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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:20
Nexter et son VBCI serait toujours, avec deux autres champions de l'armement terreste, en course pour un appel d'offre de 2 milliards de dollars lancé par le Canada. - photo EMA

Nexter et son VBCI serait toujours, avec deux autres champions de l'armement terreste, en course pour un appel d'offre de 2 milliards de dollars lancé par le Canada. - photo EMA

15/10 par Alain Ruello - lesEchos.fr

 

L’appel d’offre d’Ottawa de 2 milliards de dollars portant sur l’achat de 108 blindés ne serait pas annulé. Mais la décision sur la suite à donner à cette compétition a été une nouvelle fois repoussée.

 

Chez Nexter, on a dû pousser un ouf de soulagement. Contrairement à ce que laissait entendre la rumeur ces derniers jours, la Canada n’aurait pas annulé son appel d’offres de 2 milliards de dollars portant sur l'achat de 108 blindés d’infanterie médians, et pour lequel l’industriel français est donné comme très bien placé.

Baptisé « CCV » pour « Close Combat Vehicles », l’appel d’offre en question oppose trois champions de l’armement terrestre : l’Américain General Dynamics qui propose son Piranha V, le britannique BAE Systems avec le CV90 de sa filiale suédoise Hägglunds, et donc Nexter et son VBCI. A noter, que le CV90 est monté sur chenilles, ses deux concurrents sur roues.

Dans leur cahier des charges, les autorités canadiennes ont imposé que la construction des blindés se fasse localement. Contrairement à GD qui est implanté sur place, Nexter a dû forger une alliance, avec Bombardier en l’occurrence, pour répondre à cette exigence.

 

Plusieurs semaines, voire plusieurs mois

D’après la presse canadienne, la désignation du vainqueur était attendue en octobre, après d’intenses campagnes de tests et, deux années de retard. Il va falloir encore patienter visiblement. Combien de temps  ? « Plusieurs semaines, voire plusieurs mois », estime-t-on à Paris où l’on suit évidemment l’affaire de près. François Hollande en aurait parlé avec Stephen Harper, lors de la visite en juin à Paris du premier ministre canadien.

Rien n’a filtré officiellement sur les raisons du nouveau décalage. La rumeur en revanche va bon train, toujours selon les media canadiens. Ainsi, l’armée, dont le budget a été fortement compressé, préférerait utiliser son argent pour s’entraîner, d’autant que l’enveloppe impartie au projet CCV serait largement insuffisante pour couvrir l’achat des blindés, la formation, et leur stockage.

 

Nexter premier ?

Surtout, General Dynamics, dont le Piranha V serait arrivé second derrière le VBCI de Nexter à la fois d’un point de vue technique et économique, aurait tout fait pour torpiller l’affaire. L’industriel américain aurait reçu le soutien de ministres du gouvernement dont les circonscriptions abritent ses usines. Tant qu’à perdre, autant faire en sorte que le rival ne l’emporte pas : du grand classique en matière d’armement, si tout cela est vrai, évidemment.

Du coup, entre l’annulation de l’appel d'offres, qui aurait été la pire des décisions, et son report, Nexter peut conserver l'espoir que tout l’argent investi pour promouvoir son VBCI au Canada ne l’aura pas été pour rien. Attention à la douche froide cependant, car, comme certains le craignent en interne, Ottawa pourrait aussi bien annoncer dans un mois qu’il arrête tout finalement...

Contacté Nexter n’a pas souhaité commenter.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:35
How did China get its hands on an Apache?

10/15/2013 Defence IQ Press

 

Has China cloned an AH-64D Apache? Or has it got its hands on the real thing? A photo that surfaced on the China Defence Blog suggests one of the two scenarios must be true.

 

Speculation is mounting that it could be a downed Apache picked up in Iraq, such as in the 2003 attack on Karbala where two U.S. pilots and their rotary wing craft were captured. At the time, US authorities claimed to have destroyed the helicopter in an airstrike the following day. It could either be the actual Apache that was shot down, or it could be the result of an elaborate reverse engineering effort on China’s part to create a perfect copy of the helicopter.

 

Another question is why was it not covered up? Transporting an illicit piece of military hardware like an Apache in broad daylight and within range of anyone with a point-and-shoot camera doesn’t appear to make sound military strategy. It’s led some to claim it may be nothing more than a movie prop, although that seems unlikely given the level of detail clearly on show in the photographs.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:55
Neotek va fournir un drone sous-marin à la marine nationale

14.10.2013 par P. CHAPLEAU - Lignes de Défense

 

L'entreprise Neotek de Lorient (en fait de Caudan) va fournir un drone sous-marin équipé à la Marine nationale comme le précise un avis d'attribution du 3 octobre (cliquer ici pour le lire).

Il s'agit d'un engin sous-marin autonome d'une valeur de  130 000 € (HT). Neotek et son client restent discrets sur ce drone et ses capacités en particulier dans le domaine acoustique.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:40
Mise à flot du 1er des 2 navires militaires BPC construits en France pour les Russes

 

NANTES, 15 oct 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Les chantiers STX France de Saint-Nazaire ont procédé mardi devant de hauts responsables militaires et industriels russes et français à la mise à flot du "Vladivostok", premier des deux navires militaires construits par la France pour les Russes, suite au contrat signé en 2011 entre la Russie et DCNS.

 

Ce navire, un bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral (nom d'un de ces modèles de navires déjà construits pour la marine française), sera livré en octobre 2014 à la marine russe. Sur place, un premier tronçon du 2e navire prévu par cette commande était déjà visible.

 

Après une bénédiction de la quille par un prêtre orthodoxe, suivi de la révélation du nom du navire - Vladivostok écrit en caractères cyrilliques - et un baptême avec une bouteille de champagne lancée sur la coque, l'assistance a quitté la forme de construction avant que ne s'ouvrent les vannes destinées à la remplir avec l'eau de l'estuaire de la Loire.

 

L'Amiral Viktor Chirkov, chef d'Etat major de la marine de la Fédération de Russie s'est félicité qu'à l'occasion de cette construction "l'amitié entre les deux Etats sorte renforcée".

 

La moitié arrière du Vladivostok a été construite par les chantiers russes OSK de Saint-Petersbourg (Russie) tandis que STX France, sous-traitant de DCNS pour ce contrat, construisait l'avant. Elles ont été assemblées à Saint-Nazaire en juillet. En outre le contrat prévoit que les futurs équipages russes de ces BPC soient formés à Saint-Nazaire avant la livraison définitive, ainsi qu'un transfert de technologie.

 

L'Amiral Bernard Rogel, chef d'Etat-major de la marine française, assistait à la cérémonie au côté de son homologue russe.

 

"Belle mer au BPC Vladivostok, qu'il connaisse le même succès que ses cousins français et soit l'aîné d'une grande famille franco-russe", a souhaité Patrick Boissier, le pdg de DCNS.

 

L'annonce de cette commande, menée en 2011 sous la houlette de Nicolas Sarkozy alors qu'il était président de la République française, avait fait sensation, s'agissant de la première livraison à Moscou de matériels de cette ampleur par un pays de l'Otan.

 

Une option pour la construction, cette fois entièrement en Russie mais avec des équipements fournis par l'industrie française selon M. Boissier, de 2 autres navires du même type, n'a pas encore été levée par les Russes. Les responsables de l'industrie de défense russe ont indiqué lors d'un point presse qu'elle n'était "pas caduque" mais qu'elle ne serait examinée qu'après un an d'exploitation du Vladivostok.

 

Trois premiers BPC, navires de 199 mètres et 22.000 tonnes pouvant se déplacer à une vitesse supérieure à 18 noeuds, le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude, ont été livrés à la Défense française entre 2006 et 2009.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:30
Iranian Navy to launch modernised Lavan warship in November

Jamaran frigate

 

 

15 October 2013 naval-technology.com

 

The Iranian Navy will launch its modernised warship, dubbed Lavan, on 28 November, Iranian Navy commander rear admiral Habibollah Sayyari said.

 

Farsnews Agency cited Sayyari as saying to reporters in Tehran that the Iranian Navy will launch the overhauled Lavan warship, fitted with advanced weapons and radar systems, on the Iranian month of Azar 7, and will also unveil a number of important overhauled projects.

 

"The overhaul operations have been thoroughly made by the young and committed experts of the naval industry," Sayyari said.

 

In September, the warship has been upgraded with advanced weapons and radar systems to enhance its performance and fire power, Sayyari announced earlier.

 

"The warship needed an overhaul and equipment with the state-of-the-art technologies and therefore the warship's weapons have been modernised."

"The warship needed an overhaul and equipment with the state-of-the-art technologies."

 

Changes have been made to the ship's body as well as the sailing, sonar and radar systems, weapons and information-gathering sensors.

 

In June, Iran had also overhauled and modernised a vessel, named Bayandor, aimed to safeguard its territorial waters as well as to maintain security in regional and international waters.

 

Upgrades to the Bayandor ship involved installation of main engines, heat exchangers and fuel and oil systems as well as optimising the monitoring control systems.

 

The Iranian Navy currently developing another warship, known as Persian Gulf, for training navy personnel.

 

Earlier, Iranian defence ministry officials said the third generation of the home-made vessel, Jamaran-3, will enter service with the Iranian Navy by the end of the current Iranian year, which is from 21 March 2013 to 20 March 2014.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:50
UK soldiers man a Starstreak missile deployment system during an exercise. Photo UK MoD

UK soldiers man a Starstreak missile deployment system during an exercise. Photo UK MoD

 

 

15 October 2013 army-technology.com

 

The UK Ministry of Defence (MoD) has awarded a multi-million pound contract to Thales UK for delivery of additional STARStreak short-range surface-to-air missile systems.

 

Announced by the UK Prime Minister David Cameron in a speech to the Northern Ireland Investment Conference in Belfast, the contract covers supply of additional 200 STARStreak missiles, which represent a critical component of the UK's ground based air defence (GBAD) capability.

 

UK Defence Equipment, Support and Technology minister Philip Dunne said: ''This contract for 200 extra STARStreak missiles will not only provide our armed forces with a highly capable weapon, but it also secures hundreds of highly skilled defence jobs in Northern Ireland and should provide confidence to the export markets of the STARStreak system.'

 

Thales managing director David Beatty said: ''It demonstrates very clearly to our export customers the ongoing importance and trust that the UK MOD places in the STARStreak system and our design, manufacturing and support capabilities.'

"It secures hundreds of highly skilled defence jobs in Northern Ireland."

 

Expected to sustain 475 jobs at the Thales' facilities in Northern Ireland, the unspecified contract will increase MoD's STARStreak stocks as part of the government's transformation agenda for the armed forces to equip both the regular and reserve forces with the missiles.

 

Fired from the shoulder, from a lightweight multiple launcher or from the Stormer armoured vehicle, the STARStreak is a high velocity missile (HVM), designed to counter threats ranging from very high performance, low-flying fighter aircraft and fast strikes by attack helicopters.

 

The missile system, along with its air defence alerting device, was used by the UK Army to ensure a safe and secure 2012 London Olympic Games.

 

Deliveries under the contract are scheduled to complete by June 2014.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:40
BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

PARIS, 15 octobre - RIA Novosti

 

Les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX) mettront à l'eau mardi le premier porte-hélicoptères russe de type Mistral, nommé Vladivostok, a annoncé mardi un porte-parole du groupe français de construction navale DCNS.

 

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, une fois arrivé à Saint-Pétersbourg, le navire sera équipé et armé aux chantiers navals du Nord. Après avoir subi des tests, le porte-hélicoptères équipera le 1er novembre 2014 la Flotte russe du Pacifique.

 

Le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux BPC de classe Mistral pour la Marine russe.

 

Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sébastopol a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
La tranche complémentaire du programme Contact confirmée

 

10.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

La première pierre du programme d’ensemble de l’armée de terre Scorpion, à savoir le programme Contact (Communications numériques tactiques et de théâtre) est maintenant sur les rails. Le Ministre de la Défense lors de sa visite sur le site de Thales le 4 octobre dernier, pour célébrer le 50ème anniversaire du site de Brest (spécialisé sur les systèmes navals) a confirmé la tranche complémentaire de l’étape 1 de Contact , a confirmé ce matin Pierre Bayle, le porte-parole de Jean-Yves Le Drian, durant le point presse hebdomadaire. Représentant un engagement financier de 603 millions d’euros pour le développement et la qualification du système de radio nouvelle génération, cette tranche complémentaire fait suite à la commande par la DGA de la première phase de 210 millions d’euros.

 

Programme à haute valeur technologique qui utilise la nouvelle technologie radio-logicielle, Contact est destiné à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les vénérables PR4G.

 

Cette première étape doit venir fournir à l’armée de terre 2400 postes pour les véhicules et 2000 postes portatifs à partir de 2018. Le programme Contact c’est aussi 2000 emplois chez Thales, notamment à Cholet, où l’assemblage sera réalisé. L’étape 1 concerne les postes radios pour l’armée de terre, l’étape 2 concernera les aéronefs (combat, renseignement et transport) et l’étape 3, la marine.

 

Thales porte également de forts espoirs dans l’export. Pour mémoire, comme le rappelait ce matin le porte-parole du Ministre, 150 000 radios PR4G ont été vendues à une quinzaine de pays.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
source ppe-composites.fr

source ppe-composites.fr

14.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le prix « Ingénieur général Chanson » est attribué tous les ans par l’Association de l’Armement Terrestre à des travaux ayant fait progresser le domaine de l’armement terrestre. Il a été remis cette année par la DGA à Karine Thoral-Pierre et Jérôme Raynal pour leurs travaux sur les « Panneaux composites sandwich 3D absorbeurs d’énergie de forte puissance ». Respectivement PDG de la société CEDREM et directeur commercial et marketing en charge des activités de défense au sein de la société PPE (Pôle de Plasturgie de l’Est), les deux récipiendaires reviennent avec FOB sur l’innovation qui leur a valu cette récompense.

 

Quels étaient vos objectifs en poursuivant ces travaux ?

 

Nous souhaitions mettre au point un dispositif de protection contre les ondes de pression à forte énergie et contre des éclats parfois massifs, mais peu perforants comparés aux munitions classiques. En clair, nous voulions faire face à la menace posée par les explosions d’IED. Notre objectif était d’arriver à combiner les avantages suivants, ce qui correspond un peu à la recherche d’un Graal :

- ajustement du pouvoir absorbant du dispositif en fonction de la menace à prendre en compte.

- possibilité de conformation du matériau sur tous les véhicules quelle que soit leur forme.

- facilité de manutention et remplacement rapide et aisé.

- réduction de masse.

 

Comment se sont réparties les tâches entre vos deux PME ?

 

CEDREM a réalisé tous les calculs et les conceptions pour déterminer la structure optimale capable de dissiper l’énergie issue d’une explosion. PPE a participé à la conception des matériaux sandwich 3D et avait la charge de la mise en œuvre et de la fabrication des matériaux composites préalablement calculés.

 

Votre « B2 Box » a été récompensée. De quoi s’agit-il précisément ?

 

Jusqu’à présent, les fabricants de blindage se sont attachés à réaliser des structures très dures et raides. Nous avons voulu prendre le contre-pied de cet état de fait en travaillant sur une structure souple, avec la rupture du matériau programmée pour dissiper l’énergie au moment de l’impact. Notre matériau nous offre également la possibilité de prendre des courbes et de faire de la mise en forme. La « B2 Box » (Blast Balistic Box) et « BBOX » que nous avons mise  au point est un assemblage de tissus et de mousses liés par des pontages textiles entre les peaux. Ce pontage se consomme sous l’effet du souffle et donc absorbe une partie de l’énergie de l’agression. Tous les paramètres du matériau (épaisseur, densité, raideur…) sont modulables en fonction de la performance attendue et donc donner des propriétés bien déterminées à la protection.

 

L’idée d’avoir un matériau « mou » qui se déforme pour absorber l’énergie paraît pourtant relativement banale. Il me semble que l’industrie de l’automobile en fait un grand usage…

 

L’application militaire avait été insuffisamment explorée : faire face aux agressions d’une explosion, avec souffle et fragments impose d’aller plus loin dans la réflexion. Il est vrai que jusqu’à présent, les fabricants de blindages ont eu tendance à enfermer les véhicules dans des coquilles en rigidifiant à outrance. Quand on a évoqué pour la première fois auprès de la DGA le concept d’un blindage « mou » et déformant, il semble que la rupture technologique que nous proposions était trop en avance… Mais depuis nos interlocuteurs ont changé, la DGA a évolué et notre projet a été mieux reçu…

 

Les matériaux de base utilisés sont tout de même classiques ?

 

Oui, il s’agit d’alternances de tissus de verre, de mousses, de kevlar que l’on retrouve dans les blindages modernes. Notre spécificité tient à leur assemblage très particulier.

 

Vos sociétés ont l’habitude de travailler les matériaux composites pour la construction navale. Comment cela a-t-il influé sur vos recherches ?

 

Les matériaux composites mettant en œuvre des sandwich 3D sont habituellement utilisés dans la construction de renforts de coques de bateaux ou de cloisons étanches. Nous avons simplement cherché à utiliser ces mêmes matériaux mais en utilisant cette fois leur capacité à absorber de l’énergie lors de la rupture des espaceurs. Cedrem et PPE travaillent pour un grand nombre d’applications dans l’aéronautique, le naval, le sport, l’éolien… Cela nous ouvre des horizons et nous permet de confronter des idées originales.

 

Quelles sont les étapes qui ont précédé l’attribution du prix Chanson ?

 

Nous avons commencé à travailler sur notre matériau en 2010. Des tests mettant en jeu une mine avec des fragments métalliques ont eu lieu avant l’été 2012, puis nous avons été sélectionnés pour le prix en décembre 2012.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre matériau ?

 

A résistance égale, nous sommes deux fois plus légers que les céramiques que nous connaissons aujourd’hui. Et les céramiques sont elles-mêmes trois fois plus légères que l’acier. Avec la B2 Box nous sommes à 50kg/m2, contre environ 300 kg/m2 pour un blindage tout acier. La B2 Box est également modulable : on peut en mettre partout en fonction de la place disponible. Bien entendu, si l’intégration se fait dès la conception d’un véhicule, le résultat obtenu est encore meilleur.

 

Quels résultats avez-vous obtenu pendant vos essais ?

 

Les essais ont montré qu’après une explosion, la déformation de la structure est très bien contenue. Une surprotection «B2Box » permet de réduire la masse de la surprotection de l’ordre de 13% par rapport aux solutions actuelles et d’autre part son épaisseur. Nous pensons qu’une optimisation plus poussée permettrait de viser une réduction de masse de l’ordre de 20%. Ce gain en masse et le coût modéré des panneaux devraient attirer l’attention des concepteurs de véhicules actuellement pas ou peu protégés (camions, engins du génie) ou de transport de troupe.

 

Aujourd’hui où en êtes-vous du développement de la B2 Box ?

 

Les concepts sont validés et nous essayons de répondre à des demandes très spécifiques pour certains industriels. Et derrière nous préparons les outillages de production pour passer à la série.

 

Quels sont les industriels intéressés ?

 

Nous avons pour l’instant un accord d’exclusivité avec Nexter Systèmes dans un domaine d’application précis et cadré. Mais cet accord est limité dans le temps et Nexter devra donc se déterminer rapidement pour savoir s’il continue l’aventure avec nous ou pas. D’autres sociétés se pressent au portillon…

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
L’intégration air-sol mise en lumière lors d’un séminaire

 

15/10/2013 Armée de l'air

 

L’Air Land Integration Network Seminar (ALINS - séminaire du domaine de l’intégration air-sol) s’est déroulé à Montbéliard (Franche-Comté) le 11 octobre 2013. L’armée de l’air était l’un des partenaires majeurs de cet événement.

 

Domaine émergent mais aux résultats probants, l’intégration air-sol (ALI – air land integration) s’appuie sur des technologies clés et des équipements novateurs permettant le recueil, le traitement et la diffusion de l’information sous toutes ses formes (texte, image, son), à destination de tous les terrains d’opération et interopérables avec les forces alliées. L’ALI a été développé et porté initialement par les forces spéciales « air ». En effet, ces dernières s’appuient sur des solutions technologiques projetables adaptées aux conditions opérationnelles, interarmées et interalliés. Ces outils permettent d’accélérer l’acquisition du renseignement, de prise de décision d’engagement et la frappe d’objectifs ciblés avec les moyens adaptés.

 

L’ALI doit maintenant entrer dans une phase de développement méthodique, jouant sur les leviers scientifiques, technologiques et doctrinaux pour assurer son essor au profit de l’industrie française et de la défense nationale. C’est pourquoi ce séminaire a réuni acteurs militaires, industriels, universitaires et formateurs autour de la mise en œuvre des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le cadre de l’engagement de la puissance aérienne et des forces spéciales sur les théâtres d’opération. De nombreuses autorités militaires ont pris part aux discussions, tels que le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes, et le général Guillaume Gelée, ancien commandant des forces aériennes.

L’intégration air-sol mise en lumière lors d’un séminaire
L’intégration air-sol mise en lumière lors d’un séminaire
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
LPM : « L’équipement est la variable d’ajustement »

11.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Les mots sont de Christian Mons, reçu par l’Association des Journalistes de Défense mercredi dernier. Christian Mons qui est à la fois président du GICAT (groupement des industriels de la défense terrestre) et du CIDEF (Conseil des Industries de Défense Françaises réunissant tous les secteurs terre-air-mer) est revenu sur le projet de Loi de Programmation Militaire (LPM) 2014-2019 en cours de discussion devant les assemblées parlementaires. Et son jugement est pour le moins critique. « Les conséquences de la LPM c’est la perte d’un milliard d’euros dans le budget équipement, qui induit un risque important sur le plan de charge industriel et vont conduire à des pertes de compétences ».

 

En 2013, seuls les 2/3 du budget équipement terrestre ont été exécuté

Le constat est d’autant plus inquiétant que, même avant de discuter de la prochaine LPM, il y a déjà en ce moment d’importants retards d’exécution budgétaire. « L’Etat ne passe en ce moment aucune commande, car il attend le vote de la LPM ». Résultat: pour l’Unité de Management Terre (UM Terre), soit les matériels terrestres, « il manque un tiers de commandes sur l’exécution de la loi de finance 2013 », soit 300 millions d’euros de commandes qui vont manquer ! Les conséquences : « trou dans les plans de charges » et difficultés de « maintien des compétences ». Sans parler des impacts sur le tissu des sous-traitants, « il est très difficile d’évaluer l’impact pour les PME, mais des risques pèsent sur 200 à 400 d’entre elles ».

Certaines de ces commandes seront passées sous la prochaine LPM, mais en attendant tout prend du retard et au final, il manquera près d’une année d’exécution budgétaire… Donc des programmes qui passent à la trappe. Exemple : le programme VLTP (véhicule léger tactique polyvalent) qui devait venir remplacer les vieilles P4 (30 ans d’âge) ou les tranches conditionnelles du PPT (porteur polyvalents terrestres). Envolés ! « Le ministre est certainement de bonne foi, mais la réalité est différente » a précisé le président du CIDEF.

 

1 euros investit rapporte 1,3 euros à l’Etat

C’est le constat réalisé par les industriels de la Défense : quand l’État investit un euros dans des programmes de défense, cela rapporte 1,3 euros sur 10 ans en recettes publiques (impôts, charges sociales…), grâce aux leviers de l’exportation. Cet investissement est d’autant plus important que le risque d’un décrochage dans les marchés exports est réel, alors que les pays émergents sont de plus en plus menaçants.

 

La prochaine LPM c’est 20 000 emplois menacés

Le calcul est simple, avec les retards de commandes et l’amputation de l’inflation pour la prochaine LPM, c’est un milliard d’euros qui manquera pour les équipements. LE CIDEF fait un chiffre d’affaires de 16 milliards pour 165 000 emplois directs et autant d’indirects. Un emploi, c’est donc 100 000 euros en moyenne pour les 4000 entreprises qui travaillent dans la défense. Une perte d’un milliard, c’est 10 000 emplois directs menacés et autant d’indirects (sous-traitance…). Soit 20 000 suppressions d’emplois à attendre au cours de la prochaine LPM…

 

Le VBMR en 2018 ? « Un vœu pieux » !

Scorpion est un programme complexe qui a déjà été lancé a rappelé Christian Mons. Le programme Contact (radio nouvelle génération) est déjà acté tandis que le SIC (système d’information et de combat de Scorpion qui va remplacer 4 ou 5 systèmes existants a été commandé à Bull en début d’année. Mais il est maintenant urgent de commander les plateformes. « Il est matériellement impossible que les premiers VBMR (véhicule blindé multi-rôles, remplaçants des VAB) arrivent dans les forces en 2018 » souligne Christian Mons. La DGA (direction générale de l’Armement) doit établir un cahier des charges, rédiger un appel d’offre, lancer un appel d’offre européen, puis dépouiller les offres et prendre une décision. Chacune de ces étapes prend minimum 6 mois, sans compter les inévitables recours en justice qui paralyseront la procédure. Or, « jamais un programme d’armement n’a abouti en moins de 10 ans. Seul le PVP (Petit Véhicule Protégé), a été réalisé en  8 ans » et il s’agissait d’un programme plutôt simple comparé à un véhicule de combat ! Continuant sur le VBMR, le président du GICAT table sur un prototype livré à l’horizon 2020 pour une production vers 2025, après une évaluation par les forces qui aboutira nécessairement à des correctifs…

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:50
Plus de 1000 heures de vol pour le Watchkeeper

le Watchkeeper britannique en vol (photo Thales Richard Seymour)

 

11.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Thales UK (la branche britannique de l’électronicien français) a annoncé le 7 octobre dernier qu’un certificat de type STDA (ou Statement of Type Design Assurance en anglais) lui avait été délivré par l’autorité de l’aviation militaire du Royaume-Uni (MAA) pour son système de drone Watchkeeper. Ce certificat signifie que le système drone de Thales a atteint un niveau de sécurité et d’intégrité acceptable, ouvrant la voie pour le MOD britannique vers la délivrance de l’autorisation de mise en service initiale. Le Watchkeeper est le premier drone à recevoir un certificat de type de ce type accordé par la MAA. On a compris, il s’agit d’une étape importante vers l’acceptation des drones dans l’espace aérien.

 

Aujourd’hui, Thales a déjà livré 28 plateformes Watchkeeper à l’armée britannique et deux autres devraient être livrées très prochainement – sur un total de 54 plateformes commandées. Neuf stations sol sur les 15 ont également été livrées. A ce jour, environ 600 vols ont été réalisés, représentant plus de mille heures de vol.

 

Rappelons également que dans le cadre de la coopération franco-britannique, le Watchkeeper pourrait intéresser la France, notamment l’armée de Terre, comme l’un des successeurs potentiels du SDTI (système de drone tactique intérimaire). Dans le cadre de cette coopération bilatérale, en juillet 2012, une Task Force Watchkeeper a été mise en place par les deux chefs d’état majors des armées de terre française et britannique.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:50
Statement by EU High Representative Catherine Ashton on her Final Report on the CSDP

Brussels, 15 October 2013 REF 131015/01 - www.eeas.europa.eu

 

The High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice President of the Commission, issued the following statement today:

 

" I was asked by the European Council in December 2012 to present proposals to further strengthen the Common Security and Defence Policy (CSDP), ahead of a discussion by leaders in December of this year. I presented an interim report in July and I am now issuing the final report.

 

This debate among leaders comes at an opportune moment. The EU needs to protect its interests and promote its values, and it needs to be able to act as a security provider both in its neighbourhood and at the international level. To be credible, this requires capabilities and a strong industrial base.

 

This is both a challenge and an opportunity. Defence cooperation is never straightforward, but there is certainly scope for further enhancing cooperation among the Member States to develop and deploy capabilities. In addition, the defence industry can be a driver for jobs, growth and innovation.

 

The report sets out proposals and actions in three areas:

 

- Strengthening CSDP: the Union needs to be able to respond rapidly to security challenges - cyber, space, energy, maritime and border security. To act as a security provider we need to be able to engage with partners, and to build the capacity of partner organisations and third states, using all the tools of our external action. This is the idea of our comprehensive approach.

 

- Enhancing European defence capabilities: cooperation has become essential to the maintenance of capabilities and to the success of CSDP. It allows Member States to develop, acquire, operate and maintain capabilities together, making best use of potential economies of scale.

 

- Reinforcing Europe's defence industry: a strong and healthy industrial base is a prerequisite for developing and sustaining defence capabilities and securing Europe's strategic autonomy. The European Commission put forward a Communication "Towards a more competitive and efficient European defence and security sector" in July. The proposals in my report complement the Commission's work."

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:25
Russia has proposed joint development of the T-50 to Brazil

15.10.2013 Rostec

 

The two sides are expected to discuss the creation of advanced aviation technology

 

The Russian delegation has invited Brazil to participate in the joint development of its fifth-generation T-50 (PAK FA).

 

During negotiations, the parties will discuss military and technical cooperation, according to reports of RIA Novosti based on information from representatives of the delegation.

 

Led by minister of defense Sergei Shoigu, the Russian delegation will visit Peru and Brazil from October 14-17. The delegation also includes Alexander Fomin, head of the Federal Service for Military-Technological Cooperation, and Anatolii Isaikin, head of Rosoboronexport.

 

Brazil has still not yet selected the winner of the bidding competition for 36 fighter aircraft for its air force. The estimated amount of the contract is $4 billion.

 

“We are prepared to propose to our partners at the negotiations in Brazil not only the purchase of modern, ready-made models of aircraft such as the Su-35, but also the opportunity to develop in tandem future aircraft models such as the T-50,” said a representative of the delegation.

 

The Brazilians have three aircrafts: the French RAFAL, the Boeing F/A-18E/F Super Hornet, and the SAAB JAS-39. The Su-35 is not included in this list, which is why Russia has proposed the purchase of ready-made fighter jets in addition to the opportunity to co-produce the new, advanced aircraft systems.

 

The fifth-generation T-50 fighter has a top speed of more than 2,500 km/h, as well as artificial intelligence–the plane is able to perform complex operations without the aid of the pilot. The T-50 also has automatic target recognition, and special transceiver electronics are designed to inform the pilot of potential threats.

 

Key elements of the T-50 design have been produced at Rostec plants. Designers at the United Engine Corporation developed the propulsion system. Specialists of RT-Khimkompozit made the cockpit canopy and trim.

 

The company Radio-Electronic Technologies designed the avionics and other electronic equipment to meet the requirements of a fifth-generation aircraft.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:35
Le porte-avions Admiral Gorchkov quittera la Russie pour l'Inde le 30 novembre (Moscou)

MOSCOU, 14 oct 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Le porte-avions Admiral Gorchkov, un bâtiment rénové de l'époque soviétique, a passé avec succès les essais en mer et quittera les eaux russes le 30 novembre pour être livré à l'Inde avec plus de cinq ans de retard, a annoncé lundi un responsable gouvernemental russe.

 

"Les essais en mer ont été passés avec succès", a déclaré le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, cité par les agences russes.

 

"Les défauts qui étaient apparus pendant les essais l'année dernière ont été complètement rectifiés", a-t-il ajouté lors d'un entretien avec le Premier ministre Dmitri Medvedev.

 

M. Rogozine, responsable de l'industrie de la Défense au sein du gouvernement, a ajouté que le navire, qui sera rebaptisé avant sa livraison INS Vikramaditya, quitterait les eaux russes le 30 novembre en direction de l'Inde.

 

L'Inde avait signé avec la Russie en 2004 un contrat de modernisation de ce navire. Mais sa livraison, prévue au départ à l'été 2008, avait été repoussée de plusieurs années en raison de plusieurs différends financiers, de retards dans la livraison d'équipements ainsi que de problèmes apparus lors de tests.

 

La facture de l'Admiral Gorchkov a depuis plus que doublé à 2,3 milliards de dollars.

 

Ces problèmes avaient tendu les relations entre Moscou et New Delhi, un de ses alliés de l'époque soviétique et premier client de son industrie militaire.

 

La réalisation de ce contrat constitue "une question de prestige pour notre industrie navale", a souligné Dmitri Medvedev.

 

Construit il y a trente ans, l'Admiral Gorchkov rebaptisé INS Vikramaditya doit combler le vide laissé par le tout premier porte-avions indien, l'INS Vikrant, retiré du service en 1997.

 

M. Rogozine a relevé que le navire qui serait livré dépassait les exigences techniques prévues dans le contrat, notamment en termes de vitesse.

 

"J'ai même dit pour plaisanter au ministère indien de la Défense que cela faisait même de la peine de le livrer", a rapporté le vice-Premier ministre.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 16:55
Sagem présente son Patroller à l’armée de terre

Le Patroller exposé à Saumur dans les locaux du CEERAT, dans sa configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et sa nacelle Comint. (crédit : Sagem)

 

14.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’industriel français Sagem (groupe Safran), a présenté pour la première fois officiellement son drone Patroller à l’armée de terre la semaine dernière. Le Patroller a notamment été présenté aux spécialistes de la guerre électronique, à l’occasion du 9ème Forum du renseignement de l’armée de terre, organisé cette année à Saumur.

Le drone que Sagem souhaite proposer face au Watchkeeper pour succéder au SDTI (Système de drone tactique intérimaire) a réalisé cet été (juillet/août) 16 vols complémentaires d’essais, en configuration multi-capteurs. Cette campagne de vols fait suite à celle menée en juin dernier (relire l’article de FOB ici). Sagem se félicite des résultats obtenus lors de cette dernière campagne. Ces vols, qui ont été organisés en région parisienne, visaient à valider les performances de l’aéronef muni de son pod de guerre électronique. La charge utile COMINT (COMmunications INTelligence) de Thales et la boule optronique Euroflir 410 (Sagem) combinées, en temps réel depuis la station sol, ont montré de « très bons résultats », notamment pour l’aspect guerre électronique. Les relevés de radio-goniométrie ont révélé une précision élevée sur les émetteurs militaires et civils en plastron, selon l’industriel français. Ainsi qu’une  « sensibilité nominale » à propos de la comptabilité radio-goniométrie avec l’ensemble des équipements radios et électroniques de bords. C’est donc une configuration multi-capteurs dérisquée que propose aujourd’hui Sagem à l’armée de terre, avec un pod guerre électronique calibré pour offrir la précision compatible avec les missions militaires.

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 13:40
photo LdDef

photo LdDef

 

14/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Sans tambour, ni trompette, DCNS et STX France vont procéder ce mardi à la mise à flot du Vladivostok, le premier Bâtiment de projection et de commandement, de type Mistral destiné à la marine russe. Une cérémonie zappée par le gouvernement français en raison des relations glaciales entre la France et la Russie.

 

C'est presque en catimini que les industriels (DCNS - maître d'œuvre - et STX France) vont mettre à flot ce mardi en fin de matinée à Saint-Nazaire, le Vladivostok, le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) commandés en novembre 2011 par la marine russe pour 950 millions d'euros, l'un des très rares gros contrats signés lors de la présidence de Nicolas Sarkozy. Difficile toutefois de cacher la mise à l'eau d'un tel bâtiment tant ces BPC, de type Mistral, long de près de 200 mètres environ, ne passent vraiment pas inaperçus.

 

Mais, compte tenu des relations plutôt fraiches actuellement entre Paris et Moscou en raison de leurs divergences de vue sur le dossier syrien, le gouvernement Ayrault a décidé d'assurer pour la cérémonie prévue à Saint-Nazaire un service minimum. A priori, seules les autorités militaires - le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Bernard Rogel, et son homologue russe - ainsi que les industriels français et russes assisteront à cette cérémonie. Quelques politiques devraient être présents.

 

Quelle suite pour le BPC en Russie

 

Au-delà des relations diplomatiques actuelles entre les deux pays, la Russie, qui détient une option d'achat pour deux autres BPC fabriqués cette fois-ci sur le sol russe, ne l'a pas pour le moment annulée. Avant de prendre une décision, Moscou veut au préalable tester un, voire les deux BPC en opération. Le Vladivostok devrait être remis fin 2014 à la marine russe à l'issue des essais en mer. "Ils sont toujours dans cet état d'esprit", explique-t-on à La Tribune. Pour les militaires russes, il faut déterminer le rôle et la place de ces navires dans leur flotte. Et, d'ici là, les relations entre les deux pays se seront peut-être apaisées.

 

Ce qui pourrait ouvrir une nouvelle coopération dans le domaine militaire entre les deux pays. Selon nos informations, la Russie et la France étaient très intéressées il y a peu de temps encore pour le co-développement d'un pétrolier ravitailleur. Les deux pays ont besoin de renouveler leur flotte. Mais aucun crédit n'a été inscrit en France dans la loi de programmation militaire (2014-2019). Fin 2012, la Direction générale de l'armement (DGA) avait pourtant confié à DCNS un contrat de levée de risque d'environ cinq millions d'euros en vue de préparer le lancement d'un appel d'offre sur la construction de quatre pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale. Un projet qui à terme était estimé à près de 1 milliard d'euros, dont STX serait le grand bénéficiaire en cas de succès du chantier naval militaire.

 

Les industriels russes déjà impliqués dans la construction du Vladivostok

 

Alors que la construction du premier BPC a débuté en février 2012, le chantier russe de Saint-Pétersbourg OSK a participé à la construction du Vladivostok en tant que sous-traitant de STX France. Il a notamment assemblé la partie arrière du BPC avant qu'elle ne soit acheminée vers Saint-Nazaire.

 

Lancé en 2000, le programme BPC est un peu aujourd'hui le "couteau suisse" de la marine française, qui en a reçu trois exemplaires (Mistral, Tonnerre et Dixmude). Il peut aussi bien servir de porte-hélicoptères (6.400 mètres carrés de pont d'envol), de transport de matériels (jusqu'à 59 blindés, dont 13 chars Leclerc), de bateau de commandement grâce à son système de communication performant (Thales), de navire hôpital ainsi que d'évacuation de personnes. Lors de l'opération Baliste lors du conflit entre le Liban et Israël en 2006, 4.753 personnes avaient pu être ainsi évacuées.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 12:55
Les grands chantiers de la base navale de Toulon

Le prochain passage du porte-avions « Charles-de-Gaulle » en bassin, prévu pour 2016, doit entraîner de lourds travaux de mise aux normes dans la base navale.

 

14 octobre 2013 varmatin.com

 

L’arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade et le grand carénage du Charles-de-Gaulle concentrent l’essentiel des travaux prévus dans le port militaire pour les trois ans à venir

 

Il est un quartier de Toulon où des millions sont engagés chaque année pour des travaux de toute sorte. Une ville dans la ville où les quelque 20 000 travailleurs quotidiens ne se plaignent guère, pourtant, des nuisances liées aux chantiers. Cet endroit, c'est la base navale. Et à la tête de ces travaux colossaux, on trouve l'Établissement(1)du service infrastructure de la Défense (Esid).

 

L'Iper du « Charles » déjà en préparation

 

À l'arsenal comme ailleurs au pied du Faron, les casques antibruit et les chaussures de sécurité sont donc légion en cette période de rentrée. Malgré la baisse des crédits affectés la Défense ? « Nous sommes relativement préservés », confesse Jean-Pierre Cordier, directeur de l'Esid de Toulon. « Ces derniers temps, notre chiffre d'affaires est même en augmentation. »

 

Jusqu'à se retrouver « dopé » à hauteur de 130 à 150 millions d'euros par an, investis dans le lifting permanent des installations de la Marine nationale. Soit une augmentation de 30 à 50 % par rapport aux années précédentes. Nul miracle là-dessous : dans le plus grand port militaire de France, trois opérations d'envergure ont été engagées, qui confortent encore Toulon - si besoin était - dans sa position dominante de port de projection de forces.

 

Les deux premières missions pour l'Esid consistent à préparer l'arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade, qu'ils soient frégates multimissions (six exemplaires, de 2015 à 2025) ou sous-marins nucléaires Barracuda (six exemplaires, de 2017 à 2025). Leur technologie particulière et leurs dimensions impressionnantes vont obliger les services des ex-Travaux maritimes à mettre les petits plats dans les grands (lire en page suivante), en adaptant infrastructures portuaires et connexes.

 

Un plus pour l'économie locale

 

La troisième opération doit préparer le prochain arrêt technique majeur du porte-avions « Charles-de-Gaulle » (2016) en donnant un coup de jeune aux équipements des bassins Vauban. Tous ces chantiers sont également liés par une réfection généralisée du réseau électrique.

 

Ces travaux ne sont pas une mince affaire. Mais ne sont pas non plus les seuls à occuper Jean-Pierre Cordier. L'ingénieur explique ainsi que sont également lancées ou prévues des opérations concernant le soutien de l'homme : construction ou remise à niveau des casernements, centre de restauration et centre médical des armées. Un troisième point d'alimentation électrique pour l'arsenal doit également voir le jour, ainsi, qu'entre autres, le démantèlement et le remplacement de bateaux-portes et de ras d'accostage. Bref, largement de quoi occuper les ingénieurs et techniciens de l'Esid et de ses sous-traitants et de donner, au passage, un solide coup de fouet à l'économie locale.

 

 

 

1. Ex-Travaux maritimes, l'Établissement du service infrastructures de la Défense de Toulon s'occupe de gérer (investissements, aménagement, entretien…) le patrimoine immobilier de la base de Défense de Toulon, dont le périmètre s'étend de Hyères à Saint-Mandrier.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:55
FREMM : Chronique d’un incroyable gâchis

14/10/2013 Mer et marine

 

Pour la première fois, la semaine dernière, le ministre français de la Défense a ouvertement envisagé la possibilité d'un abandon des trois dernières frégates multi-missions (FREMM) destinées à la Marine nationale. En lieu et place, ces bâtiments pourraient être remplacés par des frégates de taille intermédiaire (FTI), prévues initialement pour succéder aux La Fayette. Pour l'heure, Jean-Yves Le Drian n'a pas tranché, renvoyant la décision à la fin de l'année 2016. Mais, d'ores et déjà, on peut estimer que les esprits sont préparés à cette éventualité, qui pour être honnête ne surprend personne. Toutefois, si depuis plusieurs mois il n’y a plus grand monde pour croire à la construction des FREMM 9 à 11, cette nouvelle amputation probable du programme laisse quand même un profond sentiment de gâchis. 

 

 

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

 

 

Un programme étalé et probablement amputé

 

 

Concrètement, la série FREMM, qui comprend toujours officiellement 11 unités, risque bien de s’achever avec le huitième exemplaire, cela pour deux raisons. D’abord, la date de 2016 correspond à la fameuse clause de revoyure intégrée dans le projet de loi de programmation militaire examiné actuellement par le parlement. En clair, il s’agira de vérifier, dans trois ans, si les moyens financiers de l’Etat sont bien en adéquation avec les investissements prévus pour les différents programmes d’armement inscrits sur la période de la LPM (2014 – 2019). Alors que les huit premières FREMM ont été commandées en novembre 2005, les trois suivantes furent notifiées en octobre 2009. Un avenant est néanmoins en cours de négociation afin de transformer la commande ferme de 2009 en une simple option, assortie d’un étalement du rythme de production des FREMM précédentes. Ainsi, au lieu de 8 frégates livrées d’ici 2019, seules 6 seront opérationnelles à cette date. Par ailleurs, l’avenant au contrat va comporter le remplacement des frégates 7 et 8, qui devaient être des sisterships des 6 premières unités, par des bâtiments dotés de capacités de défense aérienne renforcées. Il s’agit des fameuses « FREDA », qui remplaceront les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart et devaient être initialement réalisées en toute fin de programme, c'est-à-dire en 10ème et 11ème positions. En étant avancées dans la première tranche du contrat (tout en demeurant livrables au début des années 2020 compte tenu de l’étalement du programme), ces frégates sont pour ainsi dire « sanctuarisées », répondant au souhait de la Marine nationale de disposer au minimum de quatre bâtiments de défense aérienne. Mais cela augure mal de la tranche optionnelle, qui fait désormais office de « bonus », au cas où les comptes publics se redresseraient suffisamment dans les trois prochaines années.

 

 

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

 

 

L’imbroglio des frégates de premier rang

 

 

En dehors du fait que l’on peut en douter, une autre raison pousse à l’abandon des trois dernières FREMM. Il s’agit des nouvelles frégates de taille intermédiaire (FTI), dont le ministre a lui-même annoncé l’existence lors de sa visite à Toulon en juin dernier. Ce projet, que même les marins ont du mal à définir, porte sur des bâtiments de 3000 à 4000 tonnes (contre 6000 tonnes pour les FREMM). Au départ, il visait à remplacer les cinq frégates du type La Fayette (3600 tonnes en charge), mises en service entre 1996 et 2001 et qui doivent faire l’objet d’une rénovation sommaire (ajout d’un sonar notamment) à la fin de la décennie. Mais les choses commencent à se complexifier avec l’évolution du format des frégates dites de « premier rang », c'est-à-dire les plateformes les plus armées, celles normalement destinées au combat de haute intensité.

 

Jusqu’en 2008, les La Fayette, ou FLF, étaient appelées « frégates légères » et donc rangées dans la catégorie des frégates de « second rang » en raison de leur gabarit moyen et leur armement relativement modeste. Mais suite au précédent Livre Blanc, elles ont été reclassées pompeusement frégates de premier rang. Cela, pour répondre aux « ambitions » fixées il y a cinq ans. Le Livre Blanc, et derrière lui la LPM de l’époque qui en était sa traduction, avaient étalé et amputé une première fois le programme FREMM, alors passé de 17 à seulement 11 unités, tout en réduisant le format des frégates de premier rang à 18 bâtiments. Une cible qu’il n’était pas possible d’atteindre avec un nombre limité de FREMM. Pour y parvenir, les FLF sont donc venues grossir les effectifs, s’ajoutant aux deux frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul du type Horizon (mises en service en 2010 et 2011), aux deux frégates antiaériennes du type Cassard (F70 AA) aux deux frégates anti-sous-marines du type Tourville (F67) et aux sept frégates anti-sous-marines du type Georges Leygues (F70 ASM). On notera d’ailleurs que, cinq ans plus tard, les deux Tourville et le Georges Leygues ont été désarmés, seule l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM, ayant été livrée. Cela signifie que la flotte française aligne à ce jour 16 frégates de premier rang.

 

 

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le nouveau Livre Blanc, élaboré cette année, réduit pour sa part à 15 le nombre de frégates de premier rang dont la marine doit disposer à l’horizon 2025. Ce qui, avec 11 FREMM et deux Horizon, ne laisse plus de place pour les cinq FLF, que l’on appelle à nouveau « frégates légères ». Comme il serait bien entendu ridicule de lancer un nouveau programme comprenant seulement deux unités, sauf à y intégrer le remplacement des six frégates de surveillance du type Floréal (mais la marine envisage plutôt, dans ce cas, des patrouilleurs hauturiers), l’idée fait donc son chemin d’abandonner les trois dernières FREMM pour les remplacer par des FTI, portant ainsi cette série à cinq unités. Une sorte de « minimum syndical » pour que le projet soit industriellement et économiquement viable.  On peut au demeurant se demander pourquoi la France n’a pas, tout simplement, choisi de construire deux FREMM supplémentaires. C’eut été non seulement plus logique, mais sans doute moins coûteux, comme on le verra plus loin.

 

Toujours est-il que les FTI seront considérées comme des frégates de premier rang, bien que nettement plus légères que les FREMM et Horizon, pour lesquelles la marine, jamais avare de nouvelles appellations, a trouvé une nouvelle qualification, celle de « frégates lourdes », pour les différencier des frégates plus légères, comme les FLF et FTI.

 

 

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

D'éventuels contrats à l’export et du travail pour l'ingénierie

 

 

En fait, le principal avantage des FTI consiste à donner du travail à l’ingénierie de DCNS, qui en manquera probablement si aucun projet nouveau ne voit le jour dans les prochaines années. En lançant plus rapidement le programme des frégates de taille intermédiaire, c'est-à-dire vers 2016/2017 (dans le projet de LPM, la notification des études est prévue en fin de période), la charge des bureaux d’études de Lorient, et derrière elle le maintien des compétences, pourraient être assurés. C'est l’un des grands arguments du ministère de la Défense.

 

Ce dernier met également en avant un intérêt pour l’export. En dehors de la France, la FTI serait en effet proposée à l’international, permettant à DCNS de disposer, dans son catalogue, d’un nouveau produit (éprouvé à la mer et « labellisé » par la Marine nationale) situé entre la corvette du type Gowind Combat et la FREMM.

 

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

 

Une salve injuste de critiques

 

 

Ces justifications en faveur de la FTI tombent au moment où la frégate multi-missions commence, opportunément, à faire l’objet de critiques sur son manque de succès hors de l’Hexagone. Il est vrai que, depuis le lancement du programme, en 2005, seul le Maroc en a commandé un exemplaire, qui sera livré le mois prochain par DCNS. On entend donc dire ici et là que la FREMM est un bateau trop complexe et donc trop coûteux, qui ne serait finalement pas adapté à l’export. Sous-entendu, les industriels français feraient mieux, le prochain coup, de concevoir un bâtiment plus simple, donc moins cher et, forcément, plus facile à vendre. CQFD. Sauf que ce raisonnement ne tient pas la route, ni d'un point de vue opérationnel, ni d'un point de vue commercial. Au-delà du fait que l’industrie construit ce qu’on lui demande, sur la base des spécifications exigées par son client, en l'occurrence l'Etat, la FREMM n’est pas trop complexe. C’est une frégate de premier rang, conçue pour les combats de haute intensité, avec un potentiel d’évolution important pour tenir compte de l’émergence de nouvelles menaces et des développements technologiques attendus dans les 30 ans à venir. Ce n’est pas un vague bateau civil peint en gris et chichement équipé de quelques canons, qui peut certes impressionner des trafiquants ou des pêcheurs, mais n’a aucune valeur en cas de conflit sérieux.  

 

 

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

 

 

Une bête de guerre polyvalente et optimisée

 

 

La FREMM est faite pour donner des coups tout en les évitant et, si ce n’est pas le cas, être capable de les encaisser. De plus, cette frégate réussit le tour de force d’être l’une des plus polyvalentes - si ce n’est la plus polyvalente - au monde, répondant ainsi à la grande tendance du marché, axé sur des plateformes de plus en plus versatiles. Aucun autre bâtiment n’est capable de mettre en œuvre des missiles de croisière, une défense surface-air de premier ordre (Aster 15 et Aster 30), un hélicoptère aussi performant que le NH90 et un sonar remorqué de pointe comme le Captas 4. Le tout pour un prix dans la moyenne de la concurrence internationale, jouant dans la même catégorie technologique mais n’ayant pas toutes les capacités de la frégate française. Dans le même temps, DCNS a conçu un bâtiment nécessitant une maintenance bien moins lourde que celle de ses aînés, tout en automatisant au maximum la plateforme pour parvenir à réduire l’équipage sous la barre des 100 marins. Du jamais vu sur un bateau militaire de ce type, dont le résultat est une diminution significative du coût d’exploitation. Et quand bien même on pourrait arguer que la FREMM est trop équipée, rien n’empêche un client potentiel de faire l’impasse sur tel ou tel matériel.

 

Quant à la taille de la plateforme, 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes à pleine charge, cela fait de la FREMM un « beau bébé », mais ce n’est pas non plus un mastodonte. Bien moins grosse que les destroyers américains (9000 tonnes), elle est à peine plus lourde que la future frégate britannique du type 26 (5400 tonnes), équivalente à la F100 espagnole (6000 tonnes) et plus légère que la FREMM italienne et la nouvelle F125 allemande (7000 tonnes). On rappellera de plus que, dans la construction navale, ce n’est pas volume ni le poids qui coûtent cher, ce sont bel et bien les équipements.

 

 

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

 

 

Le syndrome Rafale

 

 

La vérité, c’est que peu de marines ont les moyens de s’offrir des frégates de premier rang et que, sur ce marché de niche, la concurrence est évidemment sévère, mêlant des contraintes économiques et techniques à des questions politiques. Une situation renvoyant directement à celle du Rafale, qui attend depuis longtemps son premier contrat à l’export. Que n’a-t-on entendu dire sur l’appareil de Dassault qui, après avoir essuyé tant de critiques, va sans doute être porté aux nues après la probable commande géante de l’Inde, suivie peut-être par d’autres ?

 

Le problème est le même avec la FREMM, qui peut très bien créer la surprise dans un certain nombre de pays susceptibles de l’acheter. Surtout que le premier exemplaire, l’Aquitaine, va prochainement entrer en service, permettant à ce design de prouver son efficacité en opérations et ainsi de convaincre des clients potentiels. Ce n’est donc certainement pas le moment, alors que l’industrie navale française dispose d’un produit exceptionnel, d’aller expliquer à la terre entière que, tout compte fait, la France préfère investir dans un autre bateau, dont l’intérêt est en plus contestable.

 

 

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

 

 

La FTI sans grand intérêt ?

 

 

Il faut, en effet, bien comprendre que développer un nouveau modèle moins imposant et plus basique ne fera pas exploser les ventes de frégates françaises à l’international. D’abord, comme on l’a dit, le prix de la tôle joue un rôle minime dans le budget final. Ensuite, les clients voudront des équipements. Au minimum des missiles antinavire, un système de défense aérienne, un hélicoptère, une grosse pièce d’artillerie, des torpilles, le tout avec les senseurs associés, dont pourquoi pas un sonar remorqué. En somme, la dotation standard d’une FREMM. Il est d’ailleurs intéressant de noter que DCNS a déjà développé une frégate de taille intermédiaire, la FM400. Ce modèle de 4000 tonnes, lancé en 2008, était destiné à succéder aux La Fayette, différentes versions étant proposées suivant les besoins des marines (unités plus axées sur la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine ou l’action vers la terre). Sauf que, trois ans plus tard, le groupe naval a mis la FM400 en sommeil, après s’être rendu compte auprès des prospects que l’intérêt pour un tel bâtiment n’était pas avéré. En effet, compte tenu du niveau d’équipements demandé, le prix de la FM400 était finalement très proche de celui de la FREMM, ne justifiant donc pas l’achat d’un bâtiment plus petit et aux capacités inférieures. Sans compter que la présence de la FM400 compliquait le discours commercial de DCNS.  

 

 

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le danger du nivellement technologique vers le bas

 

 

En fait, la seule manière de réduire significativement le prix est de jouer sur les caractéristiques militaires de la plateforme, c'est-à-dire concevoir un bateau plus simple et moins protégé, en clair se rapprocher d’une construction civile pour développer une frégate « bas de gamme ». Le concept serait valable pour remplacer les frégates de surveillance du type Floréal, déjà réalisées aux normes civiles et qui seront désarmées au cours de la prochaine décennie. Mais il ne correspond en aucun cas ce que doit être une frégate de premier rang. L'approche visant à réduire significativement les coûts peut aussi s'obtenir en proposant des performances moindres et un recours limité aux automatismes, ce qui signifie un prix inférieur à l’achat mais par exemple plus de marins, donc des frais de personnel plus élevés en exploitation. 

Seul problème, outre le fait que revenir sur l’automatisation au moment où l’on souhaite réduire les effectifs est une curieuse démarche, la valeur ajoutée de l’industrie française tient essentiellement dans l’avance technologique qu'elle propose. C’est un facteur crucial de différenciation par rapport aux pays à bas coût de production. Si cette plus-value n’est pas au rendez-vous, DCNS peut difficilement être compétitif, surtout face à des chantiers asiatiques, qui savent au demeurant de mieux en mieux intégrer les équipements occidentaux. Espérer gagner des parts de marché en nivelant les produits vers le bas est donc, semble-t-il, un pari assez risqué, puisqu’il expose encore plus à la concurrence. Sauf bien entendu à vouloir seulement réaliser les études en France et faire construire les bateaux dans des pays à la main d’œuvre bon marché. Mais, même dans ce cas, ce n’est pas gagné.   

 

 

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

 

 

FREMM : Un programme qui était pourtant parfait

 

 

On peut, enfin, achever cette réflexion en revenant sur le prix des FREMM, qui commence à être montré du doigt. Oui, ces frégates sont aujourd’hui plus chères que ce qui était annoncé lors du lancement du programme en 2005 (7 milliards d’euros pour 17 frégates). Mais à qui la faute ? A l’Etat, et d’abord à l’ancienne majorité, qui a décapité un superbe projet basé sur une très forte productivité. Celle-ci était conditionnée par une grande série (17 frégates) et une cadence de livraison particulièrement élevée (une tous les 7 mois), permettant à DCNS (qui a investi pour l’occasion des dizaines de millions d’euros dans la modernisation de son outil industriel lorientais) et ses sous-traitants d’optimiser au maximum les achats et la production. Au moment où le programme a été mis sur les rails, il s’agissait de remplacer non seulement les frégates d’ancienne génération, mais aussi les avisos, avec pour objectif de construire une flotte homogène offrant des gains importants en termes d’exploitation, de formation, de maintenance et de gestion des pièces détachées, de l’armement et des équipements. En supprimant six FREMM en 2008, l’Etat a obéré les gains de productivité escomptés et, mécaniquement, renchéri le coût du programme puisque l’effet de série est bien moindre. Sans même parler des pénalités prévues dans le contrat en cas d’annulation ou d’étalement, DCNS et ses fournisseurs ont été obligés de revoir la facture à la hausse, ce qui doit aussi avoir des répercussions sur les tarifs proposés à l’export, puisque l’amortissement du projet est moindre sur sa base nationale. Selon le chef d’Etat-major de la marine, auditionné au Sénat le 17 septembre, « l'ordre de grandeur est qu'en passant de 17 à 11, nous renchérissons le coût de la commande d'environ deux FREMM ».

 

 

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

 

 

Moins bien pour plus cher…

 

 

Sous couvert d’économies budgétaires, qui n’en sont aucunement à terme, la nouvelle LPM en rajoute donc une couche en étalant encore le programme, l’écart entre deux livraisons risquant d’atteindre 14 mois, soit le double de la cadence d’origine. Avec à la clé de nouveaux surcoûts. Et l’on s’achemine droit vers la suppression de trois frégates supplémentaires, décision qui, si elle se confirme, ne sera évidemment pas neutre financièrement. De plus, comme si la situation n’était déjà pas assez ubuesque, il faudra financer les études et la construction des FTI pour, finalement, compenser la baisse des commandes de FREMM, qui auraient pourtant, au passage, pu remplacer les La Fayette. Puis, dans la foulée, il sera nécessaire de développer un nouveau patrouilleur hauturier pour prendre la relève des avisos, alors que ceux-ci devaient initialement voir leur succession assurée par les FREMM. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que, pendant ce temps, il faut prolonger des bâtiments à bout de souffle, soumis à cause de leur grand âge à des pannes plus fréquentes, des frais d’entretien qui augmentent et des capacités réduites en raison des avaries.

 

Au final, la France va réussir une nouvelle fois ce tour de force dont elle a le secret : payer plus pour avoir moins, et moins bien. Une gestion consternante que les magistrats de la Cour des comptes apprécieront sans doute, un jour, à sa juste valeur…

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:55
Thales: nouveau Président de ThalesRaytheonSystems France

 

11/10/2013 Cercle Finance

 

A compter du 1er octobre 2013, Jérôme Bendell est nommé Président de ThalesRaytheonSystems SAS, entité française de la société commune de Thales et Raytheon.

 

Il succède à Philippe Duhamel, nommé Président directeur général de ThalesRaytheonSystems en juillet dernier.

 

Jérôme Bendell rejoint Thales en 2009 au poste de directeur des activités systèmes de communications navales.

 

Il a contribué notamment au développement de l'activité au Brésil, en Russie et au Moyen-Orient ainsi qu'au succès de projets navals clés tels que les frégates Horizon et les frégates Multi-Missions (FREMM) en France et en Italie ou le porte-avion Queen Elizabeth Class au Royaume-Uni.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 09:55
photo EMA

photo EMA

12.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Nexter Systems va assurer le soutien en service du "Camion Equipé d'un Système d'Artillerie" (Caesar) dans le cadre d'un contrat de 97,826 millions d'euros attribué par la SIMMT fin août (cliquer ici pour voir l'avis d'attribution publié le 10 octobre).

 

Sont concernés les 77 Caesar en parc dans l'armée française. On notera que la seconde tranche de 64 Caesar inscrite dans l’actuelle LPM (2009-2014) pour la période 2014-2019 n’apparaît effectivement plus dans le projet de loi). Signe que l'artillerie va faire les frais de la LPM à venir?

 

Exportations. Lors de son audition, fin septembre, devant la commission de la Défense, le PDG de Nexter Philippe Burtin, a déclaré que "le Danemark est sur le point de formaliser sa consultation pour 21 systèmes Caesar ; nous attendons le versement de l’acompte pour la confirmation de 37 systèmes par l’Indonésie, sans parler de l’Inde pour laquelle un projet est lancé pour 814 machines. Nos discussions se poursuivent avec d’autres pays. Ce système d’artillerie est efficace et son emploi par l’armée française dans le cadre de l’opération Serval est pour nous un argument majeur." Cliquer ici pour lire le texte intégral de son audition.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:55
Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

L'industrie d'armement sera touchée par la Loi de programmation militaire

 

11/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industries de la défense vont perdre 30 % de leurs ressources par rapport à la trajectoire de la précédente loi de programmation militaire (LPM). Les crédits baissent de 41 % pour les grands programmes (Rafale, hélicoptères, sous-marins...) et de 11 % pour la dissuasion.

 

Le ministère de la Défense prend sa part (trop?) dans le redressement de la situation financière de la France. Et comme le rappelle le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition au Sénat, l'élaboration de la loi de programmation militaire (LPM) a "été un exercice difficile. Un exercice difficile qui a visé à conjuguer souveraineté stratégique et souveraineté budgétaire, dans la situation économique d'aujourd'hui, a été demandé à la mission Défense".

Un exercice où l'on sent l'extrême rigueur, qui touche ce ministère, à travers la sècheresse des chiffres cités par Laurent Collet-Billon. "Il a fallu ainsi trouver un équilibre financier sous fortes contraintes", a-t-il expliqué. Dans ce nouveau cadre, la direction générale de l'armement (DGA) injectera 10 milliards d'euros par an dans l'industrie de défense qui devront permettre "de maintenir à terme les compétences critiques" à l'autonomie stratégique de la France. "Si l'exécution de la programmation est conforme, il ne devrait y avoir aucune catastrophe majeure, mais bien sûr il y aura des ajustements", a-t-il estimé. Et de rappeler que "les modèles de rupture, qui auraient pu sacrifier un secteur, ont été ainsi écartés".

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

Une baisse de 30 % par rapport à la LPM précédente

Pour le programme 146 "Equipements des forces", le principal programme suivi par la DGA), les ressources prévues pour les opérations d'armement - programmes à effet majeur (PEM), les autres opérations d'armement (AOA) et la dissuasion - s'élèvent à environ 10 milliards d'euros annuels. Soit 59,5 milliards sur la période 2014-2019. "C'est en retrait sensible (- 30 %) par rapport à la programmation précédente, devenue intenable budgétairement, qui prévoyait une augmentation des ressources de 1 milliard d'euros par an en moyenne", a expliqué Laurent Collet-Billon.

Par rapport à la précédente LPM, le recul des crédits pour les PEM (34 milliards d'euros entre 2014-2019), dont le Rafale, les hélicoptères Tigre et NH90, les frégates FREMM, s'élève à 41 % et pour les AOA (7,1 milliards entre 2014-2019), des opérations nécessaires à la cohérence de la LPM, à 18 %, selon les chiffres cités par Laurent Collet-Billon. Enfin, la dissuasion (18,4 milliards d'euros sur la période) est un peu épargnée. La baisse n'est "que" de 11 %. Des baisses "extrêmement fortes" mais cela "a été décidé en concertation avec les états-majors", a précisé cet aficionado de rugby.

 

Comment en est-on arrivé à une telle trajectoire ?

Le ministère de la Défense doit régulièrement composer avec des cycles de production. Les deux dernières LPM, tout comme la prochaine, sont des LPM de fabrication. Et elles sont donc  extrêmement dévoreuses de crédits. En outre, la précédente majorité avait été très ambitieuse en 2007 lors de la précédente LPM pour l'équipement des armées par rapport à la situation budgétaire de la France. Par ailleurs, le ministère doit déjà réfléchir au lancement de nouveaux programmes pour 2030.

D'où cette nouvelle trajectoire meurtrière pour les industriels. "La trajectoire de besoin financier pour les équipements conventionnels prévoyait auparavant une forte croissance sur la période 2015-2020, en raison de la poursuite du renouvellement des capacités engagé avec la LPM précédente, de nombreux grands programmes étant en cours de réalisation", a confirmé Laurent Collet-Billon, qui doit jongler avec les besoins financiers de la dissuasion, qui sont "nécessaires pour des échéances de 2030". Sans oublier l'entretien programmé des matériels, toujours en croissance et qui met "sous pression les ressources disponibles pour le reste".

 

Un équilibre entre développement et production

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

La DGA a travaillé pour que chaque secteur industriel trouve le juste équilibre entre production et développements pour "concilier les impératifs de viabilité de l'activité industrielle (bureaux d'études et  supply chain ), avec les contraintes calendaires d'équipement nécessaire aux capacités militaires". Et Laurent Collet-Billon de résumer : "Il s'agit en quelque sorte d'un équilibre entre le court terme et le moyen-long terme, un équilibre délicat et donc sensible".

Dans ce cadre, la  LPM préserve les neuf grands secteurs industriels français. La DGA injectera près de 4,9 milliards d'euros sur la période de la LPM dans le domaine du renseignement et de la surveillance, "avec un effort particulier sur l'espace 2,4 milliards". L'aéronautique de combat disposera de 4,6 milliards d'euros avec la poursuite de l'amélioration du Rafale et de 26 appareils livrés. Dans le domaine des sous-marins (4,6 milliards d'euros), DCNS pourra poursuivre les sous-marins Barracuda ainsi que le futur moyen océanique de dissuasion (FMOD). Le groupe naval pourra également, dans le domaine des navires armés de surface (4,2 milliards d'euros), la poursuivre les livraisons des frégates FREMM.

 

Vue d' artiste du SNA Barracuda credit Marine Nationale

Vue d' artiste du SNA Barracuda credit Marine Nationale

 

EADS sauve ces grands programmes de plateformes

Dans le domaine de l'aéronautique de transport et de ravitaillement (3,9 milliards d'euros), EADS pourra poursuivre les livraisons des avions A400M (15 exemplaires sur la LPM) et obtiendra "la commande des avions MRTT l'année prochaine", a annoncé le DGA. Par aileurs, dans le domaine des hélicoptères (3,7 milliards d'euros), Eurocopter (groupe EADS) pourra poursuivre les livraisons des programmes Tigre (attaque) et NH90 (transport).

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

Dans le domaine des communications et des réseaux, le ministère poursuit "un effort significatif avec 3,2 milliards d'euros", à travers le programme de la radio Contact (successeur du PR4G) et le lancement du satellite de télécoms militaires, Comsat NG. Dans les missiles (2,7 milliards d'euros), le ministère maintient la filière avec une série de programmes nouveaux comme le missile moyenne portée MMP (successeur du Milan) et le missile antinavire léger (ANL), en coopération avec les Britanniques. Enfin, dans le domaine terrestre, "que nous avons sauvé", a rappelé Laurent Collet-Billon, le ministère pourra lancer avec 2,5 milliards d'euros le programme Scorpion "en fin d'année prochaine".

 

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armementDéfense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

L'industrie est impactée par les renégociations de livraisons et de cible

L'impact économique et social sur l'industrie de défense, qui fournit des emplois hautement qualifiés et non délocalisables, est toutefois certain. Car comme l'a souligné le DGA "les calendriers des livraisons des nouveaux matériels - avion de transport A400M, hélicoptères NH90 et Tigre, avion de combat Rafale, frégates FREMM, sous-marin nucléaire d'attaque Barracuda, système FELIN, missile d'interception à domaine élargi (MIDE) - seront aménagés afin de dégager des marges de manœuvre pour lancer de nouveaux programmes et répondre aux besoins capacitaires, tout en permettant la poursuite du renouvellement des capacités initié sur la loi de programmation précédente"

la DGA a déjà trouvé certains accords avec certains industriels. Comme c'est déjà le cas sur le programme Barracuda avec DCNS. "Un sous-marin sera livré tous les deux ans et demi en moyenne", a confirmé Laurent Collet-Billon. L'achèvement du programme a été "repoussé de deux ans, de 2027 à 2029, a estimé pour sa part le PDG de DCNS, Patrick Boissier. La livraison du premier exemplaire serait décalée de six mois, celle du deuxième de 12 mois, celle du troisième de 18 mois et les trois derniers exemplaires de deux ans". Cet étalement aura "un impact sur la charge annuelle équivalent à terme à 500 emplois pour DCNS et sous-traitants sur l'ensemble des sites", a expliqué ke PDG du groupe naval. 

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

C'est le cas aussi pour l'hélicoptère NH90 avec Eurocopter. Pour les autres industriels, l'ajustement des calendriers de production est en cours de discussion entre la DGA et  les industriels "afin de garantir la viabilité de l'activité industrielle sans obérer la tenue des contrats opérationnels fixés par le Livre blanc".

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 15:55
Tempête sur les armées

09.10.2013 par Frédéric Pons - V.A.

 

Budget. Après les industriels de l’armement, c’est au tour des opérationnels de tirer le signal d’alarme sur la dégradation de nos forces militaires. Et sur des perspectives très inquiétantes.

 

Prudent à la veille des municipales de mars prochain, le gouvernement a cherché à atténuer l’impact des annonces de suppressions ou de transferts d’unités, prévues par la loi de programmation militaire (LPM) 2014- 2019. Près de 23 500 postes devront être encore supprimés dans les cinq prochaines années, s’ajoutant aux 54 000 emplois déjà perdus entre 2008 et 2013. Pour 2014, 7 881 postes disparaîtront.

 

Cette année, on évoque plutôt des allégements ou des ajustements. C’est le cas à Varennes-sur-Allier (Allier), Châteaudun (Eure-et-Loir), Luxeuil (Haute-Saône), Longvic (Côte-d’Or). On note des “mouvements compensés” : le 4e régiment de dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) est dissous, mais il est remplacé par le prestigieux 1er régiment étranger de cavalerie, en provenance d’Orange (Vaucluse). Les élus ont compris que les vraies annonces sont en réalité repoussées après les municipales, mais les premiers touchés ont déjà réagi. La forte mobilisation à Orange le prouve. La ville de Jacques Bompard refuse le départ de ses légionnaires (environ 1 000 emplois directs et 3 000 indirects).

 

Autre dissolution sèche : le 110e régiment d’infanterie, mais c’est en Allemagne, à Donaueschingen. Carcassonne a senti cette année le vent du boulet : son cher et glorieux 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, commandé en Algérie par le colonel Bigeard, semble condamné. Ce sera pour 2015 ou 2016. « Une enveloppe de 150 millions d’euros sera affectée aux territoires les plus touchés pour financer la reconversion des sites et des projets de développement », a promis Jean-Yves Le Drian, le 3 octobre, en présentant son budget. Tout s’est fait « sans aucune concertation », disent pourtant les élus locaux.

 

« Tout ceci accentue les inquiétudes du personnel et contribue à alimenter un sentiment de lassitude », a commenté devant les sénateurs le général Bertrand Ract-Madoux, le chef d’état-major de l’armée de terre, l’un des rares grands chefs à s’être exprimé avec franchise. Les industriels de l’armement ont eux aussi exprimé leur inquiétude au sujet de la LPM devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. Ils disent en public que les engagements budgétaires — 190 milliards d’euros sur six ans, dont 6,1 milliards de « ressources exceptionnelles » — préservent « l’essentiel », en maintenant les grands programmes, de l’avion Rafale au sous-marin Barracuda, mais le ton est plus alarmiste en privé. Éric Trappier (Dassault), Jean-Paul Herteman (Safran), Gérard Amiel (Renault Trucks défense), Patrick Boissier (DCNS), Antoine Bouvier (MBDA), Philippe Burtin (Nexter), Jean-Bernard Lévy (Thales) et Marwan Lahoud (EADS) s’inquiètent des étalements de commandes et de livraisons, décidés pour soulager la trésorerie de la Défense.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:55
Nexter Group recrute et se réorganise

10.10.2013 par Guillaume Belan

 

Le phénomène est assez rare et heureux dans cette période de marasme économique pour être souligné, le groupe français du terrestre recrute! En début d’année, déjà 55 postes avaient été ouverts et c’est maintenant près de 150 recrutements que Nexter souhaite réaliser. Il y a bien sûr les remplacements des départs à la retraite, mais la campagne de recrutement du groupe français va bien au-delà. Parmi ces ouvertures de postes, près de 90 CDI seront signés par Nexter, répartis entre les filiales Munitions et Systems. Les autres emplois ouverts concernent les jeunes en alternance, avec 60 contrats de qualifications qui doivent être signés cette année. Au total c’est plus de 200 postes qui auront été ouverts en 2013 par le groupe français. L’objectif pour Nexter est de renforcer la Recherche & Développement ainsi que de muscler la puissance commerciale du groupe. Ces effectifs vont aussi venir rajeunir le groupe et c’est une excellente nouvelle ! Cette vague de recrutement reflète également les ambitions de Nexter : un catalogue qui se renouvelle (Titus, Nerva…) et qui est essentiellement tourné vers l’export.

 

En parallèle, le groupe français se réorganise, dans la continuité des plans « Grand large », tourné vers la baisse des coûts et « Agilité et réactivité » . En bref, Nexter Systems s’adapte aux évolutions des marchés et se réorganise pour gagner à l’export tout en se mettant en ordre de marche pour le programme Scorpion. Avec tout d’abord la création d’un nouveau grand domaine baptisé Solutions Globales et Numériques (SGN), qui regroupe les activités systèmes d’informations (SIT…), simulation et vétronique.  L’objectif est d’apporter des réponses aux nouveaux besoins, notamment aux problématiques du programme Scorpion. Ensuite, dans un soucis de simplification de l’organisation, Nexter crée un domaine « Véhicules à roues », comprenant l’ensemble de la gamme du constructeur, des véhicules légers à ceux de combat (VBCI, Aravis, Titus…). Enfin, l’activité « Artillerie » se rapproche de celle « Armes et tourelles », ce nouveau grand domaine regroupant dorénavant tous les calibres, du 20 mm (ARX20…) jusqu’au 155 mm (Caesar…)

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:40
AK-12 Kalashnikov rifle

AK-12 Kalashnikov rifle

11.10.2013 Rostec

 

Le Consortium « Kalachnikov » peut créer une production conjointe d’armes à feu avec des partenaires étrangers, a indiqué le vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine.

 

«Nous sommes contents du fait que les pourparlers aient commencé aujourd’hui pour la création de possibles productions conjointes, y compris avec «Kalachnikov», pour la pénétration du marché russe en croissance», - a noté Dmitri Rogozine à l’ouverture de la Xème exposition internationale «Arme et chasse – 2013 , indique «Interfax».

 

Le vice-premier ministre a rappelé que l’ouverture du Consortium «Kalachnikov» a coïncidé avec le Jour de l’armurier en Russie. Rogozine a souligné que la création du Consortium aidera à regrouper le potentiel scientifique – technique et de construction dans le secteur.

 

La création d’entreprises de ce type, selon Dmitri Rogozine, est une bonne initiative. «Nous encouragerons la création d’entreprises privées et conjointes», - a noté le vice-premier ministre.  Des leaders du secteur de différents pays du monde, intéressés par le marché russe en croissance des armes à feu, sont présents à l'exposition.

 

Le vice-premier ministre a également indiqué aux journalistes que la question sur l’adoption dans l’armement de la mitraillette АК-12 sera résolue après la passation de l’expertise à l’Institut central de recherche scientifique de construction de machine de précision (TSNII TOTCHMACH) qui fait partie de Rostec.

 

«Nous avons un établissement spécialisé qui s’occupe de l’analyse objective des armes – il s’agit de TSNII TOTCHMACH. Il a été créé là-bas la base nécessaire pour qu’ils puissent prendre une décision objective. Nous attendons une réaction d’eux, après quoi le Ministère de la défense prendra sa décision finale sur l’adoption de la mitraillette (АК-12) dans l’armement», - a indiqué Rogozine.

 

Il a également rappelé qu’actuellement la concurrence de l’АК-12 est constituée par la mitraillette АЕК-971 qui est fabriquée par l’entreprise de Kovrov «Usine de Degtyarev». la mitraillette de Kovrov doit entrer dans la composition de l’équipement de combat « Ratnik ». Selon Rogozine, la concurrence de ce type augmentera puisque c’est une condition normale du développement du marché.

 

L’exposition «Arme et chasse – 2013» est la dixième en tout. Comme l’a noté l’adjoint du président, l’exposition au Gostiny dvor est devenue traditionnelle, quand tout le monde peut venir voir les nouvelles élaborations et réussites nationales de la réflexion des ingénieurs et chercheurs.

 

L’idée de réaliser la plus importante exposition d’armes à feu «Arms and Hunting–2013» appartient à l’Association internationale des utilisateurs, des fabricants et des vendeurs d’Armes (MAPIPO) sous l’égide de laquelle et en coopération étroite avec les plus grandes sociétés d’armes russes elle a lieu depuis le début. Les principales sociétés-fabricants et distributeurs mondiaux d’armes de chasse et sportives participent à l’exposition.

 

Le Consortium «Kalachnikov» est un groupement des plus importantes entreprises d’état du secteur des armes à feu de Russie faisant partie de Rostec. Le Consortium est formé sur la base des entreprises d’armement d’Ijevsk du Groupement de recherche et de production «Ijmach » et de la SA de type ouvert «Usine mécanique d’Ijevsk». Il comprendra dans le futur l’usine de construction mécanique de Viatsko-Polianski «Molot», le Bureau d’études de ligne automatique L.N. Kochkine (Klimovsk) et l’Institut technique de recherches scientifiques «Progress» (Ijevsk).

 

TSNII TOTCHMACH fait partie de la Corporation d’état Rostec. L’entreprise a été créée en  1944. L’organisation s’occupe de l’élaboration et de la fabrication d’armes à feu et de leurs munitions, de la fabrication de l’équipement des militaires, de la sortie de systèmes d’artillerie, d’appareils optiques électroniques, de munitions de sport et de chasse, ainsi que de simulateurs d’armes à feu.

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