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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 07:30
Sukhoi fighters to be equipped with BrahMos missiles

June 19, 2012 idrw.org SOURCE: PTI

 

 India is moving towards joining the club of few countries having air-launched cruise missiles with a proposal to equip IAF’s frontline fighter aircraft Su-30 MKI with BrahMos.

 

The Cabinet Committee on Security (CCS) is soon expected to consider the proposal of the Defence Ministry to procure the air-launched version of the 290-km-range BrahMos supersonic cruise missiles for the Indian Air Force, sources said.

 

The proposal involves sanctioning of funds for the integration and testing of the BrahMos missile on the Russian-origin Su-30MKI of the IAF, they said.

 

As per the plans, the first test of the air-launched version of the supersonic cruise missile, developed jointly by India and Russia, is to be conducted by December-end.

 

Sources said two SU-30 MKI of the IAF would be modified indigenously by the Hindustan Aeronautics Limited (HAL) at its Nasik facility where they will also be integrated with the aerial launcher developed by the BrahMos.

 

The BrahMos missiles integrated on the Su-30s will help the IAF in achieving the capability to deliver a deadly-blow to enemy formations from stand-off ranges of around 300 km without getting close to them.

 

The air-launched version, they said, will be lighter and smaller than the land-based version of the missile so that it can be fitted to the aircraft.

 

One of the two speed boosters in the missile has been removed for the air version of the weapon system as after being launched from an aircraft moving at a speed of more than 1.5 mach, the missile will automatically gain its momentum and maintain its speed of 2.8 mach, the sources said.

 

The range and speed of the missile will remain the same as that of its land and ship-launched versions, they said.

 

At present, only a few countries like the US have air-launched cruise missiles.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:55
Backpack Guided Missiles

 

 

June 19, 2012: Strategy Page

 

Israel is now exporting its 75mm Mini-Spike lightweight guided missiles. Three years ago an Israeli firm introduced this lighter, smaller guided missile system for Israeli forces. This is the smallest member of the Spike guided missile family, which all share many common components and technologies.

 

The Mini-Spike was designed for company and platoon size units in need of a lightweight precision attack weapon. Mini-Spike weighs 12 kilograms (26.4 pounds) and is designed for operation by one man. Max range is 1,200 meters. The missile uses a "fire and forget" guidance system. That is, once the operator gets the target in the CLU crosshairs and fires the missile the computer and seeker in the missile warhead memorizes the target and homes in on it. The infantry love this because it allows them to take cover once the missile is fired. The operator can also order the missile fly straight, high or low towards the target. The CLU has night vision and video recording capability and can be used just for surveillance.

 

Mini-Spike consists of two components. There is an 8 kg (11.6 pound) CLU (Command and Launch Unit), for indicating the target and sending radio signals to the missile. Individual missiles come in firing containers weighing 4 kg (8.8 pounds) loaded. A soldier typically will carry the CLU and two missiles. There is also an optional tripod available. The missile warhead is designed to kill or injure people and destroy structures, not penetrate armor. The operator can deactivate the warhead after launch, to minimize collateral damage.

 

Mini-Spike is meant to provide a cheaper and smaller (and more portable) alternative to missiles like the U.S. Javelin. Introduced in 2002, Javelin weighs 22.3 kg (49 pounds, with disposable launch tube and battery/seeker coolant unit) and is fired from a 6.4 kg (14 pound) CLU (command launch unit). The CLU contains a 4x day sight and a 9x heat sensing night sight. The missile has a tandem (two warheads to blast through reactive armor) that can hit a target straight on or from the top. This latter capability enables the Javelin to destroy any existing tank (including the U.S. M1) with its 8.2 kg (18 pound) warhead. Maximum range is 2,500 meters. Best of all, the seeker on the missile is "fire and forget." Mini-Spike costs about half what Javelin systems go for and are easier for infantry to carry around. Infantry rarely need a missile as powerful as Javelin. More frequently the demand is for something smaller like Mini-Spike.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:10
Systèmes antimissiles : la Chine et l'Inde veulent mettre fin au monopole américain

 

18.06.2012 Ilia Kramnik, La Voix de la Russie

 

Aidés par la Russie, les deux pays pourront se doter d’un dispositif de défense efficace très prochainement.

 

Le développement de systèmes anti-missiles et anti-satellites n'est pas une prérogative des États-Unis et de la Russie. Cet équipement est également développé par de nombreux autres pays, notamment la Chine, Israël et l'Inde. L’élaboration de ces systèmes, provoquée par la prolifération des missiles, devient une partie intégrante de la politique militaro-industrielle des principaux Etats de l'Eurasie.

 

La question du potentiel de la Chine dans ce secteur a été évoquée pour la première fois en janvier 2007. C’est alors que le lancement d’un missile intercepteur, qui a détruit le satellite météorologique chinois Feng Yun-1C a été effectué depuis le territoire de la RPC. L’interception de l'engin spatial à une altitude de 864 kilomètres par un tir direct est bien la preuve du fait que la Chine possède un potentiel dans ce domaine.

 

Pour évaluer l'importance de cet événement, il faut se rappeler que la plupart des satellites militaires est placée sur une orbite plus basse. L'attaque contre une constellation de satellites risque de compromettre le potentiel d'une armée moderne, dont les actions sont impossibles sans cette «composante spatiale».

 

Toutefois, la situation est différente avec le développement des dispositifs chinois de la défense antimissile. L’interception d’un missile balistique est différente de l’interception d’un satellite en termes de temps qu’il faut pour que le système détecte la cible, sa classification, ainsi que les solutions pour son lancement. La Chine ne possède plus les capacités nécessaires pour déployer un système moderne et complet de défense aérienne. Le dispositif le plus avancé parmi les systèmes anti-missiles en service actuellement à l’armée chinoise, c’est le S-300PMU/PMU2 acheté à la Russie. Quant à ces propres capacités dans ce domaine, elles se limitent pour l’instant à la création des copies du dispositif russe, connues sous le code HQ-9.

 

Le potentiel antimissile de la Chine se trouve donc dans le premier stade de l’élaboration. Ces systèmes de défense antiaérienne sont capables de se défendre contre des avions et des missiles de croisière, mais pas contre des missiles balistiques.

 

Le développement des systèmes anti-satellites de l’Inde était évoqué dés les premiers lancements dans l’espace dans ce pays. C’est surtout après le test réussi du lancement du missile Agni 5, dont la portée dépasse 5000 km, que ces projets étaient discutés sérieusement dans le commandement indien. «Le lancement d’Agni 5 a ouvert une nouvelle ère. En plus de nouvelles fonctionnalités de notre défense stratégique, le missile ouvre des perspectives fantastiques dans la création des armes anti-satellite et le lancement de petits satellites », explique Vijay Kumar Saraswat, chef de la Defence Research and Development Organisation (DRDO), l’agence gouvernementale indienne, responsable du développement des technologies militaires.

 

Selon les experts, le « chasseur des satellites » indien sera créé sur la base du modèle soviétique de ce type d'armes. Le principe de fonctionnement de ce système est simple : l’intercepteur sort en orbite, effectue la manœuvre de rapprochement, et détruit l’appareil spatial ennemi avec une explosion dirigée. L'avantage de cette méthode, c’est qu’elle garantit une interception plus sûre, mais au dépens du temps que prend toute l’opération.

 

La défense anti-satellite est moins d’actualité pour l’Inde que la défense antimissile. Une longue histoire des relations compliquées avec le Pakistan et la Chine, qui possèdent tous les deux un arsenal important de missiles de portée courte et intermédiaire, capables de viser des cibles en Inde, forcent le pays à surveiller de près les élaborations technologiques étrangères en matière de la défense antimissile.

 

L’Inde développe ses propres technologies en matière de la défense antimissile depuis longtemps, mais pour l’instant ces recherches n’ont pas été couronnées de succès. Les spécialistes du complexe militaro-industriel indien utilisent un missile balistique de moyenne portée comme base pour le missile intercepteur. L’absence de radars modernes, qui correspondraient aux systèmes américains de standard Aegis ou aux nouveaux radars russes, pose également problème.

 

L’Inde essaie de compenser le manque de ces systèmes par l’acquisition des dispositifs étrangers. L’Israël influence beaucoup la politique du pays dans ce domaine, car il est son partenaire de longue date dans le domaine militaire. Cependant, en fournissant à l’Inde des missiles téléguidés de moyenne portée, l’Israël n’a pas encore fourni à l’Inde le système Arrow, capable d’intercepter des cibles balistiques. La raison ce cela – c’est la position des Etats-Unis : Arrow a été créé grâce à une participation non négligeable des Etats-Unis, et les américains ne sont pas très enclins à transmettre leurs technologies aux pays tiers, surtout s’ils ne sont pas leurs alliés militaires. En 2002, les Etats-Unis ont déjà bloqué un tel accord, et l’Inde n’a pu se procurer que deux radars Green Pine, alors qu’elle espérait obtenir le système Arrow en entier.

 

Si l’Inde conclut un accord sur l’achat des systèmes russes S-400 ou S-300VMD, elle aura des chances réelles de se doter d’un système antimissile opérationnel dans un futur proche. /G.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:32

Foxhound-light-protected-patrol-vehicle-in-Afghanistan.-Pho.jpg

 

19 June 2012 army-technology.com

 

The British Army's new Foxhound light protected patrol vehicles are currently undergoing final testing in Helmand desert, Afghanistan, prior to their operational deployment by end of the year.

 

UK defence secretary Philip Hammond said that £270 had been spent on 300 of the British-built vehicles to help keep troops protected.

 

"Foxhound's arrival in Afghanistan is great news for our soldiers," he said. "Our servicemen and women deserve the best protection we can get them."

 

Designed and built specifically for UK armed forces, the agile and versatile vehicle will become the mainstay in the British Army to protect troops from threats in Afghanistan.

 

The vehicle is lighter and smaller when compared to protected vehicles such as Mastiff and Ridgback.

 

Equipped with advanced protected patrol vehicle technology, the vehicle's size and weight offers significant levels of blast protection.

 

General Sir Peter Wall, chief of the general staff, added: "Foxhound gives the British Army the very latest level of protection on operations. This has been a well-run programme that will play a key role in equipping the army of 2020."

 

Incorporated with Formula One racing technology to provide speeds of up to 70mph, the v-shaped hull vehicle also safeguards crew against improvised explosive devices.

 

The UK Ministry of Defence (MoD) has awarded a £90m contract for an additional 100 Foxhounds to General Dynamics Land Systems: Force Protection Europe (GDLS:FPE), which brings the total number of vehicles to be delivered to British army to 300.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 08:39

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

photo Armée de l'Air

 

16.06.2012 Le Fauteuil de Colbert

 

L'actuel système de drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de l'Armée de l'air -et de toute la France à vrai dire- est constitué par le système Harfang (quatre vecteurs et deux stations au sol). Il s'agit d'une version francisée, par EADS, du drone israélien Héron. Les drones sont de la classe des 1 tonnes, et auraient une autonomie de 24 heures. Le rayon d'action d'un drone MALE dépend de sa liaison avec sa station de contrôle :

  • s'il s'agit d'une liaison radio, alors il est, manifestement, dit que la portée du système ne dépasse pas celle de la liaison, soit 200 km, environ ;
  • s'il s'agit d'une liaison satellitaire (bien plus onéreuse) alors la portée du système dépend de l'autonomie intrinsèque du vecteur. 

Les drones MALE de l'Armée de l'Air ont été engagés en Afghanistan et en Libye pendant le conflit de 2011. Le rythme des opérations aurait été assez difficile à tenir avec seulement un système à quatre vecteurs.

 

Le système Harfang devait être remplacé en 2014. Pourquoi ? La raison n'a jamais été très clairement avancée. Mais, il semblerait que la première raison qui amène à s'intéresser à un "remplacement" de ce système c'est que... son contrat de maintien en condition opérationnelle (MCO) arrive à échéance en 2014. Forcément, dans ces conditions là, et tant que les état-majors jugeront utiles une telle capacité pour les opérations passées, présentes et à venir, il faut intervenir.

 

La suite des opérations était assez clair pendant un temps :

  • première phase, il s'agissait de donner une suite (toute neuve) au système Harfang par le développement d'un nouveau système intérimaire. Ce nouveau programme doit permettre de consolider les capacités industrielles françaises en matière de drones (MALE).
  • Seconde phase, il est question de développer un drone MALE "durable" à l'horizon 2020 et d'une ampleur bien plus importante.

Il y avait plusieurs solutions pour prendre la relève des Harfang. A priori, il n'y a pas eu un grand zèle pour renouveler de contrat de MCO. Il semblerait que l'Armée de l'Air tienne absolument à changer d'échelle en obtenant un nouveau système intérimaire, et surtout, un système où les vecteurs tendraient à être de la classe des 3 à 4 tonnes.

Cet renouvellement et cet accroissement des capacités nationales en terme de drones MALE au plan opérationnel doit s'accompagner d'une progression industrielle au second plan. C'est-à-dire que les savoir-faires acquis pendant l'opération Harfang doivent fructifier, et au moins perdurer.

Sur ce dernier point, il est assez difficile de savoir ce qui a été appris par l'industriel européen (EADS) pendant l'opération Harfang. La francisation du système a été l'occasion d'un très beau ratage financier, et de retards exceptionnels puisque le système devait entrer en service en 2003, et il ne vola dans l'escadron d'essais qu'en 2008. L'Armée de l'Air est-elle étrangère à cet état de faits ? La forcée aérienne française ne serait pas tout à fait étrangère à ces péripéties malheureuses car il semblerait que cela soit elle qui ait presque totalement transformée l'achat d'un produit sur étagère en développement d'un nouveau produit.
Est-ce que ce programme a été l'occasion d'enregistrer de nouvelles compétences dans l'hexagone ou dans l'Europe ? A priori, les compétences engrangées sont suffisamment faibles pour que le nouveau programme de drones MALE intérimaires se réalise une nouvelle fois avec un partenaire étranger.

En effet, le MALE durable qui doit apparaître en service à l'horizon 2020 doit être le fruit d'un programme à "plusieurs" entre européens. Le marché des drones MALE s'annonceraient juteux pour les prochaines années, et donc, forcémment, celui qui maîtrise le mieux son sujet a le plus de chances de profiter des retombées économiques d'un programme de drones MALE, même réalisé en coopération.

Ce tonnage accru pourrait s'expliquer par le besoin d'emporter plus d'équipements, tout en ayant une capacité à persister sur zone plus élevée. En outre, cela permet d'emporter des armes à bord du drone.

L'armement des drones (avec pilotes en l'occurence, le drone est téléguidé, il n'est pas en fonctionnement sur intelligence artificielle) semble avoir été admis par l'état-major des armées depuis les opérations en Afghanistan. C'est ce que font les américains depuis de nombreuses années avec les drones Predator (classe des 1 tonnes) et Reaper (classe des 4 tonnes) de General Dynamcis. Les drones MALE américians permettent de surveiller des localités dans les zones tribales du Pakistan dans l'optique de réaliser des frappes d'opportunité. C'est-à-dire que le renseignement collecté sur le terrain peut être directement transformé en action. C'est dans le même ordre d'idée que des drones MALE auraient pu servir en Libye : leur persistence sur zone leur aurait offert la possibilité de frapper les troupes loyalistes au moment le plus opportun. Entre un drone MALE persistant sur zone et une patrouille de Rafale, le coût financier pourrait être à l'avantage du drone.

Il y a d'autres aéronefs qui peuvent avoir une endurance assez comparable sur zone à celle d'un drone MALE armé. Mais ce dernier bénéficie de sa très faible taille, et donc de sa très faible surface équivalente radar, ce qui permet de s'affranchir de quelques frontières aériennes sans être repéré, ou bien d'agir dans une très forte discrétion.

Enfin, la vitesse de l'Harfang, environ 200 km/h, aurait été jugé beaucoup trop faible (contre près de 500 km/h pour le Reaper).

 

Ce premier état perceptible des faits permet de constater quels concurrents ont pu être plus ou moins écartés :

  • le premier d'entre eux est le MQ-1 Predator qui est donc de la classe des 1 tonnes : si le Harfang est jugé trop léger par rapport aux nouveaux besoins, alors il y avait peu de chances qu'il soit retenu.
  • Le second, et peut être le plus important, est le Patroller de SAGEM.

Le Patroller représente tout ce que l'on peut demander à nouveau drone MALE sur le plan industriel. L'industriel, Sagem, est le même qui avait, en son temps, réalisé les systèmes Sperwer qui avaient été vendu aux Pays-Bas, au Canada (mais il s'agissait d'un drone tactique) et accessoirement à l'Armée de Terre .
Pour réaliser le Patroller, Sagem délaisse la réalisation de la cellule du vecteur à un industriel allemand qui est spécialisé dans la réalisation de planeurs (l'entreprise STEIME). La firme française s'occuperait essentiellement de l'intégration des divers équipements et logiciels à bord de la cellule pour en faire un drone MALE à part entière. Mer et Marine, et d'autres, ont pu largement commenté que ce système fonctionne, et est en essais en vol.

C'est-à-dire, et il ne faut pas se lasser d'insister très, très lourdement qu'il y a un système de drones MALE, intérimaire, franco-allemand, qui poursuit ses essais en vol depuis presque deux ans.

Qui plus est, Mer et Marine relatait il y a très récemment que le drone Patroller essayait un équipement AIS dans l'optique de proposer une version de surveillance maritime de ce drone (programme AVISMAR ?).

Aussi, si l'industriel français ne reçoit pas de commandes pour son drone MALE d'ici à l'année prochaine, il devra abandonner la partie. La France entreterait dans la situation paradoxale où le seul industriel capable de réaliser les objectifs des gouvernants et des militaires en matière de drones MALE, et qui n'aurait pas été soutenu, devrait disparaître de la partie. Alors, certes le Patroller n'est pas dans le sacro-saint créneau des 4 tonnes de l'Armée de l'Air, mais est-ce que les forces armées et les administrations n'auraient pas à gagner à disposer de plusieurs systèmes de drones MALE ? Il convient de relever que depuis que le nouveau drone tactique de l'Armée de l'Air (le Watchkeeper de Thales qui devrait être prochainement commandé) nécessite une piste de décollage, la frontière est très mince entre ce drone "tactique" et un drone MALE de la classe des 1 tonnes.

 

Par contre, il y a l'autre drone MALE américain, le Reaper, qui rentre dans le cadre des besoins français. Vincent Lamigeon (magazine Challenge) avait eu vent de l'offre que General Dynamics aurait faite à la France : quatre vecteurs, plus deux autres pour l'attrition, un banc d'essais, deux stations au sol, et dix ans de MCO (2000 heures de vol par année) pour 209 millions d'euros (contre 700 millions d'euros pour la proposition de Dassault avec le même nombre de vecteurs et des capacités inférieures). Il faut dire que le système américain est produit à la chaîne.

 

Du côté de l'Europe, il y avait plusieurs propositions pour un nouveau système de drones MALE intérimaires :

  • EADS souhaiterait soit prolonger les Harfang actuels (ce qui heurte les besoins de l'Armée de l'Air) tout en poursuivant le développement du drone MALE maison, le Talarion,
  • Dassault Aviation souhaiterait, visiblement, se positionner sur le marché en francisant un nouveau système de drones MALE israélien (le Héron TP, qui semble être la succession du premier) avec, pour l'avenir, le projet de réaliser un drone MALE franco-britannique (le dénomé Télémos).

Il semblerait que pendant un temps il y ait eu un "deal" entre les firmes française et européenne :

  • l'une avait en charge la maîtrise d'oeuvre du démonstrateur d'UCAV européen (le nEURON dont les maitres d'ouvrage sont Dassault et la DGA) tandis que l'autre y est équipementier :
  • l'autre avait en charge la maîtrise d'oeuvre du programme de drones MALE durable européen (EADS avec le Talarion) alors que l'autre n'y était que équipementier. 

Cela aurait été le partage des tâches en Europe. En fait, il s'agirait avant toute chose (et comme souvent) de logiques industrielles : les deux entreprises veulent se positionner sur le marché des drones MALE qui semblent bien plus profitable puisque le "marché" des UCAV n'existent pas. Le programme nEURON ne prévoit que la réalisation d'une mission de démonstration avec un bombardement, il n'aboutira pas à la construction en série de drones.

 

Dassault Aviation se serait donc positionné finalement sur le marché des MALE en prétendant réaliser le nouveau système MALE intérimaire pour l'Armée de l'air. Pour ce faire, l'industriel français choisit l'israélien IAI pour franciser le Heron TP. L'arrivée en service de l'engin dépendra du degré de francisation de celui-ci : selon les exigences, il arrivera en service dans les deux à quatre ans après la décision prise.
Il va s'en dire que personne n'a vraiment fait remarquer ouvertement que si la décision était défintivement prise en 2012, alors le nouveau système arriverait en service en 2014 ou en 2016 pour durer jusqu'en 2020 où le drone MALE "européen" doit lui aussi entrer en service : entre 4 à 6 ans de service pour un investissement de 700 millions d'euros pour un système, c'est très coûteux.

 

Il y a de très nombreux obstacles au projet de Dassault :

  • à quoi bon franciser encore un drone israélien ? Est-ce que l'achat des drones Hunter et la francisation du drone Harfang ont été à la source d'enseignements ? Il faut croire que les industriels israéliens savent travailler sans vendre leurs secrets. 
  • Un programme pour pérenniser l'indépendance de l'industrie nationale ? "Un argument étrange, sachant que Dassault et Thales n'auront guère que quelques systèmes de communication (satellite, notamment) et peut-être un radar SAR à se mettre sous la dent".
  • L'investissement a-t-il été contrebalancé avec une prolongation des Harfang ?
  • Le plus beau, et c'est notamment l'argument qui aurait pu écarter le Patroller, la solution industrielle franco-allemande : le drone israélien ne peut pas emporter d'armes car il s'agit d'un drone conçu dans le cadre de missions de surveillance et de renseignement avant toute chose !
  • Enfin, et encore une très belle chose à relever : "Avec francisation, les sénateurs jugent que les chiffres de Dassault-IAI (370 millions d’euros) « appellent les plus expresses réserves, tant ils paraissent sous-estimés », rappelant qu'une même proposition de francisation du Heron TP émises par Dassault en 2010 était de 700 millions d’euros, soit presque le double".

C'est donc pourquoi les sénateurs ont fait barrage pendant un temps (puisque l'Assemblée a le dernier mot) au projet du gouvernement sortant, quand le Sénat a changé de majorité. Vincent Lamigeon relate très bien et très régulièrement les péripéties de ce programme.

 

Le journaliste relate une oppositon qui explique bien pourquoi les choix sont minces : la filiale Défense d'EADS, Cassidian, et notamment l'allemand Bernhard Gerwert, aurait bloqué autant que possible une autre solution : la construction de systèmes Reaper américains par l'industriel européen. En effet, il semberait que ce projet là ait inquiété l'industriel qui aurait craint pour le projet Talarion de drone MALE européen durable pour 2020.


Mais cela pourrait donner du grain à moudre au moulin de Dassault car l'industriel qui pointe la question de l'indépendance de l'industrie aérospatiale française a aussi pointé la question des inquiétudes à avoir vis-à-vis des industriels allemands qui auraient toutes les bonnes places à bord du programme Talarion. Dassault viserait donc, notamment, pour cette raison la coopération bilatérale sur le Télémos franco-anglais entérinait lors des accords du 2 novembre 2010. L'industriel  ne souhaiterait pas mettre un pied dans un programme qui pourrait l'amener dans une vague de rapprochement avec la multilatéralité et la recomposition de l'industrie européenne à son désaventage, et il voudrait se positionnier sur un marché porteur pour continuer à subsister seul. Ou bien en coopérartion avec un autre industriel qui ne semble pas vouloir de ce même mécanisme intégrateur européen : BAE Systems.

C'est pourquoi donc ni EADS, ni Dassault Aviation ne veulent entendre parler du Reaper puisque celui-ci obère leurs capacités à se positionner sur le drone MALE européen de 2020. En outre, s'ils ne participent pas à un programme de drones MALE à franciser (ou à "produire" sous licence, plutôt, où ils auront à leur charge l'intégration d'équipements français et européens), alors ils partiront dans de très, très mauvaises conditions pour tenir les délais pour parvenir à livrer les premiers systèmes dès 2020.

 

La situation en était restée au choix du gouvernement précédent en faveur de Dassault pour les drones MALE intérimaires et durables (le second va difficilement sans le premier).

 

Le problème, c'est que la fronde des sénateurs de gauche de 2011 prend un relief tout autre avec le changement de Président et de gouvernement.

Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'il remettait à plat le dossier du nouveau système de drone MALE intérimaire. "Sur les drones, ma posture est très simple : je remets à plat, sans passion et avec pragmatisme", avait assuré le ministre, promettant une décision avant le 14 juillet".Comme cela a été dit à plusieurs reprises plus haut, le choix de l'industriel pour le nouveau MALE intérimaire implique de choisir le MALE durable de 2020. Faudrait-il penser que Dassault Aviation pourrait être écarté de l'un ou l'autre des projets ? En effet, les nouveaux gouvernants issus des élections présidentielles, et bientôt législatives, ont indiqué leur volonté de recomposer le secteur de la Défense avec une stratégie industrielle plus européenne et moins "patrimoniale". Il n'est un secret pour personne que l'avionneur de Saint-Cloud est dans la ligne de mire.

Cependant, il serait trop simple de revenir à EADS (et son Talarion) puisque le but de la manoeuvre, et quelque soit la couleur politique des gouvernants, est de positionner les industriels français sur un créneau porteur et crucial. Que Dassault soit bien vu ou non, peu importe, l'important est que un ou ou des industriels français maîtrisent tout ou partie des phases critiques du programme. En ce qui concerne les drones, ce n'est pas tant la cellule du vecteur qui est importante -la France sait encore concevoir et construire des planeurs ?- que l'intégration des équipements. Dans ce dernier domaine, les industriels français sont très bien positionnés dans la conception et la construction des liaisons radio, satellitaire, des boules optroniques, des radars, etc... Cette orientation est renforcé par le fait que si Sagem devait abandonner le Patroller alors l'entreprise se consacrerait à la "chaîne images" pour drone, c'est bien la preuve que la production de drones clefs en main n'est pas l'objectif primordial. En vérité, de très nombreux pays annoncent à tour de bras des programmes de drone aérien (même l'Arménie) : construire la cellule et la faire voler, c'est une chose, la remplir, c'est une autre.

 

Qu'est-ce que le nouveau gouvernement va bien pouvoir faire et décider ?

  • A priori, il semblerait que le programme Télémos soit maintenu et signé pour juillet. C'est en tout les cas ce qui peut être annoncé dans la presse.
  • Est-ce à dire que le nouveau MALE intérimaire sera donc le Héron TP, rebaptisé Voltigeur ? Dassault veut toujours croire en ses chances, et vanterait le fait que le Héron TP bénéficie dres retours d'expériences des israéliens. C'est un drôle d'argument pour un drone qui pourrait être opposé au choix du Reaper américain qui a été employé "à plusieurs reprises"...
  • Rien n'est moins sûr puisque Vincent Lamigeon évoque la dernière carte d'EADS : la francisation du Reaper !

Cette dernière solution qui semblait avoir été écarté au préalable reviendrait sur le devant de la scène (il vaut mieux le Reaper de chez EADS que rien du tout...) avec l'argument notable que, outre le fait que le drone MALE américain réponde à toutes les demandes de l'Armée de l'air (dont le fait d'être armé), les drones arriveraient en parc bien plus rapidement que les deux à quatre années avancaient par Dassault pour son projet. En effet, les compétences acquises (!) lors du développement de l'Harfang servirait pour ce projet.

 

Est-ce logique de donner le drone MALE durable à Dassault et le système intérimaire à EADS tout en ne s'engageant plus sur le Talarion (MALE durable) ?

 

A priori, et en lisant l'ouverture de l'article de monsieur Lamigeon du 12 juin 2012, oui : "Le ministère de la défense peut-il franchir le pas en acceptant une offre de Reaper francisé ? Il faudrait composer avec une inévitable réaction antiaméricaine d’une partie des parlementaires et de l’industrie. La pilule passerait mieux avec une forte participation de l’industrie française, et le lancement définitif du futur drone MALE européen, que le Vieux Continent ne peut plus de payer le luxe d’attendre. Avec, pourquoi pas, Dassault et EADS enfin sur le même bateau".

 

Le nouveau gouvernement doit donc résoudre une certaine quadrature du cercle :

  • d'une part, il semblerait que l'onéreux programme Voltigeur de Dassault soit retoqué pour de nombreuses raisons (financière, politique, industrielle et opérationnelle).
  • De l'autre côté, il n'est pas évident d'acheter des équipements américains en France à cause d'une vision gravement déformée de la politique gaullienne d'indépendance. Pourtant, le drone Reaper est la dernière solution (d'un drone MALE de 4 tonnes) pour ne pas attendre 2020 -bien que se passer d'un drone MALE intérimaire sur la période 2012-2020 présenterait l'avantage de donner le temps et l'ambition, forcée, aux bureaux d'études de parvenir à une solution satisfaisante.


Donc oui, le cheval de bataille du nouveau gouvernement pourrait être de rapprocher les équipes d'EADS et de Dassault Aviation. Ce beau projet, qui résoudrait bien des problèmes, se heurterait à deux grandes sources de difficultés interdépendantes :

  • comment créer une filière nationale au sein d'une entreprise multinationale ? Chacun des Etats de l'entreprise gardent un contrôle plus ou moins grand sur des compétences qu'ils jugent essentielles, et la tâche est ardue. La France garde la main sur les briques de sa dissuasion nucléaire, malgré MBDA et EADS : est-ce reproductible a minima dans les drones ?
  • Comment entamer un tel mouvement alors que d'autres européens veulent aussi les bénéficies du drone MALE européen durable -les allemands les premiers ?

Pour répondre à ces questions, il faut avoir une très bonne connaissance d'EADS et de la manière dont s'est déroulé le programme Harfang.

 

Malgré les retards, la situation est assez heureuse puisque la France possède des entreprises qui rayonnent dans les équipements pouvant être utilisés dans les drones : Zodiac, Thales, Sagem, etc...

 

Mais, il n'en demeure pas moins que la meilleure des solutions, vraiment la meilleure, et non pas la moins pire, réside dans le Patroller de Sagem. En tout cas, sur le plan industriel, c'est celle qui répond à l'ambition de la maîtrise nationale. L'Armée de l'Air bloquerait-t-elle cette solution car il faudrait "absolument" un drone MALE de la classe des 4 tonnes ? A tout hasard, il faut souligner que des drones MALE serviraient bien pour le programme AVISMAR de la Marine nationale et pour la Sécurité civile.

 

Il est étonnant que cette entreprise française, Sagem, soit autant ostracisé de ces manoeuvres industrielles alors qu'elle possède une très grande partie du savoir-faire recherché.

 

Si les drones MALE permettent bel et bien de faire progresser les capacités opérationnelles de toutes les Armées, voir d'autres administrations, alors il conviendrait, peut être, de choisir une solution qui ouvre des perspectives plus larges et permettent l'achat de plusieurs systèmes de drones.

 

Mais aussi, il est terriblement plus simple de rapprocher Sagem de Thales car une nouvelle répartition des compétences est déjà en cours entre les deux entreprises, bien que les discussions soient très, très difficiles. Cette nouvelle découpe des périmètres industriels de chacun pourrait englobe Dassault : la solution la plus confortable pour la France ne serait-elle pas de constituer une filière drone MALE franco-française ? Et pourquoi pas les équipes qui ont travaillé sur le drone Harfang ?
C'est bien ce qui qui a pu être fait la navale militaire (rapprochement DCN-Thales) et ce qui va être fait dans l'industrie militaire française terrestre (recomposition entre Thales, Nexter, RTD et Auverland (Panhard).

 

Ce que va faire le gouvernement entre Sagem, Dassault et EADS dépendra de ses ambitions pour la recomposition de l'industrie militaire française. Le nouveau gouvernement veut des rapprochements européens et doit composer avec Dassault Aviation (qui possède une bonne partie du capital de Thales (qui est également présent dans les drones... tactiques) qui souhaiter rester indépendant.

 

Il va s'en dire que la création d'une coentreprise drones MALE (voir aériens) en France serait une très belle manière d'aborder avec force le programme franco-anglais (Télémos de Dassault Aviation et BAE Systems) ou européen (Talarion d'EADS).

Il va s'en dire que les retards sont nombreux car si le gouvernement précédent avait fait fi des exigences de l'Armée de l'Air, alors le Patroller serait peut être en service à l'heure qu'il est.
Le dossier ne doit pas concerner la seule Armée de l'Air : les drones MALE peuvent servir dans la Marine nationale (AVISMAR, piraterie, AEM), dans la Sécurité civile (surveillance des forêts), voir dans l'Armée de Terre. Si cette dernière choisit un drone tactique opérant depuis des pistes en dur pour remplacer les Sperwer, alors aurait-elle était outrée de recevoir des Patroller, surdimensionnés par rapport à son besoin ?

A l'heure actuelle, nous devrions plutôt évoquer a mise en oeuvre de drones MALE depuis les ponts plats (BPC, porte-avions) de la Marine. Le Patroller se positionne en matière de drones de surveillance maritime, tout comme avait pu le faire le Reaper pour le programme Broad Aera Maritime Surveillance (c'est le RQ-4 Global Hawk qui a été choisi pour ce programme). Le Camcopter S-100 aurait alors constitué l'excellent partenaire de "Patroller-M" dans le cadre d'un système de surveillance maritime : le MALE serveille la zone, l'hélidrone tactique sert à la discrimination des échos.
Alors, le nouveau gouvernement, pour répondre aux exigences de l'Armée de l'Air, lancerait dès cet été un "Patroller 2" ou tout autre projet en vue de fournir un drone de 4 tonnes, en attendant le MALE franco-anglais ou européen de la classe des 7 tonnes.

 

Il faut peut être espérer qu'il s'agira d'un Reaper francisé pour le nouveau système de drones MALE intérimaire : le gain financier avec la proposition de Dassault pourrait être investit dans d'autres projets pour les drones MALE. La Marine pourrait profiter des bonnes relations franco-américaines pour développer les techniques d'appontage de drones à voilures fixes, après l'avoir fait avec des drones à voilures tournantes.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 07:10

Hawkei-Source-Thales-Group.jpg

 

Jun 11, 2012 ASDNews Source : Thales Group

 

Thales Australia’s Hawkei vehicle is on display for the first time in Europe at the Eurosatory exhibition in Paris this week, drawing the interest of visitors from around the world.

 

The 7-tonne lightweight vehicle is built for rapid airmobile deployment, and is both modular and scalable, with command, reconnaissance, liaison and utility variants. A compelling choice for operations with limited point-of-entry options, the Hawkei offers operational flexibility across a wide range of mission profiles.

 

A mission-ready combination of survivability, mobility, payload and high levels of protection, the Hawkei features an innovative B-kit armour application that can be installed by troops on operations in less than 30 minutes, without the need for specialist tools. This straightforward and effective approach has been developed with Plasan, a recognised leader in specialized armour solutions, while Boeing Defence Australia is providing overall vehicle through life support services.

 

On board, visitors to the show will see an innovative Vehicle Electronic Architecture (VEA) that is the result of an extensive joint development program between Thales in France, the UK, Switzerland, the Netherlands and Australia. This allows the vehicle to be mission systems configurable, with surveillance, communications and Battle Management System able to be displayed on a single screen and out to meet rapid re-tasking at minimal cost and effort.

 

The vehicle will also be displaying Thales’s SOTAS vehicle communications system, Sophie thermal imager, MBITR radios, as well as Polaris GPS.

 

Hawkei crews will benefit from the vehicle’s Health and Usage Monitoring System (HUMS) which uses touch screens to display vehicle performance data on engine status, systems, power management, weapons and sensors.

 

Chris Jenkins, Thales Australia’s CEO, said: “The Hawkei is a versatile vehicle ideally suited to meet contemporary and future operational challenges. It incorporates high levels of protection in a compact and versatile platform, and builds on our experience with the Bushmaster program and its success on operations in Afghanistan and Iraq against IEDs and small arms ammunition.”

 

“We have also future-proofed the Hawkei in regard to the increased use of networked technologies on operations, and this has driven our development of a supplier-agnostic VEA that can be used to integrate an array of third-party equipment. This gives users genuine choice when deciding which technologies to deploy for any given task.”

 

Thales Australia recently signed a contract with the Australian Department of Defence to deliver six prototypes under the LAND 121 phase 4 programme, which will acquire 1,300 new light protected vehicles to replace the current Land Rover fleet.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:55
Navantia prévoit que la crise espagnole affectera la livraison des sous-marins S-80

 

 

16 juin 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le programme de sous-marins espagnols S-80 souffrira à nouveau des conséquences de la crise économique qui touche actuellement l’Espagne. Le directeur du chantier naval Navantia a confirmé que la conjoncture actuelle touchera de nouveau le développement de ce projet.

 

Le directeur du chantier, Manuel Filgueira, a reconnu que la construction des 4 sous-marins pour la marine espagnole souffrait à nouveau des conséquences de la crise économique.

 

« Je ne peux dire aujourd’hui quelles seront les conséquences concrètes de la crise économique sur le programme S-80, mais nous sommes conscients que, d’une manière ou d’une autre, nous les remarquerons, » a expliqué Filgueira.

 

Le programme S-80 a déjà connu plusieurs retards. Au départ, le 1er sous-marin devait être livré en 2012. Cette date a ensuite été repoussée à la fin 2013. Actuellement, Navantia prévoit que le 1er sous-marin ne sera livré qu’en mars 2015. La mise à l’eau et le début des essais sont programmés pour mai 2013.

 

Référence : Info Defensa (Espagne)

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 07:55
Sagem awarded new tactical drone contract for French army, continues to modernize fleet

Paris, Eurosatory exhibition, June 12, 2012 Sagem DS

 

French defense procurement agency DGA has awarded Sagem (Safran group) a contract for five Sperwer Mk II drones, which will join the fleet of SDTI tactical drones already in service with the French army. These new systems will be delivered between the second half of 2012 and mid-2013, and will enable the French army to maintain its tactical drone capability.

 

At the same time, the DGA announced another contract award for Sagem, this time to modernize the GPS code P(Y) module on all Sperwer drones in service. Developed by Sagem for the Rafale multirole fighter, this GPS module is coupled to the drone's navigation system, enabling very precise geo-location of ground targets by the Sagem Euroflir 350+ optronics pod.

 

The Sperwer tactical drone system has been deployed in Afghanistan since 2003 to support NATO troops. For France, the 61st Artillery Regiment has deployed this system since November 2008.

 

The drones themselves are produced by Sagem's Montluçon plant. Sagem has produced over 25 complete tactical drone systems to date, including 140 aircraft.

 

(1) Système de drones tactiques intérimaires.

* * * *

Sagem, a high-tech company in the Safran group, holds world or European leadership positions in optronics, avionics, electronics and safety-critical software for both civil and military markets. Sagem is the No. 1 company in Europe and No. 3 worldwide for inertial navigation systems (INS) used in air, land and naval applications. It is also the world leader in helicopter flight controls and the European leader in optronics and tactical UAV systems. Operating across the globe through the Safran group, Sagem and its subsidiaries employ 7,500 people in Europe, Southeast Asia and North America. Sagem is the commercial name of the company Sagem Défense Sécurité.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:49
Sagem acquiert la société brésilienne Optovac

Paris, Eurosatory 2012, Ie 13 juin 2012 Sagem

 

Sagem (groupe Safran) vient de signer à Eurosatory un accord en vue de l’acquisition d’Optovac Mecânica e Optoeletrônica Ltda, société brésilienne spécialisée dans le domaine de l’optronique et de la vision nocturne. Elle fait partie du tissu de PME innovantes reconnues par le Ministère de la défense brésilienne, disposant de tous les atouts pour devenir une Entreprise Stratégique de la Défense (EED).

 

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de la stratégie de partenariat local que Sagem entend développer avec l’industrie de défense au Brésil.

 

Sagem a pour objectif d’accompagner la croissance de cette société, avec l’ambition d’en faire un acteur de référence dans le domaine des technologies, équipements et systèmes optroniques.

 

Optovac aura vocation à produire et à assurer le soutien au profit de ses clients d’une large gamme d’équipements sur la base des savoir-faire de Sagem. Son activité comprendra également le développement local de solutions adaptées aux besoins des forces armées brésiliennes.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:30
Eurosatory 2012 : consolidation industrielle et baisse des budgets s’imposent

 

11 juin 2012 Par  Hassan Meddah USINE NOUVELLE

 

Du 11 au 15 juin, les industriels de l’armement et de la sécurité terrestres se donnent rendez-vous au salon Eurosatory, au parc des expositions de Villepinte. Le nouveau ministre de la Défense français, Jean-Yves le Drian, aura l’occasion de préciser les grandes lignes de sa politique industrielle et dire comment il compte favoriser une industrie de défense européenne.

 

Eurosatory, le salon de la défense et de la sécurité terrestres,  continue de faire le plein. Pendant 5 jours, 1400 exposants (grands groupes, PME, forces armées…), et 55 000 visiteurs sont attendus. Dans  les allées et entre les démonstrations dynamiques de mini-drones et de blindés, militaires et industriels devraient évoquer les baisses des budgets de défense en Europe, les  consolidations à venir ainsi que la relance d’une industrie de défense européenne.

 

"Les investissements dans la défense en France n’atteignent que 1,9% du PIB contre environ 10% pour la Chine ou l’Inde, et près de 5% pour les Etats-Unis. Ce niveau est notoirement insuffisant pour maintenir notre rôle de membre permanent du Conseil de Sécurité", indique Christian Mons, président du GICAT, le groupement des industries françaises de défense terrestre.

 

Or la situation ne risque pas de s’améliorer à court terme. Le nouveau ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, qui sera présent lundi sur le salon, a déjà précisé que son ministère sera mis à contribution mais "ni plus ni moins" que les autres. Le ministre, lors d’une interview au journal Le Monde le 6 juin dernier, a déjà défini quelques priorités et certains types d’équipements seront privilégiés notamment les moyens de renseignement et d’ observation (satellites, et drones),  des moyens de protection et d’action des forces aéroterrestres, et les solutions de ravitaillement en vol.

 

Fin mai, il a également remis en cause certains choix de son prédécesseur Gérard Longuet. "Sur les drones, ma posture est très simple, je remets à plat, sans passion et avec pragmatisme", a-t-il  indiqué lors de sa première conférence de presse.

 

Consolidation et coopération

 

Ces coupes dans les budgets militaires français mais également européens pourraient donc favoriser la consolidation entre fabricants et une coopération européenne encore peu développée. Depuis qu’il est en poste , le ministre n’a cessé de militer pour le développement d’une industrie de défense européenne.  "La France prendra des initiatives dans ce sens", a-t-il déjà précisé. Au niveau français, le ministre a les moyens d’inciter les industriels à collaborer notamment à travers les financements de la direction générale de l’armement. En charge d’équiper les armées, elle a dépensé 10,7 milliards d’euros en crédit d’équipements et de recherche au profit des industriels.

 

Reste que tout n’est pas noir. La forte dimension internationale du salon avec près de 70% d’exposants internationaux et de nombreuses délégations étrangères, rappelle que les technologies d’armement made in France se vendent bien à l’export. En 2011, le pays a confirmé son rang de quatrième puissance exportatrice de matériel militaire en 2011 avec des ventes de 6,5 milliards d'euros aux armées étrangères.

 

Reste que tout n’est pas noir. La forte dimension internationale du salon avec près de 70% d’exposants internationaux et de nombreuses délégations étrangères, rappelle que les technologies d’armement made in France se vendent bien à l’export. En 2011, le pays a confirmé son rang de quatrième puissance exportatrice de matériel militaire en 2011 avec des ventes de 6,5 milliards d'euros aux armées étrangères.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:40

T90-MS - tank-t-90.ru

 

 

June 8, 2012 defpro.com

 

Russian enterprises will promote a number of their newest developments at the Eurosatory 2012 International Land Security and Defence exhibition held in Paris, France, on 11-15 June 2012. Major items of interest are the T-90S MBT upgrade, BMPT tank support combat vehicle, Kornet-EM antitank missile system based on the Tigr armoured car, and Ural 6x6 hardened truck.

 

Specialists will focus their attention on the T-90S upgrade in the first place. They consider it a virtually new tank judging by the number of innovations introduced, and one of the best in the world arms market by the cumulative combat performance criteria.

 

The BMPT tank support combat vehicle is another development that has no equals in the world. Its powerful weapons set and heavy armour protection correspond well with the Russian nickname "Terminator".

 

The Kornet-E antitank missile system is quite popular on the world arms market is perceived as a modern anti-armour weapon system. However, Russian developers have succeeded in substantially extending range of fire of its new modification - the Kornet-EM. The Kornet-EM antitank missile system can also engage small-size aerial targets.

 

The Ural type trucks are actively employed in many countries and have proved their reliability and effectiveness not only in combat actions but in peace-keeping and rescue operations as well. The new Ural truck is designed with due account of experience gained in modern conflicts, is heavily armoured and fitted with enhanced anti-mine protection.

 

Air defence systems make up an equally important part of the exhibition. For many years Russia has been maintaining leading positions in this area. Year by year there is a growing demand for air defence systems such as Tor-M2E, Pantsir-S1, Buk-M2E, Igla-S. Lessons drawn from recent military conflicts show that a state-of-the-art air defence system is an important prerequisite to upkeep national security and sovereignity. Russia is among few countries which produce all kinds of air defence equipment, and is capable of building a nationwide air defence system for a customer country on the integrated approach basis.

 

Rosoboronexport, JSC believes that Russian exposition will be one of the most attractive and memorable at this exhibition. "We have been participating in the Eurosatory exhibitions since 1996, but this year's show is special. Russia has never brought such a number of full-scale new items. They are from the latest developments that clearly demonstrate a huge potential of the Russian defence industry", - says Igor Sevastyanov, deputy director general of Rosoboronexport, JSC and head of the joint delegation of the Russian Technologies State Corporation and Rosoboronexport.

 

Exports of Russian defence equipment for land forces have been steadily rising in recent years. According to forecasts, this trend will be sustained. Which is particularly true regarding Russian heavy armoured vehicles, multiple rocket launchers, artillery systems, infantry combat vehicles, guided munitions. Russian-made armoured personnel carriers and small arms are in constant demand as well.

 

At Eurosatory 2012 Rosoboronexport will conduct a great number of talks with both traditional and potential partners. Many meetings are planned also with representatives of European companies. Special emphasis will be made on contacts with leading French defence manufacturers.

 

Military technical cooperation with France has been growing fast in recent years. We are interested, first of all, in joint research and development. This kind of cooperation does not fall into the 'buyer-seller' category: it demands a wider cooperation to develop effective self-defence assets, including those for third countries. By combining our efforts we obtain a very strong synergistic effect. It is well seen, for example, in our projects with Thales, Safran and Sagem companies", - notes Igor Sevastyanov.

 

At the end of the last year a dedicated workgroup was set up to facilitate expansion of the Russian-French cooperation into the land forces equipment area. Its first meeting took place in January 2012, and the next one is scheduled for this June-end. «Rosoboronexport» wants as many as possible Russian developers and manufacturers to get involved in the workgroup activities to help define most prospective projects and ways of their implementation.

 

Rosoboronexport also pays special attention to upgrading earlier supplied materiel. At present there are hundreds of land forces equipment items repaired and upgraded under contracts in various countries. Russia offers an integrated approach to upgrading the materiel with several options for consideration at a time depending on customer requirements.

 

At Eurosatory 2012 «Rosoboronexport» provides detailed information on nearly 200 items of Russian weapons and equipment presented in total at Eurosatory 2012.

 

Close combat weapons:

• Assault rifles: Kalashnikov assault rifles of the hundredth series, AK-74M, AN-94, AKMS

• Machine guns: RPK-74M, RPK-201, RPK-203, Pecheneg, PKMS, PKM

• Sniper rifles: SVD, SVDS, SV-98, 6S8, 6V7, OSV-96, VKS

• Pistols: PM, PMM, PSM, Yarygin pistol

• Grenade launchers: AGS-17, RPG-7V1, RPG-26, RPG-27, RPG-28, RPG-29

• ATGW: Kornet-EM, Kornet-E, Metis-M1

• Hand-held flame throwers: RPO-A, RPO-D, RPO-Z, Shmel-M

• Land systems: T-90S MBT upgrade, Tigr armoured car, BMPT tank support combat vehicle, BMP-3M infantry combat vehicle, BTR-80A armoured personnel carrier, Smerch and Grad multiple launch rocket systems, Khrizantema-S self-propelled antitank system, Msta-S self-propelled howitzer with automated aiming and fire control system, Nona-S/Nona-SVK self-propelled artillery guns, BREM type armoured recovery and repair vehicles, various engineer equipment.

• Air defence systems: air defence missile systems: Antey-2500, Buk-M2E, Tor-M2E (in three versions: Tor-M2E on tracked chassis, Tor-M2K on wheeled chassis, Tor-M2KM in modular configuration); Pantsir-S1 air defence missile-gun system, Igla-S man-portable air defence missile system.

• Air systems: Ka-52 and Mi-28NE combat helicopters, Mi-171Sh military transport and Mi-35M combat transport helicopters, Mi-26T2 heavy-lift helicopter, Ka-226T light utility helicopter.

 

«Rosoboronexport» also offers a wide range of simulators, including those intended for training crews of the T-72, T-80B and T-90S MBTs, as well as of other armoured vehicles such as BMPT, BMP-3M, BTR-80A.

 

In the spotlight:

 

• T-90S MBT upgrade: Tank designers improved all combat characteristics of the famous T-90S MBT including its fire power, command and control capability, mobility and protection. Its redesigned turret features an upgraded 125-mm gun, an advanced fire control system, new communication, positioning and interoperation facilities, as well as a remotely controlled 7.62-mm machine gun. The designers managed to retain the tank's relatively small weight while increasing substantially its protection. The tank turret provides protection against all existing munitions thanks to the efficient layout, differentiated armour and new explosive reactive armour application. The upgraded tank features a steering wheel type turn drive and an automatic gearbox which allow improving its controllability. The tank engine is also seriously modified and has its power uprated to 1,130 hp.

 

• BMPT tank support combat vehicle: The BMPT tank support combat vehicle combines powerful weapons with heavy armour protection which facilitate armour support operations, in particular by defeating tank-dangerous targets of an antitank missile system crews type, as well as autonomous operations to reinforce infantry units, protect troop columns and installations, and defeat terrorist groups. The BMPT weapons set includes two 30-mm 2A42 automatic guns, two Ataka-T supersonic antitank missile launchers, two AG-17D automatic grenade launchers, and one 7.62-mm machine gun. The vehicle's fire control system includes a multichannel sight and a panoramic low-level light television (LLTV) sight, providing detection and identification of small-size targets at long ranges by day and night in adverse weather conditions. Three operators in the BMPT provide quick detection and engagement of three different targets in the all-round sector.

 

• Kornet-EM antitank missile system based on the Tigr armoured car: Integration of the automatic target tracker allows the Kornet-EM to realise the fire-and-forget principle with enhanced target tracking accuracy and kill probability in the entire range envelope. The Kornet-EM's range of fire extends from 8 to 10 km depending on ammunition type. Its missile with shaped charge warhead can penetrate up to 1,100-1,300 mm thick armour plates. The new weapon system is also capable of engaging air targets, including unmanned aerial vehicles, helicopters, diving attack aircraft, which qualitatively increases combat potential of units on the battlefield. The Kornet-EM antitank missile system presented at the exhibition is mounted on the chassis of the Tigr armoured car which is successfully operated in Russia by power agencies and exported abroad. Its main features are reliability, good cross-country ability, large capacity, and high level armour protection.

 

A press conference of the Russian delegation will be held on 12th June at 11:00 in the Hall 5A, meeting centre 5 – ground floor, room 501.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:22
First satellite for Indian Navy elevates country’s military status

Jun 7, 2012 Ilya Kramnik – The Voice of Russia

 

India is preparing its first military satellite for launch. Once in its geostationary orbit, the satellite will carry out monitoring of the Earth's surface and provide communication functions in the interests of the Indian Navy. Thus, India becomes the fourth country whose naval forces include a satellite group.

 

The Indian Navy has always been one of the most powerful in the Asia-Pacific region. It only lacked a so-called “space component” to meet modern standards. And today the first element of this component is ready for launch scheduled for this month.

 

The new satellite’s tasks include observing the Earth's surface and ensuring uninterrupted satellite communication for the Indian Navy. It will provide sharp growth for the Indian Navy’s capabilities; the fleet will be able to exchange large amounts of information in real time. Theoretically, the launch of a military satellite may be the first phase in creating a full-fledged information network that will make it possible to coordinate actions of the whole fleet from one command post which provides remote targeting and target distribution. In order to create a full-fledged intelligence and information system, India also needs low-orbit satellites, patrol airplanes and unmanned aerial vehicles that could provide total coverage of the selected area. (For naval intelligence purposes, the Indian Navy is likely to buy the American P-8I aircraft. India is also going to increase the purchase of the Israeli drones Heron and Searcher Mark II).

 

Today only the US and NATO possess the complete set of relevant capabilities. Russia, Japan, and to a certain extent China have the potential to create such a system in a reasonable time. The launch of the Indian satellite means an expansion of the “elite club”, but it will take a lot of time for the Indian Navy to actually integrate these capabilities into its daily practice.

 

Placing the satellite into a geostationary orbit is an important task. Today, India does not possess a reliable enough carrier for its implementation. Theoretically, the placing into an orbit can be provided by means of a GSLV type missile, but the launchers’ statistics – four failures and one partial failure out of seven launches – cast doubt on the fact that the Indian military will trust the launch of their first satellite to an unreliable carrier.

 

So far there are no official reports about how, where, and by what means the satellite will be placed into orbit. There are not too many alternatives, and the Russian alternative seems to be the most probable. The geostationary orbit, in which a satellite takes a position strictly above the equator, provides additional benefits for India. In this case it provides virtually perfect conditions for observing the Indian Ocean, which is the Indian military’s main concern.

 

Preparations for the launch are not taking place in a vacuum; the Asia-Pacific region is becoming a scene of growing rivalry betweenthe great powers. In addition to the strengthening of China’s military and Indian progress in this sphere, the growth of Japanese potential and concentration of American forces in the region should be noted. By 2020, the US Navy is going to concentrate up to 60% of its battle ships, including six multi-purpose aircraft carrier battle groups, in the Asia-Pacific region.

 

It was just yesterday that the US began the re-targeting process in the Asia-Pacific region, and the change of priorities has been confirmed by organizational activities. For example, the disbandment of the US Navy 2nd fleet, historically responsible for the Atlantic theatre.

 

US Defense Secretary Leon Panetta has twice recently confirmed the intention to relocate the greater part of the US Navy to the Asia-Pacific region. This direction already enjoys priority in regards to the latest technical equipment. Practically half of all combat-ready F-22 fighter jets are concentrated in the Pacific Ocean. Bases in this region will be the first to receive F-35 aircraft, and it is to the US Navy’s Pacific Fleet that the new Gerald R. Ford aircraft carrier will be handed.

 

The US strategy is quite clear: they are increasing their strength in accordance to the growth of possibilities of their main geopolitical rival, and for now it is definitely China. Pursuing this strategy, the US is trying to rely on Beijing’s natural opponents. After Japan, South Korea, the Philippines, Australia and New Zealand, the US is trying to include both a somewhat aloof India and one-time enemy Vietnam in its strategy.

 

During his visit to India, Secretary Panetta said that India and the United States should conduct more regular and complex joint war games. Observers paid attention to the fact that this idea was expressed in New Delhi on the same day, when Russian President Vladimir Putin – who is in China on a state visit – called for the development of military cooperation with China.

 

Admittedly the United States have good chances for building an anti-Chinese coalition – traditionally Beijing is not too popular in the region. But there are two possible obstacles on this way. Tokyo historically does not enjoy the love of its neighbors either, and cooperation with India requires significant concessions in favor of this country, as well as taking its interests into account, because India is too serious a player for the role of a junior partner. The future launch of India’sfirst military satellite is yet more evidence of its ambitions and possibilities.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:30
L'armée de terre face à la crise

4 juin 2012 par Michel Goya - lavoiedelepee.blogspot.fr

 

Retranscription d'un article paru dans La lettre de l'Irsem n°5-2012.

 

L’armée de terre française, comme toutes les organisations militaires, est soumise à la double tension entre les ressources que la nation est prête à lui accorder et les besoins stratégiques de celle-ci, les arbitrages étant effectués par les institutions politico-militaires. Comme après les deux conflits mondiaux, la « paix de 1991 » a été l’occasion d’une transformation radicale de ces interactions avec à la fois une limitation immédiate des crédits alloués aux armées et le début d’une ère d’interventions au loin pour gérer les conséquences de cette nouvelle organisation du monde.

 

Pour les forces terrestres, l’adaptation du modèle de forces au nouveau contexte a surtout consisté à rendre projetable le corps de bataille issu de la Seconde Guerre mondiale par quelques innovations de structure mais surtout une transformation sociologique et culturelle avec la professionnalisation complète de la composante active et l’adoption des valeurs « nomades » des anciennes troupes d’intervention.

 

Pendant vingt ans, les forces françaises, et particulièrement les forces terrestres, ont ainsi soutenu une  « guerre mondiale en miettes » faite de l’accumulation de multiples tours de quelques mois sur des théâtres d’opérations répartis sur l’ensemble du monde. Ce cycle semble désormais toucher à sa fin à la suite de nouvelles évolutions à la fois du contexte international, de la vision politique de l’emploi des forces et de la situation économique de la nation, imposant immanquablement une redéfinition du modèle.

 

La fin de la guerre mondiale en miettes ?

 

Avec la réduction de l’engagement dans les Balkans, en Afrique sub-saharienne, au Liban et surtout en Afghanistan, l’engagement extérieur va atteindre en 2013 son plus bas niveau historique avec une prévision de moins de 5 000 hommes engagés, laissant cette armée désormais « nomade » dans le trouble. Le rétrécissement attendu des conditions préalables à l’action, qu’elles soient diplomatiques (mandat du Conseil de sécurité des Nations-Unies) ou matérielles (aide américaine), ne laissent pas prévoir d’extension de l’engagement dans les années à venir, sauf surprise stratégique ou retour à l’action unilatérale.

 

Le bilan de l’efficacité des forces terrestres durant ce cycle pose également question. Le système centralisé de la Ve République offre l’avantage de permettre l’engagement rapide des forces mais il expose aussi directement le Président de la République aux résultats de l’action militaire. Il s’ensuit une tentation très forte de l’intrusion politique afin de réduire les risques politiques à court terme, souvent associés aux pertes humaines. Lorsque le chef des armées cède à cette tentation cela se traduit invariablement par des contraintes qui réduisent l’efficacité tactique et donc au bout du compte finissent par induire des pertes humaines qui elles-mêmes justifient une plus grande intrusion. Comme ces pertes sont presque entièrement le fait de l’engagement au sol, le point extrême de cette logique est son remplacement par des actions à distance et/ou indirectes dont l’armée de terre serait largement exclue. Cette logique est confortée par le contraste entre l’engagement en Afghanistan avec ses 710 soldats français tués ou blessés gravement et l’engagement en Libye réalisé sans perte, mais aussi par la tendance générale de nos alliés, américains en premier lieu.

 

La troisième contrainte est évidemment budgétaire. Après une professionnalisation qui a conduit, à masse salariale constante, à réduire les effectifs de l’armée de terre des deux tiers, la réforme en cours depuis 2008 a tenté de résoudre le problème de financement des programmes d’équipement. La solution choisie a été de réduire encore les effectifs, d’un sixième cette fois, en s’efforçant de ne pas affecter directement les unités de combat. Cette réforme n’est pas encore achevée qu’elle trouve déjà ses limites. Il reste encore plus de 5 000 postes à détruire sans que l’on sache désormais où les trouver hors des unités de combat. C’est dans cette situation de vulnérabilité que se profile un nouveau train de réformes.

 

Des capacités d’adaptation limitées

 

Pour faire face à cette crise, le processus d’innovation de l’armée de terre souffre de plusieurs freins. Les régiments sont incités à innover lorsqu’ils sont confrontés à des défis opérationnels nouveaux et dangereux. Cette innovation est normalement facilitée par la variété d’origine, d’expériences et de compétences des hommes et des femmes qui composent l’unité, de l’incitation à innover par les chefs mais aussi des ressources en temps et en moyens qui leur sont données pour expérimenter et capitaliser. Dépossédés progressivement de leurs ressources autonomes pour cause de rationalisation économique et toujours très sollicités, les régiments de l’armée de terre s’éloignent de cet idéal-type pour compter surtout sur la simple accumulation informelle d’expérience. Cela les rend vulnérables à un changement soudain de contexte d’emploi.

 

Cette rigidification croissante n’est compensée qu’en partie par une centralisation des moyens d’entraînement qui sont aussi des espaces d’expérimentations et par un processus montant de retour d’expérience mais qui souffre encore des tiraillements entre différents organismes comme les écoles de spécialités, le Centre de doctrine d’emploi des forces, le commandement de la force terrestre et différents bureaux de l’Etat-major de l’armée de terre. Le processus non-institutionnel, fait d’écrits libres de la part du personnel de l’armée de terre, se développe mais souffre d’incitations contradictoires et du manque d’espaces d’expression. La difficulté institutionnelle à conceptualiser est renforcée par la centralisation interarmées, et le consensus qui en découle, peu favorable au débat ouvert, ainsi que la pression à l’alignement sur les doctrines de l’OTAN.

 

Dans ce contexte intellectuel de plus en plus contraint, l’armée de terre peine à développer une vision innovante de l’action terrestre au XXIe siècle qui servirait à la fois d’écran protecteur face au politique et à l’échelon interarmées, de projet mobilisateur de ressources non seulement budgétaires et humaines (car celles-ci sont volontaires) mais aussi de moyen de résoudre son problème majeur qui n’est tant de remplir son contrat opérationnel de déploiement mais de vaincre des ennemis avec ces forces déployées. Tout au plus parvient-elle à désigner l’intervention intérieure comme une nouvelle dominante après les opérations de stabilisation et la contre-insurrection, à savoir, et à rappeler l’intérêt de disposer de forces terrestres pour faire face à l’imprévu.

 

L’armée de terre fait donc évoluer son modèle de forces encore largement issu de la guerre froide, par réactions à des « stimuli » venus en interne de contraintes budgétaires et à l’extérieur de défis à relever et surtout de menaces à contrer. Sa productivité augmente grâce à l’accumulation d’expériences et aux innovations technologiques. Cela ne suffit sans doute pas  à compenser sa perte de substance et sa rigidité croissante du fait du soutien interarmées.

 

Un arsenal mixte

 

L’équipement de l’armée de terre est d’abord un héritage de celui du corps de bataille destiné à affronter les forces du Pacte de Varsovie en Allemagne. Son cœur est donc un modèle général antichars à base d’unités blindées-mécanisées de type Seconde Guerre mondiale. Ce corps de bataille a été victime, en plein renouvellement de ses matériels, de la disparition soudaine de son ennemi, du coût d’achat et d’entretien de ses équipements dans un contexte budgétaire contraint ainsi que de la difficulté à les projeter dans ces missions lointaines devenues la norme. Entre dissolution et reports de programme, le nombre d’équipements majeurs du corps de bataille, rebaptisé de « décision », a été réduit de plus des deux-tiers depuis la fin de la guerre froide. La rénovation du char Leclerc, l’arrivée des 630 Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI), des 77 canons Caesar de 155 mm (et la transformation des lance-roquettes multiples) sont censés conserver à cette composante une supériorité qualitative sur tous les adversaires conventionnels potentiels, tout en fournissant des « modules de supériorité terrestre » sur certains théâtres, en particulier en Afghanistan.

 

Les véhicules blindés de combat et de transport plus légers comme le Véhicule blindé léger (VBL), l’AMX-10 RC et le Véhicule de l’avant blindé (VAB), plus facilement projetables que ceux du corps de bataille et d’un rapport coût-efficacité très supérieur dans le contexte d’emploi des années 1990-2000 ont logiquement mieux résisté à l’érosion budgétaire. Ces équipements sont néanmoins âgés et usés, et leur remplacement rapide par les EBRC (Engin blindé de reconnaissance et de combat) et VBMR (véhicule blindé multi-rôles), est un enjeu essentiel pour l’équipement de l’armée de terre.

 

Outre les véhicules blindés légers, les matériels les plus sollicités car les plus utiles sont ceux de la composante aéromobile. Dans un contexte de menace anti-aérienne réduite, l’intervention des hélicoptères d’attaque s’avère actuellement presque décisive au niveau opératif (basculement de l’opération Harmattan en Libye) ou tactique (engagements en Afghanistan). L’aviation légère de l’armée de terre souffre toutefois du retard important des programmes Tigre (attaque) et Caïman (transport) ainsi que de leur coût, très supérieur à ceux des générations précédentes, qui ont conduit à une réduction du nombre d’hélicoptère en dotation de plus de moitié depuis la fin de la guerre froide. La « recapitalisation » de l’ALAT est désormais une urgence pour l’armée de terre avec l’acquisition d’une capacité de transport lourd, dont tous les retours d’expérience des conflits récents témoignent de l’importance.

 

L’armée de terre a investi largement le champ des nouvelles technologies de l’information afin d’optimiser ses ressources, notamment son infanterie dont tous les combattants sont destinés à être équipés du système Félin (Fantassin à équipements et liaisons intégrés), seul système de ce type parvenu à maturité dans le monde. Le Félin peut constituer la première étape d’une évolution de rupture dans le combat au sol, même si comme souvent dans les innovations majeures le gain tactique initial est loin d’être évident.

 

Témoignage d’un processus d’évolution en réaction forcée, l’arrivée de ces nouveaux équipements n’a pas suscité de débat préalable sur les innovations de structure, de méthodes ou de culture qu’elle était capable de susciter.

 

La saison brune

 

L’armée de terre est devant une crise schumpetérienne. Avec ses moyens actuels et de la manière dont elle est employée par le politique, elle perd de son efficacité face à des adversaires potentiels de plus en plus résistants. Elle est donc menacée de sacrifice sur l’autel de la rigueur budgétaire et de remplacement par des forces d’un rapport efficacité tactique- coût politique apparemment (mais apparemment seulement) plus performant. Il s’agit donc pour elle de trouver les innovations qui lui permettront de traverser la saison brune, cette intersaison des Rocheuses entre la fonte des neiges et la floraison, période boueuse mais où se décident les couleurs du printemps. Elle dispose pour cela de 160 000 cerveaux, c’est sa principale ressource.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:30
Russia delivers last Su-30s to Uganda

 

Jun. 7, 2012 by Vladimir Karnozov - FG

 

Moscow - Uganda has received its last of six Sukhoi Su-30MK2 two-seat multirole fighters, according to Russian media reports.

 

Russian arms export agency Rosoboronexport signed a preliminary agreement with Uganda in April 2010, but protracted negotiations meant that a deal worth a reported $740 million was only signed in May 2011.

 

A first batch of two Su-30s was delivered last July, with a second pair having followed in October.

 

The Su-30s join Uganda's active fleet of seven Mikoyan MiG-21s, as recorded in Flightglobal's MiliCAS database.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 17:00

C-27J – photo1 Alenia Aermacchi

 

Jun. 6, 2012 by Greg Waldron – FG

 

Singapore - Australia has entered a A$63 million ($61 million) contract with Italy's Alenia Aermacchi related to the sustainment of its future fleet of 10 L-3/Alenia C-27J Spartan transport aircraft.

 

"A contract has been signed with Alenia Aermacchi that will allow for the long term operation, maintenance, modification and upgrade of the C-27J aircraft and support systems," Australia's Department of Defence (DoD) said in a statement.

 

"The contract will also provide Defence with the ability to compete and sub-license third parties, including Australian industry, to provide the maintenance services, training services and the ability to modify the C-27J capability."

 

A DoD spokesperson told Flightglobal that the contract covers "technical data and intellectual property support not available from any other source."

 

"[The contract] will assure Defence's ability to independently establish and maintain airworthiness certification, life of type sustainment, future modifications that may be required, and cost-effective through life management of the aircraft and its support systems," the spokesperson said.

 

In early May Canberra, confirmed it will obtain 10 C-27Js for A$1.4 billion through the US foreign military sales (FMS) mechanism, with US firm L-3 Communications designated as the prime contractor

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:55
Le canon de 40 mm à munitions télescopées CTCA (Cased Telescoped Canon and Ammunition)

 

06/06/2012 Sources : DGA

 

Le concept de la munition télescopée consiste à placer le projectile au cœur du chargement propulsif, ce qui permet, à performance égale, de réduire de façon importante le volume de la cartouche par rapport à une munition conventionnelle.

 

La solution d’armement basée sur le canon de 40 mm à munition télescopée fait l’objet de travaux soutenus par le Royaume-Uni et la France depuis de nombreuses années par le biais de contrats séparés mais coordonnés à la société CTA international (CTAi) filiale de BAe Systems et de Nexter, implantée en France.

 

Ce type d’armement est prévu du côté britannique pour la revalorisation du véhicule de combat d’infanterie Warrior et pour le futur blindé de reconnaissance SV Scout, et du côté français pour le futur engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) prévu dans le cadre du programme Scorpion.

 

L’armement de 40 mm à technologie télescopée permet de proposer aux forces le meilleur compromis entre la puissance de feu, la masse, le volume et les efforts de tir (recul de l’arme lors d’un coup de canon). Grâce à son calibre, il confère au véhicule porteur une puissance de feu inégalée pour une arme de moyen calibre. Sa gamme de munitions et en particulier sa munition à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB) lui donne un caractère multi-rôle particulièrement adapté à l’évolution de la menace et aux contextes opérationnels envisagés pour les futurs véhicules blindés de type EBRC.

 

La qualification du système

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a décidé de soutenir la qualification commune armes-munitions. Une déclaration d’intention franco-britannique a été signée le 20/10/2008, suivie d’un arrangement technique le 10/09/2009.

 

La qualification de cet armement et de ces munitions, dont le coût est partagé entre les 2 nations, doit permettre de disposer d’une brique technologique immédiatement intégrable pour l’EBRC en particulier et pour les futurs véhicules blindés en général.

 

Le contour technique de la qualification se décompose de la manière suivante :

 

- le canon de 40 Cased Telescope (tube, chambre, introducteur, lien élastique, fuze setter)

 

- les munitions associées suivantes : munition à effet cinétique (APFSDS), munition explosive à fonctionnement à l’impact (GPR-PD), munition explosive à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB), munition d’exercice (TP-T)

 

La qualification a débuté en 2012 et est prévu s’achever en 2013

 

Titulaire et architecture industrielle

 

L’arrangement technique prévoit la contractualisation avec la société CTA international, joint venture  à 50/50 entre les groupes français Nexter Systems et britannique BAE Systems/Land Systems. Le co-financement franco-britannique de ce contrat à travers l’arrangement technique favorise le développement d’un industriel dont les capitaux sont répartis de façon équitable entre les deux nations. Les deux maisons mères ont défini une répartition équilibrée des activités de production dans la perspective des futurs marchés de production : intégration des projectiles de combat, explosif, fusées pour Nexter Munitions, douille et traceurs pour BAE Systems. L’encartouchage des projectiles sera réalisé par Nexter Munitions pour les besoins France et par BAE pour les besoins Royaume-Uni. A ce titre, l’arrangement technique prévoit que la qualification conjointe permette de qualifier au même niveau les chaînes d’encartouchage de Nexter La Chapelle et de BAé Glacoed.

 

Pays équipés

 

Aucun pays à ce jour n’est équipé du canon de 40 CTA. Deux pays, le Royaume-Uni et la France ont entamé une coopération afin de qualifier cet armement. A l’issue, il est envisagé un standard OTAN pour le 40 CTA.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:30
BALTOPS 2012 multinational naval exercise begins

6 June 2012naval-technology.com

 

Maritime forces from 12 countries have started the 40th annual multinational naval exercise, Baltic Operations (BALTOPS) 2012, in the Baltic Sea, aimed at maintaining peace and security in the region.

 

The multinational maritime exercise is also intended to enhance mutual understanding and to improve participating navies' interoperability to jointly combat regional and transnational threats.

 

As part of the exercise, some 30 aircraft and 1,500 sailors and marines, as well as 27 ships from the participating nations are scheduled to conduct operations, which include mine clearance, anti-submarine warfare, surface-to-air defence, counter-piracy, small-boat attacks and other maritime security tasks.

 

US 6th Fleet and NATO Striking and Support Forces commander vice admiral Frank Pandolfe said that the common goal of BALTOPS was to enhance Baltic Sea security through increased interoperability and collaboration among allied nations.

 

"As in past years, our sailors and marines will be working side-by-side with their colleagues from partner nations, both on land and at sea, becoming familiar with each other's military operating procedures and practices," Pandolfe added.

 

Expeditionary Strike Group 2 commander rear admiral Ann Phillips added that BALTOPS provided an opportunity for the forces to train jointly in a challenging environment to quickly and effectively respond to real-world situations.

 

"Through combined exercises, we are able to enhance our effectiveness by blending varied experiences and perspectives," he said.

 

Other participating nations in the BALTOPS 2012 exercise include Denmark, Estonia, France, Georgia, Germany, Latvia, Lithuania, Netherlands, Poland, Russia, Sweden and the US.

 

BALTOPS 2012 is scheduled to take place until 16 June and will be held in the territorial waters of Germany, Poland, Lithuania and Estonia of the Baltic Sea.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:55
 Le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance)


06/06/2012 DGA

 

Le système intérimaire de drones MALE (SIDM) permet la réalisation de missions de surveillance et de reconnaissance, de désignation d'objectif et d'illumination laser de cibles.

Ces missions, réalisées au profit du renseignement interarmées, du commandant du théâtre et des composantes de forces, s'appliquent sur l'ensemble d'une zone d'intérêt ou d'un théâtre d'opérations.

Elles peuvent être réalisées dans la profondeur, jusqu'à des distances supérieures à 1000 km de la base de départ, en assurant une permanence sur zone de 24 heures de jour comme de nuit et par tous temps. Les charges utiles embarquées sont une boule 3 voies dénommée MOSP (voie électro-optique, voie infrarouge et voie laser) et un radar à ouverture synthétique (imagerie et détection de cibles mobiles).

Le système, qui a été déployé en Afghanistan jusqu'en mars 2012, comprend deux véhicules aériens, un segment sol et des moyens de soutien associés ; un système complémentaire, composé d'un véhicule aérien, d'une station sol et des moyens de soutien associés, a été livré à l'armée de l'air sur la base aérienne de Cognac fin 2010, et porte ainsi à 2 le nombre de véhicules aériens présents sur cette base (parc total de 4 véhicules aériens). Ce second système, principalement destiné à la formation et aux missions intérieures, a été déployé dans le cadre de l'opération Harmattan d'août à octobre 2011.

 

Développement

Après l'expérimentation des drones Hunter, l'armée de l'air a décidé de les remplacer par les drones SIDM, en attendant le drone MALE qui lui apporterait à terme une capacité complète.

Le SIDM a fait l'objet d'un appel d'offres sur performances qui a retenu la proposition EADS (maître d'œuvre) sur la base du porteur israélien Eagle réalisé par IAI. La notification du contrat est intervenue en août 2001.

La livraison du système SIDM a été échelonnée entre mi 2008 et début 2009, à l'issue d'une phase de réception ayant fortement sollicité les centres de la Direction Technique (notamment : DGA EV, DGA MI, DGA TA) ; dès la livraison, l'armée de l'air a mené les premières expérimentations technico-opérationnelles, et a participé à une opération intérieure en septembre 2008 (intégration du système dans le DPSA mis en place lors de la visite du Pape à Lourdes).

 

Activité opérationnelle

Il a été décidé fin 2008 de projeter le système sur le théâtre afghan, suite aux évènements du mois d'août dans la vallée d'Uzbeen. Après une modification de la liaison satellitaire, pour s'adapter aux caractéristiques particulières de la ressource disponible sur le théâtre (satellite à orbite inclinée), la première capacité opérationnelle a été prononcée fin janvier. Le système a ensuite réalisé son premier vol en opération extérieure depuis la base aérienne militaire de Bagram le 17 février 2009.

En mars 2012, au départ d'Afghanistan, ce sont 579 vols qui ont été réalisés pour ce déploiement, pour un total de 5100 heures de vol.

L'activité sur la base de Cognac a débuté fin 2010, à des fins d'entraînement du personnel et de missions intérieures (G8 de Deauville, etc.)

Entre août et octobre 2011, le second système a été déployé en Sicile dans le cadre de l'opération Harmattan. 24 vols auront été effectués à cet effet, pour 316 heures de vol.

 

Fiche technique

L'architecture physique d'ensemble du SIDM s'organise autour des segments suivants :

 

Segment aérien

Véhicules aériens :

- masse maximale au décollage : 1 250 kg

- envergure de 17 m

- équipé de GPS et de moyens inertiels

- équipé d'un moteur à pistons (ROTAX 914) et d'une hélice à pas variable

- atterrissage et décollage automatique tous temps sur la base d'un système GPS différentiel et d'un moyen de secours à technologie laser

- protection anti-givre

Charges utiles :

- caméras d'imagerie (visible et infrarouge) sur plate-forme gyrostabilisée

- télémètre/illuminateur laser

- radar SAR disposant de 2 modes d'imagerie (STRIP et SPOT), permettant une haute résolution, et d'un mode de détection de cibles mobiles (MTI)

- capacité de suivi automatique de cibles

- fonction ROVER / Remote video terminal, permettant de diffuser les images directement vers les troupes au sol (charge exclusive du radar SAR, intégrée par le CEAM et opérationnelle depuis mars 2010)

Segment liaisons de données :

- à vue directe (LOS)

- par satellite (SATCOM)

 

Segment sol modulaire

- un module de préparation de la mission

- un module de mise en œuvre système (gère les phases de décollage et d'atterrissage et contrôle le drone en vol)

- un module de mise en œuvre déportée (contrôle complet du drone en vol)

- un module d'interprétation et de diffusion des images (SAIM )

Le segment sol permet de gérer simultanément deux véhicules aériens en vol et d'effectuer des relais sur la zone d'observation.

 

Performances

- altitudes d'évolution opérationnelle comprises entre 15 000 et 25 000 ft

- vitesse maximale de 110 kts

- endurance de 12 heures à 1 000 km (pour un véhicule aérien), permanence H24 sur zone pour le système

- capacité d'observation tous temps, de jour comme de nuit

 

Avancées capacitaires

En comparaison avec le système Hunter, le SIDM présente de véritables avancées technologiques offrant une capacité opérationnelle accrue. Ces améliorations sont essentiellement :

- l'intégration d'une liaison de données par satellite permettant un contrôle du drone à très grande distance. Cette capacité permet à la fois, d'envoyer le drone sur des théâtres d'opération éloignés de la base de départ, mais aussi, de répartir géographiquement les stations de contrôle recueillant en temps réel l'information en fonction du besoin opérationnel

- l'intégration d'un radar d'imagerie SAR permettant de réaliser des images par tous temps et, grâce au mode MTI, de détecter et suivre des cibles mobiles

- la capacité à emporter simultanément les différents capteurs (optique, infrarouge, radar), permettant d'assurer la mission quelle que soit l'évolution des conditions météorologiques

- le développement d'un système d'atterrissage et de décollage automatique (ATOL ) permettant d'augmenter le degré d'automatisation du système, de limiter le risque relatif à ces phases critiques du vol, et de garantir une capacité de décollage et d'atterrissage tous temps

- l'intégration d'un système de dégivrage permettant le vol en conditions givrantes

- l'intégration d'un système d'analyse image (SAIM) faisant l'interface avec les systèmes d'information et de commandement

- la capacité Rover décrite supra, depuis mars 2010 (capacité exclusive du radar SAR)

A noter que le système SIDM dispose depuis fin 2010 d'un certificat de type.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d'œuvre industrielle du SIDM est assurée par les sociétés EADS et IAI, en organisation de cotraitance. L'origine des composants principaux est la suivante :

- véhicule aérien : IAI-MALAT (Israël)

- liaison de données SATCOM : IN-SNEC (France), groupe Zodiac Data System

- centrale inertielle : SAGEM (France)

- boule électro-optique : IAI -TAMAM (Israël)

- radar SAR : IAI-ELTA (Israël)

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:46

nimr II

 

06.06.2012 france-moyenorient.com

 

Du 11 au 15 juin se tiendra Eurosatory le salon mondial de la Défense et de la Sécurité terrestres et aéroterrestres au Parc des Expositions de Paris. La société émiratie NIMR Automotive, joint venture entre Bin Jabr Group et Tawazun Holding spécialisé dans le secteur de la défense et de la sécurité présentera à Paris son véhicule militaire multi-missions, le NIMR(tigre en arabe) dans sa version 4X4 et 6X6. Les Émirats Arabes Unis prennent de plus en plus de parts de marché dans le secteur de l’armement et de l’aéronautique. Autrefois acheteur clé en main, le pays entend exporter le NIMR dans les pays du Maghreb et en Afrique et faire la concurrence aux acteurs traditionnels de l’armement terrestre comme Renaut Truks Defense, Nexter ou Panhard.
Le ministère émirien de l’Intérieur a signé un contrat pour 200 véhicules en Mars 2012. À ce jour, plus de 500 NIMR ont été livrés, avec des clients qui comprennent la Libye, la Jordanie et le Liban. D’une part Les révolutions arabes pourraient profiter à Tawazun notamment en Tunisie où le parti Ennahdha au pouvoir risque de faire payer le rôle de la France sous l’ère Ben Ali. D’autre part, le secteur de l’armement terrestre français est en pleine restructuration avec des discussions sur une fusion possible parmi les trois acteurs Renault Trucks Defense (RTD)( Volvo), Nexter( ex Giat industries, principal acteur de l’armement terrestre en France) et Panhard.

« Ils se concurrencent de plus en plus sur le créneau des véhicules blindés. Au fur et à mesure qu’elles élargissent leurs gammes, les trois sociétés se marchent sur les pieds. » selon Serge Perez, l’ancien vice-président de Renault Trucks. Plus vraisemblable, les discussions pour une fusion Panhard/RTD se poursuivent mais la décision devrait être prise par le conseil d’administration du groupe Volvo a déclaré Christian Mons, le président exécutif de Panhard au journal "Defense News".

 

L’acquisition de Panhard permettrait à RTD plutôt spécialisé dans les véhicules blindés lourds d’étoffer sa gamme dans le lèger et de porter ses ventes à un objectif 700 millions d’euros contre 250 millions d’euros en 2011. Panhard General Defense conçoit et produit des véhicules blindés depuis près d’un siècle, notamment le Véhicule Blindé Léger (VBL) dont 2300 exemplaires sont en service dans 16 pays et le PVP(Petit Véhicule Protégé), commandé à plus de 1200 exemplaires, par l’armée de terre française. En 2010, Panhard a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros.

 

L’arrivée de Tawazun risque de compliquer les choses pour les français d’autant plus que le Moyen-Orient et le Maghreb sont des relais de croissance important pour le secteur de l ’armement français. Sur la période 2006-2010, le Moyen Orient, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) demeure, avec 27 % des prises de commandes, la première destination des exportations françaises d’armement. Fin mai, une conférence a été organisé à Abou Dhabi sur les véhicules blindés intitulée Armoured Vehicles UAE 2012. Un rapport de Defense IQ donne une vue d’ensemble de la future demande dans la région et passe en revue les postulants à l’appel d’offres des Émirats Arabes unis concernant des véhicules de combat 8x8, d’une valeur de deux milliards de dollars US. L’appel d’offres porte sur un programme de modernisation de 600 véhicules blindés de combat 8x8 des forces armées émiraties.

 

Dans le secteur civil, le groupe Streit Group basé au Canada a récemment ouvert la plus grande usine de fabrication de véhicules blindés au monde à Ras Al Khaimah.

 

Guerman Goutorov, Président de Streit Group, a expliqué qu’ils avaient choisi les émirats parce qu’ils jouent le rôle de plaque tournante pour les activités commerciales internationales de la société : « Les Émirats arabes Unis sont un pays très bien situé géographiquement […] vous avez accès à l’Asie, l’Afrique, l’Europe et les autres pays du Moyen-Orient […] vous êtes connecté au monde entier. »

 

Conçu pour des opérations tactiques dans des environnements urbains, désertiques ou humides, le NIMR est multirôle : reconnaissance pour la surveillance des frontières, logistique, ainsi que d’autres plus traditionnels, y compris véhicule de commandement, ambulance, transport de personnel, plate-forme d’armes. Ils peuvent aussi servir avec la police et les forces de sécurité internes et exécuter des fonctions de contrôle de sécurité et anti-émeute. Compter à peu près 150 000 dollars pour une version 4x4 de base.

 

Véhicule blindé de 9 à 13 tonnes, le NIMR peut transporter jusqu’à trois tonnes de fret et d’atteindre des vitesses de pointe d’environ 135 kmh. Pour l’électronique embarquée, NIMR Autotmotive s’est associé à l’américain DRS Technologies pour y intégrer des caméras tactiques 360°, des systèmes de communication, suivi des véhicules et des logiciels de gestion et de commandement et contrôle (C2).

 

Comme avec la plupart des véhicules de cette classe, le NIMR peut monter une grande variété de systèmes d’armes ou de stations d’armes télécommandés. Cela va des armes ordinaires type mitrailleuses 7,62 mm et 12,7 mm, lance-grenades de 40mm ou des systèmes plus lourds tels que les lanceurs de missiles antichars. Le Blindage de base est équivalent au niveau 1 STANAG 4569 et offre une défense tous azimuts contre les armes légères. Le blindage peut être optimiser jusqu’au niveau 3 ou 4 de la norme militaire STANAG de protection balistique et de niveau 3a/2b contre les mines.

 

Renault Truck Defense exposera parmi quarante véhicules la deuxième version du VLRA déjà achetée par les forces spéciales irlandaises. Le VLRA est en service depuis plusieurs années au sein des forces spéciales françaises du COS(Commandement des Opérations Spéciales).

 

Fondée en 2007 en tant que filiale à part entière du Bureau de Compensation d’Abou Dhabi, Tawazun vise à développer des entreprises rentables par le biais de partenariats industriels et des investissements stratégiques pour renforcer l’expertise d’Abou Dhabi en matière de fabrication dans le secteur de la défense et de la sécurité.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:55
L’ONERA, fer de lance de la nanophotonique

 

06.06.2012 - ONERA - Nanotechnologies

L'ONERA, acteur majeur de l'innovation en matière de d'optoélectronique à l'échelle nanométrique, impulse la création d'un club Nanophotonique au niveau national.
 

L’ONERA a impulsé la création du club Nanophotonique* de la Société Française d’Optique, consacrée à l’occasion du colloque OTAN « Plasmonique pour la détection et l’émission de lumière » qui s’est tenu à l’école Polytechnique le 18 mai 2012. Ce club vise à être, pour cette techno-science à la fois jeune et d'une grande maturité scientifique, un lieu d’échanges entre acteurs académiques, industriels et agences. L'objectif est de mutualiser les outils et les méthodes, de proposer des concepts innovants, de développer conjointement connaissance et savoir-faire pour des systèmes de très faible dimensionnalité.


Quelques applications de la nanophotonique en développement à l'ONERA avec le CNRS/LPN, partenaire clé sur cette thématique :
- "vitrail infrarouge", mosaïque de filtres nanostructurés
- "or noir", réseau de nano-antennes en or permettant d'absorber totalement la lumière dans une gamme de couleurs
- "entonnoir à photons", mécanisme permettant de focaliser la lumière dans des nano-résonateurs

 

*La nanophotonique, ou nano-optique, est l'étude de la lumière et de ses interactions avec la matière à des échelles nanométriques. Elle désigne aussi l’ensemble des nanotechnologies optroniques tirant parti des phénomènes propres à cette échelle. La nanophotonique présente un potentiel fort de rupture pour un certain nombre d’applications dont, par exemple, l'émission et la détection de photons et la connectique opto-électronique.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:00
Les ambitions canadiennes de DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude

photo DCNS

 

06/06/2012 MER et MARINE

 

Des partenariats industriels, des frégates multi-missions (FREMM) ainsi que des bâtiments de projection et de commandement (BPC) proposés à la marine... DCNS a de grandes ambitions au Canada. Le groupe français vient, d'ailleurs, d'ouvrir un bureau de représentation à Ottawa, la capitale fédérale, où il a pu présenter ses produits à l'occasion du salon CANSEC, qui s'est déroulé les 30 et 31 mai. DCNS estime que les FREMM et BPC, notamment, répondent parfaitement aux besoins de la marine canadienne, qui va bénéficier d'un vaste plan d'investissement de 35 milliards de dollars canadiens (près de 27 milliards d'euros) afin de remplacer sa flotte actuelle. Le groupe français cherche donc à s'implanter sur place, afin de vendre ses designs pour les futurs bâtiments canadiens, qui seront réalisés localement. Dans cette perspective, DCNS doit s'allier à des industriels nationaux.


La FREMM Aquitaine (© : DCNS)

Des frégates avec le chantier d'Halifax

Pour les frégates, des discussions ont débuté avec Halifax Shipyard, filiale du groupe Irving Shipbuilding. En effet, dans le cadre de la Stratégie Nationale d'Approvisionnement en matière de Construction Navale (SNACN), le gouvernement canadien a décidé de confier à ce chantier la réalisation d'une vingtaine de bâtiments de combat, dont une série de frégates (Canadian Surface Combatant - CSC) destinée à remplacer les 12 unités de la classe City et les 3 destroyers du type Iroquois. L'ensemble des contrats que doit signer Halifax Shipyard s'élève à 25 milliards de dollars canadiens (17.8 milliards d'euros). Dans cette perspective, DCNS cherche à placer son design de frégate multi-missions, déjà retenu par la France (11 exemplaires) et le Maroc (1 unité) et dont la tête de série, l'Aquitaine, sera livrée cette année à la Marine nationale. Longue de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, la FREMM a été conçue comme un bâtiment très automatisé (équipage d'une centaine d'hommes seulement), à la maintenance réduite (un grand carénage de six mois que tous les 10 ans) et aux capacités très polyvalentes. Le bâtiment peut, ainsi, mener à bien des missions de lutte anti-sous-marine grâce à un sonar de coque, un sonar remorqué, des torpilles MU90 et un hélicoptère. Dans le domaine de la lutte antinavire, il est doté du MM40 Block3, le dernier-né de la famille Exocet, alors que la FREMM sera le seul bâtiment de surface européen à mettre en oeuvre des missiles de croisière (Scalp Naval), d'une portée de plus de 1000 kilomètres (une capacité que la France devrait pouvoir proposer au canada). En matière de défense aérienne, la frégate française est également solidement pourvue, puisqu'elle peut embarquer des missiles Aster 30, Aster 15 et VL Mica. Enfin, les FREMM peuvent embarquer un hélicoptère de 10 tonnes, des drones à voilure tournante ainsi que des forces spéciales, avec leurs embarcations commando. Côté électronique, la FREMM dispose notamment du radar multifonctions Herakles de Thales, ce dernier étant déjà présent au Canada, où il participe à la modernisation des frégates du type City. Si un accord est conclu entre Français et Canadiens autour des FREMM, les frégates seraient construites à Halifax, en transfert de technologie.


Le BPC Dixmude (© : MARINE NATIONALE)

Les BPC et les besoins de soutien logistique

Dans le même temps, DCNS propose au Canada de se doter de BPC, dont trois exemplaires sont en service dans la marine française et deux autres ont été commandés par la Russie pour une livraison en 2014 et 2015 (deux autres pourraient être construits ultérieurement à Saint-Pétersbourg). Longs de 199 mètres et affichant un déplacement de 21.000 tonnes en charge, ces bâtiments, extrêmement polyvalents, sont à la fois des porte-hélicoptères d'assaut, des transports d'engins de débarquement, des hôpitaux flottants et des bases de commandement pouvant diriger une opération interarmées et interalliés d'envergure. Depuis 2006 et la première mission du Mistral au Liban, avec l'évacuation de milliers de ressortissants, jusqu'à l'intervention en Libye l'an dernier avec la mise en oeuvre d'hélicoptères de combat contre les forces pro-Kadhafi, en passant par des missions humanitaires, les BPC ont démontré leur énorme potentiel. De quoi séduire de nombreuses marines, notamment celle du Canada, qui ne dispose pas encore de ce genre d'outil. La commande de deux à trois BPC pourrait être décidée alors qu'un précédent projet de bâtiments de projection a avorté. Il s'agissait des Joint Support Ships (JSS) étudiés avec les Néerlandais de Damen, qui proposaient des navires hydrides, à la fois pétrolier-ravitailleurs et transporteurs de troupes (concept qui a finalement donné naissance au Karel Doorman, actuellement en construction aux Pays-Bas). Si les Canadiens choisissent finalement de se doter de BPC, il conviendra néanmoins, pour leur marine, de solutionner la problématique du soutien logistique des bâtiments de combat, une capacité indispensable à tout déploiement lointain d'une force navale. En effet, les deux pétroliers-ravitailleurs canadiens, les HMCS Protecteur et HMCS Preserver, qui ont été admis au service actif en 1969 et 1970, doivent être remplacés rapidement. Or, DCNS, pour répondre à ce besoin, peut proposer ses nouveaux bâtiments logistiques du type Brave, qu'elle présente à la Marine nationale pour le remplacement des Durance.


Le concept de bâtiment logistique Brave (© : DCNS)

Enjeux stratégiques et industriels

La SNACN a une double vocation. D'abord redonner au Canada une puissance navale cohérente avec ses ambitions maritimes, notamment protéger et faire respecter sa souveraineté dans les territoires arctiques, dont les richesses seront probablement de plus en plus disputées à l'avenir, mais aussi sa capacité à déployer partout dans le monde des moyens puissants, à même de participer à des opérations internationales. La marine canadienne est, en effet, souvent impliquée dans des déploiements outre-mer, notamment dans le cadre de l'OTAN. Elle a d'ailleurs participé à l'opération Unified Protector en Libye l'an dernier. En dehors de ces aspects stratégiques, il s'agit, également, de relancer la construction navale nationale, avec de grands programmes structurants permettant de moderniser les chantiers canadiens et de développer, autour d'eux, les capacités d'ingénierie et de production les plus modernes, sans oublier les milliers d'emplois générés par la construction de la nouvelle flotte. Dans cette perspective, trois chantiers doivent être impliqués dans le SNACN. Halifax, on l'a vu, a été retenu pour les bâtiments de combat. Vancouver Shipyards, qui appartient au groupe Seaspan Marine, a quant à lui été choisi pour réaliser 8 grands bâtiments destinés à la garde-côtière, ce qui représente un investissement de 8 milliards de dollars (5.7 milliards d'euros). Alors que le plan de renouvellement de la marine canadienne prévoit également la commande de 116 petits navires (pour 2 milliards de dollars, soit 1.5 milliard d'euros), il reste le cas du chantier Davie, situé à Lévis, au Québec.


Le chantier de Lévis (© : CHANTIER DAVIE)

Davie à la recherche d'un investisseur

En difficulté ces dernières années, le constructeur québécois avait été repris, en juillet 2011, par SNC-Lavalin et Upper Lakes. Mais, ces derniers jours, les choses se sont précipitées et les repreneurs, qui avaient pris la barre de Davie dans l'espoir de remporter l'un des deux gros contrats finalement attribués à Halifax et Vancouver, ont, d'après la presse canadienne, décidé de jeter l'éponge. Davie, qui a dans son carnet de commandes trois navires offshores inachevés pour la compagnie norvégienne Cecon et deux ferries pour la société des traversiers du Québec, est donc à la recherche d'un nouvel investisseur. Pourquoi pas DCNS, via la création d'une filiale canadienne ? L'an dernier, son concurrent Fincantieri, déjà implanté aux Etats-Unis où il possède plusieurs chantiers (dont Marinette Marine où sont réalisés les LCS du type Freedom), avait fait part de son intérêt pour Davie. Certes, le groupe italien visait alors, lui-aussi, les gros contrats de la SNACN. Mais le constructeur québécois, s'il n'a pas été retenu, a peut-être encore des cartes à jouer, notamment au niveau de ses infrastructures. Car il dispose de vastes cales sèches suffisamment grandes pour assembler des BPC et pétroliers-ravitailleurs. Par conséquent, il y a peut-être là une opportunité d'implantation pour DCNS, qui pourrait ainsi s'installer au Canada, tout en réalisant un beau coup politique, en solutionnant le « casse-tête » que constitue Davie pour le gouvernement québécois. Pour l'heure, rien n'a été annoncé en ce sens, mais la question peut logiquement se poser.


Le Brésil va construire des Scorpène (© : DCNS)

L'Amérique du sud au nord

Le groupe français joue, en tous cas, une partie très intéressante au Canada, un pays auquel l'industrie tricolore (DCNS mais aussi ses partenaires Thales et MBDA), et derrière elle la France, peut proposer un véritable partenariat stratégique, avec d'importants transferts de technologie, ainsi qu'une autonomie stratégique par rapport aux Américains, tout en conservant des matériels interopérables. C'est d'ailleurs cette aspect qui avait convaincu les Brésiliens, en 2009, de choisir l'offre de DCNS pour développer à Itaguai, en partenariat avec Odebrecht, un chantier de construction et une base navale pour quatre sous-marins conventionnels de type Scorpène et le premier sous-marin nucléaire d'attaque brésilien (conçu avec l'assistance des ingénieurs français sur les parties non nucléaires). Ayant déjà réalisé avec succès plusieurs programmes complexes en transfert de technologie, comme celui des frégates Formidable (classe La Fayette) à Singapour ou des sous-marins Agosta 90B au Pakistan, DCNS peut, clairement, apparaître comme un partenaire crédible aux yeux de l'industrie et du gouvernement canadiens. Après le contrat au Brésil, couronnant une série de succès en Amérique latine (Chili, Colombie, Venezuela...), le leader européen de la navale militaire se verrait bien poser un pied en Amérique du nord, où il pourrait s'installer durablement en proposant non seulement ses services pour la construction de futurs bâtiments, mais aussi pour d'autres prestations, comme le maintien en condition opérationnelle. Sans compter que la marine canadienne devra aussi, d'ici la fin de la décennie, commencer à penser au renouvellement de ses quatre sous-marins du type Upholder, construits en Grande-Bretagne entre 1990 et 1993. D'ailleurs, pour la petite histoire, si le Canada n'est pas jusqu'ici un client de DCNS, c'est avec lui que l'industriel français, du temps de la Direction des Constructions Navales, a failli remporter le plus gros contrat export de l'histoire occidentale. En effet, dans les années 80, avant l'effondrement du bloc soviétique, il avait été sérieusement question que le Canada fasse l'acquisition de 12 sous-marins nucléaires d'attaque du type Rubis... Trente ans plus tard, les Français semblent avoir une nouvelle chance de conclure une coopération historique avec les Canadiens.


La FREMM Aquitaine et le BPC Dixmude (© : DCNS)

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:20

DSNS-MoD-Indonesia-SIGMA-10514.jpg

 

June 5, 2012 defpro.com

 

The Ministry of Defence of Indonesia and Damen Schelde Naval Shipbuilding, the Netherlands, today signed a contract for the engineering, build and delivery of a SIGMA 10514 Guided Missile Frigate, PKR - Perusak Kawal Rudal.

 

The PKR will be built for the Indonesian Navy, TNI AL, and is to be delivered in 2016.

 

The acquisition of this ship is part of the further modernization and expansion of the Indonesian Navy, TNI-AL.

 

The main missions and tasks of the SIGMA PKR 10514 will be in the domains of naval warfare as well as Maritime Security missions and tasks. Also, the ship may be used for humanitarian support tasks.

 

The main characteristics of the SIGMA PKR 10514 are:

 

• Length: 105 mtr

• Width: 14 mtrs

• Displacement: approx 2400 tons

• Propulsion: Combined Diesel and Electric(CODOE)

• Crew: 100 + 20 spare accommodation

• Combat System:

- Extensive Air, Surface and Sub-Surface Surveillance capabilities

- Guided missile Systems and gun systems for Anti-Air Warfare and Anti-Surface Warfare

- Torpedo systems for Anti-Submarine Warfare

- Active and Passive Electronic Warfare Systems

- Tacticos Combat Management System

- Also, the SIGMA PKR 10514 will be able to carry an organic helicopter.

 

The ship will be built according to the successful SIGMA modular building strategy, as a sequel to the earlier built four SIGMA Corvettes for TNI AL. This means that modules of the frigate will be built in Europe as well as locally at PT PAL in Surabaya Indonesia. The assembly and trials of SIGMA PKR 10514 will take place in and from Surabaya, Indonesia.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:45
"Avec l'Alat, nous avons le meilleur système d'aérocombat"

5 Juin 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Un entretien avec le général Yann Pertuisel, commandant de l'Aviation légère de l'armée de terre.

 

Le général Yann Pertuisel commande l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat).  Pilote d’hélicoptère Gazelle Hot, il a participé à la Guerre du Golfe, puis commandé l’Ecole de Dax et servi dans les forces spéciales. Son fils est actuellement pilote dans l’Alat… comme l’épouse de celui-ci !  A l’occasion de la Sainte-Clotilde, patronne de l’arme, le général Pertuisel a bien voulu répondre à nos questions.

 

Avec les opérations en Côte d’Ivoire, en Afghanistan et bien sûr en Libye, l’année 2011 a été un grand cru pour l’Alat…

 C’est une année historique ! D’une rare intensité. Nous avons eu jusqu’à 90 appareils engagés simultanément.  Au sein de l’armée de terre, l’Alat est désormais reconnue comme étant une « fonction opérationnelle », une Arme de contact, au même titre que l’Infanterie ou la Cavalerie, alors qu’elle était auparavant considérée comme une Arme d’appui.  Avec son ubiquité (être là où l’on ne nous attend pas…), l'Alat est ce que nous appelons un multiplicateur d’effets.  Aujourd’hui, une armée de terre moderne ne peut se passer de cette dimension d’aéro-combat si elle veut tenir son rang.

 

Comment se situe l’Alat par rapport à ces homologues occidentales, étant entendu que la répartition des hélicoptères entre Terre et Air n’est pas la même dans tous les pays ?

Honnêtement, si l’on exclut les Américains qui jouent dans une autre dimension, je suis convaincu que la France dispose de la meilleure aéromobilité occidentale. Nous avons le meilleur système d’aéro-combat.  Ce qui fait la différence, ce ne sont pas nos matériels, mais les hommes et les femmes qui les mettent en œuvre, notre organisation et notre doctrine d’emploi. On le voit avec les Britanniques qui ont perdu un certain nombre de savoir-faire, ce qui les conduit à utiliser leurs hélicoptères de combat comme des avions. C’est ce qu’il ne faut pas faire : un hélicoptère n’est pas un avion.

 

Qu’est-ce que l’Alat aujourd’hui ?

 325 appareils, 5500 personnels dont un millier de naviguants, quatre régiments opérationnels, deux détachements permanents en Afrique (Djibouti et Gabon) et des écoles.  Nous représentons moins de 5% des effectifs de l’armée de terre.

 

Parlons des régiments.

Il y en a quatre : les trois régiments d’hélicoptères de combat (le 1er RHC à Phalsbourg, le 3 à Etain et le 5 à Pau) qui fonctionnent sur le même modèle.  Nous avons réorganisés les RHC sur la base de trois bataillons par régiment : un bataillon d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque (BHRA) avec les Gazelle ou les Tigre ; un bataillon d’hélicoptères de manœuvre et d’assaut (BHMA) avec les Puma, les Cougar et bientôt les Caïmans ; et enfin un bataillon d’appui aéronautique (BAA) qui fournit l’environnement aéronautique (contrôle aérien, sécurité, simulation, etc). A  noter que la maintenance est intégrée au niveau de chaque bataillon.  Ces régiments sont de l’ordre d’un millier d’hommes et de femmes.

Le 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau, rattaché pour emploi au COS, est organisé de manière différente. Il possède des Gazelle, des Puma, des Tigre et des Caracal.  Une particularité de ce régiment est que deux Caracal de l’Armée de l’air y sont intégrés avec leur personnel.  Le Groupement interarmées d’hélicoptères en alerte permanente sur la base de Villacoublay pour le compte du GIGN  est rattaché au 4ème RHFS. Ce GIH comprend 5 Puma de l’armée de terre et 2 Puma de l’armée de l’air.

 

Venons-en aux écoles…

 L’Ecole de l’Alat est sur deux sites : Dax (Landes) et Le Luc (Var).  A Dax, les pilotes des trois armées et de la gendarmerie apprennent à piloter, puis ils se spécialisent au Luc. Depuis trois ans, le site de Dax fonctionne sur la base d’un contrat avec une entreprise privée Hélidax, qui nous donne entière satisfaction. Hélidax met à notre disposition 36 EC 120 que nous avons baptisé Calliopée. Le principe est que nous achetons des heures de vol.

Au Luc, se trouve deux autres écoles : l’Ecole franco-allemande Tigre, qui forment les pilotes alors que les mécaniciens des deux pays sont formés dans le nord de l’Allemagne. Et désormais le centre de formation interarmées NH-90, commun avec la Marine nationale.

 

Justement, où en est votre coopération avec la Marine nationale ?

 Nous sommes vraiment amarinés. Je rencontrais récemment un jeune cadre qui, au cours de 24 derniers mois, en avait passé 9 à la mer !  Cela fait plus de vingt ans que nous embarquons et je peux vous assurer que lorsque nous sommes à bord, nous ne sommes pas perdus. L’Alat fournit ainsi les hélicoptères de la campagne Jeanne d’Arc. Et on a vu le résultat de tout cela lors d’Harmattan, avec l’engagement du groupe aéromobile à partir des BPC.

 

L’Alat, ce sont d’abord des hélicoptères. Mais avez vous encore des avions ?

 Oui, nous avons huit TBM-700, à Rennes, au sein de l’escadrille de liaison de l’armée de terre – qui assure le transport d’autorités. Et cinq Pilatus PC 6 à Montauban, au bataillon de soutien aéromobile. Ils se consacrent au transport de pièces détachées et au largage de parachutiste.

 

Quels sont vos hélicoptères ?

 Nous avons trois flottes : une ancienne, une intermédiaire et une nouvelle. L’ancienne, ce sont les 110 Gazelle et 80 Puma que nous maintiendrons en ligne jusqu’en 2020. A cette date, nous n'aurons plus que 90 Gazelle et 36 Puma.

L’intermédiaire, ce sont 18 Fennec, utilisés pour la formation au Luc, 23 Cougar (et bientôt 26, avec les trois que nous allons récupérer en provenance du GAM-56) et 8 Caracal, uniquement pour les forces spéciales.

La nouvelle, c’est le Tigre. Le 40 ème et dernier Tigre HAP (appui-protection) nous sera livré cette année. Nous en aurons alors 39, puisque nous en avons perdu un en Afghanistan. A la fin de l’année, nous percevrons également le premier Tigre HAD (appui-destruction), capable de tirer des missiles air-sol Hellfire.  Le 1er RHC de Phalsbourg sera le premier régiment a en être doté en 2013, date à laquelle il recevra aussi ses premiers Caïman (NH-90).  Un premier a été livré en décembre dernier au Gam-Stat de Valence et quatre autres le seront cette année à l’école du Luc.

 

Qu’en est-il du remplacement des hélicoptères légers ? 

 C’est le programme HIL (Hélicoptère interarmées léger) de quatre tonnes, destiné à remplacer les Gazelle, Dauphin, Fennec… Au combat, nous l’utiliserons pour préparer l’engagement des Tigre, un peu comme le font les Américains avec leurs Kiowa. Ce HIL – qui n’a pas reçu de nom de baptême – pourra également remplir des missions au profit des populations.  C’est également important pour l’entrainement, car l’heure de vol sera trois fois moins couteuse que celle d’un Tigre.

 

Toujours pas de projet d’hélicoptères lourds, type Chinook, dont la France est dépourvue ?

En la matière, nos ambitions sont limitées par les budgets… Il n’y a pas de perspectives d’acquisition en franco-français, mais on peut imaginer des solutions de partage avec nos partenaires européens.

 

Qu’en est-il de la disponibilité de votre parc d’hélicoptères ?

 Elle n’est pas au beau fixe. Elle est maximale (80-90%) au niveau des opérations, mais tout juste suffisante pour permettre l’entraînement en métropole. Disons que les bons jours, nous sommes à 50%.  Il faut reconnaître également que le coût du maintien en condition opérationnelle (MCO) des appareils modernes est sans commune mesure avec ceux d’ancienne génération.

 

Qu’en est-il de l’idée de regrouper les hélicoptères des trois armées au sein d’une même structure ?

Il existe aujourd’hui un commandement interarmées des hélicoptères (CIH) à l’état-major des armées. C’est une structure légère qui se charge notamment de l’harmonisation des procédures, mais ce n’est pas un commandement opérationnel.

C’est différent de ce que font les Britanniques avec leur Joint Helicopter Command, mais le besoin n’est pas le même. Outre-Manche, les hélicoptères de combat sont dans la British Army alors que ceux de manœuvre sont dans la RAF. En France, les deux types d’appareils sont déjà dans l’Alat, qui avec plus de 300 voilures tournantes possède la principale flotte, devant les aviateurs et les marins – environ 80 chacun.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 17:25
The Evolving Maritime Security Environment in East Asia

 

June 5, 2012 By Michael McDevitt / Pacific Forum, Center for Strategic and International Studies (CSIS) – defpro.com

 

Implications for the US-Japan Alliance

 

Honolulu, Hawaii | The big news from the recently concluded Annual Security Consultative Committee between Japan and the United States, the so-called “2+2 meeting,” was that movement of Marines stationed in Okinawa to Guam was delinked from relocating the Marine Corps Air Station at Futenma to a less congested area.

 

This is a welcome development because it should permit senior officials in both Japan and the United States to focus alliance attention where it belongs: on the most significant security challenge facing the alliance – the ongoing change in the maritime strategic balance in East Asia.

 

For half a century, the military balance of power in East Asia was unchanged. The continental powers of East Asia, the Soviet Union and “Red” China, were effectively balanced by the offshore presence of the United States and its island and archipelagic allies. Neither side in this balance had the ability to project decisive conventional military power into the realm of the other – the continent was dominated by the continental powers, while the maritime littoral was the province of the maritime powers led by the United States.

 

This balance began to change about 16 years ago when China had the political motivation and the economic resources to begin to address what has been a historic strategic weakness – its vulnerability to military intervention from the sea. The political motivation for Beijing was provided by fears that newly democratic Taiwan was moving toward de jure independence and the PLA, short of nuclear escalation, was essentially powerless to prevent it, particularly if the United States elected to militarily support such a course of action.

 

WHY IS CHINA MOVING TO THE SEA?

 

Beijing also had plenty of historic motivation. China’s “Century of Humiliation” started in in the mid-19th century with its defeat in the Opium War by the British, who came from the sea. Over the decades China was repeatedly humiliated by foreign powers that exploited China’s weakness along its maritime approaches. A reading of US Seventh Fleet operations in the Taiwan Straits during the 1950s, when multicarrier Task Forces operated with impunity, overflying Chinese coastal cities, is a vivid reminder of Beijing’s incapacity regarding its seaward approaches.

 

A combination of factors related to security has combined to form the strategic motivation for a historically unique Chinese defense perimeter that extends hundreds of miles to sea. These factors include: the issue of Taiwan itself, the fact that the vast majority of China’s unresolved security issues are maritime in nature, the reality that its economic development depends upon imports and of raw materials and exports of finished goods that travel mainly by sea, and, perhaps most importantly, the fact that China’s economic center of gravity is located along its Eastern seaboard.

 

IF CHINA IS DEFENDING ITS INTERESTS, WHY IS THIS A PROBLEM?

 

By moving its defenses far to sea, China is effectively undermining the traditional maritime-continental balance that has provided the security and stability that have fueled the Asian economic miracle of the last 30 years. As China improves its defenses, it is making the security situation of the countries that live in the shadow of China worse. It is creating what academics call a “security dilemma” – one country’s defenses become so effective its neighbors fear for their own security.

 

In 2001, the US Department of Defense began to publicly fret about this situation, characterizing the military problem as “anti-access” and “area denial.” These terms make sense since they accurately describe the desired military objective. The Chinese have also coined a term to describe what they are trying to achieve militarily: PLA strategists refer to it as “counter intervention operations.” In practical terms, this refers to the knitting together of a large submarine force, land-based aircraft carrying anti-ship cruise missiles, and in the near future, ballistic missiles that have the ability to hit moving ships. These capabilities all depend on a very effective ocean surveillance system that can detect and accurately locate approaching naval forces.

 

Whether we call the PLA’s emerging capability anti-access/area denial (A2AD in the Pentagon’s lexicon) or the “counter invention operations,” the desired strategic outcome is the same – keep US naval and air forces as far away from China as possible. The strategic implication of this for China’s neighbors, many of who depend upon the US to underwrite their security as alliance or strategic partners, is obvious. If “we” get into a confrontation with China, we may not be able to depend upon the United States to be able to support us.

 

China says that it is only trying to defend itself and redress a historic weakness. Besides, Beijing argues its strategic intentions are clear: China is on a path of peaceful development and is not a threat to its neighbors. I believe that China’s leaders believe this. The trouble is that, as any strategist will argue, intentions can change in an instant; what really matters are the military capabilities that China will possess when its counter-intervention force is completed. Will China be able to defeat US forward deployed forces and prevent additional forces from the United States from reaching East Asia in case of conflict?

 

THE US HAS FACED THE A2AD PROBLEM BEFORE

 

This is the third time in the last 75 years that the United States has faced the problem of an Asian power attempting to keep US naval forces at bay. The Imperial Japanese Navy’s General Staff developed a plan for dealing with the US Pacific Fleet known as the “Gradual Attrition Strategy” (Zen Gen Saku Sen). This plan used long-range aircraft and submarines to locate the approaching US Pacific Fleet, and then attack it first with submarines and then land-based naval aviation based on various Japanese Mandate Pacific islands. The hope was that the US fleet would by sufficiently worn down that Japan’s main force could defeat it somewhere in the Philippine Sea. It took the United States 30 months (December 1941 – June 1944) to defeat this strategy.

 

The second time the US faced a similar A2AD problem was during the last two decades of the Cold War. The Soviets (in both the Atlantic and Pacific) foreshadowed the PLA’s “counter-invention operation” with a concept based on very good ocean surveillance to locate approaching US naval forces and then vector submarines and long range-land based bombers to the attack. Both submarines and bombers were armed with a variety of anti-ship cruise missiles that would be employed in massed raids. Happily, the US never had to face the Soviet anti-access capability in combat. The US Navy response to the massed cruise missile problem was the development of the AEGIS combat system, which remains the gold-standard for dealing with cruise missiles.

 

WHAT THE US IS DOING TODAY

 

The US response to the challenge posed by the PLA’s “counter-intervention operation,” was unveiled in the 2010 Quadrennial Defense Review. It announced that the US Air Force and US Navy had combined to develop a new operational concept known as Air Sea Battle (ASB). ASB aims to counter any anti-access threat in the world, including that posed by China. Details of this concept have for understandable reasons remained highly classified, but recent statements by the heads of the Navy and Air Force have indicated that ASB will focus on three lines of effort: (1) defeating enemy surveillance systems as surveillance is the back-bone of any anti-access system. If you can’t locate an approaching naval force you can’t attack it; (2) destroying enemy launching systems so precision weapons cannot be launched (during the Cold War this was known as shooting at archers not at arrows); and, (3) defeating enemy missiles and other weapons. This means shooting them down, or decoying them away.

 

IMPLICATIONS FOR THE FUTURE

 

It is unlikely that China will halt development of what it considers necessary for its defenses. It is also clear that the United States does not intend to sit idly by and permit the introduction of military capabilities that could deny it access to East Asia in a time of conflict. Thus, it seems likely that for the foreseeable future the region will witness a “military capabilities competition”: as China introduces capabilities that could deny access, the US, probably via the Air Sea Battle concept, will introduce capabilities that will assure access. It will be a period of competing strategic concepts – assured access vs. denied access, complemented by the introduction of military capabilities by both sides necessary to accomplish those ends.

 

For the US-Japan alliance, the prospect that any maritime operation in the western Pacific will soon be contested in times of conflict creates a new context for the division of roles and missions. Today’s division of labor, characterized as “shield and spear” responsibilities, where Japan is the “shield” defending Japanese home territories, while the US acts as the “spear” that attacks Japan’s attackers needs to be reconsidered. A successful “counter intervention operation” could blunt the US spear. What can Japan do to help prevent that from taking place? This is a serious topic for both strategic and operational discussion.

 

 

 

(Michael McDevitt is a retired US Navy Rear Admiral. For the last 15 years he has been at the Center for Naval Analyses, first as the vice president in charge of strategic studies, and more recently as a senior fellow. His most recent area of focus is maritime security along the Indo-Pacific littoral.)

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:43
La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée

 

Juin 5, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Le Conseil des ministres de la Justice devrait approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan. Mission dénommée « EUAVSEC South Soudan ». NB : Il n’y a pas encore de surnom. Si vous avez une idée, pour un surnom un peu sexy que ces quelques lettres, n’hésitez pas…

 

Sécuriser l’aéroport de Juba selon des normes internationales

 

Euavsec sera une mission civile de la PeSDC et aura trois objectifs. Tout d’abord, assurer la sécurité de l’aéroport contre les risques externes (terrorisme, drogues…). Il ne s’agit pas de faire de la sûreté aérienne (navigabilité…). L’enjeu n’est pas négligeable. Il s’agit d’éviter que cet aéroport – qui ambitionne d’être un aéroport de niveau international – ne devienne une porte d’entrée pour d’éventuels terroristes ou trafics en tout genre. Ensuite, il faut former les personnels et les guider dans leur mission quotidienne (la mission n’aura cependant pas de « mandat exécutif », c’est-à-dire que ce sont les Sud-Soudanais qui seront toujours en charge de la sécurité, les Européens n’intervenant à leurs côtés qu’en soutien). Enfin, des experts européens seront placés auprès de l’autorité aéroportuaire et du ministère des transports sud-soudanais afin d’aider à mettre en place et codifier les différentes règles de sécurité (mission de conseil et d’assistance).

 

Mission préliminaire

 

Une première équipe de 6-8 personnes, précurseurs, devrait être déployée sur le terrain d’ici la fin juillet. Et l’ensemble du personnel devrait suivre par vagues successives entre septembre et décembre. Ce qui permettra d’atteindre à la fin de l’année la pleine capacité opérationnelle. A ce stade, il devrait y avoir 64 personnes – 43 experts européens et 21 locaux- Le budget sera de 12,5 millions d’euros. La durée de la mission est prévue pour une période initiale de 19 mois, incluant une phase préparatoire et de développement de 7 mois maximum.

 

Le quartier général de la mission sera situé à Juba. C’est le chef de mission (qui reste à nommer) qui sera directement et pleinement responsable du contrôle et du commandement (C2) de la mission sur le théâtre, sous l’autorité du commandant des opérations civiles de l’UE à Bruxelles, H. Haber. Les Etats membres devront ainsi transférer le contrôle opérationnel (OpCon) de leurs personnels qu’ils vont détacher pour cette mission. Une partie des personnels sera, en effet, recrutée sous forme de détachement des Etats membres, l’autre partie par contrat direct conclu par l’UE (c’est assez classique !).

 

Une mission préparée depuis plus d’un an

 

Le Sud-Soudan a vu sa reconnaissance entérinée par l’ONU par la résolution du Conseil de sécurité 1996, adoptée le 8 juillet 2011, qui crée dans le même temps une mission – la Mission d’assistance des Nations Unies en République du Sud-Soudan (MANURSS) – dotée au maximum de 7 000 militaires et 900 policiers, ayant pour mandat de « consolider la paix et la sécurité« , d’aider à établir des conditions propices au développement dans la République du Sud-Soudan et de « renforcer la capacité du Gouvernement d’administrer efficacement et démocratiquement le pays » (lire le texte de la résolution).

 

Coté européen, les 27 avaient adopté dès le 20 juin une approche générale sur l’indépendance du nouvel Etat, envisageant le déploiement d’une mission de la PeSDC pour renforcer la sécurité autour de l’aéroport, et dans un second temps d’avoir une mission étendue à la gestion des frontières du Sud-Soudan. Le concept de gestion de crises (CMC) de la mission a été approuvée le 23 janvier 2012, après une invitation officielle du ministre sud-soudanais des transports adressée à la Haute représentante de l’UE, souhaitant la bienvenue à une mission de l’Union européenne.

 

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