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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:50
Coopération franco-belge de haut niveau

 

05/12/13 MIL.be

 

Le général-major aviateur Claude Van de Voorde, commandant de la Composante Air,  a rendu visite les 29 et 30 novembre 2013 à son homologue français, le général d'armée aérienne aviateur Denis Mercier. L'objectif : entretenir la présente coopération entre nos deux armées et entrevoir de nouvelles pistes pour l'avenir.

 

Photo : C. de Flesselles (Armée de l'air) >>

 

 

Coopération franco-belge de haut niveau

Cela fait des années déjà que la France et la Belgique coopèrent pour la formation des pilotes militaires. Après les cours de base à Beauvechain sur SF-260M « Marchetti », les élèves-pilotes belges poursuivent leur formation en France. Les pilotes de chasse sont formés à Cazaux, les pilotes de transport à Avord et les pilotes d'hélicoptères à Dax.

 

 

Coopération franco-belge de haut niveau

Les deux généraux ont envisagé de nouvelles pistes de collaboration relatives à l'hélicoptère NH90 et l'avion de transport Airbus A400M, achetés par les deux pays. Des synergies sont en effet possible dans les domaines de la formation, de l'entraînement et de la logistique.

 

Après avoir visité les installations de la base aérienne de Saint-Dizier, le général-major aviateur Claude Van de Voorde a effectué un vol à bord d'un Dassault Rafale, avion de combat français le plus récent, en compagnie du général d'armée aérienne aviateur Denis Mercier.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:50
EU Security and Defence e-newsletter issue nr 76

 

Dec. 3, 2013 PRESS EEAS


EU Security and Defence e-newsletter issue nr 76

(original version - EN)

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:50
Delivery of 400th Typhoon aircraft

 

Dec 4, 2013 ASDNews Source : BAE Systems PLC

 

The 400th Eurofighter Typhoon, the world’s leading swing role fighter jet, has been delivered to its worldwide customer base

 

The delivery

The German Air Force has today taken delivery of the 400th aircraft during special ceremony at Cassidian’s Military Air Systems Center in Manching, Southern Germany. It was built by the Eurofighter consortium, which includes us.

 

Demonstrating high operational effectiveness

In the past 10 years the global Eurofighter Typhoon fleet has demonstrated its high operational effectiveness in international missions and trainings and accumulated more than 210,000 flying hours. Several developments such as the Phase 1 Enhancement, the integration of the METEOR air-to-air missile, the new electronic radar (E-Scan) and additional weaponry increase the capabilities of the Eurofighter Typhoon and secure the future of this modern combat aircraft in the next decades.

 

In the hundreds

The delivery of the very first Eurofighter Typhoon to the Royal Air Force in the United Kingdom took place end of 2003. The 100th Eurofighter was delivered also to the Royal Air Force in September 2006. The 200th aircraft was handed over in November 2009 to the German Air Force. The 300th aircraft was delivered to the Spanish Air Force in November 2011.

 

In attendance

At the ceremony, the State Secretary of the German Ministry of Defence, Christian Schmidt, received the aircraft with the markings ‘31+06’. The event was witnessed by several high ranking representatives from politics and industry including: the Bavarian Minister for Economic Affairs, Media, Energy and Technology, Ilse Aigner; the Chief Executive Officer of Cassidian, Bernhard Gerwert, and representatives from the British, Spanish and Italian Eurofighter Partner companies.

 

A historic milestone

Alberto Gutierrez, Chief Executive Officer of Eurofighter Jagdflugzeug GmbH, said: “The delivery of the 400th Eurofighter Typhoon marks a historic milestone in Europe’s largest defence programme. Now we must focus much more strongly on export campaigns in order to win new contracts and new customers for this outstanding aircraft. Right now, especially in these difficult times in the defence industry, it is more important than ever that we stand up and be counted. That is what today is all about.”

 

A reliable backbone of many Air Forces

The General Manager of NATO Eurofighter and Tornado Management Agency  (NETMA), Jesus Pinillos, added: "Eurofighter Typhoon secures the airspace of six nations 24 hours a day, seven days a week even under extreme arctic weather conditions on the Falkland Islands. The aircraft has proven itself as a reliable backbone of the Air Forces in Germany, Italy, Spain, and in the UK as well as in Austria and Saudi Arabia. The reliability of the Eurofighter Typhoon in its global missions has surpassed expectations."

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:50
Defence IQ publie son Rapport sur le marché des véhicules blindés pour 2014 et au-delà

 

LONDRES, December 4, 2013 /PRNewswire - Air & Cosmos

 

À la veille de la conférence et exposition International Armoured Vehicles qui se dérouleront du 3 au 6 février 2014, le portail d'actualités et d'analyses en ligne Defence IQ a publié son troisième Rapport annuel sur le marché des véhicules blindés (Armoured Vehicles Market Report) pour 2014 et au-delà, dans le cadre duquel on examine l'évolution du marché mondial des véhicules blindés.

Vous pouvez télécharger ce rapport sur http://www.internationalarmouredvehicles.com/report. Dans le cadre du rapport, on suggère que malgré les incertitudes sur le marché, il devrait demeurer stable pour les sept prochaines années et que les pays d'Asie-Pacifique et du Moyen-Orient seront majoritairement à l'origine de sa croissance, tout comme les pays qui doivent remplacer leurs systèmes datant de l'époque de la guerre froide.

Les dépenses continueront dans des régions plus établies, principalement en Afrique du Nord et en Europe, afin de soutenir les capacités existantes, mais la taille des flottes sera réduite et les nouveaux programmes se verront limiter. Toutefois, les contraintes budgétaires laisseront plus de possibilités pour les multinationales et les produits commerciaux.

Selon le sondage inclus dans le rapport, mené auprès de centaines de membres du personnel militaire et professionnels du secteur, la majorité des forces armées internationales se montrent « confiantes » quant à leur croissance et amélioration régionales, et estiment que leurs flottes de véhicules blindés gagneront en puissance d'ici 2023. L'Inde, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Brésil et la Turquie sont considérés comme les principales zones de croissance.

Entre-temps, la protection contre l'effet de souffle et les mesures de lutte contre les engins explosifs improvisés sont toujours considérées comme les capacités les plus importantes et passent avant la protection balistique ou la mobilité. Les véhicules MRAP (renforcés contre les mines et les embuscades) arrivent en tête des véhicules les plus sollicités par les forces armées dans  un futur proche, suivis de près par les véhicules blindés de transport de troupes et les véhicules de patrouille blindés.

L'événement International Armoured Vehicles 2014 aura de nouveau lieu à Farnborough (Royaume-Uni) et comptera parmi les principaux intervenants le général Sir Peter Wall, chef de l'armée britannique, et Philip Dunne, général et ministre des Équipements de défense, du soutien et de la technologie. Cet événement mettra l'accent en première sur les véhicules Blue Light en plus de ses objectifs militaires traditionnels.

Pour en savoir plus : http://www.internationalarmouredvehicles.com

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
Galileo progresse avec l'École Royale Militaire (ERM)

 

02/12/13 Laurence Gastout –MIL.be

 

Perdu sur la route ? Pour bon nombre d'entre nous, le réflexe est de brancher son navigateur GPS ou de consulter Google Maps sur son smartphone. Parmi les outils à utilisation militaire, on retrouve également le système américain GPS. Mais l'Europe n'est pas en reste et développe également son système de géolocalisation Galileo. À cette fin, le Professeur Muls et deux étudiants de l'École Royale Militaire (ERM) mettent la main à la pâte.

 

Actuellement, ce sont les États-Unis qui détiennent le monopole du système de positionnement par satellite. « Etant membre de l'OTAN, la Belgique utilise le service militaire crypté du GPS en opération », explique le Professeur Alain Muls, directeur du département de Communication, Information, Systems & Sensors (CISS) de l'ERM. « Le projet Galileo permettra à l'Europe de disposer d'un système de navigation en gestion propre, d'offrir un service de navigation crypté pour une utilisation gouvernementale et profitera aussi de l'essor économique engendré par ces systèmes de géolocalisation. »

 

Outre ces avantages, Galileo présente une modernisation technologique par rapport au GPS actuel. En effet, actuellement les services de navigation se basent sur des signaux et une technologie des années '70 tandis que Galileo se structure sur des signaux plus récents et plus performants. Cela permettra, en temps réel, une précision se rapprochant du mètre.

 

Le Professeur Muls s'intéresse plus particulièrement au Public Regulated Service (PRS) de Galileo. « En d'autres termes : le service de navigation basé sur des signaux cryptés et qui sera réservé à des organismes gouvernementaux comme la Défense, les ministères fédéraux ou encore les services de secours », commente Alain Muls.

 

En décembre, des prototypes de récepteur des signaux Galileo PRS prendront le large sur notre frégate Léopold I en direction de la Norvège. L'objectif étant de tester la sensibilité, la robustesse et la précision du PRS en se rapprochant du cercle polaire. La mise en place et le câblage ont été préparés par l'unité Naval Logistics and Maintenance de Zeebruges.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
Poland Mulls Small Stake in EADS

 

Dec. 4, 2013 – Defense News (AFP)

 

WARSAW — Poland is considering taking a stake in the European aerospace giant EADS, Polish defense ministry spokesman Jacek Sonta said Wednesday.

 

"We're examining the possibilities, the pros and cons, that a stake in EADS could offer the Polish arms industry," Sonta told AFP.

 

"It's a matter of giving Polish arms companies a chance to be present on the European market."

 

According to the Polish daily Dziennik Gazeta Prawna, Poland would take on stake of up to 2 percent in EADS.

 

When contacted by AFP, a spokesman for EADS said: "Our shares are on the market, anyone can buy some."

 

France owns a 12-percent stake in EADS, Germany 10.7 percent and Spain 4 percent.

 

Poland could pay for its eventual portion by offering stakes in its state-owned defense group PHO, according to Dziennik Gazeta Prawna.

 

EADS is holding a business and investment event this week in Warsaw and the central city of Lodz. More than 200 Polish firms have been invited to meet with EADS officials.

 

The central European NATO member plans to spend 140 billion zloty (33.3 billion euros, $45 billion) in the coming years to upgrade its military.

 

Unlike other European countries, Poland has kept its defense budget stable throughout the global financial crisis.

 

According to law, it is fixed at 1.95 percent of gross domestic product, which this year equals more than 31 billion zloty.

 

EADS is to change its name in mid-2014 to Airbus Group after its passenger aircraft business.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
European CSDP: Cost of Non-Europe Report - EAVA

 

November 28, 2013, European Union, 2013 - EP

 

The report 'Preparing for Complexity - The European Parliament in 2025', presented by the Secretary General of the European Parliament in January 2013, identified the core set of problematic issues in defence policy as a) duplication, b) lack of a common strategic view and c) lack of a clear vision for the future. The purpose of this paper is to develop these considerations and to focus on the benefits of greater cooperation at European level. Setting out the economic argument of the added value of Europe in defence, and the current cost to the Member States of ‘non-Europe’, can highlight the need to build on the structures, systems and under-utilised legal bases that have been put in place in recent years. Cost of Non-Europe reports examine policy areas or sectors of strategic importance where the possibilities for greater efficiency or the realisation of a 'public good' through common action at EU level are potentially significant. The case for more Europe is perhaps more compelling in defence than in almost any other policy area, given that no single Member State can achieve an optimal level of security without cooperation. The costs involved go beyond the purely economic, and include political and opportunity costs.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:50
Success of the EURidea Initiative for Novel Defence Research


Brussels | Dec 04, 2013 European Defence Agency
 

Ideas and research go hand in hand. Novel ideas, experiments, new paths, new ways is what research needs. Also defence research.

For first time through EDA’s EURidiea initiative, the R&T community experiments with a forum where new ideas are tested with policy-makers, administrators and experts. EDA invited researchers throughout Europe to submit new ideas for new technologies for defence. 

Researchers of 13 different countries reacted to our call, and sent in a total of 63 proposals.  33 were selected to be presented in the EUR-idea forum with a breakdown of 13 on Unmanned Systems and Technologies, 10 on Energy, and 10 on Materials and Nanotechnologies. The full list of proposals is available here.

This week, 6 December, researchers can convince decision-makers in this unique environment: the challenge is to win support and investment for the idea!

 

Success of the EURidea Initiative for Novel Defence Research
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:50
Kongsberg Signs Long Term Framework Agreement for Support and Maintenance

 

Dec 4, 2013 ASDNews Source : Kongsberg Gruppen

 

Support and Maintenance Of systems onboard the RNoN's combat vessels and training centers

 

KONGSBERG has signed a long term Framework Agreement with the Norwegian Defence Logistics Organization (NDLO) for support, maintenance and further development of systems delivered by KONGSBERG onboard the RNoN's combat vessels and training centers.

 

The Framework Agreement is valid from 1st January 2014 with duration of 6 years. The overall scope of the Framework Agreement is 165 MNOK. In addition, the Agreement enables NDLO to order additional services, spare parts and other necessary equipment upon need.

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:50
Kosovo : l’EEI participe à deux exercices multinationaux

 

 

04/12/2013 Sources : EMA

 

Les 20 et 21 novembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français a participé à deux instructions dans un cadre multinational.

 

Le mercredi 20 novembre, l’équipe médicale américaine du camp de Bondsteel a été héliportée sur le camp de Novo Selo pour mener une instruction au profit de brancardiers secouristes français et allemands. Le scénario a simulé l’impossibilité pour un hélicoptère de se poser pour récupérer un blessé. Les brancardiers secouristes, aux ordres d’un médecin américain, se sont donc entraînés à évacuer ce dernier par hélitreuillage.

 

Le 21 novembre, les militaires portugais du camp de Slim Line, près de Pristina, se sont rendus auprès de l’EEI pour leur enseigner les réactions à adopter en cas de manifestation et de lancers de « cocktails Molotov ». L’exercice a permis aux militaires français de s’entraîner en mettant en œuvre les méthodes de l’OTAN pour la gestion de conflit.

 

L’EEI, dans le cadre de son mandat de la KFOR, participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

Kosovo : l’EEI participe à deux exercices multinationauxKosovo : l’EEI participe à deux exercices multinationaux
Kosovo : l’EEI participe à deux exercices multinationaux
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:45
EUTM Mali : visite du sous-chef opérations de l’EMA

 

04/12/2013 Sources : EMA

 

Le 21 novembre 2013, le général de corps d’armée Didier Castres, sous-chef opérations de l’état-major des armées (EMA) s’est rendu auprès des militaires français participant à la mission européenne d’entrainement des forces armées maliennes (EUTM), sur le camp de Koulikoro.

 

Accueilli par le général Bruno Guibert, commandant la mission EUTM, le sous-chef opération a assisté à un exercice de contrôle de zone mené par les soldats maliens du bataillon « Sigui », troisième bataillon malien à être formé par les instructeurs d’EUTM.

 

Cet entraînement s’inscrivait dans un exercice se déroulant sur trois jours. Il avait pour objectif de mettre en pratique les savoir-faire acquis au cours de sept semaines de formation. Il s’agissait de confronter les militaires à des situations auxquelles ils pourront avoir à faire face après leur déploiement et de valider l'intégration et la coopération entre les différentes unités du groupement tactique interarmes (GTIA). C’est une des dernières étapes de la formation de bataillon "Sigui" avant l'exercice final et l'achèvement de l’instruction dispensée sous la responsabilité d’EUTM Mali.

 

Différents incidents ont ponctué les trois jours d’exercice : IED, attaques du point de contrôle par des rebelles ou infiltrations de nuit. Des situations mettant en application les cours de droit international humanitaire dispensés tout au long de leur entrainement ont également été simulées. Ces incidents spécifiques avaient pour objectif d’apprendre aux militaires maliens à gérer des situations imprévues, tout en menant leur action principale.

 

EUTM Mali a pour mission de former les unités combattantes des forces armées maliennes sur le camp d’entraînement de Koulikoro. Elle a également un mandat d’expertise et de conseil, assuré par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la réorganisation de l’armée malienne.

 

Commandée par le général français Bruno Guibert, la mission européenne d’entraînement au Mali regroupe 550 militaires européens, de 23 nationalités différentes, dont 110 militaires français. Les militaires français sont  principalement issus de l’état-major de la 1re Brigade mécanisée de Chalons en Champagne et du 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg.

EUTM Mali : visite du sous-chef opérations de l’EMA
EUTM Mali : visite du sous-chef opérations de l’EMA
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:50
Le général Mercier (2e en partant de la gauche) et le général Van de Voorde (à sa gauche) entourés de leurs pilotes

Le général Mercier (2e en partant de la gauche) et le général Van de Voorde (à sa gauche) entourés de leurs pilotes

 

 

04/12/2013 Armée de l'air

 

Le général Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) a reçu son homologue belge, le général Claude Van de Voorde, en visite officielle en France du 29 au 01 décembre 2013.

 

Le général Van de Voorde a, dans un premier temps, été accueilli sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier où il a réalisé un vol en patrouille sur Rafale biplace, aux côtés du général Mercier.

 

Avant d’assister en place arrière à la démonstration de l’éventail des capacités du Rafale, les deux chefs d’état-major avaient participé plus tôt dans la journée à une séance de simulateur au sein de l’escadron de transformation Rafale. Le voyage officiel du général Van de Voorde s’est poursuivi à Paris avec sa participation au dîner annuel de l’association des pilotes de chasse.

 

Par la suite, les deux chefs d’état-major se sont réunis, samedi 30 novembre, au siège de l’état-major de l’armée de l’air sur la base aérienne 117 de Paris-Balard, afin d’évoquer les relations unissant les forces aériennes françaises et belges.

 

Une riche coopération bilatérale unit les deux armées de l’air, renforcée par des liens d’amitié anciens. Au quotidien, elle se concrétise notamment par la formation commune en France des pilotes de chasse des deux pays au sein de l’AJeTS (Advanced Jet Training School) qui a vu le jour en 2004. Pour le futur, des réflexions sont à l’étude autour de perspectives communes dans le domaine capacitaire (A400M, MRTT, drones) mais aussi sur le commandement et la conduite des opérations aériennes (C2 air).

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:45
Armée libyenne : dans l'urgence de se reconstruire

 

03/12/2013 à 08:11 Par Laurent Touchard - Jeuneafrique.com : Blog défense

 

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Après avoir évoquer dans un premier billet le problème de l'intégration des milices dans l'armée libyenne, il s'attache cette semaine à dresser un état des forces de cette dernière.

 

Alors que les autorités libyennes sont confrontées au problème de l'intégration des milices, les programmes d'entraînement concernant plus de 20 000 militaires et paramilitaires sont loin d'atteindre leurs objectifs. De plus, l'organisation générale, le rééquipement et les modernisations pâtissent de l'absence de politique de défense claire, avec par exemple l'élaboration d'un "livre blanc" réaliste, dans le cadre d'une réflexion stratégique cohérente. De fait, la modernisation des forces s'avère plus aléatoire et conditionnées par des opportunités que réellement pensée. En d'autres termes, la défense libyenne "vit au jour le jour", soumise aux événements, aux caprices des milices, aux rivalités entre responsables politiques et militaires.

 

Des programmes de formation qui prennent du retard

 

Afin de tenter de constituer une armée valable, des programmes d'instruction sont initiés notamment avec l'étranger. Au mois de juillet, Ali Zeidan évoque des stages en Grande-Bretagne (pour 2 000 hommes) et en Italie. L'Angleterre se dit également prête à ouvrir les portes de ses académies militaires aux officiers : Sandhurst (forces terrestres), Cranwell (aviation) et Darmouth (marine). Au "Camp 27" dans les environs de Tripoli, des Special Force américains entraînent les Libyens. Toutefois, le vol de nombreux équipements (dont des Hummer GMV, des lunettes de vision nocturne, des carabines d'assaut M4 et leur visée laser) provoque le départ des Bérets verts américains durant l'été 2013. Par ailleurs, si les annonces se multiplient, dans les faits, le nombre de Libyens formés en-dehors du pays reste faible tandis que les programmes accusent un retard croissant.

 

En septembre, il est toujours question de 1 600 hommes qui doivent se rendre dans la péninsule italienne ainsi qu'en Turquie. Huit cent dix-sept hommes sont déjà rentrés de l'académie de police d'Ankara. Les Émirats arabes unis aident aussi au développement de la police. Le mois d'octobre 2013 voit Tripoli solliciter l'OTAN pour la mise sur pied de ses forces armées ; requête examinée par l'organisme. Dans la foulée, les États-Unis réactualisent leurs projets pour la Libye : ils envisagent ainsi de faciliter l'instruction de 7 000 à 8 000 hommes, en Bulgarie.

 

En ce qui la concerne, l'Europe forme, depuis mai 2013, les garde-frontières et garde-côtes. Les 110 membres de l'Eubam-Libya (European Border Assistance Mission in Libya) constituent les maîtres d'oeuvre discrets de ce programme méconnu, tout en fournissant de l'imagerie satellite aux services de renseignement libyens. La France, quant à elle, prépare 75 gardes du corps qui seront affectés à la protection des responsables libyens ou au sein de l'unité de protection diplomatique, ainsi que 30 personnels de l'Armée de l'air, 20 officiers de la Marine. Sont également signalés 72 plongeurs-démineurs. Enfin, la possibilité de voir des troupes libyennes être entraînées en Serbie a été évoquée. Cependant, du fait de la présence de nombreux mercenaires serbes aux côtés de Kaddafi en 2011, il est pour l'heure peu probable que la proposition de Belgrade prenne corps.

 

Différents éléments compliquent la bonne marche de ces processus : indiscipline et absence d'assiduité  d'une partie des recrues issues des groupes révolutionnaires, pas de véritable sélection de ces derniers, prudence quant à l'organisation d'unités de forces spéciales susceptibles de servir par la suite de garde prétorienne, comment vérifier que les hommes entraînés intègrent bien une armée fantomatique et qu'ils ne rejoignent pas de "faux vrais" groupes de milice...

 

Cependant, tout n'est pas catastrophique. En effet, il est à souligner que la Libye maintient un dialogue de qualité avec les pays concernés par sa situation et avec ses voisins géographiques. Des accords de coopération sont signés, des protocoles d'échanges de renseignement décidés (notamment avec l'Algérie). Outil diplomatico-militaire par excellence, la marine mène des exercices avec l'Algérie, la France, la Grande-Bretagne, Malte, le Maroc...

 

L'organisation

 

Il est extrêmement difficile de brosser un portrait de ce que sont aujourd'hui les forces armées et de sécurité libyennes, d'autant que, comme nous l'avons vu, la frontière entre unités gouvernementales et milices est souvent des plus floues. Par ailleurs, la désignation des unités se révèle souvent fantaisiste (les bataillons étant fréquemment nommés "brigades"). Il apparaît toutefois que l'armée s'organise en au moins une brigade de commandos, au moins un bataillon mécanisé (le 204e) qui rassemble les chars et véhicules blindés récupérés aux forces de Kaddafi ainsi que ceux réparés dans les dépôts. Au moins quatre brigades d'infanterie (numérotées de 1 à 4) et jusqu'à une dizaine de bataillons d'infanterie indépendants figurent également dans l'ordre de bataille.

 

>> À lire aussi : Libye : des milices très encombrantes

 

La brigade commando (environ 2 000 hommes) profite d'un rappel d'une partie de ses réservistes en juillet 2013 ; beaucoup de ceux-ci travaillaient (depuis la chute de Kaddafi) dans des entreprises de sécurité privée (notamment au profit de banques). Elle engerbe une section de forces spéciales et une unité de protection des personnalités. À cette unité considérée comme relativement solide (par rapport au reste de l'armée libyenne) s'ajoute la Force conjointe de sécurité (Joint Security Force) qui regroupe des éléments du ministère de la Défense et du ministère de la Défense, soit environ 2 000 hommes, 300 4x4 armés et 21 véhicules blindés NIMR.

 

Le corps des garde-frontières se divise en deux composantes : les Garde-frontières et la Garde-côtière qui comprennent respectivement 9 000 et 6 500 hommes, en plusieurs bataillons. Autre unité paramilitaire, située entre la milice et l'unité gouvernementale, la Garde de sécurité des installations pétrolières qui dispose en 2012 de 390 4x4 (dont beaucoup armés), de 40 blindés divers et d'une dizaine d'ambulance.

 

Matériels anciens et rééquipement

 

L'Armée de Terre n'aligne plus qu'une poignée de T-72 et T-55 en état de fonctionnement, aux côtés de quelques blindés à roues EE-9 et EE-11, de BRDM-2 et BTR-60PB, de blindés chenillés M113 (dont certains modifiés avec des tourelles de BTR ou d'AML 90) et BMP-1, de pièces d'artillerie (dont beaucoup d'automoteurs de 155 mm Palmeria, de lance-roquettes multiples BM-11, BM-21, RM-70). En dépit des pertes subies sous les coups des avions de la Coalition, des quantités considérables de ces engins vieillissent tranquillement dans les hangars de l'ère-Kadhafi où, déjà à cette époque, l'arsenal comptait trop matériel pour des effectifs insuffisants. Aujourd'hui, plutôt que des véhicules lourds, le pick-up armé ou le blindé léger constituent le "cheval de bataille" des forces gouvernementales. Sont montés sur ceux-ci tout un panel d'armes : mitrailleuses de 12,7 et 14,5 mm,  canons automatiques de 23 mm, canons sans-recul de 73 et 106 mm....

 

Là encore, malgré les pertes de 2011, malgré l'âge de ses matériels (et de ses pilotes !) l'aviation s'affirme comme l'entité la plus stable. Ses personnels qualifiés disposent de MiG-21, MiG-23, Mirage F1, L29 et L39, Mi-8 et Mi-24. Ils opèrent également les quelques drones de surveillance au sein d'une unité dédiée. Les appareils de l'Armée de l'air sont fréquemment engagés, notamment dans des missions de surveillance et de reconnaissance offensive dans le sud libyen, où ils interviennent parfois contre les terro-bandits (plusieurs 4x4 ont ainsi été visés par des tirs-canons ou à la roquette). La marine, en revanche, a souffert des événements de 2011 : la frégate al-Hani (une classe Koni) endommagée en 2011 arrive à la Valette (Malte) pour réparations en octobre 2013. Des bâtiments d'opérations amphibies sont également réparés à Toulon et à la Valette depuis 2012.

 

Modernisations et achats

 

Le 6 février, l'Italie offre 20 blindés Puma. Dans le courant de l'année, Tripoli commande 300 BRDM-2 et BVP-1 (version tchèque du BMP-1) à la République tchèque. Le contrat de 51 millions de dollars inclut la remise en état de 300 autres BRDM-2 et BMP-1 que possède déjà l'armée libyenne. Pour l'heure, la livraison est bloquée : en effet, rien ne garantit aux Tchèques que les munitions ne finiront pas aux mains des milices.

 

En avril, le pays reçoit 49 blindés légers NIMR II qui s'ajoutent aux 120 achetés par Kaddafi en 2009. En juillet, Washington cède 24 Hummer GMV (la version "opérations spéciales" du véhicule) : 10 sont affectés aux garde-frontières, 14 gardés en réserve et pour l'instruction à Tripoli (ceux-là mêmes qui sont volés fin juillet/début août 2013). En août, 20 000 armes légères sont commandées à Ankara (dont une majorité de fusils d'assaut G3). Tripoli porte aussi son attention sur les hélicoptères et les drones turcs. De plus, sont obtenus 20 camions blindés anti-émeutes Toma de la firme Nurol.

 

Des fusils d'assaut bulgares AR-M9F en 5,56 mm dotent des unités des commandos. Fin septembre arrivent 10 9SP157-2 Khrizantema-S, version antichar du BMP-3. Commandés par Kaddafi à Moscou, ils ne sont pas inutiles en 2013, face à des milices susceptibles de disposer de moyens blindés lourds. À l'occasion de leur livraison, l'ambassadeur russe Molotkov indique que son pays s'investira pour l'entraînement des forces libyennes afin de leur permettre d'acquérir du matériel perfectionné. Rappelons que la Russie perd pour 4 milliards de dollars de contrats d'armements avec la révolution... Toujours en septembre, Tripoli évoque la possibilité d'acheter de 16 à 22 Chinook (6 CH-47D et 16 CH-47F) pour renforcer son dernier CH-47 vraisemblablement toujours opérationnel, ainsi que d'acheter 2 C-130J-30 Super Hercules. Ce dernier contrat de 588 millions de dollars comprendrait la formation des équipages, l'entretien des appareils, les pièces de rechange. En octobre, une première tranche de 30 Hummer, sur un total de 350, sont débarqués.

 

Le réseau de détection radar est remis en état. Pour la surveillance de ses 1 770 kilomètres de côtes, la Libye augmente sa flotte avec 30 embarcations semi rigides rapides françaises Sillinger (certains protégés blindages). D'autres bateaux sont prévus : des patrouilleurs néerlandais et 25 patrouilleurs sud-coréens pour les garde-côtes. Enfin, la sécurisation des dépôts de munitions est entreprise. Il s'agit à la fois de protéger les populations contre les accidents, mais aussi de lutter contre les trafics d'armes et de munitions. Dans ce but, la Suisse octroie une aide de 200 000 dollars pour la construction d'un site de stockage à Misrata.

 

L'avenir de la Libye dépend grandement de ce que deviendra - ou ne deviendra pas – son armée. Cette institution pourrait représenter l'unité du pays ou au contraire, disparaître dans les conflits armés tribaux, religieux, politiques, avec en toile de fond d'importants intérêts économiques (contrôle des installations pétrolières, contrôle des zones "grises" de tous les trafics aux frontières...). D'autres régions du monde ont été confrontées à cette situation : Liban, Somalie, RDC... Elles ont alors sombré dans le chaos et après des décennies sanglantes, elles ne sont toujours pas convalescentes. C'est ce qui attend la Libye sans la ferme résolution de ses dirigeants à dissoudre les milices et à construire de véritables forces armées au service du pays, chargée de protéger tous ses citoyens. Très lucides, ces citoyens perçoivent d'ailleurs le danger en réclamant la fin des milices, la présence de la police, l'intervention des militaires et en espérant que le gouvernement prenne des décisions. Tout n'est pas encore perdu donc, d'autant que les thuwar sont les pères, les maris, les fils, les cousins, les amis de ceux qui souhaitent les voir rendre leurs armes.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:40
Russie et Grèce signent un accord de coopération militaire (Choïgou)

 

ATHENES, 3 décembre - RIA Novosti

 

La Russie et la Grèce ont signé mardi un accord intergouvernemental de coopération dans le domaine militaire, a annoncé mardi aux journalistes le ministre russe de la Défense, le général Sergueï Choïgou.

 

"Nous avons signé un accord qui donne un nouveau cadre, de nouvelles frontières à notre coopération technico-militaire", a déclaré M. Choïgou à l'issue de négociations avec son homologue grec Dimitris Avramopoulos à Athènes.

 

Le document signé mardi "concerne les systèmes d'armement et de matériel de guerre déjà fournis à la Grèce, l'entretien de ces systèmes et la livraison de nouveaux armements", a indiqué le général Choïgou. 

 

Selon les médias russes, la défense antiaérienne grecque est équipée dans une large mesure par la Russie. L'armée grecque dispose notamment de missiles sol-air S-300 PMU, Tor-M1, Bouk-M1 et Ossa-AKM, ainsi que de systèmes antiaériens portatifs Igla.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:50
La Pologne négocierait son entrée au capital d’EADS

 

 

04/12 Par Jean Michel Gradt – LesEchos.fr

 

Le gouvernement polonais négocierait son entrée dans EADS, rapporte mercredi le journal « Dziennik Gazeta Prawna ». Il viserait une participation comprise entre 1% et 2% du capital du géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace.

 

Le géant européen de l’aéronautique, EADS, pourrait inviter la Pologne à son tour de table. Le gouvernement polonais est en discussions avec les actionnaires d’EADS en vue pour l’Etat de prendre une participation comprise entre 1% et 2% dans le géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace, rapporte mercredi le journal « Dziennik Gazeta Prawna ».

 

Cet été, la Russie qui avait acquis 5 % du capital D’EADS en 2007, a entamé son désengagement . Actuellement le consortium européen est en partie détenue par les Etats allemand, français et espagnol, les deux premiers ayant 12% chacun et le troisième 4%.

 

Le quotidien ajoute qu’avec ces négociations, Varsovie vise un renforcement de la coopération militaire au sein de l’Union européenne. « Difficile à dire si une telle solution serait bénéfique pour nous, mais nous y pensons », déclare un porte-parole du ministère de la Défense nationale, cité par le journal.

 

L’hypothèse de discussions avec la Pologne se fait jour alors que le consortium européen organise du 2 au 5 décembre à Varsovie et à Lodz, l’EADS Aerospace Meetings Poland, un événement commercial et d’investissement durant lequel plus de 200 entreprises polonaises ont été conviées à rencontrer des dirigeants et experts d’EADS qui opèrent dans des domaines, allant des achats à la recherche & le développement (R&D) en passant par la gestion de la chaîne logistique.

 

EADS veut être plus présent en Pologne

 

Une chose est sûre : EADS et ses divisions – Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter – entendent élargir sensiblement leur présence industrielle en Pologne. Jean-Pierre Talamoni, corporate vice president pour le développement international au sein d’EADS, estimait, dans un communiqué publié le 27 novembre, que « l’heure est venue pour l’industrie de la défense polonaise et l’industrie européenne de procéder à un rapprochement stratégique en renforçant les liens avec EADS ». Et d’ajouter : « Nous pensons que la Pologne a un rôle encore plus important à jouer au sein d’une industrie de la défense européenne élargie. »

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:50
Vietnam-Espagne : renforcement de la coopération dans la défense

 

04/12/2013 vietnamplus.vn

 

L'Espagne considère la mise en oeuvre des accords de coopération dans la défense convenus avec d'autres pays, dont le Vietnam, comme une tâche importante.

 

C'est ce qu'a affirmé M. Pedro Argüelles Salaverria, secrétaire d'Etat espagnol à la Défense, lors d'une entrevue le 2 décembre avec le vice-ministre vietnamien de la Défense, M. Nguyen Chi Vinh, conduisant une délégation du Vietnam en Espagne dans le cadre d'une visite de travail jusqu'au 4 décembre.

 

Agréant les propositions vietnamiennes sur la coopération bilatérale dans la défense, M. Pedro Argüelles Salaverria a demandé à ce que les deux parties les mettent en oeuvre prochainement, avant de déclarer que son pays était prêt à soutenir et à partager des expériences en matière de déminage et de missions de maintien de la paix de l'ONU.

 

M. Nguyen Chi Vinh a informé son interlocuteur de la situation de la région et du Vietnam, ainsi que du développement des relations bilatérales dans plusieurs secteurs depuis l'établissement du partenariat stratégique entre les deux pays.

 

Le Vietnam prend toujours en haute estime et souhaite renforcer sa coopération avec l'Espagne, notamment dans la défense, a ajouté le général vietnamien qui a aussi demandé aux deux parties d'accélérer cette dernière sur la base du mémorandum de coopération dans la défense de 2010.

 

Il s'est déclaré convaincu que le renforcement de celle-ci contribuera à l'approfondissement des relations d'amitié et de compréhension mutuelle entre les deux armées et les deux peuples.

 

Durant son séjour, la délégation vietnamienne a visité plusieurs unités de l'armée espagnole

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:50
Ravitaillement : l'Espagne rêve de l'A330 MRTT

 

03/12/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

La force aérienne espagnole envisage l'acquisition de trois A330 MRTT dans le cadre d'une initiative européenne visant à renforcer les capacités des pays de l'Union dans le domaine du ravitaillement en vol. Ces appareils pourraient faire l'objet d'une utilisation et d'une maintenance mutualisée avec d'autres membres de ce "club MRTT".

 

S'exprimant ce matin à l'occasion de la conférence "Military AIrlift Rapid Reaction and Tanker Operations", un responsable de la force aérienne espagnole expliquait que ces trois MRTT permettraient de remplacer l'unique ravitailleur (K)B-707 vieillissant aujourd'hui utilisé par Madrid, tout en développant de nouvelles capacités de projection de fret, de transport de troupes et de VIP.

 

L'aviateur soulignait toutefois que pour le moment, aucun financement n'a été identifié par Madrid pour mener à bien ce projet. Un sujet délicat, puisque le budget de la défense espagnol a été réduit de près d'un tiers depuis 2008, selon notre interlocuteur. L'Agence européenne de défense milite pour un achat en commun avec d'autres pays de ces nouveaux ravitailleurs, projet dont la France s'est pour l'instant écartée par souci de conserver son autonomie sur l'acquisition de ses propres MRTT.

 

La force aérienne espagnole se prépare par ailleurs à accueillir ses premiers A400M en 2016. Un seul exemplaire de l'Atlas sera livré cette année-là, suivi par quatre appareils en 2017, cinq en 2018, cinq en 2019, puis quatre par an jusqu'en 2022. L'officier espagnol confirmait que ces machines devraient être livrées en configuration "plug and fly", c'est à dire qu'elles seront capables d'emporter différents équipements de mission commandés en petit nombre : nacelles de ravitaillement, kits de blindage, autoprotection, liaison Satcom, etc. La base de Saragosse devrait jouer le rôle de "hub" pour les Atlas espagnols.

 

Déjà utilisatrice de C-295, l'Ejército del Aire réfléchit également à de futures versions multi-missions du bimoteur tactique d'Airbus Military. Selon un aviateur espagnol, cette plateforme pourrait servir de base à des appareils de surveillance maritime, de renseignement électronique ou de guet aérien.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:50
‘A numbers game’: the Council summit on defence

 

3rd December 2013  – by Daniel Fiott - europeangeostrategy.org

 

What is the reality of military spending in Europe? Who are the major industrial actors and why? What of European military capabilities? These are questions that the European Union (EU) Member States will deal with at the December 2013 European Council on the ‘State of Defence in Europe’. Academic and think-tank publications have been coloured with aspirations, likely conclusions and points of desperation. Yet little quantitative information has been fed into the debate. We now know the agenda, and the Member States will discuss: increasing the effectiveness, visibility and impact of CSDP; enhancing the development of capabilities; and strengthening defence industry. But how do we know the quantitative parameters that will frame these debate? By drawing on quantitative data reported to the European Defence Agency (EDA), Eurostat and the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) from 2011 – data after this period is presently incomplete –, this post aims to provide European Geostrategy’s readers with a brief overview of the quantitative contours of the debate in advance of the December meeting.

Military spending (2011)

expenditure

 

Of the top seven military spenders in Europe, the United Kingdom (UK) is the highest spender on defence with €43.7 billion (£36.6 billion), with France (€38.5 billion – £32 billion), Germany (€33.8 billion – £28.1 billion), Italy (€21.7 billion – £18 billion), Spain (€10.1 billion – £8.4 billion), Netherlands (€8.2 billion – £6.8 billion) and Poland (€6.6 billion – £5.5 billion) following behind. This is significant given the NATO recommendation of requiring its members to spend a minimum of two percent of gross domestic product on their armed forces. Questions will always arise as to the effectiveness of such spending, especially if one considers inefficiencies such as over-spends and the fact that most military spending in Europe still goes to wage costs for personnel. Nevertheless, military spending is an important element in showing a commitment to the armed forces as an element of national policy. There are also tangible effects. The British have spent a proportion of their expenditure on new warships and aircraft carriers, which will go into maintaining a level of global force presence. Expect the British and the French to make an issue of military spending with their fellow Member States: the problem will be how they convince partners of the need to spend more on defence when so many of them are undergoing a period of fiscal and economic consolidation.

Government expenditure 2011

Other problems relate to two further issues. Firstly, the French announced in their 2013 White Paper that their national military spending will remain at approximately 1.5 percent of gross domestic product from 2015, and therefore no increase is foreseen – it is difficult to encourage other Member States to increase spending in this climate. Second, increasing military expenditure will be difficult given that other economic sectors continue to vie for a share of overall government expenditure. The above breakdown of EU27 defence spending as a total of government expenditure (2011) highlights the share of defence spending (€187 billion) as compared to other areas of government expenditure in the EU.

National spending on armaments (2011)

Defence equipment procurement expenditure 2011

 

Of the top seven national spenders on armaments equipment procurement in Europe, the French (€7.5 billion – £6.2 billion) come out on top, yet the UK (€6.8 billion – £5.6 billion) – a symptom of the demands of Afghanistan – and Germany (€5.8 billion – £4.8 billion) are close behind. Italy (€1.1 billion – £913 million) and Sweden (€966 million – £802 million) follow even further behind. The main tension on armaments equipment spending likely to emerge at the Council meeting will relate to where equipment is procured by the Member states and how much is in turn spent in collaborative projects at the European-level. In 2009 the European Commission adopted its Directives on intra-EU transfers of defence equipment and defence procurement. Expect some of the leading states to use these Directives to further open defence markets in Europe for the benefit of their own defence firms and suppliers.

Spending on European equipment collaboration (2011)European Collaboration 2011

 

Of the top six European spenders on European equipment collaboration, the Germany (€2.4 billion – £2 billion) invests more than any other EU Member State. Not much separates the UK (€1.7 billion – £1.4 billion), Italy (€1.5 billion – £1.2 billion) and France (€1.3 billion -£1.1 billion). Spain (€298 million – £247 million) and Belgium (€67.4 million – £56 million) are further behind. When compared to national armaments procurement spending, a number of disparities emerge; for example, France and the UK’s share of European-level spending is low when compared to Germany’s and Italy’s national-to-European ratio. The Council will attempt to showcase a number of bilateral military cooperation projects, including the British-French Lancaster Treaties and the BENELUX naval cooperation. Particular projects will also be highlighted including French-Italian naval cooperation on the FREMM Frigate, European Air Transport Command, the soon-to-be in service A400M, air-to-air refuelling capacities, remotely piloted aircraft systems (RPAS) and a Space Situational Awareness capability. It should be remembered that such capability projects do not necessarily reduce costs for the Member States. European cooperation on RPAS will entail a number of challenges, as will any discussion on the political reasons behind the failed BAE Systems-EADS merger.

Spending on defence research and development (2011)

Defence R&D 2011

 

The Council of the EU recognise that European levels of government investment into defence research and development is worryingly low. The ministers see defence research and development as a way to maintain and boost expertise, innovation and competitiveness in the defence sector. The problem, however, is that no workable ways of incentivising defence research and development investment among the Member States have been identified. Of the top six spenders on this in Europe in 2011, France (€3.3 billion – £2.7 billion) was the highest investor with the UK (€2.7 billion – £2.2 billion) and Germany (€1.1 billion – £913 million) in second and third place respectively. Defence research and development poses a number of challenges; member states have been keen to switch research and development investments to civilian sectors. Some have argued that this is a reflection of the European defence sector – e.g. greater development of dual-use technologies and the importance of small and medium-sized enterprises. While this may be a fair characterisation, Member States such as France and the UK recognise the importance of investment in military-specific research and development to maintain a technological and strategic edge.

 

Sustainable land forces (2011)Sustainable Land Forces 2011

 

Of the top seven European states with sustainable land forces, the French (29,444 troops) and the British (24,483) are European leaders. This is in keeping with their expeditionary posture since the end of the Cold War. Spain (7,850), Netherlands (5,050), Romania (2,953), Greece (2, 552) and Portugal (2,254) follow behind. Sustainable land forces will be another theme that emerges at the December Council meeting, especially in the discussions about the EU Battlegroups (EUBGs). Indeed, a key debate will be had on whether or not the Member States still see the EUBGs as a useful tool – more important will be the discussions on what purpose the EUBGs should serve in the wider framework of the EU’s Common Security and Defence Policy (CSDP). The British and French will be gearing up for a contest to keep the EUBGs as a tool for rapid deployment, whereas some other countries may push for the EUBGs to play a role in the CSDP’s existing work on in-country training of security forces in third-countries. This move would attempt to feed the EUBGs into the civilian elements of the CSDP, and away from the initial ambition for the EUBGs to serve as the EU’s rapid reaction standby force.

Arms exporters (2011)

Arms Exports Value 2011

 

The issue of arms exports will be critical in the context of the European Council’s discussions in December. While national reporting on arms exports is restricted and therefore based solely on estimates by SIPRI, it is clear from the diagram that in 2011 France (€1.8 billion – £) was the leading exporter of arms globally. Germany (€888 million - £737 million), the UK (€788 million - £646 million), Italy (€770 million – £639 million), Spain (€683 million - £567 million) and Sweden (€505 million – £418 million) followed behind. An interesting development has occurred since 2011, with all the countries mentioned above lowering their exports in 2012. Significantly, Germany is now Europe’s largest exporter (€878 million – £729 million) followed by France (€ 838 million - £695 million), the UK (€635 million – £527 million), Italy (€623 million – £517 million), Spain (€530 million – £440 million) and Sweden (€364 million – £302 million). France have lost its footing and Spain has improved its position on global markets compared to Sweden. Politically the French will be using the European Council meeting to put greater emphasis on the need to review EU export rules in such a way as to boost European (read French) arms exporters. The 2013 French White Paper makes clear that the financial crisis, the development of emerging economies’ domestic arms industries and the American sequestration are hurting French exports. Looking to increase its relevance in defence policy, the European Commission will be a natural ally for France in pushing for reforms that will benefit the ‘European Defence Technological and Industrial Base’ and, thus, French industry.

 

• Most of the data has been taken from the EDA’s ‘Data Defence Portal’, with the figures coming from 2011. Unfortunately, more reliable recent figures are unavailable as the European Union member states have not as yet reported figures to the EDA beyond 2011. It should also be noted that not all member states have reported national data to the EDA in certain cases. The figures on arms exports come from the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) database from 2011; although the original figures quoted by SIPRI are in United States dollars, the author has converted the figures to euros. The figures on total government expenditure come from Eurostat. For all notes on methodology, please consult the EDA, Eurostat and SIPRI websites respectively.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:50
European Council on Security and Defence, 19-20 December 2013 - Subcommittee on Security and Defence

04-12-2013 SEDE

 

As part of its contribution towards the December Defence Summit, the European Parliament adopted the SEDE reports on the Implementation of CSDP (Rapporteur: Maria Eleni Koppa, S&D) and the European Defence Technological and Industrial Base (Rapporteur: Michael Gahler, EPP) on 21 November 2013 (see hereunder for the adopted texts).

You can also follow the preparations by the other institutions and the results of the European Council from the special website.


Further information
Report on the implementation of CSDP (Rapporteur: Maria Eleni Koppa, S&D)
Report on the European Defence Technological and Industrial Base (Rapporteur: Michael Gahler, EPP)
 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:50
Rapport d’information sur l’Europe de la Défense (synthèse)

 

27 novembre 2013 Assemblée Nationale

 

Déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des Affaires Etrangères sur l’Europe de la Défense, et présenté par Mme Elisabeth GUIGOU, Présidente

 

 

SYNTHÈSE DU RAPPORT

 

Lors du prochain Conseil européen, les 19 et 20 décembre 2013, les 28 chefs d’État et de Gouvernement de l’Union européenne examineront les moyens de relancer l’Europe de la Défense. Ce rapport a pour objet de permettre à la Commission des affaires étrangères d’apporter sa contribution à cette réflexion collective.

 

L’émergence de l’Europe de la défense est difficile, mais absolument nécessaire pour au moins cinq raisons :

 

1. Le « pivot » américain doit conduire à un engagement européen plus important dans la gestion des crises.

 

2. Les nouvelles menaces appellent une coopération européenne.

 

3. Les contraintes budgétaires exigent davantage de mutualisation et de coopération.

 

4. La base industrielle de défense européenne doit être préservée et consolidée.

 

5. Enfin et surtout, l’Europe de la défense contribue à l’influence de l’Europe dans la mondialisation.

 

Les avancées qui ont été réalisées dans les années 90 et au début des années 2000, du traité de Maastricht au traité de Lisbonne, ont malheureusement fait long feu.

 

Des décisions ont eu le mérite de faire avancer l’Europe de la Défense dans le passé.

 

Par exemple, les relations avec l’OTAN sont désormais clarifiées, puisque, selon ce cadre, il est admis que l’Union puisse intervenir militairement, soit avec les moyens de l’OTAN, soit avec des moyens nationaux, mais toujours de manière autonome par rapport à l’Alliance atlantique.

 

Autre avancée importante sur le plan conceptuel, le Royaume-Uni a, par la déclaration de Saint Malo, reconnu en 1998 qu’une politique de défense commune peut se développer au sein de l’Union européenne.

 

Le Conseil européen d’Helsinki, en 1999, a fixé l’objectif à l’Union d’être capable de mener à bien les missions de Petersberg, avec des forces devant atteindre l’effectif de 50 à 60 000 hommes, dotées des capacités nécessaires de commandement, de contrôle et de renseignement, ainsi que, en cas de besoin, d’éléments aériens et navals.

 

De réelles avancées au plan industriel ont été réalisées comme la création d’EADS à l’été 2000, ou le lancement, en 1991, des études du programme A400M.

 

Le traité de Lisbonne offre à la PSDC  une panoplie complète d’instruments (SEAE, coopération structurée permanente, etc.).

 

Ces difficultés ne sont pas propres à l’Union européenne. Il n’y a pas d’un côté une Alliance atlantique qui marche et une Europe à la traîne.

 

Tout d’abord, les interrogations croissantes sur l’opportunité du recours à la force concernent aussi bien les États-Unis que l’Europe. Une sorte de brouillard stratégique s’est levé progressivement depuis la crise irakienne. Cette guerre a ouvert un cycle de défiance croissante à l’égard des interventions extérieures qui a pris de l’ampleur au gré des crises : afghane, libyenne puis syrienne. L’intervention au Mali constitue une exception, dans la mesure où les objectifs militaires de l’intervention se sont accompagnés d’une stratégie politique et de développement crédible.

 

La baisse des budgets de défense en Europe a par ailleurs atteint un seuil critique et conduit à des ruptures capacitaires chez certains de nos partenaires, le Royaume-Uni en particulier. La rapporteure formule le vœu que la loi de programmation militaire soit respectée, sans quoi les capacités françaises pourraient elles aussi être mises en cause.

 

Enfin, la nouvelle stratégie américaine se caractérise par la fin de la guerre contre le terrorisme, mais aussi par un pivot vers l’Asie et un moindre engagement des États-Unis au Proche et Moyen Orient. L’envoi de troupes américaines sur des théâtres extérieurs est devenu plus qu’improbable. Les Américains demandent en conséquence aux Européens d’assurer davantage leur propre sécurité et celle de leur voisinage.

 

À ce contexte général s’ajoutent bien entendu les difficultés propres à l’Union européenne, l’absence de consensus entre ses membres sur les questions de défense.

 

Le Royaume-Uni est toujours sur une opposition de principe à l’intégration européenne ce qui n’empêche pas une coopération bilatérale très forte entre ce pays et la France. La crise budgétaire a conduit à de sérieuses réductions des capacités militaires britanniques.

 

La Pologne est entrée dans une phase de prise de distance à l’égard de l’Alliance atlantique qui l’a conduite à se rapprocher de l’Europe. C’est aussi l’un des rares pays européens à avoir une politique d’équipement ambitieuse. Mais la vision stratégique polonaise demeure essentiellement continentale, la Russie demeurant perçue comme une menace.

 

Quant à l’Allemagne, c’est une sorte de puissance militaire en sommeil. En effet, elle s’est, à partir des années 1990, engagée dans le maintien de la paix au-delà de ses frontières, mais l’emploi de la force demeure un tabou qui inhibe les dirigeants allemands, partagés entre le pacifisme et la conscience des responsabilités que l’Allemagne devrait assumer. Néanmoins, l’Allemagne dispose d’un budget militaire appréciable et la transformation de l’armée allemande est réelle.

 

Ce sont les raisons pour lesquelles l’avenir de l’Europe de la défense se situe au moins autant de l’autre côté du Rhin que sur l’autre rive de la Manche.

 

Les propositions sur les trois volets du Conseil européen de décembre 2013

 

Volet 1 : inciter l’Europe à davantage s’impliquer dans la gestion des crises, y compris dans leur dimension militaire.

 

Un consensus a émergé en faveur de ce que l’on appelle « l’approche globale », c’est-à-dire l’idée que la gestion des crises suppose la mobilisation et la coordination de divers instruments militaires et civils. La France soutient naturellement cette orientation, mais défend aussi la ligne que les outils militaires ne doivent pas être dilués ni dénaturés par cette approche.

 

Quatre sujets sont particulièrement importants.

 

1. L’avenir des groupements tactiques européens

 

Les groupements tactiques (Battle groups) de l’Union Européenne sont les seuls instruments de projection militaire de l’Union Européenne. Comme ils n’ont jamais été utilisés, certains États veulent les transformer en outils civilo-militaires alors que la France souhaite qu’ils demeurent des outils combattants, aptes à entrer en premier sur un théâtre d’opération. Ce rapport propose que l’on examine la possibilité de mettre ces groupes à la disposition de l’ONU, dans la phase préalable au déploiement d’une Opération de maintien de la paix (OMP) de l’ONU.

 

2. La plateforme d’aide à la décision

 

L’Union européenne et ses États membres devraient disposer d’une appréciation unique et commune de la situation de niveau stratégique, afin de faciliter la prise de décision, de permettre une meilleure synchronisation des actions de l’Union sur le terrain et de mesurer la performance de celle-ci. L’Allemagne et la Pologne sont favorables à ce projet ; en revanche les Britanniques sont réservés en raison de leur prévention à l’égard de tout ce qui ressemble à un état-major européen.

 

3. La rationalisation des moyens européens

 

Le Conseil doit réfléchir aux moyens de renforcer les pouvoirs de coordination de la Haute Représentante afin que l’Union puisse perfectionner les instruments qu’elle utilise pour mettre en œuvre l’approche globale de gestion des crises. Le fait, par exemple, que le SEAE planifie et conduise des actions de gestion de crise sans avoir le contrôle des instruments financiers de gestion de crise limite considérablement l’efficacité de son action.

 

4. Se préparer aux défis opérationnels

 

Le Conseil n’a pas pour objet de décider de nouvelles opérations, mais d’essayer de définir des stratégies ponctuelles.

 

Ainsi, la France propose une Stratégie de sûreté maritime de l’Union européenne afin de valoriser une approche globale et cohérente des sujets maritimes en capitalisant sur le succès de la mission Atalante. La nouvelle stratégie aurait comme champ d’intervention le golfe de Guinée où l’on constate un développement de la piraterie.

 

Le Conseil est également saisi de propositions dans les domaines de la cyberdéfense, du spatial et de la sécurité des frontières.

 

5. La question de la mutualisation financière des opérations extérieures

 

Cette question ne sera pas abordée lors du Conseil européen de décembre mais il serait logique d’aboutir à une plus grande mutualisation des dépenses induites par les opérations militaires qui contribuent à la défense européenne (élargissement du mécanisme Athena ou contributions volontaires à un fonds OPEX).

 

Volet 2 : améliorer le développement des capacités

 

La diminution des budgets militaires n’a pas spontanément abouti à une mutualisation des moyens. Le réflexe naturel lorsque les budgets baissent est de les réserver à l’industrie nationale. Il est paradoxalement plus facile de faire de la coopération dans le domaine des programmes d’armement lorsque les moyens sont en hausse.

 

Trois sujets sont particulièrement importants.

 

1. Le ravitaillement en vol et l’extension de l’EATC

 

L’initiative européenne sur le ravitaillement en vol est un projet emblématique de la démarche qui vise à optimiser le processus d’acquisition d’équipement et à mutualiser leur emploi. Elle peut se combiner avec une extension de l’EATC, structure de mutualisation des moyens de transport aérien militaire.

 

En proposant que l’EATC prenne en charge le ravitaillement des appareils qui assurent la composante aérienne de sa dissuasion, le ministre français de la Défense fait preuve d’une réelle volonté de faire progresser la mutualisation.

 

2. Les drones

 

La France a choisi d’acquérir 12 drones Reapers fabriqués aux États-Unis, décision qui, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie disposant déjà de Reapers, ouvre la possibilité de créer un « club d’utilisateurs européens » et de coopérer sur l’entrainement et la formation. Cela a été acté le 19 novembre 2013, entre le ministre français de la Défense et ses collègues allemand, grec, espagnol, italien, néerlandais et polonais. L’objectif, à terme, est de développer, à l'horizon 2020, un drone MALE européen de nouvelle génération, dans le cadre de l'Agence européenne de défense (AED).

 

3. Il serait utile de mettre en place des incitations fiscales qui n’existent pas dans l’Union.

 

Volet 3 : renforcer l’industrie de défense européenne

 

La Commission européenne a préparé un texte qui comporte un aspect positif, celui de mettre l’accent sur les concepts d’autonomie stratégique, de l’accès aux technologies et de la sécurité d’approvisionnement. Cela répond à la demande française de définition de la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE).

 

Il faut être vigilant à ce que la Commission ne produise pas de nouvelles normes, par exemple sur le contrôle des exportations. Cette logique bureaucratique, qui conduit à un empilage de normes, est dommageable pour les industries européennes car elle constitue un frein à l’initiative et à l’innovation et affecte in fine la compétitivité.

 

Enfin, certaines pistes proposées dans la communication de la Commission européenne présentent le risque de traiter la défense comme les autres marchés, alors que sa spécificité est incontestable puisque les Etats sont les seuls clients.

 

Les propositions pour une « feuille de route »

 

Le Conseil européen de décembre doit amorcer une nouvelle dynamique de la politique de défense au plus haut niveau politique de l’Union européenne, en prenant des décisions immédiates et concrètes mais aussi en définissant des objectifs et le calendrier des étapes à franchir dans les années qui viennent.

 

Le Conseil européen de décembre ne sera un succès que s’il propose une vision politique à moyen et à long terme, avec une « feuille de route » ambitieuse que les Etats s’engagent à respecter.

 

Le suivi des évolutions rend nécessaire de mettre en place des rendez-vous réguliers du Conseil européen consacrés à la défense, au moins tous les ans.

 

Cinq éléments devraient être présents dans cette feuille de route.

 

1. Faire le bilan de ce qui existe déjà et de ce qui fonctionne

 

Il faut éviter les débats trop institutionnels ou philosophiques qui ne débouchent au mieux qu’à très long terme et se concentrer sur les possibilités que nous offrent les traités pour avancer efficacement (possibilités offertes par la coopération structurée permanente ou l’article 44 du traité sur l’Union européenne), sur les opérations civiles et militaires achevées ou en cours, et sur les progrès concrets réalisés dans le domaine industriel.

 

2. L’élaboration d’une nouvelle stratégie européenne de sécurité

 

Le rapport sur la Stratégie européenne de sécurité, rédigé sous l’autorité de Javier Solana, remonte à 2003. Cette stratégie a été actualisée en 2008, et c’est aujourd’hui le seul texte de référence sur le rôle de l’Union européenne dans le monde et sur une conception commune des menaces.

 

Il serait souhaitable que le Conseil européen donne un mandat aux institutions de l’Union européenne qui seront renouvelées en 2014 et de les charger d’ici 2015 de définir une stratégie européenne de sécurité.

 

3. Clarifier la relation entre la Commission européenne et les Etats membres

 

Aujourd’hui la Commission européenne intervient à deux niveaux dans le domaine de la défense : dans le domaine industriel et dans le domaine de la gestion de crise. Au niveau industriel, il faudra à l’avenir chercher à mieux coordonner les Etats membres, la Commission européenne et l’Agence européenne de défense et à ne pas traiter la défense comme les autres marchés, alors sa spécificité est incontestable puisque les Etats sont les seuls clients. En matière de gestion de crise, les capacités de l’UE sont donc réparties entre différentes entités de la Commission et non regroupées au sein du SEAE.

 

Il serait donc utile que ce Conseil européen initie une réflexion sur la clarification des relations entre la Commission et les Etats membres sur ces deux sujets, car cette absence de cohérence globale entre la politique et les moyens d’action est dommageable pour l’efficacité et la visibilité de l’action extérieure européenne.

 

4. Relancer de grands programmes en coopération.

 

Actuellement, la coopération en matière d’armement est faible. Or, c’est une nécessité pour les Etats européens, afin qu’ils puissent acquérir des équipements de défense, et pour les industriels, afin de maintenir des compétences technologiques de pointe.

 

5. Approfondir le partenariat euro-américain

 

La politique des États-Unis constitue l’un des facteurs majeurs d’évolution de la donne stratégique mondiale, qu’il s’agisse de leur positionnement énergétique ou de leur plus grand intérêt pour la zone asiatique. Pour l’Union européenne, les États-Unis restent le partenaire prioritaire.

 

Le Conseil européen devrait charger le SEAE d’initier une réflexion sur les options possibles pour approfondir le dialogue stratégique entre l’Union et les États-Unis, sur tous les aspects de leurs relations, bien au-delà de la relation classique et nécessaire entre l’Union et l’OTAN.

 

La France a donc une responsabilité historique lors de ce Conseil européen : présenter des propositions, lancer des initiatives concrètes et s’assurer que les décisions prises ne resteront pas sans lendemain.

 

Pour cela, trois conditions doivent être préalablement remplies. D’une part, la volonté politique des autorités françaises doit être suffisamment forte pour saisir cette opportunité. D’autre part, la France doit être à l’écoute de ses partenaires, afin de déceler les ouvertures possibles et éviter de générer des blocages par des propositions qui seraient mal perçues. Enfin, la France doit faire œuvre de pédagogie pragmatique pour expliquer les enjeux et les risques d’un déclassement stratégique de l’Europe.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:55
Les limites du drone…

 

4 décembre, 2013 FOB

 

Bien involontairement, l’exercice Serpentex qui se déroule en Corse sous l’égide de l’armée de l’Air vient de rappeler les limites des drones. Qu’il s’agisse d’ailleurs des limites fixées par des règles d’exploitation en vigueur ou issues des capacités propres des appareils… La participation d’un drone Reaper MQ-9A mis en œuvre par le 28° Gruppo de la force aérienne italienne est annoncée depuis le début de l’exercice consacré à la pratique du Close Air Support (appui-feu aérien).

Deux belles premières  étaient annoncées : la participation de cet appareil à Serpentex et le premier transit transfrontalier d’un appareil sans pilote en Europe. Las ! Dix jours après le début de l’exercice, l’appareil qui devait faire deux missions hebdomadaires n’a toujours pas montré le bout de son antenne satellite. La faute en est revenue la première semaine à la météo sur la zone d’exercice, avec des vents violents qui ont également gêné les opérations aériennes (les limites portaient dans ce cas sur la sécurité des équipages en cas d’éjection au-dessus de la mer ou dans la montagne…). Après cette déconvenue, les Italiens pensaient bien se rattraper en début de deuxième semaine. Pas de chance, c’est cette fois le couloir aérien spécialement mis en place pour l’appareil entre la Sardaigne et la Corse qui s’est avéré impraticable, une fois encore en raison des conditions météo. Le Reaper avait pourtant bien décollé de sa base d’Amendola, dans le sud de l’Italie. Mais, forcé de rester dans son couloir aérien, il n’avait pu contourner les cellules orageuses qui s’y trouvaient et avait du finalement faire demi-tour. Un nouvel essai sera tenté avec la journée VIP de demain !

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:50
AERO Vodochody Aerospace in talks over sale of jet fighters

 

PRAGUE, Czech Republic, Dec. 3 (UPI)

 

Czech manufacturer Aero Vodochody Aerospace says it is party to negotiations between the Ministry of Defense and Draken International for the sale of its jets.

 

Draken is a U.S. firm that provides tactical fighter aircraft for contract air services for customers such as the U.S. military for airborne adversary support, flight training, threat simulation, electronic warfare support, aerial refueling, research, and testing services.

 

The Czech Ministry of Defense last week announced it was negotiating with Draken over the sale of as many as 28 surplus Aero Vodochody L-159A tactical jets.

 

"The successful conclusion of the sale and introduction of the aircraft in the U.S.A. would mark new phase in the life of L-159 and would bring significant benefits for Aero and other aerospace manufacturers in the Czech Republic involved in the program," Aero Vodochody said.

 

"Furthermore, Aero and L-159 program would benefit from the partnership on the American market, which could significantly increase the export potential of L-159 on the Latin and South American markets, where the light attack category has very good prospects."

 

The Czech company said it is also holding talks with Draken over future cooperation but offered no additional details.

 

The L-159A is a single-seat light combat aircraft produced by the company from 1997 to 2003.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:50
Navantia a « camouflé » dans son rapport annuel les problèmes de sur-poids du sous-marin S-80

 

3 décembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Navantia a camouflé dans son rapport annuel 2012 les problèmes de sur-poids et d’erreur de conception de son nouveau sous-marin S-80. Alors que la compagnie espagnole avait déjà connaissance de la problématique compliquée de son nouveau joyau de la couronne, elle a caché ce contre-temps dans son rapport annuel et a évité de donner des données révélatrices.

 

Quand le document a été approuvé, les comptes ont été signés le 14 mars 2012, la compagnie connaissait déjà le problème. De fait, il a été dévoilé au public en mai. Le problème doit entrainer une modification du sous-marin et le retard de livraison du 1er exemplaire.

 

Provisions et impondérables

 

Mais Navantia a essayé de le cacher jusqu’au dernier moment. Dans son rapport annuel 2012, dans le paragraphe consacré aux provisions et impondérables, elle aborde le problème avec ce texte elliptique : « Fruit de ce suivi des travaux en cours, la compagnie estime que l’un de ces travaux souffre d’un dépassement prévisible et significatif des couts par rapport au budget initial. » Ce texte fait clairement référence aux problèmes du S-80 sans le citer expressément.

 

Plus loin, elle ajoute que le retard possible « a été porté à la connaissance du client (le ministère de la défense, mais elle ne le dit pas) à qui elle a demandé de revoir les aspects principaux du contrat, et celui-ci a accepté. »

 

Information classifiée

 

Interrogé sur cette présentation si ambigüe, un porte-parole officiel de Navantia justifie le contenu du rapport annuel en expliquant « qu’il s’agit d’informations classifiées et qu’on ne peut donner plus de détails dans un document public. » Le conseiller juridique de l’entreprise publique ajoute que cela se fait habituellement quand il s’agit d’un document aussi délicat.

 

Référence : El Economista (Espagne)

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:45
Le ministre De Crem en visite au Congo

 

03/12/13 Stephan Boonen – MIL.be

 

Le vice-Premier et ministre de la Défense Pieter De Crem a rendu visite, du 26 au 28 novembre 2013, aux militaires belges détachés au Congo. Au programme : rencontres avec la MONUSCO, l'EUSEC (programme européen qui montre la voie pour une transformation de la Défense congolaise) et entretien avec l'envoyée spéciale des Nations Unies, Madame Mary Robinson. Le ministre a ensuite pris la direction de Kindu où les paras belges ont remis le brevet commando au 323e Bataillon de « l'Unité de Réaction Rapide », marquant, de la sorte, le début des festivités.

 

photos Malek Azoug >>

 

Environ 700 militaires congolais ont réussi la formation éprouvante qui était dispensée par 107 paras du 3 Para de Tielen. L'un des instructeurs, le lieutenant Edmond de Frabribeckers explique : « La motivation des Congolais est frappante. Vous devez faire preuve d'énormément de patience et beaucoup répéter, mais cela en vaut la peine. Aujourd'hui, c'est comme si c'était le jour le plus important de leur vie. »

 

À la fin de la parade, les nouveaux commandos congolais défilent devant leur famille. Celles-ci les arrosent de farine. Pour agrémenter le spectacle, un C-130 largue deux parachutistes arborant les drapeaux belge et congolais.

 

Le colonel Luc Leclerq est le chef de corps du 3 Para. Il a mené ses hommes tout au long de la mission. Pour lui, il était important « que nous réussissions malgré et grâce aux difficultés rencontrées au début. Pourtant, nous avons finalement livré un produit plus qu'acceptable. » Pour le 3 Para, il s'agissait d'une expérience que l'on ne vit qu'une seule fois dans sa vie. Le colonel Leclerq poursuit : « Pour le 3 Para, c'est un sérieux coup de pouce à l'expérience africaine. Nous dispensons des formations en Afrique depuis 2002. Au début, c'était au Bénin. Actuellement, 306 paras ont travaillé près de deux mois. Pour l'exercice synthèse, 260 Belges étaient présents. Il s'agissait donc du plus grand détachement en opération. »

 

Après la parade, les militaires congolais se tombent dans les bras. Les para-commandos belges rentrent progressivement en Belgique. Le colonel Leclerq résume : « Cette mission est plus que réussie. Elle dépasse tout sur les plans personnel et multiculturel. Ce bataillon est prêt et équivaut certainement aux autres. »

 

Vidéo : Wim Cochet

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:35
MBDA ne signera pas le mégacontrat SRSAM en Inde en 2013

Le mégacontrat SRSAM (Short Range Surface to Air Missile), un missile sol-air de nouvelle génération, est actuellement dans les mains du Bercy indien

 

03/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon des sources concordantes, MBDA ne signera pas en 2013 le mégacontrat SRSAM (Short Range Surface to Air Missile), un missile sol-air de nouvelle génération, co-développé et coproduit en Inde avec Bharat Dynamics Limited. Un contrat estimé à 1,8 milliard d'euros pour MBDA


 

Encore raté. MBDA ne signera pas en 2013 le mégacontrat SRSAM (Short Range Surface to Air Missile), un missile sol-air de nouvelle génération, co-développé et coproduit en Inde avec Bharat Dynamics Limited, selon des sources concordantes. Deux ans que les négociations sont pourtant terminées, depuis décembre 2011 exactement. 

Le contrat n'est pas encore notifié. Il doit être approuvé successivement par le ministère de la Défense, puis par celui des Finances et enfin par le CCS (Cabinet Committee on Security), présidé par le Premier Ministre. Le CCS réunit également les ministres indiens de la Défense, des Finances, de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Il est actuellement dans les mains du Bercy indien.

 

Un contrat de 1,8 milliard d'euros pour MBDA

En février dernier, lors de la visite de François Hollande, New Delhi avait annoncé avoir "conclu des négociations sur le missile SRSAM". Un contrat de l'ordre de 6 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros), dont 1,8 milliard reviendra à MBDA, qui attend depuis des années ce très beau contrat. En tant que sous-traitant de MBDA, Thales gonflera son carnet de commandes d'environ 400 millions d'euros. Selon nos informations, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sera en Inde en janvier, quelques mois avant la tenue des élections législatives.

Le programme SRSAM s'appuie sur le travail effectué par le DRDO (Défense recherche et développement organisation) et sur un transfert de technologies de MBDA pour combler les lacunes de l'industrie indienne. A terme, il est prévu la production d'environ 2.000 missiles SRSAM  par Bharat Dynamics Limited. Ce système de défense anti-aérienne répondra aux besoins de l'armée de l'Air et de la Marine.

En Inde, le missilier a également bon espoir de vendre des missiles air-air Asraam en vue d'armer les vieux Jaguar de l'armée de l'air indienne et d'équiper les Rafale indiens.

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