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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:35

Pieter De Crem source RTBF.be

 

Mai 21, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, n’est pas automatiquement enthousiaste sur cette idée de « pilier européen », développée par ses homologues des Affaires étrangères. B2 l’a interrogé sur ce sujet.

 

P. De Crem préfère mettre en avant la « mutualisation des moyens et le nécessaire investissement en moyens, en opérations, en financement ». « Ce que nous avons décidé à Gand – avec le pooling et sharing – a trouvé sa traduction dans la « smart défense » de l’OTAN. Il y a là un consensus psychologique. » explique-t-il.

 

Le vrai moment test sera, pour lui, quand il s’agit de choisir un successeur au F16. « Ce sera le premier moment de vérité, pour savoir si les partenaires de l’OTAN se mettent d’accord pour faire une trajectoire sur ce point. »

 

L’Otan, l’organisation la plus performante

 

Quant à « l’OTAN, elle reste l’organisation la plus performante pour garantir l’organisation collective. Et nous allons nous investir en tant que partenaires européens dans les projets futurs. Et ces projets futurs doivent vraiment arriver à un partage des moyens. » Et d’affirmer combien « Il faut garder son attachement à la structure de l’OTAN et à l’efficacité de l’organisation politco-militaire. »

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:11

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L'amiral Rogel (CEMM) et l'amiral Marck Stanhope (First Sea Lord)

 

21/05/2012 Marine nationale

 

Le 11 mai 2012, en marge du CHENS, l'amiral Rogel et son homologue l'amiral Mark Stanhope, First Sea Lord, ont signé le concept d'emploi de la composante navale d'une force interarmées franco-britannique (Combined Joint Expeditionnary Force - CJEF).

 

Il s'agit de la première étape du processus de mise en place de cette force navale commune initié lors du sommet de Lancaster House le 2 novembre 2010. Sa montée en puissance opérationnelle sera ponctuée d'un premier exercice d'ampleur, Corsican Lion, qui se déroulera en Méditerranée du 17 au 26 octobre 2012. La pleine capacité opérationnelle devrait être atteinte en 2016.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:23

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21.05.2012 EDA News

 

 Enjoy our new magazine, European Defence Matters .

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:40

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21.05.2012 Par Jean-Paul Perruche, directeur de recherche à l'IRSEM et Jolyon Howorth, professeur de sciences politiques et de relations internationales à Yale - Le Monde.fr

 

Dans une période de déclin relatif de l'Occident et de disette des budgets de défense, le "lien Transatlantique" est plus nécessaire que jamais, mais la relation transatlantique doit être refondée sur des bases adaptées aux réalités de ce temps. Le futur de l'Alliance passe par des Européens plus responsables, plus autonomes et plus capables. C'est dans l'Union Européenne qu'ils peuvent le devenir.

 

UNE RELATION TRANSATLANTIQUE À ADAPTER AUX NOUVELLES RÉALITÉS

 

L'Alliance Atlantique consacrée en 1949 par le traité de Washington était fondée sur une communauté de valeurs (démocratiques) entre pays nord-américains et européens et sur un intérêt stratégique commun dans la défense de l'Europe libre. Cet enjeu justifiait l'engagement total des forces des pays membres de l'Alliance sous "leadership" américain.

 

Depuis la fin de la guerre froide (1990), et de la menace en Europe, l'Alliance est passée de la défense des démocraties européennes à la promotion de la démocratie, d'abord sur le continent européen, dans les anciens pays du Pacte de Varsovie, puis à l'extérieur : Irak, Afghanistan, Méditerranée.... Mais les contributions modestes des Européens et les restrictions mises à leurs règles d'engagement dans les opérations de l'OTAN pendant cette période ont mis en évidence les premières différences d'intérêts entre Européens et Américains.

 

Malgré la pérennité de leur communauté de valeurs, cette divergence d'intérêts de sécurité s'est approfondie au cours des dernières années sur fond de crise économique, de bilan très mitigé des engagements en Irak et en Afghanistan et de montée en puissance des "émergents", en particulier de la Chine. Comme en témoigne la dernière Directive Stratégique américaine de janvier 2012, pour le président Obama et son administration, le centre de gravité des intérêts de sécurité américains s'est déplacé vers l'Est, le Moyen-Orient et la zone Asie-Pacifique, ce qui justifie un investissement moindre des Etats-Unis en faveur de la défense et de la sécurité de l'Europe.

 

Or, l'Alliance Atlantique a fonctionné jusqu'ici sur le principe (non-écrit) que la défense de l'Europe était garantie, organisée et largement financée par les Etats-Unis (US leadership), en échange d'un soutien par les Européens de leur politique étrangère et de sécurité et de retombées avantageuses pour leur industrie de défense. Ce "deal" tacite se trouve aujourd'hui remis en cause par la nouvelle stratégie américaine qui s'éloigne du théâtre européen, mais aussi par les capacités de plus en plus réduites des Européens à soutenir les opérations américaines ailleurs.

 

Pourtant, loin d'avoir diminué d'intérêt, le "lien transatlantique" apparaît aujourd'hui encore plus essentiel qu'hier pour compenser le déclin relatif des démocraties occidentales et pour permettre aux alliés des deux rives de l'Atlantique de préserver leur influence dans le contexte mondial du XXIe siècle. Les intérêts stratégiques de sécurité des Etats-Unis et des pays européens se sont certes diversifiés en nature et en géographie, mais demeurent largement complémentaires. C'est ce qu'affirme la nouvelle directive stratégique américaine, rappelant que l'Europe reste une zone d'intérêt pour les Etats-Unis et les Européens leurs plus proches partenaires. Mais ils attendent d'eux qu'ils assument désormais leurs responsabilités dans leur voisinage, pour leur permettre de se consacrer sur les régions prioritaires du Moyen-Orient et d'Asie-Pacifique, où ils savent ne pas pouvoir compter sur un soutien substantiel des Européens. En clair, il s'agit de changer le mode de fonctionnement de l'Alliance, en passant d'engagements communs sur les mêmes théâtres à une répartition des théâtres d'engagement.

 

LA QUESTION CLÉ DU RENFORCEMENT DES CAPACITÉS EUROPÉENNES

 

La nouvelle relation transatlantique doit prendre en compte cette réalité. La coopération euro-atlantique a désormais besoin d'Européens plus responsables et donc plus autonomes, plus capables et donc plus forts en termes de capacités, surtout dans leur voisinage.

 

Or dans le contexte actuel de faibles menaces contre l'Europe et de crise financière, le renforcement capacitaire des Européens peut difficilement s'opérer par un relèvement significatif des budgets nationaux, et passe par la mutualisation et le partage (Pooling and Sharing). La question centrale est donc de savoir dans quel cadre et comment cette mutualisation doit être mise en œuvre ? La Directive stratégique américaine suggère qu'elle se fasse dans l'OTAN. On pourrait attendre du sommet de Chicago qu'il jette les bases de la nouvelle solidarité euro-américaine, celle des responsabilités partagées et de la complémentarité des actions. Il est cependant permis de s'interroger sur la capacité du projet-phare de défense anti-missiles balistiques d'apporter un réel progrès dans ce sens, dans la mesure où il renforce encore la dépendance européenne à l'égard des Etats-Unis et porte le risque de grever sérieusement les déjà maigres budgets de défense des Européens réduisant d'autant leur investissement dans les capacités qui leur font défaut.

 

Quant à la Smart Defense et les projets de mutualisation et partage (pooling and sharing) qu'elle abrite, on peut se demander si le cadre de l'OTAN est le meilleur choix pour mettre les Européens en situation de responsabilité ? L'expérience franco-britannique lancée il y a dix-huit mois par le traité de défense de Lancaster House montre que le bénéfice à escompter de la mutualisation et du partage est proportionnel à l'interdépendance acceptée, c'est-à-dire "in fine" à la souveraineté partagée. Il y a peu de chances que la simple coordination de moyens nationaux soit à la mesure du problème capacitaire et d'ambition des Européens. Le partage de souveraineté n'a de sens que s'il s'intègre dans des politiques convergentes, des objectifs de sécurité et des stratégies partagés, c'est-à-dire dans un processus d'intégration politique. Même s'il peut paraitre un objectif utopique à certains, le partage de souveraineté est sans doute préférable à la perte de souveraineté que génèrent les coupes budgétaires et les déficits capacitaires nationaux qu'elles engendrent. La mutualisation et le partage ont des incidences politiques, économiques, industrielles et opérationnelles. L'UE a l'avantage d'être un projet politique global, là où l'OTAN ne traite que de sécurité ; elle est aussi le lieu où les Européens créent des intérêts communs, il serait logique qu'elle soit aussi le lieu où ils les défendent ensemble. La Commission et l'Eurogroupe sont déjà les symboles d'un certain partage de souveraineté. Il va de soi que ce processus européen doit se faire en bonne intelligence avec la "smart defense" de l'OTAN, mais le cadre de l'UE en est indispensable.

 

METTRE FIN À LA RELATION AMBIGÜE ENTRE L'OTAN ET LA PSDC

 

lors que l'OTAN démarre son retrait (longtemps différé) d'Afghanistan, trois questions majeures vont conditionner son avenir : la nature de cette alliance et de ses missions, le type de coopération euro-atlantique, et l'exercice des responsabilités (du leadership).

 

Comme indiqué plus haut, il est peu probable que se présentent dans un avenir prévisible, des situations où les intérêts stratégiques des Américains et des Européens justifient des réponses militaires de même niveau. La proposition américaine d'une OTAN "globale" n'a jamais vraiment séduit les Européens et l'expérience afghane aura achevé de les en dissuader. L'OTAN devrait dorénavant redevenir une Alliance centrée sur l'Europe. En parallèle, les évènements de Libye auront montré que l'objectif d'une PSDC autonome et efficace est encore loin d'être atteint. Il est urgent de créer les conditions d'une véritable complémentarité entre l'OTAN et l'UE fondée sur la nouvelle donne de la relation transatlantique, avec des Européens responsables et capables. Les Européens doivent pouvoir, sans duplication, assumer la responsabilité et le commandement des opérations dans leur voisinage de façon autonome dans le cadre de l'UE, ou avec le soutien américain dans le cadre de l'OTAN ; ils doivent aussi pouvoir s'engager avec l'OTAN sous leadership américain en cas de besoin..

 

En clair, les Européens doivent devenir les dirigeants "normaux" de toute opération dans leur voisinage, avec ou sans appui américain. Cela implique que l'UE dispose de structures de commandement lui permettant d'agir en autonomie et de s'intégrer dans celles de l'OTAN. Au concept de "séparables mais non séparées" qui avait cours dans les années 90 devrait se substituer celui d'"intégrées dans l'UE et disponibles pour l'OTAN". Ainsi seraient satisfaites les exigences de responsabilité accrue des Européens correspondant au nouveau partage des rôles souhaité par les Américains et serait assurée la pérennité d'un lien transatlantique répondant aux intérêts communs des Alliés des deux rives de l'océan.

 

Jean-Paul Perruche est aussi président d'EuroDéfense-France ; ancien directeur général de l'Etat-Major de l'UE.

 

Jean-Paul Perruche, directeur de recherche à l'IRSEM et Jolyon Howorth, professeur de sciences politiques et de relations internationales à Yale

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:55

LogoEDA COLOR

 

20 mai 2012 Un article de Quentin Michaud - infosdefense.com

 

EXCLUSIF. Un séminaire de trois jours a lieu cette semaine à Bruxelles pour réunir les différents protagonistes de la coopération européenne de défense dans le domaine maritime. Une première.

 

Selon nos propres informations, plusieurs réunions seront organisées, de mercredi à vendredi, à l’école royal militaire belge à Bruxelles. C’est à la demande de l’Agence Européenne de Défense (AED) que ce séminaire a été organisé afin de réunir autour de la table les acteurs des programmes de coopération navals de l’Agence, de la commission européenne ainsi que les protagonistes de chaque pays participant. L’objectif est de mutualiser l’action des différents acteurs et de coordonner le financement d’études sur des programmes d’armement au niveau européen.

 

Les sujets abordés cette semaine pourront concerner aussi bien des matériels de surface que sous-marins. La tâche est complexe, certains travaux de coopération étant en cours depuis plusieurs années au niveau de l’AED sans que de réelles avancées soient à noter. Dirigée par Catherine Ashton, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’AED a été créée en 2004 afin de promouvoir la recherche et le renforcement des capacités européennes de défense. Elle est pourvue d’un budget de plus de trente millions d’euros, une somme largement insuffisante au regard des défis à relever pour ériger une vraie Europe de la défense.-

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 11:35

UK MOD

 

May. 19, 2012 By ANDREW CHUTER Defense News

 

LONDON — The organization that delivered Britain’s Olympic construction effort on time and on budget is being touted as a possible role model in an upcoming radical reorganization of the Ministry of Defence’s procurement and support arm.

 

The government is restructuring its Defence Equipment & Support organization and has narrowed its options to two, according to Bernard Gray, the MoD’s chief of defense materiel. Both options involve putting contractors at the heart of the 14 billion pound ($22.3 billion) a year operation, either managing or advising DE&S.

 

The preferred management models are the Olympic Delivery Authority, what is known here as an executive nondepartmental public body, and a government-owned, contractor-operated setup along the lines of the Atomic Weapons Establishment, Gray told the parliamentary defense committee May 15.

 

The Olympic Delivery Authority is a public body set up by an act of Parliament to develop and build the venues and infrastructure for the games scheduled to start here July 27.

 

The authority appointed a consortium involving the firms CH2M Hill, Laing O’Rourke and Mace to manage the effort.

 

Despite early problems, the organization completed the program on time and within the Olympics’ 9.3 billion pound budget.

 

Gray, who is the boss at DE&S, described the possible arrangement based on the Olympic Delivery Authority template as a public-private joint venture with the contractor essentially acting as adviser.

 

In contrast, the Atomic Weapons Establishment is directly run for the MoD by a consortium of Serco, Jacobs Engineering and Lockheed Martin under a deal running to 2025.

 

“The second model we are evaluating is like [the establishment]. It’s a government-owned company which a consortium company would run and manage on our behalf,” Gray said.

 

“The essential difference is that in the second case, they [the contractor] have management control of the entity, and their fee and profit is driven by what they do with the outcomes,” he said.

 

Jacobs, Serco, BAE Systems, Bechtel and others in recent weeks have discussed with the MoD how the new schemes might work.

 

A decision in favor of the Olympics approach could mean its implementation would be a marathon rather than a sprint. A public body must be set up by an act of Parliament, and it could be several years before the primary legislation is in place, a competition is completed and the operation is on track to deliver savings.

 

The government-owned company doesn’t necessarily require legislation, Gray said, although it might be helpful to clarify the powers of the consortium.

 

Procurement Minister Peter Luff, appearing alongside Gray at the committee hearings, said the issue of reform couldn’t wait, and an interim management structure to push through changes in behavior would be introduced for those elements of the restructuring not requiring legislation.

 

The proposed changes come at a time when DE&S faces thousands of job losses as part of a government effort to regain control of defense spending.

 

Gray favored the government-owned company approach when he wrote a searing report for the MoD in 2009 on the shortcomings of DE&S. He was an independent businessman at the time, but was later invited by the coalition government to sort out the problems that caused a legacy of late deliveries and cost overruns.

 

Equipment program cost overruns at DE&S have been responsible for a sizeable part of the problem in balancing the defense budget over the past few years. But many of the shortcomings stem as much from political interference and the armed forces’ propensity to change requirements as the abilities of the procurement and support operation.

 

Restructuring the management and operations of DE&S, along with other acquisition reforms, is a key hurdle in the Conservative-led government’s effort to keep a balanced defense budget on track.

 

A major restructuring of the MoD is underway with wide-ranging reforms to its structure, size, capabilities and management.

 

Gray’s testimony to the committee came just 24 hours after Defence Secretary Philip Hammond announced the defense budget had been brought under control after dealing with a 38 billion pound black hole in unfunded liabilities over 10 years left by the previous Labour administration, as well as a nearly 8 percent cut by the cash-strapped coalition itself.

 

Announcing the outcome of the Planning Round 2012 deliberation, which looks at spending this financial year and for the 10 years ahead, Hammond said it was the first time in a generation that the MoD had balanced its budget.

 

The announcement was good news for the government after facing mounting criticism over its competence in other policy areas.

 

Hammond declined to detail how the MoD had achieved the most recent round of cuts required to balance the books.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 09:58

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16 mai 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Atlas Elektronik annonce avoir augmenter de manière substantielle la portée de ses torpilles lourdes. Lors d’un essai en mars dernier, la torpille lourde SeaHake mod4 ER (Extended Range) a parcouru une distance de plus de 140 km.

 

SeaHake mod 4 est la dernière version de la torpille lourde DM 2 A4, qui est en service dans les marines allemande, turque, pakistanaise et espagnole. En exploitant complètement les capacités uniques du système de propulsion et des batteries, il est devenu possible de surpasser de plus de 50% les portées maximales habituelles des torpilles lourdes modernes.

 

La nouvelle version de la torpille SeaHake mod4 est aussi équipée de systèmes de navigation et de communication innovants, permettant une navigation extrêmement précise et le contrôle de la torpille sur toute sa trajectoire.

 

Les essais à la mer se sont déroulés au Centre Technique des Forces Armées allemandes dans la baie d’Eckernförde.

 

Référence : Defence Professionals (Allemagne)

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 08:59

Helicoptere-d-attaque-Mangusta-photo-G.-Belan.jpg

Hélicoptère d’attaque Mangusta photo G. Belan

 

18.05.2012 par G. Belan (FOB)

 

Alors que les commandes nationales d’armes en Italie ont connu de sévères coupes, situation économique oblige, les groupes de défense italiens enregistrent à l’export des résultats en net progression par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle un rapport qui circule en ce moment à la présidence du Conseil italien sur les exportations de matériels et des systèmes de défense pour l’année 2011. C’est l’hélicoptériste AgustaWestland (groupe Finmeccanica) qui figure en tête de liste et de loin avec 14,37% du volume des exportations (756,19 millions d’euros). Le second groupe exportateur italien est Orizzonte Sistemi Navali (joint-venture 51% Fincantieri et 49% Finmeccanica) avec 7,91% (416,17 millions d’euros) du volume total d’exportations.

 

blinde-leger-LMV-en-Afghanistan-photo-G.-Belan-isaf-itali.jpg

blindé léger LMV en Afghanistan photo G. Belan

 

Le constructeur de véhicules terrestres Iveco (groupe FIAT) remporte 5,55% du volume des exportations italiennes pour 2011 (soit 292,13 millions d’euros). Rappelons qu’Iveco a remporté en France le contrat PPT (Porteur Polyvalent Terrestre), au détriment du groupe Renault Trucks Défense. Iveco produit aussi le LMV (Light Multirole Vehicle), un 4X4 blindé léger qui a défilé sur la place rouge le 9 mai dernier durant la fête de la victoire de l’armée russe sur l’Allemagne nazie. Un évènement! Puisque c’est la première fois qu’un véhicule occidental défile sur la place rouge depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (les derniers étaient des véhicules « made-in-USA » donnés par Washington à l’armée rouge pendant la deuxième guerre). Le LMV a été préféré par l’armée russe, au détriment du Tigr, un blindé léger pourtant réalisé par l’industrie locale.

 

Retour aux exportateurs italiens, les suivants sur la liste sont : Alenia Aermacchi (groupe Finmeccanica) avec 4,81% (252,95 millions d’euros), Alenia Aeronautica (groupe Finmeccanica) avec 4,3% (226 millions), Oto Melara (groupe Finmeccanica) avec 2,65% (139,50 millions), Elettronica avec 2,34% (122,96 millions), Whitehead (groupe Finmeccanica) avec 1,93% (101,79 millions), Selex Galileo (groupe Finmeccanica) avec 1,6% (83,96 millions d’euros) et Avio avec 1,07% (56,53 millions).

 

A noter un absent sur cette liste, Selex Sistem Integrati (groupe Finmeccanica) qui réalise des systèmes électroniques.

 

Ces résultats sont plutôt une bonne nouvelle pour le géant Finmeccanica, qui a enregistré une perte de plus de 2 milliards en 2011 et s’est lancé dans un vaste plan de restructuration. Ayant besoin de liquidités, Finmeccanica avait exprimé son souhait de revendre certaines activités, dont sa branche artillerie : Oto Melara (plus de 400 millions d’euros de chiffres d’affaires). Selon des rumeurs, des entreprises françaises comme Nexter ou DCNS auraient engagé des discussions avec le groupe transalpin. La question maintenant est de savoir comment ces bons résultats vont influer sur la suite de ces négociations.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:23

563px-EU Battlegroup.svg

 

Mai 18, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La mission EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine ne compte plus aujourd’hui que 650 militaires, a confirmé un militaire européen de haut rang récemment. Et encore… A ce niveau là, le rôle d’Althea pour assurer sa mission exécutive  reste plutôt théorique. Même pour fournir les effectifs de la réserve régionale (située hors du pays), il n’y a pas assez de monde. Les « préoccupations ont changé » de façon incontestable, reconnait à B2 cet officier. Faute de mieux, les ambassadeurs du COPS ont donc convenu, de façon tacite, de pouvoir utiliser, si nécessaire, les forces du battlegroup. Du moins, personne ne s’y oppose désormais plus…

 

Lire aussi :

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:55

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Amiral Jacques Launay

(photo DICOD)

 

Mai 16, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2, exclusif)

 

C’est un ancien Alindien – commandant des forces françaises dans l’Océan indien de 2007 à 2009 – , qui pourrait prendre la tête de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien Eucap Nestor. Le board de sélection a retenu sa candidature qui doit désormais être entérinée par la Haute représentante. L’amiral Jacques Launay était jusqu’à peu (février) inspecteur général des armées. Il a également été d’attaché naval à l’ambassade de France à Bonn (de 1995 à 1998) et attaché de défense à l’ambassade à Londres (de 2004 à 2007). Il a participé à l’opération des Alliés pour le Kosovo (Allied Force/Trident) à bord du porte-avions Foch, comme sous-chef opération de la TF 470 au printemps 1999. C’est un adepte de la pensée à long terme. Lors d’une conférence à Dunkerque au début de l’année, il expliquait : « Il faut mesurer le temps long, qui manifeste la permanence et la volonté politique, l’intérêt stratégique sur le long terme, et non sacrifier à des réflexions de court terme ».


Né le 30 novembre 1954, Jacques Launay est entré à l’école navale en septembre 1974. Il sert d’abord sur le patrouilleur La Dieppoise à Nouméa à partir de 1977, puis sur le sous-marin Le Foudroyant en 1979. En 1980, il prend le commandement du dragueur Pivoine. Ayant suivi le cours d’officier détecteur, il est affecté en 1982 sur la frégate anti-sous-marine Tourville. Il exerce ensuite les fonctions de chef du service détection sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc (1984 à 1986) puis sur la frégate antiaérienne Cassard. En 1988, il prend le commandement de l’aviso Commandant l’Herminier. Après un passage à l’état-major du commandement de la région et la zone maritime atlantique, il suit les cours de l’Académie militaire de Hambourg de 1990 à 1992 où il reçoit le prix « Clausewitz ». De 1992 à 1995, il est affecté à la direction du personnel militaire de la marine en tant que gestionnaire officiers. En 1998, il rejoint l’état-major de la force d’action navale, au sein de la division conduite des forces, et prend le 1er septembre 1999 le commandement de la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville à Brest jusqu’à l’été 2001. Après avoir suivi la session nationale de l’IHEDN, il devient, en 2002, sous-directeur « Affaires européennes et stratégiques » au SGDN.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:50

Chief Test Pilot VBS armasuisse flies Gripen EF test aircra

 

14.05.2012 Par Xavier Alonso - lematin.ch

 

Les premiers essais en vol réalisés en Suède par l’armée suisse sur le prototype du futur Gripen n’ont rien révélé de surprenant, selon Ueli Maurer. Interview

 

Le ministre de la défense Ueli Maurer reste sur ses positions. Aucune critique ne le démonte. Il défend encore et toujours le choix du Gripen « le meilleur avion pour la Suisse ». Le conseiller fédéral UDC a répété le message avec conviction lors de toute la journée d’information à la presse organisée à la caserne de Jassbach (BE).

 

Le calendrier du ministre aussi est clair. Le message du Conseil fédéral relatif à l’achat sera présenté cet automne. Il passera ensuite dans les deux chambres et tout indique qu’un référendum sera activé par le biais de crédit spécial demandé pour financer l’achat. La votation populaire devrait avoir lieu lors de la première moitié de 2014.

 

Une fois la commande signée, il faut quatre ans de développement en Suède. La livraison du premier avion de combat suédois aura donc lieu en 2018. Et les livraisons, à raison d’un appareil par mois, s’étaleront jusqu’en 2020. Interview à la mitraillette du ministre de la défense.

 

Avez-vous reçu de nouvelles offres des autres avionneurs?


Non, nous n’avons rien reçu. Il y a eu l’épisode des lettres de Dassault aux présidents des commissions de sécurité en janvier.

 

Et si vous en receviez, est-ce que vous les considéreriez?


Non. Ce n’est plus le moment. La procédure est close.

 

Restez-vous personnellement convaincu que le Gripen est le bon avion?


Oui. Je n’ai pas d’autre possibilité que le Gripen. Parce que je n’ai pas davantage d’argent. Et, de plus, je suis persuadé que le Gripen est un bon avion. Il présente le meilleur rapport coût – performance.

 

Mais si le prix venait à augmenter: vous perdriez le principal argument d’achat?


Cette histoire du prix d’achat qui va augmenter, je la lis tout le temps dans les médias. Le prix est fixé. Et nous avons la garantie qu’il n’augmentera pas. Le Conseil fédéral a choisi le Gripen avec ce prix et nous l’aurons à ce prix.

 

Lors de la décision au sein du Conseil fédéral, le Gripen était-il aussi le choix d’Ueli Maurer?


Oui, absolument. Le Gripen est techniquement à un très bon niveau. Il n’est pas luxueux, mais il répond à toutes nos attentes. Et c’est une philosophie typique de la Suisse, comme de la Suède. Un concentré de technique et d’efficacité au meilleur prix.

 

Mais l’avion acheté provoque le scepticisme. Sur les 98 modifications demandées, Saab n’en a réalisé que 7.


Les informations publiées dans la presse sont ou imprécises, ou incomplètes ou fausses. Tout ce qui s’est passé en Suède lors des vols d’essai était prévu. Les points les plus importants ont été testés. Nous sommes satisfaits. Et les améliorations vont continuer jusqu’à la livraison des appareils qui n’interviendra pas avant quelques années.

 

Avant l’armée définissait sa mission, puis elle achetait l’avion dont elle avait besoin. Aujourd’hui on a l’impression du contraire : on va modifier les missions en fonction des capacités de l’avion acheté ?


C’est une impression véhiculée par les médias, mais pas au sein du département de la défense. Nous restons convaincus de notre choix. Et sommes persuadés que les critiques entendues sont toujours le fait des mêmes ennemis de ce jet de combat.

 

Mais le Gripen compte tout de même beaucoup d’ennemis. Inquiétant ?


Non, il n’en a pas autant que ça. Mais ils sont écoutés des médias.

 

Craignez-vous les résultats de l’enquête de la sous-commission. Le processus pourrait-il repartir à zéro ?


Non, je ne pense pas. Nous avons travaillé de manière minutieuse. Je m’attends à un rapport très critique. Mais nous pouvons apporter des réponses à toutes les questions qui se posent.

 

Reste l’incertitude de la Suède. Elle n’a pas formellement encore décidé de moderniser sa flotte avec le Gripen E/F.


Tous les entretiens que nous avons avec l’armée suédoise, avec le gouvernement suédois, se passent très bien. Nous n’avons pas de doutes.

 

Les polémiques actuelles ne vont-elles pas rendre une votation populaire très difficile à gagner?


C’est possible. Mais je crois davantage que toutes les discussions actuelles vont épuiser les questions. Donc au moment de la votation, nous aurons répondu à toutes les interrogations. Et c’est une bonne chose. Mais je n’ignore pas qu’une part de la population ne veut pas d’avions, et pas d’armée. Mais une autre partie de la population veut une défense de qualité. Dans l’ensemble, je suis content que la politique de sécurité soit discutée. Cela signale son importance et permet une prise de conscience. (Newsnet)

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:15

Liang Guanglie, le ministre de la Défense chinois. Photo D

 

2012-05-15  xinhua

 

Le ministre chinois de la Défense, Liang Guanglie, a discuté de la coopération bilatérale avec le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkevics, lors d'une réunion tenue mardi à Riga.

 

Lors de leur rencontre, M. Liang a déclaré que la coopération amicale était le moteur du développement des relations bilatérales depuis que la Chine et la Lettonie ont établi des relations diplomatiques il y a 21 ans.

 

M. Liang, qui est également conseiller d'Etat chinois, a déclaré avoir eu des échanges de point de vue profonds avec le gouvernement letton et les dirigeants militaires sur la promotion des contacts et de la coopération dans le domaine de la défense et avoir atteint un consensus élargi.

 

Il a souligné que la Chine attache une grande importance à ses relations militaires avec la Lettonie et est prête à joindre ses efforts pour mettre en place le consensus atteint par les deux parties pour tenter d'élever leurs relations militaires.

 

M. Rinkevics a déclaré que la visite de M. Liang offrait l'opportunité importante de renforcer la coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité entre les deux pays.

 

La Lettonie souhaite promouvoir la coopération avec la Chine dans différents domaines dans le cadre bilatéral et de l'Union européenne, a-t-il ajouté.

 

M. Liang effectue actuellement une tournée de trois pays, qui l'a déjà conduit aux Etats-Unis. Après la Lettonie, il se rendra en Pologne.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 18:40

A330 MRTT RAF Tornados

 

May 15, 2012 AirTanker

 

On Thursday 10 May 2012, BBC Two’s Newsnight reported on continuing weaknesses with MOD procurements and focussed some of the programme on the Future Strategic Tanker Aircraft (FSTA) contract. 

 

The main focus of the discussion on FSTA was that the cost per aircraft to the MOD was £152m, whereas a standard A330 could be acquired for as little as “£40m – £50m”.  They asserted through the use of “industry experts” that converting the aircraft to tankers would cost an additional £10m.  The question to the Secretary of State for Defence was then essentially “how could MOD sign a contract where they paid 3 times the going rate?” 

 

Much of the information used by the programme was inappropriate.  Prior to the programme AirTanker provided relevant data to the Newsnight team to ensure they had the correct information to prevent them misinforming viewers, but unfortunately they chose not to use it.  Newsnight speculated on achieving a very low price for procuring a standard A330, rather than properly researching and constructing a valid comparator for a modified, flight tested and certified tanker which is fit for MoD use. Publically available information clearly demonstrates that the price paid by the MOD (although they are not paying for the aircraft directly, rather they are paying for the service) is broadly equivalent to that paid by many other military customers for similar platforms.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:05

http://www.bruxelles2.eu/wp-content/uploads/2012/05/DiPaolaDeMaiziere2@OTAN120202a-582x450.jpg

 

Giampaolo di Paola et Thomas de Maizière au dernier

conseil des ministres de la défense de l'Alliance atlantique

(crédit OTAN, février 2012)

 

Mai 15, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

A quelques jours du sommet de l’OTAN à Chicago, deux ministres de la Défense, l’Italien Di Paola, et l’Allemand De Maizière viennent de signer dans le Corriere un article commun présentant « Cinq objectifs » pour « Elargir la défense commune européenne ». Pour les deux hommes, leur conviction est faite : « L’UE a à offrir beaucoup plus que ce qu’il a fait jusqu’ici, et plus peut-être que certains le pensent ». Et ils prennent en exemple la politique menée actuellement dans la Corne de l’Afrique (avec non seulement l’opération Atalanta, la formation des soldats somaliens et le renforcement des capacités maritimes locales mais aussi l’aide humanitaire et l’aide au développement). C’est un « cas d’école » soulignent-ils.


De façon générale, la coordination efficace entre les Etats-membres et au sein des institutions de l’UE pour la gestion des capacités civiles et militaires existantes « fait aujourd’hui défaut » précisent Di Paola et De Maizière. Un engagement pour renforcer les capacités européennes civiles et militaires est donc « nécessaire ». Cela comprend aussi le « renforcement de l’intégration » entre les institutions de l’UE pour la défense et la sécurité et de leur capacité à « conduire des missions et des opérations ». L’Europe doit franchir un pas. « Il est temps d’élargir le champ d’application de la sécurité et de défense commune » et d’avoir une politique de sécurité et de défense plus « efficace et complète afin de poursuivre nos intérêts communs avec nos partenaires  l’Atlantique ».  Les deux signataires voient ainsi cinq objectifs à assumer :

  • Premier principe : L’engagement. L’Europe sera « tenue d’assumer des responsabilités toujours plus grandes dans le domaine de la sécurité », les Américains donnant une « plus grande importance stratégique » au Pacifique. L’engagement engagement européen existe déjà dans les Balkans et en Afrique. La contribution de l’Union européenne en tant que partenaire sur le terrain sera « d’autant plus nécessaire dans le futur ».
  • Deuxième principe : L’approche globale [comprehensiveness]. La « force spécifique de l’Union européenne est sa capacité à appliquer cette approche à civilo-militaire d’une manière unifiée ». « Maintenir une situation de sécurité durable ne peut être garantie que par une large interaction entre les moyens diplomatiques, économiques, de développement, sociaux, politiques et militaires. » (Nb : la notion militaire arrive en dernier dans cette énumération). 
  • Troisième principe : Les capacités. C’est sans doute le paragraphe le plus important (à mon avis) car les deux signataires appellent à une intégration et une coopération plus étroites entre les Etats-membres de l’UE, à dépasser les intérêts nationaux et accepter une dépendance réciproque. « Si nous n’intégrons pas nos efforts pour la défense, aucun Etat, individuel, et même l’Europe comme un tout, ne pourra jamais garantir sa sécurité à long terme » soulignent-ils. « Une coopération plus étroite et plus forte entre les Etats européens est nécessaire pour des raisons à la fois économiques et stratégiques. Si nous n’arrivons pas à coordonner nos plans pour la défense nationale, nous courons le risque de perte de capacité. Il est d’autant plus important de coordonner la planification nationale au niveau international. La condition préalable est de surmonter les réserves au niveau national et de se préparer à abandonner certaines compétences et à accepter la dépendance mutuelle. » (Nb : c’est sans doute le point le plus important).
  • Quatrième principe : la complémentarité entre l’UE et OTAN. Ces deux organisations « devraient être considérées comme complémentaires et non concurrentes. « Les deux organisations ont, toutes deux, leurs mérites : l’Union européenne met l’accent sur civilo-militaire et l’OTAN sur une alliance de défense collective. » Le renforcement de l’industrie de défense européenne renforcera l’ensemble de la communauté euro-atlantique.
  • Cinquième et dernier principe : la coopération, avec les organisations internationales comme l’ONU, l’Union africaine et l’Association des nations d’Asie du Sud doit être « élargie et intensifiée ».

Commentaire : Allemagne et Italie avaient signé en novembre 2011 une déclaration de coopération bilatérale. Un peu par dépit également de la signature des accords de coopération franco-britannique. En invitant, les Européens à aller « vers une solide architecture de sécurité européenne », ils envoient aussi un message, non subliminal, au nouveau gouvernement français pour élargir son horizon et envisager un nouveau saut qualitatif et quantitatif envers ses partenaires européens. Le problème, néanmoins, est que ces deux pays – Italie et Allemagne – ont drastiquement limité certains de leurs moyens opérationnels. C’est un inconvénient aujourd’hui. Ce pourrait être un atout demain. A Paris désormais de saisir ce qui peut s’interpréter comme une main tendue (considérons le bon coté des choses…).

 

(*) ceci est une traduction non officielle, effectué par mes soins, du texte publié en italien.  Thomas de M. et Giampaolo di P. ne m’en voudront pas, j’espère de quelques approximations dans la traduction. Mais l’essentiel y est, j’espère.


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:50
British Army to donate £1bn of military vehicles to Afghan forces

The British Army's Snatch 2 Land Rovers during Operation Telic in Iraq

 

15 May 2012 army-technology.com

 

The UK Ministry of Defence (MoD) is planning to donate armoured vehicles worth an estimated £1bn to the Afghan National Army (ANA) following the withdrawal of UK troops by the end of 2014.

 

Senior military officials were quoted by the Daily Mail as saying that a preliminary analysis has identified more than 1,200 protected trucks and personnel carriers, which are likely to be passed over to the ANA rather than transported back to Britain.

 

The MoD has listed only 700 vehicles for recovery, which primarily includes the latest and most heavily protected vehicles, such as the Mastiffs, Ridgebacks, Foxhounds, as well as a number of Jackal armoured vehicles.

 

The Foreign Office, which oversees operational policy in Afghanistan, has ordered that 'significant equipment' should be passed to the Afghanistan army and police so they can maintain security when UK troops leave the nation.

 

The British Army currently has more than 1,900 protected vehicles in southern Afghanistan, and the overall cost of equipment to be passed to the ANA is expected to reach £2bn.

 

The vehicles being donated include a number of Wolfhound personnel carriers, some first generation Jackals, a weapons-mounted armoured patrol vehicle and a small number of heavily-protected Warthog all-terrain vehicles.

 

A total of 132 upgraded Snatch Land Rovers will also be handed over, along with 198 Vector armoured personnel carriers to the ANA and police, which mostly operate in a fleet of pick-up trucks.

 

The British Army has also handed over a number of basic vehicles to the Iraqi Army and police, including 400 armoured Land Rovers, which had been used in Northern Ireland.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:45

Belgium Military Forces.svg

 

May 15, 2012 (Released, May 11, 2012) defpro.com

 

The Belgian Council of Ministers on May 11, 2012, approved the investment plan put forward by the Minister of Defence Pieter De Crem, allowing him to launch the planned investment projects for 2012 (basic projects and substitution programmes) with a total amount of €242 million.

 

In order to remain a reliable partner, it is indispensible to make investments to adequately equip military units and personnel, allowing them to successfully carry out their mission and ensuring their safety.

 

This investment plan may be subdivided as follows:

• Continuing the modernisation effort of the Land Component

• Introducing into service recently acquired systems

• Sustaining existing capabilities

•Pursuing the planned implementation of the transformation effort

•Providing the means required for the mission of the Intelligence and Security Staff Department (Service Général du Renseignement et de la Sécurité, SGRS)

 

The investment planning takes into account the current budgetary situation and the reduction of the Belgian Defence to 32.000 members.

 

(Original press release in French only. Unofficial translation by defpro.com/nvk)

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:40

Coat of Arms of Switzerland.svg

 

14 mai 2012 OpexNews

 

Un gilet pare-balles "intelligent" est développé en Suisse, incluant un système de ventilation et de réfrigération. Sur les gilets classiques, le kevlar ne laisse pas passer la vapeur d'eau, ce qui risque de réduire les performances de l'utilisateur en cas d'efforts et peut donc être dangereux. Le cobaye qui a testé le dispositif a perdu 544 grammes en courant plusieurs kilomètres sur un tapis roulant, soit 191 grammes de moins qu'avec un gilet conventionnel, selon le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux (Empa), qui a développé le prototype. Ce vêtement de protection inclut la technologie "Coolpad", initialement développée pour des applications médicales. De l'eau s'évapore à travers une membrane et refroidit le système. De plus, un mini-ventilateur assure une réfrigération supplémentaire.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:35

http://www.eda.europa.eu/Libraries/News/Luftwaffe_Main.sflb.ashx

 

14.05.2012 EDA News

 

With the EATT exercise on Air Transport Training fast approaching, we spoke to Captain Thilo Scholz. Thilo is a 9-year veteran of the first squadron of the Luftwaffe Air Transport Unit.

 

First of all, please tell me what unit you are involved with, and what your role is in the team?


My squadron is the 1st C-160 squadron of the 61st Air Transport Wing. Primarily I am an Aircraft Commander of the C-160 Transall and as a second job it is my responsibility, as a Flight Group Leader and Deputy Squadron Commander, to take care of Flight Operations. This includes deployment, training and exercise participation of the Crews. For EATT I was the responsible poiny of contact, preparing the German participation in the training.

 

Have you had much experience working with other European militaries? How have you found that experience?


In the past years I have been involved in many bilateral training participations with France, such as squadron exchanges and formation trainings, and also with Norway, with exercises like Cold Response and low level training. Additionally since the establishment of EATC as the primary control agency for the German Air Transport Fleet we work together with France, Belgium and the Netherlands on a daily basis and on every level (Planning, Tasking and Mission Execution).

Of course every nation has its own mindset for solving problems and “getting the work done” but in my experience it takes only a short time until a base of communication is established and the national differences are forgotten.

 

So there is a major training exercise coming up in June. Please tell us a little about EATT ’12. What is it, and who is going to be involved?


EATT is the first exercise for Military Transport Crews in a multinational European environment. The Spanish Airforce is hosting the 2012 edition. The participating nations are Spain, Germany, France, Belgium, the Netherlands and the Czech Republic with different types of Aircraft such as C-130 Hercules, C-160 Transall and C-295 Casa. Beside the participating countries, several observers of other European Air Forces, for example Sweden, Austria and Poland will be present to evaluate their possible participation in 2013.

 

The aim of EATT is to establish a European Air Transport Training facility like the American AATTC (Advanced Airlift Tactical Training Course) to provide a multinational training for Air Transport Crews in Europe.

What do you hope to learn from the upcoming training exercise? What benefits do you think you will gain?


Every nation has defined its Training Requirements for EATT 2012. For us, the main lessons will be advanced mission planning in a multinational environment, tactical navigation in mountainous terrain and Combined Air Operations (COMAO) in a threat environment.

 

Due to the numerous aircraft and nations involved in the training, EATT will give us a good chance to harmonize procedures and to learn from other airforces about their tactics.

 

EATT seems to be a great example of European defence cooperation. Do you agree? What is your general view of European defence cooperation?


EATT is a good example of how military training can be harmonized in Europe. For the future, conducting training on a multinational basis is in my opinion the only way to be cost effective and to get the best possible training results.

With regard to future tasks for the military it is also necessary to harmonize and standardize procedures for missions in a multinational environment.


Regarding these facts the work of the EDA is very important and should be supported by any appropriate means.

 

This Q&A is part of a series. To read more about EATT, see here and here.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:05

UK MOD

 

May. 14, 2012 By ANDREW CHUTER Defense News

 

LONDON — Britain’s defense budget is in balance for the first time in decades following a two-year effort by the government to eliminate a 38 billion pound ($61.1 billion) black hole in funding, Defence Secretary Philip Hammond told Parliament here.

 

Hammond said the core committed equipment budget over the next 10 years runs just less than 152 billion pounds. Included in that is 4.5 billion pounds for armored vehicles and more than 4 billion pounds for investment in intelligence, surveillance, communications and reconnaissance assets.

 

On top of the 152 billion pounds, the MoD also has 8 billion pounds of funds available to allocate to projects not yet in the committed core program, Hammond said.

 

Part of the 152 billion pound figure includes, for the first time, 4 billion pounds the MoD has diverted into a centrally held contingency fund to offset the impact of any future equipment delays or technical problems.

 

Hammond told reporters the 8 billion pounds in uncommitted funds would be spent in accordance with the military’s assessment of priorities at the time.

 

“We will not commit to a project until it needs to be committed to ensure delivery on time,” he said. “We also won’t commit to any projects without a 10-year budget line to cover not just procurement, but support costs. This new financial discipline in the equipment plan will give the armed forces the confidence that once a project is in the program, it is real, funded and deliverable.”

 

The defense secretary announced the outcome of the Planning Round 2012 deliberation, saying it was the first time in a generation that the MoD had balanced its budget. The MoD’s core equipment program is fully funded, affordable and able to deliver the defense transformation plan known as Future Force 2020, he said.

 

The planned C4I investment includes the go-ahead or continuation of the Cipher crypto security management infrastructure program, the Solomon ground information dissemination project, the Crowsnest aircraft carrier-borne airborne early warning system, the defense core network service and the Falcon joint tactical trunk communications projects, the MoD said later in a statement.

 

Other programs set to continue under the 10-year, 160 billion pound equipment plan include a life extension of the Apache attack helicopter, the new Specialist Vehicle program being worked on by General Dynamics UK, continued investment in the Eurofighter Typhoon fast jet, continuation of an upgrade of the Puma helicopter, the outright purchase of three leased offshore patrol vessels and the Type 26 frigate program, Hammond said.

 

The defense secretary said the decision announced last week to switch from the F-35C conventional carrier version of the Joint Strike Fighter to the F-35B short-takeoff, vertical-landing variant had been the final piece of the spending jigsaw puzzle, allowing the MoD to go forward with its PR12 plans.

 

The MoD declined to list projects that had not made the cut and will either be abandoned or await being taken up as part of the 8 billion pounds in uncommitted funding.

 

The Conservative-led coalition government here has spent the last two years removing the 38 billion pound gap in unfunded liabilities left by the previous Labour administration, as well as imposing a near 8 percent cut in defense spending of its own over the period to 2015.

 

Capability, equipment programs and personnel have all taken big cuts in an effort to balance the books.

 

Hammond told reporters the cuts had brought with them confidence and morale challenges, but that “balancing the budget was a huge milestone; it breaks with practices of the past and starts to put some of the destabilization and uncertainty behind us as we move forward with the defense transformation plan.

 

“This department has seen its reputation tarnished in the past by failure of project management, poor decision-making and woeful budget discipline,” he said. “This marks the start of a new chapter of U.K. defense, and I’m confident that the dynamic will now be to look for opportunities to continually improve productivity, releasing additional savings that can be recycled into additional equipment purchases over and above the core program.

 

“There will be additional commitments in the future from the 8 billion pounds, releases from unused contingency, the reserve in the core budget and from savings made by delegated budget holders,” he said.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:17

illustration-jpg.jpg

 

13/5/2012 Arie Egozi -  israeldefense.com

 

Airbus plans to install a precision cannon onboard an aircraft that is jointly marketed with IAI

 

The aircraft manufacturer Airbus is examining an offer to convert one of its aircraft into one equipped with a precision cannon for aiding ground forces. The aircraft in question is one that Israel Aerospace Industries (IAI) is helping to adapt to various uses.

 

The concept is to have a cannon installed onboard, which would then be able to hit ground targets with a considerable precision. The aircraft which is currently being considered for the cannon is the C-295. According to an agreement signed between IAI and Airbus in 2011, it would be jointly marketed as an Early Warning aircraft.

 

It would be equipped in this configuration with radar systems and other sensors produced by Elta, an IAI subsidiary.

 

Jordan is one of the potential clients for such an aircraft.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:15

Coat_of_arms_of_Estonia.svg.png

 

May. 14, 2012 – Defense News (AFP)

 

TALLINN — Urmas Reinsalu was sworn in May 14 as Estonia’s new defense minister, replacing Mart Laar, who stepped down last week after suffering a stroke in February.

 

Reinsalu, 36, a lawmaker since 2003, also will perform the duties of Prime Minister Andrus Ansip during his absence, the government press office said.

 

In January, he had replaced Laar, a two-time prime minister, as chairman of the center-right Pro Patria and Res Publica Union, a member of the ruling coalition.

 

Estonia, a Baltic state with 1.3 million people, joined both NATO and the EU in 2004.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 17:36

A-Royal-Marine-and-a-Chinook-helicopter-in-Afghanistan-phot.jpg

 

A Royal Marine and a Chinook helicopter in Afghanistan

photo MOD 2011

 

14 May 12 UK MoD - A Defence Policy and Business news article

 

The MOD's budget deficit has been wiped out for the first time in a generation, Defence Secretary Philip Hammond has announced today.

 

Through a series of tough but necessary decisions, combined with radical reforms of the MOD's financial processes, the £38bn black hole in the Defence Budget that the Government inherited in 2010 has now been eliminated.

 

It means that, for the first time, the MOD's core equipment programme is fully funded and affordable.

 

A fully costed programme provides the Armed Forces with the stability and assurance they need for the future. The MOD can now confidently invest in new equipment knowing its delivery is guaranteed because the programme is accurately costed and affordable.

 

The committed core equipment programme amounts to just under £152bn over ten years, against a total planned spend of almost £160bn. That £152bn includes, for the first time, a centrally-held contingency of over £4bn.

 

The programme also includes an additional £8bn of funding over the next ten years which is unallocated. This means that the budget will have guaranteed headroom to respond to emerging equipment requirements.

 

The Service Chiefs have confirmed that this fully committed core equipment programme and the extra headroom will enable the MOD to deliver the capabilities required for Future Force 2020, as set out in the Strategic Defence and Security Review of 2010.

 

Defence Secretary Philip Hammond said:

 

    "The Government is determined to get to grips with a legacy of poor project management, weak decision-making and financial indiscipline within the MOD. We have made a symbolic break with the failed practices of the past, and the vast black hole that blighted defence spending has gone.

    "For the first time in decades we have delivered a credible and sustainable budget and we can now confidently pledge to deliver to our Armed Forces almost £160bn worth of equipment over the next decade that we know we can afford.

    "This allows us to begin to put the uncertainty of the last few years behind us and build for the future on a solid foundation as we move forward with Defence Transformation."

 

Chief of the Defence Staff, General Sir David Richards, said:

 

    "Taking tough decisions and dealing with unaffordable projects has given us clarity to plan. We are now on a firm foundation and building the Armed Forces of the future. We are now well-placed to adapt and respond to threats around the world and to deliver the capabilities we need for the nation's defence.

    "Going forward, the Armed Forces Committee, which I chair, will prioritise future commitments and bring into service the equipment we are now getting."

 

Today's announcement means the MOD can now guarantee the delivery of projects for the Army, Royal Navy and Royal Air Force, including:

 

• 14 new Chinooks, Apache life-extension and Puma upgrade

 

• a programme of new armoured fighting vehicles worth around £4.5bn over ten years, and a £1bn upgrade of the Warrior armoured fighting vehicle

 

• the building of the two Queen Elizabeth Class aircraft carriers, the remainder of the Type 45 destroyers and the new Type 26 frigates, and the Astute Class and Successor nuclear submarines

 

• investment in new Wildcat helicopters, the Merlin upgrade programme and the assessment phase for Merlin marinisation

 

• introduction into service of the Voyager air-to-air refueller and troop transporter, the A400M air transporter and the Air Seeker surveillance aircraft

 

• an additional C-17 aircraft

 

• continued investment in Typhoon and Joint Strike Fighter

 

• £7bn invested in complex weapons - the smart missiles and torpedoes that give our Navy, Army and Air Force their fighting edge.

 

 

Voyager - the RAF's new strategic tanker aircraft photo MOD 2011

 

Balancing the programme means the MOD can now confirm the following projects will also be part of the core equipment programme:

 

• a £4bn plus investment in intelligence, surveillance, communications and reconnaissance assets across the Cipher, Solomon, Crowsnest, DCNS and Falcon projects

 

• the outright purchase of three offshore patrol vessels which are currently leased

 

• capability enhancements to the Typhoon

 

• a range of simulators, basing and support equipment for the new helicopters and aircraft we are introducing.

 

The scrutiny and financial controls that have been put in place will allow the MOD to ensure projects deliver against time and cost. As they do so, we will be able to release the funds we have put in place to add any uncommitted capabilities to the committed core equipment programme.

 

Reaching a balanced budget represents an important milestone in the transformation of Defence which builds upon the recommendations of Lord Levene's review of the department.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:55

Topol-M source Ria Novisti

 

A Russian Topol-12M mobile nuclear missile. In the worst case scenario, a nuclear missile could be fired in to space that would release a pulse large enough to paralyse Britain’s infrastructure, defence experts will warn today.

 

14 May 2012 By Tom Whitehead, and Duncan Gardham – The Telegraph

 

Britain needs to spend money on building defences against an “E-bomb” that would explode in the upper atmosphere and knock out all electronic communication and power, the Defence Secretary will say today.

 

Phillip Hammond will tell a conference that money needs to be spent on defences that “cannot be seen on the parade ground.”

 

Dependence on electronic networks “creates vulnerability” he will say, adding that the response cannot be based on “infantry, or jet planes or destroyers.”

 

There is an increasing possibility that a rogue state could use an “E-bomb” that would release a devastating electromagnetic pulse (EMP), experts will tell a two-day conference in London.

 

In the worst case scenario, a nuclear missile could be fired in to space that would release a pulse large enough to paralyse Britain’s infrastructure.

 

“One of the challenges we face, particularly at a time of limited resources, is to make the case for spending on defence and security solutions that cannot readily be seen by the public – that cannot be shown off on the parade ground – that could be digital, not necessarily physical,” Mr Hammond is expected to say.

 

US Assistant Defence Secretary Paul Stockton is due to speak alongside Mr Hammond at the event, which will also discuss the threat of a natural attack such as a solar flare.

 

A powerful EMP attack could disable electronic systems and bring the country to a standstill. Earlier this month, Ministry of Defence officials warned some form of an E-bomb could already be in the hands of terrorists or rogue states.

 

The Commons Defence Select Committee has warned the Government is not taking the threat seriously enough. Their report in February warned weapons detonated up to 500 miles above the Earth could generate an EMP strong enough to take out satellites, radar and the National Grid with 'devastating' results.

 

Key military installations, transport systems, power and water supplies would also be hit.

 

But despite the risk the Government appeared 'complacent' and 'unwilling to take the threats seriously', it said.

 

This week’s conference is being hosted by the US-based Electric Infrastructure and Security Council (EIS) and the Henry Jackson Society.

 

Avi Schnurr, the chief executive officer of EIS and a White House adviser on the issue, said: “The UK, the US and other allies are increasingly at risk from both malicious and natural e-threats.

 

“We are beginning to realise that, unfortunately, all our societal eggs are in one fragile electric basket, and we are not sufficiently protecting ourselves.

 

“We have become potential victims of our own technical advancement. The evolution of national electric grids and key infrastructure components means that we are more vulnerable to EMP than ever before.”

 

He added: “Based on reports by the UK Parliament, the US Congress, NASA, the US Department of Energy and many other agencies, the infrastructures our lives and our economies depend on have become so fragile that a hostile EMP attack or a severe solar flare could damage or destroy them on continental scales, severely disrupting electricity, water supply, transportation and communication – for months, or even years.

 

Dr Alan Mendoza, executive director of the Henry Jackson Society, said: “Whether through natural or terrorist-inspired means, the nightmare scenario of an EMP incident affecting the UK is almost too chilling to contemplate.”

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:45

A400M-development-aircraft-Grizzly-2.jpg

 

First flown in Seville in 2010, A400M development aircraft "Grizzly 2"

shone in recent high-altitude tests in Bolivia

 

May 14, 2012 by Craig Hoyle - FG

 

London - Landing at Seville's San Pablo airport is a similar experience to that encountered when visiting any number of European cities, with EasyJet and Ryanair among the airlines running regular services to the location, along with Spanish low-cost specialist Vueling and the recently-established Iberia Express.

 

What makes the location unique can be seen on the southern side of its single runway, where several massive new hangars dominate the skyline. The ramp outside is dotted with a variety of military transport aircraft, ranging in size from Airbus Military's diminutive C-212, flown around the globe for almost 40 years, up to the A400M "Grizzly", which is less than 12 months away from entering use.

 

The reason for choosing Spain's fourth-largest city to house the final assembly line (FAL) for Europe's new-generation military airlifter stems from the nation's rich heritage in this sector, which was built by the then-CASA company. It also reflects a strong desire by parent company EADS to establish a new airlift centre of excellence in Seville, with support and financial backing also coming from the Andalucian authorities.

 

Major investment in the San Pablo site has included the construction of assembly lines for both the A400M and Airbus Military's light and medium transports, plus flight-test facilities, a paint shop and a major international training centre.

 

PRODUCTION FOCUS

 

The signature in May 2003 of a development and production contract for an original 180 aircraft was the catalyst for creating the facility for completing the A400M. Major structures arrive aboard Airbus A300-600ST Beluga transports, with five development examples having been flown and the first two production aircraft now on the line.

 

Production should hit its planned maximum rate of 30 per year during 2015, with deliveries to be made to launch nations Belgium, France, Germany, Luxembourg, Spain, Turkey and the UK, plus export buyer Malaysia.

 

While the new aircraft is the largest to have been assembled in Seville, the expertise required to run the line draws in no small part from Airbus Military's success with the C-212, CN-235 and C-295. These are completed in a spacious hangar just behind that built for the larger type, and where the effects of a new transformation programme are beginning to have a major impact.

 

November 2013 will bring the 30th anniversary of the CN-235's first flight, while its stretched-fuselage and re-engined C-295 stablemate made its debut sortie in 1998. A combined 375 of the twin-turboprops have now been sold, including 100 of the newer design, accounting for more than one-third of Airbus Military's total of 1,060-plus transports.

 

The company's production rate for the light and medium types averaged 18 per year between 2007 and 2011, a period during which it also expanded the number of special mission variants on offer. These now include maritime patrol and anti-submarine warfare aircraft, plus an airborne early warning and control system version being offered to a prospective launch customer with Israeli partner Elta Systems.

 

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The C-295 is now offered as an airborne early-warning asset

 

With multiple versions of the CN-235 and C-295 typically to be found in the facility's four work stations and with parts arriving from locations including Chile, Indonesia, Poland, Portugal and Turkey, Airbus Military faced a serious challenge in managing its production flow, says Ricardo Rojas, head of the FAL for light and medium products.

 

"Every station is organised like a small factory, with logistics and control," Rojas says. "We have to manage the workload, with a tack-time of 10 days to move to the next position." Each station on the pulse line has between 40 to 50 people working on it, depending on the version of aircraft being completed. "It's very difficult to manage that," he says. "You need to have flexibility in your people."

 

Two shifts of about 300 people each work on the light and medium FAL, with its total staffing level being around 700.

 

The company has recently established a basic reference group (GBR) model, under which all C-295s will be manufactured with certain equipment and wiring installed. This will enable any aircraft to be adapted for tasks beyond the air transport mission from a wide range of options. As a result, Rojas says the time needed to accommodate such requests can be cut by up to 30% for some versions, with the step also reducing costs. A further 10% saving could follow, along with reduced non-recurring costs for new versions.

 

SALES TARGET

 

The first aircraft to have been completed using the new model was delivered to Ghana last month, the 87th C-295 produced. While it will split production equally between the type and the CN-235 this year, largely because of a follow-on French order for the smaller model, under current plans only three CN-235s are likely to be completed in 2013.

 

With the production model transformed, Airbus Military is stepping up its efforts to boost the current build rate. "At 18 a year we are in a comfort zone, but we aim to increase deliveries up to 25," says Jerónimo Amador, head of market development for light and medium transport aircraft. "The production line is ready for that."

 

The target is to deliver 20 per year for the next three years, with sales opportunities including an Indian air force deal to replace 56 Hawker Siddeley 748 transports. The company is also looking to broaden the variety of special mission variants of the C-295 that it can offer to its existing and new customers. In all, Amador says Airbus Military aims to sell about 215 aircraft between 2012 and 2021.

 

Beyond the new efficiency being enjoyed by customers of the medium transport, the GBR transformation has already had an impact on the A400M. An initial 15 personnel from the light and medium FAL were transferred in January to work on the new project, another 25 will follow during November.

 

Work on the A400M line is now focused on completing assembly of the first of at least 172 production aircraft. To be delivered to the French air force around the end of this year, MSN7 is in the Station 35 position undergoing system tests before having its Europrop International TP400-D6 engines installed. First flight will occur "during the summer", Airbus Military says.

 

All parts for aircraft MSN8, France's second of 50 A400Ms, are already in the hangar, with assembly work due to commence soon. The next aircraft, to be put together from early next year, will be delivered to the Turkish air force.

 

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An efficiency drive will cut 30% off the time needed to assemble some CN-235/C-295s

 

Airbus Military's workforce in Seville has been sourced from within the region. "The employees are local people," Rojas says. "We are always measuring their skills and launching training to get the level that we want." A new assessment process for all members of staff this year will define the skills required to perform each type of job.

 

New assembly-line staff receive instruction in Andalucia, where an aeronautical engineering degree course is now available in Seville, before arriving as specialists in areas such as electrics or mechanics. On-the-job training will enable them to broaden their expertise, which Rojas says is vital for the long-term: "In the future we want people who are capable of doing everything."

 

The company is studying whether to also introduce the GBR concept with the CN-235, but a decision will be driven by its future orders intake.

 

One possibility is that further development could be performed in partnership with PT Dirgantara Indonesia, using a model already being introduced with the C-212. All parts for the -400 version are already made in Indonesia, and Airbus Military is preparing to assemble its last-ever example in Spain. Components are due to arrive in San Pablo during June, with the transport to be delivered to Thailand in December. All subsequent examples will be completed in Indonesia.

 

"We are now analysing the potential for an aircraft in the C-212 category," Amador says, identifying the need to support commercial operators flying on "pioneer routes" to remote parts of Indonesia. "We believe the C-212 is still a good product for this utility market."

 

A long-term partner to Airbus Military and CASA before it, Jakarta also signed a February order for nine C-295s, the last two of which should be assembled in the customer nation.

 

Although it was first flown 14 years ago, Amador says the C-295's sales performance to date, and its growing range of special mission applications, mean Airbus Military is in no hurry to launch work on a "C-2XX" successor, but it continually assesses the market need.

 

"Our view is that the C-295 with continued development is a solid product for the next 15 to 20 years," he says. "We don't see now a significant need for a new development."

 

INTERNATIONAL TRAINING CENTRE WELCOMES ALL-COMERS

 

As production aircraft MSN7 takes shape on the A400M final assembly line, Airbus Military is also working to ready the training system which will prepare the first pilots and loadmasters to operate Europe's new-generation airlifter.

 

With the first aircraft due to be delivered to the French air force around the end of this year, the company is making preparations to begin training the service's first four pilots, up to six loadmasters and maintainers using the international training centre (ITC) at its San Pablo site near Seville.

 

Opened in October 2010 and already supporting customers for Airbus Military's light and medium transports, the 12,000m2 (130,000ft2) facility has 22 training rooms and will eventually house six full-flight simulators, including at least one for the A400M.

 

"We plan to complete training on the first two French air force crews before the end of this year," says Ian Burrett, Airbus Military's head of training and aircrew operations. "We have got a lot to do in the next seven months, but are very much on track to do that."

 

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Airbus Military trains about 1,000 people a year at its ITC

 

The first equipment needed to deliver the course is nearing readiness, with a computer-based training system now going through validation testing.

 

Procedural and maintenance trainers will follow, with a Thales-built full-flight simulator to be in use around August but only able to support operations from about the end of the year. To enter use as a Level C device, the simulator will later be certificated to the Level D standard, potentially enabling pilots to achieve a zero flight-time conversion to the A400M.

 

A CAE cockpit-maintenance trainer will also enter use in August, and a Rheinmetall-produced cargo hold trainer will be available from March 2013. The latter will support loadmaster instruction, including for applications such as airdrop.

 

With the initial work for France to be at its most intensive between October and December, the company will employ other assets, including its "aircraft zero" systems simulator and production-standard development aircraft MSN6.

 

Early training for all A400M nations will be conducted using the ITC. In-country facilities will follow for the French air force and UK Royal Air Force at their Orléans and Brize Norton bases, with Germany yet to announce the location for its domestic infrastructure. Belgium, Luxembourg and Spain will send personnel to Seville, while Turkey's plans are yet to be confirmed.

 

The annual throughput at the ITC is about 1,000 people, including pilots, maintainers and mission system operators from nations including Chile, Egypt and Indonesia, who can also learn in Seville while using their own aircraft.

 

"Once at full speed on the A400M it will probably be around 2,000," Burrett says. "The students also learn from each other, which is a real benefit of a multinational programme."

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 07:55
Le Gripen, un avion où tout reste à faire

En août 2008, sur les vingt-six vols d’essai effectués par l’armée suisse, le Gripen a atterri quatre fois avec la réserve de fuel en dessous du minimum de sécurité.

 

12.05.2012 Par Titus Plattner (Le Matin)

 

Sur les 98 améliorations exigées par la Suisse, seules 7 ont pu être installées sur le prototype du futur Gripen testé la semaine passée. L’avion pourrait ne pas être livré avant 2023 et ses faiblesses resteront telles qu’elles remettent en question les procédures pour protéger l’espace aérien.

 

La mission du mercredi 13 août 2008 promettait pourtant d’être simple. Un avion au nord des Alpes vole en direction du Tessin et il s’agit de l’intercepter. Pour ce faire, l’équipe d’évaluation a placé le Gripen D immatriculé 39-822 en alerte sur la base militaire de Sion. Le tarmac est sec, il fait grand beau. Aux commandes de l’avion de chasse, le pilote d’essai suisse Peter Merz, alias «Pablo»; derrière lui, celui de Saab, le fabricant du Gripen, pour veiller à ce que tout se déroule bien. Après avoir décollé comme prévu à 15 h 32, l’avion suédois passe en vitesse supersonique pour se stabiliser à Mach 1,42. Mais tout à coup, en pleine phase d’approche: «Bingo Fuel»! Le voyant de l’alarme carburant placé sur la gauche du cockpit montre qu’il faut interrompre la mission et rentrer à la base.

 

Le Gripen est arrivé de justesse au contact du F/A-18 à intercepter, mais n’a pas pu intervenir et a dû se poser à Emmen (LU). Au sol, le chef des Forces aériennes suisses Markus Gygax est stupéfait: exclu d’acheter une telle casserole volante. En comparaison, le Rafale français, testé dans les mêmes conditions deux mois plus tard, a réalisé l’interception, est rentré à Sion, et a encore pu réaliser avec succès un autre exercice. Sur les vingt-six vols d’essai effectués à l’époque par le Gripen, l’avion a atterri quatre fois avec la réserve de fuel en dessous du minimum de sécurité.

 

Heureusement, le ministre de la Défense Ueli Maurer jure qu’il n’achètera pas ce Gripen-là, mais une version améliorée: le Gripen E/F. Son moteur est 33% plus puissant, il dispose d’une électronique de bord entièrement revue, peut emporter davantage d’armes et surtout… 46% de fuel en plus. Pour le conseiller fédéral, il n’y a aucun problème: c’est un peu «comme si on faisait du tuning sur une voiture», aime-t-il à répéter.

 

Des tests pour la galerie Malheureusement, tout n’est pas si simple. «Le Matin Dimanche» a obtenu la liste des 98 améliorations à apporter. Elle nous a été fournie par un whistleblower, employé de la Confédération, et nous l’avons fait valider par trois sources dignes de foi. Contacté, le Département de la défense n’a pour sa part pas souhaité prendre position sur cette liste confidentielle.

 

A ce stade, comme le montre notre infographie, seuls six de ces upgrades ont été testés en vol (vert). Le reste est soit à l’état de prototype (orange), soit encore sur plans (rouge). Le Gripen NG Demonstrator – l’avion censé prouver la faisabilité des améliorations du futur appareil – est certes équipé du nouveau réacteur F414G de General Electric, mais il ne dispose pas des nouvelles ailes. Redessinées à l’ordinateur, plus épaisses de quelques centimètres, elles permettront d’accueillir quelques pour-cent de kérosène supplémentaires, en plus des trois gros réservoirs largables de 450 gallons (1700 litres). Lors des essais en vol réalisés du 2 au 4 mai à Linköping en Suède, la délégation suisse aurait justement voulu tester au moins ces fameux réservoirs. Car ils sont essentiels pour atteindre l’autonomie suffisante à la surveillance d’une zone, tâche que l’armée assume par exemple lors du Forum de Davos. Mais, au final, «les gens de Saab ont refusé», rapporte une de nos sources. Avec les trois réservoirs externes, l’avion aurait été trop freiné. «Il n’était pas nécessaire d’avoir des réservoirs de 450 Gallons pour les missions effectuées», rétorque le porte-parole d’Armasuisse Kaj-Gunnar Sievert.

 

Malgré ce poids en moins, le pilote d’essai d’Armasuisse Bernhard Berset n’a pas réussi à dépasser Mach 1.34, selon notre informateur. Il faut dire que le réacteur, qui doit permettre à l’avion d’atteindre Mach 2.0, n’a pu être poussé qu’aux trois quarts de ses possibilités, les arrivées d’air du Gripen NG n’ayant pas encore pu être agrandies. Les contraintes auxquelles les pilotes suisses ont pu soumettre l’avion étaient limitées sur de nombreux autres points. Et les nouveaux missiles AMRAAM et IRST montés sur l’avion n’étaient en réalité que des attrapes. Les vrais missiles, eux, sont loin d’être opérationnels.

 

«C’est comme si on essayait une nouvelle voiture, mais que le garagiste vous disait que vous n’avez pas le droit de dépasser 80 km/h, ni de prendre des virages trop serrés… et que pour la nouvelle radio avec GPS, il vous faudra repasser dans six ans», se désole l’une de nos sources. Seulement, l’essentiel à Linköping n’était pas de tester l’avion. Il s’agissait plutôt de faire bonne figure face aux médias: une partie des tests qui devaient être menés lors du quatrième vol a même été sacrifiée pour un nouveau shooting photo. Les images prises lors du vol précédent, souffle notre informateur, n’étaient pas assez belles.

 

Des témoignages accablants Le Gripen NG ne dispose pas non plus du nouveau radar, qui alourdirait de 200 kilos l’avant de l’appareil et le ferait piquer du nez. «Pour l’accueillir, il faudra allonger le futur Gripen E/F de 37 centimètres», explique Björn Danielsson, ancien pilote militaire suédois, aujourd’hui consultant chez Saab. En clair, il faut construire un nouvel avion. Du coup, l’exercice n’a plus rien à voir avec le tuning annoncé par Ueli Maurer. «Plutôt que de modifier de vieux Gripen C/D, il est beaucoup plus rationnel de construire de tout nouveaux appareils», a ainsi admis Jürg Weber, chef du projet de remplacement des Tigers (TTE) chez Armasuisse. C’était le 21 février, devant la sous-commission de la politique de la sécurité chargée d’enquêter sur le sujet. Une quinzaine de cadres du Département de la défense (DDPS) s’y sont déjà exprimés. Des procès-verbaux de ces auditions ont circulé au sein de l’administration et «Le Matin Dimanche» a pu les consulter.

 

Ils mettent en évidence les imprécisions du ministre de la Défense, depuis la publication par notre journal des deux rapports confidentiels des Forces aériennes le 12 février dernier, qui dévoilaient les performances insuffisantes du Gripen, même avec ses 98 upgrades. En conférence de presse du 14 février, Ueli Maurer, avait par exemple prétendu que ces documents étaient «complètement datés». Depuis, plusieurs responsables ont contredit cette affirmation pour assurer devant la sous-commission parlementaire que «ces rapports restent les seuls valables». Et que les qualités du futur Gripen sont toujours à démontrer. «On ne trouvera rien dans ces rapports qui pourra soutenir la décision», a par exemple déclaré lors de son audition du 3 avril Gérald Levrat, ingénieur en chef de l’équipe d’évaluation opérationnelle des Forces aériennes. Des Forces aériennes qui, on le sait, ont recommandé le Rafale, avec comme alternative l’Eurofighter. Les auditions devant la sous-commission ont permis d’établir que l’état-major de planification de l’armée, tout comme la direction du projet TTE chez Armasuisse, ont également proposé le Rafale, puis l’Eurofighter. En fait, ce n’est visiblement qu’après d’intenses discussions avec ses subordonnés que Jürg Weber a finalement «décidé d’accepter le Gripen», selon ses propres mots. Prétendre, comme l’a fait Ueli Maurer, que l’ensemble de l’armée fait bloc derrière ce troisième choix ne correspond tout simplement pas à la réalité.

 

Moins bon que le F/A-18 Les performances du Gripen, «y compris dans sa future version E/F», resteront en effet très «moyennes», selon les déclarations de Gérald Levrat devant les parlementaires: «Un peu comme un couteau qui ne coupe pas bien. On peut couper une ficelle, mais si c’est plus dur, on y arrivera plus difficilement.» Lors de son quatrième passage devant la sous-commission, le 24 avril 2012, le chef de projet TTE Jürg Weber, de son côté, a fini par concéder que les faiblesses du Gripen nécessiteraient «peut-être un changement de doctrine d’engagement».

 

Quand, aujourd’hui, un F/A-18 décolle de Payerne et vole à pleine puissance jusqu’à Davos, il lui reste encore assez de fuel pour intervenir sur place. «Avec le Gripen, ça peut devenir serré, a admis Jürg Weber […] Et il faudra peut-être patrouiller en permanence au-dessus de Davos pour pouvoir y intervenir.» Mais, selon lui, on trouvera certainement des solutions pour pouvoir remplir raisonnablement cette mission de police aérienne, «même si ce ne sera pas aussi efficacement qu’avec les autres avions ou le F/A-18».

 

Risques importants Outre des performances en dessous du F/A-18 – vieux de quinze ans –, le Gripen E/F présente un risque industriel très important. L’ingénieur en chef Gérald Levrat, trente ans d’expérience dans le test de matériel aéronautique, l’a expliqué de façon limpide: «En général, le vendeur assure qu’il livrera le meilleur matériel possible. Mais il y a toujours un écart entre ce qu’on voulait et ce qu’on reçoit.»

 

Sur le Gripen E/F, a-t-il confirmé, 70% des composants sont nouveaux. Pendant le développement, des problèmes peuvent survenir. Les exigences peuvent avoir été mal comprises, un bug peut être accidentellement introduit par un programmeur, le fabricant peut refuser certaines modifications pour éviter des dépassements de coûts.

 

«Saab a offert un prix fixe», rétorquent en chœur les responsables du DDPS, affirmant ainsi que le risque financier n’existe pas. Malheureusement, cette garantie n’est pas une assurance tous risques. Pour mémoire, l’avion de transport militaire européen A400M avait, lui aussi, été vendu à un tarif fixe. Mais rapidement, des problèmes de développement sont apparus. Après la renégociation des contrats, le surcoût atteint aujourd’hui 38% et le retard sur le calendrier initial est de quatre ans.

 

Les retards, justement, sont pratiquement assurés avec le Gripen. Selon la planification actuelle, qui vient d’être reportée de deux ans, les vingt-deux jets devraient être livrés dès 2018. Mais au rythme où vont les choses, Saab risque de repousser la livraison du premier Gripen E/F «conforme à ce qui a été demandé, à 2020 ou 2023», a déclaré Gérald Levrat devant la sous-commission parlementaire.

 

Recommencer de zéro Selon Frieder Fallscheer, en charge des systèmes des Forces aériennes à l’état-major de planification, si les engagements devaient ne pas être tenus, «tout le processus de sélection d’un avion de combat pourrait redémarrer de zéro», a-t-il lâché devant la sous-commission.

 

Mais on n’en arrivera certainement pas là. Sur les huit membres de la sous-commission, il n’y a plus que Hans Fehr – un ami d’Ueli Maurer – qui soit toujours convaincu par le choix du Gripen. Lors de la reddition de leur rapport, fin juin, les autres devraient proposer qu’une nouvelle offre soit demandée aux trois avionneurs, pour un montant fixe. Quitte à descendre en dessous du nombre de vingt-deux avions. L’évaluation devrait ensuite tenir compte de l’efficacité opérationnelle de chacun des trois types d’avions. La différence est en effet telle entre les appareils qu’il faut nettement moins de Rafale ou d’Eurofighter pour assurer le même travail qu’avec des Gripen E/F. Environ quinze pour vingt-deux selon des calculs faits en 2009 par l’armée. En mission de police aérienne, par exemple, les deux premiers appareils sont capables de rester 180 minutes en vol, contre 120 minutes pour le futur Gripen. Pour autant que les Suédois parviennent à tenir leurs promesses.

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