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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 12:20

Ligne de defense P Chapleau

 

26.03.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L’Instruction n° 1272/DEF/SGA/MA publiée dans le Bulletin officiel des armées de vendredi dernier BOC n°14 du 23 mars) mérite une mention. Cette instruction est « relative aux modalités de traitement des « initiatives spontanées » en matière d'externalisation ». Belle initiative du ministère de la Défense qui fait preuve de réalisme et admet que les externalisations peuvent aussi contribuer à la réforme de la Défense.

 

L'introduction rappelle que "le ministère est engagé dans une réforme qui doit permettre une réallocation globale de ressources au service de ses missions opérationnelles coeur de métier et conduire à la mise en place du modèle de défense arrêté à l'issue des travaux du Livre Blanc. Il s'agit fondamentalement de dégager des économies sur les soutiens et les modes de fonctionnement, sans dégrader le service assuré en interne, afin de réallouer en totalité ces économies aux équipements et à la condition des personnels civils et militaires. Ces actions reposent pour l'essentiel sur des réorganisations ou des optimisations internes. Le recours à des externalisations est également examiné, dans le cadre et l'esprit de cette réforme. Il s'agit très clairement d'un moyen au service de cette réforme, qui peut être mis en oeuvre au cas par cas, sous des conditions précises, en appliquant une méthode rigoureuse et transparente, et en ménageant l'intérêt du personnel. Des externalisations ont déjà été mises en oeuvre au sein du ministère et plusieurs projets sont en phase d'étude, se situant à un stade plus ou moins avancé du processus. Pour atteindre les objectifs globaux de la réforme, il peut être utile d'identifier de nouvelles pistes d'études, sous réserve qu'elles présentent un réel intérêt. À cet effet, il est mis en place un dispositif permettant, d'une part à tout opérateur économique de déposer des propositions d'étude, dites « initiatives spontanées », en lien avec leurs savoir-faire et leur expérience et, d'autre part, de mener une analyse interne rapide pour donner suite à ces propositions. La présente instruction décrit le dispositif de recueil et de traitement des « initiatives spontanées ».

 

Ces « initiatives spontanées » peuvent être déposées par « tout opérateur économique, organisation professionnelle, universitaire ou groupe d'intérêt . Le dépôt peut intervenir par courrier ou via un portail achats (http://www.defense.achats.gouv.fr onglet initiatives spontanées). »

 

La mission Achats effectue une première analyse puis une équipe pluridisciplinaire en lance une seconde qui fait l'objet d'un rapport pour déterminer si cette initiative, peut faire l'objet ou pas d'une évaluation préalable. Les critères sont les suivants

 

1) Les contraintes opérationnelles :

- une externalisation serait-elle compatible, directement ou indirectement, avec les impératifs liés aux besoins opérationnels et les spécificités de l'environnement militaire ?

 

2) La faisabilité contractuelle :

- est-il possible de satisfaire le besoin par la voie contractuelle ?

 

3) La concurrence :

- existe-il une offre concurrentielle effective sur le sujet ?

 

4) Les gisements potentiels d'économies :

- quels sont les leviers que le secteur privé pourrait mettre en oeuvre pour générer des gains ?

 

5) Le partage des risques :

- le projet se prête-t-il à une meilleure gestion des risques par le secteur privé (conception, financement, mise en oeuvre, revenus tiers etc).

 

L’Instruction prévoit qu’ensuite, sur la base du rapport d'analyse et de l'avis de la mission achats, l'autorité dont les attributions couvrent le domaine dont relève l'initiative décidera de la suite à donner : abandon ou engagement d'une évaluation préalable.

 

Résumons : dépôt, analyse 1, analyse 2, évaluation préalable, mise en place d’une équipe de projet... De quoi tuer la spontanéité... Mais soyons beau joueur, l'Instruction pourrait susciter quelques bonnes idées et préciser la voie à suivre à quelques entrepreneurs qui ne manquent pas d'idées en matière de défense.

 

PS: si ces entrepreneurs cherchent de bons juristes spécialisés dans le montage des externalisations, qu'ils sachent qu'il en existe.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 12:15
L’engineer-in-chief britannique à l’école du génie

 

L’école du génie a accueilli le chef du génie britannique pour discuter du renforcement de la coopération de Défense franco-britannique dans le domaine du génie. Crédits : Ecole du génie / M. D. Péan

 

26/03/2012 Armée de Terre

 

L’école du génie a accueilli l’engineer in chief I. James, chef du génie britannique. Une visite axée sur le renforcement de la coopération de Défense franco-britannique.

 

Le 1er mars 2012, le général de brigade britannique I. James, Engineer-in-chief (chef du génie) a été reçu à l’école du génie d’Angers. Objectif de cette visite : le renforcement du partenariat et de la coopération de Défense franco-britannique dans le domaine des capacités du génie militaire, dans le cadre de la déclaration conjointe franco-britannique sur la sécurité et la défense du sommet de Lancaster House du 17 février 2012.

 

Cette visite a permis de confirmer des centres d’intérêts communs en termes de formation, de doctrine, d’échange d’expertises et de recherche d’interopérabilité entre l’école du génie, le pôle interarmées munitions et explosifs (PIAM) et le génie britannique.

 

Des axes de progrès ont pu être identifiés, notamment dans les domaines de l’aide au déploiement et du traitement du danger munitions-explosifs.

 

Enfin, des échanges de formateurs et de stagiaires ont été évoqués et pourraient s’opérer à court terme.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:36

49 charles edelstenne 007 photo Dassault-aviation.com

photo Dassault Aviation

 

25 mars 2012 par info-aviation

 

Dassault Aviation a annoncé le 22 mars avoir réalisé un bénéfice net en hausse de 10% en 2011.

 

L’avionneur voit aussi des « opportunités déterminantes » d’exportation de l’avion de combat Rafale et de drones.

 

Le bénéfice net a atteint 407 millions d’euros, en progression de 10% sur un an, grâce à la participation de 26% dans l’électronicien de défense Thales. Hors Thales, le bénéfice s’établit à 282 millions, en retrait de 29%.

 

En 2011, Dassault Aviation a enregistré des prises de commandes pour 36 avions d’affaires Falcon en 2011, contre 9 en 2010, et un contrat de modernisation des Mirage 2000 de l’Indian Air Force.

 

Par ailleurs, 63 jets Falcon et 11 Rafale ont été livrés en 2011 contre 95 Falcon et 11 Rafale en 2010.

 

    « L’exercice 2011 est marqué, comme prévu, par une diminution significative du chiffre d’affaires. Cette baisse résulte de livraisons d’avions d’affaires sensiblement inférieures à celles de 2010, année record de toute l’histoire des Falcon.

    Cependant, le résultat net s’inscrit en hausse, grâce à l’impact de Thales. Les bonnes performances de Thales en 2011 sont conformes à ce qui avait été annoncé.

    Les prises de commandes 2011 témoignent de tendances favorables malgré la crise, mais sont inférieures au chiffre d’affaires. Ce faisant, le carnet de commandes est en diminution.

    Concernant le futur, le Groupe se félicite du choix des autorités indiennes¹, en janvier de cette année, de sélectionner le Rafale dans le cadre du programme destiné à équiper son Armée de l’Air de 126 avions. Les équipes sont mobilisées pour obtenir la signature du contrat.

    Par ailleurs, l’année 2011 a vu des avancées positives dans notre stratégie de développement des activités drones². »

    Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation.

 

¹ En janvier 2012, le Rafale a été retenu dans l’appel d’offres MMRCA en Inde permettant à Dassault d’entrer en négociations exclusives avec Delhi.

 

² Dassault a dévoilé son futur drone de combat furtif nEUROn le 19 janvier 2012 à Istres.

 

Télécharger le communiqué officiel de Dassault (PDF)

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:30

Bâtiment de Projection et de Commandement Dixmude photo Ma

 

25.03.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Mon post sur le déploiement des bâtiments Marne et Dixmude au large de la Somalie pour y mener des opérations de lutte contre la piraterie a suscité quelques commentaires et réactions dont plusieurs faisaient référence à la présence d'un VBL sur le pont du BPC lors du franchissement du canal de Suez.

dixmund.jpg

Photo à l'appui (cette photo de la Marine nationale a été reprise sur plusieurs sites), je confirme la présence de ce blindé léger de la 9e BLBIMa. Et je cite un extrait de l'article mis en ligne sur le site de la marine, article qui précise que quatre VBL avaient été mis en oeuvre à ce moment-là: 
"Lors de passages de détroits ou de canaux, qui sont considérés comme des « goulets d’étranglement », des dispositions particulières sont prises pour assurer la protection des navires, des équipages et des passagers. Ainsi, sur le Georges Leygues comme sur le Dixmude, l’équipage était au poste de mise en garde. Etant donné l’embarquement d’un groupement tactique embarqué (GTE), l’armée de Terre a également participé à ce dispositif de dissuasion en disposant 4 véhicules blindés légers (VBL) sur le pont d’envol."

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:53

Aravis---photo-RP-Defense.JPG

photo RP Defense

 

24.03.12 estrepublicain.fr

 

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a évoqué samedi à Ryad avec son homologue saoudien, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, le partenariat entre les ministères de la Défense des deux pays, a rapporté l’agence officielle SPA.

 

«La rencontre a été consacrée à l’examen du renforcement des relations bilatérales en général et du partenariat entre les ministères de la Défense des deux pays en particulier», a déclaré le prince Salmane à propos de ses entretiens avec son homologue français, selon l’agence saoudienne.

 

Il a rappelé que de «solides relations lient les deux pays depuis 1926» et s’est félicité de la concordance des vues entre Paris et Ryad sur diverses questions, toujours selon Spa.

 

M. Longuet, cité par l’agence saoudienne, s’est félicité de la stabilité dont jouit l’Arabie saoudite et qui lui permet de jouer un «rôle vital» dans un monde en évolution.

 

Il a affirmé la volonté de son pays de «développer son partenariat avec l’Arabie saoudite dans différents domaines».

 

La France est un fournisseur d’armements à l’Arabie saoudite, notamment à la marine de guerre.

 

Fin février, le groupe d’armement terrestre Nexter a annoncé avoir décroché une commande ferme de 73 blindés Aravis en Arabie saoudite, premier succès de ce véhicule de reconnaissance à l’étranger.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 18:31

A400M-MSN8-in-Station-40-at-the-A400M-FAL-in-Seville-photo-.jpg

 

Le 20/03/2012 Par François Julian – Air & Cosmos

 

Tous les composants de l'avion MSN 8 sont arrivés à Séville.

 

C’est au tour du deuxième A400M de série d’entrer en phase d’assemblage. L’ensemble des composants de l’avion MSN 8, le deuxième destiné à l’armée de l’Air, sont tous arrivés dans l’usine San Pablo d'Airbus Military à Séville. L’intégration de l’aile et du caisson central de voilure avait débuté en février.

 

Il est prévu que cet avion soit livré à la France d’ici septembre 2013. Pour rappel, la livraison du premier A400M est prévue entre décembre 2012 et mars 2013. Ces deux premiers avions seront dans un premier temps affectés à la Mest (Multinational Entry Service Team) sur la base d’Orléans-Bricy, une unité du CEAM (Centre d’Expériences Aériennes Militaires) qui se chargera des premières évaluations opérationnelles et de la formation des premiers équipages. Ces avions rejoindront ensuite l'escadron de transport 1/61 Touraine en 2014. L’armée de l’Air doit recevoir 3 A400M en 2013 et 5 en 2014. Il est prévu que les 50 A400 français soient tous livrés d’ici 2024.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 12:01

Ligne de defense P Chapleau

 

24.03.2012 par P. Chapleau Lignes de Défense

 

Le rapport sur les ESSD des députés Ménard et Viollet risque de faire les frais d'un éventuel changement de gouvernement mais il continue d'être commenté par les spécialistes. Après Bruno Delamotte, le PDG de Risk&Co (cliquer ici pour lire son texte paru dans LdD), c'est au tour des membres du cabinet Mayer-Brown d'apporter leur contribution.

 

On lira en cliquant ici "La lettre Défense et sécurité" de mars que diffuse ce cabinet qui suit de près les questions d'externalisation, de PPP et de délégation de service. Ce texte a été rédigé par Matthieu de Varax et Guillaume Fonouni-Farde.

 

Ce même Guillaume Fonouni-Farde a publié, fin 2011, dans la Revue administrative, un texte consacré à "la délégation du service de la sécurité". Cliquer ici pour lire ce texte.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 20:33

Serge-Lasvignes-source-LesEchos.jpg

 

23/03/2012 acteurspublics.com

 

Le secrétaire général du gouvernement, Serge Lasvignes (photo), va également assurer les fonctions de haut fonctionnaire de défense et de sécurité auprès du Premier ministre. Un poste qui n’existait pas à Matignon, à la différence des autres ministères, et pour lequel Serge Lasvignes sera assisté d’un adjoint, Olivier Schmit, par ailleurs chef de la mission d’organisation des services du Premier ministre.

 

Matignon se dote par décret d’un haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS). Curieusement, la tour du contrôle du gouvernement n’avait, à la différence des autres ministères, pas de dispositif humain spécifique pour anticiper la gestion de crise. Serge Lasvignes, le secrétaire général du gouvernement (SGG), va donc en outre assurer cette mission.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:10

Super-Puma---Eurocopter.jpg

Super Puma - Eurocopter

 

23 mars 2012 Par Jean-Christophe Barla (Provence-Alpes-Côte d'Azur) – L’USINE NOUVELLE

 

Le numéro un mondial des hélicoptères poursuit la transformation et l'optimisation de ses installations et ateliers.

 

Eurocopter va accroître de 3 000 m² les superficies dédiées à Marignane (Bouches-du-Rhône) aux chaînes de production de SuperPuma pour un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros. Le projet, en cours de chantier, sera opérationnel mi-2013.

 

Au début de l'année prochaine, l'entreprise ouvrira tout près des limites de son site un ensemble de trois bâtiments de 3 500 m² pour y abriter ses sous-traitants, actuellement répartis à l'intérieur.

Cette construction représente un investissement de 25 millions d'euros. "Nous souhaitons associer au plus près nos sous-traitants à nos développements futurs en leur proposant ce village où nous les incitons vivement à s'implanter", explique Gérard Goninet, directeur des sites d'Eurocopter France.

 

Enfin, l'hélicoptériste prévoit pour 2014 la réalisation d'un "Development Center" pour regrouper ses équipes d'ingénierie. Un aménagement estimé à 40 millions d'euros.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:55
Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

 

23/03/2012 Domitille Bertrand - DGA

 

À la pointe du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), le projet Ceres (capacité de renseignement électromagnétique spatiale) a pour objectif de détecter, localiser et caractériser depuis l’espace les signaux envoyés par les systèmes adverses, notamment les émetteurs de télécommunications et les radars. Alors que les satellites du projet Elisa, l’un des démonstrateurs qui visent à préparer Ceres, viennent d’être lancés, une équipe de la direction générale de l’armement (DGA) travaille sur le programme opérationnel qui doit être mis sur orbite à la fin de la décennie.

 

« Imaginons que vous soyez dans un lieu même isolé ou désertique, et que vous mettiez en fonctionnement un radar, celui-ci va émettre un signal. Les trois satellites du programme Ceres, volant en formation dans l’espace, vont passer au-dessus de votre zone et détecter les signaux émis. Ceci est valable pour tout type d’émetteur électromagnétique, qu’il s’agisse d’émetteurs de télécommunications ou de radars », explique Laurent Boniort, directeur du programme Segment Sol d’Observation et manager de l’opération d’armement Ceres à la DGA.

 

Détecter, localiser puis caractériser…

 

C’est l’utilisation simultanée des trois satellites positionnés « en triangle » qui permet de localiser l’émission. « Quand un radar émet un signal, chacun des satellites reçoit ce signal à un instant légèrement différent. C’est en croisant les informations recueillies par chacun et comparant l’heure de réception d’un même signal que l’on peut ainsi situer l’emplacement de l’émetteur : en comparant l’heure de réception du signal par deux satellites, la localisation de l’émetteur est imprécise car elle est matérialisée par une ellipse sur la Terre. En faisant l’exercice pour chaque « paire » de satellites (satellite 1/satellite 2 - satellite 1/satellite 3 - satellite 2/satellite 3), on aboutit à une localisation très précise. D’où la nécessité de disposer de trois satellites travaillant conjointement. »

 

Une fois l’émission détectée, puis localisée, il faut ensuite en définir les caractéristiques : quelle est la fréquence utilisée, est-elle fixe ou saute-t-elle périodiquement pour être plus discrète, le type de modulation choisie, etc. « Attention, nous n’écoutons pas le contenu des communications, nous détectons seulement les signaux ! » indique Laurent Boniort, qui précise : « si l’on veut intercepter le contenu de l’émission, il faut disposer d’un capteur qui reste longtemps sur la zone d’intérêt, et ce n’est pas le cas avec  Ceres : ce n’est pas comme dans les films hollywoodiens ! »

 

… Pour mieux surveiller et protéger

 

L’intérêt de ce programme est multiple. Avant tout, la capacité de surveillance est étendue : toutes les zones du monde sont observables par satellite sans contraintes d’accès, ce qui n’est pas le cas avec un bateau ou un aéronef. « En termes de protection, le fait de connaître les caractéristiques et les performances d’un radar adverse permet à un aéronef de le brouiller, par exemple. À l’inverse, on pourra également empêcher les radars ennemis de repérer l’un de nos aéronefs ou missiles, en les faisant évoluer hors des couvertures radar adverses. » Au delà des applications purement militaires, le programme Ceres étant conçu pour pouvoir analyser les différents types d’émissions, il permettra, en plus de déterminer l’architecture de systèmes en réseaux, tel des réseaux de communication, de suivre, en fonction des caractéristiques des signaux, l’évolution du niveau des performances des matériels des forces adverses. « En d’autres termes, il pourra détecter la prolifération de matériels sophistiqués dans une zone d’intérêt, si besoin est. »

 

La France est le seul pays européen présent sur ce domaine, rejoignant ainsi le club, très fermé, des pays les plus avancés dans le renseignement d’origine électromagnétique, avec principalement les États-Unis et la Russie.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-mars-2012/le-colonel-beaudoin-a-profite-de-cet-evenement-pour-remettre-des-decorations-a-des-officiers-et-des-sous-officiers-appartenant-a-l-etom./1633248-1-fre-FR/le-colonel-beaudoin-a-profite-de-cet-evenement-pour-remettre-des-decorations-a-des-officiers-et-des-sous-officiers-appartenant-a-l-etom..jpg

 

Le colonel Beaudoin a profité de cet événement pour remettre

des décorations à des officiers et des sous-officiers appartenant à l’ETOM.

 

23/03/2012 Armée de l'air

 

Mercredi 21 mars 2012, la base aérienne 181 de l’île de la Réunion a commémoré les 35 ans de remise d’insigne à l’escadron de transport outre-mer (ETOM 50) «Réunion».

 

À cette occasion, une cérémonie militaire présidée par le Général Jean-François Hogard, commandant supérieur (COMSUP) des forces armées de la zone sud de l’océan Indien, s’est déroulée sur la base. Monsieur Benoît Hubert, chef de cabinet du Préfet de la Réunion, ainsi que de nombreux invités, civils et militaires, étaient également présents.

 

Il y a 35 ans, jour pour jour, le 21 mars 1977, le nom de tradition «Réunion» était attribué par le service historique de l’armée de l’air à l’ETOM 50. Parallèlement était homologué, sous le numéro A1089, un nouvel insigne pour l’unité sur lequel figure le volcan de l’île de la Réunion appelé Piton de la Fournaise, une frégate qui symbolise la faune locale et une tortue marine représentant les îles éparses de l’océan Indien.

 

Cette cérémonie «anniversaire» a permis de relater les faits marquants de l’escadron et de rappeler les missions qui lui sont dévolues comme, par exemple, celles de souveraineté ou de coopération ainsi que les interventions humanitaires réalisées par les aviateurs dans cette partie du monde. Le colonel Claude Beaudoin, commandant la base aérienne 181, a rappelé combien l’ETOM 50 participe, par l’ensemble de ses missions, au rayonnement de la France et de la Réunion dans cette partie du globe. Il a également tenu à souligner la grande motivation et la réactivité du personnel affecté au sein de cette unité. D’ailleurs, le colonel Beaudoin a profité de cet événement pour remettre des décorations à des officiers et des sous-officiers appartenant à l’ETOM.

 

À l’issue de la cérémonie, les invités ont été conviés à une visite dynamique de l’escadron. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir les aéronefs comme l’hélicoptère Fennec ou l’avion de transport Transall. Deux expositions de photographies, l’une retraçant l’histoire de l’aéronautique militaire dans la partie sud de l’océan Indien, l’autre illustrant les moyens aériens de l’ETOM 50, étaient accessibles à l’ensemble des convives.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:56

Caiman-Marine-sur-la-fregate-Chevalier-Paul.jpg

Caïman sur le Chevalier Paul, lundi soir

crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

21/03/2012 MER et MARINE

 

Durant son transit entre Nantes et Lorient, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul a mené, lundi soir, des manoeuvres hélicoptères avec un Caïman Marine de la flottille 33F de Lanvéoc-Poulmic, ainsi que des Puma du Groupe Interarmées d'Hélicoptères (GIH), basés à Villacoublay. Des séries d'appontages et de décollages (Touch and Go - TAG) ont été réalisées par les différents appareils, en fin de soirée puis de nuit. Ces manoeuvres se sont prolongées avec sde Pumas hier matin. Concernant le Caïman, la version française du NH90, des appontages sur le Chevalier Paul avaient déjà eu lieu l'an dernier à quai puis au large de Toulon avec ce nouvel appareil de l'aéronautique navale. Comme son ainé, le Forbin, ce bâtiment a notamment été conçu pour la mise en oeuvre du NH90. Ce dernier pourra par exemple remplir, à bord des frégates du type Horizon, des missions de lutte antinavire, mais également de lutte anti-sous-marines, le Forbin et le Chevalier Paul, avec leur sonar de coque et leur antenne linéaire, ainsi que l'emport de torpilles MU90, étant très bien dotés pour la lutte ASM.


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:54

Le roulier Ark Forwarder à Toulon
crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE


21/03/2012 Mer et Marine

Un impressionnant roulier, l'Ark Forwarder, est arrivé le week-end dernier à Toulon. Le navire s'est amarré dans la base navale aux appontements Milhaud, près du bâtiment de projection et de commandement Mistral. Battant pavillon britannique, l'Ark Forwarder est affrété afin de transporter du matériel militaire français aux Emirats Arabes Unis dans le cadre de l'exercice Gulf 2012, qui se déroulera du 15 avril au 3 mai. Ainsi, le navire va notamment embarquer aujourd'hui des chars Leclerc, des véhicules de l'avant blindé (VAB) ou encore des conteneurs.
Battant pavillon britannique, l'Ark Forwarder (ex-Sea Centurion, ex-Mont Ventoux, ex-Stena Forwarder) a été construit en 1998 par les chantiers italiens Escercizio de Viareggio. Long de 182 mètres pour une largeur de 25 mètres, ce roulier présente un port en lourd de 21.000 tonnes et dispose de 2715 mètres linéaires de surface de roulage, soit une capacité de 189 camions. Il peut, en outre, embarquer 800 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur).


L'Ark Forwarder arrivant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

L'Ark Forwarder dispose, pour les embarquements et débarquement, d'une grue, d'une porte latérale et d'une grande rampe de 19x17 mètres capable de supporter 86 tonnes. Propriété de la compagnie suédoise Stena, le navire serait exploité par le groupe danois DFDS, par ailleurs partenaire de l'armement français Louis Dreyfus Armateurs (via LDLines) sur les liaisons transmanche.
On notera qu'habituellement, ce sont les rouliers français de la Maritime Nantaise, comme les MN Eider, MN Pelican et MN Eclipse, qui assurent le transport logistique de matériel militaire au travers d'un contrat d'affrètement à l'année avec la compagnie française. Pour mémoire, ce marché fait l'objet d'un nouvel appel d'offres dont le lauréat devrait désigné en avril.


L'Ark Forwarder arrivant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'Ark Forwarder à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:50

troisieme-EDAR-credits-Mer-et-Marine-Jean-Louis-Venne.jpg

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

21/03/2012 MER et MARINE

 

Construit par le chantier Socarenam de Boulogne-sur-Mer, le troisième Engin de Débarquement Amphibie Rapide commandé pour la Marine nationale est arrivé hier à Toulon. L'EDAR 3 a été chargé en pontée, à Boulogne, sur le cargo HR Intonation, de l'armement allemand Hammonia Reederei (ex-Beluga Shipping), chargé de l'amener jusque dans le port varois et de le débarquer. Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, l'EDAR, conçu par CNIM, dispose d'une plateforme centrale élévatrice lui permettant de naviguer dans deux configurations : catamaran pour les transits rapides et bateau à fond plat pour les débarquements. L'engin peut atteindre la vitesse de 18 noeuds avec une charge de 80 tonnes et plus de 25 noeuds à vide grâce à quatre hydrojets MJP et quatre moteurs MTU 12V 2000 M93 d'une puissance unitaire de 1340 kW. L'EDAR 3, après essais, sera livré ensuite par CNIM à la Direction Générale de l'Armement (DGA) et la Marine nationale.

 

Pour mémoire, les deux premiers EDAR sont déjà mis en oeuvre sur les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) de la flotte française. Un quatrième engin est en construction.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:45

cette-annee-l-exercice-volfa-accueille-huit-avions-de-trans.jpg

 

22/03/2012 Armée de l'air

 

Du 19 au 23 mars 2012, se déroule le premier exercice Volfa de l’année organisé par le commandement des forces aériennes (CFA). L’occasion pour les aviateurs de mettre en œuvre de façon concrète les enseignements tirés des opérations, menées au-dessus de la Libye en 2011.

 

L’exercice Volfa consiste à entraîner les équipages et le personnel des unités des forces conventionnelles et spéciales de l’armée de l’air. Sur ce point, des missions complexes, mettant en œuvre un grand nombre de moyens aériens (40 avions de chasse, 8 avions de transport, 4 hélicoptères, un ravitailleur et 1 E-3F) et de moyens au sol (commandos parachutistes de l’air (CPA n°10 et n°30)), sont mises en place. À ces moyens, s’ajoutent ceux des unités de défense sol-air et de contrôle impliquées dans l’exercice Nawas.

 

Cette année, Volfa est réalisé en coordination étroite avec l’exercice interarmées Nawas. Il s’appuiera alors sur les moyens sol-air déployés pour l’occasion. Une coordination en amont a permis de faire converger les objectifs d’entraînements de Volfa avec ceux de Nawas dans une logique de rationalisation des moyens engagés.

 

du-19-au-23-mars-2012-se-deroule-le-premier-exercice-volfa-.jpg

 

L’exercice Volfa est conduit depuis le centre des opérations de Lyon, selon un scénario fictif mais réaliste. La majorité des missions se déroulent dans le sud de la France. Parmi celles réalisées au cours de cet exercice, les aviateurs s’entraînent à des missions de frappe, des tirs simulés de missiles SCALP (système de croisière à longue portée) mais aussi des missions de renseignement, de reconnaissance et d’évaluation de la menace sol-air. Les commandos parachutistes de l’armée de l’air réalisent également des scénarios de récupération de personnel isolé au sol ainsi que des missions de reconnaissance de terrains sommaires pour les avions de transport.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:30

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21 mars 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le bâtiment d’essais et de mesures (BEM) Monge est actuellement le siège d’une intense activité. À l’occasion de cet arrêt technique majeur dit de « mi-vie », le bâtiment commandé par le capitaine de vaisseau Jacques Rivière fait l’objet d’un certain nombre de gros travaux. Cet arrêt technique, débuté le 3 janvier, a vu le navire entrer dans le bassin n°9, le 17 du même mois.

 

Référence : Le Télégramme

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:51

thales nexter 1 source FOB

 

22/03/2012 Les Echos.fr (Reuters)

 

L'entrée de Thales au capital du groupe d'armement terrestre Nexter est "au point mort" et les discussions ne reprendront qu'après l'élection présidentielle de mai, a déclaré jeudi Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation, premier actionnaire indutriel de Thales.

 

L'équipementier dans l'aéronautique, la défense et la sécurité, dont Dassault Aviation détient 26%, prépare la fusion de TDA, sa division de munitions, avec celle de Nexter (ex-Giat Industries) pour donner naissance à un ensemble au chiffre d'affaires de quelque 250 millions d'euros. En échange, Thales prendrait une participation de 10% à 25% dans Nexter, dont l'Etat français est l'unique actionnaire.

 

"Après les élections, on rediscutera ce que voudra le président et le gouvernement qui en résultera, s'il veut que nous entrions ou pas à travers Thales et puis à quel niveau, etc", a dit Charles Edelstenne. "Aujourd'hui, ce sujet est au point mort."

 

Le PDG de Nexter Philippe Burtin déclarait fin février à Reuters s'attendre à une conclusion des discussions "à l'été".

 

Thales se profile comme le pivot de la consolidation du secteur français de la défense après être monté avant Noël à 35% dans le constructeur militaire DCNS, qu'il consolide désormais dans ses comptes.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:23

deux-rafale-francais photo3 Armée de l Air

photo Armée de l'Air

 

22/03/2012 Aerocontact (Reuters)

 

Le groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale est emmené par Dassault Aviation et constitué des équipementiers Thales et Safran.

 

Dassault Aviation supervise environ 60% de la valeur de l'avion et Thales près d'un quart du Rafale qu'il équipe en radars, équipements de communication et de calculateurs.

 

Safran, qui fournit selon les versions des moteurs, des équipements, des systèmes de navigation et des armements, évalue à une vingtaine de millions d'euros le chiffre d'affaires qu'il réalise sur chaque appareil.

 

MBDA (coentreprise entre EADS et l'italien Finmeccanica ), dont les missiles équipent le Rafale - mais aussi le Typhoon du consortium européen Eurofighter et le Gripen du suédois Saab - compte également sur d'éventuels contrats à l'export.

 

Le Rafale, utilisé par l'armée française depuis 1998, se décline en trois versions qui possèdent 95% d'éléments communs : un monoplace et un biplace pour les opérations à partir d'une base terrestre et un monoplace pour celles menées d'un porte-avions.

 

L'armée française a commandé à Dassault Aviation 180 Rafale, dont 76 restaient à livrer fin 2011. A raison de 11 livraisons par an, le fonctionnement de chaînes de montage du Rafale est garanti jusqu'en 2018, mais il serait prolongé par d'éventuelles commandes à l'étranger, dont les livraisons pourraient s'intercaler entre celles destinées à l'armée française.

 

L'ensemble du programme est évalué à 40 milliards d'euros sur environ 40 ans, en intégrant le développement, l'industrialisation, la fabrication de 286 exemplaires et le support logistique intégré.

 

Il faut 24 mois pour produire un Rafale, qui comporte 30.000 pièces, 25 km de câblage et 300.000 fixations, et représente à son rythme actuel de production 7.000 emplois chez Dassault Aviation et les 500 entreprises associées au programme. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:11

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22.03.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

 

L’exposé initial aura duré dix minutes. Le temps pour le patron de Dassault Aviation Charles Edelstenne, pour la présentation des résultats du groupe ce matin sur la péniche de Dassault à Saint-Cloud, d’évacuer la corvée des chiffres d’un ton monocorde. Les chiffres ? Bons, comme d’habitude : si le chiffre d’affaires chute de 21% à 3,3 milliards, la marge nette hors Thales reste dans le haut du panier du secteur, à 8,5% (-0,9 point). Le reste, en vrac : une prise de commandes nette de 36 jets d’affaires Falcon, signe d’un début de reprise, un carnet de commandes confortable de 8,7 milliards et une trésorerie disponible qui ne l’est pas moins, à 3,3 milliards.

 

Le pensum évacué, restait à répondre aux questions des journalistes. Ce fut le tarif habituel : pas un spectacle, une exécution publique. L’Eurofighter, le concurrent du Rafale? « Sur le plan opérationnel, il n’y a pas photo. Sur le plan du prix non plus. Si la France avait participé au consortium Eurofighter avec la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne au sein d'EADS, l'avion aurait coûté 60% plus cher que le Rafale. » Les critiques sur les concessions en Inde pour la vente de 126 appareils ? « Certains ont dit que nous avions vendu à perte, que nous sommes subventionnés par l’Etat. Je ne connais pas le crétin qui a dit ça, ou plutôt si, je le connais. Je rappelle juste que nous ne réalisons que 20% de notre chiffre d’affaires avec l’Etat français. »

 

D’aucuns se seraient arrêtés là. Mais Charles Edelstenne avait encore quelques amabilités en réserve. Sur EADS, d’abord : « Nous avons deux grands experts : un, qui s’appelle Louis Gallois, qui dit qu’il faut lancer des programmes avec tous les pays européens. Un autre, qui s’appelle Tom Enders, qui dit que seules les coopérations bilatérales sont efficaces. » Quelques minutes plus tard, allusion au programme A400M, dans le même style fleuri : « Je rappelle aussi que nous, nous ne laissons pas des ardoises de plusieurs milliards d’euros à cause de délais pas tenus, de spécifications pas atteintes. Nous livrons dans les délais, dans les coûts, dans les specs. »

 

Un journaliste titille Charles Edelstenne sur les âpres négociations salariales chez Dassault, manifestations à la clé ? L’intéressé ne se démonte pas : « Chez Dassault Aviation, le salaire minimum est de 2552 euros. Seules 70 personnes gagnent moins de 2800 euros, et le salaire moyen est de 3674 euros. » Une pause, le temps de savourer son effet, et Edelstenne reprend : « Mélenchon propose un SMIC à 1700 euros, le mien est à 2550. Ne publiez pas ces chiffres, j’aime bien Jean-Luc Mélenchon, je ne veux pas lui faire de peine. »

 

François Hollande, qui assurait dimanche dernier refuser de « déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense, et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement s'est trop souvent plié », une saillie clairement destinée à Dassault, a aussi eu droit à sa réponse. « Nous ne sommes pas un groupe financier, mais un groupe industriel, avec une vision de long terme. Nous ne revendons pas nos participations pour faire des profits. C’est plutôt l’Etat qui réclame des dividendes, plus que nous. »

 

Le patron de Dassault sera malheureusement moins disert sur le calendrier de signature du contrat Rafale en Inde, estimé à six mois par le directeur international Eric Trappier il y a quelques jours, ou l’avancée des négociations avec les Emirats. « Le business spectacle, ce n’est pas tellement le genre de la maison », s’est-il contenté de répéter. Quant au développement du SMS, le futur jet d’affaires de Dassault, le patron du groupe a assuré qu’il était à « plein régime », avec un premier vol prévu en 2014, mais s’est refusé à donner des précision sur la taille et les spécifications de l’engin.

 

La presse, y compris l’auteur de ce blog, n’a pas toujours été tendre avec le bonhomme, c’est un fait peu contestable. L’intéressé a largement rendu la pareille aux journalistes, avec les excès qui le caractérisent, c’est un fait tout aussi établi. N’empêche : si Charles Edelstenne devait, comme c’est probable, prendre sa retraite début 2013 (il atteindra l’âge limite en janvier prochain), on regrettera cet art consommé du Scud, cette absence totale de fioritures et de salamalecs, cet acharnement à se battre pour sa société, ce refus délibéré de la langue de coton, des politesses d’usage et autres désespérantes préventions propre à l’aréopage compassé des grands patrons. Le style Edelstenne, comme le bonhomme, est unique. Bon courage au successeur.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:35

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(crédits photos: CNIM)

 

22.03.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’armée de terre réceptionne en ce mois de mars ses deux premiers poseurs de ponts, baptisés Système de Pose RApide de Travures (SPRAT). Cet engin à roues 10×10 est destiné à poser en zone de combat, en des délais très courts, des ponts mobiles pouvant faire passer les véhicules blindés les plus lourds en service dans l’armée.

 

Le programme date de la fin des années 90, et la DGA avait alors confié la réalisation du programme à la société française CNIM (qui réalise aussi l’engin de débarquement EDAR embarqué par les BPC).

 

Le cahier des charges est ambitieux :  pouvoir bénéficier d’un poseur de ponts capable d’accompagner le char Leclerc en mobilité et poser des ponts mobiles (appelés travures) destinés à faire passer le char lourd, fer de lance de la dissuasion terrestre française, un beau bébé de 60 tonnes.

 

Finances obligent, l’opération a été étalée dans le temps et redimensionnée. La commande initiale de 18 systèmes a été réduite à 10 ensembles aujourd’hui. La DGA a qualifié l’engin en décembre 2010, y apportant des corrections pendant un an. Un développement qui aura été compliqué dû à la très haute technicité du matériel.

 

Un engin unique

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/cnim-sprat-2.jpg

 

Le résultat est aujourd’hui là, l’armée de terre bénéficie d’un (gros) bijou.

 

La plateforme 10×10 est unique et a été développée par CNIM. Le véhicule est conçu pour être un engin de l’avant offrant des capacités de protection et de mobilité étonnantes pour un monstre de cette dimension, puisqu’il doit pouvoir offrir la mobilité d’un char Leclerc en tout terrain!

 

L’aspect pont mobile ensuite est particulièrement novateur. La pose se fait très rapidement (quelques minutes) et très discrètement comparé aux systèmes existants. Mais surtout le pont est modulaire. Le 10×10 embarque en fait deux ponts (travures) de 14 mètres chacun. Les opérationnels ont alors le choix, selon la situation, soit de n’utiliser qu’une seule travure et de poser un pont de 14 mètres, soit d’emboiter les deux pour avoir un pont alors porté à 26 mètres (sans appui intermédiaire). Un seul matériel donc pour remplir deux fonctions. Ce que n’offre aujourd’hui pas la concurrence. Les armées ont en général deux engins différents pour ces deux classes de ponts.

 

Autre aspect qui fait de ce matériel un outil unique: la charge supportée par le pont. Dans la configuration 14 mètres (une seule travure donc), le pont mobile peut supporter 120 tonnes (soit deux Leclerc). Dans la configuration 26 mètres (deux travures emboitées) le pont mobile peut supporter 70 tonnes (soit un Leclerc et un blindé léger). Il s’agit du pont d’assaut le plus solide au monde.

 

Les engins poseurs de pont sont contemporains, indissociable de la conception globale de la manœuvre blindée. Les plus anciens sont apparus à la veille de la 2ème Guerre Mondiale. Les formats existants sont très variés : châssis blindés ou non, chenilles ou roues, pose à plat ou en ciseau, travure simple, double ou triple, déposée ou partiellement intégrée au poseur, avec ou sans appui intermédiaire. Si aujourd’hui, la manœuvre blindée est moins à l’ordre du jour (mais que nous réserve l’avenir…), le SPRAT pourrait être utilisé en situation de catastrophe naturelle (inondation…).

 

Les premiers matériels ont été livrés à l’armée de terre et sont en cours d’adoption au 13ème Régiment du Génie du Valdahon. Les 8 restant seront livré d’ici 2013. Un ensemble comprend le porteur avec sa remorque et deux travures.

 

L’engin sera pour première fois exposé au salon Eurosatory, où il réalisera des démonstrations dynamiques. CNIM mise maintenant sur l’export. Reste à trouver des armées qui ont les moyens financiers de se l’offrir, la bête coûte plusieurs millions d’euros.

 

A voir sur le site de CNIM, une vidéo du SPRAT en action.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:45
MBDA en vol de croisière

 

21.03.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le marché du missile va bien! “2011 aura été une excellente année pour MBDA” a annoncé hier Antoine Bouvier, le PDG du missilier européen, durant sa présentation des résultats à la presse. Avec un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros et des prises de commandes qui flirtent avec les 3 milliards, soit une progression de 5% par rapport à 2010 et 15% par rapport à 2009, le groupe accélère sa mutation. Il faut dire qu’avec les différents théâtres d’opérations (Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire…), la consommation en munitions aura cette année fait un bon. Et 2012 se présente sous de bons auspices : “l’objectif de 3,5 milliards d’euros de prise de commande est réaliste” confirme Antoine Bouvier. Ce qui permet à ce dernier de se montrer aussi confiant: les grands contrats export. Au premier rang desquels, l’Inde. Le pays a confirmé tout début 2012 le programme de modernisation de sa flotte de Mirage 2000, dont la partie missile (Mica), qui est estimée aux alentours du milliard d’euros. Et bien sûr le contrat Rafale à venir, entré en phase de négociation, dont le volet missiles est encore plus important. Et n’oublions pas les pays du Golfe, où MBDA est fortement présent. L’Inde reste le marché “le plus emblématique” des ambitions export du missilier: de sa volonté de développer l’export (avec l’objectif d’atteindre plus de 50% de son CA, contre 30% aujourd’hui) alors que les budgets européens sont en berne; et de sa politique de développement de partenariats locaux, via des programmes d’offset et de constitution de Joint Ventures locales pour assurer la maîtrise d’œuvre des futurs programmes missiles.

 

Un marché domestique en mutation

 

MBDA a malgré tout conscience que le développement de ses produits repose sur le marché domestique, entré dans une période de disette budgétaire. “Nous évoluons vers un nouveau modèle économique” assurait le PDG du groupe, “fondé sur une relation de partenariat avec les ministères de la défense avec une vision sur le long terme”. MBDA bénéficie aussi au premier plan de la coopération franco-britannique. L’idée du ” One MBDA” a été confirmée lors de la rencontre de février entre les deux chefs d’états, programmes à la clef (anti-navire léger…). Rappelons que l’objectif est d’avoir une seule filière missile en Europe et d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le sujet. En ce sens les discussions devraient reprendre avec Sagem et Thales, qui ont des compétences missiles ainsi qu’une forte activité dans les auto-directeurs.

 

Phase critique pour la politique produits

 

“MBDA est un acteur global. Aujourd’hui il n’y a pas d’application sur lesquelles MBDA n’a pas de produit” annonce le PDG. Oui, mais l’enjeu est aujourd’hui de préparer la suite. Antoine Bouvier a cité trois domaines de développement produits prioritaires. La défense antimissile tout d’abord. Alors que le sommet de Chicago approche et se tiendra au lendemain de la présidentielle française, le PDG tire la sonnette d’alarme “Il est urgent que l’Europe reprenne l’initiative”. En clair, l’Europe a des atouts, dont le missile Aster, seul intercepteur européen capable de détruire des missiles balistiques ennemis. L’enjeu: que l’Europe ne se fournisse pas chez les américains, mais développe ses propres compétences, sinon il sera trop tard.

 

Autre domaine: la frappe dans la profondeur. Il faut aujourd’hui préparer la prochaine génération de missile de croisière Scalp, largement utilisé durant le conflit libyen.

 

Enfin, troisième axe produit : le missile de combat terrestre. On le sait, la France a acheté américain (missile Javelin), pour faire face à une urgence opérationnelle du théâtre afghan. MBDA avait de son coté développé une nouvelle version du missile antichar Milan filoguidé (ER), alors que les forces souhaitaient un missile à auto-directeur infra-rouge “tir et oubli”. Un couac aujourd’hui rattrapé, avec le développement lancé d’un nouveau missile bi-modes (vidéo et IR) adapté aux souhaits de l’armée française, le MMP. “On revient de loin” analysait Antoine Bouvier hier. Le contrat de développement et de production de ce nouveau missile de combat terrestre est attendu cette année. Reste à savoir si MBDA va réussir à amortir les sommes engagées dans le développement du Milan ER, avec un contrat qui ne pourra être que export…

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:04

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source Le Telegramme

 

21.03.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le 20 avril 2011, des officiels, ingénieurs et militaires malaisiens, terminent un stage de formation sur la base militaire de l'Île Longue (Finistère). Les militaires malaisiens utilisent en effet des sous-marins français et effectuent, ce jour-là, un stage de sauvetage durant lequel ils apprennent les manoeuvres à effectuer en cas d'évacuation des sous-marins.

 

Alors qu'ils sont censés regagner Brest par la mer, leur vedette est interceptée par la gendarmerie maritime. Une alarme vient en effet de se déclencher au niveau d'un terminal informatique de la base navale ultra-sensible! Un disque dur, dissimulé par un stagiaire malaisien lors du contrôle effectué à l'entrée du site, a été branché sur un ordinateur de la base.

 

Hier après-midi, un sous-officier de la Marine comparaissait devant la chambre militaire du tribunal correctionnel de Rennes, pour "violation de consigne". Il a reconnu avoir branché le disque dur pour y copier un document détaillant la procédure de sauvetage. Un document qu'il avait lui-même réalisé, explique-t-il à la barre.

 

Ce second maître est instructeur au Centre d'entraînement au sauvetage individuel de la Marine française. Il était chargé d'accompagner la visite des Malaisiens. Son avocat, Me Bertrand Labat, a plaidé la bonne foi de son client, et la relaxe : "Le second maître pensait que le disque dur était passé à l'antivirus. Il l'a inséré en toute confiance dans l'ordinateur." "Comment ce disque dur a-t-il pu passer le service d'ordre ?", questionne même le prévenu.

 

Dans son rapport, l'autorité militaire reconnaît les défaillances du contrôle d'accès : "Il n'est pas normal qu'un disque dur puisse être introduit dans l'enceinte de l'ïle Longue par un stagiaire étranger." "L'alarme a créé un véritable remue-ménage sur l'Île Longue, ajoute le procureur Jean-Marie Besse. Le navire des Malaisiens a été arraisonné, des mesures draconniennes de sécurité ont été mises en place et les gendarmes maritimes sont arrivés en nombre."

 

Le magistrat reproche au prévenu d'avoir tenté de se soustraire à sa responsabilité avant de finalement se dénoncer en fin de journée : "un comportement inadmissible au vu de la sensibilité du site de l'ïle Longue". Le procureur a requis une peine d'un mois de prison avec sursis. "Le sous-officier a eu peur des conséquences de sa maladresse", a plaidé la défense. Jugement le 15 mai.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:56

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Tir de missile à moyenne portée Hawk lors de l’exercice Nawas 2010

Crédits : SIRPA Terre/ADC J-C Thorel

 

19/03/2012 Armée de Terre

 

400 soldats de l’armée de Terre s’entraînent en terrain libre pour l’exercice Nawas 2012 dans le sud-ouest de la France.

 

L’exercice interarmées de défense surface-air Nawas 2012 se déroule du 17 au 30 mars 2012 dans le sud-ouest de la France. Pendant la 1re phase, les militaires des 3 armées (Terre, Air, Marine) évoluent en terrain libre, principalement entre Toulouse et Biscarrosse sur une zone de 300km sur 300km.

 

Puis du 23 au 30 mars, une soixantaine de missiles seront tirés par les différents systèmes d'armes lors d’une campagne de tirs réels.

 

Ce sera pour l'armée de Terre la dernière campagne de tir du système d’armes Hawk (missile à moyenne portée). A l'été 2012, le contrat opérationnel des systèmes sol-air moyenne portée (SAMP) doit être transféré de l'armée de Terre à l'armée de l'Air.

 

Nawas 2012 est monté et dirigé par les trois armées, sous l’impulsion et le pilotage du commandement des forces terrestres (CFT). Son but : valider la capacité opérationnelle des armées à assurer la défense surface-air d’une force terrestre projetée, déployée et en mouvement.

 

L’armée de Terre engage ici près de 400 militaires, essentiellement du 402erégiment d’artillerie (402e RA) de Châlons-en-Champagne et du 54e régiment d’artillerie (54e RA) d’Hyères.

 

Les moyens de l’armée de Terre déployés sont :

 

    3 batteries équipées de systèmes sol-air très courte portée  Mistral,

    1 batterie équipée de SAMP Hawk,

    hélicoptères Gazelle et Puma.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:51

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21/03/2012 Marine Nationale

 

Le 19 mars 2012, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a été admis au service actif.

 

Doté d’un nombre important d’innovations, le bâtiment a été mis à disposition de la Marine nationale le 21 octobre 2011 pour trois ans. Au cours de ces trois prochaines années, il devrait assurer différentes missions : surveillance des pêches, lutte contre les trafics de drogue, préservation de l’environnement, aide humanitaire, recherche et sauvetage en mer.

 

2011mbst202_006_070_marin-1.jpg

 

Fort de deux équipages évoluant en alternance tous les quatre mois, L’Adroit aura une grande disponibilité à la mer, avec 220 jours passés en opérations par an. Mesurant 87 mètres, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a une autonomie de 8000 miles nautiques. Il peut rester plus de 3 semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu’un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:55

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19/03/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

Le missilier européen pourrait armer six frégates de la Marine royale malaisienne. Le montant du contrat est évalué à 400 millions d'euros.

 

Ca plane commercialement pour MBDA, qui présente mardi ses résultats. Après avoir obtenu un très beau contrat en Inde avec la vente de 493 missiles air-air de moyenne portée Mica (Mica IR/EM) pour armer les Mirage 2000 en voie de modernisation (920 millions d'euros) en février, le missilier européen (détenu à hauteur de 37,5 % par EADS, 37,5 % par BAE Systems et 25 % par l'italien Finmeccanica) pourrait à nouveau faire mouche en Asie, et plus particulièrement en Malaisie, dans les prochaines semaines.

 

MBDA aurait pris un avantage, qui reste toutefois à confirmer, dans la compétition pour armer six corvettes de la Marine royale malaisienne. Une nouvelle commande en Asie estimée à environ 400 millions d'euros. Pour autant, les différents interlocuteurs restent encore « très prudents » sur la concrétisation de ce contrat même si le package proposé par MBDA tient actuellement la corde de la part du client malaisien, selon des sources concordantes.

 

Signature espérée fin du premier semestre

 

MBDA propose ainsi ses missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3, à la Malaisie en vue d'équiper les corvettes malaisiennes fabriquées par le groupe local Boustead Naval Shipyard (BNS). La première doit être livrée en 2017. Choisi en décembre dernier comme maître d'œuvre de ce programme de 2,2 milliards d'euros, BNS avait sélectionné le design des Gowind, conçu par DCNS.

 

Exocet MM40 Block 3 firing. MBDA Michel Hans

Exocet block 3 - photo MBDA

 

Le groupe naval tricolore attend dans les prochaines semaines la LOA (Letter of acceptance) de BNS, afin de finaliser les différents contrats (design des corvettes et système de combat). MBDA a d'autant plus de chance d'être sélectionné que le système de combat choisi par la Marine royale malaisienne est celui de DCNS (SETIS), qui a l'habitude de travailler avec le missilier européen, aux dépens de celui de Thales (Tacticos).

 

Le calendrier pourrait s'accélérer au moment du salon de défense DSA, qui se déroule mi-avril à Kuala Lumpur (16-19 avril). Mais les observateurs estiment que le contrat devrait être signé vers la fin du premier semestre.

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