29/11/2012 Par Jennifer Alberts - France 3 Picardie
Les plus hauts gradés de l'Armée française ainsi que les parlementaires de la Défense ont assisté à Sissone à des démonstrations militaires. L'objectif ? Convaincre de renouveler le matériel tout en le rationnalisant.
Le gratin de l'uniforme
Plus de 200 personnes étaient réunies ce matin au Cenzub, le Centre d'Entraînement aux Actions en Zone Urbaine, installé à Sissonne (02) pour la présentation par le Général Ract-Madoux, Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre, du projet Scorpion.
Dans l'assistance, les députés et sénateurs de la Défense, des industriels, des membres de la Direction Générale de l'Armement...Bref, tout le gratin de l'uniforme !
La prochaine LPM en préparation
Mais les VIP, ceux pour lesquels l'Armée avait les yeux de Chimène, étaient sans nul doute les membres de la Commission du Livre Blanc: ce sont eux qui édictent les Lois de programmation militaire.
Une loi de programmation militaire (LPM) définit les grandes orientations stratégiques militaires de la France pour 5 ans. Celle actuellement en cours s'achève fin 2013.
La prochaine, pour la période 2014/2018, est en préparation.
Rationnaliser les dépenses...et les économies
Et en ces temps de restrictions budgétaires, l'Armée est inquiète de voir baisser le budget de la Défense: entre 2012 et 2013, l'enveloppe de la Défense est stable, à environ 30 milliards d'euros. Mais c'est déjà 3 milliards de moins que ce qui était prévu par la fameuse LPM.
D'où le projet Scorpion présenté ce jeudi à Sissonne...A travers ce projet, l'Armée entend montrer qu'elle est coopérative: d'accord pour dépenser moins mais pas n'importe comment.
Scorpion propose donc entre autre un renouvellement de certains matériels mais de façon rationnelle et rationnalisée...
Et ce sont ces matériels, convoités par les différents corps d'armée, qui étaient en démonstration au Cenzub...
Le projet Scorpion prévoit également une optimisation du partage des informations, via l'informatique et le numérique....
Crédits photos: G Belan
29.11.2012 par Guillaume Belan (FOB)
La démonstration des capacités des forces terrestres en zone urbaine ou Decazub, c’était aujourd’hui. Cette opération menée par l’armée de terre, à l’initiative du général Ract-Madoux, Chef d’état-major de l’Armée de terre, visait à montrer aux parlementaires, membres de la commission du Livre blanc et cabinet du ministre, les capacités de l’armée de terre d’aujourd’hui mais aussi celles de demain; celles qu’apportera le programme Scorpion.
Grâce à une démonstration se déroulant sur un scénario joué sur le centre d’entrainement aux actions en zone urbaine (Cenzub) à Sissonne, les invités ont pu comprendre, très concrètement, les qualités de l’armée de terre, mais aussi les faiblesses que viendront combler Scorpion : du manque de protection (servants à l’extérieur des véhicules…) aux lacunes dans les moyens de communication et de commandement (pas de temps réel, situation amis-ennemis incomplète…), en passant par des capacités encore inexistantes (tir au delà de la vue direct, mortier embarqué à bord d’un blindé et non remorqué…).
L’occasion aussi de constater que le programme Scorpion est aujourd’hui une démarche qui est arrivée à maturité. Organisé autours de trois cœurs que sont le système d’information et de commandement unique (SICS), la vétronique des véhicules et la simulation embarquée, Scorpion passe par la définition de « labels » qui seront communs à tous les futurs équipements de l’armée de terre et qui permettront de diminuer le coût de possession des matériels. « Scorpion reliera tout le monde en temps reflexe, rendra la lecture du combat simple, fluide, afin d’anticiper les situations, favoriser l’initiative et accélérer la manœuvre » résumait le colonel Cadapeaud, officier de programme Scorpion.
A noter la large participation d’industriels partenaires de l’armée de terre, de grands groupes (Thales, Nexter, Safran, RTD), mais aussi de PME innovantes, qui présentaient leurs innovations et solutions.
Du 19 au 25 novembre 2012, la division d'application
de l'école de l'infanterie de Draguignan a effectué
l'exercice "Malouines" dans le Var. - Crédits : EMD
29/11/2012 Armée de Terre
Du 19 au 25 novembre, la division d’application de l’école de l’infanterie de Draguignan a effectué un exercice rustique en terrain libre baptisé « Malouines », dans le Var.
Entre le camp de Canjuers et le massif de l’Esterel a eu lieu l’exercice Malouines sur le thème de la contre-rébellion. Engageant la division d’application de l’école de l’infanterie de Draguignan et un certain nombre de capitaines du cours de formation des futurs commandants de compagnie, il avait pour objectif de faire acquérir aux lieutenants les savoir-faire tactiques et techniques indispensables au commandement d’une section d’infanterie (environ 40 combattants).
Pour l’occasion, les lieutenants se sont mis dans la peau des « insurgés » et menaient des actions offensives de type harcèlement comme des embuscades. Les stagiaires ont pu parfaire leur aguerrissement à la vie en campagne et éprouver leur rusticité et leur endurance à l’effort en passant 6 jours et 6 nuits sur le terrain en autonomie quasi complète sur une distance avoisinant les 250 kilomètres. Une section du 16e bataillon de chasseurs (16eBCh) de Bitche et deux officiers du 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1er RCA) de Canjuers sont venus renforcer le dispositif d’instruction et de soutien déployé sur le terrain.
29 novembre 2012 Par PAR RIDHA LOUKIL, AVEC HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n° 3309
Les industriels hexagonaux mettent les bouchées doubles en matière de défense informatique. Un marché en pleine expansion.
La France a-t-elle les moyens de sa cyberdéfense ? La révélation par "L'Express", la semaine dernière, des dessous du piratage informatique de l'Élysée survenu en mai rappelle, s'il en était besoin, les dangers du cyberespace. Loin d'être à l'abri des opérations d'espionnage informatique, la France possède toutefois de sérieux atouts pour se défendre. Elle dispose même d'une filière d'excellence, prospère et exportatrice, comme le révèle la récente étude du cabinet Pierre Audoin Consultants. Ainsi, qui aurait cru que le leader français de la carte à puce, Gemalto, sécurise l'accès au cloud d'Amazon ? On n'imagine pas non plus que Thales participe à la protection des systèmes de défense de 50 pays, dont 25 membres de l'Otan. Le spécialiste de l'électronique de défense équipe aussi 19 des 20 premières banques mondiales, 4 des 5 plus grandes compagnies pétrolières... sans oublier les systèmes de paiements électroniques Visa et Mastercard, qui représentent 70% des transactions par cartes bancaires dans le monde. Autres exemples : Cassidian, la branche défense et sécurité d'EADS, qui fournit un centre opérationnel de sécurité à l'armée britannique ; Atos, qui gère l'informatique et la sécurité des jeux Olympiques depuis douze ans ; ou encore Orange, qui apporte ses services de cybersécurité au géant australien minier BHP Billiton dans 18 pays.
UNE CARTE À JOUER
Sources : PwC, Gartner
Dans un secteur dominé par des acteurs américains, israéliens et russes, ces réussites témoignent d'une force insoupçonnée de l'industrie française. Face à la montée des risques d'attaques informatiques, les enjeux sont importants. Selon Pierre Audoin Consultants, le marché de la chaîne de confiance numérique affiche une croissance de 10% par an et génère en France un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros, dont la moitié à l'export. Les spécialistes français de la sécurité des échanges numériques, Gemalto, Morpho (groupe Safran) et Oberthur Technologies, tirent jusqu'à 80% de leurs revenus à l'étranger. Tout en "conservant l'essentiel de leur production et de leur R et D en France", souligne Mathieu Poujol, consultant chez Pierre Audoin.
De grandes ambitions
Contrairement aux concurrents connus du grand public pour leurs systèmes antivirus sur les postes informatiques, tels que McAfee, Symantec ou Trend Micro, les industriels français se distinguent par leur discrétion. Deux raisons à cela : leur ancrage sur le marché du "confidentiel-défense" et leur présence dans les couches cachées des systèmes d'information. Mais l'heure est venue pour eux de passer à l'offensive et d'investir d'autres maillons de la chaîne de sécurité. "Ils privilégient désormais la sécurité holistique, une approche globale de sécurité identifiée par le ministère de l'Industrie comme l'une des 85 technologies clés pour 2015, constate Mathieu Poujol. Du segment haut de gamme, ils cherchent à descendre dans les couches des systèmes d'information pour disposer au final de solutions complètes. Au risque de heurter les acteurs américains connus."
Cassidian a donné l'exemple en rachetant, en octobre, Netasq, une pépite spécialisée dans les systèmes anti-intrusion tout-en-un. La filiale d'EADS complète ainsi son portefeuille de solutions et entre en concurrence frontale avec les américains Fortinet, Watchguard et Sonicwall. Les perspectives de développement s'annoncent alléchantes. Selon le cabinet Gartner, le marché mondial de la cybersécurité devrait croître de 8,4% par an et bondir de 60 à 86 milliards de dollars entre 2012 et 2016.
Un dynamisme tiré par la recrudescence des cyberattaques, l'apparition de menaces contre les systèmes de contrôle industriel et la prise de conscience croissante des enjeux de la cybersécurité, tant par les États que par les entreprises. Les industriels français sont décidés à prendre une plus grande part du gâteau. D'autant que le poids du marché national accuse un retard sur les grands pays européens. D'après le cabinet PwC, qui l'estime à environ 2 milliards d'euros en 2010, il serait inférieur de 30% à celui de la Grande-Bretagne. En cause, le niveau encore insuffisant de protection des services de l'État, des administrations et des opérateurs d'infrastructures d'intérêt vital (énergie, eau, transports, hôpitaux...).
UNE FILIÈRE À STRUCTURER
FORCES Des grands acteurs internationaux L'expertise technologique (chiffrement, authentification...)
FAIBLESSES L'atomisation du secteur (800 PME) L'absence de réglementation nationale
OPPORTUNITÉS La forte demande des administrations et opérateurs vitaux Les services aux entreprises
MENACES La domination commerciale des Américains L'acquisition de start-up par des groupes étrangers
Les industriels ne cachent pas leurs ambitions. "Nous voulons apporter une alternative européenne aux solutions américaines, non seulement dans nos marchés traditionnels à caractère régalien - gouvernement et défense - mais aussi dans les industries critiques", explique Jean-Michel Orozco, le président de Cassidian Cybersecuriy, une filiale de 400 personnes créée en avril 2012. Objectif : un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros à l'horizon 2017, contre 50 millions d'euros aujourd'hui. Les deux tiers de cette croissance proviendront d'acquisitions dans le cadre d'un plan d'investissement de 500 millions d'euros sur cinq ans. Le rachat de Netasq s'inscrit dans cette stratégie. Cassidian possède deux centres opérationnels de sécurité (SOC en anglais), en France et en Grande-Bretagne, pour surveiller les réseaux de ses clients. Un troisième est en projet en Allemagne. À terme, la filiale d'EADS pourrait rivaliser avec Thales, l'actuel leader français de la cybersécurité avec 1 500 personnes et un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros.
Plus modeste, Bull, le numéro deux français (1 300 personnes et un chiffre d'affaires de 130 à 150 millions d'euros) n'en espère pas moins doubler cette activité dans cinq ans. Au programme : de la croissance organique mais aussi des acquisitions sélectives, à l'image du rachat, en 2010, d'Amesys (systèmes d'espionnage sur les réseaux) et, en 2011, de TRCom (une émanation de Sagem spécialisée dans la sécurisation des communications sans fil) qui a donné naissance, début 2012, au SPhone. Conçu et fabriqué entièrement en France, ce téléphone mobile sécurisé protège les communications en cryptant les conversations vocales, les messages SMS et les informations embarquées. "En termes de sécurité, il se situe un cran en dessous du téléphone Theorem de Thales, réservé aux plus hauts services de l'État et de l'armée, mais s'adresse à une population plus large : tous les cadres d'entreprises qui transmettent par téléphone des informations sensibles", explique Franck Greverie, le patron de l'activité sécurité de Bull, qui compte vendre quelques milliers de terminaux par an.
Orange n'est pas en reste. Il y a dix-huit mois, l'opérateur historique de télécoms a réorganisé son activité de services de cybersécurité afin d'en doubler le chiffre d'affaires en 2015. Il dispose de huit SOC dans huit pays, calqués sur son SOC dédié aux militaires et dont la localisation est tenue secrète. "Ils sont au bord de la saturation, précise Éric Domage, le directeur de la stratégie d'Orange en cybersécutité. Plutôt que d'en ouvrir d'autres, nous allons en rationaliser l'exploitation pour absorber une augmentation de demande de 10 à 20% par an." Selon Pierre Audoin Consultants, Orange est le leader français des services de cybersécurité, loin devant Sogeti, Atos et autres SSII françaises. Dans le monde, s'il est distancé par IBM, le numéro un, il soutient la comparaison avec l'américain Verizon, le britannique BT ou encore l'allemand T-Systems, filiale de Deutsche Telekom.
Une longueur d'avance grâce à la carte à puce
Dans leur offensive, les Fançais ont des atouts. Ils sont à la pointe en matière de cryptologie, technologie clé pour la protection des données. "Une dizaine de pays maîtrisent véritablement leurs propres technologies de chiffrement, parmi lesquels les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et très probablement la Chine et la Russie", précise Guillaume Poupard, le chef du pôle sécurité des systèmes d'information à la Direction générale de l'armement. La France est aux avant-postes. En témoignent la renommée mondiale du cryptologue Jacques Stern [lire ci-contre] et la victoire d'une équipe de quatre experts, dont trois de STMicroelectronics, au concours international lancé en 2007 pour le développement d'un nouvel algorithme de cryptage. "Cette force découle de l'excellence de l'école française de mathématiques, analyse Mathieu Poujol. La France dispose des meilleurs talents au monde pour créer des algorithmes de cryptage. Ceci lui a valu d'être récompensée par 13 médailles Fields, l'équivalent du Nobel en mathématiques, la plaçant en deuxième position derrière les États-Unis, qui en ont obtenu 15."
La carte à puce, essentielle à la sécurisation des accès, constitue une autre pièce maîtresse du savoir-faire français. Après l'avoir boudée, les Américains viennent de l'adopter. Le laboratoire d'analyse de la fiabilité des composants électroniques de Thales à Toulouse s'inscrit dans ce champ de compétences. "Nous partageons avec le Cnes des équipements très sophistiqués qui nous permettent d'effectuer un "reverse engineering" de composant matériel, en l'examinant et même en le découpant physiquement en quelques dizaines de nanomètres. Ceci peut aller jusqu'à rechercher dans les circuits où les parties sensibles - par exemple, une clé de chiffrement - sont stockées", explique Vincent Marfaing, le vice-président en charge des activités cybersécurité chez Thales.
Dans les services, qui représentent 60 à 70% du marché, les Français jouissent d'un avantage naturel en France. "On donne les clés de son réseau à un prestataire pour y voir ce qui s'y passe, explique Gérôme Billois, manager chez Solucom, un cabinet de conseil informatique. C'est important qu'il soit un acteur de confiance et de proximité. Les acteurs français ont des cartes à jouer. À condition qu'ils parviennent à industrialiser leurs services aussi bien que les américains IBM, Verizon et Dell."
Ce pari n'est pas gagné pour autant. "La France a deux handicaps. D'une part, la prise de conscience par les entreprises françaises, et par l'État, des enjeux de la cybersécurité a été plus tardive qu'aux États-Unis ou qu'en Grande Bretagne. D'autre part, peu d'acteurs hexagonaux disposent d'une taille critique suffisante pour faire face aux champions américains comme le spécialiste des réseaux Cisco Systems ou encore IBM", explique Guillaume Rochard, associé de PwC chargé de l'activité aéronautique, défense et sécurité. La France compte à la fois peu de grands champions - cinq généralistes (Thales, Bull, Cassidian, Morpho et Gemalto) et une douzaine de prestataires de services - et trop de petits acteurs. Parmi ces industriels, les 30 premiers s'accaparent 80% du chiffre d'affaires global.
"La filière est pénalisée par son morcellement, avec beaucoup trop de PME souvent concurrentes entre elles, diagnostique Jean-Pierre Quémard, le vice-président sécurité et technologie chez Cassidan et président de l'Alliance pour la confiance numérique, syndicat professionnel créé en 2010. Elle a besoin d'être consolidée." La profession réclame de fait une politique plus cohérente de l'État, qui se traduirait par une instance unifiée de cyberdéfense, comme aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle appelle de ses voeux la mise en place d'une réglementation favorable (obligation d'audit de sécurité, de déclaration de sinistre...), comme le recommande le sénateur Jean-Marie Bockel dans son rapport "La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale", publié en juillet. Reste un mal français à soigner : la faiblesse en marketing.
source econostrum.info
Cassis (France), 29 nov 2012 marine-oceans.com (AFP)
Les Moteurs Baudouin, fabricant de moteurs pour la marine installé à Cassis (Bouches-du-Rhône) et racheté en 2009 par le groupe chinois Weichai, ont signé jeudi avec l'État une convention qui doit permettre d'investir près d'un million d'euros dans la formation des salariés, ont annoncé ses dirigeants.
Cette somme, dont une partie a été fournie par l'État et la région Paca, permettra aux salariés de bénéficier de formations à la fois industrielles, commerciales, managériales et portant sur la communication interculturelle, afin d'accompagner le redressement du groupe.
"Cela représente 20.000 heures de formation, soit l'équivalent de 5 ans de formation à un rythme normal", a indiqué Emmanuel Tellier, DRH des Moteurs Baudouin.
Vieux de plus d'un siècle, les Moteurs Baudoin, dernier motoriste diesel français pour la marine, avaient été placés en redressement judiciaire en 2008. En 2009, la société a été achetée par Weichai, géant hongkongais des moteurs diesel, au chiffre d'affaires de 6 milliards d'euros.
"Baudoin était le premier fer de lance pour entamer l'internationalisation des moteurs Weichai dans le monde", a expliqué jeudi Jason Lin, le président des Moteurs Baudoin, qui a souligné que Weichai avait choisi de s'implanter sur le long terme à Cassis, investissant dans l'outil de production et l'usinage.
L'entreprise a en effet été dotée d'une nouvelle chaîne de production, conçue notamment pour permettre de fabriquer à l'avenir une gamme de moteurs à injonction électronique.
Le rachat des Moteurs Baudouin a par ailleurs permis à Weichai de commercialiser en France ses moteurs diesel, beaucoup plus petits que ceux produits par Baudoin.
Les Moteurs Baudouin ne sont pas revenus à l'équilibre financier en 2012, mais ses dirigeants ont déclaré espérer un "redressement important" en 2013.
"On a eu du mal à croire aux Chinois au début, mais aujourd'hui on y croit", a pour sa part expliqué Daniel Baruc, délégué syndical FO. Depuis le rachat par Weichai, le nombre de salariés de l'entreprise est passé d'un peu plus de 100 à environ 190.
Les Moteurs Baudouin "pourraient être cités à M. Montebourg comme un exemple de redressement productif", s'est félicitée Raphaëlle Siméoni, secrétaire générale adjointe de la Préfecture, avant de signer la convention.
L'entreprise exporte aujourd'hui environ 90% des moteurs produits à Cassis, notamment vers l'Asie, l'Europe du Nord et l'Afrique.
Note RP Defense : les moteurs Baudoin équipent également les AMX 10RC de l'Armée de Terre.
29.11.2012 par Jean-Dominique Merchet
Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale ne devrait pas être connu avant la fin du mois de février 2013, c'est-à-dire un peu plus tard que prévu. Avant l'été, comme nous le rapportions alors, le ministre de la défense parlait de "la fin de l'année 2012", puis on attendait ce document important pour janvier. Dans la foulée, une loi de programmation militaire sera présentée, en principe, avant l'été.
Le Livre blanc n'est pas un travail d'expert : c'est un document officiel qui doit être approuvé par le président de la République en Conseil de Défense.
Contrairement à une opinion très répandue, le chef de l'Etat n'a pas fixé au préalable un cadre budgétaire et financier dans lequel devrait s'inscrire les conclusions et les propositions du Livre
blanc. Il a demandé, au contraire, une réflexion sur les grands choix stratégiques de notre pays - avant de rendre ses arbitrages.
Sissonne, le 29 novembre 2012 sagem-ds.com
A l’occasion de la démonstration des capacités en zone urbaine « Decazub » de l’armée de Terre au CENZUB (1) le 29 novembre 2012, le groupement TNS formé par Thales, Nexter Systems, Sagem (groupe Safran) met en avant le résultat de ses travaux réalisés dans le cadre de la préparation du programme Scorpion.
A cette occasion, le groupement TNS dévoile en situation réelle le démonstrateur LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat). Le LOCC a été développé en équipe intégrée (Forces terrestres/DGA (Direction générale de l’armement)/TNS) dans le cadre de la BOA (Bulle Opérationnelles Aéroterrestre). Il permet la mise en oeuvre des fonctionnalités d’un futur système de conduite du combat en vue d’accroître les capacités opérationnelles d’un GTIA (Groupement Tactique InterArmes).
Sous l’impulsion de l’armée de Terre et de la DGA, le démonstrateur BOA a été orienté vers la préparation du programme Scorpion. Le groupement TNS capitalise sur ces travaux pour répondre aux exigences du combat collaboratif à partir des technologies de numérisation de l’espace de bataille.
Le LOCC a ainsi été expérimenté en 2012 par l’armée de Terre et mis en oeuvre au CENZUB lors de l’expérimentation « Tactic » avec un excellent retour des opérationnels. Ce système est considéré aujourd’hui comme le précurseur des futurs systèmes d’information de l’armée de Terre.
Par ailleurs, Thales, Nexter et Sagem sont partenaires de la société commune MARS. Créée en juillet 2010, cette société a pour mission de mettre en commun les compétences des trois maisons mères au profit des enjeux capacitaires des unités au contact, avec le souci de cohérence et de meilleure performance économique - en assistance à la DGA, en tant qu’architecte industriel du programme Scorpion. MARS conduit cette mission en liaison étroite et permanente avec les équipes de la DGA, les états-majors et les forces terrestres dans un cadre coopératif nouveau organisé à la fois en plateau et en réseau, et en constant dialogue avec les différents partenaires industriels.
(1) Centre d’entraînement aux actions en zone Urbaine, le CENZUB est implanté dans le camp national de Sissonne (120 km au nord-est de Paris). Decazub comprend une démonstration de combat aéroterrestre numérisée dans le village de combat de Jeoffrecourt. L’exercice permet de mettre en évidence les savoir-faire des forces terrestres, les gains capacitaires attendus du programme Scorpion et le pôle d’excellence que représente le CENZUB.
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Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de la Défense et de la Sécurité, de l’Aérospatial et du Transport. Fort de 67 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros. Avec 22 500 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.
Pour plus d’information : www.thalesgroup.com
Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress
Nexter Systems, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d’activité s’étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l’Air et de Terre, et la Marine. Le chiffre d’affaires de Nexter s’est établi pour 2011 à 851 M€ et l’entreprise alloue 16% de son chiffre d’affaires aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée du char Leclerc, de véhicule multimissionsARAVIS®, véhicule de combat VBCI, système d’artillerie CAESAR® et 105 LG, munition intelligente BONUS, services clients, soutien et revalorisation.
Pour plus d’informations : www.nexter-group.fr
Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle p our les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.
Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com
29 novembre 2012 Par Ridha Loukil - Usinenouvelle.com
Si l’Elysée peut être attaqué, comme l'a révélé l'Express, quid des entreprises hexagonales. Sont-elles bien protégées ? L’industrie française de cybersécurité est-elle au bon niveau ? Le débat sur la souveraineté numérique a-t-il un sens ? Réponses de Patrick Pailloux, patron de l’ANSSI , l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.
L'Usine Nouvelle - La France a-t-elle aujourd’hui les moyens de sa défense ?
Patrick Pailloux - A part les systèmes militaires, qui incluent des dispositifs de haute sécurité très onéreux, personne ne peut garantir qu’il est totalement protégé contre les cyberattaques. A la suite du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, la France a décidé de se doter d'une stratégie de cyberdéfense en créant en 2009 l’ANSSI. Depuis, les moyens consacrés par l'Etat à ce sujet n'ont cessé de croitre. De 100 personnes au départ, nous sommes passés à 250 personnes aujourd’hui et nous devons atteindre 360 personnes à la fin de 2013. Face à la menace, nous renforçons sans cesse nos moyens de prévention et de réaction. Si nous nous approchons globalement de pays comme l’Allemagne ou la Grande Bretagne, nos entreprises sont en retard en matière de protection des systèmes d’information. Nous continuerons à nous renforcer de façon à rester au top niveau européen dans ce domaine.
Qu’est-ce qui manque aujourd’hui pour avoir une sécurité plus efficace ?
Croire qu’il suffit d’acheter des pare-feu, antivirus et autres équipements pour que le système d’information soit sécurisé est une erreur. En caricaturant un peu, peu importe le degré de sophistication des équipements de sécurité mis en place, à eux seuls ils ne peuvent pas garantir la sécurité. Il faut aussi appliquer une hygiène informatique, analyser les risques auxquels l’entreprise est exposée, et surveiller son système d’information en faisant appel si nécessaire à un prestataire de service de sécurité. Je suis convaincu qu’on peut améliorer la sécurité juste par l’hygiène informatique, des règles élémentaires qui ne coûtent pas cher mais qui changent drastiquement les choses. Nous avons publié en octobre 2012 un guide de l’hygiène informatique avec 40 règles simples à appliquer par les entreprises pour mieux se protéger. Ce guide est téléchargeable sur notre site à cette adresse. Il faut enfin éduquer, éduquer et éduquer tant les informaticiens que les utilisateurs pour faire bouger les lignes.
L’industrie française de cyberdéfense dispose-t-elle de toutes les technologies clés dans ce domaine ?
Nous avons la chance de maîtriser en France toute la chaîne de cybersécurité, depuis les puces avec STMicroelectronics jusqu’aux logiciels. Nous disposons de champions comme Thales, EADS, Sagem ou Bull, leaders mondiaux dans ce domaine, et d’un tissu dense de PME aux solutions pointues mais à la surface insuffisante pour décoller sur le marché. Ce qui manque, c’est le tissu intermédiaire d’acteurs capables de fournir des solutions de haut niveau. L’offre française dans les pare-feu, le VPN ou la mobilité est réelle mais trop petite pour concurrencer les mastodontes du secteur. La bataille n’est pas perdue pour autant, les industriels français peuvent progresser dans ces domaines.
Que fait l’ANSSI pour aider les industriels français de cette filière?
Nous délivrons des labels aux produits de sécurité selon les Critères Communs, sorte de standard mondial. Une puce agréée en France pour une application de passeport biométrique est ainsi commercialisable sans autre agrément en Grande-Bretagne ou Allemagne. Nous aidons aussi les industriels dans le développement technique, dans le domaine des algorithmes de cryptage notamment. Enfin, nous soutenons financièrement les PME innovantes à travers OSEO. En dehors des investissements d’avenir, nous allouons un budget de 300 000 euros à cet effet en 2012. Mais la vraie réponse réside dans le marché. Seule une demande plus forte pourra aider les PMI à se développer.
Pour ses équipements de cybersécutité, faut-il privilégier des solutions françaises chaque fois que cela est possible?
Dans les applications confidentiel-défense, oui. Ce sont des solutions françaises qui sont systématiquement choisies. Dans les applications civiles, le choix dépend du niveau de sécurité voulu. Plus on veut de la sécurité, plus on doit faire confiance au fournisseur ou prestataire. Ceci étant, les produits labellisés par l’ANSSI garantissent le même niveau de sécurité que le fournisseur soit français ou étranger.
Quelles opportunités de développement voyez-vous pour l’industrie française ?
J’en vois deux. La première concerne la mobilité. Des solutions françaises existent dans ce domaine. Mais elles ne sont pas à l’échelle pour attaquer le marché mondial. La seconde réside dans les services. Les entreprises n’ont pas toujours les compétences pour surveiller au jour le jour leurs systèmes d’information, détecter les cyberattaques et les traiter. Les prestations dans ce domaine méritent d’être développées davantage car la demande va croître.
La souveraineté des données était-elle une bonne justification à la création de Cloudwatt et Numergy ?
La souveraineté de données numériques constitue un vrai sujet de préoccupation. Nous n’avons pas l’intention de nous battre contre le cloud, qui est une technologie d’avenir. Mais est-il raisonnable de confier toutes ses données à un prestataire cloud sans vrai contrôle ou se laisser dicter les règles de sécurité par des prestataires aussi gros soient-ils. La sécurité des données c’est la même chose que pour les bijoux de famille. Une entreprise a un patrimoine informationnel et des données sensibles : fichiers clients, secrets de fabrication, dossiers du personnel, etc. Il lui appartient de décider à qui les confier et quelles règles de sécurité leur appliquer. Pour certains types de données, il peut être légitime de ne pas être tributaire d’un prestataire étranger. Quand les données sont localisées en France, les choses sont claires : c’est la loi française qui s’y applique. Mais quelle loi est applicable quand elles sont à l’étranger ? Le pays autorise-t-il le transfert des données ? Les questions qui se posent sont nombreuses.
Le Patriot Act est-il vraiment une menace pour la sécurité des données confiées à des prestataires américains ?
Tous les Etats du monde disposent d’un accès aux données localisées sur leurs territoires pour des besoins de police ou sécurité. Mais la demande de cloud souverain, avec des prestataires en France et en Europe offrant des garanties de sécurité maîtrisées, est légitime. On peut comprendre qu’une entreprise, qui investit beaucoup en R&D, prenne toutes ses précautions pour éviter le risque de fuites d’information. Nous proposons aux entreprises une liste détaillée de questions à poser au prestataire avant de lui confier leurs données.
Patrick Pailloux, expert de cyberdéfense
Ingénieur X-Télécom Paris, Patrick Pailloux, 46 ans, a démarré sa carrière chez France Telecom avant de travailler dans le domaine des systèmes d’information et de télécommunications au Ministère de la Défense. Il a été ensuite conseiller aux affaires scientifiques et techniques du secrétaire général de la défense nationale puis directeur central de la sécurité des systèmes d’information. Il est le directeur général de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) depuis sa création en juillet 2009. Chevalier de l’ordre national du mérite et de l’ordre national de la Légion d’Honneur, il est membre du conseil d’administration de l’ENISA (European network and information security agency), l’équivalent de l’ANSSI au niveau européen.
29 Novembre 2012 Jean-Dominique Merchet
Une réflexion en cours au ministère de la défense et dans les armées pourrait donner naissance à un nouveau concept - celui de "groupes d'intervention interarmées" (G2IA). Ce concept pourrait être l'une des orientations du futur livre blanc, qui devrait beaucoup insister sur "la combinaison des capacités interarmées". Il s'agit de ne pas perdre l'expérience acquise en Afghanistan et en Libye, en fournissant des "réponses modulaires" face aux différents scénarii d'intervention.
29.11.2012 Jean-Dominique Merchet
Parmi les évolutions notables depuis le précédent Livre blanc (2008), trois points importants sont aujourd'hui mieux pris en compte et figureront sans doute en très
bonne place dans le prochain document : la cyberdéfense, l'outre-mer et l'Otan.
1) La cyberdéfense. Comme l'avait pointé le sénateur Jean-Marc Bockel dans un
récent rapport, ce sujet devient "un enjeu mondial et une priorité nationale". En 2008, les prodromes de cette thématique de sécurité nationale avait été posé et l'on parlait déjà, non
seulement de cyberdéfense, mais prudemment de "lutte informatique offensive". Comme le constate un proche du dossier, "depuis lors, on a fait trois marches en avant !". Si les armées
sont concernées, elles ne sont pas les seules - toutes les administrations et les grandes entreprises le sont également ainsi que les services de sécurité.
2) L'outre-mer. En 2008, la tentation était forte de se désengager militairement des DOM-COM, avec une réduction de la voilure de l'ordre de 40%
des forces. Manifestement, on en revient... Ne serait-ce que parce qu'une des principales opérations militaires en cours, Harpie, se déroule en Guyane ! Dans les réflexions en cours, l'outre-mer
est systématiquement associé à la notion de "protection du territoire et des populations". Une manière de dire que cette fonction de protection n'est pas un repli sur l'Hexagone, mais
une présence aux Amériques, dans l'océan indien et le Pacifique.
3) Le livre blanc de 2008 ouvrait la porte au retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, effectif l'année suivante. Le texte
actuellement en préparation est donc le premier (après ceux de 1972, 1993 et 2008), qui prend en compte cette présence pleine et entière dans l'Alliance, comme l'a récemment pointé le rapport d'Hubert Védrine. Quelles obligations ce retour crée-t-il pour notre
pays, en particulier pour la participation à la défense collective, avec les NRF (Nato Response Forces) ? Alors que Paris souhaite relancer la défense européenne, sur des bases concrètes et moins
institutionnelles - ce qui sera également mis en avant dans le futur Livre, il est politiquement difficile pour Paris de se désengager de la défense commune - qui reste le principal souci de
beaucoup d'alliés, notamment à l'Est.
29.11.2012 ActuDéfense
C’est le député de Haute-Marne François Cornut-Gentille qui le fait remarquer sur son blog : le poste accordé aux opérations extérieures ne sera pas réduit du fait du départ des troupes françaises d’Afghanistan. En réunion de la commission des finances ce mardi, l’élu UMP a fait part de sa prévision :
« S’agissant des OPEX, la prévision de 630 millions d’euros en loi de finances initiale se révèle assez satisfaisante mais l’activité en cours d’année appelle forcément des réajustements. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le retrait d’Afghanistan ne permettra pas une diminution de ce poste. Son coût, très mal évalué aujourd’hui, sera de toute façon élevé. Nous ne sommes donc pas à l’abri de nouvelles surprises en matière d’OPEX.«
Les surprises en question, ce peut-être une mauvaise évaluation des coûts de certaines manoeuvres. Plus certainement, le député Cornut-Gentille fait ici allusion à de potentiels nouveaux déploiements. L’année 2011 fût un exemple en matière de surprises avec en plus du théâtre afghan, la montée en puissance rapide en Côte d’Ivoire et la mise en oeuvre d’une opération complète en Libye. L’élu s’attend peut-être à des déploiements de troupes imprévus au cours de l’année 2013 … et les regards peuvent dès lors se tourner vers la Syrie ou le Sahel.
Le rapporteur de la Commission des finances, le député Christian Eckert (UMP), a précisé ce propos sous un aspect soutien des plus pertinents : « Il n’y a pas lieu d’attendre d’économies sur les OPEX cette année au titre du retrait d’Afghanistan qui engendrera d’autres types de dépenses. » Toute la logistique du rapatriement devrait en effet être portée sur l’exercice 2013 du budget de défense, le gros de cet effort portant sur les six premiers mois de l’année.
source defense.gouv.fr
28/11/2012 BFMTV
Sodexo et La Poste annoncent la création d'un groupement sous forme de consortium pour le soutien postal (concentration, acheminement et distribution des courriers et colis) aux 19 000 hommes et femmes déployés sur les bases militaires françaises à l'étranger. Les deux groupes sont ainsi très fiers d'offrir leur soutien aux militaires français et au ministère de la Défense.
En 2010, le ministère de la Défense avait lancé un dialogue compétitif afin de trouver la solution sur-mesure pour assurer les services postaux des armées.
Fruit d'un travail partenarial de près de deux ans, le consortium La Poste - Sodexo remporte le marché en 2012, pour une durée de quatre ans.
Ce projet, novateur et inédit pour les deux partenaires, s'appuie sur la complémentarité de leurs expertises respectives ; les métiers du Courrier et du Colis pour La Poste et, pour Sodexo, les services sur site en milieux extrêmes et notamment le soutien de bases militaires, de détachements temporaires et de missions de maintien de la paix. La prestation créée par le consortium est donc une offre sur-mesure, allant de l'acheminement à la distribution des colis et courriers, de la formation des vaguemestres et des personnels Sodexo aux opérations postales à l'implantation, ex nihilo, d'agences postales en théâtre hostile.
Pour Salvator Erba, Directeur de Marché Secteur Public à la Direction des Clients Grands Comptes du Courrier : « La Poste est fière de confirmer son rôle de partenaire naturel du ministère de la Défense et ravie de soutenir les forces armées françaises sur les différents théâtres d'opérations et sur les bâtiments de la Marine Nationale. La Poste garantit et développe le lien entre les troupes françaises et leurs familles au travers d'un dispositif totalement novateur, s'appuyant sur le savoir-faire de La Poste et des postiers.»
Pour Veronika Roux, Vice-Président, Sodexo Défense Europe Continentale : « C'est un honneur pour Sodexo de contribuer au soutien postal sur les bases militaires françaises à l'étranger. Pour les femmes et hommes engagés dans les forces armées, les courriers et colis échangés avec leurs êtres chers représentent un lien fort et indispensable à leur qualité de vie au quotidien. En effet, depuis de nombreuses années l'expertise et la compréhension de Sodexo sur les exigences de la vie militaire ont permis d'offrir des services intégrés qui améliorent la qualité de vie des forces armées partout dans le monde. »
À propos de Sodexo
Sodexo est le leader mondial des services qui améliorent la Qualité de Vie, facteur essentiel de performance des individus et des organisations. Présent dans 80 pays, Sodexo sert chaque jour 75 millions de consommateurs avec une offre unique de Services sur Site, de Services Avantages et Récompenses et de Services aux Particuliers et à Domicile. Avec plus de 100 métiers, Sodexo propose à ses clients une offre intégrée de services, fruit de plus de 45 ans d'expérience : de l'accueil, la sécurité, l'entretien et la propreté, à la restauration et la gestion des installations et matériels ; des Pass Repas, Pass Cadeaux et Pass Transports pour les salariés jusqu'aux services d'aide à domicile et de conciergerie. La réussite et la performance de Sodexo reposent sur son indépendance, son modèle économique durable, ainsi que sa capacité à assurer le développement et l'engagement de ses 420 000 collaborateurs à travers le monde.
Chiffres-clés (au 31 août 2012)
Sodexo dans le monde
18,2 milliards d'euros de CA consolidé
420 000 collaborateurs
20e employeur mondial
80 pays
34 300 sites
75 millions de consommateurs chaque jour
9,5 milliards d'euros de capitalisation boursière (au 07 novembre 2012)
A propos du Groupe La Poste
Société anonyme à capitaux 100 % publics depuis le 1er mars 2010, La Poste SA est un modèle original de groupe multi-métiers structuré autour de quatre activités : le Courrier, le Colis/Express, La Banque Postale et l'Enseigne La Poste. Chaque année, les 17 000 points de contact de La Poste accueillent 45 millions de clients particuliers et 3,5 millions de clients entreprises. La Poste a décidé de faire du Courrier le média premium de la relation client en proposant le meilleur du papier, du numérique et de la proximité à tous ses clients. Elle s'appuie pour cela sur un outil industriel ultraperformant, des technologies de pointe, des offres innovantes et son réseau de facteurs, véritables professionnels de proximité et tiers de confiance. En 2011, Le Groupe La Poste a réalisé un chiffre d'affaires de 21,3 milliards d'euros et emploie plus de 268 000 collaborateurs. A l'horizon 2015, Le Groupe La Poste a pour ambition de devenir un leader européen dans les services de proximité postaux et financiers. Tourné vers l'innovation, Le Groupe La Poste s'attache, au quotidien, à développer les services et les produits qui faciliteront demain la vie de ses clients et collaborateurs. Fidèle à ses valeurs et à ses missions de service public, fort de l'engagement de l'ensemble des postiers, Le Groupe La Poste veut être une référence de la modernité publique
www.sodexo.com / www.laposte.fr
28/11/2012 Armée de l'air
Seize brevets de pilote de chasse et cinq brevets de navigateurs officiers système d'arme ont été remis jeudi 22 novembre 2012 lors d’une cérémonie sur la base aérienne 705 de Tours. Le général Hugues Néret, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse du commandement des forces aériennes, a présidé la cérémonie.
Familles, autorités militaires, élus locaux, ils étaient nombreux à cette cérémonie symbolique. Le capitaine André Latchoumy, navigateur officier système d'arme et instructeur au sein de l'école de l'aviation de chasse, les lieutenants Sylvain Lartigau et Antoine Garcia, pilotes de chasse et également instructeurs ont été cités en exemple avec attribution de la croix de la Valeur militaire. Ces décorations ont récompensé leur profond engagement et leurs remarquables actions réalisées au cours des opérations Harmattan et Unified Protector, en Libye. Tout un symbole pour les élèves qui ont ensuite reçu des mains de leur parrain l’insigne de pilote ou de navigateur.
Après le défilé des troupes, survolé par une patrouille de quatre Alphajet, les participants ont assisté à l’allocution du général Néret. «Pilotes, officiers système d'arme, avec ce brevet sur votre poitrine, vous entrez dans la longue lignée des aviateurs. Vous avez choisi de suivre des traces glorieuses, celles de nos anciens. Vous devez en être fiers et vous saurez, je n'en doute pas, vous en montrer dignes», a conclu le général en s'adressant aux nouveaux brevetés.
Déjà la prochaine étape se profile avec le départ des nouveaux brevetés pour la base aérienne 120 de Cazaux au sein de l'école de transition opérationnelle. Après environ six mois de formation, ils pourront rejoindre les unités opérationnelles.
Général Antoine Creux, nouveau
major général de l'armée de l'air
28/11/2012 Armée de l'Air
Le général Antoine Creux est le nouveau major général de l’armée de l’air. Grâce à cette nomination, il seconde et supplée le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, dans l'exercice de ses attributions. Pour mener à bien ses nouvelles fonctions, il dirige et s’appuie sur l'état-major de l’armée de l’air.
Depuis avril 2010, cet ancien pilote de Mirage F1 et de Mirage 2000 était à la tête de la direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), au cœur du Renseignement.
Le général Creux succède au général joël Martel qui a été nommé inspecteur général des armées – air.
28/11/2012 Armée de Terre
Le 4erégiment d’hélicoptère de combat des forces spéciales (4eRHFS) de Pau a mené un exercice de collaboration avec l’armée de l’air du 19 au 21 novembre 2012, depuis la base aérienne 118 de Mont de Marsan.
"Un temps d’avance !" Comme le mentionne le chef de corps du 4èmeRHFS cela pourrait être la deuxième devise du régiment. En effet, au-delà de la préparation opérationnelle pour des missions forces spéciales « courantes » (insertion, extraction de commandos et libération d’otages), l’exercice "Vampirex" a permis à la composante aéromobile de la brigade des forces spéciales Terre (BFST) de travailler en étroite collaboration avec les Rafale de l’escadron 2/30 de l’armée de l’Air, plus connu sous le nom de Normandie - Niemen.
"Vampirex" c’est avant tout un thème tactique contraignant, dans un environnement hostile, avec une zone d’opération complexe et une supériorité aérienne à conquérir.
Pour cet exercice, le 4eRHFS a déployé tous les types d'aéronefs qui le composent : Gazelle, Tigre, Puma, Cougar et Caracal. Les commandos de la BFST ont répondu présent dans la mise en œuvre de leur savoir-faire selon le scénario de l'exercice conçu et orchestré par le chef des opérations.
Les soldats de l'ombre ont pu observer une livraison d'armes par avion civil sur un aérodrome au cœur des Pyrénées, un transfert d'otages par voie routière… Les Rafale ont mené des actions aux côtés des forces spéciales comme l’éclairage d’itinéraire ou encore la désignation de cibles d’opportunités, fixes ou mobiles.
Cette coopération avec l’armée de l’Air n’est pas anecdotique pour le régiment qui, depuis la création du groupement interarmées des hélicoptères (GIH), l’intégration de 2 Caracal et d’un équipages de l’armée de l’Air à Pau, est devenue une unité interarmées. L’agrégation de moyens conventionnels est une logique dictée par l’opérationnel et un bénéfice certain pour les actions spéciales. Ainsi l’exercice Vampirex a été l’une des premières mises en pratique de l’interopérabilité de nos forces.
28.11.2012 DGA
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, ont décerné six prix mettant à l’honneur l’innovation le 27 novembre 2012. Trois thèses de doctorant ainsi que trois industriels ont été distingués lors du Forum DGA Innovation 2012 au CNIT à la Défense.
Trois doctorants ont reçu le prix thèse DGA.
- Antoine Bordes pour « de nouveaux algorithmes pour l’apprentissage de machines à vecteurs supports sur de grandes masses données ». Il s’agit d’extraire rapidement les données recherchées au sein d’un vaste ensemble inconnu. Les applications vont de la recherche de renseignements dans des corpus documentaires au traitement d’images, en passant par la caractérisation d’agents biologiques.
- Michaël Huet pour « apprentissage et atterrissage : comment éduquer la perception des pilotes ? ». L’objectif est d’améliorer les modes d’apprentissage de tâches complexes, en s’adaptant à la façon dont chaque élève-pilote perçoit son environnement et y réagit. Au final les formations seront plus efficaces, plus courtes, donc plus économiques.
- Thomas Lévêque pour « le développement d’un gyromètre à atomes froids de haute sensibilité fondé sur une géométrie repliée ». Un gyromètre mesure la direction d’un véhicule, pour connaitre sa localisation sans recourir à un positionnement par GPS ou assimilé. Ces travaux permettent d’envisager une nouvelle génération de gyromètres avec une précision considérablement améliorée.
> En savoir plus sur la formation par la recherche à la DGA sur le site www.ixarm.com
Les « prix performance industrielle » ont été attribués à trois industriels, dans les catégories : meilleur maître d'œuvre industriel, meilleur équipementier, meilleure PME innovante. Les industriels ont été notés suivant de multiples critères, notamment la tenue des coûts et des délais, ainsi que l'atteinte des objectifs de performances techniques.
- Panhard Général Défense, Volvo Group, a été élu meilleur maître d’œuvre. Panhard Général Défense est spécialisé dans la conception et la production de petits véhicules blindés et de petits véhicules protégés. Il équipe l'armée de terre française et plusieurs armées étrangères.
- TDA Armements a été élu meilleur équipementier défense. Filiale à 100 % du groupe Thales, TDA Armements développe et produit des mortiers et des munitions, des roquettes pour hélicoptère, des charges militaires et des composants pyrotechniques pour missiles.
- La PME Infotron basée à Massy-Palaiseau, a été élue meilleure PME innovante. Infotron a développé un drone à décollage vertical et dispose, avec ce produit, d’une avance technologique significative sur le segment du mini drone à voilure tournante à motorisation électrique.
4e tir du MdCN, le 1er en version complète sous-marine
28/11/2012 DGA - Economie et technologie
La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir complet du missile de croisière naval (MdCN) en version sous-marine le 24 octobre 2012.
Ce quatrième tir de développement a été effectué sur le site du Levant (Var) du centre « DGA Essais de missiles », depuis une plate-forme immergée représentative d’un lancement à partir d’un sous-marin en plongée. Tous les objectifs ont été atteints, notamment la validation de la phase terminale en mode de guidage GPS, qui vient compléter la validation du mode de guidage infrarouge, acquise lors du tir précédent (9 juillet 2012). Le MdCN équipera les frégates multi-missions (Fremm) à partir de 2014 et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2017.
Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates en surface) ou discrètement (sous-marins en plongée), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.
La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006
Le quatrième catamaran de débarquement
28/11/2012 DGA
La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le quatrième engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) le 26 novembre 2012 à Toulon.
Utilisés pour acheminer à terre les troupes et les véhicules embarqués à bord des bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la marine nationale, ces navires très innovants quintuplent la capacité de flux logistique par rapport aux chalands jusqu’alors en service.
Il s’agit du dernier exemplaire livré au titre du marché notifié en 2009 par la DGA à la société CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée), qui inclut également le maintien en condition opérationnelle (MCO) des quatre engins jusqu’en 2016.
Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - Landing Catamaran) breveté par CNIM, l’EDA-R est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour « plager » et « enradier », grâce à une plate-forme élévatrice centrale. Ses portes à l’avant et à l’arrière simplifient et accélèrent les opérations de chargement et de déchargement des véhicules. Cet engin de 30 mètres de long et de 12 mètres de large a une capacité d'emport nominale de 80 tonnes et une vitesse de 18 nœuds à pleine charge et jusqu’à 30 nœuds à vide en fonction de l'état de la mer.
Les EDA-R sont conçus pour opérer à partir d’un bâtiment amphibie positionné au-delà de l'horizon (30 nautiques/55 km). Ils peuvent effectuer des opérations militaires ou humanitaires dans des zones dépourvues d’infrastructures portuaires. Un BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier.
Le chantier naval Socarenam, sous-traitant du maître d’œuvre CNIM, a fabriqué les coques sur son site de Saint-Malo et a finalisé les navires à Boulogne-sur-Mer. La charge de travail générée par la réalisation des quatre engins a représenté plus d’une centaine d’emplois directs durant les 3 années de réalisation. Au coté de CNIM et de Socarenam, de nombreuses entreprises et PME françaises ont été impliquées dans la réalisation de ces navires très innovants.
28/11/2012 Mer et Marine
Les deux groupes français ont confirmé hier avoir engagé des négociations exclusives en vue de créer une société commune. Cette filiale sera positionnée sur le segment des bâtiments construits aux normes civiles destinés à l’Action de l’Etat en Mer (marines, garde-côtes, polices, gendarmeries, douanes…) La future société proposera des navires allant jusqu’à 95 mètres de long, intégrant la nouvelle gamme de patrouilleurs de Piriou (de 25 à 80 mètres) ainsi que les unités de la famille Gowind OPV de DCNS (jusqu’à 95 mètres). En alliant leurs forces, DCNS et Piriou entendent créer un leader mondial des navires aux standards civils destinés à l’AEM. « La création de cette Joint Venture permettrait d’élargir le marché accessible de DCNS. En outre, les clients qui acquerraient des navires aux standards civils destinés à l’Action de l’Etat en Mer pourraient ensuite commander auprès de DCNS des navires plus fortement armés (corvettes, frégates…). Ce projet constitue donc une double opportunité de croissance pour notre groupe », a indiqué hier Bernard Planchais, directeur général délégué de DCNS, qui voit donc dans cette opération l’opportunité d’accroître son activité, en s’appuyant sur un partenaire spécialisé dans la construction de navires civils et disposant de plusieurs chantiers à l’étranger, en Afrique et en Asie.
Piriou, de son côté, entend profiter de la force de frappe commerciale de DCNS pour se diversifier son activité sur le segment des bateaux gris. « Pour accéder aux marchés des navires relevant de l’Action de l’Etat en Mer, qui sont à la convergence des univers civils et militaires, seul un partenariat avec un leader mondial du naval de défense comme DCNS aurait du sens pour nous. Ce serait pour nous un mouvement stratégique majeur où notre profond ancrage français associé à notre expérience de l’international et notre réactivité seraient une véritable valeur ajoutée pour la société commune qui bénéficierait bien sûr de l’expérience et la présence commerciale mondiale de DCNS dans les marchés de Défense », explique Pascal Piriou.
Le projet de création d’une société commune a été présenté hier matin aux Comités centraux d’entreprise des deux groupes, dont l’objectif est que cette JV soit opérationnelle en 2013. DCNS et Piriou comptent en effet s’appuyer sur cette structure pour conquérir différents marchés nationaux et internationaux. En France, ils visent par exemple le programme des Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), ainsi que les Bâtiments multi-missions (B2M) qui doivent être commandés l’an prochain. Ils se positionneront également sur le futur programme des Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime (BATSIMAR).
Les armuriers, "pétafs", préparent les GBU
28/11/2012 Asp Camille Gayraud - Armée de l'air
Du 19 au 30 novembre 2012, la base aérienne 120 de Cazaux accueille un «escadron de passage» particulier constitué de l’escadron de chasse (EC) 1/7 «Provence» de Saint-Dizier et du régiment de chasse 2/30 «Normandie-Niemen» de Mont-de-Marsan pour une campagne de tir air-sol mutualisée. Une première sur Cazaux !
Soutenue par les escadrons de soutien technique aéronautique (ESTA) 15/7 «Haute-Marne» et 2E/118 «Chalosse», la campagne a pour objectif de renouveler les qualifications air/sol du personnel navigant et permet aux jeunes pilotes de délivrer pour la première fois de l’armement réel. Les équipages manœuvrent sur le champ de tir de Captieux et sur le site de la direction générale de l’armement/Essais de missiles (DGA/EM), anciennement centre d’essai des Landes de Biscarrosse.
Les unités ont déployé un total six Rafale. Évoluant en patrouilles de deux ou trois Rafale, les pilotes s’entraînent avec un large panel d’armement air/sol : armement air/sol modulaire (AASM), GBU (Guided Bomb Unit) 12, 22, obus d’exercice et bombes d’exercice guidées laser (LGTR). De retour au sol, les équipages débriefent finement leur mission et analysent leurs passes de tir.
Les passionnés ont encore jusqu’au vendredi 30 novembre, date de clôture de la campagne de tir, pour admirer les Rafale de l’armée de l’air dans le ciel girondin.
Campagne de tir Rafale
Les campagnes de tirs sont l'occasion pour les jeunes pilotes de délivrer de l'armement "bon de guerre"
C130 J italien ravitaillant un Caracal
du "Pyrénées"
28/11/2012 Asp Camille Gayraud - Armée de l'air
Du 12 novembre au 21 novembre 2012, l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées» de la base aérienne 120 de Cazaux a conduit sa seconde campagne de ravitaillement en vol, HAAR (Helicopter Air to Air Refuelling), en collaboration étroite avec la 46ebrigade de transport de l’armée de l’air italienne basée à Pise (Italie).
Au cours de cette période, un Caracal français et un C130 J italien ont œuvré de concert dans le ciel italien scellant des rapports privilégiés entre les deux unités. Au bilan, c’est quelque 130 connections «sèches» (pas de livraison de carburant pendant les connections) et «humides» (livraison de carburant pendant les connections) qui ont été réalisées pour la formation et la qualification de pilotes français et italiens.
Cette activité singulière porte haut les couleurs de l’armée de l’air. En effet, l’EH 1/67 «Pyrénées» est la seule unité en Europe à posséder cette capacité dans le monde des voilures tournantes. Dans le cadre des missions de Personnel Recovery, c’est désormais l’occasion de développer des savoir-faire tactiques et d’aller plus en avant dans le domaine de la projection. Inscrite au livre bleu, cette activité de coopération devrait être reconduite l’année prochaine.
La France et les États-Unis comptent parmi les seuls nations au monde à pratiquer le ravitaillement en vol en hélicoptère
28/11/2012 Capitaine François Nolot - Armée de l'air
Du 22 novembre au 20 décembre 2012, des pilotes de l’aéronavale des flottilles 11F et 12F de Landivisiau ont pris la permanence opérationnelle (PO) au profit de l’armée de l’air, à Lorient, sur la base aéronavale de Lann Bihoué.
Un plot «chasse» armé de Rafale marine est placé sous le contrôle opérationnel de la défense aérienne. La Marine nationale assure cette année encore cette mission de police du ciel.
En effet, régulièrement depuis 2006, les pilotes de l’aéronavale assurent la permanence opérationnelle. La participation à la mission de police du ciel est décidée annuellement lors du comité d’orientation de l’aviation de chasse (COMORAC), qui réunit les majors généraux des deux armées. Cette implication de la marine au sein de la PO s'inscrit dans une politique participative à la posture permanente de sûreté aérienne (PPS-air) de l'ensemble des moyens aptes à réaliser la mission de défense aérienne. En effet, les Rafale marine, à l'instar des Rafale air, sont dotés de la totalité des capacités air-air nécessaires à la mission.
«Pour favoriser l’échange d’informations opérationnelles et de culture aéronautique entre la marine et l'armée de l’air, un officier pilote de liaison est affecté au sein de chaque armée», précise le lieutenant-colonel Xavier Reymond du bureau «défense aérienne élargie – coopération» (DAE-C), service au cœur de la planification de la posture permanente de sûreté «Air». «Peu de temps avant la prise de la PO, les pilotes de l’aéronavale ont été briefés sur les spécificités de cette mission, et en particulier sur la gestion du risque opérationnel lors d’une mission d’interception d’un aéronef, indique le lieutenant Falcone, officier rédacteur au DAE-C. Pendant toute la durée de la PO, les Rafale marine sont prêts à décoller dès l'ordre de Scramble (déclenchement de la PO) reçu du centre national des opérations aériennes».
Tous les jours en France, quatre plots «chasse» sont activés pour veiller à la sûreté de notre espace aérien. Rafale et équipages des flottilles 11F et 12F font à présent complètement partie de ce dispositif de permanence opérationnelle.
27.11.2012 Economie et Technologie
Dans sa quête de performance, la Mission achats de la Défense convoite les PME. Grand angle sur la relation PME-Défense pour les achats hors armement, dont les politiques relèvent du Secrétariat général pour l'administration.
Avec près de 2000 PME rencontrées courant 2012, la campagne de rencontres régionales organisées par la Mission achats du ministère de la Défense connaît une forte accélération. Avec l'appui des Chambres de commerce et d'industrie, l'ensemble du territoire devrait être couvert d'ici fin mars 2013. Ces contacts directs visent à sensibiliser et informer les petites et moyennes entreprises sur les achats du ministère en leur permettant, notamment, de rencontrer les acheteurs. L'objectif affiché du ministère est d'ouvrir ses marchés au plus grand nombre de concurrents pour améliorer sa performance en termes de prix, de qualité de service rendu et de délai. L'enjeu est de taille puisque le ministère de la Défense représente plus du tiers des objectifs de performance économique que l'Etat s'est engagé à réaliser sur ses achats.
Avec un tel volume d'achats, le ministère de la Défense est un acteur économique incontournable et un acheteur potentiel pour les PME quels que soient leurs secteurs d'activité. En effet, contrairement à une idée reçue, le ministère de la Défense n'est pas uniquement un acheteur de systèmes d'armes. Il consacre environ 4 milliards d'euros par an aux achats hors armement (soit 33% de ses achats totaux). Et la référence du "ministère de la Défense" sur sa carte de visite peut aussi constituer une plus value non négligeable pour un entrepreneur du secteur du bâtiment ou des services par exemples. D'ailleurs, "les rencontres territoriales Défense organisées en partenariat avec les chambres de commerce et de l'industrie connaissent une forte participation, bien supérieure à d'autres manifestations similaires, preuve que le ministère est attractif pour les PME", souligne la Mission achats.
Avec leurs atouts propres – réactivité, adaptabilité, coûts structurels faibles, innovation – les PME sont à même d'aider le ministère à réaliser des économies tout en répondant aux
exigences de qualité de service rendu.
Néanmoins nombre d'entre elles rechignent encore à travailler avec l'administration. La commande publique souffre d'un déficit d'image et de pratiques que le ministère de la Défense compte bien
rétablir. "Il n'y pas que de gros marchés réservés aux grands groupes", précise la Mission achats. La très grande majorité des consultations lancées par le ministère
(environ 190 000/an) se situe en deçà de 130 000 euros. Les PME y ont toutes leurs chances. D'ailleurs, entre 1,5 et 2 milliards d'euros de contrats leur sont
attribués chaque année. Néanmoins, des freins à l'accès des PME persistent : délais de paiement encore trop longs et démarches administratives trop lourdes. Faciliter l'accès des PME reste donc
une priorité.
La Mission Achats, rattachée
au Secrétaire général pour l'administration ( SGA), a été créée en 2008. Son périmètre d'intervention couvre tous les achats du ministère qui ne relèvent pas du domaine des armes,
munitions et matériels de guerre, lesquels sont confiés à la Direction générale de l'armement ( DGA). Elle a pour
objectif de réaliser des économies par les achats, de prendre en compte les exigences de développement durable et de faciliter l'accès des PME. Le ministère considère clairement le recours aux
PME comme un levier de performance. Toute
stratégie d'achats fait désormais l'objet d'un examen
systématique du positionnement des PME sur le segment considéré, permettant notamment d'identifier les avantages concurrentiels dont ces dernières disposent. La démarche contractuelle retenue
(nature de l'allotissement par exemple) découle de cette étude de l'offre.
Cette politique s'accompagne également d'une panoplie de règles et d'outils pour aider les PME à candidater : avance sur trésorerie accrue, mise en place d'une carte achats permettant un règlement dans les 4 jours après
livraison, simplification des démarches administratives, mise en place d'un système de pénalités non dissuasif pour les PME etc. Mais une telle approche est efficace seulement si elle
s'accompagne d'une professionnalisation de la fonction achats, l'autre enjeu majeur au sein du ministère.
Faciliter l'accès des PME passe aussi et avant tout par une bonne information. La première priorité est de leur faire connaître les besoins d'achat du ministère et de leur
expliquer qui achète quoi et comment. Les rencontres organisées en région, avec le soutien efficace des chambres de commerce et d'industrie, permettent de répondre à ce besoin d'information. Mais
elles ne suffisent pas. Le ministère s'appuie également sur des outils de communication et sur un réseau de correspondants.
Comme tout acheteur public, dès lors que le montant estimé est supérieur à 90 000 euros, le ministère publie les annonces de ces consultations sur le portail www.marches-public.gouv.fr(PLACE). Toute entreprise y a accès. Mais le ministère va plus loin et a choisi de mettre en ligne toutes consultations dont le montant est supérieur à 15 000 euros. L'objectif est clairement de toucher les PME et TPE. Encore faut-il que celles-ci s'inscrivent. C'est le message que fait systématiquement passer Sophie Arènes-Dupas, directrice du programme PLACE, en précisant que cette inscription est gratuite.
Au-delà de l'information sur les consultations, le ministère offre également un espace dédié aux PME sur son portail achat www.achats.defense.gouv.fr. Cet espace propose différentes rubriques qui permettent aux entreprises d'identifier la politique et l'organisation achats du ministère, et
surtout d'identifier des points de contact. Elles peuvent également déposer leur CV et se faire connaître par les acheteurs. Le programme des rencontres en région, véritable "tour de France", est également
accessible sur ce site.
Il est important également que les PME puissent disposer de points de contact, notamment des interlocuteurs de proximité. Les acteurs de la chaine achats du ministère sont les premiers concernés
: plateformes achat-finance ( PFAF), établissements ou unités du service d'infrastructure de la Défense ( SGA/SID), Bases de Défense etc. Par exemple, la PFAF Sud-Est a par organisé son 1erforum carte achats en invitant
de nombreux prestataires. Le dispositif est complété par les délégués aux restructurations de Défense ( SGA/DAR) qui, compte-tenu de leur positionnement en région, constituent des relais d'information essentiels pour les entreprises et les acheteurs.
La mission ministérielle PME assure un rôle essentiel, celui de médiateur. Elle intervient au profit des PME lorsque celles-ci rencontrent des difficultés, que ce soit
pendant la phase de consultation ou lors de l'exécution du contrat.
Lors des rencontres territoriales, ces acteurs sont évidemment présents. Les PME ont d'ailleurs toute latitude pour les interroger directement.