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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:17

EADS BAE 

 

10 octobre 2012 Par Patrick Déniel - L'Usine Nouvelle

 

Hélène Masson est maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), un think tank sur le secteur de la défense. Elle a suivi le projet de fusion entre EADS et BAE.

 

L'Usine Nouvelle - Que vous inspire l’échec des négociations entre EADS et BAE ?


Hélène Masson - Mon impression est que le projet industriel est passé totalement au second plan, derrière les tractations intergouvernementales….et la grille de lecture des analystes financiers. Mais, si on reste sur le plan du projet industriel justement, BAE Systems avait au final davantage intérêt à voir aboutir ce rapprochement, dans un contexte de baisse des ventes sur ses deux principaux marchés britannique et américain, que le groupe EADS aux perspectives de croissance bien meilleures, notamment sur les marchés civils, mais aussi avec des relais en Asie et en Amérique latine.

 

Côté Allemagne, la perspective d’une restructuration d’EADS Cassidian et avec elle une réduction des emplois sur les sites allemands a fortement pesé. On peut sans peine imaginer que les syndicats allemands sont montés au créneau. Malheureusement c’est une vision à courte vue, car dans tous les cas, rapprochement ou pas, cette branche devrait subir à terme des réductions d’emplois eu égard aux baisses de commandes en Europe.

 

le-rafale photo source india-defence

source Livefist

 

Et n’oublions pas non plus que la perte du marché MMRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft) en Inde est à l’origine d’importantes tensions entre les britanniques et les allemands. En jouant la montre, les industriels ont cherché en quelque sorte à couper "l’herbe sous le pied des gouvernements", imaginant  - à tort - plus  de flexibilité de leur part dans un contexte budgétaire contraint.

 

Quelles peuvent être les conséquences pour les deux protagonistes ?


Pour BAE Systems, eu égard au poids du marché américain et aux perspectives de baisse du marché britannique, on peut penser que le groupe cherche à se rapprocher d’un groupe américain. Côté EADS, selon les segments d’activités, le groupe pourrait mener une stratégie de croissance externe ciblée et renforcer ses partenariats avec des industriels des BRICS dans le cadre de la conquête de nouveaux marchés export. En clair une stratégie qui serait en droite ligne des orientations déjà à l’œuvre depuis un moment. Reste la question de la pénétration du marché américain : là encore le groupe devrait privilégier une stratégie indirecte via l'acquisition d'entreprises disposant d'une empreinte américaine.

 

Est-ce l’échec d’une certaine idée de l’Europe de la défense ?


Il ne me semble pas que ce projet ait été porté par une certaine idée de l’Europe de la défense…C’est un projet porté par les industriels, une approche pragmatique. BAE est un groupe au profil transatlantique, peu implanté en Europe, hors marché britannique, et peu porteur aujourd'hui de projets labellisés européens (dans le cadre de l'Agence européenne de défense ou de la commission européenne par exemple).

 

Les Etats ont-ils été à la hauteur des enjeux ?


Effectivement…En tant qu’observateur, on a l’impression que les discussions n’ont pas véritablement porté sur le projet industriel et sur les perspectives de croissance des activités du futur ensemble, mais davantage sur des critères de "nationalisme économique" et de pré carré…

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:13

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/b/ba/Flag_of_Germany.svg/800px-Flag_of_Germany.svg.png

 

10/10 LesEchos.fr (Reuters)

 

EADS et BAE Systems ont annoncé mercredi la fin de leurs discussions de fusion, montrant l'Allemagne du doigt après l'échec d'âpres tractations diplomatiques entre Paris, Berlin et Londres sur leurs prérogatives.

 

Les deux groupes avaient jusqu'à 16h00 GMT pour annoncer s'ils demandaient aux autorités boursières britanniques l'autorisation de poursuivre les négociations ou s'ils renonçaient à leur projet de créer un nouveau géant mondial du secteur de l'aéronautique de la défense qui aurait surpassé l'américain Boeing.

 

"Il est devenu clair que les intérêts des Etats parties prenantes ne pouvaient pas être réconciliés de manière adéquate avec les objectifs que s'étaient fixés BAE Systems et EADS pour leur fusion", ont fait savoir les deux groupes dans un communiqué commun.

 

"BAE Systems et EADS ont donc décidé qu'il était dans le meilleur intérêt de leurs entreprises et de leurs actionnaires d'abandonner les discussions et de continuer à se concentrer sur leurs stratégies respectives", ont-ils ajouté.

 

L'Allemagne a été explicitement mise en cause dans le blocage des discussions. Les deux entreprises, souligne-t-on de source proche des discussions, avaient répondu à toutes les demandes de Berlin et n'ont pas compris pourquoi le gouvernement allemand a tout de même fait barrage.

 

"Il est juste de dire qu'il y a eu des difficultés avec le gouvernement allemand", a déclaré Ian King, le président de BAE, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

 

Un porte-parole d'EADS, plus incisif, a expliqué que "le gouvernement allemand n'a donné aucune raison claire pour justifier son opposition", alors que "Paris et Londres étaient favorables à la fusion (et que) des solutions avaient été trouvées à toutes les questions soulevées par les gouvernements français et britannique".

 

De source gouvernementale française, on a de même déclaré que le gouvernement allemand avait bloqué l'avancée du dossier.

 

"Il semblerait que la chancelière (Angela Merkel) ne souhaite pas que les discussions se poursuivent", a dit cette source.

 

"LES INTÉRÊTS INDUSTRIELS" DE L'Allemagne

 

Berlin, tout en se défendant de porter la responsabilité de l'échec des discussions de fusion entre EADS et BAE, a invoqué ses intérêts industriels.

 

"L'Allemagne n'est pas la seule à avoir bloqué la fusion entre EADS et BAE, la France aussi avait des réserves", a estimé une source gouvernementale allemande.

 

Le secrétaire d'Etat à l'Economie Peter Hintze a cependant déclaré sur le site internet du magazine Der Spiegel que "les intérêts industriels de l'Allemagne (...) sont mieux garantis sous cette forme", c'est-à-dire en maintenant l'indépendance d'EADS.

 

"Je n'ai pas à regretter ou à me réjouir, j'ai à constater", s'est pour sa part borné à commenter le président François Hollande.

 

En Bourse, l'action EADS a fortement grimpé après l'annonce de l'abandon des négociations, tandis que le titre BAE accusait le coup à Londres. EADS a clôturé en hausse de 5,29%, signant la plus forte progression de l'indice CAC 40, lui-même en repli de 0,5%. BAE Systems a perdu 1,38%.

 

Car au-delà des divergences constatées entre les Etats sur leur participation au capital du futur groupe et sur les droits associés en matière de gouvernance, le projet a échoué à convaincre plusieurs grands actionnaires.

 

SCEPTICISME DES ACTIONNAIRES

 

La perspective de la fusion entre EADS et BAE avait suscité doutes et questionnements chez les analystes du secteur, qui jugeaient la parité de 60-40 très favorable au groupe britannique et soulignaient l'aspect destructeur de valeur pour les actionnaires d'EADS.

 

Invesco Perpetual, qui dit détenir 13,3% des actions ordinaires de BAE, a dressé une longue liste d'objections à la fusion, citant des craintes d'ingérence des Etats, l'absence de logique stratégique de l'opération et le manque de visibilité concernant les dividendes au-delà de 2013.

 

Le groupe Lagardère, désireux de sortir au meilleur prix d'EADS, a également critiqué le projet.

 

EADS et BAE ont pour leur part réaffirmé la logique industrielle qui portait selon eux l'opération. Ils ont aussi souligné l'état d'avancement de leurs discussions, qui avaient abouti sur les principaux points, y compris la future politique de dividende et l'ampleur des synergies.

 

"C'est bien sûr dommage, mais je suis heureux que nous ayons essayé. Je suis certain qu'il y aura d'autres défis que nous affronterons ensemble", a déclaré Tom Enders, le président exécutif d'EADS.

 

Sean O'Keefe, son directeur général pour l'Amérique du Nord, a déclaré à Reuters que le groupe européen restait déterminé à accroître sa présence sur le marché américain de la défense.

 

BAE Systems a quant à lui fait savoir qu'il ne comptait pas se mettre en quête d'un autre partenaire, ajoutant qu'un projet de fusion avec EADS ne pourrait revenir sur la table qu'en cas d'évolution du contexte politique.

 

Voir aussi : Le communiqué d'EADS et BAE Systems

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:54

Europe Flag

 

10/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Faute de surmonter leurs différends, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne envoient un signal désastreux au reste du monde.

 

Chez Dassault, on a dû jubiler ce mercredi en apprenant l'échec du projet de fusion d'EADS avec BAE Systems. Mi septembre, lorsque l'existence des négociations a été rendue publique, médias et analystes ont tout de suite pointé du doigt le risque de marginalisation pour le fabricant du Rafale. EADS et BAE rapprochés, c'était la perspective de consolider l'aéronautique militaire européenne qui se dessinait, quitte à ce que l'avionneur français mette un terme à sa stratégie de « spendide isolement ». Raté.

 

Plus globalement, l'annonce de ce mercredi porte un coup dur au volet industriel de l'Europe de la défense, et donc à l'Europe de la Défense dans son ensemble, qui n'en finit pas de ne pas décoller. L'histoire retiendra que le Royaume-Uni, la France, et l'Allemagne, c'est à dire les trois premières puissances militaires du Continent, n'ont pas réussi à dépasser leurs approches nationales pour faire émerger un champion de classe mondial.

 

Pour Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'IRIS, Paris a répondu oui par intérêt stratégique , car le projet s'inscrivait dans le cadre global de construction de l'Europe de la défense. Londres a répondu oui pour conserver la compétitivité de BAE. Mais voilà, Berlin a répondu non car l'Europe de la défense n'est pas une fin en soi pour l'Allemagne, et que son industrie est compétitive.

 

Quel avenir pour la relation franco-allemande en matière de défense  ?

 

Vis à vis du reste du monde, le message est désastreux. Cela fait des années que tous les spécialistes clament que l'Europe doit consolider son industrie qui souffre d'un émiettement trop marqué. Avec la crise financière actuelle, et la pression qui en découle sur le budgets militaires dans les pays occidentaux, l'argument n'en est que plus fort. A ce titre, en fusionnant, EADS et BAE auraient donné un signal clair que l'industrie, à défaut des décideurs politiques, était capable de prendre ses responsabilités.

 

Parmi les nombreuses questions que posent cet échec, celle de l'avenir de la relation franco-allemande en matière de défense n'est pas la moins importante. A la fin de son mandat, Nicolas Sarkozy a misé sur l'alliance avec les Britanniques, qui s'est traduite par les traités de Lancaster House. Une fois élu, François Hollande n'a pas remis en cause cet axe bilatéral, mais a fait de la relance de l'Europe de la défense une priorité.

 

A peine installé à l'hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, est donc allé rendre visite à son homologue outre-Rhin. Les deux pays ont signé une lettre d'intention listant quelques projets de coopérations bilatéraux. Encore très évanescents, ces projets doivent faire l'objet d'annonces début 2013 à l'occasion des 50 ans du traité de l'Elysée. Malgré la volonté de Paris de ne pas accabler son partenaire, le « nein » d'Angela Merkel risque de laisser un goût amer...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:44

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

10/10/2012 spiegel.de

 

The merger between EADS and BAE would have created one of the world's largest aerospace and defense companies. But on Wednesday, it was called off. Germany, says EADS, bears the lion's share of the blame for the collapse of the mega-deal.

 

The planned merger between European aerospace giant EADS and British defense company BAE Systems was finally called off for good on Wednesday following weeks of strife among France, Germany and Britain. The primary blame for the failure, said an EADS company spokesperson, can be laid at Berlin's door.

 

"It was first and foremost the German government that allowed the deal to fail," the spokesperson said. A source familiar with the talks confirmed to the French news agency AFP that "it didn't work because the Germans blocked it."

 

The merger, which would have created one of the world's largest aerospace and defense companies, had already run into deep trouble last week. The governments of the three countries involved would all have had to approve the deal and there were significant divisions as to the size of the ownership stakes that France and Germany would be given. Britain and BAE, for their part, were concerned that granting governments too great of a sway might drive away existing and potential future contracts from the United States and Asia.

 

"It is, of course, a pity we didn't succeed but I'm glad we tried," EADS CEO Thomas Enders said on Wednesday. BAE head Ian King likewise expressed disappointment, saying the merger had presented an opportunity to create a world leader in aerospace, defense and security.

 

Shares Up

 

The stock market, however, didn't seem to share his disappointment. EADS shares jumped 3.7 percent on news that the deal was off with BAE share prices largely unchanged on the day. Germany's Economics Ministry likewise sounded pleased about the deal's failure. "I am convinced that EADS can best show its strengths on the global market independently," said Peter Hintze, a senior government official in the ministry and a member of Chancellor Merkel's conservative Christian Democratic Union party.

 

Some in the German government were concerned that the merger could have endangered the country's leadership role when it comes to key aerospace technologies. Furthermore, SPIEGEL reported on Monday that a key meeting last Friday ended without agreement due to a sudden German demand that the headquarters of the new company be located in Munich.

 

The deal would have created a company with yearly sales of around €70 billion ($90 billion) and 220,000 employees. It would have instantly jumped ahead of Boeing to take over the industry lead.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:01

bae systems

 

10/10 LesEchos.fr (Reuters)

 

BAE Systems ne cherche pas à se rapprocher d'une autre entreprise après l'échec de son projet de fusion avec EADS, ont déclaré mercredi le président et le directeur général du groupe britannique.

 

Lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, Dick Olver et Ian King ont souligné que BAE avait une stratégie très claire et que sa direction resterait en place.

 

Priés de dire s'ils envisageraient à l'avenir d'autres possibilités de mariage avec EADS, ils ont répondu que cela pourrait se faire uniquement si le contexte politique évoluait.

 

"Certainement pas à moins que les choses soient très différentes au sein des gouvernements européens", a dit Dick Olver.

 

Ian King, le directeur général, a confirmé que le point d'achoppement était venu du gouvernement allemand, plutôt que des Français et des Britanniques. "C'est une représentation exacte", a-t-il dit aux journalistes.

 

A la question de savoir si BAE Systems pourrait chercher à se rapprocher d'un autre prétendant, Dick Olver a répondu : "Non". Il a en outre estimé que l'échec des négociations avec EADS ne faisait pas pour autant de BAE une cible potentielle.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:35

Safran logo

 

10/10/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Adressé à Jean-Paul Herteman et Ross McInnes, le courrier du fonds d'investissement basé à Londres, The Children's Investment Fund (TCI), déménage... Si TCI salue les perspectives "exceptionnelles" des activités de Safran dans la propulsion, et à degré moindre dans les équipements aéronautiques, il critique durement les sommes investies pour se développer dans la sécurité. Il qualifie cette politique "d'échec".

 

Pas commode The Children's Investment Fund (TCI), un investisseur activiste dans le capital de Safran, qui s'est fait secouer comme jamais par un courrier adressé le 9 octobre et que "latribune.fr" s'est procuré. TCI, un fonds d’investissement basé à Londres qui revendique environ 3 % du capital de Safran, s'en est pris vivement à la stratégie d'acquisition suivie par le groupe français dans une lettre adressée aux dirigeants du groue aéronautique, révélée par le quotidien britannique "Financial Times".  Ce fonds, dirigé par Christopher Hohn, dénonce la politique d'acquisitions menées par le groupe en dehors du secteur aéronautique, qu'il qualifie "d'échec", et s'inquiète d'un retour des rumeurs sur une fusion, jugée "politique", avec l'électronicien de défense Thales.

 

"Performance faible" dans les équipements

 

Dans sa lettre aux deux responsables exécutifs du groupe, TCI estime que "le cœur de métier de Safran a une valeur énorme". Notamment la division propulsion aéronautique, qui est très bien managée avec "des perspectives de croissance très forte et un énorme potentiel de génération de cash". Il considère que l'activité équipements aéronautiques est également un "bon business" mais "a été systématiquement en dessous de ses objectifs". Malgré des parts de marché leader dans les trains d'atterrissage et les freins d'avion, Safran "réalise moins de la moitié des marges que ses concurrents" sur ces marchés, critique TCI. "Une telle performance aussi faible ne devrait pas avoir été tolérée aussi longtemps", estime le fonds britannique, qui est satisfait du récent engagement de la direction "d'améliorer la rentabilité de cette division". Mais « c'est une trop longue histoire", regrette-t-il.

 

TCI veut une action à 55 euros

 

Avec de telles perspectives remarquable dans les deux divisions (Propulsion et Équipements), TCI estime que la valorisation des actions Safran n'est pas la hauteur. Il évalue le potentiel de l’action à 55 euros alors que l’action cote aujourd’hui 29,88 euros. "La principale raison de cette décote" est dû à la politique d’acquisitions de Safran, "destructrices de valeur". "Safran a l'histoire de mal faire" les acquisitions, dépore TCI. En résumé, il considère que tous les investissements en dehors de l’aéronautique civile ont été des "échecs". Selon le fonds, ces opérations "reflètent un désir de la direction d’être plus gros que meilleur". "Une telle attitude est inacceptable", martèle TCI.

 

Des opérations irréfléchies

 

Le fonds rappelle la fusion "désastreuse" entre Snecma et Sagem pour les actionnaires du motoriste. Tout comme certaines acquisitions récentes, notamment L1, qui ont produit des performances "très mauvaises". Safran a dépensé plus de 1 milliard d’euros pour créer puis renforcer son activité sécurité, rappelle le fonds. "Ces acquisitions ont été faites à des multiples significativement plus haut que des opérations comparables", affirme TCI. Et d’assurer qu’un "vrai propriétaire de la société n'aurait jamais agi d’une façon aussi irréfléchie". Et ce qui fait enrager le TCI, c’est la publicité autour des prochaines opérations qu’il estime "contreproductive" avec le business de Safran.

 

Zodiac : un fondement stratégique douteux

 

TCI s’oppose ainsi à une opération avec Thales, qui a clairement des "motivations politiques". En outre, l’industrie de défense est en "déclin structurel", rappelle-t-il. Tout comme il s’oppose à une transaction  avec Zodiac, "une société de qualité globalement inférieure à Safran". Cette opération a un "fondement stratégique douteux" et les synergies sont "limitées". "Nous nous opposons à une nouvelle tentative sur Zodiac aux niveaux actuels", explique le fonds, qui précise que "fabriquer des moteurs est une activité bien supérieure que fabriquer des sièges".

 

Audit sur les acquisitions

 

TCI exige un audit des acquisitions récentes, l'arrêt des achats de sociétés en dehors du secteur aéronautique et une augmentation du taux de distribution des bénéfices à 50 %. Le fonds demande en outre à Safran de vendre Ingenico. Il considère qu'il existe "une menace significative à long terme sur le modèle économique" d'Ingenico et qu'il n'y a "pas le raisonnement stratégique à holding". "Le capital levé devrait être rendu aux actionnaires de Safran via un dividende spécial", explique TCI.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:30

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

oct 10, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Tristesse dans le monde aéronautique. BAE Systems et EADS viennent officiellement d’annoncer qu’ils ont « décidé de mettre fin à leurs discussions ». La faute aux gouvernements – selon eux … « Malgré beaucoup d’engagements constructifs (…) des gouvernements respectifs ces dernières semaines, il est devenu clair que les intérêts des intervenants gouvernementaux des parties ne peuvent pas suffisamment se rapprocher les uns avec les autres (comme) avec les objectifs définis par BAE Systems et EADS pour (leur) fusion. »


Le bug : l’alignement des intérêts des actionnaires (des Etats)


Pour les industriels, la fusion avait cependant une logique qu’ils rappellent dans une déclaration commune qui vient d’être publiée. « La fusion était basée sur une logique industrielle et représentait une opportunité de créer une combinaison de deux entreprises solides et prospères supérieure à la somme des parties. » Tout paraissait bien parti, du moins entre industriels. « BAE Systems et EADS avaient accepté les principales modalités de la fusion » : conditions commerciales, structure juridique, modalités de gouvernance, structure unifiée de gestion et de conseil, stratégie de la nouvelle entreprise, politique de dividendes à court terme, réduction des coûts et répartition des bénéfices. « Dès le début des discussions entre les parties, BAE Systems et EADS avaient clairement indiqué qu’ils procéderaient à une fusion de leurs activités que si une structure de transaction pourrait être créée alignant les intérêts des actionnaires et avec un fort soutien de leur part. »


Pas de numéro 1 mondial, snif ! Mais ce n’est pas que partie remise


Chacun des partenaires va désormais « se concentrer sur la prestation de leurs stratégies respectives ». Malgré les termes d’usage – visant à rassurer les actionnaires et clients – les dirigeants n’ont pu s’empêcher d’exprimer leur déception. « Nous sommes évidemment déçus de n’avoir pas pu parvenir à un accord acceptable avec nos différents intervenants gouvernementaux » a déclaré Ian King, directeur général de BAE Systems. « Nous croyons que la fusion était une occasion unique pour BAE Systems et EADS de combiner deux entreprises de classe mondiale avec des métiers complémentaires pour créer un leader mondial de l’aérospatial, de la défense et de groupe de sécurité. » Et son accolyte Tom Enders, PDG de EADS, de confirmer : C’est « dommage que nous n’ayons pas réussi mais je suis content d’avoir essayé. Je suis sûr qu’il y aura d’autres défis que nous allons aborder ensemble dans le futur. »

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:30

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10.10.2012 Par Frédéric Lemaître (à Berlin)-  Le Monde.fr

 

EADS et BAE Systems ont officiellement dressé, mercredi 10 octobre, l'acte de décès de leur projet de fusion. Pourtant, ces derniers jours, les directions des deux groupes d'aéronautique et de défense croyaient bien être parvenues à leur fin. Mais elles n'ont pas réussi à infléchir Angela Merkel et l'Etat allemand. Au point de préférer renoncer. Revue de détail des blocages de la chancelière.

 

La parité franco-allemande et la présence étatique au capital

 

Depuis l'annonce des fiançailles entre EADS et BAE, le 12 septembre, le gouvernement allemand n'avait posé officiellement qu'une seule condition à sa possible approbation : conserver la parité franco-allemande au sein du capital du futur groupe.

 

Aujourd'hui, au sein d'EADS, les actionnaires français (l'Etat et Lagardère) détiennent 22,5 % du capital, tout comme les actionnaires allemands (Daimler, 15 %, et des banques allemandes, dont la banque publique KfW, 7,5 %).

 

Vendredi 5 octobre, Londres et Paris étaient tombés d'accord pour que la France comme l'Allemagne détiennent chacune 9 % du futur groupe EADS-BAE.

 

Paris avait, en outre, obtenu de la Grande-Bretagne, fait-on savoir côté français, le droit à terme de dépasser ce seuil et d'aller au-delà de 9 %. Que ce soit en rachetant les 7,5 % de Lagardère dans EADS ou autrement.

 

Qui plus est, ce projet de fusion obligeait Berlin à régler dans l'urgence un problème de longue date : la non-participation de l'Etat allemand au capital d'EADS. Au contraire de la France, actionnaire historique du groupe européen.

 

Seulement voilà, Daimler, comme Lagardère, souhaite se désengager d'EADS. Alors que Tom Enders, le patron d'EADS, ne cesse de plaider pour que les gouvernements sortent du capital de l'entreprise, la fusion aurait poussé Berlin à y entrer, par le biais de la banque publique KfW, la Caisse des dépôts allemande. Et à dépenser au passage 6 milliards d'euros pour racheter la participation de Daimler et être à parité avec Paris.

 

Les discussions sur une éventuelle participation déclenchaient, depuis longtemps, de vives tensions entre Philip Rösler, le ministre de l'économie et président du Pari libéral, hostile à un engagement de l'Etat, et Angela Merkel et la CDU.

 

Le siège, les sites et les emplois

 

La décision de Tom Enders, tout juste installé à la tête d'EADS, début juin, de transférer à Toulouse les sièges parisien et bavarois d'EADS, a fait craindre en Allemagne qu'un tel scénario se reproduise avec le nouvel ensemble.

 

La tentative de rapprochement avec BAE Systems a été l'occasion pour Berlin de remettre la question sur la table de l'emplacement du siège. Une demande jugée "déraisonnable" par EADS, car "le choix du siège de la maison est une décision économique".

 

Surtout, Berlin redoutait que les activités de défense d'EADS, principalement installées en Allemagne, ne fassent les frais de la fusion.

 

Outre les réductions d'effectifs et des transferts d'activités, Berlin craignait que le centre de gravité du pôle défense du futur EADS-BAE quitte l'Allemagne pour la Grande-Bretagne et BAE.

 

C'était inenvisageable pour Mme Merkel à un an des élections législatives, mais aussi d'élections en Bavière – où EADS a une grande partie de ses activités militaires.

 

A ce titre, en Allemagne, nul n'a oublié les déboires de Sanofi-Aventis. En 1998, la fusion "entre égaux" du français Rhône-Poulenc et de l'Allemand Hoechst, pour créer un géant européen de la pharmacie, avait abouti au sacrifice des emplois en Allemagne au profit des sites français.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:30

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

10 octobre 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

ANALYSE  Le rapprochement annoncé entre les deux groupes aéronautique et de défense n'aura donc pas lieu. L'ingérence des États et le peu de synergies entre les deux entreprises ont affaibli un projet pourtant présenté comme une opération parfaite.

 

Tom Enders vantait une opération quasi parfaite et ne s'attendait pas à une telle levée de boucliers. Mais, comme on pouvait le craindre ces derniers jours, EADS et BAE n’ont pas réussi à  boucler leur projet de rapprochement.

 

Sur le papier, les deux groupes étaient complémentaires, en termes d'activités comme de marchés géographiques. Les ventes d'appareils Airbus d'EADS couplées à celles de chars et frégates de BAE pour son meilleur client, le Pentagone, mettaient le futur groupe à l'abri des crises cycliques que peuvent subir les entreprises sur leur marché d'origine.

 

Cerise sur le gâteau pour les Européens : le rapprochement donnait naissance au premier groupe mondial d'aéronautique et de défense, dont le chiffre d'affaires dépasserait 70 milliards d'euros. Plus fort que l'américain Boeing !

 

Pourtant, la durée et l'âpreté des négociations ont souligné les deux faiblesses de cette fusion. Le rôle que la France et l'Allemagne comptaient s'octroyer dans le nouvel ensemble constituait la première faiblesse du projet.

 

Associés dans un pacte d'actionnaires, qui réunit le groupe Lagardère (7,5 % du capital), l'État français (15 %) et le groupe Daimler (22,5 %), Paris et Berlin sont quasiment propriétaires du groupe EADS. Et leurs droits sont énormes : nomination d'un administrateur, veto sur les décisions stratégiques...

 

Avec la fusion, ce pacte d'actionnaires devait voler en éclats, et les droits associés avec. « Avec la dilution de leur participation, les États pèseront beaucoup moins lourd. Ils ne pourront plus prétendre aux mêmes droits », expliquait un proche du dossier quelques jours avant l’annonce de l’échec de la fusion.

 

L'intention prêtée à l'Allemagne de vouloir s'arroger 9 % du capital d'EADS-BAE pour 4 milliards d'euros en dit long. Tom Enders proposait à ses encombrants actionnaires de céder leur participation au profit d'une "golden share". Cette action spéciale garantissait leurs droits fondamentaux. Paris et Berlin pouvaient ainsi s'assurer que leurs intérêts vitaux seraient protégés.

 

EADS développe en effet les missiles des sous-marins nucléaires français et des technologies de défense clés pour la sécurité des deux États. Avec une "golden share", ces derniers pouvaient aussi s'opposer à toute OPA hostile afin de garantir l'ancrage européen du groupe. Il était pourtant difficile d'imaginer que la France et l'Allemagne renonceraient à influencer la stratégie de leur champion industriel et à peser sur les choix d'implantation des usines et des bureaux d'études...

 

L'état-major d'EADS voulait éviter à tout prix un tel scénario. "Cela donnera l'image d'une étatisation rampante de la société. Si les Américains sont prêts à comprendre que les États veulent défendre leurs droits vitaux, ils sont opposés à ce que l'un des fournisseurs de technologies sensibles du Pentagone soit piloté par des États", indiquait une source proche des négociations.

 

Une ligne partagée par le gouvernement britannique, qui se satisfait d'une action spéciale au capital de BAE. Londres voyait d'un mauvais œil les velléités françaises et allemandes de s'immiscer dans la future stratégie de la nouvelle société.

 

Estimation démesurée

 

La deuxième faiblesse de la fusion EADS-BAE tenait dans le peu de synergies dégagées. C'est même un actionnaire d'EADS qui, le premier, a appuyé sur ce point sensible. Dans un communiqué critique, le groupe Lagardère a demandé un réexamen du dossier, celui-ci n'étant pas créateur de valeur selon lui. Une prise de position qui renvoie... à la faible rentabilité d'EADS (2 %), loin derrière ses principaux concurrents américains.

 

"Nous estimons que les ventes susceptibles de donner lieu à de telles synergies se chiffrent à 15 milliards d'euros, explique Zafar Khan, le responsable de la recherche aérospatiale et défense à la Société générale. Même en appliquant un généreux coefficent de synergies de l'ordre de 2 %, on n'atteint que 300 millions d'euros avant impôts."

 

L'estimation de 800 à 900 millions d'économies, qui avait fuité après l'annonce du projet de fusion, semblait démesurée. "La fusion n'est pas un deal à synergies. Elles sont extrêmement réduites à court terme", confirme Yan Derocles, analyste financier chez Oddo Securities. La banque d'investissement les évaluait à environ 250 millions en base annuelle à partir de 2014. Sans compter qu'une partie de ces gains serait nécessairement remise aux actionnaires et aux clients sous forme de rabais commerciaux.

 

EADS a réfuté cette vision à court terme, affirmant qu'il fallait apprécier l'opération au-delà des simples synergies de coûts. "Chacun pourra profiter du réseau commercial de son partenaire", soulignait une source proche des négociations. EADS se serait appuyer sur les entrées de BAE au Pentagone pour espérer vendre ses avions militaires, comme son ravitailleur dérivé de l'A 330 ou son nouvel appareil de transport A 400 m.

 

De son côté, BAE aurait bénéficier de la puissance commerciale d'Airbus en Amérique latine et en Asie. Des synergies financières permettraient également aux deux groupes d'emprunter de l'argent sur les marchés à de meilleures conditions.

 

Faute d’alliance avec EADS,  BAE est désormais sous la menace de ses concurrents américains, le britannique ayant annoncé qu'il a besoin d'un partenaire pour grossir.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:25

EADS BAE

 

10.10.2012 Par Guy Dutheil et Dominique Gallois, avec Frédéric Lemaître (à Berlin) et Marc Roche (à Londres) LE MONDE

 

La scène se passe le mardi 11 septembre. Elle a pour cadre une somptueuse villa au bord du Wannsee, à quelques kilomètres au sud de Berlin, où se tient un colloque sur les cinquante ans du traité de l'Elysée.

 

Au cours de cette manifestation, organisée par l'ambassade de France et le riche homme d'affaires Reinhold Würth, le général de division Philippe Chalmel, attaché de défense à l'ambassade, évoque l'avenir de la coopération militaire entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Celle-ci devrait se renforcer, dit-il, ajoutant un énigmatique "vous verrez demain soir".

 

Vingt-quatre heures plus tard, mercredi 12 septembre dans l'après-midi, l'agence Bloomberg révèle le projet de fusion entre les groupes franco-allemand EADS et britannique BAE Systems. D'un coup, cette fuite, venue vraisemblablement d'un banquier d'affaires, anéantit tous les efforts de discrétion entourant ce projet visant à constituer le numéro un mondial de l'aéronautique et de la défense, devant l'américain Boeing.

 

L'opération, baptisée "Elm et Birch" – deux arbres (orme et bouleau, en anglais) aux initiales d'EADS et BAE – et pour laquelle travaillaient en secret 450 personnes, tombe dans le domaine public. Il est trop tard pour la mettre à terre. Mais il est aussi trop tôt pour la conclure dans la sérénité.

 

Ce que les quatre semaines qui suivent démontrent d'ailleurs : marquées par de fortes tensions entre les Etats français, britannique et allemand, les discussions se soldent par un échec. EADS et BAE en prennent acte mercredi 10 octobre.

 

"ALLER LE PLUS LOIN POSSIBLE"

 

Ce projet prend racine au printemps à Toulouse, où Tom Enders, 53 ans, alors patron d'Airbus, se prépare à ses futures fonctions de président d'EADS. Le 1er juin, ce dirigeant allemand remplacera le Français Louis Gallois aux commandes du groupe.

 

"Major Tom", comme est surnommé cet ancien officier parachutiste, n'entend pas perdre de temps. Il veut marquer sa prise de pouvoir par une action d'éclat. Pourquoi ne pas réaliser rapidement une acquisition significative dans la défense ? Notamment pour compenser la position trop dominante d'Airbus au sein du groupe, comme l'ont souhaité tous les dirigeants successifs d'EADS.

 

Dès lors, quoi de plus naturel que de renforcer les liens avec BAE ? Les deux groupes se connaissent de longue date. Leurs dirigeants aussi. Et l'idée d'un tel rapprochement existe depuis toujours. De plus, EADS et BAE sont associés dans plusieurs programmes, dont l'Eurofighter Typhoon. C'est d'ailleurs l'échec fin janvier de la vente de cet avion de chasse en Inde qui sert de déclic.

 

En mai, lors d'un déjeuner à Munich, Tom Enders et Ian King, le patron de BAE, demandent à leurs responsables respectifs de la stratégie, Kevin Taylor pour BAE et Marwan Lahoud pour EADS, de proposer des pistes pour regrouper leurs avions de combat. A charge pour eux "d'aller le plus loin possible". Le projet est secret.

 

Début juin, MM. Taylor et Lahoud remettent "deux papiers", l'un répondant à la demande précise, l'autre esquissant, en trois pages, les grandes lignes d'une fusion. Ian King trouve l'idée "reasonably exciting". Séduit, Tom Enders – devenu patron d'EADS – redoute les obstacles à venir du côté des pouvoirs publics français et allemands.

 

MONTAGE

 

Les deux patrons décident d'approfondir les discussions. Ils confient une étude de faisabilité à six personnes chargées de la stratégie, des finances et du juridique. Au vu de leurs conclusions, le projet est lancé le 2 juillet à Londres dans un hôtel près du City Airport. Le montage esquissé préserve l'identité des deux groupes. Seul désagrément de cette rencontre : les sandwiches servis. Ils étaient à ce point mauvais que les huit protagonistes se jurent de changer de lieu de rencontre.

 

Avocats et banquiers d'affaires sont mis dans la boucle. Les gouvernements français, allemand et britannique sont avertis. Tout comme les deux actionnaires d'EADS, Lagardère et Daimler. A Paris, Marwan Lahoud informe, le 10 juillet, Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l'Elysée, et Cédric Lewandowski, directeur de cabinet du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Le projet est bien accueilli par la nouvelle équipe au pouvoir, qui les incite à continuer.

 

En revanche, Londres, occupé par l'organisation et la sécurité des Jeux olympiques, se contente de donner son accord de principe, reportant l'examen du dossier à l'après-JO. David Cameron est en faveur de la fusion. Mais "elle ne doit pas se faire à n'importe quel prix", prévient le 10 Downing Street.

 

EADS a plus de mal avec ses actionnaires privés. Malgré l'envoi de SMS et de courriels, il faudra plusieurs jours à Arnaud Lagardère – nouveau président du conseil d'administration d'EADS depuis le début du mois de juin –, en vacances à New York, pour donner sa réponse.

 

ÂPRETÉ DES DISCUSSIONS

 

En revanche, son prédécesseur à la présidence d'EADS, l'Allemand Bodo Uebber, représentant de Daimler, aurait peu apprécié de ne pas avoir été mis dans la confidence plus tôt. D'autant que, depuis un an, le constructeur automobile cherche à réduire sa participation sans trouver preneur et que ce projet remet tout en cause. Se considérant comme partants, Daimler comme Lagardère décident de ne pas se mêler des discussions.

 

Pour formaliser cet accord, une trentaine de personnes, parmi lesquelles les dirigeants des deux groupes, leurs équipes de fusions-acquisitions, banquiers d'affaires et avocats s'enferment, du 14 au 16 juillet au Margaretenhof, un hôtel installé au milieu d'un golf au-dessus du lac Tegernsee dans les Alpes bavaroises, à 50 kilomètres de Munich.

 

Ce choix n'est pas anodin. L'établissement est en travaux. Pas de clients gênants. L'âpreté des discussions contraste avec le cadre bucolique. "Tout a été déballé entre les deux parties. On s'est envoyé à la figure tout ce qu'on pouvait", entend-on aujourd'hui. Les Britanniques critiquent le futur A350 d'Airbus. Allemands et Français démontent les investissements de BAE dans la défense aux Etats-Unis. Plusieurs fois, la rupture est frôlée.

 

Il faut une journée de plus, aux deux jours initialement prévus, pour aboutir à un accord. Les parités de fusion sont arrêtées : 60-40 en faveur d'EADS et non 50-50 comme le souhaitait BAE ou deux tiers-un tiers voulu par EADS. L'accord scellé entre les deux entreprises, les négociateurs reviennent le présenter aux conseils d'administration des deux groupes et aux gouvernements respectifs.

 

Côté français, des discussions s'engagent avec David Azéma, le nouveau responsable de l'Agence des participations de l'Etat, et Laurent Collet-Billon, patron de la direction générale de l'armement. L'objectif est de maintenir la participation française au capital et de protéger certains intérêts dans la défense.

 

"MES DROITS, MES DROITS"

 

A Paris, le 23 juillet, un dîner rassemble, au ministère de la défense, Jean-Yves Le Drian et son collègue de l'économie, Pierre Moscovici, Tom Enders et Marwan Lahoud. Si le repas commence cordialement, le ton change quand est abordée la participation des Etats au capital d'EADS. Tom Enders retrouve alors son langage carré et ferme d'ancien militaire pour manifester son opposition.

 

Prévue le 28 août, une rencontre avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, est annulée au dernier moment, Tom Enders s'est cassé les deux coudes lors d'un vol de parapente le week-end précédent. Cet accident le contraint à renoncer à accompagner Angela Merkel en Chine.

 

Or il aurait pu en profiter pour plaider l'intérêt de cette fusion auprès d'une chancelière qui se serait bien passée de ce dossier avant les élections : l'Etat allemand a toujours oscillé entre être au capital d'EADS (pour préserver les sites et emplois) ou ne pas y être (au nom du non- interventionnisme).

 

Cela explique la violence des confrontations entre les différents acteurs allemands, quitte à faire capoter le projet, mais aussi entre Allemands, Français et Britanniques. Le tout amplifié par la fuite du 12 septembre, qui force les parties à hâter le pas et à "éclairer" le dossier avant le 10 octobre, pour se conformer au droit boursier britannique.

 

"D'un coup, tout a été balayé, fulmine un participant. Nous nous sommes retrouvés au milieu d'une véritable cour de récréation, chacun disant "mes droits, mes droits"... même s'il n'est pas concerné." Comme si l'idée d'une intégration industrielle européenne réussie semblait passer au second plan.

 

Guy Dutheil et Dominique Gallois, avec Frédéric Lemaître (à Berlin) et Marc Roche (à Londres)

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:38

bae systems

 

10 October 2012 Business Announcement by baesystems.com

 

Following the announcements made by BAE Systems plc ("BAE Systems") and EADS N.V. ("EADS") on 12 September 2012 in relation to a possible combination of their businesses through a dual listed company structure, BAE Systems and EADS announce that they have decided to terminate their discussions.

 

BAE Systems and EADS believe that the merger was based on sound industrial logic.  It represented a unique opportunity to create a combination from two strong and successful companies greater than the sum of the parts. The merger would have produced a combined business that would have been a technology leader and a greater force for competition and growth across both the commercial aerospace and defence sectors and which would have delivered tangible benefits to all stakeholders. Discussions with the relevant governments had not reached a point where both companies could fully disclose the benefits and detailed business case for this merger. BAE Systems and EADS are, however, confident that these would have provided a strong case to take to their shareholders

 

As between themselves, BAE Systems and EADS had agreed the principal terms of the merger, subject to the approval of their respective Boards, including:

 

    The commercial terms of the merger;

    The legal structure of the merger;

    Governance arrangements which would enable the combined business to operate in a normal commercial manner;

    A unified management and Board structure;

    The strategy for the combined business;

    Near-term dividend policy;

    The cost saving and revenue benefits of the combination and associated implementation plan.

 

 

From the outset of discussions between the parties, both BAE Systems and EADS were clear that they would proceed with a merger of their businesses only if a transaction structure could be created that aligned the interests of the parties' stakeholders and received their support. BAE Systems and EADS worked constructively to deliver such a structure.

 

Notwithstanding a great deal of constructive and professional engagement with the respective governments over recent weeks, it has become clear that the interests of the parties' government stakeholders cannot be adequately reconciled with each other or with the objectives that BAE Systems and EADS established for the merger. BAE Systems and EADS have therefore decided it is in the best interests of their companies and shareholders to terminate the discussions and to continue to focus on delivering their respective strategies.

 

Ian King, Chief Executive of BAE Systems, today said:

 

"We are obviously disappointed that we were unable to reach an acceptable agreement with our various government stakeholders.  We believe the merger presented a unique opportunity for BAE Systems and EADS to combine two world class and complementary businesses to create a world leading aerospace, defence and security group.

 

However, our business remains strong and financially robust. We continue to see opportunities across our platforms and services offerings and in the various international markets in which we operate.  We remain committed to delivering total shareholder value and look to the future with confidence."

 

Tom Enders, Chief Executive of EADS, today said:

 

"I'd like to thank everybody who supported us, in particular all the colleagues at BAE Systems and EADS for all their hard work and dedication to this project in recent months. A special thank-you goes to Ian King for his trust and partnership. It is, of course, a pity we didn't succeed but I'm glad we tried. I'm sure there will be other challenges we'll tackle together in the future. EADS will continue on its international growth path and our shareholders can continue to expect profitable growth, excellent liquidity and programme execution based on a strong order book."

 

This announcement, which is being made with EADS consent, is made in accordance with Rule 2.8 of the City Code on Takeovers and Mergers (the "Takeover Code").

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:41

EADS BAE

 

Oct 10, 2012 2:11 PM By Robert Wall and Andrea Rothman - bloomberg.com

 

European Aeronautic, Defence & Space Co. and BAE Systems Plc (BA/) abandoned their planned merger amid government resistance, leaving in tatters their aspiration to create the world’s largest aerospace and defense company.


“Discussions with the relevant governments had not reached a point where both companies could fully disclose the benefits and detailed business case for this merger,” BAE said in a statement today, as a deadline neared with no accord in sight.

The attempt to build an equal to Boeing Co. (BA) exposed the divisions in Europe, with Germany keen to preserve a balance of power with France and the U.K. wary to check political meddling at the hands of the French. The breakdown blocks BAE’s path to a civil aviation business in times of shrinking defense budgets, and marks the second failure in a decade for EADS to combine aerospace assets from Europe’s three largest economies.


The companies had until 5 p.m. in London today to file a merger plan, seek an extension, or walk away from the deal. As time ran out, EADS and BAE had intensified their dialog with governments to dispel concern that the merger would eclipse political authority.


EADS, based in Toulouse in southern France, and London- based BAE first said on Sept. 12 that they were exploring a merger, after Bloomberg News reported the two sides were in talks.

Mission Impossible

In the end, brokering an agreement on state shareholdings proved impossible. The two companies had offered the governments special shares that gave them some veto rights. France, which owns a 15 percent direct stake in EADS, would have kept a holding of about 9 percent. Germany was granted permission for an equal stake, even as EADS Chief Executive Officer Tom Enders sought to limit state involvement.


EADS and BAE spent more than six months putting together the merger plan. Initial talks between Enders and his counterpart at BAE, Ian King, focused on how to more effectively structure the Eurofighter joint venture after their Typhoon bid lost a multi-billion dollar competition in India to the Dassault Aviation SA (AM) Rafale.


By June, those talks evolved into merger discussions and in July the companies agreed the 60-40 ownership split. That distribution quickly came under siege from lawmakers particularly in Germany, who questioned the relationship and demanded that EADS hold closer to 70 percent of the group.


The merger’s failure marks the second time that Enders finds himself on the losing end of an effort to combine Germany’s defense and aerospace industry with the U.K.’s.

No Backing

In 1998, Enders was head of strategy for Deutsche Aerospace when the business sought to merge with BAE-forerunner British Aerospace. As talks unfolded, GEC Marconi was put on the market and British Aerospace merged with the U.K. defense electronics business. Jilted Deutsche Aerospace then pursued a merger with French aerospace entities to form EADS in 2000.


Governments’ failure to agree to merger terms and again sink a deal puts into question the future of Enders, who has been pushing for years to end German and French government involvement in EADS, which dates back to the firm’s creation in 2000. Instead, Enders remains saddled with both governments and an EADS Chairman in Arnaud Lagardere who opposed the deal.


France maintains a 22.5 percent shareholding, 15 percent directly and 7.5 percent through publishing firm Lagardere SCA (MMB), with German interests represented through carmaker Daimler’s 22.5 percent holding. Both Daimler and Lagardere have said they want to eventually pare their holdings to focus on their main assets, with Daimler promising shareholders a sale this year.

Balancing Act

Combining EADS and BAE would have allowed EADS to balance out its Airbus SAS civil aviation business with more defense assets, while BAE would have gained access to the civil business at a time when governments are slashing defense budgets. EADS would have also enlarged its U.S. defense business, which has made few inroads into the Department on Defense, while BAE is the Pentagon’s fourth-largest contractor.


Negotiations went down to the wire as the companies tried to win political backing for the merger that would have eclipsed Boeing by revenue. The U.K. and France initially backed the deal, with Germany remaining on the sideline, people with knowledge of the negotiations said.


The U.K. agreed to let France and Germany hold 9 percent, while not demanding a stake of its own. Germany pushed for more, concerned its interest would be marginalized in a company essentially run out of France and the U.K. Germany had sought for years to maintain a balance with France, while lamenting that more and more business was being pooled in France.


In the end, EADS and BAE failed to overcome national political interests. Opposition also came from financial investors, with BAE’s largest shareholder, Invesco Ltd. (IVZ), questioning the logic of the deal and voicing concern that more state involvement would jeopardize BAE’s standing in the U.S.


EADS had fallen about 11 percent since the merger plan became public. Enders said last month that he didn’t want to go on much longer without a firm commitment because he needed to reinforce his message of the merger’s merits with investors and employees.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:41

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

Oct. 10, 2012 – Defense news (AFP)

 

PARIS — Talks on a merger of European aerospace groups EADS and BAE Systems have been blocked by Germany, a source close to the matter said Oct. 10.

 

“It did not work because the Germans blocked it,” the source said, adding that the two groups would not seek an extension to an Oct. 10 deadline for notifying British authorities of their intentions to pursue the discussions.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:21

Safran logo

 

10/10/12 challenges.fr (Finance Plus)

 

Le fonds britannique The Children's Investment Fund Management (TCI) a écrit aux dirigeants de Safran pour leur faire part de son (profond) désaccord avec "la politique actuelle d'allocation du capital" de l'industriel, peut-on lire dans ce courrier daté du 9 octobre que nous nous sommes procurés. TCI se présente comme un investisseurs de long terme, centré sur les fondamentaux, qui détient actuellement 7,9 millions d'actions Safran en direct et dispose d'une "exposition économique" de 4,38 millions d'actions supplémentaires, soit au total environ 3% du capital de la société.

 

Le fonds pense que la branche propulsion est porteuse et bien gérée, mais que les équipements aéronautiques, pourtant un marché prometteur, "ont constamment fait moins bien que la moyenne", notamment au niveau des marges dont le niveau est "au moins deux fois moins élevé que celui de ses principaux concurrents". "Une telle contreperformance n'aurait jamais dû être tolérée aussi longtemps, aussi accueillons-nous avec satisfaction les engagements récents de la direction en faveur de la rentabilité de cette branche", écrit TCI, qui juge que "cela aurait dû être fait depuis longtemps".

 

Compte-tenu des perspectives de l'industrie aéronautique civile, le fonds anglo-saxon s'attendait à des multiples de valorisation élevés pour Safran, qui ne sont pas au rendez-vous puisque le dossier se paie 12 fois les résultats 2013 et que son titre végète avec une forte décote sur sa valeur intrinsèque estimée à 55 euros par action par l'auteur de la missive, qui met donc cette situation sur le compte d'une mauvaise allocation des ressources. "Safran a un historique de mauvaises acquisitions destructrices de valeur et le management a publiquement fait savoir qu'il cherchait à faire de nouvelles opérations à l'avenir", poursuit TCI, pour qui une telle annonce est "contre-productive". Le fonds pense que la fusion avec Sagem a été désastreuse et que les acquisitions récentes, notamment L1, "se passent mal", tandis qu'il juge que la division sécurité a été bâtie à prix élevé et que cela a détruit de la valeur. Il fustige donc la direction pour son incompétence en la matière.

 

En conclusion, l'actionnaire demande un audit de la performance financière de toutes les acquisitions réalisées depuis 2008, qui soit rendu public. Il préconise aussi une modification du processus de prise de décision interne concernant les acquisitions et veut que les collaborateurs soient rendus responsables des décisions d'investissement prises. TCI demande également à la direction de ne pas procéder à des acquisitions en-dehors de l'aéronautique civile et de nommer des administrateurs indépendants dédiés aux opérations de croissance externe. En outre, le fonds préconise de ne pas utiliser les titres de l'entreprise pour des opérations futures compte-tenu de leur faible valorisation, et d'abandonner tous les développements internes qui n'ont pas trait à l'aéronautique civile. Il demande également un accroissement du dividende, la cession de la participation dans Ingenico et d'aligner les bonus des dirigeants sur le rendement de long terme des actionnaires. Enfin, après avoir raillé la tentative de rachat de Zodiac Aerospace en 2010 ("faire des moteurs est une activité bien plus noble que faire des sièges"), TCI se dit fermement opposé à toute opération avec Thales, car la défense est une "industrie en déclin structurel".

 

En guise de formule de politesse, l'actionnaire souligne que si l'entreprise persiste dans sa stratégie actuelle, il "utilisera toutes les options disponibles pour la forcer à la modifier", notamment en encourageant d'autres actionnaires à rejoindre sa fronde. Il propose de rencontrer le management et lui conseille de discuter avec d'autres importants porteurs du capital.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:13

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

10/10/2012 Mis à jour le à 14:06 lefigaro.fr Avec agences

 

Les discussions sur une fusion EADS et BAE Systems ont échoué en raison du blocage de l'Allemagne, a déclaré mercredi une source proche de l'entreprise.

"Ca n'a pas marché parce que les Allemands ont bloqué", a déclaré cette source, confirmant que les deux entreprises n'allaient pas demander au régulateur britannique une extension du délai qui expire à 18 heures pour poursuivre les négociations.

Le porte parole du gouvernement allemand refuse pour le moment de commenter l'information. Peu avant, la porte-parole du gouvernement français avait simplement déclaré: "les discussions se poursuivent, normalement une décision doit être rendue publique aujourd'hui".

La Grande-Bretagne attend une annonce d'EADS et BAE et il revient aux deux groupes de prendre une décision sur leur projet de fusion, a déclaré mercredi le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond. "Nous attendons une annonce des sociétés, les sociétés s'en occupent en ce moment", a-t-il déclaré à Reuters.
"Elles ont tenu un conseil d'administration hier soir. Nous attendons leur annonce, qui, si j'ai bien compris, doit intervenir aujourd'hui", a-t-il ajouté. "Il ne m'appartient pas de dire qui fait quoi, la décision est entre les mains des sociétés."

L'action EADS était en forte hausse après l'annonce et gagnait 2,86%  à 26,86 euros tandis que le titre BAE était en recul.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:57

http://www.i2c.eu/uploads/publi_i2c/I2C_MTC.JPG

 

09/10/2012 DCNS

 

La conférence internationale destinée à présenter les travaux et les progrès réalisés depuis deux ans sur le projet I2C s’est tenue les 24 et 25 septembre à Toulon. Coordonné par DCNS, ce projet est également porté par 20 autres partenaires européens : industriels, laboratoires de recherche, universités, PME/PMI.

 

I2C vise à préparer un système de surveillance maritime innovant en Méditerranée, capable de détecter et d’identifier en temps réel tout comportement suspect de navire (pêche illicite, immigration illégale, trafic de drogue, avarie, pollution…), par toutes les conditions météorologiques et dans des zones maritimes s’étendant jusqu’à 400 kilomètres au large des côtes. L’objectif est d’analyser de manière dynamique les trajectoires et les activités des navires, d’interroger les bases de données et de lever automatiquement des alertes en fonction de règles établies en concertation avec les autorités opérationnelles. Ce système, qui devrait être capable à terme de surveiller l’activité de 50 000 navires en Méditerranée, permettra à toutes les administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer de faciliter la prise de décision et l’engagement d’actions.

 

A mi-parcours, le projet I2C est en avance sur son planning. Il bénéficie notamment des avancées des projets de recherche précédents dans le domaine de la surveillance maritime : ScanMaris, TaMaris et SisMaris. Des prototypes d’I2C ont été installés au cours du premier semestre 2012 par DCNS et ses partenaires sur trois centres afin d’utiliser dans des conditions opérationnelles cet outil d’information : la Gendarmerie maritime à Marseille, le CROSS-MED et le CECLAD-M (chargé de la lutte anti-drogue en Méditerranée). Le retour d’expérience régulier de ces organismes permet l’amélioration continue des performances du prototype.

 

Prochaine étape : les campagnes d’essai à la mer en 2013, avec les moyens déployables tels que le Zeppelin, l’USV et le Falcon 20.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:35

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c9/Herb_Polski.svg/509px-Herb_Polski.svg.png

 

09 Oct 2012by Bartosz Glowacki  - FG

 

Warsaw - The Polish defence ministry's armaments inspectorate has launched a study process intended to support the nation's future acquisition of medium-altitude, long-endurance (MALE) unmanned air vehicles.

 

Warsaw expects to issue a preliminary outline of its equipment requirements to potential suppliers by 31 October, and to release a detailed request for information to a shortlist of companies after receiving initial technical responses.

 

Poland's air force first expressed interest in acquiring MALE-class air vehicles in 2005, when it outlined a plan to acquire two systems. However, a team formed to analyse market options available at the time recommended that a purchase be delayed.

 

A fresh assessment conducted in 2008-09 suggested that a decision should be taken in 2013 or 2014, while the armaments inspectorate last year reviewed this to 2018.

 

If advanced to an acquisition, the MALE UAVs are likely to be assigned to the air force's 32nd tactical aviation base at Lask.

 

The only unmanned aircraft owned by the Polish armed forces are Aeronautics-supplied Orbiter mini-UAVs. Eleven of the aircraft are used by the land forces and four by the special forces command. Warsaw in late September cancelled a delayed deal to introduce Aerostar tactical UAVs to have been supplied by the same Israeli firm for use in Afghanistan.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:30

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

10 Oct 2012 By Telegraph Staff

 

The board of BAE Systems and EADS are meeting this morning amid growing doubts that they can salvage the £28bn mega-merger after reports that Germany remains the chief obstacle.

 

Shares in BAE Systems fell 1.1pc in early trading, while those of EADS were flat as investor awaited an announcement, with some commentators speculating that it could come around lunchtime.

 

Tom Enders, chief executive of EADS, and Ian King, the boss of BAE, must consider whether enough progress was made in talks between France and Britain about state ownership in the enlarged company and whether Germany can be appeased.

 

At stake is the creation of a market leading defence and civil aviation company with combined sales of £60bn and more than 220,000 staff - 52,000 in the UK alone.

 

The Takeover Panel has given the companies until 5pm to decide on the future of the controversial deal, although they could still ask for an extension if they believe merger has a chance to succeed.

 

Sources close to the companies said it is “50/50” whether an extension will be requested.

 

Reports claim that Germany is worried about being marginalized as a result of the merger. At one stage it was said to want the headquarters of the combined group to be based in Germany not France.

 

The future of French and German government stakes in the combined group have been a major sticking point, with Britain opposed to the two countries potentially holding a combined 27pc when it would have none.

 

Investors have also opposed the deal, with 30pc of BAE investors unhappy with deal, especially about how it will affect crucial business defence links with the United States. EADS investor Legardere also wants a better deal for its investors.

 

The boards of BAE and EADS met separately last night after a day of political wrangling between the British, French and German governments.

 

Philip Hammond, the Defence Secretary, and Jean-Yves le Drian, his French counterpart, are understood to have reached an outline agreement whereby France would be able to acquire more shares in the company above its proposed 9pc holding but that the level of state ownership would be capped.

 

However, the odds seem stacked against the deal since even if the UK, France and Germany agree a deal, it still must gain US approval.

 

BAE shares have fallen 1.9pc since talks of the merger were revealed on September 12. EADS has dropped 12pc.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:10

http://www.eda.europa.eu/Libraries/News/Finnish_Minister_of_Defence.sflb.ashx

 

Brussels - 10 October 2012 European Defence Agency

 

Chief Executive Claude-France Arnould with Minister Carl HaglundOn 9 October, Carl Haglund, Minister of Defence of Finland, visited the European Defence Agency. Minister Haglund and EDA Chief Executive, Claude-France Arnould, exchanged views on the way ahead in EDA’s initiative on Pooling & Sharing of defence capabilities, including concrete projects and the development of a more systematic European approach to Pooling & Sharing.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:05

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

09 Oct 2012By Damian Reece - telegraph.co.uk

 

Whatever happens next to BAE Systems, we can no longer ignore the pressing role that Parliament must play in this saga.

 

Dick Olver and Ian King, chairman and chief executive of BAE, will no doubt have much to answer for in the way the UK's largest manufacturer has arrived at a strategic impasse, the true nature of which is only now becoming clear following the proposed merger with EADS.

 

But it's the company's immediate future that requires urgent debate. Despite the UK Government's insistence that the BAE-EADS talks were first and foremost a "corporate initiative", they have in fact been anything but. This has always been about European and US defence politics. But what happens to BAE goes to the heart of British national security. That's why the Government holds a golden share to veto developments that might threaten those interests. Yet Number 10 and the Ministry of Defence have assumed a "business as usual" approach to BAE's future, downplaying the hugely important political issues that lie just beneath the surface.

 

Whether BAE merges with a partner or is left to face the immediate future alone is now a profound matter of public interest.

MPs must have the opportunity to question ministers about the company's future. In doing so, given BAE's size and importance to the country's industrial base, they will raise crucial questions about the future of the UK's industrial defence policy, but also national policy more broadly on manufacturing and research and development.

 

Is it in the interests of the UK to have a national sovereign defence business or not? That's the fundamental question the Commons must debate and ministers must answer. For politicians such as Vince Cable the dominance of defence in UK manufacturing makes life uncomfortable, but it's time to confront the realities before it's too late.

 

The Government, especially being a coalition Government, cannot exercise its golden share, for or against, without a full Commons debate as soon as possible. The very real concerns on both sides of the House about the future of BAE must be heard. Recent weeks have shown that this is not a matter that can be simply left to BAE's board. There is too much at stake and the people of the UK have too much invested in this industry to let this situation go much further without proper political scrutiny.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:00

EADS BAE

 

09 Oct 2012 By Graham Ruddick - telegraph.co.uk

 

The £28bn mega-merger between BAE Systems and EADS is on a knife-edge as the aerospace and defence companies mull whether to scrap the deal due to opposition from politicians and investors, or request an extension to their Takeover Panel deadline.

 

The boards of BAE and EADS met separately on Tuesday night to determine their next move after a day of political wrangling between the British, French and German governments.

 

Sources close to the companies said it is “50/50” whether an extension will be requested.

 

Tom Enders, chief executive of EADS, and Ian King, the boss of BAE, must consider whether enough progress was made in talks between France and Britain about the level of state ownership in the enlarged company.

 

The Takeover Panel has set a deadline of 5pm on Wednesday for the companies to decide the future of the deal, but a statement could be made before the stock market opens.

 

The future of France and Germany’s stakes in EADS has emerged as a breaking point for the deal, with Britain opposed to the two countries potentially holding a combined 27pc of BAE-EADS when it would have no stake.

However, Philip Hammond, the Defence Secretary, and Jean-Yves le Drian, his French counterpart, are understood to have reached an outline agreement at Nato talks in Brussels whereby France would be able to acquire more shares in the company above its proposed 9pc holding but that the level of state ownership would be capped.

 

Speaking after the talks, Mr Hammond said: “I think the companies now have a very clear understanding of the positions and the red lines of the governments involved.”

 

Mr le Drian said: “We had made a lot of progress, I think, but have we progressed enough? That is up to those who initiated the project to say.”

 
       
 
 
 
 
 
 
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:55

Galileo.svg

 

Oct 10, 2012 gpsdaily.com (ESA)

 

Paris, France - The two Galileo satellites and their upper stage have been enclosed within their protective fairing, and moved to join the Soyuz rocket on the launch pad.

 

The halves of the fairing were sealed together around the satellites, their supporting dispenser and Fregat-MT upper stage on Friday, within the Upper Composite Integration Stand of building S3B of Europe's Spaceport in French Guiana.

 

Yesterday, the Upper Composite was moved to the launch site, for vertical mating to its three-stage Soyuz ST-B rocket.

 

The 4.1 m-diameter fairing protects the satellites from the stresses of launch and flight through the bulk of the atmosphere. It will be ejected about three and a half minutes into the flight, when the upper stage reaches the top of the atmosphere.

 

Fregat, modified to carry extra propellants, will fire for the first time about 10.5 minutes after launch, raising the satellites up to orbital velocity and their operating altitude of 23 222 km.

 

As it climbs, Fregat will spin slowly in 'barbecue mode', to keep the temperatures of the satellites even.

 

From launch to final deployment, when the dispenser releases the satellites sideways in opposite directions, will take three hours and 44 minutes.

 

The launch is scheduled for 18:15:00 GMT (20:15:00 CEST) on 12 October.

 

Galileo taking shape

 

This follow-up launch marks a major step for Europe's own satellite navigation system.

 

Four is the minimum number of satellites needed to achieve a navigational fix on the ground, with one satellite each to measure latitude, longitude, altitude and provide a time reference.

 

So once this second pair of satellites has been commissioned and tested, the quartet will form a completely operational mini-constellation that will be used to validate the Galileo system.

 

The performance of the satellites in space together with the worldwide ground infrastructure serving to maintain Galileo's service accuracy will be assessed in depth, to prepare the way for the launch of further satellites and then deliver initial services by mid-decade and finally build up to full operational capability.

 

These two new satellites are also the first to carry search and rescue antennas to pinpoint aircraft and ships in distress as part of the international Cospas-Sarsat system.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:25

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

08.10.2012 par Hélène Masson - Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique

 

Cette note propose une première analyse des défis, contraintes et opportunités d'un rapprochement des groupes BAE Systems et EADS. Au-delà d'une mise en perspective historique1 (essentielle pour comprendre certains points durs actuels) et d'une approche comparée du profil de leurs activités, l'accent est mis sur quatre questions clés : la recomposition de l'actionnariat, l'entrée dans le jeu des Etats-Unis, la restructuration des activités défense en Europe, et l'empreinte internationale. Ce rapprochement, qu'il aboutisse ou non, soulève de nombreuses problématiques en termes de restructurations industrielles, de politiques publiques et de coopérations armement. Ces différents thèmes feront l'objet, le cas échéant, d'analyses publiées ultérieurement. La présente note sera également mise à jour et amendée selon l'orientation prise par les négociations en cours.

 

télécharger la note : EADS - BAE Systems défis, contraintes et opportunités d'un rapprochement

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 20:40

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

09/10/2012 Par Véronique Guillermard, Yann Le Galès - lefigaro.fr

 

Un accord franco-britannique a été trouvé pour limiter la participation des États dans le futur groupe. Les deux entreprises devraient demander un délai aux autorités boursières britanniques pour poursuivre leurs discussions.

 

Le suspense est à son comble. Le projet de mariage entre EADS et le groupe britannique BAE Systems est suspendu au bon vouloir de Berlin. «EADS et BAE poursuivront leurs négociations tard dans la nuit (dans la nuit de mardi 9 au mercredi 10 octobre, NDLR)», déclare Rainer Ohler, directeur de la communication d’EADS.

 

De son côté, Philip Hammond, le ministre de la Défense britannique, a déclaré mardi soir que BAE et EADS «feront une déclaration avant l’ouverture de la Bourse de Londres». Une information démentie par EADS qui indique que l’annonce sera faite «dans le courant de la journée». Les deux groupes diront s’ils renoncent ou sollicitent un report de la date limite, fixée au 10 octobre, 17 heures, pour les négociations en vue de la fusion des deux groupes.

 

L’option privilégiée reste la demande par la direction des deux entreprises d’un délai permettant la poursuite des négociations. «Aucun État ne veut prendre la responsabilité de porter le chapeau de l’échec», assure-t-on de bonnes sources. Cela en dépit de l’attitude de l’Allemagne.

 

Dans la matinée de mardi, une fuite en provenance de la Chancellerie affirmait que «le deal était mort». «Nous avons été surpris par ces informations diffusées à Berlin car nous avons appris mardi matin que des progrès significatifs avaient été réalisés au cours de négociations entre les Français et les Britanniques sur des sujets qui avaient été évoqués lors de discussions entre les trois pays», explique Rainer Ohler.

 

Londres et Paris ont trouvé un accord pour limiter à 18 % la participation des États au capital du futur numéro un mondial de l’aéronautique et de la défense. En clair, l’État allemand, qui a reçu le feu vert des Français et des Anglais pour devenir actionnaire du futur ensemble, est libre de se hisser à la même hauteur que l’État français (9 % du futur géant). D’autant que le gouvernement Ayrault ménage l’Allemagne. Il souhaite aboutir à une position commune avec Berlin et préserver le principe de l’équilibre franco-allemand dans EADS-BAE.

Les administrateurs se prononcent

 

L’accord franco-britannique est de nature à satisfaire toutes les parties. Londres, qui ne veut pas être actionnaire d’EADS-BAE, réussit à maintenir sous les 10 % du capital la participation des États français et allemands. Les Britanniques calment ainsi les inquiétudes des États-Unis, qui devront, si le deal aboutit, donner leur feu vert à l’opération. C’est très important puisque BAE réalise 43 % de son chiffre d’affaires avec les armées américaines.

 

Paris obtient ce qu’il veut: rester au capital tout en ayant la liberté théorique de racheter tout ou partie des titres détenus par le Groupe Lagardère (7,5 % d’EADS). «Nous avons la conscience d’avoir défendu, bien, complètement, les intérêts de la France et les intérêts de l’Europe dans cette fusion compliquée», a déclaré à l’Assemblée nationale Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie.

 

Quant à Berlin, il peut choisir à quel niveau il souhaite porter sa participation. Soit en s’alignant sur la France. Soit en se contentant de 5 % après avoir repris les actions d’EADS que le constructeur Daimler veut vendre rapidement. Mardi en fin de journée, l’Allemagne n’avait toujours pas fait connaître son avis. Certains responsables allemands dénoncent un accord défavorable aux intérêts nationaux. Très prudente sur ce dossier, la chancelière Angela Merkel doit donner des gages à son opinion publique à quelques mois des élections outre-Rhin.

 

De leurs côtés, Tom Enders, président exécutif d’EADS, et Ian King, son homologue de BAE, se sont rencontrés. Ils ont eu des conversations téléphoniques avec les membres de leurs conseils d’administration respectifs afin de les informer de l’état des discussions.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:46

Atlas 06.07.2012 photo EADS

 

09 octobre 2012 USINE NOUVELLE (Reuters)

 

La France et le Royaume-Uni se seraient entendus sur un plafonnement de 18% des participations des Etats en cas de fusion entre EADS et BAE. La position de l'Allemagne n'était toujours pas connue, rendant d'autant plus probable une prolongation des négociations.

 

A moins de 24 heures de l'ultimatum fixé par le gendarme boursier britannique, la France et le Royaume-Uni seraient parvenus à un accord sur la question du plafonnement des participations des Etats en cas de réussite du projet de fusion entre EADS et BAE Systems. Cette participation maximum serait ainsi fixée à 18%, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

 

Cependant, la position de l'Allemagne n'était toujours pas connue. Les deux groupes pourraient donc demander un délai supplémentaire de deux semaines auprès du régulateur britannique.

 

Une journée ponctuée de rebondissements

 

"Tout accord dépendra néanmoins du feu vert de l'Allemagne, qui n'est pas acquis", avait appris un peu plus tôt Reuters de sources au fait du dossier.

 

EADS avait démenti de son côté une information d'une agence de presse allemande évoquant un échec des discussions en vue de ce rapprochement à 35 milliards d'euros. L'information a brièvement fait grimper en Bourse l'action du groupe européen jusqu'à 26,85 euros (+2,3%).

 

"Nous sommes surpris par les informations en provenance de Berlin. Ce matin seulement, nous avons été informés que la France et le Royaume-Uni avaient fait des progrès sensibles sur une question qui bloquait les discussions ces derniers jours", a déclaré un porte-parole d'EADS dans un courrier électronique.

 

"Les deux groupes vont discuter de la situation et des futures étapes possibles cet après-midi."

 

BAE n'a pour sa part pas souhaité faire de commentaire.

 

Londres joue avec le chaud et le froid

 

Selon un projet de compromis issu de plusieurs journées de discussions, dont les sources se sont fait l'écho, la France serait autorisée à augmenter sa participation mais seulement si un plafond global pour les participations des Etats dans la nouvelle entité était respecté.

 

"Pour que cela marche, cela impliquerait de rompre le lien entre la future taille potentielle de la participation française et la participation allemande", a expliqué une source diplomatique au fait des discussions.

 

L'Allemagne a jusqu'à présent insisté sur l'obtention d'une parité avec la France et il est difficile de savoir comment elle réagira à la proposition.

 

La France, à la tête de 15% d'EADS, souhaite rester au capital. L'Allemagne, qui n'a pas d'actions, veut bénéficier du même traitement que la France et prendre une participation, ce dont Londres ne voulait pas entendre parler... avant de revenir en arrière dimanche.

 

En vertu de la législation boursière britannique, EADS et BAE ont jusqu'à mercredi à 16h00 GMT pour dévoiler le schéma de fusion retenu ou renoncer à leur projet.

 

Les deux groupes ont toutefois la possibilité de solliciter un report de cette date limite auprès du régulateur britannique, mais les sources interrogées par Reuters estiment que sans accord politique, leur demande pourrait être refusée.

 

"Nous connaissons depuis le début cette échéance et l'entreprise (BAE) doit décider aujourd'hui si elle demande un report au régulateur boursier", a déclaré le secrétaire britannique à la Défense Philip Hammond dans la matinée, à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres de la Défense de l'Otan.

 

(avec Reuters, Tim Hepher et Matthias Blamont)

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