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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:42

Europe Flag

 

22.11.2012 ( Xinhua )

 

Dans un entretien accordé au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé mercredi que le contexte est "favorable" à une évolution de la défense européenne, même si la Grande-Bretagne demeure "réservée" sur la question.

 

"Le contexte est favorable" pour avancer sur la question de la défense européenne, a estimé le chef de la diplomatie française dans son interview accordée mercredi au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

 

"Le débat sur 'ou bien la défense européenne ou bien l' Otan' est dépassé : nous sommes tous dans le commandement intégré de l' Otan, et les Etats-Unis ont cessé d' être réticents envers des initiatives européennes", a-t-il expliqué.

 

"D' autre part, les Américains ont le regard davantage tourné vers l' Asie et le Pacifique, il est normal que l' Europe se prenne en main sur un certain nombre de sujets qui la concernent directement", a poursuivi le ministre français, ajoutant que "plutôt que de dupliquer un certain nombre de capacités et de démarches, mieux vaut regrouper nos forces".

 

"La Grande-Bretagne est une puissance qui compte en matière de défense et nous travaillons avec elle, mais elle est assez réservée par rapport au concept de défense européenne", a par ailleurs souligné M. Fabius, rappelant que les ministres allemands, espagnols, français, italiens et polonais des Affaires étrangères et de la Défense se sont réunis la semaine dernière pour progresser sur le dossier de la défense européenne.

 

Dans leur déclaration commune publiée à l' issue de leur rencontre de jeudi dernier, les dix ministres ont annoncé qu'ils étaient "réunis ce jour à Paris pour confirmer [leur] volonté de promouvoir une politique européenne ambitieuse dans le domaine de la sécurité et de la défense".

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:34

Europe Flag

 

22/11 Jean-Paul Herteman (PDG de Safran et président de l'ASD)  - Les Echos

 

Le Conseil européen des 22 et 23 novembre va se saisir de la négociation sur le budget 2014-2020 de l'Union européenne. Il s'agit moins d'un débat budgétaire, car les sommes en question représentent moins de 0,4 % du total des dépenses publiques en Europe, que d'un bras de fer entre le Parlement européen et les 27 gouvernements. Un an et demi de négociations et aucun progrès.

 

Cette situation est extrêmement préoccupante. Aujourd'hui, notre continent est en effet confronté à des défis sans précédent, au premier rang desquels la crise budgétaire et économique, qui peut conduire à une remise en question de l'investissement d'avenir sous la pression du court terme, alors même que les pays émergents montent en puissance et ont désormais la volonté et la capacité de développer leurs propres bases industrielles stratégiques.

 

Pour relever ce défi, l'Europe n'a d'autre issue que de redoubler ses efforts en matière de recherche et d'innovation. Cet engagement est essentiel. Il a donné un nouveau souffle à la dynamique lancée par la politique industrielle des années 1970, permettant ainsi de démultiplier la puissance des programmes nationaux. C'est un succès trop méconnu de l'Union européenne, dans lequel l'industrie aéronautique, spatiale, de défense et de sécurité a joué un rôle pionnier, notamment en contribuant à la création d'instruments tels qu'Acare, première plate-forme technologique européenne, et le programme de recherche intégré Clean Sky. Aujourd'hui, avec plus de 2.000 entreprises, 80.000 sous-traitants, près de 734.000 emplois et un chiffre d'affaires de 171 milliards d'euros, cette industrie est devenue l'un des tout premiers atouts de l'Europe dans la mondialisation.

 

Pour autant, nous ne pouvons en rester là. Si nous voulons rester dans la course, nous ne pouvons pas nous contenter d'améliorer les technologies existantes. Nous avons besoin de réaliser des ruptures technologiques majeures. Dans le monde de 2050, la place de notre continent dépendra de l'ambition qu'aujourd'hui, nous déciderons - ou pas - d'avoir dans ce domaine.

 

C'est dans cet esprit que, dans son projet de programme de recherche et d'innovation H2020, fidèle aux objectifs de sa « vision 2050 », la Commission a proposé une augmentation de 40 % du budget dédié à la recherche liée aux modes de transport. Cet investissement public est doublé euro pour euro par l'industrie.

 

Or on parle désormais d'une réduction d'un quart, voire de la moitié, de la proposition de la Commission, ce qui reviendrait à diminuer drastiquement le budget dédié à la recherche sur les modes de transport. Cette réduction serait dramatique. Ne nous y trompons pas : ce qui est en jeu, c'est la pérennité de notre « vision 2050 ». C'est la compétitivité de l'industrie aéronautique européenne. C'est l'avenir de l'Europe.

 

Cet avenir, nous avons su nous donner les moyens de le bâtir ensemble il y a dix ans, lorsque la Commission européenne a prononcé pour la première fois les mots « politiques industrielles » et lorsque le rapport « STAR 21 » a proposé une vision stratégique pour l'industrie aéronautique, spatiale, de défense et de sécurité européenne.

 

Dans le sillage de cette vision stratégique, de nombreuses initiatives ont vu le jour, telles que l'intégration de la navigation aérienne Ciel unique, le GPS européen Galileo ou l'Agence européenne de défense.

 

Ce chemin parcouru nous engage. Nous avons aujourd'hui des décisions budgétaires et stratégiques à prendre qui sont cruciales pour tous les Européens. Nous avons devant nous des chantiers majeurs à faire avancer : le Ciel unique européen, l'Europe de la sécurité et de la défense, l'autonomie d'accès à l'espace… Derrière des débats parfois un peu théoriques, les choix qui doivent être faits auront des conséquences très concrètes. Il faut avoir le courage d'investir pour le futur.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:16

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b4/Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg/541px-Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg.png

 

Berne, 22.11.2012 – news.admin.ch

 

Le Conseil fédéral fixe au 1er janvier 2013 l'entrée en vigueur, d’une part, de la révision de la loi sur les armes et de l'ordonnance sur les armes dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de l'ONU sur les armes à feu et, d’autre part, de l'Instrument de traçage de l'ONU. Dès cette date, les armes à feu importées en Suisse devront être marquées. Les armuriers ont jusqu'au 1er juillet 2013 pour se conformer à cette nouvelle prescription.

 

Le marquage à l'importation permettra d'identifier l'armurier qui a importé et marqué une arme, donc l'armurier qu'il faut contacter si des éclaircissements supplémentaires sont nécessaires. A cet effet, les armuriers devront désormais demander un numéro de marquage à l'Office central des armes de l'Office fédéral de la police.

 

A l'avenir, les armes sans marquage à l'importation seront confisquées

 

L'obligation de marquage à l'importation en Suisse n'entre en vigueur que le 1er juillet 2013 pour laisser aux armuriers le temps de demander un numéro de marquage. Par contre, à partir de cette même date, les armes à feu, les éléments essentiels et les accessoires d'armes qui sont importés en Suisse sans marquage à l'importation seront confisqués par les autorités compétentes.

 

En outre, l'Office central des armes gérera désormais une nouvelle banque de données relative au marquage des armes à feu (le DARUE) afin de pouvoir tracer celles-ci de manière plus efficace. Les exemples de marquage enregistrés constituent un élément essentiel de cette banque de données. Les dispositions concernant le DARUE ainsi que les autres modifications de la loi sur les armes et de l'ordonnance sur les armes qui n'ont pas de lien avec le marquage à l'importation entrent en vigueur le 1er janvier 2013.

 

Le Protocole de l'ONU sur les armes à feu a pour but la lutte contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu. La Suisse a déjà mis en œuvre la plupart des prescriptions du Protocole de l'ONU sur les armes à feu dans le cadre d'un développement de l'acquis de Schengen en matière de droit des armes. La présente révision permettra donc de reprendre dans le droit suisse les dernières exigences du Protocole ainsi que l'Instrument de traçage de l'ONU. L'Instrument de traçage complète et précise le Protocole sur les armes à feu dans les domaines du marquage, de la conservation des informations et de la coopération transfrontalière.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:11

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b4/Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg/541px-Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg.png

 

22.11.2012 Romandie.com

 

Berne (awp/ats) - Le Conseil fédéral pense toujours que le budget annuel de l'armée ne doit pas dépasser 4,7 milliards de francs. Il s'en justifie jeudi dans sa réponse à une motion de commission qui l'enjoint de respecter la volonté du Parlement d'augmenter le plafond de dépenses de 4,4 à 5 milliards.

 

La majorité de droite de la commission de la politique de sécurité du National n'a pas apprécié que le gouvernement ne respecte pas à la lettre le mandat fixé en septembre 2011 par les Chambres: un budget militaire de 5 milliards de francs dès 2014 pour acheter les 22 nouveaux avions de combat, garantir une armée de 100'000 militaires et combler les lacunes en équipement.

 

Il peut être dérogé aux directives du Parlement en matière de planification notamment car l'achat (pour 3,126 milliards) des Gripen coûtera un milliard de moins que prévu et que cette acquisition aura lieu plus tard que planifié initialement, fait valoir le Conseil fédéral.

 

L'adoption d'un budget à 4,7 milliards ne doit pas être considérée comme une intention d'ignorer la volonté du Parlement, souligne-t-il. Il s'agit bien davantage de s'en tenir aux priorités de dépenses établies par les Chambres (coopération au développement, formation et recherche, infrastructures de transport) et de maintenir une discipline budgétaire.

 

Certes l'armée devra procéder à des mesures d'économie durables. Mais un budget réaliste est préférable pour son développement à un plafond des dépenses plus élevé qui, selon les circonstances, devrait être périodiquement réduit.

 

Le Conseil fédéral prendra des décisions définitives sur le futur profil de l'armée à la fin 2013. Il devra alors justifier aussi pourquoi il s'écarte de l'arrêté de principe et de planification du Parlement.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 20:37

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2012mtln203_001_044/2079675-1-fre-FR/2012mtln203_001_044.jpg

 

22/11/2012 Sources Marine nationale

 

Un détachement aéronautique britannique de douze personnes (dont trois personnels navigant) a embarqué pour plusieurs mois à bord de la frégate légère furtive Surcouf avec son hélicoptère Lynx.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2012mtln203_002_074/2079680-1-fre-FR/2012mtln203_002_074.jpg

 

L’hélicoptère sera employé au même titre que les Panther de la 36Fhabituellement affectés à la frégate. L’équipage du Surcouf avait déjà compté dans ses rangs un pilote de la Royal Navy, officier d’échange de la 36F.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2012mtln203_002_046/2079641-1-fre-FR/2012mtln203_002_046.jpg

 

Un tel niveau d’intégration est inédit. Il s’inscrit dans la continuité du Traité de Lancaster House renforçant l’interopérabilité et la coopération des forces britanniques et françaises, alors que l’exercice bilatéral Corsican Lion vient juste de s’achever au large de la Corse.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/dsc_4446/2079670-1-fre-FR/dsc_4446.jpg

 

Deux délégations britanniques se sont précédemment rendues à bord du Surcouf, en début d’année (à quai et à l’occasion de l’exercice franco-indien Varuna), pour préparer l’intégration du détachement. Ces rencontres ont permis de réunir tous les acteurs concernés afin d’identifier les éventuelles points de divergence dans les procédures et les harmoniser.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2012mtln203_001_207/2079636-1-fre-FR/2012mtln203_001_207.jpg

 

A bord, le détachement britannique est totalement intégré à la vie du bâtiment. Les diffusions générales sont doublées en anglais. Les marins de la Royal Navy sont des membres à part entière de l’équipage.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e3/Oil_Reserves.png/800px-Oil_Reserves.png

Oil - proved reserves - 2009

 

Nov.21, 2012 by Rick Munroe - IntelliBriefs

 

Complete English translation of German military analysis of peak oil now available

Last week the Bundeswehr posted an English version (112 pgs) of their extraordinary analysis of peak oil. The original German document (125 pgs) was approved for public release last November, yet neither the complete German version nor the partial English translation has attracted interest from mainstream media.

Now that a complete translation is available, it is hoped that media throughout the English-speaking world will see the Bundeswehr study for what it is: a comprehensive, realistic analysis of one of the most formidable challenges of this century, the (potentially imminent) peaking of global oil production.

Download the English version of the report here.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:35

EADS

 

21/11/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

La France négocie à la baisse sa participation dans EADS. Alors que Paris pourrait descendre à 12% (contre 15%), Berlin monterait à 12% dans le capital du groupe européen.

 

La France est bel et bien en train de négocier avec l'Allemagne une réduction de sa participation dans EADS, selon une source proche du dossier contactée par "La Tribune", confirmant ainsi les informations du journal économique allemand, "Handelsblatt". Paris est prêt à descendre sa participation de 15% à 12% alors que dans le même temps, Berlin monterait à 12% profitant notamment du retrait de Daimler, qui souhaite vendre une partie de sa participation de 15% d'ici à la fin de l'année. Ce serait l'un des scénarios en discussion, explique-t-on à "La Tribune". Un scénario qui éviterait à l'Allemagne, la France et l'Espagne, qui souhaitent agir de concert, de ne pas dépasser ensemble les 30% du capital d'EADS et donc de lancer une OPA sur le groupe conformément au droit néerlandais. Soit une opération estimée entre 23 et 25 milliards d'euros pour les trois Etats.

 

 

Selon le journal allemand, qui cite des sources "proches des négociations", l'Etat allemand prévoit de porter prochainement sa participation dans EADS à 12%, contre aucune participation directe à ce jour, tandis que la France réduirait la sienne de 15% à 12%. La participation de l'Espagne resterait à un niveau inchangé, soit 5,5% du capital du groupe. Une décision qui va à l'encontre de ses intérêts patrimoniaux au sein d'EADS et de ceux du groupe lui-même, qui est d'ailleurs exclu de ces négociations. Actuellement, la France détient 15% des parts d'EADS, via la holding Sogeade, tandis que le groupe Lagardère en détient 7,5%, qu'il souhaite lui vendre en 2013. En Allemagne, 15% des parts du groupe aéronautique sont détenues par le constructeur automobile Daimler, qui veut se désengager d'ici à la fin de l'année, et 7,5% par un consortium public-privé, Dedalus.

 

EADS/BAE Systems: Paris et Londres avaient tout accepté de Berlin


"Quand Berlin exige, Paris s'allonge", estime un bon connaisseur du groupe EADS. Déjà lors des discussions entre les Etats sur la fusion EADS-BAE Systems, l'Allemagne avait obtenu tout ce qu'elle voulait. En fait... elle ne souhaitait pas de cette opération mais la France était déjà prête à tout lui accorder... Berlin avait obtenu le feu vert de Paris et de Londres à sa demande d'entrer au capital d'EADS pour avoir la parité avec la France, dont la participation serait passée de 15% à 9% dans la nouvelle entité. Enfin quand l'Allemagne a voulu disposer d'une structure pour protéger ses actifs stratégiques de défense quand bien même elle ne dispose pas de l'arme nucléaire (à l'inverse de la France et de la Grande-Bretagne), EADS-BAE avait également accepté la création d'une holding nationale pour y placer des activités de production très "sensibles"... de torpilles et de radars.

 

Berlin suspend un prêt de l'A350


Après avoir fait capoté le deal de la décennie entre EADS et BAE Systems, Berlin avait dans la foulée suspendu un prêt de 600 millions d'euros destiné au développement de l'A350 d'Airbus. Insatiable Allemagne, elle en veut toujours plus... Jusqu'où ira-t-elle? Car Berlin protestait contre le non-respect par Airbus d'un accord sur la localisation outre-Rhin d'activités de la production de l'A350. Berlin avait exprimé en mars le souhait qu'Airbus accroisse la part de sa production assurée en Allemagne et que la direction du groupe d'aéronautique soit composée à part égale d'Allemands et de Français, ce qui avait conduit le groupe à dénoncer les tentatives d'influence politique sur sa gestion.

 

L'Allemagne détient déjà la plus grosse part de la production d'Airbus


Et pourtant l'Allemagne détenait déjà la plus grosse part de la production d'Airbus en 2011. Et ce depuis des années. Basée sur les coûts réels, la clé de répartition industrielle de l'Allemagne s'est élevée, selon nos informations, à 39,4% en 2011. En baisse par rapport à 2010 (39,8%) et 2009 (40%). Sans surprise, la France arrive en deuxième position avec 36,9%, en très légère hausse par rapport à 2010 (36,8%). Puis viennent le Royaume-Uni (18,8%) et l'Espagne (4,9%).

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b4/Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg/541px-Coat_of_Arms_of_Switzerland_%28Pantone%29.svg.png

 

21.11.2012 Romandie.com (ats)

 

Le Conseil fédéral n'entend pas assouplir pour l'instant la réglementation concernant les exportations d'armes. Même si la législation suisse est plus stricte que celle d'autres pays européens.

 

Le gouvernement, dans un rapport adopté mercredi en réponse à un postulat de l'ancien conseiller aux Etats Bruno Frick (PDC/SZ), justifie sa position en évoquant les "événements récents". L'affaire des grenades suisses livrées aux Emirats arabes unis et retrouvées cet été en Syrie a notamment poussé le Conseil fédéral à serrer la vis.

 

Un nouveau réexamen du cadre juridique sera réalisé en fonction de l'évolution économique, en particulier si le maintien d'une capacité industrielle adaptée aux besoins de la défense nationale était menacé, note toutefois le gouvernement. La législation helvétique est comparable à celle de l'Autriche et de la Suède.

 

Droits de l'homme

 

Mais certaines différences entraînent un désavantage concurrentiel pour l'industrie d'armement helvétique. Celui-ci est encore plus marqué si l'on compare la Suisse avec d'autres pays européens, comme la France, l'Allemagne et l'Italie.

 

La différence la plus notable est le critère d'exclusion concernant les droits de l'homme. Berne interdit les exportations d'armes si le pays de destination viole systématiquement et gravement ces droits.

 

La réglementation de l'UE, dont la mise en oeuvre incombe aux Etats membres, prévoit quant à elle que les exportations sont refusées en présence d'un risque élevé que les armes soient utilisées pour commettre des infractions aux droits de l'homme.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:13

568 trident-submarine-hms-vengeance-upgrade content origina

 

21 November 2012 naval-technology.com

 

Babcock will integrate the new Reactor Control and Instrumentation (RC&I) system onto the British Royal Navy's fourth and final Vanguard-class submarine, HMS Vengeance, at its Devonport Royal Dockyard facility, UK.

 

Representing the first installation onboard a submarine, the new system is being fitted on HMS Vengeance as a part of Long Overhaul Period and Refuel (LOP(R)) programme.

 

Rolls-Royce programme manager Ken Cartledge said: "The new reactor control and instrumentation system is modern, efficient, and uses interchangeable printed electronic circuit boards, enabling a dramatic reduction in the variety of spares, which drives cost and efficiency savings for the customer."

 

Scheduled to replace the existing pressurised water reactor 2 (PWR2) RC&I system, which was developed and manufactured in the mid-1980s, the Rolls-Royce updated RC&I system will provide long-term support and availability of PWR2 plants.

 

The submarine installation involves legacy RC&I equipment removal, cubicles and ship's cabling modifications, as well as installation and commissioning of the new equipment comprising 800 different parts.

"The new reactor control and instrumentation system is modern, efficient, and uses interchangeable printed electronic circuit boards."

 

Babcock project manager Simon Reid said: "Improvements to the packaging of equipment, updates to the installation documentation, and the manufacture of specific tooling to assist with the fit have all resulted from the learning from experience process."

 

Reid said that the MoD, Babcock and Rolls-Royce teams have jointly worked to ensure delivery of the individual equipment matched the installation plan, while retreating with the risk of LOP(R) programme delays.

 

Following the completion of fitting onboard Vengeance, the new RC&I will be integrated on the remaining Vanguard-class submarines, as well as the first three Royal Navy's Astute-class vessels.

 

All four Vanguard-class submarines have been designed to carry 16 missile tubes and Trident II D5 nuclear missiles and are equipped with two SSE Mark 10 launchers for deployment of Type 2066 and 2071 decoys.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:00

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/A54EBF26-EA27-4B2C-A11D-D276AB2C3724/0/16x20121150397.jpg

The sappers of 23 Engineer Regiment (Air Assault)

built a bridge over Kielder Water – Picture MOD 2012

 

21 Nov 12 UK MoD - A Training and Adventure news article

 

An exercise has seen the British Army's airborne engineers build bridges with their French counterparts and across the largest man-made lake in northern Europe.

 

23 Engineer Regiment (Air Assault) has been working in the harsh climate and unforgiving landscape of Northumbria with French troops from 17e Regiment du Genie Parachutiste (17e RGP).

 

Exercise Eagle Sapper tested troops in a humanitarian relief operation in a country facing famine and struggling to recover from damage caused by a tsunami, with government control undermined by insurgents.

 

After deploying from their base at Woodbridge in Suffolk, the exercise started in earnest with the use of Air Portable Ferry Bridge (APFB) equipment to move vehicles and personnel across the two-mile-wide (3.2km) expanse of Kielder Water.

 

APFB specialist equipment is designed to be parachuted or moved by helicopter and set up either as a conventional bridge or a self-propelled ferry to cross wider obstacles.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/EB31483F-7976-4BF1-B2C2-A389109D3BEC/0/16x20121150114.jpg

Sappers preparing the bridge to go over Kielder Water during Exercise Eagle Sapper

picture MOD 2012

 

The sappers then moved to Otterburn, where they were challenged to build water supply points capable of providing 40,000 litres of drinking water every day, cross rivers using bridging equipment and improvised materials, demolish obstacles, and construct defensive positions which were then attacked by enemy forces.

 

The training was intended to test the unit in their role providing combat engineering support to 16 Air Assault Brigade, which is ready to deploy anywhere in the world at short notice for operations ranging from disaster relief to war-fighting.

 

Lieutenant Colonel Jason Hones, Commanding Officer of 23 Engineer Regiment (Air Assault), said:

    "Exercise Eagle Sapper has seen our soldiers working for up to 22 hours a day on demanding tasks that test both their combat engineering and infantry skills in very harsh terrain and weather conditions.

    "It is important that we test the mettle of the soldier we are going to send on operations in arduous and unknown conditions so that we know he can cope with anything that is thrown at him. If a soldier can survive in Northumbria in winter he can survive anywhere in the world."

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/06E8BC64-F0B0-428C-BB8A-634BCD5266EC/0/16x20121150631.jpg

The sappers and their French counterparts built a water supply point capable of

providing 40,000 litres of drinking water every day during Exercise Eagle Sapper on Otterburn

Ranges - Picture MOD 2012

 

The French troops joined the exercise as part of the developing partnership between 16 Air Assault Brigade and 11e Brigade Parachutiste, which have been tasked to develop a Combined Joint Expeditionary Force for contingency operations.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/C103C6F9-C387-401F-BD97-2A37CE523B66/0/16x20121150667.jpg

A water supply point constructed during Exercise Eagle Sapper on Otterburn Ranges

Picture MOD 2012

 

Lt Col Hones said:

    "We're really lucky to have soldiers from our French partner regiment with us, having recently sent troops over to train in France.

    "Working together on this exercise is developing our integration at the section level, to learn how we each operate and our particular strengths and weaknesses.

    "We will take this to the next level up in the coming months, working towards the aim of being able to work seamlessly together."

 

Lieutenant Matthieu Le Puloc'h commanded the ten-strong 17e RGP contingent, who lived and worked with their British counterparts throughout the two-week exercise.

 

He said:

    "This is our first joint training and our presence is about learning how 23 Engineer Regiment works so that, if we do go on operations together, we know what to expect.

    "There're a lot of similarities in our basic role as airborne engineers, but our equipment and working practices are different.

    "Otterburn is a cold and hard environment but we have quickly adapted to it and the exercise has been a great experience to broaden the minds of our soldiers."

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/FDFF0C5D-3A16-4AC0-91AB-C492E0D29015/0/16x20121150804.jpg

A sapper from 23 Engineer Regiment (Air Assault) defending his position during

Exercise Eagle Sapper on Otterburn Ranges – Picture MOD 2012

 

Corporal Steve McCann said:

    "It's been a tough exercise in difficult conditions that has been made more challenging by working with our French counterparts. Their kit is slightly different and the language barrier makes everything go a little bit slower, but we're showing them how we work and it's rewarding to complete engineering tasks together."

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:35

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f6/Axalp_F-5E_Patrouille_Suisse.jpg/800px-Axalp_F-5E_Patrouille_Suisse.jpg

 

21.11.2012 Romandie.com

 

Berne (Sipa) Les fabricants de matériel de guerre suisses sont concurrentiellement "désavantagés" par rapport aux pays européens. Le Conseil fédéral a approuvé mercredi un rapport en réponse à un postulat visant à lever des restrictions sur l'exportation d'armes. Le gouvernement n'y est pas favorable.

 

Le postulat demande au Conseil fédéral de comparer la législation et le régime d'autorisation suisses avec ceux d'autres Etats dans le domaine des exportations de biens militaires. Il appelle par ailleurs le Conseil fédéral à proposer, le cas échéant, "des mesures permettant d'éliminer les désavantages dont pâtirait l'industrie suisse de la sécurité et de l'armement".

 

La loi suisse stipule que les exportations de matériel de guerre sont exclues si le pays de destination viole systématiquement et gravement les droits de l'homme. Il en résulte ainsi une pratique d'autorisation plus restrictive. La réglementation de l'Union européenne est quant à elle plus souple: les exportations sont refusées uniquement si le risque d'atteintes aux droits humains est élevé.

 

Contrairement aux prescriptions de la Suisse, cette nuance dans la formulation permet d'exporter du matériel de guerre qui n'est pas lié à la violation des droits de l'homme même vers les pays dans lesquels les droits de l'homme sont systématiquement et gravement violés, selon le rapport.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:40

Europe Flag

 

21/11 Alain Ruello -  Chef adjoint du service Industrie, en charge de la défense - LesEchos

 

Malgré les ambitions affichées, les initiatives politiques se sont toujours heurtées en Europe aux conservatismes militaires, au jeu concurrentiel des industriels, et au manque d'argent.

 

La scène se passe jeudi 15 novembre en début d'après-midi, sous les ors de la salle à manger du Quai d'Orsay. Face à une centaine de journalistes, l'hôte des lieux, Laurent Fabius, joue le maître de cérémonie. A ses côtés, il y a son homologue de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et leurs pairs allemands, espagnols, italiens et polonais. Dix ministres réunis pour la première fois sous le format dit de « Weimar + » pour une grande déclaration en faveur de l'Europe de la défense !

 

Les dix de Weimar + ont confirmé à cette occasion leur « volonté » de promouvoir une politique européenne de sécurité et de défense « ambitieuse ». Ils se sont déclarés « convaincus » que l'Union européenne doit mettre en place des structures civilo-militaires pour planifier et conduire des missions. Ils ont aussi rappelé que les Européens « doivent » se donner les moyens de leurs ambitions.

 

Las, la veille de cette grand messe diplomatique, Hubert Védrine a servi une tout autre musique dans son rapport sur les conséquences de la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l'Otan. Décidée par Nicolas Sarkozy, cette dernière avait notamment pour vocation de relancer l'Europe de la défense. A la demande de François Hollande, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin a donc cherché à savoir ce qu'il en était. « A part une reconnaissance de principe dans les communiqués des sommets de l'Alliance, il n'y a pas eu d'avancée ni préalable ni parallèle à ce retour », a-til conclu. Par son « faible activisme », le gouvernement Fillon y est pour quelque chose. Mais pas seulement, puisque Hubert Védrine a le mérite d'écrire ce que tout le monde sait : si l'Europe de la défense est moribonde, c'est dû à « l'absence évidente » de toute volonté des Etats membres de prendre des responsabilités nouvelles -  « c'est-à-dire des risques » - en matière de défense. Année après année, les budgets militaires baissent, parce que, de Berlin à Varsovie, en passant par Madrid, l'Otan (donc les Etats-Unis) reste le parapluie privilégié en cas de coup dur. Le soutien à l'Europe de la défense reste « verbal » et l'objectif « abstrait ». Les mots employés sont cruels, mais justes : en Europe, les priorités ne sont pas militaires, elles s'appellent désendettement, chômage, compétitivité…

 

Dès lors, comment croire les dix de Weimar + quand ils affirment que le moment est favorable à un nouveau départ, notamment parce que les Etats-Unis ont le regard de plus en plus tourné vers l'Asie ? Des moments favorables, l'Europe en a enchaîné en vingt-cinq ans : brigade franco-allemande, accord franco-britannique de Saint-Malo, Agence européenne de défense, Service européen d'action extérieure, ou PSDC, dernier avatar d'une série d'acronymes censée prouver que les Vingt-Sept ont une politique de défense…

 

Malgré quelques succès, en matière de lutte contre la piraterie ou de transport de troupes en commun par exemple, le bilan reste « très décevant », juge Hubert Védrine. A chaque fois, les initiatives politiques se sont heurtées aux conservatismes militaires, au jeu concurrentiel des industriels et au manque d'argent. Un exemple parmi d'autres ? Les groupements tactiques de l'Union européenne. Quand les dix de Weimar + déclarent : « Nous devrions être prêts à les déployer », l'ancien ministre rappelle que ces unités créées en 2007 n'existent que sur le papier. Et que dire sur le plan industriel ! En refusant la fusion EADS-BAE, Berlin a privilégié ses intérêts. La France n'est pas exempte de tout reproche non plus, car, en se cramponnant à sa participation au capital, elle a compliqué l'opération.

 

A tout cela, Jean-Yves Le Drian oppose sa volonté d'agir de manière pragmatique, loin des grands desseins d'une Europe de la défense institutionnelle. C'est exactement ce que voulait faire le gouvernement précédent en 2008, lors de la présidence française de l'Union européenne… L'autre argument entendu ces temps-ci risque lui aussi de sombrer corps et âme. En période de vaches maigres, les Etats n'ont pas d'autre choix que de mutualiser leurs moyens. C'est l'inverse qui risque de se produire : quand le chômage est au plus haut, aucun Etat ne sacrifiera une usine sur l'autel de la rationalisation de l'industrie de défense européenne.

 

Dans ce contexte, la France a choisi de faire feu de tout bois : approfondir le traité franco-britannique de Lancaster House, tout en multipliant les initiatives bilatérales avec l'Allemagne, l'Italie, la Pologne… quand ce n'est pas à plusieurs comme dans le cas de Weimar +. Au risque de passer à côté de tout. Londres attend par exemple que Paris s'engage sur un projet de missile antinavire dont dépend une importante réorganisation de MBDA. Les Britanniques sont même prêts à avancer l'argent pour débloquer l'un des rares projets de coopération en matière d'armement !

 

Pendant ce temps-là, la DGA s'échine à donner corps au volet militaire du 50 e anniversaire du traité de l'Elysée. Mais, faute d'argent, l'exercice pourrait bien accoucher d'une souris. Qui plus est, cet activisme intervient dans un contexte « peu favorable », dixit là encore Hubert Védrine, qui rappelle les ambiguïtés outre-Rhin dès qu'il s'agit de questions de défense. Quand ce n'est pas une vive opposition, sur la question de la dissuasion nucléaire. « Y a-t-il à Berlin une vraie volonté d'agir, en matière de défense, en Européen, voire en Franco-Allemand ? » s'interroge-t-il. Poser la question, c'est déjà y répondre…

 

Les points à retenir

Réunis pour la première fois sour le format de « Weimar + », les ministres des Affaires étrangères et de la Défense d'Allemagne, d'Espagne, de France, d'Italie et de Pologne, ont affirmé leur volonté de relancer l'Europe de la défense.

A la lecture du rapport rédigé par Hubert Védrine sur la France dans l'Otan, on peut douter de la réelle motivation des Etats membres en la matière.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:55

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16 novembre 2012 par Armand Steinmeyer - ifrap.org

 

Puissances militaires de première classe en Europe, la crise financière n’exempte pas la défense, en France et au Royaume-Uni. Malgré les similitudes, la gestion de cette crise budgétaire présente des choix difficiles et différents des deux côtés de la Manche. Tandis que les deux armées effectuent une réduction de leurs effectifs de 54.000 personnes, une comparaison budgétaire montre que d’une part le Royaume-Uni est contraint de réduire son niveau d’ambition tandis que la France se trouve en position d’insuffisance budgétaire par rapport avec ses ambitions. Le Royaume-Uni dépense 16 milliards d’euros de plus que la France pour une masse salariale comparable à celle de la défense française. La France prévoit-elle suffisamment de moyens financiers pour assurer la modernisation de l’outil de défense français, tel qu’il est prévu par le gouvernement ?

Budget de défense (hors pensions)
Royaume-Uni (HM Treasury Budget 2012) France (Loi de finances initiale 2011)
Le budget de défense britannique s’élève à 47 milliards d’euros représentant 2,6% du PIB sur l’année fiscale 2011-2012. La France dépense 31,17 milliards d’euros soit 1,56% du PIB en 2011.
Réformes
Royaume-Uni France
Encadré par le Strategic Defence and Security Review (SDSR) de 2010, ce livre blanc a identifié un trou budgétaire de l’ordre de 47 milliards d’euros sur la période 2010-2020 et a mené à une revue du niveau d’ambition du pays en rapport avec ses moyens. Le ministère de la Défense est tenu à réduire ses dépenses pour atteindre une réduction budgétaire de 3,4 milliards d’euros soit -7,5% pour l’année fiscale 2014-2015.
Sous pression budgétaire, le SDSR a prévu une réduction des effectifs de 54.000 personnes et une diminution des capacités globales de l’armée britannique (stockage de blindés Challenger 2, mise au rebut des avions Harrier, etc.).
Le Livre Blanc de 2008 (LB 2008), rédigé avant la crise financière, est la continuation de la transformation de l’armée française vers une armée professionnelle. La Loi de Programmation Militaire (LPM 2009-2014) assure cette transformation qui vise une flexibilité opérationnelle grandissante et une hausse des investissements dans les équipements vitaux.
Tenant compte de la faible croissance du budget de la défense, la LPM vise une réduction des effectifs de l’ordre de 54.000 personnes pour une économie anticipée de 6,7 milliards d’euros entre 2008 et 2015 pour être réorientée dans les équipements. De plus, la LPM envisage des recettes exceptionnelles pour contribuer aux investissements venant de la vente des bandes de fréquences RUBIS et FELIN (programmes militaires) et la vente de biens immobiliers.
Économies
Royaume-Uni France
Le National Audit Office envisage une économie de 5 milliards d’euros et un coût d’accompagnement de 1,1 milliard d’euros dans la réduction de ses effectifs sur la période 2010-2015. Selon les chiffres communiqués par le ministère de la Défense à la Cour des comptes en février 2012, une économie de 6,7 milliards d’euros est prévue entre 2008 et 2015. La Cour estime que le coût d’accompagnement des restructurations du personnel s’élèvera à 5,4 milliards d’euros avant 2015. Les dépenses salariales entre 2008 et 2011 ont progressé de 1 milliard d’euros malgré la baisse des effectifs.
Les effectifs actuels
Royaume-Uni (DASA 2012) France (Bilan Social 2011)
233.300 personnes (-15% sur l’année précédente) 296.493 personnes (-2.9% sur l’année précédente)
168.180 militaires 228.656 militaires
65.150 civils 67.837 civils
Réduction des effectifs – jusqu’en 2015
Royaume-Uni (National Audit Office) France (Loi de Programmation Militaire 2009-2014)
Une réduction qui atteindra 29.000 civils et 25.000 militaires avant 2015. Dans le cadre de pertes civiles, le National Audit Office craint une perte de compétences essentielles dans le ministère. Cependant les pertes militaires entraîneront une réduction globale des capacités de l’armée britannique. La diminution des effectifs français se poursuivent avec un ratio à respecter de 75% militaires et 25% de civils, c’est-à-dire 40.500 militaires et 13.500 civils. Cependant ce ratio n’est que programmé de 2008 à 2011. La LPM a prévu une majorité des réductions de personnel (à la hauteur de 90%) dans les structures de soutien tenus majoritairement par des militaires laissant les forces projetables relativement intactes.
Le coût de la masse salariale (2011)
Royaume-Uni (DASA 2012) France (Bilan Social 2011)
Coût total : 16 milliards d’euros soit à peu près un tiers du budget. Coût total : 13,384 milliards d’euros soit à peu près plus d’un tiers du budget.
Dont militaires : 12,3 milliards d’euros Dont militaires : 9,384 milliards d’euros
Dont civils : 3,6 milliards d’euros Dont civils : 3,968 milliards d’euros
Analyse
Royaume-Uni France
Avec une structure militaire tournée vers les déploiements outremer et un format plus ‘mince’, la marge de manœuvre dans la réduction des effectifs est plus réduite dans l’armée britannique que dans le cas de la France. En dépit de toutes les critiques de l’SDSR, qui a été conçu principalement pour combler le déficit budgétaire, le SDSR présente une restructuration théorique adaptée aux contraintes du climat économique. L’annonce de lacunes capacitaires qui ne seront pas développées et de la réduction des officiers généraux dans une organisation plus mince illustre un effort de rationalisation qui est vitale pour éviter une surcharge de responsabilités sur un budget en baisse. La transformation de l’armée française nécessite beaucoup plus de moyens pour réussir sa transformation telle qu’elle a été définie dans le LB de 2008. L’écart budgétaire entre la France et le Royaume-Uni qui s’élève à peu près à 10 milliards d’euros (hors pensions) illustre les investissements massifs requis pour doter l’armée des moyens de projection. En comptant que les coûts de la masse salariale sont à peu près égaux, les coûts de maintien, d’approvisionnement, ont accordé une plus grande priorité dans le budget britannique expliquant l’érosion des capacités françaises, faute de moyens. La réorientation des ressources économisées par la réduction des effectifs s’apparente davantage à un pis-aller qu’à une solution réelle.
Conclusion

Le ministère de la Défense britannique a été brusquement entraîné dans une réduction de ses effectifs et de ses moyens en 2010. Cette mise en œuvre de la SDSR s’est révélée trop optimiste menant à de nombreux problèmes dans les achats d’équipements, la rétention du personnel avec des compétences très demandées et dans l’exécution des changements structurels.

 

Côté français, la défense a dû faire face à une hausse des coûts d’acquisition qui ont connu une croissance rapide et un budget qui est resté relativement fixe. La transition vers une armée de métier avec un équipement moderne entraîne un coût plus élevé que les gouvernements ont largement souhaité financer avec une compression des effectifs depuis 1995. L’achat et l’entretien des équipements vitaux pour une armée moderne ont déjà mis le budget actuel sous contrainte.

 

Le Livre Blanc sur la défense qui doit sortir début 2013 doit apprendre des erreurs du gouvernement britannique en réconciliant les aspirations françaises dans la défense avec les ressources que le gouvernement est prêt a engager. Aujourd’hui les moyens accordés à la défense française ne suffisent pas pour la mission qui lui a été donnée dans le livre blanc. Ce décalage qui touche le ministère dans son intégralité, doit être le sujet d’une réflexion sobre pour éviter un réveil brusque comme il y a eu dans le cas du Royaume-Uni.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:50

The Union Jack Flag photo UK MoD

 

LONDON, Nov. 20 (UPI)

 

British firm Frost and Sullivan sees defense opportunities for advanced technologies worldwide.

 

Despite tightening defense budgets, Frost and Sullivan projects growth in the commercial potential of off-the-shelf technologies.

 

In particular, the firm said it sees advancement in the area of Command, Control, Communications, Computers, Intelligence, Surveillance and Reconnaissance technology.

 

Frost and Sullivan consultant Sabbir Ahmed, in a release, stated that this pattern is "not so much attributed to a reduction in Western market expenditure as significant investment growth in most Transitioning Markets."

 

Countries such as Brazil, Russia, India, China, along with Saudi Arabia among others are the emerging markets with significantly higher growth rates in C4ISR expenditures, he said.

 

Ahmed added that defense companies are interested in geographical expansion, which he sees as a "sound strategy given that defense budgets in the Transitioning Markets are on the rise due to economic growth."

 

Ahmed continued that interested nations have an interest in integrated Land C4ISR systems such as armored vehicles with on-board computing systems.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:50

EADS

 

20/11 Par Alain Ruello et Thibaut Madelin – LesEchos.fr

 

En anticipation du désengagement de Daimler et de Lagardère, Berlin et Paris seraient tombés d'accord pour détenir 12 % chacun du groupe aéronautique.

 

Grandes manoeuvres en vue autour du capital d'EADS. En anticipation des désengagements de Daimler et de Lagardère, la France et l'Allemagne seraient tombées d'accord pour porter leurs futures participations dans le groupe aéronautique à 12 % chacune, indique Reuters, confirmant une information du quotidien « Handelsblatt ». Un accord pourrait être formalisé fin novembre.

 

Si pour Berlin, l'opération était attendue, c'est moins le cas à Paris qui serait donc prêt à se désengager partiellement d'EADS pour maintenir la parité franco-allemande dans la maison-mère d'Airbus.

 

Le capital d'EADS se répartit actuellement entre Daimler, qui représente les intérêts allemands, avec 15 % du capital mais 22,5 % des droits de vote, Dedalus, un consortium mêlant Lander et banques privées (7,5 % des actions, mais sans droit de vote). Côté français, l'Etat détient 15 % des actions et autant des droits de vote et Lagardère, 7,5 % du capital et des droits de vote. L'Espagne possède environ 5,5 % des actions. Le solde est sur le flottant.

 

Paris empocherait 630 millions d'euros

 

Depuis des mois, le constructeur automobile fait le forcing pour vendre la moitié de sa participation. Le projet de fusion entre EADS et BAE lui a ouvert une porte de sortie, sans succès puisque Angela Merkel s'est opposée à l'opération. Aucun repreneur privé ne s'étant manifesté, Berlin a accepté de racheter, via sa banque publique KfW, ces 7,5 %.

 

Pour cela, les députés de la commission des Finances du Bundestag ont donné leur feu vert fin octobre au déblocage de 1,6 milliard d'euros. KfW est aussi en lice pour reprendre les 4,5 % de Dedalus actuellement aux mains d'investisseurs privés. Soit, 12 % d'EADS au total et une facture qui grimperait à quelque 3 milliards pour le Trésor allemand.

 

Pour maintenir la parité, Paris serait donc prêt à descendre de 15 % à 12 %, et à empocher 630 millions d'euros au passage, le tout assorti d'un nouveau pacte d'actionnaires. Une réunion a eu lieu ce mardi entre Anne Ruth Herkes, secrétaire d'Etat au ministère de l'Economie, et Olivier Lluansi, conseiller Industrie et énergie.

 

Dans l'entourage de Matignon, on reste prudent ce soir, affirmant que rien n'est tranché à ce stade. Le gouvernement français a toujours refusé d'envisager de céder une partie de sa participation dans EADS. Une autre option verrait la France conserver ses 15 % du capital dans un premier temps, tout en maintenant la parité des droits de vote avec l'Allemagne.

 

De son côté, Lagardère a rappelé récemment son souhait de vendre ses 7,5 % l'année prochaine, après le premier vol de l'A350.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:35

EADS

 

20/11/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Paris est-il près de brader ses intérêts patrimoniaux dans le groupe européen ? C'est ce qu'affirme le quotidien économique, le "Handelsblatt".

 

Si l'on en croit le journal économique "Handelsblatt", Paris, Berlin et Madrid devraient aboutir à un accord fin novembre concernant l'actionnariat du groupe aéronautique et de défense EADS, qui verrait les parts des gouvernements allemands et français s'établir à un niveau de 12 % chacun. Selon le journal, qui cite des sources "proches des négociations", l'Etat allemand prévoit de porter prochainement sa participation dans EADS à 12 %, contre aucune participation directe à ce jour, tandis que la France réduirait la sienne de 15 % à 12 %. La participation de l'Espagne resterait à un niveau inchangé, soit 5,5 % du capital du groupe. Au total, la part des Etats dans EADS ne devrait plus excéder 30 %, faisant chuter nettement leur poids. "Les négociations entre les trois pays doivent être conclues fin novembre", a précisé le journal.

 

Des questions en suspens

 

La conclusion de ces négociations, si les informations du quotidien économique allemand se révélaient exactes, poserait une fois encore le problème du déséquilibre dans l'influence du couple franco-allemand dans EADS : la France accepte la plupart des exigences de l'Allemagne. Plus de dix ans après la création d'EADS (fusion Aerospatiale-Matra avec Dasa à parité), qui a vu la France faire un très beau cadeau politique à l'Allemagne en bradant ses intérêts industriels (Aerospatiale), Paris serait-il en train de tendre l'autre joue ? Le gouvernement français fera-t-il ce geste en faveur de l'Allemagne avec des contreparties significatives ?

 

Montée en puissance de l'Etat allemand dans EADS

 

En outre, selon le "Handelsblatt", à l'avenir, les décisions devront être prise dans un "processus transparent", c'est-à-dire validées par le conseil d'administration et l'assemblée annuelle des actionnaires, et ainsi éviter "les magouilles" en sous-main. Mais cette volonté risque d'être contrariée par les politiques, écrit le quotidien, qui rappelle que Berlin a déjà fait savoir qu'il ne voulait pas abandonner son pouvoir d'influence sur les décisions d'investissement. Actuellement, la France détient 15 % des parts d'EADS, tandis que le groupe Lagardère en détient 7,5 %, qui souhaite vendre en 2013. En Allemagne, 15 % des parts du groupe aéronautique sont détenues par le constructeur automobile Daimler, qui veut se désengager d'ici à la fin de l'année, et 7,5 % par un consortium public-privé, Dedalus.

 

Daimler veut vendre

 

Berlin veut accélérer le rachat prévu de la moitié des parts de Daimler dans EADS pour éviter une vente sur le marché libre qui romprait l'équilibre franco-allemand dans le groupe. Le ministère allemand des Finances a récemment demandé dans une lettre à la commission parlementaire du budget d'autoriser le déblocage de 1,6 milliard d'euros pour que la banque publique KfW, le bras financier du gouvernement fédéral, puisse racheter ces parts. Au total, en ajoutant le rachat prévu de 4,5 % des 7,5 % du capital d'EADS détenu par Dedalus, l'Etat allemand pourrait débourser quelque 3 milliards d'euros pour garder cet équilibre.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 20:15

Europe Flag

 

19-11-2012 Direction de la défense - gouvernement.lu

 

Le ministre de la Défense Jean-Marie Halsdorf s'est rendu à Bruxelles le 19 novembre 2012 pour participer au comité directeur de l'Agence européenne de la défense (AED), présidée par la haute représentante Catherine Ashton.

 

LogoEDA COLOR

 

La directrice de l'agence Claude-France Arnould a présenté un état des lieux des différents projets menés dans le cadre de l'initiative de mutualisation et de partage (pooling & sharing). Les ministres ont salué les progrès réalisés et ont souligné la nécessité de renforcer la coopération européenne dans le domaine des capacités. Les ministres ont ensuite adopté un code de conduite visant à promouvoir le pooling & sharing comme option préférée pour le développement capacitaire. Le ministre Halsdorf a salué le travail de l'agence notamment dans les domaines de la lutte contre les engins explosifs improvisés, des énergies renouvelables ou encore de la formation des équipages d'hélicoptères.

 

Cette réunion a été suivie par une réunion du Conseil des Affaires étrangères en formation des ministres de la Défense de l'UE, qui ont commencé en adoptant le budget annuel de l'Agence de la défense qui reste au niveau de 2012. À cette occasion, un grand nombre d'États membres, dont le Luxembourg, ont souligné la nécessité de permettre à l'agence de continuer à travailler de manière efficace.

 

EUMC

 

En présence du secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, les ministres ont ensuite fait le point sur les opérations en cours. Le président du Comité militaire de l'UE a présenté les opérations de l'UE tandis que le secrétaire général de l'OTAN a présenté la situation concernant les opérations menées sous l'égide de l'OTAN, notamment en Afghanistan. Dans ce contexte, il a plus particulièrement souligné le déclin des attaques des Taliban et les progrès dans la mise en place d'une armée afghane capable de prendre en main la sécurité du pays. En ce qui concerne l'opération Atalante de lutte contre la piraterie à laquelle le Luxembourg participe via la surveillance aérienne, les ministres ont mis en exergue la réduction drastique des attaques sur les navires, preuve du succès de cette opération. Néanmoins ils ont souligné l'importance de l'approche globale en faveur de la Somalie, seule à même de faire disparaître les causes du phénomène de la piraterie. Dans ce contexte, ils ont évoqué le rôle crucial de la mission de formation des soldats somaliens EUTM Somalia.

 

Les ministres ont également brièvement évoqué les efforts et coopérations visant à améliorer la capacité des États à agir. Michel Barnier, commissaire européen en charge du marche intérieur, a présenté le travail de la task force Défense destinée à regrouper toutes les initiatives de la Commission en matière de marchés de la défense. Il a également annoncé la publication d'une communication de la Commission pour le mois de mai dans le domaine de la politique industrielle de défense. Les ministres ont salué l'initiative de la Commission tout en rappelant la nécessité de respecter la souveraineté des États membres.

 

Les ministres de la Défense ont ensuite rejoint les ministres des Affaires étrangères pour discuter, à l'occasion d'un déjeuner conjoint, la situation au nord du Mali ainsi que la préparation du Conseil européen de décembre 2013 qui sera notamment consacré à la défense, suite à une proposition en ce sens du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Les ministres ont salué la tenue de ce dialogue au niveau des chefs d'État et de gouvernement et ont souligné l'importance d'une bonne préparation en amont.

 

En ce qui concerne le Mali, les ministres ont salué la présentation du concept de gestion de crise relatif à une mission européenne de réorganisation et de formation de l'armée malienne ainsi que les progrès dans la planification d'une opération africaine.

 

En marge de la réunion, le ministre Halsdorf a confirmé la participation du Luxembourg à deux programmes de l'Agence européenne de défense dans les domaines de la formation des équipages d'hélicoptères et du ravitaillement en vol.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:00

50e-lancement-d-ariane-5-sous-la-protection-des-fag

 

20 novembre 2012 Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle

 

Joël Chenet, sénior vice president de Thales Alenia Space, revient sur les grands enjeux de la réunion des ministres européens de la Recherche qui se tiendra mardi et mercredi prochain.

 

L'Usine Nouvelle - La conférence des ministres européens de la Recherche devra trancher entre Ariane 5ME et Ariane 6. Quelle est votre choix?

 

Joël Chenet - En tant que contributeur mineur au lanceur, Thales Alenia Space n'est pas le principal industriel concerné par ces discussions. Je ne suis pas sûr que la messe soit dite dans ce domaine. Un compromis entre les partisans d'Ariane 6 et Ariane 5 ME est toujours possible.

 

L'enjeu est clair: il faut créer une filière de lanceurs soutenable. Sur le marché des satellites commerciaux, cela passe évidemment par le choix du lanceur le plus compétitif afin d'avoir le bon produit qui marche. Sur le marché des satellites institutionnels, l'Europe pourrait mettre en place une règle de préférence qui privilégie sa filière pour le lancement de ses satellites. C'est ce que font les autres puissances spatiales qui se réservent le lancement de leurs propres satellites.

 

Dans le domaine des lanceurs, vous appelez également à un rééquilibrage entre la France et ses principaux partenaires. Pourquoi?

 

Plus les pays seront concernés, plus ils soutiendront la filière spatiale. Au delà de la France, il faut que les autres grands pays européens assument donc pleinement leur rôle. L'Italie et l'Allemagne doivent se sentir plus concernés par la filière. Or il y a un déséquilibre actuellement: Ariane est fabriquée pour plus de 50% en France contre environ 20 à 30% pour l'Allemagne. Dans une filière qui englobe également les lanceurs Vega et Soyouz, l'idéal serait une répartition plus équilibrée entre l'Allemagne, la France et l'Italie.

 

Quels sont les autres enjeux de cette réunion?

 

L'autre grand enjeu concerne l'avenir des grands programmes de satellites : le service de radionavigation Galiléo, le service Egnos d'amélioration du signal GPS, le programme de surveillance pour l'environnement et la sécurité GMES. On ne peut pas arrêter ces services qui ont tous leur utilité.

 

Or en période de crise budgétaire, certains de ces programmes sont fragilisés et notamment GMES. Ce serait un risque majeur si la Commission européenne faisait le mauvais choix en ne finançant pas ce programme. Cela mettrait à mal l'avance prise par l'Europe en matière de surveillance de l'environnement et plus globalement sa politique en faveur de l'environnement.

 

Le budget pour le secteur spatial risque de stagner voir diminuer. Où trouver l'argent?

 

Les différents acteurs doivent se montrer plus efficaces et réaliser des économies dans leur fonctionnement. Entre la commission et l'ESA, il faut ainsi éviter de dupliquer les compétences et les travaux redondants. Les industriels doivent se montrer plus efficaces dans leur manière de travailler. L'Europe ne doit renoncer à des outils de souveraineté alors qu'elle doit faire face à des contraintes budgétaires majeures.

 

La part dans le budget global de la Commission européenne dédiée au secteur spatial reste faible. Or l'espace est devenu indispensable dans la vie des Etats comme des citoyens. Les pays ont besoins de l'accès à l'Espace pour assurer leur sécurité et les citoyens européens sont "accrocs" aux services spatiaux comme le montre le succès du GPS. L'industrie spatiale représente une industrie qui exporte et contribue positivement à notre balance commerciale.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:30

Mk 45 Mod 4 BAE Systems

 

Nov. 20, 2012 defense-aerospace.com

(Source: FXM; issued Nov. 19, 2012)

 

Test Firing on the Request of FXM

 

At the beginning of November, defence company BAE Systems carried out test-firing with its new naval gun, the 40-mm Mark IV, from the Swedish Navy vessel, HMS Jägaren. The test firing was undertaken by the Swedish Armed Forces on the request of FXM.

 

The task of FXM is to support company exports that benefit Swedish defence. In this case, a request came from BAE Systems for permission to use a Swedish Navy vessel for test firing. FXM examines on the one hand, whether Swedish defence benefits from commissioning the Swedish Armed Forces to perform a task, and on the other, whether the Swedish Armed Forces is able to perform the task in purely practical terms.

 

For Swedish defence, there is an advantage in an increasing number of countries using BAE guns, since costs are reduced if more purchase them, it is cheaper to keep spare parts and further development costs are shared among the users. Since the Swedish Armed Forces were also able to undertake the test firing, FXM commissioned the Swedish Navy with the task.

 

The Mark IV is the most recently produced naval gun from Bofors. It is a comparatively light weight weapon that is suitable for smaller vessels, and is based on technology from the gun in the Combat Vehicle 90. There is great international interest in it, and the firing from the Swedish Navy vessel is an important part of verifying the weapon in preparation for potential customers

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:25

Miniature-Radar-Altimeter--MRA--Skeldar-UAV.jpg

 

Nov 20, 2012 ASDNews Source : Roke Manor Research Ltd

 

Roke Manor Research Ltd (Roke), a Chemring Group company, has worked with Saab to successfully integrate its Miniature Radar Altimeter (MRA) into Saab's Skeldar UAV for which it is now a standard fit.

 

Roke's MRA Type 2 will be integrated into the Skeldar landing system to enable the medium-range UAV to accurately determine its height above ground.

 

Jonas Carlsson, Senior Product Manager at Saab, said:

 

"Roke's MRA will deliver the very high accuracy required in order to be a part of the avionics suite in Skeldar. This will effectively support Skeldar's high autonomy during landing to maximise the safe conclusion of missions. The MRA's compact size and light weight also allows us to free-up space on Skeldar and maximise payload."

 

The MRA Type 2 delivers a high level of flexibility to missions, reliably functioning over a wide variety of terrains including over water, which is often a challenge for traditional laser altimeters. Roke's MRA also provides continuously accurate measurements in the most challenging flying situations such as misty or dusty conditions, allowing missions to continue no matter what the environmental impact.

 

Paul Webb, Unmanned Systems Business Sector Manager at Roke, said:

 

"Roke's MRA has been developed for easy installation onto all major UAV platforms, providing an outstanding solution in terms of capability, cost and ease of use. Saab's commitment is testament to the fact that, the MRA remains the most technologically capable in its class."

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:20

norwegian cv90 in afghanistan

 

Nov 20, 2012 ASDNews Source : Elbit Systems Ltd.

 

The trainer is capable for training battalion and brigade and higher levels headquarters in a full spectrum of operations, including military missions training and operations other than war, combined with the civilian sector operations

 

Elbit Systems Ltd. announced today that it has supplied an advanced training and simulation solution for the Royal Netherlands Army (RNLA). The system enables all levels of staff training with support for joint NATO missions. RNLA operational units will use the system during 2013 for command and staff exercises. In addition, the trainer will facilitate concept development and experimentation (CD&E) as well as mission rehearsal events.

 

The CST system is designed for training battalion, brigade and higher levels, encompassing a wide range of fighting scenarios - both low and high intensity conflicts, as well as other non-military settings, such as operations other than war (OOTW). Furthermore, the CST enables training for civil-military cooperation (CIMIC) – such as military forces operating with municipal authorities, police and medical organizations such as the Red Cross.

 

Situated at operational headquarters, the CST's advanced high level architecture makes it suitable for the specific needs of every trainee and combines full training with qualitative debriefing. The simulation integrates with command, control and communications systems using Battle Management Language (BML) protocols. With the help of a user friendly interface and advanced artificial intelligence, the trainer also enables minimal use of personnel and thus lowers training costs as well.

 

Elbit Systems operates across the entire spectrum of military training and simulation systems, in Israel and throughout the world, utilizing its advanced technological capabilities, particularly in the area of software for complex project systems, as well as in the upgrade of military platforms.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:55

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/0C802001-3B51-44B4-96DE-3E4185F51456/0/IL120464146.jpg

The President of the Republic of Albania, His Excellency

Mr Bujar Nishani, speaks with sailors aboard HMS Illustrious

Picture MOD 2012

 

20 Nov 12 UK MoD - A Training and Adventure news article

 

A major two-week exercise involving British and Albanian naval forces in the western Balkans ended with Albania's President, His Excellency Mr Bujar Nishani, visiting HMS Illustrious.

 

Albanian Lion, played out around the southern port city of Vlorë, featured amphibious assaults by sea and air, fast attack craft raids, divers clearing mines, urban warfare training and finally a civilian evacuation.

 

President Nishani said:

    "We are proud you are our partners and friends."

 

The exercise was the second major workout for the Response Force Task Group, the Navy's rapid reaction force, on its Cougar 12 deployment.

 

The group comprises flagship Bulwark, helicopter carrier Illustrious, escorts Northumberland and Montrose, amphibious support ship RFA Mounts Bay and roll-on-roll-off ferry Hartland Point, plus the Green Berets of 45 Commando, the Fleet Air Arm and Army Air Corps squadrons.

 

After a brief break following Corsican Lion off the namesake Mediterranean island, the task group action shifted to the eastern shore of the Adriatic to work with the newest member of NATO.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/702B8D34-1207-462A-A1FD-690AD2A03E83/0/20121120albania01.jpg

An artillery gun drop in Albania - Picture MOD 2012

 

The first week of Albanian Lion was devoted to preliminaries involving specialist divers and commandos acting as 'pre-landing forces', scouting positions ashore and clearing the way for the main amphibious assault.

 

Sixteen frogmen from Fleet Diving Unit 2 - the Navy's very shallow water experts who've been embarked on RFA Mounts Bay for the past two months - surveyed and cleared the shallow waters off the target beach of any mines and obstacles to allow the follow-on assault with landing craft.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/F8AD23F3-4736-483C-986A-9B4DE5AB5F29/0/IL120452028.jpg

Members of HMS Illustrious ship's company preparing to launch one of the seaboats during a boarding exercise whilst a Merlin helicopter lifts off to starboard – Picture MOD 2012

 

Meanwhile, HMS Montrose acted as the other springboard for pre-landing forces, Royal Marines and Army commandos, who were put ashore in small boats before being brought back to the frigate to warm up, wash and eat:

    "Embarking and disembarking the large numbers of commando forces in small boats, usually at night, was challenging work that took time, patience and care to get right," said Petty Officer McCafferty, Montrose's Chief Bosun's Mate.

    "However we did get it right and it was due to the dedication and professionalism of the ship's crew.

    "Despite the long hours and tiring work, the knowledge that we were supporting vital operations was very satisfying."

 

After that HMS Bulwark and Illustrious joined the exercise.

 

At sea, the Albanian Navy provided patrol boats to simulate fast inshore attack craft and acted as smugglers so Illustrious could test her boarding team.

 

Following that, 45 Commando Royal Marines conducted three commando-level assaults (two from the sea).

 

Once ashore, the Green Berets pushed 110km (68 miles) inland from their beachhead by road and air and then fell back towards Vlorë to provide cover for a large-scale civilian evacuation like those the Royal Navy has carried out in Lebanon and Libya in recent times.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/39B154C6-D676-46CE-948A-9103E7FB4E39/0/IL120462017.jpg

In a non-combatant evacuation operation exercise a team was landed ashore in Albania early in the morning to deal with individuals being evacuated, whilst Royal Marines ensured that the evacuation point was secure - Picture MOD 2012

 

One hundred sailors from the two capital ships volunteered to be civvies for the day and their shipmates turned part of Vlorë Naval Base into a makeshift refugee camp, erecting tents and processing evacuees:

    "What we do here is important," said Leading Hand Alexis Jones, who took part in the humanitarian relief effort in Kenya back in 2009.

    "The opportunity came up for us to help out; we readjusted ourselves and just cracked on with it."

 

With the exercise done, President Nishani was flown onto Illustrious by a Merlin of 814 Naval Air Squadron.

 

After a short speech on the flight deck, His Excellency was given a tour of the helicopter carrier and met her boarding team who had exercised with the Albanian Navy a few days earlier:

    "We were able to demonstrate to President Nishani how successful Exercise Albanian Lion has been to us, and that his country has provided a great training ground for the Royal Navy," said Captain Martin Connell, HMS Illustrious' Commanding Officer.

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/C210EBEF-FA72-4B4E-80D9-C4AB219801C7/0/SH120052009.jpg

Members of the Response Force Task Group taking part in a non-combatant evacuation operation exercise during Albanian Lion- Picture MOD 2012

 

Lieutenant Colonel Mike Tanner, 45 Commando's Commanding Officer, added:

    "The Albanians have proved to be great hosts and fully supported the exercise.

    "And their country provides exactly the right physical challenges that we need to be fully tested, with high fissures and craggy, difficult terrain."

 

And finally, the man leading the task group, Commodore Paddy McAlpine, said:

    "We have been warmly welcomed by the Albanian Armed Forces, well supported by Vlorë Naval Base, and well tested by their new patrol boats who 'attacked' our defences during force protection exercises.

    "We look forward to returning and working alongside the Albanian Navy during future Cougar deployments."

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:51

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/532341_10151139622000848_1218992377_n.jpg

 

Nov 20, 2012 ASDNews Source : Airbus

 

The initial three production A400M new generation airlifters are seen together for the first time in this latest image of the Airbus Military final assembly line (FAL) at Seville, Spain.

 

The photo shows MSN7 (furthest from the camera, and first to be delivered to a customer - France) awaiting imminent installation of its engines, alongside MSN9 (centre, and the first aircraft for Turkey) and MSN8 (closest, and also for France) undergoing Ground System Tests.

 

These tests follow once the structural assembly of the aircraft has been completed. Additionally, final assembly of MSN10, also for France, has begun at the Airbus Military facilities in Seville (Spain). All four aircraft are due for delivery in 2013.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:40

Mali - source Figaro 11112012

 

nov 20, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2)

 

Le Conseil des Ministres des affaires étrangères, réuni lundi (19 novembre) à Bruxelles a formellement déclaré son soutien financier et logistique à une opération de rétablissement de la paix dans le nord du Mali, et « son engagement à soutenir le Mali et la CEDEAO en réponse à leurs demandes respectives ». Mais les 27 ont aussi tenu à poser plusieurs conditions préalables.

 

Premièrement, le gouvernement malien devra présenter une feuille de route à l’UE, pour le rétablissement de l’Etat de droit et surtout la reprise de contrôle des civils sur l’armée. Document clé pour l’UE mais que le gouvernement malien tarde à rédiger. « Les actions dans le domaine de la sécurité doivent appuyer des objectifs politiques et venir en complément du processus politique malien » précisent les 27. La reprise de la coopération européenne avec le Mali se fera, de façon conditionnée « dès l’adoption d’une feuille de route crédible » et graduelle — « en fonction des progrès de celle-ci ».

 

Deuxièmement, le Conseil exige que des « élections soient organisées au plus tôt ». L’Union est d’ailleurs prête à apporter un soutien financier à celles-ci et à envoyer une mission d’observation électorale dès que le calendrier électoral sera fixé.

Troisièmement, l’UE demande le gouvernement malien « la mise en place dans les meilleurs délais » d’un cadre de dialogue national « ouvert » avec toutes les forces du pays, et notamment avec les « groupes armés, non terroristes, qui reconnaissent l’intégrité du territoire malien » (Nb : ce qui vise donc les mouvements touaregs Ansar Dine et du MNLA mais pas ceux d’Aqmi et du Mujao).

 

Enfin, l’UE demande aux autorités « de faire toute la lumière sur l’ensemble des exactions commises depuis le début de la crise, au nord comme au sud du pays, notamment sur les faits survenus à Diabali les 8 septembre et 24 octobre » derniers.

 

A la Commission de trouver des crédits supplémentaires


Pour les « 27″, le point important est le caractère africain de la mission, « l’appropriation » par les Africains de l’opération. Ils ont ainsi approuvé les travaux de planification de l’Union africaine et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et affirmé leur soutien qui sera financé de façon « adéquate » par l’Union européenne. La Commission est chargée par les ministres de « prévoir la mobilisation des ressources financières nécessaires de la Facilité de Paix Africaine ». Une facilité connaît en effet des jours difficiles (Lire : L’UE continuera de soutenir les efforts de l’AMISOM. Mais pas toute seule)

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:26

Ariane 5 source Arianespace

 

13/11/2012 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Financièrement la France ne peut plus s'opposer à la montée en puissance de l'Allemagne dans le domaine spatial. Berlin est en train de prendre le leadership européen dans l'espace. Et bénéficiera de meilleures retombées pour son industrie spatiale.

 

La France rend les armes… dans le domaine spatial. L’Allemagne prend progressivement le leadership en Europe, que détenait jusqu’ici Paris, qui a pourtant développé depuis plus de 50 ans une filière industrielle d’excellence. Un comble au moment où se met en place autour de l’espace toute une gamme de services… qui seront très lucratifs pour toute l'industrie spatiale, notamment en aval. Et quand on sait que l’Europe de l’espace fonctionne encore en grande partie avec le système du retour géographique – celui qui paie le plus a, schématiquement, le plus de charge de travail chez lui –, l’Allemagne va, de façon inexorable, décrocher la France, victime de la contrainte budgétaire... sauf à avoir une volonté politique industrielle.

 

Berlin veut le leadership

 

Berlin ne s’en cache pas, l’Allemagne veut le leadership. Dans le livre blanc sur l’espace, qui a été publié fin 2010, l’objectif de Berlin est clair : "l’Allemagne occupe le deuxième rang européen en matière de spatial ; se satisfaire du deuxième rang ne suffit pas, il faut considérer ce classement comme une source de motivation". Clair et net. Derrière cette stratégie, on retrouve Peter Hintze, le coordinateur du gouvernement allemand pour l’aérospatial, l'homme qui a retoqué le projet de fusion EADS-BAE Systems de l’ex-enfant chéri de Berlin, Tom Enders, et qui a l'oreille de la chancelière allemande. Ce document avait à l’époque inquiété les industriels français… et par ricochet le gouvernement Fillon, qui avait à son tour publié en mars dernier un livre blanc sur l’espace. "Leurs très grandes ambitions dans l'espace ne sont pas européennes, elles sont avant tout allemandes", avait analysé un patron français du secteur.

 

Renforcer la compétitivité de l'industrie spatiale allemande

 

"La stratégie spatiale allemande est clairement tournée vers l’économie afin de renforcer la compétitivité de son industrie spatiale et la participation en leader des nouveaux marchés à forte valeur ajoutée", a d’ailleurs confirmé le conseiller spatial de l’ambassade de France en Allemagne dans une annexe du rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques rendu public la semaine dernière. Et de poursuivre : "alors que l’Allemagne privilégie les aspects industriels en ‘Standort Deutschland’ (localisation allemande), la France propose une stratégie plus globale, qui intègre l’ensemble de la chaîne des valeurs, depuis l’aide à la décision et à l’action publique, et notamment la question de la politique étrangère, jusqu’au développement d’applications et de services en passant par la recherche et la technologies".

 

Berlin n'aborde "peu ou pas" les questions de souveraineté, d'autonomie de décision et d'indépendance d'accès à l'espace, constate le conseiller spatial. Des thèmes chers à la France, qui défend une certaine idée de l'Europe de l'espace avec la filière lanceurs, mais très éloignés de l'Allemagne qui préfère préserver ses intérêts commerciaux. Dans son livre blanc, la huitième et dernière priorité concerne l'indépendance technologique pour l'accès à l'espace... qui "doit être le moins onéreux possible". "L'Allemagne propose d'ouvrir à la coopération internationale la répartition des compétences pour l'accès à l'espace tout en favorisant la disponibilité en Europe des composants critiques", explique le conseiller spatial. Une stratégie à contre-courant de celle de la France.

 

L'Allemagne devant la France

 

Bref, cet éparpillement a déjà une conséquence. Pour la première fois, l’Allemagne a supplanté en 2008 la France en tant que première nation contributrice à l'Agence spatiale européenne (ESA) avec une contribution de 2,7 milliards d'euros (contre 2,33 milliards d'euros) sur un budget de 10,4 milliards d’euros consacrés à des programmes nouveaux. Paris fait semblant de ne pas voir. Et rappelle que la France apporte 57% de contributions au programme lanceurs (contre 17% à l’Allemagne). Mais pour la première fois, l’Allemagne a contribué beaucoup plus en 2012 que la France au budget annuel de l’ESA (750,5 millions d’euros, contre 718,8 millions). En 2011, la contribution française était encore supérieure à celle de l’Allemagne (751,4 millions contre 713,8 millions d’euros). L’Allemagne spatiale est en marche…

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