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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 12:55

2 juil. 2013  Armée de Terre

 

le 27 juin 2013 s'est déroulé la cérémonie de création du Bataillon de réserve Ile de France - 24 régiment d'infanterie à Vincennes. Présidée par le chef
d'état-major de l'armée de terre cette cérémonie marque le début d'une aventure pour tous ses personnels volontaires et déterminés à remplir des missions opérationnelles dans un avenir proche.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:20
14 juillet 2013 - Déroulement du défilé en détails

 

Message du ministre de la Défense

 

Aujourd’hui comme chaque année, à l’occasion de la fête nationale, il y a de la fierté dans le regard des Français rassemblés autour de nos soldats.

 

Fierté pour chacune des actions conduites par nos armées tout au long de l’année, au plus loin de nos frontières ou au plus près de nos foyers. Le plus souvent, leur éloignement les dissimule à nos regards ; mais en ce jour de fête, où la Nation contemple ceux-là même qui veillent au quotidien sur sa tranquillité, nous leur témoignons toute notre reconnaissance.

 

Fierté pour le désengagement de nos forces combattantes d’Afghanistan, après onze années d’une action courageuse, exemplaire, qui a permis de porter des coups décisifs contre le terrorisme international et de contribuer à restaurer la souveraineté de l’État afghan.

 

Aujourd’hui, d’autres soldats français ont pris la relève, pour assumer des activités de formation, mais aussi prendre en charge l’hôpital et l’aéroport international de Kaboul, et faire vivre ainsi dans la durée la solidarité et l’amitié qui nous lient désormais au peuple afghan.

 

Fierté bien sûr pour notre intervention militaire au Mali. Avec un courage qui impose le respect, avec une détermination qui force l’admiration, nos soldats sont intervenus au Mali le 11 janvier dernier parce que des groupes terroristes s’en prenaient à des populations entières, mettaient en péril l’existence même d’un État ami, et faisaient peser sur notre propre sécurité, celle de la France et celle de l’Europe, des menaces qui n’étaient pas acceptables.

 

Par cette action déterminante, nos armées ont une fois de plus fait la preuve de leur immense valeur, au service de la France et de tous nos concitoyens.

 

La fête nationale est un moment de fierté collective. C’est un moment de recueillement aussi. À l’instant où leurs camarades dé filent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France. Nous pensons aussi à leurs familles, qui sentent la chaleur d’un pays rassemblé autour d’elles. Le 14 Juillet est ainsi l’occasion d’un hommage, inscrit dans tous les cœurs, aux hommes et aux femmes qui veillent sur notre sécurité commune et garantissent, parfois au péril de leur vie, le respect de notre souveraineté.

 

Plus que jamais, leur mission continue. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République a approuvé au printemps, permet de conforter notre Défense dans un contexte difficile. Les mois qui viennent vont permettre de préciser ces orientations, dans l’intérêt de la France et le respect de tous ceux qui la servent.

 

Aujourd’hui, nous nous retrouvons donc pour célébrer un destin commun autour de nos armées. À leurs côtés, défilent cette année des soldats africains et européens, mais aussi des casques bleus des Nations unies. Leur présence est davantage qu’un symbole. C’est la marque d’une solidarité concrète, qui s’est exprimée au Mali, et d’une communauté de destin, au-delà même des continents, dont nous avons toutes les raisons d’être fiers.

 

Bravo à nos soldats. Ils méritent toute la confiance que les Français placent en eux.

 

Jean-Yves Le Drian

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:55
un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

05.07.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA annonce la livraison, la semaine dernière, du 500ème VBCI destiné à l’armée de Terre. Le 8×8 a été commandé par la France à 630 exemplaires en deux versions : poste de commandement (VPC) pour 110 exemplaires et combat d’infanterie (VCI) avec un canon de 25mm en tourelle pour les 520 autres. Après l’Afghanistan et le Liban, le VBCI a connu son engagement le plus dur cette année avec l’opération Serval au Mali. Toute la palette de ses capacités ont été rudement mises à contribution : déplacements routiers rapides, tout-terrain dans les zones les plus dures, protection des fantassins, puissance de feu, moyens d’observation etc. Le tout sous une chaleur accablante, à 4000 km des bases françaises… Les 34 véhicules engagés s’en sont sortis haut la main, recueillant des avis unanimes de la part de leurs utilisateurs.  Après l’épreuve malienne, les évaluations techniques à venir dans le cadre des compétitions internationales paraitront sans doute bien fades.

 

L’international justement…

 

Il ne reste donc à ce jour que 130 véhicules à construire pour l’usine de Roanne avant la fin du contrat français. Au rythme de production actuel, une dizaine de véhicules par mois, la chaîne devra donc être mise en sommeil en fin d’année 2014 si aucun contrat export n’est décroché d’ici là. Certes, le contrat de production actuel sera prolongé par quelques travaux complémentaires permettant notamment le passage à un tonnage supérieur (sans doute 32 tonnes pour faire face à l’augmentation des charges emportées en opération) et le développement de nouveaux aménagements. Mais il ne s’agirait bien là que de lots de consolation, l’objectif principal et indépassable de Nexter étant bien de placer le VBCI à l’exportation. Dans la mesure où l’engin représente 50% du business plan de l’industriel pour les années à venir, il en va tout simplement de sa survie…

 

Nexter se veut toutefois confiant : le VBCI a très largement fait la preuve de ses capacités au combat et la ligne de production tient son rythme de croisière avec un portfolio de fournisseurs stable. « Le VBCI est techniquement fiable et éprouvé, sans risque technologique ni industriel » martèle-t-on à Roanne.

 

Face à lui, la concurrence la plus sérieuse vient du Boxer de KMW et du Piranha V de General Dynamics. Le premier est déjà en production et offre de belles performances sur le papier. Mais sa conception modulaire, sur laquelle communique volontiers KMW, serait aussi son talon d’Achille : la présence de différents modules interchangeables (un concept dont l’intérêt reste à démontrer en opération) impose sur le véhicule des interfaces complexes, lourdes et coûteuses. C’est d’ailleurs son coût élevé qui aurait valu au Boxer d’être éliminé de la compétition danoise, où le VBCI reste seul en lice face au Piranha V. Le défaut de ce dernier est de ne pas encore être en production. Or on sait que tout autant que la conception du véhicule, le passage à l’industrialisation constitue un écueil redoutable pour ce type de programme complexe.

 

Le Danemark, qui annonce un besoin pour 260 véhicules est donc le premier contrat sur lequel compte fortement Nexter. Une annonce est attendue avant la fin de l’année. Le Canada est également dans le viseur, avec un besoin exprimé pour 138 véhicules. Mais à court et moyen terme, le véritable pays de cocagne se situe au Moyen-Orient, où Nexter chiffre à 15 milliards de dollars son marché potentiel (toutes activités confondues) pour les cinq ou six ans à venir. Pour ce qui est des VCI, le Qatar a exprimé un besoin pour 446 véhicules et le Koweït pour une centaine. Mais c’est bien aux Emirats Arabes Unis que se focalisent tous les efforts actuels, avec un marché annoncé pour 700 véhicules. La France et Nexter n’ont pas ménagé leurs efforts pour décrocher ce contrat, avec notamment le déploiement dans le pays de deux pelotons de VBCI de l’armée de Terre (8 VCI accompagnés de 3 VPC) depuis novembre 2011. Jean Yves le Drian sera par ailleurs présent aux Emirats ce week-end, et rien n’indique que sa venue soit motivée par les courses de dromadaires…

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:35
Mission Jeanne d’Arc 2013 : interactions inédites avec les forces armées malaisiennes

05/07/2013 Sources Marine nationale

 

À l’occasion de l’escale à Port-Kelang (port de Kuala Lumpur) du 25 au 28 juin, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ont mené différentes activités de coopération avec les forces armées malaisiennes.

Du 16 au 24 juin, un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) composé d’un PUMA et de deux GAZELLE, a participé à un exercice bilatéral intitulé Helang Gagah.

Organisé par le 881ème régiment d'hélicoptères de combat de l'armée de Terre malaisienne dans la région de Kluang, il a commencé par la projection du détachement parti du BPC Tonnerre pour rallier la base des Malaisiens, aux abords de la jungle.

Deux phases distinctes ont rythmé l’exercice. Du 17 au 19 juin 2013, les aéronefs de l’ALAT ont participé à des entraînements et à des vols de reconnaissance à partir de la base de Kluang. Le détachement ALAT a ensuite participé à une phase tactique du 20 au 24 juin 2013 aux côtés de leurs homologues.

Parallèlement le 22 juin, la FASM Georges Leygues a procédé à un entrainement de lutte anti-sous-marine avec la frégate malaisienne Leiku en mer de Chine méridionale, au nord de Kota Kinabalu (Malaisie). Cet exercice marquait ainsi la qualité de la coopération dans ce domaine entre nos deux pays.

Enfin, le 23 juin, les deux bâtiments déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont réalisé une interaction amphibie sur la côte orientale de la Malaisie. Dans le même temps, cinq officiers du 9ème Royal Malaisian Regiment ont été accueillis à bord du «Tonnerre». Après avoir visité le bâtiment, les militaires malaisiens ont présenté les spécificités du combat dans la jungle aux officiers-élèves avant de rester à bord jusqu’à l’accostage.

Quelques actions ont du être annulées en raison de la réduction de la visibilité sur zone. En effet, la Malaisie souffre en cette période de l’année du phénomène du « Haze », forte pollution atmosphérique dû aux brulis pratiqués sur l’île indonésienne de Sumatra. L’épais brouillard qui en résulte affecte, outre la santé et l’environnement, les conditions de mise en œuvre des hélicoptères.

Ces différentes coopérations avec les forces armées malaisiennes ont suscité l’intérêt des médias locaux qui sont venus à bord du BPC Tonnerre. A cette occasion, l’officier-élève malaisien Muammar Bin Yakuub a été mis à l’honneur en étant de quart lors du chenalage vers Port Kelang et répondu par la suite aux questions des journalistes sur son parcours de formation au sein des armées françaises et son intégration parmi les officiers-élèves.

 

Ces activités s’inscrivent dans le sillage de la venue récente en Malaisie du chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Bernard Rogel, à l’occasion de laquelle il a évoqué avec son homologue malaisien l’importance de la coopération navale franco-malaisienne, ainsi que les enjeux maritimes de cette région stratégique d’Asie du Sud Est.

Le passage du groupe a ainsi permis de concrétiser la force d’une des coopérations bilatérales de premier plan dans cette région.

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:20
Comment l'Amérique nous espionne

05/07/2013 Par Jean-Marc Gonin, Vincent Nouzille – LeFigaro.fr

 

En révélant l'existence d'un programme nommé Prism, l'analyste Edward Snowden a provoqué un coup de tonnerre. Ce sésame ouvre toutes les portes d'internet à la puissante National Security Agency (NSA). Mais sa panoplie et ses capacités d'espionnage vont bien au-delà. Révélations sur la pieuvre américaine.

 

Le web. La toile. Cette image d'un réseau tissé tout autour de la planète où, chaque seconde, circulent des milliards d'informations - textes, photos, sons, vidéos - peut aussi ressembler à un filet, une nasse, voire un chalut aux capacités infinies. La révélation de l'existence du système Prism par l'analyste américain Edward Snowden, un système mis au point et utilisé par la National Security Agency (NSA), en donne l'impression. En se branchant directement sur les principaux câbles, en puisant continuellement dans les informations qui y circulent, en se ménageant un accès aux serveurs des acteurs majeurs d'internet, l'agence de renseignement américaine s'est dotée d'un passe-partout auquel rien ne résiste. Comme si les agents de la NSA pouvaient à tout moment, et comme bon leur semble, perquisitionner dans la correspondance, la sphère personnelle, voire privée, de chaque internaute sans mandat officiel, et sans que l'intéressé s'en aperçoive. Pour un espion, Prism est un rêve devenu réalité, le nec plus ultra du renseignement, le paradis de la surveillance. D'un coup, grâce à une porte dérobée, on peut fouiller, lire, copier des informations de première main que l'internaute a lui-même écrites, envoyées, stockées. Pour la liberté de chacun, en revanche, Prism est un cauchemar. Aucun d'entre nous, surtout s'il n'est pas citoyen des Etats-Unis, n'est à l'abri de ce «cyberregard» inquisiteur.

Si Edward Snowden, 30 ans, employé depuis trois mois à la société Booz Allen Hamilton, basée à Hawaï, a tiré le signal d'alarme, c'est au nom de la liberté. Ce virtuose de l'informatique était chargé par son employeur, lui-même sous-traitant de la NSA, d'exploiter et d'analyser les informations siphonnées par l'agence de renseignements sur le réseau internet. Il n'a pas supporté. Et il a provoqué une affaire d'Etat qui embarrasse Barack Obama.

En prenant la fuite, d'abord à Hongkong, avant de poursuivre sa cavale par Moscou, le jeune homme a emporté avec lui quatre ordinateurs portables où il a stocké des données sur les activités de la NSA dont il a eu connaissance. Quand il nous apprend via la presse - les quotidiens Washington Post et TheGuardian, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel - que des ambassades de France, d'Italie ou de Grèce, ou des représentations de l'Union européenne, voire le siège de la Commission à Bruxelles, ont été mis sur écoute par l'espionnage américain, l'affaire ne surprend guère. Les coups fourrés entre alliés ne datent pas d'hier (voir page 40). En revanche, ses révélations sur Prism retentissent comme un coup de tonnerre. Le document majeur constitue une présentation de type Power Point (une série de visuels expliquant le fonctionnement du système espion) destinée aux analystes. Selon cet élément ultraconfidentiel, la NSA disposerait d'accès aux serveurs des plus grands noms de l'internet: Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Skype, YouTube, Apple… Excusez du peu. Rares sont les internautes dans le monde qui n'ont pas au moins un lien avec un de ces fournisseurs d'accès ou de messagerie. En d'autres termes, la NSA a le pouvoir de fouiller dans la vie de chacun d'entre nous.

 

Pour pratiquer cette quête sans entrave, la NSA s'appuie sur des législations adoptées en 2007 et 2008 sous George W. Bush dans la foulée des lois antiterroristes postérieures aux attentats du 11 septembre 2001. Une législation reconduite par Obama en décembre 2012. En garantissant une immunité aux sociétés privées qui coopéreraient avec les agences de renseignement, donc en les abritant des poursuites judiciaires, les autorités fédérales américaines ont circonvenu les géants du web. Selon le document révélé par Edward Snowden, Microsoft a été le premier à franchir le pas il y a six ans. Les autres ont suivi. Le cadre légal est suffisamment flou pour permettre aux agences de renseignement de ratisser le plus large possible: il leur suffirait d'évoquer les soupçons de terrorisme et d'espionnage pour justifier la collecte d'informations. Selon les textes, la Foreign Intelligence Surveillance Court (cour de surveillance du renseignement étranger) , qui est un tribunal ad hoc et ultrasecret, chargé de veiller à l'application de la loi sur l'espionnage étranger (Fisa), doit donner un feu vert à chaque demande. En fait, les analystes de la NSA ne se heurtent qu'à un obstacle majeur: les citoyens américains. La cour veille aux droits des citoyens américains, ce qui oblige les agents de la NSA à effectuer un signalement chaque fois qu'ils tombent sur un compatriote. Les autres nationalités n'ont pas ce privilège.

Dès que les documents sur Prism ont été révélés, les sociétés privées en cause ont publié une rafale de communiqués. Tous ont nié avec la plus grande fermeté avoir connaissance du système Prism. Tous ont contesté avoir concédé à la NSA un accès direct à leurs serveurs. Et chacun de déclarer qu'il se conformait à la loi et ne divulguait aux agences fédérales que les informations réclamées par un mandat légal ou une assignation de la justice. Pour démontrer leur bonne foi, les stars d'internet ont dévoilé combien de demandes d'information ont été satisfaites à la demande de la NSA. Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2012, Facebook a déclaré avoir reçu entre 9 000 et 10 000 requêtes de l'agence fédérale portant sur 18 000 à 19 000 comptes. Durant la même période, Microsoft dit avoir reçu entre 6 000 et 7 000 mandats concernant entre 31 000 et 32 000 comptes clients. De son côté Yahoo! a fait part de 12 000 à 13 000 demandes entre le 1er janvier et le 31 mai dernier. Apple, lui, a signalé entre 4 000 et 5 000 requêtes portant sur 9 000 à 10 000 comptes et appareils. Google n'a pas voulu se plier à cet exercice. Ses dirigeants entendent intégrer ces chiffres à son «rapport de transparence» publié chaque année.

Derrière la levée de boucliers des acteurs d'internet se cache l'avenir même de la Silicon Valley (voir encadré page 37). La crainte est d'autant plus forte que Snowden a fait des émules. Dans le G2 Bulletin, une lettre spécialisée sur le renseignement publiée aux Etats-Unis, on apprend que tous les logiciels Windows depuis la version 95 comportent deux clés de cryptage ; la première se nomme KEY, la seconde NSAKEY. Un curieux acronyme qui laisse deviner que l'agence fédérale dispose d'un formidable passe-partout pour accéder à tous les PC équipés de ce système d'exploitation.

Ce n'est pas le seul moyen de la NSA pour surveiller tout ce qui se passe. Grâce à ses propres crawlers, des robots d'indexation et de recherche, l'agence a la capacité de procéder à des recoupements très fins. «L'analyse des métadonnées permet de cibler certains numéros, des flux de messages vers des suspects, des profils types de personnes dangereuses», explique un vétéran de la lutte antiterroriste de la CIA, très admiratif de ces nouveaux outils techniques. Mais cet usage justifié masque d'autres objectifs. Les robots peuvent s'avérer très utiles pour repérer des «cibles» potentielles d'actions clandestines d'une autre nature. Les données recueillies sur les recherches menées via Google permettent, par exemple, de remonter dans le temps, de manière indéfinie, traquant ainsi le moindre comportement «anormal». La visite, même occasionnelle, de sites pornographiques, pédophiles, violents, racistes ou extrémistes est détectable. Les internautes peuvent ainsi être classés et «tracés» selon leur degré de déviance. Même les échanges de mails avec une maîtresse cachée, des messages ambigus sur Facebook ou un penchant masqué pour les forums gays servent d'élément déclencheur. «Les services américains risquent d'utiliser ces infos pour faire pression sur un internaute qui les intéresse, par exemple, le cadre d'un grand groupe bancaire ou aéronautique qu'ils veulent espionner, raconte un ancien expert de la DGSE. L'un des secrets du renseignement, c'est justement de pouvoir connaître les vulnérabilités des cibles et de savoir, le jour venu, s'en servir.» Naguère, le KGB était réputé maître dans l'art de piéger des cibles, avec l'argent, le sexe ou l'alcool. Aujourd'hui, les Américains sont capables de faire de même avec ce qu'ils savent des petites faiblesses de tout internaute. «Ce qui relève, a priori, de la vie privée peut servir, demain, dans la compétition économique», renchérit Franck Bulinge, professeur de management de l'information à l'ISC Paris et auteur du livre De l'espionnage au renseignement. La France à l'âge de l'information (Vuibert).

 

Car la NSA ne se contente pas de «lutter contre le terrorisme». «C'est une excuse pour accroître son pouvoir», explique James Bamford, historien et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la NSA. Car la notion de «sécurité nationale», qui a donné son nom à l'agence, est élastique. D'abord centrée sur l'URSS durant la guerre froide, la NSA a rapidement étendu ses grandes oreilles tous azimuts. Les stations d'écoute de son réseau d'interceptions Echelon, fruit de l'alliance des services de renseignement de cinq pays anglo-saxons (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande) drainent des milliards d'informations chaque jour vers le quartier général de Fort Meade, dans le Maryland. Dès le milieu des années 90, le président Bill Clinton et son bras droit Al Gore ont donné comme consigne aux services secrets, NSA et CIA, de s'orienter vers le renseignement économique, afin de conquérir tous les marchés. Et de ne pas rater la révolution numérique. «Nous savions dès cette époque qu'ils s'étaient branchés sur les réseaux internet, à partir de trois centres d'interception, situés sur la côte Est, à Chicago et en Californie», raconte un ancien expert du secrétariat général à la Défense nationale. «Depuis la chute du mur de Berlin, en réalité, la NSA se concentre à 80 % sur le renseignement économique», poursuit un haut gradé français, qui se souvient d'avoir été reçu plusieurs fois à Fort Meade. «Chaque fois, nous étions accueillis très poliment par le grand patron de l'époque, le général Michael Hayden, mais ce dernier restait peu bavard sur ses programmes!»

Son successeur, le général Keith Alexander, nommé en 2005 par le président Bush, a repris le flambeau. «Ce n'est pas un dictateur, ni le Dr Folamour, confie un ancien dirigeant de la DGSE qui a pu le rencontrer. Mais il m'a dit plusieurs fois, sur le ton de la plaisanterie qu'il voulait tout intercepter sur tout, partout. Je ne savais comment le prendre, mais je crois, en fait, que c'était de la franchise!» Et, en bon militaire, Alexander défend strictement les intérêts des Etats-Unis, sans trop se soucier de ses alliés.

 

Pour mener sa guerre numérique, le grand patron de la NSA ne recule devant aucune démesure. Outre ses dizaines de stations d'écoute, ses 40 000 employés, ses centaines de superordinateurs Cray, son centre géant de stockage de données, dont le chantier de 2 milliard de dollars est en cours de finition à Bluffdale, dans l'Utah, il dispose d'outils complémentaires qui lui donnent une vue d'ensemble des mouvements financiers planétaires. D'après plusieurs sources concordantes, la NSA a été l'un des parrains officieux du système de virements bancaires Swift, né en 1973 et basé à Bruxelles, devenu une sorte de passage obligé pour les mouvements de fonds des plus grandes banques et courtiers mondiaux, puisqu'il voit passer plus de 20 millions de transactions par jour. Les députés européens Verts ont d'ailleurs réclamé en début de semaine le blocage de l'accès aux données bancaires de ce système pour faire pression sur le gouvernement américain. La NSA appuie également discrètement les programmes de The Advocacy Group, une association parapublique de lobbying qui soutient les entreprises américaines partout dans le monde.

Par ailleurs, son puissant réseau de sous-traitants constitue une armée supplémentaire de cerveaux et un moyen de collecter d'autres renseignements. Près de 500 000 de leurs salariés sont accrédités «Top secret», avec des accès aux programmes de renseignement. Parmi eux, on trouve naturellement des équipes des plus grands groupes du complexe militaro-industriel, de Boeing à Lockheed-Martin, de Raytheon à Endgame. Mais aussi quelques milliers d'experts et scientifiques de SAIC, une discrète société d'ingénierie basée près de San Diego, en Californie, ainsi que des milliers de consultants de la firme Booz Allen & Hamilton, chez qui travaillait Edward Snowden. Le concepteur de la cyberstratégie de cette société n'est autre que Mike McConnell, l'un des anciens patrons de la NSA. La nébuleuse NSA comprend également des sociétés informatiques amies comme IBM, grand spécialiste du cloud computing, qui permet de délocaliser ses données, ou Intel, premier fabricant de microprocesseurs, et sa filiale de sécurité McAfee. Spécialisée dans la cyberdéfense et les antivirus, cette dernière reconnaît qu'elle travaille, comme Intel, «avec la NSA», mais «ne veut pas en dire plus sur la nature de ses relations avec l'agence», même si elle dément tout accès direct à ses serveurs. En réalité, elle participe au dispositif de cyberguerre mis en place depuis quelques années par la NSA et les autorités américaines.

 

En 2009, McAfee a ainsi rédigé un rapport alarmiste sur les cybermenaces, établi par Paul Kurtz, ancien membre du Conseil de sécurité nationale et du Comité pour la sécurité intérieure sous les présidences de Bill Clinton et George W. Bush. Car, le 4 juillet 2009, jour de la fête de l'Indépendance américaine, une série d'attaques informatiques provenant de 50 000 ordinateurs a pris pour cible la Maison-Blanche, le ministère de la Sécurité intérieure, celui du Trésor et de la Défense, la NSA, ainsi que la Bourse de New York, le Nasdaq ou les sites d'Amazon et Yahoo! Quelques jours après, les sites web du gouvernement sud-coréen étaient visés, tout comme des communications de l'armée américaine dans le pays. Les attaques étaient attribuées à la Corée du Nord et rappelaient d'amers souvenirs aux vétérans de la guerre de Corée. «C'est justement parce que les services de renseignement américains n'avaient pas anticipé l'attaque nord-coréenne de 1950 que la NSA a été créée en 1952», explique Philippe Hayez, coordonnateur des études sur le renseignement à Sciences-Po Paris.

Dès la mi-2009, le secrétaire à la Défense Robert Gates a annoncé la création d'un «cybercommandement» rattaché directement à celui des armées. Sa mission: défendre les réseaux stratégiques américains, qu'ils soient privés ou publics. A sa tête, le général Alexander, désormais surnommé «l'empereur Alexandre», qui ajoute cette casquette à celle de patron de la NSA, laquelle était déjà autorisée, selon des documents déclassifiés obtenus par l'association National Security Archive, à mener des attaques cybernétiques. «Mais ce cumul de fonction à la NSA et au cyber-commandement, tout à fait inhabituel, donne au général Alexander un pouvoir considérable», commente James Bamford. Dans ce contexte de paranoïa aiguë, où la collecte des informations est une arme, tous les coups sont permis, y compris l'attaque . Le général Alexander dispose à sa guise d'une armée de plusieurs milliers de hackers, capables de pénétrer les sites officiels de pays alliés comme la France, de pirater les universités chinoises, de propager des virus comme Stuxnet dans les centres nucléaires iraniens, ou de bloquer des communications. «On ne voit que la partie visible de l'iceberg et il n'y a aucune règle, ni aucune législation puisque internet est une zone de non-droit international», précise un expert en sécurité. «De la même façon que les Etats-Unis se sont abstraits de certaines contraintes juridiques dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit à Guantanamo ou via leurs drones tueurs, ils peuvent s'autoriser tout type d'attaque et d'intrusion informatique au nom de leur sécurité nationale», regrette Franck Bulinge. Nous voilà prévenus: plus rien n'échappe à la pieuvre NSA. Et elle n'a pas que des intentions amicales.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Challenge national pour les tireurs d’élite

06/07/2013 Sources : EI Armée de Terre

 

Du 24 au 27 juin 2013, l’école de l’infanterie, en partenariat avec le CEITO (Centre d’Entraînement de l’Infanterie au Tir Opérationnel), a organisé pour la première fois un challenge national de tireur d’élite longue distance (TELD) du niveau groupe.

 

L’objectif de ce challenge tactique était d’évaluer les groupes TELD de différentes unités dans un environnement tactique, dans des conditions proches du combat. 9 ateliers de jour et 3 ateliers de nuit ont permis aux groupes de se mesurer les uns aux autres dans une saine émulation : tirs longues distances après effort entre 600 et 1650m, course d’orientation avec tirs entre 250 et 950m, tir aux points à 500m, déplacement tactique avec tirs entre 600 et 1800m, test d’identification, etc. Au terme de ces 4 jours et 3 nuits, le 126erégiment d’infanterie (126eRI) s’est distingué en remportant la 1eplace.

 

Ce premier challenge a été un franc succès, grâce à la motivation et au bon esprit qui animaient les 17 groupes issus de 15 régiments d’infanterie, mais aussi grâce à l’implication du personnel du CEITO et à la disponibilité de ses infrastructures de tir (le camp dans son intégralité était dédié au challenge).

 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

07/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, suite aux reconnaissances effectuées dès les premiers jours qui ont suivi les intempéries, une section de sapeurs parachutistes du 17e RGP a terminé l’installation d’un pont Bailey dans les environs de la ville de Cauterets (Hautes-Pyrennées). En coordination avec les autorités civiles de Cauterets, l’équipement et le Centre National des Ponts de Secours (CNPS), les sapeurs parachutistes ont construit un pont de type Bailey à la place d’une précédente passerelle, emportée par les eaux.

 

Arrivés le 4 juillet, les sapeurs du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) ont participé au déchargement et à la préparation du chantier en étroite collaboration avec un responsable du Centre national des ponts de secours (CNPS). L'assemblage, démarré le vendredi 5 juillet, s’est poursuivi le samedi 6 juillet avec en particulier le passage du pont au dessus du gave de Cauterets. Dans la matinée du dimanche 7 juillet, il ne restait plus que quelques finitions à effectuer : l’ancrage du pont sur la culée et la pose du platelage de bois. Reste à la DDE et au CNPS de raccorder ce pont au réseau routier pour terminer définitivement le chantier.

 

Depuis le 18 juin, sous la houlette de l’Organisation Territoriale Inter-Armées de Défense (OTIAD), les armées ont mis au fil des jours leurs moyens et 150 soldats à disposition des préfets des départements de Haute-Garonne (31) et de Hautes-Pyrénées (65) pour venir en aide aux populations touchées par les inondations qui ont frappé le sud-ouest de la France. Tout d’abord comme mesures d’urgence, puis comme aides à la reconstruction, cet appui des armées s’est matérialisé par plusieurs types d’interventions :

 

Missions d'appui au secours. Les aéronefs des armées ont été utilisés pour effectuer diverses rotations. Des équipes de secours ont été héliportées depuis Saint-Gaudens à bord d’un hélicoptère de type Cougar du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau vers deux villages isolés en vue d’évaluer les travaux d’aide à la population nécessaires. Ces interventions ont été effectuées dans  l'urgence et dans des conditions météorologiques difficiles

 

Missions d’aide matérielle. Déclinées en plusieurs actions, elles se caractérisent principalement par les interventions du 3e régiment du matériel de l’armée de terre (3e RMAT) de Muret pour acheminer des lits par camion dans trois villages isolés, ainsi que par l’aide d’un hélicoptère Caracal de l’escadron d’hélicoptères « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux, qui a héliporté deux groupes électrogènes de 2,5 tonnes chacun dans les villages de Barèges et de Sers. Ces missions ont été effectuées dans des conditions techniques difficiles.

 

Missions d’appui en essence. Elément clef des dispositifs mis en place, le détachement du service des essences des armées (SEA) de Pau a été fortement sollicité. Outre le camion-citerne de carburant pour improviser un plot de ravitaillement carburant à Saint-Gaudens au profit des hélicoptères du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et de la gendarmerie, il a également mis en place un camion citerne de carburant de 10m3 sur la commune de Pierrefitte-Nespalas pour assurer le soutien de l’aéronef de l’armée de l’air. Enfin, le service des essences devrait être à nouveau mis à disposition pour étudier la mise en place d'un « mini pipeline » qui permettrait le ravitaillement de Cauterets en carburant, solution finalement non mise en oeuvre.

 

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Missions d’expertise. Au vu des dégâts occasionnés par les crues destructrices, des études ont été réalisées en plusieurs temps sur le réseau routier accédant aux villages de Barèges et de Cauterets, ce dernier fortement endommagé en trois points. Le 31e régiment du génie (31e RG) de Castelsarrasin a ainsi été mobilisé pour une expertise en relation avec les services du conseil général, de l’équipement et des entreprises civiles, renforcé par le 17e RGP, puis avec le centre national des ponts de secours et enfin, avec la compagnie opérationnelle du génie de l’air de Mont-de-Marsan. L’objectif était de définir les solutions potentielles pour rétablir des itinéraires, trouver des axes de contournement (particulièrement pour Cauterets) et ainsi désenclaver des villages isolés de part et d’autre de la route menant à Barèges. D'autres reconnaissances ont également été effectuées dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission de solidarité. Le personnel des armées s’est également spontanément mobilisé pour venir en aide aux populations en détresse. Le détachement du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) de Toulouse et du groupement de soutien de la base de défense de Pau Bayonne Tarbes, présent au centre militaire de Barèges pendant les inondations, s’est immédiatement mis à la disposition du maire pour aider à évacuer et mettre en sécurité les habitants. D'autres actions de solidarité ont également été menées par les militaires du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes, ou encore bénévolement par du personnel civil du 3e RMAT.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission d'appui au rétablissement d'itinéraire. Un détachement du 17e RGP de Montauban a renforcé le centre national des ponts de secours pour décharger, assembler, positionner et poser un pont Bailey de 15 mètres de long. Le pont aura été livré 3 jours de chantier

La chaîne OTIAD est un acteur majeur dans la coordination des moyens mis en œuvre en collaboration avec les préfectures, les conseils généraux, les services d'équipement ou encore les entreprises mais également les services de secours : état-major interarmées de la zone de défense sud ouest (EMIAZD SO), délégués militaires départementaux (DMD) de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrennées et des Pyrennées-Atlantiques.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:45
TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

05/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis début mai, l’enseigne de vaisseau djiboutien Saad Boulahed a embarqué  sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, lors d’une escale à Djibouti. A bord, cet officier a apporté pendant plus de deux mois son soutien à l’état-major de la TF 150 et au BCR Somme, dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (OEF).

 

Il y a assuré la fonction d’interprète grâce à sa maîtrise du français, de la langue arabe, du somali et de l’anglais. Il a ainsi apporté sa collaboration dans divers entrainements, notamment lors d’une phase de coopération avec la marine yéménite (lien vers brève) et dans différentes opérations.

 

L’équipe de visite du BCR Somme a ainsi pu profiter, à l’occasion de plusieurs friendly approaches, des capacités de traducteur de l’officier djiboutien. Ces opérations de contrôle permettent à la fois d’expliquer et de promouvoir les missions de la CTF 150 auprès de la communauté maritime, de recueillir des informations sur le trafic local, et si nécessaire, d’apporter un soutien matériel aux équipages en difficulté (eau ou soutien médical notamment).

 

Il a également été intégré durant deux jours à bord de la frégate australienne HMSA Newcastle. Il y a assuré la fonction d’interprète lors de deux friendly approaches, conduites par l’équipe de visite de la frégate, sur deux boutres suspects.

 

TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

Actuellement, quatre bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme et le patrouilleur d’expérimentation Adroit, ainsi que les deux bâtiments qui composent la mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial y transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 11:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 22 au 28 juin 2013, la force Licorne a appuyé la manœuvre logistique de l’opération Serval en assurant le stockage et l’embarquement de matériels à destination de la France tout en réceptionnant du matériel destiné à être engagé au Mali.

 

Le pôle ASIA (Adjoint Soutien Interarmées) de la force Licorne a participé à une nouvelle opération de soutien aux flux logistiques de l’opération Serval. Renforcé du peloton portuaire du 519e GTM (Groupe de Transit Maritime) et de conducteurs spécialisés, il s’est chargé de réceptionner quelques 200 véhicules et 65 containers désengagés du Mali à destination de la France. Après avoir été déconditionnés, désinfectés par les dragons du 2eRD, acheminés vers le port d’Abidjan par le peloton de circulation du 516e RT (Régiment du Train) sous escorte de la gendarmerie ivoirienne, les véhicules et containers ont pu être embarqués à bord d’un navire affrété.

 

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

De cet affrété avaient été préalablement débarqués une cinquante de véhicules provenant de France (AMX10RC, PVP, véhicules de transport logistique, engins du génie et moyens de levage) et plusieurs containers venant de Dakar, à destination du Mali. Les logisticiens de la force Licorne ont effectué la manœuvre inverse : acheminement vers le camp de Port Bouët, conditionnement des véhicules et formation des rames en vue d’un mouvement vers le Mali.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

Dès les premières heures du déploiement au Mali, la force Licorne a apporté une contribution opérationnelle et logistique conséquente au profit de Serval. Aujourd’hui, tout en poursuivant les missions qui lui sont normalement dévolues, elle poursuit ce soutien en mettant à disposition de l’opération Serval une base opérationnelle avancée facilitant l’acheminement et le désengagement des hommes et des matériels depuis Bamako.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires. Elle est par ailleurs en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:45
Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

 

06/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, l’avion Casa médicalisé stationné sur l’aéroport de Gao est intervenu au profit d’un militaire français souffrant d’une appendicite sur le camp de Tessalit. L’équipage du « Casa nurse » revient sur cette évacuation sanitaire.

 

« J’ai été contacté à 13h40 par le PECC (Patient Evacuation Coordination Cell) pour une demande d’évacuation sanitaire à Tessalit. Il s’agissait d’aller récupérer un patient souffrant d’une appendicite aigue. 30 minutes plus tard nous avons décollé de Gao, emmenant pour l’occasion du fret destiné aux soldats installés dans le nord du Mali ». Le « Casa nurse » profite en effet de ses missions ponctuelles pour acheminer du matériel, rationalisant ainsi les flux logistiques caractérisés par des élongations importantes entre les différentes emprises de Serval.

 

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« Après 1h25 de vol, nous avons atterri à Tessalit, dans l’Adrar des Ifoghas. Nous avons immédiatement pris en charge le patient qui était en bon état général, avec un peu de température mais une bonne tension, un bon pouls et une bonne tolérance à la douleur ».

Une fois le patient installé le plus confortablement possible sur sa couchette, « ce qui dans l’avion n’est finalement pas une évidence » avoue le médecin, l’équipe médicale composée de ce dernier, d’un infirmier et d’une convoyeuse de l’air, assure une surveillance et un relevé des paramètres de l’état du malade. Dans ce cas précis toutes les 30 minutes, un diagnostic est réalisé.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« La plus-value du « Casa nurse » est d’apporter le maximum de confort possible à l’évacuation sanitaire. Mais surtout, sur le plan médical, cela nous permet de bien surveiller le patient et éventuellement d’ajouter un traitement à la douleur si cela s’avère nécessaire » précise le médecin principal Isabelle.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

A 17h30, l’avion a atterri à l’aéroport de Gao, soit un peu moins de 4 heures après le déclenchement de l’intervention : « Le fait de gagner des délais au départ est très important car cela conditionne l’arrivée du patient au bloc opératoire. Plus nous partons rapidement et plus nous sommes utiles et efficaces. Le contrat est d’être prêt en moins d’une heure, donc un départ en 30 minutes c’est plutôt bien » note le médecin Isabelle avant de conclure : « Je suis allée voir le patient ce matin, il va très bien. L’opération réalisée à l’antenne chirurgical avancée (ACA) une heure après l’atterrissage s’est parfaitement déroulée. Un peu triste de laisser ses camarades derrière lui mais en bonne santé, il prépare désormais son retour en France dans les jours à venir ».

 

Seul avion médicalisé de ce type déployé sur un théâtre d’opérations, le « Casa Nurse » de Gao a effectué 18 missions médicales depuis le 20 mai, dont 4 en moins d’une heure. A l’équipe médicale s’ajoute un pilote, un co-pilote, un mécanicien navigant et un mécanicien.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:24
14 juillet : une armée d’avant-garde, fière de son histoire

05/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

« Une armée d’avant-garde, fière de son histoire » est le thème du défilé du 14 juillet 2013. Fête nationale, c’est aussi un grand rendez-vous entre les français et leur armée.

« Pour moi, le défilé du 14 juillet représente une tradition. Il est aussi un moment unique pour approcher de près le matériel militaire qu’on ne croise pas tous les jours », explique Paul, 26 ans. Eléonore, 38 ans, reprend : « c’est un hymne aux armées, une reconnaissance du travail effectué. En plus, ils sont beaux à regarder ! » conclut-elle.

Aujourd’hui, le défilé du 14 juillet revêt une dimension internationale. « Il mettra en avant l’engagement opérationnel et la modernité de notre défense.  Cette année est aussi riche en anniversaires  d’unités qui seront mises à l’honneur», indique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

Dès janvier 2013, la France a montré sa capacité à réagir efficacement sur le territoire malien face à l’avancé des islamistes. Les soldats français ont mené des opérations de lutte contre le terrorisme aux côtés des soldats maliens permettant le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et de la mission de formation de l’union Européenne au Mali (EUTM).

De la place de l’Etoile à la celle de la Concorde, des détachements africains de la MISMA et de la mission des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ouvriront le défilé à pied, suivis par près de 400 militaires français engagés dans l’opération Serval. 

Pour le 50ème anniversaire du traité de l’Elysée, la brigade franco-allemande, qui œuvre pour la défense européenne, sera mise à l’honneur.

Depuis le 1er juillet 2013, la Croatie est le 28ème état membre de l’Union Européenne (UE). La France, membre fondateur de l’UE, a souhaité célébrer cet événement avec la présence de militaires croates dans le défilé.

L’accent sera également mis sur les nouveaux matériels comme l’A400M et la part considérable accordée à la préparation opérationnelle des forces, avant projection.

A partir du lundi 8 juillet 2013, retrouvez les actualités autour du 14 juillet dans notre dossier.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:09
Liban : coopération avec le bataillon coréen

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 25 au 28 juin2013, une section de la Force Commander Reserve (FCR) était intégrée ausein du bataillon coréen, déployé dans le secteur Ouest de la zone d’opérationde la FINUL (ForcesIntérimaires des Nations Unies au Liban).

 

Une section d’infanterie de la FCR armée par les fantassins du 152e régiment d’infanterie de Colmar, a vécu pendant plus de 72 heures aux côtés des soldats corréens du ROKBATT (Republic of Korea Batallion) déployés dans la région de Tyr, dans l’Ouest de la zone d’action de la FINUL.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cette coopération fut l’occasion pour la section de parfaire sa connaissance de la zone d’opération en effectuant des patrouilles conjointes avec les soldats coréens. Cette immersion dans le bataillon a également permis de renforcer leurs connaissances mutuelles en cas d’engagement de la FCR dans cette zone. Dans le même temps, les diables rouges ont effectué des instructions techniques, des activités sportives conjointes, et des présentations de matériel aux forces coréennes.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cet échange, tant opérationnel que culturel, a permis de renforcer l’autonomie, la réactivité et l’expérience des unités de la FCR, tout en développant l’interopérabilité avec les bataillons du secteur.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la force. Basée à Dayr Kifa, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis (moins de trois heures) dans tout le Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:55
Armées : les chefs d'état-major en réflexion et au combat (et surtout, bonnes vacances !)

05/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Au moment de prendre de menus congés estivaux mais néanmoins réparateurs, je n'allais pas placer ce blog sous cloche durant un mois (reprise des activités le lundi 5 août) sans m'atteler à des projections capacitaires, alors que de sourdes négociations et d'intenses batailles en coulisses s'opèrent. Je n'allais pas non plus vous abandonner un mois sans provoquer un abîme de réflexions contradictoires.

Ministres, élus, conseillers, états-majors sont en pleine réflexion sur une revue capacitaire complète des armées et un nouvelle déflation de 24 000 personnels en plus des 10 000 restant à accomplir.

Nous profitons des auditions en juin de tous les chefs des états-majors, devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, pour tirer des constats et des enseignements en attendant le juge de paix (si elle est enfin réaliste), la Loi de programmation militaire (LPM) de l'automne...

Par ordre d'entrée en scène avant le défilé du 14-Juillet, le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, le CEMAT, le général Bertrand Ract-Madoux, le CEMAA, le général Denis Mercier, et pour finir, le CEMM, l'amiral Bernard Rogel.

 

CEMAGuillaud.jpgLe chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud (photo AFP), a lancé les hostilités. Ou disons plus poliment, a sonné le tocsin. " Les travaux, qui se conduisent sous forte contrainte budgétaire, suscitent dans les armées des inquiétudes majeures dans le domaine des ressources humaines, de l'équipement et de l'activité des forces. " Il martèle le maître-mot des chefs d'état-major : " Le fondement de l'efficacité opérationnelle, c'est la cohérence. "

Le CEMA convient que le Livre blanc est enfin un exercice de vérité mais reste lucide : " Notre capacité à agir en masse, dans la durée et la simultanéité, ne sera plus la même. Il faudra faire des choix et parfois se résoudre à intervenir plus modestement. "

Conséquence : " Nous devrons donc revoir nos concepts d'emploi, dans le sens d'une plus grande porosité des capacités entre les fonctions stratégiques, entre les missions, entre les théâtres. C'est ce que je traduis sous le vocable " gestion dynamique des efforts " en fonction des besoins. "

L'inquiétude majeure de l'amiral Guillaud se situe autour de la sécurisation du budget de la Défense... L'enveloppe identifiée pour la LPM 2014-2019 (179,2 milliards d'euros en valeur 2013) et 31,4 milliards pour le budget 2014 (c'est-à-dire 30,9 milliards d'euros avec l'inflation) reste " à un seuil suffisant ". Mais les 6 milliards d'euros prévus en recettes exceptionnelles doivent intégrer un mécanisme de sauvegarde pour éviter le crash. " Ce sont les fameux « 20% des investissements » qui peuvent avoir un impact sur « 80% du modèle » ! "

Voyons ça dans le détail...

TERRE

VBMRNexter.jpgLe constat est rude mais clair. De 2008 à 2019, l'armée de Terre aura subi 35 000 suppressions de postes et 22 000 transferts. Au-delà de cette colossale déflation humaine, le général Ract-Madoux regrette aussi des reports d'opérations de rénovations des infrastructures. Le plan de réhabilitation de l'hébergement, lancé il y a quinze ans, ne concerne que la moitié des régiments. La diminution des cibles et les reports de livraisons (environ 20 % de 2008 à 2013) amène le CEMAT à ne prendre aucun gant : " Contrairement, à ce qui est écrit dans le Livre blanc de 2008, l'armée de Terre n'a bénéficié d'aucune priorité. "

- Réductions. La force projetable va passer de huit à sept brigades, perdre entre 5 et 6 000 hommes et de six à huit régiments, nous disait récemment le commandant de la force terrestre, le général Clément-Bollée. Cela implique " un resserrement de la force terrestre projetable de 71 000 à 66 000 hommes ". " Je préfère des dissolutions à des saupoudrages ", affirme le CEMAT. En tout, la brigade comprise, l'armée de Terre doit supprimer près de 10 000 postes supplémentaires.

CEMATGalRact-Madoux.jpg- Limites. Le général Ract-Madoux (photo ministère de la Défense) discerne des fragilités : " Avec une brigade interarmes en moins, le modèle à 66 000 conditionne à un seuil de stricte suffisance la faisabilité de ce nouveau contrat. " L'armée de Terre a également grand besoin de nouveaux camions et de véhicules légers tactiques. " Le contrat opérationnel et la préparation pourraient être obérés dès 2018 ", s'alarme le CEMAT. Il manque en 2013 23 millions d'euros pour l'entretien du matériel terrestre et 19 millions d'euros pour l'aéronautique.

- Projections. Le nouveau contrat opérationnel passe pour une opération de coercition majeure de 30 000 à 15 000 soldats, plus 10 000 hommes pour intervenir sur le territoire national et un échelon national d'urgence en alerte de 5 000 hommes. Les perspectives de JPO (journées de préparation opérationnelle) en 2013 sont mauvaises, 83 jours au lieu de 90.  " Le niveau de 120 jours d'engagement opérationnel ne pourra être atteint qu'avec 30 jours d'OPEX. "

Sur le plan du matériel, le programme Scorpion est préservé par le Livre blanc. Mais l'arrivée du VBMR (véhicule blindé multirôle, photo Nexter) à partir de 2018 et celle de l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) en 2020 va entraîner la prolongation des AMX-10 RC et des VAB jusqu'en 2030... La livraison du véhicule blindé d'aide à l'engagement (VBAE), repoussé de 2025 à 2030, implique également la prolongation de la durée de vie des VBL (véhicules blindés légers), non budgetée à ce jour selon le CEMAT.

" L'armée de Terre, aux côtés des autres armées, a démontré son efficience, bâtie sur un niveau de ressources devenu " juste insuffisant " et dont l'excellent ratio coût-efficacité demeure un atout incomparable pour notre pays. " Le CEMAT considère que l'armée de Terre est à " un seuil plancher pour un pays de 65 millions d'habitants ".

AIR

air_a330-mrtt.jpgComme les autres chefs d'état-major, le général Denis Mercier entend surtout préserver " le maintien de notre cohérence ". L'armée de l'Air, avec ses deux missions permanentes, la défense aérienne et la dissuasion, reste une arme de poids : "Aujourd'hui, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, nous disposons d'au moins un millier d'aviateurs qui sont en permanence en train d'armer des postes nous permettant de basculer instantanément du temps de paix au temps de crise. " Derniers exemples éclatants des atouts et des fragilités : la Libye et le Mali.

- Réductions. Passage à 225 avions de chasse, marine comprise (320 en 2008), plus une cinquantaine d'avions de transport tactique, sept avions de détection et de surveillance aérienne, douze ravitailleurs multirôles (MRTT, photo ministère de la Défense) et douze drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Ajoutons des avions légers de surveillance et de reconnaissance et huit systèmes sol-air de moyenne portée SAMP/T. Après la perte de 16 000 aviateurs, la fermeture de douze bases aériennes et une contraction globale de 30 %, l'armée de l'Air devrait perdre encore 2 400 hommes.

- Fragilités. 

1. La protection réclame une rénovation des radars. Le système ACCS (Air Command and Control System) doit se trouver dans la LPM. Le programme SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aériennes) accuse un retard de trois ans avec le décalage d'une quatrième étape.

2. Nécessité de l'amélioration du réseau des systèmes d'information et de communication.

3. L'arrivée " maintes fois décalée " des MRTT implique que le ravitaillement est en déficit et en coûteuse surmaintenance après cinquante ans de service (les éternels C-135). " Si cette flotte reste clouée au sol, la composante aéroportée serait inutilisable et nous ne disposerions plus de capacités à intervenir à distance. C'est-à-dire qu'en fait, nous ne ferions plus grande-chose. " Voilà au moins une priorité claire.

CEMAAGalMercier.jpg- Projections. Si l'armée de l'Air ne pratiquait pas la différenciation du matériel, en pérennisant des Mirage 2000, pendant la montée en puissance du Rafale, elle n'atteindrait pas le contrat de 225 avions de chasse. Le même esprit prédomine du côté des hommes. Les aviateurs ont adopté " une nouvelle organisation de notre capacité à durer ", indique le général Mercier (photo ministère de la Défense). En clair, deux cercles sont mis en place : un s'entraînant sur tout le spectre et un second pratiquant sur les avions de complément comme les avions d'instruction. Figurez-vous que le tableau de bord du petit Pilatus PC-21 peut être configuré comme celui d'un Rafale. Ce qui permet à ce second cercle de s'entraîner 40 h sur Rafale et 140 h sur d'autres moyens pour atteindre les 180 h annuelles... Pire, il s'agit désormais de maintenir un entraînement diminué de 20 %.

L'armée de l'Air se débrouille. Les Mirage 2000-5 vont passer de 7 000 h à 9 000 heures de vol, " une première " glisse le général Mercier. Les Mirage 2000 D seront rénovés (obsolescence des radars et des calculateurs de missiles). " Nous avons besoin d'une nouvelle tranche Rafale... dans un volume à définir ", s'inquiète le CEMAA. Les douze MRTT prévus au lieu de quatorze impliqueront le maintien de C-135.

MER

fremm-aquitaine.jpgAvec 11 millions de km² de zone économique exclusive et sa mission majeure d'instrument de la dissuasion nucléaire, la France ne peut décemment pas trop tirer sur sa Marine et ses coûteux équipements... Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel,  assure : " Il est essentiel que la notion de déploiement naval permanent soit reprise (dans le Livre blanc) car elle constitue le fondement de notre action et une des clefs de notre réactivité. " Du coup, " je considère que le résultat pour la Marine est acceptable au vu des données d'entrée. "

- Réductions. Abandon d'un deuxième porte-avions au moins jusqu'en 2025 ; suppression d'un BPC (bâtiment de projection et de commandement) sur quatre ; suppression de trois frégates sur dix-huit (en plus des sept de la LPM précédente). Les décisions vont entraîner la suppression de la permanence de la Marine nationale dans une zone d'opération extérieure

- Tensions. Quatre fragilités apparaissent aux yeux de l'amiral Rogel.

1. Tension sur les effectifs (limite organisationnelle et une limite de gestion, la Marine comptant plus de mille qualifications différentes) ;

2. Tension sur le volume d'activités des forces (l'emploi opérationnel permanent réduit les crédits OPEX pour la Marine) ;

3. Fragilité liée au renouvellement des équipements à l'horizon 2025. Le Livre blanc reste flou sur les patrouilleurs, les avions de chasse marine et n'évoque pas le cas des bâtiments logistiques, la patrouille maritime et les hélicoptères. Un impératif pour le CEMM : " La réduction du format doit s'accompagner du respect strict du calendrier de livraison des équipements. "

4. Tension sur le soutien et le maintien en condition opérationnel.

CEMMAmiralRogel.jpeg- Projections.  Le déploiement permanent d'une frégate ne pourra plus se faire en Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie dans l'océan indien) et en Méditerranée orientale " mais en Atalanta ou en Méditerranée orientale ". Même conséquence pour la force d'avions de patrouille maritime " non plus en Atlantique et en Afrique mais en Atlantique ou en Afrique ". L'Atlantique reste " une zone naturelle " et la sécurité dans le golfe de Guinée (mission Corymbe) est appelée à prendre de l'importance.

Les frégates sont réduites de 18 à 15, dont quatre de défense aérienne. Le reste sera un panachage entre les FREMM (photo Marine nationale de la FREMM Aquitaine) et les frégates type Lafayette. En outre-mer, la Marine maintient six bâtiments (deux à la Réunion, deux aux Antilles, un en Nouvelle-Calédonie et un dans le Pacifique). Elle travaille toujours sur la construction des B2M (bâtiments multimissions) faiblement armés pour remplacer les bateaux de transports légers (BATRA). Les patrouilleurs P400 devront être prolongés puisque le programme BATSIMAR (patrouilleur littoraux) a déjà été repoussé une fois.

"Il ne faudra pas être surpris dans dix ans que le chef d'état-major de la Marine réponde qu'il ne peut que remplir imparfaitement l'une ou l'autre de ses missions ", évalue le CEMM (photo ministère de la Défense).

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:55
La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA

La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA



 

Le 4 juillet 2013 - ONERA

 

Aujourd’hui, au centre ONERA du Fauga-Mauzac, est inaugurée LIMA, une plateforme qui offre aux laboratoires et entreprises des services pour développer l’utilisation des nouvelles technologies d'imagerie aéroportée et faciliter l’innovation dans le traitement de l’information. Cette inauguration a lieu en présence des partenaires notamment institutionnels qui ont permis cet investissement clé pour la région Midi-Pyrénées : Henri-Michel Comet, Préfet de la Région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne, Jean Tkaczuk, représentant Martin Malvy, ancien ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées et Thierry Cotelle, représentant Pierre Cohen, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole. Ils étaient accueillis par le Président de l’ONERA, Denis Maugars. « L’ONERA est heureux d’inaugurer aujourd’hui la plateforme régionale LIMA en présence de l’ensemble des acteurs de ce projet. Je tiens tout particulièrement à remercier la Préfecture de la Haute-Garonne, la Région Midi-Pyrénées et Toulouse Métropole de leur confiance et de leur engagement dans ce projet, et de permettre ainsi à l’ONERA de démontrer son aptitude à mettre la science et l’innovation au service de l’industrie, des grands groupes comme des PME», a déclaré Denis Maugars, Président Directeur Général de l’ONERA.

LIMA, le Laboratoire d’ Imagerie Multicapteurs Aéroportée, est une plateforme de moyens de mesure multicapteurs – aéroportés et au sol – et de moyens informatiques d’exploitation associés. LIMA est financé à hauteur de 6,85 millions d’euros dont 4,12 millions par le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Contrat de Projets Etat Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole et 2.7 millions d’euros par l’ONERA.


La plateforme LIMA est appelée à jouer un rôle structurant dans la région, à travers un double objectif.

Celui de faciliter l’accès aux nouvelles technologies d'imagerie aéroportée, en particulier l’imagerie spectrale ou 3D à très haute résolution spatiale (décimétrique), par des actions de formation et la mise en place de partenariats avec d’autres acteurs de la recherche ou des industriels. Mais également de développer les usages de ces nouvelles technologies d'imagerie aéroportée  et favoriser ainsi le passage de la recherche amont au niveau applicatif.


Un vecteur d’innovation pour les PME régionales

Plusieurs PME régionales, dont Magellium et Leosphere, présentes lors de l’inauguration, sont déjà intéressées par ces domaines à fort potentiel technologique.

Cette plateforme s’adresse à de nombreux secteurs d’activité, comme :
 

  • l’agriculture, la foresterie, la gestion de l’eau
  • le développement durable (efficacité énergétique des bâtiments, impact anthropique)
  • le développement urbain (cartographies thématiques, optimisation du trafic ou de l’éclairage urbain, biodiversité)
  • l’environnement (qualité de l'air et des eaux, caractérisation des émissions polluantes)
  • les risques (accidents industriels, inondations, feux de forêt)
  • la défense et la sécurité (surveillance de site, de frontières, renseignement...)
  • les sciences de l'univers, la météorologie.
     

La plateforme LIMA : une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée

LIMA et ses partenaires du monde de la recherche et de l'industrie mettent à disposition une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée, de la définition amont d'une application au transfert industriel, en passant par les étapes de démonstration théorique et expérimentale.

  • Campagnes de télédétection : mesures aéroportées, mesures de validation sur le terrain, fourniture des produits et aide à l'exploitation des résultats.
  • Aide au développement et à la validation théorique et expérimentale d’outils d’exploitation de l’imagerie aéroportée.
  • Support à l'industrialisation de chaînes d'exploitation et développement de services.
  • Formation et expertise en imagerie embarquée hyperspectrale et Infrarouge, imagerie laser 3D, lidar atmosphériques.


A propos de LIMA

LIMA est une plateforme de recherche qui comprend :

  • une infrastructure mobile de moyens de mesure de terrain pour la validation expérimentale. Elle intègre un sondeur micro-onde et trois lidars à balayage 3D - pour la mesure des champs de vent, d’humidité, d’aérosols, de température- des capteurs pour caractériser les propriétés optiques et thermiques des surfaces, des outils de relevé 3D d’un site. A LIMA, l’ONERA adjoint des capacités aéroportées de mesure hyperspectrale à la pointe de la technologie, allant du visible à l’infrarouge thermique.
  • Un centre informatique d’exploitation des données pour constituer un catalogue de bases de données de mesures, une base de traitements de références et des outils de modélisation.
  • Un site expérimental de 70 hectares, instrumenté pour la télédétection aéroportée, et localisé sur le centre Onera du Fauga-Mauzac.

 

À propos de l’ONERA

L’ONERA est le premier acteur français de la R&T aéronautique, spatiale et de défense (ASD). Etablissement public (EPIC), créé en 1946, sous tutelle du Ministère de la Défense, L’ONERA compte 2 109 salariés dont 263 doctorants. Il est le seul acteur en France à s’être doté des compétences scientifiques nécessaires pour traiter des problématiques complexes propres au secteur ASD. Avec un parc de moyens d’expérimentation unique en Europe, il met ses compétences au service des agences de programmes, des institutionnels, des grands industriels et des PME-PMI. Son modèle atypique de recherche partenariale, labellisé Carnot, lui a permis de réaliser un volume d’activités de 243 millions d’euros en 2012 dont 53% d’activités sur contrat. Force d’innovation, d’expertise et de prospective, l’ONERA a contribué aux plus grands succès de l’aérospatial : Ariane5, gammes Airbus et Eurocopter, Rafale, Falcon 7X, le radar de veille spatiale Graves, le Very Large Telescope, etc. www.onera.fr

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
FFDj : un nouveau COMFOR

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 30 juin 2013, la cérémonie de prise de commandement du nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) s’est déroulée sur la base aérienne 188 de Djibouti. Le général de brigade aérienne Joël Rode succède ainsi au général de brigade aérienne William Kurtz.

 

Cette prise d’armes a rassemblé de nombreux invités sous la présidence du général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie représentant à cette occasion l’amiral Edouard Guillaud chef d’état-major des armées (CEMA) (et aussi COMFOR FFDj de2009 à 2011),. Son Excellence Monsieur René Forceville, ambassadeur de France,des membres du gouvernement djiboutien, ainsi que des autorités civiles et militaires djiboutiennes étaient également présents.

 

FFDj : un nouveau COMFOR

Lors de son ordre du jour, le nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti a souhaité rendre hommage au fort engagement de son prédécesseur sur le territoire djiboutien et plus largement au sein de la corne de l’Afrique, et a indiqué que son action se placerait dans la continuité des efforts déjà menés.

 

Le général de brigade aérienne Rode a été breveté pilote de chasse en 1986. En 2001, il a occupé les fonctions d’aide de camp du Président de la République Jacques Chirac. En 2005, il était attaché de l’air auprès de l’ambassade de France à Washington. De 2008 à 2011, il a tenu successivement les fonctions de chef du bureau « plans » à l’état-major de l’armée de l’Air ; d’inspecteur Emploi à l’inspection de l’armée de l’Air puis de chef du détachement de conduite des opérations aériennes françaises en Libye. Jusqu’à ce jour, il commandait le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) à Mont de Marsan (2011 à 2013).

FFDj : un nouveau COMFOR

La prise d’armes de passation de commandement fut également celle de l’adieu aux armes du général Kurtz. Il quitte l’institution militaire après 31 ans au service des armées de la France.

FFDj : un nouveau COMFOR

Les Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français prépositionné, permettant de disposer de réservoirs de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre desa mobilisation contre la piraterie. Les FFDj bénéficient également d’une capacité d’entrainement permanente avec le centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD). Régulièrement, le CECAD accueille des unités permanents ou en mission de courte durée des FFDj, les unités ou écoles de métropole ainsi que les forces armées djiboutiennes et étrangères.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 1er  juillet 2013, la cérémonie de transfert d’autorité entre les forces de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est déroulée à Bamako.

 

C’est au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre malien de la Défense que les unités militaires et de police de la MISMA ont symboliquement échangé leur béret pour porter le béret bleu des Nations Unies.

 

Placée sous l’autorité de M. Bert Koenders, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la mission, ainsi que du général rwandais Kazura, la MINUSMA a notamment pour mission de contribuer à stabiliser le pays et d’accompagner les autorités maliennes dans le processus de transition politique. Ceci inclut l’appui de la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin ainsi que l’appui à l’organisation et à la conduite d’élections présidentielles et législatives.

 

Comme l’a décidé le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2100 du 25 avril 2013, la MINUSMA comptera au maximum 11200 militaires et 1440 policiers ainsi qu’une structure civile adéquate. La montée en puissance de la MINUSMA se poursuivra au cours des prochains mois.

 

Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

La MINUSMA compte aujourd’hui près de 6200 casques bleus d’ores et déjà déployés au Mali, y compris dans toutes les grandes villes du Nord, de Tombouctou à Tessalit.

 

La France participe à la MINUSMA à hauteur d’une quinzaine de militaires déployés dans son état-major, dont le général Vianney Pillet assure la fonction de chef d’état-major.

 

La force Serval a mis en place des détachements de liaison et d’appui au sein de ces bataillons. Ils sont sous commandement français et ont pour mission de veiller à la coordination tactique des forces engagées dans une même zone. Ils appuient également les forces africaines dans le domaine du commandement, de la logistique, du renseignement, des appuis feux.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

05/07/2013 Marine nationale

 

L’amiral Bernard Rogel s’est rendu en Russie, à Saint-Pétersbourg, du 1er au 4 juillet dernier. Il s’est entretenu avec son homologue, l’amiral Viktor Viktorovich Tchirkof, sur les actions de coopération en cours.

 

Le CEMM a d’ailleurs évoqué avec l’amiral Maksimov, directeur de l’Académie navale Kuznetsov, l’accueil par cette école d’un lieutenant de vaisseau français en septembre prochain.

 

L’amiral Rogel a également visité des bâtiments russes et des entreprises exposantes dans le cadre du salon naval russe International Maritime Defence Show(IMDS).

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:20
Philippe Duhamel nommé CEO de ThalesRaytheonSystems

5 juillet Aerobuzz.fr

 

A compter du 17 juillet 2013, Philippe Duhamel (51 ans) est nommé Chief Executive Officer de ThalesRaytheonSystems. Il succède à Jack Harrington à la tête de l’entreprise (1.400 salariés) détenue à parts égales par Thales et Raytheon.

 

Diplômé de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, Philippe Duhamel a rejoint Thales en 1987, en tant que responsable de l’ingénierie d’un système de défense anti-aérienne. En 2010, il a été nommé Président de Thales Raytheon Systems SAS, entité française de la société commune entre Thales et Raytheon dédiée aux systèmes de défense aérienne pour les armées dans tous les pays.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:35
Exercice Tactical La Fayette Week dans le sud de la France

05/07/2013 Armée de l'air

 

Du 20 au 27 juin 2103, l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette» a participé à l’exercice Tactical La Fayette Week (TLW) organisé par le centre opérationnel des forces aériennes stratégiques (COFAS).

 

Cet exercice vise à entraîner dans un environnement réaliste les équipages aux différentes phases tactiques d’une mission aérienne complexe. Au programme, des phases de ravitaillement en vol, de pénétration basse et moyenne altitudes, et de combat aérien en vol dans le respect le plus strict des règles de sécurité aérienne du temps de paix.

 

Les avions ont évolué dans la zone d’entraînement aérienne la plus étendue de France, qui couvre tout l’espace maritime entre Perpignan et Solenzara, en Corse. Cette zone, l’une des plus grandes en Europe, offre de très belles possibilités d’entraînement (vitesse supersonique, vol très basse altitude…). L’emploi de moyens de conduite modernes tels Stradivarius (outil de visualisation en temps réel de la situation aérienne) a favorisé l’optimisation des moyens aériens dédiés à TLW.

 

Au bilan, l’exercice a totalisé 137 sorties en 9 raids aériens composés de 15 à 25 chasseurs. Le nombre des acteurs révèle également le succès de TLW : Mirage 2000N, Rafale, Mirage 2000-5, Mirage 2000D, Mirage F1, Alphajet, avions ravitailleurs C135 et un avion radar E3-F. TLW se caractérise aussi par sa dimension interarmées avec la participation de Rafale de la flotille 11F de la marine nationale, mais également une dimension interalliée avec la présence d’Eurofighter espagnols et italiens, de F18 espagnols et de Tornado britanniques. Enfin, par son action, le centre de détection et de contrôle de Lyon Mont-Verdun a permis de donner toute sa dimension à cet exercice.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:32
Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

05/07/2013 Armée de l'air

 

Mardi 2 juillet 2013, deux hélicoptères Puma et leurs équipages de l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées», sont rentrés sur la base aérienne 120 de Cazaux après plusieurs mois d’opération au Mali.

 

Une quarantaine d'aviateurs de l’escadron girondin ont été déployés au profit de l’opération Serval depuis le 11 janvier 2013. Travaillant en étroite collaboration avec les aviateurs du commando parachutiste de l’air n°30 (CPA 30), les équipages avaient pour mission d’armer le plot de recherche et sauvetage au combat (RESCO). Au total, près de 60 évacuations médicalisées (Medevac) ont été réalisées au profit de 190 militaires (français et africains) déployés dans les  zones de combat. Du matériel de première nécessité a également été livré par les équipages des Puma.

 

Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

Pour rappel, l’EH 1/67 «Pyrénées» était engagé il y a encore quelques mois en Afghanistan dans le cadre de l’opération Pamir. Présents du 29 novembre 2006 au 15 mars 2013, les Caracal de l’escadron ont été les premiers hélicoptères français engagés dans la lutte contre les talibans au profit de la coalition. Au total, plus de 3300 heures de vol et 3400 missions de guerre ont été réalisées, permettant de procéder à 229 évacuations médicalisées pour 300 blessés pris en charge.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir de qualification du missile de croisière naval (MDCN), le 1er juillet 2013. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le thème de tir retenu était particulièrement exigeant puisque, outre les objectifs de portée, il a contribué à valider les performances de navigation autonome et de guidage terminal par reconnaissance infrarouge. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité de la DGA et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MDCN équipera à terme les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MDCN à la société MBDA fin 2006.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
La DGA réceptionne le 500e VBCI

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le 28 juin 2013 le 500e véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Produit par le groupement d’entreprises constitué par les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense, le VBCI a été commandé par la DGA à 630 exemplaires.

 

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l’AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d’infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d'une tourelle de 25 mm et permet l'emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d’être livré à l’armée de terre en mai 2013, est équipée du système d’informations régimentaire (SIR).

 

Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h. Véritable "base vie" pour le fantassin, il offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres et amène d’excellentes capacités d’observation et de feu.

 

Le VBCI a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d’année 2013 où il a à chaque fois parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Jacques Desclaux named Chief Executive Officer of Roxel

03/07/2013 MBDA

 

Jacques Desclaux was named Chief Executive Officer of Roxel at the Board of Directors meeting held yesterday. He replaces David Quancard, who is moving to a new position within Safran.

 

Jacques Desclaux, 57, graduated from the Ecole Centrale de Paris engineering school.

 

He started his career with Alsthom-Atlantique, working on industrial turbomachinery, then joined Snecma in 1984, taking part in the development of the Vulcain cryogenic engine (which powers the main stage of Ariane 5) at the Vernon plant west of Paris. In 1993 he moved to Snecma Propulsion Solide in Bordeaux, where he was first head of the MPS program (solid rocket booster for Ariane 5), then head of the M51 program (solid propulsion systems for France's strategic ballistic missile). In 1999 he was named Vice President, Production and Engineering at G2P (joint venture between Snecma and SNPE).

 

Jacques Desclaux moved to Snecma's Military Engine division in 2000 as director of operations for the M88, powerplant of the Dassault Aviation Rafale multirole fighter, leading to the engine's qualification. He joined Europrop International (EPI)* in October 2003 as Vice president, Programs and Operations, and was then named Executive Vice President, a position he held until the certification of the TP400.

 

From February 2011 until this latest appointment, he was Chairman and CEO of PowerJet, the joint venture between Snecma (Safran, France) and NPO Saturn (Russia) in charge of the production and marketing of the SaM146 regional jet engine.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Cyberdéfense : les Rafale, Tigre, Leclerc sont-ils vulnérables aux cyber-attaques ?

05/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Bourrés de systèmes d'information, les systèmes d'armes modernes - avions de combat Rafale, hélicoptères Tigre et NH90, chars Leclerc, porte-avions Charles-de-Gaulle - pourraient être vulnérables aux cyber-attaques. C'est ce que laissent supposer les déclarations du patron de la cyberdéfense du ministère de la défense.

 

La guerre dans la guerre. La montée en puissance des dispositifs de cyberdéfense oblige toutes les armées du monde à réfléchir sur les nouvelles menaces et de trouver comment les contrer et les maîtriser. Comme par exemple comment protéger un système d'arme bourré de technologies reliées à un ou plusieurs systèmes de communications. C'est d'ailleurs l'une des craintes actuelles du ministère de la Défense. "Actuellement, les exigences de la protection des réseaux sont bien perçues et l'on sait comment renforcer très rapidement leur sécurité. Ce que l'on connaît moins bien réside davantage dans les systèmes d'armes et les automatismes embarqués dans les systèmes automatisés", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière, patron en charge de la cyberdéfense au ministère.

 

Car, comme le rappelle le contre-amiral, une frégate mutlmissions FREMM "rassemble 2.400 systèmes d'information", qui pourraient faire l'objet de cyber-attaques avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. "Comment encapsuler ces systèmes ?", s'interroge le patron de la cyberdéfense au ministère. Ce sera l'un des objectifs des années 2014-2015, selon lui. Selon nos informations, l'armée de Terre a déjà réagi en nommant un responsable chargé de vérifier si les systèmes d'armes sont sains et hors d'atteinte. Une mission vitale car après avoir développé des logiciels libres, les industriels tricolores ont ensuite modernisé les matériels avec des logiciels... fournis par des groupes américains.

 

Retard de la France

 

Pour autant, la France a pris conscience, certes tardivement, des problématiques de cyberdéfense. "Nous avions constaté au cours d'incidents en 2009 que nous ne disposions pas d'une structure capable de gérer la défense réactive face à des infections informatiques de grande ampleur, chaque grande direction agissant de façon pas assez coordonnée", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière. "Il faut bien convenir que nous avons encore du retard sur nos partenaires anglo-saxons", reconnaît-il. Après les cyberattaques subies par Bercy,  l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a fait intervenir, dans un premier temps un groupe d'intervention rapide composé de quelques spécialistes et ingénieurs de très haut niveau pour l'audit et le diagnostic. Puis, dans un deuxième temps, elle a envoyé une trentaine d'ingénieurs de haut niveau pour mettre en place les plans de reprise et de reconquête du réseau. Cette dernière a mobilisé environ 300 administrateurs de réseau.

 

En dépit des contraintes budgétaires actuelles, le ministère de la Défense tente donc de rattraper son retard aussi bien dans son organisation que dans ses moyens en personnels. L'ANSSI est l'autorité gouvernementale sur l'ensemble des ministères et des 200 opérateurs d'importance vitale (OIV) publics et privés. Pour sa part, le contre-amiral Arnaud Coustillière cumule deux casquettes. Il est l'officier général en charge de la montée en puissance des capacités de cyberdéfense des armées françaises et il est chef cyber du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Le ministère de la Défense entretient par ailleurs "une relation particulièrement étroite avec l'ANSSI, dans le cadre d'un protocole qui nous lie à l'agence. Elle nous alimente en renseignement d'alerte et nous l'appuyons notamment dans son travail de sensibilisation".

 

Montée en puissance des effectifs

 

Le plan de montée en puissance des capacités cyber se poursuit, précise le contre-amiral. Le ministère compte actuellement 1.600 personnels investis dans cette mission, dont 1.200 relevant de l'Etat-major des armées (EMA) : 300 personnes en charge des équipements de chiffrement et 900 du seul périmètre cyber, pour la chaine de protection/prévention et à présent celle plus récente de défense des systèmes. Sur ces 900 personnes, environ 60 s'occupent des métiers très pointus de l'expertise et de l'audit, 70 de la lutte informatique défensive et tous les autres s'occupent de prévention, de l'exploitation, ou de l'architecture des systèmes.

 

"Aujourd'hui au sein des armées, le vivier d'ingénieurs de très haut niveau capables d'intervenir en premier est de l'ordre de 200 personnes, sur les 6.000 personnels des SIC (systèmes d'informations et de communciations) que comprend la DIRISI (Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information)", précise le patron cyber des armées. Et de rappeler que "c'est une compétence rare, que seul l'État et quelques grandes entreprises sont capables de posséder, et surtout de mobiliser rapidement en les faisant rapidement basculer de priorité d'emploi. Au deuxième niveau de l'intervention, nous avons besoin d'un personnel très nombreux pour redéployer un réseau. Le vivier est là de l'ordre de 700 à 800 personnes". La prochaine loi de programmation militaire (LPM) devrait confirmer le plan d'augmentation des effectifs à hauteur de 350 personnels, notamment pour assurer des missions de prévention et de défense.

 

Enfin, s'agissant des crédits de Rercherche & Développement (R&D), une progression très significative a été annoncée par le ministre, les crédits devant tripler, pour atteindre un montant total de 30 millions d'euros... contre 3 millions en 2009.

 

Problème de recrutement

 

Pour autant, le ministère rencontre des difficultés de recrutement. "Les insuffisances sont davantage liées à un problème général de disponibilité de la ressource humaine au bon niveau de compétence, précise le contre-amiral. On observe qu'il est difficile d'attirer des étudiants vers les formations sur ce sujet et que de surcroît, une bonne part des élèves qui y sont formés sont de nationalité étrangère, ce qui limite les possibilités ultérieures de recrutement par des intervenants dans les domaines régaliens, tandis qu'environ 15 % des diplômés d'écoles spécialisées sont très rapidement recrutés par des sociétés américaines. La ressource reste en conséquence nettement inférieure aux besoins et un effort d'ampleur doit être organisé".

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:50
Pour en finir avec "l'Europe de la défense" - Vers une défense européenne

3 juillet 2013 Sénat.fr

 

Rapport d'information de MM. Daniel REINER, Jacques GAUTIER, André VALLINI et Xavier PINTAT, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 713 (2012-2013) - 3 juillet 2013

 

« L'Europe de la défense » est morte. Il faut cesser d'en prononcer le nom. L'expression était destinée à nous permettre de contourner l'obstacle de la souveraineté et à nous dispenser d'une clarification des relations entre l'Union européenne et l'OTAN. Mais c'était une « chimère » qui a conduit la défense européenne dans l'impasse où elle se trouve.

 

Lors du Conseil européen de décembre 2013, il est essentiel que les chefs d'Etat et de gouvernement adoptent une « feuille de route » dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel, voire institutionnel. Ce rapport leur propose des mesures concrètes. Mais nous savons que cela ne suffira pas. Des mesures pragmatiques ne remplaceront pas une vision et une ambition. Il faut aujourd'hui relancer le projet politique européen et réconcilier l'Europe avec ses citoyens. L'Europe ne peut pas se résumer à un grand marché. Elle doit pouvoir compter sur une défense autonome si elle souhaite devenir une puissance et rester dans l'histoire.

 

Sans attendre cette relance, les sénateurs proposent la création d'un groupe pionnier, un « Eurogroupe de défense », ouvert à tous les pays européens qui le souhaitent et le peuvent désirant d'aller plus vite et plus loin vers une défense commune européenne. Ce groupe pionnier, destiné à permettre à l'Europe d'intervenir militairement hors de ses frontières de manière autonome et à prendre sa part à la défense collective de son territoire, serait formé du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, et de l'ensemble de ceux qui veulent y participer. Il servirait de passerelle pour franchir le fossé entre « l'Europe de la défense » et la « défense européenne », entre la souveraineté des nations et le projet fédéral, comme l'ont fait jadis l'euro pour la monnaie unique ou Schengen pour l'abolition des contrôles aux frontières.

 

télécharger le Rapport

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