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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 12:30

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

2 déc. 2012 Air Recognition

 

 

 


The Neuron stealth combat drone UCAV (Unmanned Combat Air Vehicle) demonstrator successfully made its first flight (Read more at http://www.airrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&... ), Saturday, December 1, 21012. The Neuron demonstrator which has the the size of a fighter aircraft, took off from the military air base of Istres in France. It was operated by a technical team of Dassaut Aviation.

Army Recognition
Online military magazine for Defence & Security industry
Worldwide Defense & Security News
Marketing and advertising for Defense & Security Industry and Exhibition
Land Forces equipment, weapons and vehicles
http://www.armyrecognition.com

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:00

http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/arton795.jpg

 

PLAF hors série est désormais disponible. Bonne lecture à tous !

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

materiau-missile-hyperveloce-photo-Onera.jpg

 

06.12.2012 ONERA

 

L’ONERA a réussi à  développer un matériau haute température bon marché permettant de repousser la limite thermique du vol hypersonique.

 

L’ONERA est actif dans le domaine des missiles tactiques du futur. Ces missiles seront soumis pendant des temps courts à des températures de paroi atteignant  2000°C dues au frottement de l’air à des vitesses pouvant dépasser Mach 7. Il faut donc concevoir ces engins avec des matériaux spécifiques supportant ces conditions extrêmes, dans une contrainte de coût   imposée par la doctrine d’utilisation.

 

Section de fuselage fait du matériau ultraréfractaire mis au point par l’Onera Pour relever cette gageure, l’industriel MBDA a sollicité l’ONERA, dont l’expérience est établie et reconnue dans le domaine des matériaux ultraréfractaires. Les scientifiques de l’ONERA ont alors mis au point une solution technologique originale à base de matières premières bon marché. Cette innovation repose sur un procédé d’imprégnation d’une fibre de carbone par une matrice de céramique obtenue à partir de précurseurs organométalliques (composés chimiques associant carbone et  métal).

 

Les résultats expérimentaux ont montré la  résistance des structures réalisées aux hautes températures des vols hypersoniques envisagés. Cette réussite spectaculaire a été couronnée par l’attribution du prix Innovation de MBDA à l’équipe de chercheurs de l’Onera.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/cemat-2.png

 

07.12.2012par Guillaume Belan (FOB)

 

10 ans d’Afghanistan auront profondément marqué une génération de soldats. Faut-il aujourd’hui « désafghaniser » l’armée de terre ?

 

Vous avez raison, ce théâtre d’opérations a durablement marqué notre armée de terre, qui en ressort beaucoup plus professionnelle, expérimentée et aguerrie. Avec, dans beaucoup de domaines, l’acquisition de reflexes et de savoir-faire extrêmement précieux. En revanche, ce théâtre, très particulier et très exigeant, présente un adversaire avec des modes d’actions qui lui sont propres. Ces caractéristiques ne seront certainement pas les mêmes sur tous les futurs théâtres d’engagement. Et c’est le sens de tout le travail que j’ai lancé depuis un an déjà : mettre l’armée de terre en ordre de bataille, tirer tout ce qu’il y a de bons et de pérennes de cet engagement et en revanche, dans d’autres domaines, d’en revenir aux fondamentaux, afin de se préparer à des engagements futurs qui pourraient êtres totalement différents.

 

Il restera donc des acquis de l’opération afghane ?

 

Hormis l’expérience opérationnelle, un acquis important restera : le formidable travail de  préparation opérationnelle, notamment grâce à l’action de mes prédécesseurs, qui ont su préparer les unités à un engagement extrêmement exigeant avec des mandats de 6 mois, précédés de 6 mois de préparation intense. Les équipements les plus modernes y ont été déployés et ont été  en permanence revalorisés et adaptés aux spécificités du théâtre. En trois ans, 300 millions d’euros ont ainsi été engagés pour améliorer la protection de nos hommes, les capacités de détection des menaces et de réaction. Tout cela constitue un acquis très précieux.

 

L’Afghanistan a aussi permis de roder les mécanismes. Pensez à l’apport de l’aéromobilité : les hélicoptères de combat et de manœuvre y ont démontré tout leur apport en combinaison des autres armes.

 

L’armée a été fortement sollicitée ces dernières années, ne risque t-elle pas, dans les prochains mois, de se retrouver un peu désoeuvrée ?

 

C’est vrai qu’il y a eu désengagement d’un certain nombre de théâtres, d’Afghanistan, de Libye, de Côte d’Ivoire ou du Liban. C’est avant tout le résultat de l’excellent travail réalisé par les soldats. Ensuite je vous rappelle que l’armée de terre en 2009 était en surchauffe opérationnelle, alors que nous avions des effectifs supérieurs à ceux que nous avons aujourd’hui. Mais il faudrait peu de temps avant que nous soyons à nouveau pleinement sollicités. À moins de 5000 km de notre territoire, des foyers de crises sont susceptibles de justifier assez rapidement une participation de l’armée française si les autorités politiques le décidaient et si la communauté internationale le demandait. Nous nous préparons aujourd’hui à remplir des missions qui pourraient nous êtres confiées dans le futur. C’est l’effort que l’armée de terre va faire dans les mois qui viennent, un effort de travail, d’instruction et d’entraînement tactique, conduit à tous les échelons, dans les hauts échelons de commandement mais aussi aux échelons de contact, c’est-à-dire au niveau compagnie, escadron, batterie. Un vrai travail de fond de préparation opérationnelle.

 

De futurs théâtres… Vous pensez au Mali ?

 

Pas seulement ! Mais pour le Mali, selon les engagements qui seront pris, nous serions prêts à jouer notre rôle en matière de soutien. On est dans la gamme de nos savoir-faire, qui sont d’ailleurs réputés. Et nous avons une longue expérience de l’amitié et de la coopération avec les armées de l’Afrique de l’Ouest.

 

Livre Blanc, loi de programmation militaire, la période est à l’attente. Tout comme le budget, cela vous inquiète ?

 

Ce budget d’attente est une préoccupation. Car attente signifie report, et ce, de manière assez significative. L’armée de terre est touchée par ces reports. Certains programmes sont vitaux pour notre modernisation, en particulier pour le renouvellement de matériels de base, comme le VAB, l’AMX10RC, la Sagaie, vieux de 30 ans. Il faudra absolument les renouveler. C’est l’objectif du programme Scorpion, un programme moderne et économique grâce auquel on cherche à tirer tous les avantages en termes de ratio qualité / coût.

 

Mais pour que ce programme porte ses fruits, c’est-à-dire qu’il soit à l’avenir soutenable financièrement et que l’entretien des matériels affiche un coût limité, il faut absolument arriver à une grande standardisation et donc conserver ce programme dans sa globalité ; afin qu’un nombre significatif de matériels et d’équipements permettent des effets d’échelle et donc une baisse des coûts.

 

Les études et travaux préparatoires doivent être lancés le plus rapidement possible. Et même si, comme toujours, on arrive à gérer les petits retards initiaux, il faut débuter les études dès l’année prochaine. L’important, surtout : ne pas tuer l’idée de ce programme pour cause d’économies et de restrictions budgétaires.

 

À plusieurs occasions, vous vous êtes inquiété du budget dédié à la préparation opérationnelle. Cette dernière est-elle satisfaisante aujourd’hui ?

 

L’armée de terre et le ministre de la Défense lui-même ont veillé à ne pas descendre trop bas le niveau d’activité opérationnelle. Au sein du budget de l’armée de terre, nous avons ainsi réalisé un transfert pour maintenir un niveau d’activité de 105 jours par an, alors que la réduction budgétaire aurait pu le ramener aux alentours de 80 à 85 jours. Il s’agit d’un transfert, sur une enveloppe constante, donc au détriment d’autres fonctions. Mais je maintiendrai cet effort pour garantir à nos unités un taux de préparation satisfaisant alors même que nous sommes moins engagés en opérations.

 

Au détriment de quelles autres fonctions ?

 

Sans rentrer dans les détails, cela touche un certain nombre d’équipements, de mesures d’environnement. Cela ne peut pas durer longtemps, car ce n’est pas satisfaisant sur le fond, mais il s’agit de mesures palliatives. L’engagement extérieur baisse, il faut donc évidemment faire un effort budgétaire supérieur en faveur de l’activité de préparation opérationnelle.

 

La coopération avec certaines armées européennes semble s’accélérer dernièrement. Est-ce une réalité ?

 

Le Traité de Lancaster a lancé un processus de coopération avec l’armée britannique, notamment au niveau opérationnel. Nous travaillons ensemble sur l’interopérabilité pour être capable de s’engager ensemble dans les années à venir. Il y a aussi une coopération naissante dans le domaine des équipements avec le drone tactique Watchkeeper, qui correspond bien aux besoins des deux armées, ainsi qu’une coopération sur un nouveau canon, le 40 mm, qui aura sa place dans le programme de blindés moyens.

 

Avec les Allemands, de beaux projets sont lancés, dans le domaine de la formation, notamment attachée à des équipements communs ou des formations voisines. Sans oublier l’Italie, avec qui il existe un projet d’état-major de brigade commun.

 

Clairement nous recherchons toutes les voies de coopérations possibles avec nos amis européens. Parce qu’à chaque fois que c’est possible, cela génère une meilleure connaissance mutuelle, des économies éventuelles, et surtout cela améliore notre interopérabilité. Cela fait d’ailleurs 20 ans que les armées européennes combattent côte à côte.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

Skylander SK-105 photo GECI International

 

6 décembre 2012 Aerobuzz.fr

 

Le Tribunal de commerce de Briey (Meurthe-et-Moselle) a décidé la poursuite de l’activité de SkyAircraft. Les juges se donnent jusqu’au 20 décembre 2012 pour examiner les offres de reprises.

 

 

JPEG - 41.5 ko
Le Skylander SK-105 new look
Des lignes plus fluides pour le biturbopropulseur français à 5M$.

Alors qu’hier, France 3 Lorraine annonçait la fin du projet Skylander suite à la décision des administrateurs judiciaires en charge du dossier de demander l’arrêt immédiat de l’activité, le Tribunal de commerce de Briey (Meurthe-et-Moselle) a décidé, aujourd’hui 6 décembre 2012, la poursuite de l’activité de SkyAircraft de manière à se laisser le temps d’examiner les offres de reprises.

 

La société Sky Aircraft (GECI International), basée à Chambley, est placée en redressement judiciaire, depuis le 4 octobre 2012. La période d’observation était initialement de 6 mois. Compte tenu de la dégradation de la situation financière de l’entreprise dirigée par Serge Bitboul et son incapacité à verser les salaires de 159 employés, le Tribunal de commerce a décidé d’accélérer le mouvement. Il n’a toutefois pas déclaré l’arrêt de l’activité. Le PDG Bitboul s’est en effet engagé à régler les salaires sous 24 heures.

 

Le dossier SkyAircraft soutenu par la Région Lorraine est devenu politique. Le projet Skylander aurait déjà englouti plus de 100 millions d’euros, dont plus de 20 millions d’euros d’avances remboursables du Conseil régional de Lorraine.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/drm/1.-direction-du-renseignement-militaire-drm/direction-du-renseignement-militaire-drm-photo3/1849280-3-fre-FR/direction-du-renseignement-militaire-drm-photo3.png

 

07/12/2012 Ministère de la Défense

 

 Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a célébré ce soir le vingtième anniversaire de la Direction du renseignement militaire (DRM) à l’occasion d’une cérémonie organisée dans la cour de l’École militaire, à Paris. Pierre Joxe, ancien ministre de la Défense et créateur de la DRM, était présent à ses côtés. Créée en 1992 immédiatement après la guerre du Golfe sous l'impulsion du ministre Pierre Joxe, du chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade, et du général Jean Heinrich, son premier directeur, la DRM a permis de regrouper les moyens de recueil et d'analyse du renseignement militaire dont la dispersion avait jusque-là limité l'efficacité.

 

Ce grand service de renseignement d’intérêt militaire garantit à la France son autonomie d’analyse et de décision. En 20 ans, la DRM a appuyé tous les engagements des armées françaises et permis le suivi des nombreuses crises qui ont jalonné la période. Le récent exemple libyen a démontré l’utilité de la DRM pour protéger les populations et permettre à la France de conserver un rôle majeur dans la crise. Outil de connaissance et d’anticipation, la DRM a également étoffé ses capacités techniques et humaines et a établi des liens solides avec les autres services de renseignement français et étrangers.

 

« C’est une force, qu’il faut constamment cultiver, adapter,moderniser. Nous poursuivrons l’effort engagé au profit de nos moyens humains et techniques de recherche et d’analyse. La DRM doit en bénéficier également, davantage d’ailleurs que cela n’a été le cas dans la mise en œuvre, à cet égard insuffisante, de l’actuelle loi de programmation militaire », a déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Le Président de la République a indiqué, dans la lettre qu’il a adressée au mois de juillet dernier au président de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’attention particulière qu’il attachait au renseignement et à l’action spécialisée :ce  sont des éléments clés de notre faculté d’appréciation et de décision, donc de notre autonomie stratégique. Le renseignement constituera une priorité majeure de notre engagement dans les années à venir.  

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:50

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

06.12.2012 Par Edouard Pflimlin Le Monde.fr

 

Le 1er décembre, à Istres, dans le sud de la France, l'Europe de la défense, si décriée, marquait une grande avancée. Tout seul (ou presque), le prototype de drone Neuron a fait son premier vol. Ce drone de combat (ou UCAV en anglais pour Unmanned Combat Aerial Vehicle), furtif et donc difficilement détectable par les radars, est en effet piloté à terre. Il préfigure ce que seront les drones de combat conçus spécifiquement pour des frappes au sol et le bombardement, voire à terme le combat aérien.

 

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

Construit par Dassault aviation, le Neuron est long de 9 m, avec une envergure de 12 m, et d'un poids total de 7 tonnes, explique le blog spécialisé Défense européenne Bruxelles 2. Il peut atteindre une vitesse maximale de 980 km/h, proche de Mach 1 (1 220 km/h). Inauguré en 2003, notifié en 2006, ce programme devrait préparer le terrain à un drone de combat ou futur avion de chasse à moyen terme.

 

Le Neuron est un programme mené en coopération européenne, avec cinq autres pays (Italie, Suède, Espagne, Grèce, Suisse), mais sous forte impulsion française. Dassault Aviation, en tant que maître d'œuvre unique, est responsable de l'exécution du contrat principal. "L'objectif de ce projet n'est pas de créer de nouvelles capacités technologiques en Europe, mais de tirer le meilleur bénéfice des niches existantes", estime-t-on chez Dassault.

 

L'enjeu opérationnel est important : "Les drones militaires ont connu un développement très rapide au cours des dernières décennies, mais c'est leur utilisation intensive par Israël, [notamment au Liban en 1982], ainsi que par les États-Unis sur les théâtres irakien et afghan qui a mis en lumière leur importance dans la gestion des conflits", soulignait déjà un rapport de l'Assemblée nationale de 2009. Un rôle constaté lors des opérations récentes de l'armée israélienne à Gaza.

 

AVANCE AMÉRICAINE

 

L'enjeu stratégique et industriel du Neuron est majeur. Le projet "dessine l'avenir de l'aviation de combat européenne", soulignait dès 2009 le rapport parlementaire. Or, les Etats-Unis ont clairement une, voire plusieurs longueurs d'avance sur les Européens. L'autre projet de drone de combat européen, le Taranis, de BAE Systems, étant d'ailleurs moins avancé que le Neuron, même s'il devrait être testé au début de 2013.

 

Taranis source Defense News

 

Les Américains déploient la plus importante flotte de drones en tous genres au monde : ils ont été les premiers à tirer un missile lors d'un essai d'un drone MQ-1 Predator, il y a un peu plus de dix ans. Ils possèdent aujourd'hui une véritable armada de drones, selon le bilan de la publication de référence spécialisée de l'IISS de Londres, The Military Balance 2011 : drones lourds armés de missiles Hellfire, comme les MQ-1 Predator ou les MQ-9 Reaper, drones d'observation comme les RQ-4 Global Hawk... Au total, les Etats-Unis possèdent deux cent quarante-six drones, selon un pointage établi en 2011, quand la France ne déploie difficilement que... trois drones Harfang.

 

First Catapult Launch of X-47B Nov. 29, 2012

 

Deux jours avant le vol du Neuron, le 29 novembre, la société d'armement américaine Northrop Grumman a réalisé le premier essai de catapultage de son drone X-47B UCAS-D, un drone furtif en forme d'aile delta qui ressemble beaucoup au bombardier lourd B2, de l'US Air Force. Il peut emporter deux tonnes de bombes en soute, à plus de 2 000 km de distance et a une autonomie de vol de cinquante heures sans faire le plein. "C'est la première fois qu'un engin non piloté décolle de cette manière, au moyen d'une catapulte à vapeur", souligne la revue Air & Cosmos.

 

Ce test montre que le drone X-47B est "un pas plus proche de son rôle prévu, qui est de pouvoir atterrir et décoller d'un porte-avions", indique la revue de défense Jane's Defence Weekly. Des tests sur un porte-avions américain, peut-être l'USS Harry S. Truman, doivent avoir lieu d'ici à la mi-2013. Des tests de ravitaillement en vol autonome doivent également avoir lieu en 2014. En effet, le X-47B est conçu pour pouvoir assurer des vols de façon autonome, un contrôle manuel par un pilote ayant lieu quand il se rapproche du porte-avions. D'autres projets existent aussi chez les concurrents américains de Northrop Grumman, Boeing, General Atomics et Lockheed Martin.

 

TRANSPORT, RAVITAILLEMENT...

 

Les Etats-Unis veulent également diversifier l'utilisation des drones par leurs forces armées. Selon le "Plan de vol des systèmes de drones 2009-2047", un rapport de l'US Air Force (USAF), présenté le 23 juillet 2009 et qui couvre la période 2009-2047, les drones auront au sein de l'armée de l'air américaine une place croissante et pourraient donc voir leurs tâches étendues par exemple au transport de matériel ou au ravitaillement en vol. Jusqu'à remplacer les pilotes de chasse ?

 

Toutes les options sont du domaine du possible. En 2011, l'USAF aurait formé trois cent cinquante opérateurs de drone contre deux cent cinquante pilotes d'avion de combat. A long terme, elle vise une autonomie complète pour mener des missions de combat, même si "les humains garderont la possibilité de changer le degré d'autonomie approprié selon les types de missions ou selon les phases de celles-ci". Ce qui renforce les problèmes éthiques et juridiques déjà posés par l'utilisation des drones, d'une guerre presque "déshumanisée".

 

Si ce programme parvient à son terme, et si un ravitaillement en vol du drone est assuré, le X-47B pourra frapper des cibles à des milliers de kilomètres de distance en partant d'un porte-avions, alors que les pilotes pourront rester sur le navire et contrôler le vol par rotation. Et ce dernier pourra se protéger des missiles antinavires en opérant à plus grandes distances des côtes ennemies. Une capacité opérationnelle considérable, qui pourrait être disponible vers 2025.

 

VINGT ANS DE DÉVELOPPEMENT

 

Le Neuron, qui lance les contours d'un hypothétique "système de combat aérien futur" (SCAF) serait, lui, plutôt opérationnel à l'horizon 2030-2040, souligne Air & Space du 5 octobre. Le 30 juillet, deux contrats étaient notifiés, à Dassault Aviation et à BAE Systems d'une part, et à Rolls-Royce et à la Snecma d'autre part, pour un montant total de 13 millions d'euros pour évaluer la faisabilité du projet. S'il entre bien en service à cet horizon, ce drone européen aura pour mission de pénétrer et de détruire les défenses aériennes ennemies grâce à sa quasi invisibilité. Mais "pour l'heure, pas question de conduire des missions de défense aérienne", qui seraient assurées par les avions de chasse type Rafale. Pour l'heure...

 

Derrière l'enjeu militaire, il y a aussi un enjeu industriel de taille. Le marché des drones explose. Il devrait atteindre 6,6 milliards de dollars en 2012, selon la société d'études spécialisée Teal Group, et 11,4 milliards de dollars d'ici à dix ans, totalisant 89 milliards de dollars sur la prochaine décennie.

 

Yi Long UAV pic1

 

Même si plusieurs pays s'intéressent aux drones de combat, comme la Russie, l'Inde ou la Chine, ils n'en sont qu'à leurs balbutiements. Et l'univers des drones est nettement dominé par les industriels israéliens et américains que sont IAI, Elbit, Aeronautics, General Atomics, Boeing, Northrop Grumman et Aerovironment. Et le Pentagone est de très loin le plus important acheteur de drones de la planète. Selon la requête budgétaire du département de la défense américain pour l'année 2013, rien que pour les Predator et les Reaper, le ministère de la défense demande 1,91 milliard de dollars, contre 1,76 milliard en 2011. Selon Teal Group, les Etats-Unis devraient représenter 55 % des commandes d'équipement dans le monde.

 

Or, si l'Europe veut bâtir une défense européenne crédible, l'essor de son industrie de défense est essentielle. Son avenir stratégique passe par les airs et par ces engins aux formes étranges que sont les drones.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:55
Menace sur le VHM

06.12.2012 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Dure période pour l’armée de terre. Les ressources budgétaires, bien que très officiellement affichées en stricte application de la LPM (Loi de programmation militaire), ne sont manifestement pas au rendez-vous. L’étendu des dégâts n’est d’ailleurs pas encore totalement cernée… Et le budget terrestre, c’est devenu une tradition, trinque un peu plus que les autres. Facilité oblige.

 

Dernier arbitrage à l’étude, dont FOB a eu écho, le programme VHM (Véhicule Haute Mobilité), qui pourrait être amputé… de moitié! Annoncé il y a une semaine par la DGA (Direction Générale de l’Armement), le premier véhicule BVs10 Viking Mk2 de Hägglunds (filiale du groupe américano-britannique BAe) commandé en 2009, a été réceptionné le 7 novembre dernier. 53 véhicules haute mobilité seront livrés d’ici 2013.

 

Au final, la cible affichée devait atteindre 120 de ces chenillés blindés. Une première commande ferme de 53 VHM a été signée et deux tranches conditionnelles doivent-être confirmées, dont la première avant mai 2012. Or, de très fortes menaces pèsent sur ces commandes ultérieures et l’armée de terre planche très sérieusement sur un scénario à une cinquantaine de BVs10. Initialement, les 120 VHM devaient équiper deux brigades. Ce véhicule articulé blindé de transport de troupes, particulièrement adapté aux terrains difficiles, devait être mis en œuvre par la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), qui dispose déjà de son prédécesseur le BV206, et la 9e brigade légère blindé d’infanterie de marine (9e Blbima).

 

Aujourd’hui, il est question de ne disposer que d’un parc centralisé dédié aux opex, qui serait basé à Canjuers. Cette solution permettrait de pouvoir armer deux SGTIA (Sous-groupement tactique interarmes) déployés en opérations extérieures, à savoir 25 véhicules par SGTIA projeté. Cette centralisation du parc permettrait par ailleurs d’éviter une usure prématurée des véhicules en unité. Car le VHM est un véhicule « précieux ». Véritable véhicule de combat, il dispose de capacités de franchissement inégalées. Et pouvoir évoluer hors des axes offre des avantages opérationnels importants. Récemment les britanniques l’auraient utilisé pour mener un raid en Somalie. Simple d’utilisation, il offre une liberté d’action et peut transporter 11 fantassins (équipés Felin), là où d’autres véhicules seraient incapable d’évoluer.

 

Très utilisé par les britanniques en Afghanistan pour évoluer hors des axes et donc loin de la menace des IED (bombes artisanales), la France pourrait le projeter en opérations dès 2013.

 

Construit par Hägglunds, la société française Panhard est associée au projet. Le constructeur de blindés légers est en charge de l’intégration des équipements spécifiques : armements de 7,62 ou 12,7 mm, radios, systèmes d’information… La France disposera de trois versions : transport de troupes (11 combattants), PC et logistique. Le VHM est protégé contre les munitions de petit calibre, les roquettes RPG, les mines et les IED.

Menace sur le VHM
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:55

PR4G photo Thales

 

04 Décembre 2012 Thales

 

Orlando (Floride USA), le 4 décembre 2012 – Thales annonce l’attribution par la Direction Générale de l’Armement (DGA) du marché MASTER pour la conception, la réalisation et le soutien du « Moyen Adapté à la Simulation des Transmissions en Réseaux ». Le simulateur MASTER doit permettre la formation des cadres de l’armée de Terre qui ont en charge la mise en œuvre des composantes du système RITA (Réseau Intégré des transmissions automatiques), en tenant compte de leur environnement opérationnel.

 

Combinant les techniques de simulation et les transmissions réelles, MASTER permet la formation au déploiement et à la conduite des réseaux de transmissions à l’école des transmissions de Rennes et dans les régiments de transmissions.

 

Ce simulateur sera opérationnel et mis à disposition de l’école des transmissions en mai 2014, à l’issue d’une période de qualification de plusieurs mois. Le marché comprend également un contrat de maintien en conditions opérationnelles (MCO) d’une durée de 3 ans à partir de 2014.

 

MASTER propose aux instructeurs des moyens pour la scénarisation de leurs exercices, pour l’évaluation des élèves et pour le débriefing en fin de formation. En se raccordant à MASTER et aux exercices élaborés par l'école des Transmissions, les régiments bénéficient de  l'environnement réseau simulé par des automates, évitent de déployer sur le terrain des moyens réels, génèrent des économies substantielles et minimisent l'empreinte écologique de leur préparation.

 

MASTER vise à remplacer le système SEMSIC, simulateur pour la formation et l’entraînement des chefs de pions au réseau RITA, précédemment déployé. Capitalisant sur les acquis mis en œuvre dans SEMSIC et en y apportant des évolutions significatives (bases de données, ergonomie, liaisons additionnelles,…), MASTER permet de gérer les forces amies et ennemies. Tourné désormais vers l’entraînement des forces dans un environnement interarmes, MASTER permet la rencontre entre la dimension humaine en opération et la capacité technologique des réseaux tactiques, donnant ainsi aux « transmetteurs » la maîtrise des capacités qui leur sont indispensables en conditions d’emploi réelles. Avec la mise en œuvre de ce simulateur, Thales fournit à ses clients les évolutions permettant d’accompagner au mieux et sur le long terme leurs besoins opérationnels.

 

 

A propos de RITA

Le réseau RITA est un système de transmissions maillées tactiques pour l’armée de Terre.

RITA 2G a été développé par Thales dans les années 2000. Le réseau RITA est actuellement déployé par l’armée de Terre sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures. 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:55

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

03/12/2012 DGA

 

Le démonstrateur de drone de combat furtif NEURON a effectué aujourd’hui, avec succès, son premier vol.Le démonstrateur, aux dimensions d’un avion de combat, a décollé de la base d’Istres. Il a été mis en œuvre pas les équipes de Dassault Aviation. Les experts techniques de la DGA ont assuré le contrôle de l’espace aérien où NEURON a évolué. Ce contrôle garantit que ces vols se déroulent en toute sécurité par rapport aux autres usagers de l’espace aérien ainsi que le respect des réglementations en vigueur.

 

Ce vol est une étape majeure dans ce projet ambitieux ; elle ouvre la voie aux campagnes d’essais en vol du démonstrateur en Italie, en Suède et en France. Ces essais ont pour objectif de démontrer les qualités de vol de la plate forme, mais aussi d’en évaluer la furtivité et les aptitudes au combat.

 

La DGA assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble de ce projet notifié en 2006. Il est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie (Alenia Aermacchi), la Suède (Saab), l’Espagne (Eads-Casa), la Grèce (HAI) et la Suisse (Ruag).

 

Financé sur le budget des études amont du ministère de la défense, NEURON marque un effort de recherche et technologie majeur pour préparer l’avenir et maintenir des compétences industrielles essentielles. Il inaugure la prochaine génération d’aéronefs de combat, qu’ils soient pilotés ou non, avec l’ambition de préserver l’autonomie européenne dans ce domaine. C’est un défi majeur tant sur le plan technologique qu’industriel.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

468px-Marine nationale

 

05/12/2012 Marine nationale

 

Le marché de déconstruction des ex-bâtiments de débarquement de chars (BDC) Dives et Argens, et de l’ex-pétrolier-ravitailleur d’escadre (PRE) Saône a été notifié le 5 décembre 2012 à un groupement momentané d’entreprises constitué des sociétés Foselev et Topp Decide.

 

Les travaux de déconstruction seront réalisés sur le site industriel de la société Foselev au port de commerce de Brégaillon à la Seyne-Sur-Mer. D’une durée d’environ un an, ils seront effectués en utilisant un dock flottant afin de préserver la rade de Toulon de tout risque de pollution.

 

Ce marché, attribué dans le cadre d’un appel d’offre européen, s’inscrit dans le programme d’ensemble de déconstruction des bâtiments de la Marine désarmés, qui prévoit d’avoir déconstruit les plus anciens d’ici cinq ans, dans le strict respect de la réglementation, de la protection des personnels des chantiers et de l’environnement.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/cemat.png

 

05.12.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

C’est dans son bureau boulevard Saint Germain que le chef d’état major de l’armée de Terre (CEMAT) a bien voulu recevoir FOB pour une heure d’interview. Saint Cyrien, cavalier, Bertrand Ract Madoux a commandé le 1er Spahis de Valence. Participant à plusieurs opérations (ex-Yougoslavie, Côte d’Ivoire), il fera quelques passages en état-major avant de commander la 2ème brigade blindée, puis de revenir sur Paris. Directeur du cabinet du directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) en 2007, le général Ract Madoux a été nommé CEMAT en septembre 2011.

 

Ces derniers mois ont été difficiles pour l’armé de terre. Comment va-t elle?

 

L’armée de terre, par construction, résiste aux situations de crise, aux tensions et aux changements. Je constate à chacun de mes déplacements dans les unités combien elle reste solide avec des gens enthousiastes et motivés.

 

La mise en place de Louvois (logiciel unique de paiement des soldes) a tout de même fait du mal…

 

C’est un ensemble. Une accumulation de réformes que l’on met en œuvre et que l’on parviendra à faire aboutir ; mais c’est vrai que la simultanéité de plusieurs facteurs a généré un peu d’inquiétude et de lassitude, voire sur les soldes, de l’exaspération et beaucoup d’attente. Mais le fait que le Ministre ait sonné la mobilisation générale est, pour nous, une très bonne nouvelle. Car c’est véritablement l’affaire de tous. La résolution du problème ne tient pas qu’à l’armée de terre, qui est utilisatrice de ce nouveau système. Tout le monde est désormais mobilisé. On verra dans les premiers mois de l’année prochaine si les efforts déployés permettent de sortir de cette crise qui a trop duré. Cela fait plus d’un an que notre personnel est fragilisé, agacé par ces incessantes erreurs dans le calcul des soldes.

 

La réforme des bases de défense n’a-t-elle pas aussi aggravé le problème ?

 

Le calcul des soldes est très compliqué dans l’armée de terre. Cela est dû aux différents types de missions, de statuts, auxquels s’ajoutent les réservistes, les départs en opex (opérations extérieures, ndlr), etc. Ajoutez-y la masse des effectifs de l’armée de terre, et cela était trop pour le système. Effectivement, les bases de défense ont ajouté une difficulté supplémentaire, puisque l’on a modifié par l’embasement les circuits antérieurs de traitement de la solde, et que les centres de paiements de soldes de l’armée de terre ont été fermés dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques, ndlr). Mais aujourd’hui un travail colossal a été fait et tout le monde y voit plus clair. Cet effort se poursuit. Et c’est en bonne voie. On ne parlera bientôt plus de dossiers en retard. Dans quelques mois je l’espère, dès que le système de traitement de la solde sera fiable, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

 

Les Bases de Défense (BdD) ont eu du mal à se mettre en place. Aujourd’hui cela fonctionne ?

 

Il s’agit d’un bouleversement très important, pour l’armée de terre sans doute plus que pour les deux autres armées. Mais grâce à la bonne volonté de l’ensemble du personnel, le système fonctionne. Aujourd’hui la question sur laquelle nous nous concentrons est : que peut-on faire pour améliorer ce fonctionnement, simplifier les processus et faire en sorte que la réforme soit plus efficace ? À cet effet, l’armée de terre a conçu un système de « reporting » de la satisfaction des soutenus, qui nous permet de suivre très précisément les domaines dans lesquels le niveau de satisfaction est encore trop faible. La qualité de ce système fait qu’il a été étendu en interarmées et il permet de très bien déterminer là où il faut porter les efforts pour améliorer la situation.

 

Et où ces efforts doivent-ils être portés en particulier?

 

Les problèmes touchent surtout la coordination au plan local, ce qui fait que la tâche est parfois complexe pour les commandants de régiment, de brigade et de BdD ou d’unité de soutien. Nous cherchons donc à améliorer cette coordination locale entre soutenants et soutenus. Et, un peu comme l’ont fait les autres armées, comme l’armée de l’air dans les bases aériennes, nous cherchons à avoir une seule autorité qui chapeaute l’ensemble. L’objectif est donc qu’il y ait une autorité bien identifiée qui soit au carrefour de la chaîne de soutien interarmées et de la chaîne de commandement organique Terre.

 

C’est dans cet objectif qu’est menée en ce moment une expérimentation dans quatre BdD choisies pour leurs particularités. Et j’espère que dans 6 mois environ, on pourra étendre ce fonctionnement à une majorité des BdD à dominante Terre. Sans doute pas à toutes, cela dépendra des spécificités de chacune.

 

Le théâtre afghan se ferme, quel bilan en dressez-vous ?

 

L’armée de terre a été une contributrice majeure de cette opération sous l’autorité du CEMA (chef d’état-major des armées, ndlr). Le désengagement se déroule très bien. Nos soldats peuvent rentrer la tête haute. Ils ont fait preuve d’un excellent comportement. Il y a eu, de très nombreux et remarquables actes de bravoure, parfois chez de très jeunes soldats, qui n’ont pas eu peur d’exposer leur propre vie pour aller au secours de leurs camarades. C’est une grande source de satisfaction et je suis très fier d’eux.

 

Je vous rappelle qu’il y avait deux grands pans dans cette mission. La première était de contenir les talibans dans leur zone, pour les empêcher de mettre en danger la jeune république afghane, de menacer Kaboul, la plaine de Baghram, d’interdire l’utilisation des grands axes. Tout cela a parfaitement été rempli, nos soldats ont contenu cette menace, même si cela a été difficile et que l’on a connu des moments durs.

 

La deuxième mission était de former les forces de sécurité afghanes et de leur passer le relais, le moment venu. Aujourd’hui, alors qu’il n’y a plus de soldats français en Kapisa et en Surobi, près de 7500 soldats et policiers afghans contrôlent dorénavant parfaitement le terrain et manœuvrent de façon tout à fait respectable. Ce deuxième aspect de la mission est donc aussi atteint. Dans le cadre de la coopération bilatérale, des militaires français resteront encore pendant quelques mois auprès des Afghans dans la région de Kaboul, pour continuer à former leurs cadres.

 

Un désengagement est souvent périlleux. Est-il pour vous une réussite ?

 

Je suis très heureux et soulagé que ce retrait se soit bien réalisé. Il a été conduit avec intelligence, en cherchant à chaque fois que c’était possible à utiliser l’effet de surprise, en variant les modes d’actions. Même dans cette manœuvre de désengagement, nos soldats ont fait preuve de très bonnes qualités militaires.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.thalesgroup.fr/Resizer.ashx?i=/uploadedImages/C4ISR-Com.jpg&w=230

 

Dec 5, 2012 ASDNews Source : Thales Group

 

The French defense procurement agency (DGA) has awarded Thales the MASTER contract (Moyen Adapté à la Simulation des Transmissions en Réseaux) to design, deliver and support a transmission network simulator. The MASTER simulator will enable the training of French Army personnel responsible for deploying components of the RITA system (Réseau Intégré des Transmissions Automatiques) in all the relevant operational environments.

 

MASTER will combine simulation techniques with actual transmissions to support training in the deployment and operation of transmission networks at the French Army's signals academy (ETRS) in Rennes and at signals regiments.

 

The MASTER simulator will be operational and made available to the ETRS signals academy in May 2014, following a qualification period of several months. The contract also calls for through-life support for three years from 2014.

 

MASTER will provide instructors with the facilities they need to run exercises in the form of operational scenarios as well as assess trainees and perform end-of-course debriefing. By connecting to MASTER and the exercises developed by the ETRS signals academy, regiments will benefit from the simulated network environment, avoid the need to deploy real equipment in the field, generate substantial savings and minimize the ecological footprint of their preparations.

 

MASTER will replace the SEMSIC simulator, previously implemented for the instruction and training of personnel in the use of the RITA network. Building on the expertise gained through the SEMSIC system and incorporating a number of significant advances (databases, usability, additional links, etc.), MASTER covers the management of friendly and hostile forces. Focused on training in a joint forces environment, MASTER effectively combines the technological functionality of tactical networks with human factors during operations to enable signals personnel to master these critical capabilities in readiness for actual deployments in the theater. With this new simulator, Thales is providing its customers with the advanced functionality and effective support they need to meet their long-term operational requirements.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/5/4/9/000157945_5.jpg

 

05 décembre 2012 Par Emmanuel Guimard (Pays de la Loire) – Usine Nouvelle

 

Sous maîtrise d'œuvre du conseil régional des Pays de la Loire et avec une forte implication de DCNS, ce centre de recherche représente un investissement de 47 millions d'euros.

 

Le cabinet d'architectes Rocheteau-Saillard est le lauréat du concours lancé par le conseil régional des Pays de la Loire, maître d'ouvrage, pour construire le Technocampus océan, future plateforme de recherche technologique dédiée aux matériaux métalliques et aux structures en mer, pour la construction navale et les énergies marines renouvelables.

 

L'investissement s'élève à 47 millions d'euros pour 17 000 m² d’ateliers, de laboratoires et de bureaux. Ce centre d’excellence sera l'une des plateformes de recherche majeures de l’IRT Jules Verne. Il rassemblera plus de 350 chercheurs émanant de l’IRT Jules Verne et de DCNS Research. Alstom STX, Bureau veritas, ACB, Hydrocéan, et les écoles d'ingénieurs sont associés au projet. Le Technocampus océan sera implanté à Bouguenais (Loire-Atlantique), à proximité du Technocampus EMC2, plateforme dédiée aux matériaux composites. La livraison du bâtiment est prévue au 1er trimestre 2015.

 

Une plateforme satellite est à l'étude, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), pour des prototypes dans les secteurs de la navale et des énergies marines. Cette plateforme permettrait de tester des projets collaboratifs autour de grands ensembles complexes, à échelle 1, dans des infrastructures spécialement dimensionnées pour les accueillir.

 

Les financeurs du Technocampus océan sont la région (18,1 millions d'euros), l’Europe à travers le Feder (6,1 millions d'euros), Nantes métropole (5,95 millions d'euros), le conseil général de Loire-Atlantique (3,96 millions d'euros), la Carène (590 000 euros) et l’Etat (en attente de confirmation, pour 5 millions d'euros). DCNS Research apportera un ensemble d’équipements et de bancs d’essais, d’une valeur de 10 millions d'euros, qui seront mutualisés pour la réalisation des projets collaboratifs.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

logo_TDA.png

 

05 December 2012 Thales

 

La Ferté St Aubin, le 05 décembre 2012 - Thales TDA Armements est reconnu « meilleure performance industrielle 2012 - catégorie équipementier» par la Direction générale de l'armement (DGA) lors du Forum DGA Innovation 2012 qui s’est tenu au CNIT-La Défense le 27 novembre 2012.

 

TDA Armements a été distingué pour ses performances dans ses livraisons (ponctualité et qualité) mais également dans sa proximité et la capacité qu’ont eut les équipes TDA à répondre aux demandes du Ministère de la Défense et notamment de la DGA et de l’Armée de Terre. Décerné dans le cadre du Forum DGA Innovation, cette récompense adresse de plus l’implication de l’ensemble de l’entreprise dans la mise au point de nouveau produit et de nouveau process gages de notre compétitivité sur le marché international.

 

Guy Lefebvre, Président de TDA Armements, a déclaré à cette occasion : «Nous sommes extrêmement fiers d’avoir été sélectionnés par la DGA. Ce Trophée est  une reconnaissance du travail effectué par l’ensemble de nos collaborateurs qui mettent tout en œuvre pour satisfaire les demandes de nos clients et de répondre à ses attentes.»

 

Il s’agit d’une belle reconnaissance pour TDA et pour l’ensemble de ses collaborateurs qui mettent tout en œuvre pour livrer en temps et en heure leurs clients. Thales TDA Armements avait été distingué du Trophée de la Qualité lors de la précédente édition de cet événement en 2010.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

sofradir-soldat source ForcesOperations.com

 

05/12/2012 Frédéric Rémond, ElectroniqueS

 

Les deux fabricants cèdent leurs technologies infrarouge développées en interne à leur filiale commune.

 

Le fabricant français de capteurs infrarouge Sofradir vient de faire l'acquisition des activités de développements et de fabrication de détecteurs infrarouge développés en interne par Sagem et Thales - rappelons que Sofradir est une filiale commune à Sagem et Thales. L'accord prévoit le transfert à Sofradir de la technologie InSb de Sagem et des technologies QWIP (Quantum Well Infrared Photodetector) et InGaAs du III-V Lab, un GIE dont les membres sont Alcatel Lucent, le CEA et Thales. Déjà spécialisé dans les capteurs infrarouge refroidis HgCdTe et, via sa filiale Ulis, dans les imageurs non refroidis, Sofradir maîtrise ainsi toutes les technologies infrarouge de l'industrie.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

vab-mk3 photo3 RTD

photo RTD

 

04.12.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le premier prototype du VAB Mk3, qui a déjà parcouru environ 2000 km, vient d’entamer des essais d’endurance qui le mèneront à une mise en production rapide, dès l’année prochaine. Un premier lot d’une dizaine de véhicules devrait être fabriqué en 2013 sur le site Renault Trucks Defense de Fourchambault, dans le centre de la France.

 

Malgré une très grande similarité de forme, le Mk3 ne partage que 20% d’éléments avec la génération précédente de VAB. Il dispose bien entendu de deux roues supplémentaires qui en font un 6×6 et lui offre une masse maximale d’environ 20 tonnes (contre 13 tonnes pour le Mk1 et 15,8 tonnes pour le VAB Ultima). Le redressement des flancs du véhicule, l’allongement de la caisse et son rehaussement font passer le volume interne de 9,5 à 13,3 m3 par rapport au VAB Mk2, sans que la largeur hors tout du véhicule ne soit changée. Au chapitre des différences avec la génération précédente de VAB, on note l’installation d’une rampe d’accès arrière (qui sera sans doute optionnelle sur les modèles de série) et la présence de coffres de part et d’autre de cette rampe, pouvant par exemple accueillir le groupe de conditionnement d’air.

 

RTD prépare d’ores et déjà une large famille de véhicules, avec en premier lieu la classique version APC avec armement téléopéré à la manière du VAB Top. Autres possibilités, le poste de commandement, le VAB ambulance avec quatre civières et autant de personnels médicaux, un porte-mortier avec un tube de 120mm dans la caisse ou encore un VAB Mk3 « light ICV » accueillant un équipage de trois personnes et un groupe de combat de sept fantassins, avec une tourelle en moyen calibre pour laquelle existe un partenariat avec le groupe belge CMI.

 

RTD annonce aujourd’hui avoir complètement remplacé le VAB Mk2 par le Mk3 dans son portfolio commercial, avec une capacité de fabrication d’une centaine de véhicules par an. Le montage d’une chaine de fabrication à l’étranger n’est pas exclu, pour peu que le volume d’une commande export le justifie… RTD vise essentiellement le marché de remplacement des M-113 et autres BTR et des VAB les plus anciens. Sans surprise, les marchés les plus importants se situeront au Moyen Orient et en Asie, mais également dans certains pays d’Europe où les restrictions budgétaires militeront toujours plus à l’avenir en faveur de solutions techniques éprouvées. Selon Renault, le VAB Mk3 6×6 coûte environ deux fois moins cher qu’un véhicule 8×8 tout en offrant 80% de ses capacités.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/pearl1.png

Crédits photos: G. Belan

 

04.12.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Mini mais il continue à faire le maximum, voici le petit dernier-né de la petite société lyonnaise Metravib (devenu ACOEM suite à sa séparation du groupe Areva), qui n’en fini pas d’innover dans la détection acoustique : le PEARL.

Rappelons le principe qui a fait le succès de la petite boite française : des micros ultra-sensibles et un traitement des sons capable de localiser très précisément le tir et déterminer le calibre utilisé. Le système PILARw tout d’abord développé militairement pour de la détection anti-sniping, a ensuite embarqué sur des véhicules, puis sur des hélicoptères et aujourd’hui, il se réduit pour prendre place sur un fusil d’assaut. Le PILARw en version « mini » s’appelle le PEARL (Personal Equipment Add-on for Reactive Localization) et prend place sur un rail Picatinny. L’utilisation est très simple: quand un tir intervient, des LED se déclenchent pour indiquer la direction du tir : haut-bas / droite-gauche. Reste à suivre les directions et le LED se met au vert quand le canon du fusil rejoint la bonne direction.

 

Aussitôt développé aussitôt vendu, le PEARL aurait déjà été acheté par plusieurs clients. Notamment la police de Rio, probablement les unités spéciales qui interviennent dans les Favelas. Et qui connaissent déjà bien le système PILARw, l’ayant commandé pour leurs hélicoptères.

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/pearl2.png

 

Le système PILARw, rappelons le est en service en France sur la dernière version du VAB, l’Ultima, dont une cinquantaine de véhicules sont en Afghanistan. Il avait été acquis en crash programme pour le théâtre afghan. Une version pour les hélicoptères d’attaque Tigre est cours d’intégration.

 

Enfin, la surprise sur ce créneau, c’est l’arrivée du groupe Sagem. Probablement alléché par le nombre de marchés décrochés par Metravib, Sagem a décidé de s’y mettre et lance ses propres produits : DELOC. Le groupe annonce avoir développé plusieurs versions : pour véhicule, poste fixe, intégré au tourelleau WASP ainsi qu’ « une version fantassin en interface avec le système du combattant FELIN ». Reste à espérer que cette concurrence franco-française soit plus productive que fratricide.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:00

Ramjet

 

05 décembre 2012 Par Stéphane Frachet – Usine Nouvelle

 

Le missilier européen a acquis une partie de l'activité de son fournisseur à Bourges (Cher).

 

Bonne opération pour le missilier MBDA qui vient de reprendre une activité prometteuse de son fournisseur Roxel, les moteurs à statoréacteurs. Ces moteurs rapides (Mach 2 à Mach 4, soit environ 2 300 à 4 900 km/h) équipent pour l'instant les missiles de la force aérienne de dissuasion nucléaire, c'est à dire les Mirage 2000N et les Rafale. A terme, des vitesses de Mach 7 et Mach 8 sont espérées grâce à cette technologie, qui est suivie de près par la Défense nationale.

 

La ligne d'assemblage concernée, au Subdray, près de Bourges (Cher), occupe 18 salariés sur un effectif de 140 et comprend un laboratoire d'essais. Comme les sites de Roxel et MBDA sont voisins, aucun déménagement n'est prévu. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

 

"Cette opportunité", dixit un dirigeant de MBDA, fait grincer des dents chez Roxel. Elle a été rendue possible par la réorganisation de Safran, qui a repris l'activité motorisation de SNPE, par ailleurs actionnaire de Roxel via sa filiale Herakles.

 

Spécialiste de la propulsion tactique en France et au Royaume-Uni, Roxel continuera de fournir ses moteurs à propergol solide (dits "moteurs fusées") pour MBDA et d'autres missiliers, indique le communiqué commun de MBDA, Roxel et Herakles.

 

Filiale d'EADS, BAE et Finmeccanica, MBDA emploie environ 1 700 personnes dans ses 3 usines de Bourges (Cher) et Selles-St-Denis (Loir-et-Cher), pour un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros.

 

Roxel France emploie environ 400 personnes dont 140 à Bourges, plus de 200 à Saint Médard-en-Jalles (Gironde) et une quarantène à La ferté-Saint-Aubin (Loiret). Roxel France a réalisé un chiffre d'affaires de 97,6 millions d'euros en 2011.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/entrainement-gpd-med-a-canjuers-c-marine-nationale/2098652-1-fre-FR/entrainement-gpd-med-a-canjuers-c-marine-nationale.jpg

 

05/12/2012 Marine nationale

 

Du 19 au 30 novembre 2012, les marins du Groupe de Plongeurs démineurs de la Méditerranée (GPD MED) ont conduit un entraînement semestriel au sein de l’univers « terrien » du centre d’entraînement de l’armée de Terre de Canjuers. Durant deux semaines consécutives, ce site plus grand camp d’entraînement terrestre d’Europe, a permis de varier les scénarios d’entraînement ainsi que les situations tactiques.

 

La première semaine a été consacrée à des manœuvres d’Explosive Ordnance Disposal Combat (actions de déminage réalisées dans un environnement terrestre exposé à une menace). Durant quatre jours, une quinzaine de plongeurs-démineurs du GPD Méditerranée, deux de leurs homologues du GPD Manche et deux maîtres-chiens des fusiliers-marins, ont mené une opération d’ouverture et de sécurisation d’itinéraire. Ils ont également déminé un village entièrement piégé par des forces hostiles (ce village n’est pas habité, il est intégré au site de Canjuers). La deuxième semaine d’entraînement a été consacrée à la neutralisation de munitions conventionnelles (bombes non-explosées) ainsi qu’au maniement d’engins explosifs.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/entrainement-gpd-med-a-canjuers-2-c-marine-nationale/2098647-1-fre-FR/entrainement-gpd-med-a-canjuers-2-c-marine-nationale.jpg

 

Pour les plongeurs-démineurs de la force d’action navale, ce stage semestriel est l’occasion de garantir le meilleur niveau de préparation au combat de toutes les catégories de personnel du groupe (officiers, officiers-mariniers, équipages). Outre les fondamentaux tel que la mise en œuvre d’explosifs de tous types, des scénarios opérationnels permettent aux plongeurs-démineurs de décliner leurs savoir-faire en environnement terrestre et de les éprouver lors de phases tactiques dynamiques avec du combat d’infanterie et des actions de déminage spécifique.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/entrainement-gpd-med-a-canjuers-1-c-marine-nationale/2098642-1-fre-FR/entrainement-gpd-med-a-canjuers-1-c-marine-nationale.jpg

 

Aguerris à l’action en environnement maritime, les plongeurs-démineurs sont régulièrement employés sur des théâtres terrestres (opérations de déminage en Afghanistan) ou quasi-terrestres (actions de déminage en zone portuaire en Libye ou sur des plages lors d’opérations amphibies).

 

Ces quinze jours de stage à Canjuers ont donné lieu à la neutralisation de trois tonnes d’explosif au total.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:27

Assemblée nationale française.svg

 

05.12.2012 Romandie.com

 

PARIS (Sipa) -- La proposition de résolution des parlementaires écologistes visant à créer une commission d'enquête parlementaire sur "le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés" a été adoptée mercredi par l'Assemblée nationale.

 

La résolution a été adoptée en séance malgré le soutien d'une minorité de votants: sur les 59 députés ayant pris part au scrutin, 38 ont voté contre. En effet, bien que le nombre de députés ayant voté contre soit supérieur à celui de ceux ayant voté pour, seule une majorité des trois cinquièmes de l'ensemble des 577 députés est compétente pour rejeter ce type d'initiative parlementaire.

 

Les 17 membres du groupe Ecolo avaient déposé leur texte le 2 novembre, au titre du "droit de tirage" qui autorise chaque groupe minoritaire ou d'opposition, à inscrire à l'ordre du jour une proposition de résolution par session ordinaire de l'Assemblée nationale.

 

Les députés écologistes ont demandé la création d'une commission d'enquête composée de 30 membres, pour répondre aux "sérieuses interrogations relatives à des insuffisances des services de renseignement dans leurs opérations de suivi et de surveillance" révélées après les tueries perpétrées en mars à Pau et Montauban par Mohamed Merah.

 

La liste des députés candidats devra être transmise le 12 décembre. Une fois composée, la commission d'enquête disposera de six mois pour rendre son rapport.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:01

dupuy-de-lome-Def-650x442.jpg

Le navire "espion" français Dupuy de Lôme a "été plusieurs fois au large de la Syrie" (crédit : marine nationale / GUIAVARCH)

 

déc 4, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La Syrie est sous une observation attentive des alliés de l’OTAN.

 

Echanges de mails, téléphone fixe, lignes GSM … l’ensemble des communications peut servir à se faire une image de la situation dans le pays, des mouvements de troupes ou de l’humeur possible. La force – ou la faiblesse du pouvoir – comme les relations entre les insurgés sont ainsi scrutées à la loupe. La proximité du pays avec l’Europe facilite il est vrai l’observation.

 

De terre…

On sait déjà que les bases souveraines britanniques à Chypre permettent au Royaume-Uni de collecter des informations, renseignements qu’ils partagent avec les Etats-Unis. Il en est de même des bases militaires turques mises à la disposition des alliés de l’OTAN. Mais d’autres moyens aériens et maritimes sont également engagés.

 

En l’air…

Tout d’abord, les avions Awacs de l’OTAN – ou d’autres pays – survolent la zone. Ils ne sont pas directement déployés sur la Syrie mais le sont en permanence dans le cadre de l’opération Active Endeavour (anti-terroriste) dans l’est de la Méditerranée, comme l’a confirmé à B2 un diplomate au QG de l’Alliance.

 

… et en mer

Enfin, chacun des pays peut envoyer dans la zone plusieurs moyens de collecte d’informations qui se relaient sur place. La présence du navire allemand « Loker avait fait des vagues il y a quelques semaines outre-Rhin. La présence du « bâtiment collecteur de renseignements » Dupuy de Lome (A-759), a été plus discrète mais bien réelle. Depuis le début du conflit syrien, le navire « espion » de la Marine nationale – qui comprend environ 80 à 90 « techniciens » de la DRM (direction du renseignement militaire) et d’autres services – a été déployé « à plusieurs reprises le long des côtes syriennes » comme libanaises, ainsi que B2 en a eu confirmation auprès de militaires. Sa capacité d’écoute de ce navire mis en service à l’été 2006 est multiple (radio, téléphone et GSM, satellites…). Il a été utilisé notamment lors de la dernière opération en Libye.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:35

sofradir-soldat source ForcesOperations.com

 

Dec 5, 2012 ASDNews Source : Safran S.A

 

Sagem (Safran group), Thales and Sofradir have signed an agreement for Sofradir to acquire Sagem and Thales’ infrared (IR) detector technology development and manufacturing facilities. Sagem and Thales bring to Sofradir IR technologies originally developed for their internal purposes.

 

IR detectors are advanced technology components at the heart of multiple military, space, commercial and scientific applications: thermal imagers, missile seekers, surveillance systems, targeting systems or observation satellites. Their performance and price are key for the competitiveness of optronics systems.

 

Under the agreement, Sagem will transfer to Sofradir the Indium Antimonide (InSb) technology. The Quantum Well-Infrared Photodetector (QWIP) and Indium Gallium Arsenide (InGaAs) technologies will be transferred to Sofradir from the GIE III-V Lab, an economic interest group with partners Alcatel Lucent, Thales and research institute CEA (the French nuclear energy and alternate energies commission).

 

By consolidating these IR technologies under one roof, Sofradir joins a very small circle of IR detector manufacturers with expertise in all the cooled and uncooled IR technologies. The acquisition will reinforce Sofradir’s leading position in Europe and pave the way to a global leadership position in the imaging market. Sofradir is currently ranked number one for volume deliveries of IR detectors based on its Mercury Cadmium Telluride (HgCdTe) technology.

 

Serge Adrian, senior vice president of Land Defence at Thales, and Philippe Petitcolin, chairman and CEO of Sagem, praised the agreement that strengthens a key technopole and further enhances years of research initially carried out by Thales, and then by the III-V Lab and Sagem: “We are confident that Sofradir will take these IR activities to the next level and benefit from the synergies between the different IR technologies.”

 

“The technologies from Sagem and the III-V Lab enable Sofradir to have from this point forward the complete portfolio of infrared technologies. These assets consolidate Sofradir’s leadership position,” said Philippe Bensussan, chairman and CEO of Sofradir. “With the new technologies, Sofradir along with its subsidiary ULIS will be able to select the technology best-adapted to our clients’ applications. We are in a fortified position to offer IR products with more innovation, performance and compactness in order to respond to any IR market need.”

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:07

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

photo Dassault Aviation

 

05 décembre 2012, Thibaut de Jaegher et Patrick Déniel- Usine Nouvelle

 

EXCLUSIF  Selon une source proche de la famille Dassault, le nouveau PDG de l’avionneur devrait être nommé le 18 décembre.

 

"Mon départ est programmé le 9 janvier. […] Le nom de mon successeur sera officialisé dans les jours qui viennent", a expliqué Charles Edelstenne, le patron de Dassault le 4 décembre lors de son audition à l’Assemblée nationale par la commission de la Défense nationale

 

"Le nom du successeur est arrêté", affirme une source proche de la famille Dassault. Le nouveau PDG sera connu le 18 décembre. Etant donné les échéances importantes en cours (bouclage d’ici le mois de mars le contrat du Rafale en Inde, lancement du SMS, l’avion d’affaires du groupe…) ce passage de témoin rapide militerait plutôt pour un recrutement en interne d’un bon connaisseur du groupe.

 

Trois candidats se dégagent : Eric Trappier, le directeur général international de l’avionneur, "vendeur en chef" du Rafale, et Loïk Segalen, directeur général des affaires économiques et sociales et directeur financier. Mais le groupe pourrait également faire le choix d’un membre de la famille, Olivier Dassault, l’aîné des enfants de Serge Dassault.

 

Outre le bouclage de la vente du Rafale en Inde, l'un des défis du nouveau patron de Dassault, sera de faire avancer les discussions avec le Brésil.

 

Dassault a réalisé en 2011 a réalisé un chiffre d’affaires de 3,31 milliards d’euros, dont 73 % dans l’avion civile.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:06

Rafale assembly line in Merignac

 

05 décembre 2012, Hassan Meddah - Usine Nouvelle

 

Dans les prochains jours, le successeur de Charles Edelstenne à la tête de Dassault Aviation sera connu. Bouclage des négociations pour la vente du Rafale en Inde, stratégie d'alliances dans le casse-tête de défense français... les dossiers difficiles ne manquent pas pour le futur dirigeant.

 

Une nouvelle ère va commencer pour Dassault Aviation. Charles Edelstenne a pour la première fois publiquement évoqué son départ du poste de PDG qu'il occupe depuis 2000. "Mon départ est programmé le 9 janvier. […] Le nom de mon successeur sera officialisé dans les jours qui viennent", a-t-il sobrement précisé aux députés qui l'interrogeaient sur sa succession lors de son audition devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, mardi 4 décembre. Le dirigeant est rattrapé par la limite d'âge des 75 ans,inscrite dans les statuts de l'entreprise.

 

Pour changer cette règle, il aurait fallu l'autorisation des deux tiers des actionnaires, et donc convaincre l'État et EADS. Serge Dassault, son prédécesseur ne l'avait pas fait en son temps, Charles Edelstenne n'y aurait donc pas tenu non plus. Pourtant des échéances cruciales s'annoncent pour l'avionneur. Les négociations avec l'Inde pour l'achat des 126 Rafale, le contrat du siècle pour la maison Dassault estimé à plus de 10 milliards de dollars, entrent dans la dernière ligne droite avec une conclusion attendue pour mars au plus tard. Et sur le segment des avions civils, il faudra préparer l'industrialisation du futur avion d'affaires du groupe, le fameux SMS dont le premier vol est prévu en 2014.

 

Charles Edelstenne garde son siège à la holding Dassault

 

Qui lui succédera? Pour mener quelle stratégie? Quel influence conservera Charles Edelstenne non plus aux manettes de Dassault Aviation mais depuis son siège au sein de la holding Dassault? Ce faux départ pose de nombreuses questions. Une chose paraît certaine, Charles Edelstenne sera d'une façon ou d'une autre présent dans les grandes décisions. "Je le vois mal jouer au golf toute la journée", indique un cadre du groupe. Si certains craignent une succession improvisée, cette source interne est convaincue du contraire : "Il a préparé cette affaire depuis longtemps. Le tuilage devrait se faire de manière fluide". Le futur ex-PDG siège en effet au comité des sages de la holding Dassault. De là, l'ancien patron du Gifas (groupement des industriels de l’aéronautique et de la défense) devrait donc continuer de garder un œil attentif sur l'évolution des négociations indiennes. Mardi 4 décembre, il donnait d'ailleurs les dernières nouvelles du front aux députés. "Les négociations sont dures […] Il y a une volonté d'aboutir de part et d'autres. Je suis relativement optimiste mais pas définitivement tant qu'on n'a pas reçu le premier chèque", indiquait-il. Le dirigeant a raison d'être prudent tant son groupe joue gros sur ce contrat. En cas d'échec, la chaine d'assemblage des Rafale basée à Mérignac (Gironde) qui tourne déjà au ralenti avec une production d'un exemplaire par mois, pourrait s'arrêter. La dernière livraison aux armées françaises est programmée en 2017.

 

Et maintenant ? Henri Proglio ? Une succession interne ?

 

Toutefois, ce sera à son successeur de dessiner la future stratégie du groupe. Mais de qui s'agit-il ? "Le mystère a été bien gardé", souligne un cadre reconnaissant que lui-même ne connait pas l'identité de son futur patron. Le nom du patron d'EDF, Henri Proglio, a  circulé un temps comme successeur potentiel. Toutefois une solution interne paraît plus probable, les quatre PDG précédents étaient soit issus de la famille soit du groupe. Trois noms ont circulé plus que les autres. Primo, celui du directeur général international Éric Trappier, également vendeur en chef du Rafale à l'export. Il cumule un double handicap : même si la vente avec l'Inde est bien engagée, le Rafale n'a pas encore été vendu à une puissance étrangère et l'homme serait trop marqué du sceau des activités militaires alors que celles-ci ne représentent qu'un quart du chiffre d'affaires de Dassault Aviation (3,3 milliards d'euros en 2011). Autre dirigeant pressenti, le directeur directeur général des affaires économiques et sociales et de fait directeur financier, Loïk Segalen. Il aurait la confiance de Charles Edelstenne... lui-même ancien directeur des services financiers de Dassault au début des années 60. Il a toutefois le défaut de connaître "davantage Dassault Aviation à travers des colonnes de chiffres que par des visites d'ateliers", critique toutefois sur son blog un syndicaliste du groupe. Enfin, il n'est pas exclu qu'un Dassault revienne aux commandes dans une structure plus collégiale. Ainsi l'ainé des enfants de Serge Dassault, Olivier, pourrait diriger les activités aéronautiques, secondé par les deux directeurs promus au rang de vice-président.

 

Héritage d'une figure emblématique

 

Quelque soit le successeur retenu, Charles Edelstenne sera difficile à remplacer tant l'homme a incarné et défendu farouchement le groupe. Sa récente intervention auprès des députés a été encore un exemple. Avec ses analyses froides et directes, il n'hésite pas à prendre le contrepied des idées dominantes. Par exemple sur l'impact sur son groupe de la fusion EADS et BAE : "Je n'étais ni content ni inquiet mais totalement indifférent. Notre seul point de friction portait sur les avions de combats. Or BAE et EADS sont déjà partenaires sur l'Eurofighter, donc ce rapprochement n'aurait rien changé sur les coûts et les performances de l'appareil". Ou encore ses critiques cinglantes vis à vis de la concurrence. Notamment sur le consortium Eurofighter qu'il qualifiait "de fédération des incompétences" car chaque pays membre revendiquait la brique technologique qu’il ne sait pas faire. Mais surtout, Charles Edelstenne s'est toujours imposé comme le premier défenseur de la maison Dassault. Ainsi devant les députés, il a encore tenu à tordre le cou "aux idées reçues" sur son entreprise. "Non, Dassault ne vit pas aux crochets de l'État. 75% de notre activité concernent le civil pour lequel nous ne réclamons ni avances remboursables, ni subventions, ni participations au grand emprunt", a-t-il souligné égratignant au passage son grand voisin Airbus. Quant au "coût exorbitant" du Rafale, il a donné ses chiffres aux députés compilés et sourcés auprès des autorités de comptes publics des différents pays fabricants d'avions de combat: 90 millions de dollars de coût unitaire pour le Rafale, 147 millions pour l'Eurofighter, 98 millions pour le JSF de l'américain Lockheed Martin...

 

Dassault Aviation doit atteindre la taille critique

 

L'avenir du groupe n'en reste pas moins incertain. La question de la taille critique se pose plus que jamais pour Dassault Aviation. Le projet de fusion EADS/BAE a été un révélateur au point que le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian s'était lui même inquiété de la marginalisation possible de son fournisseur d'avion de combat. "Ce projet a soulevé beaucoup de questions et montré que la grande majorité des industriels français et européens n'ont pas la taille critique pour porter les investissements nécessaires dans les prochaines années. Nexter, Dassault Aviation, Rheinmetal... ne font pas le poids dans la nouvelle compétition mondiale. Aujourd'hui la taille critique se situe aux alentours des 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour prétendre jouer les premiers rôles sur des programmes majeurs dans l'aéronautique" nous confiait alors Philippe Plouvier, directeur des activités aéronautique et défense chez Roland Berger. Et avant même le départ de l'actuel PDG, certains ont affiché la volonté d'accélérer la stratégie d'alliance jusqu'ici développée à travers le groupe Thales (participation dans DCNS, accord avec Nexter...) dont Dassault est actionnaire à 26%. Ainsi , le second fils Dassault, Laurent, militait récemment pour un regroupement de son groupe avec Safran et Thales (ses deux partenaires dans le GIE Rafale) ainsi que Zodiac Aerospace. Clairement, cette succession ne se fera pas sans remous. Le statu quo ne paraît guère possible. Reste à savoir dans quelle direction le futur pilote de Dassault Aviation voudra orienter son groupe dans la zone de turbulences qui s'annonce.

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