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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:54

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22.10.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - supersonique.blogs.challenges.fr

 

Une fusion va-t-elle chasser l’autre ? L’aréopage de la défense européenne n’a pas encore avalé sa déception sur l’échec du projet de fusion EADS-BAE que les grandes manœuvres pourraient déjà recommencer dans l’industrie militaire navale, alors que s’ouvre aujourd'hui le salon Euronaval, grand raout bisannuel du secteur au Bourget. Fusionner le français DCNS et l’allemand TKMS, les deux champions européens des navires de combats et autres sous-marins : l’idée n’est pas nouvelle. Mais elle semble reprendre du crédit avec la lettre de DCNS au ministre de la défense Jean-Yves Le Drian évoquée ce matin par la Tribune, qui appellerait à l’absorption par DCNS des activités navales de Thales et, dans un deuxième temps, à une fusion avec TKMS après les échéances électorales allemandes de la rentrée 2013.

 

Refaire un EADS-BAE dans le naval militaire ? L’idée semble ambitieuse. Suicidaire, même sur le papier. La relation franco-allemande est clairement à un point bas depuis l’échec de la fusion, et on voit mal l’Allemagne accepter d’être minoritaire dans un nouveau groupe DCNS-TKMS, comme semble le suggérer le scénario de DCNS, surtout face à un groupe encore détenus à 65% par l’Etat français. Charles Edelstenne, patron de Dassault Aviation et actionnaire de DCNS via sa participation dans Thales, mettait en exergue début 2011 une autre conséquence possible d’une telle fusion : « Une question se poserait : quel chantier naval vous fermez ? France, Allemagne ? Je préfère Allemagne, pour votre information. »

 

Est-ce une raison pour enterrer toute velléité de consolidation européenne ? Pas sûr. Le seul examen du panorama du naval de défense suffit à poser le problème. Le marché américain, très fermé, est trusté par trois acteurs : Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics. Par chance, ceux-ci, en monopole sur leur énorme marché intérieur, sont peu présents sur les marchés export. Cette absence pourrait être une chance pour les industriels européens s’ils ne s’arrachaient pas les marchés dans une guerre aussi constante que destructrice, avec un champion national par pays : DCNS (France), TKMS (Allemagne), Navantia (Espagne), Fincantieri (Italie) et BAE (Royaume-Uni). « Aux États-Unis, les 3 grands constructeurs réalisent l'essentiel de leur activité dans 9 chantiers, expliquait Patrick Boissier, le patron de DCNS, à la revue Défense fin 2010. En Europe, il y a plus de 20 chantiers de taille significative. Un chantier naval en Europe est entre 5 et 10 fois plus petit qu'un chantier naval aux États-Unis - en chiffre d'affaires du moins. »

 

DCNS, Euronaval, TKMS, Dassault, Thales, Navantia, Fincantieri, BAE, EADS

 

Et la guéguerre entre acteurs européens fait rage sur les campagnes export, notamment entre le sous-marin Scorpène de DCNS et le type 214 de TKMS. Même dans les rares cas de coopération sur des programmes, la rivalité n’est jamais loin. La France et l’Italie, qui coopèrent sur le programme de frégates multi-missions FREMM (photo ECPAD/ Marine nationale, DCNS), défendent chacun leur version à l’export. La collaboration franco-espagnole sur le sous-marin conventionnel Scorpène a viré au combat de coqs entre DCNS et Navantia, le premier accusant le second de plagiat avec son S-80 avant de signer un accord de rupture fin 2010. Pendant ce temps-là, les pays asiatiques s’organisent. La Corée du Sud a mis à profit les transferts de technologies des allemands de TKMS pour faire son entrée sur le marché export, en décrochant en août dernier une commande de l’Indonésie pour trois sous-marins « type 209 », dérivé des machines allemandes commandées depuis vingt ans.

 

DCNS est-il vraiment menacé ? Pas à court terme. Les 11 FREMM commandées par la Marine nationale lui assurent un plan de charge appréciable, de même que le programme de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Barracuda, six sous-marins qui remplaceront les machines de classe Rubis à partir de 2017. Le groupe peut s’appuyer sur une gamme de produits de premier ordre à l’export, entre le BPC (Bâtiment de projection et de commandement) vendu à la France et à la Russie, les FREMM (France et Maroc), et les sous-marins Scorpène (France, Chili, Malaisie, Inde, Brésil). Il défend aussi à l’export les corvettes et patrouilleurs Gowind, le sous-marin côtier Andrasta , et présente même à Euronaval un nouveau type de sous-marin, le SMX 26 capable d’opérer en eaux très peu profondes (jusqu’à 15 mètres) et de se poser sur tous types de fonds grâce à des roues déployables (photo DCNS).

 

 

 

N’empêche : la baisse des budgets de défense européens et la compétition accrue à l’internationale risquent de rattraper tôt ou tard le champion français, qui tente d’ailleurs de diversifier dans les énergies marines renouvelables pour e plus dépendre de son seul marché historique. Une bonne raison de réfléchir sérieusement à ce serpent de mer qu’est la consolidation des industriels européens, qvant que la dure réalité des faits ne l'impose dans la douleur.

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:32

Europe Flag

 

22/10/2012 Stéphanie Meillier (Directeur conseil G+ Europe) - lesEchos.fr

 

E CERCLE. - Présenté comme le mariage européen du siècle, censé donner un coup d’accélérateur à l’Europe de la défense, le projet de fusion entre le géant européen EADS et le britannique BAE Systems n’aura finalement pas lieu.

 

Il y avait déjà des raisons commerciales de ne pas être optimiste sur l’issue des discussions entre les deux groupes. Faiblesses structurelles internes aux deux groupes, dilution de l’objectif officiel de consolidation de l’industrie européenne de la défense, réserves du principal actionnaire de BAE sur la création d’un groupe « politisé » qui pourrait déplaire à Washington, désaccord sur le calcul de la valorisation du nouveau groupe…Ces différents points d’achoppement ont déjà fait couler beaucoup d’encre.

 

L’expert en politique européenne ne manquera pas d’avoir décelé un autre facteur d’échec : l’esprit européen censé transcender les aspects purement comptables de l’opération a été absent des négociations. Conception du rôle de l’Etat dans l’économie, transferts de souveraineté vs. protection des sphères d’influence étatique, « relation spéciale » avec les Etats-Unis : les points de désaccord entre Londres, Berlin et Paris dans cette affaire les opposent traditionnellement au sein du Conseil européen, dans des domaines régaliens tels que la défense et sécurité, mais aussi en matière de bien-être social ou de fiscalité.

 

L’heure est à présent aux bilans, pour EADS et pour BAE, mais également pour l’Europe. De cette fusion échouée on peut en effet tirer quelques leçons sur l’état du processus d’intégration européenne et sur les moyens actuellement mis en œuvre pour continuer de le faire avancer.

 

Première leçon - Dans certains secteurs, il faut admettre que l’économique ne peut précéder la décision politique. C’est le cas de la défense : sans politique commune, développer une industrie européenne dans ce domaine est un vœu pieu. Même si EADS et BAE étaient parvenus à un accord, les synergies attendues n’auraient pu être libérées sans une réelle impulsion politique.

 

Or aucun Etat membre n’est actuellement réellement mûr pour avancer et entraîner les Vingt-Sept dans ce domaine ; pas même les trois principales puissances militaires européennes. L’industrie militaire et la politique de défense ne sont pas encore considérées comme des priorités ni pour l’électorat allemand ni pour ses représentants politiques. En matière de défense, l’Allemagne n’a jamais exercé et n’exercera vraisemblablement pas dans un futur proche le rôle de force motrice qu’elle a pu exercer dans d’autres domaines. Depuis le sommet de Saint-Malo en 1998, on a cru que la France et le Royaume-Uni s’en chargeraient, mais ces espoirs sont retombés. Aux dires de praticiens de la politique européenne de défense, si l’on a introduit dans le Traité de Lisbonne un certain nombre d’innovations institutionnelles en matière de défense, la plupart sont restées lettre morte faute de volontarisme politique, et les gouvernements outre-manche ne seraient pas complètement étrangers à cet état de faits. Les espoirs quant à l’effet catalyseur d’une éventuelle fusion EADS-BAE en matière d’Europe de la défense étaient donc largement mal placés.

 

Deuxième leçon - Le jour où EADS annonçait l’abandon des négociations, onze Etats se sont engagés en faveur d’une taxe européenne sur les transactions financières. Ces deux développements sans lien apparent portent à s’interroger sur la construction d’une Europe à la carte.

 

De ce point de vue, le projet de fusion soulevait effectivement un certain nombre de questions: l’Union européenne peut-elle vraiment avancer si chaque Etat peut opter en faveur de tel ou tel projet satisfaisant ses intérêts nationaux, sans s’engager en faveur du projet européen dans son ensemble ? N’est-il pas contraire au principe même de l’intégration européenne qu’un Etat puisse renflouer son fleuron de l’armement grâce au géant européen de l’aéronautique, sans qu’il ne s’engage à soumettre son industrie financière qui prospère en Europe à la première taxe proprement européenne ayant vu le jour ? Pour favoriser l’émergence de compromis véritablement européens, il est essentiel que l’ensemble des Etats membres puissent jouer de l’effet levier entre différents dossiers politiques. Mais cela suppose que tous les Etats jouent le jeu, et non que certains se contentent d’un rôle d’observateur.

 

Certes, dans un contexte de crise et alors que l’UE semble être allée aussi loin qu’elle le puisse dans son champ actuel de compétences, la tentation de cette Europe à géométries variables est grande. Le principe, qui gouverne les « coopérations renforcées » est simple : en cas d’impasse sur un dossier, mieux vaut qu’un petit nombre avance plutôt que l’ensemble de l’UE soit bloquée, et à terme, le petit groupe devrait exercer une force d’attraction sur un nombre croissant d’Etats, jusqu’à entraîner l’ensemble des Etats membres.

 

Mais pour que le cercle vertueux opère, encore faut-il que les Etats constituant les « groupes pionniers » défendent l’initiative dont ils sont porteurs comme une priorité nationale. Or dans le projet de fusion EADS-BAE, aucun des membres « fondateurs » d’EADS n’était engagé à 100%. La partie allemande a été tiède depuis le début sur ce projet; la multiplication des conditions et l’intransigeance des négociateurs allemands sur la question du siège ont très vite témoigné de leur manque de conviction. Côté français, le silence des officiels français et le détachement du Président Hollande sur un dossier qui relevait selon lui « du choix des entreprises » montrent à l’évidence que Paris a d’autres priorités européennes – entendez, le développement d’un front européen faisant contrepoids à l’Allemagne sur la gouvernance économique de l’UE.

 

Troisième leçon - La crise de l’euro empoisonne les relations entre dirigeants européens, aux niveaux économique et politique. L’intérêt porté à la protection des sites industriels et aux emplois dans les négociations montre que la conjoncture s’invite plus que jamais dans toute entreprise européenne, publique ou privée. Et la réaction de Berlin semble confirmer que le pays le plus compétitif d’Europe fait désormais prévaloir ses avantages acquis et son indépendance sur  d’éventuelles avancées européennes. Certains, à l’image de Nicolas Barré dans son éditorial du 11 octobre dans Les Echos, en viennent à questionner le double jeu allemand, entre un discours qui reste très pro-européen et des actes attestant d’une volonté farouche de préservation des intérêts nationaux.

 

En creux de cette fusion ratée se dessine une fois de plus le spectre d’une Europe à la croisée des chemins. La crise économique apporte chaque jour son lot de preuves que l’UE ne s’en sortira que par le haut, via le franchissement d’une nouvelle étape du processus d’intégration. Or l’ensemble des contributeurs nets semblent désormais avoir quitté le camp des intégrationnistes. Ou tout du moins ne souhaitent-ils pas en faire partie à n’importe quel prix.

 

Il est donc plus que temps d’arrêter de miser uniquement sur les partenariats privilégiés hérités d’une autre époque pour faire avancer l’intégration européenne, et d’élargir ces partenariats à d’autres « locomotives » potentielles. En ce sens, la politique de la défense n’est peut-être pas le meilleur exemple, car elle s’articule autour d’un dilemme capacitaire aux implications budgétaires évidentes. Mais c’est aussi un domaine dans lequel les citoyens européens, toutes nations confondues, attendent beaucoup de l’UE. Cela devrait donc être l’affaire des Vingt-Sept.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 18:22

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-octobre-2012/alphajet-hawk-rafale-et-typhoon-reunis-sur-le-tarmac-de-la-base-aerienne-102-de-dijon/2042134-1-fre-FR/alphajet-hawk-rafale-et-typhoon-reunis-sur-le-tarmac-de-la-base-aerienne-102-de-dijon.jpg

 

22.10.2012 Armée de l'Air

 

«Your attention please! To all pilots: Mass Brief in the main room right now!» («Votre attention s’il vous plaît, tous les pilotes sont attendus en salle de briefing tout de suite!»). L’annonce en anglais résonne dans les murs de l’escadron d’entraînement 2/2 «Côte d’Or» sur la base aérienne 102 de Dijon.

 

Instantanément, la salle de briefing se garnit de pilotes français et britanniques participant à une mission commune d’entraînement. Obéissant aux ordres du chef de mission français (le Mission Commander comme il est couramment appelé), les pilotes des deux nations s’accordent sur une tactique commune. En ce vendredi 19 octobre 2012, deux Alphajet et deux Rafale français évoluent aux côtés de quatre Hawk et de quatre Typhoon britanniques au sein d’une formation totalement conjointe appelée Mixed Fighter Force Operation.


Déjà abondamment utilisée au quotidien au «Côte d’Or», la langue de Shakespeare s’est imposée comme la langue de référence sur la base aérienne de Dijon le temps d’un long week-end. Dans le cadre de la coopération bilatérale entre les forces armées des deux pays, la base aérienne 102 a accueilli, du jeudi 18 au mardi 23 octobre 2012, une délégation d’aviateurs britanniques. Une dizaine de pilotes du 100 Squadron basé à Leeming a opéré depuis la base aérienne dijonnaise aux commandes de quatre avions d’entraînement Hawk, tandis que quatre pilotes du 6 Squadron de Leuchars étaient aux commandes de quatre Typhoon, avion de chasse de dernière génération. Le détachement était également renforcé par une trentaine de mécaniciens chargés de la logistique et de la maintenance des aéronefs.

 

 

«Notre venue à Dijon correspond à un entraînement au déploiement léger à l’étranger que nous appelons Overseas Training Flight, explique le Wing Commander Roddy Dennis, commandant le 6 Squadron. Ce type d’exercice est très instructif, notamment pour nos jeunes pilotes. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux qui était chargé de planifier notre projection et il a fait un excellent travail !»

 

S’il s’agissait de la première venue des pilotes de Typhoon à Dijon, leurs compatriotes sur Hawk évoluaient pour leur part en habitués. «Le 100 Squadron et le 2/2 «Côte d’Or» sont en quelque sorte des escadrons jumeaux, estime le Wing Commander Christian Gleave, commandant du 100 Squadron. Nos missions sont similaires: nous sommes au service des escadrons de chasse opérationnels et contribuons à leur entraînement quotidien. Nous sommes les uniques unités aériennes «Agressors» de nos pays respectifs.» De ces similarités est née une relation privilégiée entre les deux escadrons. «En l’espace d’une année, nous avons tissé des liens puissants, explique le lieutenant-colonel Ludovic Meffre, commandant l’escadron 2/2. Nous avions eu le plaisir d’accueillir le 100 Squadron une première fois en octobre 2011 lors de l’exercice EPIAS. Puis, en avril 2012, nous avons participé ensemble à Joint Warrior, exercice majeur des forces armées britanniques. Tout cela n’a fait que renforcer notre complémentarité et notre interopérabilité.»

 

 

C’est justement au cours de l’exercice Joint Warrior que les pilotes français évoluent pour la première fois aux côtés des pilotes de Typhoon du 6 Squadron. «L’idée de notre déploiement à Dijon a germé à ce moment, détaille le Wing Commander Dennis. Ce projet s’est encore renforcé en septembre 2012 lors de la venue à Leuchars de deux Rafale français. À bord de ses appareils se trouvait notamment le général Guillaume Gelée, commandant les forces aériennes et le capitaine Marc-Antoine Gérard, premier Français en échange sur Typhoon. Le moment était donc très bien choisi pour rencontrer, à notre tour, nos homologues d’outre-Manche et évoluer à leurs côtés afin de concrétiser encore davantage l’échange franco-britannique opéré entre Rafale et Typhoon

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 18:00

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22/10/2012 Marine nationale

 

Les 16 et 17 octobre 2012, la frégate anti-sous-marine Latouche Tréville a effectué deux PASSEX (entraînements communs avec des marines étrangères) en mer du Nord. D’abord avec le sous-marin norvégien Utvaer puis avec les deux frégates FGS Augsburget Karlsruhe et des Tornados de l’armée de l’Air allemande.

 

Ces entraînements communs se sont déroulés entre Edimboug et Hambourg dans le cadre des relations franco-allemandes et franco-norvégiennes que la Marine nationale entretient avec ces deux pays.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/latouche2/2041036-1-fre-FR/latouche2.jpg

 

Le 16 octobre, le Latouche Tréville a d’abord vécu une intense nuit passée à rechercher le HNOMS Utvaer. Le central opérations a traqué impitoyablement tout écho renvoyé par son sonar et analysé les éléments renvoyés par le Lynx parti lui aussi débusquer l’intrus.

 

La frégate Latouche Tréville a ensuite rejoint la frégate allemande Karlsruhe, au large de l’embouchure de l’Elbe pour conduire tour à tour trois PRERAM en mer du Nord.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/latouche-treville/2041046-1-fre-FR/latouche-treville.jpg

 

À l’issue le lien n’a pas été rompu puisque les trois frégates ont conduit ensemble des exercices de guerre électronique et de transmission.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:50

UK MOD

 

October 22, 2012 defpro.com

 

British and French airborne forces took part this week in an exercise to simulate how they would plan and execute a joint mission.

 

Following the announcement of a Defence Co-operation Treaty between the two countries in 2010, exercises have been taking place in both the UK and France to increase the standard of interoperability for the future.

 

Exercise Citadel Guibert, which took place in Reims, France, was a key stepping stone in developing the relationship between 16 Air Assault Brigade and 11e Brigade Parachutiste (11e BP), which is at the forefront of closer military co-operation between Britain and France.

 

Both brigades provide their armies' rapid reaction forces, held at high readiness to deploy on operations anywhere in the world. They have been tasked to develop an Intermediate Combined Joint Expeditionary Force (i-CJEF) for contingency operations, ranging from disaster relief to war-fighting, which is due to be ready to deploy from Spring 2013.

 

Exercise Citadel Guibert saw staff from the two brigades' headquarters working side-by-side to practise command and control of an operation to stabilise a region troubled by international disputes, terrorism and humanitarian problems.

 

Colonel Jacko Jackson, Deputy Commander of 16 Air Assault Brigade, said: "This exercise has been a massive waypoint in developing the i-CJEF. It is the first time we have done combined planning with 11e BP and practically demonstrated our joint capability for the missions that could be asked of us.

 

"As brigades, we are similar in structure and role, but take different approaches to get to the same place. It has been a challenge for us to understand each other's methods, but we are realising where the common points are and developing personal relationships to smooth the process."

 

Colonel Xavier Vanden Neste, Deputy Commander of 11e BP, added: "We are the leaders in the relationship between our two countries' militaries and, after a year of hard work, we will soon be ready to go on operations together.

 

"Citadel Guibert has given us the chance to work through a theoretical joint mission, understand the similarities and differences between us, and prove that we would be able to operate together.

 

"It has also been an enjoyable experience. As brigades we share a common ethos, built around strong and robust soldiers trained to get onto the battlefield by air and, through Afghanistan and NATO, are used to multinational operations."

 

The i-CJEF is based on a lead-nation approach with one nation providing the majority of the troops and command structure, depending on the operational and political situation.

 

As well as integrating headquarters, units have carried out joint field training in both countries.

 

3rd Battalion The Parachute Regiment trained at the French CENZUB urban warfare complex alongside the tanks of 1er Régiment de Hussards Parachutistes, while 8e Regiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine trained in Otterburn with 5th Battalion The Royal Regiment of Scotland.

 

The final step in validating the i-CJEF will be Exercises Joint Warrior and Fortel, taking place in Scotland and France respectively in early 2013, which will test the whole force through planning and field training.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:20

DCNS Logo et signature

 

22 oct 2012marine-oceans.com (AFP)

 

PARIS - DCNS veut prendre le contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes OpenHydro, comme le lui permettrait une option expirant à la fin de l'année, et va convaincre ses actionnaires de l'intérêt d'une telle opération, a annoncé lundi son PDG Patrick Boissier.

 

Alors qu'on lui demandait sur la radio BFM Business si le groupe public DCNS allait prendre le contrôle du groupe irlandais, et si l'Etat le laisserait faire, M. Boissier a répondu "quand vous voulez prendre des décisions stratégiques, il faut convaincre votre conseil d'administration, c'est à nous de le faire", et "bien sûr que nous allons le faire".

 

"Nous allons démontrer que c'est là l'avenir. Parce que l'avenir de DCNS c'est (...) de continuer de fournir à la Marine nationale les meilleurs produits dont elle a besoin, c'est d'exporter, et c'est d'être dans ces nouveaux métiers" comme les énergies marines renouvelables, a-t-il plaidé.

 

DCNS est détenu à 65% par l'Etat français et à 35% par le groupe d'électronique Thales.

 

DCNS, groupe français de construction navale militaire, qui cherche à se diversifier dans de nouveaux métiers autour de la mer, dont les énergies marines, était entré l'an dernier au capital d'OpenHydro, fabricant irlandais d'hydroliennes (turbines électriques sous-marines).

 

Le groupe, qui détient actuellement 11% des actions de la société irlandaise, dispose d'un option expirant à la fin de l'année, qui lui permettrait de monter à son capital et d'en prendre le contrôle.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:17

http://www.bruxelles2.eu/wp-content/uploads/2012/10/Logo_OHQ.jpg

 

oct 22, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2 à Potsdam)

 

Placé sous le signe de l’approche globale, l’exercice Multilayer 2012 – sur lequel B2 s’est rendu – a une originalité principale : faire la démonstration de l’approche globale. Il faut projeter sur la même planification à la fois le niveau politique, le commandement militaire stratégique et le niveau opérationnel (ce qui est assez classique) mais aussi inclure également tous les acteurs civils présents sur une véritable opération.

 

Un exercice aussi proche de la complexité de la réalité…


Tout cela au sein d’un scénario regroupant la quasi totalité des facteurs de crise. « C’est un exercice particulièrement complexe, probablement trop complexe » a avoué un diplomate européen. Mais aussi « c’est une révolution ! » a précisé Agostino Miozzo, directeur général du département «gestion de crise» du SEAE. Il faut «mettre en place toute notre capacité d’intervention et la capacités des Etats membres. C’est un exercice que l’on ne fait pas souvent». Mais « qui teste le travail que l’on fait tous les jours». On vise l’efficacité, éviter les duplications, les chevauchements de tâches, rationaliser les ressources, financières et humaines, optimiser la gestion du temps, tester les procédures internes. Tout planifier, mais tout planifier tous ensemble.

 

Deux quartiers généraux ont été mis à la disposition de l’exercice. L’un à Postdam en Allemagne pour ce qui concerne le niveau stratégique militaire (OHQ), et un autre à Brindisi en Italie pour le niveau opérationnel (FHQ). En tout 500 personnes sont impliquées : 400 militaires venant des 27 Etats membres et 100 civils, venus du service diplomatique, de la Commission, des organisations humanitaires (Le Comité International de Croix Rouge notamment), le bureau bruxellois de l’ONU, etc.

 

Deux cultures, un objectif


Coordonner les efforts militaires et civils est le défi majeur de l’exercice Multilayer 2012 (ou ML12). Lorsque l’on entend les uns et les autres reconnaître la différence de culture qui les sépare, on comprend mieux l’étendu de la complexité. Le problème jusqu’à présent, selon Hansjörg Haber, le commandant des opérations civiles de l’UE (CPCC), c’est qu’ «il y a beaucoup de «lessons learned papers» à Bruxelles mais aucune leçon n’a été réellement apprise».

De manière pratique, les civils sont présents lors des trois phases, phases qui correspondent chacune aux différents quartiers généraux. La prise de décision politique à Bruxelles, la traduction en décision stratégique militaire à Potsdam et la traduction en mise en application militaire à Brindisi.

 

(crédit : Centre des opérations de Potsdam)

 

Les informations des civils, un atout crucial

C’est véritablement lors de la deuxième phase de l’exercice qu’entre en jeu la coopération. Afin d’évaluer la situation sur la zone de crise, le centre de commandement de Potsdam a mis en place un système plus automatique d’interaction. Les informations primaires, ce sont les civils sur place qui peuvent la fournir. Principalement la DG Aide Humanitaire & Protection Civile (ECHO) de la Commission.

 

L’UE ne met pas, en effet, en place une mission en réponse à une crise qui apparaît du jour au lendemain. Généralement la situation sur place est épineuse depuis plusieurs mois voire quelques années et ses symptômes sont apparents. En conséquence, on retrouve sur le terrain les « humanitaires » de la DG ECHO et ils y resteront encore après la fin de la mission. L’information qu’ils ont pu emmagasiner durant cette période est d’une aide cruciale pour les militaires afin qu’ils établissent les besoins réels de la mission. Florika Fink-Hooijer, la chef du cabinet de Kristalina Georgieva, (commissaire à l’aide humanitaire) explique que son service apporte son appui et qu’en échange la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) prendra davantage en compte le droit et les principes humanitaires. C’est une procédure gagnant-gagnant. Même chose concernant la protection civile, si le Centre de suivi et d’Information (MIC) est demandé par l’un des Etats Membres, une équipe d’experts nationaux viendra sur place afin d’évaluer les besoins. Par exemple dans le cas du ML12, une équipe «est venue» afin d’évaluer les problèmes de pollution environnementale causés par le conflit et les conséquences sur la population.

 

La logistique militaire, un atout crucial pour les civils


Pour ce qui est de l’action de la CPCC, trois tâches leurs étaient confiées. La réorganisation des forces de police de l’Etat sécessionniste, de la sécurité de son aéroport international et de la sécurité de ses frontières. Coordination nécessaire car les frontières doivent être sécurisées de toute menace militaire par les soldats européens avant que puissent venir s’installer les forces de police de la mission civile. Ensuite nous explique t-on, les civils doivent compter, tout du moins au tout début, sur le soutien logistique de l’armée en ce qui concerne les ordinateurs, le logement, les tentes …etc, jusqu’à ce que la mission civile puisse couvrir par elle même tous ces aspects. Pour tout ce qui est du soutien médical également, les civils doivent pouvoir compter sur le corps de l’armée. «Logiquement, nous avons assez (de logistique médical) si l’armée est à nos côté» indique M. Haber. Enfin, afin de régler les questions de transport stratégique, c’est encore l’armée qui doit venir à l’aide des civils sur place. Pour le CPCC on se trouve ici, réellement dans une organisation séquentielle de la mission européenne. Les civils apportent leurs informations. Les militaires sécurisent. Les civils arrivent, entament leur mission. Les militaires fournissent le soutien logistique. Quoi qu’il en soit, toute cette coopération est basée sur un échange d’information en temps réel.

 

Une coopération non systématique 


On pourrait également imaginer un système plus normalisé par des procédures opérationnelles standards (SOP). Mais pour l’une des responsables des opérations civiles «we’re shooting at a moving target» autrement dit l’organisation du service de la «gestion des crise» est tellement en construction qu’il paraît inutile de construire des procédures standards pour le moment. D’autant plus qu’avec un personnel limité (60 personnes permanentes pour 10 missions à travers le monde) «nous ne pouvons pas diriger nos ressources sur de telles élaborations».

 

Une coopération civilo-civile qui s’affine avec les années


La département civil des actions extérieures est également en contact rapproché avec les bureaux géographiques du SEAE et c’est avec eux qu’il convient le mieux d’organiser une stratégie européenne pour telle ou telle région ou zone de crise. Il est primordial d’être également en contact avec les délégations nationales, même si, arrivant en grand nombre, les missions européennes ont souvent tendance à voler la vedette aux diplomaties nationales déjà sur place, avoue la responsable du CPCC. Toute cette nébuleuse civile a profité de l’exercice afin de perfectionner ses contacts directs tant avec le commandement civil qu’avec le commandement militaire. Car au niveau civil on assure que la CPCC applique déjà l’approche globale depuis des années maintenant, selon Hansjörg Haber.

 

On touche à la fin de l’exercice


Ensuite, lors de la troisième et dernière phase des opérations, a Brindisi, les opérations ont réellement commencé ces derniers jours, maintenant que la stratégie militaire a été établie. A noter que les différents acteurs civils extérieurs à l’UE, c’est à dire le CICR, les organisations internationales ou encore les 23 pays tiers ont un statut d’observation seulement, puisque l’UE va y tester ses procédures.

 

 

Un franc succès mais quelques modifications nécessaires


Lorsque l’on entend «nous avons vécu un déroulement beaucoup plus fluide que lors d’expériences précédentes» ou encore «C’est la première fois que je vois l’approche globale se réaliser» de la part de responsables militaires et civils, je ne pense pas qu’il soit trop risqué de parler de succès. Il semblerait qu’Hansjörg Haber reste cependant sur sa faim. Pour lui, le prochain exercice pourrait être pensé différemment afin d’intégrer davantage l’action civile. Un scénario moins ambitieux pour les militaires permettrait d’obtenir une coopération moins séquentielle et plus intégrée.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:50

cyber warfare

 

22 octobre 2012 Guysen international news

 

L'Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC) a publié lundi à Vienne un rapport pour aider et conseiller les pays à combattre les "terroristes" qui utilisent la plateforme Internet pour planifier leurs attaques, recruter et diffuser leur propagande. "Alors que l'utilisation d'Internet a augmenté parmi les citoyens au cours des dernières années, les organisations terroristes ont également fait un usage extensif de cet indispensable réseau mondial", a expliqué le directeur de l'ONUDC, le Russe Youri Fedotov.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 14:49

DCNS Logo et signature

 

22/10/2012 BFMbusiness.com

 

Le mariage avorté d'EADS et BAE Systems aurait été un pas vers une consolidation du secteur européen de la Défense inéluctable, selon le PDG de DCNS, fer de lance de l'industrie de Défense navale française. Mise à jour à 15h00 (vidéo)

 


Alors que s’ouvre ce lundi 22 octobre le salon maritime Euronaval, le secteur européen de la Défense reste encore marqué par l’échec de la fusion entre l’avionneur européen EADS et le groupe britannique BAE Systems.

 

Patrick Broissier, PDG du groupe de construction naval français DCNS, était l'invité ce matin de BFM Business. Il décrit le mariage avorté entre EADS et BAE Systems comme "une opération manquée pour l’Europe de créer un groupe de défense international de taille mondiale, qui aurait dépassé Boeing".

 

Car pour Patrick Broissier, la consolidation des entreprises européennes de Défense est inéluctable."Nous sommes dans un métier où notre marché intérieur est important mais le marché le plus important reste l’international", explique-t-il dans un premier temps.

Se tourner vers les marchés émergents

Et sur ce marché "de nouveaux concurrents arrivent, comme les Chinois, les Coréens ou encore les Indiens. Si l’Europe reste dispersée comme elle l’est actuellement, nous allons perdre nos atouts de compétitivité, nos moyens de développer les produits les plus avancés technologiquement, et donc notre leadership".

 

Ce marché international est d’autant plus important que, comme le note Patrick Broissier, les dépenses militaires européennes diminuent quand celles de plusieurs pays émergents augmentent. Le PDG de DCNS cite ainsi le Brésil, la Russie ou encore la Chine. Les géants de la Défense aérienne ou maritime doivent donc aller chercher la croissance dans ces pays.

 

Patrick Broissier indique par ailleurs que son groupe "se prépare" à la future consolidation de ce secteur européen."Ce que nous faisons aujourd’hui en matière de développement, c’est pour être en bonne position lorsque des rapprochements auront lieu", affirme-t-il. L'échec de la fusion entre EADS et BAE Systems ne pourrait donc être qu'un prélude raté à de futures unions dans le secteur.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:40

ATHENA-CMS.jpg

 

Oct 22, 2012 ASDNews Source : SELEX Sistemi Integrati

 

For the first time ever in Europe and outside Italy, SELEX Sistemi Integrati, a Finmeccanica company, has made its combat management system (CMS) ATHENA operational on three patrol vessels belonging to the Lithuanian Military Navy.

 

The supply of the combat management system installed onboard the three patrol vessels of the FLYVEFISKEN class, is part of the upgrade programmes followed by the Lithuanian Military Navy to comply with NATO naval standards.

 

Besides ATHENA, SELEX Sistemi Integrati also supplied the fire control system MEDUSA MK4/B and implemented the search and rescue (SAR) functions for the security of the Lithuanian territorial waters, set along the extreme borders of NATO countries.

 

SELEX Sistemi Integrati was as well responsible of the combat management system integration with all the onboard systems, such as surveillance radars and navigation systems.

 

The CMS architecture implemented for the Lithuanian Military Navy has inherited the traditional experience of SELEX Sistemi Integrati  in the naval  systems domain.

Characterized by a high flexibility and modularity, the combat management systems of SELEX Sistemi Integrati are designed to integrate and re-use multi-mission capabilities to be applied across any type of vessel, from patrol vessels to aircraft carriers.

 

ATHENA has already equipped the largest Italian naval units, as well as small and medium tonnage units of the Italian and overseas Military Navies, such as the United Arab Emirates.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:58

Lynx-HMA-MK-8-helicopter.jpg

 

19 October 2012 naval-technology.com

 

The UK Royal Navy's AgustaWestland Lynx HMA MK 8 helicopter has successfully completed first landing trials onboard the fifth Type 45 Daring-class anti-air warfare destroyer, HMS Defender (D36).

 

Trials were conducted as part of HMS Defender's initial period of training under the White Ensign off the south coast, aimed towards operational declaration with the Royal Navy early next year.

 

Defender's deputy logistics officer sub lieutenant Dan Drew said: "Preparing for an aircraft to land onto a warship is a task, which involves everyone aboard."

 

The day-long trial validated HMS Defender's capability to support Lynx helicopter launch and recover operations, as well as refuelling capability in challenging conditions at sea.

 

"From the obvious things, like planning and executing these operations, to the less obvious such as painstakingly checking the upper deck for debris, which could be harmful to the helicopter, everyone plays a part in increasing Defender's capabilities that little bit further," Drew added.

"Preparing for an aircraft to land onto a warship is a task, which involves everyone aboard."

 

Armed with Stingray torpedoes, the Lynx Mk 8 is also equipped with a Sea Owl thermal imager and the Seaspray Mk 1 radar in the modified chin radome.

 

Equipped with Sea Viper missile system, which is capable of defending against multiple attacks by sophisticated anti-ship missiles, the newest £1bn Type 45-class destroyer has a displacement capacity of about 8,000t with a cruising speed of more than 27k and a range of at least 7,000nm.

 

In addition to providing air defence, anti-missile capabilities, HMS Defender can conduct anti-piracy and anti-smuggling missions, disaster-relief work and surveillance operations, as well as high-intensity combat.

 

The sixth Type 45 destroyer, HMS Duncan, launched in 2010, has recently completed initial sea trials off western Scotland, UK, successfully demonstrating its combat systems capability.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:50

Europe Flag

 

19/10/2012 Par Isabelle Lasserre - lefigaro.fr

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, souhaite remettre au goût du jour cette Arlésienne européenne. Les nouvelles menaces, le recentrage américain sur le Pacifique et la rigueur budgétaire impose l'union aux États européens.

 

Morte, ressuscitée, comateuse, relancée: depuis le sommet franco-britannique de Saint-Malo en 1998, le destin de l'Europe de la Défense a fini par se confondre avec une Arlésienne. Sous Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin en avait fait son cheval de bataille. Avant qu'elle ne replonge dans l'ombre, chassée par la mauvaise volonté britannique, le manque de conviction des États européens et les coupes dans les budgets de la Défense.

 

Le nouveau locataire de l'Hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian, a décidé de l'en sortir. «La relance de l'Europe de la défense est devenue un impératif», affirme l'un de ses conseillers. La nature des menaces, qui s'étendent sur un spectre très large, exige que les Européens s'unissent pour y faire face. Le rééquilibrage stratégique des États-Unis vers le Pacifique implique qu'ils assurent eux-mêmes leur défense. Enfin, les contraintes budgétaires font que les armées nationales ne pourront bientôt plus conserver toutes leurs capacités, à moins de s'unir.

 

À 1.200 kilomètres des côtes européennes, le Sahel fournit une occasion idéale. Réunis en sommet à Bruxelles, les responsables européens ont affirmé vendredi que la crise au Mali faisait peser une «menace immédiate» sur le Vieux Continent. Sur le modèle d'«Atalante», déclenchée en 2008 pour lutter contre la piraterie dans l'océan Indien, Paris propose une nouvelle opération de l'UE, dans le Sahara cette fois, pour former et aider les forces africaines à reconquérir le nord du Mali. L'idée de propulser l'UE au Sahel n'est pourtant pas nouvelle. «C'est un objectif noble et pertinent. Mais qui n'est pas nouveau. Cela fait deux ans qu'il est discuté. Le Conseil européen a même adopté, en mai 2011, une stratégie pour le Sahel» précise l'euro député UMP Arnaud Danjean.

Synthèse difficile

Jean-Yves Le Drian a fait le tour des capitales européennes pour convaincre. Il espère, d'ici au Conseil des Affaires étrangères et de la Défense européennes du 19 novembre, avoir rallié à son projet 7 ou 8 nations. «Le précédent gouvernement s'était surtout investi sur le franco-britannique. Éclipsée par Paris et Londres, l'UE a loupé le coche en Libye. Il faut en tirer les leçons et étendre ce type de coopération à d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, la Pologne, l'Italie et l'Espagne» explique-t-on dans l'entourage du ministre. La stratégie française consiste à conserver les logiques bilatérales comme celle de Lancaster House tout en ralliant les pays qui avaient critiqué ce huis clos franco-britannique.

 

Cette nouvelle «relance de la défense européenne», dont le ministère dit qu'elle doit s'appuyer sur des projets concrets et une plus grande humilité de la France, doit encore faire ses preuves sur le terrain. Entre l'Allemagne pacifiste, la Grande-Bretagne pragmatique, qui, reconnaît un proche du ministre, «ne veut pas de passagers clandestins» dans les opérations, et les États de l'ancienne Europe de l'Est qui font davantage confiance à l'Otan qu'à l'UE pour assurer leur sécurité, la synthèse est difficile à faire. Sur une éventuelle opération UE au Sahel, seuls Londres et Madrid ont pour l'instant dit oui. Les pays du Nord et de l'Est sont plutôt contre. L'Allemagne est réticente, les Polonais dubitatifs. «Il y a aussi une sorte de pesanteur idéologique à Bruxelles, où beaucoup considèrent que les missions en Afrique doivent rester dans le domaine du développement et ne surtout pas devenir militaires», poursuit Arnaud Danjean.


La reconquête militaire en discussion à Bamako

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a souligné vendredi «l'urgence»  d'une intervention armée étrangère pour libérer le nord de son pays  à l'ouverture d'une réunion internationale dans la capitale malienne ayant pour but  d'accélérer cette intervention. «Nous ne devons plus perdre  la moindre seconde.  Il y a un caractère d'urgence,  nous sommes engagés dans  une course contre la montre», a déclaré Dioncounda Traoré devant de hauts responsables internationaux réunis pour harmoniser leurs positions avant l'envoi  dans le nord du Mali d'une force ouest-africaine soutenue par l'ONU.

 

L'ONU et l'Union africaine (UA)  ont annoncé, de leur côté, l'ouverture  de bureaux permanents à Bamako  afin de coordonner leurs actions respectives face à la crise. Mais  des divergences demeurent entre responsables d'Afrique de l'Ouest  et représentants des organisations internationales sur les conditions  de déploiement de la force africaine susceptible de participer  à une initiative militaire dans la partie du Mali contrôlée par al-Qaida  et ses alliés.

Cette réunion du Groupe de soutien et de suivi sur le Mali ne devrait  ainsi déboucher sur aucune avancée spectaculaire tant la situation paraît bloquée à la fois par la confusion  sur le partage du pouvoir  à Bamako après le putsch en mars  et par les désaccords internationaux sur le bien-fondé d'un éventuel dialogue avec les rebelles avant l'emploi de la force.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:40

http://www.eads.com/dms/Press-DB/EADS/Financial_Communication/2012/October/Eurocopter-s-Naval-and-Maritime-Helicopters-to-be-showcased-at-the-2012-Euronaval-Exhibition-/CDPH-2170-21_490_318.jpg

NH90-NFH in flight

photo Eurocopter, Alexandre Dubath

 

Marignane,  19 October 2012 eads.com

 

Eurocopter’s extensive range of helicopters for naval and maritime missions will take pride of place at Euronaval 2012, the 23rd Naval, Defense and Maritime Exhibition and Conference, with the company displaying models of the NH90 NFH, the AS365 N3+ and the AS565 MB/Panther (Hall 2A – Stand G70).

 

Eurocopter’s participation in this biennial event, to be held October 22-26 at Le Bourget Exhibition Centre near Paris, will underscore the decades of experience the company has acquired in naval and maritime helicopters. With a diversified product line tailored to numerous operational requirements, Eurocopter helicopters are counted on for such missions as antisubmarine and anti-surface warfare, anti-piracy and anti-smuggling missions as well as coastal or deep-sea maritime search and rescue operations.

 

Built by NHIndustries, a consortium formed by Eurocopter, AgustaWestland and Fokker, the NH90 is just one of the models on show. To date 122 NH90s have been delivered to customers, 18 of them the NFH naval version. The fleet has now clocked up a total of 30,000 flight hours, mainly in SAR missions performed in especially demanding environments and also in the Afghan theater of operations. Compatible with 80 types of NATO frigates, the naval version of the NH90 has fully demonstrated its capabilities in a wide range of missions, from reconnaissance, ship identification and tracking to rescue and transportation of passengers and troops. “With more than 30,000 flight hours already behind it, the land and naval versions of the NH90 have shown their highly extensive operational capabilities in the most taxing conditions,” said Dominique Maudet, Eurocopter Group Executive Officer for France. “We pay very close attention to the feedback we receive from the armed forces, which have been very positive,” he added.

 

“Italian forces have been particularly impressed by the NH90 TTH they have deployed in Afghanistan, while the NFH, which is set to receive its final qualification in the very near future, has already carried out a number of sea rescue missions, notably in France, in extreme flight conditions - saving many lives in the process.” Eurocopter will also be displaying models of its other naval and maritime helicopters, among them the AS565 MB Panther and the AS365 N3 Dauphin. A militarized version of Eurocopter’s twin-engine Dauphin helicopter, the Panther is a multi-purpose, medium-weight aircraft designed for applications such as anti-submarine and anti-surface missions, SAR, surveillance and monitoring patrols in Exclusive Economic Zones (EEZ), maritime counter-terrorism, casualty and medical evacuation, and troop and cargo transport. The N3+ version of the AS365 was recently fitted with a four-axis autopilot system; when used in SAR modes, this gives it the same mission capability as the civil version of the Panther.

 

About Eurocopter

 

Established in 1992, the Franco-German-Spanish Eurocopter Group is a division of EADS, a world leader in aerospace and defense-related services. The Eurocopter Group employs approximately 20,000 people. In 2011, Eurocopter confirmed its position as the world’s number one helicopter manufacturer with a turnover of 5.4 billion Euros, orders for 457 new helicopters and a 43 percent market share in the civil and parapublic sectors. Overall, the Group’s helicopters account for 33 percent of the worldwide civil and parapublic fleet. Eurocopter’s strong international presence is ensured by its subsidiaries and participations in 21 countries. Eurocopter’s worldwide network of service centers, training facilities, distributors and certified agents supports some 2,900 customers. There are currently more than 11,300 Eurocopter helicopters in service in 149 countries. Eurocopter offers the most comprehensive civil and military helicopter range in the world and is fully committed to safety as the most important aspect of its business.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:20

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/13e-bca-stage/2038997-1-fre-FR/13e-bca-stage.jpg

13e BCA stage - Crédits : 13e BCA

 

20/10/2012 Armée de Terre

 

Du 23 septembre au 13 octobre 2012, les tireurs d’élite longue distance (TELD) du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) ont effectué le stage « Sniper mountain » à l’école des troupes de montagne allemandes de Mittenwald et au camp de Lizum en Autriche.

 

Dès les premiers jours, le 13e BCA a remporté un franc succès avec une performance remarquable en mettant 1’30’’ minutes de moins que les autres sur sept cents mètres de dénivelé avec un sac de vingt kilos à l’occasion du stage « Sniper moutain » en Autriche. Le test final, qui s’effectue au niveau section de tireurs d’élite, a confirmé le professionnalisme et la qualité des soldats de montagne de Savoie avec une heure d’avance sur le programme dès la première étape. Il s’agissait pour plusieurs équipes de s’infiltrer sans être décelées et de traiter dès la première cartouche, les objectifs dévoilés.

 

Au delà de ces performances qui soulignent le professionnalisme dans la maîtrise du tir de précision des chasseurs alpins du 13, cet évènement a été l’occasion de découvrir et d’apprendre à travailler avec des mulets. Des savoir-faire tels qu‘équilibrer les charges sur le dos de l’animal, reconnaitre le moment où il faut changer ses fers, anticiper sa protection en cas d’embuscade sont venus compléter leurs connaissances.  Ils ont également découvert des méthodes de via cordata mobile en cour d’étude à cette école. Ce stage leur a également permis de tisser des liens avec les troupes de montagne allemande.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 11:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/corsican-lion-2/2039815-2-fre-FR/corsican-lion-2.jpg

Les soldats français présentent le système FÉLIN à leurs camarades britanniques

Crédits : ADC G.Gesquière/SIRPA Terre

 

19/10/2012 Sources : CNE C. Bruntetaud/TIM

 

Réalisé à proximité du littoral corse, le scénario fictif de Corsican Lion prévoit l’intervention sous mandat international d’une force amphibie franco-britannique dans un état politiquement affaibli, en proie à l’insécurité et à la recrudescence d’actes de piraterie en mer.

 

Il s’agit d’un exercice de type LIVEX, conduit avec des moyens réels. L’exercice présente la particularité d’une opération conduite par des moyens interarmées français et britanniques :

 

    l’une amphibie composée autour du navire HMS Bulwark de la Royal Navy et du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral de la Marine nationale,

    l’autre formée par les unités du groupe aéronaval du porte-avions français Charles de Gaulle renforcées d’un escorteur britannique.

 

350 soldats !

 

Le groupement tactique embarqué (GTE) à bord du Mistral est placé sous le commandement du chef de corps 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa) d’Auvours, le colonel Paczka. Le GTE se compose :

 

    d’un état-major tactique

    d’une compagnie de combat (2e RIMa)

    d’une section appui mortier à 2 pièces pour le 11e régiment d’artillerie de marine (11e RAMa) de Saint-Aubin-du-Cormier

    d’une section génie de combat du 6e régiment du génie (6e RG),

    de la « India Company du 45th Commando Royal Marines ».

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/corsican-lion-1/2039810-1-fre-FR/corsican-lion-1.jpg

Les soldats français présentent le système FÉLIN à leurs camarades britanniques

Crédits : ADC G.Gesquière/SIRPA Terre

 

Au total 302 marsouins, bigors, sapeurs de marine et 42 « marines » britanniques.

 

Chronologie

 

16 octobre : vers 19h le BPC Mistral appareille de Toulon.

 

18 octobre : rassemblement de toutes les forces maritimes à l’ouest de la Corse. Dans l’après-midi, passage du « détroit » de la Corse-Sardaigne et mise en place à l’est de Solenzara.

 

19 octobre : début de la première intervention « Show of force » à hauteur de Solenzara pour neutraliser l’ennemi (les pirates, selon scénario fictif).

 

Vie à bord

 

16 octobre : installation des soldats du GTE dans leurs postes et rassemblement dans le hangar hélico du Mistral pour prise de consignes de vie à bord.

 

17 octobre : instruction FÉLIN pour les sections du 2eRIMa (en phase d’appropriation depuis le 17 septembre). Corsican Lion permet d’éprouver, en réel, le système d’armes.

Découverte des armements respectifs des 2 armées.

Préparation des véhicules pour l’opération amphibie.

Sport.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 11:07

EADS

 

20/10/2012 latribune.fr  (Reuters)

 

Laissant derrière lui un champ de mines juridique et un arrière-goût amer, l'échec de la fusion avec BAE pourrait entraver ou retarder la réorganisation de l'actionnariat allemand d'EADS, estiment des experts juridiques et financiers.

 

Les discussions visant à donner naissance au premier groupe mondial d'aérospatiale et de défense ont capoté la semaine dernière. Des responsables français et britannique ont accusé l'Allemagne d'avoir bloqué l'opération, ce que Berlin dément.

 

Cet échec suscite des questions sur l'organisation et la stratégie d'EADS et remet ses actionnaires face à leurs interrogations sur la révision du pacte conclu en 2000 pour équilibrer les intérêts et de la France et de l'Allemagne et protéger le groupe d'éventuels prédateurs.

 

La banque publique de développement allemande KfW - considérée comme l'équivalent de la Caisse des dépôts française - discute depuis un an avec Daimler, actionnaire fondateur d'EADS, pour racheter 7,5% du capital de ce dernier au constructeur automobile allemand. Les discussions, interrompues pendant les négociations sur le projet de fusion avec BAE, vont désormais reprendre.

 

OFFRE OBLIGATOIRE

 

Le problème, selon les experts, est qu'il sera difficile pour KfW d'intégrer le pacte d'EADS aux côtés de Daimler sans voir ses droits de vote réduits. Cela paraît peu opportun alors que la fusion a révélé à quel point l'Allemagne s'inquiétait du poids de la France dans EADS.

 

L'opération est particulièrement délicate parce qu'un faux pas pourrait entraîner une offre obligatoire sur l'ensemble d'EADS donc conduire à une nationalisation "accidentelle" du groupe.

 

"L'Allemagne a clairement passé un accord avec Daimler permettant à Daimler de réduire sa participation", a dit une source proche des discussions.

 

"Mais si KfW rachetait la participation pour quelques milliards d'euros, elle n'obtiendrait pas de droit de veto sur une fermeture d'usine en Allemagne ou sur la vente d'une filiale à un repreneur qui ne lui convient pas", ajoute cette source. "Elle devrait seulement compter sur la France et c'est clairement quelque chose dont l'Allemagne ne veut pas".

 

Le pacte d'actionnaires, conclu à l'origine pour masquer le rôle de l'Etat français et sur l'insistance de Daimler, qui voulait bloquer toute interférence politique, donne le contrôle d'EADS à deux groupes industriels.

 

Daimler détient 15% et exerce les droits de vote rattachés à une participation supplémentaire de 7,5% détenue par un consortium bancaire.

 

Côté français, l'Etat possède 15% d'EADS et Lagardère 7,5%. Mais le groupe de médias joue le rôle de tampon entre l'Etat et le secteur industriel en représentant l'ensemble de la France. L'Etat lui-même peut opposer son veto aux décisions stratégiques et aux nominations au conseil d'administration.

 

Daimler a réaffirmé son intention de réduire sa participation dans EADS cette année.

 

Le projet original, accepté à reculons par le gouvernement allemand après un débat au sein de la coalition au pouvoir l'an passé, consistait à faire du rachat de 7,5% d'EADS par KfW à Daimler une première étape.

 

Dans un deuxième temps, KfW pourrait acquérir la participation détenue par le consortium bancaire Daedalus, mais sans les droits de vote.

 

Les membres du pacte d'actionnaires détiennent au total 45% d'EADS. Selon la législation néerlandaise, un individu ou un consortium détenant plus de 30% est tenu de faire une offre sur l'ensemble du groupe, actuellement valorisé à 22 milliards d'euros.

 

Cette règle ne s'applique cependant pas aux actions acquises avant son entrée en vigueur du texte néerlandais le 28 octobre 2007 - ce qui sauvegarde le pacte d'actionnaires d'EADS.

 

La réglementation néerlandaise a en outre été assouplie cet été, introduisant une exemption qui semblait en faveur de KfW : quiconque entrant dans un consortium existant déjà avant octobre 2007 ne serait pas tenu de lancer une offre sur l'ensemble.

 

Mais tout risque n'est pas pour autant écarté: cette exemption ne s'applique que si le nouveau membre abandonne le droit d'influencer la manière dont vote le consortium. En clair, tout nouveau venu doit accepter d'être muselé.

 

INSTABILITÉ

 

Si la logique de la parité franco-allemande était intégralement respectée, Berlin réclamerait une participation de 15% avec les droits de vote attachés. Mais pour les experts juridiques, cela sonnerait le glas du pacte.

 

Les dirigeants d'EADS apprécieraient probablement de partir sur de nouvelles bases mais une telle refonte pourrait entraîner des mois d'instabilité dans un groupe encore hanté par ses querelles internes passées.

 

A moins qu'émerge une nouvelle solution à ce casse-tête juridique, Berlin devra faire un choix éventail complexe entre plusieurs options: racheter la participation de Daimler et risquer une offre obligatoire; avoir moins de droits que l'Etat français; racheter les actions sur le marché mais rester en dehors du pacte ou encore laisser la situation en l'état au risque de voir Daimler s'impatiente et décide de vendre ses titres sur le marché.

 

Si ces problèmes techniques pouvaient être surmontés, il resterait encore un autre obstacle politiquement sensible: les membres du pacte doivent accepter un nouvel entrant. Etant donné l'amertume et les récriminations qui ont suivi l'échec de la fusion avec BAE, il n'est pas certain que Paris accéderait à une telle requête.

 

Reste la participation de Lagardère : le groupe de médias espère la vendre lorsqu'Airbus aura terminé le développement de son futur long courrier A350.

 

EADS pourrait dans un premier temps intensifier ses efforts pour accroître son flottant, disent des sources de marché.

 

"Pour l'instant on revient à l'ancien EADS. Cela va être intéressant de surveiller Daimler et de voir ce qu'ils font", résume un analyste du secteur.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:58

bae systems

 

11/10 lesEchos.fr (AFP)

 

Au lendemain de l'échec de au lendemain de son projet de fusion avec EADS, le groupe de défense britannique prévoit toujours une « modeste croissance » de son résultat sous-jacent par action en 2012.

 

 

Le groupe de défense britannique BAE Systems a confirmé jeudi ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice 2012, au lendemain de l'annonce de l'échec de son projet de fusion avec le groupe européen EADS,échec imputé à l'Allemagne.


« Comme indiqué précédemment, une modeste croissance de notre résultat sous-jacent par action est attendue pour 2012 dans l'hypothèse d'une conclusion favorable des négociations tarifaires cette année avec le gouvernement saoudien sur le programme (d'avion de combat) Typhoon Salam et en excluant le bénéfice en 2011 d'un accord fiscal sur la recherche et le développement », a indiqué le groupe dans un rapport d'activité.

L'activité sur la période allant du 1er juillet au 10 octobre a été « cohérente avec les attentes de la direction » communiquées lors de la présentation des résultats semestriels le 2 août, a-t-il ajouté. BAE avait enregistré sur cette période un bénéfice de 474 millions de livres contre 478 millions un an plus tôt.


Si BAE note que le contexte reste « stable » pour l'industrie de la défense au Royaume-Uni, il pointe en revanche « l'incertitude » liée aux futures coupes budgétaires aux Etats-Unis, lesquelles « continuent à assombrir les perspectives pour le budget de la défense ».

Virage

Le groupe qui a pris un virage « tout défense » au milieu des années 2000 en vendant ses 20% d'Airbus et en rachetant les sociétés américaines United Defense Industries et Armor Holdings se retrouve aujourd'hui confronté à la baisse des dépenses d'armement en Europe et aux Etats-Unis, son premier marché.


BAE et EADS ont renoncé mercredi à leur projet de fusion qui aurait donné naissance au numéro un mondial de l'aéronautique et de la défense devant l'américain Boeing, un échec que le patron d'EADS Tom Enders a attribué à l'intransigeance de Berlin. Un échec qui laisse entier les interrogations sur l'avenir de BAE dont les revenus déclinants sont désormais sous le feu des projecteurs, de même que le trou de 5 milliards de livres dans le fonds de pension de ses employés

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:52
Nouveau succès pour la JIM LR de Sagem

 

20 octobre, 2012 FOB

 

L’optronique portable permet d’assurer la veille, l’observation, la détection et le ciblage de jour comme de nuit, dans une logique de numérisation croissante des théâtres d’opérations. Dans le contexte actuel des conflits asymétriques, face également aux contraintes posées par des règles d’engagement de plus en plus strictes, le mariage de l’optique et de l’électronique apporte une aide essentielle aux troupes occidentales placées face à un adversaire évoluant bien souvent sous le couvert de la population civile.

 

C’est dans ce contexte que Sagem annonce avoir vendu 126 Jumelles Infrarouges Multifonctions – Long Range  JIM LR (pour « longue portée ») au profit du Ministère de la défense danois. Les JIM LR intègrent dans un même boitier les fonctions vision jour et infrarouge, télémétrie, compas magnétique, GPS, pointeur laser et transmissions de données. « Les JIM LR destinées au Danemark intégreront en outre une fonction fusion d’images infrarouge et visibles, permettant le décamouflage » précise le communiqué de presse de Safran. Elles disposeront également d’une capacité d’enregistrement images et vidéo, la maîtrise de la numérisation des images obtenues par les capteurs optroniques faisant également partie des savoir-faire de pointe de Sagem. La présence de sorties numériques permet aux JIM LR d’être intégrées à des réseaux pour y transmettre des images fixes ou des vidéo. Il peut s’agir tout à la fois d’informer le chef de section ou de garder les images d’une action pour répondre aux impératifs de la médiatisation.

 

L’annonce de cette commande vient de facto confirmer la bonne expérience déjà accumulée par le Danemark déjà possesseur d’un premier lot de JIM LR et de jumelles MATIS également réalisées par Sagem. Environ 5000 JIM LR sont aujourd’hui en service et en commande dans une douzaine de pays dans le monde, dont 2000 pour les seules forces françaises.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:40

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/les-francais-et-les-britanniques-discutent-d-une-force-binationale/2039592-1-fre-FR/les-francais-et-les-britanniques-discutent-d-une-force-binationale.jpg

 

19/10/2012 Armée de Terre

 

Les deux chefs d’états-majors de l’armée de Terre (CEMAT) britannique et français se sont rencontrés à Toulouse le 11 octobre 2012 pour dresser l’état des lieux de la montée en puissance d’une force binationale (franco-britannique) sur la base du partenariat privilégié entre la 16thair assault Brigade(16thAAB) et la 11eBrigade parachutiste (11e BP).

 

La dynamique enclenchée par le traité de Lancaster House le 2 novembre 2010 aboutit aujourd’hui à une interopérabilité renforcée de la 16th AAB et de la 11e BP. Au terme d’un an et demi d’entraînement, les deux brigades ont développé leur capacité commune à conduire des missions de type saisie de point clef par la troisième dimension, d’évacuation de ressortissants ou des opérations de maintien de la Paix.

 

Une étape supplémentaire en termes d’interopérabilité est en passe d’être franchie. En effet, les deux brigades arment un poste de commandement (PC) binational à l’occasion de l’exercice Citadel Guibert 2012 qui constitue le plus grand exercice de PC en Europe de l’année.

 

Le partenariat entre les deux brigades va se poursuivre au-delà de 2013.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:28

Europe Flag

 

19/10/2012 Par Jean-Marie Colombani - lexpress.fr

 

En refusant la fusion EADS-BAE, la chancelière allemande porte un mauvais coup à l'Union.

 

Le prix Nobel de la Paix attribué à l'Union européenne vient à point nommé nous mettre du baume au coeur. Ce prix marque une reconnaissance de ce qui a été fait - on ne dit jamais assez à quel point cette construction est une exception dans l'Histoire et constitue un acquis inouï - et sonne comme un appel à poursuivre l'oeuvre engagée pour surmonter la crise actuelle. Nous en avions bien besoin, tant la semaine a été marquée par le non d'Angela Merkel au projet de fusion entre l'européen EADS et le britannique BAE Systems. Une très mauvaise nouvelle pour l'Europe, qui a révélé, peut-être, le vrai visage de la chancelière allemande. Sur la forme, d'abord. C'est un non sans explication. Même si Angela Merkel a pris la peine de prévenir François Hollande, elle n'a pas cherché à éclairer sa décision. En substance : non, parce que c'est comme ça... Cette manière détestable peut nous conduire, sur le fond, à la plus grande inquiétude, car le refus de voir mariés le géant de l'aéronautique civile EADS et BAE Systems, spécialisé, lui, dans l'aéronautique militaire, est un mauvais coup porté à l'idée même d'une défense européenne. On peut soutenir que cette décision est le révélateur d'une ligne de conduite qui éloigne chaque jour l'Allemagne de l'horizon qu'elle prétend vouloir atteindre. 

 

L'Europe de la défense est une nécessité, parce que l'Union n'a pas vocation à la neutralité, pas plus qu'elle ne peut se reposer, ad vitam aeternam, sur la protection américaine. Le discours d'Obama à Honolulu a été très clair : le centre de gravité de la stratégie des Etats-Unis se déplace vers la zone Asie-Pacifique et cela s'accompagnera d'une réduction drastique de la présence américaine sur le Vieux Continent. L'obstacle prévisible au rapprochement EADS-BAE aurait dû être la Grande-Bretagne, dont certains cercles sont d'ores et déjà satellisés par les Etats-Unis. Or ce ne fut pas le cas, malgré le gouvernement le plus antieuropéen, sans doute, que nous ayons connu depuis longtemps à Londres. Les Britanniques avaient intérêt à participer au programme de défense européen, tandis que les Allemands ont craint que leur industrie ne soit marginalisée...

 

Le non de Berlin nous rappelle que, depuis Gerhard Schröder, l'Allemagne est de plus en plus guidée par la seule définition de son intérêt national. Apparaissent soudain comme de la poudre aux yeux les propositions institutionnelles qu'Angela Merkel, celle qui dit non sans explication, formule à seule fin d'occuper les débats. Depuis le début de la crise, chaque avancée, chaque progrès vers l'intégration ont été ralentis par Merkel. Il y a une bataille incessante entre, d'un côté, la Banque centrale, épaulée par la France, l'Italie et l'Espagne, et, de l'autre, la chancellerie allemande, qui freine des quatre fers. Le tout au nom du calendrier électoral, qui conduira soit à la victoire de l'opposition sociale-démocrate, soit à la nécessité pour la chancelière de changer de coalition.

 

Passé ce cap, disent les optimistes, et peut-être avant, la position allemande s'assouplira, car le risque de récession est un danger pour tous. Les pessimistes, eux, y voient le courant de fond d'une opinion allemande qui aspire davantage au destin d'une grosse Suisse qu'à celui d'un acteur de cette construction extraordinaire qui s'appelle l'Union européenne et que les Nobel viennent de consacrer.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:00

Three-Airbus-Military-A330-MRTTs-fly-in-formation-photo-Air.jpg

 

19.10.2012 Le Monde.fr avec AFP

 

La France achètera 14 avions ravitailleurs à Airbus Military, filiale d'EADS, à partir de 2013, a annoncé vendredi 19 octobre le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une visite à l'usine de Madrid.

 

Le Multi Role Tanker Transport (MRTT) est un A330 d'Airbus modifié en avion ravitailleur par Airbus Military, branche militaire d'Airbus (EADS) située à Gefafe, dans la banlieue sud de Madrid, et qui emploie 4 500 personnes. L'A330 MRTT, qui peut ravitailler en vol deux avions simultanément, est capable d'emporter à la fois plus de cent tonnes de carburant, 37 tonnes de matériel et jusqu'à 270 passagers.

 

L'AVION RAVITAILLEUR, UN OBJECTIF STRATÉGIQUE

 

Il a jusqu'à présent été commandé à 28 exemplaires par quatre clients : l'Australie, la Grande-Bretagne, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Airbus l'a également proposé à l'Inde. Son concurrent américain Boeing avait été préféré en 2011 pour un mégacontrat de ravitailleurs aux Etats-Unis estimé à 35 milliards de dollars.

 

En avril, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas se sont engagés à collaborer afin de renforcer les capacités européennes dans le ravitaillement en vol des avions militaires, l'une des principales lacunes constatées lors de la guerre en Libye. Ils ont ainsi décidé d'être "les nations-cadres" pour mener cette initiative visant à un accroissement d'ici à 2020 des capacités par le partage des ressources existantes ou l'acquisition de nouveaux moyens, comme l'avion de transport européen d'Airbus 330 MRTT.

 

Durant l'opération "Protecteur unifié en Libye", les Européens avaient effectué l'essentiel des missions aériennes de bombardement, mais 80 % des opérations de ravitaillement en vol avaient été assurées par les Etats-Unis, faute de moyens suffisants. Chaque appareil devait en effet être ravitaillé une à deux fois pour voler au-dessus de la Libye. L'avionneur européen EADS, dont l'Etat espagnol détient un peu plus de 5 % via la société publique Seri, emploie au total quelque 7 500 personnes en Espagne.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:21

JIM LR UK

 

Paris, le 19 octobre 2012 Sagem (groupe Safran)

 

Sagem (groupe Safran) vient de recevoir la notification de l’Agence d’acquisition de l’Otan NSPA (*) d’un nouveau marché de 126 Jumelles Infrarouges Multifonctions JIM LR (Long range) au profit du Ministère de la défense du Danemark.

 

La jumelle JIM LR intègre en un seul équipement optronique portable les fonctions suivantes : vision jour et infrarouge, télémétrie, compas magnétique, GPS, pointeur laser, et transmissions de données. Les JIM LR destinées au Danemark intègreront en outre une fonction fusion d’images infrarouges et visibles, permettant la vision tout-temps et le décamouflage de jour. Elles disposeront également d’une capacité d’enregistrement images et vidéos sur port USB.

 

Le choix des forces armées danoises s’est porté sur la JIM LR à l’issue de tests comparatifs, les opérationnels soulignant particulièrement ses excellentes performances en matière de détection, d’identification et d’acquisition de cibles, tout en appréciant son ergonomie et sa légèreté. Déjà dotées de jumelles Matis et de JIM LR, les forces danoises confirment ainsi leur confiance dans les équipements optroniques de Sagem au titre de leur programme continu de modernisation des troupes au contact.

 

La JIM LR est utilisée par plusieurs pays de l’Otan pour l’infanterie, l’artillerie, le renseignement, les forces spéciales, l’appui des troupes au contact et la protection des frontières et des côtes. Ce nouveau contrat porte à 5 000 le nombre de JIM LR en service et en commande dans le monde, dont 2 000 pour l’ensemble des armées françaises.

 

(*) L’Agence de soutien NSPA de l’Otan (ou Nato Support Agency) est l’agence de services et de logistique intégrée de l’OTAN. La NSPA est née le 1er juillet 2012 du regroupement des anciennes agence OTAN d’entretien et d’approvisionnement (NAMSA), de l’agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA) et de l’agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA).

 

****

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:18

http://www.eads.com/dms/eads/global/our-company/governance/images/executive_committee/Marwan_Lahoud/EC_Marwan%20Lahoud_225x169.jpg

 

18-10-2012 Par Vincent Lamigeon - challenges.fr

 

ENTRETIEN "La fusion avec BAE était une des histoires possibles, il y en a d'autres" assure à Challenges Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie et du marketing du géant européen de l'aéronautique.

 

Dans le salon avec vue sur les pistes de l'aéroport du Bourget, Marwan Lahoud s'installe dans un fauteuil avec un plaisir non feint. La journée a été longue, avec un déplacement à Donauworth (Bavière) pour passer au crible les grands dossiers de la filiale Eurocopter. Revue de programmes, campagnes commerciales, négociations avec les Etats...


"Business as usual", diraient les Américains. Cinq jours après l'échec de la fusion à 78 milliards d'euros entre EADS et le britannique BAE Systems, pourtant, la déception est toujours là, chevillée au corps: "Bien sûr, je suis déçu, j'aurais aimé que ça marche, reconnaît le directeur de la stratégie et du marketing d'EADS. Mais c'est un problème de riches. La vie continue pour EADS: on continue d'embaucher, de gagner des parts de marché, de fabriquer et de vendre des avions, des hélicoptères, des lanceurs Ariane, des Eurofighter."


Le dernier mot de l'histoire, un nein retentissant signifié par téléphone par Angela Merkel à François Hollande le 10 octobre, a néanmoins fait l'effet d'un coup de massue pour les deux groupes. "Nous avons sous-estimé l'éloignement des positions entre les trois gouvernements, reconnaît le numéro deux d'EADS. Nous pensions que l'intérêt stratégique et industriel prendrait le pas sur les intérêts nationaux. Nous nous sommes trompés." L'"opération commando" aurait-elle trop brusqué les gouvernements? Marwan Lahoud défend la stratégie mordicus: "Dans ce genre d'opération, la vitesse est l'aspect le plus important. On l'a bien vu avec la fuite dans la presse: je pense qu'elle a tué le deal. Une fois que l'affaire est dans le débat public, chacun a un avis sur la question, surtout ceux qui ne sont pas concernés."


Multiples scénarios


Le parallèle avec la fusion réussie qui a fait naître EADS en 2000, dont Marwan Lahoud avait aussi été l'un des initiateurs, donne à réfléchir. "Pourrait-on refaire EADS aujourd'hui? Je n'en suis pas sûr. Il y avait à l'époque un enthousiasme européen qui n'existe plus à présent. Il y a peut-être moins de vision de long terme, et plus de comptes faits sur des bases nationales, souvent sur des symboles plus que sur la réalité des choses, d'ailleurs."

Pas de quoi verser dans la sinistrose pour autant. Avec ou sans BAE Systems, EADS, 552 milliards d'euros de carnet de commandes, reste une redoutable machine de guerre, seulement devancé par Boeing en chiffre d'affaires. "Il n'y a pas que les acquisitions dans la vie! EADS, c'est une incroyable histoire de croissance, des milliers d'emplois industriels créés en Europe. La fusion avec BAE était une des histoires possibles, il y en a d'autres."


Reste à voir lesquelles. Une chose est sûre: la Vision 2020, le plan stratégique établi en 2007 qui visait à horizon 2020 un équilibre entre Airbus et les autres divisions, 25% du chiffre d'affaires réalisé dans les services, et 10 milliards de dollars réalisés aux Etats-Unis (hors Airbus), va être passée à la paille de fer. "L'échec récent a montré ses limites. On rouvre donc le champ des possibles, sans tabou. Les objectifs de la Vision 2020 sont-ils toujours pertinents? Sont-ils atteignables? On prendra le temps qu'il faudra pour y réfléchir. Et s'il faut changer de stratégie, on la changera."


En interne ou en externe, les idées ne manquent pas. Un rachat de l'italien Finmeccanica? "Ce n'est pas parce qu'on a raté BAE qu'on va se jeter sur Finmeccanica, ce n'est pas comme ça que ça marche." De source proche d'EADS, le scénario est même totalement exclu, de même qu'une nouvelle tentative de rachat de Thales. Une vente de la filiale défense Cassidian? "Cassidian fait plus de 5 milliards d'euros, c'est à peine moins que Thales, qui en fait 7 dans la défense. On a un business qui marche, qui gagne bien sa vie. Je ne vois pas pourquoi Cassidian serait menacé ou vendu." Les difficultés à l'exportation du chasseur Eurofighter, développé avec BAE et Finmeccanica? "L'Eurofighter va bien, avec plus de 600 commandes. Si on améliorait l'organisation, avec une société intégrée plutôt que le schéma actuel de type GIE, ça irait encore mieux."


Forte cohésion interne


L'échec de la fusion laissera pourtant des traces à EADS. Les discussions avec l'Allemagne, entre le veto sur la fusion et son souhait de baisser ses commandes d'équipements militaires, s'annoncent tendues. "Nous avons 50.000 salariés en Allemagne, nous sommes le premier fournisseur du ministère de la Défense allemand. Il n'y a pas d'antagonisme, nous sommes allemands outre-Rhin et français en France!" Quant aux interrogations sur l'avenir de Tom Enders et Marwan Lahoud, grands artisans du projet avorté, le numéro deux d'EADS les balaie d'un revers de main. "Il y a un point sur lequel je suis épaté, c'est la cohésion en interne. On a raté la fusion, mais ce que je retiens, c'est qu'enfin il y a une équipe EADS au-delà des nationalités." C'est encore loin d'être le cas pour les Etats européens.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:57

JIM LR UK

 

19/10/2012 Gicat

 

Sagem (groupe Safran) vient de recevoir la notification de l’Agence d’acquisition de l’Otan NSPA (*) d’un nouveau marché de 126 Jumelles Infrarouges Multifonctions JIM LR (Long range) au profit du Ministère de la défense du Danemark.

 

La jumelle JIM LR intègre en un seul équipement optronique portable les fonctions suivantes : vision jour et infrarouge, télémétrie, compas magnétique, GPS, pointeur laser, et transmissions de données. Les JIM LR destinées au Danemark intègreront en outre une fonction fusion d’images infrarouges et visibles, permettant la vision tout-temps et le décamouflage de jour. Elles disposeront également d’une capacité d’enregistrement images et vidéos sur port USB. Le choix des forces armées danoises s’est porté sur la JIM LR à l’issue de tests comparatifs, les opérationnels soulignant particulièrement ses excellentes performances en matière de détection, d’identification et d’acquisition de cibles, tout en appréciant son ergonomie et sa légèreté. Déjà dotées de jumelles Matis et de JIM LR, les forces danoises confirment ainsi leur confiance dans les équipements optroniques de Sagem au titre de leur programme continu de modernisation des troupes au contact. La JIM LR est utilisée par plusieurs pays de l’Otan pour l’infanterie, l’artillerie, le renseignement, les forces spéciales, l’appui des troupes au contact et la protection des frontières et des côtes. Ce nouveau contrat porte à 5 000 le nombre de JIM LR en service et en commande dans le monde, dont 2 000 pour l’ensemble des armées françaises.

 

(*) L'Agence de soutien NSPA de l’Otan (ou Nato Support Agency) est l'agence de services et de logistique intégrée de l’OTAN. La NSPA est née le 1er juillet 2012 du regroupement des anciennes agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA), de l’agence de gestion des oléoducs en Centre-Europe (CEPMA) et de l’agence OTAN de gestion du transport aérien (NAMA).

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Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/121018-corsican-lion-it-s-now/corsican-lion-it-s-now-!-2/2038285-2-fre-FR/corsican-lion-it-s-now-!-2.jpg

Le porte avions Charles de Gaulle avec leHMS Northumberland et le BPC Mistral.

 

18/10/2012 Sources : Ministère de la Défense

 

Ce 18 octobre 2012 marque le coup d’envoi de l’exercice Corsican Lion en Méditerranée, concrétisation sur le terrain du traité de coopération franco-britannique en matière de défense signé le 2 novembre 2010 (Traité de Lancaster House) : une importante et inéditemanœuvre aéronavale et amphibie franco-britannique rassemblant 5 000 hommes et 13 bâtiments de combat, à proximité du littoral corse.

 

Le traité de Lancaster House prévoit la mise en œuvre d’une force expéditionnaire inter-armées franco-britannique (Combined Joint Expeditionary Force, CJEF), capable entre autre, d’intervenir depuis la mer. L’exercice Corsican Lion traduit pour la première fois la volonté bilatérale d’engager cette force en deuxTask Group (TG) : un TG amphibie, composée par le HMS Bulwark et l’Illustrious de la Royal Navy, ainsi que du  Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral de la Marine nationale; et d’un TG aéronaval formé du porte-avions français Charles de Gaulle et de ses bâtiments de soutien, renforcé d’une frégate britannique.

 

« Une première journée de manœuvres à la mer a permis l’intégration de nos moyens respectifs et s’est achevée par le regroupement de toutes les unités, contribuant ainsi au développement de l’esprit d’équipe de Corsican Lion. A partir d’aujourd’hui, militaires français et britanniques constituent une seule et même force » précise le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant le Task Group 473 formé autour du porte-avionsCharles de Gaulle. « J’attends beaucoup de Corsican Lion car c’est la première étape de la concrétisation de cette future force expéditionnaire franco-britannique avec, pour l’occasion, l’engagement des aéronefs du Charles de Gaulle en soutien des opérations amphibies conduites par le Task Group britannique ». Cet avis est partagé par le Commodore Paddy McAlpine, commandant Britannique des forces amphibies qui déclare : “This is a historic new chapter for our navies and land forces. We are very much looking forward to working together on this new chapter of interoperability with our French allies*”.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/121018-corsican-lion-it-s-up-to-now/corsican-lion-it-s-now-!-3/2038290-3-fre-FR/corsican-lion-it-s-now-!-3.jpg

Les HMS Bulwark et Mountrose.

 

A bord du BPCMistral, plus de 300 marsouins de la 9e Brigade d'infanterie de marine et 52 Marines britanniques de la 3e brigade commando forment le Groupement tactique embarqué (GTE) commandé par le colonel Christophe Paczka du 2e Régiment d’infanterie de marine d’Auvours (2e RIMa). Ils débarqueront dans quelques jours ensemble avec une cinquantaine de véhicules sur les côtes « d’un pays réputé hostile », comme l'annonce le thème tactique de l’exercice, sous la protection des avions catapultés depuis le Charles de Gaulle …

 

* "C’est une nouvelle page dans l’histoire militaire de nos deux pays. Nous attendions avec impatience cette étape concrète d’interopérabilité avec nos alliés français".

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/121018-corsican-lion-it-s-now/corsican-lion-it-s-now-!-4/2038295-4-fre-FR/corsican-lion-it-s-now-!-4.jpg

Emprunte des deux task Group sur la Méditerranée.

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