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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:56
BAE - EADS : questions pour une fusion géante

 

14/09/2012 Par Véronique Guillermard – Lefigaro.fr

 

Cette opération entraînerait un examen du portefeuille d’activités avec, sans doute, un impact sur l’emploi et l’outil industriel.
• Une fusion BAE-EADS pour quoi faire?

Depuis sa naissance en 1999, EADS, issu du regroupement des activités du français Aerospatial, de l’allemand Dasa et de l’espagnol Casa, souffre d’un déséquilibre entre ses activités civiles - Airbus - et militaires - Cassidian. Airbus a représenté, certaines années, plus de 100% des profits et, régulièrement entre 60 et 70% du chiffre d’affaires. Une situation dangereuse en cas de retournement du cycle aéronautique. Ces dernières années, la demande en avions neufs ne s’est pas démentie mais un revirement ne peut pas être exclu. La montée en puissance dans la défense a toujours été une priorité. En 2007, EADS formalise cet objectif dans le cadre du «plan 2020». «La fusion avec BAE, c’est le plan 2020 dès 2013», résume Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie et au marketing d’EADS.

 

De son côté, BAE effectue, avec beaucoup de pragmatisme, un virage à 180 degrés en revenant dans l’aéronautique civile dont il était sorti en 2006 en cédant à EADS sa participation de 20% dans Airbus. BAE estime que sa stratégie de «pure player» dans la défense a atteint ses limites. L’objectif des deux groupes est donc le rééquilibrage de leurs activités. Et cela de façon parfaitement complémentaire, puisque BAE est ancré dans la défense, là où EADS est relativement faible, et qu’EADS est leader mondial de l’aéronautique civil avec Airbus.

• L’environnement est-il favorable?

Oui. Pour plusieurs raisons. L’impératif d’assainissement des comptes publics a un impact direct sur les dépenses militaires en Occident. États-Unis et Europe réduisent leur budget de défense. Les industriels - américains et britanniques principalement - ne peuvent plus compter sur «le marché» des troupes engagées en Irak ou en Afghanistan puisque leur retrait a débuté. Conséquence: le Pentagone prévoit de réduire ses dépenses d’au moins 500 milliards de dollars dans les dix ans à venir.

 

En Europe, la Grande-Bretagne et la France, les deux grandes puissances militaires du continent, coupent aussi dans leurs dépenses. Les groupes d’armement vont devoir vivre avec moins de commandes nationales. D’où une féroce bataille commerciale qui s’annonce sur les marchés exports (acheteurs en Asie, Amérique du Sud ou encore dans le Golfe).

 

L’environnement est propice à une nouvelle vague de concentrations et de coopérations. À l’instar de celle déclenchée après la chute du mur de Berlin qui avait vu, quelques années plus tard, la création de géants. Aux États-Unis, Mc Donnell Douglas a été avalé par Boeing, Martin Marietta est tombé dans l’escarcelle de Lockheed, tandis que Grumman ou TRW basculaient dans le camp de Northtrop. De son côté, l’Europe donnait naissance à EADS.

• À quoi ressemblera le nouvel ensemble?

Si les négociations aboutissent, BAE et EADS donneront naissance au leader mondial de l’aéronautique et de la défense avec, selon les calculs d’Exane BNP Paribas, un chiffre d’affaires de près de 80 milliards d’euros en 2013 et un bénéfice net de 3,33 milliards d’euros. La super-entreprise compterait 226.615 salariés dans le monde et serait capable de déployer une gamme de produits très complète, des avions de lignes, aux lanceurs spatiaux en passant par les satellites, les sous-marins, les porte-avions ou encore les blindés, la guerre électronique et la cybersécurité.

Dans le seul secteur de la défense, BAE-EADS bousculerait la hiérarchie mondiale en dépassant Lockheed Martin (42,8 milliards de dollars de ventes en 2011) avec 49,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Le nouvel ensemble deviendrait un fournisseur complet de matériels militaires destinés aux trois corps d’armée: terre, air et mer. L’activité du géant européen serait répartie quasi à parité entre le civil et le militaire ainsi qu’entre les États-Unis et l’Europe.

• Quelles synergies attendre?

Toute fusion entraîne un examen du portefeuille d’activité avec, souvent, pour conséquence un impact sur l’emploi et l’outil industriel. Dans le cas de BAE-EADS, il n’y a quasiment pas de doublons tant la complémentarité entre les deux groupes est réelle. En outre, les deux entreprises se connaissent bien et coopèrent déjà au sein de programmes dans les missiles, au sein de MBDA, et dans les avions de combat, au sein du consortium Eurofighter.

Les économies de coûts concerneront surtout Cassidian, l’actuelle filiale défense d’EADS, ainsi que les activités de BAE hors États-Unis, Grande-Bretagne et Arabie saoudite, ses trois marchés clefs. Les analystes d’Exane BNP Paribas estiment les économies entre 300 et 450 millions d’euros.

 

La force de frappe commerciale du nouveau groupe devrait lui permettre de mener une politique de prix agressive. «Ce colosse mondial aura une puissance de tir sans égal en termes d’approche commerciale. Pour Finmeccanica ou Thales, il sera beaucoup plus difficile de (le) concurrencer», estiment plusieurs analystes.

• Qui dirigera le nouvel ensemble? Avec quelle organisation?

Cette question est délicate. Les équipes des deux groupes se sont mis d’accord sur une valorisation qui constitue une base de travail: les actionnaires d’EADS détiendront 60% du nouvel ensemble et ceux de BAE, 40%. Le mariage BAE-EADS «serait mis en œuvre par la création d’une nouvelle structure juridique à double cotation, au sein de laquelle les deux entreprises fonctionneraient comme un seul groupe», a déjà expliqué BAE dans un communiqué. Il est également prévu de conserver une séparation stricte de certaines activités de défense aux États-Unis pour garantir que leur sécurité nationale ne sera pas compromise. De même, les activités sensibles (dissuasion) britanniques et françaises seront isolées du reste du groupe.

 

Quant à la future gouvernance du groupe, que ce soit au niveau de l’actionnariat ou de la répartition des postes, rien n’est à ce jour totalement arrêté. Les négociateurs de BAE et d’EADS devront éviter de cadenasser leur futur champion mondial dans un pacte d’actionnaires trinational qui graverait dans le marbre une égalité à tous les étages, du conseil d’administration jusque dans la plus petite filiale, entre anglais, français et allemand avec un zeste d’américain et d’espagnol.

 

Le retour d’expérience d’EADS, créé sur la base d’un pacte d’actionnaires franco-allemand qui permettait aux États allemand et français de peser sur la stratégie via les actionnaires privés de référence (Daimler et le Groupe Lagardère), devrait inciter à la mise en place d’une «gouvernance normale». En évitant de doublonner les postes avec deux présidents du conseil et deux présidents exécutif notamment. On se rappelle que la guerre des chefs déclenchée en 2005 a failli faire imploser EADS.

 

Pour Thomas Enders, le président exécutif d’EADS qui apparaît en position de favori pour prendre les rennes du futur géant, le mariage avec BAE offre une opportunité historique de libérer EADS de son pacte, de faire sortir les actionnaires historiques dont l’État français tout en faisant entrer des représentants de BAE. Cela, en permettant aux États de protéger leurs intérêts (dissuasion nucléaire notamment) et le groupe de toute attaque hostile grâce à la création d’action spécifique (golden share).

• Quel rôle pour les États et les actionnaires historiques?

Les États sont en position de faire réussir ou échouer le projet. Celui-ci n’aurait jamais pu avancer aussi loin - les premières négociations ont débuté en mai - sans «le feu vert» d’Angela Merkel, la chancelière allemande, et de François Hollande, le président français qui ont été mis dans la confidence mi-juillet. Certes, les commentaires publiques de Paris et de Berlin «manquent d’enthousiasme», selon l’expression d’un proche du dossier. Mais les deux gouvernements sont soucieux d’apparaître comme les garants de l’emploi et des intérêts nationaux auprès de la population et des salariés. Car la fusion concerne deux entreprises stratégiques dont l’activité relève de la souveraineté nationale et qui portent sur la dissuasion. Les États associés au capital veulent tout à la fois obtenir la meilleure valorisation possible et faire respecter leurs droits tout en protégeant leurs intérêts. À cet effet, il est prévu la création d’action spécifique (golden share) qui n’implique pas nécessairement la sortie de l’État français, qui détient directement 15% d’EADS du futur groupe.

 

La fusion va cependant entraîner une dilution mécanique de chaque actionnaire. La part de l’État français tombera à 10% environ, tandis que celle du groupe Lagardère devrait passer de 7,5 à 5% environ. De son côté, le bloc allemand (Daimler et le consortium bancaire Dedalus) devrait passer de 22,35% à 12,5%. Il n’est pas certain que les actionnaires historiques d’EADS sortent immédiatement. «L’État français restera au capital», estime un bon connaisseur du dossier. Quant aux actionnaires de BAE - majoritairement des fonds et des assureurs dont le français Axa - ils sont soucieux d’obtenir le meilleur prix pour leur titre.

• La parité retenue est-elle la bonne?

La valorisation retenue - 60% du capital seraient détenus par les actionnaires d’EADS et 40% par ceux de BAE - ne fait pas l’unanimité. À Londres, on juge la valorisation retenue pour BAE «historiquement faible» et on s’étonne de devoir verser une soulte de 200 millions de livres aux actionnaires d’EADS.

 

Mais la plupart des analystes estiment que la parité retenue est «très favorable à BAE». Avant l’annonce du projet, les analystes interrogés par Reuters estimaient plutôt cette parité à 75-25 compte tenu des perspectives beaucoup plus positives sur le titre EADS. D’autres analystes fixe la parité à 70-30% en faveur d’EADS.

 

Pour Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities, «la parité 60-40 se justifie si l’on regarde les résultats des deux sociétés attendus pour 2013. En revanche, sur un horizon à 4-5 ans, en prenant en compte l’accélération de la génération de cash d’EADS, la parité ressort plutôt à 75-25».

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. EADS pèse près de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires; BAE près de 24 milliards. Tirées par le dynamisme d’Airbus, les perspectives d’EADS sont prometteuses, notamment en termes de progression des bénéfices tandis que, freinées par la baisse des dépenses militaires, celles de BAE sont plus sombres. En Bourse, EADS vaut 24,5 milliards et BAE 13,3 milliards. Cette «prime» accordée à BAE est souvent à la charge de l’acheteur. Elle pourrait aussi être consentie en contrepartie de l’accès au marché américain de la défense, selon un analyste.

 

Tom Enders et Ian King, président exécutif de BAE, auront donc fort à faire pour convaincre leurs actionnaires. Un «road show» pourrait être organisé en octobre à cet effet.

• Quel calendrier?

Depuis que l’affaire a fuité sur la place publique, BAE et EADS ont 28 jours ,soit jusqu’au 10 octobre, pour finaliser leur fusion. Ils y sont contraints par la réglementation boursière à Londres. Mais ils peuvent obtenir un délai. Ce qui semble probable compte tenu de la complexité de l’opération.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 13:14

Europe Flag

 

sept 15, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Alarme de décrochage ! L’appel qu’a lancé Claude-France Arnould, la directrice de l’Agence européenne de Défense, au Berlin Air Show, jeudi (13 septembre), pour une action urgente en Europe dans le domaine des futurs systèmes aéronautiques (future air systems FAS), équivaut cette « alarme d’incidence » – comme disent les pilotes – qui retentit dans les avions en phase de décrochage. « L’industrie aéronautique européenne est menacée ». Son sous-financement a atteint un niveau critique. « D’importantes capacités industrielles sont en train de s’éroder. Sans une action concertée supplémentaire, la situation va bientôt devenir critique par exemple pour le développement de l’avion de combat futur (avion classique ou UAV) et les hélicoptères d’attaque. »

 

Pour cela elle s’appuie sur une étude réalisée par 30 industriels européens parmi les plus importants (BAE, Eurocopter, Cassadian, Dassault, Westland,…). L’industrie représente aujourd’hui environ 200.000 personnes, souvent avec des capacités technologiques de pointe, et a un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros. Or le moindre investissement de défense va obliger l’industrie à se restructurer avec pertes de compétences à la clé. L’étude montre que le risque de perte de compétences est particulièrement « significatif » et rapide, « entre aujourd’hui d’ici 2020 ». Selon l’étude, les industriels « perdent des compétences, mois après mois ». Cela a plusieurs conséquences. Tout d’abord, dans un avenir proche, l’Europe n’aura plus la capacité de produire certains équipements, comme par exemple « les avions de combat ». Quand une capacité et des connaissances se perdent, il est extrêmement difficile de les récupérer. Reformer de nouvelles équipes est extrêmement dur. Et souvent la perte est définitive.

 

UAS : un marché à saisir… ou pas

 

La conséquence est aussi très économique. Dans une économie concurrentielle, « l’Europe risque de perdre des parts significatives (de marché) dans la compétition mondiale sur les capacités UAS », drones et autres systèmes aériens inhabités. D’ores et déjà, elle dépend largement des Etats-Unis et des Israéliens – sont les deux plus gros producteurs du marché – notamment pour les systèmes et sous systèmes. Un monopole qui n’est pas inné. « Ils ont su investir dans le passé », précise John Mattiussi expert analyste de l’agence européenne de Défense, dans un entretien à B2.  Le marché est important non seulement au niveau militaire mais aussi général, par exemple pour la surveillance maritime, les frontières… » Ainsi si l’impact des opérations en Afghanistan et en Irak a joué un facteur décisif pour ce développement aux Etats-Unis, avec un intérêt majeur – ne pas risquer la vie des militaires (*) ; c’est aussi l’identification comme un marché d’avenir qui a joué. « Et on peut se demander Où est l’Europe ? » Une Europe qui a quasiment tout misé et mise encore sur les avions de chasse. Un domaine où « il y a trop de capacités » et un potentiel de restructurations. « Nous avons 5 entreprises compétentes, qui se tuent entre elles. Mais personne sur le marché de l’UAS… ».

 

Des lacunes graves

 

L’étude a identifié plus de 100 facteurs de dépendance, dont 12 présentent de « grands risques »  : les matériaux composites (une production dominée par Japon et les Etats-Unis) ; le titanium (provenant de Russie en majorité) ; les circuits composés ; les semi-conducteurs ; les technologies de positionnement et de navigation ; les technologies de cryptage ; les minerais rares ; les senseurs d’UAS ; les mesures d’auto protection ; les modules transmission / réception à large bande… ; les capacités furtives…

 

Achat sur étagère… non sans risques

 

Dans ces temps de difficultés financières, la tentation peut être grande de faire un « achat sur étagères », donc en général auprès des alliés américains. Mais cette solution repose sur différentes inconnues qui peuvent être politiques, administratives ou industrielles. Le dispositif de contrôle des exportations américains peut avoir des conséquences, y compris lors d’opérations, par exemple pour avoir les pièces de rechange nécessaires. Autre « exemple concret de ce que la dépendance produit » explique-t-il. Faute de fournisseur européen, il faut 72 mois pour avoir un nouvel hélicoptère lourd Chinook. Une situation qui ne risque pas de s’améliorer dans le futur avec le gel du projet franco-allemand d’hélicoptère lourd.

 

Moment critique

 

« Nous sommes effectivement à un moment critique » confirme John Mattiussi expert analyste de l’agence européenne de Défense. « L’effet se fera sentir dans 3, 4, 5 ans. Et on aura des difficultés importantes pour remonter la pente. C’est le dernier moment pour réagir. » L’Europe ne pourra peut-être même plus espérer devenir un sous-traitant des USA. « Les États-Unis peuvent se tourner vers les Européens comme un partenaire ; mais si ce partenaire n’existe plus, ou n’a plus les compétences, ils chercheront ailleurs. D’autres acteurs — Russes, Coréens, Chinois, Indiens, Brésiliens… — cherchent à avoir une présence technologique là où les Européens baissent la garde. » 

 

Tout n’est pas perdu

 

Pour autant, tout n’est pas perdu. « Dans l’aéronautique ou l’espace, en étant plus intelligent, on peut facilement prendre la tête. Regardez ce qui s’est passé pour l’aviation civile. Avant l’arrivée d’Airbus, on disait que la bataille était perdue face à Boeing. Le marché était dominé par les entreprises américaines (trois entreprises essentiellement). Aujourd’hui 2 des 3 principales entreprises Us de l’époque ont disparu. Airbus s’est affirmé comme un des principaux constructeurs et principal concurrent de Boeing. L’Europe a changé la face de l’aviation commerciale » en travaillant ensemble et en raisonnant en logique de marché.

 

« Si on construit des synergies civiles et militaires, on peut déclencher un gros marché. Aujourd’hui le marché actuel est fragmenté, et trop limité. Et il manque de l’argent pour la recherche. » Mais l’Europe a un potentiel d’ouvrir le marché, important. Et il existe des budgets de recherche qui pourraient être débloquées (du coté de la Commission européenne). On aurait ainsi le contraire de ce qui se passait dans le passé – où un investissement militaire débouchait sur des applications civiles -. Aujourd’hui, on aurait un investissement civil débouchant sur des applications militaires. Encore faut-il que ce renversement de sens de la recherche soit accepté par les financeurs européens.

 

(*) Critère décisif pour Israël, avec l’objectif de permettre une surveillance discrète, en économisant au maximum la vie des pilotes de chasse (ressource rare au plan humain) et obligeant à une récupération délicate en cas de perte.
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:05
Retour sur les Universités d’été de la Défense

14/09/2012 Mer et Marine

 

 

Les 10 et 11 septembre, Brest accueillait les 10ème Universités d’été de la Défense. Initiées par Guy Texier, ancien président de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, ces rencontres sont devenues incontournables pour tous les acteurs du milieu, qu’ils soient politiques, industriels et militaires. Et, cette année, elles avaient une importance toute particulière, au moment où débutent les travaux sur le nouveau Livre Blanc de la Défense, qui servira de base à l’élaboration de la future loi de programmation militaire couvrant la période 2014/2019. Près de 500 universitaires, dont des parlementaires européens venant d’une douzaine d’autres pays, ont donc planché durant deux jours sur de nombreuses problématiques. Il a notamment été question des enjeux de la maritimisation, de la priorisation des fonctions stratégiques, de l’avenir des forces nucléaires, de la cyber-défense, de l’évolution des équilibres géostratégiques ou encore des capacités industrielles souveraines. « Après un renouvellement du Parlement, un changement de majorité, l'Université était très attendue par l'ensemble des acteurs de la Défense. Alors que viennent de commencer les travaux sur le Livre Blanc, c'est un rendez-vous important. Ces débats de l'ensemble des acteurs du secteur, que ce soient les industriels, les personnels et, bien sûr, les parlementaires, seront un apport à cette commission du Livre Blanc », explique Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale.

 

Mutation du contexte géostratégique

 

Depuis le dernier Livre Blanc, en 2008, le contexte géostratégique a bel et bien changé, nécessitant une mise à jour des enjeux de défense pour la France. L’ « Arc de crise », tel qu’il avait été défini il y a quatre ans, a évolué. Cette zone de risque s’est étendue géographiquement à l’Est et au Sud, mais elle est aussi de plus en plus diffuse. Certes, le Moyen-Orient et le Proche-Orient continuent d’être en proie à l’instabilité, avec les tensions persistantes entre l’Iran, Israël et leurs voisins, mais aussi l’éclatement de la crise syrienne et la fragilité du nouveau régime égyptien.

 

Le retrait américain d’Irak, qui sera suivi rapidement du désengagement en Afghanistan, posent également de nombreuses questions et suscitent des craintes quant à l’avenir dans ces pays. Le développement de la nébuleuse terroriste en Afrique, où des pans entiers de territoires, comme le Sahel, échappent désormais au contrôle des Etats, fait par ailleurs peser une nouvelle menace aux portes du sud de l’Europe. Il faut aussi tirer les leçons du printemps arabe, mouvement imprévisible qui a surpris par sa soudaineté et son ampleur la communauté internationale ; tout comme il faut tenir compte du recentrage américain vers la zone Asie/Pacifique, désormais centre de gravité de l’échiquier mondial. Et puis il y a les effets de la crise sur l’économie européenne et, in fine, sur la souveraineté financière du « Vieux Continent », sans oublier les menaces virtuelles, dont les conséquences potentielles peuvent être catastrophiques.

 

Anticiper les nouvelles menaces

 

En quelques années, la donne stratégique a sensiblement évolué, au sein d’un monde où, à l’instar de la communication, le temps s’accélère. Face à des évolutions toujours plus rapides et violentes, au développement de menaces moins identifiées mais plus diffuses, sans pour autant exclure la résurgence d’une crise majeure, l’outil de défense doit s’adapter. Et c’est un véritable défi puisqu’il s’agit d’un édifice particulièrement complexe dont la construction réclame du temps, des moyens, de la volonté politique et surtout des choix engageant sur le long terme, alors même qu’il est aujourd’hui bien plus difficile d’anticiper les évolutions futures et l’éclatement soudain de crises.

 

La situation est d’autant plus complexe que les menaces ne sont plus seulement « physiques », mais aussi virtuelles. Durant les Universités d’été, il a été notamment question de la Cyber-défense, un sujet qui commence, enfin, à s’inviter sur le devant de la scène. L’attaque de certains réseaux informatiques étatiques, notamment en Europe et aux Etats-Unis, comme les menaces pesant sur les réseaux financiers et même ceux de la défense, font prendre conscience de la vulnérabilité d’une société qui repose aujourd’hui sur des moyens de communication dont la sécurisation est, aux dires des spécialistes, très loin d’être optimale.

 

Les armées sont donc aujourd’hui engagées sur tous les fronts traditionnels, auxquels se sont ajoutés de nouvelles missions et l’élargissement du champ de bataille à l’espace et au cyberespace. A la lumière des engagements récents, la nécessité de renforcer les moyens de renseignement, par exemple spatiaux, afin de nourrir la connaissance et l’anticipation, une fonction stratégique, fait également consensus, tout comme la nécessité de sécuriser les réseaux. « Nous puisons dans l’espace et les moyens de communication une grande partie de nos moyens de communication et de notre supériorité technologique. Mais c’est aussi notre talon d’Achille », reconnait un général.

 

Des moyens adaptés à une nouvelle donne

 

La maîtrise du renseignement est en effet fondamentale pour anticiper l’évolution d’une situation, l’apparition d’une menace potentielle, la préparation et la réalisation d’une action militaire ou encore la sécurité d’une intervention. Mais c’est aussi un outil de souveraineté puisque le pays qui maîtrise son renseignement donne au pouvoir politique la capacité de juger seul du déroulement d’un évènement et de l’opportunité d’une action. L’exemple de la guerre en Irak, en 2003, serait de ce point de vue parlant. Des pays disposant de moyens de renseignement autonomes auraient, dit-on dans les milieux autorisés, su très rapidement que certains documents, présentés comme des preuves de la présence d’armes de destruction massive sur le territoire irakien, étaient falsifiées. De la parfaite connaissance d’une situation peut donc dépendre l’engagement ou non d’un pays dans un conflit.

 

Face aux menaces diffuses, par exemple le terrorisme ou les cyber-attaques de grande ampleur, qui pourraient paralyser le fonctionnement d’un Etat, les armées doivent disposer de moyens souples et réactifs, conjugués aux meilleures technologies. Et dans un format cohérent avec la dispersion géographique des menaces. Mais il faut bien sûr tenir compte du contexte budgétaire difficile et, autant que faire se peut, recourir à des moyens adaptés et peu coûteux. Pour la marine, par exemple, nul besoin d’une frégate de premier rang ultrasophistiquée pour mener des actions de lutte contre le narcotrafic ou la piraterie. Des patrouilleurs hauturiers simples, robustes et économiques, équipés d’une plateforme hélicoptère et de bons moyens de détection et de communication, sont largement suffisants.

 

Les moyens lourds demeurent essentiels

 

Pour autant, il ne faut pas négliger le haut du spectre, car les dernières crises montrent que les armées ont toujours besoins de moyens lourds et des capacités pour les projeter, avec une forte tendance à l’accélération du caractère interarmées des opérations. On pense évidemment à l’Afghanistan, à la Libye ou encore au Liban, où l’aviation et les hélicoptères, les blindés et l’artillerie, tout comme le porte-avions, les bâtiments de projection, ainsi que les frégates de premier rang et les sous-marins, demeurent essentiels. D’où l’intérêt des grands programmes permettant de moderniser les armées, comme les avions de combat Rafale Air et Marine, les hélicoptères NH90 et le Tigre, les VBCI (Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie) et PVP (Petits Véhicules Protégés) ou encore le canon Caesar, et pour la marine les nouvelles frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda, qui mettront notamment en œuvre des missiles de croisière offrant une capacité de dissuasion conventionnelle tout en permettant des frappes terrestres en profondeur. Dans un conflit moderne, ces outils technologiquement avancés donnent un avantage certain et leurs capacités accrues, comme leur polyvalence, permettent souvent de réduire les coûts de possession tout en compensant la réduction des formats. Le succès de leur emploi passe, en outre, par une organisation et une capacité de projection souples et réactives permettant de répondre aux crises actuelles. Géographiquement, il est important de conserver des forces pré-positionnées dans les zones sensibles (moyens navals, bases terrestres et aériennes), afin d’améliorer la réactivité de l’armée, même si le maillage actuel mérite sans doute d’être réexaminé.  Il convient, enfin, de rappeler que les matériels, si performants soient-ils, n’ont aucune utilité sans le savoir-faire des hommes qui s’en servent. L’effort consenti dans la préparation des forces et la qualité de leur entrainement demeurent fondamentaux pour assurer la disponibilité de l’outil militaire et son efficacité.

 

La pertinence de la dissuasion nucléaire

 

La dissuasion nucléaire a, aussi, été au programme des Universités d’été de la Défense. Si cette composante militaire ne sera pas remise en cause puisque le nouveau président de la République a décidé de son maintien, il convient d’expliquer pourquoi. Au-delà du fait que la force océanique et les forces aériennes stratégiques (FOST et FAS) viennent juste d’être modernisées ou sont en cours de modernisation (comme les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins), ce qui ferait d’un renoncement une ineptie financière et opérationnelle, le maintien de la dissuasion constitue, simplement, une question de bon sens. Certes, la guerre froide est terminée depuis longtemps et, ces deux dernières décennies, le monde a surtout été marqué par des crises régionales de faible intensité (en dehors de l’Irak). Certes, on parle beaucoup de menaces de type terrorisme et cyber-attaques, contre lesquels un SNLE ou des avions de combat paraissent inutiles. Certes, en Europe, les populations jouissent depuis près de 70 ans de la paix - qui a d’ailleurs sans doute été acquise grâce à la dissuasion nucléaire, sans laquelle les deux blocs se seraient probablement affrontés au cœur de l’Europe – et pour lesquels la résurgence d’un conflit majeur semble impensable. Mais la réalité est que, dans les prochaines décennies, il serait très étonnant que le monde ne connaisse pas de guerre de grande ampleur. Or, si l’Europe semble préservée durablement des conflits sur son territoire, les citoyens ont probablement une fausse impression de quiétude. Car la mondialisation des échanges implique que ce qui se passe à l’autre bout de la planète peut, directement, impacter la vie quotidienne des Européens. Sans l’arme nucléaire, les Occidentaux ne pourraient, par exemple, pas dissuader aussi fortement l’Iran de miner le détroit d’Ormuz, par lequel passe plus de 30% des approvisionnements mondiaux de pétrole. Et, chacun en convient, mieux vaut éviter par la simple menace un conflit conventionnel qui serait très coûteux humainement et financièrement. Considéré comme l’assurance vie de la nation, la dissuasion a plusieurs facettes. Elle permet, c’est son origine, de dissuader un Etat de s’en prendre aux intérêts vitaux de la nation, puisque la riposte nucléaire serait automatique et trop coûteuse pour l’agresseur. Mais aujourd’hui, elle sert aussi à dissuader les pays soutenant le terrorisme ou menaçant d’employer des armes chimiques ou bactériologiques.  Ce fut le cas pour le régime de Saddam Hussein pendant la guerre du Golfe, où les Américains avaient très clairement annoncé la couleur, et c’est sans doute aussi vrai aujourd’hui pour la Syrie. On peut en tout cas se poser la question quand on entend le ministre français des Affaires étrangères menacer Damas de « réponse massive et foudroyante » en cas d’emploi d’armes chimiques.

 

Enfin, et c’est un point très important pour les années qui viennent, la dissuasion nucléaire met à priori la France à l’abri d’agressions, notamment liées à des prétentions territoriales. Car, dans la mesure où le format des forces conventionnelles a été considérablement réduit depuis 20 ans, cette « faiblesse » pourrait, sans la menace d’une frappe nucléaire, donner des idées à certains pays, par exemple sur les territoires ultra-marins, qui seront de plus en plus convoités en raison des richesses naturelles qu’ils abritent.

 

Les pays n’ont plus la capacité de tout faire seul

 

Le nucléaire demeure donc une assurance vie et un outil de puissance pour la France, mais c’est évidemment une capacité destinée à n’être utilisée qu’en dernier recours. Avant cela, le pays doit pouvoir proposer des réponses graduelles en fonction des situations, ce qui suppose un large éventail de solutions et de moyens conventionnels qui, contrairement à l’arme atomique, ont vocation à être utilisés en permanence. Mais la situation économique fait qu’aujourd’hui, même les grandes armées européennes, comme celles de la France et de la Grande-Bretagne, ont bien du mal à maintenir toutes les capacités requises. Parlementaires et militaires sont, d’ailleurs, convaincus pour la plupart qu’il n’est plus possible de « tout faire tout seul ». Et la crise va précipiter ce constat, en imposant des priorités. « Il faudra faire des choix », a ainsi prévenu Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. C’est pourquoi les coopérations initiées depuis de longues années seront amenées à se renforcer. Elles vont d’ailleurs dans le sens de l’histoire puisque les interventions purement nationales deviennent très rares, la nécessité opérationnelle et politique, ainsi que le cadre légal, imposant la plupart du temps des actions en coalition, comme ce fut le cas en Libye. Dans cette perspective, les militaires attirent l’attention du politique sur l’enjeu que représente l’interopérabilité des moyens avec des forces étrangères, non seulement au sein de structures traditionnelles, comme l’OTAN, mais également avec d’autres puissances émergeantes dont les standards peuvent être différents. « Le degré et la nature de l’interopérabilité nous positionnera au cœur ou à la périphérie des coalitions », prévient un général. De même, il convient sans doute de mieux intégrer la démultiplication des acteurs impliqués dans le dénouement des crises, qui ne sont pas uniquement des affaires militaires, mais nécessitent également des actions politiques et économiques, seules garantes d’une stabilisation durable. « La solution à toute crise  est ailleurs, c’est un problème de gouvernance, de développement, de société, de sécurité. Il s’agit d’une démarche globale qui doit être mise en œuvre immédiatement et nécessite un effort de structuration au niveau interministériel et national ».

 

L’Europe de la Défense avance

 

Dans les années qui viennent, la construction de l’Europe de la Défense sera, par ailleurs, totalement incontournable. S’il est vrai que cette nécessité est martelée depuis des années et que, malgré les grands discours, elle est confrontée à une forte inertie, la situation pourrait bien, désormais, évoluer rapidement. Malgré les problématiques de souveraineté et le protectionnisme des Etats membres envers leurs industries - pour des questions politiques et socio-économiques - l’Union Européenne a déjà fait de grands progrès dans ce domaine. La Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) contribue, ainsi,  à la mise en place des concepts et des structures politico-militaires au sein des institutions européennes, mais aussi au déploiement des opérations sur le terrain. Côté structures, l’Agence Européenne de Défense (AED) a pour but d'améliorer les capacités de l’UE, notamment dans le domaine de la gestion des crises, de promouvoir la coopération européenne dans le domaine de l'armement, de renforcer la base industrielle et technologique de défense de l'Union et de créer un marché européen des équipements de défense qui soit concurrentiel. Enfin, elle a pour mission de favoriser la recherche, en vue de renforcer le potentiel industriel et technologique européen dans le domaine de la défense.

 

Ces dernières années, de nombreux programmes européens ont vu le jour, comme l’hélicoptère NH90 et l’avion de transport A400M. Même s’il parait crucial, à la lumières des déboires rencontrés par ces programmes, d’homogénéiser les spécifications des nouveaux matériels pour éviter la démultiplication des versions suivant les désidératas de chaque pays (ce qui entraine des surcoûts et rend souvent les projets plus complexes, provoquant ainsi des difficultés d’intégration et des retards), il est évident que, sans cette coopération européenne, les Etats n’auraient pas eu les moyens de développer et réaliser seuls ces outils.

 

La crise pourrait faciliter les rapprochements

 

Et ce sera d’autant plus vrai avec la crise et les difficultés budgétaires, qui sont finalement vues par un certain nombre de parlementaires et de militaires comme une opportunité pour renforcer l’Europe de la Défense. « Les Européens n’ont plus le choix, ils vont être obligés de mutualiser et de partager des capacités », affirment un député et un officier général. Reste à savoir lesquelles. Actuellement, on pense évidemment aux capacités qui font défaut, comme les drones, ou encore les avions de transport et de ravitaillement. Mais ces perspectives suscitent encore des réticences au sein d’Etats membres, qui craignent de perdre la maîtrise de capacités stratégiques et, par là même, d’un pan de leur souveraineté. Néanmoins, force est de constater, à la lumière des dernières opérations, notamment en Libye, qu’aucun pays européen ne dispose plus, en permanence, de tous les moyens nécessaires pour répondre à une crise lointaine de moyenne ou forte intensité. Et même en se réunissant au sein d’une coalition, certaines capacités, comme on l’a vu en Libye, manquaient aux Européens, imposant une dépendance évidente vis-à-vis des Américains. « On dit qu’on ne veut pas partager la souveraineté mais j’ai d’énormes doutes sur le fait que nous ayons encore cette souveraineté. La question est plutôt de savoir comment recouvrer cette souveraineté », a ainsi lancé à Brest, devant les universitaires, un haut responsable européen.

 

L’UE a toutefois, et c’est une bonne nouvelle, démontré qu’elle pouvait mettre en œuvre des forces militaires cohérentes et sur la durée. C’est actuellement le cas avec l’opération Atalante de lutte contre la piraterie, qui mobilise depuis bientôt quatre ans d’importants moyens aéronavals dans le golfe d’Aden et l’océan Indien. Contribuant significativement à la protection du trafic maritime et donc des approvisionnements européens, l’action de cette force, qui travaille en coopération avec d’autres moyens internationaux (OTAN, Russie, Japon, Chine…) présents sur zone pour les mêmes raisons, est un succès et a obtenu des résultats tangibles contre les pirates. Mais Atalante, si importante soit-elle, ne constitue finalement qu’une « action de l’état en mer » à l’échelle européenne. Pour les opérations militaires majeures, l’Europe de la Défense n’a pas encore fait la démonstration de ses possibilités, passant même à côté de la crise libyenne, un conflit se déroulant pourtant aux portes mêmes de l’Union. A défaut d’entente entre ses membres, l’UE a donc laissé la gestion de la crise à l’OTAN, qui a assuré le commandement d’une opération dont l’essentiel des moyens étaient européens, avec une prédominance de la France et de la Grande-Bretagne.

 

L’OTAN et l’Europe de la Défense complémentaires

 

Ceci dit, pour beaucoup, l’OTAN et l’Europe de la Défense ne sont en fait pas concurrents mais parfaitement complémentaires. L’Alliance dispose notamment de structures de commandement dimensionnées pour les engagements majeurs et beaucoup estiment qu’il serait stupide de ne pas s’en servir. De même, l’OTAN permet aussi de mutualiser des moyens, comme c’est le cas avec un consortium de 14 pays assurant l'affrètement d’avions de transport dans le cadre de la solution intérimaire pour le transport aérien stratégique (SALIS). Il ne tient ensuite qu’aux Européens de s’accorder pour mieux faire valoir leurs intérêts au sein de l’Alliance et, ainsi, jouir d’une position plus équilibrée par rapport aux Américains. Ceux-ci n’y sont d’ailleurs pas forcément hostiles puisque, s’ils aiment logiquement conserver un leadership et faire valoir leur industrie, les Américains considèrent également, aujourd’hui, que les Européens doivent pouvoir assurer leur propre sécurité. Il est donc aussi dans l’intérêt des Etats-Unis, au moment où ceux-ci se recentrent sur la zone Asie/Pacifique et qu’ils sont comme les autres confrontés aux difficultés budgétaires, que l’Europe de la Défense devienne une réalité.  

 

La nécessaire entente politique

 

Malgré les difficultés, l’Europe de la Défense devrait donc amplifier sa marche, un mouvement inéluctable qui passera d’abord par des programmes d’équipements communs, des regroupements industriels (par exemple le projet de rapprochement annoncé cette semaine par BAE Systems et EADS), des mutualisations de moyens puis des partages de capacités, d’abord non souveraines, puis de plus en plus critiques. A terme, c’est toujours la construction d’une armée européenne qui est en ligne de mire, mais cette perspective ne pourra voir le jour que si les conditions politiques sont réunies. Car l’armée est un outil souverain par excellence et certaines capacités ne peuvent dépendre que d’un seul et unique exécutif. L’intégration de l’ensemble des capacités européennes passerait donc obligatoirement par la constitution d’une Europe fédérale avec à sa tête un exécutif unique. Cette approche se heurte encore à de nombreuses difficultés et réticences, chaque pays ayant sa culture et ses intérêts propres. Il faudra donc encore du temps avant d’en arriver là, de convaincre les opinions publiques et d’apprendre à édifier une Europe politiquement unie. Si elle se produit, cette évolution ne se fera d’ailleurs probablement pas à 27, mais d’abord au sein d’un noyau restreint d’Etats dont les visions, les intérêts  et les structures sont les plus proches. Pour l’heure, il s’agit encore de fiction, mais l’idée fait son chemin, renforcée par les déséquilibres géostratégiques et les coups de boutoir budgétaires liés à la crise. Et même si beaucoup d’Européens restent logiquement attachés à l’indépendance de leurs pays, ils sont de plus en plus nombreux à prendre conscience que, sans un nécessaire rapprochement, l’Europe sera condamnée au déclassement sur la scène internationale, avec toutes les conséquences politiques, économiques et sociales que cela suppose.

 

Car le monde n’attend pas après les dissensions et questionnements de l’UE pour muter et même, éventuellement, profiter de la naïveté européenne, bercée par un faux sentiment de sécurité lié à 70 ans de paix sur son territoire, par une croyance erronée en l’autosuffisance économique et le mirage historique des années de grandeur où les grands pays européens dominaient le monde. La réalité est bien différente et les pays émergeants poursuivent leur montée en puissance, qui se caractérise notamment par le développement des outils militaires. C’est le cas  de la Chine, du Brésil et de l’Inde, mais on constate aussi la volonté russe d’investir massivement dans le renouvellement de ses moyens militaires. Ces dernières années, on a constaté le renforcement de l’Asie du sud-est comme nouveau point de gravité de la géostratégie mondiale. Alors que la Corée du nord demeure très surveillée, les tensions se sont amplifiées entre la Chine et ses voisins, avec en toile de fond, la plupart du temps, des revendications territoriales sur des espaces maritimes.

 

La mer, enjeu majeur du XXIème siècle

 

Les Universités d’été de la Défense ont, d’ailleurs, très largement mis l’accent sur les enjeux maritimes, ce qui constitue une nouveauté en France. La communauté de défense et une part croissante des parlementaires semblent, enfin, prendre conscience de l’importance et des opportunités que représente la mer. Il s’agit, en premier lieu, d’assurer la protection des flux maritimes, vitaux pour le commerce international (90% des échanges passent par la mer) dont font par exemple partie, en dehors des biens de consommation, les approvisionnements en hydrocarbures, gaz et matières premières. Or, ces flux sont soumis à de nombreuses menaces, à commencer par celles pesant sur la liberté de navigation dans les passages stratégiques. Ainsi, un simple minage du détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à l’océan Indien, suffirait à couper la principale station service mondiale, déstabilisant du même coup toute l’économie. Dans cette perspective, la « diplomatie navale », s’appuyant sur la capacité de déploiement et de frappe d’une flotte, est souvent un outil crucial pour dissuader de potentielles actions touchant le commerce maritime. Il faut, aussi, compter avec le développement du terrorisme et de la piraterie, qui mobilisent de très nombreux moyens en océan Indien, au nord duquel transitent justement les navires marchands ravitaillant l’Europe et acheminant ses exportations en Asie. Les marines doivent également lutter contre le narcotrafic, dont les acteurs utilisent abondamment la mer pour alimenter le « marché » européen via la Méditerranée, l’Atlantique et les Antilles. Les flottes sont, par ailleurs, en première ligne devant la pression migratoire, qui ne cesse de s’accentuer entre le sud et le nord, sans compter les nombreuses missions de service public et d’action de l’Etat en mer qui leur sont dévolues. Sauvetage de personnes, assistance aux navires en difficulté, lutte contre la pollution, police des pêches… Tout cela représente, en France, environ un tiers de l’activité de la Marine nationale.

 

Ces missions, bien que cruciales, ne sont toutefois pas nouvelles, même si certaines ont une importance croissante, qui évolue au rythme des menaces inhérentes. Ainsi, avec le développement considérable et en augmentation constante des richesses transitant au large des côtes, la piraterie sera sans doute une problématique récurrente dans les prochaines années, non seulement au large de la Somalie, mais également en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

 

Un potentiel de richesse considérable

 

 Ce qui est en revanche plus nouveau, c’est l’apparition, aux yeux de tous, du gigantesque potentiel économique que recèlent les mers et océans. D’abord, les énergies liées à la mer, qu’il s’agisse d’éoliennes offshores, d’hydroliennes, d’énergie houlomotrice, d’énergie thermique des mers et même, comme le propose par exemple DCNS, de centrales nucléaires immergées. Ce secteur, en plein développement, donne progressivement naissance à de nouvelles filières industrielles, pourvoyeuses de technologies et d’emplois. Le tout en répondant à la nécessité environnementale de diversifier le bouquet énergétique avec, notamment, des énergies renouvelables.

 

Et puis, il y a surtout les incalculables richesses que les fonds marins abritent en termes de produits énergétiques et de minerais. L’évolution de la technologie autorisera l’exploitation de gisements sous-marins toujours plus profonds, qu’il  s’agisse de réserves pétrolières, gazières ou minières, sans oublier le problème crucial des ressources halieutiques. Cela, au moment même où les ressources se raréfient à terre. L’enjeu est donc stratégique et il faudra protéger ces richesses, qui font l’objet de convoitises. Ainsi, quelques 77 pays, dont la France (notamment sur le plateau de Kerguelen, dans l’océan Austral), réclament aux Nations Unies une extension de leurs Zones Economiques Exclusives. Espace historique de liberté, la mer fait l’objet d’une territorialisation sans précédent et la course aux richesses marines provoquera inévitablement des conflits. Déjà, en Asie, les revendications sur la souveraineté d’îles et des ZEE afférentes sont une source croissante de disputes et d’incidents entre la Chine, le Japon et le Vietnam. Et cela ne fait que commencer, en Asie comme ailleurs dans le monde… 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:00

Mindef

 

14/09/2012 Mer et Marine

 

Le discours a marqué les esprits, et c’était sans doute voulu. Lundi soir, à Brest, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a souligné avec force l’importance des enjeux maritimes à l’occasion des Universités d’été de la Défense. « Le XXIème siècle sera celui de la maritimité au niveau mondial. La mer est une source de richesses, celles liées au commerce international et aux ressources marines. Il nous faut donc protéger cet espace et assurer la liberté des mers pour être au rendez-vous du XXIème siècle », a déclaré le ministre, selon lequel le « 6ème continent », comme on l’appelle, « se porte bien et se portera de mieux en mieux ». Alors que la crise plombe l’économie, que le chômage augmente et que l’industrie cherche de nouveaux débouchés, Jean-Yves Le Drian a rappelé qu’il faisait partie de ceux qui estiment, études et chiffres à l’appui, que la mer est porteuse d’avenir et source de nombreuses richesses pétrolières, gazières, minérales et halieutiques. Et la France, avec sa zone économique exclusive de 11 millions de km², soit le second espace maritime mondial, ainsi que ses industries spécialisées, dispose d’atouts considérables dans ces domaines. Et, comme les autres pays du monde (90% du commerce international passe par la mer), elle demeure totalement dépendante de la libre circulation des flux maritimes, qu’il faut protéger contre des menaces de plus en plus nombreuses. Or, comme l’a rappelé Jean-Yves Le Drian, «  Pour assurer cette liberté en mer, il faut une présence forte contre le contre le crime organisé et les trafics, mais aussi assurer la protection des ressources, qu’elles soient halieutiques ou minérales. Car il va y avoir une compétition pour l’accès aux ressources (…) Il importe que nous ayons un outil de défense, notamment maritime, un outil de présence, de cohérence et de force ». Et le ministre d’annoncer les deux piliers de ce qu’il nomme « la stratégie maritime de défense » : « La mer, c’est un espace de manœuvre logistique à protéger et un espace stratégique à exploiter ».

 

« Sans enjeux maritimes, nous seront en dehors des grands enjeux »

 

Ce regain d’intérêt pour le milieu maritime et les richesses qu’il recèle est d’ailleurs palpable, depuis plusieurs années, dans de nombreuses régions du monde. Car la mer est économiquement le bras armé de la mondialisation, qui rend tous les pays dépendants du trafic maritime pour leur commerce et leurs approvisionnements, mais aussi militairement un espace idéal puisqu’il permet de projeter de forces partout dans le monde en profitant de la liberté des eaux internationales. Enfin, au moment où les ressources naturelles terrestres se raréfient, le potentiel de richesses encore inexploitées dans les territoires maritimes font l’objet de convoitises et provoque déjà des conflits territoriaux entre pays, par exemple en Asie. En juin dernier, lorsqu’il s’est rendu à Singapour dans le cadre du 11ème Dialogue de Shangri-La sur la sécurité dans la zone Asie-Pacifique (dont la France est un Etat riverain avec la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie), Jean-Yves Le Drian dit avoir été « frappé par l’essor du fait maritime ». Et le ministre d’en conclure que, « sans enjeux maritimes, désormais on est en dehors des grands enjeux » avant de citer Richelieu : « On ne peut sans puissance sur mer ni avoir la paix, ni gagner la guerre » et d’estimer que « c’est encore vrai aujourd’hui ».

 

Une prise de position en plein travaux sur le Livre Blanc

 

Très appuyé, ce discours du ministre de la Défense a, évidemment, très agréablement surpris les marins, parfaitement conscients de ces problématiques, qu’ils ne cessent depuis des années, comme tous les acteurs civils du secteur maritime, de vouloir faire comprendre à des décideurs politiques qui, jusqu’ici, étaient ignorants de ces réalités. Avec le nouveau gouvernement, la donne a changé. Avec les Bretons Jean-Yves Le Drian comme ministre de la Défense et Patricia Adam, désormais présidente de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, ces enjeux sont parfaitement connus et seront mieux pris en compte par le nouveau Livre Blanc de la Défense, comme ces deux élus le demandent avec insistance depuis longtemps. Et on rappellera que même le président de la République, lors de ses déplacements sur le littoral, s’est montré très intéressé par la chose maritime et le potentiel de richesses lié aux activités marines. Evidemment, même si le discours de Jean-Yves Le Drian a suscité sur les visages des généraux de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air présents dans la salle quelques crispations, la Marine nationale ne va pas, d’un coup, se retrouver avec 5 porte-avions, 60 frégates et 25 sous-marins. Fins connaisseurs de la chose militaire dans son ensemble, Jean-Yves Le Drian et Patricia Adam sont bien conscients de la nécessité de conserver des forces aériennes et terrestres puissantes et modernes. Mais il est vrai que, compte tenu des difficultés budgétaires du moment, en cas d’arbitrages, les moyens de la marine ne seront peut-être pas aussi systématiquement sacrifiés qu’auparavant. Néanmoins, seules les conclusions du Livre Blanc et la future loi de programmation militaire qui en découlera le diront.

 

Le Cluster Maritime appelle à faire « un choix clair »

 

Au sein des acteurs du monde maritime, le discours de Jean-Yves Le Drian n’est, en tous cas, pas passé inaperçu. Alors que Patrick Boissier, président de DCNS, martèle que les sommes consenties dans l’équipement des forces « ne sont pas des dépenses mais des investissements rentables pour l’avenir », Francis Vallat, président du Cluster Maritime Français, salue l’analyse du ministre : « La mer sera bien la priorité de ce siècle. Nous sommes bien placés pour le savoir puisque notre secteur est au cœur du commerce international, dans un environnement extrêmement concurrentiel, avec des flux énormes et qui continueront de croître de manière exponentielle sur la mer. Or, ces flux passent partout dans le monde, près des côtes, ce qui fera de la piraterie un problème probablement endémique du XXIème siècle. Il y aura donc une nécessité de plus en plus grande de protéger les routes maritimes, avec des navires militaires simples mais nombreux. Mais cela n’empêche qu’il faudra aussi conserver des bâtiments plus sophistiqués - même si ce n’est pas de notre compétence de dire lesquels - pour les conflits de haute intensité car il serait hélas bien naïf de croire que le XXI° siècle sera le premier de l’histoire moderne sans guerre ou crise majeures, ou qu’il n’y aura plus de combats en mer pour la maîtrise des échanges maritimes, ou dont les océans ne seront pas eux-mêmes les enjeux. Ca n’est d’ailleurs sûrement pas un hasard si partout  on voit l’émergence de nouvelles puissances navales, comme la Chine, le Brésil et l’Inde. Alors que l’Europe baisse la garde, les Etats-Unis font tout ce qu’ils peuvent pour augmenter les capacités opérationnelle de l’US Navy, tandis que la Russie s’engage dans un énorme programme naval pour la décennie  ».

 

Alors que des choix devront  évidemment être faits en raison du manque de moyens financiers, le CMF appelle donc l’Etat, compte tenu des enjeux stratégiques à la fois majeurs et incontournables liés à la mer, à ne pas sabrer les moyens maritimes, et même plutôt à les renforcer. « Comme la France n’a plus assez d’argent, il faut faire des choix clairs, fixer un cap, sinon tout le monde sera mécontent et aura raison de l’être. Il nous faut une vision, un choix politique pour l’avenir, et à nos yeux c’est vrai que ce choix doit être d’abord maritime. Nous le disons en toute honnêteté et parce nos métiers et notre expérience à l’international nous donnent une légitimité pour faire partager notre analyse et nous imposent le devoir de participer à la définition des enjeux. La vérité, c’est bien la maritimisation du monde et si c’était un autre secteur, nous n’aurions aucun mal à le dire. Pour nous, le choix de la mer est une évidence, parce que c’est une décision nécessaire et que, quelque douloureux que ce soit,  cela va dans le sens de l’histoire et des intérêts stratégiques et économiques du pays ».

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:35

US BMD System source PacificSentinel

 

14 Septembre 2012 - LE MATIN.ma

 

Selon le Wall Street Journal, le Pentagone aurait l’intention de faire une expansion à grande échelle de sa défense antimissile en Asie, afin de contenir la menace posée par la Corée du Nord.

 

Le journal note aussi que la défense antimissile peut être utilisée contre la Chine aussi. Selon des spécialistes en études militaires, il semble que Washington soit déterminée à encercler la Chine avec un système antimissile de fabrication américaine. D’après Defense News, publication américaine, Taiwan est devenu l’année dernière le cinquième acquéreur dans le monde du système de défense antimissiles Patriot, après le Japon, la Corée du Sud, les Émirats Arabes Unis et l’Allemagne. De nombreux experts militaires ont fait remarquer que ce dernier contrat en date avec Taiwan est un élément clé d’une stratégie américaine d’encerclement de la Chine dans la région Est-asiatique, et que ces missiles pourraient bientôt former un arc de cercle s’étendant du Japon à la Corée du Sud et à Taiwan.

 

 Pour réaliser cet objectif, il est projeté de déployer un nouveau radar de signes avant-coureurs dans une des îles du sud du Japon et un autre dans la région asiatique du Sud-Est, peut-être aux Philippines. Le radar au Japon peut être installé dans les mois à venir. Les États-Unis ont déjà installé un radar semblable au nord du Japon. Ces radars permettront aux États-Unis de couvrir non seulement la Corée du Nord, mais toute la région. Dans ce sens, les États-Unis projettent d’augmenter la flotte de navires capables de porter des missiles antimissiles, de 26 actuellement à 36 à l’horizon 2018, dont plus de la moitié d’entre eux seront déployés en Asie et dans le Pacifique. Sur le bouclier antimissile, les responsables de l’Otan ont tenu l’objectif qu’ils s’étaient fixé pour le sommet de Chicago: annoncer l’achèvement de la première des quatre phases de ce projet visant à protéger les territoires, les populations et les forces des pays européens des missiles qui pourraient être tirés par certains pays asiatiques. «Se défendre contre les missiles est indispensable. Nous faisons face à des menaces réelles», a affirmé le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen. Lancé au sommet de Lisbonne en 2010, le système de défense antimissile doit théoriquement être achevé à l’horizon 2020.

 

Le projet repose pour l’instant sur un puissant radar en Turquie, des missiles SM3 installés sur des frégates en Méditerranée et des intercepteurs en Pologne et en Roumanie. Le tout piloté par les États-Unis, qui ont déjà investi plusieurs milliards de dollars dans cette nouvelle version de la «guerre des étoiles» de Ronald Reagan. Et qui ont appelé les alliés à participer financièrement pour la mise en commun des équipements et des structures de contrôle. En réalité et malgré les apparences, le bouclier antimissile n’a guère pris son envol à Chicago. En dépit de longs mois d’efforts, les États-Unis et l’Otan n’ont pas réussi à lever le blocage avec la Russie avant le sommet. Moscou, qui lutte de longue date contre l’avancée de l’Alliance à l’Est, sur les terres de l’ancien monde communiste, considère que le projet américain fragilise ses intérêts stratégiques. La Russie a menacé de déployer des missiles Iskander à Kaliningrad si les États-Unis continuaient à pousser leur projet dans leur arrière-cour sans faire de concessions au Kremlin. Barack Obama a laissé entendre aux responsables russes, au printemps dernier, qu’il pourrait assouplir sa position. Mais pas avant l’élection américaine, qui aura lieu le 4 novembre prochain.

 


Washington va redéployer ses forces dans le Pacifique

 

 

Les États-Unis vont redéployer la plus grande partie de leur flotte navale vers l’océan Pacifique d’ici 2020 dans le cadre d’une nouvelle stratégie militaire axée sur l’Asie, a récemment déclaré le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, au cours d’un sommet à Singapour organisé par l’Institut international pour les études stratégiques (IISS) basé à Londres.

 

La décision de déployer plus de navires vers le Pacifique parallèlement au renforcement de partenariats militaires dans la région fait partie d’un effort «délibéré» destiné à dynamiser le rôle des États-Unis dans une zone vitale pour l’avenir de l’Amérique, a ajouté M. Panetta. Il a précisé que «d’ici 2020, la marine allait repositionner ses forces dans une proportion d’environ 50%-50% actuellement entre le Pacifique et l’Atlantique vers un 60%-40% en faveur du Pacifique-y compris six porte-avions, ainsi que la majorité de nos navires et sous-marins».

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:40

Gripen EF Photo Stefan Kalm - saabgroup.com SKA0070 355x236

 

Sept. 14, 2012 defense-aerospace.com

(Source: Saab Gripen International blog; posted Sept. 12, 2012)

 

According to a news report in the Swedish daily Business World, Saab’s Head of Gripen Exports Eddy de la Motte says that Saab’s goal is to export at least 300 Gripens within the next ten years.

 

“If this objective is achieved, Saab will have 10 percent of the available market,” he added.

 

Eddy de la Motte also said that Saab’s visions include the establishing of Gripen NG as the world’s leading single engine multirole combat fighter, and to launch a Sea Gripen version for selected markets, within a joint development programme.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:50
EADS merger could harm BAE, investors warn

 

14 Sep 2012 By Helia Ebrahimi, and Graham Ruddick- TheTelegraph

 

Leading investors in BAE Systems have warned that a potential £30bn merger with Franco-German rival EADS risks harming the long-term interests of the British defence giant and its shareholders.

 

Shares in BAE fell more than 10pc as investors balked at news of the merger, which must win the backing of the British, US and European governments before shareholders can vote on the deal.

 

Investors are concerned about the level of political interference in the new company, given that 50.14pc of EADS is effectively controlled by the French, German and Spanish governments.

 

“It is not clear that this is in the best interests of shareholders,” said one top 15 investor. “Under the combined structure you are replacing institutional shareholders with large stakes held by the French and German governments. This is not a good outcome because often big stakes are used to influence companies to behave in a way other than for commercial reasons.”

 

Another major institutional shareholder said the deal remained “half-baked”, with doubts about how the management team would be structured and how investors in the two companies would be merged.

 

Analysts said the proposals put BAE in play as a bid target for US defence groups such as Boeing or Northrop Grumman. “BAE management have shown an openness to ideas,” said Edmund Salvesen at Brewin Dolphin.

Talks over the merger of BAE and EADS are understood to have begun as early as April after the failure of the Eurofighter Typhoon consortium, which the companies control, to win a multi-billion pound contract to sell the fighter jet to India.

 

At a meeting in Munich, BAE chief executive Ian King and Tom Enders, the boss of EADS, discussed greater co-operation between the companies as a way of boosting the Typhoon project. A feasibility study was then launched by internal strategy teams at BAE and EADS, and talks about a full-blown merger began in the summer.

 

The deal would offer BAE the revenue growth of plane maker.

 

Airbus, and EADS would secure a route into the US defence market. BAE management is understood to be seeking guarantees there would be no political interference in the new company.

 

“What we don’t understand is that overnight BAE’s board seems to be suggesting that being a defence company is a doomed strategy,” said a third investor, of the planned drive into civil aerospace. “If it was a problem, what has the board been doing for the last five years?”

 

Sources close to the deal believe David Cameron and the Coalition are supportive of the proposal, despite concerns from trade unions over jobs.

 

Philip Dunne, the new minister for defence equipment, support and technology, said: “At this stage we are in the very early days of discussions with both companies about conditions the government would place [on a deal].”

 

However, there are greater fears about whether France and Germany will back the deal.

 

The deputy leader in Angela Merkel’s CDU party said that Mr Enders must lead the enlarged group, while there are fears in France over job losses.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/120913-allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre/allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre-1/1949172-6-fre-FR/allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre-1.jpg

 

13.09.2012 Sources : EMA

 

Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et messieurs les officiers,
Chers stagiaires de la 20ème promotion de l’Ecole de guerre,

 

 

Je ne suis pas là par hasard, vous non plus.

 

Si je suis là, chef d’état-major des armées, c’est pour vous fixer le cap de l’année à venir. C’est pour vous dire ce que j’attends de l’Ecole de guerre, ce que j’attends de chacun d’entre vous.


Si vous êtes là, c’est parce que vous avez réussi un concours difficile, parce que vous êtes destinés à des fonctions de commandement et que cela se prépare. Cela se prépare par le travail, beaucoup de travail.


C’est pour cela que vous retournez à l’école. Mais l’Ecole de guerre n’est pas une école comme les autres – j’y reviendrai dans quelques instants.

 

Je salue nos 103 camarades des nations amies de la France. Votre présence ici est l’un des atouts forts de l’Ecole de guerre. Elle traduit la nécessité de s’ouvrir à d’autres horizons, le besoin tous les jours plus fort d’une meilleure connaissance mutuelle. Elle est source d’enrichissement réciproque.

 

                                                                                             ***
Vous voilà donc tous revenus sur les bancs de l’école, pour « apprendre la guerre ». Pas celle du lieutenant ou de l’enseigne. Celle de l’officier supérieur.

 

Matière paradoxale, presque incongrue à une époque où les guerres ne se déclarent plus, ne se nomment plus, à une époque où les frontières entre défense et sécurité sont plus poreuses, à une époque où leur visage bouscule nos références, à une époque où – en Europe tout du moins – les sociétés sont dans le déni de son existence et de sa pérennité.

 

Or, la guerre est là. Parfois loin de nos frontières physiques peut-être, mais elle est là. Elle n’est pas morte. C’est un fait.


Elle est plus complexe, souvent plus sournoise. C’est un autre fait.

 

Et notre devoir de militaires, notre responsabilité vis-à-vis de nos concitoyens, c’est d’assurer la veille, toujours, c’est de combattre, s’il le faut et jusqu’au bout, s’il le faut.


C’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette école retrouve le nom qui fut le sien pendant longtemps, le nom qui correspond le mieux à la réalité de nos soldats qui s’engagent, parfois au prix de leur vie : l’Ecole de guerre !

 

                                                                                             ***
Ecole de guerre, vaste programme !


« La guerre, je connais », diront plusieurs d’entre vous. Et c’est vrai, pour beaucoup ici, la guerre, ce n’est plus seulement de la théorie, c’est du connu, c’est du vécu.

 

Oui, c’est du connu, c’est du vécu mais jusqu’ici c’était le vécu de l’exécutant, du chef de premier niveau, de l’expert de son métier.


On attendra davantage de vous demain.

 

On attendra de vous que vous planifiiez les opérations, que vous gériez des ressources, que vous orientiez la préparation de l’avenir.

 

On attendra de vous que vous vous positionniez « un cran au-dessus », là où les décisions se prennent, des décisions qui engagent, pas seulement une compagnie, une escadrille ou un bâtiment léger, mais un dispositif, une opération !

 

On attendra de vous que vous quittiez votre cœur de métier, que vous dépassiez les schémas de votre armée, que vous vous inscriviez pleinement dans l’interarmées. Car l’interarmées, ce n’est pas un dogme ; vous le savez, l’interarmées, c’est la réalité, la réalité de toutes les opérations militaires ! C’est une réalité que vous avez déjà approchée mais qui sera désormais votre quotidien !

 

On attendra de vous que vous sortiez des logiques de vos pays, que vous maîtrisiez celles de vos alliés, de vos partenaires d’autres nations. On attendra de vous une ouverture sur l’international. Parce que les opérations contemporaines sont, pour la plupart, multinationales. Parce que, demain, c’est vous tous qui les conduirez !

 

C’est pour cela que l’Ecole de guerre est interarmées, c’est pour cela qu’elle est internationale !

 

                                                                                             ***
Vous le savez, l’année qui vient sera, pour les armées françaises, celle de la rédaction d’un nouveau Livre blanc puis d’une nouvelle loi de programmation militaire.


Ces travaux conduiront l’autorité politique à définir son ambition pour la défense et la sécurité nationale, à définir les missions de nos armées et les capacités qui leurs seront confiées. Ils seront décisifs.


Ils seront décisifs pour les armées françaises. La puissance militaire reste l’un des déterminants de la puissance d’un Etat, de son pouvoir de rayonnement, de sa capacité d’entraînement. Membre du CSNU, la France a des responsabilités sur la scène internationale. Elle a aussi des responsabilités vis-à-vis de ses alliés, à l’Union européenne ou à l’OTAN, et vis-à-vis de nombreux pays amis. Son outil militaire doit lui permettre d’assumer toutes ces responsabilités.

 

C’est pourquoi ces travaux seront  également décisifs pour les amis, les alliés et les partenaires de la France. Ils impliqueront peut-être de concevoir et de mettre en œuvre de nouvelles voies de coopération, d’approfondir la dynamique de mutualisation et de partage capacitaires. La solidarité internationale n’a aucune réalité sans volonté, ni sans capacité. La mutualisation et le partage n’ont de sens que si l’on veut et l’on peut effectivement contribuer au pot commun, c’est une évidence !

 

Or, c’est un secret pour personne, la situation des finances publiques est, partout, difficile, très difficile. Elle est difficile pour nos amis européens. Elle est difficile pour nous. Nous savons  déjà que nous serons peut-être conduits à faire des choix, des choix structurants.

 

Ces choix, ils se baseront sur une analyse exhaustive du contexte géostratégique et sur le rôle que nous souhaitons y jouer.  C’est ce à quoi travaille actuellement la Commission du Livre blanc. C’est ce à quoi je travaille avec l’état-major des armées et les états-majors d’armée.

                                                                                              ***
Mon analyse à ce stade, c’est que 4 tendances majeures se dégagent, 4 tendances majeures étant entendu que le temps de la géostratégie, c’est le temps long – l’histoire et la géographie ne mentent pas.

 

1ère tendance majeure : la guerre froide connaît une fin laborieuse.


Les convulsions des Etats riverains de la Méditerranée orientale, du Proche et du Moyen Orient, et du fondamentalisme islamique – allant jusqu’à l’Afrique subsaharienne –, mises sous boisseau pendant la guerre froide, doivent maintenant être soldées. Je pense bien sûr à l’Egypte, à la Libye, à la Syrie. En existe-t-il d’autres, en Asie, en Amérique latine ou ailleurs ?

 

Le positionnement des Etats-Unis oscille toujours entre interventionnisme et isolationnisme, même si ce dernier est aujourd’hui très subtil. Les Américains restent « juge et partie » de tous les sujets, on attend toujours d’eux qu’ils soient les garants de la sécurité mondiale. Ils ont retrouvé le chemin de l’autonomie énergétique, ce qui aura des répercussions sur leur perception du Moyen Orient, par exemple.

 

Les pays émergents  n’hésitent plus à s’affirmer, d’abord par le « non », et ne cessent de développer leur sphère d’influence, en Afrique principalement, à l’appui d’outils militaires de plus en plus performants.

 

Un phénomène nouveau et mal anticipé : l’affirmation d’une voix des Etats du Golfe. Médiateurs, bailleurs de fonds, pourvoyeurs de capacités, ils apparaissent aujourd’hui incontournables.

 

Tout cela pèse sur la résolution des conflits par l’ONU. L’émergence d’organisations régionales comme l’Union africaine avec ses velléités et son poids objectif compliquent aussi la donne.

 

2ème tendance majeure : les domaines de conflictualité se sont étendus.


La prolifération des armes de destruction massive, des vecteurs balistiques et l’utilisation militaire de l’espace se développent en dépit des actions de régulation de la communauté internationale. L’augmentation du nombre d’Etats dotés et d’Etats du seuil nucléaire se poursuit. Dans ce contexte, le maintien de la crédibilité de la dissuasion française est primordial.

 

Les espaces communs, ceux qui échappent à la souveraineté des Etats, sont désormais à la fois un enjeu et un champ d’affrontement. C’est le cas de l’espace exo-atmosphérique, de l’espace cybernétique. C’est aussi le cas des océans – y compris de leurs fonds. La maritimisation du monde est en route, la sécurité des mers et des détroits étant aujourd’hui plus qu’hier essentielle aux approvisionnements en énergie, en matières premières et en  marchandises.

La plupart de nos adversaires adoptent des stratégies de contournement non conventionnelles. Cela nous impose de repenser nos propres stratégies selon une approche globale où « interministérialité » et interopérabilité sont les maîtres mots, de la conception de l’action jusqu’à sa mise en œuvre. Le renseignement y est primordial, dès lors qu’il contribue à l’action et pas à la seule information.

 

L’accentuation des déséquilibres et les désordres géographiques constituent, enfin,  une nouvelle contrainte sur la définition des capacités des armées – je veux parler de la concentration de l’humanité sur le littoral et dans les villes ou de l’enchaînement des catastrophes naturelles, industrielles ou technologiques.

 

3ème tendance majeure : certains enseignements opérationnels sont pérennes.


Nos opérations sont interarmées et combinées. Dans le temps long – qui n’est pas celui du conflit en cours ou du précédent –,  toutes les composantes militaires sont également indispensables à l’obtention d’effets militaires décisifs.

 

Les conflits sont en majorité de longue durée et de basse intensité. Ils nous opposent de plus en plus à des adversaires non étatiques qui ne savent pas terminer une guerre ou qui ne le veulent pas, ils tablent sur l’érosion du soutien et la versatilité des opinions publiques.

 

Les conflits de basse intensité dégénèrent parfois, soudainement, temporairement et localement, en conflits de haute intensité.


Quelle que soit l’intensité de la confrontation armée, la haute technicité doit permettre de maintenir l’emploi de la force a minima.

 

4ème tendance majeure : l’Europe est placée face à ses responsabilités.


Le basculement des Etats-Unis vers l’Asie-Pacifique est toujours plus marqué. Leur autonomie énergétique retrouvée conduit à une ré industrialisation. Le centre de gravité de leurs efforts s’éloigne ainsi d’Europe, une Europe qui ne doit pas se réduire à un lieu de compétition commerciale. Tout ceci impose de repenser les approches européennes de sécurité et de défense. Ce facteur est également de nature à modifier le poids des organisations internationales et l’équilibre des Etats en leur sein (UE, OTAN).

 

L’Europe s’interroge sur ses responsabilités de défense et de sécurité. L’esprit de défense y diminue et, concomitamment, les moyens qui y sont consacrés. Les pays européens traversent en fait une situation paradoxale : besoin réaffirmé de plus de solidarité et donc de plus d’Europe, et repli sur soi des Nations dans un contexte de crise économico-financière. 

 

Dans ce contexte, la France est aujourd’hui encore en Europe l’un des pays qui fait le plus d’efforts pour sa défense.
Par ailleurs, le Tsunami ou Fukushima ont montré la sensibilité de la sécurité intérieure des Etats et mis en évidence la contribution des forces armées en cas de catastrophe, de surprise ou comme échelon d’urgence.


Enfin, au terrorisme centralisé, succède désormais un terrorisme déconcentré. Ce facteur confirme que la sécurité est très nettement influencée par des actions se déroulant loin du territoire – AQMI en est une évidente démonstration. La crise syrienne, en catalysant de façon emblématique un spectre très large de menaces potentielles, nous le rappelle également.

                                                                                             ***
Vous aurez l’occasion de réfléchir à tous ces sujets ici, à l’Ecole de guerre. Vous aurez l’occasion de confronter vos points de vue, vos analyses. Vous aurez l’occasion d’affiner votre jugement, de forger des convictions.


Un jugement, des convictions, c’est cela que j’attends d’un officier breveté.


J’attends aussi de l’officier breveté de l’Ecole de guerre dynamisme, ouverture d’esprit, polyvalence et responsabilité.

 

Dynamisme parce qu’il a vocation à encadrer, à susciter l’adhésion, l’enthousiasme. De l’enthousiasme, il en faut au chef militaire, même si les temps sont durs – surtout si les temps sont durs – car c’est lui que les hommes regardent, c’est lui qui donne le sens, c’est lui qui donne du sens !

 

Ouverture d’esprit car le monde change, il change de plus en plus vite. Le chef ne subit pas les événements, il se les approprie, il en fait des atouts. Seule l’ouverture d’esprit évite d’être la victime des circonstances ! Cela demande du courage et de l’honnêteté intellectuelle, cela demande parfois d’abandonner ses certitudes.

 

Polyvalence car l’officier breveté est employable dans une grande diversité de métiers et qu’il doit maîtriser une grande diversité de sujets. C’est pour cela que l’enseignement de l’Ecole de guerre est aussi varié, aussi riche. Il couvre, sans superflu, tous les domaines dont vous aurez besoin demain. Et vous en aurez besoin ! Vous en aurez besoin dès votre sortie de l’Ecole, croyez-moi !

 

Responsabilité, enfin, parce que vous retirerez de l’Ecole de guerre ce que vous y aurez mis de vous-même. Extraire de leurs unités des officiers pour les former pendant une année est considéré par certains comme un luxe. Cela exige en retour un devoir d’excellence ! La responsabilité, c’est aussi la loyauté vis-à-vis de l’institution militaire : la pensée est libre, l’expression aussi mais les « vengeurs masqués » n’ont pas leur place à l’Ecole de guerre !


Dynamisme, ouverture d’esprit, polyvalence et responsabilité, gardez en mémoire ces 4 mots clés. Ils sont, à partir de cette année, vos caps cardinaux !

                                                                                             ***


Je voudrais, pour conclure, vous donner 4 conseils d’ancien, des conseils éprouvés – j’étais à votre place il y a 24 ans.

 

1er conseil : Apprenez à prendre de la hauteur. C’est une aptitude indispensable à l’exercice des responsabilités ! Prendre de la hauteur, c’est savoir se poser des questions, savoir se poser les bonnes questions. C’est s’efforcer d’y apporter des réponses claires, construites et parfois iconoclastes. C’est aussi savoir approcher les problématiques dans leur complexité, savoir dépasser l’approche technicienne, l’approche spécialisée.

 

2ème conseil : Apprenez à travailler en réseau. Le travail en réseau, c’est justement ce qui vous permettra d’élargir vos horizons. C’est ce qui vous permettra d’apporter une réponse complète à une question complexe. Vous avez ici, dans vos groupes, une somme d’expériences exceptionnelle. Sachez en profiter !

 

3ème conseil : Prenez le temps de la réflexion personnelle. L’Ecole de guerre, c’est aussi le temps du recul, de la mise en perspective. Ce n’est pas facile parce que l’emploi du temps est chargé. Ce n’est pas facile parce que les sujets sont variés. Ce n’est pas facile parce que l’actualité pousse au zapping, à l’agitation permanente. C’est indispensable pourtant. N’oubliez pas – je me répète – que vous êtes appelés à donner le sens, à donner du sens !

 

4ème conseil : Prenez le temps de la lecture. Vous devez apprendre à penser la guerre, dans toutes ses dimensions, ses évolutions comme ses fondamentaux. Fréquentez les bons auteurs, les classiques, les anciens comme les modernes, les penseurs de votre armée d’origine comme ceux des autres armées. L’Ecole de guerre est le lieu idéal pour cela !

 

Une dernière recommandation. Je disais en ouverture que l’interarmées était une réalité. Il ne suffit pas de le dire. Cette évidence dictée par le terrain est parfois mise à mal, en particulier lors des périodes d’arbitrage financier. Ces temps de Livre blanc et de LPM réveillent toujours les « guerres des boutons ». Or, ces guerres ne profitent à personne, parce que les « querelles de clochers » sont incompréhensibles de l’extérieur et surtout parce que la division nous affaiblit. Relisez l’histoire romaine : ne soyons pas les Curiace !

 

L’interarmées est un état d’esprit, un chemin de volonté. Il faut combiner les cultures d’armées – sans les effacer, évidemment –, vaincre les réticences. Ce n’est pas simple : la complémentarité ne se décrète pas, elle se démontre et se démontre encore.

 

Je compte sur vous pour contribuer à cette perpétuelle démonstration. C’est le seul enjeu et l’objectif premier de l’Ecole de guerre.

 

Officiers stagiaires de la 20ème promotion de l’Ecole de guerre, vous êtes ici pour préparer votre deuxième partie de carrière, ne négligez pas cette chance ! « L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre », disait Saint-Exupéry. A vous, dès aujourd’hui, de mettre le présent en ordre, de le mettre en ordre pour préparer l’avenir, votre avenir et surtout celui de vos armées !

 

Je vous remercie.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 07:50
Polish Defence Official Attends Missile Defence Conference

 

September 12, 2012 defpro.com

 

Berlin | On 10 September Under-Secretary of State in the Ministry of Defence (MOD) for Defence Policy Robert Kupiecki participated in annual international conference Multinational Ballistic Missile Defence Conference on missile defence organised by the US - Missile Defence Agency and Institute of Aeronautics and Astronautics.

 

This year's - 25th edition of the conference took place in Berlin. Over 400 delegates from several states and representatives of armament industry participated in it.

 

In his address Minister Robert Kupiecki emphasised Poland's engagement in the development of missile defence systems both in national dimension - in the context of planned modernisation of the air defence system including gaining missile defence capabilities and in NATO dimension - building the allied common system as well as in the context of cooperation with the US - deploying the US installation on the territory of Poland.

 

Participation of representatives of Polish Ministry of Defence every year at the conference and inviting Minister Robert Kupiecki to give a speech during this year's edition underscores Poland's presence in the group of states noticing the rising significance of air and missile defence systems for international security.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:18

Europe parlement logo.svg

 

12.09.2012 SEDE

 

The SEDE subcommittee will examine the draft report on the Implementation of the Common Security and Defence Policy (based on the Annual Report from the Council to the European Parliament on the Common Foreign and Security Policy) by its Chairman Arnaud Danjean (EPP).

When: 18 September 2012, 10:00-13:00   Where: Brussels, room ASP 5G2   

 

Further information meeting documents:
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:10

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AHRLAC is designed for a wide range of civilian and military tasks.

 

September 11, 2012 defpro.com

 

Interview with John Craig, CEO of the Paramount Group

 

While the Paramount Group is preparing for Africa’s leading defence trade show, the Africa Aerospace and Defence (AAD) taking place September 19th – 23th in South Africa, the company is making progress on one of its most prestigious aircraft development projects. Claimed to be Africa’s first indigenously developed and constructed aircraft, the Advanced High-Performance Reconnaissance Light Aircraft (AHRLAC) can be expected to attract a considerable number of interested looks at the company’s aerospace exhibit.

Nicolas von Kospoth of defpro.com talked to John Craig, CEO of the Paramount Group, about AHRLAC, as well as the company’s role as one of Africa’s largest defence contractors in regional and international defence and security markets.


defpro.com: First, could you please provide our readers with a brief overview of the Paramount Group?

John Craig: The Paramount Group is at this point Africa’s largest private defence contractor and one of the fastest growing defence companies in the world. It was founded in 1994 and focuses on providing a broad spectrum of fully integrated turnkey solutions to global defence, peacekeeping and internal security forces.

Paramount has established itself as a global innovator with the development of one of the world’s most modern and advanced families of armoured combat vehicles, and a revolutionary aircraft, the first aerial platform of its kind. Integrated with the latest technologies in electronic systems, these world-class platforms enable Paramount to deliver a total defence system to its customers. The Group is a leading innovator in the design and development of state-of-the-art products that it manufactures in locations throughout the world. It is partnered with some of the world’s largest and most reputable organisations in the global defence community.

Paramount Group has the unique ability to understand its client requirements and to use its extensive knowledge and experience to design cost-effective, future-proof solutions. As a result, Paramount has enjoyed strong growth and achieved an excellent track record of delivering successful projects.


defpro.com: How do you assess the achievements of the Paramount Group during the first half of the year and what are your overall aims and prospects for 2012?

Craig: 2012 is proving to be a very good year for us. We obviously don’t measure our results in half years. But, certainly, this year we are growing by almost 30 per cent over the previous year. Thus, it has been a good first half for us; our facilities and our personnel are all very busy on various orders and I think that the second half of the year is equally important for us. We are at the point of hopefully closing some major deals, which you will naturally hear about in due course. But we will have a lot of very important activities in the second half of the year.


defpro.com: In September 2011, the Paramount Group unveiled the Advanced High-Performance Reconnaissance Light Aircraft (AHRLAC). Could you first please portray this aircraft to our readers?

Craig: AHRLAC is a unique type of aircraft. It is a manned aircraft operated by two persons, a pilot and a systems operator, sitting in a tandem configuration as they would in an attack helicopter. To our knowledge there currently is no other aircraft in this solution space.

AHRLAC offers a number of unique aspects. This includes its unrestricted canopy, purpose-designed to give you all-round visibility for intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) roles. Further it has a turboprop pusher-propeller configuration, offering the crew an unrestricted forward-visibility. So it not a conventional “engine front/propeller front” aircraft that has been pushed into a reconnaissance role for which it was not originally conceived.


defpro.com: When the aircraft was unveiled, Aerosud’s Managing Director Paul Potgieter called AHRLAC a “revolutionary aircraft”. Which are the main characteristics and capabilities of AHRLAC that make it revolutionary?

Craig: The aircraft was designed with a flexible ISR and light attack configuration in mind. So this is not a commercial light aircraft that in an afterthought has been configured for these roles. That is what gives rise to a unique construction and concept.

A second aspect is that multi-mission capability was part of the initial consideration. It carries a payload pod underneath the fuselage that can be fitted with different mission payloads. This allows the aircraft to be reconfigurable and rapidly adapt to various types of missions. As you can imagine, this has great benefits for the customer’s investment, as one base platform can be adapted to various missions, according to the need and the time.


defpro.com: Let’s run through the development history of AHRLAC: When was this project conceived and which development stages have since been completed?

Craig: AHRLAC is an opportunity or a gap in the market that we recognised about four or five years ago and leading us to embark on the development of an aircraft. The only aircraft comparable and operating in the sort of sphere might have been the Bronco, an American aircraft that has not been in production for many years.

It required the spark of somebody making the decision that South Africa should develop its own aircraft. Our chairman, Ivor Ichikowitz, loves all things related to aviation and came to realisation that South Africa actually had competence with the development and construction of aircraft. Although South Africa already had a big chunk of this competence, which is shown in the development of the Rooivalk attack helicopter, in service with our Air Force, it is really a first in Africa that an aircraft is conceived and designed from scratch.

Ivor had the idea that it is time for South Africa to step up and not just be a maintenance facility for other companies and for products designed a long time ago. The more exciting part of life is to develop an own intellectual property. This is the only way to grow real competence and great careers.

In terms of milestones achieved, the concept works and the wind tunnel testing is completed. Further, we have accomplished hundreds of missions with a quarter-scale model, which demonstrated the aircraft’s fundamental stability and flight performance.

We are now in the phase of building our first full-scale flying aircraft, which is well advanced. We will be showing key subsystems of the aircraft to selected visitors to the AAD trade show in September and we are hoping to have the first platform assembled towards the end of this year, with the first flight scheduled for the first quarter of 2013.


defpro.com: Which key industrial partners are involved in this project and to what extent have governmental agencies contributed to the development effort?

Craig: AHRLAC is a private-funded initiative. The Paramount Group is funding the development and commercialisation. Our technical partner is our associate aerospace division, Aerosud. We benefitted from their experience with previous aircraft, such as the AH-2 Rooivalk attack helicopter, and their general aerospace competence. Although our technical partner helped us in the development effort, this remains a programme funded as a private venture by the Paramount Group.

Of course, we have a lot of interest and support from the government, in the broader sense, as this is seen as a strategic type of project around which aerospace competence would be developed here in South Africa. But it is important to know that this is not a government-funded project.


defpro.com: Do you consider AHRLAC as a platform that complements the capabilities of unmanned aerial vehicles (UAVs) or, rather, as a manned competitor?

Craig: I think AHRLAC is both. There are a number of roles in which it is complementary to UAVs. However, our philosophy is that a man in an aircraft for surveillance roles has got huge advantages over UAVs, which are able only to see and feed back the information of what the camera is looking at in the particular point in time. To our mind, the human being still offers the best all-round surveillance. An aircraft crew can recognise objects of interest at a distance and then zoom in their cameras or sensors for a closer look. Therefore, we believe that a manned aircraft makes a lot of sense in this role.

There are a number of missions which you can naturally only carry out with UAVs and we are not suggesting that UAVs are dead because AHRLAC was conceived. There will always be missions in which it would be extremely dangerous to send a manned aircraft. But a general all-round aircraft, which can be deployed from training through to general surveillance to protecting borders and key installations, as well as having the ability to intervene and deliver an end-effect with weapons? This is a spectrum of capabilities, which we don’t believe can be found with UAVs at this point.


defpro.com: An often-cited argument in favour of UAVs is lower costs. Considering that AHRLAC is a manned platform, does is still offer the affordability advantages over platforms with comparable capability profiles?

Craig: Of course, otherwise we would not have invested in such a programme. It is important to recognise that UAVs range from very light hand-launched close-range aircraft to massive and incredibly expensive aircraft with high-altitude/long-endurance capability and high payload competence. The latter cost up to a hundred million of dollars per unit and only the richest countries on earth can afford to acquire and operate them. The initial acquisition cost for a UAV is only one part of the equation. You then need operators trained and a vast footprint of support, personnel and equipment to be able to launch, support and recover a UAV.

This is an area where AHRLC is completely differentiated, being designed to be self-sufficient, with a two-man crew operating from unprepared airfields and performing their mission with a minimum of personnel to support them. When you look at mission costs or the entire systems costs, the type of UAVs that you would compare to AHRLAC in terms of mission competence, are vastly more expensive.


defpro.com: Which particular markets do you target with this product and what market potential do you assess for AHRLAC?

Craig: AHRLAC is not only a product for the developing world. We received a huge amount of interest in this concept from developed-world air forces and security forces. And there are a number of potential customers who are very actively monitoring and tracking the system’s development. I think that global demand will run to thousands, if not tens of thousands, units of the system. But time will tell.

We have plans to set up production facilities in South Africa. But it is important to note that our global aspirations will also see us, in time, set up manufacturing activities in other regions of the world. This will certainly include Asia, where we had a lot of interest in major programmes and from industrial partners wanting to be part of our global manufacturing set-up.

Our projections for the market size say that it could support more than one manufacturing centre abroad. Our plan is not only to create a global manufacturing centre in South Africa, but also to go and seek out partnerships abroad and to establish regional manufacturing and distribution arrangements.*


defpro.com: I understand that the Africa Aerospace and Defence (AAD) tradeshow in September 2012 will be an important event for the Paramount Group. Which particular trends in the African defence and security market do you perceive and how is the Paramount Group positioning itself at this year’s AAD show to address these trends?

Craig: AAD is for us an important market trade show that reaches most directly the African market, which is our natural expanded home market. This coming edition will see an expanded exhibition from Paramount, representing our largest presence at an exhibition so far. This will include a considerable number of new products from the fields of land systems, aerospace and electronic systems, which we plan to make visible at the show.

Another trend is that the show itself is growing, becoming well-entrenched as the leading show to reach the African market, much as IDEX is for the Middle East. The regional importance of the show is being confirmed and that is also evidenced by an unprecedented amount of international exhibitors – not only from the South African industry but everyone who has an interest in the country’s market in general.

The AAD trade show is an important event where South African companies can show that they are still innovating and coming up with new and relevant technologies for global demand.


defpro.com: Would you say that the international awareness of the potential of South African defence industry is growing in terms of cooperation and foreign investment?

Craig: Yes, I think so. Wheeled armoured vehicles have long been a figurehead of South African defence industry, going back to even before the Second World War. That is evidenced by the Mine-Resistant Ambush Protected (MRAP) vehicles of many allied forces, which have seen high-profile use in modern-day conflicts. All of those really have their origin in South African technology.

Nevertheless, there was a period some years back when the industry in South Africa was shrinking, re-examining itself and uncertain as to where it was going. But this year’s AAD exhibition will show that there is a resurgence and growing relevance of South African technology, not just to African but also to global markets.


defpro.com: The Paramount Group has made the headlines with interesting development and production cooperation projects with countries such as Azerbaijan, Jordan and naturally many African customers. Would you say that the Paramount Group has a special feeling for the needs of emerging markets, as well as countries that are not gifted with voluminous defence budgets?

Craig: The simple answer is “yes”. These are the markets that we have been working in for almost 20 years, since our inception in 1994. We listen to the market demand and are responsive, in terms of the products that we are creating for these markets, but also with respect to our business model, of creating supplier credit finance and funding structures, which allow our developing-world customers to take on large projects and spread the financial burden over several years. We have projects that we fund for developing-world governments up to 15 year terms. That is something we have done in response to market demand, which has helped grow the business and customer demand.

It is not only the appropriateness of the products for the developing world, meaning that they must be robust, flexible and good value for money. It is also a flexible business approach, which helps customers fund the project, as well as actively supporting the transfer of skills, competence and technology, and creating regional partnerships in key markets to manufacture and support products. These are all fundamental elements of our business philosophy, which possibly gives us a better fit to the market requirements than some of the more traditional NATO-based manufacturers.


defpro.com: African air forces mostly still operate fleets of ageing US, European, Russian and Chinese aircraft. Many of these aircraft are not in an operable condition and budgets will not allow for considerable modernisation or procurement programmes. Will the African military aviation market still be dominated by donations or low-cost sales of surplus aircraft?

Craig: This is an interesting question. You are quite right that there are a lot of legacy fleets dated back to the cold war and largely Soviet-origin aircraft dotted around the continent. More and more of these aircraft are reaching their end of life and it will be very difficult and probably not economically worthwhile to look at doing life-extension programmes. The question is: what after that?

Part of the solution we have found is in supplying and supporting surplus aircraft, such as the South African Air Force Mirage fighter aircraft, which Paramount actively supports. Further, we have a number of customers to whom we have transferred aircraft, providing a fundamental air force capability. But of course, that is only a small part of the market.

From what I can see, the African market is still a key market for lead-in fighter trainers and multi-purpose jets. In a few instances there is demand for super-sonic fighter aircraft –the Chinese are quite active in that respect. However, the new-built super-sonic aircraft market in Africa is not really one that the Paramount Group is going to enter in the short term. There are only very few countries in the region that can justify the acquisition of a top-end type of combat capability.

But this is a market in which an aircraft such as AHRLAC can actually play an important role, considering the real-world requirements, which involve national and border security, as well as securing economic zones.


defpro.com: How do you assess the potential of closer industrial cooperation with companies from emerging markets to field new solutions for customers in these regions? Or are projects such as AHRLAC emblematic for Paramount’s own efforts to field suitable products for these markets?

Craig: The field is wide open. Both, from the point of view that there is regional demand, as we observed in the case of AHRLAC, as well as due to existing regional competence. India and Brazil have well-established industrial competence in aircraft manufacturing. Further, our business model is such that we would encourage partnerships with competent industrial partners in those regions. There are a number of discussions on the way. So don’t be surprised if in a year or three we have industrial manufacturing centres in various regions.


defpro.com: To sustain the level of quality and diversity of the Paramount Group’s products and services, the company requires competent specialists from many fields of activity. How is the Paramount Group involved in creating and fostering a workforce that also builds on the potential of South Africa’s and other African countries’ labour market?

Craig: Sustainability for the long run requires the renewal of your product line-up and renewal of your human resources – human capital is the most important one. In our land systems and aerospace fields we established an innovation and training centre, which is separately funded and set-up from our ongoing production activities. That is where we grow and nurture young talents – the next generation of innovators – and create an environment in which they can learn from the more experienced colleagues, but also have the freedom of mind to think outside the box and develop new skills. This is not just about product development, it is also about technologies including production techniques. We are actively supporting and investing a lot of money to make sure that we are sustainable in the long run. We need to attract and grow the right talents to take the company forward.


defpro.com: What is your assessment of the South African government’s efforts to creating a favourable economic environment for defence companies and encouraging indigenously developed defence solutions?

Craig: I took a while for our new government during what I would call the dawn of the new democratic era to understand the position and the value of the indigenous defence industrial complex and to recognise that defence industry can actually have an important national economic function. However, our government is being very supportive in terms of developing and creating high-value jobs and creating a platform in which intellectual property can be generated in South Africa. This helps South Africa to become an economic centre around which the commercial benefits of value-add of intellectual property may steadily increase.

There are a number of initiatives that our government is pursuing, including through our Department of Trade and Industry (DTI). Among them is the creation of aerospace and defence villages, attempting to create a cluster of like-minded business that support each other and yield a critical mass of industrial partners.

So, in general, our government has a realisation of the role that they can play and they are creating and facilitating an enabling environment.


defpro.com: Finally, what are your personal visions and aims for the course of the Paramount Group in the next years?

Craig: One of the objects that we have set to ourselves is to become a billion-dollar company in the next three or four years, in terms of our sales revenue. I know that size is not everything, but it is certainly a globalised target that we have set ourselves. Even though we are not there yet, we are well on target.

Apart from that, our objective is to remain a company which is fun. Of course we are a serious player, dealing in serious matters of defence and security. But Paramount is a company which is committed to allowing its employees to work in a fun environment and to be free to innovate and think of new ways of doing things. There is a strong desire in the Paramount Group, while continuing to grow, to retain its core cultural values and to be a company that is different and a good place to work.


defpro.com: Thank you very much, Mr Craig.


____
* Additional information, specifications and resources for Paramount’s AHRLAC can be found on the company’s website at http://goo.gl/VNrKu.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:35

Hélicoptères Mi-17 source Ria novisiti

 

Les factures relatives à 475 millions de dollars d'achat de carburant, essentiellement du diesel et du kérosène pour l'armée nationale afghane (ANA), auraient disparues.

 

11/09/2012 Par Maurin Picard - LeFigaro.fr

 

Un nouveau scandale vient entacher les relations américano-afghanes déjà passablement dégradées par les accusations de corruption envers Kaboul et les meurtres de soldats étrangers.

 

L'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Afghanistan (SIGAR), John Sopko, a révélé dimanche dans un rapport préliminaire remis au secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, que les factures relatives à 475 millions de dollars d'achat de carburant, essentiellement du diesel et du kérosène pour l'armée nationale afghane (ANA), étaient purement et simplement «introuvables» entre octobre 2006 et février 2011. À l'issue d'une enquête remontant six ans en arrière dans la comptabilité de la mission d'assistance de l'Otan, Sopko s'est ému des réponses lapidaires de ses interlocuteurs militaires à ses demandes de précisions. La moitié des factures sur la période allant de février 2011 à mars 2012 seraient elles aussi introuvables.

 

L'affaire ne pouvait plus mal tomber, à quatre mois de la passation de pouvoir pour la logistique des forces internationales à la jeune armée afghane, avant le départ définitif des dernières unités combattantes de l'Otan à l'horizon 2014.

Le spectre des talibans

Les déficiences pointées du doigt par Sopko, récemment nommé par Barack Obama avec mission d'identifier les comportements criminels ainsi que les fraudes et gaspillages au sein des projets contribuant à la reconstruction de l'Afghanistan, semblent multiples: le commandement allié en charge de l'entraînement des forces afghanes (CSTC-A, pour Combined Security Transition Command-Afghanistan) se serait avéré incapable de préciser si le carburant fourni à l'ANA a été utilisé ou stocké. Pis, certains cadres du CSTC-A, placé sous les ordres du général américain Daniel Bolger, auraient «broyé» des piles de factures, sans que l'enquête ait pu déterminer s'il s'agit de malveillance ou d'incompétence.

 

Derrière ces stocks de carburant volatilisés se profile le spectre des talibans, qui auraient largement infiltré l'ANA pour mieux la disloquer de l'intérieur lorsqu'elle prendra la relève progressive des forces de l'Otan à compter du 1er janvier prochain.

 

Le CSTC-A, qui aurait dépensé 480 millions de dollars en carburant en 2011-2012 et 1,1 milliard au total depuis 2007, a néanmoins demandé que ces frais soient portés à 555 millions de dollars d'ici à 2014. «Dans l'attente des justificatifs manquants, il est impératif de limiter ces dépenses à 306 millions de dollars par an», a répondu John Sopko, frappé par la sourde hostilité des officiers de ce commandement. Ceux-ci ont invoqué la montée en puissance des forces de sécurité afghanes, censées attendre un record de 352 000 hommes à la fin de l'année, ainsi que l'arrivée de 25 000 nouveaux véhicules et générateurs, arguant qu'une limitation de ces dépenses entraînerait une chute de 37 % dans la disponibilité opérationnelle de l'ANA.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:10

Rade de Brest. L'île Longue source LeTelegramme

 

10 septembre 2012 – opex360

 

En 2009, le ministre de la Défense de l’époque, Hervé Morin, avait tranché. Bien que l’idée de regrouper l’ensemble des submersibles de la Marine nationale en Bretagne pouvait permettre de réaliser quelques économies en rationalisant leur soutien, il avait été décidé de laisser les 6 sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) à Toulon.

 

Au moins deux raisons expliquent cette décision : la base varoise est celle du porte-avions Charles de Gaulle et, de plus, elle est la plus proche de l’arc de crise défini par le Livre blanc sur la Défense (LBDSN) publié en 2008.

 

L’escadrille de SNA, qui compte plus de 1.000 marins, représentait, il y a 3 ans, le tiers du plan de charge de DCNS et faisait vivre ainsi 1.200 salariés, sans compter ceux des sous-traitants. Et les retombées financières étaient alors évaluées à 120 millions d’euros.

 

Cependant, ce maintien des SNA à Toulon n’a pas été du goût des élus du Finistère, où est située la base de l’Île-Longue, laquelle accueille les 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), c’est à dire la composante océanique de la force de frappe française.

 

A l’époque, Patrica Adam, député PS du Finistère, département pourtant déjà bien pourvu en implantations de la Marine nationale, avait dénoncé une “décision purement politique”. Désormais à la tête de la commission Défense de l’Assemblée nationale à la faveur du changement de majorité, l’élue bretonne est revenue à la chargé au sujet des SNA.

 

“Brest a beaucoup souffert ces dix dernières années par rapport à Toulon. Le plus gros coup dur, cela a été les SNA. Mais c’était une annonce politique” a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Ouest France et publié le 8 septembre.

 

Le remplacement des actuels SNA de type Rubis par ceux de la classe Barracuda, qui devrait commencer en 2017, pourrait être l’occasion d’un changement d’affectation. “La décision ne sera prise qu’à la livraison” a affirmé Patrica Adam.

 

“C’est vrai que la Méditerranée est stratégique. Mais la dissuasion ici a aussi besoin des SNA. Une étude comparative des coûts et infrastructures a été demandée par le précédent gouvernement. La base opérationnelle et celle de l’entretien peuvent aussi être dissociées. L’an prochain, nous aurons un bon aperçu”, a-t-elle encore expliqué.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:31

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

photo Marine Nationale

 

10/09/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

C'est la rentrée pour le monde de la défense avec la dixième université d'été de la défense, qui se tient lundi et mardi à Brest. Dans une période de fortes contraintes budgétaires, la dissuasion nucléaire devrait à nouveau faire débat.

 

La dissuasion nucléaire est une nouvelle fois au cœur du débat. Au début de l'été, deux grands responsables socialistes, l'ancien Premier ministre, Michel Rocard, et un ancien ministre de la Défense, Paul Quilès, ont préconisé un abandon de la dissuasion nucléaire. L'un pour faire des économies - 16 milliards d'euros avait-il expliqué -, l'autre parce qu'elle s'apparente à "une assurance-mort". Le président François Hollande ainsi que son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont très clairement verrouillé le débat : la dissuasion ne sera pas remise en cause.

 

La dissuasion, assurance-vie de la France

 

Mais qu'est-ce qu'en pensent les chefs d'état-major des armées ? Pour l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, la dissuasion nucléaire c'est plutôt "l'assurance-vie de la Nation", avait-il expliqué lors de son audition en juillet à l'Assemblée nationale devant la Commission de la défense. Elle "nous protège d'un conflit majeur, une grande invasion en Europe", avait-il précisé. S'agissant du coût de la dissuasion nucléaire, l'amiral Guillaud a estimé que c'était "presque bon marché". Et de rappeler que la France "dépense tous les ans pour sa dissuasion nucléaire en moyenne environ 3,4 milliards d'euros et cela couvre tout : depuis les laboratoires de recherche jusqu'à la fabrication, la mise en oeuvre et le démantèlement. Cette somme couvre tout le financement de la recherche fondamentale, de la recherche et technologie".

 

Un sous-marin lanceur d'engins en permanence à la mer

 

Presque bon marché ? Il donne un exemple pour la marine. "La Force océanique stratégique (FOST) est mise en oeuvre par 3.200 marins, effectif équivalent à celui des agents municipaux d'une ville comme Montpellier". La France dispose actuellement de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Parmi les opérations permanentes fixées par le livre blanc pour la marine, figure au premier rang la dissuasion. "Notre mission est d'avoir au moins un sous-marin déployé en permanence, a assuré le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Ce qui suppose la mobilisation de frégates et d'avions de patrouille maritime pour assurer la sûreté des approches pour le départ des sous-marins, ainsi que des moyens sur l'ensemble de nos zones d'intérêt, pour leur donner des renseignements dont ils ont besoin".

 

"Audacieux de penser réaliser des économies substantielles"

 

Aujourd'hui, la modernisation de la dissuasion nucléaire est quasi terminée pour la composante aéroportée. En contrepartie, elle a été réduite "d'un tiers dans le cadre du principe de juste suffisance", a rappelé le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Seul point noir, l'âge des avions ravitailleurs qui approche maintenant la cinquantaine d'années. D'une façon générale, le général Paloméros estime qu'en dépit des contraintes budgétaires, "il serait audacieux de penser que l'on pourra réaliser des économies substantielles sur le financement de la composante aéroportée, qui repose sur deux escadrons polyvalents - concentrés sur cette mission mais non dédiés à celle-ci". Et de rappeler que "si la France est le seul pays européen à mettre en oeuvre cette composante aéroportée, notre force de dissuasion protège non seulement no intérêts nationaux mais aussi nos alliés".

 

3,4 milliards par an sur le 20 prochaines années

 

La modernisation de la composante aéroportée "va s'achever pour le M51 avec ses nouvelles têtes", a précisé l'amiral Guillaud. Aussi, a rappelé le chef d'état-major des armées, la France continue "à investir pour assurer les renouvellements nécessaires et il faudra donc sans doute ponctuellement un peu plus de 3,4 milliards d'euros annuels, mais, sur les vingt prochaines années, c'est une somme qui restera à peu près inchangée en euros courants".-

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 16:45

Saab 340 MSA Sensorside

 

07 September 2012 by Guy Martin - defenceWeb

 

Saab is bringing its Saab 340 Maritime Security Aircraft (MSA) to the Africa Aerospace and Defence (AAD) exhibition later this month, in the aircraft’s second public appearance after the Farnborough Air Show in July. Saab is offering the aircraft to fulfil the South African Air Force’s requirement for new maritime patrol aircraft under Project Saucepan.

 

The Saab 340 MSA will spend 25 hours travelling 10 000 km over five days to get to Air Force Base Waterkloof outside Pretoria. It will depart Linkoping, Sweden, and fly to Europe, with a rest stop in Italy. It will then proceed to Egypt and fly along the east coast of Africa, including Kenya, Tanzania and Mozambique, before landing at Waterkloof. The aircraft will be on display until the evening of Sunday September 23 and will depart for Sweden the following morning. Saab test pilot Magnus Fredriksson said the aircraft would arrive on the Sunday before the show, which starts on September 19.

 

Although the 340 MSA will only be on static display during AAD, the mission system will be up and running, allowing potential customers to view it in operation. Although the aircraft is coming out exclusively for AAD as South Africa is the prime focus, Saab is hoping to attract interest from the numerous foreign delegations that will be attending the exhibition. In particular, the aircraft will be promoted to the Turkish, Argentine and Vietnamese delegations.

 

Philip Willcock, Senior Marketing Executive: Air – Sub-Saharan Africa at Saab South Africa, said that Saab was hoping to attract interest in the 340 MSA from all over the world at AAD. Saab estimates a worldwide market for between 50 and 100 aircraft in the 340 MSA class over the next 15-20 years.

 

Willcock said that all Southern African Development Community (SADC) countries with coastlines are potential customers, such as Namibia, Angola, Mozambique, Tanzania and Kenya.

 

In South Africa, the Air Force has Project Saucepan underway, which seeks to find a replacement for its C-47TP maritime patrol aircraft. The project was signed off by the minister of defence in February but Saab is still awaiting a formal document from the project team. Willcock said that an ideal number of 340 MSAs for South Africa would be five, as five aircraft would be able to adequately cover the country’s coastline.

 

Saab is looking to fit South African made sensors onto the aircraft in order to maximise local content. Willcock said that Saab is teaming with Cobham to supply the satellite communications system and Carl Zeiss to supply electro optical equipment. In addition, the 340 MSA offered to South Africa would be equipped with the indigenous Link ZA data link.

 

Johan Rättvall, who is in charge of Saab 340 MSA marketing, said that the main markets for the 340 MSA are Latin America, Africa and Asia. After AAD, he said the aircraft would be displayed at Latin America Aerospace and Defence (LAAD) in April next year, the Paris Air Show in June and Dubai Air Show in November. The MSA demonstrator - which was built in 1998 and operated by Mesaba Airlines in Northwest Airlink colours until 2011 - is available for sale.

 

Rättvall said that over the last decade, many countries have realised how important the sea is in generating wealth, whether it is trade or fishing – 90% of world trade is conducted at sea. Rattval said that piracy and other illegal activities have created a rapidly growing market for maritime surveillance. “Saab as a defence and security company hopes to be part of that growing market,” he said. “Africa is one of the more interesting regions.” Indeed, piracy is rife off West Africa and in the Gulf of Aden and nations in the region have been purchasing maritime surveillance aircraft – Nigeria and Ghana recently bought Diamond DA 42 Guardian aircraft while countries with the European Union Naval Force fly P-3 Orions and other maritime patrol aircraft on the east coast.

 

The 340 MSA is not just a military platform and is being offered to coast guards as well – in fact, the first customer for the type was the Japan Coast Guard, which bought two aircraft in the late 1990s and then another two. The decision to pursue the 340 MSA was taken a few years ago when it was realised that conversions for organisations like the Japan Coast Guard were not one off orders and there was a dedicated market for this type of aircraft. The increase in terrorism around the world and the rise in homeland security spending were further incentives to develop the type, Saab said.

 

The 340 MSA is also offered for search and rescue, oil spill and pollution detection, fisheries inspection, counter smuggling surveillance, illegal immigrant control, transportation, medical evacuation and exclusive economic zone monitoring. There are no plans to arm the 340 MSA, as it is a dedicated surveillance platform.

 

The 340 MSA features a number of sensors for day and night operations, including electro-optical sensors and a 360° search radar. Saab has installed the Telephonics RBR-1700B X-band radar, with a maximum range of 120 nautical miles, and a FLIR Systems Star Safire III infrared turret, but these can be changed to other designs. Other avionics include an automatic identification system, satellite communications and mission management system. Optional extras include a side-looking airborne radar, V/UHF direction finder, UV/infrared line scanner, larger windows and an air drop door.

 

Maximum cruise speed is 480 km/h with an endurance of 6.5 hours and a maximum range 2 400 km, but this can be extended with optional auxiliary fuel tanks, for an endurance of around nine hours.

 

Willcock said that all of the 450 Saab 340 airliners built could be converted to MSA configuration. The conversion process involves rebuilding the airframe and overhauling the engines, resetting airframe hours to zero, and giving the aircraft a 45 000 hour or 30 year service life.

 

According to Willcock, that the 340 MSA is a cost effective platform as it uses a proven converted airliner airframe, but the 340 MSA mission system can be installed on just about any aircraft, as Saab has done with the Erieye airborne early warning system. He emphasised that the cost of ownership of the 340 MSA is low as the aircraft is in commercial service and there is a large spares market. Saab earlier estimated a unit price of US$20 million. Willcock added that the aircraft has proven reliability, with dispatch reliability of 98.3%.

 

Saab is just one of many contenders in maritime surveillance aircraft market. Visiongain last year estimated that the airborne maritime patrol market segment was worth more than US$6.5 billion for 2011 and US$78 billion for the ten year period through 2021. It projected robust growth in the segment. For example, L-3 expects to sell around 150 Spydr surveillance aircraft and said it had identified several potential buyers in Africa, Asia and the Middle East. The company brought the Spydr out to South Africa last year.

 

Smaller, but more expensive than the Saab product, a basic Beech King Air 350ER system includes maritime search radar, electro-optical/infrared (EO/IR) sensors, AIS and onboard mission workstations with options for a data link and drop hole. The aircraft has an endurance of up to nine hours. There are a number of King Airs currently operated in the maritime surveillance role, with the most recent being the MARS King Air 350ER for the US Customs and Border Patrol (CBP) being built by Sierra Nevada Corporation at a cost of over US$22 million per aircraft.

 

Malta’s Armed Forces recently took delivery of a second new B200 from Aero Data of Germany, who won the contract to supply these aircraft at 12.2 million Euros each in Maritime Surveillance configuration.

 

Another contender in the airborne maritime surveillance market, and which is also being promoted to South Africa, is the C-295MPA/ASW Persuader. This features the Fully Integrated Tactical System (FITS) mission suite, comprising of a search radar, electro-optical/infrared sensor, magnetic anomaly detector, four multifunction consoles, sonobuoy or flare and marker launcher and three hardpoints for torpedoes, anti-submarine munitions or depth charges. Chile and Portugal have ordered the maritime patrol variant.

 

Some other examples or short/medium range coastal/exclusive economic zone surveillance aircraft are the Cessna Reims 406, Viking Twin Otter, Bombardier Dash 8, Casa 212 and CN-235MP, RUAG Dornier Do-228, ATR-42/72MP and Fokker F-50.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:05
Omani and Iraqi C-130J Hercules Developments

 

 

06/09/2012 Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

Now fast approaching its 60th anniversary, the extraordinary C-130 Hercules military transport aircraft is back in the news with two new programme developments revealed this week.

 

Announced on the same day were the maiden flight of the Iraqi Air Force's first (of six) C-130J Super Hercules and the delivery of the first Royal Air Force of Oman C-130J.

 

The C-130 Hercules remains a key element of the world's tactical airlift capability. The original C-130 Hercules first flew in 1954 and entered service three years later. To date, more than 2,300 examples have been built in a huge number of variants. These include the AC-130 gunship, EC-130 electronic warfare platform, KC-130 tanker and MC-130 special operations aircraft.

 

C-130J Super Hercules

 

The Iraqi Air Force's six C-130J Super Hercules will carry out numerous roles, including battlefield troop insertion and relief air support flights. Equipped with them, the Iraqi Air Force will be able to participate in joint operations with equivalent US and NATO assets. The first Iraqi Air Force C-130J is due for delivery in late 2012.

 

Meantime, Lockheed Martin has given the Royal Air Force of Oman its first C-130J, the lead member of a trio set to enter that air arm's service. These Omani C-130Js will be tasked with interior mobility operations that draw on the aircraft's renowned ability to takeoff from and land on short, unprepared airstrips. The Royal Air Force of Oman already has three older C-130H Hercules in service.

 

Iraqi and Omani Hercules

 

Besides these Iraqi and Omani Hercules, other C-130J operators include the USAF, the USMC, the RAF, the Indian Air Force and the Italian Air Force.

 

The C-130J Super Hercules emerged in the 1990s and can fly farther, faster and with more payload than its predecessors. The C-130J is powered by Rolls-Royce Allison AE2100 turboprops with six-bladed propellers, boasts digital avionics, is more reliable and is cheaper to operate than earlier types of Hercules.

 

26 C-130Js were delivered in 2011 - the second-highest number since series production got underway in 1998.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:00

Australian Collins-class submarines, HMAS Dechaineux and HM

 

Sept. 6, 2012 defense-aerospace.com

(Source: Australian Department of Defense; issued Sept. 6, 2012)

 

Update on the Future Submarine Capability

 

Minister for Defence Stephen Smith, Minister for Finance and Deregulation Senator Penny Wong and Minister for Defence Materiel Jason Clare today announced Australia’s Future Submarine Systems Centre will be based in Adelaide continuing the strong relationship that has been formed between South Australia and the Commonwealth in support of Australia’s maritime sector.

 

The Systems Centre will be the home of the Future Submarine program. It will be formally established this year and over the next few years will expand to include hundreds of Defence personnel from Navy, the Defence Materiel Organisation (DMO), the Defence Science and Technology Organisation (DSTO) and the Australian and international Defence Industry.

 

The Systems Centre is a similar facility to the one that was established for the Air Warfare Destroyer project. It will undertake a variety of tasks including evaluation of options, design work, program management, engineering, logistics and production planning.

 

The Government is committed to acquiring 12 new submarines to be assembled in South Australia. This commitment will be reinforced as part of the 2013 Defence White Paper.

 

The first Systems Centre staff are already working in Adelaide, and are temporarily based at ASC.

 

The Future Submarine project will be the largest and most complex Defence project ever undertaken by Australia.

 

It will involve hundreds of companies and thousands of workers.

 

It will involve Federal and State Governments, Defence, Industry and Universities working together for years to come.

 

Four options are being considered for the Future Submarine fleet, ranging from military off-the-shelf to a wholly new design.

 

Defence is undertaking a wide range of studies into these four options before returning to Government for First Pass approval around late 2013/early 2014.

 

Minister for Defence Stephen Smith and Minister for Defence Materiel Jason Clare today also welcomed Mr David Gould to his new role in the Department of Defence as General Manager Submarines.

 

As General Manager Submarines, Mr Gould has been given responsibility for the oversight of the maintenance of the current Collins Class fleet and the Future Submarine Project.

 

Mr Gould’s appointment was announced in May. He began work in July. Mr Gould works in the DMO and reports to Mr Warren King, Chief Executive Officer of the DMO.

 

Mr Gould works across Government, Navy and Industry to pull together the remediation and support of our existing submarine fleet and the project to replace our existing Collins Class submarines.

 

Mr Gould will oversee the implementation of recommendations the Coles Review of submarine sustainment, to improve the availability and reliability of the Collins Class fleet.

 

Mr Gould brings a wealth of knowledge to his new position. Mr Gould has extensive international experience in large-scale defence projects, including the UK aircraft carrier program, the Type 45 Destroyer and the restructuring of the Astute Class nuclear powered submarine project.

 

Mr Gould also served as the Chief Operating Officer of Defence Equipment and Support Organisation in the UK Ministry of Defence.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:40
MQ9 Reaper Enhances Capabilities with new ‘Block I Plus’ Configuration

new communications capabilities also will be available in the Block 5, including dual ARC-210 VHF/UHF radios with wingtip antennas, allowing for simultaneous communications between multiple air-to-air and air-to-ground parties. Photo: GA-ASI

 

September 5, 2012 Defense Update

 

A new version of the General Atomics Aeronautical Systems Inc (GA-ASI) Predator B/MQ-9 Reaper has been flying since May 2012. The new version known as the Block 1-plus, made its first flight on May 24 at the manufacturer’s Gray Butte Flight Operations Facility in Palmdale, Calif., with no discrepancies. GA-ASI has upgraded the Predator B and Block 1 versions of the drone that have been in production since 2003. The MQ-9 Block 1-plus test flight occurred on May 24. With the completion of development, testing, and expected Milestone C decision this fall, follow-on aircraft to the MQ-9 Block 1-plus configuration will be designated “MQ-9 Block 5.”

 

The MQ-9 Block 1-plus is a capability enhancement over the Block 1 configuration, which has amassed more than 420,000 flight hours across all customers. Block 1-plus was designed for increased electrical power, secure communications, auto land, increased Gross Takeoff Weight (GTOW), weapons growth, and streamlined payload integration capabilities.

 

Featuring a new high-capacity starter generator, the aircraft offers an increase in electrical power capacity over the current Block 1 design. This increased power provides the aircraft with significant capacity for growth. In addition, the upgraded electrical system includes a backup generator which is sufficient to support all flight critical functions. This vastly improves the reliability of the electrical power system by providing three independent power sources.

 

New communications capabilities will also be available in the Block 5, including dual ARC-210 VHF/UHF radios with wingtip antennas, allowing for simultaneous communications between multiple air-to-air and air-to-ground parties; secure data links; and an increased data transmission capacity.

 

Additionally, the new trailing arm main landing gear will be included in Block 5, enabling the aircraft to carry heavier payloads or additional fuel. This “heavy-weight” landing gear increases the aircraft’s landing weight capacity by 30 percent and its gross takeoff weight by approximately 12 percent, from 10,500 lb to 11,700 lb. (from 4,762 to 5,307 kg). The new landing gear will also be available as a field retrofit to operational Predator B systems.

 

“We continue to enhance the capabilities of our aircraft, improving their performance to meet emerging customer requirements,” said Frank Pace, president, Aircraft Systems Group, GA-ASI. “The first flight of the MQ-9 Block 1-plus follows in the footsteps of the aircraft’s combat-proven Block 1 configuration and is an important technological achievement that will provide increased effectiveness, increased multi-mission flexibility, and even greater reliability.”

“We’ve designed field retrofitable capabilities–lengthened wings, wing-borne fuel pods, and new heavy-weight landing gear–that greatly extend Reaper’s already impressive endurance and range while further increasing its operational flexibility.”

 

The strengthened landing gear was one of two capability enhancements proposed by GA-ASI in April 2012, following a study the company conducted, exploring potential improvements to the aircraft. Taking advantage of the increased GTOW increase, the aircraft will be able to carry additional payloads, including two external fuel tanks, extending typical Intelligence Surveillance Reconnaissance (ISR) mission endurance from 27 hours to 37 hours. To further increase multi-mission flexibility and capacity, GA-ASI proposed to replace the current 66 ft (20.11 mw) wings with 88 ft wings (26.82 m’), and adding two fuel pods, along with the heavy-weight landing gear, thus increasing mission endurance from 27 hours to 42 hours on ISR-only missions.

Predator B is currently operational with the U.S. Air Force and Royal Air Force as MQ-9 Reaper and the Italian Air Force as MQ-9, with NASA as Ikhana, and with the U.S. Department of Homeland Security as Predator B/Guardian. The aircraft is designed to perform multi-mission ISR and “Hunter-Killer” missions over land or sea, with more than 130 vehicles delivered to date.

 

Fully armed MQ-9 takes off on a mission in Afghanistan. Photo: US Air Force

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:45

RQ-4 Block 10 Global Hawk KQ-X programme

 

September 5, 2012 defense-unmanned.com

(Source: ABC News; issued September 4, 2012)

 

The Australian Defence Force is quietly resurrecting plans to buy seven huge intelligence and surveillance drones that could cost up to $3 billion. The unmanned aerial vehicles will be used for maritime surveillance and intercepting asylum seeker boats.

The decision comes despite claims that the Royal Australian Air Force's top commanders have long opposed the acquisition of unmanned aerial vehicles because they will put pilots out of a job and threaten RAAF culture.

The $200 million Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk reconnaissance drone is the largest, most expensive unmanned aerial vehicle in the world today.

Its vast wingspan of 39.8 metres can lift the craft to 65,000 feet and stay airborne for 35 hours with a non-stop range of 16,000 kilometres – eclipsing the endurance of similar manned aircraft.

In 2004, the Howard government was so impressed with Global Hawk that plans were announced to buy a fleet of 12 of the spy drones for $1 billion.

But in 2009 the acquisition was cancelled by Labor's Joel Fitzgibbon, who was defence minister at the time.

In May 2010, Opposition Leader Tony Abbott announced a Coalition government would buy three Global Hawks.

Despite this erratic political flight path, the idea of Australian Global Hawks remained in bureaucratic mothballs until July this year, when the latest Defence Capability Plan was quietly released.

Buried in the document were plans to bring forward by three years the acquisition of "high altitude, long endurance" unmanned aerial vehicles (UAVs).

The RAAF now wants seven large UAVs flying by 2019. The favoured option is a new, maritime surveillance version of the Global Hawk - the MQ-4C Triton. The estimated cost of the project is between $2 billion and $3 billion.

Triton had a shaky take-off in June 2012, when a demonstration version of the maritime drone crashed just three days before the official unveiling ceremony at Northrop Grumman's Californian factory.

A company spokesman insists the demonstrator that went down was an old, worn-out Global Hawk, bearing little resemblance to the new, improved Triton.

When it takes to the skies for the first time later this year, Triton will appear to be a slightly larger version of its cousin, Global Hawk.

However, leading American intelligence analyst and author Matthew Aid says they are two very different drones.

"Global Hawk was designed for pin-point imagery or eavesdropping on land targets, by over flight, or by flying obliquely up to 450 kilometres off an enemy’s coastline," he said.

"Triton was designed for broad area maritime surveillance – following ships from high altitude."

The US Navy expects to start flying the first of 68 Tritons on order by 2015.

Some will be based on the US territory of Guam to cover the Asia-Pacific region, while another detachment will fly out of Diego Garcia to monitor the Indian Ocean.

In March, the Washington Post reported
that the US is also considering basing Global Hawk/Triton on Australia's Cocos Islands.


The US Navy claims a single Triton 24-hour surveillance mission can cover nearly 7 million square kilometres of ocean – identifying every vessel in one vast sweep of the ocean.

But Mr Aid remains unimpressed. "Triton does not have anywhere near the range or payload capability of the Global Hawk, and from what I can gather its imaging sensors are nowhere near as good," he said.

The Royal Australian Air Force now wants Triton to support a new generation of manned maritime patrol aircraft, the P-8A, which looks like a converted 737 airliner.

Together, these two systems will replace the RAAF's aging fleet of P-3 Orions that have spent decades patrolling the vast expanse of ocean surrounding Australia - about 20 per cent of the world's sea surface.

Capable of being armed with both missiles and torpedos, the 8 P8 Poseidons already on order will also be capable of anti-submarine warfare.

But is Global Hawk/Triton worth the hefty price tag of at least $200 million each?

Andrew Davies of the Canberra-based Australian Strategic Policy Institute is not so sure.

"That's still a question to be answered. It can fly high and fast, but is really expensive. Each UAV plus ground support systems costs about $200 million each - you can buy a P8 for that," he said.

"So they’re not cheap. The question is can you do the job with a cheaper UAV?

"The Mariner is the maritime version of the Reaper (flown in Afghanistan and Pakistan). It flies slower and lower which can be a good thing as it can drop down and take a closer look at asylum boats for instance, with decks covered by tarps.

"The Mariner is much cheaper, priced in the tens of millions."

In 2006 the Mariner was put through its paces in a trial off Australia's North West Shelf. Mariner supporters say it offers 80 per cent of the capability of a Triton for one-tenth of the cost.

That is a powerful argument in Canberra these days, where the Defence budget has just been slashed by $5.5 billion.

Unlike the high flying unarmed Triton, the Mariner is also designed to carry missiles.

Mr Davies says low cost and an armed capability will be a big plus when flying into regional uncertainty. "It's about the Indian Ocean and securing our sea lanes," he said.

"In the Indian Ocean we see growing competition between the navies of China, India and the US. US attention is now pivoting towards this part of the world."

Other experts argue there is a far more urgent, humanitarian task to perform – border protection.

Kym Bergmann, the editor of Asia Pacific Defence Reporter and a former defence industry executive who worked on UAV projects, says Global Hawk should have been in Australian service years ago.

He claims this did not happen because RAAF pilots feared UAVs would threaten their jobs and traditions.

"Early in 2008 the new Labor [Defence] Minister [Joel Fitzgibbon] had some sort of brain snap and made a very dramatic announcement to the effect that the acquisition of Global Hawk was going to be deferred for a decade," he said.

"At the time as a relatively inexperienced minister, he was stampeded by some of the advice that was coming from the Air Force in particular.

"It was because [the RAAF] really preferred the idea of having a manned aircraft. It's because a manned aircraft is flown by guys with moustaches and flying allowances, rather than being operated by hyper intelligent nerds sitting in front of computer terminals, which is essentially how you operate a Global Hawk."

Mr Bergmann claims the RAAF senior commanders dropped their opposition to Global Hawk/Triton only after they were promised the P8 planes that still need pilots to fly them.

"It's been quite a dramatic conversion. They’ve now become enthusiasts for the technology, when in fact for the previous decade they'd done everything that they could to resist it," he said.

He says Australia urgently needs a maritime UAV capability and that Global Hawk/Triton is the drone for the job.

"It's highly likely that we're going to see more asylum seekers coming to Australia, there's going to be the possibility of increased transnational crime, there's going to be the possibility of increased illegal activities," he said.

"The high-resolution cameras and synthetic aperture radars mean that from an altitude of 60,000 feet at a distance of several hundred kilometres, you can use both your radar and your camera to give you crystal clear imagery right down to very, very small boats.
"You can really get down to rowing boat sizes. The quality of the imagery is quite phenomenal."

A growing number of younger RAAF officers now enthusiastically endorse a rapid expansion of the drone fleet. Since 2009 the Air Force has been flying leased, Israeli-owned Heron surveillance drones in support of Australian troops in Afghanistan.

Displaying the zeal of a convert, Wing Commander Jonathan McMullan, an RAAF pilot-turned-drone commander, recently returned from Afghanistan, declared: "The capability? It's like crack cocaine, a drug for our guys involved."

Rise of civilian drones

Tonight on ABC1, “Foreign Correspondent” sounds the alarm on the swarms of private and government drones gathering in American skies and surely bound for the rest of the world.

Some of the drones have live streaming cameras and the ability to carry other payloads, and tens of thousands of them are expected to take to the sky.

But who's at the controls? Potentially, anybody.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 11:30
La France, l'adieu aux armes ? (5/5) - par @MCabirol

 

31.08.2012 par Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Respectée pour ses compétences par ses alliés, l'armée française appartient encore au club restreint des puissances militaires autonomes. Mais elle est aujourd'hui face à un tournant pour maintenir ses ambitions opérationnelles pourtant déjà en mode de "juste suffisance". La très forte contrainte budgétaire et surtout la rédaction d'un nouveau Livre Blanc vont avoir certainement des conséquences sur ses moyens, et donc son fonctionnement. C'est ce qui ressort des auditions à l'Assemblée nationale des quatre grands patrons de l'armée française réalisées en juillet. Le dernier volet des cinq états des lieux proposés par "latribune.fr" montre que le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud est prêt à monter au front pour défendre la cohérence opérationnelle des armées.
 

Les quatre grands patrons des armées sont inquiets. Inquiets de l'avenir au moment où le nouveau gouvernement a lancé cet été des "travaux déterminants pour notre outil de défense" - la révision du livre blanc, déjà démodé alors qu'il ne date que de 2008, et la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire. "Nous savons que ces travaux seront conduits dans un contexte économique et financier difficile, très difficile", souligne le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui estime que la révision du livre blanc "imposera des choix conséquents". "Nous sommes à nouveau à l'heure des choix", explique-t-il. Tout en rappelant que "la guerre ne se prévoit pas toujours et la guerre que l'on imagine est rarement celle que l'on fait". "Nous serons surpris, c'est certain, estime-t-il. Nous serons impliqués dans d'autres crises, c'est également certain. Comme il est certain que la physionomie de nos engagements futurs bousculera nos références".

 

"Le monde réarme mais l'Europe désarme"

 

C'est pourquoi les grands patrons des armées ne veulent pas renoncer, en dépit des très fortes contraintes budgétaires qui s'annoncent, à certaines des ambitions opérationnelles de l'armée française. D'autant comme le rappelle l'amiral Guillaud, "le monde réarme mais l'Europe désarme : elle ne consacre plus que 1,6 % de son PIB à ses dépenses de défense, à comparer aux 5 % des Etats-Unis et aux chiffres imposants de la Chine (...). L'Europe désarme alors que la nouvelle posture stratégique américaine est en train de basculer vers la zone Asie-Pacifique". Du coup, le chef d'état-major des armées demande des clarifications sur "l'ambition politique mais aussi l'ambition opérationnelle" que le gouvernement en attend. "Quel rôle souhaitons-nous pour notre pays sur la scène internationale ? Quel rôle à l'Union européenne et dans l'Alliance atlantique ? Quelles opérations souhaitons-nous pouvoir mener ? Autant de questions structurantes car si nos ambitions déterminent notre outil, inversement notre outil contraint nos ambitions". Voici les ambitions sur lesquelles ils s'accrochent.

 

Quels moyens financiers ?

 

Les propos de l'amiral Guillaud sont clairs, très clairs. Il met en garde le gouvernement d'une logique comptable. "S'agissant de l'effort financier, il y a deux façons de voir les choses : soit l'on obéit à une logique strictement comptable - une photo noir et blanc, à un instant donné -, soit l'on regarde la vie avec les trois dimensions géométriques, plus le temps, plus les trois couleurs, plus la biologie. Vous pouvez vivre soit au jour le jour, soit avec une perspective. Je sais bien sûr où va ma préférence, mais c'est un choix qui ne dépend pas de moi". Et de s'interroger "où faut-il mettre le curseur et que faut-il sanctuariser". Selon lui, "toute diminution du budget se traduira mécaniquement par un abandon de capacité. Il est difficile de demander à un militaire de choisir s'il préfère qu'on lui coupe la main droite ou la main gauche en admettant qu'il soit ambidextre". Et d'insister pour que "budget 2013 et la prochaine Loi de programmation de finances publiques n'obèrent pas l'avenir".

 

Le prépositionnement des troupes françaises indispensable

 

Pour le chef d'état-major des armées, si la France veut "conserver une certaine influence", le "prépositionnement me semble une bonne chose". C'est d'ailleurs la solution "historique française, qui permet l'acculturation des troupes déployées". Ce que confirme le chef de l'état-major de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Présente au Tchad avec des avions de chasse, l'armée de l'air peut opérer ainsi au Sahel, notamment pour des missions de renseignement. "Une vraie puissance aérienne montre toute son utilité sur un théâtre aussi vaste", explique-t-il.

Le général Paloméros estime que "la prévention passe par le prépositionnement - six Rafale sont ainsi installés de façon permanente aux Emirats arabes unis, à Al Dhafra". Cette posture, précise-t-il, contribue "à la stabilisation du Golfe persique sans compter que ces avions pourraient au besoin intervenir très rapidement en Afghanistan". "Le prépositionnement à Djibouti permet lui aussi d'assurer un soutien aux nombreuses opérations dans la région, tout en contribuant à sa stabilisation", assure le général Paloméros. C'est également vrai dans les départements et collectivités d'outre-mer (DOM-COM), notamment en Guyane, en Nouvelle-Calédonie... Ce qui a permis à l'armée de l'air d'acquérir « une dimension internationale » grâce à la reconnaissance de la part de pays étrangers.

 

Un constat partagé par la marine. Car "la plupart des opérations militaires se déclenchent très vite, nécessitant la projection rapide d'un dispositif qui fait ensuite l'objet d'une planification plus élaborée, souligne le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Cela impose de notre part d'avoir, dans des zones de crise ou d'intérêt stratégique, des bâtiments prépositionnés". Ainsi la marine assure une présence en dans l'est méditerranéen, l'Océan indien ou le Golfe de Guinée. Ce qui permet à la marine de surveiller les 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE) de la France. "Si nous ne surveillons pas notre ZEE et ne montrons pas notre pavillon, nous serons pillés". En outre, il rappelle que "l'une des forces de la France repose sur son dispositif de bases mondiales, lequel repose sur les DOM-COM et les accords de défense que nous avons avec des pays comme le Gabon, la Côte d'Ivoire ou les Emirats arabes unis". Ce réseau a permis à la marine de disposer de "capacités d'action quasiment immédiates un peu partout". Ainsi, lors du séisme en Haïti, le fait d'avoir une base à Fort-de-France nous a offert un point d'appui très utile". Même stratégie pour l'armée de terre. J'ai souhaité capitaliser sur les infrastructures militaires des DOM-COM afin d'entretenir une formidable culture de projection", explique le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract Madoux.

 

La coopération oui mais elle a ses limites

 

"Il ne faut pas attendre des miracles de ces coopérations", avertit le chef d'état-major des armées. Un exemple de coopération inabouti : la brigade franco-allemande. "Cela fait des années, explique l'amiral Guillaud, que l'on essaie de déployer la brigade franco-allemande (dans une opération extérieure, ndlr). Nous n'avons pas réussi à le faire en Afghanistan pour deux raisons : d'abord, les Allemands étaient dans le nord du pays alors que nous étions dans l'est ; ensuite, les règles d'engagement, donc les consignes d'ouverture du feu, n'étaient pas les mêmes pour les Allemands et pour les Français (...) Si l'on veut que cette brigade fonctionne, il faut l'utiliser et non la laisser dans un camp d'entrainement ».

 

D'une façon générale, il estime ce serait « un leurre » de « tout miser sur les partages et mutualisations capacitaires ». Car la « smart defence » de l'Otan et « pooling and sharing » de l'Union européenne sont des opportunités intéressantes mais elles ne rempliront le vocation que si elles sont vécues par tous comme un atout pour faire plus ensemble et non comme une excuse pour faire moins chacun ».  Et de rappeler que « l'envie des Européens pour une défense commune reste faible. L'idée d'une Europe puissance ne fait guère d'émules ». Le général Paloméros y croit. « Cette approche de plus en plus capacitaire, interarmées et internationale, devrait nous permettre de limiter les impasses auxquelles nous serons contraints ». Il estime d'ailleurs que le développement de la défense et de l'Otan impliquera également que « nous passions par l'étape difficile du renseignement ».

 

Dans ce contexte, l'amiral Guillaud plaide lui pour des "coopérations renforcées", qui sont "le chemin le plus réaliste". A l'image de la coopération franco-britannique, « validée dans les faits lors de la crise libyenne ». « Elle doit être poursuivie avec détermination et réalisme parce que nos armées affichent des ambitions et un niveau comparables ». C'est ce que pense aussi l'amiral Rogel.  « Pour mutualiser, il avoir une valeur d'échange, estime le chef d'état-major de la marine. Or, nous avons des capacités navales que nous sommes les seuls à maintenir en Europe, ce qui limite les possibilités en la matière. Enfin, l'amiral Guillaud recommande de renforcer la coopération avec Berlin « indispensable » ainsi que trois autres pays (Italie, Espagne et Pologne).

 

Le renseignement essentiel

 

Le renseignement est la "mission la plus essentielle", estime le général Paloméros. L'armée de l'air dispose "d'une vraie culture en la matière", rappelle-t-il. Ainsi le premier avion qui a survolé l'Afghanistan en 2001 était un Mirage IV. Le renseignement a été aussi indispensable en Libye. "Le renseignement, dont il nous faudra renouveler les moyens avec les dernières technologies disponibles, fera d'ailleurs l'objet d'une réflexion dans le cadre du futur livre blanc".

 

Retrouvez les épisodes précédents :

 

> France, l'adieu aux armes (1/5) "L'armée française ne peut tenir certains de ses contrats opérationnels"

 

> France, l'adieu aux armes (2/5) "En matière d'équipements militaires, la France oscille entre grandeur et décadence"

 

> France, l'adieu aux armes (3/5) "Les déficiences dans l'entretien des matériels français"

 

> France, l'adieu aux armes (4/5) "Seuil d'alerte pour le moral des armées"

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:30
Les Mistral russes n’auront pas d’engins de débarquement

 

4 septembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La marine russe et le constructeur français DCNS ne sont pas parvenus à un accord sur une question importante concernant les BPC de la classe Mistral, a indiqué une source informée de l’industrie russe au journal Izvestiya.

 

Le ministère russe de la défense a rejeté la proposition de DCNS d’équiper les Mistral destinés à la marine russe avec des engins de débarquement.

 

« Les Français proposaient de fournir des engins de débarquement type L-CAT (construits par la CNIM). Cependant, la marine russe a rejeté cette idée sans en expliquer la raison, » indique la source. Selon le service de presse de l’état-major de la marine russe, aucune décision définitive n’a été prise pour l’instant sur la configuration des BPC Mistral.

 

« Les choses changent tous les jours. Actuellement, on en est à la définition du calendrier. Mais son contenu est secret, » a expliqué le porte-parole de la marine.

 

Selon la source, néanmoins, la Russie n’a pas d’autres possibilités que la proposition française. Selon lui, peu avant la signature du contrat des 2 premiers Mistral, le ministère de la défense russe a demandé au constructeur français d’adapter le radier pour pouvoir accueillir les engins de débarquement sur coussin d’air du Projet 12061 Murena, développé par Almaz Central Design Bureau. Cependant, les Murena sont plus larges et plus hauts que les L-CAT et que les LCAC américains et ne peuvent entrer dans le radier des BPC Mistral.

 

« Même si le radier est modifié pour pouvoir accueillir le Murena, sa capacité d’emport serait réduite. Actuellement, il peut accueillir le char de combat T-72, » a expliqué Vladimir Scherbakov, un expert naval.

 

L’ingénieur en chef du bureau d’études Almaz, Konstantin Golubev, a précisé que la conception des Murena ne pouvait pas être modifiée en raison du travail nécessaire. Il a rappelé que la construction des Murena était stoppée. Les 3 derniers exemplaires ont été vendus à la Corée du Sud en 2005-2006, rappellent les Izvestiya.

 

Selon Scherbakov, des engins du Projet 11770 Serna (développés par le bureau d’études Alekseyev) pourraient être utilisés. Le Mistral pourrait en accueillir au moins 2.

 

« Mais il faudrait effectuer des essais sérieux pour éviter les problèmes rencontrés avec les hélicoptères russes à bord du Mistral. Le Ka-27 n’entre pas dans le hangar, et le Ka-52 ne tient pas sur l’ascenseur, » rappelle l’expert.

 

Scherbakov a souligné qu’il reste de nombreuses questions en suspend pour la configuration des Mistral russes. Toutes doivent être évoquées lors de la visite à Paris du vice-ministre russe de la défense, Alexander Sukhorukov, à la fin septembre.

 

Référence : RusNavy (Russie)

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:50
Will Gripen-NG Project Bring More Defense Cuts for Sweden?

 

Sep. 1, 2012 By GERARD O’DWYER   Defense news

 

HELSINKI — Fears are growing in Sweden that the government’s plan to develop a next-generation (NG) “super” Gripen will further drain a largely static defense budget and force the Swedish armed forces into more cuts to core operations.

 

The government has put the total cost of acquisition for the planned 60 to 80 aircraft, including development costs, at $13.5 billion. The Swedish Air Force is expected to take delivery of the first JAS Gripen E/F aircraft in 2023.

 

The decision to develop a Gripen-NG E/F has split Prime Minister Fredrik Reinfeldts’ center-right coalition of Moderate, Liberal, Christian Democrat and Center parties.

 

The Moderates and Christian Democrats support the plan, but the issue has divided Center Party members. The Liberals oppose the project, which they fear will divert funding from core defense areas.

 

The government remains defiant. Foreign Minister Carl Bildt, a Moderate, on Aug. 29 described the ”super Gripen” project, which is tied to the sale of 22 aircraft to Switzerland, as an important step toward generating large-scale exports beyond the Swiss deal.

 

Under the agreement between the governments, signed Aug. 24, Switzerland will pay $3.25 billion for 22 JAS Gripen E/Fs. Sweden hopes to finalize contracts in 2013 and start first deliveries in 2018.

 

“This decision will make the JAS Gripen easier to sell globally,” Bildt said. “We will achieve the development and production of an advanced E/F version and hopefully find new buyers. This is a step in the right direction.”

 

The scale of the project, and the absence of a final cost, raises serious questions about how the program will affect core military spending and Sweden’s ability to protect and build on its present defense capability, said Allan Widman, the Liberal Party’s defense spokesman.

 

“The deal to sell 22 Gripens to Switzerland was agreed at a fixed price. This is a good deal for Switzerland, but leaves Sweden to carry the can for any budget overruns in development or production,” Widman said.

 

The Gripen upgrade report delivered by defense chief Gen. Sverker Göranson to the Ministry of Defense in March contained a project cost estimate, Widman said.

 

“This segment of that report remains classified. Not even the Parliamentary Defense Committee has seen it,” Widman said. “We still do not know what this program will cost, or if funding to finance it will come from the core defense budget.”

 

Reinfeldt defended the decision, saying the fighter sale and cost-sharing partnership with Switzerland forms part of a broader vision to grow Sweden’s reputation as a producer of high-end combat aircraft.

 

“The decision is necessary for our defense capability, but it is also positive for Swedish industry, job creation, exports, and research and development,” he said. “The defense industry employs over 100,000 people in Sweden. The fighter’s development leads to continuous technology creation and innovation.”

 

The Swiss alliance will enable Sweden to procure a high-capability fighter at a lower cost than if it funded the project alone, he said.

 

However, the government’s planned defense budget increase will be modest. Under the proposal, $45 million will be added to the defense budgets for 2013 and 2014 to cover JAS Gripen-NG related development costs. An additional $30 million will be included in defense budgets after 2014, Reinfeldt said.

 

The MoD has estimated development costs for the JAS Gripen-NG program at $5 billion.

 

The real cost may be higher, said Siemon Wezeman, a defense analyst with the Stockholm International Peace Research Institute.

 

“We don’t know what the final cost will be,” he said. “The big problem with programs like this is that it is very difficult to know at the outset what the final cost will be.”

 

Technical hurdles, exchange rate fluctuations, problems with sourcing parts from foreign suppliers, and problems in the development and testing stages could all add to costs, Wezeman said.

 

“The Gripen E/F will be an almost completely rebuilt and unproven version,” he said. “This is not just an upgrade of the existing Gripen; it is a complete redesign, and essentially a new aircraft. Because of the small number to be built, the R&D costs per unit are likely to be very high.”

 

The upgraded Gripen would grow in length from 14.1 to 14.9 meters, it would have a slightly wider wingspan, and its maximum takeoff weight would increase from 14 to 16.5 tons. The number of onboard weapon stations would rise from eight to 10, engine power would increase by 22 percent, and range would expand from 3,500 to 4,075 kilometers.

 

Sweden’s agreement with Switzerland comprises three parts: the acquisition of the upgraded Gripen; cooperation in maintaining and upgrading the Gripen during its lifecycle, up to 2042; and a linked agreement that will see the Swiss Air Force lease Gripen C/D version fighters between 2016-2021.

 

The military has found itself in a difficult position, said Peter Rådberg, a Green Party member of the Parliamentary Defense Committee.

 

“The military wants this Gripen-NG upgrade program,” Rådberg said. “They see it as improving Sweden’s overall defense capability while raising the country’s ability to better protect the skies in the High North and the Baltic Sea area. The jury is still out on what this will mean for funding in the core branches of defense which are already underfunded.”

 

The military’s March report noted that personnel will cost an additional $180 million annually by 2019, and an extra $300 million a year will be needed beginning in 2015 to cover projected equipment procurement needs.

 

Speaking to the Almedalsveckan Politics and Society conference in Gotland on July 1, Göranson said the military may be forced to mothball parts of the Navy, Air Force and Land Forces if forced to absorb funding for the Gripen-NG program.

 

All existing concerns over the adequacy of defense spending will be discussed with opposition parties in coming months, Defense Minister Karin Enström said.

 

“There will be enough money in future budgets for defense,” she said. “The details can be worked out later.”

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:29
EDA and OCCAR build links, seeking efficiencies through cooperation

Brussels - 27 July 2012 European Defence Agency news

 

 

The European Defence Agency and the Organisation for Joint Armament Cooperation today signed an Administrative Arrangement, paving the way for a closer relationship between these two important actors in European defence cooperation.

 

The European Defence Agency (EDA) and the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) fulfil complementary roles. In recognition of the close working relations established between EDA and OCCAR and the potential benefits and synergies stemming from still closer cooperation, an Administrative Arrangement (AA) was signed today by Ms Claude-France Arnould, the EDA Chief Executive and Mr. Patrick Bellouard, the OCCAR-EA Director.


Claude-France Arnould commented: “Thanks to this partnership, a project can be brought from concept to battlefields with fewer delays, delivering at greater speed and greater efficiency for our Member States.”


The AA constitutes the foundation and establishes the framework for further cooperation between EDA and OCCAR. EDA and OCCAR will seek to ensure that their activities are coherent, complementary and effective.


In pursuing cooperative projects and programmes, EDA and OCCAR will direct their efforts towards enhancing European defence capabilities, improving European Armaments cooperation, and strengthening the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB).


Patrick Bellouard expressed his conviction that: “From now on, integration into OCCAR of programmes originating from EDA’s work on capabilities and harmonisation of requirements, will run smoother, delivering maximum efficiency for our customers.”

Principles of cooperation

 With the signing of this arrangement, OCCAR and EDA become privileged partners in the field of defence capabilities development. Under the arrangement, EDA and OCCAR will share information on projects and programmes throughout their lifecycle, helping to guarantee a seamless handover in each case, with both parties remaining involved and informed at every stage.


EDA and OCCAR can now deepen their cooperation through the administrative arrangement and a security agreement on the exchange of classified information. EDA & OCCAR will subsequently identify cooperative projects initiated and prepared by EDA that may be managed by OCCAR.


This Administrative Arrangement forms part of both organisations’ ongoing efforts to engage with all defence stakeholders in Europe, delivering maximum efficiency for Member States.

EDA-OCCAR cooperation in practice

EDA and OCCAR have cooperated effectively on an ad hoc basis on several major projects. This arrangement incorporates the lessons learned from these projects.


 - For instance, on Maritime Mine Counter-Measures (MMCM), 13 states collaborated within an EDA programme harmonising requirements for the replacement of their capability. France and the UK have drawn from these results to launch a bi-lateral collaborative programme and have mandated OCCAR to manage the programme for two MMCM Mission Packages by 2018.


 - Also for MUSIS, seven Nations are cooperating in the framework of a Letter of Intent in the EDA context, while France and Italy launched the early phases of a bilateral OCCAR managed programme. MUSIS will federate future space systems for surveillance, reconnaissance and observation.


 - Another example is the European Secured Software Radio (ESSOR). An EDA project from 2007, the development of ESSOR has been entrusted to OCCAR with a programme division established in Bonn. This project will improve European military interoperability and help make European industry competitive in this crucial segment of the military communication market.


 - One more example is the Biological Equipment Development and Enhancement Programme (BIO-EDEP). The EDA is currently developing a demonstrator of various subsystems to detect, identify and monitor biological agents, and it is intended to transfer BIO-EDEP to OCCAR within a year. There it will lead to equipment that will enable European forces to operate in a biological threat environment, through increased protection and survivability of individual soldiers and units.

Looking ahead, EDA and OCCAR will intensify their cooperation to develop and enhance Europe’s air-to-air refuelling capability – a vital capacity in modern operations. As a first step they will investigate a multinational solution to fit air-to-air refuelling kits to A400M aircraft with a view to increase the European tactical air-to-air refuelling capability. As a second step they will investigate Multi Role Tanker Transport acquisition options to increase the European strategic air-to-air refuelling capability on the longer term. EDA and OCCAR’s joint efforts are contributing to elaborate a European solution to a European shortfall.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:49

Europe Flag

 

sept 3, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La « fin de la première séquence européenne, le début de la seconde », c’est ainsi que dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense français, on qualifie cette visite aujourd’hui (3 septembre) à Bruxelles. Assurément, il n’y a pas eu, depuis bien longtemps, de programme aussi chargé à Bruxelles pour un ministre de la Défense. Pour entrer en matière, petit déjeuner avec Michel Barnier, le commissaire (français) au Marché intérieur, puis entretien avec Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen ; et tour des projets de l’agence européenne de Défense Claude-France Arnould. L’après-midi aura lieu des entretiens avec José-Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, et avec Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, avant de finalement, diner avec le ministre belge de la Défense, pour un entretien bilatéral.

 

Une toile patiemment tissée autour d’un noyau dur

 

Têtu comme un Breton qu’il est (:-), Le Drian a une idée en tête, relancer l’Europe de la Défense, et pas à pas, entretien après entretien, il tisse sa toile, sans doute moins « effet d’annonce » que l’était la précédente équipe mais, peut-être, plus efficace. Il a ainsi rencontré déjà une demi-douzaine de ses homologues à commencer par ceux dont la France est proche — britannique — ; les Weimar Plus — allemand, polonais, italien, espagnol — et quelques pays volontaires — finlandais et chypriote (par téléphone). Un premier « noyau dur » en quelque sorte. Il a également reçu l’ensemble des ambassadeurs de France présents dans les pays de l’Union européenne — une « première » pour un ministre de la Défense, souligne-t-on à Paris — pour parler de relance de l’Europe de la défense.

 

Une chance pour l’Europe de la Défense

 

Pour le Ministre, il est temps d’agir et le moment est propice. Les Européens ont une « chance historique » aujourd’hui pour se réorganiser. Le rééquilibrage américain vers le Pacifique est aujourd’hui avéré et incontournable, « les Européens doivent donc passer du statut de « consommateur de sécurité » à celui de « producteur de sécurité » » explique-t-il. C’est la première année où les dépenses Asiatiques dépassent les dépenses européennes. La crise économique affecte aussi profondément les budgets ; si « les Européens n’agissent pas pour faire converger leurs intérêts capacitaires », ils n’auront pas d’autre choix que de les « perdre ». Il ne s’agit pas de faire un « nouveau traité à 27 » mais d’avoir des « capacités disponibles, plus fréquemment opérations extérieures ». Ce qui suppose « à la fois d’avoir un projet industriel et un projet politique ».

 

La France en partenaire incontournable

 

Dans l’échiquier européen, en matière de défense, seule la France a position de « rassembleur ». Un rôle auquel ne veut pas prétendre le Royaume-Uni, pour des raisons politiques, et ne peut pas prétendre l’Allemagne, pour des raisons à la fois historiques et philosophiques, et également budgétaires (NB : malgré une population et un PIB supérieur, ses dépenses restent plus faibles d’environ 10% par rapport à la France). L’accord de Lancaster House a laissé quelques partenaires habituels de la France (Allemagne, Italie, Espagne, Pologne…) un peu « amers » et « froissés » par cette relation, perçue comme quasi-exclusive, donc excluante d’autres partenariats. Et ceux-ci cherchent donc à bâtir d’autres relations (sans la France).

 

Dénouer l’imbroglio de Lancaster House

 

La donne est claire. D’un côté, la France s’est engagée dans un partenariat avec le Royaume-Uni, partenariat qui confine à « l’intimité militaire » comme l’explique un proche du Ministre. Il est vrai que les deux pays partagent une certaine proximité tant en termes de taille de l’armée que de relation avec le pouvoir et surtout de capacité d’engagement à l’extérieur. « C’est le pays avec lequel on est le plus proche, en opérations. C’est celui avec qui on parle le plus de la Syrie, du Sahel et du Nord Mali. Il est donc naturel également de parler capacités et renforcement industriel » poursuit notre interlocuteur. De l’autre côté, ce partenariat quasi-exclusif a « froissé », laissé de côté les autres partenaires européens, habituels de la France – Allemagne, Italie, Espagne – ou nouveaux – Pologne. Ce qui a fait quelques dégâts politiques qu’il importe de réparer. L’idée de pouvoir ouvrir l’accord de Lancaster House aux autres Européens – ou du moins certains chapitres – serait une solution. Mais elle suppose l’accord des Britanniques. Et, c’est là que l’imbroglio se corse. Ceux-ci ne veulent absolument pas entendre parler de coopération sous un chapeau européen et préfèrent le « bilatéral », pour des raisons à la fois politiques, économiques et historiques… La piste de solution est donc assez étroite et demande du doigté. Ainsi la volonté allemande de pouvoir participer au projet franco-britannique de drone n’a pas encore été acceptée mais pas refusée. « Les Britanniques n’ont pas dit non. Ils sont, assez, à l’écoute».

 

La question du QG européen toujours tangente

 

De même, les Britanniques ne veulent toujours pas entendre parler d’un QG européen permanent – un chiffon rouge – mais ils pourraient être sensibles au problème posé en opération. « Ouvrir et fermer à chaque fois un QG (comme c’est obligatoire aujourd’hui sans QG permanent, fait perdre du temps » précise-t-on du côté de Le Drian. « Et on ne capitalise pas les retours d’expériences, il faut donc trouver une forme de pérennité qui ne soit pas synonyme d’unicité du commandement des forces ». On est donc à la recherche, coté français, de solution « pragmatique » qui permette d’apporter une solution qui suscite l’accord des 27.

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 07:15

Mindef

 

01-09-2012 Nouvel Observateur

 

Les chefs d'état-major des armées mettent en garde contre de nouvelles coupes budgétaires et réductions des moyens de la défense qui compromettraient à terme la capacité des armées à remplir leurs missions.

 

Des militaires très sollicités ces dernières années, en Afghanistan ou en Libye, dont le moral est, selon eux, "au seuil d'alerte".

 

Auditionnés durant l'été par la Commission de la défense de l'Assemblée nationale, à la veille des discussions sur le nouveau Livre blanc, les premiers militaires de France ont exprimé leur satisfaction d'avoir conduit depuis 2008 la rationalisation de la défense sans entamer l'efficacité des forces.

 

Mais ils ont aussi souligné la fragilité d'un dispositif soumis à de lourdes réductions d'effectifs et de moyens. Des coupes drastiques - 54.000 postes supprimés entre 2009 et 2015 -, qui pèsent sur le moral des militaires.

 

"La France dispose d'une belle armée, dont les succès sont reconnus sur la scène internationale. Mais cet outil présente des fragilités qui, dans le contexte économique et financier que nous connaissons, pourraient sous peu affecter sa cohérence", a prévenu l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées (CEMA), entendu mi-juillet par les députés, selon le compte-rendu d'audition.

 

Evoquant la "sous-estimation" dans le cadre de la réforme engagée en 2008 des moyens nécessaires notamment à la maintenance des matériels, l'amiral Guillaud estime qu'au final, "en termes de capacités, la traduction intégrale de l'ambition politique" fixée aux armées "n'est plus tenable".

 

Le CEMA s'inquiète en particulier de capacités "notoirement insuffisantes", en terme d'avions ravitailleurs, de drones, et du niveau des stocks de munitions.

 

Il attend "un cap clair" du nouveau Livre blanc, préalable à l'élaboration de la Loi de programmation militaire (2014-2019), mais prévient que "toute diminution du budget se traduira mécaniquement par un abandon de capacité".

 

Pour l'amiral Guillaud, "le moral des armées est aujourd'hui au seuil d'alerte" et ni les résultats opérationnels ni "la qualité des relations humaines" dans les armées "ne parviennent plus à masquer les inquiétudes pour l'avenir".

 

Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel, entendu le 18 juillet, considère pour sa part que le format de la marine est aujourd'hui "juste suffisant" pour remplir ses missions.

 

Le maintien en condition opérationnelle des bâtiments, des avions et hélicoptères embarqués, leur taux de disponibilité insuffisant, et le nécessaire renouvellement de la flotte, sont au coeur de ses préoccupations.

 

Inquiétude également quant à de nouvelles baisses d'effectifs, après une réduction de 6.000 postes décidée en 2008. "Si l'on nous demandait des réductions d'effectifs supplémentaires, la situation pourrait devenir grave", souligne-t-il.

 

La disponibilité des matériels est également la "plus grande préoccupation" du général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air (nommé depuis à l'Otan, ndlr).

 

Satisfait que l'armée de l'air puissse "intervenir dans toutes les missions" qui lui ont été fixées par le Livre blanc de 2008, il constate que les armées "sortent assez fatiguées des réformes en cours".

 

Profondément restructurée depuis 2008, l'armée de terre a franchi pour sa part "à la baisse, cette année, le seuil symbolique des 100.000 militaires", a souligné son chef d'état-major, le général Bertrand Ract Madoux, entendu fin juillet.

 

"Si nous avons du mal aujourd'hui à assumer tous les contrats opérationnels, c'est du fait d'un problème de moyens : on a en effet +rogné+ au fil des années dans les munitions, les stocks, dans les pièces de rechange, dans les crédits d'entretien programmé du matériel", a-t-il regretté.

 

Le général résume en conclusion l'inquiétude de l'état-major avant l'élaboration du Livre blanc : "Nous ne souhaiterions pas que la +technocratie budgétaire+ nous fasse collectivement passer dans un cadre toujours plus petit, au détriment de la cohérence et au mépris d'une analyse objective des dangers de ce monde".

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