mobile sécurisé protège les communications en cryptant les conversations vocales, les messages SMS et les informations embarquées. "En termes de sécurité, il se situe un cran en dessous du téléphone Theorem de Thales, réservé aux plus hauts services de l'État et de l'armée, mais s'adresse à une population plus large : tous les cadres d'entreprises qui transmettent par téléphone des informations sensibles", explique Franck Greverie, le patron de l'activité sécurité de Bull, qui compte vendre quelques milliers de terminaux par an.

 

Orange n'est pas en reste. Il y a dix-huit mois, l'opérateur historique de télécoms a réorganisé son activité de services de cybersécurité afin d'en doubler le chiffre d'affaires en 2015. Il dispose de huit SOC dans huit pays, calqués sur son SOC dédié aux militaires et dont la localisation est tenue secrète. "Ils sont au bord de la saturation, précise Éric Domage, le directeur de la stratégie d'Orange en cybersécutité. Plutôt que d'en ouvrir d'autres, nous allons en rationaliser l'exploitation pour absorber une augmentation de demande de 10 à 20% par an." Selon Pierre Audoin Consultants, Orange est le leader français des services de cybersécurité, loin devant Sogeti, Atos et autres SSII françaises. Dans le monde, s'il est distancé par IBM, le numéro un, il soutient la comparaison avec l'américain Verizon, le britannique BT ou encore l'allemand T-Systems, filiale de Deutsche Telekom.

 

Une longueur d'avance grâce à la carte à puce

 

Dans leur offensive, les Fançais ont des atouts. Ils sont à la pointe en matière de cryptologie, technologie clé pour la protection des données. "Une dizaine de pays maîtrisent véritablement leurs propres technologies de chiffrement, parmi lesquels les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et très probablement la Chine et la Russie", précise Guillaume Poupard, le chef du pôle sécurité des systèmes d'information à la Direction générale de l'armement. La France est aux avant-postes. En témoignent la renommée mondiale du cryptologue Jacques Stern [lire ci-contre] et la victoire d'une équipe de quatre experts, dont trois de STMicroelectronics, au concours international lancé en 2007 pour le développement d'un nouvel algorithme de cryptage. "Cette force découle de l'excellence de l'école française de mathématiques, analyse Mathieu Poujol. La France dispose des meilleurs talents au monde pour créer des algorithmes de cryptage. Ceci lui a valu d'être récompensée par 13 médailles Fields, l'équivalent du Nobel en mathématiques, la plaçant en deuxième position derrière les États-Unis, qui en ont obtenu 15."

 

La carte à puce, essentielle à la sécurisation des accès, constitue une autre pièce maîtresse du savoir-faire français. Après l'avoir boudée, les Américains viennent de l'adopter. Le laboratoire d'analyse de la fiabilité des composants électroniques de Thales à Toulouse s'inscrit dans ce champ de compétences. "Nous partageons avec le Cnes des équipements très sophistiqués qui nous permettent d'effectuer un "reverse engineering" de composant matériel, en l'examinant et même en le découpant physiquement en quelques dizaines de nanomètres. Ceci peut aller jusqu'à rechercher dans les circuits où les parties sensibles - par exemple, une clé de chiffrement - sont stockées", explique Vincent Marfaing, le vice-président en charge des activités cybersécurité chez Thales.

 

Dans les services, qui représentent 60 à 70% du marché, les Français jouissent d'un avantage naturel en France. "On donne les clés de son réseau à un prestataire pour y voir ce qui s'y passe, explique Gérôme Billois, manager chez Solucom, un cabinet de conseil informatique. C'est important qu'il soit un acteur de confiance et de proximité. Les acteurs français ont des cartes à jouer. À condition qu'ils parviennent à industrialiser leurs services aussi bien que les américains IBM, Verizon et Dell."

 

Ce pari n'est pas gagné pour autant. "La France a deux handicaps. D'une part, la prise de conscience par les entreprises françaises, et par l'État, des enjeux de la cybersécurité a été plus tardive qu'aux États-Unis ou qu'en Grande Bretagne. D'autre part, peu d'acteurs hexagonaux disposent d'une taille critique suffisante pour faire face aux champions américains comme le spécialiste des réseaux Cisco Systems ou encore IBM", explique Guillaume Rochard, associé de PwC chargé de l'activité aéronautique, défense et sécurité. La France compte à la fois peu de grands champions - cinq généralistes (Thales, Bull, Cassidian, Morpho et Gemalto) et une douzaine de prestataires de services - et trop de petits acteurs. Parmi ces industriels, les 30 premiers s'accaparent 80% du chiffre d'affaires global.

 

"La filière est pénalisée par son morcellement, avec beaucoup trop de PME souvent concurrentes entre elles, diagnostique Jean-Pierre Quémard, le vice-président sécurité et technologie chez Cassidan et président de l'Alliance pour la confiance numérique, syndicat professionnel créé en 2010. Elle a besoin d'être consolidée." La profession réclame de fait une politique plus cohérente de l'État, qui se traduirait par une instance unifiée de cyberdéfense, comme aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle appelle de ses voeux la mise en place d'une réglementation favorable (obligation d'audit de sécurité, de déclaration de sinistre...), comme le recommande le sénateur Jean-Marie Bockel dans son rapport "La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale", publié en juillet. Reste un mal français à soigner : la faiblesse en marketing.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Flag_of_Serbia.svg/800px-Flag_of_Serbia.svg.png

 

MOSCOU, 29 novembre - RIA Novosti

 

La Russie et la Serbie pourraient coopérer afin de moderniser certaines armes, a déclaré jeudi le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine à l'issue d'une visite à Belgrade.

 

"Nous avons étudié avec nos experts les possibilités visant à fabriquer des armements sur le territoire serbe et nous avons conclu que certaines armes et matériel militaire construits en Serbie pourraient être compétitifs", a indiqué le vice-premier ministre sur le site du gouvernement russe.

 

Selon le responsable, la première étape de la coopération consistera à moderniser le matériel militaire russe destiné tant à la Russie qu'à des pays tiers.

 

"Il s'agit avant tout d'un large éventail de munitions", a précisé le vice-premier ministre, ajoutant que l'on pourrait parler plus concrètement de coopération militaire une fois que la Russie et la Serbie auraient signé un accord de partenariat stratégique.

 

Lors de sa visite, M.Rogozine a discuté des perspectives de la coopération bilatérale avec le président serbe Tomislav Nicolic, le chef du gouvernement Ivica Dacic et le ministre de la Défense Alexandar Vucic.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:07

Bulle-aeroterrestre.jpg

 

Sissonne, le 29 novembre 2012 sagem-ds.com

 

A l’occasion de la démonstration des capacités en zone urbaine « Decazub » de l’armée de Terre au CENZUB (1) le 29 novembre 2012, le groupement TNS formé par Thales, Nexter Systems, Sagem (groupe Safran) met en avant le résultat de ses travaux réalisés dans le cadre de la préparation du programme Scorpion.

 

A cette occasion, le groupement TNS dévoile en situation réelle le démonstrateur LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat). Le LOCC a été développé en équipe intégrée (Forces terrestres/DGA (Direction générale de l’armement)/TNS) dans le cadre de la BOA (Bulle Opérationnelles Aéroterrestre). Il permet la mise en oeuvre des fonctionnalités d’un futur système de conduite du combat en vue d’accroître les capacités opérationnelles d’un GTIA (Groupement Tactique InterArmes).

 

Sous l’impulsion de l’armée de Terre et de la DGA, le démonstrateur BOA a été orienté vers la préparation du programme Scorpion. Le groupement TNS capitalise sur ces travaux pour répondre aux exigences du combat collaboratif à partir des technologies de numérisation de l’espace de bataille.

 

Le LOCC a ainsi été expérimenté en 2012 par l’armée de Terre et mis en oeuvre au CENZUB lors de l’expérimentation « Tactic » avec un excellent retour des opérationnels. Ce système est considéré aujourd’hui comme le précurseur des futurs systèmes d’information de l’armée de Terre.

 

Par ailleurs, Thales, Nexter et Sagem sont partenaires de la société commune MARS. Créée en juillet 2010, cette société a pour mission de mettre en commun les compétences des trois maisons mères au profit des enjeux capacitaires des unités au contact, avec le souci de cohérence et de meilleure performance économique - en assistance à la DGA, en tant qu’architecte industriel du programme Scorpion. MARS conduit cette mission en liaison étroite et permanente avec les équipes de la DGA, les états-majors et les forces terrestres dans un cadre coopératif nouveau organisé à la fois en plateau et en réseau, et en constant dialogue avec les différents partenaires industriels.

 

(1) Centre d’entraînement aux actions en zone Urbaine, le CENZUB est implanté dans le camp national de Sissonne (120 km au nord-est de Paris). Decazub comprend une démonstration de combat aéroterrestre numérisée dans le village de combat de Jeoffrecourt. L’exercice permet de mettre en évidence les savoir-faire des forces terrestres, les gains capacitaires attendus du programme Scorpion et le pôle d’excellence que représente le CENZUB.

 

***

 

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de la Défense et de la Sécurité, de l’Aérospatial et du Transport. Fort de 67 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros. Avec 22 500 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.

Pour plus d’information : www.thalesgroup.com

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

Nexter Systems, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d’activité s’étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l’Air et de Terre, et la Marine. Le chiffre d’affaires de Nexter s’est établi pour 2011 à 851 M€ et l’entreprise alloue 16% de son chiffre d’affaires aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée du char Leclerc, de véhicule multimissionsARAVIS®, véhicule de combat VBCI, système d’artillerie CAESAR® et 105 LG, munition intelligente BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

Pour plus d’informations : www.nexter-group.fr

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle p our les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:55
"Nos entreprises ne sont pas assez protégées contre les cyberattaques"

 

29 novembre 2012 Par Ridha Loukil - Usinenouvelle.com

 

Si l’Elysée peut être attaqué, comme l'a révélé l'Express, quid des entreprises hexagonales. Sont-elles bien protégées ? L’industrie française de cybersécurité est-elle au bon niveau ? Le débat sur la souveraineté numérique a-t-il un sens ? Réponses de Patrick Pailloux, patron de l’ANSSI , l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.

 

L'Usine Nouvelle - La France a-t-elle aujourd’hui les moyens de sa défense ?

 

Patrick Pailloux - A part les systèmes militaires, qui incluent des dispositifs de haute sécurité très onéreux, personne ne peut garantir qu’il est totalement protégé contre les cyberattaques. A la suite du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, la France a décidé de se doter d'une stratégie de cyberdéfense en créant en 2009 l’ANSSI. Depuis, les moyens consacrés par l'Etat à ce sujet n'ont cessé de croitre. De 100 personnes au départ, nous sommes passés à 250 personnes aujourd’hui et nous devons atteindre 360 personnes à la fin de 2013. Face à la menace, nous renforçons sans cesse nos moyens de prévention et de réaction. Si nous nous approchons globalement de pays comme l’Allemagne ou la Grande Bretagne, nos entreprises sont en retard en matière de protection des systèmes d’information. Nous continuerons à nous renforcer de façon à rester au top niveau européen dans ce domaine.

 

Qu’est-ce qui manque aujourd’hui pour avoir une sécurité plus efficace ?

 

Croire qu’il suffit d’acheter des pare-feu, antivirus et autres équipements pour que le système d’information soit sécurisé est une erreur. En caricaturant un peu, peu importe le degré de sophistication des équipements de sécurité mis en place, à eux seuls ils ne peuvent pas garantir la sécurité. Il faut aussi appliquer une hygiène informatique, analyser les risques auxquels l’entreprise est exposée, et surveiller son système d’information en faisant appel si nécessaire à un prestataire de service de sécurité. Je suis convaincu qu’on peut améliorer la sécurité juste par l’hygiène informatique, des règles élémentaires qui ne coûtent pas cher mais qui changent drastiquement les choses. Nous avons publié en octobre 2012 un guide de l’hygiène informatique avec 40 règles simples à appliquer par les entreprises pour mieux se protéger. Ce guide est téléchargeable sur notre site à cette adresse. Il faut enfin éduquer, éduquer et éduquer tant les informaticiens que les utilisateurs pour faire bouger les lignes.

 

L’industrie française de cyberdéfense dispose-t-elle de toutes les technologies clés dans ce domaine ?

 

Nous avons la chance de maîtriser en France toute la chaîne de cybersécurité, depuis les puces avec STMicroelectronics jusqu’aux logiciels. Nous disposons de champions comme Thales, EADS, Sagem ou Bull, leaders mondiaux dans ce domaine, et d’un tissu dense de PME aux solutions pointues mais à la surface insuffisante pour décoller sur le marché. Ce qui manque, c’est le tissu intermédiaire d’acteurs capables de fournir des solutions de haut niveau. L’offre française dans les pare-feu, le VPN ou la mobilité est réelle mais trop petite pour concurrencer les mastodontes du secteur. La bataille n’est pas perdue pour autant, les industriels français peuvent progresser dans ces domaines.

 

Que fait l’ANSSI pour aider les industriels français de cette filière?

 

Nous délivrons des labels aux produits de sécurité selon les Critères Communs, sorte de standard mondial. Une puce agréée en France pour une application de passeport biométrique est ainsi commercialisable sans autre agrément en Grande-Bretagne ou Allemagne. Nous aidons aussi les industriels dans le développement technique, dans le domaine des algorithmes de cryptage notamment. Enfin, nous soutenons financièrement les PME innovantes à travers OSEO. En dehors des investissements d’avenir, nous allouons un budget de 300 000 euros à cet effet en 2012. Mais la vraie réponse réside dans le marché. Seule une demande plus forte pourra aider les PMI à se développer.

 

Pour ses équipements de cybersécutité, faut-il privilégier des solutions françaises chaque fois que cela est possible?

 

Dans les applications confidentiel-défense, oui. Ce sont des solutions françaises qui sont systématiquement choisies. Dans les applications civiles, le choix dépend du niveau de sécurité voulu. Plus on veut de la sécurité, plus on doit faire confiance au fournisseur ou prestataire. Ceci étant, les produits labellisés par l’ANSSI garantissent le même niveau de sécurité que le fournisseur soit français ou étranger.

 

Quelles opportunités de développement voyez-vous pour l’industrie française ?

 

J’en vois deux. La première concerne la mobilité. Des solutions françaises existent dans ce domaine. Mais elles ne sont pas à l’échelle pour attaquer le marché mondial. La seconde réside dans les services. Les entreprises n’ont pas toujours les compétences pour surveiller au jour le jour leurs systèmes d’information, détecter les cyberattaques et les traiter. Les prestations dans ce domaine méritent d’être développées davantage car la demande va croître.

 

La souveraineté des données était-elle une bonne  justification à la création de Cloudwatt et Numergy ?

 

La souveraineté de données numériques constitue un vrai sujet de préoccupation. Nous n’avons pas l’intention de nous battre contre le cloud, qui est une technologie d’avenir. Mais est-il raisonnable de confier toutes ses données à un prestataire cloud sans vrai contrôle ou se laisser dicter les règles de sécurité par des prestataires aussi gros soient-ils. La sécurité des données c’est la même chose que pour les bijoux de famille. Une entreprise a un patrimoine informationnel et des données sensibles : fichiers clients, secrets de fabrication, dossiers du personnel, etc. Il lui appartient de décider à qui les confier et quelles règles de sécurité leur appliquer. Pour certains types de données, il peut être légitime de ne pas être tributaire d’un prestataire étranger. Quand les données sont localisées en France, les choses sont claires : c’est la loi française qui s’y applique. Mais quelle loi est applicable quand elles sont à l’étranger ? Le pays autorise-t-il le transfert des données ? Les questions qui se posent sont nombreuses.

 

Le Patriot Act est-il vraiment une menace pour la sécurité des données confiées à des prestataires américains ?

 

Tous les Etats du monde disposent d’un accès aux données localisées sur leurs territoires pour des besoins de police ou sécurité. Mais la demande de cloud souverain, avec des prestataires en France et en Europe offrant des garanties de sécurité maîtrisées, est légitime. On peut comprendre qu’une entreprise, qui investit beaucoup en R&D, prenne toutes ses précautions pour éviter le risque de fuites d’information. Nous proposons aux entreprises une liste détaillée de questions à poser au prestataire avant de lui confier leurs données.

 

Patrick Pailloux, expert de cyberdéfense

 

Ingénieur X-Télécom Paris, Patrick Pailloux, 46 ans, a démarré sa carrière chez France Telecom avant de travailler dans le domaine des systèmes d’information et de télécommunications au Ministère de la Défense. Il a été ensuite conseiller aux affaires scientifiques et techniques du secrétaire général de la défense nationale puis directeur central de la sécurité des systèmes d’information. Il est le directeur général de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) depuis sa création en juillet 2009. Chevalier de l’ordre national du mérite et de l’ordre national de la Légion d’Honneur, il est membre du conseil d’administration de l’ENISA (European network and information security agency), l’équivalent de l’ANSSI au niveau européen.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:25

AAD LAUNCHED (1)-23 nov 2012 source Livefist

 

28.11.2012, Guéorgui Vanetsov, Rédaction en ligne - La Voix de la Russie

 

L'Inde développe depuis plusieurs années son programme de défense antimissile. Le lancement réussi du missile intercepteur AAD de construction indienne depuis le polygone de l'île de Wheeler en est une nouvelle confirmation. Le missile a détruit une cible à une altitude de 15 km au-dessus du golfe de Bengale.

 

La cible, une modification du missile sol-sol Prithvi, a été lancée depuis le polygone de l'Etat d'Orissa. Pendant les essais, les spécialistes de Defence Research and Development Organisation (DRDO) ont testé pour la première fois la configuration du vol du missile intercepteur. En outre, ils ont testé les capacités du missile intercepteur sur un simulateur électronique spécial. Ils ont simulé le vol d'un missile lancé à une distance de 1 500 km et sa destruction à une altitude de 120 km.

 

L'Inde, pourra-t-elle créer et déployer son système de défense antimissile en 2015, date qu'elle s'est fixée? La tâche est extrémement compliquée, estime Piotr Topytchkanov, expert au Centre Carnegie de Moscou :

 

« Cela nécessite des investissements immenses. D'autant plus que l'Inde ne possède pas des radars et un système d'alerte spatiale sur une attaque de missiles depuis l'espace. A l'heure actuelle, seuls deux satellites indiens se trouvent sur l'orbite, dont un seul a une vocation purement militaire. Il est peu probable que ces moyens permettent de détecter le lancement d'un missile, sans parler de plusieurs. Le système sera-t-il efficace contre une attaque depuis le Pakistan, principal sujet de préoccupation pour l'Inde? Pour l'Inde cela revêt d'autant plus d'importance que le vol d'un missile lancé depuis le Pakistan vers une cible sur son territoire ne dure que quelques minutes ».

 

Les Etats-Unis s'évertuent à mettre à profit les difficultés indiennes. Ils proposent avec insistance à l'Inde leur bouclier antimissile manifestant leur empressement d'aider à mettre en place un système de défense antimissile. Cependant l'Inde fait montre de réserve eu égard à une telle coopération, préférant se fier à ses propres forces en la matière. New Delhi ne veut pas être attachée aux plans géopolitiques américains en Asie. Car une tâche majeure des Etats-Unis est la dissuasion de la Chine. Dans ce cas, la coopération avec les Etats-Unis dans le domaine de la défense antimissile signifierait la destruction d'une confiance fragile entre l'Inde et la Chine à peine amorcée et à laquelle l'Inde tient vivement.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:55

INS Arihant

 

27th November 2012 By Hemant Kumar Rout  - newindianexpress.com

 

After the successful trial of AD interceptor missile, DRDO is readying for the developmental trial of submarine- launched ballistic missile K-15 from an underwater platform off the Andhra Pradesh coast in the second week of December.

 

The much awaited test, scheduled for the last week of November, was postponed owing to inclement weather triggered by a deep depression in Bay of Bengal early this month. DRDO scientists are reportedly contemplating two trials of K-15, one from a pontoon (replica of a submarine) and another from a submarine.

 

Defence sources said the nuclear capable missile will be tested for the first time from a submarine positioned undersea off  Visakhapatnam coast. If everything goes as planned, the missile will be fired any time between December 6 and 8.

 

The DRDO is eyeing for the successful trial of the missile as few countries have the triad of firing nuclear-tipped missiles from air, land and undersea. The other countries, which have the capability include Russia, the USA, France, Britain  and China.

 

 “Scientists are working over time and constantly cross-checking the system, including the launch platform. We want to achieve near-zero circular error probability (CEP) accuracy,” said a defence scientist.

 

The indigenously developed K-15 missile is about 10 metres in length and about a metre in diameter. Its launch weight is about 10 tonnes. This missile uses solid propellant and can carry a conventional payload of about 500 kg to one tonne and also be fitted with tactical nuclear warhead. After its induction, the missile will equip the country’s first nuclear-powered submarine ANS Arihant.

 

Reports said the K-series missile programme formally began in 2004 as PJ-08 as a tribute to the then DRDO chief and former President APJ Abdul Kalam. The solid-fuel missile had a modest 150-km range but over the years, the missile steadily grew to achieve its desired 700-km range.

 

“The hybrid K-15 combines aspects of both cruise and ballistic missiles, which use multiple-stage rockets to exit the atmosphere and re-enter in a parabolic trajectory. It flies in hypersonic speed. Launched underwater, the K-15 surges to the surface and is the world’s best weapon in this class,” the scientist said.

 

The K-15 is one of the most ambitious projects of the DRDO. After its successful induction, the DRDO would go for the developmental trials of its longer-range K-4 missile to strengthen its undersea attacks. Apart from the K-15, India has the submarine version of BrahMos supersonic cruise missile in its arsenal.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:15

http://4.bp.blogspot.com/-6BadjlBd8x4/Trdj6bglMyI/AAAAAAAAAhk/wgR8UyLBpFE/s1600/South_China_Sea_Map.jpg

 

27 November 2012 By Sarosh Bana-  Pacific Ssentinel.

 

US President Obama was hard pressed to play the pacifist at a rather fractious ASEAN summit in Cambodia, where discussions on the maritime disputes of some of the grouping’s 10 members with China boiled over. The three-day annual summit of the Association of South-East Asian Nations concluded on 20 November without resolving the dispute between these countries and a by far militarily superior China. The impasse thwarted the 45-year-old grouping’s efforts towards deepening cohesion within this economically vibrant region and its aspirations of transforming itself into an EU-like community by the end of 2015.
 
Beijing’s claims of sovereignty over almost the entire South China and East China seas have sparked disputes with its neighbours such as Japan, the Philippines, Vietnam, Taiwan, Malaysia and Brunei Darussalam. Apart from Japan and Taiwan, the rest are ASEAN member countries, as also Cambodia, Indonesia, Laos, Myanmar, Singapore and Thailand. The bone of contention has been the various island enclaves, not of much value in themselves, but the possession of which would provide strategic, resource-rich continental shelves and Exclusive Economic Zones (EEZ) that extend 200 nautical miles from the low-water shoreline.
 
Neither the United States nor China is a member of ASEAN, but each has votaries in the group. The flashpoint at the summit was the draft statement of the chairman – Cambodia, a staunch ally of Beijing – that pointed to a consensus against internationalising the South China Sea issue. This agitated the representatives of the Philippines, Vietnam, Brunei, Indonesia and Singapore. Philippine President Benigno Aquino III, in particular, rose to challenge what he said was Cambodian Prime Minister Hun Sen’s attempt to preclude any debate on the territorial disputes and divert the focus onto economic issues instead.
 
Cautioning against allowing such disputes to escalate, Obama urged the gathering to take steps to ease tensions. He, however, avoided any talk on this issue in his meeting with outgoing Chinese Premier Wen Jiabao on the last day of the summit. Washington has nevertheless advocated a “code of conduct” that would avert any clashes in the disputed territories.
 
China has long held the position that whatever disputes that may arise should be resolved through consultations and negotiations by the concerned sovereign states. In Phnom Penh it, however, said it was open to debating the issue within ASEAN, though without the involvement of any other parties, an oblique reference to the United States.
 
Coincidentally or not, China’s maritime disputes with its neighbours in the littoral have been gaining global attention ever since Obama’s announcement in January 2012 of his country’s “pivot” strategy in the Asia-Pacific. These developments are posing a threat to this fastest growing economic region in the world and its vital waterways, confounding diplomatic efforts, rousing hostilities and heralding a geopolitical power struggle between the world’s two leading economies – the United States and China.
 
Further, anti-Japan street protests swept across China in September as the two largest economies in Asia sparred over a disputed island territory in the East China Sea which each claimed as its own. Potentially vast gas and oil fields have been estimated off the shores of the island, called Diaoyu by China and Senkaku by Japan. The two neighbours strove to keep the naval conflict from spiralling, mindful of their entrenched commercial ties that have resulted in two-way trade reaching a record $345 billion last year, China being the biggest trading partner of Japan.
 
While the Asia-Pacific has hitherto been driven by commercial interests, the widening unrest in the sea lanes that are the lifeline of this region may eventually compel the validity of a military front on the lines of the North Atlantic Treaty Organisation (NATO). Much in the manner in which China’s growing might is being perceived today, the 28-member NATO had been founded in 1949 in response to the threat posed by the Soviet Union, with its prioritised purpose having been to deter Soviet expansionism. NATO had codified cooperation in military preparedness among the allied signatories by stipulating that “an armed attack against one or more of them… shall be considered an attack against them all”.
 
Though Asia-Pacific countries are keen on safeguarding their territorial interests, they are at the same time anxious not to let regional conflicts flare into Asia’s next war. However, to lay the foundations of overall peace and stability in the Asia-Pacific, a NATO-like security structure would need to be inclusive, having China within its ambit.
 
The return of Asia-Pacific to the centre of world affairs is the great power shift of the 21st century. This economically integrated region is traversed by half the world’s commercial shipping worth $5 trillion of trade a year. More than 4.2 billion people live there, constituting 61 per cent of the world’s population. And apart from straddling vital supply chains, it holds dense fishing grounds and potentially enormous oil and natural gas reserves, though at present it is a net importer of fossil fuels. Energy-hungry export-driven economies in the region, heavily dependent on raw material and fuel imports, are keen on exercising their suzerainty over the regional Sea Lanes of Communication (SLOC) that are critical to the survival of the entire Asia-Pacific community.
 
Washington’s “pivot” strategy is juxtapositioning its desire to be neutral with the imperative to raise its already formidable profile in the Asia-Pacific. Its numerous military bases in the region include 17 in Japan and 12 in South Korea, while it also has a presence in Australia, Thailand, the Philippines, Guam and Singapore. Obama’s “rebalance” to the Asia-Pacific entails the relocation of 60 per cent of America’s naval assets – up from 50 per cent today – to the region by 2020. The drawdown in Afghanistan, according to US deputy Defence Secretary Ashton Carter, will release naval surface combatants as well as naval intelligence, surveillance, and reconnaissance, and processing, exploitation, and dissemination capabilities, as also more Army and Marine Corps. EP-3 signals reconnaissance aircraft have already moved from CENTCOM (Central Command) to PACOM (Pacific Command). There will be a net increase of one aircraft carrier, seven destroyers, 10 Littoral Combat Ships and two submarines in the Pacific in the coming years. America’s military outpost of Guam is being readied as a strategic hub for the Western Pacific and Marines are being forward-stationed there. A full US Marine task force will also be established by 2016 in Australia, a key Asia-Pacific partner of the United States. The US Air Force will shift unmanned and manned reconnaissance aircraft from Afghanistan to the Asia-Pacific, apart from space, cyber and bomber forces.
 
The question remains whether this “rebalance” is aimed at containing China’s growing economic and military might or bolstering the American presence in the region. Beijing views Washington’s proposal as an attempt to curb Chinese influence across the region and to embolden countries to brazen out Beijing on the maritime disputes.
 
America’s concerted force multiplication in the region betrays the intent to forge some sort of a military front like NATO. “There is no multilateral organisation like NATO in the region,” notes Ashton Carter. “And in the absence of an overarching security structure, the US military presence has played a pivotal role over those last past 60 years, providing nations with the space and the security necessary to make their own principled choices.”
 
A NATO-like platform may not evolve soon, but appears inevitable in light of the rising volatility in the region. The similarities between now and at the time of NATO’s creation cannot be lost, notwithstanding the fact that the United States and China have very high stakes in their relationship, unlike the Cold War that had riven Washington and Moscow. Be that as it may, while announcing America’s renewed engagement in the Pacific, Secretary Clinton told the Pacific Islands Forum that “the Pacific is big enough for all of us”. There’s a lot of merit in keeping it that way.
 
Originally published by Institute for Defence Studies and Analyses (www.idsa.in) and can be found HERE.
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:05

C-295 photo Airbus Military source FG

 

November 27, 2012 By Jay Menon Source: Aerospace Daily & Defense Report

 

NEW DELHI — India has issued a request for proposals for 56 cargo aircraft to replace its air force’s aging fleet of Hindustan Aeronautics Ltd.-built Hawker Siddeley 748M Avro aircraft, according to a defense ministry official.

 

Under the deal, the first 16 aircraft will be directly procured from the chosen foreign vendor, which will then have to partner with an Indian firm that will manufacture the remaining 40. Out of those 40, 16 must have 30% indigenous components, while 24 must have 60% locally procured parts, the official says.

 

The Indian air force (IAF) is looking at several options including IL-114 variants from the Russian Ilyushin Aviation Complex, Ukrainian An-148 Antonov, the twin-turboprop European EADS Casa C-295 and Italian Alenia C-27J Spartan medium-sized military transport aircraft.

 

“The RFP made it clear to foreign players that they will have to select an Indian partner for this project,” the official tells Aviation Week. The first aircraft is expected to be delivered in the next four to five years, after an official agreement is signed. The entire deal is estimated to be worth $2.5 billion to $3 billion.

 

The program is expected to boost manufacturing of transport aircraft in the country and bring in new business opportunities for Indian private players in the aviation market.

 

The twin-engine aircraft is planned to have a 6-8 ton payload capacity, cruise speed of 800 kph (500 mph) and a range of 2,500-2,700 km (1,600-1,700 mi.).

 

The IAF is estimated to be operating around 30 vintage Avro HS-748 aircraft, capable of carrying loads of up to 7 tons. The aircraft were inducted during the 1960s to transport both personnel and equipment.

 

State-run Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL) will not participate in the project because it is busy with the licensed production of Su-30MKI fighters and upgrades of the Mirage, MiG-29 and Jaguar aircraft for the IAF, the official says. HAL also will be involved in the licensed production of India’s Multi Medium Range Combat Aircraft, once the deal for 126 jets is signed with France’s Dassault.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:05

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

28 novembre 2012 par info-aviation

 

Le groupe aéronautique Irkout a livré le 22 novembre aux forces aériennes russes deux premiers chasseurs Su-30SM.

 

Aux termes du contrat signé en mars 2012 avec le ministère de la Défense, le groupe fournira 30 chasseurs de ce type. Le commandement aérien espère utiliser ces appareils biplaces pour augmenter la puissance de frappe de l’aviation russe, mais aussi pour familiariser les pilotes avec les chasseurs de cinquième génération.

 

Interrogé sur les avantages offerts par le SU-30SM en matière de manœuvrabilité, le général Khartchevski a déclaré : « Grâce à sa manœuvrabilité extraordinaire, cet avion inaugure une nouvelle ère dans le pilotage ».

 

« Il est en mesure de supporter non seulement les facteurs de charge traditionnels – positif et négatif – mais aussi l’accélération latérale. Cela permet au pilote de concevoir sa manœuvre en trois dimensions, ce quoi est indispensable pour gagner un combat aérien. À son tour, l’apparition d’avions offrant une grande manœuvrabilité a fait naître une nouvelle tactique de combat »,  a indiqué le général russe.

 

Selon lui, la livraison de ces nouveaux chasseurs est une étape très importante du réarmement des forces aériennes russes.

 

« Les possibilités de ces appareils permettent d’améliorer le potentiel de frappe de notre aviation. Les forces aériennes russes ne disposaient pas jusqu’à présent d’avions permettant de remplir les missions à un niveau tellement élevé ».

 

Il a ajouté que ces chasseurs « ne seraient pas livrés en exemplaires limités, mais par escadrilles entières ».

 

« Le Su-30SM possède une plus grande capacité de détection et de destruction des cibles, ce qui le rend en mesure de neutraliser plusieurs cibles simultanément. Le potentiel de cet avion est comparable à celui de deux avions de génération précédente. Ce n’est pas sans raison que les pilotes indiens volant à bord de Su-30MKI ont remporté des combats d’entraînement contre les pilotes américains », a conclu le général Khartchevski.

 

Développé par le groupe Irkout, le Su-30SM a effectué son premier vol (2 heures) le 21 septembre 2012. Il est spécifiquement adapté aux exigences de l’Armée de l’air russe.

 

Dérivé du Su-30MK, il possède de nouveaux radars et systèmes de liaison radio et d’identification. Ses armements et autres systèmes ont aussi été modifiés par rapport à la version originale.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:53

BPC russe DCNS

 

November 27, 2012: Strategy Page

 

Navy modernization plans are underway despite the threat of cuts in the spending needed for all the new equipment and facilities. New base construction is under way in the Black Sea (at Novorossiisk, as an alternative to the old Soviet base of Sevastopol that is rented from Ukraine), the north coast (for the new Borei and Yasen class nuclear subs) and the Pacific (for the two new Mistral class amphibious ships.) Dozens of new ships are on order and the navy is on schedule to complete the current modernization plans by the end of the decade if the promised money keeps coming.

 

The corruption investigation surrounding the November 9th replacement of defense minister Anatoly Serdyukov continues. Serdyukov has not been accused of any wrongdoing, but several people who worked for him have. Serdyukov had been brought in five years ago to carry out much needed reforms and curb corruption. He did a lot of both, but made some powerful enemies along the way. This eventually made him a liability to president Putin. The government has made corruption in the military a special target because this misbehavior slows down efforts to reform the military. Nation-wide anti-corruption efforts are hampered by the fact that most officials are dirty and completely cleaning up the corruption would mean replacing most of the senior government officials (elected and appointed).

 

Russia continues to support the besieged Syrian government. The Assad family has ruled Syria for nearly half a century and done business with Russia for most of that time. Russia also opposed the rebellion last year against Libyan dictator Moamar Kaddafi (who was killed by the rebels). This support of Arab dictators has made Russia very unpopular in the Moslem world. This is made worse by Russian threats against anyone that aids the rebels. For example, Russia has warned NATO nations of unspecified consequences if they send Patriot missile batteries to Turkey to help guard the Syrian border from Russian made Syrian warplanes that have made threatening moves against NATO member Turkey.

 

Not all Russian support for Syria has been diplomatic. It was recently revealed that between July and September, a Syrian Air Force Il-76 made eight trips to Moscow and brought back over 200 tons of newly printed Syrian cash. Sanctions had prevented the Syrian government from using their usual bank note printer in Austria. Naturally, Russia kept this quiet, not wanting to be condemned for breaking the sanctions. The amount received (between one and two billion dollars) was about as much as the government normally spends in a month. With most sources of income (like oil exports) cut off, this infusion of Syrian cash was a big help.

 

Russia now has yet another reason to be angry at America. The rapid growth of shale gas in the United States has crippled the ability of Russia to overcharge European customers for Russian natural gas. That is because suppliers of liquefied natural gas (delivered by ship anywhere in the world) have lost a lot of American business (to cheaper shale gas) and are shipping their gas to Europe and selling it for less than what the Russians are demanding. Russia long dismissed shale gas (and hydraulic fracturing or “fracking”) as an American fad that would fade. Now Russia has to cope with lost markets because of shale gas. Since oil and gas are Russia’s major exports, this is a serious matter. With less foreign currency available from energy sales, there is less money to import new technology and consumer goods as well as rebuild the military. Older Russians remember how successful American efforts to lower the price of oil in the 1980s helped bankrupt and destroy the Soviet Union.

 

Shenyang J-31 photo Greg Waldron Flightglobal

 

November 23, 2012: Russian officials admitted that the second Chinese stealth fighter design, the J-31, was powered by Russian engines (the RD-93, which is also used in the MiG-29). About the only military gear Russia will sell to China these days are jet engines. Some 90 percent of Russian military exports to China are these engines which the Chinese have still not been able to duplicate. Russia is currently in the process of delivering several hundred AL-31F/FN (for the Su-27/30 fighters) and D-30KP2 (for Il-76 freighters) engines. The RD-93 is also used in the Chinese/Pakistani JF-17.

 

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

November 22, 2012: The Russian Air Force received the first two Su-30SM jet fighters. The Su-30SM is a Russian Air Force version of the Su-30MKI that has long been exported (to India, Algeria and Malaysia). For the last two decades Russian defense manufacturers have survived on exports. The Russian military halted most procurement spending after the Soviet Union collapsed in 1991 (largely from financial mismanagement). In the last decade, the Russian military has gradually resumed buying. Initially, the Russian military could not afford the best stuff (like the SU-30MKI that was only sold to foreigners). But that has changed, and now the Russian military is catching up.

 

In the Caucasus (Dagestan) police killed an Islamic terrorist they had cornered.

 

November 21, 2012: In Dagestan two policemen and a civilian were killed when a bomb went off in a building were searching (for Islamic terrorists).

 

November 20, 2012: In Dagestan a policeman was killed and another wounded in a clash with Islamic terrorists.

 

November 17, 2012: In the Caucasus (Kabardino-Balkaria) police killed two Islamic terrorists.

 

November 16, 2012: Russia sent a detachment of ships (a cruiser, a destroyer, two amphibious vessels, a tug and a tanker) to the eastern Mediterranean in case it was necessary to help evacuate Russian citizens from Gaza. The Russian policy is not to support Hamas, but to criticize anything the United States does.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:35

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/new_objets_drupal/20121127004111_p3.jpg

Patrouilleur du type MOPV 60 développé par Piriou

 

27/11/2012 Mer et marine

 

Créer un leader mondial sur le segment des patrouilleurs. C’est l’objectif de DCNS et Piriou, qui vont  constituer une société commune pour pénétrer ce marché en fort développement. Le projet, qui sera présenté ce matin lors des Comités d’Entreprise des deux groupes, porte sur la création d’une filiale chargée de commercialiser et de réaliser des bâtiments de moins de 95 mètres construits aux normes civiles. Piriou détiendrait la majoritaire du capital mais l’entreprise serait codirigée par les deux partenaires, l’accord de chacun étant indispensable pour chaque décision stratégique, qu’elle soit industrielle ou commerciale. Alors que La Tribune a porté hier ce dossier, dont on parle depuis plusieurs mois en coulisses, sur la place publique, le rapprochement de Piriou et DCNS constitue un développement très logique pour les deux industriels français, qui se refusent pour le moment à commenter ce projet, en attendant qu’il soit présenté à leurs CE respectifs.

 

Le patrouilleur L'Adroit, du type Gowind OPV (© DCNS)

 

DCNS novice sur les navires aux normes civiles

 

Alors, pourquoi un tel rapprochement ? Les deux entreprises sont, en fait, très complémentaires. Leader européen du naval militaire, DCNS cherche à se développer sur le segment des patrouilleurs hauturiers, les fameux OPV (Offshore Patrol Vessel). A ce titre, le groupe a développé un design d’OPV au sein de sa ligne Gowind, qui a donné naissance à L’Adroit. Correspondant à l’entrée de gamme (Gowind OPV) de cette famille, ce bâtiment de 87 mètres, conçu aux normes civiles, a été réalisé sur fonds propres par DCNS et mis à la disposition de la Marine nationale pour trois ans (2012 – 2015) afin d’éprouver le concept à la mer, de l’améliorer et, au passage, de s’en servir de vitrine flottante.  Car, si l’industriel français n’a plus à faire ses preuves dans le domaine des grands bâtiments de combat, les performances de ses produits, frégates et sous-marins par exemple, étant mondialement reconnues, il en va autrement pour les bateaux peu complexes. C’est un marché nouveau pour DCNS, qui développe des designs intéressants, mais dont les moyens industriels ne sont pas forcement les plus optimisés pour réaliser de telles unités. Ainsi, même si L’Adroit a bénéficié d’un chantier dédié à Lorient, permettant de  réduire significativement les coûts sur certains postes, DCNS manque encore de compétitivité sur les bateaux non militaires par rapport aux chantiers civils qui, confrontés à une concurrence exacerbée depuis longtemps, sont allés plus loin dans la compression des coûts et des délais.

 

Le design de patrouilleur hauturier MOPV 80 (© PIRIOU)

 

Piriou veut se diversifier sur le marché des bateaux gris

 

En s’alliant à Piriou, DCNS pourra bénéficier du savoir-faire du constructeur breton, et de son expertise dans le domaine civil. Basé à Concarneau, Piriou s’est remarquablement adapté à l’évolution du marché de la construction navale, adaptant son outil industriel et diversifiantsa clientèle pour compenser la baisse d’activité du secteur de la pêche. Transbordeurs, navires de transport de personnel, offshore, remorqueurs, dragues, thoniers-senneurs et même un très beau navire de voyage, à ranger dans la catégorie des yachts… Piriou réalise aujourd’hui des bateaux très divers et est, en parallèle, parvenu à se développer à l’international. Disposant de chantiers au Vietnam et au Nigéria,  l’industriel s’est  positionné au plus près des marchés porteurs, en Afrique et en Asie, permettant de conquérir des contrats locaux, tout en poursuivant son activité à Concarneau, les bureaux d’études français  bénéficiant au passage des projets engrangés à l’étranger. Récemment, Piriou a également décidé de se lancer sur les bâtiments militaires, un marché sur lequel il débarque après avoir acquis une bonne expérience dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) d’unités de la Marine nationale. Ces contrats lui ont permis de se faire connaître dans ce monde spécifique et d’en appréhender les subtilités. Fort de son expérience dans les navires civils, notamment ceux amenés à durer à la mer, Piriou se positionne désormais sur la construction de patrouilleurs. Fin octobre, à l’occasion d’Euronaval, il a présenté une nouvelle gamme de bateaux gris allant de 25 à 80 mètres, les unités les plus importantes, les MOPV 60 et MOPV 80, s’inspirant des grands navires de services à l’offshore. Dérivé de l’un de ces patrouilleurs, un premier bâtiment de 44 mètres, dédié à la formation maritime (le BFM Almak), est en cours de construction pour une livraison prévue en septembre 2013.

 

Nouvelle gamme de patrouilleurs de Piriou (© PIRIOU)

 

Vue du futur BFM Almak (© PIRIOU)

 

Positionnement en France et à l’international

 

DCNS et Piriou ont donc tout intérêt à se rapprocher pour faire jouer leurs complémentarités. En s’alliant au Concarnois, le premier va pouvoir élargir sa gamme vers de plus petits bâtiments, tout en s’appuyant sur un constructeur très efficient ayant une grande expérience de la navale civile. L’implantation de Piriou en Afrique et en Asie, avec potentiellement de nouveaux chantiers à créer, par exemple au Moyen-Orient, dans la région Asie-Pacifique et en Afrique équatoriale, est également un atout certain. D’autant que, comme son partenaire, DCNS est un habitué des programmes impliquant des transferts de technologie. Quant à Piriou, il va pouvoir bénéficier du « carnet d’adresses » de DCNS et de la force commerciale du groupe en France et à l’étranger afin de placer ses nouveaux produits, en ayant de plus la possibilité de développer de nouveaux designs communs. Alors que de nombreux projets fleurissent aux quatre coins de la planète, la nouvelle société commune, qui doit être opérationnelle en 2013, convoite également le marché français. Elle va, ainsi, pouvoir se positionner sur différents projets des administrations, à commencer par ceux de la Marine nationale, avec les six à huit Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), ainsi que les deux à trois bâtiments multi-missions (BMM), qui seront commandés l’an prochain. DCNS et Piriou seront également alliés dans le cadre du futur programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime), qui pourrait comprendre jusqu’à 18 unités afin de remplacer les avisos et patrouilleurs français actuellement en service.

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

DCNS partage les OPV mais garde la main sur les corvettes

 

La nouvelle société commune proposera donc toute une gamme de bâtiments, allant du petit patrouilleur d’intervention pour des services comme les douanes et les forces de police ou de gendarmerie, jusqu’aux grands patrouilleurs destinés aux marines et garde-côtes.  En plus des nouveaux designs dévoilés fin octobre par Piriou, la gamme Gowind OPV, s’appuyant également sur une construction aux normes civiles, sera versée par DCNS à la nouvelle société. Le groupe naval conservera en revanche dans son propre catalogue les corvettes de la gamme Gowind Combat, dont quatre exemplaires vont être réalisés pour la Malaisie. Ces bâtiments sont, en effet, fortement armés et, contrairement aux Gowind OPV, sont comme les frégates conçues aux normes militaires. En dehors des constructions neuves, il conviendra également de voir quelle sera la stratégie des deux partenaires dans le domaine du MCO. Dans un premier temps, chacun devrait garder ses propres marchés mais, à terme, la filiale commune signera sans doute, avec certains clients, des contrats comprenant un package pour la construction de patrouilleurs et leur entretien sur plusieurs années.

 

Le chantier de Lanester (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

Vers une reprise de STX Lorient ?

 

Pour les programmes français, mais aussi si cela est possible pour l’export, DCNS et Piriou souhaitent mettre en commun leurs outils industriels dans l’Hexagone, à commencer par les chantiers de Concarneau et Lorient. Concernant le port morbihannais, en plus du site de DCNS, on notera que le groupe réfléchit à une éventuelle reprise de STX Lorient. Cette filiale des chantiers nazairiens, implantée à Lanester, est actuellement en difficulté, son dernier navire ayant été livré le mois dernier. Capable de construire des navires jusqu’à 100 mètres de long, STX Lorient, habitué à travailler en sous-traitance pour son voisin DCNS, pourrait permettre à ce dernier d’accroître ses capacités industrielles. L’éventuelle reprise du chantier de Lanester ne fait, toutefois, pas partie à l’heure actuelle du projet de création de la société commune avec Piriou. « C’est un dossier indépendant », assurent certaines sources.  Reste que si cette acquisition voit le jour, STX Lorient pourrait être amené à travailler sur les programmes décrochés par la coentreprise.  Surtout si DCNS et Piriou remportent les BSAH et BMM, dont la construction dépasserait sans doute les capacités de production des deux partenaires à Concarneau et Lorient. 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:55
Défense : DCNS et Piriou veulent devenir les leaders mondiaux de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres

L'OPV Gowind "L'Adroit", patrouilleur hauturier destiné à des missions de sauvegarde maritime construit par DCNS

 

27/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux chantiers navals visent rapidement un chiffre d'affaires d'une centaine de millions d'euros. Ils convoitent notamment les programmes nationaux dédiés à l'action de l'Etat en mer, qui sont en train d'être lancés par le ministère de la Défense.

 

Alors que DCNS et Piriou vont créer une joint-venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, les deux chantiers naval vont s'attaquer ensemble aux appels d'offre lancés par la France, qui souhaite renouveler une partie de sa flotte de souveraineté. Ils visent notamment les programmes de bâtiments multi-missions (B2M), de bâtiments de souveraineté et d'intervention maritime (Batsimar) et, enfin, de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Ils visent également les marchés à l'exportation portant sur les bâtiments de moins de 95 mètres, avec des standards civils et destinés aux gardes-côtes, à la police et gendarmerie, aux douanes... "DCNS et Piriou veulent devenir le leader mondial de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres", explique-t-on à "La Tribune". DCNS va ainsi améliorer sa base de coûts en fabriquant des bâtiments aux normes civiles.

 

Cette alliance est complémentaire industrielle avec la création en 2013 d'une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. De son côté, DCNS propose son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. Sur le plan commercial, DCNS a également une idée derrière la tête. En vendant un "petit" bâtiment d'entrée de gamme, le groupe naval veut séduire des marines, qu'il n'avait pas comme client jusqu'ici. Et surtout leur proposer des bâtiments plus importants par la suite.

 

Le programme B2M retardé

 

Destinés à opérer dans les territoires d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Antilles, océan Indien), les B2M, des navires de soutien civils, ont pour objectif de compenser le retrait du service des bâtiments de transport légers (Batral) et des patrouilleurs du type P400. Un programme qui vient d'être retardé en raison des fortes contraintes budgétaires en dépit de leur mission cruciale de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). "On a commandé trois B2M en remplacement - sachant que les Batral, avaient des capacités amphibies, utiles par exemple pour le débarquement de fret humanitaire comme ils l'ont fait à Haïti. Si le contrat est passé l'année prochaine, comme je l'espère, nous pourrons avoir ces navires de soutien en 2015", a récemment expliqué à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel

 

Le ministère de la Défense tente de "trouver un financement interministériel pour l'acquisition de bâtiments multimissions", a précisé l'amiral Bernard Rogel. Car les B2M seront amenés à remplir des missions très diverses. Le ministère de l'Outre-Mer pourrait ainsi financer une partie de ce programme à hauteur de 20 %, le reste étant à la charge du ministère de la Défense. Selon lui, "on ne peut simultanément considérer la zone économique exclusive comme importante et laisser la situation en l'état". Ces navires, qui sont des bâtiments civils ravitailleurs de plates-formes, auront "un armement léger - au moins en autodéfense - de bâtiments civils", avait-il précisé. Le retard de ce programme n'est pas sans conséquence sur la présence en mer de la marine avec le désarmement de "tous les P 400 - lesquels ne pourront être prolongés - et les Batral, sans les remplacer tout de suite", regrette le chef d'état-major de la marine. D'où un trou capacitaire. "Nous avons déjà redéployé deux patrouilleurs : Le Malin, bateau saisi pour pêche illégale aux Kerguelen que nous avons racheté, vers la Réunion  et l'Arago vers la Polynésie", avait-il expliqué. S'agissant du Malin, ce chalutier a été transformé en garde-côtes

 

L'Adroit de DCNS, les futurs patrouilleurs de haute-mer ?

 

C'est le programme Batsimar qui sera le fer de lance de la surveillance de la ZEE. Compte tenu des contraintes budgétaires, "cette question devra faire l'objet d'une priorité à court terme, avait-il assuré. Mais je ne vais pas demander des FREMM (frégates multimissions, ndlr) pour surveiller la ZEE. Cela étant, on ne peut non plus envoyer n'importe quel bâtiment pour faire de la surveillance de zone dans la mesure où les pêcheurs illégaux, par exemple, autour de l'île de Clipperton emploient des moyens très rapides". La marine compte sur le patrouilleur hauturier Gowind, L'Adroit, construit par DCNS, qui l'a mis à disposition de la marine pendant trois ans. "J'ai été très intéressé par le partenariat avec DCNS : le bateau est mis à disposition pour trois ans, ce qui nous procure un patrouilleur de haute mer supplémentaire ; nous en profitons, nous, marins, pour affiner notre besoin sur les patrouilleurs de haute-mer (Batsimar)", avait expliqué l'amiral Rogel. Car selon lui, "nous avons des adversaires de mieux en mieux équipés : on ne rattrapera pas un go-fast de trafiquant de drogue avec un patrouilleur de 12 noeuds, sachant qu'il est souvent trop tard quand la drogue est arrivée sur la plage. Il en est de même pour l'immigration illégale : il ne faut pas attendre que les bateaux viennent s'échouer dans les bouches de Bonifacio pour réagir !"

 

Les bâtiments du programme Batsimar vont aussi remplacer certains moyens métropolitains, tels que les bâtiments de surveillance des pêches. "Le redéploiement a donc ses limites", avait constaté le chef d'état-major de la marine. Enfin, la marine souhaite que le Maintien en condition opérationnel (MCO) soit confié au secteur civil, "ce qui permettrait de les faire entretenir partout dans le monde", avait estimé le chef d'état-major de la marine.

 

Vers un partenariat public-privé pour le BSAH ?

 

Partenariat public-privé (PPP) ou acquisition ? Le programme BSAH, qui est inscrit au budget, "pourrait faire l'objet d'un partenariat public-privé. Nous comptons étudier la mise en oeuvre de cette initiative singulière", avait de son côté expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La notification de ce PPP est prévue en 2013, avec une contractualisation de service pour une flotte de 8 bâtiments et une durée de 15 ans à partir de 2015. En tout cas, la direction générale de l'armement (DGA) s'oriente vers un PPP. "Nous prévoyons l'acquisition par un contrat de service de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine", avait de son côté expliqué le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. "Pour les BSAH, deux versions concurrentes étaient prévues : l'une, en PPP, l'autre patrimoniale, avec 8 navires aux normes civiles dont 4 à équipage civil et 4 à équipage militaire, ce qui revenait à reconduire le dispositif actuel avec des bâtiments plus modernes et mieux adaptés", avait enfin expliqué le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.

 

Le PPP va-t-il décaler la livraison des bâtiments ? Non, avait estimé l'amiral Rogel. "Le PPP ne provoquera, je l'espère, pas de décalage car les sociétés intéressées sont déjà bien informées, mais il ne faut pas, en effet, prendre de retard : nous aurons besoin de ce service en 2015. Leur décalage d'un an nous oblige à affréter plus longtemps et à prolonger quelques bateaux, ce qui a aussi un coût", avait-il expliqué. L'objectif de la marine est d'avoir des navires aux normes civiles, armés par des civils ou des militaires. "Nous achèterons un service sur la période 2015-2030, les bâtiments étant financés et entretenus par l'industriel, qui en livrera 4 à équipage militaire et 4 civils. Ils permettront de faire de la lutte anti-pollution ou des missions d'entraînement", avait expliqué l'amiral Bernard Rogel. En 2008, la marine disposait de sept bâtiments de soutien et d'assistance militaires auxquels s'ajoutaient quatre bâtiments civils affrétés (bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution - BSAD).

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:50
L’Europe de la défense à l’heure de la crise budgétaire : une opportunité pour davantage de coopération ?

 

26 novembre 2012 Claude-France Arnould  (EDA) - Question d’Europe POLICY PAPER n°259 Fondation R. Schuman

 

Résumé : Confrontés à une crise budgétaire sans précédent, les Etats membres font le choix de la coopération pour maintenir l’efficacité de leur outil de défense – comme en atteste l’adoption le 19 novembre dernier [1] d’un code de conduite sur le partage et la coopération capacitaire. Les défis sont nombreux pour traduire en actes une impulsion politique, mais l’Agence européenne de défense apporte des solutions pragmatiques aux Etats membres.

 

1. LA RELANCE DE LA COOPÉRATION : DE L’IMPULSION À LA MISE EN OEUVRE

 

En décembre 2010, les ministres de la Défense de l’Union européenne, réunis à Gand, ont lancé une initiative majeure de partage et de mutualisation capacitaire.

 

A400M C160 refueling simulation

 

Certes, la coopération dans le domaine capacitaire n’est pas une innovation. Les Etats membres ont dans le passé engagé des programmes de coopération qui ont conduit à des capacités significatives comme l’A400M. Depuis 2010, les ministres de la défense ont toutefois intégré de nouvelles contraintes qui font de la coopération une nécessité :

 

- La contrainte budgétaire. Les budgets se resserrant dans l’ensemble des Etats membres, la coopération capacitaire est perçue comme une solution permettant de maintenir – à l’échelle européenne – la performance de l’outil de défense. Plutôt que de développer sur une base nationale l’ensemble du spectre capacitaire, les Etats membres devraient pouvoir davantage répartir l’effort capacitaire. Ce qui ne signifie nullement que la « mutualisation et le partage des capacités » puisse être un alibi pour faire moins. Certaines capacités nous manquent ou risquent de nous manquer : pour les partager et les mutualiser, il faut les avoir ;

 

- La réorientation stratégique américaine. Le choix des Américains de porter leur attention davantage vers l’Asie doit conduire les Européens à davantage assumer leurs responsabilités. Et qui dit capacité d’intervention autonome dit capacités militaires autonomes en Europe. L’opération en Libye a rappelé une nouvelle fois aux Européens leur dépendance à l’égard des Américains, dans des domaines aussi essentiels que le ravitaillement en vol, la surveillance ou les munitions. Le message de Washington est très clair : ne prenez pas pour acquis que nous mettons à disposition ces moyens, soyez capables d’agir par vous-mêmes.

 

Avec le soutien des ministres de la Défense, l’Agence européenne de défense a ainsi proposé une série de projets capacitaires, visant à :

- assurer la capacité d’action européenne, en améliorant nos moyens de ravitaillement en vol, de reconnaissance et de surveillance, etc. ;

- combler certaines lacunes récurrentes empêchant le déploiement rapide des opérations de l’Union européenne, notamment les hôpitaux de campagne ;

- améliorer la déployabilité des capacités européennes – notamment grâce au volet de la formation (pilotes de transport aérien, pilotes d’hélicoptères, entraînement maritime).

 

Chacun de ces projets réunit plusieurs Etats membres, à la carte.

 

En parallèle, l’Agence a engagé des travaux permettant de faciliter la coopération entre les Etats membres, notamment dans le domaine de la certification et de la qualification, qui nous permettront de faire en sorte que les Etats membres puissent reconnaître des tests de qualification et de certification des munitions effectués chez leurs voisins (1,7 milliard € chaque année). Ou encore de faire en sorte qu’un A400M français puisse effectuer sa maintenance en Allemagne.

 

l-a400m-2

 

Enfin, les ministres de la Défense ont adopté le 19 novembre 2012 un code de conduite sur le partage et la mutualisation capacitaire (cf. annexe 2), proposé par l’Agence européenne de défense. C’est une première en Europe : ce code de conduite, qui propose par exemple de considérer de manière systématique la coopération dans le développement de toute nouvelle capacité, de protéger d’éventuelles coupes les budgets alloués à des programmes menés en coopération, ou encore de garantir les échanges entre les différentes formes de coopération régionale, devrait permettre de structurer la coopération sur le long terme, et de l’ancrer dans les planifications de défense nationale.

 

Des contraintes pèsent sur la coopération capacitaire. Mais des solutions existent. En particulier, la souveraineté des Etats membres est préservée si les arrangements juridiques ou quasi-juridiques permettent de garantir l’accès aux capacités partagées, comme dans le cas du commandement aérien d’Eindhoven (European Air Transport Command - EATC).

 

 

2. L’ENJEU DE LA COOPÉRATION : OPTIMISER LA RESSOURCE EXISTANTE

 

La coopération ne peut pas servir d’alibi pour des coupes budgétaires additionnelles. Les Européens doivent à présent tout faire pour maintenir l’effort de la défense au risque d’obérer durablement leur outil de défense.

 

N’oublions pas que les ministères de la Défense sont considérablement affectés par le contexte financier et par un sentiment diffus que la guerre en Europe n’est plus probable, et par conséquent que l’outil de défense n’est plus essentiel à notre sécurité. Les Européens dépensent actuellement près de 200 milliards € à la défense, contre 500 milliards aux Etats-Unis, et contre des dépenses en forte croissance dans certaines régions du monde. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’un déclassement stratégique.

 

Au-delà de l’analyse ponctuelle, c’est la tendance qui est la plus inquiétante : par comparaison avec 2006, les Européens ont diminué leur niveau d’investissement annuel de près de 20 milliards €, alors que Washington a augmenté son effort de 100 milliards € ! Et on observe le décrochage progressif des budgets de défense consacrés à la R&T. Alors que le Conseil européen avait endossé un objectif d’investissement dans la R&T de 2% en 2008, la moyenne est de 1,2% actuellement. La tendance est négative. Et la coopération européenne reste également très limitée, seuls 12% des efforts de R&T sont menés en coopération.

 

Or, sauf à considérer la crise financière comme une maladie chronique dont, malgré nos efforts, nous ne nous remettrions pas, il faut assurer l’avenir, et un avenir qui n’est pas dénué de menaces (marquées par des risques de nature plus diffus, type cyber-attaques, en parallèle de crises de nature plus classique exigeant des interventions militaires), c’est le moins que l’on puisse dire. Maintenir l’effort de défense existant et optimiser l’impact opérationnel de cet investissement est donc vital : à court terme, nous n’aurons pas davantage de moyens, nous devons donc faire mieux avec ce que nous avons.

 

A condition de maintenir cet investissement, la coopération peut être une source d’optimisation de l’effort de défense entre Européens. A cet égard, l’Agence européenne de défense propose :

 

- D’harmoniser les besoins militaires, pour éviter de multiplier les variantes et donc les surcoûts. Aucun Etat membre ne souhaite répéter l’expérience du NH90, qui a abouti à la production de 23 versions différentes. C’est un besoin opérationnel, autant qu’une demande constante de nos industriels ;

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

- D’aligner les calendriers d’acquisition afin de faire jouer les économies d’échelle auprès des industriels ;

- D’étendre la coopération, non pas seulement à la phase d’acquisition, mais à la totalité du cycle de vie d’une capacité (certification, maintenance, formation, soutien logistique, etc.) qui recouvre près des 2/3 du coût de la capacité.

 

Par ailleurs, l’Agence recherche toutes les synergies possibles avec les autres politiques de l’Union européenne, y compris en termes de financement. Quelques exemples : dans le domaine de la recherche et le développement, alors que la Commission projette allouer près de 6 milliards € aux technologies clés, il nous paraît essentiel que puissent être éligibles, dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et le développement, des projets de R&D à applications duales. De même pour les fonds structurels européens, qui permettent de financer recherche, innovation et reconversion industrielles : nous examinons actuellement les conditions dans lesquelles les acteurs de la défense pourrait tirer avantage de ce financement. Et d’autres opportunités existent dans le domaine du ciel unique européen ou dans le domaine des drones, toujours au titre des activités à double usage.

 

3. LE RÔLE DE L’INDUSTRIE DE DÉFENSE EN EUROPE

 

Une coopération efficace dans le domaine des capacités repose sur une forte impulsion politique, une communauté d’intérêts stratégiques entre certains Etats membres et enfin un socle industriel. C’est la raison pour laquelle l’Agence prête une attention particulière à la base industrielle et technologique de défense en Europe.

 

Le contexte est plus contraint que jamais pour l'industrie de défense européenne : contraction des marchés en Europe, marché à l'export marqué par une concurrence américaine accrue (baisse annoncée de 450 milliards sur 10 ans du budget de défense et assouplissement des règles ITAR [2] visant à faciliter les conditions d'exportation du matériel américain), conditions d'exportation de plus en plus exigeantes (transfert de savoir-faire et de technologie), modification de l’actionnariat qui fait peser de manière croissante sur le secteur industriel le financement des bureaux d’étude, baisse des investissements consacrés à la recherche et au développement.

 

Dans ces conditions, le soutien à l’industrie européenne, qui est dans les missions de l’Agence, revêt une importance particulière. Si nous ne disposons ni du mandat ni des moyens pour nous ingérer dans la restructuration du paysage industriel en Europe, nous pouvons agir sur certains leviers.

 

Notre dialogue avec les industriels européens permet d’articuler au mieux l’offre et la demande, tant au profit des gouvernements (avoir accès à de meilleurs prix) qu’au profit des industriels (davantage anticiper les attentes des Européens).

 

- Nous consacrons une partie de notre budget au financement d’études menés pour la plupart par des industries européennes. Et ce budget opérationnel permet d’obtenir un effet de levier sur les Etats membres, puisqu’il permet de susciter des investissements plus importants des gouvernements, notamment dans le domaine de la recherche et le développement ;

- Nous consolidons la demande en harmonisant les besoins militaires. Cela permet aux industriels de cibler leurs efforts de R&D et d’éviter d’avoir à développer un trop grand nombre de variantes d’un équipement pour de petits volumes ;

- Nous identifions enfin des domaines technologiques prioritaires (non-dépendance technologique), par exemple dans le domaine de nouveaux matériaux visant à améliorer la performance des radars européens, et encourageons les investissements des Européens dans ces domaines prioritaires ;

- Nous cherchons enfin à structurer un environnement aussi favorable que possible pour l’industrie de défense en Europe. A titre d’exemple, nous étudions dans quelle mesure nous pouvons articuler la directive « Marché public de défense et de sécurité » et la coopération. Le caractère tout à fait spécifique du marché européen des équipements de défense fait qu’il ne peut pas être soumis aux mêmes critères d’appréciation qu’un marché classique. Il y a des considérations de souveraineté opérationnelle, de sécurité d’approvisionnement et de maintien de capacités technologiques et industrielles clés à prendre impérativement en compte. Et il ne faut pas oublier que le marché européen s’inscrit dans un marché plus global dont le fonctionnement est également bien spécifique.

 

4. LE POSITIONNEMENT DE LA FRANCE

 

france-europe.jpg

 

La France a joué un rôle essentiel de soutien à l’Agence européenne de défense. Elle a été largement à l’origine de sa création, a porté à l’Agence des projets majeurs tant dans le domaine de la R&T que dans le domaine capacitaire, et a toujours soutenu une augmentation des ressources. Elle a enfin toujours détaché du personnel de qualité.

 

L’engagement de la France reste décisif : pour le succès de la politique de partage et de mutualisation capacitaire qui dépendra en grande partie de quelques projets structurants. Pour l’effet d’entraînement sur ses partenaires européens, qu’il s’agisse des plus grands Etats ou des Etats plus modestes ; et pour la crédibilité de l’Agence, qui doit être effectivement utilisée au maximum de son potentiel.

 

Beaucoup est attendu de la France, à commencer par le projet phare du ravitaillement en vol, tant outre atlantique que de la part de nos partenaires européens. Le dossier est l’un des plus importants que l’Agence ait jamais traité, compte tenu des enjeux stratégiques, opérationnels et industriels. Et la France est dans une situation particulière du fait de son projet de renouvellement de sa flotte de ravitailleurs en vol. C’est pourquoi nous devons porter une attention particulière à ce dossier et nous appuyer sur le savoir-faire et l’expertise française pour mettre sur pied une flotte européenne de ravitailleurs en vol.

 

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Air

 

Nous attendons également de la France qu’elle ait plus systématiquement recours à l’Agence. L’Agence n’est pas soumise à la recherche laborieuse d’un accord à 26. Elle peut, car c’est essentiel pour l’avenir de la coopération, soutenir des projets à quelques uns. Elle est le réceptacle pour assurer la cohérence des initiatives de mutualisation et de partage des capacités. Elle doit harmoniser les besoins avant que des programmes ne soient conduits, notamment par l’OCCAR avec qui nous venons enfin de conclure l’accord qui nous donne pleinement les moyens de coopérer. Elle doit jouer un rôle essentiel dans la certification des équipements.

 

Le Traité de Lisbonne prévoit un rôle très ambitieux pour l’Agence. Il doit être préparé par l’aboutissement concret des activités pragmatiques en cours. Et sur cette base de crédibilité et de confiance, l’Agence peut être prête à venir en soutien de toute évolution qui pourrait être souhaitée par les Etats.

 

CONCLUSION

 

L’association de l’Agence au Livre Blanc français est une excellente nouvelle, qui devrait servir de précédent pour des exercices similaires en Europe. Nous apportons une analyse du paysage capacitaire européen, les opportunités de coopération, un retour d’expérience en matière de coopération. Mais il est également important que l’Agence ne manque pas le virage de la coopération bilatérale et multinationale. Nous pouvons y injecter notre valeur ajoutée – mais aussi assurer qu’une cohérence soit maintenue en Europe entre les différents îlots de coopération. Sans quoi nous aboutirons certainement à de nouvelles formes de duplication, ou à des trous capacitaires toujours plus importants.

 

Claude-France Arnould

Directeur exécutif de l’Agence européenne de défense

 

Lien vers le curriculum vitae

 

 


Notes :

 

 

1. http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/FR/foraff/133658.pdf

2. International Traffic in Arms Regulation : ensemble de règlements du gouvernement fédéral américain visant à contrôler les importations et exportations des objets et services liés à la défense nationale.

 

 


ANNEXE 1 L’AGENCE EUROPÉENNE DE LA DÉFENSE – QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS :

 

 

L’Agence est au cœur de la coopération sur les capacités de défense en Europe. Il convient toutefois de corriger certaines contre-vérités.

 

L’Agence est-elle un instrument communautaire ?

Non. L’Agence est une Agence du Conseil. Son comité directeur réunit une fois par semestre, les ministres de la Défense des 26 Etats membres (le Danemark ayant un « opt-out »). Ce sont eux qui orientent les travaux, qui votent le budget de l’Agence et nomment le directeur exécutif et son adjoint. L’Agence est donc un instrument intergouvernemental, au service des Etats membres.

 

Tous les projets menés à l’Agence doivent-il l’être à 26 ?

Non. L’Agence soutient des projets menés en coopération à partir de deux Etats membres. Par exemple, en matière de R&T, près d’un tiers des projets sont menés en bilatéral. En revanche, pour certains sujets, la participation du plus grand nombre d’Etats membres est souhaitable, par exemple dans le domaine de la certification ou de la qualification, afin notamment de faciliter l’interopérabilité. La géométrie variable est essentielle et consubstantielle à l’Agence : les Etats membres se regroupent en fonction des intérêts, des calendriers capacitaires ou de la proximité stratégique, souvent régionale.

 

Le budget de l’Agence est-il trop limité pour avoir un impact ?

Non. Le budget de l’Agence est de 30 millions € par an, ce qui est en effet très modeste. Mais c’est l’effet de levier qui importe le plus : l’Agence a suscité l’investissement de 600 millions € des Etats membres dans la R&T ces 4 dernières années. Cela dit, le jour où tout le potentiel prévu par le Traité sera mis en oeuvre, un budget accru se justifiera pleinement au titre de la valeur ajoutée et de l’efficacité de l’Agence.

 


ANNEXE 2 CODE OF CONDUCT ON POOLING & SHARING

 

 

INTRODUCTION

The objective of this Code of Conduct is to support cooperative efforts of EU Member States to develop defence capabilities. The actions herein are aimed at mainstreaming Pooling & Sharing in Member States’ planning and decision-making processes. They are to be implemented on a national and voluntary basis, in line with defence policies of Member States.

 

POOLING & SHARING

1) Systematically consider cooperation from the outset in national defence planning of Member States.

2) Consider Pooling & Sharing for the whole life-cycle of a capability, including cooperation in R&T, minimizing the number of variants of the same equipment, to optimise potential savings, improve interoperability, and rationalise demand.

3) Promote where possible the expansion of national programmes to other Member States to encourage the cooperative development of increased capabilities and facilitate operational deployment.

4) Share opportunities that could be open to Pooling & Sharing.

5) Consider the joint use of existing capabilities by Member States to optimise available resources and improve overall effectiveness.

 

INVESTMENT

In accordance with national decision-making processes:

6) When a Pooling & Sharing project is agreed, endeavour to accord it a higher degree of protection from potential cuts.

7) Harness efficiencies generated through Pooling & Sharing in order to support further capability development.

8) Endeavour to allocate the necessary investment to support the development of future capabilities, including R&T, taking advantage of synergies with wider European policies, including regulatory frameworks, standards and certification.

 

COHERENCE

9) Pursue coherence between regional clusters of cooperation, including bilateral and ongoing multinational initiatives, to avoid major gaps or possible duplication and to share best practice, using EDA as a platform for information exchange.

10) Increase transparency, share expertise and best practice on cooperative capability development and capability priorities among Member States to enhance the opportunities for cooperation and greater interoperability. Mapping of projects open to cooperation would be supported by EDA tools, such as the Capability Development Plan and the database of collaborative opportunities (CoDaBa).

11) Benefit from information through EDA when conducting national defence reviews, for example on Pooling & Sharing opportunities and the impact of budget cuts (an assessment of possible consequences on the European capability landscape).

 

ASSESSMENT

 EDA to submit to Defence Ministers an annual state of play of Pooling & Sharing, on the basis inter alia of inputs/reports from Member States and the EUMC, focusing on new Pooling & Sharing opportunities and also comprising: an analysis of the capability situation in Europe; progress achieved; obstacles; the impact of defence cuts and possible solutions.

 

 


 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN

 

Directeur de la publication : Pascale JOANNIN

 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN, créée en 1991 et reconnue d’utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l’organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:51
Sunday Interview: BAE boss Nigel Whitehead : relations with EADS have strengthened

25 Nov 2012By Angela Monaghan - telegraph.co.uk

 

Ahead of the decision on whether to close one of BAE's main British yards, Nigel Whitehead, the defence giant's UK CEO reveals his future plans.

 

Without any degree of understatement, this has certainly been a pretty significant year for the British defence giant BAE Systems and the drama is not over yet.

 

As the company tries to draw a line under its failure to merge with the Franco-German civil aviation giant, EADS, there are pressing matters closer to home. And there, as the head of BAE's

UK business, Nigel Whitehead is in charge.

 

On a cold and blustery day at BAE's training centre in Preston, Lancashire, Mr Whitehead calmly runs off the list of just some of the challenges his business is facing.

 

These include the Ministry of Defence's shrinking budget as George Osborne presses ahead with austerity measures; attempts to snatch back from France's Dassault Aviation a $10bn (£6bn) contract to provide India with Eurofighter Typhoon jets; and last but definitely not least is BAE's imminent decision on which dockyard it will close as part of a plan to consolidate British shipbuilding.

 

The latter process is a hugely contentious and emotive subject, putting thousands of jobs at risk. It boils down to a decision about whether to close BAE's Portsmouth shipyard, or one of its two Glasgow shipyards, located in Govan and Scotstoun.

 

Mr Whitehead says BAE is working closely with the MoD on the matter, with the decision predicated on future workloads once the two Queen Elizabeth class aircraft carriers at present being built are completed. Industry insiders expect the ultimate blow will be dealt to Portsmouth, which has naval roots dating back to the 13th century, and is where the Mary Rose was built between 1509 and 1511. "We will be making decisions this year, so we have a number of weeks in which to do that," says Mr Whitehead.

 

The challenge facing the MoD and BAE is to be realistic about the flow of work required to sustain Britain's shipyards, as well as preserving crucial defence skills within this country over the long term.

 

"The issue is how do we consolidate but make sure that we've preserved the capability to design and manufacture complex warships," says Mr Whitehead.

 

"We all understand that what we're dealing with is industrial capability which has to be maintained if we're going to make the next generation of ship. It's a mature way of looking at it."

 

He won't be drawn on what the future might hold for Portsmouth, Govan and Scotstoun, nor does he shy away from the reality that ending shipbuilding at one of the sites will almost certainly be part of the story.

 

"We anticipate that there will be a reduction in footprint and we anticipate that part of that might actually be the cessation of manufacturing at one of the sites."

 

A few miles down the road from the Preston training centre is BAE's sprawling military air facility at Warton, where around 6,000 staff are engaged on a number of programmes, including the Typhoon, Tornado and the high-security development of unmanned aircraft prototypes for the future of British defence.

 

The Typhoon programme was one of the driving forces behind BAE's desire to merge with Airbus owner EADS, in what would have created a £30bn European defence and aerospace giant to rival America's Boeing.

 

After losing out to Dassault's Rafale aircraft in the latest stage of negotiations with India, the Typhoon joint-venture partners decided a more formal partnership would help their cause on future bids.

 

Mr Whitehead says that although the collapse of talks – which the companies were forced to abandon when Angela Merkel personally intervened to block the deal – would slow BAE's international ambitions, something constructive had been gained for the Typhoon programme.

 

"The relationship with EADS has been strengthened. The mutual trust has grown as a result of the fact we were very authentic and honest with each other, and there was no sense of trying to outdo each other. So from that perspective there is a warmth between the two companies, and a willingness to focus our attention on jointly working to win export opportunities. It's positive."

 

As well as trying to snatch back the Indian contract from the jaws of defeat, BAE is also hoping to win a lucrative contract to provide the United Arab Emirates with 60 of its Typhoon fighter jets.

 

On that project, BAE and its partners have had considerable help from David Cameron, who travelled to the Middle East earlier this month to strengthen relationships with the UAE and other countries, and to smooth the path for future Typhoon orders.

 

The significance of the Prime Minister's personal intervention is not lost on Mr Whitehead: "It makes a huge, huge difference. First of all, it sends a very strong message to our customers. BAE Systems tends to sell to nation states rather than to individuals, and those nation states look for the nature of the relationships they have with the UK.

 

"It also sends a message internally within government, that this is something the Government wants to do. It is an active leadership and it is one that has had a big ripple effect through government and through industry.

 

"The onus is now on me to come up with compelling propositions and proposals within the export market. But I'd rather be in that position than trying to persuade others to help me."

 

He says the support given by the Government to British manufacturing is "very real", and suggests this is a major change compared with pre-crisis times.

 

"As recently as six years ago, I gave a public speech where a government official stood up and said: 'Why doesn't your company decide what it wants to be when it grows up? Why don't you just get out of manufacturing and do some high-level intellectual stuff instead?' I would not hear that today.

 

"Manufacturing is actually on the up in the UK. It still provides 10pc of all the employment in the UK, and we're still the sixth-biggest manufacturer in the world as a nation."

 

Of course, BAE is also involved in the "high-level intellectual stuff" too, including its cyber security and intelligence business, Detica, which employs around 2,500 people in the UK.

 

Back at the training centre though, it is building and preserving defence and manufacturing skills in the UK that has brought Mr Whitehead to Preston on a cold Monday morning, and he is clear on the need to catch people at a young age.

 

"Although we design and produce some of the most complex machines conceived by human beings anywhere on the planet, the reality is that the organisation rests very heavily on those who are employed post their GCSEs, and we grab them at that stage and mould them into the sorts of people that can make a contribution in the type of workplace that we need to create these complex machines.

 

"It is by no accident that we end up in a position in a meritocracy where our organisation is run by ex-apprentices."

 

Mr Whitehead is critical of some fellow manufacturers, accusing them of being "lazy" when it comes to training skilled workers. "Only 8pc of companies have apprentice-ships, and only 11pc of manufacturing companies in the UK have apprenticeships and that's a concern. And a number of companies have taken advantage of the downturn and assumed that they can employ people with skills and experience without having to train."

 

He says it is left to companies such as BAE to try to bridge the gap in the employment market, which has left more than 1m 16- to 24-year-olds out of work in what Mr Whitehead describes as "a national tragedy".

 

But he recognises that paying for training is not easy for many smaller companies, so he is helping some of BAE's UK suppliers by establishing a scheme to train 50 apprentices.

 

If BAE and others do not take responsibility for training young people, Britain will miss out in "the global economic race", says Mr Whitehead. The country has been warned.

 


Nigel Whitehead CV

 

 

Age 49

Born Aberdeen

Family Married to Heather, two daughters

Career Joined Rolls-Royce as an engineering apprentice. Aerodynamicist with British Aerospace, later group MD of BAE's military air solutions unit. In 2008, became UK head of BAE Systems

Not a lot of people know... he is passionate about painting and harbours an ambition to be a professional artist

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:25

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale.jpg

photo Marine Nationale

 

26/11/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Selon nos informations, les deux chantiers navals vont créer une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme. Le constructeur des frégates multimissions (Fremm) pourrait également racheter le site de Lorient de STX, en très grande difficulté.

 

Après Renault Trucks Défense, qui a racheté Panhard, c'est au tour de l'industrie navale de prendre l'initiative. Le groupe naval DCNS et le chantier Piriou, basé à Concarneau, vont créer, selon des sources concordantes, une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. Soit des bâtiments en dessous de l'entrée de gamme de DCNS avec son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. C'est cette gamme qui intéresse DCNS.

 

STX Lorient dans le giron de DCNS

 

Parallèlement à cette opération, DCNS réfléchirait à reprendre le site de Lorient de STX (120 salariés), en très grande difficulté et qui a livré son dernier bâtiment en octobre. DCNS pourrait venir en aide aux salariés du site du Rohu, à Lanester, près de Lorient, une ville chère au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. DCNS fait déjà travailler des salariés de STX Lorient sur le programme Fremm. Enfin, le groupe naval devrait prendre une décision avant la fin de l'année sur une prise de contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes, OpenHydro, dont il détient déjà 11 % du capital. Objectif, prendre au moins 51 % du capital.

 

Un conseil d'administration prévu début décembre

 

Ces trois sujets seront évoqués dans un premier temps lors d'un comité central d'entreprise (CCE), qui va se tenir en début de semaine. Puis, un conseil d'administration prévu début décembre devrait donner son feu vert à ces trois opérations. Il semblerait acquis que Thales donne son accord à la création de la joint-venture avec Piriou.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 20:35

Nato Russia source natomission.ru

 

BRUXELLES, 23 novembre - RIA Novosti

 

Le nouveau représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan Alexandre Grouchko arrivera à Bruxelles avant la fin novembre, a confié vendredi à RIA Novosti un porte-parole de la représentation russe auprès de l'Alliance.

 

"La date exacte n'est pas encore fixée, mais nous attendons son arrivée d'ici la fin du mois", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

Le 4 décembre, Bruxelles doit accueillir une réunion informelle du Conseil Russie-Otan (CRO) au niveau des ministres des Affaires étrangères. M. Grouchko, nommé le 24 octobre représentant permanent de la Russie auprès de l'Alliance, participera pour la première fois à une réunion du CRO en sa nouvelle qualité.

 

"Il s'agit d'une rencontre informelle. Les ministres se réuniront pour un déjeuner de travail", a indiqué le diplomate.

 

Le Conseil Russie-Otan a été institué le 28 mai 2002 lors du sommet Russie-Otan à Rome. Il a remplacé le Conseil conjoint permanent mis en place en vue de promouvoir la coopération entre Moscou et les 28 pays alliés.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:21

http://postmediaottawacitizen.files.wordpress.com/2012/11/140454_1.jpg

 

November 23, 2012. David Pugliese - Defence Watch

 

From JSC Irkut:

 

JSC Irkut Corporation (part of JSC United Aircraft Corporation) handed over the first 2 Su-30SM fighters to the Russian Air Force. The delivery-acceptance act was signed on November 22 at the Irkutsk aviation plant – branch of JSC IRKUT Corporation.

 

Oleg Demchenko, President of JSC IRKUT Corporation, at the signing ceremony said: “We’ve been working for export for many years, and now started to deliver aircraft to the Motherland. 9 of our new Yak-130s are flying at the Borisoglebsk training center to date, and now we are delivering the first 2 Su-30SM fighters to the Russian Air Force. This is a historic event for our team, for the Sukhoi company and for the whole United Aircraft Corporation”.

 

Alexander Harchevsky, Chief of the Military research and training center named after N. Zhukovski and Y. Gagarin said at the event: “Su-30SM will improve combat capabilities of the Russian Air Force”. The famous military pilot, who headed the Center of retraining pilots named after V. Chkalov for many years, having experience in piloting the type of fighters mentioned such capabilities of the Su-30SM as simultaneously engage and destroy multiple targets as well as super-maneuverability. “It’s very important that the aircraft is in serial production and will be supplied to the Air Force not by units, but squadrons” – stressed Maj. Gen Harchevsky.

 

Su-30SM multirole super-maneuverable fighter is the further development of the Su-30MK combat aircraft family. JSC Sukhoi Design Bureau’ specialists designed the fighter in accordance with the requirements of the Russian Air Force in terms of radar system, radio and recognition system, ejection seats and a number of support systems. The weaponry configuration was changed as well.

 

The contract on 30 multirole fighter delivery by 2015 was signed between the Russian Ministry of Defence and JSC IRKUT Corporation in March 2012.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:45

http://2.bp.blogspot.com/-agSeD0s4qpw/UK9r3uUe2DI/AAAAAAAARqQ/Ov0pIz-KMaQ/s1600/AAD%2BLAUNCHED%2B%25282%2529-794430.JPG

 

November 23, 2012 by Shiv Aroor - LIVEFIST

 

DRDO Statement: The Interceptor Missile AAD launched by the Scientists of DRDO from Wheeler's Island, Odisha successfully destroyed the incoming Ballistic Missile at an altitude of 15 Kms. The interception took place at 12.52hrs. The target missile, a modified version of Prithvi, mimicking the enemy's ballistic missile, was launched from Launch Complex III, Chandipur. Long Range Radar and MFC Radar located far away could detect the Missile from take-off and tracked it through its entire path. The total trajectory of the incoming Missile was continuously estimated by the guidance computer and subsequently the AAD Missile was launched at an appropriate time to counter and kill the ballistic missile.

 

The Ring Laser Gyro based Navigation System in Target, Fibre Optic Gyro based INS in Interceptor, Onboard computers, Guidance systems, Actuation Systems and the critical RF Seekers used for the terminal phase have performed excellently. The AAD Missile system initially guided by Inertial Navigation system was continuously getting update of the target position by the Radar through a data link.  The Radio Frequency (RF) seeker tracked the Missile & Onboard computer guided the Missile towards the Target Missile and hit the target. The Radio Proximity Fuse (RPF) exploded the warhead thereby destroying the target missile completely.

 

In this mission, a special feature of intercepting multiple target with multiple interceptor was demonstrated successfully. An electronic target with a range of 1500 Kms was launched and the Radars picked up the target missile, tracked the target missile subsequently & launched an electronic interceptor missile. This electronic interceptor missile destroyed the electronic target missile at an altitude of 120 Kms. All the four missiles were tracked by the Radars and all the guidance and launch computers operated in full operational mode for handling multiple targets with multiple interceptor.  All the four missiles were in the sky simultaneously and both the interceptions took place near simultaneously.  This has proved the capability of DRDO to handle multiple targets with multiple interceptors simultaneously. The complete Radar Systems, Communication Networks, Launch Computers, Target update Systems and state of the art Avionics have been completely proven in this Mission.

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