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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:57
Sagem reçoit de Nexter Systems une commande de 37 centrales de pointage SIGMA 30 pour les canons CAESAR (màj)

 

Paris, le 05 Mars 2014 Sagem

 

Sagem (Safran) vient de signer avec Nexter Systems une nouvelle commande de 37 centrales SIGMA 30 de navigation et de pointage destinées à un client asiatique du système d’artillerie CAESAR.

 

La centrale de pointage SIGMA 30 de Sagem confère aux systèmes d’artillerie à longue portée une capacité de tirs d’emblée très précis en s’affranchissant du GPS.

 

La SIGMA 30 s’appuie sur la maîtrise industrielle de Sagem en matière de systèmes de navigation et de senseurs inertiels et intègre une technologie gyrolaser numérique à grand périmètre optique. Ses performances en font un équipement parfaitement adapté aux besoins actuels de l’artillerie. Elle autorise des déploiements en pièces réparties, et concourt ainsi à la mobilité et à la protection d’un dispositif d’appui. Fixée sur le tube, totalement autonome, elle opère à l’abri des actions de brouillage et de leurrage adverses.

 

La centrale SIGMA 30 contribue aux résultats opérationnels des CAESAR de l’armée de Terre, en navigation comme en pointage, sur les théâtres les plus sévères, en Afghanistan et, récemment au Mali pour l’opération Serval.

 

Ce nouveau contrat consolide le partenariat entre Sagem et Nexter Systems pour le CAESAR en associant les dernières générations d’équipements inertiels à l’ensemble de sa gamme de véhicules de combat (cavalerie, infanterie) en production ou en développement. Sur le segment artillerie, la totalité des systèmes CAESAR en service, soit plus de 250 unités, est équipée de la centrale SIGMA 30. Elles sont produites dans l’établissement de Sagem à Montluçon.

 

Outre le canon CAESAR, la centrale SIGMA 30 de Sagem équipe 40 systèmes d’artillerie, tels que : PzH2000 (Krauss Maffei Wegmann), MLRS M270 (Airbus Defense), Nora (SDPR), Archer (BAE), ou encore le mortier mobile 2R2M (Thales).

 

Sagem maîtrise l’ensemble des technologies inertielles (mécanique, laser, fibre optique, vibrant) et affiche plus de 60 ans de savoir-faire dans les systèmes de navigation civils et militaires opérant en tout milieu, en France et à l’international.

****

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

Sagem reçoit de Nexter Systems une commande de 37 centrales de pointage SIGMA 30 pour les canons CAESAR (màj)
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:55
Eurosatory et UAV Show s’associent
Eurosatory et UAV Show s’associent

 

4 mars Aerobuzz.fr

 

En 2014, Eurosatory et UAV Show jouent la complémentarité. Les entreprises de la filière drones vont ainsi avoir la possibilité d’exposer en statique leurs matériels dans le cadre du plus grand salon mondial de l’armement (16-20 juin 2014 à Paris-Villepinte) et de les présenter en vol, quelques semaines plus tard, à l’occasion de la troisième édition du salon des drones (9-11 septembre 2014 à Bordeaux-Aéroparc). C’est évidemment un plus que propose Eurosatory à 1.400 exposants et à ses 53.000 visiteurs. Mais c’est aussi une fabuleuse rampe de lancement pour UAV Show qui, dès sa création, a fait le pari de montrer les drones en vol. En 2012, lors de la précédente édition, une vingtaine de machines avaient été présentées sur la zone aérienne réservée du Camp de Souge. En 2014, les démonstrations dynamiques devraient prendre une autre dimension.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:50
Inde: enquête sur un contrat avec Rolls-Royce

 

04/03/2014 Par Lefigaro.fr (AFP)

 

Le ministère indien de la Défense a demandé l'ouverture d'une enquête sur l'achat de moteurs d'avions de combat auprès du motoriste britannique Rolls-Royce dans le cadre d'un contrat estimé à 1,6 milliard de dollars US.

 

Le Bureau central des enquêtes (CBI) va enquêter sur des soupçons de pots-de-vin pour la fourniture de moteurs à l'entreprise publique indienne Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) entre 2007 et 2011, a précisé un responsable du ministère. "Il y a eu un rapport interne (conduit par HAL) qui laisse deviner des trous dans le contrat. Le CBI se penche sur le dossier", a ajouté ce responsable sous couvert d'anonymat.

 

Ces moteurs étaient destinés à des avions de combat développés par HAL et qui servaient d'appareils de formation aux forces aériennes et maritimes indiennes. Un porte-parole de Rolls-Royce a indiqué que le groupe allait "coopérer pleinement" avec les autorités indiennes, a rapporté l'agence de presse du pays, Press Trust of India (PTI).

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:20
La marine américaine commandera moins de F-35 que prévu

 

04/03/2014 Capital.fr (AOF)

 

Sale temps pour Lockheed Martin. La marine américaine devrait en effet ne commander que 36 exemplaires du chasseur F-35 conçu par le géant de l'aéronautique et de la défense, qui a dû supprimer plusieurs milliers d'emplois au cours des derniers mois, au lieu des 69 initialement prévus. C'est en tout cas ce qu'a déclaré un responsable du ministère de la Défense sous couvert d'anonymat. Ces appareils seront livrés entre 2015 et 2020.

 

Publiés fin janvier, les résultats du quatrième trimestre de Lockheed Martin ont notamment révélé un bénéfice net de 488 millions de dollars, ou 1,5 dollar par action, contre 569 millions (1,73 dollar par action) un an auparavant, soit un repli de 14,2%. Le chiffre d'affaires du groupe a, lui, reculé de 4,7% à 11,5 milliards de dollars.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 10:30
corvette Gowind photo DCNS

corvette Gowind photo DCNS

 

05/03/2014 Michel Cabirol – la Tribune.fr

 

Le groupe naval a été choisi par le Caire pour équiper la marine égyptienne de quatre corvettes Gowind armées de missiles VL Mica et Exocet de MBDA. Un contrat estimé à 1 milliard d'euros.

 

 

C'est un très joli coup pour DCNS à l'exportation... à la grande surprise de beaucoup à Paris. Selon des sources concordantes, le groupe naval dispose d'un accord de principe du Caire pour la vente de quatre corvettes Gowind de 2.400 tonnes (+ 2 options en négociation) armées de missiles surface-air VL Mica et mer-mer Exocet. Un contrat évalué à 1 milliard d'euros hors armement. Une compétition remportée face aux chantiers navals allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), qui proposait des Meko A200, et néerlandais Damen (corvette Sigma). Trois des quatre corvettes Gowind seront fabriquées en Egypte. Pour DCNS, c'est un nouveau succès de la Gowind après celui remporté en Malaisie (6 corvettes).

 

C'est le ministre de la Défense, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui sera candidat à l'élection présidentielle, qui a décidé cette acquisition. C'est aussi un geste fort du Caire vis-à-vis de Paris. L'armée égyptienne avait appelé fin janvier son chef, architecte de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en juillet dernier, à répondre à "l'appel du peuple" en se présentant à l'élection présidentielle. L'homme fort actuel de l'Égypte souhaite avant son départ du ministère boucler un certain nombre de dossiers. C'est d'ailleurs aussi le cas pour l'achat de l'armée égyptienne de neuf avions de transports CASA d'Airbus Group. L'armée de l'air égyptienne (Egypt Air Force) exploite déjà cinq C-295 sur les 12 commandés.

 

Deux nouveaux sous-marins allemands

 

L'Égypte aurait également exercé une option pour l'acquisition de deux sous-marins U-209 supplémentaires fabriqués par le groupe naval allemand TKMS. Il s'agit d'une option sur deux nouveaux bâtiments, qui serait exercé par Le Caire dans le cadre du contrat de gré à gré signé à l'été 2011 pour un montant de 920 millions d'euros. Puis un acompte avait été versé quelques mois plus tard en décembre. Le premier sous-marin armé de missiles mer-mer Harpoon Block II de Boeing, serait livré en 2016.

 

En contrepartie de cette vente au Caire, Berlin a décidé la semaine dernière de lancer la construction du sixième sous-marin Dophin (des U-214 modifiés pour lancer des missiles nucléaires) à Israël. Trois bâtiments ont été déjà livrés tandis que deux autres sont en construction dans le chantier naval allemand de Kiel. Des Dolphin qui confèrent une supériorité opérationnelle et technologique aux Israéliens face aux Égyptiens.

 

Le Caire fait aussi son marché en Russie

 

La Russie et l'Égypte sont proches de conclure des contrats sur l'achat d'armements d'un montant de plus de 3 milliards de dollars (2,18 milliards d'euros), avait annoncé mi-février le quotidien économique russe Vedomosti. Les deux parties ont "paraphé ou signé des contrats pour plus de 3 milliards de dollars" qui portent sur "l'achat d'avions de chasse MiG-29M/M2, de systèmes de défense antiaérienne de différents types, d'hélicoptères Mi-35" et d'autres armements russes, avait précisé le journal, citant des sources au sein de l'industrie de la défense russe. Ces achats doivent être financés par l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, selon Vedomosti.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 08:55
Le porte-hélicoptères "Vladivostok" va commencer ses essais à la mer

 

04/03/2014 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

Les essais du premier des deux navires commandés par la Russie commencent mercredi sur le chantier STX de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.

 

Pendant la crise, les affaires continuent... Premier des deux gros navires de guerre achetés en 2011 par la Russie à la France, le porte-hélicoptères Vladivostok est en pleine forme. Si tout se passe comme prévu, une démonstration symbolique mais puissante de la solidarité militaire entre Paris et Moscou sera donnée mercredi 5 mars à 18 h 30, lorsque le porte-hélicoptères flambant neuf quittera la forme Joubert du port de Saint-Nazaire pour filer tout droit vers la pleine mer. Il s'agira de sa sortie inaugurale, du premier essai en vraie grandeur de ce que les marins appellent le "flotteur", c'est-à-dire la coque et son système de propulsion. Au menu de cette sortie - avec retour prévu samedi 8 mars à 7 h 30 -, des petites pointes de vitesse, des "girations" (virages les plus serrés possible), des "crash stops" avec la machine "battant en arrière". La routine en fait, si ce n'est que cette activité technique va revêtir une forte dimension diplomatique alors que la crise autour de la Crimée et de l'Ukraine prend de l'ampleur. Car on n'aurait garde d'oublier que, si le Vladivostok commence ses essais pour une livraison à la marine russe en octobre 2014, un second navire identique est en construction, lui aussi aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Il est déjà bien avancé, mais sa livraison n'est pas attendue avant octobre 2015. Précisons qu'il a été baptisé Sébastopol par les Russes, du nom de leur immense base navale de Crimée ! Concrètement, la moitié avant du navire est déjà terminée à Saint-Nazaire. La partie arrière fabriquée à Saint-Pétersbourg, selon le même processus que pour le Vladivostok, sera livrée en juin prochain.

 

400 marins russes attendus

 

À ce stade, aucun marin russe n'est encore installé à Saint-Nazaire. Les essais de mercredi seront conduits par le chantier STX, toujours propriétaire du navire, sous sa seule autorité. Les chantiers ont recruté un équipage temporaire, composé d'un capitaine au long cours et d'officiers de la marine marchande. Le gouvernement français n'a pour l'instant annoncé aucune décision sur la poursuite de ces essais, qui devraient donc se dérouler comme prévu. Les choses vont cependant s'accélérer dans les jours qui viennent, avec l'arrivée de tout ou partie des futurs équipages des deux navires - 400 hommes au total - qui ne seront pas hébergés dans les hôtels de la région, mais à bord du bâtiment-école Smolny, attendu incessamment à Saint-Nazaire.

 

Après de très longues hésitations, le gouvernement français a accepté de livrer aux Russes Le Mistral équipé de son système de combat Senit 9 (Système d'exploitation navale des informations tactiques), qui fédère toutes les informations numérisées - navigation, transmissions, opérations, veille radar air et surface et situation tactique en temps réel. Moscou avait fait de la livraison de ce système de combat une condition sine qua non de l'achat de ces deux navires, et le gouvernement de François Fillon avait longtemps hésité. Finalement, le Senit 9 qui équivaut à celui qui équipe les navires français du même type (Mistral, Tonnerre, Dixmude) a bien été installé à bord, mais avec une particularité qui en dégrade fortement les performances : il ne permet pas la mise en oeuvre directe des armes depuis le bord et une adaptation devra être faite par les Russes eux-mêmes, notamment pour diriger les canons sextuples de 30 mm AK-630 et les missiles surface-air SA-8. Les aménagements nécessaires devraient être terminés au bout de quelques mois. La construction d'un prolongement du quai de 1,6 km, porté à 2,7 km, devant accueillir les deux navires à Vladivostok a commencé en février dernier.

 

Particularité franco-française

 

Selon l'expert incontournable Bernard Prézelin, auteur de la bible internationale Flottes de combat et connaisseur de tous les navires de guerre au monde, le Vladivostok a été équipé voici deux semaines de la plus avancée des technologies navales françaises de pointe : le radar MRR-3D-NG de Thales. Sa vente avait longtemps été différée, sans que l'on sache à ce stade qui a décidé, de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande, de le livrer aux Russes. En revanche, les Français n'ont pas cédé sur le SIC-21 réclamé par la marine russe : ce système numérisé de planification tactique et de renseignement a été jugé non exportable par Paris.

 

Nos requêtes pour connaître la position officielle de Paris sur le dossier de ces deux navires n'ont pas été couronnées de succès. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a dit, en début de semaine, à propos d'une éventuelle révision de la coopération militaire franco-russe : "Nous n'en sommes pas là." Au ministère de la Défense, on indique que la situation est "à l'étude". Mais Moscou a quelques éléments pour faire réfléchir les Français, notamment la commande éventuelle de deux nouveaux bâtiments du même type. À 600 millions d'euros, le navire, cela fait réfléchir ! Pour l'instant, Paris ne dit rien. Quelle est la formule, déjà ? Ah, oui... Le client est roi.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 08:20
DoD Proposes $154 Billion for New Weapons, R&D in 2015

The Pentagon released its fiscal 2015 budget proposal Tuesday.

 

Mar. 4, 2014 - By MARCUS WEISGERBER – Defense News

 

WASHINGTON — The Pentagon plans to cut weapon purchases slightly in fiscal 2015, but still plans to invest $153.9 billion for new aircraft, ships, satellites, ground systems and other equipment.

 

The US Defense Department’s modernization investments — which includes procurement and research-and-development accounts — fell only 3.6 percent despite federal budget caps. The numbers were disclosed in DoD’s $496 billion 2015 budget proposal, which the Obama administration sent to Congress on Tuesday.

 

Research-and-development accounts in DoD’s base budget were not hit as deeply as expected, falling $1.7 billion, or 2.6 percent from the 2014 enacted spending levels.

 

Defense leaders for the past year have stressed their desire to protect research-and-development funding, despite defense spending cuts.

 

Procurement fell a little steeper, falling $3.8 billion, or 4 percent, below the 2014 enacted level.

 

Moreover, the White House’s “opportunity, growth and security” initiative, which is separate from the Pentagon’s 2015 base budget, includes nearly $4 billion for procurement of military aircraft.

 

If Congress approves the extra proposal, it would boost Pentagon modernization spending close to the $159.7 billion enacted by Congress in 2014.

 

The additional proposal includes procurement money for:

 

■ 26 Boeing Apache helicopters ($600 million).

 

■ 28 Sikorsky Black Hawk helicopters ($500 million).

 

■ 2 Boeing Chinook helicopters ($100 million)

 

■ 8 Boeing P-8 Poseidon maritime patrol aircraft ($1.1 billion).

 

■ 10 Lockheed Martin C-130J aircraft ($1.1 billion).

 

■ 2 Lockheed F-35 joint strike fighters ($300 million).

 

■ 12 General Atomics MQ-9 UAVs ($200 million).

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 13:20
La Darpa rejoue Mission Impossible : ce composant s'autodétruira dans 10 secondes...

 

 

14 février 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

La Darpa, l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense, a octroyé ces deux derniers mois pour plus de 17 millions de dollars de contrats à des industriels pour qu'ils acceptent de mettre au point des composants électroniques destructibles à distance ou dégradables dans l'environnement.

 

"Ce message s'autodétruira dans dix secondes". Beaucoup d'entre nous se souviennent avoir entendu ces mots au début de la série américaine "Mission impossible" ! Passer de la fiction à la réalité, et intégrer des composants électroniques éphémères, capables de s'auto-détruire afin d'éviter qu'ils ne tombent dans les mains ennemies, c'est la mission que le Pentagone a proposé aux fabricants. L'objectif est de garder bien secrètes les données contenues dans ces composants.

 

La Darpa, l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense, a ainsi octroyé ces deux derniers mois pour plus de 17 millions de dollars de contrats à des industriels pour qu'ils acceptent de mettre au point des composants électroniques destructibles à distance ou dégradables dans l'environnement.

 

Lors d'opérations militaires, les appareils ou composants électroniques sont "souvent retrouvés éparpillés sur le champ de bataille et peuvent être saisis par l'ennemi, reprogrammés ou étudiés pour compromettre l'avantage technologique du département de la Défense", expliquait la Darpa en lançant le projet début 2013.

 

"La Darpa cherche un moyen pour que l'électronique ne dure pas plus longtemps que nécessaire. La décomposition de ces composants pourrait être déclenchée par un signal envoyé par une commande ou des conditions environnementales, comme la température", explique la responsable du programme, Alicia Jackson, citée dans un communiqué.

 

Les applications sont potentiellement "révolutionnaires", selon l'Agence. Elles pourraient aller de différents capteurs, capables de collecter et de transmettre des données pendant un temps déterminé, à des outils de diagnostic médical insérés dans le corps et biodégradables.

 

Le 31 janvier dernier, la Darpa a octroyé un budget de 3,5 millions de dollars au groupe informatique américain IBM pour qu'il mette au point un composant à base de verre, doté d'un micro-détonateur ou d'une couche de métal réactif, qui serait activé par un signal radio pour le briser. Le même jour, le Centre de recherches de Palo Alto (Californie), une filiale de Xerox, a obtenu 2,4 millions de dollars pour un projet similaire de détonateur électrique baptisé Dust (poussière). Dans les jours et semaines qui ont précédé, c'est le géant anglo-américain de la défense BAE Systems qui s'est vu décerner 4,5 millions de dollars, tandis que l'Américain Honeywell a obtenu 2,5 millions pour des projets semblables. La société SRI International a pour sa part obtenu un contrat de 4,7 millions de dollars pour son projet Spectre visant à mettre au point une batterie auto-destructible.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 19:35
Turkey To Buy Helos for Coast Guardc

Turkey's procurement authorities have launched a new program for the purchase of four utility helicopters for the country's Coast Guard, with an option to buy two more, the procurement agency said. (Turkish Aerospace Industries)

 

Mar. 3, 2014 - By BURAK EGE BEKDIL – Defense News

 

ANKARA — Turkey’s procurement authorities have launched a new program for the purchase of four utility helicopters for the country’s Coast Guard, with an option to buy two more, the procurement agency said.

 

The Undersecretariat for Defense Industries said Feb. 28 that the contract involves four helicopters, spare parts, ground support, training, technical assistance/support and two optional helicopters and related ILS goods and services. Bidders should also include industrial participation and offset terms in their bids, due June 16.

 

Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan announced Feb. 21 that his government and US helicopter manufacturer Sikorsky Aircraft had signed a long-dormant $3.5 billion contract to co-produce an initial batch of 109 utility helicopters. Penning the deal had been delayed since last May over factors that top Turkish procurement managers blamed on “US corporate and other bureaucracy.”

 

Turkey in 2011 selected Sikorsky over Italian-British AgustaWestland as its partner company to lead production of the country’s next-generation utility helicopters. Sikorsky proposed the T-70, a Turkish version of its S-70 Black Hawk International., which is used by dozens of militaries, including Turkey’s. AgustaWestland was competing with its TUHP 149, a Turkish version of its new A-149.

 

With follow-on orders of the T-70, more than 600 could be built at a cost of more than $20 billion, defense analysts said.

 

Most helicopters in the first batch will go to the military, with the Gendarmerie receiving the largest portion, and the Army, Navy, Air Force and special operations command each getting their share. The remaining machines will go to the Security Directorate, meaning the police forces, and to the Firefighting Department.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:55
25 mars : soirée de sensibilisation « sécurité et protection du patrimoine de l'entreprise »

03.03.2014 entreprises partenaires de la Défense


Espionnage industriel, SSI, cybercriminalité, menace contre les installations...

 

L'Association des entreprises partenaires de la Défense organise une soirée de sensibilisation avec les experts de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD) le mardi 25 mars 2014 de 18h30 à 20h30 à l'Ecole militaire à Paris

 

La DPSD est le service de renseignement dont dispose le ministre de la Défense pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles. Dans le domaine de la sécurité économique, la DPSD travaille avec environ 2.000 sociétés liées à la Défense.

 

Cette soirée exceptionnelle de sensibilisation, basée en grande partie sur des cas concrets, est destinée aux dirigeants et collaborateurs d'entreprises liées à la Défense (et non simplement de l'armement) de la TPE au grand groupe international, ainsi qu'aux étudiants dans le domaine « défense & sécurité ».

 

L'inscription est gratuite mais obligatoire avant 20 mars : LIEN

 

Vous recevrez un mail de confirmation.

 

Pour préparer au mieux cette soirée, téléchargez le compte-rendu de l'audition du directeur de la DPSD par la commission de la Défense nationale et des forces armées : LIEN

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:50
A400M Release to Service

 

March 2, 2014 by Think Defence

 

The A400M is approaching its release to service date for the RAF, a few years away but things are slotting into place.


 

The MoD have recently advertised a contract opportunity for the;

Provision of Release to Service (RTS) A400M- Delta Capability

All A400M’s start off at a common base standard and then nation specific modifications and additions are applied. The word Delta is significant in this context, the difference between the two.

Provision of Aircraft Test, Evaluation and Acceptance services for the A400M Atlas Project Team to develop certification, qualification and Release to Service of the UK capability requirement additional to the A400M common standard aircraft.

The requirement is for the production of the additional evidence to expand the contents of the A400M Release to Service (RTS) and update associated documentation to cover UK specific operation of the aircraft, cargo and loads.
Examples of Sub tasks potentially required as part of the service include but are not limited to:

Application of an appropriate Test and Evaluation Process;

Collation of theoretical, analytical and trials evidence in a format suitable for submission to the RTS Authority;

Definition of test packages that will best exploit limited aircraft availability;

Production of Ground and/or Flight Test Proposals;

Production of Ground and/or Flight Trials Instructions;

Analysis of associated risks and production of Safety Assessment Reports to support Ground and/or Flight Trials;

Conduct of Ground and/or Flight Trials;

Reporting of Ground and/or Flight Trials;

Provision of information in a suitable format to update the Aircrew Manual, Flight Reference Cards and Operational Data Manual;

Production of structured arguments based on review and analysis of existing information to justify submissions to the RTS, Safety Case and other documentation.

The estimated cost for this is £30m to £50m

Let me say that again, £30m to £50m

This is for a factory fresh aircraft, an aircraft in which the UK is a development partner and this activity will be repeated by the other customers no doubt.

I never cease to be amazed at the cost of this type of activity and in this case, the obvious fact that the MoD cannot perform the task itself.

There has been talk of harmonising military aircraft release to service procedures across Europe but nothing  seems to have much happened.

The UK seems to be pricing itself out of generating military capability.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 07:55
photo Sagem

photo Sagem

 

01 mars 2014 Ouest-France

 

Le programme Félin, qui courrait depuis 2008, prend fin. Pleine de rebond, l'entreprise prépare déjà sa reconversion pour combler ce manque à gagner.

 

Le programme Félin s'achève. La dernière livraison à l'armée de Terre aura lieu dans quelques mois. L'entreprise de Fougères avait en charge la production des équipements électroniques intégrés dans cette tenue de combattant high-tech.

Le contrat était pourtant censé prendre fin en 2015, avec 22 régiments de fantassins livrés. Mais la loi de programmation militaire est passée par là. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réduit la voilure. La commande s'est légèrement réduite et la production - un gros quart de l'activité du site - s'arrêtera un an plus tôt.

« On savait que le programme Félin allait s'arrêter, précise Patrice Perodeau, directeur de l'établissement. La reconversion du personnel (Félin mobilise un cinquième de l'effectif, NDLR) a même déjà commencé. 20 000 heures de formation sont prévues. » L'entreprise locale n'en est pas à son coup d'essai. L'adaptabilité, la reconversion, elle connaît.

Dans les années 1970, en effet, la Sagem fabriquait des télé-imprimeurs. Elle s'est ensuite diversifiée en produisant fax, décodeurs... et téléphones portables. Jusqu'à 100 000 mobiles par jour sont sortis de l'usine.

 

Reconversion

En 2008, Safran, né de la fusion entre Sagem et la Snecma, confie la fabrication de cartes électroniques aux salariés fougerais. Tutorat, formation, investissement : c'est un tournant historique pour le site comme pour son personnel. « On a complètement changé de métier, souligne Yves Riollet, directeur de la fabrication. Finie l'époque où l'on assemblait des coques en plastique. Aujourd'hui, les salariés travaillent en autonomie sur des cartes dont la fabrication dure parfois plusieurs jours. »

Pour une petite moitié d'entre elles, les cartes s'intègrent dans des équipements aéronautiques et/ou militaires : moteurs d'avion ou d'hélicoptère (le Caïman, le Rafale...), viseurs, système de contrôle, guidage de missiles... Sagem Fougères compte plus d'un millier de références, chacune étant rigoureusement contrôlée. Pas de place à l'approximation quand on fabrique des pièces d'avion !

Aujourd'hui, Sagem est certifiée en aviation civile pour vendre en Europe, au Canada, aux États-Unis et bientôt en Chine. L'export représente 60 % de son activité, mais en matière de Défense, les ventes sont régies par la CIEEMG, la Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre. Sans son feu vert, pas de transaction.

 

Logistique

Autre activité du site : la plateforme pour des pièces détachées de moteurs d'hélicoptère. L'arrêt de la téléphonie mobile a en effet dégagé de la surface disponible, ce qui permet à Sagem de stocker et d'affréter en urgence des pièces dans le monde entier pour que les engins puissent être réparés. À l'avenir, l'usine envisage de développer cette activité de logistique.

« L'arrêt du programme Félin sera aussi compensé par la réinternalisation de cartes électroniques jusque-là confiées en partie à des sous-traitants », ajoute Patrice Perodeau.

L'entreprise prévoit également de « se repositionner sur les marchés de l'aéronautique ». Dans cette optique, plusieurs millions d'euros vont être investis. La direction espère ainsi « asseoir la compétitivité » de l'usine, convaincue que « sa pérennité passera par des moyens modernisés et des équipes impliquées ».

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 06:55
Parrot renforce son activité drones civils professionnels

 

02 mars 2014 par Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Parrot a dévoilé au salon de l'Agriculture 2014 un drone dédié au suivi cartographique des cultures en partenariat avec Airinov

 

Parrot rassemble à présent cinq participations au sein de sociétés spécialisées dans les drones civils professionnels. Cela lui permet de servir trois marchés ciblés : les systèmes d'information géographique (GIS), la surveillance de zones sensibles, l’agriculture de précision.

 

Parrot vient d'annoncer deux prises de participations au sein de start-up spécialisées dans les drones civils professionnels, Airinov, à hauteur de 1,6 M€ pour 20,9 % du capital, et EOS innovation dans lequel le groupe investit 1 M€ pour prendre 33,4 % du capital.

 

Airinov conçoit une solution drone dédié à un usage exclusivement agronomique au travers d’un capteur optique et une chaîne de traitement permettant d’observer avec précisions les exploitations agricoles. Quant EOS Innovation, il s'agit d'un spécialiste de la robotique mobile destinée à la surveillance des sites industriels, plateformes logistiques et entrepôts.

 

Parrot a notamment commercialisé près de 700 000 Parrot AR.Drone en trois ans, qui sont des modèles grand public embarquant une caméra. Cette activité a généré plus de 40 M€ de chiffre d’affaires en 2013 dont près de 15% concernent les activités drones professionnels.

 

Amené à se développer fortement dans les prochaines années le marché des drones civils professionnels pourrait atteindre 2 milliards de dollars en 2015 selon le cabinet Frost & Sullivan, soutenue par les nouvelles capacités technologique, la baisse des coûts de production et l’évolution du cadre réglementaire. L’étude AUVSI (Association for Unmanned Vehicule System International) de mars 2013 estime que le marché américain, sur une période de 2015 à 2025, représente un potentiel de plus de 80 milliards de dollars et plus de 100 000 nouveaux emplois créés.

 

Les deux nouvelles opérations souscrites par Parrot permettront d’accélérer le développement des offres tant au niveau technologique que commercial. Les start-up pourront également bénéficier de l’expérience de Parrot pour leur industrialisation en s’appuyant par exemple sur le modèle sans usine du groupe, son réseau de fournisseurs de composants électroniques ainsi que sur sa dimension internationale. Les partenaires et filiales travaillent déjà sur des projets collaboratifs et le développement de ventes croisées.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:55
Thales prend en charge les équipements optroniques des forces armées françaises



25.02.2014 Aerobuzz.fr

Thales annonce la notification du marché AMADEOS (Association des Maintiens en condition opérationnelle et Amélioration de la Disponibilité des Equipements Optroniques en Service dans les forces) attribué par la Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD). Ce marché d’un montant maximum de 164 M€ porte sur une durée de 6 ans.

Thales assurera le Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) et le pilotage de la disponibilité de ses équipements optroniques à bord des aéronefs de l’armée de l’air, de l’armée de terre et de la Marine françaises, tels que les Rafale, Mirage 2000, ATL2, Puma, Caracal et Falcon 50.

AMADEOS permet de fusionner les marchés de MCO précédents et renforce ainsi la cohérence et l’efficacité dans le pilotage de la disponibilité des emports optroniques en collaboration avec les forces françaises. Ce marché facilitera la gestion de fin de vie des équipements et permettra d’optimiser le coût et la disponibilité.

Tous les emports optroniques Thales équipant les forces françaises sont concernés par ce marché à l’exception de l’Optique Secteur Frontal (OSF) qui fait partie du marché MAESTRO [1] et de la nacelle RECO NG dont le MCO est inclus dans le contrat d’acquisition.

Thales mettra en place un outil d’échange d’informations avec les forces françaises et proposera un service d’assistance technique sur les bases aériennes. Avec ce nouveau contrat, Thales et la SIMMAD franchissent une nouvelle étape pour piloter et améliorer la disponibilité des équipements.

 

[1] MAintien en condition opérationnelle des Equipements B et des moyens de Soutien Thales du Rafale Optimisé

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:55
L’Onera récompensé par Claudie Haigneré et le CNES pour les premiers vols réussis du démonstrateur EOLE

Claudie Haigneré, présidente d’Universcience et Marie-Anne Claire, directrice adjointe de la Direction des Lanceurs du CNES remettent le prix à Jean Hermetz, chef du projet EOLE à l’Onera accompagné de Julie Gauvrit - Ledogar et Philippe Choy, ingénieurs Onera en conception et évaluation des performances des systèmes. - Photo Hervé Piraud

 

27.02.2014 ONERA

 

A l’occasion du 9ème séminaire Perseus les 6 et 7 février derniers à la Cité des Sciences et de l’Industrie, l’équipe Onera du Département Conception et évaluation des Performances des Systèmes ont reçu une mention spéciale pour la réussite des premiers essais en vol d’EOLE depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71).

 

Focus sur Eole

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:55
Thales To Support French Aircraft, Helo Optronics

 

 

Feb. 27, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense New

 

PARIS — Thales and the Defense Ministry’s technical support office announced Feb. 27 they have signed a six-year, €164 million (US $225 million) service contract, dubbed Amadeos, for the electronics company to maintain and service electro-optical equipment on fighter jets, patrol aircraft and helicopters.

 

Under the deal, signed Dec. 31, Thales will support and manage the availability of optronics equipment and systems carried by Air Force, Army and Navy aircraft, including Mirage 2000 and Rafale fighters, Atlantique 2 and Falcon patrol and surveillance aircraft, and Puma and Caracal helicopters.

 

The contract gathers a number of “earlier through-life support agreements into a single contract to enhance coordination and availability management of optronic payloads in cooperation with the French forces,” Thales and the Structure Intégrée de Maintien en condition opérationnelle des Matériels aéronautiques de la Défense, the support office, said in a statement.

 

A management of obsolescence, lower costs and higher availability are included in the deal, the joint statement said.

 

Thales will support the optronics gear the company has delivered to the services, except the front-sector optronics fitted on the Rafale and Reco new generation reconnaissance pod. Service for the Reco was included in the procurement contract, the statement said.

 

The electronics company will also set up and run a data management system that allows exchange of information between the services.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:30
Défense anti-missiles : pourquoi MBDA et Thales peuvent espérer en Turquie

Les industriels MBDA et Thales sur le pied de guerre pour supplanter les Chinois dans la défense aérienne en Turquie

 

28/02/2014 Michel Cabirol, à Ankara - LaTribune.fr

 

En dépit du choix d'un industriel chinois pour fournir un système de défense aérienne de longue portée à la Turquie, les deux industriels français MBDA et Thales peuvent encore espérer être appelés par le ministère de la Défense turc pour remplacer CPMIEC.

 

La France a fait le job en Turquie. Et plutôt bien, même si les industriels - le missilier MBDA et le radariste Thales dans le cadre du GIE Eurosam - ne sont pas encore en première ligne pour négocier un contrat de l'ordre de 3 à 4 milliards de dollars - selon les groupes concurrents - portant sur un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence). Toutefois, lors du séminaire d'armement franco-turc organisé jeudi à Ankara, le programme T-Loramids pour le moment encore promis aux Chinois, était bien dans tous les esprits de la délégation française.

Une délégation très, très prudente dans toutes les déclarations officielles pour ne pas froisser les Turcs, eux-mêmes très embêtés finalement par leur choix initial. "Nous respectons le choix qui a été fait", a expliqué le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, présent jeudi à Ankara. "Nous clarifions et améliorons notre offre dans le respect de la négociation avec le SSM (secrétariat d'Etat turc aux Industries de défense, ndlr)", a-t-il toutefois précisé lors d'une conférence de presse organisé par le GIFAS.

 

Comment sortir la tête haute ?

"En Turquie, tout le monde est arrivé à la conclusion qu'il faut arrêter la négociation avec les Chinois mais personne ne sait encore comment faire. C'est toute la question aujourd'hui", explique un bon connaisseur du dossier. Un rétropédalage entamé officiellement de façon récente. "Il existe certains points de risques (dans les discussions avec les Chinois) mais pour l'instant ce n'est pas au niveau de nous apporter de gros blocages", avait indiqué le 17 février le secrétaire d'Etat turc aux Industries de défense (SSM), Murad Bayar, dans un entretien au journal "Hürriyet".

Il faut également préserver le soldat Bayar en trouvant une solution pour qu'il sorte la tête haute de ce micmac. D'où un appel du pied vers Pékin, l'un des principaux partenaires de l'industrie turque, qui viendrait à la rescousse du ministère de la défense turc, selon des sources concordantes. A suivre.

 

Eurosam en embuscade

Interrogé si les autorités turques n'étaient pas "entièrement convaincues" des capacités de cet armement, Murad Bayar avait répondu : "Nous pouvons effectivement le dire. Si nous constatons que le projet ne peut continuer avec la Chine alors nous prendrons en considération la deuxième offre", en l'occurrence celle faite par la société franco-italienne Eurosam. Les deux industriels tricolores, qui étaient arrivés devant les américains, proposent le système SAMP/T, armé de missiles Aster 30 (MBDA) et équipé des radars Arabel et/ou GM400 (Thales). A ce jour, il n'existe aucune négociation officielle entre la Turquie et Eurosam puisque CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) reste toujours le premier choix des Turcs ("prefer bidder").

Mais Ankara s'est laissé une issue au cas où la négociation avec les Chinois échoueraient, en demandant fin janvier aux français et aux américains de proroger leur offre de trois mois, soit jusqu'à fin avril - un deuxième et dernier report. Ce qui en soi est habituel dans ce genre d'appel d'offre."Cela faisait partie de l'accord entre les Turcs et les groupes sélectionnés pour l'appel d'offre, c'est automatique", confirme-t-on à "La Tribune".

 

Amélioration de l'offre de MBDA et Thales

Du coup, mi-février les deux groupes - MBDA et Thales - ont affiné leur offre notamment au niveau des prix (à la baisse) et des contreparties industrielles (à la hausse) pour les groupes turcs, notamment Roketsan (le MBDA turc) et Aselsan (le Thales turc) ainsi qu'un tissu de sous-traitants locaux. MBDA et Thales étaient lors du choix fait par le SSM plus cher d'environ un milliard de dollars face à une offre chinoise très (trop ?) compétitive. En outre, le SSM est considéré comme un négociateur très redoutable et qui est craint par la plupart des groupes d'armement internationaux. "C'est simple avec eux, à la fin de la négociation vous n'avez plus de marges", ironise un industriel.

La Turquie peut-elle finalement casser l'appel d'offre ? Certains estiment la menace potentielle.  D'autres au contraire notent qu'Ankara a un besoin urgent de ce système de défense aérienne qui sera installé proche de la frontière syrienne. Au final, c'est bel et bien le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui aura le dernier mot en dépit de ses actuels déboires politiques. C'est lui et lui seul qui a souhaité un rapprochement stratégique avec la Chine.

 

La danse du ventre de la France

Outre l'organisation du séminaire armements franco-turc à Ankara, une délégation d'une soixantaine d'entreprises françaises membres du GIFAS (Groupement des industriels français de l'aéronautique et du spatial) est venue trois jours en Turquie (Istanbul, Ankara, Izmir et Eskisehir) pour chercher des coopérations avec des sociétés turques dans le domaine de l'aéronautique et du spatial. "La France et la Turquie partagent la même ambition de développer et de soutenir sur le long terme leur propre industrie nationale de défense", qui "fabrique leurs  propres équipements militaires", a expliqué le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon lors du séminaire franco-turc. Et de proposer "une nouvelle étape dans les relations" entre Paris et Ankara sur la base du principe "gagnant-gagnant".

"Cela fait sens que les industriels français et turcs se réunissent et étudient les opportunités pour coopérer à l'exportation ou équiper leurs propres forces armées", a-t-il expliqué. D'autant que le président du GIFAS, Marwan Lahoud, estime que la Turquie et l'industrie turque sont très matures aujourd'hui pour des coopérations de haut niveau et développer leur propre industrie aéronautique. "Le pays possède une activité industrielle assez intense et ambitionne de devenir une grande puissance aéronautique", a-t-il confirmé. Et donc les industriels français sont prêts à donner une "nouvelle impulsion" à la coopération franco-turque, a souligné Marwan Lahoud. Une coopération franco-turque toujours à la merci de la question arménienne, un chiffon rouge pour Ankara et la rue turque.

 

Pourquoi CPMIEC avait été sélectionné

A la surprise générale, le groupe chinois CPMIEC (China Precision Machinery Import-Export Corp.) avait remporté en septembre dernier l'appel d'offres international lancé par la Turquie en vue d'acquérir un système de défense aérienne. Le sous-secrétariat de l'Industrie de la Défense (SSM) avait indiqué qu'il avait "décidé d'entamer les pourparlers avec la compagnie CPMIEC pour la production conjointe des systèmes et de leurs missiles en Turquie sur le prix négocié", selon un communiqué.

Pourquoi les Turcs avaient-ils sélectionné les Chinois ? Parce qu'ils étaient - et de loin - les mieux-disants avec une offre à 3 milliards de dollars et qu'ils avaient une coopération industrielle très compétitive également par rapport aux concurrents américains (Lockheed Martin/Raytheon) et européens (Eurosam). Mais aussi en faveur du rapprochement avec la Chine voulu et assumé par le Premier ministre turc, rappelle un bon observateur de la politique turque.

Les Américains ne veulent pas d'un système chinois aussi stratégique au cœur de l'alliance atlantique. La Turquie a besoin de brancher sa future architecture de défense antimissile avec les systèmes de l'OTAN, dont certaines données très sensibles pour l'identification d'un ami ou d'un ennemi ("Identify Friend and Foe system"). Des données ultra-secrètes et qui ne peuvent pas être bien sûr installées sur un système chinois.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:55
La voiture volante d'une PME alsacienne décollera en 2015

 

21 février 2014 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

La PME strasbourgeoise Vaylon a conçu un prototype de voiture volante, mi buggy mi aéronef. Baptisé Pégase, l'engin serait capable de décoller sur une distance de moins de 50 mètres grâce à un moteur à hélices placé à l'arrière, puis de planer avec une voile de parapente. Après les tests sur routes, les premiers vols d'essai viennent de débuter et l'entreprise envisage une commercialisation en 2015. La Direction générale de l'armement (DGA), qui a participé au financement de ce projet, pourrait passer les premières commandes. Vaylon cherche à faire homologuer ce véhicule au niveau européen dans la catégorie ULM, ce qui lui permettra de décoller partout avec l'autorisation du propriétaire du terrain.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:55
Atterrissage à Rochefort du dernier Mirage F1 dédié à l’instruction des élèves sous-officiers



25/02/2014 Armée de l'Air

 

Le 17 février 2014, le dernier Mirage F1 livré pour l’instruction des jeunes élèves sous-officiers réalisant leur formation technique à la maintenance aéronautique, a atterri sur le site de l’école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air (EFSOAA).

 

En provenance de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, l’aéronef a effectué son dernier vol devant des cadres et élèves de l'EFSOAA avant de s'immobiliser tout près du hangar de la section d’enseignement à la maintenance et structure aéronef, où une deuxième vie l’attend. La mission continue pour ce Mirage F1, après bien des services rendus à l’armée de l’air au-dessus du territoire français et des théâtres d’opérations extérieures.

Avec cette arrivée, l’EFSOAA, qui forme tous les mécaniciens aéronautiques des armées et de la gendarmerie, compte à ce jour 51 avions dédiés à l’instruction. Sa démarche pédagogique novatrice offre ainsi aux élèves sous-officiers, comme à ses partenaires, la possibilité de profiter d’une structure proche d’un escadron opérationnel. Un outil indispensable pour rendre concret l’apprentissage des gestes professionnels sur les aéronefs.

 
Le Mirage F1 CR n°647
Atterrissage à Rochefort du dernier Mirage F1 dédié à l’instruction des élèves sous-officiers

 

Le Mirage F1 CR n°647 est entré en service dans l’armée de l’air en décembre 1985. Dédié à la reconnaissance, cet appareil a équipé les escadrons de reconnaissance (ER) 1/33 « Belfort », 2/33 « Savoie » et 3/33 « Moselle ». Il a également fait partie de la flotte de l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’argent ». Prenant ses quartiers successivement à Strasbourg, Reims puis Mont-de-Marsan, il s’est illustré dans la plupart des conflits de ces deux dernières décennies. Totalisant plus de 6000 heures de vol, il a ainsi participé aux opérations Épervier au Tchad, Alysse en Arabie Saoudite ou encore Serpentaire au Tadjikistan.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:50
Résultats financiers stables pour Airbus Helicopters

 

 

26 février Aerobuzz.fr

 

Les résultats financiers d’Airbus Helicopters en 2013 (alors que l’entreprise s’appelait encore Eurocopter) sont stables, selon les chiffres dévoilés mercredi par la maison-mère, Airbus Group. Le chiffre d’affaires (CA) s’établit ainsi à 6,3 Md€, pour un résultat (Ebit) de 397 M€. Le CA se répartit à 55/45 entre le civil et le militaire. Les prises de commandes ont augmenté de 7 %, à 5,8 Md€. Le carnet de commandes (reste à produire au 31 décembre) atteignait ainsi 12,4 Md€ soit 995 appareils, un nombre en stagnation. Les dépenses en recherche et développement pour 2013 se montent à 306 M€.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:50
Airbus Group voit loin pour le plus grand profit de ses actionnaires

 

26 février 2014 par Pierre Sparaco

 

En 2013, le chiffre d’affaires d’EADS, devenu depuis Airbus Group, a progressé de 5 %, pour atteindre 59,3 milliards et le bénéfice net, en hausse de 22 %, est passé à un milliard et demi. Malgré les contraintes qui pèsent sur les dépenses militaires mondiales, le nouveau groupe vise une rentabilité exemplaire pour le secteur de 7 à 8% du chiffre d’affaires.

 

C’est beaucoup plus qu’un simple changement de nom, mais beaucoup moins qu’une nouvelle stratégie : l’Airbus Group est bel et bien devenu une entreprise « normale », comme se plaît à le rappeler chaque fois qu’il le peut son président exécutif, Tom Enders. Les gros ennuis font partie du passé, les interférences politiques sont dorénavant moindres, la rentabilité progresse et, surtout, le carnet de commandes atteint près de 687 milliards d’euros, une situation tout à fait exceptionnelle.

En 2013, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 5 %, pour atteindre 59,3 milliards et le bénéfice net, en hausse de 22 %, est passé à un milliard et demi, malgré le poids de charges exceptionnelles. Du coup, il est tout à fait possible que la rentabilité passe bientôt à 7 ou 8 % du chiffre d’affaires, estimation confirmée par Harald Wilhem, impassible directeur financier.

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En 2013, Airbus a enregistré un nouveau record pour le secteur avec 1 503 commandes commerciales nettes (2012 : 833 commandes nettes). Airbus Group

 

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Pour Airbus Group, 2013 a été marqué par le premier vol de l’A350XWB Airbus Group

Il ne faudrait pas pour autant en conclure hâtivement que tout va pour le mieux au sein du groupe européen. Certes, sa « visibilité » est excellente mais les soucis, grands et petits, sont néanmoins nombreux. Ainsi, on comprend que l’A350 XWB (déjà plus de 1.000 heures de vol) tient les délais, un exploit, Qatar Airways recevra bien son premier avion dès la fin de cette année mais les coûts ne sont pas respectés. Autre sujet de préoccupation, désormais mis sur la place publique, les ventes de l’A380 sont à la traîne, malgré les succès accumulés chez Emirates. Commentaire de Tom Enders : « nous devons vendre, vendre, vendre l’A380 ». Un credo qui, apparemment, n’était plus tout à fait de mise depuis un certain temps.

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En 2013, les livraisons d’Eurocopter (aujourd’hui Airbus Helicopters) ont augmenté pour atteindre 497 appareils (2012 : 475 appareils). Airbus Group

L’A400M, pour sa part, poursuit son chemin mais la Turquie refuse de prendre livraison de son premier avion, pour des raisons obscures, de « marchandage » de dernière heure, laisse entendre Tom Enders, visiblement très agacé. Côté militaire, toujours, l’Eurofighter est devenu une autre raison d’inquiétude, le ministère allemand de la Défense ayant décidé de sabrer dans la tranche 3 de son contrat d’achat. Et l’ex-Eurocopter est récemment sorti d’une mauvaise passe.

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Les deux premiers A440M ont été livrés à l’armée de l’air française en 2013. Airbus Group

Enfin, pour la première fois, lors de la conférence de presse tenue à Toulouse mercredi matin, il a été question de l’hypothétique 90 places que voudrait lancer rapidement ATR. On le sait, Finmeccanica/Alenia Aermacchi voudrait aller de l’avant sans plus attendre tandis que l’Airbus Group estime qu’il est urgent d’attendre. Marwan Lahoud, le numéro 2 du groupe, a donné une explication claire qu’on n’attendait plus : ATR est « enfin » rentable, a-t-il déclaré en substance, et il s’agit de jouir de ce moment positif. Sous-entendu, il sera toujours temps, plus tard, de voir s’il convient d’élargir la gamme au-delà de l’ATR 72.

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Au cours du quatrième trimestre 2013, le 400ème appareil du programme Eurofighter Typhoon a été livré à l’armée de l’air allemande  Airbus Group

La gamme A320 se porte bien, elle va monter davantage en cadence (46 avions par mois), l’A330 connaît une profitable prolongation de carrière grâce à de nouvelles versions mais, dans l’immédiat, il n’est pas question de le remotoriser.

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En 2013, les prises de commandes d’Astrium (désormais intégrée à la Division Airbus Defence and Space) ont nettement progressé à 6,2 milliards d’euros (2012 : 3,8 milliards d’euros). © Airbus Group

La restructuration, qui concerne essentiellement Astrium et Cassidian, est en bonne voie, confirmant implicitement que l’Airbus Group vise une rentabilité exemplaire. Le ton est apaisé, les jours heureux s’annoncent, semble-t-il. A condition, bien sûr, que la conjoncture reste porteuse, malgré les contraintes qui pèsent sur les dépenses militaires mondiales.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:50
Tom Enders confiant dans l’évolution des activités Défense et Espace d’Airbus Group

 

26 février 2014 Par Patrick Déniel - Usinenouvelle.com

 

Alors que la Turquie bloque la réception d’un exemplaire de l’A400M et que l’Allemagne a annulé la dernière tranche de sa commande d’Eurofighter, les dirigeants du groupe Airbus se sont voulus plutôt optimistes sur l’évolution du pôle Défense et Espace du groupe, et confiant sur l’augmentation de sa rentabilité.

Ce n’est pas une surprise : "La baisse des budgets militaires se confirme en Europe. C’était une des raisons de la restructuration que nous avons engagée et cela valide notre plan, indiquait ce mercredi 26 février Tom Enders lors de la présentation des résultats d’Airbus Group. Nous devons être plus compétitifs à l’export. A la différence de l’aviation civile, nous sommes trop axés sur le marché européen dans cette activité. Les grands acteurs américains de la Défense quittent le marché américain, c’est le genre de cycle que l’on retrouve tous les vingt ans, et nous nous retrouvons tous sur les marchés export. Mais les produits que nous vendons en Europe ne sont pas forcément les bons pour l’export. Parfois ils sont trop sophistiqués. C’est ce que nous devons prendre en compte dans la révision de notre portefeuille : quels sont les produits compétitifs ?"

 

"Pas très optimiste" sur l’Eurofighter

Le patron d’Airbus s’est déclaré "pas très optimiste" concernant l’avion de combat européen Eurofighter, dont l’Allemagne a prévu d’annuler la dernière tranche de commande de 37 exemplaires, et pour lequel l’industriel négocie un paiement compensatoire. "Nous espérons remporter un ou deux succès à l’exportation mais nous devons aussi nous préparer à un scénario où, en raison d’absence de commandes à l’exportation, nous devrons bientôt réduire la production" indique Tom Enders. La nouvelle ministre allemande de la Défense a en effet décidé une révision des principaux projets en matière de Défense : "C’est tout à fait normal, juge le patron d’Airbus, il n’y a pas lieu de s’affoler".

Tom Enders a par ailleurs jugé "inacceptable" le marchandage de la Turquie concernant un exemplaire de l’A400M, programme international qui monte actuellement en cadence. Le troisième exemplaire de l’avion de transport militaire, prêt à être réceptionné, est actuellement bloqué par la Turquie qui refuse de le réceptionner. "C’est pourtant exactement le même appareil que celui que nous avons livré à l’armée française !", s’étonne le patron d’Airbus.

 

Bonne rentabilité pour le pôle Espace

Le patron du groupe s’est pourtant montré optimiste pour la nouvelle entité Airbus Defence & Space. "Les premiers résultats des initiatives de transformation lancées au sein des anciennes divisions Cassidian et Astrium sont désormais perceptibles", indique Harald Wilhelm, directeur financier. Astrium a enregistré un niveau de commandes record en 2013 à 6,2 milliards d’euros contre 3,8 milliards l’année précédente, notamment grâce au contrat avec Arianespace sur 18 lanceurs Ariane 5. La division espace a atteint un niveau de rentabilité jamais atteint : 6 % du chiffre d’affaires, avec 347 millions d’euros. Une amélioration qui correspond à un effet volumes produits mais aussi à une meilleure productivité sur les lanceurs ainsi qu’au plan de transformation baptisé "Agile".

Les prises de commandes de Cassidian sont par contre restées stables (5 milliards d’euros), et le carnet de commandes diminue à 14,3 milliards contre 15,6 milliards l’année précédente. Le chiffre d’affaires de la filiale est passé de 5,74 milliards à 5,976 milliards et l’Ebit (bénéfice avant intérêts et impôts) progresse fortement, passant de 128 millions en 2012 à 432 millions en 2013, soit un niveau de rentabilité de 7%.

"Nous observons une évolution positive de la rentabilité et nous sommes confiants dans la possibilité d’atteindre 8 % de marge opérationnelle dans cette activité en 2015 et 10 % au-delà", a expliqué Tom Enders.

Si le patron d’Airbus n’a pas écarté des variations dans le périmètre des activités spatiales et de défense, il a levé tout doute sur la participation du groupe dans MBDA : "C’est un très bon investissement, une bonne activité, et malgré la révision du portefeuille, je peux dire que c’est une activité qui est au cœur de métier d’Airbus", a affirmé Tom Enders. Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie, a également écarté les hypothèses de rapprochement dans le spatial avec Thales Alenia Space (TAS).

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:55
L'Etat n'a pas de tabou sur sa part dans Nexter

 

26 février 2014 AGEFI (Reuters)

 

PARIS, 26 février (Reuters) - Il n'y a pas de tabou sur le niveau de l'Etat français dans le capital des groupes de défense tant qu'il permet d'éviter une prise de contrôle non désirée, a déclaré mercredi le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE).

David Azéma a évoqué devant la commission des Finances du Sénat la possibilité de voir le groupe d'armement terrestre Nexter, détenu à 100% par l'Etat à travers Giat, s'allier un jour avec d'autres groupes en France ou en Europe.

L'APE est notamment au capital d'Airbus Group (environ 11%), Thales (environ 27%), Safran (environ 22%), les chantiers navals militaires DCNS et Nexter.

"Il n'y a pas de tabou sur le niveau de détention dans les industries d'armement", a dit David Azéma, qui était interrogé sur Giat.

"L'important, c'est d'être capable de disposer d'un noyau qui va se promener entre 15% et 30%, voire moins quand on est pacté avec d'autres qui nous permettent de tenir ce noyau, de telle manière que nous n'ayons pas de risque d'agression et de prise de contrôle non souhaitée de cette entreprise."

"Compte tenu de la doctrine, il est tout à possible que la participation de l'Etat un jour dans Nexter baisse, dès lors qu'il y a un projet stratégique qui permette de constituer, je ne sais pas, un acteur plus puissant, qui ne soit pas mono terrestre ou au contraire qui ne soit pas mono France mais plus européen."

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 12:20
Armement : le français Saft s'incruste de plus en plus aux Etats-Unis

 

24/02/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le leader mondial de la conception et de la fabrication de batteries de haute technologie a remporté une nouveau contrat auprès de Lockheed Martin. Saft va équiper de batteries lithium-ion les nouveaux satellites de communication de l'armée de l'air américaine.

 

Le français Saft s'est vraiment imposé aux États-Unis. Le leader mondial de la conception et de la fabrication de batteries de haute technologie pour l'industrie vient de remporter un nouveau contrat de plusieurs millions de dollars auprès de Lockheed Martin. Après le F-35, Saft va fournir au groupe américain des batteries lithium-ion (Li-ion) qui équiperont les satellites de communication Advanced Extremely High Frequency (AEHF) destinés au commandement spatial de l'armée de l'air américaine (U.S. Air Force Space Command). "Cette commande renforce le vaste partenariat de Saft avec Lockheed Martin ainsi que son expérience dans le domaine de solutions Li-ion de haute énergie massique pour l'industrie des satellites", a souligné Saft dans un communiqué publié ce lundi.

Les satellites des séries AEHF 5 & 6 relaieront des communications sécurisées pour les forces armées américaines et les armées de plusieurs pays dont les Pays-Bas, le Royaume-Uni et le Canada. Le système AEHF, qui succède à la constellation de cinq satellites Milstar, offre des capacités de communication améliorées, durables, mondiales et hautement sécurisées pour le commandement stratégique et les opérations tactiques terrestres, maritimes et aériennes. d'une façon générale, Saft est leader mondial des batteries pour l'espace et la défense avec ses technologies Li-ion.

 

Partenariat entre Lockheed Martin et Saft

Saft fournira des éléments Li-ion VL 48E haute énergie avec une configuration de 3,65V, 48Ah afin d'alimenter les satellites avec une technologie légère et fiable nécessaire pour résister aux environnements spatiaux de longue durée. "Les solutions Li-ion de Saft assurent l'alimentation électrique des systèmes de communication par satellite de haute technologie dans le monde entier. Saft est ravi de fournir sa technologie Li-ion pour satellites pour ces importants satellites de communication militaire américains", a précisé déclaré la directrice de la division Défense et Espace, Saft Cockeysville, Annie Sennet.

Le partenariat avec Lockheed Martin permet à Saft d'augmenter "son expérience dans le domaine de solutions Li-ion déjà éprouvées dans l'espace et de soutenir les forces armées avec des communications de grande fiabilité".

 

Plus de 100 satellites utilisent les batteries de Saft

Pour Saft, cette commande représente une nouvelle augmentation importante de la production de batteries pour satellites et accroît sa part de marché dans ce secteur. Plus de 100 satellites actuellement en orbite (dont 77 satellites géostationnaires de télécommunication commerciaux ou militaires) utilisent les batteries Li-ion de Saft, qui ont plus de 1,35 MWh à leur actif, évalue Saft. Lockheed Martin est actuellement sous contrat pour fournir trois satellites AEHF et le segment contrôle de mission à l'armée de l'air américaine.

 

Livraison des premières batterie intégrant les énergies renouvelables

Par ailleurs, Saft a livré la première batterie ADRES (Advanced Deployable Renewable Energy System) au CERDEC, le centre de recherche, de développement et d'ingénierie des systèmes électroniques de communication de l'armée américaine. Avec le financement du CERDEC, Saft a développé cette source d'alimentation portable qui offre des capacités de charge intégrées et accueille des entrées de charge multiples (courant alternatif et continu), y compris les sources d'énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien.

Le système batterie ADRES aidera l'armée américaine à réduire sa consommation d'énergie et de carburant tout en recourant davantage aux énergies renouvelables. La batterie mobile sera utilisée sur des bases d'opérations avancées afin d'alimenter les équipements critiques des véhicules militaires terrestres. Plus précisément, le système ADRES fournit une tension continue de 28 V permettant de faire fonctionner les appareils électroniques à l'intérieur et à l'extérieur des véhicules à l'arrêt afin d'optimiser la sécurité et les performances lors des missions de surveillance silencieuse. Le système peut être utilisé pour tout un ensemble d'applications militaires et non militaires exigeant une énergie mobile sur le terrain.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:55
Scorpion, le programme de blindés emblématique d'une défense sous contrainte budgétaire

 

19 février 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

A l'occasion de son bilan annuel 2013, la DGA a confirmé le lancement du programme phare de l'armement terrestre cette année. Toutefois la livraison des premiers blindés n'interviendra qu'en 2018 et au compte-gouttes.

 

Scorpion, le programme de renouvellement des blindés de l'armée, sort enfin de terre. Et plus que timidement. A l'occasion de la présentation du bilan annuel de la DGA (direction générale de l'armement), intervenue le mardi 18 février, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon a souligné qu'il faisait partie des grands programmes lancés en 2014 au même titre que les commandes pour l'avion ravitailleur MRTT ou le quatrième sous-marin d’attaque Barracuda. "Le cahier des charges a été envoyé aux industriels", a-t-il précisé.

 

Il s'agit d'un contrat emblématique pour les industriels de l'armement avec la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC). Selon le quotidien Les Echos du 16 janvier, le montant de l'appel d'offres associé atteindrait environ 2 milliards d'euros et la compétition serait franco-française, restreinte à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Des précisions que la DGA n'a ni démenti ni confirmé. Mais c'est largement en deçà de la copie initiale du programme. En 2009, quand Hervé Morin était encore ministre de la Défense, il était prévu un investissement de 5 milliards d'euros d'ici à 2020. Les industriels s'étaient même pris à rêver tablant sur la création de 5 000 voir 10 000 emplois sur 10 ans, soit la durée du programme !

 

Des travaux d'études

 

Les premières livraisons pour le VBMR n'interviendront qu'en toute fin de la loi de programmation militaire : ainsi seulement 92 véhicules seront livrés sur 2018/2019. Pour les EBRC, l'armée ne réceptionnera son matériel qu'après 2019. Pendant longtemps, ils devront se contenter de travaux d'études... déjà engagés en partie suite aux multiples reports du programme. "Concernant les livraisons du VBMR en 2018, il faut prendre en considération le fait que nous sommes déjà 'lancés'. Nous travaillons en effet, tout comme Renault Trucks Défense, sur ce sujet depuis 2010. Nous avons réalisé des travaux préliminaires et nous avons d’ores et déjà une solution technique, qui est une solution commune", précisait en septembre dernier, Philippe Burtin, président de Nexter devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

Au delà du programme Scorpion, Nexter pourrait bénéficier de commandes pour son VBCI de la part de... l'armée anglaise. Laurent Collet-Billon a en effet précisé qu'il conditionnait l'achat de drones de surveillance britannique, les Watchkeeper fabriqués par la filiale anglais de Thales au Royaume-Uni, à l'achat de VBCI français.

 

Le programme Scorpion n’est pas le seul à être affecté par les contraintes budgétaires qui frappe la défense. La DGA a renégocié les principaux contrats des grands programmes (Rafale, frégates multi-missions, sous-marins d’attaque, équipements du fantassin…), aboutissant au mieux  à un étalement du calendrier des livraisons, au pire à une révision à la baisse des commandes.

 

Au total, en 2013, la direction général de l'armement a procédé pour 10,8 milliards d'euros de paiements à l'industrie.

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