Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:48
Rafale: Le gouvernement suisse n'a pas reçu de nouvelle offre de Dassault

photo Armée de l'Air

30.01.12 20minutes.fr

La Suisse n'a pas reçu de nouvelle offre du groupe français d'aéronautique Dassault qui serait prêt, selon les presse suisse, à réduire le prix de ses avions de chasse Rafale, a déclaré lundi une porte-parole département fédéral de la Défense.

 

Une meilleure offre que Saab

Selon la presse dominicale, Dassault a offert de vendre 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (2,24 milliards d'euros), un montant inférieur aux 22 Gripen du groupe suédois Saab qui ont été retenus pour 3,1 milliards.

Le gouvernement suisse avait annoncé fin novembre qu'il avait choisi de renouveler sa flotte d'avions de combat avec les appareils du suédois, préféré au Rafale et à l'Eurofighter Typhoon du consortium européen, dont fait partie EADS.

Ce contrat est destiné à remplacer la flotte vieillissante de Northrop F-5E/F Tiger acquis en 1976 et en 1981.

 

La procédure d'attribution relancée ?

Selon la presse, qui cite une lettre de l'avionneur français, Dassault affirme qu'il n'a jamais pu optimiser son offre sur la base des besoins de la Suisse. Il offrait précédemment 22 exmplaires Rafale pour un total de quatre milliards de francs.

La décision du gouvernement suisse n'est pas définitive puisque le parlement doit encore donner son feu vert. Si un rejet est toujours possible, la procédure d'attribution devrait alors redémarrer depuis le début, avec tous les participants mis sur un pied d'égalité, explique la porte-parole.

La semaine précédente, la commission de politique de sécurité du Conseil national avait décidé de constituer une sous-commission afin d'examiner le déroulement de la procédure qui a entériné le choix de l'avion de combat Gripen de Saab.

La Suisse, qui prévoyait initialement de commander jusqu'à 33 appareils, avait lancé son appel d'offres il y a trois ans.

Dassault n'est pour le moment toujours pas parvenu à vendre un seul exemplaire de son Rafale hors de France.

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

http://www.meretmarine.com/objets/500/6359.jpg

 

Le SNLE Le Redoutable

crédits : © MARINE NATIONALE

 

30/01/2012 MER et MARINE

 

Vendredi dernier, la Marine nationale célébrait le 40ème anniversaire de la première patrouille du Redoutable, son premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins. Depuis le 28 janvier 1972, la France dispose en permanence d'un SNLE à la mer, assurant sans discontinuer la dissuasion nucléaire. Après la série des six bâtiments du type Le Redoutable, cette mission est aujourd'hui assurée par les quatre SNLE de nouvelle génération du type Le Triomphant.
_______________________________________

- Voir notre dossier sur Le Redoutable

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:50
Défense : comment Dassault a tissé sa toile

 

 

30.01.12 Dominique Gallois LE MONDE ECONOMIE

 

Les questions de défense entrent en campagne, avec la visite, lundi 30 janvier, de François Hollande sur la base des sous-marins nucléaires de l'Ile-Longue, à Brest. Début mars, le candidat socialiste précisera sa politique, notamment en matière industrielle. Partout dans le monde, les budgets militaires sont en baisse, notamment aux Etats-Unis, ce qui va pousser les industriels américains à chercher d'autres marchés à l'étranger. La compétition, déjà sévère, s'annonce encore plus rude avec la montée en puissance des acteurs russes, chinois, coréens, indiens. Or, les Européens se présentent en ordre dispersé. L'exemple le plus flagrant est l'aéronautique militaire. Sauf rebondissement (édition abonnés), le Gripen suédois l'a emporté en Suisse face au Rafale français et à l'Eurofighter Typhoon, un avion germano-hispano-italo-britannique. Le Rafale et l'Eurofighter se disputent aussi le "contrat du siècle", la vente de 126 avions à l'Inde.

 

Si l'industrie de défense est concentrée au Royaume-Uni autour de BAE Systems et en Italie autour de Finmeccanica, respectivement 2e et 8e mondiaux, il n'en est rien en France. Six groupes figurent dans les cinquante premiers mondiaux, du franco-allemand EADS (7e) à Dassault Aviation (54e), selon le palmarès annuel du magazine américain Defense News.

 

Le plus petit de ces acteurs n'en est pas moins celui qui bénéfice le plus des faveurs de l'Etat. Avec son soutien, Dassault est devenu l'actionnaire industriel du groupe d'électronique Thales, qui pourrait être le pivot d'un pôle de défense français regroupant les activités maritimes de DCNS et demain l'armement terrestre de Nexter.

 

Les questions sont nombreuses autour de ce projet. A commencer par les fonds que cela nécessitera. L'Etat est impécunieux et Dassault n'a peut-être pas l'envie d'investir assez dans ces domaines pour en prendre le contrôle. L'autre hypothèque tient au futur du groupe Dassault. Les enfants de Serge Dassault auront-ils la même stratégie que leur père lorsqu'ils en prendront les rênes ?

 

Quel que soit le prochain président, il devra aborder le futur de l'industrie de défense. L'Etat en tant que client, garant de la souveraineté nationale, mais aussi actionnaire des grands groupes, aura un rôle clé. Mais Dassault restera incontournable.

 

La montée en puissance de Dassault au sein de l'industrie de défense a lieu en trois étapes : d'abord la conquête de l'indépendance, puis celle de Thales (électronique de défense), et enfin la montée en puissance chez DCNS (sous-marins et navires) et Nexter (véhicules blindés et canons).

 

CONTRÔLE DE LA SOCIÉTÉ

 

En ce printemps 2002, Charles Edelstenne, le patron de Dassault Aviation, est satisfait : la famille Dassault vient de franchir la barre des 50 % en acquérant en Bourse le 1 % manquant pour détenir le contrôle de la société. "Pendant vingt-cinq ans, on nous a fait chanter. Aujourd'hui, nous sommes libres de nos mouvements", lit-on dans Le Monde du 29 mai 2002.

 

Dégagé de la menace des droits de vote double que revendiquait l'Etat français, libéré du pacte d'actionnaires avec EADS, qui est devenu simple minoritaire avec 46 % du capital, le PDG envisage avec sérénité les prochaines échéances stratégiques, qui se feront "à son rythme et à ses conditions", affirmait-il. Il soulignait aussi que les succès de son avion d'affaires, le Falcon (75 % du chiffre d'affaires), libéraient Dassault de la dépendance vis-à-vis des commandes militaires du gouvernement, et lui donnaient plus de marge de manoeuvre.

 

M. Edelstenne évoquait également son intérêt pour le groupe d'électronique de défense Thales, dans lequel il avait pris près de 6 % en échange de l'apport de ses activités électroniques. Il entendait ainsi profiter du désengagement annoncé d'Alcatel.

 

Viendra alors la deuxième étape, celle du renforcement de la participation de Dassault chez Thales, pourtant également convoité par EADS. Le groupe bénéficiera pour cela de l'appui de Nicolas Sarkozy, que Serge Dassault a largement soutenu dans sa course à l'Elysée.

 

Elu en 2007, le président de la République, Nicolas Sarkozy, n'a rien à refuser au sénateur UMP et au propriétaire du Figaro. Il se fait d'ailleurs fort de vendre le Rafale à l'étranger, une façon de rappeler que son prédécesseur, Jacques Chirac, n'y était jamais arrivé. Le chef de l'Etat s'engagera au Brésil et aux Emirats arables unis... pour l'instant en vain.

 

Informé dès le printemps 2008 d'un projet de reprise de Thales par EADS, l'Elysée fera savoir qu'il n'y est pas favorable. Mieux, il éconduira le groupe franco-allemand, dont il est pourtant actionnaire et bien que son offre soit financièrement plus avantageuse que celle de Dassault.

 

L'un des arguments évoqués est de privilégier une filière franco-française plutôt que de donner la gestion de Thales à un groupe franco-allemand. Dassault obtient ainsi d'entrer chez Thales sans lancer d'offre publique d'achat (OPA), et de participer à sa gouvernance. Il devient alors l'opérateur industriel d'un groupe trois fois plus important que lui.

 

BÉMOL

 

Fin 2011 intervient la troisième étape, avec la montée en puissance de 25 % à 35 % de Thales chez DCNS, tandis qu'est évoquée une prise de participation dans Nexter (ex-GIAT). Celle-ci serait dans un premier temps de 25 %. Avec, là encore, la bénédiction de l'Etat, ce dernier étant propriétaire des deux groupes.

 

Le groupe Thales, opéré par Dassault, pourrait alors faire une offre complète sur tous les marchés, en regroupant des fabricants de plateformes (chars, avions de combat, navires) et un fournisseur d'équipements électroniques tels les radars ou les équipements de télémesure.

 

Seul bémol, "Dassault n'a qu'une participation minoritaire dans Thales et ne peut rien faire s'il n'en prend pas le contrôle", note un banquier. Or, cela ne serait possible qu'avec le soutien de l'Etat, auquel Dassault est lié par l'intermédiaire d'un pacte d'actionnaires. Mais l'un et l'autre des actionnaires ont-ils la volonté ou la possibilité de financer une telle opération ?

 

aaa Pour l'Etat, la réponse est négative, la priorité étant désormais à la réduction des déficits budgétaires, qui pourrait passer au contraire par des cessions de participations.

 

Pour Dassault, c'est différent. "Toute la question est de savoir si Dassault veut développer cet ensemble ou faire fructifier son placement en réorganisant Thales, estime un analyste. La deuxième hypothèse semble la plus probable." Mais pour l'instant, en raison de la chute des marchés boursiers, l'investissement de l'avionneur s'est déprécié.

 

Le durcissement de la compétition mondiale peut toutefois changer la donne. Les grands groupes ayant déjà une présence internationale sont mieux armés pour s'affirmer sur le marché mondial et initier des rapprochements. C'est le cas d'EADS, de Safran et de Thales. Mais en fait, seuls les deux premiers ont la capacité financière pour mener de véritables regroupements.

 

SUCCESSION

 

Une première tentative s'est esquissée durant l'été 2011. Des rumeurs ont évoqué la possibilité d'une OPA lancée sur Thales par Safran. Un montage auquel se serait opposé... Dassault, même si le prix proposé aurait été celui qu'il avait payé pour son entrée dans Thales. L'Etat, pourtant actionnaire de deux groupes concernés, n'aurait pas donné suite. L'idée était de constituer un grand groupe fournisseur d'équipements et de grands systèmes d'aéronautique dans les domaines civils et militaires.

 

Les cartes pourraient à nouveau être rebattues, sauf si Dassault décroche entre-temps un contrat pour le Rafale aux Emirats arabes unis. Une telle commande permettrait d'alimenter ses bureaux d'études, et surtout ceux de Thales, pendant près de quatre ans. Autre avantage, cela permettrait au ministère de la défense d'étaler le programme de livraison des Rafale à l'armée française, la priorité étant donnée aux éventuels clients à l'exportation. Ainsi pourraient être financés d'autres projets.

 

Mais il faudra d'abord régler les questions de gouvernance, notamment la succession de Charles Edelstenne qui, l'année prochaine, quittera à 75 ans son poste de PDG. L'inconnue majeure reste la stratégie des enfants Dassault quand l'heure sera venue de remplacer leur père, Serge, âgé de 86 ans. "Il n'y aura pas de vacance de pouvoir dans la société, la continuité sera assurée. Chaque chose viendra en son temps et sans l'avis de tous ces "fameux experts"...", affirmait en décembre, dans Le Figaro, M. Edelstenne. Une manière de rappeler que toute décision appartient... à la famille.

 


La France au 4e rang des exportateurs d'armes

 

Rang Avec 6% du marché mondial (un peu plus de 5 milliards d'euros), la France se maintient en 2010 au 4e rang des exportateurs d'armes, après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie.

 

Emplois L'industrie de la défense représente 165000 emplois directs, au moins autant d'emplois indirects et un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, dont le tiers environ est donc réalisé à l'exportation.

 

Budget En 2012, le budget du ministère de la défense augmente de 1,6%, pour atteindre 30,6 milliards d'euros. La part prévue pour les équipements est de 16,5 milliards (+ 500 millions).

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:45
Rafale : contre-offre de Dassault en Suisse

Rafale atelier – photo Dassault

30 janvier 2012 par Rémy Maucourt – L’USINE NOUVELLE

La Suisse préfère le Gripen de Saab au Rafale Et si le Rafale remportait sa 1ère victoire en Suisse ? liens sponsorisés

Alors que le gouvernement suisse a choisi en novembre le Gripen suédois, Dassault Aviation adresse le 19 janvier une offre à prix cassé au parlement helvète.

L'appel d'offres suisse est officiellement perdu pour Dassault, mais le français tente une dernière manoeuvre. Le constructeur a envoyé un courrier aux parlementaires suisses pour leur proposer l'acquisition de 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (CHF) soit 2,24 milliards d'euros. C'est le jounal Le Matin Dimanche qui révèle cette information.

Dassault a perdu en novembre un appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante de l'armée de l'air suisse. Le gouvernement fédéral lui a préféré le Gripen, produit par le Suédois Saab, en achetant 22 exemplaires au prix de 3,1 milliards de francs (2,57 milliards d'euros au cours actuel). Mais le Parlement doit encore valider le contrat.

Dassault propose donc aux Suisses un contrat moins onéreux. En comparant avec l'offre de Saab, la nouvelle proposition française coûte 400 millions de francs suisses de moins, mais pour la fourniture de 18 avions contre 22. Argument de Dassault : 18 Rafale peuvent remplir les mêmes missions que 22 Gripen. Un haut gradé de l'armée suisse a confirmé ce point au Matin.

Prochaine étape le 13 février

Cette nouvelle offre de Dassault est soutenue au plus haut niveau de l'état français. En cas d'achat du Rafale, la France s'engage en effet à offrir à l'armée suisse un accès illimité à ses bases aériennes. Les pilotes suisses pourraient ainsi atterrir en France durant la journée mais également y séjourner plusieurs semaines. Cette proposition présente un intérêt bien spécifique : "cette possibilité se révèle surtout intéressante en été afin de limiter les nuisances sonores en Suisse" commente Le Matin.

La commission de la Défense du parlement suisse, qui doit valider la position du gouvernement, se réunit le 13 février prochain. Un des députés qui y siège a confirmé que l'ultime offre de Dassault Aviation serait examinée à ce moment là.

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:55

Assemblée nationale française.svg

 

27.01.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Les députés Cazeneuve et Cornut-Gentille viennent de rendre le tome III de leur rapport sur la réforme du ministère de la Défense (cliquer ici pour y accéder dans son intégralité) dont le contenu dénote des différences d'appréciation des chiffres et des données recueillis (ce qui expliquerait peut-être pourquoi la présentation conjointe initiallement annoncée n'a pas eu lieu). Leurs divergences portent sur le PPP Balard et sur le financement des besoins d'équipements. Par ailleurs, Bernard Cazeneuve "conteste l'approche comptable et déplore la faiblesse de l'accompagnement des personnels". François Cornut-Gentille estime quant à lui "que la réforme répond à un besoin de rationalisation et de clarification des compétences".

 

Quelques extraits de la synthèse (ndla: ce qui est souligné est du commentaire personnel ou des ajouts): 


"Sur le plan financier, la réforme génère des économies à un niveau conforme aux prévisions initiales. Ces gains ne permettent cependant pas de réduire les dépenses du ministère. Ils ne suffisent pas non à plus pour atteindre l'objectif de revalorisation des crédits d'équipement."

 

"La déflation des effectifs se poursuit avec une avance de 1 560 postes par rapport aux prévisions. Le contexte social apparaît cependant tendu compte tenu de la réorganisation complète des structures de gestion des ressources humaines et des instances de prévention et de concertation." Les gains sont estimés à 54 981 postes (p. 21)

"Le schéma territorial apparaît stabilisé et le nombre de bases de défense semble définitivement fixé à 51 bases en métropole. Les crédits d'accompagnement sont peu consommés en raison du retard pris par la plupart des projets." 10 000 auraient été gagnés depuis la création des BDD soit 18% du total.


"Les premiers résultats des externalisations incitent à beaucoup de prudence, le recours à des prestataires privés n'apparaissant pas nécessairement économiquement intéressant." Le rapport fait le point (sans surprises) sur les externalisations en cours et les projets.


"Le projet de regroupement des administrations centrales à Balard est engagé conformément au calendrier, le contrat ayant été signé le 30 mai 2011. Les rapporteurs portent une appréciation très différente sur cette opération. M. François Cornut-Gentille considère que, sur le plan financier, ce projet particulièrement complexe et novateur devrait effectivement permettre de diminuer les dépenses de fonctionnement, que ce soit globalement ou par agent avec une baisse estimée de 22 %. M. Bernard Cazeneuve considère que la pertinence juridique et économique du projet n'a pas été démontrée, l'évaluation préalable étant très largement insuffisante. Faute d'avoir eu accès au contrat, il n'a pas pu analyser  l'équilibre final de l'opération. Il regrette que les rapporteurs n'aient pas pu obtenir ce document, les privant ainsi de la possibilité d'exercer pleinement leur contrôle. Il considère que le projet va conduire à une augmentation du coût par agent qui va passer de 13 000 euros par an aujourd'hui à 16 500 euros par an et par agent à Balard." 9268 personnes travailleront à Balard alors qu'actuellement quelque 17 500 travaillent sur les emprises parisiennes. Des transferts sont prévus hors Paris et le gain en effectifs est chiffré à 1360.

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:50

drone-harfang source Armee de l Air

source Sirpa Air

29.01.2012 Par Pierre Tillinac Envoyé spécial en Afghanistan –  sudouest.fr

En Afghanistan, sur la base américaine de Bagram, l'escadron drones vient de Charente. Et renseigne autant qu'il surveille

Sur les images, on voit très bien que les villageois ne lèvent pas la tête vers le ciel. Ils n'ont pas repéré le drone qui tourne au-dessus de leurs maisons quelque part en Kapisa.

À 4 kilomètres d'altitude, le drone, qui vole à 150 kilomètres-heure, filme tout ce qui se passe au sol. On voit un homme traverser la rue, longer un mur ; une femme étendre son linge ; un groupe d'adultes pénétrer dans une maison. Le pilote à distance, que l'on appelle opérateur de drone, appuie sur un bouton. La caméra passe alors en mode infrarouge pour voir ce qui se passe sous les arbres dans une vaste cour, à la sortie du village.

L'opérateur, qui appartient à l'escadron Belfort de Cognac, se trouve à Bagram. À une trentaine de kilomètres au nord-ouest du lieu exploré.

Bagram est un immense camp américain établi autour d'une piste d'où les F-15 décollent dans un bruit assourdissant qui fait trembler les murs. Une véritable ville de plus de 30 000 habitants, militaires et civils.

Là, sur la Disney Drive qui fait le tour du camp, on pourrait se croire n'importe où en Europe ou aux États-Unis, avec des bouchons et des trottoirs bondés. 250 aéronefs sont stationnés sur la base, qui totalise 145 000 mouvements par an, 400 par jour en moyenne.

Pas de guerre sans images

C'est ici que la France a déployé son système de drones en 2009 au profit des forces de la coalition, soit deux Harfang, engins dérivés d'un produit israélien, qui mesurent plus de 16 mètres d'envergure. Capables de voler pendant 24 heures à une altitude plafond de 7 000 mètres, ils sont conçus pour intervenir jusqu'à plus de 1 000 kilomètres de distance de leur poste de pilotage. Une performance certes, mais pourtant, à partir de 2020, ils pourraient être remplacés par une nouvelle génération de drones franco-britanniques plus efficaces et capables d'embarquer des armes.

« Aujourd'hui, il ne peut plus y avoir de guerre sans images. Les drones s'inscrivent dans la compétence ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) et viennent en complément des clichés fournis par les avions pilotés et les satellites », souligne le lieutenant-colonel Jérôme Serin, chef des détachements air et Harfang de Bagram et chef des opérations de l'escadron Belfort de Cognac. Ce dernier a été officiellement créé en 2010 et constitue la seule structure « drones » de l'armée de l'air française.

Ils sont une vingtaine de militaires venus de Charente à Bagram, et une autre vingtaine, originaires d'autres bases françaises, complètent le détachement, essentiellement des techniciens.

Contrairement aux Américains, qui pilotent leurs drones depuis les États-Unis, la France a fait le choix de rassembler sur le terrain ceux qui sont chargés de conduire les missions et ceux qui sont responsables de la maintenance de matériel.

Les missions opérées par les drones sont nombreuses. Il faut dire que, pesant plus d'1 tonne, ils sont équipés d'une caméra optique couleur et d'une vidéo infrarouge pour voir la nuit, ce qui en fait un élément indispensable dans la surveillance des villages, la recherche d'engins explosifs improvisés ou encore l'escorte de convois. Et, depuis 2010, ils sont également dotés d'un système Rover, qui permet de retransmettre directement les images prises par le drone en direction des troupes au sol. « Nous dialoguons ainsi avec elles par l'intermédiaire d'un système de messagerie instantanée genre SMS, et nous pouvons aussi leur faire parvenir des images renseignées. » Ce sont des captures d'écran sur lesquelles les experts du détachement soulignent les points qui leur semblent importants : un groupe d'insurgés, une cache d'armes, etc..

Bijoux technologiques

Une opération drone est donc un véritable travail d'équipe à trois, à savoir la coopération entre un opérateur de vol qui commande l'appareil et les capteurs embarqués, un interprète d'images et un coordinateur tactique, officier du renseignement de l'armée de l'air, véritable chef de la mission. « Vous voyez, sur ces images, on ne peut pas encore reconnaître les personnes filmées », explique le capitaine Sébastien devant l'un de ses écrans sur lequel défile la vidéo d'un hameau afghan. « Mais plusieurs indices nous permettent de savoir si ces villageois peuvent être considérés comme d'éventuels suspects ou pas : leur façon de s'habiller, de marcher dans la rue, de traverser un passage, etc. Chaque théâtre a ses habitudes. Mieux on les connaît, plus on est efficace. » Lui a d'ailleurs déjà effectué trois séjours de deux mois en Afghanistan. Certains autres membres de l'équipe en sont à leur sixième ou septième opération à Bagram en trois ans.

L'information acquise via les drones fait partie de ce que l'on appelle du recueil de renseignements de premier niveau. Réinterprétée à l'échelon supérieur, elle est ainsi recoupée avec un mélange de renseignement humain et électromagnétique.

Et si, pour parvenir à des résultats aussi précis, la discrétion des drones est un élément essentiel, ceux-ci ne doivent pas toujours être invisibles. « Ainsi, il y a quelques jours, nous avons repéré un groupe d'insurgés qui préparaient une action. Aucune force d'intervention n'était disponible. Nous avons alors fait descendre l'appareil un peu comme un avion de chasse fait son show force, et les individus, qui ont compris qu'ils étaient surveillés, se sont dispersés sans avoir pu agir. »

« Pouvant voler 24 heures durant, nos drones sont opérationnels de jour comme de nuit »

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:50

Safran Thales source ElectroniqueS

30.01.2012 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Safran

Paris, le 30 janvier 2012 - Safran et Thales ont conclu aujourd’hui le rachat des 20% d’Areva dans Sofradir, leur filiale commune qui concentre le pôle d’excellence français, de classe mondiale, dans le domaine technologique des détecteurs infrarouges.

Sofradir fait partie des acteurs de premier plan dans les détecteurs infrarouges destinés aux industriels de l’optronique internationaux pour des applications militaires et civiles, notamment de vision nocturne. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires d’environ 150 M€ et compte 550 salariés, dont la majorité est basée à Veurey près de Grenoble, où se trouve le centre de développement et de production.

Grâce à ce rachat, Thales et Safran, qui détenaient déjà chacun 40% du capital de Sofradir, vont porter leurs participations respectives à 50%. Cette montée au capital s’inscrit dans le cadre du partenariat dans l’optronique entre Safran et Thales signé le 20 décembre dernier.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:15
La contre-offre de Dassault: des avions à prix cassés

 


Battu au Conseil fédéral, le constructeur français a écrit une lettre aux parlementaires suisses pour leur proposer 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs. Plus modernes, ils feraient mieux que 22 Gripen. La proposition française est de 400 millions de francs moins chère que les Gripen

29.01.2012 Par Titus Plattner - lematin.ch

Si la France ne vend pas ses Rafale, la chaîne de production risque d’être arrêtée, a récemment dit le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

La méthode est cavalière, mais l’enjeu est faramineux. Dans une lettre adressée le 19 janvier aux présidents des Commissions de la politique de sécurité, le constructeur français Dassault propose 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs. Selon lui, cette solution serait à la fois plus efficace et moins chère que les 22 Gripen. Le 30 novembre dernier, le Conseil fédéral avait décidé d’acheter ces derniers pour 3,1 milliards de francs. «Ce n’est pas le meilleur appareil du monde, mais c’est celui qui présente le meilleur rapport qualité-prix et qui correspond le mieux à nos besoins», s’était alors justifié le ministre de la Défense Ueli Maurer.

Dans le courrier d’une page, auquel «Le Matin Dimanche» a eu accès, Dassault affirme n’avoir jamais eu l’opportunité d’optimiser le rapport coût-efficacité. «J’ai bien reçu cette lettre», confie Hans Hess qui en discutera avec ses collègues de la commission du Conseil des Etats le 13 février. Le libéral-radical obwaldien ne se souvient toutefois plus très bien des chiffres qui y figuraient. «Nous avons bien écrit une lettre à la commission», se borne à confirmer de son côté le service de presse de Dassault. Le constructeur réserve ses commentaires à la commission si elle le désire.

Selon nos informations, l’offre française concerne les mêmes avions et les mêmes investissements en Suisse. Par rapport à l’offre évaluée en novembre par le Conseil fédéral, le nombre d’appareils a été réduit de 22 à 18. Ceux-ci ont été optimisés, afin de mieux correspondre aux besoins de la Suisse. La capacité air-sol a ainsi été légèrement réduite, en renonçant par exemple aux pylônes d’attache pour les grosses bombes. L’avionique (équipements électroniques, électriques et informatiques) reste en revanche la même. «Et la capacité opérationnelle des Rafale pour assurer une permanence aérienne est rigoureusement identique», assure notre informateur.

Selon les Français, ces 18 avions rempliraient largement la tâche de 22 Gripen. «C’est exact», confirme un haut gradé suisse sous couvert de l’anonymat. Le module qui avait évalué la capacité de chacun des constructeurs à maintenir sur la durée différents types de mission, explique-t-il, arrivait à un rapport de 3 Rafales ou 3 Eurofighter pour 5 Gripen.

Concessions maximales

Cette différence s’explique notamment par la plus faible autonomie de l’avion suédois. Plus un avion doit retourner souvent à la base pour faire le plein de carburant, plus il faut engager de pilotes et d’avions pour maintenir une zone d’exclusion aérienne, comme c’est par exemple le cas ces jours-ci au-dessus de Davos.

Pour convaincre les parlementaires suisses, les Français comptent aussi sur leur paquet «coopération militaire», qui était lui aussi sorti en tête lors de l’évaluation, comme nous le confirme une source chez Armasuisse.

La France a ainsi offert un accès 24 heures sur 24, été comme hiver, à toutes ses bases aériennes. Du point de vue des Forces aériennes suisses, cette possibilité se révèle surtout intéressante en été afin de limiter les nuisances sonores en Suisse. D’autant que les pilotes suisses peuvent aller pour la journée sur ces bases et rentrer chez eux le soir. Mais l’accord que propose la France leur permet aussi d’y rester plusieurs semaines durant. L’utilisation des zones de tir et des zones d’entraînement supersonique au-dessus de la mer Méditerranée est également prévue. Tout comme un accès aux simulateurs de vol et la possibilité de profiter de la logistique française lors des exercices internationaux.

Ueli Maurer prêt à recommencer

Mais ce qui distingue la proposition de la France de celles de ses concurrents allemands et suédois, c’est l’accès aux satellites militaires pour la reconnaissance Hélios 1 et 2. Ainsi que la possibilité d’obtenir les données radars des Awacs. «Ces offres ont été approuvées au plus haut niveau», par la présidence de la République, explique notre haut gradé suisse.

En novembre, les Français étaient convaincus de remporter le marché, tant ils avaient marqué des points lors de l’évaluation. Ils pensaient aussi pouvoir vendre leurs avions au prix fort. Aujourd’hui, avec un coût par appareil de plus de 15% meilleur marché, ils redeviennent compétitifs. Cette concession gigantesque s’explique par leur difficulté à conclure des ventes au Brésil, en Inde et aux Emirats arabes unis. Mais la concession vient un peu tard.

A moins qu’au mois de juin le Parlement ne rejette l’achat des Gripen proposé par le Conseil fédéral. «Dans ce cas, explique aujourd’hui le ministre de la Défense, Ueli Maurer, dans une interview à la SonntagsZeitung, il faudrait recommencer l’évaluation au début, afin de mettre tout le monde sur un pied d’égalité.»
 


2,7 milliards

C’est le montant en francs formulé par Dassault dans sa lettre aux Commissions de politique de la sécurité. Il inclut 18 Rafale, l’armement et les équipements qui vont avec. Ce chiffre est à comparer aux 3,1 milliards pour les 22 Gripen suédois décidés par le Conseil fédéral en novembre. Dassault, qui proposait alors 22 Rafale pour 4 milliards, a drastiquement revu son prix à la baisse.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:12

exercice-bfst-2011-photo-Armee-de-Terre.jpg


27/01/2012 armée de Terre

La brigade des forces spéciales Terre (BFST) organise l’entraînement Cobalt 2012 à Pau. Une semaine de manœuvres axées aérocombat de jour comme de nuit pour plus de 150 militaires.

 

Pendant une semaine, les 3 régiments de la BFST  complètent leur préparation opérationnelle  liée à la troisième dimension : l’aérocombat (hélicoptères). Débutée le 23 janvier, cette activité d’entraînement Cobalt 2012 s’étend sur une semaine.

 

Le 4e  régiment d’hélicoptères des forces spéciales  (4e  RHFS), le 1er  régiment de parachutistes d’infanterie de marine  (1er  RPIMa) et le 13e  régiment de dragons parachutistes  (13e  RDP) forment ou maintiennent à jour les qualifications de leurs soldats.

 

Les différents modules 3D au programme sont axés sur une synergie étroite commandos-aéronefs : largage et marquage opérations spéciales, aérocordage, appui feu hélico, récupération de binôme etc.

 

Cet exercice se déroule dans la « base des forces spéciales Terre » de Pau. Sur un même lieu, des moyens uniques sont combinés et permettent une remarquable efficacité  : hélicoptères, zone de saut, terrain de manœuvre varié (montagne, nautique, zones boisées…), centre de tir, moyens de soutien…

 

Les autres unités du commandement des opérations spéciales  (COS) sont invitées à participer à cet entraînement pour bénéficier des moyens importants concentrés sur le camp.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:55

Assemblée nationale française.svg

27 janvier 2012 par Emilie Zapalski - localtis.info

La mission d'information parlementaire sur la réforme de la Défense a présenté son rapport final le 25 janvier 2012. Les objectifs fixés sont réalisables en matière de finances et d'effectifs, concluent les députés, mais des points d'interrogation persistent sur les pratiques d'externalisation et sur le projet de regroupement des administrations centrales à Balard.

Le rapport final de Bernard Cazeneuve, député PS de la Manche, et François Cornut-Gentille, député UMP de la Haute-Marne, sur la mise en oeuvre de la réorganisation du ministère de la Défense a été présenté devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées le 25 janvier 2012. Le document, dont une synthèse a été rendue publique le 27 janvier, fait suite à deux précédents rapports, publiés en février 2009 et avril 2010.
Sur le plan financier, les deux rapporteurs ne font pas de critique particulière, estimant que la réforme génère des économies à un niveau conforme aux prévisions initiales, soit 5,4 milliards d'euros d'économies entre 2008 et 2015. Mais ces économies, qui sont pourtant supérieures à celles des programmations antérieures, ne suffiront pas pour réduire les dépenses du ministère, estime le rapport, ni à atteindre l'objectif de 18 milliards d'euros pour les équipements fixé par le président de la République.

Schéma territorial

Concernant les effectifs, la réforme a pris de l'avance par rapport aux prévisions, d'après les députés. Les effectifs diminuent ainsi avec une avance de 1.560 postes. Mais "le contexte social apparaît tendu", signalent aussi les auteurs qui insistent sur le fait que les personnels ont accompli des efforts très importants et qu'il convient de ne pas aller au-delà des objectifs initiaux. Lancée en 2008 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la réorganisation de la Défense doit se traduire à terme par la suppression de 54.000 postes sur la période 2009-2014. Elle a également un impact territorial très important avec la fermeture de 83 sites ou unités, qui s'échelonneront jusqu'en 2016, le déménagement d'une ville à une autre de 33 sites, et des renforcements opérationnels sur une soixantaine de sites. D'après les auteurs, "le schéma territorial apparaît stabilisé et le nombre de bases de défense semble définitivement fixé à 51 bases en métropole". Mais "les crédits d'accompagnement sont peu consommés en raison du retard pris par la plupart des projets". D'après le dernier bilan rendu public par le Premier ministre en septembre 2011, 20 sites avaient déjà fermé et 60 bases de défense ont été créées, avec 30.000 postes en moins en trois ans. S'agissant des mesures d'accompagnement, 13 contrats de revitalisation des sites de la défense (CRSD) avaient été signés et 50% des 320 millions d'euros que l'Etat a prévus pour ces territoires avaient été programmés pour un volume total de 745 millions d'euros partagés entre l'Etat, l'Europe et les collectivités.

Regroupement à Balard

Les deux députés font également un point sur les externalisations. Une procédure qui n'apparaît pas économiquement intéressante, et que les rapporteurs accueillent donc avec prudence. "La régie rationalisée révèle la capacité de l'administration à se moderniser et montre qu'elle est à même de répondre efficacement aux besoins du ministère", précise le rapport. Bernard Cazeneuve souligne aussi les risques d'une approche non maîtrisée et trop idéologique sur ce sujet pour les salariés, pour la sécurité des sites et pour les finances publiques.
Dernier point : le projet de regroupement des administrations centrales à Balard, dans le XVe arrondissement de Paris. Le contrat a été signé en mai 2010, soit en temps et en heure par rapport au calendrier fixé. Mais sur ce projet, qui doit permettre de diminuer de 22% les dépenses de fonctionnement, les deux auteurs n'ont pas le même avis. Pour François Cornut-Gentille, la signature d'un contrat de partenariat  public-privé était la seule solution pour prendre en charge un projet si complexe. Pour Bernard Cazeneuve, la pertinence juridique et économique du projet n'a pas été démontrée. Le député, qui regrette toutefois de n'avoir pu analyser le contrat qui ne leur a pas été fourni, estime que le projet va au contraire conduire à une augmentation du coût par agent de 13.000 euros par an aujourd'hui à 16.500 par an et par agent à Balard.

Le rapport devrait être prochainement publié dans son intégralité sur le site de l'Assemblée nationale.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:06

VN-Partisan---photo-Marine-Nationale.jpg

photo Marine Nation

28.01.2012 Liberation.fr (AFP)

NANTES (AFP) - Face aux dangers pour les équipages et aux fortunes dépensées en rançons pour faire libérer les bateaux piratés au large de la Somalie, des experts et industriels français élaborent un "navire du futur" truffé de pièges et de défenses non-létales pour repousser les assaillants.

Les grandes lignes de ce projet "d'autoprotection des navires" ont été présentées jeudi et vendredi à Nantes aux 400 participants du forum Maritime Risk (MARISK) sur la prévention des risques maritimes et portuaires.

Piloté par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ce projet de "navire du futur", doté d'un budget de 12 millions d'euros pour la partie "sûreté", vise à installer sur un navire existant, le VN Partisan actuellement utilisé pour l'entraînement des soldats et gendarmes français, des mécanismes de défense destinés à repousser, sans leur tirer dessus, des pirates montant à l'assaut de bâtiments civils à bord de hors-bord.

Actuellement, en dehors des gardes armés postés sur les navires battant certains pavillons, les seules défenses parfois mises en oeuvre sont des canons à eau que certains équipages utilisent contre les agresseurs, en prenant le risque d'être pris pour cible.

"Le but de ces équipements est de rendre le bateau difficile à aborder et, s'il l'est, de le rendre très hostile, inaccueillant pour les pirates qui n'auraient alors qu'une envie c'est d'en repartir" explique à l'AFP Eric Prang, de la société Sagem, l'un des industriels qui font partie de ce consortium.

Cela commence par des systèmes de radars et de caméras infrarouge afin de détecter le plus tôt possible le danger, de donner l'alerte et d'espérer être secouru par un navire de guerre.

Puis, s'ils approchent, les pirates sur leurs petits esquifs seront pris pour cible par des canons acoustiques (Long range acoustic devices) qui projettent vers eux des bruits assourdissants. Ils pourront aussi être visés par des canons lumineux pour les éblouir.

"la seule solution fiable, c'est la vitesse"

S'ils ne sont pas encore dissuadés, de puissants canon à eau entièrement automatisés seront mis en batterie, pendant que l'équipage ira se réfugier dans une "citadelle", chambre forte cachée dans le bateau. De là, grâce à des commandes et des caméras, il pourra savoir ce que font les assaillants et continuer à piloter le navire.

Si malgré cela des pirates parviennent à grimper à bord ils seront accueillis par des gaz lacrymogènes. Les couloirs pourront être plongés dans le noir, d'épais fumigènes répandus pour les perdre et les désorienter.

Tous ces mécanismes de défense vont être installés en 2012 sur le VN Partisan, testés, qualifiés, pour une commercialisation espérée à partir de 2014.

Pour un responsable sécurité d'une grande compagnie maritime, présent à Nantes mais qui demande à rester anonyme, "ce genre de dispositif suffira si vous tombez sur des pirates occasionnels, des pêcheurs qui ont une kalach' et deux machettes au fond de leur barque et tentent le coup".

"Mais si vous tombez sur des gangs aguerris, de vrais pros comme en Somalie désormais, ce ne sont pas des fumées ou des canons à eau qui les arrêteront. Cela ne fera que les énerver, aux dépends de l'équipage", dit-il. "J'ai déjà essayé les canons à son: cela les a un peu déboussolés, mais ils sont quand même montés à bord".

"En fait, en dehors des gardes armés, la seule solution fiable c'est la vitesse: impossible de monter à l'abordage d'un navire qui file à 18/20 noeuds, alors que votre hors-bord est à fond. C'est pour cela que les gros porte-conteneurs, qui peuvent aller à ces vitesses, ne sont pas piratés dans l'océan Indien".

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:20

un-c160-de-l-anjou-se-ravitaillant-en-vol.jpg

Un C160 de l'Anjou se ravitaillant en vol

27/01/2012 Aspirant Camille Pinçon, pilote de Transall. Sources : Armée de l'air

Deux équipages de C160 Transall de l’escadron de transport 2/64 «Anjou» de la base aérienne 105 d’Évreux s’apprêtent à suivre une période d’instruction opérationnelle, du 30 janvier au 24 février 2012. L’objectif est de préparer ces équipages à des missions tactiques réalisées sur les théâtres d’opérations extérieures et de les entraîner à évoluer aux côtés d’autres unités françaises et étrangères.

Organisée chaque trimestre, cette phase d’entraînement s’articule en quatre semaines distinctes. Au cours des premiers jours d’exercice, un des deux équipages suit, depuis la base de Toulouse, des exercices de largages de matériels avec le 1er  régiment du train parachutiste, tandis que le second équipage s’entraîne aux vols en section à deux avions et aux ravitaillements en vol, domaine d’excellence de l’« Anjou ».

Durant la deuxième semaine, un autre appareil se projette vers la base aérienne 188 de Djibouti au cours d’un exercice de ravitaillement en vol. Sur le sol africain, les missions tactiques au programme sont nombreuses : entraînements au vol en basse altitude, simulations de posés d’assaut avec récupération de ressortissants…

La troisième semaine est consacrée au maintien en condition opérationnelle des équipages, ainsi qu’à la formation au ravitaillement en vol depuis la base d’Evreux, de jour comme de nuit. Enfin, la quatrième semaine se déroule à Calvi, en Corse, pour des missions de largage de parachutistes du 2e  régiment étranger de parachutistes. Un vol au-dessus de Saragosse (Espagne) en compagnie d’un KC130 Hercules espagnol clôturera la formation au ravitaillement en vol.

pose-d-assaut-d-un-transall-de-l-anjou.jpg
Posé d'assaut d'un Transall de l'"Anjou"

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:10

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/bp3b2428/1539183-1-fre-FR/bp3b2428.jpg

27/01/2012 defense.gouv.fr

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Gérard Longuet et le président de l'Afghanistan, Hamid Karzaï ont ravivé la flamme du Soldat inconnu, sous l'Arc-de-Triomphe, le 27 janvier à 18h30.

Accompagné par Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le président de l'Afghanistan, Hamid Karzaï en visite en France, le 27 janvier a ravivé la flamme du Soldat inconnu sous l'Arc-de-Triomphe. La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris (GMP), du général d'armée Bruno Cuche, gouverneur des Invalides et de nombreuses personnalités civiles et militaires.

Auparavant, Hamid Karzaï a été reçu par le président de la République, Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée pour un entretien consacré à la situation en Afghanistan. A l'issue, les deux chefs d’État ont signé un traité d'amitié et de coopération dans les domaines militaire, de sécurité et diplomatique.

Le ravivage de la flamme du Soldat inconnu est effectué tous les jours à 18h30 par des représentants d'associations d'anciens combattants. Il symbolise l'hommage rendu aux soldats morts de la Grande Guerre.  Le 11 novembre 2011, un hommage particulier y a été rendu à tous les combattants engagés en opérations extérieures (OPEX).

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 13:31

fregate-du-futur-par-DCNS--concept-ship-Advansea---2010-.jpg

Une idée de la frégate du futur par DCNS (concept ship Advansea - 2010)
crédits : DCNS

27.01.2012 MER et MARINE

 

La septième édition de la Journée Sciences Navales aura lieu le mardi 31 janvier 2012 sur le site de l'Ecole navale (Lanvéoc-Poulmic), de 08h30 à 16h30, sur le thème "Navire du futur". Cette journée vise à promouvoir l'enseignement scientifique et la recherche menés au sein de l'Institut de Recherche de l'Ecole Navale (IRENav). Cet institut pluridisciplinaire est composé de trois groupes de recherche s'articulant autour d'une thématique fédératrice : « L'environnement naval et son développement durable ». Conférences, tables rondes et débats se succèderont et permettront aux différents participants : officiers élèves, chercheurs et industriels, d'échanger sur cette thématique. De grandes entreprises maritimes (DCNS, SIREHNA, Brittany Ferries, Wärtsilä...) confronteront leurs idées et leurs visions avec des structures comme le Pôle Mer Bretagne, le SHOM, et aussi avec le monde de la recherche (Centrale Nantes, Ecole navale...) pour que chacun puisse apporter sa vision et son expertise du sujet. La Marine nationale apportera également son expertise sur le sujet dans diverses tables rondes (systèmes embarqués, matériaux et construction...)
Une quarantaine de projets d'élèves officiers de l'Ecole navale et de doctorants seront également présentés sous forme de posters et d'animations. Jean-Marie Poimboeuf, président du GICAN (Groupement d'Industries de Construction et Activités Navales), ex-PDG de DCNS, ouvrira le débat en présentant les contextes, enjeux et perspectives du navire du futur.


 





Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 21:07

Sénat RF

26/01/2012 Figaro.fr (AFP)

Le sénateur UMP Gérard Larcher, ancien président du Sénat, a été désigné comme membre de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) par le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel, a-t-on appris aujourd'hui de source proche du dossier.

Sa nomination figure dans sa notice biographique publiée sur le site du Sénat. M. Larcher remplace à la CCSDN l'ex-sénateur UMP du Morbihan Josselin de Rohan, qui ne s'est pas représenté lors des dernières élections sénatoriales.

Créée par la loi du 8 juillet 1998, la CCSDN se prononce sur les demandes de levée du secret de la défense émanant de l'autorité gouvernementale concernée (Elysée, Matignon, Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Budget ...), ayant été saisie par un magistrat instructeur qui souhaite accéder à des documents classifiés pour son enquête.

Cette autorité administrative indépendante compte cinq membres: trois hauts magistrats en activité ou à la retraite et deux parlementaires, l'un de la majorité (M. Larcher) et l'autre de l'opposition (le député PS d'Ille-et-Vilaine Jean-Michel Boucheron) qui sont désignés par les président du Sénat et de l'Assemblée nationale. La CCSDN est présidée depuis le 26 novembre 2011 par Evelyne Ratte.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/00/1419126158.jpg

 

26.01.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le ministère de la Défense a annoncé que Gérard Longuet se rendra à Marignane (Bouches-du-Rhône), le lundi 30 janvier, pour visiter le site industriel d'Eurocopter à l'occasion de la livraison du premier NH90 TTH Caïman  à l'armée de terre. Livraison qui est intervenue le 22 décembre comme je l'indiquais dans un post du 23.

 

J'y écrivais alors que "l'appareil a rejoint Valence et le GAMSTAT. Ce Groupement Aéromobilité de la Section Technique de l'Armée de Terre expérimente les nouveaux matériels et tous les types d'aéronefs. Dans le cas du Caïman, ce sont 18 mois d'évaluation technico-opérationnelle qui sont prévus. Une céremonie officielle de réception est annoncée pour le début du mois de février." Lire aussi l'article du site du MinDef en cliquant ici.

 

Le ministre de la Défense se rendra également sur la base aérienne 125 d'Istres pour se faire présenter le Groupement de ravitaillement en vol (GRV Bretagne) qui met en œuvre les avions ravitailleurs de l'armée de l'air au profit des Forces aériennes stratégiques (FAS). Il effectuera une mission de ravitaillement en vol à bord d'un C135. Le GVR Bretagne fête d'ailleurs ses 70 ans. Presque l'âge de ses avions...!

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 08:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/41084.jpg
crédits : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ

26/01/2012 MER et MARINE

 

Le casque est vissé sur les oreilles. Au loin, dans le matin un peu gris breton, on l'entend quand même arriver. 600 pieds/minutes pour la descente, 140 noeuds de vitesse, les yeux rivés sur le miroir d'appontage qu'il aligne sur le repère de son viseur tête haute, le pilote de Rafale va faire crisser ses pneus sur le bitume de la piste de Lann-Bihoué. Touch and go, un petit coup de post-combustion, l'avion repart comme il est venu. A toute vitesse.


Rafale (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


Ce matin, sur la piste de la base aéronavale de Lann-Bihoué, cinq Rafale et un Hawkeye effectuent des appontements simulés sur piste (ASSP). « En mars, ils embarquent sur le porte-avions, et dans cette perspective, les pilotes doivent s'entraîner, explique le capitaine de vaisseau Patrick Zimmermann, commandant la base aéronavale de Landivisiau, alors depuis quelques semaines, les campagnes d'ASSP sont organisées sur les bases de Landivisau, de Lann-Bihoué et bientôt d'Istres, ce qui nous permet de répartir la gêne sonore pour les riverains ». Un entraînement crucial, « à la fois pour la dizaine de jeunes pilotes que nous sortons chaque année, mais également pour les pilotes confirmés ».


Rafale Marine(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


Hawkeye(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Pour l'appontage, pas de simulateur, que de l'entraînement

Evidemment, à Lann-Bihoué on n'est pas exactement sur le pont du porte-avions. « C'est sûr, il n'y a pas les mouvements du navire ou surtout les conditions de vent très spécifiques du porte-avions avec d'abord le mouvement d'aspiration, puis la « dégueulante » à l'arrière du pont et enfin le mouvement d'ascendance. En revanche, les pilotes s'entraînent à la précision en visant un carreau équivalent à la piste d'appontage du Charles-de-Gaulle », précise le capitaine de vaisseau Christophe Lucas, commandant la base de Lann-Bihoué. « Et puis, on pourra faire ce qu'on veut, il ne pourra jamais y avoir un simulateur d'appontage. Il n'y a que l'entraînement en conditions réelles qui vaille ».
Au bord de la piste, il y a les officiers d'appontage. Les trois hommes sont tous pilotes confirmés. A bord du porte-avions, ce sont eux qui guident l'avion à son arrivée. « Il faut établir avec le pilote un lien de confiance absolu, il faut qu'il nous obéisse presque au doigt et à l'oeil, et ils le savent. Quand il fait beau et que tout va bien, ils n'ont pas besoin de nous. En revanche, quand il fait nuit et que les conditions sont difficiles, c'est nous qui les guidons pour qu'ils puissent revenir sans encombre». Et l'on sent bien que les ASSP sont aussi faits pour cela.


Les officiers d'appontage(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

« Le crash contrôlé »

Les Rafale se succèdent, toutes les 45 secondes. « C'est à peu près le rythme sur le porte-avions, tout est cadencé à la minute, nous respectons ces conditions ici aussi ». Un avion touche la piste, les deux commandants ne peuvent s'empêcher de commenter, avec un regard gourmand, la manoeuvre. « Là, à l'avant de l'avion, il y a une lumière, c'est l'indicateur d'incidence. Quand c'est vert tout va bien, quand il est rouge, l'avion est trop cabré et quand il est ambre, c'est qu'il est trop pointé. L'officier d'appontage l'indique au pilote qui du coup peut ajuster son incidence pour apponter. Il faut bien se rendre compte que l'appontage, c'est une sorte de crash contrôlé. On arrive très vite sur une surface de la largeur d'un terrain de tennis. On travaille à 10% de la vitesse de décrochage, là où les vols commerciaux sont à 30%. On ne fait pas d'arrondi (ndlr : il s'agit du fait de remonter le nez de l'avion avant l'atterrissage), l'avion doit, au cas où, pouvoir remettre plein gaz pour immédiatement repartir. »
Sur le tarmac de Lann-Bihoué, les traces de pneus laissées par les avions se superposent. L'officier d'appontage est content, « elles sont toutes bien au milieu, ils sont très précis ». Dans quelques semaines, le porte-avions reprend la mer. « Ils seront prêts ».


(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:22

nh90-au-decollage-source-MinDef-FR.jpg

25/01/2012 Ministère de la Défense

Monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants se rendra à Marignane (Bouches-du-Rhône), le lundi 30 janvier 2012, pour visiter le site industriel d'EUROCOPTER à l'occasion de la livraison du premier hélicoptère NH90 TTH "Caïman" à l'armée de terre.

Il se rendra également  sur la base aérienne 125 d’Istres pour se faire présenter le Groupement de ravitaillement en vol (GRV Bretagne) qui met en œuvre les avions ravitailleurs de l’armée de l’air au profit des Forces aériennes stratégiques (FAS), et effectuer une mission de ravitaillement en vol à bord d’un C135.

 

nh90-TTH-source-MinDef-FR.jpg

 

Baptisé  « Caïman », le NH90 est un hélicoptère de la classe des 11 tonnes destiné au renouvellement des flottes d’hélicoptères de transport tactique (version TTH) et de combat naval (version NFH) de l’armée française.

61 NH90 ont été commandés dont 27 en version navale (NFH) et 34 en version terrestre (TTH), une commande supplémentaire de 34 appareils (TTH) est prévue en 2012.

Premier hélicoptère doté en série de commandes de vol électriques, il possède une grande manœuvrabilité et une agilité qui lui permettent d’assurer des missions de jour comme de nuit, même dans de très mauvaises conditions.

La version terrestre TTH  peut emporter jusqu'à 20 combattants, 2500 kg de matériel ou un véhicule léger. Les pilotes seront équipés d'un visuel de casque intégrant un dispositif de vision nocturne de dernière génération

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:45

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/5/5/6/000147655_5.jpg

25 janvier 2012 par Frédéric Parisot – L’USINE NOUVELLE

Le troisième colloque annuel de l'Observatoire des Achats Responsables (ObsAR) se tenait le 23 janvier à Paris. Au-delà des débats sur les aspects économiques, environnementaux et sociaux liés au métier d'acheteur, plusieurs accords ont été signés à cette occasion par l'Armée, notamment en matière d'emploi et d'économies d'énergie.

Avec un budget de fonctionnement annuel de près de 17 milliards d'euros, le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants est l'un des premiers postes de dépense de l'Etat. A ce titre, il a engagé diverses actions pour que ce budget soit utilisé de manière la plus responsable possible.

"La proportion d'achats dits responsables a augmenté de manière significative ces dernières années, passant de seulement 2 millions d'euros en 2008 à plus de 30 millions d'euros en 2011, et ce chiffre est bien sûr appelé à augmenter", lance Jean Bouverot, directeur de la mission Achats au ministère.

A l'occasion du troisième colloque de l'ObsAR sur les achats responsables, l'Armée a officialisé plusieurs accords avec différents partenaires industriels et institutionnels. Jean-Paul Bodin, Secrétaire Général pour l'administration du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, a commencé la journée par signer un accord avec Bertrand Munch, préfet, secrétaire général de préfecture de Paris et directeur de la Maison de l'Emploi de Paris.

Par cet accord, lequel le ministère s'engage à inclure des clauses sociales dans les futurs contrats d'appel d'offres. "Cet engagement de l'Armée devrait se révéler être un important levier pour faciliter l'insertion sociale, car il incitera les entreprises attributaires à favoriser le retour à l'emploi et l'embauche des personnes handicapées ou sans qualification", explique Alain Gachet, directeur adjoint de la maison de l'emploi de Paris.

Les problématiques liées à l'environnement n'ont pas été oubliées, le ministère étant le premier consommateur d'énergie de l'Etat. Jean-Paul Bodin a signé plusieurs accords visant à fixer les orientations de la politique d'économies d'énergie dans des domaines tels que le bâtiment ou les infrastructures réseau.

Des contrats ont été signés avec Total et BHC Energy pour la construction et la rénovation des hôpitaux militaires. Même chose avec EDF pour tous les marchés relatifs aux bases de Défense. D'autres prestatations  avec le cabinet Sollis Energie portent sur les établissements publics placés sous tutelle du ministère.

Outre les thématiques de l'engagement sociétal et environnemental, le colloque de l'ObsAR a été l'occasion pour divers grands groupes et groupements de PME de faire entendre leur engagement en matière d'achats économiquement responsables. Parmi les sujets évoqués par les différents intervenants, la difficulté pour les PME d'accéder aux marchés publics est revenue de nombreuses fois.

Pour Jean-Pierre Salaün, adjoint au médiateur des entreprises et de la sous-traitance, "il est certain qu'historiquement les grands groupes ne facilitent pas l'accès aux appels d'offres pour les PME, mais on constate heureusement du changement dans les comportements depuis quelques années. Par exemple, on peut voir désormais que les appels d'offres accordés au moins-disant ne sont plus la généralité, c'est un signe que cela devrait aller en s'arrangeant."

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/521438240.jpg

 

24.01.2012 par P¨. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Devant les députés, François Fillon vient d'affirmer que "notre mission n'est pas terminée" en Afghanistan, et qu'il fallait agir "avec sang-froid, parce que nos adversaires justement misent sur notre fébrilité".

 

Le Premier ministre a aussi confirmé que le plan de retrait des soldats français allait se poursuivre. Et dit de préciser: "avec le retour d'environ 600 militaires supplémentaires" d'ici fin 2012. Ce qui mathématiquement donnera un contingent toujours fort de 3 000 soldats à la fin de cette année.

 

L'annonce est en cohérence avec ce qu'avait annoncé le président de la République, le 12 juillet dernier, lors de sa visite sur la FOB Tora, en Surobi: "Ici nous retirerons un quart de nos effectifs, c'est-à-dire 1 000 soldats, d'ici fin 2012". A l'automne, deux contingents d'environs deux cent hommes chacun avaient quitté le théâtre, le premier, fort de 194 légionnaires, avait été retiré d'Afghanistan en octobre, le second en fin d'année.

 

Ce scénario est celui qui est valide aujourd'hui. C'est à dire que c'est celui d'un homme qui est toujours président de la République mais qui remet bientôt son titre en jeu. Ce n'est pas celui de son principal challenger qui lui a promis de rapatrier tout le monde avant la fin de l'année, ce qui est, je pense, irréalisable (voir mon post de dimanche dernier en cliquant ici).

 

Par ailleurs, toujours devant les députés, le ministre de la Défense a levé le voile sur les mesures qu'envisage le gouvernement. Gérard Longuet a déclaré: "Nous allons demander au président Karzaï que les officiers et sous-officiers que nous avons formés soient à la disposition de la 3e brigade, celle justement avec laquelle nous coopérons sur le terrain, pour assurer la sécurité de nos hommes".


Le président Nicolas Sarkozy doit rencontrer le président Karzaï vendredi, à Paris, et lui transmettre notamment les demandes françaises pour renforcer la sécurité des soldats français qui assurent la formation de l'armée afghane.

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:40

engin-de-debarquement-amphibie-rapide--EDA-R-n-2--photo-M.jpg

24/01/2012 DGA

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le deuxième engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R n°2) le 24 janvier 2012.

Le premier EDA-R, réceptionné le 24 novembre 2011, a quant à lui quitté la base navale de Toulon dès le 9 janvier avec le BPC Mistral pour participer à l'exercice Bold Alligator qui se déroule du 24 janvier au 13 février sur la côte est des Etats-Unis. Réunissant notamment les forces des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, il s'agit d'une des plus grandes manœuvres amphibies organisées ces 10 dernières années.

Long de 30 mètres et large de 12, les EDA-R ont une capacité d'emport nominale de 80 tonnes et une vitesse de 18 nœuds à pleine charge et de 30 nœuds à vide.

Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - landing catamaran ) breveté par la société CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée), l’EDA-R est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour plager et enradier, grâce à une plate-forme élévatrice centrale. Chaque BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier.

La réception des troisième et quatrième EDA-R interviendra d'ici mi 2012.

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:30

Demineur-de-l-ecole-superieure-d-application-du-genie.jpg

Démineur de l’école supérieure d'application du génie.

(Crédits : SIRPA Terre / ADC O. Dubois)

21/12/2011 Armée de Terre

Le pôle interarmées MUNEX (PIAM) a été créé le 1er  juillet 2011. C’est le nouvel organisme interarmées spécialisé dans la lutte contre le risque lié aux munitions et aux explosifs.

Crée dans le cadre de la transformation des armées, cet organisme interarmées est issu du regroupement du centre C-IED  (contre-IED, improvised explosive device ou engins explosifs improvisés) de l’armée de Terre et d’une partie de l’échelon central NEDEX  (neutralisation, enlèvement, destruction des engins explosifs), rattaché à l’armée de l’air.

Sa mission : neutraliser, enlever et détruire les engins explosifs . Le PIAM intervient ainsi sur le territoire national (68 tonnes de munitions laissées par les deux guerres mondiales ont été détruites en 2010) comme sur les théâtres d’opérations extérieures, où son action est un préalable essentiel à l’engagement des forces .

Implanté sur le site de Montreuil-Juigné (49), le PIAM est placé sous le commandement du colonel Christian Maillère . Il est subordonné au général de brigade Francis Autran , commandant de l’ école du génie  et autorité d’expertise du domaine MUNEX (munitions explosifs).

Le PIAM devient ainsi le référent des armées au niveau national et le correspondant privilégié de l’OTAN  dans le domaine des munitions et des explosifs.

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:21

NEURON_voile-e1595-Photo-Dassault-.jpg

 

Le Neuron est la première plate-forme furtive de grande dimension réalisée en Europe. Photo Dassault

21 janvier 2012 par Rédaction – Aerobuzz.fr

Le Neuron, premier démonstrateur technologique européen d’avion de combat sans pilote (UCAV), a été présenté ce 19 janvier 2012 aux services officiels des différents gouvernements participant au programme, par Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation.


La présentation officielle du Neuron, le 19 janvier dernier à Istres, est l’aboutissement de cinq années de conception, développement, fabrication, assemblage et début d’essais statiques du démonstrateur qui va bientôt effectuer des tests moteurs en vue d’un premier vol à la mi-2012. Par la suite, une séquence complète d’essais en vol se poursuivra durant deux ans en France, en Suède et en Italie. Ces essais porteront sur les qualités de vol de la plate-forme, sur sa discrétion, sur le tir d’armement air- sol à partir d’une soute interne, ainsi que sur l’insertion d’appareils non habités dans l’espace aérien.

Les Directeurs nationaux des Armements - ou leurs représentants - des six pays participant au programme (France, Suède, Italie, Espagne, Grèce et Suisse) ont pu voir à Istres pour la première fois ce démonstrateur qui représente une triple « première » pour l’aéronautique européenne : premier appareil de combat furtif, premier UCAV réalisé en coopération et premier avion de combat entièrement conçu et développé sur un plateau virtuel.

 

NEURON_sur_base_aero-52cfb-Photo-Dassault.jpg

Lancé en 2003, le programme Neuron n’entrera dans la phase essais en vol que mi-2012 au mieux… photo Dassault

Lancé à l’initiative du ministère français de la Défense en 2003, le programme Neuron poursuit un double objectif : d’une part développer les technologies critiques et stratégiques pour la conception des avions de combat de demain, d’autre part valider un modèle de coopération européenne innovant et performant, qui optimise les compétences respectives des industriels participants, sous la direction d’un maître d’œuvre reconnu et accepté.

 

NEURON_assemblage-60ea9--Photo-Dassault.jpg

Le Meccano Neuron
Le fuselage principal est réalisé par SAAB, le fuselage arrière et la tuyère par HAI, les voilures par EADS-CASA, les trappes de soute par Alenia, l’interface armement par RUAG, et les éléments de structure contribuant à la furtivité par les usines Dassault Aviation d’Argenteuil et de Biarritz. Le tout est assemblé sur le site de Dassault Aviation à Istres. (© Dassault)

Au cours d’une brève allocution, Charles Edelstenne, toujours aussi pragmatique, a insisté sur le fait qu’il appartient maintenant aux Etats de définir la suite qu’ils souhaitent donner à ce programme afin d’en exploiter au mieux les acquis. Le Neuron réussira-t-il à préfigurer l’avion de combat européen du futur ? Tout l’enjeu se situe à ce niveau…

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:05

AMX-10-RCR-photo-Mindef.jpg

24/01/2012 lanouvellerepublique.fr

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié, le 30 décembre, un contrat pluriannuel de munitions de gros calibre à la société Nexter Munitions. Il s'agit de munitions de calibre 100 mm pour la Marine et de calibres 105, 120 et 155 mm destinées à l'armée de Terre. Les livraisons s'échelonneront jusqu'en 2019. La commande, dont le montant n'a pas été précisé, sera réalisée sur le site spécialisé de Nexter, à La Chapelle-Saint-Ursin, près de Bourges, lequel emploie 315 salariés.

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:55

Rafale-Picture2-credit-Reno62.jpg

Crédit photo Reno62

Jan 20, 2012 By Christina Mackenzie - Defense technology international

Paris - France’s 2012 defense budget has had to cut €267 million ($352.4 million) from its original request of €31.72 billion. Had the axe not fallen, this budget would have remained stable, since the original 1.8% rise on the 2011 figure was just above the 1.7% inflation rate. The increase now is 0.75%.

Funding includes income of €900 million from selling military radio frequencies; €160 million the defense ministry earned from selling real estate; €30 million from the sale of used equipment; and €100 million from the finance ministry for higher fuel prices.

The extra costs incurred by France’s participation in NATO’s Libya operation officially amount to between €300 million and €350 million, but has no effect on the budget, as extraordinary costs of overseas missions are met by an inter-ministerial reserve fund.

On Nov. 7, Prime Minister Francois Fillon announced a tough austerity plan that includes eliminating another €100 million from the defense budget in addition to the €167 million reduction announced a few weeks earlier. This will bring the defense budget down to €31.4 billion. Jean-Claude Viollet, an opposition socialist party member who belongs to the National Assembly Defense and Armed Forces Commission, remarked after the cuts were announced that “we were close to the bone but now we’re beyond it.”

Each of the four defense sectors will pay their due. As DTI went to press, defense ministry officials did not yet know where the new €100 million cut would hit. But the first cut of €167 million was approved by parliament on Nov. 9. The bulk—€88.3 million—affects the DGA procurement agency’s budget, which drops to €11.76 billion from €11.85 billion. The logistics and IT budget of €3.3 billion loses €44.5 million, while a further €25 million will be taken from armed forces and equipment maintenance funds, bringing the initial €22.34 billion down to €22.31 billion. Finally, €9.2 million will be shaved from the R&D, intelligence and secret services budget of €1.85 billion.

There is nothing as spectacular on the 2012 order book as the Barracuda nuclear submarine, which was in the 2011 version. One interesting item is a medium-altitude long-endurance (MALE) unmanned aerial vehicle (UAV) to fill the gap between now and 2020-23, when the European MALE UAV is to enter service. France is developing this with the U.K. in the framework of the defense cooperation treaty both countries signed in 2010. Defense Minister Gerard Longuet announced last July that he had decided on Israel Aerospace Industries’ Heron TP platform, which Dassault would “Frenchify.”

Quite a few items on the procurement list involve renovation: five Cougar helicopters; Atlantique 2 maritime patrol aircraft; and C-135 tankers. Others are a continuation of existing programs, such as launching a production tranche of the M51.2 ballistic missile and ongoing development of two Multinational Space-based Imaging System optical and infrared reconnaissance satellites, which will start replacing Helios 2 military observation satellites by 2016. The satellites, developed by Astrium Satellites and Thales Alenia Space, were ordered by the defense ministry in November 2010.

Other items include two Dassault Falcon 2000LX aircraft for government use and 34 NH90 helicopters.

Equipment to be delivered in 2012 includes a renovated Transall C-160 Gabriel aircraft to gather electromagnetic intelligence and satellite transmission stations; the Fremm-class Aquitaine multimission frigate; three Caracal helicopters; 11 Rafales; six Tiger helicopters; 100 VBCI armored vehicles; 38 VHM high-mobility vehicles; and 4,036 Felin future soldier systems. Armament includes 228 air-to-ground modular AASM missiles and 16 Exocet MM40 Block 3 missiles.

In addition, two ground-to-air FASF SAMP/T missile systems, 61 Aster missiles, 10 MICA missiles and 15 renovated Mistral missiles will be delivered. These will be nowhere near a replacement for the 950 bombs and 240 air-to-ground missiles that French forces used in Operation Harmattan over Libya, the 431 HOT missiles fired by helicopters and the 3,000 100-mm and 78-mm shells fired by ships.

Projection, mobility and support equipment to be delivered in 2012 includes 200 PVP small protected vehicles; five Casa-235 transport aircraft; four modernized Cougar helicopters; 1,500 combat parachutes; eight NH90 helicopters; three Sprats (rapidly deployable floating bridges); and Dixmude, the third Mistral-class multimission vessel. Longuet says of the ship: “We were able to appreciate the extreme usefulness of this [type of vessel] during operation Harmattan, where the [ship] was deployed as a helicopter carrier.”

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories