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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 19:21

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/transall-de-l-armee-de-l-air-francaise/1944533-1-fre-FR/transall-de-l-armee-de-l-air-francaise.jpg

Transall de l'armée de l'air française

 

11/09/2012 sgt Jordan L'Hostis-le Hir - Armée de l'air

 

Amorcé le 11 septembre 2012, l’exercice aérien interalliés Volfa se déroule jusqu’au 14 septembre au-dessus du sud-ouest et du centre de la France. Il vise à exercer les équipages des unités aériennes à un large panel de missions tactiques. Particularité pour cette année, Volfa se recoupe avec Colibri, entraînement de l’armée de terre débuté le 7 septembre au profit de troupes au sol belges, allemandes et françaises.

 

Plusieurs appareils de transport tactique de l’armée de l’air sont mobilisés. Un Casa CN-235, un C160 Transall et un C130 Hercules ont été déployés pour l’occasion à Toulouse. Trois Transall allemands s’ajoutent à ces avions de transport français. Quatre Mirage 2000-5 et deux Mirage 2000D participent aussi à ce nouvel exercice interalliés et interarmées, ainsi que deux Alphajet, un avion ravitailleur C135 FR, un avion radar E-3F et deux hélicoptères EC725 Caracal et SA330 Puma.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/avion-radar-lors-de-l-exercice-volfa-2012/1944582-1-fre-FR/avion-radar-lors-de-l-exercice-volfa-2012.jpg

avion radar lors de l'exercice Volfa 2012

 

Les missions réalisées répondent à des scénarios divers de largage de parachutistes et de matériels, de poser d’assaut, de recherche et de sauvetage au combat (Personnel Recovery),notamment avec les commandos de l’air, ou encore de missions complexes appelées COMAO (Composite Air Operations), dirigées par un chef de mission (MissionCommander).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/transall-lors-de-l-exercice-volfa-colibri/1944611-1-fre-FR/transall-lors-de-l-exercice-volfa-colibri.jpg

Transall lors de l'exercice Volfa-Colibri

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/hercule-lors-de-l-exercice-volfa/1944616-1-fre-FR/hercule-lors-de-l-exercice-volfa.jpg

Hercule lors de l'exercice Volfa

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 18:31

Mindef

 

11.09.2012 lepopulaire.fr (AFP)

 

La crise financière pèse sur l'élaboration du nouveau Livre blanc de la défense, l'ensemble des acteurs du secteur, militaires, politiques ou industriels, mettant en garde contre des coupes brutales dans les budgets et les programmes qui entraîneraient des pertes de compétences et de capacités irréversibles pour la défense française.

 

Lancé durant l'été par le chef de l'Etat, François Hollande, le Livre blanc doit fixer les nouvelles priorités stratégiques de la France et préparer la Loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014-2019.

 

Le précédent Livre blanc date de 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais les difficultés économiques s'imposent cette fois comme un élément central des réflexions sur l'avenir de la défense.

 

"La donne a changé. Financièrement, et pas uniquement chez nous", a souligné le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de l'Université d'été de la défense, qui a réuni élus et professionnels du secteur lundi et mardi à Brest.

 

Sur le plan stratégique, la décision des Etats-Unis de se tourner vers l'Asie-Pacifique, au détriment de l'Europe, pousse également les Européens à préserver leur effort de défense malgré la crise.

 

Composée d'une quarantaine de membres, la Commission du Livre blanc, qui se réunira pour la 3e fois mercredi, doit rendre ses conclusions fin 2012. "Il faut trouver un équilibre entre la prise en compte des réalités économiques et financières et la préservation de l'outil de défense", résume son président, le diplomate Jean-Marie Guéhenno.

 

Les contraintes budgétaires à moyen terme sont au coeur des débats. Mais le Livre blanc doit aussi s'inscrire dans la durée, les programmes d'armements courant sur plusieurs dizaines d'années.

 

"Les militaires ont besoin de se projeter dans l'avenir. Ils savent très bien que les cinq ans à venir seront difficiles", souligne la présidente de la Commission de la défense de l'Assemblée nationale, Patricia Adam (PS), pour qui il va falloir "faire des choix, pas faciles".

 

Déjà soumises à des restructurations majeures depuis cinq ans, les armées redoutent que de nouvelles coupes entraînent la pertes de savoir-faire et de capacités militaires qu'ils seraient ensuite très difficiles à retrouver.

 

"Un outil de défense ça se construit dans la durée, mais ça peut aussi se casser très vite", souligne un spécialiste du secteur. D'où les appels répétés à ne pas prendre de décisions irréversibles, pour ménager l'avenir.

 

Face aux "choix douloureux" auxquels la défense risque d'être confrontée, le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, suggère une série de "palliatifs", comme "des alliances, des accords et des modifications des méthodes de travail". Et dans l'attente des conclusions du Livre blanc, 2013 devrait être "une année de transition" à la demande du ministre pour préserver "un certain nombre de réversibilités".

 

Au delà des savoir-faire opérationnels des armées, les compétences industrielles sont un enjeu majeur du nouveau Livre blanc.

 

L'équation consiste à participer au redressement des comptes publics, tout en préservant les investissements dans le domaine de la défense, premier investisseur public, pour préserver l'activité économique.

 

Membre de la Commission du Livre blanc, Claude-France Arnould, directrice de l'Agende européenne de défense (AED), met notamment en garde contre la tentation qui pourrait être celle des Européens de réduire les crédits de recherche et de développement, indispensables au développement des industries de défense.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/comft-sur-l-exercice-citadel-guibert/1480134-1-fre-FR/comft-sur-l-exercice-citadel-guibert.jpg

Le général Charpentier, commandant des forces terrestres,

sur l’exercice Citadel Guibert 2011, en Allemagne. -

Crédits : SIRPA Terre.

 

11.09.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Grand exercice annuel, « Citadel Guibert » a pour objectif d’entrainer les états-majors de forces terrestres à la conduite d’opérations multinationales. Ici, pas de grandes manœuvres de troupes, mais des tentes bourrées d’ordinateurs dans lesquelles officiers et soldats s’affairent en anglais devant des logiciels au fonctions diverses afin de planifier, organiser et conduire des opérations, coordonnant les unités déployées au sol. Le cru 2012 se déroulera du 10 au 18 octobre sur les camps militaires de Champagne (Mourmelon et Suippes).

 

Rendez-vous multinational, l’exercice de poste de commandement, Citadel Guibert rassemblera pour son édition 2012 quelques 2.700 militaires issus de 24 nations et représentant 29 unités différentes. Il sera conçu, planifié et conduit par le Quartier général du corps de réaction rapide-France (QG CRR-Fr) de Lille. Celui-ci aura sous ses ordres deux divisions, armées par l’état-major de force n°1 (EMF1 de Besançon) et la 13e brigade mécanisée néerlandaise. Pour les divers états-majors français et étrangers engagés, il s’agit donc ici bien de s’entrainer à commander des opérations multinationales, interarmées et sous mandat OTAN. Le défi pour ces états-majors issus de différents pays: apprendre à partager les informations, les situations et savoir « se parler » afin de se coordonner des actions communes.

 

Cette année, l’exercice reprendra le même scénario que Citadel Guibert 2011 qui consistait à planifier et conduire une opération d’entrée en premier sur un théâtre dans un cadre OTAN. L’édition 2012 aura pour objectif de poursuivre cette intervention dans sa phase de stabilisation, soit donc assurer un processus de sécurisation, nécessitant une coopération avec tous les intervenants du théâtre afin de restaurer un état viable. L’année dernière, la manœuvre s’était tenue sur les camps militaires de Leopoldsburg (Belgique) et Sennelager (Allemagne).

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:35

Drone Talarion – photo EADS

 

11 September 2012 defenceWeb (Reuters)

 

France, which had favoured a joint project with Britain to build military drones under the previous government, is looking at partnerships with other countries, Defence Minister Jean-Yves said as he criticised the cost and effectiveness of the project with Britain.

 

Le Drian previously said the new Socialist government would reach a decision before July 14 on the next-generation medium-altitude long-endurance (MALE) drone, but on Monday he said talks with other countries were taking time.

 

Former President Nicolas Sarkozy had pushed France's Dassault Aviation and Britain's BAE Systems' to build their own drone as part of a defence accord between the two countries, Reuters reports.

 

"Regarding the MALE drone...I have major reservations about the project on which we were originally embarked, both in terms of cost and efficiency," Le Drian said at a defence event in Brittany.

 

"I am considering a solution, and if it's taking a bit of time, it's because we would not be alone, that means with other countries."

 

Le Drian added that France remained committed to the A400M military transporter being built by EADS' Airbus unit, which was recently hit by fresh delays. The country has ordered 50 of the aircraft.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:50

Mindef

 

11 septembre 2012 Par Hassan Meddah - L'Usine Nouvelle

 

Le ministre de la défense précise la politique industrielle qu'il entend mener vis à vis des grands groupes. Il se défend de vouloir les marier mais vise de rapprochements pragmatiques par programme et de dimension européenne.

 

Le ministre de la Défense dévoile au fur et à mesure sa politique industrielle. Il a profité des Universités de la défense qui se tiennent à Brest en ce début de semaine pour préciser sa politique envers les grands groupes du pays. Il a par précisé qu'un "small businness act" pour la défense verrait le jour d'ici quelques semaines.

 

Les grands champions nationaux (Safran, Thales, Dassault) et européens avec une forte empreinte française comme EADS sont avertis, Jean Yves le Drian s'estime tout à fait légitime à organiser le secteur industriel de la défense : "Je me considère comme le ministres des industries de Défense. C'est le secteur où l'Etat investi le plus en matière d'industrialisation."

 

Faudra-t-il s'attendre à des rapprochements entre les grands groupes?  Pas sûr, du moins dans l'immédiat. Le précédent gouvernement avait tenté de rapprocher Safran et Thales sans résultat probant, excepté la création de joint-ventures communes. "Je ne suis pas un spécialiste de Meccano. Quitte à décevoir, je commence par regarder les stratégies de ces différents groupes. Je regarde leur compétitivité, leur projet. Je regarde aussi ce que font les voisins.  S'il y a des produits en communs, on fera en sorte que les synergies fonctionnent", a expliqué le ministre. Il a même enfoncé le clou : "Je ne suis pas un marieur. L'industrie, ça ne se passe pas comme ça".

 

L'Europe

 

Autre critère qui guidera le ministre, la dimension européenne des projets. « Il faut bouger vers une dimension européenne. Cela ne veut pas dire qu'il faille monter une structure ex-nihilo. Nous construisons l'Europe de la Défense par des projets et non par des déclarations», a affirmé le ministre. Le dossier des drones sera sûrement l'occasion d'appliquer cette volonté.

 

Ainsi, il remet en cause le projet de drones dits "MALE" (moyenne altitude longue endurance) de son prédecesseur. Gérard Longuet s'était en effet engagé dans l'achat d'un équipement israelien adapté aux besoins de l'armée française par le groupe Dassault. "Je constate de grande reserves sur le projet initial. A la fois en termes de coûts et d'efficacité. Je réfléchis à une autre solution. Cela prend un peu temps car nous ne serons pas seuls mais avec d'autres pays", a précisé le ministre.

 

Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian a précisé qu'il  initiait avec l'Allemange et d'autres pays un scénario pragmatique "pour remettre quelques briques solides sur l'Europe de la défense".  Et selon lui, cette voie est incontournable. "Sinon l'Europe risque le déclassement stratégique", affirme le ministre.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:30

Atlas 06.07.2012 photo EADS

 

11.09.2012 journal-aviation.com (Reuters)

 

La France reste engagée dans l'avion de transport militaire A400M d'Airbus, qui a subi récemment de nouveaux retards, a déclaré lundi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

L'avionneur européen, filiale d'EADS, a annoncé fin août de nouveaux et légers retards dans le programme de l'A400M, la première livraison de l'appareil à la France devant intervenir finalement au deuxième trimestre 2013 au lieu du délai contractuel fixé au 31 mars 2013.

 

"Nous ne renonçons pas à nous engager dans l'A400M. Nous serons au rendez-vous, c'est une nécessité", a dit Jean-Yves Le Drian lors d'un point de presse en marge de l'université d'été de la Défense.

 

"Il y a des retards, je les regrette, mais il n'y a absolument aucune volonté de retrait de quelque manière que ce soit de la France dans ce programme", a-t-il ajouté.

 

La France a commandé 50 exemplaires de l'A400M.

 

Développé avec la Belgique, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, le Luxembourg, l'Espagne et la Turquie pour un coût de plus de 20 milliards d'euros, le programme A400M a subi un retard de quatre ans et un dépassement de coût de plusieurs milliards d'euros.

 

Le dernier retard en date est lié à des problèmes de moteurs désormais en cours de résolution mais qui ont provoqué de nouveaux délais dans la certification de l'appareil.

 

Airbus a toutefois confirmé la date de livraison du premier appareil à la Turquie et celle du troisième A400M à la France, prévue d'ici la fin de l'année 2013, a été confirmée. Le programme des livraisons pour 2014 et après se poursuivait comme prévu. (Cyril Altmeyer, édité par Wilfrid Exbrayat)

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:31

FREMM-Aquitaine-ouestfrance_.jpg

 

Depuis hier, des dizaines de parlementaires, industriels, spécialistes des questions militaires sont à l'université d'été de la Défense, à Brest, au Centre d'instruction navale et au Quartz. Ils débattent de l'avenir de la Défense.

 

11 septembre 2012 Sébastien PANOU. - brest.maville.com

 

L'Aquitaine est la première des frégates Fremm qui vont se généraliser dans la Marine. Elle sera basée à Brest.

 

Bientôt basée à Brest

 

C'est la vedette de l'université de la Défense qui se tient à Brest. Parlementaires, militaires et industriels ont pu visiter hier l'Aquitaine, première Frégate européenne multimissons (Fremm).

 

Un équipage de la Marine nationale est à bord depuis 18 mois. Mais le bâtiment n'est pas encore livré. Il reste à valider tous les systèmes de combat et leur intégration. L'Aquitaine repart aujourd'hui à Lorient d'où elle débutera trois semaines décisives d'essais en mer. La livraison à la Marine est prévue à la fin de l'année. L'Aquitaine sera basée à Brest où elle succédera à la frégate De Grasse. Quatre autres Fremm doivent la rejoindre.

 

Missiles et torpilles

 

Ce type de bâtiment de 140 mètres, fortement armé, a pour vocation de se généraliser, en remplaçant les actuelles frégates de types F67 et F70. Il est conçu pour la lutte anti-sous-marine et notamment pour la protection des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, dont il escorte les départs et arrivées. Son sonar remorqué peut détecter un sous-marin à 50 km à la ronde.

 

Il est doté de missiles exocet pour les cibles navales, de torpilles MU90 pour les sous-marins, d'un canon de 76 mm, de missiles Aster anti aériens. Enfin il sera à terme équipé du missile Scalp en 2014, pour des cibles à l'intérieur des terres.

 

La Fremm embarquera l'hélicoptère Caïman Marine, lui aussi doté de torpilles. La capacité globale de lutte anti sous-marine est prévue début 2013.

 

Économe en marins

 

C'était le critère essentiel dans la commande de ce nouveau type de frégate : embarquer moins de personnel. Un équipage complet c'est 98 personnes, plus une dizaine pour l'hélicoptère, là où les frégates actuelles de type F70 en emploient entre 200 et 250. À la passerelle, trois marins suffisent à la veille. Au central opérations, ils ne sont plus que quatre pour la lutte anti sous-marine, au lieu de quinze. Au PC machines, deux personnes ont une vue globale sur la propulsion.

 

Discrète comme un chalutier

 

Les deux moteurs électriques, alimentés par des groupes électrogènes, sont plus silencieux qu'une propulsion classique. Cela ne vaut que pour la vitesse de croisière de 12 noeuds (20 km/h). Pour les pointes à 27 noeuds (50 km/h), une turbine à gaz, semblable à un réacteur d'avion, prend le relais. Tous les angles et les ouvertures ont été réduits. Les échappements chauds du moteur sortent au niveau de la ligne de flottaison, ce qui les rend moins détectables. Selon un cadre de DCNS, « sa signature radar est comparable à celle d'un chalutier ».

 

Gare aux reports de livraison

 

Assemblée par DCNS à Lorient, l'Aquitaine est la tête de pont d'une série de onze Fremm dont les livraisons doivent s'étaler jusqu'en 2022. La Normandie, mise à l'eau en octobre, est attendue en 2014. Provence et Languedoc sont déjà en fabrication. Oui, mais avec les restrictions budgétaires, tout le monde s'attend à des économies dans la Défense (premier budget national d'équipement). Pour certains programmes de très longue haleine comme Fremm (7 milliards d'euros), cela pourrait se traduire a minima par des reports de livraison. Au début, le contrat était calibré pour une Fremm tous les sept mois. Déjà, on était passé à 10 mois ces dernières années...

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:10

Rade de Brest. L'île Longue source LeTelegramme

 

10 septembre 2012 – opex360

 

En 2009, le ministre de la Défense de l’époque, Hervé Morin, avait tranché. Bien que l’idée de regrouper l’ensemble des submersibles de la Marine nationale en Bretagne pouvait permettre de réaliser quelques économies en rationalisant leur soutien, il avait été décidé de laisser les 6 sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) à Toulon.

 

Au moins deux raisons expliquent cette décision : la base varoise est celle du porte-avions Charles de Gaulle et, de plus, elle est la plus proche de l’arc de crise défini par le Livre blanc sur la Défense (LBDSN) publié en 2008.

 

L’escadrille de SNA, qui compte plus de 1.000 marins, représentait, il y a 3 ans, le tiers du plan de charge de DCNS et faisait vivre ainsi 1.200 salariés, sans compter ceux des sous-traitants. Et les retombées financières étaient alors évaluées à 120 millions d’euros.

 

Cependant, ce maintien des SNA à Toulon n’a pas été du goût des élus du Finistère, où est située la base de l’Île-Longue, laquelle accueille les 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), c’est à dire la composante océanique de la force de frappe française.

 

A l’époque, Patrica Adam, député PS du Finistère, département pourtant déjà bien pourvu en implantations de la Marine nationale, avait dénoncé une “décision purement politique”. Désormais à la tête de la commission Défense de l’Assemblée nationale à la faveur du changement de majorité, l’élue bretonne est revenue à la chargé au sujet des SNA.

 

“Brest a beaucoup souffert ces dix dernières années par rapport à Toulon. Le plus gros coup dur, cela a été les SNA. Mais c’était une annonce politique” a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Ouest France et publié le 8 septembre.

 

Le remplacement des actuels SNA de type Rubis par ceux de la classe Barracuda, qui devrait commencer en 2017, pourrait être l’occasion d’un changement d’affectation. “La décision ne sera prise qu’à la livraison” a affirmé Patrica Adam.

 

“C’est vrai que la Méditerranée est stratégique. Mais la dissuasion ici a aussi besoin des SNA. Une étude comparative des coûts et infrastructures a été demandée par le précédent gouvernement. La base opérationnelle et celle de l’entretien peuvent aussi être dissociées. L’an prochain, nous aurons un bon aperçu”, a-t-elle encore expliqué.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:55

cyber warfare

 

07 septembre 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

La direction générale de l'armement a signé un partenariat avec la région pour favoriser le développement des PME de la défense et renforce son pôle de guerre électronique avec l'embauche 200 spécialistes dans le domaine de la cyberdéfense.

 

En déplacement en Bretagne, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, n'est pas venu les mains vides. Il a annoncé vendredi 7 septembre l'embauche de 200 experts dans le domaine de la cyberdéfense d'ici à 2015 pour faire face aux nouvelles menaces ciblant les systèmes informatiques. Ces renforts viendront rejoindront le site de la direction générale de l'armement (DGA) basé à Bruz (35) près de Rennes. Fort déjà de 1150 personnes, ce site plus connu sous son ancien nom le CELAR, est spécialisé dans la maîtrise de l'information, la guerre électronique et les systèmes de missiles.

 

Par ailleurs, le ministre a signé avec Pierrick Massiot, président de la région Bretagne un convention de développement des activités de recherches et de l'industrie duale, c'est à dire dont les marchés sont à la fois civiles et militaires. C'est le deuxième partenarait de ce type entre la DGA et une région après celui signé avec l'Aquitaine en 2010. Ce choix n'est pas un hasard: la Bretagne abrite un grand nombre de sous-traitants stratégiques des armées et la DGA est chef de file ministériel du pôle de compétitivité Images et Réseaux. Les deux partenaires s'engagent à cofinancer les projets de développement des PME duales. Par ailleurs, la DGA prévoit de financer 20 thèses chaque année avec l'univeristé européenne de Bretagne.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:55

10e-universite-ete-defense

 

10 septembre 2012 - letelegramme.com

 

La Brestoise Patricia Adam, première femme à présider la commission de la Défense à l'Assemblée, sera un peu l'hôtesse de l'Université d'été. Selon elle, «les enjeux maritimes de notre pays n'ont pas été assez pris en compte».

 

Que peut-on attendre de cette Université d'été de la Défense?

 

Voulue par les parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale, elle réunit, cette année, 460 participants. C'est un beau succès. Treize pays européens sont représentés. Or, c'est important que les parlementaires européens soient là parce que l'enjeu est européen, comme l'a dit le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Leur présence est donc un signe positif. Après un renouvellement du Parlement, un changement de majorité, l'Université est très attendue par l'ensemble des acteurs de la Défense. Alors que viennent de commencer les travaux sur le Livre blanc, c'est un rendez-vous important. Ces débats de l'ensemble des acteurs du secteur, que ce soient les industriels, les personnels et, bien sûr, les parlementaires, seront un apport à cette commission du Livre blanc. À Brest, le maritime sera au coeur des débats. Dans le précédent Livre blanc, les enjeux maritimes du pays n'ont pas été suffisamment pris en compte!

 

Quels sont les enjeux de cette «maritimisation»?

 

Ce sont les enjeux liés à la sécurité de notre pays, et également à la sécurité européenne. Enjeux aussi en matière de transport de marchandises. Enjeux encore pour faire face aux problèmes du terrorisme, pour être en appui en interarmées sur des interventions, comme on l'a vu en Libye.

 

Le budget 2013 de la Défense soulève des inquiétudes. Quelle est votre réaction sur ce point?

 

Il n'est pas, comme cela a été craint, la variable d'ajustement. Jean-Yves Le Drian a su préserver le budget, qui a été touché ces dernières années. Réduire encore ce budget présente un certain nombre de risques par rapport aux capacités, qu'elles soient humaines ou d'équipements pour les décennies qui viennent. Le budget de la Défense n'est pas un budget comme les autres! C'est un budget avant tout d'avenir. On travaille sur des lois de programmation qui ont pour objectif d'atteindre les moyens logistiques, capacitaires pour les dix à trente années qui viennent. Les décisions que nous prenons permettront au chef de l'État, quel qu'il soit dans les dix à trente ans qui viennent, d'avoir les moyens d'intervenir en matière de défense, si cela est nécessaire. C'est un exercice plus complexe en termes budgétaires pour les parlementaires.

 

La Marine a-t-elle les moyens de mener ses missions?

 

Nous avons une Marine exemplaire mais qui a atteint très certainement sa juste suffisance, c'est-à-dire qu'elle est en capacité de répondre aux missions qui lui sont confiées. Mais il ne faudrait pas qu'elle descende en dessous, sinon, c'est clair, on ne pourra pas lui demander les mêmes missions.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:50

article_20541.jpg

 

10 septembre 2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’expérimentation DCC pour Démonstration du Combat Collaboratif, qui s’est tenue fin juin sur le camps de Sissonne, a été un succès! A tel point qu’une session de rattrapage sera organisée à partir du 29 novembre prochain. Au menu, le même programme, les même équipements et les mêmes unités!

 

L’objectif de cette expérimentation est, rappelons le, de tester ce que sera le programme d’ensemble Scorpion; en clair, la modernisation des capacités de contact de l’armée de terre. A la différence de la première édition de DCC, organisée en quasi-secret, cette seconde édition sera largement ouverte vers l’extérieur, à savoir aux politiques (journée pour les parlementaires) et aux journalistes. L’objectif est sans doute de faire comprendre ce qu’est et ce qu’apportera ce programme Scorpion. Souvent mal compris, peu lisible, l’armée de terre aura là l’occasion de démontrer concrètement de quoi il s’agit.

 

Un exercice d’autant plus nécessaire que la période est cruciale. Arbitrages budgétaires et mise à jour du Livre Blanc pourraient mettre à mal une armée de terre déjà sévèrement touchée… Reste que si des glissements calendaires sont à prévoir, le programme Scorpion, porteur d’enjeux forts (remplacement des VAB, AMX10RC, Sagaie, rénovation du char Leclerc…), ne devrait pas être remis en question.

 

FOB s’était déjà fait l’écho de cette « manip » DCC, à relire ici!

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:45

service-de-sante

 

10.09.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le Service de santé des armées a prévu de poser la première pierre de son nouveau centre de Brétigny sur Orge le 12 septembre prochain (cliquer ici et ici pour lire les posts que j'ai consacrés à ce sujet). Mais la découverte de deux ou trois objets suspects pourrait contrarier le lancement du chantier.

 

Lors des travaux initiaux, trois formes ont été repérées dans le sol et deux ont été identifiées comme étant des bombes. Ce qui n'est en soi guère surprenant, l'ancienne base aérienne 217 ayant été occupée par les Allemands pendant la Deuxième guerre mondiale (cliquer ici pour lire un historique de la base; regarder de plus près l'année 1989...). Vieux stocks oubliés ou bombes alliées non explosées? Les démineurs, finalement prévenus, pourront préciser la nature des engins.

 

Par ailleurs, il se dit que le chantier du futur centre pourrait connaître d'autres retards, un des marchés (probablement celui des infrastructures. Cliquer ici pour lire l'appel d'offres) ayant été cassé pour vice de procédure.

 

Quoi qu'il en soit le centre de la Tronche est toujours supposé fermer ses portes le 1er juillet 2013. Le délicat démontage des équipements se prépare, avant leur tout aussi délicat transport (démontage et transport confiés à des entreprises spécialisées dont la sociéts française Meridis-Labover, cliquer ici pour lire l'avis d'attribution du marché) vers le nouveau centre qui ne sera certainement pas achevé en septembre 2013. D'où un probable stockage...

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 20:41

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

10.09.12 20minutes.fr (Reuters)

 

Le drone de surveillance MALE (moyenne altitude longue endurance), clé de voûte de l'avenir de ces avions militaires sans pilotes, se fera avec d'autres pays et suivant une voie différente que celle suivie jusqu'à présent, a déclaré ce lundi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Son prédécesseur Gérard Longuet avait entamé des discussions avec le tandem Dassault Aviation et BAE Systems sur ce drone destiné à équiper les armées françaises à l'horizon 2020, mais elles n'avaient pas abouti lorsque François Hollande a succédé à Nicolas Sarkozy en mai.

 

Jean-Yves Le Drian, qui avait dit sa volonté de remettre à plat le dossier, avait promis une décision avant le 14 juillet, mais celle-ci se fait encore attendre. «Concernant le drone MALE, avec ses deux parties, le drone intermédiaire et le drone pérenne, je constate de grandes réserves sur le projet sur lequel initialement nous étions engagés, à la fois en termes de coûts et d'efficacité», a-t-il dit lors d'un point presse à l'occasion de l'université de la Défense à Brest. «Je réfléchis à une solution et si cela prend un peu de temps c'est parce que nous ne serions pas seuls, c'est-à-dire avec d'autres pays», a-t-il ajouté.

 

Nouvelle génération à l'horizon 2020

 

Le contrat de maintenance du Harfang d'EADS arrivant à échéance en octobre 2013, la France doit assurer la continuité de son équipement en drones avant l'arrivée d'une nouvelle génération à l'horizon 2020. Parmi les hypothèses qui circulent, Paris pourrait moderniser le Harfang et/ou faire franciser par EADS le Predator du groupe américain General Dynamics plutôt que de confirmer le choix du tandem Dassault Aviation/BAE.

 

EADS a cependant arrêté le développement sur fonds propres du Talarion, qui était destiné à succéder au Harfang. Il s'agissait de l'un des programmes menés à bien par Stefan Zoller, le patron de la branche défense et sécurité Cassidian, évincé la semaine dernière par Tom Enders, le nouveau président exécutif d'EADS. Le groupe européen a annoncé lundi le remaniement en profondeur de la direction de cette division.

 

Paris et Berlin ont signé en juin un protocole d'accord pour approfondir leurs coopérations dans les programmes et achats d'armements, dont les drones, concrétisant le voeu de François Hollande d'ouvrir plus largement l'Europe de la défense, au-delà de l'axe franco-britannique actuel.

 

Dans le cadre du traité de coopération militaire de Lancaster House datant de novembre 2010, la Grande-Bretagne et la France ont confié fin juillet au tandem Dassault Aviation-BAE Systems un contrat d'études pour le drone de combat du futur, prévu à l'horizon 2030 ou 2040.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 20:07

Patricia Adam source Ouest-France

 

10/09/2012 Par Isabelle Lasserre - LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - La présidente de la commission de la défense à l'Assemblée, Patricia Adam, plaide pour la dissuasion nucléaire.

 

Patricia Adam, députée PS du Finistère et présidente de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, répond aux questions du Figaro avant la 10e édition de l'université d'été de la défense qui s'ouvre lundi à Brest.

 

LE FIGARO. - Cette université d'été de la défense met en valeur la Marine nationale. Pourquoi?


Patricia ADAM. - Parce que les enjeux sont énormes: 90 % des marchandises qui circulent dans le monde transitent par les mers. En Libye, pendant l'intervention militaire, la présence de la Marine nationale fut un élément indispensable du dispositif. La lutte contre la piraterie nous impose d'être présents dans l'océan Indien. La France est le deuxième pays au monde en termes de surface maritime…

 

Brest est le sanctuaire de la force nucléaire française. Faut-il rouvrir le débat sur la dissuasion?


L'argument consistant à dire que nous ferions des économies budgétaires en réduisant notre dissuasion nucléaire est erroné, les investissements ayant déjà été réalisés pour les dix ans à venir. Reste la question politique: compte tenu du contexte international, de la prolifération nucléaire dans le monde, la France peut-elle se passer de sa force de dissuasion? La réponse est non et elle a été donnée par le président de la République. Nous sommes tous en faveur de la paix dans le monde, mais la réalité s'impose à nous.

 

Avez-vous des solutions pour réanimer l'Europe de la défense?


Pendant longtemps, les États-Unis ont voulu veiller sur la sécurité de l'Europe. Aujourd'hui, ils demandent aux Européens de se prendre en charge. Il est temps que les pays européens envisagent, comme ils l'ont fait pour lutter contre le terrorisme au large de Djibouti, des opérations communes. Il faut avancer de manière pragmatique. La crise et les pressions sur les budgets européens l'imposent. C'est la raison pour laquelle nous avons invité des représentants allemand et britannique à participer aux travaux du Livre blanc sur la défense, afin d'associer les grands pays européens à cette réflexion stratégique.

 

Comment maintenir le niveau des armées françaises en ces temps de crise?


J'ai participé au précédent Livre blanc et on se posait déjà les mêmes questions. La réalité financière s'impose à tous… Le contexte stratégique n'est plus le même qu'avant. Le précédent document n'avait pas prévu les révolutions arabes, la dégradation de la situation dans le Sahel, les événements en Syrie. On ne peut pas prévoir les surprises stratégiques. Je me félicite en tout cas de ce que le budget 2013 n'ait pas servi de variable d'ajustement. Les budgets de la Défense ne sont pas comme les autres, ils s'inscrivent dans des lois de programmation militaire et doivent préparer l'avenir. Le nouveau document devra être plus modeste et réaliste que le précédent, dont beaucoup de propositions sont restées lettre morte.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:58

cyber warfare

 

10 septembre 2012 par Philippe Guerrier - itespresso.fr

 

Un site de la DGA près de Rennes sert de centre d’expertise français consacré à la maîtrise de l’information, à la guerre électronique et aux systèmes de missiles.

 

En effectuant une visite sur sur le site de la Direction générale de l’armement (DGA) à Bruz (près de Rennes, Ille-et-Vilaine), le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé la création de 200 emplois d’ici 2015 essentiellement dans le secteur de la cyber-défense.

 

Ce site militaire constitue le principal centre d’expertise français consacré à la maîtrise de l’information, à la guerre électronique et aux systèmes de missiles. Il emploie actuellement 1200 personnes.

 

Jean-Yves Le Drian a signé un accord de partenariat avec la région pour le développement des activités de recherche et d’industrie « duales » (les applications peuvent servir à la fois dans les domaines militaire et civil).

 

Ce partenariat vise essentiellement à favoriser le développement, en Bretagne, des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) duales.

 

Concrètement, cette convention doit faciliter le cofinancement et l’accompagnement, par la DGA et la Région Bretagne, de projets innovants proposés par des industriels, notamment par le biais des pôles de compétitivité, ou encore de thèses de doctorat.

 

La DGA a ainsi identifié en région Bretagne l’un des principaux viviers de sous-traitants stratégiques pour les équipements des armées. En particulier les pôles de compétitivité « Mer Bretagne » et « Images & réseaux ».

 

Considéré comme le Référent national pour la maîtrise de l’information, la guerre électronique et les systèmes de missiles, DGA Maîtrise de l’information a élargi son expertise dans les domaines connexes : systèmes d’information et de communication, sécurité, cryptologie, télécommunications militaires, composants électroniques, radars, optronique…

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:51

Mindef

 

10.09.2012 marchespublicspme.com

 

La CCI de Région Alsace, le Service AMPIE (Accès aux Marchés Publics Internationaux et Européens) d'Alsace International et la DIRECCTE, en collaboration avec l'association Mars & Mercure, accueillent le ministère de la Défense pour une rencontre destinée aux PME alsaciennes de l'industrie, des services et de la construction.
L'évènement se déroulera le mardi 25 septembre 2012, de 8h30 à 12h30, au CREF de Colmar 5, rue des Jardins 68000 Colmar.

Avec cinq milliards d'Euros d'achats - hors matériel d'armement - le ministère de la Défense constitue le premier acheteur public national. Au cours de cette rencontre seront présentés :

- la politique d'achat du ministère de la Défense,
- le type de prestations recherchées
- les différentes entités d'achat.

A l'issue des présentations, les acheteurs du ministère de la Défense rencontreront les entreprises dans le cadre de quatre ateliers thématiques :

- les marchés de la santé,
- les marchés de l'alimentaire,
- les marchés des infrastructures/travaux,
- les marchés des fournitures/services généraux et des prestations intellectuelles (y compris prestations informatiques).

Vous pouvez dès à présent vous inscrire gratuitement en utilisant le formulaire en cliquant ici.

Pour aller plus loin :
- Constituer efficacement son mémoire technique
- Guide pratique pour la réponse des PME à la commande publique"- Janvier 2010.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:31

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

photo Marine Nationale

 

10/09/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

C'est la rentrée pour le monde de la défense avec la dixième université d'été de la défense, qui se tient lundi et mardi à Brest. Dans une période de fortes contraintes budgétaires, la dissuasion nucléaire devrait à nouveau faire débat.

 

La dissuasion nucléaire est une nouvelle fois au cœur du débat. Au début de l'été, deux grands responsables socialistes, l'ancien Premier ministre, Michel Rocard, et un ancien ministre de la Défense, Paul Quilès, ont préconisé un abandon de la dissuasion nucléaire. L'un pour faire des économies - 16 milliards d'euros avait-il expliqué -, l'autre parce qu'elle s'apparente à "une assurance-mort". Le président François Hollande ainsi que son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont très clairement verrouillé le débat : la dissuasion ne sera pas remise en cause.

 

La dissuasion, assurance-vie de la France

 

Mais qu'est-ce qu'en pensent les chefs d'état-major des armées ? Pour l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, la dissuasion nucléaire c'est plutôt "l'assurance-vie de la Nation", avait-il expliqué lors de son audition en juillet à l'Assemblée nationale devant la Commission de la défense. Elle "nous protège d'un conflit majeur, une grande invasion en Europe", avait-il précisé. S'agissant du coût de la dissuasion nucléaire, l'amiral Guillaud a estimé que c'était "presque bon marché". Et de rappeler que la France "dépense tous les ans pour sa dissuasion nucléaire en moyenne environ 3,4 milliards d'euros et cela couvre tout : depuis les laboratoires de recherche jusqu'à la fabrication, la mise en oeuvre et le démantèlement. Cette somme couvre tout le financement de la recherche fondamentale, de la recherche et technologie".

 

Un sous-marin lanceur d'engins en permanence à la mer

 

Presque bon marché ? Il donne un exemple pour la marine. "La Force océanique stratégique (FOST) est mise en oeuvre par 3.200 marins, effectif équivalent à celui des agents municipaux d'une ville comme Montpellier". La France dispose actuellement de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Parmi les opérations permanentes fixées par le livre blanc pour la marine, figure au premier rang la dissuasion. "Notre mission est d'avoir au moins un sous-marin déployé en permanence, a assuré le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Ce qui suppose la mobilisation de frégates et d'avions de patrouille maritime pour assurer la sûreté des approches pour le départ des sous-marins, ainsi que des moyens sur l'ensemble de nos zones d'intérêt, pour leur donner des renseignements dont ils ont besoin".

 

"Audacieux de penser réaliser des économies substantielles"

 

Aujourd'hui, la modernisation de la dissuasion nucléaire est quasi terminée pour la composante aéroportée. En contrepartie, elle a été réduite "d'un tiers dans le cadre du principe de juste suffisance", a rappelé le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Seul point noir, l'âge des avions ravitailleurs qui approche maintenant la cinquantaine d'années. D'une façon générale, le général Paloméros estime qu'en dépit des contraintes budgétaires, "il serait audacieux de penser que l'on pourra réaliser des économies substantielles sur le financement de la composante aéroportée, qui repose sur deux escadrons polyvalents - concentrés sur cette mission mais non dédiés à celle-ci". Et de rappeler que "si la France est le seul pays européen à mettre en oeuvre cette composante aéroportée, notre force de dissuasion protège non seulement no intérêts nationaux mais aussi nos alliés".

 

3,4 milliards par an sur le 20 prochaines années

 

La modernisation de la composante aéroportée "va s'achever pour le M51 avec ses nouvelles têtes", a précisé l'amiral Guillaud. Aussi, a rappelé le chef d'état-major des armées, la France continue "à investir pour assurer les renouvellements nécessaires et il faudra donc sans doute ponctuellement un peu plus de 3,4 milliards d'euros annuels, mais, sur les vingt prochaines années, c'est une somme qui restera à peu près inchangée en euros courants".-

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:16

10e-universite-ete-defense

 

10 septembre 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

Comment s'assurer que l'armée reste capable d'assurer ses missions stratégiques alors que les coupes budgétaires s'annoncent sévères pour les années à venir? Elus, industriels et militaires, réunis pour la dixième édition des universités de la défense à Brest les 10 et 11 septembre, tenteront d'y répondre. 

 

Quand l'argent vient à manquer, il faut savoir se montrer innovant. Ca devrait donc phosphorer intensément aux universités de la défense qui s'ouvrent ce lundi à Brest. Ce grand rendez-vous qui réunit durant deux journées des parlementaires spécialistes des questions de défense, généraux et officiers, des industriels fournisseurs de l'armée, aura cette année un relief particulier vu les nouveaux défis qui attendent cette communauté.

 

Cette dixième édition survient en effet alors qu'un Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, qui doit définir les missions et les grands enjeux de l'armée pour les prochaines années, est en cours d'élaboration. La commission qui en a la charge a été constituée en juillet dernier et devra remettre ses conclusions au début de l'année 2013 au plus tard.

 

D'autre part, elle intervient dans un contexte de crise des finances publiques à l'échelle européenne. Or l'armée est déjà engagée dans un vaste mouvement de réduction de son format avec 54000 suppression d'emplois sur la période 2008-2015.

 

Pour l'exercice 2013, le secteur de la défense en France s'en sort relativement bien avec une stabilisation de son budget à environ 31,5 milliards d'euros contre une hausse de 1% initialement prévue par la précédente loi de programmation militaire (LPM). Suite aux lettres de cadrage et de plafond envoyées par le premier ministre en juin et aout, les premières mesures d'économies n'ont toutefois pas tardé.

 

Ainsi le ministère de la défense a décidé de geler 4,5 milliards d'euros d'investissements dans les équipements pour les six prochains mois en attendant les conclusions du Livre blanc. Certains grands projets vont en patir notamment le programme ambitieux Scorpion de modernisation des forces terrestres. Las pour les industriels, ce n'est sûrement que le début d'une disette plus sévère à venir.

 

Vers un "small business act" ?

 

En juillet dernier, la Cour des comptes dans son bilan à mi parcours de la loi de programmation militaire 2009-2014 estimait que la défense devait réaliser une économie de 15 à 30 milliards d'euros d'ici à 2020 pour rester dans les impératifs budgétaires. "Il reste donc très peu de marges de manoeuvre pour passer de nouvelles commandes tandis qu'il faut trouver les ressources financières pour honorer les commandes en cours d'éxécution", avertit en synthèse le rapport.

 

Dans ce contexte, l'intervention du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, sera très attendue. Bien sûr, il devrait revenir sur certaines mesures prises récemment qui réconforteront un auditoire inquiet. Dans ces temps difficiles, il a pu maintenir le budget de recherche en 2013 qui bénéficiera donc environ 750 millions d'euros.

 

De même le dispostif de soutien à l'innovation duale pour les PME bénéficieront encore d'une enveloppe 50 millions d'euros. Peut-être ira-t-il plus loin et annoncera-t-il un small business act pour les PME du secteur ? Dans tous les cas, il milite pour la mise en place d'un partenariat inventif autour de l'innovation entre les grands groupes et les PME du secteur de la défense.

 

Et les industriels dans tout ça ? Condamnés à voir leurs commandes réduites voire reportées ? Pas forcément. Ils ne devraient pas être les simples spectateurs de ces universites qui sont l'occasion pour eux d'avancer des propositions sur une nouvelle approche de leur marché.

 

Déjà, certains leurs conseillent fortement de tirer les leçons de la crise actuelle. "Dans la défense, les industriels ne peuvent pas continuer à se plaindre de la baisse des budgets. C'est une donnée de base. La question pour eux est désormais la suivante: que faire alors que mon principal client ne peut pas à la fois acheter des équipements, les maintenir et préparer le futur ?", précise Philippe Plouvier, du cabinet Roland Berger.

 

Clairement, à Brest, pour les acteurs de la défense, l'immobilisme ne sera pas une option.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:23

École Militaire à Paris

 

10 sept 2012 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Les stagiaires de l’Ecole de guerre ont fait leur rentrée la semaine dernière. Après une première semaine d’intégration, ils entrent aujourd’hui dans le dur, avec les premiers enseignements opérationnels. La 20ème promotion 2012-2013 comprend un peu moins de 300 officiers, dont une centaine d’étrangers en provenance de 69 nations. Les commandants dominent largement dans les rangs français, avec toutefois quelques capitaines inscrits au tableau d’avancement. On peut apercevoir quelques lieutenant colonels et même colonels chez les étrangers. Mais fi des grades, le tutoiement est de rigueur au sein de la promotion.

 

Tous les stagiaires sont répartis dans des groupes d’une quinzaine d’officiers mélangeant les armées, les armes et les nationalités. La réunion de cinq groupes forme ensuite une « division »

 

La semaine d’intégration qui vient de s’écouler a permis de délivrer quelques messages généraux sur l’organisation du cursus et les attendus pour cette année d’étude. Chaque stagiaire a également perçu un ordinateur portable parfaitement configuré. Aussitôt allumé, aussitôt opérationnel et aussitôt connecté au réseau de l’Ecole. Une efficacité qui en a surpris plus d’un ! La première semaine a également été l’occasion d’évaluer les niveaux en anglais et chaque stagiaire a été reçu individuellement par les cadres de l’Ecole. Les groupes ont pu élire leur chef et les groupements d’armées leur président. C’est parmi ces derniers, dont les noms avaient été pressentis au cours de l’été, que le président de promotion a été choisit par le directeur de l’Ecole. Pas vraiment du suffrage universel, mais c’est un système qui se distingue par sa rapidité et son efficacité. « L’Ecole de guerre est une grosse machine qui tourne bien » résume un stagiaire.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:15

ponton-des-FREMM-photo-Le-Telegramme.jpg

 

09/09/2012 MER ET MARINE

 

 

En novembre, lorsqu’elle devrait arriver à Brest, l’Aquitaine, première des nouvelles frégates multi-missions (FREMM), s’amarrera au nouveau ponton en cours d’installation dans la base navale. Le 6 septembre, cette structure flottante, longue de 160 mètres, large de 17 mètres et pesant près de 9000 tonnes, a été remorquée jusqu’au quai des flottilles. Là, il est amarré au musoir. Installé début juin, ce, gros cylindre en béton de 14 mètres de diamètre pour 21 mètres de hauteur, est destiné à retenir le ponton, dont l'autre extrémité sera reliée au quai via une passerelle longue de 30 mètres, qui doit être positionnée ce lundi, deux grosses chaînes ayant été posées au préalable pour maintenir le ponton au quai.  

 

Comme le musoir, le ponton a été réalisé dans le bassin n°4 de la base navale, puis remorqué le 26 juillet à l’épi des porte-avions, en attendant la fin des travaux préparatoires à sa mise en place.

 

 

Vue des futurs pontons (© : SID)

Vue des futurs pontons (© : SID)

 

 

Spécialement conçue pour l’accueil des FREMM, cette nouvelle ligne d’accostage pourra soutenir deux frégates. Elle présente la particularité de disposer de deux étages. La partie supérieure comprendra une voie piétonne et une voie pour les véhicules et engins lourds. Les camions d'avitaillement, comme les grues mobiles, pourront ainsi y circuler, ce qui n'est pas le cas sur les actuels pontons perpendiculaires au quai des flottilles. Le niveau inférieur de la structure fera, quant à lui, office de galerie technique. Il accueillera les différents réseaux (électricité, distribution d'hydrocarbures, pompage des résidus de soute, air comprimé, téléphonie...) et les points d'amarrage. Une rampe le reliera au niveau supérieur, qui donne accès au quai via la passerelle. A l’issue des travaux de raccordement et de différents tests, le ponton devrait donc être opérationnel d’ici deux mois. Il accueillera d’abord l’Aquitaine en cette fin d’année puis la Normandie, à partir de 2014.

 

Mené sous la maîtrise d'oeuvre du Service Industriel de la Défense (SID), la réalisation du nouveau ponton des FREMM a été confiée à un groupement d'industriels. Emmené par le groupe Charrier, ce groupement compte dans ses rangs Ingerop (ingénierie), Semen TP (génie civil et dragage) et Demathieu et Bar (génie civil), Ducrocq (construction métallique) et DCNS (réseaux, maintenance).

 

Une seconde ligne d’accostage du même type doit être ultérieurement commandée pour accueillir à Brest deux FREMM supplémentaires.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:11

10e-universite-ete-defense

 

09/09/2012 MER ET MARINE

 

Les 10èmes Universités d’été de la Défense se déroulent les 10 et 11 septembre à Brest. A cette occasion, la Cité du Ponant rassemble les grands décideurs civils et militaires de la Défense, notamment les parlementaires, ainsi que les industriels du secteur. Durant ces deux jours, les universitaires participeront à différents ateliers et présentations de rapports parlementaires. Il sera, notamment, largement question de la montée en puissance des enjeux maritimes et de la nécessaire adaptation de l’outil naval à ces défis, au travers desquels la France, qui dispose du second espace maritime à l’échelle mondiale, joue une part importante de son avenir. D’autres thèmes majeurs seront également abordés, comme la priorisation des fonctions stratégiques, l’avenir des forces nucléaires, la cyberdéfense, l’évolution des équilibres géostratégiques ou encore les capacités industrielles souveraines. Et puis, il sera bien évidemment question de la mise à jour du Livre Blanc sur la Défense et la nouvelle loi de programmation militaire qui doit en découler. Un sujet très épineux pour le secteur, au moment où la crise impose des efforts budgétaires très importants et malheureusement peu compatibles l’ensemble des besoins des armées.  

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:09

Le drone Camcopter S-100 sur le patrouilleur L'Adroit

 

23.08.2012 Mer et Marine

 

Le 21 août, la Marine nationale a perdu son seul et unique drone aérien embarqué. Engin expérimental sans pilote mis en œuvre depuis le patrouilleur L’Adroit, le Serval, une machine du type Camcopter S-100 de la société autrichienne Schiebel, s’est abîmé en mer au large des côtes du Libéria. Suite à cet accident, la carcasse du drone a coulé par 1000 mètres de profondeur, l’équipage de L’Adroit ne parvenant qu’à récupérer quelques débris flottant à la surface. Toutefois, contrairement à un avion pour lequel il faut récupérer la boite noire afin de récupérer les enregistrements et déterminer les causes de l’accident, les marins français disposent à bord de leur bâtiment de toutes les données de vol. Ces éléments serviront à l’enquête technique, qui a été ouverte pour comprendre les raisons ayant entrainé la perte du Serval, dont l’épave ne sera pas récupérée. « Le drone a connu une avarie, probablement d’origine technique », précise la Marine nationale.

 

Un engin acquis au début de l'été par la DGA

 

 

C’est en octobre 2011 que le drone avait réalisé son premier appontage sur L’Adroit, un bâtiment d’expérimentation, prototype de la nouvelle gamme de patrouilleurs hauturiers et corvettes de la famille Gowind de DCNS, que le groupe naval met à disposition de la Marine nationale durant trois ans. Ces derniers mois, l’équipage de L’Adroit avait pu tester le nouveau drone en conditions opérationnelles, plus particulièrement pour des missions d’identification et de surveillance grâce à la boule optronique (avec caméra TV et infrarouge) embarquée sur l’engin et transmettant ses images au bateau. L’engin avait même été acquis au début de l'été auprès de Schiebel par la Direction Générale de l’Armement, qui l'avait mis à disposition de la Marine nationale, la mise en oeuvre étant assurée par une équipe du CEPA/10S. L'objectif était notamment d'évaluer l'utilisation, la mise en oeuvre et le maintien en condition opérationnelle (MCO) sur une longue période d'un drone aérien embarqué. Cela devait permettre de déterminer la charge de travail et les procédures logistiques liées au déploiement d'un tel système sur un bâtiment de surface, des travaux qui auraient servi à la préparation du futur programme SDAM (Système de drone aérien de la marine).

 

 

Le drone Serval à bord de L'Adroit (© : MARINE NATIONALE)

 

 

Premier retour d'expérience et préparation du programme SDAM

 

 

Pour le moment, on ne sait pas si la DGA et la marine, dans un contexte budgétaire difficile, choisiront d’acquérir un autre drone pour remplacer le Serval. La perte de l’engin est en tous cas un coup dur, quelques semaines seulement après son acquisition. La confiance dans ce type de machine n’est pas en cause car, dans l’aéronautique comme ailleurs, les accidents arrivent. «  Ce n’est pas le premier drone qui tombe. Il suffit de regarder en Afghanistan : des drones ont été perdus pour des raisons tactiques, et d’autres pour des problèmes mécaniques », temporise un militaire. En revanche, les marins français comptaient beaucoup sur le Serval pour capitaliser un retour d’expérience sur les drones aériens embarqués. Même si l’Europe reste particulièrement en retard sur ce domaine comparativement aux Etats-Unis, la marine française avait, ainsi, pris de l’avance sur ses homologues européennes, pour le moment dépourvues de tels systèmes.

 

 

La perte du Serval ne signifie toutefois pas la fin des expérimentations de drones sur les bâtiments français. DCNS et Thales continuent notamment, dans le cadre d’un contrat signé avec la DGA, de travailler sur un système d’appontage automatique pour drone à voilure tournante. Après avoir mené des essais à terre aux Etats-Unis avec le Little Bird, un drone de 2 tonnes développé par Boeing, la Démonstration technologique d'un système d'appontage et d'atterrissage pour drones (D2AD) comprendra aussi, dans les prochains mois, des essais en mer sur un bâtiment de la Marine nationale.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:46

10e-universite-ete-defense

 

10 septembre 2012 -    Jean Guisnel - letelegramme.com

 

L'Université d'été de la Défense, dont la dixième édition se tient à partir de ce matin à Brest, est la fête de famille de l'univers politico-militaire français. Tous les acteurs de ce secteur - civils, militaires, politiques - s'y rendent pour assister à des démonstrations, participer à des tables rondes, débattre des grands sujets de l'heure.

 

Alors qu'à Paris quelques dizaines d'experts préparent le futur Livre blanc qui redéfinira les priorités de la Défense française, les grandes thématiques de l'Université d'été de Brest vont recouper certains de leurs centres d'intérêt: les évolutions stratégiques, la capacité industrielle souveraine, la cyberdéfense, les capacités des armées. Mais on parlera également beaucoup d'une thématique qui était un peu passée de mode ces dernières années: le rôle de la Marine ou plutôt des marines dans la posture stratégique de la France.

 

52 milliards de chiffre d'affaires !

 

On le sait peu, mais toutes activités confondues, la filière maritime française réalise, bon an mal an, plus de 52milliards d'euros de chiffre d'affaires et fait travailler directement plus de 300.000 personnes. Comme le rappelait l'amiral Emmanuel Desclèves dans un récent numéro de La Revue Maritime, ces entreprises liées à la mer emploient plus de monde que les industries aéronautique ou automobile et si on compte les emplois indirects, «10% de la population active est concernée par les activités maritimes».

 

Un rôle stratégique

 

Stratégiquement parlant, le rôle de la mer n'a jamais cessé d'être crucial. Mais la mondialisation a tant accru son importance qu'on parle désormais de «maritimisation». Les flux d'hydrocarbures, de biens de consommation, d'informations, avec les câbles sous-marins, sont indissociables de la liberté de navigation. La piraterie qui sévit dans plusieurs parties du monde ne fait que le confirmer. Les populations vivant dans les franges littorales de la planète s'accroissent chaque jour, tandis que les progrès techniques permettent d'exploiter des fonds marins naguère inaccessibles. On mesure l'importance de ces enjeux avec les tensions se faisant jour dans les eaux du grand Nord, où les nations côtières veulent profiter de la fonte des glaces.

 

Une Marine digne de ce nom

 

À Brest, d'où la mer est visible de partout, où les armes de l'apocalypse nucléaire passent régulièrement le goulet, chacun est convaincu de l'importance pour un pays comme la France de disposer d'une Marine puissante. Pour affirmer la souveraineté de notre pays sur le deuxième espace maritime mondial (11millions de kilomètres carrés, soit vingt fois son territoire terrestre), une Marine digne de ce nom est indispensable, de même qu'elle doit être suffisamment performante pour assurer l'ensemble des missions décidées par le politique (dissuasion, sécurité des lignes maritimes, autorité de l'État en mer, actions armées contre la terre,etc.). Celles-ci devant pouvoir s'exercer de manière purement nationale comme dans le cadre de coalitions.

 

La France peut-elle continuer à agir seule ?

 

Pour que ce système fonctionne, une base industrielle digne de ce nom est indispensable. Ce sera sûrement l'un des points forts de ces journées. En pointe dans ce domaine, la France peut-elle continuer à agir seule ou doit-elle intégrer son industrie navale militaire dans des alliances capitalistiques avec les chantiers civils nationaux ou avec ses concurrents européens sur fond de raréfaction de la ressource budgétaire et de croissance des coûts? Ministre de la Défense et excellent connaisseur de ce sujet sur lequel il a des idées, Jean-Yves Le Drian s'exprimera sans doute sur le sujet.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 11:44

Mindef

 

8 septembre 2012 -   Alain Le Bloas et Bertand Le Bagousse - letelegramme.com

 

Jean-Yves Le Drian et Pierrick Massiot, son successeur à la présidence bretonne, ont signé, hier, à Bruz (35), un partenariat derecherche et d'innovation entre la Direction générale de l'armement et le conseil régional. Le ministre de la Défense a ensuite rendu visite au 3eRIMa de Vannes.

 

À Bruz, près de Rennes, le centre DGA-Maîtrise de l'information fourbit les armes high-tech de la bataille des ondes. Ses spécialités: radars et têtes chercheuses. Ses missions: mettre au point les dispositifs les plus performants destinés à détecter sans être détecté, à brouiller sans être brouillé, à identifier la menace et à la traiter. Le partenariat Région-DGA MI a pour but de développer les liens de coopération entre l'établissement de la Défense et le dense tissu de recherche, d'innovation et de production industrielle breton dans les domaines de l'électronique et de l'informatique.

 

200 postes à la portée des Bretons

 

Jean-Yves Le Drian compte aussi que l'établissement de Bruz s'attache les talents bretons nécessaires pour poursuivre son développement. Ce centre de référence, unique en Europe, après avoir vu son effectif renforcé de 250 personnes pour atteindre 1.200 cette année, fera l'objet d'une dotation supplémentaire de 200 postes d'ici 2015, a annoncé le ministre. Des postes de très haut niveau technique, auxquels forment les labos des universités et grandes écoles de Bretagne. À ce propos, il a évoqué ses arbitrages pour le budget 2013 de son ministère. «Je n'ai pas touché à un euro de l'effort de recherche de la Défense», a-t-il affirmé. En revanche, il a confirmé qu'il y aura une diminution des effectifs et une réduction des avancements de l'ordre de30%.

 

Redéfinir l'outil de défense

 

Poursuivant sa journée par une visite au 3e RIMa à Vannes en milieu d'après-midi, le ministre de la Défense a décerné au régiment la Croix de la valeur militaire avec palme pour son engagement en Afghanistan en 2009. Le régiment y a perdu cinq de ses hommes. «La France ne sacrifiera pas sadéfense. Le budget 2013 vient d'être validé et sera quasiment le même qu'en 2012... Mais on est face à une nouvelle donne géostratégique, marquée par les crises budgétaires des états, la mutation de la stratégie des États-Unis et l'émergence des grandes mutations du monde arabe», a déclaré Jean-Yves Le Drian après avoir passé les troupes en revue. «Cela amène à réfléchir en termes de concept à notre outil de défense». Rappelant le voeu du Président de la République de mettre en place un Livre blanc, le ministre a manifesté le souhait que les militaires puissent «s'exprimer dans ce moment important de redéfinition de l'outil de défense», via un site internet.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:00

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07/09/2012 DGA

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Pierrick Massiot, président de la région Bretagne, ont signé le 7 septembre 2012 un partenariat de développement des activités de recherche et de l’industrie duale (c’est-à-dire dont les applications intéressent à la fois les marchés militaires et civils) en Bretagne. La Bretagne est la deuxième région de France à bénéficier d’un partenariat de ce type avec le ministère de la Défense, après l’Aquitaine en novembre 2010.

 

La signature de ce partenariat est intervenue à l’occasion de la première visite du ministre de la Défense à la direction générale de l’armement (DGA), sur son site de Bruz (35) qui est le centre d’expertise français dédié à la maîtrise de l'information, à la guerre électronique et aux systèmes de missiles.

 

Ce partenariat vise essentiellement à favoriser le développement, en Bretagne, des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) duales. Concrètement, cette convention doit faciliter le cofinancement et l’accompagnement, par la DGA et la Région Bretagne, de projets innovants proposés par des industriels, notamment par le biais des pôles de compétitivité, ou encore de thèses de doctorat.

 

Pour la mise en œuvre de ce partenariat, le conseil régional s’appuiera sur l’agence Bretagne Développement Innovation qui est chargée en particulier de la promotion et de la structuration de la filière liée aux activités de défense. Parmi les domaines de pointe de l’industrie bretonne, qui emploie environ 180 000 salariés, les secteurs du naval (à Brest et Lorient), de l’électronique, des télécoms ou de l’optique (à Rennes, Brest et Lannion) intéressent en effet tout particulièrement la Défense. La DGA a ainsi identifié en région Bretagne l’un des principaux viviers de sous-traitants stratégiques pour les équipements des armées.

La DGA suit particulièrement le pôle de compétitivité « Mer Bretagne », dont elle est chef de file interministériel, et le pôle « Images & réseaux ». La DGA a également signé le 5 septembre 2011 un accord de coopération avec l’université européenne de Bretagne (UEB) pour le cofinancement de 20 thèses chaque année.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se « félicite de la volonté de l’État de travailler de concert avec les collectivités territoriales. C’est ensemble, en utilisant les ressources publiques de façon cohérente et concertée, que notre action en faveur du développement économique est la plus efficace. Cette convention rejoint ainsi la détermination, qui est celle de l’ensemble des acteurs publics, de dynamiser le paysage industriel de la Bretagne, à un moment où des secteurs d’activités qui étaient et demeurent structurants pour nos territoires, connaissent des difficultés sans précédent. Au gouvernement, nous sommes déterminés à ce que ces difficultés ne soient pas une fatalité. La réindustrialisation que nous devons enclencher, elle passe en particulier par les PME/PMI qui représentent une part essentielle de l’emploi et des capacités d’innovation, de création de valeur. L’innovation est la clé pour rester compétitifs face à la concurrence des pays émergents : l’État en est convaincu et je sais que le conseil régional de Bretagne l’est également, la signature de cette convention en témoigne. »

 


DGA Maîtrise de l’information

 

 

Référent national pour la maîtrise de l’information, la guerre électronique et les systèmes de missiles, DGA Maîtrise de l’information a élargi ces dernières années son expertise dans les domaines des systèmes d’information et de communication, leur sécurité, la cryptologie, les télécommunications militaires, les composants électroniques, les radars et l’optronique. Le centre a également développé ses compétences dans les domaines des systèmes de navigation et des missiles tactiques et stratégiques.

 

Les effectifs du site sont passés ces trois dernières années de 950 à 1 200 personnes. Outre des personnels en provenance d’autres sites de la DGA, le centre recrute des ingénieurs dans la région. Pour accueillir cette croissance d’activité, DGA Maîtrise de l’information a aussi réaménagé ses locaux et fait construire 4 bâtiments.

 

L’activité du centre, notamment dans le domaine des technologies de l’information, se nourrit de collaborations avec les acteurs du pôle de compétitivité « Images & réseaux » comme l’École des transmissions de Cesson-Sévigné, les laboratoires de l’université de Rennes 1, les entreprises de Rennes Atalante et, plus largement, l’ensemble du tissu économique régional.

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