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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:12
L’après 2014 et la délicate question de la réduction des forces… afghanes

 

Avr 18, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La transition en Afghanistan n’est pas une petite affaire. Et nombre de points restent encore à régler aux cotés desquels les aspects logistiques du retrait ne paraissent qu’une « petite » partie immergée de l’iceberg de difficultés. La réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 qui a démarré ce matin à Bruxelles a donc pour objet de préparer le sommet de Chicago et d’aboutir à un « petit consensus ».

 

Trois points sont particulièrement en débat lors de cette réunion, selon nos informations :

  • 1) Quelle posture doit adopter l’Alliance atlantique d’ici 2014, quelles répercussions sur la conduite des opérations, sur les forces quand ce qu’on appelle la « bascule de 2013″, l’ensemble des provinces afghanes seront entrées en transition ?
  • 2) Que va-t-il se passer après 2014 ? Comment bâtir la période qui suit l’intervention durant dix ans de l’ISAF (depuis 2003) dans sa version combat actif ? Comment assurer la soutenabilité des forces afghanes (financement dans la durée et évolution de l’effectif) ?
  • 3) Que fera l’OTAN ensuite dans le pays ? Quelles missions « résiduelles » assurera-t-elle ? Et quel sera le volume des troupes restant sur place ? Un point qui parait difficile à fixer, selon plusieurs pays, dès 2012 pour une période après 2014 qui va dépendre de beaucoup d’éléments : notamment la mise en place du processus de réconciliation intra-afghan et le rôle du Pakistan. On pourrait ajouter également la « bonne résistance » des forces afghanes ou la dynamique des talibans et autres forces d’opposition.

La réduction délicate des forces

 

Afghan-National-Army--ANA----Deployment-18-apr-2012-source-.jpg

source Nato

 

C’est effectivement une question délicate sur laquelle les ministres de la Défense des « 28″ membres de l’Alliance atlantique se pencheront aujourd’hui, lors de leur réunion « jumbo » avec leurs homologues des Affaires étrangères. L’objectif d’avoir 352.000 membres des forces de sécurité (armée, police…) afghanes à l’automne 2012 est en passe d’être atteint. Mais à court terme, ce chiffre devrait retomber à 228.000 à partir de 2015, selon un modèle préparé par les Américains. Que faire des quelque 125.000 hommes qui vont être dégagés d’ici là. « Comment s’assurer que ceux qu’on met à la porte aujourd’hui ne deviendront pas un danger demain ? » La question est au centre des débats de cette réunion des ministres de la Défense. Les Américains ont bien une idée : la situation économique tout d’abord si elle s’améliore peut favoriser le retour de certains « anciens » à la vie civile, la constitution d’une réserve type Garde nationale (à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis) pourraient permettre cette réduction des forces, avec le taux « d’attrition » naturel qui reste particulièrement élevé.

 

La discussion sur l’après-Afghanistan

 

Le budget pour les forces afghanes se monte, selon une évaluation faite par les Américains, à 4,1 milliards de $ en rythme annuel pour les trois premières années ! Après cela, il n’existe pas d’évaluation disponible. Ce budget serait décomposé en trois parties : l’une supportée par les Afghans eux-mêmes (0,5 milliard $), l’autre par les différents partenaires engagés dans l’Ifas (1,3 milliard $), la dernière partie étant supportée par les Américains (2,3 milliards $). Une partie du débat se situe dans le montant lui-même et sa durée ; l’autre dans sa répartition et surtout son évolution au cours des années. Le projet présenté aux Ministres évoque une part variable des Américains qui décroitrait au fur et à mesure de la montée en puissance soit du budget afghan, soit d’autres partenaires. Point qui ne réjouit pas tous les Etats participants à l’IFAS.

 

Certains plaident que non seulement les partenaires de l’IFAS mais toute la communauté internationale soit engagée, et que cette part également puisse décroitre dans le temps. Côté français, notamment – mais c’est le cas d’autres pays – on estime qu’il faut prendre en compte ceux qui vont continuer à contribuer à l’effort de sécurité en Afghanistan après 2014, notamment en fournissant du matériel ou des hommes pour la formation des forces de sécurité notamment. Côté américain, on estime avoir déjà « beaucoup donné » pour l’Afghanistan ; ce pays occupe en effet le premier rang dans les contributions bilatérales du Département d’Etat (devant Israël !). Précisons que ce budget serait assuré par des « contributions volontaires » et non selon l’habituelle clé de répartition des dépenses communes de l’OTAN. Selon certaines informations qui nous reviennent, la Belgique aurait ainsi déjà promis 15 millions d’euros.

La répartition de cette somme va donner lieu à d’autant plus âpres débats que quasiment tous les pays – au moins européens – sont sujets à un rationnement budgétaire intense. Il parait aussi délicat de pouvoir justifier l’engagement de sommes importantes aux yeux des opinions publiques, alors que d’autres portions de l’aide extérieure (humanitaire, développement, défense…) sont soumis à rationnement.

 

La contribution européenne

 

Les Américains et l’OTAN font le tour actuellement des popotes pour ramener un maximum de contributions monétaires et matériels pour l’après 2014. Le secrétaire général de l’OTAN, A.F. Rasmussen, qui a récemment rencontré J.M. Barroso a ainsi obtenu de l’Union européenne une augmentation importante de sa contribution pour l’Afghanistan. Selon nos informations, l’effort de l’UE augmenterait de 50%, il passerait ainsi de 200 à 300 millions d’euros par an pour l’aide au développement sur la prochaine période budgétaire (2014-2021). Tandis que la contribution à la Lofta (Etat de droit, police, armée) passerait de 60 à 200 millions d’euros.

 

Il ne s’agit ici que de l’aide versée sur le budget communautaire. Pour mémoire l’UE et ses Etats membres ont versé sur la période 2002-2010 près de 8 milliards d’euros à l’Afghanistan. A.F. Rasmussen doit d’ailleurs rencontrer le 22 avril Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, et la contribution des Etats membres devrait également y être évoquée avec d’autres sujets très délicats – comme la future présidence chypriote de l’Union européenne – qui démarre le 1er juillet – et la difficile période qui va s’entamer entre les deux organisations, pour cause de conflit turco-chypriote non réglé.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 12:55
Canada’s Pullout from AWACS and NATO’s AGS. A Smart Move?

 

 

April 17, 2012. By David Pugliese - Defence Watch

 

The Canadian Forces hope to save at least $90-million a year by pulling out of NATO programs operating unmanned aerial vehicles as well as airborne early warning planes.

 

Defence Minister Peter MacKay gave U.S. officials a heads-up last year about the withdrawal, pointing out that it will free up 142 Canadians assigned to NATO for new jobs.

 

The shutdown of Canada’s contribution to NATO’s airborne warning aircraft, known as AWACS, will save about $50-million a year, according to DND records. Another $40-million a year will be saved as a result of Canada’s withdrawal from NATO’s Alliance Ground Surveillance Program, which would see the purchase of advanced unmanned aerial vehicles (latest generation Global Hawks) to conduct surveillance and intelligence gathering. Other DND documents Defence Watch has obtained indicate the savings could be higher than the $90 million. The move was conducted as part of the department’s contribution to the government’s Strategic Review.

 

Canada has been involved in NATO’s AWACS program for more than 25 years and the aircraft were seen as key to the alliance’s success during the recent war in Libya.

 

NATO also wants to ease the strain on the U.S. UAVs by having a pool of Global Hawks  at the alliance’s disposal.

 

Canada’s pull out from the UAV program will be done by the end of this month, the Defence Department told Defence Watch.

 

Do you think the pullout from AWACS and withdraw from AGS makes sense? There has been so much emphasis put on the importance of ISR collection in recent military operations, particularly during the Libyan war, that some officers have suggested to Defence Watch that this is a step in the wrong direction.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 07:10

Somalia Kenya map source bbcimg.co.uk

 

April 17, 2012 Yahoo News (AFP)

 

War planes fired several missiles at a suspected Somali pirate base in the north of the war-torn country, wounding two civilians, a coastguard official said Tuesday.

 

"Unknown military jets fired several missiles near the village of Gumah, elders told us at least two civilians were injured," said Mohamed Abdirahman, a coastguard.

 

Witnesses said the aircraft struck the north-eastern coastal village, which lies some 220 kilometres (140 miles) east of Bossaso, the main port of Somalia's breakaway Puntland state.

 

"Two aircraft attacked the village, which is between Hafun and Bargal towns...it came from the sea, and I think they were targeting pirates," said Muse Jama, an elder.

 

Several other witnesses confirmed the bombardment, but could not give further details of the planes.

 

"Officials in the area are investigating the incident," Abdirahman added, speaking from Bossaso.

 

Kalashnikov-wielding pirates prowl far out across the Indian Ocean from their bases in northern Somalia, seizing foreign ships which they hold for several months demanding multi-million dollar ransoms.

 

Last month the European Union authorised its navies to strike Somali pirate equipment on land, with a mandate for warships or helicopters to fire at fuel barrels, boats, trucks or other equipment stowed away on beaches.

 

However, it was not possible to establish which nation the aircraft belonged to, and the EU force have not yet said they have ever launched such an attack.

 

A spokesman for Atalanta, the EU anti-piracy mission, said it was "not involved whatsoever" and declined comment on who might be behind the strike.

 

The United States also operates unmanned drones flying over the Horn of Africa nation, and have reportedly struck suspected Al-Qaeda allied fighters in southern Somalia.

 

Piracy has flourished off war-torn Somalia, outwitting international efforts -- including constant patrols by warships and tough sentencing of the pirates they capture.

 

The EU's anti-piracy patrol has deployed between five and 10 warships off the Somali coast since 2008 to escort humanitarian aid shipments and thwart pirate raids on commercial vessels using vital shipping lanes.

 

Several other nations, including Russia and China, also provide protection for their ships as they pass through the busy shipping route through the Gulf of Aden and the Indian Ocean.

 

The pirates are believed to be holding dozens of ships and hundreds of sailors for ransom, and have also branched out into land based kidnapping.

 

In January, a daring US-led commando raid rescued two aid workers -- an American woman and a Danish man -- held hostage in central Somalia.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:55
FEA ou le troc interalliés

 

17/04/2012 SEActu

 

Fuel exchange agreement ou en français : convention d’échange de carburant. Le principe des FEA est de faciliter les approvisionnements entre alliés. Des points de situation sont réalisés lors de réunions périodiques, comme celle qui s’est déroulée du 3 au 5 octobre dernier à Wiesbaden en Allemagne.

 

Les États-Unis, à travers la Defense Logistic Agency Energy (DLA-E), sont les « leaders » dans ce domaine. Initialement, l’US Air Force, qui se ravitaillait fréquemment dans différentes bases européennes, a cherché à simplifier ses échanges essentiellement avec les aviations grecques, italiennes et turques. Depuis une vingtaine d’années, les Américains cherchent à augmenter leur réseau en le déployant vers davantage de pays et en l’appliquant à toutes les armées et à tous les produits.

 

Quel est l’intérêt ?

Il s’agit de limiter les procédures administratives en évitant, par exemple l’émission de facture dès qu’une unité fait le plein chez ses alliés.

 

Quel en est le principe ?

Plutôt que de payer à chaque approvisionnement et de compter en $ ou en €, les volumes sont cumulés sur une période, en galons ou en litres. Tous les 6 mois, un point périodique sur l’état des échanges est effectué. Lorsqu’un pays a davantage été livré en carburants qu’il n’en a délivré, il peut choisir suivant les cas de rembourser soit en nature, soit en monnaie. Ces mises à plat, appelées réconciliation, se réalisent une première fois à distance par courriel. Puis la fois suivante, lors d’une conférence permettant en sus de faire le point sur les difficultés, les avancées mais également de faire remonter diverses informations des différents pays participants, comme cela a été le cas les 3, 4 et 5 octobre derniers.

 

Qui y participe ?

Actuellement, les États-Unis ont près de 42 conventions ou « agreement » dans le domaine du carburant, notamment avec l’Espagne, la Turquie, l’Allemagne, la Grande- Bretagne, le Japon, la Corée, les Émirats arabes unis, l’Italie. Uniquement pour le carburéacteur : la Grèce. Uniquement pour le gazole de navigation : l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan, la Pologne, le Chili, le Pérou, l’Argentine, le Canada et la France. D’autres accords sont en préparation.

 

Et la France dans tout cela ?

En France, c’est la Marine en 2006 qui a conclu le premier FEA, avec les États-Unis puis avec la Grande-Bretagne. La nécessité de simplifier les procédures administratives des avitaillements sont apparues naturelles, du fait du déplacement des bateaux en permanence autour du monde. Le SEA, avec la reprise du soutien de la flotte le 1er janvier 2010, fait perdurer cet accord et travaille à développer un « joint agreement » qui inclurait tous les carburants.               

 

Quel est l’intérêt opérationnel ?

Actuellement en mer, le ravitaillement d’un navire français auprès d’un britannique ou d’un américain n’engendre aucune charge administrative de facturation. La quantité reçue fait l’objet d’un compte rendu au bureau soutien pétrolier de l’état-major de la Marine qui assure un suivi. A terme un avion américain qui se poserait à Istres ne serait pas facturé mais compenserait un avion français qui se poserait à Incirlik, en Turquie. Une facilité de logistique opérationnelle avec une couverture mondiale, c’est la force du FEA.

Ainsi pour le SEA, adhérer au FEA est un maillon supplémentaire pour consolider son interopérabilité au sein de la logistique pétrolière interalliés.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 07:10

shadow-tuas-uav-runway-lg.jpg

 

Apr 15, 2012 Spacewar.com

 

Hunt Valley MD - AAI Unmanned Aircraft Systems (UAS) has announced a strategic alliance that combines AAI's expertise as a UAS systems integrator with KOR's signals intelligence (SIGINT) equipment.

 

The organizations intend to integrate KOR's SIGINT products, focused on expeditionary tactical unmanned aircraft such as AAI's renowned Shadow Tactical Unmanned Aircraft System, as a new addition to AAI's family of Multi-Mission Payloads (MMP). Each modular MMP "pod" can be attached quickly to the Shadow aircraft to equip it for the mission at hand.

 

"This technology provides warfighters actionable, time-sensitive data on the capabilities and activities of their adversaries," said Senior Vice President and General Manager Steven Reid of AAI Unmanned Aircraft Systems.

 

"Equipping our Shadow aircraft - a trusted and omnipresent asset for so many U.S. and allied customers - for this collection mission can help deliver intelligence fast, and to a broader array of deployed forces and formations."

 

"During the process of evaluating initial alliance partners, KOR recognized that AAI Unmanned Aircraft Systems was a market leader in UAS design, development, production and support, and that the Shadow Tactical UAS is ideally suited for KOR's market-leading SIGINT precision location capability," said KOR Electronics President and Chief Executive Officer Kevin Carnino.

 

"KOR's precision location capability, coupled with the Shadow aircraft's existing electro-optic/infrared sensor, will significantly improve the find, fix and finish timeline and enhance the utility of the Shadow system's intelligence, surveillance and reconnaissance role."

 

KOR Electronics, a subsidiary of Mercury Computer Systems, is a leading supplier of subsystem-level solutions for defense prime contractors supporting the worldwide Defense and Intelligence communities. KOR is headquartered in Cypress, California with principal locations in Aurora, Colorado, and Rome, New York.

 

Mercury Computer Systems is a best-of-breed provider of open, commercially developed, application-ready, multi-INT subsystems for defense prime contractors. With over 30 years of experience in embedded computing, superior domain expertise in radar, EW, EO/IR, C4I and sonar applications, and more than 300 successful program deployments including Aegis, Global Hawk and Predator, Mercury's Services and Systems Integration (SSI) team leads the industry in partnering with customers to design and integrate system-level solutions that minimize program risk, maximize application portability and accelerate customers' time to market.

 

AAI Unmanned Aircraft Systems has designed, manufactured and fielded combat-proven unmanned aircraft systems for more than 25 years. AAI's multi-mission capable unmanned aircraft and interoperable command and control technologies provide critical situational awareness and actionable intelligence for users worldwide. Its Australia-based strategic business, Aerosonde Pty Ltd, is a manufacturer of small unmanned aircraft systems. AAI Unmanned Aircraft Systems is an operating unit of Textron Systems.

 

Textron Systems has been providing innovative solutions to the defense, homeland security and aerospace communities for more than 50 years. Headquartered in Wilmington, Mass., the company is known for its unmanned aircraft systems, advanced marine craft, armored vehicles, intelligent battlefield and surveillance systems, intelligence software solutions, precision smart weapons, piston engines, test and training systems, and total life cycle sustainment and operational services. Textron Systems includes AAI Logistics and Technical Services, AAI Test and Training, AAI Unmanned Aircraft Systems, Advanced Systems, Aerosonde, ESL Defence, Lycoming Engines, Medical Numerics, MillenWorks, Overwatch, Textron Defense Systems and Textron Marine and Land Systems.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 16:30
Par quelle route quitter l'Afghanistan ?

 

13 Avril 2012 Jean-Dominique Merchet - Secret Défense

 

Dans le meilleur des cas, le désengagement pourrait être accélérer de quelques mois.

 

Alors que l'armée française a transféré, jeudi 12 avril, le contrôle de la Surobi aux forces de sécurité afghanes, la question du retrait se heurte toujours à d'importantes difficultés logistiques. La France s'est engagé à retirer ses troupes combattantes fin 2013. François Hollande, au cas où il serait élu, a promis d'accèlerer ce calendrier, pour la fin de cette année, même s'il met progressivement de l'eau dans son vin...

 

Le défi logistique est colossal. Selon les chiffres américains et pour l'ensemble des troupes de la coalition, il s'agit de retirer en trois ans : 72.000 véhicules et 150.000 conteneurs, tout en rendant 1300 emprises. Les logisticiens américains ont calculé que cela signifiait enlever un équipement toutes les sept minutes et 150 conteneurs par jour pendant trois ans... A côté, la question du rapatriement de dizaines de milliers d'hommes semble être un jeu d'enfant.

 

Par où passer ? Les deux routes qui partent de l'Afghanistan vers le Pakistan (Khyber Pass au Nord et Quetta au Sud) sont fermées depuis cinq mois par les autorités pakistanaises et nul ne sait quand elles réouvriront...  La route du nord n'est pas plus simple. Même si les Russes acceptent le transit par leur territoire, il faut d'abord arriver en Russie. Et donc traverser des Républiques d'Asie centrale : Ouzbekistan, Tadjikistan, Kirghizistan et Kazakhstan. Pas simple dans tous les cas et forcément couteux...

 

Pour l'heure, la solution la plus simple semble être, pour la France, un "brouettage" aérien dans deux directions. La première est déjà utilisée : en avion gros porteur jusqu'à Abu Dhabi puis par la mer. L'autre reste à mettre en place : en gros porteur jusqu'en Russie ou au Kazakhstan, puis par la route ou mieux, le rail.

 

Quoi qu'il en soit, cette affaire prendra du temps. Dans les armées, on estime aujourd'hui que si le pouvoir politique l'exigeait, le délai pourrait être raccourci "de quelques mois au plus, pas plus de six, si l'on veut faire les choses de façon sécurisée et à condition que les routes pakistanaises soient réouvertes".

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 07:40
« Boat people » en Méditerranée: l’OTAN dément, les pays se renvoient la balle

 

Avr 12, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Face à la tragique errance du bateau de migrants africains, parti de Libye en mars 2011, qui s’était finalement soldée par la mort de presque la totalité de ses passagers  (63 sur 72 embarqués), les responsables semblent se défiler.

La députée néerlandaise Tineke Strik (membre de GroenLinks et également docteur en droit international de la migration), qui a rédigé le rapport pour le Conseil de l’Europe, a reconstitué le trajet précis des migrants (lire ici) et ses conclusions sont formelles. Il y a bien eu non assistance à personne en danger.

 

Durant cette errance – qui a duré une dizaine de jours, avant de revenir quasiment au point de départ – les migrants de diverses origines africaines ont croisé d’abord un avion (peut-être français), puis un hélicoptère (de nationalité inconnue, peut-être britannique) et un navire militaire (de nationalité inconnue) et deux bateaux de pêche (l’un peut-être italien, l’autre peut-être tunisien). A aucun moment ils n’ont cependant été secourus et mis à l’abri. Pour Tineke Strik, il y a clairement une responsabilité des forces présentes dans la zone, qu’elles soient civiles ou militaires, sous commandement de l’OTAN ou national.

 

Une faute sinon juridique (*) au moins morale de n’avoir pas réagi aux signaux de détresse relayés par le centre de coordination du sauvetage italien (Maritime Rescue Coordination Centre Rome – MRCC). Le rapport affirme ainsi que « au moins deux navires participant aux opérations de l’OTAN se trouvaient dans les parages« : la frégate espagnole Mendez Nunez (F-104) qui était à 11 miles et le patrouilleur italien ITS Borsini (P-491) qui était à 37 miles. Soit à moins d’une ou deux heures de route… Mais aucun des Etats et organisations interrogées n’a reconnu de responsabilité.

L’OTAN et les Etats se renvoient toute responsabilité

L’OTAN dément cependant avoir manqué à son devoir. Dans une lettre adressée à la rapporteure (le 27 mars), l’Alliance atlantique rejette la responsabilité sur le centre italien de secours. « La requête pour information contenue dans le fax envoyé par le MRCC (…) n’était pas une requête formelle d’assistance ou un « appel de détresse » (et était) imprécise » explique Stephen Evans, le secrétaire général adjoint aux opérations (NB : on peut avoir quelques doutes sur cette interprétation, voir § suivant). « Malgré cela (…) elle a été transférée aux unités de la Task Force de l’OTAN qui étaient sous son contrôle opérationnel » (OpCon) précise-t-il.

 

Il détaille également que des trois navires italiens engagés, un seul se trouvait à proximité, l’ITS Borsini à 37 miles. Une position non démentie par les autorités italiennes qui affirment que leurs navires n’ont jamais repéré l’embarcation. Deux autres navires italiens étaient sous commandement de l’OTAN : l’ITS Etna qui a effectué une opération de Search and Rescue le 26 mars, sauvant 243 réfugiés. Et se trouvait le 27 mars à 155 miles de la position mentionnée par le MRCC. « L’hélicoptère du bord n’a jamais établi de contact avec des navires en difficultés et n’a jamais distribué de la nourriture ou du matériel aux bateaux avec de telles personnes à bord » précise-t-il. L’autre navire italien opérant dans la zone était l’ITS Garibaldi qui se situait à 120 / 150 miles nautiques de la position mentionnée.

 

L’OTAN dément également toute imprévision. L’organisation mentionne des contacts réguliers entre le SHAPE (le quartier général de l’OTAN à Mons) et les différentes agences en charge du sauvetage maritime, en particulier l’Organisation Internationale pour les Migrations et le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies. Il rappelle que durant l’opération Unified Protector, environ 600 migrants en détresse en mer ont été sauvés par l’OTAN, et « beaucoup plus indirectement« . « Dans tous les cas, les navires militaires de l’OTAN ont fait tout ce qu’ils ont pu pour répondre aux appels de détresse et fournir de l’assistance quand nécessaire » explique-t-il.

 

Coté espagnol, on nie avoir reçu l’appel de détresse de la part ni des Italiens ni de l’OTAN, selon les autorités espagnoles, qui rappellent que tous les vaisseaux espagnols sont bien au courant de leurs obligations et qu’ils ont participé à plusieurs reprises à des opérations de recherche et secours (dont deux le 26 et 27 mars)… « Si l’OTAN dit qu’il y a eu un message, alors ils devraient pouvoir le prouver » a déclaré le ministre de la défense espagnol à ce sujet. De plus, dans une réponse directe à Me Strik du 6 mars 2012, le ministre de la défense espagnol nie le fait que le Mendez Nunez ait jamais été à 11 miles du bateau en détresse.

Plusieurs messages d’alerte

On peut avoir quelques doutes sur l’interprétation du secrétaire général adjoint de l’OTAN au vu des documents fournis par le MRCC italien.

 

Alerté par le prêtre érythréen Zerai qui a eu au téléphone satellitaire les réfugiés, depuis leur bateau, les Italiens rappellent sur ce numéro, puis la communication étant coupée demandent à l’opération satellitaire de localiser le bateau. Une fois cette localisation faite, ils lancent un appel qualifié « détresse » sur le réseau Immarsat-C

 

 

Ils alertent également par fax le MRCC de Malte, le QG de l’opération Frontex et  le commandement de l’OTAN à Naples. Ce fax est effectivement moins explicite. Mais il est à mettre au regard des autres messages envoyés, avant et après.

 

 

Le lendemain (28 mars), ils lancent un nouveau message d’alerte « Hydrolant » sans équivoque, évoquant un « besoin d’assistance ».

 

 

Nb : Il faut aussi rappeler que la journée des 26 et 27 mars a été une journée « horribilis » pour les forces de secours italiennes.  Entre le 26 et le 28 mars, les autorités italiennes ont fait face « à des incidents impliquant quelque 4300 personnes – dont plus de 2200 ont été assistées en mer, et environ 2000 sauvées en situation de détresse ». « Durant la période en question, les unités travaillaient 24 heures sur 24, enregistrant sur une seule journée entre 20 et 25 incidents nécessitant une intervention » précise le MRCC de Rome. Et la « priorité allait au grand nombre d’incidents survenant dans la zone SAR de l’Italie plutôt qu’à ceux se produisant ailleurs ».

Le Charles de Gaulle impliqué ? Démenti des français

 Deux faits sont particulièrement inquiétants et restent inexpliqués: « un point particulièrement troublant (…) est l’absence inquiétante d’intervention de la part d’un hélicoptère militaire et d’un gros bâtiment de la marine pour secourir le bateau après que ces unités l’aient croisé et soient entrées en contact avec lui. » En effet, les survivants s’accordent pour dire que « ils ont dérivé tout près d’un très grand navire militaire – peut-être un porte-avions ou tout au moins un vaisseau équipé d’installations pour hélicoptères« . The Guardian avait évoqué le porte-avions français Charles De Gaulle dès son premier article, qui avait révélé toute l’affaire en mai 2011. Une plainte contre X a d’ailleurs été déposée, le 11 avril, devant le Tribunal de grande instance de Paris, dans sa formation spécialisée en matière militaire, par des groupements de défense des immigrés dont le Gisti en France (lire icitélécharger le texte de la plainte) « pour omission de porter secours à personnes en péril ». « Il appartiendra à la justice française de faire la lumière sur la responsabilité de l’armée française qui, engagée en Libye pour protéger les populations civiles, a omis de se porter au secours de ces exilés » explique l’ONG.

 

Cette hypothèse a tout de suite été démentie par les Français: « Le Charles-de-Gaulle ne s’est jamais trouvé à moins de 200 kilomètres de Tripoli, alors qu’ils annoncent ce bateau à 60 milles nautiques, soit 110 km, de Tripoli » avait expliqué un porte-parole de l’armée française. Dans sa réponse à Mme Strik du 5 mars 2012, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, déclare que le seul navire français à avoir croisé un bateau de migrants au moment donné ait été le Meuse, un ravitailleur. Mais la position ne correspondait pas à celle donnée par le MRCC italien et le bateau en question « n’était pas en difficulté « .

 

En outre, un hélicoptère militaire serait venu à la rencontre des réfugiés et leur aurait envoyé des biscuits et de l’eau, puis serait reparti pour ne jamais revenir. Il pourrait s’agir d’un Lynx de l’Army britannique, d’après un rapport indépendant (demandé par les ONG qui s’apprêtent à porter plainte) réalisé par des chercheurs de l’Université de Londres.  Pas de réponse du ministère de la défense britannique pour l’instant.

L’UE botte en touche, le Royaume-Uni et Etats-Unis aux abonnés absents

L’enquête n’est pas terminée, « des informations supplémentaires sont également demandées à l’OTAN et aux Etats membres impliqués« , notamment sur la question du navire et de l’hélicoptère « fantômes ». Un certain nombre d’Etats (Canada, France, Grèce, Italie, Roumanie et Turquie) ont répondu à la rapportrice, « indiquant ne pas avoir eu de navire militaire dans le secteur durant la période spécifique en question ». Le ministère italien a renvoyé sur l’OTAN. « Le Royaume-Uni et les Etats-Unis n’ont pas encore répondu ». Plutôt étonnant pour un pays qui a sans doute fait fuité l’information (fausse ?) sur le Charles de Gaulle.

 

Quant à l’Union européenne, elle a été interrogée par le biais de l’Agence Frontex et sur les données satellitaires. Mais elle botte en touche… Le directeur de Frontex, Ilkka Laitinen, considère qu’il est « difficile de fournir les « positions exactes des navires entre le 22 ars et le 10 avril car ils bougeaient tout le temps » ; ce faisant il ne dément qu’ils auraient pu être dans la zone. Il préfère rappeler que durant l’opération EPN Hermès 2011, 23.192 migrants en détresse ont été sauvés lors de 241 actions de recherche et secours. En ce qui concerne le Centre satellitaire européen (EUSC), « il n’a aucune donnée disponible car l’EUSC était occupé à recueillir des informations sur la situation humanitaire aux frontières avec la Tunisie et l’Egypte et autour des ports de Janzour et Tripoli » a répondu Catherine Ashton, la Haute représentante dans une lettre datée du 19 mars 2012. Elle conseille d’ailleurs de se tourner vers l’OTAN car « toute la zone à moins de 130 km des cotes libyennes était durant cette période (couverte) par l’opération « Unified protector » de l’OTAN ».

 

(*) Le bateau se trouvait en grande partie apparemment dans la zone de secours et recherche (SAR) libyenne et, selon le droit maritime, c’était au centre libyen de coordonner les secours. Quant à la résolution de l’ONU, elle ne proclame pas sur mer une zone d’exclusion maritime – sous contrôle international – contrairement au niveau aérien. La mer restait donc sous contrôle libyen et non international.

 

A suivre : la trajectoire du navire maudit – quelques leçons à tirer…

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 07:30
New Australian submarines could be colossal

 

04/12/2012  Richard de Silva - defenceiq.com

 

This month, the full independent report on the sustainment of Australia’s Collins-class submarines, otherwise known as project SEA 1000, will be released. The plan for Australia’s Royal Navy is to replace its six Collins-class boats with 12 new vessels to begin entering the waves by 2025.

 

Rumours abound that the nation’s Federal Cabinet will settle on what is in essence an advanced Collins-class, a locally built sub with more firepower, stealth and overall speed. The capability outline includes recovery of covert ops forces while submerged and land-attack cruise missiles.

 

The multi-billion contract to replace the existing 30 year lifespan boats are staying in the drawer until 2015, but assurances have reportedly been made to keep production within Australia. Ministers will undoubtedly be keen to avoid the controversy and accusations of bias that stained the acquisition of the last submarine fleet.

 

Necessary arsenal

 

The widely held belief is that Australia requires advanced systems that match the type of platforms being deployed and cooked up by more powerful allied nations. Considering the immediate threats to Australia’s interests, as well as potential socio-political problems facing the decades ahead, and of course the nation’s tremendous coastal border, there seems enough of a case for solid investment into a muscular and highly capable fleet.

 

The most necessary of capabilities includes longevity and speed, as response to situations within Asian waters could call for Australia to be first-responders to the scene, and then to patrol for lengthy periods to enforce its presence as a deterrent.

 

Current Collins-class vessels boast a sustained submerged speed of 21 knots at 32.6 nautical miles and a surface speed of 10.5 knots at 11,000 nautical miles. In other words, a surfaced journey between HMAS Stirling and the centre of the Indian Ocean would take just under twelve days. The jury is still out on whether Air Independent Propulsion (AIP) will be needed to reduce snouting, or indeed even possible within the allocated timeframe.

 

The Collins-class can also endure for 70 days and has the capacity of 22 torpedoes, along with an upgrade to the modified Raytheon CCS Mk2 (AN/BYG-1) combat system as also favoured by the US Virginia-class submarines. Obviously however, the full specs of the current Australian fleet will no longer be enough for the emerging battlespace.

 

So what’s the threat?

 

In the immediate ocean landscape, China is arguably the biggest concern to Australia, considering its geographical position. There remains the ongoing risk of potential unrest being stirred in Taiwan if the pro-independence Democratic Progressive Party, the current opposition, manages to take office and naturally begins pushing harder for a removal of Chinese governance. Australia would be expected to respond to the defence of the island if China ever took action on its threat of sending troops to quell any movement against its interests.

 

Australia also stands at the doorstep of the South China Sea, the waters of which are disputed by a great many nations, including the 30,000-plus Spratly Islands occupied by various militaries today.

 

North Korea is also a concern with the recent shuffle at the top of the leadership deck, and potential for spats and naval demonstrations between the Koreas is again in the red. On a positive note, Burma is showing signs that it is re-joining the discussion table, human rights record considered, so may no longer prove to be as tight a noose as it has been in recent years.

 

What will Australia have learnt?

 

Australia will be paying acute attention to the decisions being made elsewhere in the world and, more importantly, the ramifications and problems with those agreed projects. The well-documented suffering of Canada’s submarine fleet since its purchase of retired UK diesel-electric Cold War era boats, will have no doubt sent a cold shiver down the spine of defence minister Stephen Smith.

 

It can also learn just as much from the UK’s spending on Vanguard and Astute class vessels, proving that higher investment does not by any means equate to a smooth road ahead, as demonstrated through a series of mechanical failures.

 

Most importantly, attention will be paid to the recent developments in the surrounding area. As reported, India is also campaigning to complete its home-based submarine programme, but has wisely opted to work on the frame of French Scorpene vessels while also augmenting its capabilities through its leasing of a nuclear-powered sub from Russia. Australia ruled out acquisition of the Scorpene in 2009 based on its list of broader operational requirements.

 

Further out, other Asian-Pacific nations are leaning towards small diesel-electric solutions, offering little in the way of immediate protection for larger-scale engagements – a gap Australia is looking to fill.

 

What move should it make?

 

While hardly a decision to be made lightly, the biggest factor will always be the dollar, but at the risk of playing Armchair Admiral, buying cheap may not be the wise move.

 

If Australia is seduced by its low-cost options, it could end up plugging a leak with one hand while drilling a hole with the other, effectively wasting the entire expense on a capability that is outdated within 10 years.

 

Based on the threat already outlined, most experts are confident that this will not be the route taken. However, the fact that the country’s current Collins-class vessels are the most expensive subs on Earth to keep in shape – over £70 million each per annum – any decision to spend more rather than less will not be seen as popular among the taxpaying public, particularly as cost overruns and project delays are almost inevitable on such a complex undertaking (it is worth noting that all of Australia’s active submarines were delayed by at least a year and half). Defence ministers will need the fortitude of a steel hull to announce any ruling.

 

As with its armoured vehicle decisions, Australia has recently faced internal debate over defence programmes hinging themselves on indigenous industry, with the public keen to keep its own economy alive on the drip of manufacturing. Despite this, if considering the long-term benefit, now is not the time for any nation to be thinking of having its own, unsupported platform, if such a thing can be helped.

 

Interoperable technology, external suppliers, and the knowledge well of allied forces could lengthen the life-span of new assets at a time when joint force training and joint systems management are seen as a progressive approach. British aircraft carriers providing a platform for US and French jets is just one example of how international navies are finding ways to press and sweeten their lemons.

 

The American Way?

 

Sticking with the subject of international partnerships, one option mooted is to buy the aforementioned Virginia-class boats from the US Navy, ensuring that Australia’s underwater capabilities match or exceed anything that other global powers have to offer.

 

Outright purchase of the American vessels – with bells and whistles – would equate to £1.6bn per unit, but the security of MRO, as well as reaffirmed bonds between the two allies could be worth the high figure.

 

Whatever the decision, Australia will not only have to do its best in predicting the technology required to fight tomorrow’s battles, but also in maintaining the balance within its own ranks to ensure any new platforms, homegrown or otherwise, are fully equipped with a dedicated crew and an ability to repair and replenish its systems throughout the coming years.

 

On its side is the fact that, unlike some of her partners, Australia has not allowed its submarine shipbuilding knowledge to decay, and instead possesses a strong team of project managers, analysts and engineers ready to take this challenge into deep waters.

 

It is this pedigree that increases the likelihood of Sea 1000 becoming a future success story.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 07:20
Russian AA, ABM systems - alternative for India

 

Apr 11, 2012 by Ilya Kramnik - Voice of Russia

 

Moscow - India's army chief General Vijay Kumar Singh said in March that the Indian army had been rendered inefficient, slamming the defense ministry for corruption, which can help Russia get its foot in the door of the secluded Indian anti-missile market.

 

The recent letter by Gen. VK Singh to the Indian Prime Minister, leaked by Daily News and Analysis, didn't focus on the Indian anti-missile defenses alone. The army chief criticized most of India's armed forces for their lack of fighting capacity and stigmatized the country's military procurement system as highly corrupt.

 

According to General Singh, most of the Indian armed forces are underequipped with cutting-edge weapons and ammo. The air defense, with 97% of its hardware being obsolete, has revealed the biggest holes.

 

Russia dominates Indian military imports, supplying armored vehicles, aircraft carriers, nuclear submarines, multi-purpose fighters and helicopters. For more than four decades, India has been leading the pack of Soviet and Russian weapon buyers.

 

Still, Russian anti-aircraft manufacturers haven't been able to tap into any major Indian air defense deals for several years now, being figuratively 'locked out' of the Indian medium and long range air defense market.

 

"Russia has offered India a number of modern anti-aircraft systems," Said Aminov, editor-in-chief with the VestnikPVO military news site, told The Voice of Russia. "It was actively offering India its S-300 and the "Buk" missile system, also known as Gang.

 

But India showed no interest in them. As a result, its air defense is currently outfitted with the "not so cutting-edge" 2K22 "Tunguska" system, as well as with "Shtil" and "Shtil-1" naval anti-missile systems, supplied by Russia since the Soviet collapse," the military maven said.

 

The reason the Indians are shunning Russian modern air defense hardware, says Said Aminov, lies in Israel's influence and in India's reliance on its own powers. "Israel has already supplied them with its "Spyder" and "Barak" systems.

 

The Israelis have also talked the Indian military into developing a joint "Barak-8" missile system, which covers a range of up to 85 km. Moreover, India is now developing its own medium-range "Akash" anti-missile complex, based on the 1960s "Kvadrat" of the Soviet origin. But the system has been under development way too long and already became morally obsolete."

 

Experts believe that modern India possesses no air defense capable of protecting it from Pakistani (or Chinese) medium-range ballistic missiles (MRBM). It's striving to build an interceptor missile based on its own research, which will take them a while.

 

The Israeli "Arrow" system isn't likely to secure the Indian skies either, since it was built with a considerable help from the US, which doesn't tolerate such military secrets being passed on to non-satellite states. In 2002, America has already blocked a similar deal, which left India with nothing but a "Green Pine" radar complex instead of the whole "Arrow."

 

The Pakistani missile threat is meanwhile too high for India to ignore. That's why India has no other alternative today than the Russian Antei-2500 or S-300VMD, the export variant of the S-300V system.

 

Taking into account India's course towards localization of foreign military research, it may be interested in diversifying its air defense with imported Russian systems (the S-300VMD, for one) and a joint anti-missile system deal, which it could then export to third countries.

 

The Indian Defense Ministry scandal is only gaining pace but it has not yet affected the Russian military industry. With the right approach, Russian weapon-makers could get a firm foothold in the Indian market. The only question is whether they are ready for a long and hard talk.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:50

X6,

Super Puma - Eurocopter

Super Puma - Eurocopter

 

11/04/2012 Michel Cabirol – La Tribune.fr

 

En plein renouvellement de sa gamme, la filiale hélicoptériste d'EADS travaille sur deux nouveaux projets, le X6, un programme appelé à succéder à la famille Super Puma, et le X9, un projet qui sera développé à partir de l'Allemagne.

 

C’est dans le plus grand secret que Eurocopter, en plein renouvellement de sa gamme, a commencé à travailler sur le remplacement de la famille des Super Puma, selon des sources concordantes. Nom de code, X6. Après le X2 (successeur du l’Ecureuil), le X3 (démonstrateur d’un hélicoptère hybride) et le X4 (successeur du Dauphin), des programmes ou des projets qui ont été dévoilés ces derniers mois par la filiale hélicoptériste d’EADS, voici donc le X6, appelé à succéder à l’horizon 2020 aux Super Puma, dont le premier exemplaire des AS332 a été livré en 1981.

 

"Il n’y a pas de financement et le projet reste encore à évaluer, explique-t-on à "latribune.fr". Nous devrons décider dans les deux ans qui viennent le lancement de ce projet". Pour autant, le PDG d’Eurocopter, Lutz Bertling, a déjà assuré en début d’année aux salariés français que le développement de ce programme se ferait sur le site de Marignane, près de Marseille, selon la CFE-CGE d’Eurocopter. Il l’a confirmé à nouveau lors d'un comité central d'entreprise (CCE) en mars aux organisations syndicales.

 

Pour la filiale d’EADS, ce programme est très important. Car la famille des Super Puma (des hélicoptères de la classe de 11 tonnes) est un véritable best-seller. Notamment les EC225 (civil) et les EC725 (militaire).

 

Le X9, un programme civil développé en Allemagne

 

Parallèlement Lutz Bertling a révélé début mars l’existence du projet X9, un programme civil dont le développement sera piloté à partir du site allemand de Donauwörth, dont l’avenir en terme de charge serait compliqué. En quoi consistera ce programme ? « Il est apparemment destiné à combler des « trous dans la raquette » de notre gamme », selon la CFE-CGC, qui s’appuie sur les propos de Lutz Bertling. Pour autant, les syndicats s’inquiètent de savoir si le X9 ne va pas empiéter sur le périmètre du programme X6.

 

Ce dernier a rappelé qu’il « est primordial pour Eurocopter que le savoir-faire en termes de R&D soit pérennisé des deux côtés du Rhin ». Des discussions sont aujourd’hui en cours pour le développement de cet hélicoptère civil avec Berlin et la Bavière. Notamment pour obtenir des financements publics allemands, à l’image du Grand emprunt français. La décision de mettre en œuvre ce projet doit être prise courant 2012 pour un lancement en 2013. Ainsi, ce nouveau programme viendrait assurer le savoir-faire et la charge de Donauwörht, en complément de l’EC135 et l’EC145 ainsi que la fin des livraisons Tigre et NH90 prévues en 2020.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:40

M113-source-FOB.jpg

 

11.04.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le 24 avril prochain, l’US Army organise une journée d’information sur l’Armored Multi Purpose Vehicle (AMPV) au profit des industriels. L’occasion pour ceux-ci d’en apprendre un peu plus sur les besoins affichés par les militaires américains, avec en ligne de mire rien de moins que le remplacement des derniers M113 encore en service. Depuis 2007, l’US Army n’a plus investit sur ce véhicule dont elle pense aujourd’hui avoir épuisé toutes les possibilités de développement et de modernisation. Clairement, le M113 ne répond plus aux exigences actuelles en matière de mobilité et de protection. Son remplaçant devra équiper dans un premier temps 24 brigades à raison de 114 véhicules par unité. Si l’on ajoute quelques unités annexes, le besoin total serait un peu supérieur à 3000 véhicules. Le chiffre de 5000 engins in fine est parfois même évoqué. Ces blindés ne seraient d’ailleurs pas forcément dimensionnés pour le combat offensif, comme peuvent l’être les  Bradley. L’US Army envisage plutôt un rôle de véhicule utilitaire blindé du champ de bataille. Le choix entre la roue et la chenille n’est pas encore fait et la compétition à venir placera sans doute face aux intégrateurs traditionnels de véhicules blindés les fabricants de MRAP, ces derniers ayant eu le temps de se faire les dents tout au long des dix ans de conflit afghan.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 07:05

pentagon source defenseWeb

 

Apr. 10, 2012 By KATE BRANNEN – Defence News

 

The debate over the Comprehensive Nuclear Test-Ban Treaty (CTBT) is heating up following the release of a National Academy of Sciences report, which says the United States is able to maintain a safe and effective nuclear weapons stockpile without testing.

 

The report, released March 30, provides support for the Obama administration’s position that the U.S. Senate should reconsider ratifying the treaty, which was signed by President Bill Clinton in 1996 and then defeated in the Senate in 1999.

 

The treaty would ban all nuclear explosions for military and civilian purposes, including the testing of nuclear weapons. The United States last conducted a nuclear weapons test in 1992.

 

The new report concludes the United States is much better positioned to monitor clandestine nuclear testing abroad than it was in 1999. This makes it easier to detect countries that might cheat on the treaty’s commitments.

 

The report says there have been significant advances, particularly in seismology, which is the most effective approach for monitoring underground nuclear explosion testing. It does not take a position on whether the U.S. should ratify the treaty.

 

“Our charter was entirely technical,” Linton Brooks, who served on the study committee, said. He is a former ambassador and administrator of the National Nuclear Security Administration at the Department of Energy, appointed by former President George W. Bush.

 

“We hope if there is a debate that it will be informed by the best technical data available,” Brooks said in an April 10 call with reporters.

 

The White House asked for the report, calling on the National Research Council to review and update a 2002 study that examined the technical concerns surrounding the CTBT.

 

Those who oppose ratifying the CTBT admit the new report is a big improvement over the 2002 study.

 

Ambassador C. Paul Robinson, former director of the Sandia National Laboratories, said the report is far more thorough and balanced in its conclusions than the earlier study. However, it does not dispel his concerns that ratification would tie the hands of the United States while allowing other countries to evade international monitoring.

 

The report notes that countries could still develop nuclear weapons without testing and therefore without being detected, but it concludes that such a threat would not require the United States to return to weapons testing in order to respond.

 

“We could not identify a scenario that would likely lead to a national security requirement for the United States to resume testing,” Brooks said.

 

Even if the Senate ratifies the treaty, it is unlikely to enter into force because other countries that must sign for the treaty to take effect are unlikely to do so, Robinson said, speaking April 10 at the Heritage Foundation.

 

The treaty would enter into force after ratification by the 44 countries that either already possessed nuclear weapons or had nuclear reactors in 1996. To date, 36 have done so, including Russia, the United Kingdom and France.

 

Of the remaining eight countries, the United States, along with China, Iran, Israel and Egypt, have signed the treaty, but have yet to ratify it. India, North Korea and Pakistan have not signed it.

 

Indonesia ratified the treaty Feb. 12, the latest country to do so.

 

John Foster, former director of the Lawrence Livermore Laboratory, said he is concerned that by ratifying the treaty the United States would risk further delaying the modernization of its nuclear weapons.

 

By not testing, “we may be running serious risks and not know it,” Foster said, also speaking at the Heritage Foundation.

 

While nuclear disarmament to date has marked a “remarkable accomplishment,” it is important the United States maintain a nuclear deterrent that is tailored to today’s threats, Foster said.

 

Maintaining a safe and effective nuclear weapons stockpile is mostly an issue of resources, Brooks said. This means continued funding to recruit and maintain a high quality workforce, repairing aging infrastructure, and investing in needed technologies, especially satellites for international monitoring.

 

There was little dissent when it came to the report’s conclusions, Brooks said. Instead, “we spent more time arguing about the right way to express our conclusions to maintain nuance than anything else.”

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:04

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Apr. 9, 2012 By ANDREW CHUTER and PAUL KALLENDER-UMEZU – Defence News

 

LONDON and TOKYO — Just four months after Japan announced a ground-breaking relaxation of restrictions on the development of defense equipment with foreign partners, Tokyo is taking its first steps toward a deal with the British government.

 

Japan is expected to sign a memorandum of understanding covering future partnering in the defense and research sector with the British as part of a planned April 10 summit meeting between Japanese Prime Minister Yoshihiko Noda and his counterpart, David Cameron.

 

The Japanese have teamed with the U.S. for years on joint defense programs covering areas such as missile defense. But for half a century, it has banned cooperation with anybody else.

 

That changed last December, when the Japanese government said it would lift its ban on the joint development or production of defense equipment with international partners.

 

Sources in London said it may take another nine months or so before there is a firm agreement in place.

 

A U.S. defense industry executive, however, warned against expecting rapid progress on joint development with the Japanese if the U.S. experience is anything to go by.

 

“The Japanese have been discussing development for years with the U.S.,” he said. “The concrete progress has been glacial by U.S. standards, but the rules have changed, and the financial environment is such that Japanese industry knows they need to cooperate to advance, or in some cases, probably to survive.”

 

Ahead of the April 10 meeting, Japanese Defense Ministry spokesman Takaaki Ohno confirmed that senior ministry officials will meet British counterparts as part of the high-level diplomatic exchange between the two countries. But while defense cooperation and joint development programs are on the agenda, he said, no specific details had been decided yet.

 

A British Ministry of Defence spokesperson said, “The U.K. will continue to work with the Japanese MoD to identify the best opportunities for our defense industries to cooperate on equipment projects following the announcement of changes to the Japanese policy on overseas transfer of defense equipment.”

 

Previous media speculation in Japan said that three or four joint development programs were being discussed, including possible work in the artillery sector.

 

Shinichi Kiyotani, a Japan-based defense analyst, said he didn’t expect any major announcements to come from the April 10 meeting, and that any Anglo-Japanese defense cooperation would start slowly, perhaps with deals to cooperate on subsystems development.

 

Two areas might be mine detection and clearing, where the U.K. and Japan have complementary technology, as well as nuclear, biological and chemical (NBC) suits, he said.

 

Recent U.K. government export licensing applications show the British already provide components for the NBC market in Japan. There may also be cooperation in field artillery, with Japan’s Ground Self-Defense Forces interested in BAE Systems’ Global Combat Systems M777 howitzer, he said.

 

BAE is the world leader in lightweight 155mm howitzer systems, with customers in the U.S. and elsewhere.

 

Tony Ennis, president of North East Asia for BAE Systems, said, “Should such [an intergovernmental] framework be agreed to in the future, we would view it as an excellent initiative which would help us continue building on our established presence in Japan and explore new opportunities.”

 

The biggest British defense export to Japan in recent times was the sale of 14 AgustaWestland AW101 helicopters to the Japanese Maritime Self-Defense Force.

 

Local AW101 builder Kawasaki has delivered half of the order so far.

 

Ohno said the April 10 meeting with the British could be seen in the context of last year’s partial relaxation of Japan’s three principles on exporting arms, under which the export of weapons and related technologies had been essentially banned.

 

“The U.K. is a potential partner because our policy is that partner countries are ones that are able to cooperate with us as allies, and the U.K. is a member of NATO,” Ohno said.

Looking for Alternatives?

 

Several Japan-based sources characterized the talks as part of a growing and genuine interest in forging defense cooperation with the U.K., partly because Japan could now do it, and partly because of a feeling that Tokyo needs to compensate the British for Japan’s controversial decision to purchase Lockheed Martin F-35 Joint Strike Fighters over the Eurofighter Typhoon to replace Japan’s aging Mitsubishi F-4EJ Kai Phantoms.

 

Tim Huxley, the International Institute for Strategic Studies-Asia executive director, said the Japanese may have other motives for broadening their defense partnership base beyond the U.S.

 

“The Japanese may want alternatives to reliance on the U.S. for defense-industrial collaboration,” he said. “Partnership with the U.K., and probably also other friendly states with advanced defense-industrial capabilities, such as France and maybe Australia, offers a way of ‘keeping the Americans honest,’” he said.

 

The partnership approach also has benefits for the British. With government defense research and technology spending on the floor in Britain, the Ministry of Defence has been looking for foreign partnerships to offset the decline.

 

Late last year, Britain signed a defense research agreement with India covering advanced explosives, UAVs and other sectors.

 

“From the British government perspective, collaboration with Asian partners provides an opportunity to broaden defense-industrial collaboration beyond Europe, where cooperation other than at the bilateral Anglo-French level has virtually become anathema for the Conservatives,” Huxley said.

 

The Tokyo summit is part of Cameron’s three-country swing through Asia, which also will take him to Malaysia and Indonesia.

 

He is expected to emphasize Britain’s continuing commitment to support of the Eurofighter Typhoon program ahead of a decision by the Malaysians on the procurement of a new combat jet.

 

A number of defense deals with the Malaysians also could be announced. And the visit to Indonesia could see a defense pact signed by the two countries.

 

Staff writer Wendell Minnick in Taipei contributed to this report.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:40
Alexandre Grouchko photo RIA Novosti

Alexandre Grouchko photo RIA Novosti

MOSCOU, 6 avril - RIA Novosti.

 

La nomination du vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko au poste de représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan permettrait d'améliorer les relations entre Moscou et l'Alliance, a déclaré vendredi le directeur du Centre de prévisions militaires Anatoli Tsyganok.

 

"Peut-être sera-t-il en mesure d'améliorer les relations avec l'Alliance. (…) A la place du mauvais Dmitri Rogozine (représentant permanent de janvier 2008 à décembre 2011, ndlr), se trouvera un diplomate normal qui négociera avec l'Otan d'une manière plus diplomatique. Franchement (…), au cours de ces dernières années, l'Alliance considérait M.Rogozine comme un épouvantail qui se fait sa propre idée de la Russie", a estimé M.Tsyganok, interviewé par RIA Novosti.

 

"L'Otan souhaite actuellement coopérer avec la Russie. Le problème crucial à résoudre, c'est l'utilisation de l'espace aérien russe lors de son départ d'Afghanistan", a annoncé l'expert, avant d'ajouter que Moscou et l'Alliance coopéraient dans la lutte contre la drogue, le terrorisme et la piraterie.

 

Une source informée a auparavant fait savoir que M.Grouchko pourrait être nommé représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan. Aucun autre détail n'a été pour le moment fourni.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:15

Rais-Ali---Nanuchka-II-class-corvette-pic4.jpg

Rais Ali - Nanuchka II class corvette

 

ST. PETERSBURG, April 5 (RIA Novosti)

 

Russia’s Severnaya Verf shipyard in St. Petersburg has signed a contract on the overhaul of two warships for the Algerian navy, the company’s press service said on Thursday.

 

The Russian shipbuilder will modernize a Nanuchka II class corvette and a Koni II class frigate, which have been in service with the Algerian navy since the 1980s.

 

“The contract has been signed in the framework of an agreement between [Russian state-run arms exporter] Rosoboronexport and the Algerian Defense Ministry,” the company said in a statement.

 

The agreement, inked in 2007, envisioned the overhaul of three warships of each class. Russia delivered the first pair, consisting of a Nanushka II class corvette and a Koni II class frigate, to Algeria in February, 2011.

 

About 80% of onboard systems were replaced in the course of repairs, and the ships' service life was extended for 10 years.

 

The second pair of warships is being modernized at Severnaya Verf under a 2008 contract.

 

“The vessels will sail for sea trials in June, and will be delivered to the customer in July,” the company said.

 

Algeria is a key buyer of Russian weaponry. According to the Russian Federal Service for Military-Technical Cooperation, sales of military equipment to Algeria currently constitute 15% of Russia’s arms exports.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:45

cyber warfare

 

2012-04-05 (China Military News cited from Reuters and by Joseph Menn)

 

A hacker has posted thousands of internal documents he says he obtained by breaking into the network of a Chinese company with defense contracts, an unusual extension of the phenomenon of activist hacking into the world's most populous country.

 

The hacker, who uses the name Hardcore Charlie and said he was a friend of Hector Xavier Monsegur, the leader-turned- informant of the activist hacking group, LulzSec, told Reuters he got inside Beijing-based China National Import & Export Corp (CEIEC).

 

One preview of CEIEC hacked files, from Hardcore Charlie

 

He posted documents ranging from purported U.S. military transport information to internal reports about business matters on several file-sharing sites, but the authenticity of the documents could not be independently confirmed.

The Beijing company, better known by the acronym, CEIEC, did not respond to a request for comment. U.S. intelligence and Department of Defense officials had no immediate comment.

 

CEIEC's website says the company performs systems integration work for the Chinese military.

 

Cyber-spying, both economic and political, is a growing concern for companies and governments around the world. The Chinese government is often accused of promoting, or at least tolerating, hacking attacks aimed at Western targets. But Chinese institutions have rarely been publicly identified as victims of such attacks.

 

Hackers associated with LulzSec have largely targeted Western defense contractors and law enforcement, although some of their attacks may have been driven by FBI informants. LulzSec is a spin-off of Anonymous, an amorphous collective that uses computer break-ins to promote social causes and expose what members see as wrongdoing by governments and corporations.

 

Hardcore Charlie said in email and Twitter conversations with Reuters that he had worked with others to crack the email passwords that got him inside CEIEC.

 

In particular, the hacker said he worked with an associate who calls himself YamaTough on Twitter, another former ally of Monsegur who recently released stolen source code for old versions of security products made by Symantec Corp (SYMC.O).

 

YamaTough had also been involved in an incident in which fake documents, purportedly from Indian military intelligence, were mixed with genuinely purloined documents, raising the possibility Hardcore Charlie had pursued a similar strategy in posting the alleged CEIEC documents.

 

Hardcore Charlie described himself as a 40-year-old Hispanic man in a country close to the United States. He said he did not have strong political leanings, but was concerned the Chinese company had access to material about the U.S. war effort in Afghanistan, as some of the documents suggest.

 

He said he planned to "explore" the computer networks of other Chinese companies.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:30
Interception d’une cible supersonique évoluant au ras de l’eau.

05/04/2012 Marine Nationale

 

Le 4 avril 2012, la frégate de défense aérienne Forbin a engagé une cible supersonique, simulant un missile antinavire à très basse altitude, tirée depuis le Centre d’essais missiles de la Direction générale de l’armement, basé sur l’île du Levant (Var). Le Forbin a intercepté la cible en vol avec son système Aster 30. Le Chevalier Paul a assuré le suivi de la cible et des missiles tirés.

 

Cet essai, mené en collaboration avec la DGA, conforte la capacité de la Marine à assurer la protection de forces à la mer (groupe aéronaval ou groupe aéromobile) face aux menaces de missiles antinavires les plus contraignants. Il constitue, par ailleurs, une première en Europe, aux cours de laquelle les deux frégates se sont préparées puis ont mené à bien un scénario opérationnel complexe, faisant face à une menace supersonique en vol rasant au dessus de l’eau.

 

La zone de tir au large de l’île du Levant avait au préalable fait l’objet d’un arrêté de la Préfecture maritime de la Méditerranée pour en interdire l’accès.

 

Les frégates Forbin et Chevalier Paul, équipées du système PAAMS, ont notamment été engagées au cours du déploiement Agapanthe dans l’océan Indien entre octobre 2010 et février 2011, puis lors de l’opération Harmattan. Au large de la Libye, elles ont assuré la protection des groupes navals autour du porte-avions Charles de Gaulle puis des BPC Tonnerre et Mistral, mené des opérations de tir contre terre et assuré la coordination de l’activité aérienne aux profits de la coalition opérant au large de la Libye, fonction dite «Red crown».

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:51
Deux OPV chinois pour la marine du Nigeria

 

03.04.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a approuvé l’achat de deux OPV de 1 800 tonnes ; une ligne de crédit de 42 millions de dollars avait été ouverte dans le budget de la défense pour 2012. Le premier sera construit en Chine et la moitié du second sera réalisée au Nigeria.

 

Il s’agit de navires de 95 m de long, capable d’atteindre 21 nœuds et de tenir la mer pendant 20 jours. L’équipage comportera 70 marins. Ces OPV seront armés d’un canon de 76 mm et de deux de 30 mm ; ils pourront accueillir un hélicoptère et rempliront des missions de patrouille maritime, de surveillance des zones économiques (ZEE) et de protection des zones d’extraction offshore.

 

Ces achats s’inscrivent dans un effort conséquent de modernisation des moyens de la marine. Le budget 2012 prévoit l’achat de trois patrouilleurs rapides de type Shaldag Mk III, de trois patrouilleurs de 24 m et de six Manta Mk II ASD de 17 m (commandés à Suncraft Group qui en a déjà livré 15), pour un coût total de 13,7 millions de dollars. Une enveloppe de 6,5 millions est prévue pour l’achat d’hélicoptères et de pièces de rechange.

 

Le Français OCEA va livrer 3 bateaux. Le 13 mars dernier ont commencé, au large de Saint-Nazaire, les essais à la mer des trois patrouilleurs de 24 m qui seront livrés au Nigeria par le chantier vendéen OCEA (cliquer ici pour lire un article à ce sujet sur le site Mer et Marine).

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:24

DV15-RWS30.jpg

 

02.04.2012 MER et MARINE

 

On en sait désormais plus sur la version « RWS30 » de l'intercepteur DV15 des Constructions Mécaniques de Normandie, dont nous avions diffusé les premières images l'été dernier. Fort du succès des essais réalisés ces derniers mois, les CMN ont décidé de dévoiler ce bateau très innovant. Par rapport à ses aînés du type DV15, déjà livrés à plusieurs pays (Yémen, Qatar, Emirats Arabes Unis), le RWS30 présente une innovation majeure : l'intégration d'un canon télé-opéré de 30mm. « Plusieurs facteurs nous ont amené à développer cette version RWS30 de l'intercepteur DV15. Tout d'abord, il s'agissait d'une évolution naturelle de notre intercepteur en service dans plusieurs pays et jusqu'à présent armé uniquement d'affûts manuels de 12.7mm. Notre plateforme avait été conçue dès son origine pour un usage militaire et intégrait depuis longtemps des standards de conception et de design militaires. Elle offrait donc d'une base cohérente pour développer un tel produit », explique-t-on aux CMN. Pour mener à bien l'évolution du DV15, le constructeur français a noué différents partenariats. « Tout d'abord, les Suédois de BAE Systems Bofors, au savoir faire reconnu depuis plus de 120 ans en matière de canons, et avec qui nous entretenons des relations constructives sur d'autres projets. Bofors nous proposait une tourelle de calibre 30mm stabilisée parfaitement cohérente en taille et dimensions avec notre plateforme. Ensuite, Thales Communications, avec qui nous travaillons également souvent et dont les solutions avancées de communications et de commandement correspondaient parfaitement à nos objectifs ».
 


Interceptor DV15 RWS 30 par CMN-Naval




Le DV15 RWS30 (© : CMN)

Le challenge de l'intégration

Pour les CMN et leurs partenaires, la mise en oeuvre d'un canon de 30mm sur l'intercepteur fut un challenge, intégrer une telle arme sur une plateforme d'à peine 16 mètres de long relevant en effet de la prouesse technique. L'arme en question est un canon de type ATK M230LF. Cette version modifiée de l'affût équipant les hélicoptères d'attaque américains Apache dispose d'une alimentation par bande, d'une cadence de tir de 200 coups par minute et d'un recul atténué. Il est intégré par Bofors sur sa tourelle gyro-stabilisée Lemur, un système navalisé muni d'un bloc senseurs avec des caméras jour/nuit et une télémétrie laser, d'un module balistique et poursuite. La tourelle est intégrée à bord au système de navigation et/ou à un mini système de combat fourni par Thales afin de désigner les objectifs et recevoir les données de navigation nécessaires à la balistique. « L'intégration à bord de la tourelle Lemur a constitué pour nos équipes, en collaboration avec celles de Bofors, un réel tour de force technologique dans de nombreux domaines. En matière de structure, bien évidemment, car placer un canon de 30mm d'environ 340 kilos sur le toit d'un roof d'un navire d'environ 16 mètres filant à plus de 50 noeuds (avec des chocs au niveau du roof pouvant aller jusqu'à 7 g) ne constitue pas une mince affaire ! »


Le DV15 RWS30 (© : CMN)

« En matière d'aménagement et de propulsion ensuite, de façon à conserver la stabilité et les performances du navire tout en compensant l'adjonction de poids dans les hauts. En matière de compatibilité électromagnétique également, notamment vis-à-vis de la sécurité des munitions à amorce électrique et des interférences mutuelles inter-équipements. Enfin, dans un certain nombre de domaine connexes comme l'ergonomie, l'optimisation du champ de tir, le stockage et le cheminement des munitions, la signature radar... », explique-t-on aux CMN. Pour parvenir à relever le défi, l'industriel normand, basé à Cherbourg, s'est appuyé sur les compétences de ses équipes en matière de design, d'intégration et de recours à des matériaux adaptés : « Vu la taille limitée de la plateforme (et donc la proximité des équipements) et les contraintes fortes d'architecture navale liées aux performances visées, nous avons été amenés à aborder l'ensemble des travaux d'intégration de façon globale. L'expérience et le savoir-faire du chantier en matière d'intégration de systèmes de combat mais également celui de notre filiale JMV Industries, dans le domaine des matériaux composites haute performance, ont été les garants de notre succès ».


Le DV15 RWS30 (© : CMN)


Le DV15 RWS30 (© : CMN)

Campagnes d'essais et de tirs concluantes

Selon les CMN, les performances de base du DV15, comme la vitesse, la maniabilité, l'habitabilité (équipage de 3 à 4 personnes) ou encore l'autonomie (350 nautiques à 40 noeuds) sont préservées sur la version RWS30. Et, avec ce programme, l'intercepteur gagne grandement en capacité, grâce à son canon de 30mm, le bateau pouvant emporter plus de 300 munitions (3 x 110 coups), ainsi que des systèmes de communication et de commandement fournis par Thales. Et c'est avec succès, fin 2011, que le DV15 RWS30 a démontré ses performances lors de campagnes d'essais et de tirs menées au large de Cherbourg. « Nous avons franchi allégrement la barre des 50 noeuds et travaillons encore aujourd'hui à améliorer sensiblement cette performance. Nous avons validé les portées de communications, notamment dans la gamme VHF, lors d'essais en septembre denier en collaboration avec Thales. En octobre, une campagne de tir nous a permis de valider l'ensemble de l'intégration à bord : intégration physique, interfaçage avec le système de navigation et performances de tir. Concernant ces dernières, le comportement de la tourelle est excellent, et les résultats de tir à des vitesses jusqu'à 50 noeuds se rapprochent des performances intrinsèques de la tourelle ! »


Le DV15 RWS30 (© : CMN)

Un large spectre de missions

L'une des raisons qui a conduit les CMN à développer ce nouveau produit est une évolution des besoins des marines. « La demande sur le marché des intercepteurs a évolué ces dernières années vers de nouvelles missions, de nouveaux concepts d'emplois, qui requièrent des systèmes de combat évolués et efficaces ainsi que des capacités d'intégration au sein de dispositif de surveillance et de protection globaux ». Concernant les missions envisageables avec ce nouveau modèle d'intercepteur, le spectre s'est largement étoffé avec la version RWS30. « Elles incluent bien évidemment l'interception, la protection d'infrastructures maritimes critiques, la protection de zone, la lutte contre les trafics, la piraterie, le terrorisme, les missions de police et de souveraineté, d'escorte ... Le champs est large et certainement non exhaustif. Nul doute que les opérationnels sauront imaginer d'autres emplois pour une telle capacité, au vu de leurs missions et organisations propres. Le cas échéant, nous saurons tout naturellement adapter le DV15 à des demandes spécifiques ».


Essais d'un Gunshot Detection System - GDS (© : CMN)

Système modulaire et équipements complémentaires

On notera d'ailleurs que la tourelle Lemur est modulaire et permet d'emporter des armes de calibres différents, comme des mitrailleuses de 12.7mm. La coopération des CMN avec Thales garantit aussi un large choix de solutions dans le domaine des communications. En ce qui concerne la détection, l'intercepteur peut, également, être doté de systèmes électro-optiques. Sur ce point, le constructeur français a collaboré avec Alfaphotonics et validé en mer l'emport d'une boule optronique de type SeaFlir 230 de FLIR Systems. Enfin, CMN a validé l'intégration d'un système de détection de tirs (Gunshot Detection System) d'Acoem (ex-01dB-Metravib) qui pourrait être utile pour des missions en zones côtières, dans des deltas ou des chapelets d'îles par exemple. « Comme vous le voyez, à travers les développements du DV15RWS30, c'est tout une gamme de charges utiles que nous pouvons donc maintenant proposer à nos clients. Enfin, nous pouvons proposer une version classifié BV ou encore une version intégrant une mature démontable permettant un transport par voie routière ou par avion cargo, comme un A400M, pour un déploiement rapide, des missions de protection d'évacuation de ressortissants par la mer par exemple ».


Le DV15 RWS30 (© : CMN)


Le DV15 RWS30 (© : CMN)

Nouveaux essais et premiers clients attendus

Les CMN espèrent bientôt conclure un premier contrat pour cette nouvelle génération d'intercepteurs, sur laquelle le groupe français fonde de grands espoirs. Mais au chantier cherbourgeois, on se veut encore discret : « Nous garderons nécessairement secret le détail de nos prospections. Tout ce qu'on peut dire est qu'elles avancent dans le bon sens. Concernant le futur à court terme, une nouvelle campagne d'essais et de tirs est programmée au printemps. Nous testerons notamment une nouvelle version de la tourelle Lemur incluant un dispositif de visée indépendant (independent line of sight) ».
On notera que les CMN présenteront le DV15 RWS30 à Euronaval, qui se déroulera en octobre prochain au Bourget, près de Paris. Ce salon professionnel, le plus grand dans le monde consacré au naval de défense, sera également l'occasion, pour l'industriel, de dévoiler de nouveaux designs sur sa gamme de bâtiments de moyen tonnage. On parle notamment de nouveautés dans les gammes de patrouilleurs et corvettes des types Vigilante et Combattante...

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 07:50

Mindef

 

02.04.2012 Le Monde.fr

 

Paulus Malus : Quels sont les grands défis stratégiques ?

 

Michel Foucher : La question porte sur les grands défis stratégiques pour la France qui ne sont pas nécessairement ceux d'autres puissances ou même de ses grands alliés. Par exemple, faut-il considérer que le défi iranien mérite d'être classé au premier rang des priorités, comme cela semble être le cas pour justifier un effort particulier en matière de défense antimissile en Europe ?

 

Cet exemple indique simplement la nécessité pour un Etat, et donc son prochain gouvernement, d'évaluer ses propres défis stratégiques. Au-delà des éléments classiques (prolifération, sortie des crises), la crise financière et économique qui a commencé en 2008 a manifesté le poids des marchés financiers sur les décisions politiques des Etats, même démocratiques. Il y a incontestablement un défi de souveraineté qui est posé aujourd'hui à un pays comme la France. Nous sommes dans une situation assez nouvelle où les facteurs extérieurs d'ordre économique pèsent sur la conduite des affaires et où les questions stratégiques, au sens propre, semblent aujourd'hui secondaires.

 

Valmy : Est-ce à la France d'être en première ligne dans l'affaire du nucléaire iranien, alors que Téhéran estime que ce sont les Etats-Unis qui sont leurs principaux interlocuteurs ? Qu'est-ce que la France a à gagner à demeurer en pole position des Etats hostiles à l'Iran ?

 

Michel Foucher : Je crois que la question est parfaitement justifiée. La politique d'Obama de la main tendue est certainement la bonne, même si elle n'a pas porté ses fruits. Entre Washington et Téhéran, il y a deux spécificités. D'une part, l'absence de relations diplomatiques directes depuis plus de trente ans alors qu'une partie éclairée de la société iranienne reste fascinée par les Etats-Unis. La force politique iranienne qui saurait renouer avec Washington l'emporterait durablement.

 

D'autre part, le programme nucléaire militaire iranien est jugé à Washington moins menaçant qu'à Jérusalem. Les lignes rouges ne sont pas exactement les mêmes. La France se situe actuellement plus près de la ligne israélienne que de la ligne américaine. L'un des défis stratégiques les plus graves est celui des risques de prolifération régionale (Turquie, Arabie saoudite). Ceci justifie la permanence d'un engagement diplomatique français et européen.

 

Mr. K : Pouvez-vous détailler la position de la France sur le bouclier antimissiles en Europe ?

 

Michel Foucher : Ce projet de DAMB a été discuté au sommet de l'OTAN à Lisbonne et Paris a marqué ses réserves par rapport à notre posture de dissuasion. La France semble intéressée par certains éléments de ce dispositif, notamment l'alerte avancée (radar), mais s'inquiète des coûts considérables des "effecteurs" (missiles antimissiles) et d'un système de commandement contrôle exclusivement américain. C'est un sujet qui fâche Moscou et qui crée une divergence avec notre partenaire allemand. Il sera abordé de nouveau lors du sommet de l'OTAN, à Chicago (21-22 mai 2012). Il appartiendra au président français élu de prendre position sur ce sujet.

 

Menard : Est-il dangereux pour la France, comme le préconise François Hollande, de baisser le budget de la défense alors que la plupart des pays l'ont augmenté ?

 

Michel Foucher : Je n'ai pas compris que le candidat socialiste avait cette intention.

Il a, au contraire, indiqué lors de son discours sur le sujet que le contexte international n'allait pas dans le sens d'un désarmement et qu'il convenait de préserver l'outil de défense, y compris dans sa dimension industrielle.

 

Il y a incontestablement un paradoxe européen, déjà souligné dans plusieurs articles du journal Le Monde, d'une tendance au désarmement structurel, alors que les acteurs émergents sont dans une période de fort investissement de défense, à la fois dans une logique de rattrapage (Russie, Chine) et dans une ambition de se doter des attributs de la souveraineté (Brésil, Inde).

 

Nicolas : Face à la montée du programme militaire chinois, de la progression du sentiment anti-OTAN en Russie ou même de la mise en place des programmes de défense indiens, ou encore brésiliens, la France, à l'image du Royaume-Uni, ne risque-t-elle pas de perdre sa place à l'international ?

 

Michel Foucher : Avant de répondre à la question centrale, il est important de bien apprécier ces différents programmes. La Russie n'a rien fait en matière de modernisation de ses forces armées dans les quinze dernières années et elle entre dans une période de rattrapage. L'OTAN n'est pas exactement perçue comme une menace mais comme une source de tension, en raison du programme DANB et de ses ambitions globales (Asie, Pacifique).

 

La Chine est également en période de rattrapage avec une ambition stratégique plus ciblée, qui est celle de la reconquête de sa maîtrise du Pacifique occidental. L'Inde répond à la course aux armements chinoise. Le Brésil n'a pas d'adversaire stratégique mais est dans une logique de montée en puissance (Atlantique sud).

 

Certains de ces Etats sont des démocraties et des partenaires industriels possibles pour la France. Il se peut que les Européens cultivent une vision pacifique de l'évolution des rapports internationaux qui les conduisent à un certain angélisme pacifique.

 

Au départ, pour de bonnes raisons, puisque la construction européenne se nourrit du refus de l'emploi de la force. Il y a donc un risque réel de rétrécissement stratégique. La réponse n'est probablement pas d'ordre militaire, mais dans notre capacité à mettre en place des dialogues stratégiques, qui introduiraient plus de transparence sur les intentions des uns et des autres. Il faut que notre diplomatie s'adapte à ce que j'appelle ce nouveau polycentrisme.

 

Alfred : Est-ce que, finalement, la France ne peut pas aller au-delà d'un certain cercle géographique (espace euroméditerranéen, de la Libye au Caucase) pour exprimer son influence et relever les défis stratégiques ?

 

Michel Foucher : C'est une excellente question. Et il serait souhaitable que la réponse ne soit pas dictée par les seules contraintes budgétaires. La France reste un acteur régional puissant et il est vrai que les premiers défis de stabilité de sécurité se localisent dans son voisinage. Disons entre trois et six heures de vol de Paris. Il y a là une concentration unique au monde de problèmes où tout se mêle : développement, démocratie, droits de l'homme, énergie, rapport entre les religions et l'Etat, fracture de niveau de vie, etc.

 

Donc, nous n'avons pas le choix de notre géographie. Mais certaines évolutions, au-delà de ces cercles de proximité, peuvent nous affecter tout autant. Je pense au Golfe persique, à l'Asie du Sud-Est, à la stratégie chinoise, et là, nous sommes absents sauf par la diplomatie. Le prochain livre blanc de la défense et de la sécurité nationale devra trancher sur ce point. Il conviendrait également de mobiliser le levier européen pour trouver, en quelque sorte, une allonge dans nos relations avec les grands acteurs plus lointains.

 

Quai : Ce que vous venez d'expliquer ne revient-il pas à une approche défensive de la sécurité et de la diplomatie ?

 

Michel Foucher : Elle pourrait être fondée sur une écoute et un accompagnement plutôt que sur la volonté d'exporter nos modèles. Là aussi, je pense que pour la France, il est indispensable de mobiliser le levier européen.

 

Orsay: Que pensez-vous du débat à gauche comme à droite entre les néoconservateurs (UMP et PS) et les gaullo-mitterrandiens (PS-UMP) ?

 

Michel Foucher : C'est un débat important, réel. La ligne suivie depuis au moins huit ans est une ligne que j'appellerai à la suite de Marcel Gauchet, une ligne de banalisation occidentale. Qui ne se limite pas à l'atlantisme et à la revendication d'appartenance à une famille. Les nouvelles générations, en France, restent très attirées par le modèle américain, et les militants du Parti socialiste ne me semblent pas y échapper.

 

Une posture néogaulliste aurait comme ingrédients : le réalisme dans l'analyse des rapports de forces et dans la définition de nos atouts et une capacité à produire des idées (dans les cercles internationaux, G8, G20, ONU, Unesco, etc.) qui intéressent les autres. La France est perçue dans toutes les enquêtes internationales comme un des rares pays ayant une influence positive sur les affaires du monde. Et dans cette mondialisation qui ne se limite pas au commerce, qui est l'occasion d'un échange intense de signes et de singularités culturelles, l'image de la France est très attractive.

 

Les corrélats associés en Chine au mot France et au mot Europe sont : beauté, culture, droit. Ceci fait l'objet d'enquête dans un programme européen sur les perceptions extérieures (Euro Broad Map).

 

Quentin : Quel rôle la France peut-elle encore espérer jouer dans la construction européenne ?

 

Michel Foucher : C'est une bonne question. La réponse n'est pas dans la définition d'un rôle, il s'agit d'être acteur. Là aussi, avec des idées, des initiatives pour essayer de sortir de ces crises accumulées où l'élément psychologique est tout à fait fondamental, ce qu'on appelle la confiance.

 

L'Union européenne reste la première économie du monde en valeur et le premier marché du monde, mais il y a un doute qui s'est de nouveau installé, faute sans doute de porter un nouveau projet politique, comme ce fut le cas après 1989-1991 avec l'élargissement et la réforme des institutions.

 

Les défis de la mondialisation économique favorisent les réactions en ordre dispersé. Chacun pour soi. Le déficit de discours publics et des politiques sur le sens du projet européen ne favorise pas le sentiment d'appartenance des Européens à une communauté géopolitique qui les dépasse.

 

Bertrand : Quelle peut être la position future de la France dans l'affaire syrienne ?

 

Michel Foucher : La France doit poursuivre ses efforts en utilisant tous les leviers possibles (sanctions, pressions, plus tard justice internationale, défections, etc.) tout en sachant que ce régime minoritaire dispose encore d'alliés à l'intérieur, notamment avec d'autres minorités et une partie de la population sunnite. Nous sommes dans une situation très différente de celle de la Libye. Je crois qu'un effort s'impose maintenant pour mieux connaître les rapports de force à l'intérieur de ce pays.

 

Diplomatie : La France a-t-elle renoncé à sa politique arabe, propre à de Gaulle et reconduite par Mitterrand et Chirac ? Croyez-vous au succès de Nicolas Sarkozy dans sa volonté de régler le conflit israélo-palestinien dans l'année qui suivrait sa réélection en mai ?

 

Michel Foucher : Nous avons, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, peu de prises sur les décisions des gouvernements israéliens successifs. La question israélo-palestinienne a sans doute été, dans le passé, celle qui consommait le plus de temps dans l'agenda des ministres des affaires étrangères.

 

Seul un gouvernement américain dégagé d'obligations électorales, pourrait exercer les pressions pour un règlement, mais la divergence partielle d'intérêts entre Washington et Jérusalem est un sujet presque tabou aux Etats-Unis. Donc je suis devenu assez pessimiste sur notre capacité d'action, notre capacité à peser véritablement sur des éléments d'un règlement. Après avoir longtemps pensé que c'était accessible.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 07:45
Défense : les candidats à la présidentielle restent (presque) tous dans le rang

02/04/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Sur la place de la France dans le monde (OTAN, ONU, opérations extérieures) , les questions industrielles en passant par la dissuasion nucléaire, les cinq principaux compétiteurs font chacun entendre leur petite musique... Même si la défense reste un sujet largement consensuel à l'image de la dissuasion nucléaire que tous souhaitent conserver.

 

Les cahiers de la « Revue Défense Nationale » ont fait plancher dans l'édition du mois d'avril les cinq grands candidats à l'élection présidentielle - François Bayrou (Mouvement démocrate), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP) - sur la politique en matière de défense qu'ils entendent mener s'ils étaient élus président. Des questions certes cruciales pour la France mais qui restent dans l'ombre des thèmes de campagne prioritaires (dette, emploi, consommation...). Revue de détails.

 

 

Un Livre blanc

 

S'il y a bien un consensus total en matière de défense entre les cinq grands candidats, c'est sur ce point. S'ils accèdent à la responsabilité de chef des armées, ils entendent lancer très vite les travaux pour la rédaction d'un Livre blanc pour remplacer celui présenté en juin 2008 par Nicolas Sarkozy. Pour François Bayrou, il faut actualiser le dernier Livre blanc « sans remettre en question le contrat opérationnel défini ». « Mais, contrairement à ce qui a été fait en 2008, il conviendra de procéder dans l'ordre et de manière cohérente, en précisant d'abord l'adaptation du cadre stratégique en votant ensuite une loi de programmation militaire, en la mettant en œuvre sans reniement et sans à-coups ». Nicolas Sarkozy souhaite également actualiser le Livre Blanc réalisé sous son quinquennat en raison des « bouleversements majeurs, qui ont un impact important sur la donne stratégique ». Un document doit être présenté au second semestre 2012.

 

En revanche, à gauche, les deux candidats ne veulent pas d'une simple réactualisation du Livre blanc mais d'un nouveau document définissant « les enjeux stratégiques » de la France, explique François Hollande, qui souhaite que soit entreprise « au plus tôt la rédaction d'un Livre blanc de la défense », suivie d'une Loi de programmation militaire avec deux objectifs : répondre aux menaces identifiées et dimensionner nos équipements aussi précisément que possible à ces enjeux ». La vision stratégique de Jean-Luc Mélenchon sera également « précisée dans un nouveau Livre blanc au terme d'un débat public et populaire ». Ce document « répondra aux deux questions déjà posées par Jaurès : comment porter au plus haut, pour la France, et pour le monde incertain dont elle est enveloppée, les chances de la paix ? Et si malgré son effort et sa volonté de paix, elle est attaquée, comment porter au plus haut les chances de salut, les moyens de la victoire ? ».

 

Enfin, Marine Le Pen, qui regrette le désarmement de la France alors que « le reste du monde réarme », n'appelle pas explicitement à la rédaction d'un Livre blanc. Mais elle souhaite « sauvegarder les objectifs de forces du Livre blanc de 2008 », un « seuil en dessous duquel la cohérence de l'ensemble serait menacée pour assurer les missions de protection, de prévention et de projection ». Elle préconise notamment une « refondation intellectuelle d'une véritable pensée stratégique ».

 

 

Le Budget

 

Confronté à une situation économique difficile en France, la défense n'échappera pas à de nouvelles économies comme le craignent les responsables militaires. La défense, variable d'ajustement ? Non, jurent en cœur François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy. « Je n'accepterai pas que la défense soit considérée comme la variable d'ajustement (...). L'effort qui sera demandé à l'armée sera le même qui sera imposé aux administrations publiques de notre pays, à l'exception de l'Education nationale », explique le président du Mouvement démocrate. Un discours proche de celui de François Hollande : « la défense nationale ne sera pas une variable d'ajustement. Il y aura des efforts à faire, la situation de notre économie et de nos finances publiques nous y contraint. Il y va de notre indépendance même. La défense y contribuera dans les mêmes proportions que les autres missions de l'Etat ». Pour Nicolas Sarkozy, « l'effort d'une nation pour sa défense doit être à la hauteur de ses ambitions ». Aussi « san détour, je peux l'affirmer, notamment car je l'ai prouvé en maintenant les ressources du ministère de la Défense dans le budget triennal 2011-2013 en dépit des difficultés causées par les crises successives : je ne ferai jamais du budget de la défense nationale une variable d'ajustement ».

 

Pas question pour Jean-Luc Mélenchon d'augmenter ni de baisser le budget de la défense, car selon lui, « une France mise au service de la paix ne peut être privée des moyens de se défendre ». Il n'envisage pas sa « réduction » car « elle paralyserait nos capacités opérationnelles ». Il préconise également un « moratoire sur la diminution des effectifs ». Enfin, Marine Le Pen entend pour « redresser une situation critique et malgré les difficultés économiques actuelles », revenir « progressivement, sur cinq ans, à l'objectif réel et effectif de consacrer à la défense 2 % du PIB (hors pensions) au lieu de moins de 1,6 % aujourd'hui ». Selon elle, « ce chiffre raisonnable permettra de corriger le décalage actuel avec les objectifs de la programmation du Livre blanc ». Ce qui permettrait, selon elle, de lancer notamment « la construction d'un second porte-avions ».

 

 

La dissuasion nucléaire

 

Il existe un consensus entre les différents candidats malgré leurs différences, à l'exception de Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite abandonner la composante nucléaire aérienne qu'il juge « obsolète ». Pas question d'abandonner l'arme nucléaire, un outil de puissance pour la France.

 

François Bayrou : « La France entend demeurer une puissance nucléaire crédible, libre et indépendante, avec ses deux composantes de forces (air et mer, ndlr) ».

 

François Hollande : « la dissuasion est indissociable de notre sécurité et de notre statut de grande puissance. (...) Nous conserverons les deux composantes aérienne et sous-marine ».

 

Marine Le Pen : « La dissuasion nucléaire demeure le fondement de notre stratégie de défense. (...) La composante océanique en est l'épine dorsale avec nos SNLE (sous-marins lanceurs d'engins, ndlr) équipés du missile M51. La composante aérienne doit être maintenue pour le moment (...). Naturellement nous exprimons farouchement contre le processus de mutualisation de nos capacités nucléaires avec l'Angleterre qui constitue une erreur historique majeure ».

 

Jean-Luc Mélenchon : « La dissuasion nucléaire demeure l'élément essentiel de notre stratégie de protection. (...) Quoi qu'il en soit, j'en allégerai le coût en supprimant la composante aérienne, aujourd'hui obsolète ».

 

Nicolas Sarkozy : «J'ai dans ce domaine une conviction profondément ancrée : il n'est pas question de remettre en cause notre dissuasion parce que je tiens à ce que la France participe à la préservation de la paix et qu'elle soit crédible et écoutée dans le monde ».

 

 

L'Industrie de défense

 

François Bayrou n'évoque pas ce qu'il entend mener en matière de politique industrielle de défense.

 

François Hollande souhaite en revanche « construire une politique industrielle de défense » : « Je veux une industrie de défense forte, cohérente et contrôlée. (...) Je n'entends donc déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir de ces grands groupes industriels de défense et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement sortant s'est trop souvent plié. (...) Les coopérations industrielles avec des partenaires européens seront encouragées, car elles sont gages de succès futurs ».

 

Marine Le Pen : « La défense emploie plus de 300.000 civils et militaires tandis que l'industrie de défense assure de son côté, directement ou indirectement, près de 150.000 emplois, de surcroît à fort contenu technologique. Un tel effort s'inscrira donc dans la planification stratégique de la ré-industrialisation qui est l'un des socles de notre projet économique. (...) Le développement des industries d'armement pourrait donc constituer un factreur essentiel de relance. Le sacrifice consenti de notre industrie des armes légères prouve l'absurdité de la politique de désindustrialisation. Non seulement nous ne produisons plus nos munitions mais celles que nous achetons sont de mauvaise qualité ».

 

Jean-Luc Mélenchon veut une « industrie de l'armement libérée de la finance ». « Garantir la souveraineté de la France suppose de disposer d'une industrie d'armement efficace. Nous l'avons aujourd'hui malgré les profondes restructurations qui, depuis les années 90, ont favorisé les logiques financières. Sur la base des structures existantes, je créerai un pôle public de l'armement. Il planifiera la production en fonction des besoins de la nouvelle stratégie.

L'Etat doit conserver ou acquérir une part importante dans les groupes impliqués. Les recours et participations donnant à des groupes liés à d'autres puissances, des pouvoirs de surveillance ou de contrôle sur nos décisions seront écartés. Dans cet esprit, je remettrai en cause l'accord franco-anglais de défense. Enfin, je réaliserai un audit au cas par cas des contrats de haute technologie. Très coûteux, ils répondent davantage aux intérêts financiers des industriels plutôt qu'à nos besoins ».

 

Nicolas Sarkozy : « L'excellence et le caractère de l'industrie française de défense sont précieux pour notre pays. Cette industrie, de l'aéronautique au terrestre en passant par le naval, l'espace, les missiles, les drones ou encore la dissuasion, est non seulement créatrice d'emploi et de richesse mais elle est également une garantie d'indépendance. (...) Je n'accepterai pas que les centaines de milliers de salariés soient les victimes d'un abandon qui consisterait à rester les bras ballants face à une concurrence déloyale. (...) Les marchés publics de l'Union européenne ne peuvent pas être ouverts à tous, si les autres pays appliquent une forme de protectionnisme plus ou moins revendiqué. Aux Etats-Unis, un « Buy American act » qui date de 1933 fait obligation de n'utiliser que des produits fabriqués aux Etats-Unis dans les marchés publics de fournitures et de constructions de l'Etat fédéral. L'Union européenne doit faire preuve de beaucoup moins de naïveté, surtout dans un domaine aussi sensible que la défense. Elle doit fermement conditionner l'accès à nos marchés publics à la réciprocité de la part des autres pays. Mon action ira dans ce sens et refusera le fatalisme d'une application dogmatique et naïve de la concurrence. Si l'Union européenne ne prend pas des mesures dans ce sens dans un délai de douze mois, la France prendra un Buy European Act pour ses propres marchés publics ».

 

 

L'OTAN

 

Pour le futur président, le premier grand rendez-vous international et diplomatique sera le sommet de l'OTAN, qui se tiendra en mai à Chicago. Que disent les candidats après le retour de la France dans le commandement militaire intégré, retour qui avait déclenché en 2009 une vague de critiques.

 

François Bayrou : « On sait que je n'ai pas approuvé le retour de notre pays dans le commandement militaire intégré, dont je considérais et considère toujours qu'il enlevait à la France une part symbolique, et donc essentielle, de son originale indépendance. Mais en la matière je l'avais dit explicitement à l'époque, les aller- retour à chaque alternance sont impossibles, sauf à porter atteinte à la crédibilité internationale de notre pays ».

 

François Hollande : « Je considère que notre engagement dans l'Alliance atlantique est aussi une garantie de notre sécurité et un instrument pour la gestion des crises de dimensions militaires aujourd'hui. Fallait-il pourtant revenir dans le commandement militaire intégré dans l'organisation ? Je considère que la France n'en a pas retiré de bénéfice probant. Il faudra donc évaluer cette décision ».

 

Marine Le Pen : « Nous nous engageons à institutionnaliser le partenariat stratégique et industriel avec la Russie, qui est la condition de la masse continentale européenne et d'une géopolitique européenne forte fondée sur un axe franco-germanique-russe ; l'inverse d'une Europe de la défense purement chimérique et d'ores et déjà mort-née du fait de notre retour dans l'OTAN ».

 

Jean-Luc Mélenchon : « L'OTAN n'est rien d'autre que le bras armé de l'intérêt des Etats-Unis. Sa mue en alliance globale doit être stoppée nette. La France doit s'engager à développer la sécurité collective dans le seul cadre de l'ONU. (...) Si j'y représente la France (au sommet OTAN, le 20 et 21 mai à Chicago, ndlr), j'annoncerai sa sortie du commandement militaire intégré, préalable à son retrait de l'Alliance ».

 

Nicolas Sarkozy : « Depuis la réintégration de la France dans la structure de commandement militaire intégré de l'OTAN en avril 2009, notre pays a renforcé son influence au sein de la famille occidentale et pèse davantage qu'avant dans les choix stratégiques de l'Alliance ».

 

 

L'Europe de la défense

 

L'Europe de la défense ? Une belle idée défendue par la plupart des hommes politiques français... qui restent isolés en Europe. Car la plupart des autres pays de l'Union européenne, y compris l'Allemagne, n'en veulent pas, ou sont ent tout cas très méfiants vis-à-vis de la France. Du coup, Paris a été contraint ces dernières années de mener une politique plutôt opportuniste, au cas par cas, à l'image de l'axe franco-britannique. Une réalité qui n'empêche pas encore aujourd'hui les candidats à vouloir relancer l'Europe de la défense. Peut-être pour mieux diluer l'effort de défense de la France.

 

François Bayrou : « La construction de la défense européenne est une ardente obligation. J'y donnerai mes soins en utilisant au mieux les nouveaux outils institutionnels communautaires, pour faire naître la voix européenne forte et crédible dont l'équilibre du monde a besoin. Ainsi serait consolidée notre base industrielle de défense, tant européenne que nationale ».

 

François Hollande : « L'Europe de la défense est notre horizon et notre ambition. L'alternance politique en France devra être l'occasion d'une vigoureuse relance de la construction européenne. Elle pourra reposer sur la définition des contours d'une vision commune et d'une mise en cohérence de nos politiques. Je favoriserai les convergences avec tous nos partenaires européens. Je donnerai une nouvelle dynamique aux instances que nous avons contribué à créer au sein de l'Union : le comité politique, l'Etat-majopr de l'UE, le centre de situation, l'Agence européenne de défense. J'œuvrerai pour consolider la base technologique et industrielle de l'Europe ».

 

Marine Le Pen : Pour une « Europe forte », la candidate du Front national mise sur « un axe franco-germano-russe ».

 

Jean-Luc Mélenchon : « La politique de défense que je propose est altermondialiste : elle encourage l'émergence d'un monde multipolaire, libéré de toute forme d'hégémonisme. (...) J'affirmerai une option préférentielle pour l'action avec les pays émergents. La condition initiale de cette politique est la récupération de notre souveraineté militaire. (...) L'Europe de la défense n'a jamais été pensée en dehors du cadre strictement atlantiste réaffirmé dans le Traité de Lisbonne.

 

Nicolas Sarkozy : « Qu'il s'agisse de l'OTN ou de l'Europe, je considère qu'il faut poursuivre et renforcer les actions entreprises ».

 

 

L'Afghanistan

 

Le retrait domine. Que ce soit François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen n'en parle pas. Enfin Nicolas Sarkozy, qui n'évoque pas le sujet, avait annoncé fin janvier un retrait total des troupes françaises fin 2013.

 

François Bayrou : Au sommet de Chicago « j'y rappelerai que la France respectera solidement ses engagements vis-a-vis de ses alliés, notamment en Afghanistan. J'écarterai le retrait précipité, en quelques semaines, autant que le maintien de troupes sur le terrain, toute action suspendue ».

 

François Hollande : « En 2012, nous conduirons le retrait de nos troupes combattantes d'Afghanistan ».

 

Marine Le Pen ne s'exprime pas sur l'Afghanistan. De façon générale, elle estime que la France doit disposer « à la fois une force de projection suffisamment nombreuses pour répondre au défi des Opex (opérations extérieures, ndlr) et une force de défense territoriale dimensionnée ».

 

Jean-Luc Mélenchon : S'il est élu, il décrétera au sommet OTAN de Chicago « le rapatriement complet de nos soldats d'Afghanistan ». D'une façon plus générale, le candidat du Parti de gauche estime que « les interventions en Afghanistan ou ne Libye ont montré les limites de l'organisation et des moyens de nos armées. Il est inacceptable d'envoyer en opération des soldats sous-équipés, de dépendre d'autres puissances pour le transport de troupes, le ravitaillement en vol ou l'observation. (...) En tout état de cause, l'acquisition d'une capacité de projection autonome d'une brigade interarmes est un objectif raisonnable. Il suppose d'augmenter les capacités en termes de renseignement et de soutien. Mais aussi de décider des moyens nécessaires de la projection, tant aériens que maritimes ».

 

Nicolas Sarkozy : « La France doit être capable de se défendre et de mener des opérations en dehors de son territoire national. De ce point de vue, le Livre blanc, la LPM (Loi de programmation militaire, ndlr) et sa mise en œuvre me permettent d'affirmer que la France est effectivement capable de tenir cet objectif ».

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:55

nimr II

 

April 2, 2012: STRATEGY PAGE

 

The UAE (United Arab Emirates) has ordered another 200 NIMR vehicles for its armed forces. The NIMR is produced by a UAE company with an assembly plant in Jordan. The NIMR is a hummer like vehicle designed to cope with the high heat, and abundant sand and dust found in the Middle East. The basic 4x4 NIMR weighs 4.4 tons, can carry 1.5 tons (or up to eight people), and be equipped with a remote control 12.7mm machine-gun turret. Top speed is 140 kilometers an hour on roads. This version costs about $82,000 each. There is a larger 6x6 version for carrying cargo. There is also an anti-aircraft version armed with four Mistral missiles ready-to-fire, and four more as reloads. An anti-tank version comes equipped with four Milan ATGM (anti-tank guided missiles) ready to fire, and four more as reloads. All NIMRs are equipped to take a variety of armor kits (providing different degrees of protection against bullets and explosions.)

 

NIMR development began in the late 1990s, and production began in 2005. NIMR was designed with the help of Russian automotive company GAZ, which also helped set up the manufacturing operation and supplies some of the components.

 

The UAE armed forces bought a thousand NIMR vehicles a year ago and have about 500 in service. The new Libyan armed forces have ordered 107 while Lebanon, Tunisia and Algeria are testing the vehicle.

 

NIMR is part of an effort by oil-rich Arab countries to develop their economies, and not just be dependent on exporting oil and gas.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 11:42
First test of nuclear missile Agni-V in a fortnight: DRDO chief

 

Apr 1, 2012 Rajat Pandit TNN

 

NEW DELHI: From the first test of Agni-V in a fortnight, an operational submarine-launched ballistic missile (SLBM) by 2013 and a missile shield for Delhi by 2014 to combat drones, quick-launch micro satellites and Star Wars-like laser weapons in the coming years, DRDO promises to deliver on all fronts.

 

Defence Research and Development Organization, with its 51 labs, of course, often makes tall claims only to consistently overshoot timelines and cost estimates. But DRDO chief Dr V K Saraswat on Saturday, at the ongoing ''DefExpo-2012'' here, was all gung-ho about the tactical and strategic weapon systems in the pipeline.

 

For starters, India's most-ambitious nuclear missile, Agni-V, which classifies as an ICBM (intercontinental ballistic missile) with a strike range of over 5,000-km, will be tested in mid-April, he said.

 

The three-stage Agni-V, with its advanced ring-laser gyros, composite rocket motors and highly accurate micro-navigation systems, comes close to the top American missiles in terms of technology, said Saraswat.

 

India will break into the exclusive ICBM club that counts just US, Russia, China, France and UK as its members, once the 50-tonne Agni-V is ready for induction by 2014-2015. The solid-fuelled missile, with a canister-launch system to impart greater operational flexibility, is crucial for India's nuclear deterrence posture since its strike envelope will be able to cover the whole of China.

 

Concurrently, said Saraswat, ''The K-15 SLBM is now getting ready for the final phase of induction after its two recent tests (from submersible pontoons) were successful...We have done over 10 flights of it so far.''

 

The 750-km-range K-15, followed by the 3,500-km K-4, will arm India's homegrown nuclear submarines. INS Arihant, which is undergoing trials now, for instance, has four silos on its hump to carry either 12 K-15s or four K-4s to complete India's long quest for ''an operational nuclear weapon triad''.

 

As for the two-tier ballistic missile defence (BMD) system, designed to track and destroy incoming hostile missiles both inside (endo) and outside (exo) the earth's atmosphere, Saraswat said its Phase-I would be completed by 2013 and Phase-II by 2016. ''We will test the exo-atmospheric interceptor at 150-km altitude this year, which will be followed by an endo-atmospheric test at 30-km altitude,'' he said.

 

With the Capital identified as the first city to get its protection, DRDO has also begun work to add a third tier to the BMD system to intercept cruise missiles, artillery projectiles and the like at lower altitudes, in the line with the overall aim to achieve ''near 100% kill or interception probability''.

 

DRDO is now also focusing on ''space security'', with special emphasis on protecting the country's space assets from electronic, or physical destruction by ''direct-ascent'' missiles, in the backdrop of China developing advanced ASAT (anti-satellite) capabilities.

 

Work is also in progress to develop several directed energy weapons (DEWs), including a 25-kilowatt laser system to destroy incoming missiles in their terminal stage and a 100-kilowatt solid-state laser system to take out missiles in their boost phase itself.

 

''We also need to build the capability to provide launch-on-demand mini or micro satellites to our armed forces for communication and navigation facilities (in the event the country's satellites being destroyed by an enemy),'' said the DRDO chief.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:00

C-130XJ.png

 

March 29, 2012 by Dave Majumdar – FG

 

Washington DC - Lockheed Martin promoted its reduced-cost C-130XJ variant of the venerable Hercules tactical transport at FIDAE.

 

The US company's move might be seen as a direct challenge to Embraer. The Brazilian manufacturer has said previously that it is negotiating with Chile to sell the nation's air force six KC-390 jet-powered airlifters that it is developing.

 

In August 2010, the two South American states signed a declaration of intent that would see Chile's Enaer participate in the development of the KC-390.

 

Lockheed however, while not overtly stating it is targeting Chile's business, says that it has had numerous inquires from South American nations for the C-130XJ. The aircraft is anywhere from 10% to 15% cheaper than the standard C-130J produced for the US Air Force.

 

"We've tried to tailor the XJ so that it can have a lower price point and still give them the capabilities that they need," says Lockheed's Jim Grant, who oversees the C-130XJ effort.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:46
Russia Touts Yak-130 Combat Trainer in S.America

Yak-130

 

SANTIAGO, March 29 (RIA Novosti)

 

South American air force chiefs have shown interest in Russia’s Yakovlev Yak-130 Mitten trainer/light attack aircraft, the plane’s maker said on Thursday.

 

“We have conducted negotiations with the Air Force chiefs of Argentina, Bolivia, Paraguay and Uruguay,” Urkut Vice President for Marketing Vladimir Sautov said at the FIDAE-2012 International Air Show.

 

They showed interest not only in a two-seater but also one-seat version, he said, adding the latter could only be manufactured if there was a firm order from a large customer.

 

Irkut started exporting the planes in 2011. Foreign market capacity is estimated at 250 machines.

 

In December, Irkut and the Russian Defense Ministry signed a contract for the supply of 55 Yak-130 by 2015.

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