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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:00

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photo EADS

 

18 septembre 2012 Par ALEXANDRA SCHWARTZBROD - liberation.fr

 

PORTRAIT - Frère aîné d’Imad, le patron de EADS France bataille pour créer un géant mondial de l’aéronautique et de l’armement.

 

Il n’y a pas si longtemps, dépité d’être cantonné à un rôle de numéro 2 ou 3, il faisait partie de la poignée de dirigeants évoqués pour diriger le groupe nucléaire Areva. Depuis une semaine, il est le roi du pétrole, ou plutôt de l’aéronautique et de la défense européennes. Patron de EADS France depuis l’été, chargé de la direction stratégique et des fusions-acquisitions sous la houlette du nouveau big boss, Tom Enders, Marwan Lahoud est un des bras armés du rapprochement avec l’Anglais BAE, fusion qui devrait - si elle aboutit - créer un géant mondial apte à rivaliser avec Boeing et Lokheed Martin. Cet homme a donc réussi une double prouesse : exister en tant que dirigeant sans être le patron, et faire oublier l’opprobre jeté sur le nom de Lahoud par la faute de son frère Imad, cerveau fou de l’affaire Clearstream.

 

Cette résistance, Marwan Lahoud l’a façonnée au fil d’un parcours guidé par un seul but : réussir. Avec un principe de base : ne jamais se laisser submerger par l’émotion, la passion. «Il faut de la modération en tout», dit-il en se resservant de la glace au nougat. Une façon, peut-être, de terrasser ce qui reste d’Oriental en lui. Il est né au Liban dans une famille de militaires chrétiens maronites, baignée de culture française. «Non seulement la langue, mais aussi les valeurs qui font la république», précise-t-il. Il a 9 ans quand il découvre la France, à l’occasion d’un stage de son père à Bourges comme chef de bataillon. Puis 12 ans, quand il passe un an à Castres chez un officier parachutiste, un «rite d’initiation à la vie adulte», dit-il. Enfin 16 ans, quand il quitte le pays qui l’a vu naître pour gagner le pays qu’il s’est choisi. On est en juillet 1982, deux mois avant Sabra et Chatila. Le Liban est déchiré par la guerre. Gemayel a décidé de lever les hommes en masse.«Je n’avais pas envie de me battre aux côtés de ces gens-là, ils étaient la négation de tout ce en quoi je croyais.» Par crainte de le voir recruté par une milice, son père le retire du lycée. Le jeune Marwan prend son dossier scolaire et monte dans un taxi pour Damas, d’où il rallie Paris. Ses parents le rejoindront peu après avec ses quatre frères et sœurs, dont Imad, né dix-huit mois après lui, le partenaire de ses jeux d’enfant.

 

A peine arrivé, il demande la nationalité française. «Le Liban, pour moi, c’est quelques lopins de terre, deux ou trois souvenirs et très peu de personnes», dit-il. Il a toujours refusé de parler arabe avec son fils unique, Victor, à qui il a donné le prénom de son père. «Je ne veux pas être à la maison l’étranger qu’on ne comprend pas.» Interrogé sur la Syrie, il hausse les épaules. «Les Occidentaux croient qu’on se bat pour des idées. Mais le point de départ est toujours économique. Les opprimés veulent la place des profiteurs, c’est tout.»

 

Il entre à Polytechnique et choisit le corps de l’armement après avoir vu le Rafale voler à Istres. Il passe au Centre d’essai des missiles de Biscarrosse, puis devient l’adjoint du directeur des missiles de la Délégation générale de l’armement (DGA) qui le pousse à postuler au poste de conseiller industriel du ministre de la Défense, Charles Millon. Lui qui ne se cache pas d’être chiraquien emporte le job et se prend au jeu. «La vie de cabinet, c’est formidable. On est une sorte de conciergerie de luxe, on s’occupe de tout et de rien.» Nous l’avons maintes fois croisé à cette époque. Pas du genre à échanger des blagues de potaches. Un bon coup de fourchette déjà, plutôt blanquette de veau que mezze. Très investi dans sa mission, restructurer l’industrie d’armement. Il aide à débarquer, sans vagues, Alain Gomez de Thomson-CSF (le futur Thales) : «Ça m’a vacciné contre l’idée qu’il ne faut pas virer tel ou tel parce qu’il dit avoir des dossiers compromettants.» Puis prépare la fusion des deux avionneurs nationaux, Aérospatiale et Dassault. Tout est prêt, la signature du protocole d’accord est prévue le 21 avril 1997. Sauf que, ce jour-là, Chirac dissout l’Assemblée. Le projet avorte et sa vie bascule à nouveau. Il est quasi embauché à la banque Lazard quand il est alpagué par Aérospatiale. La famille de l’armement veut le garder.

 

Directeur du développement, ouvert à l’intérêt privé, il y négocie, en 2000, la fusion avec Matra, première étape de la création du géant européen EADS. En 2003, il prend la tête de MBDA, l’entreprise qui rassemble les missiles de EADS, de l’anglais BAE et de l’italien Finmeccanica. Sa première expérience de patron. Multinational. «C’est une intelligence supérieure à la moyenne. Il a la capacité de retenir l’info sans en avoir l’air et surtout de s’adapter au milieu dans lequel il est plongé. Il prend le thé avec l’émir du Qatar et il devient qatari. Il part en Angleterre et il manie l’humour comme un Anglais, c’est un caméléon», dit de lui un ex-cadre de la boîte. Lahoud accélère, impatient d’être reconnu. «J’ai toujours tout fait très tôt, très vite, convaincu que j’allais mourir à 50 ans, comme mon père et mon grand-père», nous assénait-il, au cœur du mois d’août, dans la propriété qu’il s’est offerte près de Paris pour vivre à côté de ses chevaux qu’il monte à l’aube. Une exploitation agricole que gère sa femme Alix, elle aussi fille de militaire.

 

La vente d’armes ne lui cause jamais de cas de conscience ? «On limite le rôle du missilier à celui qui vend des missiles à l’étranger, mais il équipe d’abord l’armée de son pays ! Ce n’est pas l’arme qui est dangereuse, c’est l’homme qui est derrière.» Explication classique. Des cas de conscience, il admet en avoir, «mais quand on est un industriel, on est un des éléments de la politique étrangère de son pays». Lui plus qu’un autre tant il tient à sa culture française. En 2008, quand Dubaï l’approche pour lui proposer la botte, c’est ça qui le retient.«Je ne voulais pas qu’on puisse se dire : "C’est bon, il est rentré chez lui."»

 

Ce parcours sans faute, ou presque, aurait pu être pulvérisé par les malversations d’Imad dans l’affaire Clearstream. D’autant que c’est Marwan qui, sans malice, l’a présenté à Jean-Louis Gergorin autre protagoniste de l’affaire. «Il s’en est terriblement voulu», rapporte un proche. «Une histoire doublement malheureuse», reconnaît l’aîné qui n’a pas rompu les ponts avec un cadet qu’il ne voit qu’épisodiquement. Personne, semble-t-il, n’en a tenu rigueur à Marwan. Ni Sarkozy qui lui a glissé à l’oreille, devant témoins : «Vous êtes le bon Lahoud.» Ni son patron, Louis Gallois, même si celui-ci ne lui a guère laissé de marge de manœuvre. «On a bien travaillé ensemble, dit Lahoud, mais tout était écrit d’avance ; quand on est pacificateur, il n’y a pas de vagues, on ne fait que des choses ordinaires.» Avec Enders, successeur de Gallois, ce pur produit de la mondialisation rêve d’extraordinaire. Et de finir le travail entamé avec la fusion Aérospatiale-Matra. «Dans une boîte où on ne regarde pas ton passeport avant de te donner des responsabilités», assène-t-il.

 

En 9 dates

 

6 mars 1966 Naissance à Beyrouth (Liban).

1982 Fait le choix de la France.

1989 Part au Centre d’essai des Landes (CEL).

1995 Entre au cabinet de Charles Millon.

1998 Participe à la création d’Aérospatiale-Matra.

2000 Participe à la création de EADS.

2003 PDG de MBDA.

2007 Directeur général délégué de EADS.

2012 Patron de EADS France.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:55

EADS BAE

 

23.09.2012 journal-aviation.com (Reuters)

 

EADS pourrait proposer à Daimler, son actionnaire de référence allemand, de réduire sa participation dans le groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace via l'émission d'obligations convertibles, selon Der Spiegel.

 

Daimler, qui détient directement 15% EADS et dispose de 22,5% des droits de vote du groupe, cherche depuis un certain temps à céder une partie de sa participation et veut parvenir à un accord en la matière avec la banque publique allemande KfW d'ici la fin de l'année.

 

Les discussions ont toutefois été compliquées par l'annonce, le 12 septembre, de l'existence de discussions entre EADS, la maison mère d'Airbus, et le groupe britannique BAE Systems en vue d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis. (voir )

 

Selon Der Spiegel, Tom Enders, président exécutif d'EADS, a proposé à Daimler de partiellement sortir du capital via une émission d'obligations convertibles.

 

Le constructeur allemand pourrait émettre de tels titres représentant 7,5% des actions EADS, poursuit le magazine.

 

Si les discussions entre EADS et BAE Systems aboutissent, EADS pourrait céder les obligations convertibles sur le marché. Dans le cas contraire, celles-ci seraient vendues à KfW, conformément à ce qui avait été initialement prévu.

 

EADS a dit à Reuters que les obligations convertibles étaient l'une des options passées en revues. Daimler a refusé de commenter l'article.

 

EADS est contrôlé par un partenariat entre Daimler et une partie française détenant également 22,5% des droits, où figurent l'Etat (15%) et Lagardère (7,5%).

 

Selon un proche du dossier, Daimler voit d'un oeil critique la valorisation retenue dans le cadre du projet de fusion entre EADS et BAE Systems.

 

Les actionnaires actuels de BAE détiendraient 40% du capital du nouvel ensemble et ceux d'EADS les 60% restants. Les analystes interrogés par Reuters ont estimé cette parité trop favorable à BAE compte tenu des perspectives beaucoup plus positives sur le titre EADS.

 

Depuis l'officialisation des pourparlers entre EADS et BAE Systems, le titre EADS a perdu environ 13%.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:50

Finmeccanica logo.svg

 

Sep. 23, 2012 - By TOM KINGTON Defense News

 

ROME — In a week when Finmeccanica management mulled the ramifications of the proposed BAE-EADS merger, the firm also announced it had found a new partner in the U.S. — Northrop Grumman — to market its AW101 helicopter in major competitions.

 

The two events promptly pitched the state-controlled Italian aerospace and defense giant back into the fast-changing world of cross-border alliances after months in which it had focused on restructuring its internal operations to claw back much-needed profitability.

 

The firm will now team with Northrop Grumman to offer the AW101 in the new U.S. Air Force Combat Rescue Helicopter (CRH) program, as well as in the competition to build the next presidential helicopter.

 

Finmeccanica unit AgustaWestland, the builder of the 101, formerly teamed with Lockheed Martin and won the White House bid in 2005, only for the program to be canceled over costs. The firm then allied with Boeing in 2010, but that deal also has been scrapped.

 

With Boeing likely to pitch its Chinook in the CRH competition, one senior Italian industrial source said it made no sense for Boeing to pitch a different helicopter in the White House competition. “Nor could Finmeccanica go with Northrop Grumman on the CRH competition and stick with Boeing as a partner on the White House competition,” he said.

 

But switching partners in the U.S. is becoming a habit for the Italian firm, which has had short-lived partnerships with Lockheed Martin and Boeing on its C-27J program, which was ordered then partly shelved by the Pentagon.

 

“Finmeccanica is struggling with the fickleness of U.S. partners,” said Lexington Institute analyst Loren Thompson. “The 101 was the best-suited helicopter for the next-generation presidential helicopter, but the way the U.S. procurement system works, Finmeccanica does not benefit. Tactical moves by U.S. firms mean they don’t get a level playing field.”

 

To beef up its U.S. presence, Finmeccanica this year appointed former Deputy Defense Secretary Bill Lynn to run not only DRS — the electronics firm Finmeccanica bought in 2008 — but all Finmeccanica activity in the U.S., from AgustaWestland’s helicopter sales to Alenia Aermacchi’s campaign to sell its M346 trainer.

 

A next possible, and logical, step could be the insertion of U.S. activities of Finmeccanica units within the proxy agreement set up for DRS in conjunction with the U.S. government, which allows DRS to work on sensitive contracts.

 

Putting U.S. activities controlled by Finmeccanica units in Italy under one centralized U.S. management — and within a proxy deal — would mark a sea change in the culture at Finmeccanica, which has traditionally been reluctant to grant much freedom to its units.

 

Back in Europe, Finmeccanica is facing up to life rubbing shoulders with a mammoth, merged BAE and EADS. In a statement issued after the talks were announced two weeks ago, the firm said it viewed the merger positively, while on Sept. 19, CFO Alessandro Pansa said further consolidation may follow.

 

“As is always the way in a game of dominoes, it is not an isolated case,” he said.

 

If more mergers occur, the senior Italian industrial source said, “Finmeccanica needs to be at the table and able to play a leading role as a key strategic partner.”

 

To take that role, the firm now needs to push ahead with “a sense of urgency” with its efficiency drive and its plan to sell non-core units, a UBS analyst said after the merger plan was announced.

 

“Finmeccanica started [restructuring] less than a year ago, Thales started two years ago, BAE and EADS have tackled it,” the Italian source said.

 

Italian media reported Sept. 20 that Finmeccanica was close to hiring a merchant bank to advise the company on the sale of its Ansaldo Energia unit, part of a plan to sell off 1 billion euros ($1.3 billion) worth of assets to drive down debt, which CEO Giuseppe Orsi has promised by year’s end.

 

But even if Orsi can pull it off, analysts warned Finmeccanica could still be isolated by the so-called BEADS merger.

 

“If the rest of Europe gets together, then of course it is a threat,” said one Italy-based analyst who declined to be named. “The balance will also change within MBDA and Eurofighter, where Finmeccanica could find itself in a corner.”

 

Massimo Vecchio, an analyst at Mediobanca Securities, said France, Germany and the U.K. will back the merger because it will rationalize industry on the continent, just as the countries are spending less on defense.

 

“As such, the newly merged entity would likely receive a growing percentage of that diminishing total amount of orders, leaving Finmeccanica with less,” he said.

 

“A partnership with Thales is the only option left, but it has a market value of 5.5 billion euros compared to 2.2 billion for Finmeccanica, which would leave Italy with a minority share.”

 

The Italian source was, however, optimistic. Since BAE would not bring helicopter activity to the merger, EADS’ Eurocopter unit, which competes with Finmeccanica’s AgustaWestland, would remain unchanged in the market, he said.

 

“Meanwhile, EADS’ electronics activity is not a prime competitor to Finmeccanica’s Selex businesses, which are worth almost 4 billion euros in revenues, and in the case of a merger, BAE’s U.S. electronics activity would remain U.S.-based — it would be hard to integrate it internationally.”

 

The merger would shake up the Eurofighter program by bringing together two of its major partners. “If Eurofighter can be streamlined and seen as coming from a big transnational European company, then it is a big boost for all partners, including Finmeccanica,” he said.

 

One danger facing Finmeccanica is that if France, Germany and the U.K. back the BAE-EADS merger, Italy could be shut out of development of a European medium-altitude, long-endurance UAV and combat UAV, leaving Italy’s aerospace industry hobbled after Eurofighter work ends.

 

But the source disagreed. “This transaction tells the [ministries of defense] in those countries there is a big industrial grouping where military activity should be focused. It may appeal less to France and Dassault, but the link-up is compelling because it is where Eurofighter was developed and it is the natural place to develop future systems such as UAVs or UCAVs. As such, Italy would follow,” he said.

 

France might well insist on a role for Dassault, he added, “but with the transaction, the U.K. would have a closer affinity to BAE and EADS and its cash would likely follow.”

 

Finmeccanica

 

• 2011 net result: 2.3 billion euro ($3 billion) loss (due to 3.18 billion euros in restructuring charges)

 

• Revenue: 17.3 billion euros

 

• New orders: 17.4 billion euros

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:50

EADS BAE

 

22/09 LesEchos.fr (Reuters)

 

L'emploi, la stratégie industrielle, les enjeux de défense et les intérêts des Etats français et allemand, qui sont au capital d'EADS, seront pris en compte par les deux pays lors de l'examen du projet de fusion entre EADS et BAE Systems, a déclaré samedi François Hollande.

 

Le président français et la chancelière allemande se sont rencontrés à Ludwigsburg, en Allemagne, pour célébrer l'amitié franco-allemande, cinquante ans après un grand discours de réconciliation du général de Gaulle.

 

Ils ont débattu du dossier EADS-BAE, que les entreprises espèrent voir aboutir prochainement, ainsi que de l'union bancaire européenne, sur laquelle ils divergent encore.

 

"Nous sommes convenus d'examiner de façon très soigneuse les tenants et aboutissants de ce projet en concertation avec les entreprises", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse conjointe.

 

"Aucune décision n'a été prise aujourd'hui, ce n'était d'ailleurs pas prévu", a-t-elle ajouté. "Allemagne et France vont rester en contact étroit sur ce dossier."

 

François Hollande a insisté sur le fait que le projet de fusion émanait d'une "volonté d'entreprise".

 

"Nous sommes décidés à être en concertation étroite, la France et l'Allemagne, parce que nous considérons que c'est un enjeu qui concerne l'Europe mais aussi nos deux pays, compte tenu de ce qui existe au capital de cette entreprise", a-t-il dit.

 

Prié de dire quelles étaient les conditions posées par les deux pays, il a répondu: "Vous pouvez les imaginer, donc je n'ai pas besoin ici de les développer. C'est l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos Etats respectifs. C'est là-dessus que nous sommes en discussion avec l'entreprise qui a fait ce projet."

 

François Hollande, dont le pays détient une participation de 15% dans EADS tandis que Berlin n'est pas directement au capital, s'est toutefois soigneusement abstenu de s'engager à parvenir à une position commune avec l'Allemagne.

 

DIVERGENCES SUR L'UNION BANCAIRE

 

Sa référence à la "stratégie industrielle" risque d'être mal accueillie par les dirigeants d'EADS et de BAE, qui ne veulent pas d'une interférence des gouvernements dans leur fusion.

 

Outre une participation de 15% de l'Etat français, EADS est contrôlé notamment par Lagardère, qui détient 7,5% des parts, ainsi que par le constructeur automobile allemand Daimler, avec 22.5% des parts.

 

Daimler veut vendre sa participation au gouvernement allemand mais EADS a averti qu'il voulait minimiser l'intervention des Etats pour éviter que la fusion soit bloquée par les autorités américaines.

 

Prudents sur ce dossier industriel, François Hollande et Angela Merkel ont étalé leurs divergences sur le projet d'union bancaire pourtant crucial pour la stabilisation de la zone euro.

 

Le président français est favorable à la mise en place d'une supervision bancaire en Europe le plus tôt possible pour rompre l'interdépendance entre les banques et les gouvernements endettés, un cercle vicieux qui a exacerbé la crise, tandis que la chancelière insistait pour se donner le temps pour garantir la qualité du dispositif.

 

"Je suis pour l'union bancaire. C'est une étape très importante par rapport aux objectifs qui sont les nôtres", a dit François Hollande. "Nous pouvons le faire par stades successifs et le plus tôt sera le mieux".

 

Angela Merkel s'est montrée plus réservée, insistant sur la qualité du dispositif final.

 

"Pour nous, ce qui est important, c'est que la qualité soit assurée (...) Cela ne sert à rien de faire quelque chose trop vite, qui ne fonctionne pas", a-t-elle dit.

 

Partisan de cette réforme dès le sommet européen de juin dernier, Berlin a mis en garde depuis contre une mise en oeuvre trop hâtive, s'inquiétant de perdre son droit de regard sur les nombreuses banques régionales et coopératives allemandes.

 

Alors que Paris plaide pour une supervision de la totalité des quelque 6.000 banques de la zone euro, Berlin souhaite la limiter aux grandes banques dites systémiques, dont la faillite mettrait en péril la finance européenne.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:45

EADS BAE

 

23 Sep 2012By Roland Gribben - telegraph.co.uk

 

BAE Systems and EADS are to ask for an extension to the October 10 deadline set by the Takeover Panel to agree merger terms because political differences are slowing progress to create a €38bn (£30bn) European defence and aerospace giant.

 

Worries about job losses, industrial strategy and the "national interest" are being voiced by Angela Merkel, German Chancellor and Francois Hollande, the French president, as they consider the price to be paid for their support for the ambitious deal.

 

BAE and EADS are expected to ask the Panel for an extension to the merger timetable to give politicians with more time to agree a common position, The merger is dependent on backing from the UK, France and Germany but so far David Cameron is the only political leader to show his support.

 

Dr Liam Fox, former Defence Secretary, proved a fillip yesterday for both Mr Cameron and BAE when he came out in support of the tie-up.

 

Writing in The Sunday Telegraph he said BAE could find itself at a disadvantage without the merger but expressed concern about "undue political risk from France and Germany."

Dr Fox was at one stage seen as the potential leader of Tory MPs opposed to the deal. His backing also important as he is well regarded in the Pentagon.

 

The German and French leaders are promising to speed joint work on their "shopping list" and the sensitive question of ownership. France has a 15pc stake in EADS, a holding which would fall to 9pc in the merged group while Germany has only indirect influence through Daimler Benz.

 

BAE and EADS hope the offer of a golden share for each government in the form of a takeover veto will satisfy political concerns and ease US worries about state interference.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:41

Mantis UAV 1

 

September 24th, 2012 By NetherlandsInfomation - defencetalk.com

 

Cooperation between the Netherlands and Germany in the area of ground-based air and missile defence is entering a new phase. Yesterday [Sept. 13—Ed.], the project leaders of the two countries signed a further expanded agreement.

 

The project is intended to further extend cooperation in the area of air defence. Cooperation in this area has already been in place for decades. The reorganizations of the two countries’ armed forces, with Germany’s reorganization still in full swing, are the immediate cause for seeking to work more efficiently in this area.

 

Operational core

For example, in the operational domain, efforts are being concentrated on forming a German-Netherlands staff which is capable of acting as the core of a tailor-made air and missile defence task group during exercises and actual deployments.

 

It will make use of a German mobile operations center for control of Patriot, AGBADS, MANTIS and Stinger units. However, large-scale, regular cross-border deployments of units are not intended.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:40

bae systems

 

21/09/2012 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Avec son rachat par EADS, BAE Systems s'offre un avenir à long terme. Le groupe britannique va profiter des investissements massifs du groupe européen dans l'aéronautique. Le britannique va également s'abriter sous le très imposant carnet de commandes d'EADS (550 milliards d'euros).

 

A qui profite la fusion BAE Systems/EADS ? Au groupe britannique principalement. Même EADS le dit sans le dire. "C'était l'occasion ou jamais de faire cette opération", évoquent souvent des sources proches du dossier. En dépit d'un rachat par EADS qui devra payer une prime de contrôle - d'où cette parité 60-40 -, BAE Systems et ses salariés s'achètent finalement un très joli avenir industriel et commercial en se jetant dans les bras du groupe européen. Car EADS a continué à faire l'effort d'investir dans le renouvellement de la gamme Airbus (A380, A350, A400M), des hélicoptères avec les prototypes X2 (successeur du l’Ecureuil), X3 (démonstrateur d’un hélicoptère hybride),  X4 (successeur du Dauphin), X6 (successeur du Super Puma), et enfin des satellites (Astrium). Ce qui permet au groupe européen d'afficher un très impressionnant carnet de commandes de 551,7 milliards d'euros à fin juin 2012 contre... à peine 50 milliards d'euros pour BAE Systems.


EADS, un rééquilibrage des activités civiles et militaires


Bien sûr, EADS a quelques intérêts dans ce rapprochement. En cas de succès, cette opération lui permettrait notamment de rééquilibrer ses activités civiles et militaires (Airbus représentait encore 67 % du chiffre d'affaires d'EADS fin 2011 et 63,4 % sans Airbus Military), de se renforcer très sérieusement aux Etats-Unis où BAE Systems réalise environ la moitié de son chiffre d'affaires et enfin de profiter du florissant cash-flow dans les activités services récurrentes du groupe britannique dans la défense. Mais en terme de programmes, BAE Systems offre beaucoup moins de perpectives à long terme que EADS en raison de moindres investissements.


BAE Systems en retrait dans l'aéronautique de combat


Le groupe britannique continue de jouer un rôle important dans l'aviation de combat. Mais avec un bémol. En partenariat avec EADS (46 % du programme Eurofighter Typhoon), BAE Systems (33 %) a développé cet avion de combat, qui a été souvent battu par le Rafale... En revanche l'avion d'entrainement Hawk, qui a été modernisé, est bien sorti des bureaux d'études de British Aerospace (devenue BAE Systems)... au début des années 70. Enfin, BAE Systems est partenaire dans le programme américain F-35, qui accumule les déboires technologiques... et financiers. Pas de quoi pavoiser pour un groupe qui était leader dans les années 70 dans l'aéronautique de combat.


BAE Systems touché par les retraits d'Irak et d'Afghanistan


Dans le domaine terrestre, BAE Systems Land and Armaments a pris une ampleur à partir de 2004 à la suite de rachats de deux entreprises, l'une britannique (Alvis Vickers), l'autre américaine (United Defence Industries). Aujourd'hui, BAE Systems fabrique notamment pour le compte de l'armée britannique le char de combat Challenger II, l'obusier M777 howitzer et le véhicule de commandement et liaison Panther. Il fournit à l'armée américaine entre autres les véhicules de combat de la famille Bradley (M2 et M3). Des activités qui vont décliner avec la décision des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne de se retirer d'Irak et d'Afghanistan... à l'exception d'un nouveau conflit projetant des forces terrestres. Enfin, les grands projets navals comprennent les sous-marins nucléaires de classe Astute, qui ne sont pas exportables, ainsi que, au travers de BVT Surface Fleet, le destroyer anti-aérien type 45 ainsi que les porte-avions de classe Queen Elizabeth. BAE Ssytems produit aussi le Mark 41 Vertical Launching System, un système de lancement vertical employé notamment par la US Marine.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:35

EADS BAE

 

21.09.2012 romandie.com

 

Paris (awp/afp) - Face aux immenses enjeux stratégiques, Paris et Berlin peinent à dévoiler une position commune sur le projet de fusion entre BAE Systems et EADS à moins de trois semaines de la date butoir des discussions entre les deux géants de l'aéronautique et de la défense.

 

L'entourage du président français François Hollande et de la chancelière allemand Angela Merkel ont fait savoir vendredi que le dossier EADS serait au coeur de leur rencontre samedi en Allemagne. Pour autant, aucune décision ne devrait être annoncée.

 

"Ils devraient néanmoins faire une déclaration générale", indique-t-on à Paris.

 

Depuis la révélation, il y a huit jours, de négociations entre EADS -maison mère du constructeur Airbus- et le britannique BAE -fabricant de chars, navires, et porte-avions- pour créer le numéro 1 mondial devant l'américain Boeing, les gouvernements français et allemand se sont contentés de dire qu'ils attendaient des éclaircissements avant de prendre des décisions.

 

Leur position commune est d'autant plus attendue qu'une fusion ne peut se concrétiser sans leur consentement puisque l'Etat français est actionnaire de référence et que l'Etat allemand s'apprête à le devenir. Les Britanniques ont en outre conditionné la faisabilité de l'opération à un retrait du capital des Etats français et allemands de la nouvelle entité.

 

Cette semaine, les ministres de la Défense français et allemand se sont réunis à Paris pour tenter de faire évoluer le dossier. Sans résultat probant.

 

"On est dans un diktat du temps alors qu'on est sur un dossier qui nécessite de la sérénité car il s'agit d'une industrie conséquente dont l'enjeu est la souveraineté nationale et les niches d'emplois énormes", résume Loïc Tribot la Spière, délégué général au Centre d'étude et de prospective stratégique (CEPS)

 

OBLIGATION D'ÊTRE CLAIR

 

Il serait pourtant "inconséquent, estime-t-il, que les actionnaires dits de référence continuent de se taire".

 

Le groupe Lagardère et l'Etat français sont actionnaires à hauteur de 22,35% à travers la holding Sogeade. Daimler exerce, lui, 22,35% des droits de vote pour l'Allemagne et le groupe a confirmé après l'annonce de la fusion qu'il entendait toujours céder 7,5% du capital à un consortium, comprenant la banque publique allemande KfW.

 

"Les Etats ont l'obligation d'être clairs", insiste M. Tribot la Spière même s'il s'agit d'une déclaration de principe pour rassurer les investisseurs.

 

MENACE D'UNE AUTRE OFFRE SUR BAE

 

Selon un spécialiste du secteur de la défense, qui a requis l'anonymat, les Etats ont intérêt à se décider d'autant plus vite qu'un troisième acteur peut émerger à tout moment, "un chevalier blanc, pourquoi pas américain, qui ferait une offre attractive sur BAE".

 

"Je ne peux pas croire que des conseillers avisés n'aient pas fait passer ce message", dit-il.

 

Pour Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), "la finalisation de ce projet est plus une question de temps due à la complexité du dossier qu'à l'expression de véritables blocages insurmontables".

 

La France et l'Allemagne entendent obtenir des garanties sur l'emploi et conserver un certain poids dans le futur groupe.

 

PATRON RASSURANT

 

Outre-Rhin, on redoute surtout que le rapprochement avec BAE se traduise par une restructuration de Cassidian, le pôle défense d'EADS, principalement basé en Allemagne.

 

Mercredi, le patron d'EADS, Tom Enders, s'est voulu rassurant auprès de ses salariés, leur affirmant que les discussions avec tous les gouvernements concernés (France, Allemagne et Royaume-Uni) étaient "constructives et avancées".

 

Dans une longue lettre qui leur était adressée, en forme de plaidoyer pour la fusion, il prévenait que le devenir des activités militaires d'EADS était en jeu.

 

Face à des budgets de défense qui stagnent ou diminuent, "une internationalisation accrue -en particulier mais pas uniquement pour Cassidian- est absolument indispensable", expliquait-il.

 

Pour Jean-Pierre Maulny, "les gouvernements français et allemand ont conscience qu'ils ne peuvent pas faire autrement que d'abandonner le modèle de gouvernance actuel". Reste à en réinventer un nouveau.

 

La réflexion porte sur la création de deux entités (civile, militaire) qui auraient une direction commune, explique une source proche d'EADS, "à la manière d'Unilever".

 

Selon la réglementation boursière britannique, les industriels ont jusqu'au 10 octobre pour conclure leur rapprochement ou l'abandonner. Ils peuvent également demander un prolongement du délai des négociations, une option pour l'heure écartée par les parties, qui veulent aller vite.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:30

EADS BAE

 

21.09.2012 Jean-Dominique Merchet

 

Le coup de tonnerre provoqué, mercredi 12 septembre, par l'annonce du projet de fusion entre EADS et BAE Systems n'en finit pas de faire des vagues. Demain, samedi 22 septembre, François Hollande et Angela Merkel devrait parler du sujet lors de leur rencontre à Ludwigburg. Certains sont enthousiastes, comme mon confrère et ami des Echos, Alain Ruello, dont on peut lire l'article ici. Et, en contrepoint, on lira aussi celle de mon autre confrère et ami de la Tribune, Michel Cabirol. La Bourse, elle, fait grise mine et l'action EADS est à la baisse.

L'affaire mérite d'être examinée soigneusement, avec, en ce qui nous concerne, un seul souci : l'intérêt de notre pays, pour son industrie et sa défense. Et à cet égard, l'enthousiasme n'est pas forcément automatique, à moins de penser que, par principe, "ce qui est bon pour EADS-BAE est bon pour la France", comme l'on disait "What's good for General Motors is good for America".

Regardons la corbeille de la mariée, c'est-à-dire BAE. L'entreprise, qui pèse environ la moitié d'EADS, ne va pas bien. Qui le dit ? La bible de la City et de Wall Street, l'hebdomadaire The Economist, qui écrit "BAE is ailing", BEA est malade. A 95% ses activités se situent dans le domaine de la défense avec deux marchés principaux : les Etats-Unis (43%) et l'Europe (40%). Or, sur les deux rives de l'Atlantique, les dépenses militaires se contractent. BAE va donc entrer donc dans une zone de graves turbulences : rien à voir avec EADS (75% dans le civil, qui se porte bien) ou Dassault, qui a réussi sa conversion dans le civil (avions Falcon, système Catia).

Deuxième point. BAE est-elle une merveille technologique ? Regardons ses produits : l'Eurofighter ne passe pas pour la réussite aéronautique du siècle, un nouveau Spitfire... La modernisation des avions de patrouilles maritimes Nimrod a été une catastrophe absolue. En matière navale, le programme de sous-marins Astute sombrait tellement qu'il a fallu que les ingénieurs américains viennent à la rescousse. Quant aux deux porte-avions en construction, on demande à voir. Bref, ce n'est pas génial...

Autre question: celle de l'équilibre entre les trois grands pays européens concernés, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Je renvoie à l'article paru lundi sur les diverses joies des ménages à trois.

Enfin, la course au gigantisme est-elle, par principe, efficace ? Là encore, regardons les choses de manière pragmatique. Boeing se porte-t-il mieux depuis qu'il a absorbé Mc Donnell Douglas ? L'industrie a-t-elle été plus innovante ? Le contribuable américain a-t-il fait une bonne affaire ? C'est toute ces questions qu'il faut examiner de près. Et de manière publique. Qu'en dit le ministère de la défense, celui du "redressement productif", Matignon, l'Elysée ? Qu'en pensent les parlementaires des commissions spécialisées ? Faut-il simplement laisser les réseaux et les amitiés être à la manoeuvre ? L'affaire est très sérieuse et elle mérite vraiment un grand débat.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 21:13

bae systems

 

23/09/2012 latribune.fr (avec AFP)

 

Les députés conservateurs s'inquiètent de voir passer une entreprise stratégique sous pavillon franco-allemand. Le ministère de la Défense britannique aurait ainsi posé comme condition à son feu vert au rapprochement l'adoption de garanties pour pérenniser les relations préexistantes dans le domaine de la dissuasion nucléaire, sur laquelle le Royaume-Uni collabore étroitement avec les Etats-Unis.

 

Le projet de fusion des groupes EADS et BAE Systems, inquiète outre-Manche. "Voilà ma vision de cette fusion: en l'état, il s'agit plutôt d'une OPA", a déclaré à l'AFP Ben Wallace, un député conservateur du nord-ouest de l'Angleterre, où est bien implanté BAE. Comme d'autres, il s'inquiète de voir passer une entreprise stratégique sous pavillon franco-allemand, avec des risques pour l'emploi mais également la perspective d'une gestion à l'opposé des habitudes britanniques. Le Royaume-Uni n'est en effet pas actionnaire de BAE Systems et n'intervient pas dans la vie quotidienne de l'entreprise. Le gouvernement se contente d'exercer en cas de besoin une action spécifique destinée à protéger les intérêts nationaux ou à encourager la conclusion de grands contrats d'armement à l'étranger.

"Des interférences de la part des Etats ont causé des problèmes chez EADS et Airbus dans le passé et c'est ce genre d'ingérence qui a empêché EADS de devenir le leader mondial qu'il pourrait être", estime Ben Wallace.

 

La France et l'Allemagne appleés à sortir d'EADS

 

"Le Royaume-Uni ne devrait donner son feu vert à l'opération que si la France et l'Allemagne se défont de leur participation, et laissent l'entreprise agir librement. Sinon, on court le risque d'interférences politiques et également de problèmes avec les concurrents américains", explique Ben Wallace. La relation avec les Etats-Unis est au coeur des inquiétudes des conservateurs, le parti du Premier ministre David Cameron, dont une partie se montre volontiers eurosceptique. "Je m'inquiète concernant nos échanges d'informations avec les Américains. Nous sommes unis étroitement avec eux sur les sous-marins nucléaires et je les imagine mal se réjouir" d'une menace de dilution des règles de confidentialité anglo-américaine, a ainsi déclaré Lord West, ancien chef d'Etat major de la Marine, dans le quotidien The Times.

 

Dissuasion nucléaire

 

Le ministère de la Défense britannique aurait ainsi posé comme condition à son feu vert au rapprochement l'adoption de garanties pour pérenniser les relations préexistantes dans le domaine de la dissuasion nucléaire, sur laquelle le Royaume-Uni collabore étroitement avec les Etats-Unis. Les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) britanniques sont équipés de missiles balistiques Trident, fabriqués par l'américain Lockheed Martin. De même, BAE est fortement impliquée dans le très important programme américain d'avion de combat F-35.

 

Le groupe britannique est aussi le premier fournisseur étranger du Pentagone et, même si les budgets de la défense déclinent outre-Atlantique, les Britanniques aimeraient conserver cette relation industrielle privilégiée, déclinaison de la "relation spéciale" entre les deux pays sur le plan politique.

 

L'exemple du missile nucléaire français M51

 

Or, la fusion envisagée pourrait compliquer les choses, selon des experts.

"Je ne suis pas certain qu'une entreprise franco-allemande serait autorisée à détenir une filiale comme par exemple celle que possède BAE dans l'électronique de défense" aux Etats-Unis, estime ainsi Richard Aboulafia, analyste du cabinet américain Teal Group. Quant au nucléaire, le Royaume-Uni pourrait bien "sanctuariser" cette activité, avec des garde-fous garantissant que Français et Allemands n'y aient aucun accès. C'est déjà ce qui se passe pour le missile nucléaire français M51, construit par une filiale d'EADS mais sous supervision exclusivement française.

 

Mais cela risque de compliquer un peu plus la vie du futur groupe. "Plus chaque pays cherche à définir ses intérêts stratégiques, moins l'entreprise aura de flexibilité. Or une société doit avoir la liberté de rationaliser ses opérations et de faire circuler la technologie entre ses différentes filiales", observe M. Aboulafia.

 

"Les détails ne peuvent pas être débattus en public"

 

Sur le continent, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré samedi à l'issue de ses entretiens avec le président français François Hollande qu'"il n'y avait pas eu de décision" sur le projet de fusion EADS-BAE, mais qu'ils avaient eu de "bonnes" et "amicales" discussions. "Nous n'avons pas pris de décision, nous savons que nous devons donner dans un avenir proche une réponse aux entreprises. Les discussions étaient bonnes et amicales. Mais les détails ne doivent pas être débattus en public, notamment compte tenu des emplois", a dit la chancelière, soulignant qu'EADS était un bon exemple de coopération franco-allemande. "Sur le rapprochement EADS-BAE (...), nous, la France et l'Allemagne, sommes décidés à agir en concertation étroite parce que nous considérons que c'est un enjeu qui concerne l'Europe mais aussi nos deux pays, compte tenu de la composition du capital de cette entreprise", a déclaré François Hollande.

 

Evoquant les conditions d'un éventuel rapprochement entre les deux groupes, M. Hollande a déclaré: "les conditions, vous les imaginez, c'est l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos Etats respectifs. C'est là-dessus que nous sommes en discussion avec l'entreprise".

 

Ils ont promis tous deux de se prononcer dans les délais impartis.

 

Selon la réglementation boursière britannique, les industriels ont jusqu'au 10 octobre pour conclure leur rapprochement ou l'abandonner. Ils peuvent également demander un prolongement du délai des négociations, une option pour l'heure écartée par les parties qui veulent aller vite.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:50

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/376D7098-8F3A-48A8-A41E-25EB1C0E50BC/0/16X20120930261.jpg

Chinook with underslung vehicle

Picture MOD 2012

 

21 Sep 12 UK MoD -A Training and Adventure news article

 

The supply and maintenance support provided to the British Army's Rapid Reaction Force has been put to the test on Exercise Active Chariot, which finished yesterday.

 

The role of Colchester-based 13 Air Assault Support Regiment Royal Logistic Corps (13 AA Sp Regt RLC) is to supply ammunition, food, fuel and spare parts to 16 Air Assault Brigade's Air Assault Task Force (AATF), which is ready to deploy anywhere in the world at short notice to do anything from disaster relief to war fighting.

 

Training in Norfolk placed troops six weeks in to an operation, with heavy equipment having arrived in support of an initial airborne assault. The former RAF base at Sculthorpe had been established as a logistics base to supply infantry operations 30 miles (48km) away, near Thetford, with supply depots, workshops and accommodation set up in derelict hangars.

 

Major Alistair Hamilton said:

    "We can insert logistics troops and supplies by parachute during the early phases of an operation and build from there. As more troops and kit arrives it makes for more complex logistical challenges as the demand for supplies rises.

    "We've been practising how supplies get to us, such as airborne drops from Hercules transport aircraft; how we get supplies forward using helicopters and lorries; and how we run distribution points to give the supplies to the troops that need them."

 

Rigging vehicles to be carried under helicopters is a key skill that troops have practised.

 

Private Michael Lewis said:

    "Rigging is all about keeping a load balanced. We do a lot of classroom work to learn the principles and practice preparing different vehicles and loads, but there's nothing like doing it with a helicopter."

 

As well as their core logistic role the unit was tested with mock attacks on the base, including countering the threat of Chemical, Biological, Radiological and Nuclear (CBRN) weapons.

 

Major Hamilton said:

    "This has been good training to get all of our skills and drills right, but also to train the units we're supporting in what we do."

 

8 Field Company, 7 Air Assault Battalion Royal Electrical and Mechanical, which is responsible for maintaining the AATF's vehicles, weapons and electronic equipment, also operated from Sculthorpe.

 

The unit sent teams out to repair equipment in the field or bring it back to Sculthorpe for more complicated work.

 

Lance Corporal Tom Walker said:

    "We've been given some tough repairs to do without the spares and tools there are in barracks. Our soldiering has been tested too, with guard duty in CBRN kit a new experience for me."

 

The training was carried out in parallel to Exercise Active Eagle that tested the fieldcraft of 5th Battalion The Royal Regiment of Scotland, the AATF's main infantry unit.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:30

nh-belge source FOB

 

September 21, 2012 defpro.com

 

NHIndustries (NHI) is proud to announce the first flight of the first NH90 Tactical Transport Helicopter ordered by the Belgian armed forces. For this first flight, performed on Sept 18th from Marignane, the crew tested all the main systems of this new-generation aircraft such as the engines and the flight controls. After landing, the crew expressed its satisfaction with the behaviour of the helicopter. The Belgian armed forces ordered eight NH90s, four TTHs for tactical transport operations and four NFHs for naval operations.

 

The Belgian NH90 TTH is a Full Operational Capability standard helicopter. This aircraft is very close to the French NH90 Caiman TTH for which deliveries started in the end of 2011 in Full Operational Capability Standard. This commonality brings to the Belgian customer all the return of experience collected during the development of the French NH90 TTH.

 

“This first flight is an important milestone for NHI since it marks the arrival of a new comer in the NH90 users community, we are all impressed by the degree of maturity demonstrated by this helicopter” declared Xavier Poupardin, delegated managing director of NHI.

 

The NH90 TTH (Tactical Transport Helicopter) variant is a helicopter of 11 ton class primarily configured to perform tactical transport missions in all environments by day and night. The NH90TTH flexibility allows its users to perform additional missions such as internal/external load transport, Heliborne Operations, Special Operations, Search and Rescue, Casualties Evacuation and Training missions.

 

The NH90 TTH is the most modern helicopter of its class available on the market. It features a high level of system integration built around a dual bus Core Avionic System, full glass cockpit with Multifunction Displays, Fly-by-wire controls with 4-axis Automatic Flight Control System. The dedicated Mission System includes among others: Piloting Forward Looking Infrared system, Helmet Mounted Sight and Display, Electronic Warfare System, Tactical Control and Tactical Communication System, Weather Radar, Digital Map Generator and an on-board Monitoring and Diagnostic System. It features a fully composite crashworthy fuselage fitted with a rear ramp which allows the transport of a light tactical vehicle. The two Rolls-Royce/Turbomeca RTM322 modern engines provide power reserve in all environments. The NH90 helicopter has provision for a number of role equipment to enable mission flexibility and effectiveness coupled with a high level of safety and survivability.

 

The twin-engine, medium-size NH90 helicopter program is managed by the consortium NHIndustries, the Company owned by AgustaWestland (32%), Eurocopter (62.5%), and Stork Fokker (5.5%).The NH90 helicopter programme is the largest ever launched in Europe, with firm orders now reaching 529 units for 19 Armed Forces of 14 Nations: France, Germany, Italy, The Netherlands, Portugal, Finland, Norway, Sweden, Greece, Oman, Australia, New-Zealand, Spain and Belgium.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 11:30

Europe Flag

 

September 21, 2012 defpro.com

 

Defence and security company Saab is coordinator of one of the biggest research and development projects within EU’s Seventh Framework Programme: Integrated Mobile Security Kit (IMSK). This entails a complete security solution for Olympic Games, EU summits and other medium- to large scale events requiring temporary enhanced security.

 

PORTABLE SECURITY SOLUTION

 

The project, which started in 2009, is due to be delivered in 2013 and has now reached a major milestone. A large-scale demonstration simulating an EU summit went ahead at Hylands House,Chelmsford, near London, UK, on 20 September. The demonstration presented a fully integrated security concept, including new sensor technologies, and proved that the solution offers an effective security overview of the situation at the event. Demonstrations at the simulated exercise included technologies such as 3D facial recognition, chemical detection, radar sensors, tracking and knowledge fusion.

 

SUCCESSFUL COLLABORATION

 

IMSK has been a successful project with 26 partners, including small and large industries, public authorities and universities from nine European countries.

 

The following Saab-products are included in the IMSK solution:

 

• Area control system Networked Intelligent Video Surveillance (NIVS).

• Traffic management system SIRS.

• WISE Connectivity software suite.

 

Security management system SAFE was also displayed at an exhibition in conjunction with the demo exercise.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/61/Bundeswehr_-_10th_Anniversary_of_Multinational_Corps_Northeast.jpg/800px-Bundeswehr_-_10th_Anniversary_of_Multinational_Corps_Northeast.jpg

 

 

21/09/2012 Pauline Houédé, à Berlin – LaTribune.fr

 

Dans une interview accordée à La Tribune à la veille de la rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, le secrétaire d'Etat à la Défense allemand, Stéphane Beemelmans, indique, à l'inverse de la France aujourd'hui en difficulté financière, que le budget de la défense allemand sera stable afin de faciliter la réforme de la Bundeswehr. Il détaille également les objectifs et les modalités de la coopération entre l'Allemagne et la France dans le programme de drone MALE.

 

LA TRIBUNE - Comment jugez-vous le projet de fusion EADS/BAE Systems ?


Stéphane Beemelmans - Cela peut peut-être simplifier les choses, car nous aurions alors un interlocuteur de poids et multinational. Cependant, il peut parfois aussi être pratique d'avoir plusieurs interlocuteurs...

 

La France et l'Allemagne ont entamé des discussions pour la réalisation d'un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) commun sur lequel la Grande-Bretagne pourrait être associée. Comment va se traduire concrètement cette coopération ? Et comment travailler à trois pays sur un aussi petit programme ?


Ça peut être un gros programme! Les anciens projets de drones étaient d'un côté franco-britannique (Telemos conçu par Dassault/BAE, ndlr), de l'autre -du moins à l'origine- franco-germano-espagnol (le Talarion d'EADS, ndlr). Nous voulons dépasser ce stade et ne produire qu'un seul drone, européen cette fois-ci. Nous allons donc étudier les possibilités de réalisation d'un drone commun sur la base de spécifications militaires communes. L'idée est d'avoir un drone disponible à l'horizon 2020-2023. Deuxième nouveau volet, nous voulons étudier la création d'une unité franco-allemande de drones qui couvrirait la période intermédiaire jusqu'en 2022/2023, et qui mettrait en commun les travaux effectués sur les drones jusqu'ici, et se poursuivrait probablement après l'entrée en service d'un nouveau drone commun. Cette collaboration, qui a pour toile de fond les accords de Lancaster House (accord de collaboration militaire franco-britannique passé en 2010) est expressément ouverte aux Britanniques ainsi qu'à d'autres pays européens.

 

Quelle forme prendra concrètement cette collaboration ?


Les équipes travaillent dans le but d'avoir un accord politique l'année prochaine. Nous analysons les besoins militaires communs, c'est-à-dire ce que le drone devra être en mesure de faire. Une fois ce projet commun validé des deux côtés, nous le présenterons à nos gouvernements.

 

Ce projet ne va-t-il pas fatalement se heurter à la compétition industrielle entre les différents groupes, qui ont chacun développé leur drone ?


Ce n'est plus un problème car nous ferons l'inverse ce que nous avons fait jusqu'à présent. Ne commençons pas par nous disputer pour choisir un drone BAE, Dassault, ou EADS. Je ne m'entends pas avec la France pour acheter un Talarion ou un Telemos, mais sur un projet de drone commun. Notre approche est militaro-politique: nous mettons d'abord sous papier ce que nous -gouvernements- voulons. Nous irons dans un deuxième temps voir les industriels.

 

Dans le cadre de la réforme de la Bundeswehr, vous avez commencé à évaluer en novembre dernier une série de 800 contrats d'armement déjà signés pour réduire les commandes. Où en êtes-vous aujourd'hui ?


Ces réévaluations des contrats se sont avérées plus difficiles que prévu et nous avons rencontré moins de succès qu'attendu. Il a été bien sûr facile de réduire les commandes de matériels prévues mais non encore signées. Nous n'avions ainsi commandé que 144 avions de chasse Eurofighter, nous n'avons pas pris les autres appareils, pour lesquels nous n'avions qu'une option. Bien entendu nous adaptons les besoins prévus dans le passé à la structure future de la Bundeswehr, ce qui correspond très souvent à une réduction. Mais pour beaucoup de contrats, une grosse partie de ce que nous avions commandé était déjà arrivée, ou était déjà payée...il n'y avait donc rien à faire. Il restait trois gros contrats où l'on avait encore une marge de manœuvre: le véhicule de combat Puma et les hélicoptères Tigre (hélicoptère de combat, ndlr) et NH90 (hélicoptère de transport). Pour le Puma, un accord a été passé avec les entreprises en juillet: nous en avons commandé 55 en moins, et en contrepartie réinvesti une partie de l'économie dans ces entreprises, en achetant par exemple des pièces de rechange supplémentaires. Nous avons économisé grosso-modo effectivement les deux tiers de la valeur des 55 Puma. Les discussions avec Eurocopter concernant les Tigre et NH90 se poursuivent, nous voulons réduire nos commandes de 40 Tigre et de 40 NH90. Ce n'est pas si simple que ça.

 

Votre marge de manœuvre est finalement réduite...


Le problème, c'est que ces projets d'armement sont d'une très longue durée, souvent nettement plus longue que celle prévue à l'origine. Si vous voulez changer quoique ce soit à un contrat, vous vous retrouvez à avoir déjà payé les deux tiers ou les trois quarts, à avoir installé des structures... Economiquement, ça n'a parfois pas de sens d'en sortir.

Quelles économies avez-vous réalisées jusqu'ici ?


Nous n'avons pas de montant global. Pour les Tigre et NH90, l'accord n'est pas encore trouvé. Sur les Puma, nous avons économisé environ 300 millions d'euros. Cette économie concerne les derniers appareils commandés qui étaient prévus en 2019/2020. C'est donc une bouffée d'oxygène pour le futur, mais cela ne change rien pour notre budget actuel. Nous réduisons aussi le matériel en service existant, 5.000 camions l'année dernière, ou encore nos chars Leopard, dont le nombre passe de 350 à 225, ce qui fait non seulement une économie de frais d'entretien, mais rapporte de l'argent à la vente, si on arrive à les placer dans d'autres pays. Ce qui est bien heureusement le cas. Les Leopard se vendent par exemple très bien!

 

Comment jugez-vous le basculement de la stratégie américaine vers l'Asie au détriment de l'Europe ?


Il est tout à fait logique que les Etats-Unis s'intéressent à cette région qui est nettement plus proche d'eux que l'Europe. L'Europe est un continent stable et la guerre froide est terminée. Il est normal que l'Europe nécessite un moindre effort de la part des Etats-Unis. Cette stratégie reflète aussi la diminution des efforts que font les Européens, si vous regardez l'évolution des armées européennes. Cela correspond à l'évaluation des risques que nous avons pour le moment en Europe.

 

Et les risques extérieurs ?


Nous formons nos armées de façon à ce qu'elles soient capables de réagir à ces risques extérieurs, qu'il s'agisse de pays ou d'individus. Nous n'avons plus besoin de milliers de chars, il s'agit d'un tout nouveau profil de menaces.

 

Comment cela se traduit-il sur votre équipement ?


On renonce à l'équipement complet des unités, comme il y a 25 ans, à l'époque des deux grands blocs, lorsque chaque unité avait son plein de matériels. Selon le concept du "Level of Ambition", il s'agit pour nous d'avoir le matériel nécessaire pour le nombre de soldats que nous devons être capables de déployer en mission extérieure. Nous avons assez de matériel pour former nos troupes et armer les 10.000 hommes que nous voulons envoyer en même temps sur une ou plusieurs missions. Ceci change complètement la donne pour nos commandes qui sont nettement plus restreintes.

 

Qu'en est-il du budget alloué à l'armée en 2013 ?


Le nouveau budget pour 2013 a augmenté de 1,3 milliard d'euros, mais ceci est lié au système de location de nos bâtiments. Ils appartiennent à l'Etat et sont loués aux ministères. Pour une plus grande transparence des coûts, nous devons dorénavant payer un loyer et c'est pourquoi nous recevons de l'argent supplémentaire. C'est un système de vases communicants: notre budget augmente de façon nominale, mais l'argent supplémentaire va directement au ministère des Finances. Hors loyer, notre budget est stable et correspond à ce que le gouvernement nous avait promis dans l'ancienne loi de programmation qui va jusqu'en 2015: il avait été décidé que la réforme de la Bundeswehr ne pouvait fonctionner sans ce financement constant. Alors que le budget global du gouvernement est réduit par rapport à 2012, le nôtre reste constant à 31,9 milliards d'euros.

 

La réforme de la Bundeswehr prévoit parallèlement à la professionnalisation de l'armée et une réduction du contingent, le recrutement de volontaires pour des contrats courts. Etes-vous satisfait du nombre de volontaires recrutés ?


Pour le moment, on n'a pas de réel problème de recrutement. On a atteint cette année 85% de notre objectif, avec presque 12.000 volontaires pour ces contrats de moins de 2 ans, et l'année n'est pas finie. Nous avons en tout cas les 5.000 volontaires dont l'armée a besoin. Nous voulons en recruter jusqu'à 15.000 car il est dans notre intérêt d'en avoir le plus possible: c'est avec ces volontaires qu'on génère des soldats d'active.

 

Reconnaissez-vous un problème de recrutement dans l'armée ?



Il s'agit d'un grand défi. Nous sommes en effet confrontés à deux écueils: d'abord, la démographie baisse en Allemagne, donc le potentiel de jeunes soldats est en diminution. Nous comptons actuellement 660.000 jeunes hommes et jeunes femmes de 18 ans, il y a 20 ans, ils étaient 600.000 jeunes hommes. Ensuite, nous avons en Allemagne un marché du travail en expansion, ce qui est un problème pour nous, comme il le serait pour toutes les armées du monde! L'armée de métier se retrouve en concurrence avec toutes les entreprises qui embauchent. Et à partir du moment où il n'y a plus de service militaire obligatoire, le jeune homme ou la jeune femme n'a aucune raison d'avoir un contact avec l'armée. A nous d'y remédier, ce que nous faisons en développant notre marketing, en collaborant avec l'Agence Nationale pour l'Emploi, les entreprises, le patronat et en faisant une multitude d'actions d'information, pour ne citer que quelques exemples.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:50

Eitan (Heron TP) drone source flightglobal.com

 

20.09.2012 romandie.com

 

Les premiers tests d'évaluation des futures drones d'exploration de l'armée suisse se sont déroulés la semaine dernière sur l'aérodrome militaire d'Emmen (LU), a indiqué jeudi le Département fédéral de la défense (DDPS). Un deuxième appareil sera testé en octobre.

 

L'appareil déjà testé est du type Heron 1. Il est fabriqué par la société Israel Aerospace Industries LTD. Il a été présenté à la presse jeudi. Le deuxième appareil, l'Hermes 900 produit par Elbit Systems, sera montré le 16 octobre après ses vols d'évaluation.

 

Les tests sont menés par des spécialistes des Forces aériennes suisses et d'armasuisse, l'institution chargée des acquisitions d'armement. La Suisse compte acheter 6 drones pour un coût compris entre 300 et 400 millions de francs. L'achat est prévue dans le programme d'armement 2015.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:50

HMS-Torbay--S90-.jpg

 

21 September 2012 naval-technology.com

 

The UK Royal Navy's Trafalgar-class nuclear-powered attack submarine HMS Torbay (S90) has successfully completed its flood-up, marking a milestone in the revalidation and assisted maintenance period (RAMP) undertaken by Babcock at Devonport Dockyard in the UK.

 

Around 85% of the work, including significant communications upgrades, has been completed on HMS Torbay as part of RAMP programme. The vessel has been afloat since its docking ten months ago.

 

Communications upgrades include installation of the Cromwell radio antenna to enhance internal communications and the ship alongside upgrade to provide connectivity, television and telephone services on board.

 

The submarine has also undergone on-destructive examination of the hull and ship's systems, including the reactor primary circuit, and demonstrated its ability to conduct missions well into extended commission.

 

One of the submarine platform's combined coolers has been overhauled and a revalidation of the circulating water system was also conducted.

 

Additional upgrades to the submarine include steering and hydroplanes systems, a garbage ejector, hydraulic systems, high-pressure air bottles, a low-pressure air blower system, sonar bow array, as well as torpedo tubes.

 

Work has been managed by a joint project team comprising Babcock, ship staff, and the UK Ministry of Defence (MoD), as a part of the RAMP programme.

 

HMS Torbay is due to undergo afloat repairs, which include the fitting of an integration package for the combat system and performing final revalidation tests to validate safety and integrity of the submarine's systems.

 

Work is expected to be completed by summer 2013.

 

The Royal Navy operates a total of six Trafalgar-class nuclear-powered attack submarines, which were built by Vickers Shipbuilding and Engineering Limited (VSEL), and will be succeeded by Astute-class submarines.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:40

Hawk advanced jet trainer (AJT)

Avion militaire d’entrainement Hawk

 

20 septembre Aerobuzz

 

Le projet de fusion EADS BAE permettra au géant européen d’asseoir son emprise sur le marché européen tout en renforçant ses activités de défense. On sait que BAE est très fort dans la conception de structures aéronautiques et de contre mesures par exemple, un domaine où Cassidian peine à s’imposer. En revanche Cassidian est plus fort dans les radars terrestres par exemple.

 

L’art de l’intégration consistera à gérer les synergies comme les doublons déclaraient, la semaine dernière, au salon ILA de Berlin, des spécialistes du milieu de la défense.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 11:32

EDA Green blade 2012

 

20 sept. 2012 par

 

The European Defence Agency's Green Blade helicopter exercise runs from 17 September to 5 October 2012, hosted by the Belgian Air Component. Running together with Exercise Pegasus, a Special Operations training exercise, the two groups will work closely together on numerous missions. With helicopters from Belgium, Germany and Italy, the two exercises in total draw together some 800 personnel from seven countries: EDA Member States Belgium, Germany, Italy, Luxembourg, Austria, Ireland and Spain (as well as Canada for the Pegasus exercise). The video shows the welcome and first flights of the crews.

 

 

 

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 11:30

EDA Green blade 2012

 

 

20 sept. 2012 par

 

The European Defence Agency's Green Blade helicopter exercise runs from 17 September to 5 October 2012, hosted by the Belgian Air Component. Running together with Exercise Pegasus, a Special Operations training exercise, the two groups will work closely together on numerous missions. The video shows the training flights of 19 September 2012.

 

 


 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 08:00

EADS BAE

 

20.09.2012 boursier.com

 

Paris et Berlin cherchent à s'accorder sur le projet de fusion entre EADS et BAE Systems... Ce rapprochement géant dans l'aéronautique et de la défense sera ainsi au menu, samedi, du sommet franco-allemand consacré officiellement à la crise de l'Euro. Depuis la révélation, le 12 septembre dernier, de négociations entre EADS et le groupe britannique de défense, les gouvernements ont réagi avec beaucoup de prudence, à Paris comme à Berlin, se bornant à indiquer que l'opération serait étudiée de très près...


Désormais, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel souhaitent aboutir à une position commune et identifier les intérêts sur lesquels ils peuvent converger, à l'occasion de leur rencontre prévue à Ludwigsburg en Allemagne.

 

Les feux verts de Paris et Berlin (mais aussi de Londres, Madrid et Washington), sont des conditions indispensables pour réaliser ce rapprochement qui créerait un nouveau no1 mondial de l'aéronautique et de la défense, devant l'américain Boeing. Ce dernier s'est d'ailleurs inquiété publiquement hier des conséquences sur l'industrie et la sécurité nationale des Etats-Unis, et a demandé aux régulateurs d'examiner de près ce "dossier grave"...

 

Dans le nouvel ensemble, les actionnaires français et allemands, publics et privés, qui possèdent actuellement chacun 22,5% des titres d'EADS, auraient leur participation diluée et leur influence réduite dans la gestion du groupe. Les trois gouvernements, français, allemand et britanniques, se verraient cependant attribuer une action préférentielle leur accordant un droit de veto si leurs intérêts nationaux étaient menacés (atteintes à la sûreté nucléaire pour Londres et Paris, montée au capital d'un autre actionnaire...)

 

Jusqu'à présent, les réactions de Paris et Berlin à ce projet ont donc été assez tièdes, les deux pays se montrant réticents à abandonner leurs prérogatives actuelles. Hier, le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a même estimé qu'il restait "énormément d'obstacles techniques à lever" avant de compléter cette opération...

 

De son côté, le président d'EADS, Thomas Enders, s'est montré hier plutôt optimiste... Dans un courriel adressé aux 133.000 salariés du groupe, il a ainsi estimé que le projet de fusion "est en bonne voie" et a ajouté qu'il serait "bientôt en mesure de communiquer plus de ­détails au marché et aux employés (...) Nous menons également des discussions avancées et constructives avec tous les gouvernements concernés, a-t-il précisé, et dans le cadre de l'accord envisagé, nous essayons de répondre du mieux possible à leurs interrogations et de tenir compte de leurs intérêts en termes de sécurité nationale". Le dirigeant a néanmoins concédé qu'il restait "du travail à faire pour convaincre les actionnaires et les investisseurs"...

 

Rappelons qu'EADS et BAE Systems ont jusqu'au 10 octobre, selon le droit boursier britannique, pour annoncer leur intention de mettre en oeuvre ou abandonner leur projet de fusion

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:55

EADS BAE

 

21.09.2012 Alain Ruello, sous- chef du service Industrie aux « Echos », chargé de la défense.

 

S 'il existe une chance de construire un avion de combat de prochaine génération en Europe, au-delà des actuels Eurofighter et Rafale, alors un rapprochement de ce type la rendrait encore plus réelle ! » En répondant par courriel mercredi aux questions que se posent les salariés d'EADS sur le projet de mariage avec BAE Systems, Tom Enders ne s'est pas contenté de vanter ce qui, à ses yeux, constituerait, si elle aboutit, « l'union parfaite ». Angela Merkel et François Hollande, qui se rencontrent demain, auront d'ailleurs tout loisir de vérifier le propos. Non, le patron allemand du groupe aéronautique est allé plus loin. Bien plus loin, puisqu'il n'a pas hésité à se poser comme l'artisan de ce qui paraît mission impossible aux yeux de bien des observateurs du secteur : la réunification de l'aéronautique militaire européenne ! Et tant pis si, en lisant le courriel, Charles Edelstenne, le rugueux patron de Dassault, a dû s'étouffer de rage.

 

Si l'on met le suédois Saab de côté, l'Europe des avions de combat est divisée en deux camps qui se livrent une lutte terrible lors des rares appels d'offres internationaux. D'un côté, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, unis depuis les années 1980 dans le consortium Eurofighter, derrière lequel on trouve leurs champions industriels EADS, BAE et Finmeccanica. L'appareil a été conçu en pleine guerre froide, essentiellement pour mener des missions de chasse contre les flottes soviétiques. Pour des raisons politiques, industrielles et opérationnelles, la France a fait défection, préférant confier à Dassault le développement d'un avion multirôle, le Rafale, capable de mener des missions de reconnaissance, de combat aérien ou encore d'attaque au sol.

 

Plus de vingt ans après, les faits semblent donner raison au village gaulois. La victoire du Rafale pour le contrat du siècle en Inde, qui a suivi ses sorties très remarquées en Libye, montre que la mode est aux avions sachant tout faire. De son côté, l'Eurofighter enchaîne les déconvenues commerciales, tandis que Londres, Berlin et Rome se font tirer l'oreille pour financer sa transformation en chasseur multirôle. Pis, en signant le traité de Lancaster House fin 2010, Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont mis d'accord pour que la France et le Royaume-Uni commencent à plancher sur la génération suivante. Arrivé au pouvoir, François Hollande n'y a rien trouvé à redire puisque les ministères de la Défense des deux pays ont confié des premières études au tandem BAE-Dassault. Laissant par là même les Allemands sur la touche...

 

C'était sans compter avec « major Tom ». Si le patron d'EADS s'est embarqué dans la mégafusion avec BAE, c'est d'abord et avant tout parce que, stratégiquement, il veut équilibrer activités civiles et militaires, et s'implanter durablement aux Etats-Unis. Airbus représente aujourd'hui près de 70 % du chiffre d'affaires et 80 % du carnet de commandes du groupe. Avec BAE, qui ne fait que dans le kaki, dont une grosse part outre-Atlantique, le pari serait gagné.

 

Dans ce grand dessein, les avions de combat ne constituent qu'un paramètre, mais un paramètre clef de l'équation. Il est d'ailleurs symptomatique, si l'on en croit l'histoire officielle, de noter que tout est parti fin mai d'une réunion sur l'Eurofighter. A ce jour, peu de détails ont émergé de cette rencontre. Son objectif, en revanche, n'a échappé à personne : instruits des raisons de l'échec de la campagne indienne, les responsables de BAE et d'EADS cherchaient à améliorer le fonctionnement du consortium Eurofighter, dont ils détiennent 33 % et 46 % respectivement. Chemin faisant, les deux industriels se sont découvert bien des atomes crochus, au point de se lancer dans un projet de fusion en bonne et due forme.

 

Tom Enders n'a donc pas entièrement tort quand il affirme que, si le projet de fusion aboutit, l'Europe aura plus de chance de bâtir un seul remplaçant à l'Eurofighter et au Rafale. Paris et Londres ont fait le premier pas, il « suffit » demain que Berlin mette au pot en finançant sa part d'études. Au risque sinon de se voir marginalisé, Dassault sera bien obligé d'intégrer cette « sainte alliance », quitte à se résoudre à travailler avec EADS, l'ennemi tant méprisé. Et pour compléter la photo de famille, on trouvera bien une place aux Suédois, qui, eux aussi, s'y connaissent en avions de combat...

 

Si la prophétie de Tom Enders se réalise, les responsables politiques européens pourront alors lui tirer un grand coup de chapeau. Depuis plus de dix ans, ils n'ont que l'Europe de la défense à la bouche (surtout en France), mais pour des résultats très décevants. Faute avant tout d'une diplomatie commune aux 27 Etats membres. Faute aussi d'une volonté politique affirmée. En 2008, lors de la présidence française de l'Union européenne, Paris se faisait fort de bouger les lignes, en privilégiant des projets concrets avec les autres Etats membres. Sans succès. Réaliste, Nicolas Sarkozy a alors privilégié un rapprochement avec le seul Royaume-Uni. Pas illogique après tout, car les deux pays restent les dernières puissances militaires qui comptent encore sur le Vieux Continent. Et puis, n'en déplaise à ses détracteurs, le traité de Lancaster House a eu l'immense mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Depuis, le gouvernement Hollande essaie de l'élargir en multipliant les initiatives bilatérales avec l'Allemagne, la Pologne, l'Italie ou l'Espagne. Mais tout cela reste évanescent. Les résultats concrets, s'il y en a, ne seront pas visibles avant des années, d'autant que l'argent manque cruellement pour lancer des coopérations structurantes.

 

De ce point de vue, le projet de fusion EADS-BAE est salutaire. Sans en être en quoi que soit à l'origine, Paris, Berlin et Londres ont une chance historique de faire progresser le volet industriel de l'Europe de la défense d'un pas de géant : que Hollande, Merkel et Cameron bénissent le mariage et ils faciliteront la consolidation de l'une de ses filières les plus stratégiques. L'aéronautique militaire ne constitue pas toute l'Europe de la défense, mais ce serait déjà beaucoup.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:55

NEURON sur base aero-52cfb Photo Dassault

Le drone Neuron de Dassault Aviation

 

 

21.09.2012 Mer et Marine

 

Trois annonces importantes sont intervenues ces dernières semaines concernant les futurs systèmes de drones aériens français. D’abord, dans le domaine des drones tactiques, la France a annoncé fin juillet qu’elle procèderait à des évaluations opérationnelles et à des essais du  Watchkeeper de Thales, en coopération avec le Royaume-Uni, qui prend actuellement livraison des premiers systèmes. Construit entièrement en Europe, cet engin, qui remplit le critère européen de navigabilité,  est conçu pour apporter des capacités opérationnelles et des capacités de surveillance pour protéger les troupes déployées en opérations. Proposé dans une configuration à double charge utile, le Watchkeeper est équipé de senseurs électro-optiques/infrarouges avec désignation de cibles par laser, ainsi que d’un radar avancé I-Master à synthèse d’ouverture et radar indicateur de cibles terrestres mobiles.

 

Le Watchkeeper (© THALES)

 

Pré-études pour le développement d’un UCAV

 

Toujours dans le prolongement du traité franco-britannique  de Lancaster House, signé en 2010 pour renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense, Paris et Londres ont, également, décidé d’unir leurs efforts dans le domaine des futurs drones de combat aériens (UCAV) en lançant des pré-études au travers d’une coopération entre Dassault Aviation et BAE Systems. L’objectif est de réunir les efforts des deux groupes, qui travaillent chacun, en ce moment, sur un démonstrateur d’UCAV (le Neuron pour Dassault et le Taranis pour BAE). Même si, à priori, les drones de combat ne seront pas mis en service avant 25 ans dans les forces françaises et britanniques, les travaux menés sur ces engins sont extrêmement importants pour les industriels, puisqu’elles permettent de maintenir les compétences des bureaux d’études dans le domaine de l’aviation de combat.

 

Le Taranis (© BAE SYSTEMS)

 

Rapprochement avec Berlin sur les MALE

 

La plus grande surprise est, toutefois, venue du changement de cap effectué par Paris dans le domaine des drones de surveillance de type MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance). L’an dernier, la France et la Grande-Bretagne avaient annoncé une coopération en vue de développer un nouveau système pour une mise en service à la fin de la décennie. A cet effet, BAE Systems et Dassault Aviation avaient proposé de développer le Telemos. Et, pour assurer la relève du MALE Harfang de l’armée de l’Air française, en fin de potentiel, Dassault proposait¨une solution intérimaire portant sur une francisation du drone israélien Heron TP. Seulement voilà, le gouvernement a fait volte-face en annonçant la semaine dernière un rapprochement avec les Allemands sur les projets de MALE.

 

Le MQ-9 Reaper (© GENERAL ATOMICS)

 

Un drone américain comme solution intérimaire

 

Le 12 septembre, le ministère de la Défense a indiqué que la France et l’Allemagne s’étaient mises d’accord « sur un ensemble commun de besoins opérationnels clés en vue d'une possible solution européenne », ajoutant que, grâce à cet accord, elles étaient « en mesure de favoriser une coopération pour la réalisation d'un drone MALE ». Ce revirement implique semble-t-il le fait que la France, pour la solution intérimaire, optera pour le drone américain Reaper, que les Allemands comptent acquérir et qui a la faveur des aviateurs tricolores, soucieux de combler au plus vite un besoin capacitaire majeur. EADS, à défaut d’avoir obtenu la modernisation du Harfang et, d’autre part, de ne pas être parvenu à imposer en Europe son biréacteur Talarion, serait en charge de l’adaptation du Reaper aux besoins franco-allemands, tout en travaillant sur le futur système.

 

Le Telemos (© GENERAL ATOMICS)

 

Entre le marteau économico-industriel et l’enclume de la souveraineté

 

La solution intérimaire du drone américain pourrait toutefois, de l’avis de certains spécialistes, poser des problèmes de souveraineté. Alors qu’EADS assure être en mesure de pouvoir adapter la plateforme américaine aux équipements français et allemands, on affirme chez Dassault que les Américains ne laisseront pas les Européens accéder au cœur du système du Reaper.  Des experts pointent également du doigt le fait que le drone pourrait être dépendant des satellites américains, ce qui serait susceptible de poser des problèmes pour certaines missions sensibles. Reste que les finances publiques obligent les gouvernements à faire des choix, parfois douloureux, entre de nombreux besoins jugés prioritaires, le tout au milieu d’enjeux industriels et politiques très complexes au plan européen. Le projet de fusion entre EADS et BAE Systems, ébruité le 13 septembre, provoque par exemple de nombreux remous actuellement dans le Landerneau industriel franco-allemand.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:30

Europe parlement logo.svg

 

Source : © European Union, 2012 - EP

 

Tuesday, 9 October 2012, 9:00-12:30 and 15:00-18:30 October in Brussels . The SEDE meeting on 27 September is cancelled. 
  
The meetings of the Subcommittee on Security and Defence are open to the public. However, for security reasons, participants must obtain an access pass in advance. Requests for access passes must be sent 3 working days before the start of the meeting to sede-secretariat@europarl.europa.eu  

Further information  agenda and meeting documents
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:05

q-net-rpg-protection-2-large

 

LONDON, Sept. 20 (UPI)

 

British defense technology company QinetiQ reports it has upgraded its Q-Net protection system to counter rocket-propelled grenades.

 

Q-NET II, like its predecessor, is comprised of a net with embedded metal nodes and is mounted on a lightweight frame that surrounds and stands off from the outside of a vehicle. The nodes disrupt the fusing of the incoming warhead, preventing detonation.

 

Enhancements to the original Q-Net system are flexible and modular, including patented hook-and-loop installation material that attaches the net to the frames, and easier access to a vehicle's externally fitted components. It is also lighter.

 

"Because of the success of Q-Net in defeating the RPG threat in Afghanistan, we are in a very strong position to convince future customers of the real value of our solution," Bert Appleton of QinetiQ's C4ISR Division, said.

 

"Soldiers need to know that the system being procured is proven in a real live fire situation and we are in the unique position of being able to deliver a system that has saved lives."

 

The original Q-Net is deployed with British and Polish forces in Afghanistan.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:26

Europe Flag

 

17.09.2012 MinDef FR

 

La 45e édition de l'exercice Colibri a eu lieu du 5 au 14 septembre dans la région de Pau. Près de 1300 hommes participaient à cet exercice, dont des parachutistes allemands, belges et hollandais.

 

 

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