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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:50
Visite du CED de Salon-de-Provence - photo Armée de l'Air

Visite du CED de Salon-de-Provence - photo Armée de l'Air

 

24/11/2015 Armée de l'air

 

Le premier séminaire EURAC (European Air Chiefs) sur les minidrones s’est déroulé sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, du 16 au 18 novembre 2015. Quarante et un aviateurs de vingt nations différentes se sont réunis autour du thème « La menace des minidrones ».

 

Définir la menace et répertorier les moyens de faire face aux minidrones : c’est autour de plusieurs tables rondes que les participants au séminaire ont tenté de répondre à ces problématiques. Les armées de l’air ont pleinement conscience de la menace que cette nouvelle technologie en pleine croissance peut constituer. Les groupes de travail ont notamment soulevé les problématiques réglementaires et juridiques liées à l’utilisation de minidrones dans l’espace aérien. « Le minidrone, de par sa nature, impose une réactivité très importante, explique un colonel. L’armée de l’air, de par ses connaissances de la troisième dimension, a véritablement un rôle à jouer ».

 

La visite du centre d’excellence drones (CED) et de l’office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA), tous deux situés sur le site de la base aérienne de Salon-de-Provence, a clôturé ce séminaire. La présentation du CED a d’ailleurs contribué à conforter le rôle moteur de l’armée de l’air française dans la réflexion prospective relative aux minidrones.

 

Focus sur le CED

Inauguré en 2014, le centre d’excellence drone (CED) permet de mutualiser les compétences des différents acteurs des systèmes de drones français (industries, chercheurs, universités, entreprises) et ainsi de créer un pôle référent en la matière. Un large panel de formations est proposé en parallèle aux recherches menées en laboratoire.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:50
L'article 44 du traité de l’Union européenne, le complément opérationnel nécessaire


23/11/2015 par Général de division (2s) Maurice de LANGLOIS, Bénédicte ARA. -  IRSEM

 

Dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), il manquait au Conseil un mode d’action opérationnel lui permettant d’agir dans l’urgence en s’appuyant sur un groupe d’États volontaires. Ce mode d’action, qui est un complément aux procédures habituelles de lancement d’une opération, est l'article 44 du Traité sur l'Union européenne1 (TUE).

 

Numéro 26 - 2015  (pdf - 389 ko)

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:50
Vers une nouvelle stratégie européenne de sécurité


20/11/2015 par IRSEM

 

Le Laboratoire de l'IRSEM accueille des productions ayant pour finalité une perspective d’innovation. On y trouvera également des actes de colloques ou de la matière première pour des recherches futures.

Vers une nouvelle stratégie européenne de sécurité sous la direction du Général (2S) Maurice DE LANGLOIS - Laboratoire n°25

 

Note RP Defense: en savoir plus sur EU Global Strategy for foreign and security policy

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:50
Circaète 2015 : exercice international de défense aérienne

 

20/11/2015 Armée de l'air

 

Le 11 novembre 2015 la Tunisie a accueilli l’exercice international de défense aérienne.

 

Pour cette édition 2015, la Tunisie a conduit l’exercice international de défense aérienne « Circaète » depuis la base aérienne « El Aouina » (Tunis). Cet exercice de sûreté aérienne de l’Initiative 5+5 de défense (voir encadré) a pour objectif de coordonner les actions contre une menace aérienne non militaire de type « Renegade » dans l’espace de la Méditerranée occidentale. Pour ce faire, les pays de l’initiative mènent des interceptions de l’avion classifié « Renegade » dans leurs espaces aériens respectifs ; les nations européennes, quant à elles, mettent en application leurs accords transfrontaliers.

 

Scénario

Un C130 tunisien a joué le rôle de plastron. Les patrouilles opérationnelles des différents pays survolés (Tunisie, Algérie, France, et Italie) se sont ainsi entraînées à son interception. Lors du survol de la France, la permanence opérationnelle de la base aérienne 115 d’Orange a fait décoller un Mirage 2000. Le chasseur français a été relevé par un Eurofighter italien au-dessus de l’Italie.

L’exercice « Circaète » a, une fois de plus, permis de conforter la confiance mutuelle entre les pays participants et de démontrer l’existence d’un réseau pérenne de surveillance et d’alerte avancée en Méditerranée.

 

L’initiative 5+5 de Défense késaco ?

L’initiative 5+5 de Défense, créée en 2004 par les ministres de la Défense de cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et de cinq pays de l’Union européenne (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal), vise à renforcer le dialogue, la sécurité et la stabilité en Méditerranée occidentale.

L’exercice « Circaète » est la concrétisation de cette initiative et met plus particulièrement en œuvre les coordinations et les procédures en matière de lutte contre une menace aérienne terroriste.

 

Quelques évolutions

Cet exercice multinational a été mis en place en 2007 sous le nom de « AIR 2007 ». Il porte aujourd’hui le nom de « Circaète ». Organisé pour la première fois par la France en 2007, il est reconduit annuellement par un des dix pays de l’initiative selon un calendrier prédéfini.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:50
La Royal Air Force s’entraîne en Corse

 

19/11/2015 Armée de l'air

 

Du lundi 2 au jeudi 12 novembre 2015, la base aérienne 126 de Solenzara a accueilli un détachement du 208 SQN de la Royal Air Force.

 

Cinq avions d’entraînement Hawk T1, 21 militaires pilotes, agents d’opérations et 16 mécaniciens civils se sont déplacés sur la base corse. L’objectif était de former les équipages aux vols à l’étranger et d'initier les élèves britanniques au combat aérien à vue.

 

L’escadron du 208 SQN forme les futurs pilotes de chasse britanniques de la Royal Air Force et de la marine britannique.

La Royal Air Force s’entraîne en Corse
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 13:50
photo Bundesminister des Innern

photo Bundesminister des Innern

 

20/11/2015 LePoint.fr ( AFP)

 

Le Commissaire européen chargé des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, a proposé vendredi la création d'une Agence européenne du renseignement après les attentats de Paris qui ont mis en lumière des failles dans la coopération entre services secrets.

 

"Après les attentats de Charlie Hebdo (en janvier à Paris, ndlr), j'avais proposé - et cela a été fait - de créer un centre antiterroriste au sein d'Europol", l'agence européenne de coopération policière basée à La Haye, a rappelé le commissaire à son arrivée à une réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice convoquée après les attentats de Paris.

 

"Mais je crois qu'il est temps de faire un pas supplémentaire en avant et de créer la base d'une Agence européenne du renseignement", a-t-il plaidé. "Il faut que notre coopération soit basée sur la confiance et l'efficacité", a insisté M. Avramopoulos.

 

La création d'une telle agence, une sorte de FBI à l'européenne, ne peut avoir lieu sans un changement des traités, puisque le renseignement est par excellence un domaine relevant de la souveraineté nationale.

 

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a immédiatement étouffé le projet dans l'oeuf: "Nous ne devrions pas gaspiller notre énergie sur une Agence européenne de renseignement. Je ne peux pas imaginer qu'on puisse renoncer à notre souveraineté nationale" en la matière *, a-t-il réagi.

 

"Nous devrions plutôt nous concentrer sur l'amélioration de l'échange d'informations entre des institutions déjà existantes. C'est là qu'on peut avoir un vrai gain en termes sécuritaires", a avancé le ministre allemand.

 

Les ministres de l'Intérieur et de la Justice des 28 pays de l'UE doivent pousser vendredi à un renforcement de la lutte contre le trafic d'armes, à une révision rapide des règles de l'espace Schengen --afin que les contrôles systématiques aux frontières extérieures de l'UE puissent désormais aussi concerner les ressortissants européens--, et faire le point sur les négociations sur le fichier européen de passagers aériens (PNR).

 

* Note RP Defense: l'Allemagne a parfaitement illustré la coopération en matière de renseignement. Le Bundesnachrichtendienst (BND) a parfaitement coopéré avec la NSA. Mais il ne s'agissait pas de coopération européenne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:50
Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

 

19 Nov 2015 By Alan Tovey, Industry Editor - telegraph.co.uk

 

Cook Defence Systems' contract to support British Army vehicles with tank tracks secures 110 jobs

 

The British Army’s tanks and armoured vehicles will be kept rolling by Cook Defence Systems (CDS) after the privately owned business secured a £70m deal with the Ministry of Defence.

The Country Durham-based business has landed a four-year deal to support vehicles including the Army’s Challenger II main battle tanks, Warrior armoured personnel carriers and Scimitar reconnaissance vehicles with replacement tracks.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:50
photo US Army

photo US Army

19.11.2015 par 1e RI - Armée de Terre

Du lundi 19 octobre 2015 au mercredi 21 octobre inclus, un groupe du 1er régiment d’infanterie a participé à l’European BEST SQUAD, organisé par l’US ARMY. Cet événement consiste à évaluer un groupe par nation de l’OTAN. Ce raid de 72 heures comprenait 18 épreuves majeures, sur 60 kilomètres.
Volonté, dépassement de soi, cohésion et condition physique exceptionnelle ont été les mots d’ordres pour relever ce défi.
Chronométré du matin jusqu’au soir chaque épreuve est rejointe en marche commando, casque sur la tête, sac à 20kg. Les épreuves se composaient de parcours d’obstacles, de tirs tactiques au fusil et au pistolet, de diverses évacuations de blessés, d’utilisation de la messagerie OTAN, d’escalade, du franchissement et de nautisme.

Reportage photos

Reportage photos US Army

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:55
Colloque du 1er Décembre 2015 "Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine"

 

13/11/2015 par IRSEM

 

L’IRSEM organise un colloque sur le thème " Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine " le Mardi 1er décembre 2015 à l'École militaire

 

Mardi 1er Décembre 2015  à l'Ecole militaire  9h00 à 17h30 -  Amphithéâtre Lacoste

 

Programme :

Rôle de l’OTAN et avenir de la défense européenne

Avec la participation de : Isabelle FACON, Barbara KUNZ, Céline MARANGÉ, Guillaume LASCONJARIAS, Marianne PERON-DOISE.

Débat : Quel avenir pour la défense européenne ?

Avec la participation de : Thierry BALZACQ, Michel BARNIER, Christophe-Alexandre PAILLARD, Général Jean-Paul PALOMÉROS.

Rôle de l’Union européenne et avenir du Partenariat oriental

Avec la participation de : Thorniké GORDADZÉ, Chantal LAVALLÉE, Philippe PERCHOC, Nicu POPESCU, Pierre RAZOUX, Elsa TULMETS.

Débat :  Quelle nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe ?

Avec la participation de :  Roland GALHARAGUE, Fabien MANDON, Jacques RUPNIK, Général Michel YAKOVLEFF.

 

Programme détaillé

 

Pour réserver vos places pour le colloque :  Inscription obligatoire

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:45
Conférence RCA - lundi 30 novembre 2015

 

17/11/2015 DGRIS

 

L’Observatoire de l’Afrique organise à Bruxelles, le lundi 30 novembre après-midi, une conférence sur le thème « la République Centrafricaine, les défis de la reconstruction : prendre un nouveau départ et poursuivre le travail engagé ».

 

Après deux années d’intervention de la communauté internationale et alors que la fin de la période de transition s’annonce, la Centrafrique connaît encore des soubresauts violents. Les chantiers de la reconstruction restent immenses - sécurité, gouvernance et développement – et nécessitent un engagement de long terme.

 

L’Observatoire de l’Afrique propose, au travers de trois panels, de faire un point de situation complet et d’ébaucher de nouvelles réflexions pour rendre l’action internationale plus efficace. La conférence se tient à la Représentation Permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles.

 

En savoir plus  Invitation et programme (pdf)

 

Couvrant l’ensemble des problématiques sécuritaires de l’Afrique sub-saharienne faisant l’objet d’un suivi du ministère de la défense, l’Observatoire de l’Afrique a une double vocation :

- Améliorer la visibilité de la réflexion stratégique française à Bruxelles et de fournir aux décideurs français et européens des analyses dotées de recommandations opérationnelles sur les enjeux, actuels et prospectifs, de paix et de sécurité en Afrique. Pour remplir cet objectif, l’observatoire organise des séminaires ouverts aux décideurs français et européens, principalement à Bruxelles.

- Organiser, sur court préavis, des réflexions en cercle fermé autour d’experts de haut niveau au profit des administrations françaises sur des sujets d’actualités, et afin de contribuer au processus de décision.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
ISIS's Global Strategy

ISIS's Global Strategy - credits ISW

 

Nov 14, 2015 - Harleen Gambhir - ISW

 

ISIS continues to execute its global strategy to defend its terrain within Iraq and Syria, to foster affiliates in the Middle East, North Africa, and Central Asia, and to encourage and resource terror attacks in the wider world. 

The October 31 downing of Russia's Metrojet 9268 and the November 14 terror attacks in Paris suggest that ISIS may be prioritizing its campaign launch disruptive terror attacks against its foreign enemies. This is a dangerous development that will have significant implications for European security and the integrity of the EU, as well as for ongoing international talks on the future of Syria. 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 14:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Jusqu'ici la France se battait avec un boulet au pied - le traité de Maastricht - contre le terrorisme. Après l'attaque terroriste de vendredi, les pays européens se disent prêts à aider la France.


Comment la France peut-elle faire la guerre contre des terroristes aussi déterminés avec un boulet financier - le Traité de Maastricht -, qui la contraint sur le plan budgétaire et l'empêche d'assurer pleinement la sécurité des Français ainsi que sa pleine souveraineté? La Commission européenne pourrait néanmoins faire preuve prochainement de souplesse envers la France en matière de déficit pour prendre en compte la hausse des dépenses liées à la sécurité après les attentats de Paris, a déclaré mardi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici.

Ce débat - pacte de stabilité ou pacte de sécurité -, les Français y ont droit. Car ils viennent de payer très chèrement le prix du sang (132 morts selon un bilan encore provisoire), la France ayant choisi de faire la guerre au terrorisme international au Mali, en Irak et en Syrie notamment. Contrairement à beaucoup d'autres pays européens. Mais la guerre a un prix. Pour 2015, le surcoût des opérations extérieures devait s'élever à 1,2 milliard d'euros et celui des opérations intérieures à 180 millions. Des estimations qui ne prenaient pas en compte les attaques du vendredi 13 novembre.

 

"Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité"

Dans ce contexte si particulier, François Hollande a annoncé lundi au Congrès un surcroît de dépenses liées à la sécurité en déclarant que "le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité"... Le président français a également lancé un appel solennel aux autres pays européens, invoquant pour la première fois de l'histoire de l'Union une "clause de solidarité" des traités, l'article 47.2 qui n'a jamais été encore utilisé. Il n'était que temps. Car tous les responsables militaires ont très tôt - et ce, bien avant les attentats de janvier ayant visé notamment le journal satirique Charlie Heddo - averti que la guerre contre Daech serait longue et dure... Donc coûteuse.

Fin 2014 déjà, le chef de l'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, affirmait que "l'adversaire n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil". Mais, devant cette urgence maximale, certains grands pays ont continué à se voiler la face jusqu'ici, jouant encore et toujours les gardes-chiourmes des critères de Maastricht. Vendredi 13 novembre la France en a payé le prix, le prix du sang. Et jusqu'ici le Traité de Maastricht a prévalu sur la sécurité des Français et des Européens?

 

L'Europe prête à aider la France

Pour aider la France, l'Europe a trois solutions : soit les pays européens acceptent de partager le prix de cette guerre avec la France, soit elle retire certaines dépenses de défense du périmètre maastrichtien, soit, encore plus simple, les critères de Maastricht sont au moins gelés, sinon abolis, pour faire face à l'état d'urgence face à Daech. Car le budget de la défense reste très contraint en dépit d'un nouvel effort budgétaire au printemps dernier lors de la révision de la loi de programmation militaire (LPM).

Quatre jours après les attentats de Paris, l'Union européenne a donc voulu démontrer sa solidarité avec la France, en apportant un soutien "unanime" à sa demande d'assistance militaire, et en lui laissant entrevoir de la bienveillance face à de nouveaux dérapages budgétaires. "Aujourd'hui, l'UE par la voix de tous les États membres, a exprimé unanimement son plus fort soutien", à la France, a affirmé mardi la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, après une réunion des ministres de la Défense des 28 à Bruxelles. Ce "soutien unanime" est "un acte politique de grande ampleur", s'est félicité le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, qui a participé à la réunion ministérielle, a pour sa part précisé que la France n'avait en revanche pas "demandé d'invoquer l'article 5" de l'Alliance atlantique, qui prévoit une riposte commune en cas d'attaque d'un de ses membres. "Mais de nombreux Alliés de l'Otan ont proposé un soutien et de l'aide à la France", notamment sur le partage de renseignements, a-t-il souligné.

 

Quelle aide?

Ce soutien "va nous permettre maintenant, dans les heures qui viennent, d'avoir les (réunions) bilatérales nécessaires" de la France avec chacun des États membres de l'UE, pour établir précisément l'aide que chacun est prêt à apporter concrètement, a expliqué le ministre. Car la France "ne peut pas être partout à la fois", a insisté mardi depuis Bruxelles Jean-Yves Le Drian. Paris ne demande pas une assistance militaire d'autres pays sur son territoire, mais veut pouvoir compter sur davantage d'aide contre l'EI en Syrie et en Irak et "partager le fardeau militaire" sur d'autres théâtres d'intervention, a souligné son entourage.

Les contributions d'autres Etats "peuvent prendre la forme d'avions de transport, de ravitaillement, d'armements" compte tenu de l'intensification des opérations en Syrie, a-t-on  précisé. Paris avait également adressé un appel à la solidarité européenne sur un autre terrain, budgétaire cette fois. Il a été accueilli mardi avec bienveillance à Bruxelles, qui n'a toutefois pas délivré de blanc-seing. Car les engagements budgétaires européens de la France "seront forcément dépassés, nous devons l'assumer et l'Europe doit le comprendre", a lancé mardi le Premier ministre français Manuel Valls.

 

Le retour à moins de 3% de déficit public s'éloigne

Pour la France, il n'est plus question de se focaliser sur l'objectif d'un retour à moins de 3% de déficit public en 2017. D'autant que François Hollande a annoncé la création prochaine de 8.500 postes dans les forces de l'ordre et la justice et a annulé quelque 9.200 suppressions de postes de militaires prévues entre 2017 et 2019. De nouvelles dépenses sont aussi prévues pour renforcer les moyens concrets des forces de l'ordre (véhicules, armes...), après les attentats sans précédent qui ont coûté la vie à 129 personnes vendredi à Paris.

Il est "trop tôt pour dire maintenant comment ça va se traduire sur la trajectoire budgétaire de la France", a commenté mardi le commissaire européen aux Affaires économiques, le Français Pierre Moscovici, mais "nous comprenons ce qu'est la priorité à la sécurité". Le pacte de stabilité n'est "ni rigide, ni stupide", a-t-il dit.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
£1.3Bn contract awarded for latest attack submarine

Anson Infographic - credits UK MoD

 

19 November 2015 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and Philip Dunne MP

 

A £1.3 billion contract to build the latest Astute Class attack submarine for the Royal Navy has been awarded by the Ministry of Defence.

 

Both time and money are being saved on the building of Anson, the Royal Navy’s fifth Astute submarine. Savings of £50 million for the taxpayer have been achieved during negotiations with BAE Systems, and the agreed build time is to date the shortest ever for the Astute Class, with a current schedule some nine months ahead of that for Boat 3 (Artful).

Defence Minister Philip Dunne made the announcement as he visited the home of the UK’s submarine manufacturing industry based in Barrow-in-Furness, Cumbria and viewed progress already made on the new submarine.

BAE Systems employs more than 7,600 people in its Submarines business, which includes those that work on the Astute programme, with thousands more working in the 400 suppliers across the UK submarine supply chain.

Defence Minister Philip Dunne said:

This £1.3 billion contract marks an important step in the progress of the Astute programme. This is a key part of our £166 billion plan to ensure that our armed forces have the equipment they need to defend the UK’s interests across the seas, in the skies and on land, both at home and abroad.

This new contract for Anson not only provides significant financial savings of £50 million to the taxpayer but also secures thousands of jobs in Barrow and across the UK supply chain, demonstrating the Government’s commitment to increase defence spending each year for the rest of the decade.

Director Submarines at the MOD’s Defence Equipment and Support organisation, Rear Admiral Mike Wareham, said:

The Astute Class provides the Royal Navy with the most technologically advanced submarines, offering much greater firepower, better communications, and more advanced stealth technology than their predecessors.

The first two of class, HMS Astute and HMS Ambush, are already in service and making a vital contribution to the defence of UK’s interest, both at home and overseas. Third of class Artful is undergoing sea trials and is due to be handed over to the Royal Navy by the end of 2015.

Featuring the latest nuclear-powered technology, the Astute class can circumnavigate the world submerged, manufacturing the crew’s oxygen from seawater as they go.

They also have the ability to operate covertly and remain undetected in almost all circumstances despite being 50 per cent bigger than the Royal Navy’s current Trafalgar Class submarines.

HMS Artful, the third of the Royal Navy’s new Astute Class attack submarines, set sail from Barrow in July.

On his visit, Mr Dunne was also able to see the progress being made on Barrow’s £300 million infrastructure upgrade programme, which is due to be completed by 2022. This will prepare the site for investment in a new fleet of four Successor Ballistic Missile submarines and the renewal of Britain’s nuclear deterrent.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
photo 110e RI - BFA

photo 110e RI - BFA


30/09/2015  IRSEM

 

Sous format « livre électronique », l’IRSEM publie dans cette collection ses recherches stratégiques principales

 

Defending Europe? A Stocktaking Of French and German Visions for European Defense - by Barbara KUNZ

 

ABSTRACTS

 

Numerous examples seem to illustrate the incompatibility of French and German strategic cultures. The two countries’ very different political choices in concrete situations such as the military intervention in Libya have been the subject of many debates. These differences not only hamper European security policy and thus the establishment of the European Union as a full-fledged world-wide security actor, but also cooperation within the Franco-German tandem. While France and Germany remain the “motor” couple of European integration, their dialog on security matters continues to be difficult (and too infrequent, notably in times of the Euro crisis). Strategic cultures, world views and ideas on the role to play on the international stage, as well as the attention (publicly) devoted to security policy are essentially different. Mutual incomprehension is thus manifest in Paris and Berlin, with obvious difficulties to understand the other’s objectives and motivation.

The aim of this study consists of taking stock of strategic thinking in France and Germany. More concretely, it intends to identify compatible and incompatible aspects, as well as the potential for compromise, in these national considerations on the future of CSDP and NATO. In so doing, it concentrates on five issues: strategic visions, threat perception and military doctrine; the institutional framework for European defense; military interventions; capabilities as well as the industrial dimension.

 

De nombreux exemples semblent illustrer l’incompatibilité des cultures stratégiques en France et en Allemagne. Les choix politiques très différents des deux pays dans des situations concrètes telle que l’intervention militaire en Libye ont été l’objet de nombreux débats. Ces différences entravent non seulement la politique de sécurité européenne et donc l’établissement de l’Union Européenne comme acteur mondial à part entière, mais également la coopération au sein du tandem franco-allemand. Alors que la France et l’Allemagne restent le couple « moteur » de l’intégration européenne, leur dialogue sur les questions de sécurité reste difficile (et trop peu fréquent, notamment en ces temps de crise de l’Euro). Les cultures stratégiques, les visions du monde et du rôle que l’on devrait y jouer ainsi que l’importance que l’on attache (publiquement) à la politique de sécurité sont essentiellement différentes. On constate donc une incompréhension mutuelle manifeste à Paris et à Berlin, un mal évident à comprendre les objectifs et les motivations de l’autre.

Le but de cette étude consiste avant tout à dresser le bilan de la réflexion stratégique en France et en Allemagne. Plus concrètement, elle vise à identifier les aspects compatibles et incompatibles ainsi que le potentiel de compromis dans ces réflexions nationales en vue d’un débat sur l’avenir de la PSDC et de l’OTAN, en se concentrant sur cinq aspects: la vision stratégique, la perception de la menace et la doctrine militaire ; le cadre institutionnel de la défense européenne ; les interventions militaires ; les capacités ainsi que la dimension industrielle.

 

Etude de l'IRSEM n°41 - 2015

 

Parutions précédentes

 

Etude de l'IRSEM n°40 - 2015

Stratégies de mise en place des soft powers européen et russe en Moldavie après la Guerre froide

par Michael LAMBERT

 

Etude de l'IRSEM n°39 - 2015

Parlements et légitimité démocratique de la Politique de sécurité et de défense commune

Général (2S) Maurice de LANGLOIS,
Sara CANTO

 

Etude de l'IRSEM n°38 - 2015

Quelles stratégies face aux mutations de l’économie de défense mondiale ?

sous la direction d’Aude-Emmanuelle FLEURANT

 

Etude de l'IRSEM n°37 - 2015

Les sanctions contre la Russie ont-elles un effet dissuasif ?

par Céline MARANGÉ

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:50
Warplanes: Typhoon Was Too Late And Too Much

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

Deliveries of Typhoon jet fighters has been delayed for the second time in a year because of manufacturing quality problems. The current delay has to do with assembly of the fuselage and does not cause a short term safety problem but rather a long-term one. If not corrected the aircraft would face a shorter service life (number of flight hours) that could only be corrected with expensive rebuilding.

 

Developed and built by a consortium of the largest European defense firms Typhoon was a replacement for the Cold War era Tornado fighter (a contemporary of the Su-27, F-15 and F-16). Development began in the 1980s and first flight was in 1994, after the Cold War unexpectedly ended. This reduced the urgency to get Typhoon into service, which didn’t happen until 2003. At that point many of the main customers (European NATO members) began to have second thoughts. The huge Russian (Soviet Union) air force faded away in the 1990s and there was no new air threat to replace it. By 2007 most customers for Typhoon were cutting their orders in a major way. For example Britain initially planned to buy 232 (Germany was to get 180, Italy 121, and Spain 87.) Britain already had 144 Eurofighters from the first two batches by 2009 and bought few additional aircraft after that.

 

The Typhoon turned out to be a pretty good warplane. This was discovered early on. By 2008 there were 135 Eurofighter Typhoon fighters in service, and they aircraft have been in the air for a combined 35,000 hours (as of the end of 2007.) Half those hours were flown in 2007, as the Eurofighter entered regular service in several nations. About 20 percent of those flight hours were for flight testing, but the rest were for day-to-day operations. The future looked bright. But since then, competition from American and Russian fighters, for export sales, and lack of European enthusiasm for more purchases, has dimmed sales prospects. Typhoon got into combat in 2011 over Libya and performed well, but the demand from export customers (and local ones) was just not there.

 

Each aircraft costs over $120 million, including development costs. Current estimates indicate that about 600 will eventually be built. The Typhoon is a somewhat stealthy multi-role fighter. It is fast, maneuverable, and carries a lot of weapons. It also can be used for attack missions. This 23 ton aircraft will be the principal fighter in the air forces of Britain, Spain, Germany, and Italy. The Typhoon is closer in capability to the F-15, than the F-22, and is competing with the F-35 for many export sales. The Typhoon was purchased by Saudi Arabia, mainly to provide protection from Iran and some other Persian Gulf states did the same. But this was not enough to make up for the lost sales in Europe.

 

Typhoon has since been modified to operate as a fighter-bomber and can carry up to seven tons of weapons. Normally it carries a combination of smart bombs, missiles and additional fuel tanks and can stay in the air for two to four hours per sorties depending on the mission.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:35
RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

 

November 16, 2015: Strategy Page

 

In early October Thailand ordered another eight AW139 transport helicopters from Anglo-Italian firm AgustaWestland. The Thai army received its first two AW139s in 2014 and was impressed. The military tends to buy a lot more stuff after a coup (which Thailand had in 2014, the 12 th since 1932) because an elected government is much less cooperative about this sort of thing. The first two AW139s cost about $27 million each. These eight ton choppers carry up to 15 passengers and can get by with just one pilot. Cruise speed is 288 kilometers an hour and endurance averages 3.2 hours. The AW149, a military version of the AW139, is also available but is more expensive. The AW139 competes with the U.S. UH-60 and another European helicopter, the slightly larger NH90. AgustaWestland is a division of the Italian firm Finmeccanica.

 

Thailand has been trying to replace its aging force of helicopters for the last decade. This has led to the purchase of new American, European, and Russian helicopters, depending on who is offering the best deal at the moment. Thus Thailand has also ordered Russian Mi-17V5s, American UH-72As and UH-60Ms and European (Airbus) AS500 helicopters.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:50
Porträt: Freiwilliger Wehrdienst bei den Aufklärern


18 nov. 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 11/2015 15A30801

 

„Weil es etwas komplett Anderes ist!“ – darum hat sich Sven Olsen entschieden, Freiwilligen Wehrdienst zu leisten.
Der Hauptgefreite ist Soldat im Aufklärungsbataillon 6 in Eutin. Dort arbeitet er an der Aufklärungsdrohne Luna. Moderne Technik, körperliche Herausforderungen und echte Kameradschaft erlebt Olsen jeden Tag. Kein Wunder, dass er sich nun entschlossen hat, Zeitsoldat zu werden.

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:50
Le capitaine Caballero, de la 14e escadre d’Albacete a été décoré de la médaille de la défense nationale, échelon or.

Le capitaine Caballero, de la 14e escadre d’Albacete a été décoré de la médaille de la défense nationale, échelon or.

 

18/11/2015 Armée de l'air

 

À l’occasion d’une cérémonie organisée le 11 novembre à Madrid, des militaires français et espagnols ont été décorés pour leur action lors du drame d’Albacete

 

Placée sous la présidence de l’ambassadeur de France, M. Yves Saint-Geours, et en présence de plusieurs officiers généraux espagnols, cette cérémonie a récompensé les militaires espagnols et français qui se sont distingués par leur bravoure lors du drame d’Albacete en Espagne.

 

La médaille de la défense nationale échelon or a été remise au capitaine Caballero, de la 14e escadre d’Albacete, pour son acte significatif. Deux aviateurs français, le commandant Thomas et l’adjudant Jean-Christophe, membres permanents du Tactical Leadership Programme (TLP) d’Albacete ont, quant eux, reçu un témoignage de satisfaction du ministre de la Défense.

 

Des militaires décorés pour leur action lors du drame d’Albacete

Des militaires décorés pour leur action lors du drame d’Albacete

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:50
HMS Defender - photo Royal Navy

HMS Defender - photo Royal Navy

 

18 November 2015  Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Type 45 destroyer HMS Defender will support the French carrier group

 

The Royal Navy warship HMS Defender will support the French aircraft carrier Charles de Gaulle when she deploys to tackle ISIL. The ship will provide air defence cover for the French carrier.

Defence Secretary Michael Fallon said:

France is firmly resolved in its determination to tackle ISIL and we need to help too.

This barbaric terrorist organisation must be destroyed and it’s right that we offer all the support we can to confront them.

We will continue our own advanced surveillance and strike missions against ISIL. They are a threat to our security in the UK, as well as to France and the rest of Europe.

We will consider any further requests for support from France under Article 42.7 of the EU Treaty following Friday’s Paris terror attacks.

HMS Defender sailed from Portsmouth last month for a nine-month deployment under the command of Commander Stephen Higham.

HMS Defender is capable of carrying out a wide range of operations, including anti-piracy and anti-smuggling activities, disaster relief work and surveillance operations as well as high intensity warfare.

Defender has a ship’s company of 230 and commissioned on 21 March 2013.

HMS Defender is the fifth of the Royal Navy’s six Type 45 Destroyers. She was launched by her sponsor, Lady Massey, on Trafalgar Day (21 October) 2009.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 11:55
"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans !" (Jean-Yves le Drian) - photo Ministère de la Défense

"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans !" (Jean-Yves le Drian) - photo Ministère de la Défense

 

18/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

A l'exception de la France et de la Grande-Bretagne, très peu de pays européens sont prêts à aller se battre sur des théâtres d'opérations contre Daech. Londres et Paris sont en première ligne contre le terrorisme international.


"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans ! ". Quel homme politique français a tenu de tels propos dans une interview accordée à la « Voix du Nord » en février 2013 ? Ils ont été prononcés par... le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui avait eu ce jour-là un discours de vérité sur les faiblesses de l'Europe dans le domaine de la diplomatie, de la défense et de l'engagement des forces armées. Pour que cela change, "il faudrait que l'Europe ait un gouvernement unifié, une assemblée européenne et une autorité militaire communes. Je ne sais pas si on verra ça", avait-il précisé.

Tout est vraiment dit dans ces propos chocs de Jean-Yves Le Drian sur l'Europe de la Défense. Et de poser la question : "Consulter les 27 pays membres? Tout cela est du bla-bla". Le Mali ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Quand le président malien par intérim a appelé à l'aide face à la menace djihadiste, il s'est tourné directement vers la France.  "Le président du Mali nous a appelé à l'aide le 10 (janvier, ndlr). La décision d'intervenir a été prise par le président (François Hollande, ndlr) le 11 à 12h30, j'y étais. Et nos forces ont commencé à arriver à 17 heures". Jamais l'Europe n'aurait pu prendre une décision aussi rapidement même en cas d'urgence absolue. Ce qui était le cas au Mali puisque les djihadistes fonçaient vers le sud, et plus précisément vers Bamako.

 

La France et la Grande-Bretagne en première ligne

A l'exception de la Grande-Bretagne notamment, la France a d'une façon générale choisi de faire la guerre au terrorisme international. Ses forces armées combattent en même temps dans la bande sahélo-sahélienne, en Irak et en Syrie où elle a entre autre déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle et de nombreux avions de combat (18 Rafale, 6 Mirage 2000D, 9 Super-Etendard). Contrairement à à la  plupart des pays européens qui y participent du bout des orteils, notamment l'Allemagne. Angela Merkel a envoyé une quarantaine d'instructeurs en Irak et en Syrie. Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l'Italie ont envoyé quelques avions pour combattre au sein de la coalition internationale en Irak et en Syrie.

D'ailleurs le général François Lecointre, ancien commandant de l'opération de l'Union européenne au Mali, avait bien résumé dans une interview accordée à « La Croix » en février 2014, l'état d'esprit des Européens lors de l'opération Serval. "L'Union européenne a une réelle capacité d'action quand la volonté politique est là, qui permet d'assouplir les procédures, avait-il souligné. Pourvu qu'on n'ait pas l'ambition d'envoyer des troupes d'autres pays européens au combat, alors le consensus peut se faire. Les Européens, dans ce cas précis, ont accepté la mission de formation". Une participation a minima qui ne prévoit pas d'aller au combat... Seule la France ou presque s'y colle.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:50
Outcome EDA Steering Board


Brussels - 17 November, 2015 European Defense Agency
 

Ministers of Defence today met in the European Defence Agency (EDA) Steering Board, under the chairmanship of Federica Mogherini as the Head of the Agency. The EDA presented progress on the four capability programmes and initial roadmaps for potential future cooperative programmes: Biological Joint Deployable Exploitation and Analysis Laboratory (Bio-JDEAL), medical evacuation and anti-tank weapons. Minister of Defence also discussed the three year planning framework detailing the Agency’s work plan and priorities for 2016-2018 as well as the resources required to support this.

 

Three Year Planning Framework and 2016 General Budget

Federica Mogherini in her capacity as Head of Agency invited the Steering Board to approve the 2016 EDA General Budget of €33.5m. 

Approval of the EDA budget requires unanimity. Despite very positive feedback by Member States on the work and support by the Agency, there was no unanimity on the increased budget. Instead, the budget will remain at this year’s level – €30.5m (zero growth).

 

Implementation of Key Taskings and Next Steps

Ministers of Defence welcomed the progress achieved in the four capability programmes: Air-to-Air Refuelling, cyber defence, governmental satellite communications, Remotely Piloted Aircraft Systems.

Given the increasingly volatile and challenging security environment in and around Europe it is equally important that other critical capability priorities as identified in the Capability Development Plan also be addressed. Potential future cooperative activities require guidance to avoid fragmentation, focus future investment and give clarity to defence industry.

Ministers of Defence have today adopted the initial roadmaps for potential future cooperative programmes as proposed by the Agency: Biological Joint Deployable Exploitation and Analysis Laboratory (Bio-JDEAL), Medevac and Anti-Tank Weapons.

 

Bio-JDEAL: The proliferation of biological agents means the biological threat to Member States’ forces employed on operations remains real. Furthermore, the use of biological weapons or devices, particularly by non-state actors, can have a disproportionate effect on morale. Enhancing CBRN capabilities in operations has been outlined in the Agency’s Capability Development Plan as a priority action.

In order to counter these threats and assess the risk of exposure, a biological laboratory which could be deployed at short notice by a Member State would be able to:

  • Conduct unambiguous in-theatre biological threat identification;
  • Provide threat information to Command, enhancing the protection of EU forces and local populations and thus limiting casualties;
  • Maintain Member States’ freedom of movement and action.

Following today’s approval, the roadmap foresees start of the expert group’s work still this year with a view to producing a Common Staff Target by the end of 2016 and a possible project launch by the end of 2017.

So far, eight Member States (Luxembourg, Slovakia, Rumania, Germany, Portugal, the Czech Republic, Spain, Italy) and Norway have expressed interest in this project.

 

Medevac: Effective medical evacuation is a fundamental requirement for any military operation. Cooperation, interoperability, as well as common training, is paramount for Member States to constitute reliable MEDEVAC capabilities. As with the previous proposal, enhancing this capability is a priority action of the Capability Development Plan which was endorsed by Member States.

Following Minister’s endorsement, the work will start with a study on “Interoperability in Forward Aeromedical Evacuation with Rotary Wing” which will be launched this year. Based on the outcome of the study, the Agency will make proposals on possible interoperability activities and training.

This work builds on interest shown by seven Member States (Luxembourg, Slovakia, Bulgaria, Austria, Finland, Germany, the Czech Republic and Italy.

 

Anti-tank weapons: Anti-Tank capabilities are still of fundamental importance in the context of National security strategies. Some Member States still have in service equipment designed in the late 1970s which will become obsolete in the near future; they will need to consider upgrade or replacement of their systems. Others are willing to address the anti-tank weapon gap by developing new capability requirements potentially through joint procurement programmes.

To move ahead quickly, the Agency will together with Member States evaluate possible urgent requirements for commercial off-the-shelf solutions still in 2015. This project represents also a quick win opportunity for Pooling & Sharing.

Anti-tank is a domain where work will build on interest shown by nine Member States (Estonia, Rumania, Finland, Sweden, Hungary, Ireland, Lithuania, Greece, Latvia) and Norway.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (3 Nov.)

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.
 

03.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

 

Mme la présidente Patricia Adam. Je vous remercie, Monsieur le ministre, d’être une nouvelle fois présent devant notre commission, pour évoquer les opérations extérieures (OPEX). Vous venez d’ailleurs de conclure, à Balard, un colloque fort intéressant de deux jours intitulé « droit et OPEX ».

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Je souhaite faire le point sur nos différentes opérations extérieures. Je ferai aussi quelques remarques sur l’Europe de la défense, compte tenu d’un certain nombre de progrès significatifs avec nos amis allemands. Je dirai enfin deux mots de nos exportations d’armement, ainsi que de notre coopération avec le Royaume-Uni. À l’issue de cette réunion, je me rendrai d’ailleurs à Londres pour célébrer le cinquième anniversaire du traité de Lancaster House. À cette occasion, je décorerai plusieurs soldats britanniques et j’aurai un échange avec mon homologue, Michael Fallon.

Je commence par la situation dans la bande sahélo-saharienne. S’agissant du Mali, lors de la visite d’État du président Ibrahim Boubacar Keïta en France, il y a quelques jours, nous avons constaté avec lui qu’il y avait une stabilisation politique, un retour de la croissance – elle devrait se situer autour de 4 % cette année – et une amélioration considérable de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2013, en particulier depuis la signature de l’accord d’Alger.

Cela étant, nous devons rester très vigilants dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Même s’ils sont beaucoup moins nombreux et actifs, ils n’ont pas renoncé à faire dérailler le processus politique ni à agresser les forces internationales, celles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comme celles de l’opération Barkhane. Ainsi, le groupe Al-Mourabitoune continue à mener des actions au Sud, de même que le mouvement Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghali, et les restes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Nord, dans l’Adrar des Ifoghas. Un nouveau groupe, le Front de libération du Macina, issu d’autres groupes à dominante arabe, est apparu au sud de Tombouctou, à la frontière avec le Burkina Faso. Il a provoqué à quelques reprises nos forces et, surtout, les forces maliennes. Il ne s’agit pas d’un mouvement majeur, mais il convient d’y faire très attention.

Dans ce contexte, les militaires de Barkhane continuent d’assurer une présence très forte et de mener régulièrement des opérations. En ce moment, il s’agit d’une opération très intense d’une durée de un mois, baptisée « Vignemale », qui vise à repérer des caches, à neutraliser des acteurs et à poursuivre la stabilisation et la sécurisation du pays. Les effectifs de Barkhane varient entre 3 500 et 3 800 hommes en fonction des opérations. Actuellement, ils s’établissent à 3 800 hommes, compte tenu de la phase opérationnelle forte que je viens de mentionner. Notre organisation reste la même : un état-major central situé à N’Djamena et quatre pôles, avec des positions avancées à Faya Largeau, Tessalit et Madama. Cohérente et fonctionnelle, elle donne de bons résultats.

 

D’autre part, depuis l’accord d’Alger – signé en fait à Bamako le 20 juin dernier –, le Mali est engagé dans un processus vertueux de rétablissement de la paix intérieure entre les autorités de Bamako et les différents groupes qui perturbaient la situation et se battaient souvent entre eux, à savoir, d’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la branche pro-Azawad du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) – et, de l’autre, la Plateforme – qui comprend les mouvements favorables à Bamako, notamment le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), dirigé par El Hadj Ag Gamou, et la branche arabe du MAA. Malgré quelques accrochages, nous sommes globalement dans une phase de stabilisation. Des missions et des patrouilles communes sont même envisagées au Nord entre les forces armées maliennes, le GATIA et la CMA, ce qui serait sans précédent.

Je rappelle que l’accord d’Alger comprend trois volets : un volet militaire, avec la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) des groupes armés, ainsi qu’une réforme du secteur de la sécurité (RSS), mise en œuvre de manière concomitante ; un volet institutionnel, avec un processus de décentralisation donnant plus d’autonomie aux territoires du Nord ; un volet économique qui vise à favoriser les investissements dans ces territoires. Sur ce dernier point, la conférence internationale pour la relance et le développement du Mali, qui s’est tenue le 22 octobre à Paris au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a produit des résultats plutôt positifs.

Par ailleurs, j’ai pris quelques décisions concernant notre présence au Mali. Premièrement, ayant considéré que le commandement de la MINUSMA était sous-dimensionné, nous contribuons au renforcement de son état-major, aux côtés des Belges, des Canadiens et des Autrichiens, en réponse à l’appel du secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous.

Deuxièmement, nous constatons que les Européens sont de plus en plus présents au sein des effectifs de combat et de logistique de la MINUSMA : aux Néerlandais et aux Suédois vont se joindre des Allemands et des Danois. Cette montée en puissance est peut-être un peu tardive, mais c’est une bonne chose.

Troisièmement, nous souhaitons qu’une orientation complémentaire soit donnée à la mission de formation de l’Union européenne au Mali, EUTM Mali, lorsque son mandat arrivera à échéance au printemps prochain : il s’agira de l’articuler avec le processus de DDR des groupes armés signataires (GAS) de l’accord d’Alger. Je soulèverai cette question lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne le 18 novembre prochain à Bruxelles. Je pense obtenir le soutien de mes collègues. Je solliciterai celui de mon homologue britannique dès ce soir, le Royaume-Uni étant présent au sein de la mission EUTM Mali. Rappelons que celle-ci a déjà formé environ 4 000 militaires de l’armée malienne et qu’elle assure un suivi dans les unités. Ce processus est, selon moi, positif.

 

En ce qui concerne la République centrafricaine, je suis pessimiste pour le court terme, mais plutôt optimiste pour le moyen terme. À court terme, la situation reste tendue et préoccupante. Les derniers chiffres font état de quinze morts et d’une centaine de blessés à Bangui depuis le 28 octobre. Cette recrudescence des violences, à laquelle nous assistons depuis environ un mois, tient notamment à l’approche des échéances électorales. Un certain nombre d’acteurs refusent le processus électoral et veulent en découdre : d’une part, les éléments les plus radicaux de l’ex-Séléka, emmenés en particulier par Noureddine Adam ; d’autre part, les plus extrêmes des anti-balaka, activés en partie par l’ancien président François Bozizé. Ces groupes s’affrontent pour le moindre prétexte : tout récemment, le vol d’une moto s’est soldé par la mort de trois personnes. Les forces de Sangaris sont obligées d’intervenir, notamment en faisant voler les hélicoptères Tigre, afin d’éviter que la situation ne s’enflamme. Compte tenu de l’aggravation des tensions, j’ai proposé au président de la République de maintenir l’effectif de Sangaris à environ 1 000 hommes jusqu’à la fin du processus électoral, alors que nous envisagions de le faire descendre à 600 à la fin de l’année.

De plus, l’environnement des pays voisins est moins stimulant qu’auparavant, car les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui jouissaient d’une certaine autorité sur la zone, sont actuellement repliés sur leur propre territoire : le président tchadien Idriss Déby est confronté à la menace de Boko Haram ; le président gabonais Omar Bongo et son collègue congolais Denis Sassou-Nguesso sont en période préélectorale.

Il existe néanmoins des perspectives à moyen terme. Premièrement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est désormais au complet : elle compte 10 000 hommes bien répartis sur l’ensemble du territoire, à la différence de la MINUSMA, qui était restée concentrée sur Bamako à ses débuts. À mesure que la MINUSCA s’est déployée, nous avons retiré les forces de Sangaris, qui ne sont plus présentes, aujourd’hui, qu’à Sibut et à Bangui.

Deuxièmement, la MINUSCA a revu son organisation et fonctionne, selon moi, plus efficacement. La coordination avec l’opération Sangaris se passe bien.

Troisièmement, nous allons demander à l’Union européenne d’envoyer en République centrafricaine une mission de formation du type d’EUTM Mali mais de moindre dimension, pour succéder à la mission de conseil militaire EUMAM RCA. Il convient en effet de reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), aujourd’hui faibles et disparates, afin que le nouveau président dispose d’un un outil militaire suffisamment cohérent, structuré et indépendant des groupes de pression qui s’affrontent actuellement.

En tout cas, les conditions sont réunies pour que les élections se tiennent. Si le dernier calendrier connu est respecté, le premier tour aura lieu avant Noël. La proportion d’électeurs recensés, encore très faible il y a six mois, atteint aujourd’hui 91 %. Une quarantaine de candidats se sont déclarés. Le processus politique est donc en cours, et c’est assez encourageant.

 

Pour ce qui est de la situation autour du lac Tchad, après avoir subi un certain nombre d’échecs, le mouvement Boko Haram, que l’on considérait auparavant comme une armée bien organisée, s’est rabattu sur des actions de type terroriste – certaines perpétrées tout récemment. En revanche, aucun élément ne nous permet de confirmer à ce stade l’information selon laquelle le chef de Boko Haram Abubakar Shekau aurait été neutralisé. Quant au ralliement de Boko Haram à Daech, il semble être uniquement de façade, car rien ne prouve l’existence de liens militaires entre les deux mouvements, même si Daech est aujourd’hui présent en Libye.

La France n’intervient pas directement dans la lutte contre Boko Haram : elle s’en tient à un appui logistique, médical ou en termes de renseignement aux armées alliées concernées, en particulier à celles du Niger et du Tchad. Le fait nouveau, c’est que les pays de la zone, notamment le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, ont constitué une force multinationale mixte (FMM), dont l’état-major est basé à N’Djamena, à proximité de celui de Barkhane. Dans le prolongement du sommet organisé à l’Élysée en mai 2014, nous avons mis en place, à N’Djamena, une cellule de coordination et de liaison (CCL) qui comprend des représentants des pays concernés, ainsi que du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le nouveau président nigérian, Muhammadi Buhari, que j’ai rencontré lors de sa visite à Paris à la mi-septembre, se montre beaucoup plus allant que son prédécesseur pour sécuriser le Nord du pays et semble déterminé à rendre la FMM pleinement opératoire. Le poste de commandement tactique de la FMM, situé à Maiduguri, est dirigé par un général nigérian. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer à apporter notre appui à la structuration de la FMM. Les Britanniques ont annoncé qu’ils enverraient une soixantaine de formateurs pour aider l’armée nigériane à se préparer au combat – ce que mon homologue devrait me confirmer ce soir –, et les Américains ont décidé d’installer 300 militaires et quatre drones au nord du Cameroun dans les jours qui viennent. Les renseignements fournis par ces drones seront très utiles à la FMM pour lutter contre Boko Haram.

La montée en puissance de la FMM est lente, mais en bonne voie. Elle participe de l’appropriation par les Africains de leurs problématiques de sécurité, avec le soutien d’un certain nombre de pays volontaires.

 

J’en viens à la situation au Moyen-Orient. En Irak, depuis que nous avions arrêté la progression de Daech vers Bagdad et Erbil l’année dernière, la ligne de front s’était stabilisée. Or, pour la première fois, les forces irakiennes enregistrent quelques succès contre Daech, qui recule : Baïji a été reprise après plusieurs mois d’affrontement ; les combats se poursuivent à Ramadi, que l’on considérait jusqu’à présent comme entièrement sous l’emprise de Daech. D’autre part, des otages ont été libérés. Un mouvement positif semble donc à l’œuvre, qui demande à être confirmé. Les forces de la coalition continuent à bombarder pour appuyer les forces irakiennes ou kurdes.

Le gouvernement de Bagdad est apparemment traversé par des tensions, les différents groupes chiites s’opposant sur la stratégie à mener. Certains d’entre eux veulent jouer le jeu de la reconstitution de l’Irak. Le Premier ministre, Haïder Al-Abadi, renforce ses positions malgré les difficultés qu’il rencontre avec son prédécesseur, Nouri Al-Maliki. Je rappelle que le président irakien est kurde.

En Syrie, les frappes russes sont dirigées à 25 % contre Daech, notamment à Palmyre. Pour le reste, elles visent les groupes d’insurgés dans les zones où ils sont en conflit avec les forces syriennes loyales au régime de Bachar el-Assad. Il s’agit aussi bien de l’Armée syrienne libre (ASL) – la 1re brigade côtière, unité modérée encadrée par d’anciens officiers syriens, est l’une des principales cibles de ces frappes – que d’autres groupes, dont certains, tel Jabhat Al-Nosra, sont plutôt liés à Al-Qaïda. Notons que la frontière entre ces groupes est parfois poreuse.

Selon mon analyse personnelle, les Russes – qui disposent d’une trentaine de chasseurs et d’une trentaine d’hélicoptères basés à Lattaquié, ainsi que de quelques navires en Méditerranée orientale – ont sans doute pensé que leur appui aérien permettrait aux forces syriennes loyalistes de reprendre du terrain sur les groupes d’insurgés. Or, après un mois de frappes russes pourtant intenses, ce scénario ne s’est pas concrétisé : à Alep notamment, l’ASL résiste bien et les forces de Bachar el-Assad ne parviennent pas, à ce jour, à progresser. C’est peut-être ce qui explique l’accélération du processus diplomatique. D’autre part, ni l’armée syrienne loyaliste ni Daech ne semblent en mesure de déstabiliser les forces kurdes de l’YPG – Unités de protection du peuple –, qui tiennent un territoire allant de Kobané au Sinjar. D’une manière générale, la situation n’est donc pas nécessairement celle que l’on pouvait imaginer.

D’autre part, les bombardements russes provoquent des mouvements migratoires, en particulier vers la Jordanie. L’arrivée massive de réfugiés dans le nord du pays suscite une vive inquiétude de la part des autorités jordaniennes, notamment du roi, ainsi que j’ai pu le constater lors de ma récente visite à Amman. Pour une grande part, les réfugiés sont non pas installés dans des camps, mais intégrés au sein de la population. Il s’agit d’un geste d’ouverture très fort de la part des Jordaniens, mais cela peut aussi être source de complications, voire de risques majeurs.

 

En Libye, la situation demeure préoccupante. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bernardino León, qui achèvera sa mission dans quelques jours, a proposé la constitution d’un gouvernement d’unité nationale avec un premier ministre et trois vice-premiers ministres, mais ce compromis est rejeté par certains éléments tant des autorités de Tobrouk que de celles de Tripoli. Son successeur, Martin Kobler, devra reprendre le dossier. Je suis très pessimiste : tant que nous n’aboutirons pas à une solution politique, les métastases de Daech continueront à se développer, avec un soutien depuis l’Irak et la Syrie. Avec 3 000 combattants, le mouvement contrôle déjà 250 kilomètres de côtes autour de Syrte et progresse très sensiblement vers le Sud. Certains groupes s’y rallient parce qu’il leur apporte, disent-ils, une forme de sécurité. Les antagonismes et les coalitions entre les différents groupes libyens varient, de manière parfois surprenante, selon un fonctionnement clanique. Il faut tout faire pour que les deux parties principales prennent conscience du danger et dépassent leur rivalité.

Face à cette aggravation de la situation, la Tunisie est en première ligne. Je m’y suis rendu il y a quelques jours et me suis entretenu avec le Premier ministre et le ministre de la Défense. La France va apporter une aide de 20 millions d’euros à la Tunisie pour équiper et former ses forces spéciales, et contribuer ainsi à la sécurisation de ses frontières. D’autre part, nous allons travailler étroitement avec les Britanniques, qui sont très sensibilisés à la situation en Libye, pour les raisons que vous connaissez.

Le 22 juin dernier, l’Union européenne a pris la décision de mener une lutte armée contre les trafiquants de migrants en Méditerranée centrale, et lancé, à cette fin, l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Les trafics de migrants opérés à partir de la Libye sont bien évidemment concernés au premier chef. Nous sommes très présents dans le dispositif, en partenariat notamment avec les Italiens, les Espagnols, les Allemands et les Britanniques. L’état-major de l’opération, situé à Rome, est commandé par un amiral italien, le numéro 2 est un amiral français. L’opération mobilise plusieurs navires européens, dont une frégate porte-hélicoptères française, le Courbet. Nous participons aussi aux vols de surveillance maritime.

L’opération Sophia comporte trois phases. La première, qui a consisté à collecter et échanger des renseignements, est terminée. L’opération est aujourd’hui entrée dans sa deuxième phase : nous sommes en mesure d’intercepter, dans les eaux internationales, des navires transportant des migrants, voire de faire usage de la force dans certains cas face aux passeurs. Nous avons déjà sauvé un certain nombre de vies dans ce cadre. À ce stade, nous ne pouvons pas passer à la phase 3, qui consisterait à intervenir dans les eaux territoriales libyennes, car il faut soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies en ce sens, soit une demande émanant d’un gouvernement libyen reconnu internationalement.

 

Nous avons enregistré quelques avancées lors du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 – même si nous aurions aimé en obtenir davantage –, dont la décision fondamentale de conduire une action préparatoire à la recherche intéressant la défense. Le budget de l’UE contribuera à des projets militaires en matière de recherche ; le financement, encore modeste puisqu’il ne dépasse pas 50 millions d’euros, soutiendra très en amont des plans qui pourront déboucher sur une production européenne. La réunion des ministres de la Défense du 17 novembre prochain sera l’occasion de renforcer cette initiative. Les premiers programmes concerneront probablement des hélicoptères dronisants, c’est-à-dire à voilure tournante, et des composants électroniques. Ce premier acte, très significatif, se déploiera dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

Le Conseil européen de juin dernier a également abouti au lancement de l’initiative « former et équiper » – ou « train and equip » –, dont l’objectif vise, au-delà de l’accompagnement de l’EUTM, à fournir de l’équipement non létal aux forces armées formées dans le cadre des missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il s’agira donc de procurer à ces forces des matériels de communication, de logistique et des vêtements.

Il a par ailleurs été décidé de mandater la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour élaborer la stratégie globale de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui n’a pas été modifiée depuis 2003. En outre, nous avons avancé, lors de ce Conseil européen, sur la stratégie maritime, les menaces hybrides et la cybersécurité. Un mouvement a donc été amorcé, même s’il ne va pas aussi loin que nous le souhaitions en termes financiers.

 

Le rapprochement bilatéral franco-allemand a, quant à lui, beaucoup progressé au cours de ces derniers mois. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’investir dans le programme du système multinational d’imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l’observation (MUSIS) comprenant les satellites de la composante spatiale optique (CSO), en contribuant à 80 % du financement du troisième satellite, les deux premiers ayant été élaborés par la France. Cette coopération comprend un accord sur l’échange d’images radars dans la constellation SAR-Lupe allemande, compétence pour laquelle il n’existe pas de programme français. En outre, nous avons trouvé un accord le 31 juillet dernier pour le projet KANT de rapprochement des industries de défense terrestre, qui reposera sur la fusion, entérinée avant la fin de l’année, du groupe français Nexter et de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Enfin, nous travaillons avec l’Allemagne à la constitution d’un drone européen, dossier dans lequel je me suis fortement engagé car il est essentiel de faire émerger une génération européenne pour succéder au drone MALE Reaper. L’Allemagne mène en collaboration avec la France, l’Italie et l’Espagne les études de définition et de faisabilité de cet Eurodrone. L’Allemagne est prête à assumer une part majeure du financement. Les études seront contractualisées via l’OCCAr dans le courant du premier semestre 2016. Elles devraient démarrer avec une équipe multinationale sous pilotage allemand, à Bonn.

Nous fêterons ce soir à Londres le cinquième anniversaire des accords de Lancaster House. Les relations avec le Royaume-Uni s’avèrent très pragmatiques et elles progressent puisque nous pourrons déployer dès 2016 la Force expéditionnaire interalliée et interarmées – ou combined joint expeditionary force (CJEF). En outre, nous collaborons dans la logique du projet One MBDA pour les missiles de croisière futurs et le missile anti-navire léger (ANL). Enfin, nous coopérons dans le nucléaire, en mettant en commun les installations permettant de tester la fiabilité de nos armes dans le cadre du programme « EPURE ». Ce dernier, créé par le traité de Lancaster House, est très important et se déroule normalement. Nous avons également lancé avec les Britanniques l’opération devant aboutir au drone de combat du futur (SCAF).

Il y a quelques jours, nous avons signé un contrat portant sur des hélicoptères avec le Koweït qui devrait nous permettre d’atteindre le montant de 16 milliards d’euros d’exportations dans le domaine de la défense en 2016.

 

M. Joaquim Pueyo. Les Russes effectuent des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines ; la France participe aux côtés des États-Unis à une coalition internationale, et le ministère de la Défense américain a indiqué avoir renoncé à quelques frappes pour éviter une trop grande proximité avec les avions russes. À la mi-octobre, on avait évoqué l’élaboration d’un protocole aérien qui paraissait indispensable. Monsieur le ministre, ne serait-il pas judicieux que l’ensemble des puissances intervenant en Syrie se coordonnent par le biais d’un protocole ? L’opinion publique ne comprend pas ce manque de coopération, alors que tout le monde reconnaît en Daech l’ennemi numéro un.

 

M. Yves Fromion. Monsieur le ministre, comment a évolué la situation des chrétiens en Syrie et en Irak ?

Envisagez-vous une réduction des effectifs de l’opération Barkhane, puisque, même si rien n’est jamais acquis, vous estimez que les positions sont stabilisées ?

Le versement des premiers acomptes des contrats d’exportation déclenche le processus industriel ; or il semblerait que ces paiements n’aient pas été effectués pour certaines commandes : pouvons-nous espérer qu’ils le soient rapidement ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le ministre, l’article 35 de la Constitution, disposant que, lorsque la durée d’une intervention atteint quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement, n’a pas été respecté pour l’opération Barkhane. Je vous ai écrit à ce sujet le 22 janvier 2015, et vous m’avez adressé le 11 mai une réponse qui me paraît contestable. Selon vous, cette opération en poursuit d’autres – Serval au Mali et Épervier au Tchad –, déjà autorisées par le Parlement. Certes, mais les opérations armées conduites au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso n’ont jamais été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat. À vos yeux, Barkhane entre dans le champ des exceptions à l’application de l’article 35 de la Constitution. Celles-ci – qui concernent les opérations humanitaires et des forces spéciales, les actions ne poursuivant pas de but opérationnel et les prépositionnements dans le cadre d’un accord de défense – ne me semblent pas concerner Barkhane ; d’ailleurs, vous avez vous-même reconnu que l’envoi de forces s’appuie uniquement sur des accords de coopération opérationnelle ou technique. Dans le cadre de Barkhane, des militaires mènent des actions opérationnelles en situation de crise dans des territoires étrangers, ce qui nécessite une autorisation du Parlement au titre de l’article 35. Pouvez-vous me démontrer le contraire, monsieur le ministre ?

 

M. Damien Meslot. Monsieur le ministre, dans le cadre de l’opération Sentinelle, beaucoup de militaires sont mobilisés dans notre pays ; cela rassure la population, mais nous ne pouvons pas prévenir toutes les tentatives d’attentat. Ne devrions-nous pas réduire la voilure de ce dispositif ?

Avec le maire de la commune, nous étions venus vous voir pour évoquer le cas de la réduction des effectifs du 1er régiment d’artillerie stationné à Bourogne et nous attendons une réponse de votre part dans ce dossier.

 

M. Alain Marty. Monsieur le ministre, vous aviez admis, lors d’une précédente réunion, que la France était intervenue en Syrie pour armer des insurgés se battant contre M. Bachar el-Assad. Quels sont les groupes que nous avons soutenus ? Jabhat al-Nosra ? Ahrar al-Sham ? L’Armée syrienne libre, qui semble aujourd’hui en déclin ?

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, vous vous rendrez dans quelques jours au deuxième Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. Quel message y ferez-vous passer ? Quel rôle les parlementaires français et africains pourraient-ils y jouer ? Comment pourrait-on contribuer à l’élaboration d’une réflexion stratégique africaine ?

Il y a deux ans, deux journalistes français, Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, étaient assassinés au Niger, et certains éléments relatifs à ce meurtre ont été classés secret-défense. Un déclassement est-il envisageable ?

Un militaire du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes a été assassiné et un autre blessé à Cayenne, en Guyane, suite à une altercation nocturne. Disposez-vous d’éléments relatifs à ce meurtre ?

 

M. Michel Voisin. Nos forces sont envoyées dans des théâtres toujours plus nombreux et importants ; j’ai lu récemment que l’essoufflement voire l’asphyxie nous guettaient compte tenu des conditions dans lesquelles nos militaires sont employés. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

 

M. Alain Moyne-Bressand. Un accident ou un attentat a touché un avion russe il y a trois jours en Égypte ; ce pays, ami de la France, est-il exposé à un risque terroriste que représenteraient des groupes djihadistes bien organisés dans une partie de son territoire ? Avez-vous des informations en la matière ? Comment pouvons-nous aider nos amis égyptiens ?

 

M. le ministre. Monsieur Pueyo, nos interventions en Syrie sont ciblées : elles touchent Daech, ses infrastructures et ses centres d’entraînement, et elles reposent sur des renseignements que nous avons acquis nous-mêmes et recoupé avec nos Alliés. En revanche, si nous avons maintenu notre autonomie d’action, la maîtrise du ciel est américaine. Nous agissons donc en articulation avec les États-Unis qui, de leur côté, ont développé des accords de « déconfliction » avec les Russes. Nous n’entretenons pas nous-mêmes de rapports directs avec la Russie sur l’utilisation du ciel syrien.

Monsieur Fromion, ne vous inquiétez pas pour les versements des acomptes, y compris pour ceux dus par le pays auquel vous pensez. Les interrogations ont été levées.

Je ne suis pas favorable à la diminution du nombre de militaires engagés dans l’opération Barkhane pour l’instant. Il s’avère nécessaire, pour ce dispositif complet et articulé, de compter sur les effectifs actuels quand, comme actuellement, nous menons des opérations d’envergure. Le chef d’état-major des armées pense également que le moment de réduire la voilure humaine de Barkhane n’est pas encore venu, car nous devons toujours faire face à des actions « asymétriques de harcèlement, recourant par exemple à des engins explosifs improvisés – ou improvised explosive devices (IED) – et à des attentats. En outre, la situation en Libye reste dangereuse et instable.

Les chrétiens au Levant sont largement dans la zone kurde autour d’Erbil dans le Nord de l’Irak, et la situation apparaît stabilisée dans cette région après une phase marquée par des départs massifs. En revanche, il convient d’agir dans le Sinjar et de reprendre des lieux où la population chrétienne s’avère très menacée. Davantage d’opérations sont menées actuellement, et il y a lieu de maintenir cet effort. De nombreux chrétiens se trouvent parmi les réfugiés, et j’en ai d’ailleurs vu beaucoup en Jordanie. Dans le Nord de la Syrie, une partie de la population chrétienne soutient Bachar el-Assad. Les interrogations relatives à la stabilité du Liban subsistent, mais Daech n’est pas parvenu à rompre les digues existantes à proximité de la frontière syro-libanaise. L’axe reliant Damas à Homs se révèle essentiel pour assurer la sécurité du Liban, ce pays connaissant une situation politique toujours incertaine.

Monsieur Candelier, je maintiens ma position : Barkhane ne constitue pas une opération nouvelle entrant dans le champ de l’article 35 de la Constitution, car elle s’inscrit dans la suite d’Épervier et de Serval, qui ont été autorisées par le Parlement. Les missions de contre-terrorisme sont identiques, et le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont signé des accords de défense avec la France. En revanche, la prolongation de l’intervention engagée en Syrie nécessitera dans quelque temps l’approbation du Parlement.

Monsieur Meslot, la loi de programmation militaire (LPM) précise que l’on doit pouvoir en permanence mobiliser, dans le cadre de Sentinelle, de 7 000 à 10 000 hommes. Le président de la République a souhaité que 7 000 militaires soient déployés depuis les attentats de janvier dernier, et nous voulons conserver un dispositif de cette ampleur car il assure, en plus d’une fonction dissuasive, la sécurité des lieux de culte et des transports. Le risque d’attentat reste significatif et nous recevons des informations sensibles presque toutes les semaines. Nous devons donc rester vigilants, et tout signe de désengagement pourrait être perçu comme une opportunité par les groupes terroristes.

Comme je m’y suis engagé, je vous ferai parvenir cette semaine un courrier sur la situation à Bourogne et me rendrai peut-être dans cette commune.

Monsieur Marty, nous n’avons jamais soutenu Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Sham, et n’aidons que l’ASL. Nous suivons très précisément la situation avec nos alliés qui livrent des armes dans cette zone. Je pensais que l’ASL était beaucoup plus faible que ce qu’elle n’est en réalité ; elle apporte en ce moment la preuve qu’elle est capable de résister, même si la situation peut bien entendu évoluer.

Monsieur Folliot, le Forum sur la paix et la sécurité se réunira à Dakar pour la deuxième fois la semaine prochaine ; l’objectif principal réside dans l’émergence chez les leaders africains d’une culture de la sécurité et de défense. Les Africains doivent en effet être capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité. Il convient d’entreprendre ce travail de longue durée, afin d’aboutir à l’émergence d’une communauté stratégique africaine qui dépasse le simple stade des mots et entre en action. La lutte contre Boko Haram représente un exemple positif, même si la tâche s’avère dure et qu’elle n’aboutira que lentement. Plusieurs chefs d’État et ministres de la Défense se rendront à ce Forum, qui prendra donc de l’ampleur par rapport à la première réunion que nous avons initiée l’année dernière. Reste maintenant à obtenir des succès de fond, qui découleront d’une réelle prise de conscience. Des opérations comme EUTM au Mali et en République centrafricaine (RCA) ont permis de reconstruire les armées nationales de ces pays qui ont remplacé les forces claniques. Étendre ce modèle assurerait la sécurité en Afrique dans la durée.

J’ai bien reçu les lettres, largement diffusées, demandant la déclassification d’éléments concernant l’assassinat de Mme Ghislaine Dupont et de M. Claude Verlon ; une procédure est en cours afin de déclassifier l’ensemble de ce dossier, mais elle se révèle lente. Seuls les juges peuvent réclamer cette opération : M. Marc Trévidic nous a sollicités en ce sens en mai dernier, mais nous avons effectivement un peu tardé à lui répondre. Néanmoins, tout sera déclassifié d’ici à la fin de l’année, une fois rendu l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

L’incident à Cayenne que vous avez évoqué date d’octobre 2014, et je ne dispose pas d’éléments particuliers sur cette affaire.

Monsieur Moyne-Bressand, les Égyptiens ont du mal à faire face aux groupes terroristes opérant dans le Sinaï et ralliés à Daech. Il s’agit d’une zone de non-droit peuplée de tribus bédouines, et l’armée égyptienne ne possède pas les outils militaires permettant de lutter contre le groupe Ansar Baït al-Maqdis, indépendant et labellisé récemment sous l’étendard de Daech. J’ai évoqué ce sujet avec mon homologue égyptien, qui dispose d’une armée dont l’équipement, la stratégie et la formation restent de type soviétique ; en effet, le tank ne constitue pas le meilleur outil de lutte contre ces organisations ! La France et l’Égypte ont décidé d’engager une collaboration dans le domaine des forces spéciales, afin de lutter contre Ansar Baït al-Maqdis qui représente un vrai danger aux yeux du président Abdel Fattah al-Sissi – des militaires égyptiens ont d’ailleurs été récemment tués.

Nous n’avons aucune information à ce stade sur le récent crash de l’avion russe. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) intervient sur place à la demande des autorités égyptiennes.

Monsieur Voisin, l’année 2015 s’avère difficile pour l’armée de terre : les nouveaux recrutements ne sont pas encore opérationnels, et de fortes rotations ont lieu pour l’opération Sentinelle et celles conduites à l’extérieur. La situation devrait s’améliorer en 2016, puisque les nouvelles recrues seront formées ; en outre, les aménagements logistiques et des logements en région parisienne seront achevés, et de nouveaux personnels seront engagés. Tout cela permettra de fluidifier la mobilisation des effectifs qui, aujourd’hui, se trouvent en effet particulièrement exposés.

 

*

* *

 

Informations relatives à la commission

La commission a procédé à la désignation des membres des missions d’information suivantes :

 

Mission d’information sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national :

– MM. Olivier Audibert Troin et Christophe Léonard.

 

Mission d’information sur le rôle de la marine nationale en Méditerranée :

– MM. Jean-David Ciot et Alain Marleix.

 

La séance est levée à dix-sept heures quarante-cinq.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, Mme Marianne Dubois, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Stéphane Saint-André, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, M. Serge Grouard, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Philippe Vitel

 

Assistait également à la réunion. - M. Jean-François Lamour

 

Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
Tough Safety Tests For Artillery In Germany

16.11.2015 by Forces TV

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
This is How AK-47s Get to Paris

 

16.11.2015 by David Axe - .thedailybeast.com

 

France bans most guns. So where did the Paris attackers get their assault weapons?

Late Friday night in Paris, multiple gunmen opened fire on diners and concert-goers as part of what appears to have been a coordinated, city-wide terror attack that also included several apparent bomb blasts—and which killed at least 129 people.

As bombs exploded and panic spread, one witness described assailants firing Kalashnikov-style assault weapons through the plate-glass windows of the Petit Cambodge restaurant in the north-central part of the city.

France outlaws most gun ownership and it’s almost impossible to legally acquire a high-powered rifle such as an AK-47, so where did the weapons in the Nov. 13 terror attack—not to mention the bloody January assault by Islamic terrorists on the Paris office of Charlie Hebdo magazine and the 2012 shootings by a militant in Toulouse—come from?

The answer: Eastern Europe, most likely, where the trafficking of deadly small arms is big, shady business. And where local authorities find it difficult to intervene.

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