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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 07:40

bae systems

 

04/10/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

BAE Systems est bien noté dans une enquête contre la corruption publiée par l'ONG Transparency. Le groupe britannique n'a pas toujours été exemplaire...

 

C'est tout le paradoxe et les limites de ce classement sur la transparence des grandes entreprises de défense (129 au total) publié par l'ONG Transparency. L'un des groupes les mieux notés est le groupe britannique BAE Systems, qui obtient la note B (de A à F) tout comme le groupe tricolore Thales et huit autres entreprises de ce secteur hautement stratégique pour les Etats. Faut-il rappeler que BAE Systems avait été au coeur d'un énorme scandale du contrat Al-Yamamah signé en 1985 avec l'Arabie saoudite (96 avions de combat Panavia Tornado, 24 Tornado ADV, 50 BAE Hawk, 50 avions d'entraînement Pilatus PC-9 pour plus de 50 milliards d'euros) au début des années 2000? 

 

L'enquête sur le contrat Al-Yamamah abandonnée en 2006


Le Serious Fraud Office (SFO), l'autorité anti-fraudes du Royaume-Uni, ouvre une enquête en 2003 pour déterminer si des officiels saoudiens ont perçu des pots-de-vin en marge de ce méga-contrat. En 2004, des proches du dossier accusent BAE Systems d'avoir alimenté une caisse noire de 60 millions de livres, tandis que la BBC accuse en 2007 l'entreprise d'avoir versé "des centaines de millions de livres" à l'ancien ambassadeur saoudien à Washington. Mais le SFO doit abandonner son enquête sur le contrat Al-Yamamah en 2006 après l'intervention directe de Tony Blair, alors Premier ministre, qui explique que l'enquête pourrait nuire à la sécurité nationale. Plus de deux ans après que les accusations de corruption contre BAE Systems en Arabie Saoudite aient été enterrées par Tony Blair, le groupe britannique est à nouveau rattrapé par le SFO pour des contrats en Tanzanie, Roumanie, République Tchèque et Afrique du Sud.

 

Une amende de plus de 300 millions d'euros


Au final, le groupe britannique de défense a dû payer une amende de 450 millions de dollars (316 millions d'euros) au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, mettant un terme à une longue affaire de corruption des deux côtés de l'Atlantique. BAE Systems a plaidé coupable d'avoir diffusé de fausses informations au gouvernement américain, en particulier sur des accords conclus en Arabie saoudite pour les Tornado, et pour ne pas avoir communiqué aux autorités britanniques les montants de règlements reçus en provenance de Tanzanie, pour un système de radar.

 

Comme quoi les groupes peuvent bien communiquer publiquement et de façon détaillée sur les systèmes et procédures qu'ils mettent en place afin de prévenir la corruption et ne pas en tenir compte. D'où les limites de ce genre de classement. "Il est dans l'intérêt de ces entreprises, comme des gouvernements et des contribuables, que l'industrie de défense améliore ses normes au niveau mondial. J'espère que l'industrie de défense relèvera le défi et adoptera de bonnes pratiques pour empêcher la corruption et augmenter la transparence dans le secteur", a commenté Mark Pyman, l'auteur de l'étude. A suivre...

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:59

kc390

 

04 octobre 2012 Par HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n° 3301

 

Pourquoi l'avionneur brésilien ouvre-t-il deux usines au Portugal, à près de 8 000 km de sa base industrielle de São José dos Campos au Brésil ? Le 20 septembre, Embraer a inauguré ses centres de production d'Evora, où seront fabriqués des éléments de fuselage de ses avions d'affaires et de son futur avion militaire, le KC-390. Il a consacré 177 millions d'euros à son premier investissement industriel en Europe, qui doit déboucher sur l'embauche de 600 salariés. Comme Boeing et Airbus, il cherche à internationaliser sa supply-chain. Mais pas seulement. Embraer espère aussi trouver des débouchés pour son avion militaire. Pour l'instant, il a reçu des lettres d'intention pour 60 commandes, essentiellement de pays sud-américains. En se montrant un industriel citoyen créateur d'emplois sur le Vieux Continent, il espère convertir les lettres d'intention de la part de la France et du Portugal en commandes sonnantes et trébuchantes.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:30

EADS Cassidian logo

 

04 octobre 2012 Par Ridha Loukil – USINE NOUVELLE

 

La filiale dédiée à la sécurité d’EADS vient de racheter le français Netasq  et compte poursuivre ses acquisitions dans la cybersécurité. Objectif : atteindre un chiffre d’affaires de 500 millions en 2017, dix fois celui d’aujourd’hui.

 

Cassidian Cybersecurity a profité des Assises de Sécurité des systèmes d’information, qui se déroule à Monaco, du 3 au 6 octobre 2012, pour afficher ses ambitions. "Nous voulons apporter une alternative européenne aux solutions américaines, non seulement dans nos marchés traditionnels à caractère régalien – gouvernement et défense – mais aussi dans les industries critiques", confie Jean-Michel Orozco, directeur général de cette société créée il y a un peu plus de un an par EADS pour se développer dans la cybersécurité.

 

L’objectif est ambitieux puisqu’elle vise un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros à l’horizon 2017, contre 50 millions d’euros et 400 personnes aujourd’hui. Les deux tiers de cette croissance seront réalisés par acquisitions. C’est dans cette stratégie que s’inscrit le rachat de Netasq, l’une des pépites française de la cybersécurité, spécialisée dans les pare-feu et systèmes anti-intrusion tout-en-un.

 

"Nous voulons compléter ainsi notre portefeuille de produits, mais pas seulement, note Jean-Michel Orozco. Nous voulons aussi protéger le patrimoine européen en participant à la consolidation du secteur et en prenant le contrôle de pépites exposées à des rachats hostiles par des prédateurs étrangers, notamment américains."

 

Fondée en 1998 à Villeneuve d’Ascq, Netasq développe des boîtiers de protection tout-en-un incluant les fonctions de pare-feu, antivirus, etc., avec la particularité d’arrêter non seulement les cyberattaques déjà connues, mais aussi celles encore inconnues. Elle emploie 120 personnes, dont 50 en R&D, et réalise un chiffre d’affaires de 20 millions, dont 70% en France où elle est leader avec une part de marché de 25%.

 

Sur le marché des grands comptes

 

Elle affronte trois principaux concurrents : Fortinet, Sonicwall et Watchguard, tous américains. "Avec Cassidian Cybersecurity, nous allons pouvoir entrer sur le marché des grands comptes qui nous était jusqu’ici difficile d’accès, et nous développer davantage en Europe", espère François Lavaste, PDG de Netasq. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros dans deux ans.

 

Pas d’absorption en vue. "Nous allons développer des synergies entre nous deux, mais Netasq restera une société indépendante et continuera à développer et vendre ses solutions à qui elle veut, sans aucune restriction", assure Jean-Michel Orozco, qui reste discret sur le montant de l’acquisition. Cette opération s’inscrit dans l’enveloppe de 500 millions d’euros allouée par EDAS pour la croissante de son activité de cybersécurité.

 

Selon Cassidian Cybersecurity, le marché de cybersécurité atteint 55 milliards de dollars en 2012 et devrait croitre de 15% par an sur les cinq années à venir. Le rachat de Netasq s’inscrit dans un mouvement général d’acquisitions de sociétés de cybersécurités par des grands groupes : Sonicwall par Dell, Mcafy par Intel, RSA Security par EMC, etc.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:25

Les futurs porte-avions britanniques de la classe Queen Eli

 

October 4, 2012 defpro.com

 

The first sailors to join the Royal Navy's new aircraft carrier HMS Queen Elizabeth have arrived in Rosyth to become the key members of the team building the UK's most powerful warship.

 

Eight personnel have become the first of many members of the ship's company to join the ship and will now work alongside the Aircraft Carrier Alliance as the new carrier begins to take shape.

 

They will learn about the ship and technological advances and feed this in to developing the ship's organisation, routines and procedures so that she is ready to sail and operate as soon as the yard has finished building her.

 

Due to be handed over to the Ministry of Defence in 2016, the HMS Queen Elizabeth will be huge at 280 metres in length, and will be capable of embarking 40 aircraft - double the current capability of an aircraft carrier.

 

Led by Captain Simon Petitt, the Royal Navy team will be the first sailors to join an HMS Queen Elizabeth since a Dreadnought Class battleship of the same name, launched in 1913, was decommissioned in 1948.

 

Captain Petitt said: "I am privileged to be charged with bringing the Royal Navy's future flagship to life. HMS Queen Elizabeth will be at the heart of the Royal Navy for the next 40 to 50 years and will ensure that we can protect the UK's interests wherever in the world successive governments wish to send her.

 

"I am proud to be in charge of the small but rapidly growing team and I know that every one of my crew is also proud to be breathing life into this wonderful ship."

 

Leading Writer Claire Butler said: "Becoming the first member of the Royal Navy to wear this cap tally is a fantastic honour. When she is fully operational HMS Queen Elizabeth will be home to as many as 1,600 men and women.

 

"My main task will be to help set up the routines and procedures that will help the rest of the crew to do their jobs. We are all well-trained and as a team will make sure this warship becomes operational and safeguards the world's oceans."

 

HMS Queen Elizabeth and HMS Prince of Wales are being constructed at shipyards across the UK and assembled at Babcock's dockyard in Rosyth, Fife.

 

A massive project, the carriers measure 56 metres from keel to masthead, approximately equivalent to the height of the Niagara Falls, and, at 65,000 tonnes, they weigh three times as much as HMS Illustrious.

 

The First Sea Lord, Admiral Sir Mark Stanhope, said: "Every warship is brought to life by its people and this, the arrival of the first member of HMS Queen Elizabeth's ship's company, marks a milestone in bringing this ship into operational service."

 

The new aircraft carriers are being delivered by the Aircraft Carrier Alliance, a unique partnering relationship between BAE Systems, Thales UK, Babcock and the Ministry of Defence.

 

Ian Booth, Aircraft Carrier Alliance Programme Director, said: "The fact that the Aircraft Carrier Alliance has been joined by Royal Navy crew shows just how much this programme has developed. Thanks to the hard work of thousands of people all over the UK, HMS Queen Elizabeth is now really taking shape.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:00

EADS BAE

 

04 octobre 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

Les deux partenaires n'ont plus que six jours pour présenter leurs projet de fusion devant les autorités de marché britanniques. Ils pensent d'ici là pouvoir lever les derniers osbtacles.

 

Dans l'entourage proche d'EADS, on affiche sa confiance. "La capacité à converger d'ici le 10 octobre est réelle. La dynamique des discussions demeure bonne et constructive", dit-on en termes diplomatiques. Les derniers détails des négociations avec BAE seraient quasiments réglés, seul le feu vert des actionnaires est attendu pour lancer une communication quasi-prête.

 

Aussi, si aucun conseil d'administration n'est prévu d'ici la date butoir, la possibilité d'en convoquer un à tout moment est évoquée. Les partenaires n'excluent toutefois pas un leger retard à l'allumage. L'annonce pourrait être en effet différée de quelques jours pour avoir le temps de rédiger toute la documentation juridique d'un tel rapprochement.

 

Ce mois de négociation n'aura donc pas été donc de trop. La fuite du 12 septembre qui a précipité l'annonce du rapprochement pour être en conformité avec les règlements du marché boursier britannique, était survenue alors que plusieurs semaines de discussion étaient encore nécessaires pour rapprocher les points de vue.

 

Toutefois, cet optimisme n'est pas partagé par tous les observateurs. "Je parie à plus de 90% à un report de la décision", confiait récemment un analyste financier à L'Usine Nouvelle. Et pour cause, les obstacles et les critiques se sont accumulés depuis l'annonce de la fusion. Avec notamment la dernière critique assassine de l’actionnaire d'EADS, Lagardère, qui s'interrogeait sur la création de valeur d'un tel rapprochement. Toutefois, les négociations semblent avoir porté leur fruits et plusieurs points bloquants auraient été levés.

 

Celui de la parité tout d'abord. Daimler et Lagardère avaient regretté la parité 60/40 entre EADS et BAE. "Les marchés ont validé cette parité depuis le début. Le rapport des valorisations entre les deux groupes s'est équilibré sur cette parité", fait-on savoir dans l'entourage d'EADS. Hélas pour les deux actionnaires privés, cet ajustement s'est fait en leur défaveur avec la baisse de l'action d'EADS plutôt qu'une augmentation de celle de BAE. Lagardère estime perdre 300 millions d'euros dans l’affaire.

 

Interrogation sur la participation de l'Allemagne

 

Concernant le siège du nouveau groupe, les allemands devraient finalement accepter que Toulouse reste le siège des activités civiles et le Royaume-Uni celui des activités de défense. En contrepartie, ils auraient reçu des garanties que la fusion n'entrainerait pas de fermetures de sites en Allemagne et notamment chez Cassidian, la branche défense d'EADS, fragilisée par le rapprochement.

 

Reste l’interrogation autour de la participation de l'Allemagne au capital du nouvel ensemble. Tout paraît encore ouvert. Le management d'EADS a toujours rappelé son hostilité à une telle initiative craignant de donner aux Etats-Unis l'image d'une étatisation rampante de la société. Pour rappel, il en couterait 4 milliards d'euros à l'Allemagne si elle souhaitait 9% du capital de la nouvelle société pour être à égalité avec l'état français.

 

Un refus des états à ce rapprochement serait lourd de conséquences. "Cette opportunité de constituer un champion de l'aéronautique et de la défense européen bien implanté aux Etats-Unis, ne se représentera pas deux fois", expliquent des proches du dossier qui menacent : si l'opération ne se réalise pas avec EADS, BAE pourrait être approché par les américains Boeing ou Lockheed Martin avides de consolidation sur leur marché national.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/premier-salon-mco-aeronautique-de-bordeaux/1997540-1-fre-FR/premier-salon-mco-aeronautique-de-bordeaux.jpg

 

04/10/2012 Propos recueillis par Laëtitia Périer - Economie et technologie

 

Alors que Bordeaux a accueilli du 25 au 27 septembre le premier salon européen du maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique de Défense, l’ADS Show Europe, le général Jean-Marc Laurent, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, officier général de la zone de soutien de Bordeaux et commandant le soutien des forces aériennes, revient sur les enjeux de cette manifestation et les objectifs de la participation de la Défense à ce rendez-vous où se sont côtoyés industriels et acteurs étatiques du MCO. Propos recueillis le 29 septembre 2012.

Mon général, en tant que coordinateur de la contribution de la Défense à l’ADS Show Europe, pouvez-vous nous dire dans quel cadre s'est inscrit cette manifestation et pourquoi elle s’est tenue à Bordeaux ?

Ce salon s’intégrait dans un ensemble de trois manifestations qui composaient les journées aéronautiques en Aquitaine et auxquelles la Défense a été un partenaire de premier rang. La première, Aéroadour, s’est tenue le week-end précédent à Pau. Elle était axée sur l’aéromobilité, les hélicoptères et l’industrie aéronautique, largement représentée dans le Sud Aquitaine. La deuxième manifestation, l’UAV[1] Show Europe, était consacrée aux drones et s’est tenue en deux endroits de l’agglomération bordelaise. D’une part, sur la zone d’activités économiques de l’aérodrome de Bordeaux-Mérignac où a été organisée une exposition des technologies intéressant les drones (logiciels de pilotage, pilotage d’essaims de drones, capteurs, traitement d’image, etc.). D’autre part, sur le camp militaire de Souge, où l’on pouvait assister à des démonstrations dynamiques. Mais l’évènement le plus important des journées aéronautiques en Aquitaine, de par sa taille et sa portée politique, économique et militaire et de par le niveau de contribution de la Défense, c’est le salon professionnel du MCO aéronautique de Défense. Baptisé ADS[2]Show Europe, il fut consacré à un sujet non seulement sensible et stratégique pour la Défense mais aussi structurant pour les forces armées.

 

L’idée initiale revient au président de la région Aquitaine, conscient que sa région possédait un véritable trésor d’expertise constitué par l’industrie aéronautique de défense, étatique et privée. L’Aquitaine, et plus largement la zone de défense Sud-Ouest, est effectivement très portée par l’aéronautique. Et la Défense, toutes armées et services confondus, ne déroge pas à cette dominante. La DGA est très présente avec des centres d’essais et techniques. L’armée de terre dispose de régiments d’hélicoptères dans le sud de l’Aquitaine mais aussi d’un bataillon de soutien aéromobile à Montauban. Par ailleurs, ses troupes aéroportées et ses forces spéciales sont très consommatrices de la troisième dimension. L’armée de l’air est également très présente par le biais de ses bases aériennes opérationnelles de Cazaux et de Mont-de-Marsan, et de son pôle de formation aéronautique Rochefort-Saintes-Cognac. Elle compte aussi, à Bordeaux, un important cluster technico-opérationnel à vocation interarmées avec une grande partie de la SIMMAD[3], un atelier industriel du SIAé[4]dédié à la maintenance des moteurs d’aéronefs, un atelier expert des matériels d’environnement aéronautiques, la base aérienne 106 et ses unités d’appui tactiques et techniques, ainsi que le CSFA[5]. On est donc, dans le Sud-Ouest, au cœur de l’aéronautique de l’Etat. Le monde privé est également très présent avec des grands noms comme Dassault, Thales, Sabena Technics, Astrium, Turboméca, Messier Dowty, etc. au milieu d’un tissu extrêmement dense de PME et PMI, équipementiers ou sous-traitants de l’aéronautique, en particulier militaire. La spécificité de la région bordelaise, c’est justement qu’elle est très orientée vers l’aéronautique de défense.

 

Quand on regarde en Europe, il n’y a pas de pôle aéronautique de défense équivalent, c'est-à-dire avec une telle intégration étatique et privée, opérationnelle et industrielle. C’est de cette originalité, qui constitue un atout national, qu’a été imaginée la création d’une manifestation dédiée à l’aéronautique de défense et en particulier au MCO de l’aviation militaire. C’est aussi pour cela que la Défense a apporté son franc soutien dès son origine et l’a annoncé publiquement lors du salon du Bourget en 2011. Ce soutien, j’ai eu la charge de le coordonner, chaque organisme de la Défense contribuant à son niveau, avec ses moyens, ses savoir-faire et ses spécificités.

Pour la Défense, qu’est-ce que le MCO ?

Pour nous militaires, le MCO n’est pas que de la maintenance aéronautique et le salon est là pour le rappeler et le montrer. Ces dernières années, le mot MCO a vu son sens quelque peu détourné et l’industrie, en particulier, se l’est totalement approprié. Mais dans l’industrie, le MCO se limite la plupart du temps à de la maintenance, c'est-à-dire qu’il traduit plus ou moins le terme anglo-saxon MRO (Maintenance, Repair, Overhaul). Or pour les militaires, le MCO c’est aussi de la préparation au combat, de la configuration des systèmes d’armes, de la mise en condition des hommes… Le « O » de MCO, c’est opérationnel et il est important de le rappeler.

 

« pour les militaires, le MCO c’est aussi de la préparation au combat […] le « O » de MCO, c’est opérationnel »

 

Ce qui a été très important dans ce salon, c’était de montrer que sur le plan de l’aérien, la Défense a certes de belles et indispensables compétences industrielles au travers du SIAé, des ressorts remarquables en matière de développement de programmes au travers de la DGA (Direction générale de l’armement), un savoir expert de gestion de flottes au travers de la SIMMAD, mais qu’elle a aussi des compétences technico-opérationnelles uniques et spécifiques qui sont de l’ordre du militaire, du combattant et qui n’existent pas dans le monde de l’industrie. Le MCO, c’est donc du MRO auquel s’ajoute du NSO, le niveau dit de « soutien opérationnel » c'est-à-dire celui que fournissent les forces de soutien sur les bases d’appui de l’armée de l’air, de l’aéronautique navale ou des régiments d’hélicoptères qu’elles soient en métropole ou sur les théâtres. Nous avons donc construit ce salon dans cet esprit : conjuguer, en montrant leur spécificité et leur complémentarité, le MCO des programmes d’armement, celui de l’industrie étatique et privée et celui des forces.

En quoi la Défense a-t-elle apporté son soutien à ce salon ?

D’abord, nous avons conseillé les organisateurs en donnant des orientations sur la construction du salon. Ensuite, il y a eu un appui technique : la Défense a accepté que le salon se tienne dans une enceinte militaire, la base aérienne de Bordeaux-Mérignac. Enfin, nous avons contribué en tant qu’exposant : il y a eu un stand Défense, des aéronefs militaires, des matériels de MCO, industriels ou opérationnels, des armements mais aussi des démonstrations de solutions techniques telles que celles mises en œuvre sur les théâtres d’opérations, comme des réparations de dommage de combat ou des mises en configuration d’aéronefs pour le combat. Au final, sans être l’organisateur du salon qui ressort très clairement d’un consortium d’entreprises privées, la Défense a tenu une place importante puisqu’elle a été le principal partenaire et le principal exposant.

Quels étaient les objectifs du salon pour la Défense ?

Très concrètement, il s’est agi de promouvoir le maintien en condition opérationnelle, ses métiers, ses savoir-faire, ses tendances et ses perspectives technologiques et humaines, nationales ou européennes. Nous avons aussi souhaité montrer que le MCO, ce n’est pas que du soutien au sens d’un service ni uniquement une prestation technique mais qu’il constitue avant tout une capacité militaire dont l’objectif est d’obtenir des effets militaires.

Au CSFA que je commande, je dis à tous ceux qui sont sous mes ordres qu’ils ne sont pas là pour faire de la « technique » ou de la « logistique » mais pour bâtir des « systèmes d’armes aériens » afin de « faire des opérations ». L’important dans cette manifestation, c’était donc bien de montrer, qu’à côté de la dimension industrielle portée par la DGA ou le SIAé, il existe une dimension opérationnelle du MCO, une dimension tactique, et qu’elle est souvent au cœur de la réussite des opérations comme ce fut le cas pendant Harmattan.

 

Outre l’exposition de matériels, des conférences se sont tenues sur des sujets qui relèvent du périmètre du MCO : formation, systèmes d’information logistique, navigabilité, outils pédagogiques pour former les gens, simulateurs de maintenance, plateaux techniques qui sont des modes innovants de coopération entre l’Etat et l’industrie et que l’on a mis en place ici à Bordeaux, etc. Nous étions donc dans une approche très large du MCO et finalement assez loin des clichés traditionnels.

Quel est l’intérêt du déménagement de la SIMMAD à Bordeaux et quels bénéfices en attendez-vous ?

La SIMMAD est venue à Bordeaux pour les mêmes raisons qui ont amené le CSFA à s’y installer voilà cinq ans. En effet, quand le CSFA s’est développé, il était important de l’installer au plus près de ses principaux partenaires. La SIMMAD s’est installée dans le Sud-Ouest pour se rapprocher, comme le CSFA, du pôle national de l’aéronautique de Défense. La SIMMAD ne travaille pas uniquement pour l’armée de l’Air ; elle a une vocation totalement interarmées et même étatique. Mais l’armée de l’Air reste le premier opérateur aérien de l’Etat. Le fait qu’elle se rapproche du CSFA, commandement technico-opérationnel, va permettre à ces deux structures de travailler ensemble au bénéfice de toutes les armées et services.

 

En effet, de nombreuses flottes d’aéronefs sont partagées par plusieurs armées et lorsque ce n’est pas le cas, ce sont les mêmes constructeurs et maintenanciers qui travaillent pour chacune d’entre elles. La proximité de la SIMMAD et du CSFA et les processus fonctionnels qu’ils établiront rejailliront sur tous les utilisateurs de l’aviation militaire nationale. Par exemple, nous attendons de ce rapprochement avec la SIMMAD et les industriels du secteur, une plus grande fluidité de la logistique, donc des gains de temps, des économies fonctionnelles et, in fine, de la performance technico-opérationnelle. Aujourd’hui, pour les opérationnels, le MCO est en grande partie une bataille contre le temps, une bataille pour accélérer les processus logistiques et les décisions et résoudre le plus rapidement possible les faits techniques. La bataille du MCO, c’est aussi le combat contre le cloisonnement et la stratification des processus de maintenance aéronautique. Le rapprochement entre la SIMMAD et la CSFA est un pas vers cet objectif.

 

Le métier du CSFA c’est de faire voler des systèmes d’armes et de permettre une activité aérienne pertinente pour préparer nos forces et répondre présent lorsque des opérations se déclenchent. Le fait que la SIMMAD le rejoigne à Bordeaux va permettre d’accélérer encore plus le temps et donc d’augmenter la disponibilité et l’efficacité opérationnelles. Voilà un mois que la SIMMAD est arrivée à Bordeaux et déjà notre relation s’est fortement intensifiée : nous travaillons tous les jours ensemble, nous assistons aux mêmes réunions, nous rencontrons ensemble les industriels, etc. On ne perd plus de temps au téléphone, à s’envoyer des lettres ou des messages. Tout se fait en direct et on gagne en réactivité et en efficience. On se concentre, comme ce n’était pas le cas auparavant, sur le « technico-opérationnel » et moins sur le « technico-administratif » et on fait des économies sur le coût global du MCO. Voilà ce que nous attendons de l’arrivée de la SIMMAD et je dois dire que je suis très optimiste pour la suite.

 

Pour autant, le rapprochement SIMMAD-CSFA n’est pas une fusion car le CSFA est avant tout un commandement de forces. Par ailleurs, son périmètre d’activité ne se limite pas au MCO des aéronefs et comprend aussi ce qui relève de l’appui à la manœuvre aérienne.

 

[1]UAV : Unmanned Aerial Vehicle (véhicule aérien sans pilote à bord)

[2]ADS : Aero Defense Support

[3]SIMMAD : Structure intégrée de MCO des matériels aéronautiques de Défense

[4]SIAé : service industriel de l’aéronautique

[5]CSFA : commandement du soutien des forces aériennes

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:30

EADS BAE

 

Oct. 4, 2012 – Defense news (AFP)

 

BERLIN — The head of European aerospace giant EADS on Oct. 4 said he was prepared to discuss job guarantees if a controversial merger with British defense group BAE Systems got the green light.

 

“I am so convinced of the merits of our project that I am prepared to talk about attractive job and headquarters guarantees that I could not consider for EADS (on its own),” Tom Enders told the mass circulation Bild newspaper in an interview.

 

“The merger of the two companies offers the best opportunities for German sites and jobs in the medium and long term,” Enders said.

 

EADS and BAE Systems announced plans on Sept. 12 to create a $45-billion (35-billion-euro) giant to rival Boeing of the United States.

 

The companies have until Oct. 10 to make a formal statement to the authorities to say that the deal is going ahead, being abandoned, or to request a delay.

 

But Berlin, Paris and London — which has a “golden share” in BAE Systems — each has a veto right on the merger negotiations, and the merger has run up against objections in all three countries.

 

According to a report in French daily Le Figaro on Oct. 2, Berlin wants greater representation in the new firm, such as “for example the number of German administrators.”

 

“We are offering France, Germany and Britain the same rights for the new company: above all a veto right against hostile takeovers. The governments don’t need to pay a cent for this and can secure their interests,” said Enders.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:30

EADS BAE

 

04-10-2012 Par Vincent Lamigeon  - Challenges

 

A moins d'une semaine de la date butoir pour finaliser le projet de fusion, les rumeurs vont bon train. Mais où en sont vraiment les négociations ?

 

A six jours de l’échéance du 10 octobre fixée par les autorités boursières britanniques pour finaliser le projet de fusion EADS-BAE, le grand bluff continue. Après la douche froide du communiqué de Lagardère lundi 1er octobre, pas un jour sans que la presse se fasse l’écho des exigences, plus ou moins réelles, plus ou moins farfelues, des différentes parties. D’aucuns évoquent une demande allemande d’un siège social installé à Ottobrunn, près de Munich.

 

"Ce n’est en aucun cas un point de blocage, Tom Enders a montré qu’il était imperméable à ce genre de pression en déplaçant le siège d’EADS à Toulouse", assure un conseil d’EADS. Quelle serait la justification d’un tel choix?" D’autres évoquent un projet de pacte d’actionnaires entre Etats au sein du nouveau groupe, solution rejetée par les groupes. "Il n’y a jamais eu de demande formelle de pacte à ma connaissance", poursuit la même source.

 

Dans ce grand jeu de poker menteur, où en sont vraiment les négociations ? "La dynamique des discussions reste très bonne, et la capacité de converger avant le 10 octobre demeure, assure un proche du dossier. Avec BAE, le deal industriel est presque bouclé, au point que les deux groupes commencent à faire des projets de communiqués. La négociation avec la France avance très bien, l’Elysée lui-même se dit serein. Le principal point d’interrogation reste l’Allemagne."

 

Le "ja" des Allemands n'est pas gagné

 

L’Allemagne, ou plutôt les bisbilles entre les différents acteurs allemands, dont chacun tire un peu dans son coin : Daimler veut absolument sortir au plus vite du capital, et l’a dit tellement fort qu’il a peut-être contribué à la chute du titre. Les Länder exigent des garanties sur l’emploi et le maintien des technologies. Quant à l’Etat allemand lui-même, il est profondément divisé : le coordinateur du gouvernement pour le secteur aéronautique Peter Hintze, réputé opposé au projet, aurait été mis sur la touche des négociations, reprises en direct par la chancellerie et les ministères de l’économie et de la défense.

 

Des questions essentielles restent aussi en suspens. Berlin a-t-il renoncé à entrer au capital, comme évoqué récemment dans le Figaro ? "Il y a une forme d’indécision au niveau de Germany Inc, ou plutôt Deutschland GmbH, pointe un proche du dossier. La question de l’entrée au capital n’est pas tranchée, les deux options semblent toujours sur la table. Nous essayons de convaincre le camp allemand qu’une entrée au capital au niveau de la part de la France, qui représenterait un investissement de 4 milliards d’euros, serait à la fois très coûteuse et superfétatoire."

 

Si Londres n’aurait pas mis son veto à l’entrée de l’Allemagne au capital, EADS et BAE restent, eux, résolument hostiles à une augmentation de l’actionnariat public. "Deux choses nous semblent indispensables, assure un proche d’EADS. Il faut que les Etats n’aient aucun droit particulier sur la gouvernance, ce qui serait contre-productif sur les marchés américains. Nous voulons aussi éviter tout pacte entre les Etats, qui renverrait l’image d’une étatisation rampante à l’international."

 

Aucun risque de prise de contrôle par un acteur non-européen

 

Le tandem EADS-BAE n’a pas changé de ligne : il assure aux Etats, quelle que soit leur part au capital, une action spéciale qui leur permet d’éviter une prise de contrôle du nouveau groupe par un acteur non-européen. "C’est un dispositif qui serait voté à majorité des deux tiers par les actionnaires, et non imposé par les Etats eux-mêmes, assure un familier du dossier. Ce processus exclut théoriquement un refus de Bruxelles."

 

Sur l’autre front des négociations, avec les actionnaires privés, les négociateurs s’activent aussi. Et semblent ne pas s’affoler de la sortie de Lagardère lundi dernier, qui demandait une refonte du projet de fusion plus favorable aux actionnaires d’EADS. "Lagardère est surtout indisposé par la baisse du titre, explique un négociateur. Une manière de s’en plaindre est de contester la parité 60-40."

 

Pour les conseils d’EADS, cette baisse de l’action s’explique par deux facteurs : d’abord, l’impossibilité, du fait du droit boursier britannique, de donner tous les détails des synergies attendues de l’opération, "supérieures" à l’ordre de grandeur évoqué dans la presse de plusieurs centaines de millions d’euros. Ensuite, par les premières réactions –ou non-réactions- des actionnaires privés, quasi silencieux au départ (Lagardère), ou réitérant leur projet de vendre leur participation (Daimler). "C’est le phénomène d’ « overhang », assure un conseil du projet. Les marchés anticipent une sortie massive des actionnaires privés, ce qui pèse sur le cours."

 

Quid du plan B ?

 

Pas de quoi obérer l’optimisme prudent qui prévaut toujours chez les négociateurs, dont certains ne sont pas loin de penser qu’un tel projet est "too big to fail". "L’Etat qui ferait échouer le projet porterait une responsabilité historique dans l’échec de l’industrie de défense européenne, assure un familier d’EADS. Le train BAE ne repassera pas une seconde fois, tous les autres projets possibles (Thales, Finmeccanica…) n’auront jamais la même ambition et la même opportunité." Le plan B d’EADS ? "Pas de plan B, tranche un familier du siège. Ou alors continuer à acheter des dizaines de sociétés américaines minuscules, avec des primes de 30 ou 40% à chaque fois, quand on peut s’offrir BAE pour une prime de 10 à 15% (soit 1,3 à 2 milliards d’euros, NDLR), et sans sortie de cash." Reste donc le plan A. Les deux groupes ont encore six jours pour le boucler.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:30

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

4 Octobre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Voici comment EADS justifie son projet.

 

Pourquoi EADS veut-il vraiment fusionner avec BAE, alors que The Economist assure que l'entreprise d'armement britannique va mal ("is ailing") ? Cette fusion envisagée est en réalité un terme poli pour parler de "prise de contrôle" de BAE par EADS. "Ce n'est pas une opération entre égaux" reconnaissent des proches du dossier.  "On fera facialement persister l'apparence de BAE, ajoutent les mêmes, afin de ménager la sensibilité anglaise et d'avoir un meilleur accès au marché américain".

 

Les partisans de la fusion expliquent qu'elle est dans l'intérêt d'EADS : "Le bussiness d'EADS, en grande partie dans l'aviation civile avec Airbus, n'est pas sans risques. C'est une activité cyclique. En 2007, la situation n'était pas bonne du tout". D'où l'idée de constituer un groupe qui marche sur deux pieds équivalents, l'un dans le civil, l'autre dans le militaire. Comme Boeing.  Par ailleurs, la direction d'EADS juge son entreprise trop européenne, pas assez mondiale. Dans la corbeille de la mariée, BAE apporterait une excellente implantation aux Etats-Unis (avec une présence dans 36 des 50 Etats... ce qui compte auprès des élus au Congrès). "Avec BAE, nous aurions eu plus de poids pour vendre nos tankers à l'USAF". Même avantage en Arabie saoudite ou en Inde : c'est d'ailleurs l'échec de l'Eurofighter face au Rafale, dans cette ex-colonie anglaise, qui semble avoir été le dénotateur de la démarche de Tom Enders, le nouveau patron d'EADS.

 

"La baisse des commandes militaires américaines pour BAE a été très largement anticipée" au cours des négociations qui ont abouti à l'accord de 60% pour EADS et 40% pour BAE. Ce qui rassurent les financiers, c'est "la capacité de BAE de s'ajuster, de s'adapter", en clair, de fermer de sites et de licencier du personnel. L'activité de BAE est pour moitié dans les services, en particulier la maintenance (MCO) des matériels militaires. C'est même les deux tiers de son activité aux Etats-Unis. Or, les services sont moins sensibles aux aléas budgétaires que les acquisitions, estiment les analystes. Quant à l'avenir des marchés d'armement, en forte baisse en Europe, la direction d'EADS constate que le reste du monde réarme et que les matériels militaires de haute technologie restent une activité d'avenir.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 13:44

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c6/Coat_of_arms_of_Greece_military_variant.svg/611px-Coat_of_arms_of_Greece_military_variant.svg.png

 

4 octobre 2012 RTBF.be - ECONOMIE

 

    Une centaine d'employés d'un chantier naval dénonçant des impayés de salaires ont fait irruption jeudi dans la cour du ministère de la Défense, brisant les barrières à l'entrée, ont montré les télés grecques.

 

    Des forces anti-émeutes ont été dépêchées pour ramener l'ordre alors que les protestataires se sont installés sur les marches du bâtiment, où ils attendaient de pouvoir rencontrer des responsables.

 

    Le chef de l'Etat-major a pour sa part tenté d'entamer le dialogue sous les huées, de nombreux protestataires criant "Voleurs, voleurs", ont montré les télés.

 

    Les manifestants, dont l'action a aussi coupé le trafic routier sur le grand axe de la capitale passant devant le ministère, protestent contre des impayés de plusieurs mois, alors que leur chantier naval, Hellenic Shipyards, à Skaramangas, dans la grande banlieue industrielle du Pirée, est menacé de faillite.

 

    L'unité avait été vendue en 2010 par son précédent propriétaire, le conglomérat industriel allemand ThyssenKrupp, au groupe Abu Dhabi mar, mais tourne au ralenti depuis des mois, dépendant de contrats de modernisation de l'armée grecque suspendus ou retardés par l'actuelle crise financière frappant le pays.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:00

bae systems

 

04 Oct 2012By Angela Monaghan - telegraph.co.uk

 

BAE Systems chief executive Ian King is in line for £18m if the company's controversial merger with aerospace giant EADS goes ahead, according to reports.

 

The head of the British defence group would stand to gain the sum because of share options which would be triggered should the combination be sealed.

 

The two companies are in the process of thrashing out the terms of a proposed £30bn deal which would create a European defence and aerospace powerhouse to rival America's Boeing.

 

However, there are many potential pitfalls before a deal can be agreed, not least because the British, French, German and US governments all have to agree terms.

 

All governments are keen to protect national security interests and jobs within their own countries.

 

BAE and EADS have a deadline of October 10 to make formal proposals for a tie-up or walk away.

However, they may seek an extension to that deadline.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:50
Armement : la France compte pour du beurre pour la Pologne

04/10/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit rencontrer son homologue polonais à Varsovie en vue de relancer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense. Depuis des années, la Pologne ignore les industriels français. Et Varsovie pourrait lancer une procédure de gré à gré portant sur l'achat de deux sous-marins allemands U-214... sans tenir compte de l'offre française.

 

En Pologne, la France fait un "bide" en matière de ventes d'armes... Et ce n'est pas nouveau. Entre 2006 et 2010, Varsovie a royalement acheté pour 45,2 millions d'euros d'équipements militaires à la France, selon le rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France en 2010. C'est ce que tente de changer le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui se démène notamment pour relancer des coopérations européennes en général, avec Varsovie en particulier. En juillet dernier, il a rencontré dans la capitale polonaise son homologue, Tomasz Siemoniak, et le président de la République polonaise, Bronisław Komorowski. Un déplacement qui a été l'occasion pour les deux ministres de la Défense de s'entretenir sur la question de la relance de l'Europe de la défense dans un contexte budgétaire restreint et de besoins en termes de capacités militaires. Le tout dans le cadre du Triangle de Weimar (Paris-Berlin-Varsovie). Jean-Yves Le Drian y retourne de nouveau vendredi et verra Tomasz Siemoniak.

 

Le triangle de Weimar n'est pas équilatéral

 

Mais les dés polonais sembleraient être pipés pour la France, selon nos informations. Et très clairement, le triangle de Weimar serait beaucoup plus isocèle qu'équilatéral, Varsovie privilégiant Berlin aux dépens de Paris. Ainsi, après avoir lancé il y a deux ans environ une demande d'information (RFI) portant sur l'achat de deux sous-marins, Varsovie s'apprêterait finalement à réaliser très rapidement une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins U-214 du chantier naval allemand HDW. Une procédure d'ailleurs contraire à la nouvelle réglementation européenne, qui limite les procédures d'achats d'armement en gré à gré entre des pays européens.

 

La France propose deux Scorpène

 

Paris, qui propose deux sous-marins Scorpène pour 950 millions d'euros dans le cadre du RFI ainsi que des investissements dans les chantiers navals publics polonais aujourd'hui en faillite, pourrait encore faire les frais de l'axe Varsovie-Berlin. Comble du comble, les Polonais ne demandent même pas aux Allemands d'investir dans leurs chantiers navals, précise-t-on à "latribune.fr". "Nous demandons simplement une compétition équitable dans le cadre d'un appel d'offre raisonnable, explique-t-on à Paris. Nous souhaitons simplement concourir et pourquoi pas briser le tropisme allemand de l'armée polonaise, en particulier de la marine". Pour apaiser les réticences de Paris, Varsovie promet vaguement de favoriser les Français dans une acquisition de patrouilleurs hauturiers.... vers 2020. Ce qui est loin d'être sûr.

 

Eurocopter outsider

 

La compétition portant sur l'achat par Varsovie de 70 hélicoptères multirôles pour son armée, au lieu des 26 prévus initialement prévus, est loin d'être gagnée. Car le constructeur italien AgustaWestland fait la course en tête, estime-t-on à Paris. La Pologne avait lancé en mars un appel d'offre pour l'acquisition de 26 appareils pour lequel les groupes italien AgustaWestland (AW149), européen Eurocopter (C725) et américain Sikorsky (S-70) avaient marqué leur intérêt. La valeur de cet appel d'offres lancé fin mars était estimée entre  700 millions et 1 milliard d'euros. Selon la presse polonaise, AgustaWestland et Sikorsky Aircraft, apparaissent les mieux placés pour remporter cet appel d'offres en raison de leurs partenariats industriels. Ainsi, le groupe italien avait racheté en 2010 l'usine de PZL à Swidnik (sud), qui produit des hélicoptères Sokol utilisés dans les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies et le transport, notamment militaire. Ils sont vendus en Pologne, en République tchèque et en Corée du Sud. L'américain Sikorsky Aircraft produit, quant à lui, dans son usine de Mielec (sud) sa nouvelle version de l'hélicoptère Black Hawk, S70i, destinée à l'exportation. "Les sociétés qui réfléchissent à participer de façon efficace à l'appel d'offres doivent apporter des garanties que ces hélicoptères seront produits en Pologne. Il s'agit d'un soutien à l'économie, au marché polonais du travail", avait expliqué fin septembre le Premier ministre polonais, Donald Tusk, plutôt pro-allemand. Pour autant, Eurocopter semble offrir un appareil en adéquation avec les besoins opérationnels de l'armée polonaise.

 

MBDA face aux Etats-Unis

 

Au-delà des sous-marins et des hélicoptères, les industriels français s'interrogent sérieusement sur la substance concrète que les Polonais souhaitent donner à la coopération avec la France. Car la décision d'acheter en 2002 des F-16 aux Etats-Unis plutôt que des Mirage 2000-5 a laissé des traces durables à Paris. D'autant que Varsovie n'a cessé de signer des contrats avec des concurrents de groupes français: l'avion de transport C-130 (Etats-Unis), 2.700 missiles antichars Spike (Israël), 128 chars de combat Leopard 2 (Allemagne), véhicules blindés MRAP américains... Sans oublier le bouclier antimissile d'une valeur estimée entre 3 et 6 milliards de dollars souhaité ardemment par Varsovie. Un contrat qui pourrait être attribué aux industriels américains alors que MBDA postule avec le système antimissile SAMP/T.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:30

EADS BAE

 

04/10/2012 latribune.fr

 

Le patron d'EADS, Tom Enders a assuré qu'il souhaitait entamer des discussions visant à garantir les emplois si la fusion avec le britannique BAE Systems a bien lieu. Il estime par ailleurs dans un entretien paru dans le Bild que l'Allemagne ne devrait pas chercher à prendre des participations dans le futur groupe.

Tom Enders, le patron d'EADS, se dit prêt à négocier des garanties sur l'emploi dans le cadre du projet de fusion avec BAE SyseMS. "Je suis tellement convaincu par ce projet que je suis prêt à entamer des discutions sur des emplois attractifs et des garanties sur les sites [de production] que je n'aurais pas même considérées pour EADS", a-t-il déclaré au Bild, dans un entretien paru ce jeudi. Les deux groupes seraient actuellement en discussion pour présenter un projet de garantie des emplois.

 

"Ce serait un désavantage compétitif si nous donnions l'impression d'être une entreprise dirigée par des gouvernements"


Le président d'EADS prêche par ailleurs pour un désengagement des Etats dans le groupe qui pourrait naitre de la fusion avec BAE Systems.  Pour le patron de l'entreprise, cela coûterait des milliards aux contribuables. "Sur les marchés d'exportation, surtout les Etats-Unis et l'Asie, ce serait un désavantage compétitif si nous donnions l'impression d'être une entreprise dirigée par des gouvernements", a-t-il affirmé. Il a également affirmé qu'il ne voyait aucun intérêt pour l'Allemagne d'acheter des parts dans le groupe issu de la fusion.  La participation publique de la France et de l'Allemagne dans EADS est perçue d'un mauvais oeil par les britanniques qui craignent qu'elle ne nuise aux relations commerciales avec les Etats-Unis.

 

Source: Bild (en allemand)

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 08:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-materiels-divers/guerre-des-mines/deux-robots-autonomes-sous-marins-credits-dga-comm/927156-1-fre-FR/deux-robots-autonomes-sous-marins-credits-dga-comm.jpg

photo DGA

 

October 3, 2012 Think Defence

 

The Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) has announced five shortlisted candidate companies to enter the next stage of the harmonised UK/French maritime mines countermeasures programme.


For the French, it is the Système de Lutte Anti-Mines – Futur (SLAM-F) and the UK, Mines Countermeasures, Hydrographic, and Patrol Capability (MHPC). Although the two programmes have differences there is enough commonality for a joint approach, managed by OCCAR and agreed during the recent Anglo French defence accord. Both are concentrating on creating a system of systems that will support offboard detection, classification and neutralisation of a range of mines.


The shortlisted companies will now enter the ‘invitation to participate in dialogue’ phase.


The shortlist (click to visit their websites)


ECA Robotics


Thales


QinetiQ


Ultra Sonar


Atlas Elektronik

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:55

EADS BAE

 

LONDON, Oct. 3 (UPI)

 

The proposed merger of aerospace and defense conglomerates BAE Systems PLC of Britain and the Netherlands' EADS NV is coming under government scrutiny.

 

The Defense Committee of Britain's House of Commons is to begin an inquiry into the proposed joining of the companies and the possible effect such a move would have on the country's defense industry and national defense relationships with other countries.

 

"BAE Systems and EADS operate highly capable and sensitive defense businesses in many countries including the U.K., the USA, France, Germany, Spain, Sweden, South Africa, India, Saudi Arabia and Australia," the committee said in announcing its inquiry.

 

"The merger of two such large defense contractors would have a significant and strategic impact on their relationships with U.K., U.S. and European governments. It could also radically alter the defense industrial base in these countries.

 

"The inquiry will examine the likely impact of such a merger on U.K. defense, including the protection of sovereign capabilities and the nature of the defense industrial base."

 

It would seem logical that the interests and scope of issues to be examined by the parliamentary committee match those of other government and legislators, who would most likely conduct their own hearings into the merger proposal.

 

"BAE Systems and EADS believe that the potential combination of their two businesses offers the prospect of significant benefits for customers and shareholders of both companies," BAE Systems said in a news release that confirmed industry and stock market speculation that a merger was in the works.

 

"These benefits include cost savings, such as from procurement and sourcing efficiencies available to the enlarged group, and substantial new business opportunities."

 

But, it said, "there can be no certainty that the discussions will ultimately lead to a transaction."

 

Any final merger agreement, it noted, would need regulatory approval by governments and approval by their respective stockholders and others.

 

Two possible obstacles have appeared.

 

Lagardere SCA, a French multimedia conglomerate and a controlling shareholder in EADS, made it clear it is opposed to the deal as it stands.

 

"Despite its alleged industrial and strategic potential, this project has not demonstrated that it will create value for EADS," Lagardere said Monday. "Lagardere considers, at this stage, that the conditions of the rapprochement between EADS and BAE are unsatisfactory.

 

"Consequently, Lagardere requests the executive management of EADS to begin, without delay, the indispensable review of the EADS and BAE merger project, so as to better take into account the overall interests of the French controlling shareholders of EADS."

 

EADS is a pan-European organization. Its companies include Airbus, Astrium, Cassidian and Eurocopter and their subsidiaries around the world.

 

The merger plan as it stands calls for an enlarged business group with a unified management structure, identical boards of directors and executive committees. EADS shareholders would own 60 percent of the new group, while BAE shareholders would own the remainder.

 

Special shares in the new group would be issued to the governments of France, Germany and Britain "to replace the existing U.K. government share in BAE Systems and the stakeholder concert party arrangements in EADS."

 

EADS' stakeholder arrangement includes the governments of Germany and France.

 

Interested non-shareholder parties in any merger are the employees of both and their unions.

 

"We have been in intense dialogue with both BAE Systems and EADS and understand the industrial logic behind the merger proposal," said Ian Waddell, the national officer for aerospace and shipbuilding of the British labor union Unite.

 

"Both partners are saying that the new company will be an engine for growth and will be stronger than its constituent parts. If that is the case, then they should put to rest any uncertainty by giving a guarantee that no jobs will be lost as a result of the merger."

 

Unite is Britain's largest union and wants assurances about the future of BAE and EADS plants in the country.

 

"We had a constructive meeting with Michael Fallon (minister of state at the Department for Business, Innovation and Skills)." Waddell said. "The U.K. government has a 'golden share' in BAE Systems and a regulatory obligation. We argued that the government must do all it can to ensure that the U.K. jobs and our long-term economic interests are protected in the merger."

 

The Defense Committee of Britain's House of Commons has requested written and oral submissions for its inquiry. Among issues it intends to examine: The effects of any merger or effective complex takeover arrangement on the current U.K. defense acquisition policies; its impact on joint venture defense exports; continuing access to U.S. technology; relationships with European allies given EADS arrangements with some European governments; and the merger's effect on the industrial base of the country.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:55

Multi-Role EC725 Helicopter

 

3 October 2012 by Dominic Perry - FG

 

Rio de Janeiro - Eurocopter chief executive Lutz Bertling has outlined his company's bid to sell the EC725 to the Polish armed forces, following Warsaw's decision to increase the scale of its contest to up to 70 rotorcraft.

 

"Look at the specification of the missions this helicopter has to perform and the helicopters it will replace - it is relatively obvious the EC725, in terms of mission performance, will be leading the competition," Bertling says.

 

Speaking while attending an EC725 assembly line opening event at the Itajubá site of Eurocopter's Brazilian subsidiary Helibras on 2 October, Bertling said technical cooperation will be another key element of the company's Polish bid. As a rule of thumb, any order for more than 50 units "is reason enough to go for intensive technical cooperation in a country", he says.

 

Poland wants to buy 48 aircraft to replace its army's current Mil Mi-8/17-series transports, plus 12 for navy and 10 for air force applications. AgustaWestland company PZL Swidnik is offering the AW149 and Sikorsky the S-70i with its PZL Mielec subsidiary for the potentially $3.1 billion requirement.

 

"The gain for Polish industry might be higher than if they go for [AgustaWestland or Sikorsky], who have a presence in the country already," Bertling says. "These guys will not walk out, of course, but you will not get much more. We are absolutely ready to discuss with the Polish government about assembling these helicopters in Poland and involving Polish industry in the manufacture of systems and components for them."

 

Four Eurocopter-assembled EC725s have been delivered to Brazil so far from a tri-service order for 50 of the type.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:35

Zeiss optronics handheld OPUS-H

 

MUNICH, Germany, Oct. 3 (UPI)

 

Germany's Carl Zeiss Optronics is joining Cassidian's Sensors and Electronic Warfare business unit following a change in stock holding.

 

Cassidian, a member of the EADS group, said it has acquired a 75.1 percent shareholding in the company from Carl Zeiss AG and that Carl Zeiss Optronics will conduct business under the name of Cassidian Optronics.

 

"Carl Zeiss Optronics represents a valuable addition to our existing capabilities in the field of sensors," said Cassidian Chief Executive Officer Bernhard Gerwert. "In coming years, this will enable us to offer complete sensor solutions to customers around the world, supplying everything required ourselves."

 

Cassidian and Carl Zeiss AG, which holds the remaining stock, said they expect the combination of market access and technical capabilities will lead to new business opportunities.

 

Cassidian's Sensors and Electronic Warfare business develops and manufactures optronic, optical and precision-engineered products for military and civil use through its facilities in Germany, France, Belgium and South Africa.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:20

http://www.systematic.com/files/Defence%20files/Images/Subpage%20images/07-2012-subpage-topcontent-SW-SUITE-670x300px.jpg

 

October 03, 2012 by Systematic - army-technology.com

 

Danish Artillery Regiment hosts the 2012 International Artillery Symposium 1st - 5th October in Varde. Systematic, one of this year's sponsors, will be demonstrating its SitaWare suite of command and control software.

 

The Danish Armed Forces are currently using SitaWare both in the training environment and in operations in ISAF and in navy operations in the Gulf of Aden.

 

Symposium attendees will experience the flexibility of the SitaWare product suite, which will soon become the core of the fire support chain from Forward Observer and Forward Air Controller to Joint Fires Center. SitaWare enables the artillery user to see the relevant situational picture and to create targets, receive intelligence and point out targets with laser range finder and automatically share this with other users on the network.

 

Improving the speed and precision of shared situational data with own and allied forces is vital in minimizing the risk of blue-on-blue incidents during operations. Systematic over the coming years will continue its close cooperation with the artillery user community to extend SitaWare's capabilities to provide full support for joint fire planning, coordination, targeting and observers on the same command and control platform.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:10

Europe Flag

 

October 3, 2012 defpro.com

 

“National parliaments of the European Union must maintain closer contacts in the field of military cooperation.” This appeal was made by Dutch Defence Minister Hans Hillen during the meeting of EU Ministers of Defence in Nicosia, Cyprus.

 

Mr Hillen considers the harmonisation of Defence policy as a shared responsibility of governments and parliaments. "Ministers can coordinate the development of new capabilities and investments. But if the parliaments of the countries in question do not follow this development, there is the risk of an impasse when it comes to the question of troop deployment”. Yesterday, Mr Hillen made the same appeal to the spokespersons of the House of Representatives during the debate on the EU meeting. He took Belgium as an example of such cooperation. The navies of Belgium and the Netherlands have worked together closely for many years. The political management of far-reaching military cooperation does not stop with the Belgian and Dutch governments. Both countries’ parliaments should also confer with each other on a regular basis.

 

VISION

 

Two years ago in Ghent, the EU Defence Ministers decided to cooperate more closely in developing their capabilities and making new capital investments, prompted in part by shrinking defence budgets. This initiative received a new impetus after the operations over Libya, which showed up a number of shortcomings in the (European) military capabilities. The European Defence Agency (EDA) identified twelve priority projects within its ‘pooling and sharing' initiative. The EU member states also asked the EDA to develop a long-term vision based on the principle that countries make cooperation a top priority when developing new capabilities, such as the acquisition of new equipment. In the framework of the ‘Ghent initiative’, Germany, France and the Netherlands are leading a project for strengthening European Air-to-Air Refuelling capability.

 

SECURITY SITUATION

 

In Nicosia, the ministers also discussed the situation in Mali, where security has seriously deteriorated in the recent past. There has been an increase in organised crime and terrorism, much of it by Al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM). They also addressed the ongoing EU missions, such as the counterpiracy mission off the Horn of Africa. The number of successful attacks on merchant shipping has fallen sharply in 2012, thanks in part to the robust and proactive Operation Atalanta. In April, the mandate of this EU-mission was expanded to enable land-based operations, such as disrupting logistical camps. The Netherlands is not currently participating in Operation Atalanta, but is participating in the NATO mission Ocean Shield. A contribution to Operation Atalanta is being considered for 2013.

 

PRAISE

 

In addition to this, the Netherlands provided a permanent security team of marines during the past few months. This Autonomous Vessel Protection Detachment protects ships of the World Food Programme (WFP) for Somalia. The Netherlands received high praise for this during the meeting in Cyprus. The contribution, which finishes in October, will be continued by Germany. The advantage of a permanent team is that the navy vessels do not need to continuously escort the WFP ships and can be deployed more effectively for the Atalanta mission.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:04

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/pean-12.2-8/1996649-1-fre-FR/pean-12.2-8.jpg

 

Ravitaillement à la mer de la frégate de défense aérienne

Andrea Doria de la marine italienne par le pétrolier-ravitalleur Meuse.

 

03/10/2012 Marine nationale

 

Au titre de la manœuvre aéronavale franco-italienne LEVANTE, le Charles de Gaulle et le porte-aéronef Cavour de la marine italienne, leur groupe aérien et leurs bâtiments d’escorte respectifs développent leur interopérabilité en conduisant ensemble des entraînements opérationnels, sous commandement français, à l’est de la Sardaigne.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/pean-12.2-4/1996644-1-fre-FR/pean-12.2-4.jpg

 

Le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant la Task Force 473 a reçu à bord du Charles de Gaulle le vice amiral d’escadre Giuseppe De Giorgi, Commandante In Capo della Squadra Navale (CINCNAV), en provenance du porte-aéronefs Cavourde la marine italienne. La visite a permis au VAE De Giorgi de découvrir le porte-avions français à la mer et d’aborder avec le CTF 473 les grandes lignes d’un entraînement majeur.

 

Cette manœuvre conjointe constitue la première interaction majeure pour le Cavour, son groupe aérien et la frégate de défense aérienne Andrea Doria, bâtiments récemment admis au service actif. Elle marque également une étape symbolique vers la concrétisation de « l’European Carrier Group Interoperability Initiative » (dispositif de coopération entre marines européennes capables de participer à la mise en œuvre d’un groupe aéronaval) activement soutenu par la marine italienne.

 

Dernier-né des porte-aéronefs italiens, le Cavour présente un gabarit beaucoup plus important que son prédécesseur le Garibaldi et affiche des performances semblables à celles d’autres unités de groupes aéronavals européens.

 

Au programme de Levante : travaux communs de planification des opérations aéronavales au titre de l’entraînement et conduite depuis la mer de raids aériens combinés dans le ciel sarde. Afin de faciliter le déroulement de LEVANTE, des officiers d’échanges français et italiens ont été déployés au sein des unités de la force. Leur présence facilite tout à la fois le transfert d’informations tactiques et le partage des savoir-faire.

 

S’agissant des autres unités de surface intégrées au sein de la force, le Jean de Vienne et la Meuse opèrent au profit de l’ensemble de la TF 473. La mise en  place d’escortes mixtes consolide déjà l’objectif de coopération étroite de LEVANTE. À titre d’illustration, la frégate Andrea Doria assure depuis aujourd’hui la protection de l’espace aérien du Charles de Gaulle tandis que le Chevalier Paul est disposé aux côtés du Cavour.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:48

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/E722D5C9-0FF4-4D43-B572-DF3B549C8E9A/0/PTND091734.jpg

 

A soldier tries on a pair of visual augmentation goggles

at the Defence Science and Technology Laboratory

showcase in Andover - Picture MOD 2012

 

3 Oct 12 UK MoD - An Equipment and Logistics news article

 

The Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) demonstrated its land environment Science and Technology (S&T) capability to Army Headquarters in a one-day showcase on Monday 1 October.

At the event in Andover, Dstl S&T specialists, supported by industry partners, highlighted the role of Dstl and displayed a variety of kit and capabilities.

 

While Dstl has been supporting front line commands for many years, embedded S&T posts have now been established within Army HQ which will have a much stronger role in the delivery of military capability in the future.

 

Senior Science Gateway Mike Green said:

"My role is all about understanding the Army's S&T needs, now and in the future, and providing technical advice and support.

"With that understanding, I can reach out across the wider S&T community within government or across industry and academia to anticipate, plan and implement the Army's requirements."

Dstl will also be able to call on support from S&T teams within other front line commands and Defence Equipment and Support to ensure a coherent and focused research programme.

Among the items on display at Army HQ were a prototype Scout specialist vehicle, pelvic protection, future helmets and body armour, and a portable respirator kit. Scientists and military advisers were on hand to answer questions about Dstl's role in developing these programmes of work.

 
http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/956C09CF-90CA-46BB-A801-C8885F6DE40B/0/PTND091712.jpg

A Scout prototype vehicle, designed to replace the FV107 Scimitar armoured reconnaissance vehicle, at the Defence Science and Technology Laboratory showcase event in Andover - Picture MOD 2012

 

Recent triumphs of Army/S&T co-operation include:

 

Foxhound - the S&T programme behind Foxhound provided the latest armour research, state-of-the-art technology from the motorsport industry, and rigorous blast trials to validate its survivability based on in-theatre and future threats. The whole process from initial concept to production took just 36 months, with close working between Dstl, the Armed Forces and industry.

 

Boomerang - troops in Afghanistan are using the state-of-the-art acoustic shot-detection system 'Boomerang 3' to protect against small arms fire. Dstl conducted extensive trials with the Infantry Trials and Development Unit and in theatre. Boomerang 3 was identified as the preferred system, and Dstl then worked with Maxord Ballistics Ltd to improve the system.

 

Multi-Terrain Pattern - Dstl scientists researched and tested the multi-terrain camouflage clothing that led to the first change in Army uniform in more than 40 years. Working with Army personnel, tests were conducted to see which camouflage would work the best in different environments - assessing texture, tones of patterns and colour. Computer-modelling was carried out across representations of green zone, desert and transition backgrounds and multi-terrain camouflage was proven to improve mission effectiveness.

 

The work by Dstl scientists is welcomed by the Army, as Major General Bruce Brealey explains:

"It is already very clear that the Dstl S&T Gateway is a fundamental core element of the Army's capability management organisation."

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:35

BvS10 MkII

 

10/03/2012 Andrew Elwell - defenceiq.com

 

The Ministry of Defence has announced that it is handing BAE Systems a £37 million contract to upgrade 99 Viking vehicles for use by the Royal Marines.

 

BAE lost out to ST Kinetics in 2008 for the £150 million order of 100 all-terrain vehicles after a requirement for land operations was identified in Afghanistan. At the time it came as a shock for the UK defence giant to be overlooked in place of Singapore’s Warthog – indigenously known as the Broncho – vehicle. The Viking fleet will now be retrofitted to meet its original amphibious configuration.

 

“Viking is an essential asset for the Royal Marines in conducting short notice crisis response operations around the world and any modification which enhances operational effectiveness and makes life that bit safer for our personnel is always welcomed,” said Commandant General Royal Marines Major General Ed Davis.

 

New defence procurement minister Philip Dunne said: “The £37 million mid-life upgrade to the Viking fleet of amphibious vehicles will keep these highly capable vehicles in service with the Royal Marines into the 2030s.With a balanced defence budget, for the first time in a generation, we are able to deliver with confidence the equipment our Armed Forces require.”

 

A number of Viking’s will be fitted with an 81mm mortar system while all will have improved brakes, suspension and v-shaped hulls to mitigate the threat from IED blasts.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:35

Europe Flag

 

MOSCOU, 3 octobre - RIA Novosti

 

La nébuleuse terroriste Al-Qaïda a déclenché des incendies de forêt en Europe dans le cadre de sa stratégie dite des "milliers de coupures", a déclaré mercredi à Moscou Alexandre Bortnikov, le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB).

 

"Parmi les nouvelles techniques prévues par la stratégie des milliers de coupures, mise en place par Al-Qaïda, il faut distinguer les incendies de massifs forestiers dans les pays de l'Union européenne. Cette pratique permet de causer un préjudice économique et moral important sans préparation préalable sérieuse, sans équipement, et sans moyens financiers", a-t-il fait savoir lors de la onzième réunion des chefs des services spéciaux des pays partenaires du FSB, justifiant ses dires par la publication sur des sites et forums extrémistes d'un mode d'emploi consacré aux moyens de déclencher des feux de forêt.

 

Le responsable russe a en outre précisé que les chances d'appréhender les auteurs de ces crimes étaient très minces.

 

M. Bortnikov a mis en garde contre le risque de propagation du terrorisme en Afrique du Nord et au Proche-Orient, les organisations terroristes internationales tirant habillement profit des conflits intérieurs secouant ces régions.

 

"Les processus lancés par ces forces menacent la stabilité de régions entières, quant aux éventuelles conséquences, elles constituent une menace pour la communauté internationale", a conclu le responsable.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:30

http://www.bwb.org/bwb/logo_en.jpg

 

10/1/12 | Author: 

 

In a solemn ceremony held on 2 October 2012, Federal Minister of Defense Dr. Thomas de Maizíère formally establishes the Federal Office of Bundeswehr Equipment, Information Technology and In-Service Support (in German: Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr, or BAAINBw).

This new Office will combine the tasks of the Federal Office of Defense Technology and Procurement (BWB), of the Federal Office of the Bundeswehr for Information Management and Information Technology (Bundeswehr IT Office), and the in-service support tasks which up to now have been performed by other military and civilian organizational elements.

This will also result in the deactivation of the two separate websites of BWB (www.bwb.org) and Bundeswehr IT Office (www.it-amtbw.de).

The BAAINBw website is now online : BAAINBw website

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:13

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/CA8BC8EC-C33B-44BD-869B-265D4FA21764/0/45154389.jpg

Viking amphibious all-terrain vehicle crews training

on the Bovington ranges Picture MOD 2010

 

3 Oct 12 UK MoD - An Equipment and Logistics news article

 

The Royal Navy's fleet of Viking amphibious all-terrain vehicles is to be regenerated under a new £37m contract with BAE Systems the MOD has announced today.

 

Used extensively by the Royal Marines, the 99 Viking BVS10 vehicles, which can be launched straight from the back of a ship and propelled through water before landing for a beach assault, are in line for a major overhaul by BAE Systems.

 

They were deployed to Afghanistan in 2006 for their versatility across tough terrains before they were later replaced by Warthog. The Vikings will now be fitted with new mine blast protection bodywork and brought back to their original amphibious standard, having been adapted for the rigours of land operations.

 

Minister for Defence Equipment, Support and Technology, Philip Dunne, said:

    "The £37m mid-life upgrade to the Viking fleet of amphibious vehicles will keep these highly capable vehicles in service with the Royal Marines into the 2030s.

    "With a balanced Defence Budget for the first time in a generation, we are able to deliver with confidence the equipment our Armed Forces require."

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/14C1718B-64ED-4562-AC12-5417F94A5E81/0/45154388.jpg

Royal Marines from the Armoured Support Group Yeovil 'test drive' a Viking amphibious all-terrain vehicle onto HMS Bulwark via the ship's well dock -  Picture MOD 2007

 

Commandant General Royal Marines, Major General Ed Davis, said:

    "We are delighted that the contract for the regeneration of our Viking amphibious vehicles has been announced.

    "Viking is an essential asset for the Royal Marines in conducting short notice crisis response operations around the world and any modification which enhances operational effectiveness and makes life that bit safer for our personnel is always welcomed."

 

Of the 99 Viking vehicles, 19 are set to be fitted with top-mounted guns and nine more will allow for the firing of an 81mm mortar from the vehicle. All will have improvements made to their braking and suspension systems.

 

And, as well as new front and rear car hulls, the Vikings will have the latest mine-protected V-shaped underbody which is designed to protect the occupants should they drive over an explosive device.

 

The regeneration programme is expected to be completed by the end of 2014 and will secure the vehicle's service life until its expected out of service date of 2031.

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