Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

crédits photos Nexter

 

02.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde et dernière partie de l’interview d’un des concepteurs du Titus, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter (relire la première partie )

 

Comment s’organise la famille Titus à partir du même véhicule modulaire ?

 

La version de base est le VTT sur lequel on peut ajouter des kits de différents types. L’objectif est qu’en quelques heures, avant projection ou sur le terrain, l’unité engagée puisse reconfigurer elle-même le véhicule pour la mission.

 

Il existe des kits combat (versions MMP, mortier de 81, tireur d’élite) pour adapter le VTT à la mission du moment, des kits missions qui donnent naissance à une famille de véhicules d’appui et de se soutien (PC, génie, mortier de 120 mm embarqué, VOA, dépannage, ravitaillement logistique, EVASAN/ambulance). D’autres kits de mission sont en cours d’étude. Il existe enfin, et c’est l’originalité du concept TITUS,  des kits d’environnement opérationnels (basse intensité, sécurité, combat classique, lutte anti insurrectionnelle/anti-terroriste, engagement en zone urbanisée). L’idée est de pouvoir adapter le véhicule aux menaces particulières, en termes d’emport de personnel (équipage de 2 + groupe à 12 jusqu’à un équipage de 3 + un groupe de 8 fantassins  « félinisés »), de protection (niveau 2 à 4 balistique et mines, IED jusqu’à 150 kg, roquettes AC, sièges « anti blast »), de puissance de feu (tous types de tourelleaux de 7,62 mm à 20 mm) et d’équipements (détecteur de départ de coup, détecteur de lancement de missile, leurre IR, caméras de vision périmétrique, échelle d’assaut, lame anti-barricade, système anti cocktail Molotov…).

 

Il n’y a pas de version dédiée, ainsi le mât d’observation de la version VOA se déploie par une des deux tapes de toit du VTT d’origine. La seule exception est la version mortier de 120 mm embarqué, due aux contraintes d’intégration et de mise en œuvre opérationnelle.

 

Enfin TITUS est prédisposé pour recevoir la vétronique générique NEXTER de dernière génération qui offre notamment la possibilité pour l’équipage d’échanger et de partager en direct toutes les informations tactiques et techniques (suivi logistique du véhicule, détection de panne, …)

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

Ces options peuvent peser lourd, le même véhicule peut supporter toutes ces options ?

 

Dans le développement du Titus, nous avons considéré la version la plus contraignante en termes de poids , c’est-à-dire la plus protégée et la mieux équipée qui pèse 24 tonnes en ordre de combat et cherché une fonction mobilité offrant encore 3 tonnes de charge utile. Le châssis à haute mobilité TATRA a été qualifié à 27 tonnes, ce qui permet de conserver une marge importante pour des évolutions ultérieures. Donc fiabilité du châssis à la charge maximale, pas de dégradation de l’agilité tactique au PTAC… Ce châssis offre une agilité tactique tout terrain remarquable et un diamètre de braquage exceptionnel (13m) qui le rend particulièrement apte à l’évolution en zone urbaine.

 

Titus n’a donc rien à voir avec le programme français VBMR ?

 

Titus n’a pas comme objectif le programme français VBMR, (Véhicule Blindé Multi Rôle, remplaçant du VAB). Il s’agit d’un véhicule dédié à l’export. Il ne correspond pas à certaines spécifications supposées du VBMR (monte pneumatiques, …) Pour le VBMR, nous poursuivons naturellement le programme dans le cadre de notre accord avec Renault Trucks Défense.

 

Sur quels marchés Nexter espère vendre le Titus?

 

Nous visons à capter dès 2015 les nombreux marchés qui s’ouvrent pour renouveler les flottes vieillissantes de véhicules de transport de troupe, à savoir les VAB, BTR, M113…, qu’il s’agisse du Moyen-orient ou de l’Asie. Titus ne cherche pas à remplacer la famille des véhicules de combat d’infanterie, il leur est complémentaire.

 

In fine, TITUS allie les qualités de protection du MRAP, de flexibilité du VTT et du « punch » du VCI.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Crédits photos: Nexter

 

01.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

FOB vous propose cette semaine de découvrir le dernier-né de la gamme de Nexter, dévoilé durant le salon britannique de DSEI, le blindé de transport de troupe 6X6 TITUS. FOB a rencontré à Londres, l’un de ses concepteurs, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter.

 

Comment est né le Titus ?

 

Le concept de TITUS a été le fruit d’une réflexion en trois étapes étalée sur environ trois ans. Après une analyse de l’évolution stratégique et des conséquences technico-opérationnelles sur les véhicules de l’infanterie depuis les années 80 jusqu’à l’engagement en Afghanistan, nous nous sommes penchés sur la notion de « Hybrid warfare » développée depuis quelques années par les Américains. Enfin, nous avons étudié le rôle des forces armées dans la sécurité intérieure.

 

De tout cela il ressort que dans les opérations de projection conduites par les armées occidentales en coalition dans des conflits insurrectionnels le rôle des forces s’est élargi, incluant désormais missions de combat à proprement parler, actions civilo-militaires, implication dans la reconstruction du pays (« Nation building »). L’étude de la sécurité intérieure, quant à elle, a mis en exergue le rôle des forces armées dans le maintien de l’ordre, la lutte contre-terroriste, la protection des infrastructures vitales et la surveillance des frontières (trafic transfrontalier de personnes ou de biens, infiltration de bandes armées).

 

Au plan purement tactique, désormais les forces armées peuvent être amenées à évoluer simultanément ou successivement sur le même théâtre d’opération dans des environnements très divers : basse intensité (maintien de la paix…), sécurité, combat classique asymétrique de haute intensité, lutte contre-insurrectionnelle ou  contre-terroriste avec un point commun : l’engagement en zone urbaine.

 

Pour ce qui ressort de l’emploi des engins blindés, il faut noter le glissement du rôle majeur traditionnel du couple VCI-char de combat au profit du VTT qui devient la colonne vertébrale et la bête de somme des engagements d’aujourd’hui, les véhicules de combat d’infanterie et les chars ayant été cantonnés à faire de l’appui feu ou de la réaction rapide. Enfin il faut noter le rôle grandissant des drones, des robots et des systèmes de informatisés de commandement, véritables multiplicateurs de force.

 

D’où l’idée de pouvoir disposer d’un seul type de véhicule, modulaire, afin de remplir l’ensemble de la gamme de missions tout en réduisant l’empreinte logistique.

 

Le facteur financier a-t-il été pris en compte dès la conception du Titus ?

 

Bien sûr. La nécessaire réduction de l’empreinte logistique dans les opérations extérieures, la diminution draconienne des budgets de la défense des pays occidentaux et l’apparition de concurrents nous ont amené à réfléchir en termes de coût global de possession. Les nouveaux compétiteurs commercialisent des véhicules blindés à un coût très bas, mais par contre il faut aussi reconnaître qu’à l’heure actuelle ils affichent des capacités moindres que leurs homologues occidentaux. Nous avons donc réfléchi en termes de coût/efficacité, c’est à dire de développer et proposer un véhicule de haute technicité pour un coût de possession limité. D’autant plus que la modularité du véhicule diminue la logistique sur le terrain. Voilà l’origine du Titus. C’est toute son originalité : le même véhicule est adaptable à tous types de missions. Ainsi l’empreinte logistique est très faible, puisqu’un seul châssis est disponible pour toutes les versions. C’est une nouvelle philosophie. Nous sommes en train de développer un second prototype, qui, sur ce même châssis TATRA, aura une motorisation plus puissante et amènera des évolutions dans l’ergonomie opérationnelle.

 

Quel est son prix d’achat ?

 

Avec le TITUS, NEXTER offre du haut de gamme pour pas cher. Le prix du véhicule de base est de 700 mille euros hors armement grâce à la recherche de sous-ensembles et d’équipements issus du civil (COTS). Le châssis TATRA, par son rapport qualité/prix contribue à cette recherche de la conception à coût objectif (CCO). Le client choisit toutes les options qu’il veut et seulement celles qu’il souhaite. L’offre Titus est d’une grande souplesse, adaptée au plus près au besoin.

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Quel est le concept du Titus ?

 

Il s’agit avant tout pour NEXTER d’une nouvelle approche vis-à-vis de l’utilisateur opérationnel. En amont le client peut arrêter la configuration désirée (motorisation, boîte de vitesse, banquettes ou sièges, accès par rampe et/ou portes, …) Nous avons donc travaillé sur la prédisposition industrielle afin de coller au plus près aux besoins du client. Toutes les options du Titus ont d’ores et déjà été envisagées et sont proposées au catalogue. Nous sommes déjà prêt à répondre à toutes les attentes et options que choisira le client. Ces options sont déjà intégrées dans notre processus industriel, de manière native. Toujours dans cette optique, NEXTER est à même de proposer la solution de soutien logistique la plus adaptée aux besoins ou spécifications du client, de la simple fourniture de pièces détachées jusqu’à une offre globale de soutien.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:35
Hyeonmu missiles - source patriotdaily-com

Hyeonmu missiles - source patriotdaily-com

01.10.2013 journal-aviation.com

 

SEOUL, 1er octobre (Reuters) - L'armée sud-coréenne a exposé mardi deux nouveaux types de missiles conçus pour être utilisés contre l'artillerie et les vecteurs à longue portée de sa voisine du Nord.

 

Les modèles Hyeonmu-2 et Hyeonmu-3, dont la portée est respectivement de 300 et 1.000 km, ont été montrés en public dans le cadre d'un défilé militaire assez inhabituel.

 

Les deux missiles, qui ont d'ores et déjà été déployés, avaient été dévoilés en février, après le troisième essai nucléaire de Pyongyang.

 

"Nous devons construire un système de dissuasion fort contre le Nord jusqu'à ce qu'il renonce à son arsenal nucléaire et qu'il fasse le bon choix pour son peuple comme pour la paix de la péninsule coréenne", a déclaré la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, lors de ce défilé qui marquait le 65 anniversaire de l'armée nationale.

 

Organisé sur une base aérienne au sud de Séoul, il s'est déroulé en présence du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. La veille, sur la frontière entre le Nord et le Sud, il avait indiqué que les Etats-Unis n'envisageaient aucune réduction de leur contingent en Corée du Sud, qui compte 28.500 hommes. (Jack Kim, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:30
Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Oct. 2, 2013 – Defense News (AFP)

 

ANKARA — Turkey on Wednesday defended its decision to enter talks with China to acquire its first long-range anti-missile system, in spite of protests from its ally Washington.

 

It also made clear that no deal had yet been finalised.

 

"The Chinese gave us the best price," Defence Minister Ismet Yilmaz told Vatan newspaper, explaining that the system's Chinese manufacturer had agreed to a co-production deal with Turkey.

 

Foreign Ministry spokesman Levent Gumrukcu said talks were to begin with the Chinese company, but made it clear that the selection process was still ongoing.

 

"The process has not yet been finalised," he said.

 

In an official statement last week, Turkey said it has "decided to begin talks with the CPMIEC company of the People's Republic of China for the joint production of the systems and its missiles in Turkey".

 

China Precision Machinery Export-Import Corp (CPMIEC) beat out competition from a US partnership of Raytheon and Lockheed Martin, Russia's Rosoboronexport, and the Italian-French consortium Eurosamrs in the tender.

 

The original contract was worth a reported $4 billion dollars, but the Chinese bid reportedly came in at a much lower $3 billion according to Turkish media.

 

The United States reacted with alarm to news that Ankara had chosen the Chinese firm, slapped with US sanctions for delivering arms to Iran and Syria, to build the air defence and anti-missile system.

 

"We had asked for joint production and a technology transfer," the Turkish minister said. "If other countries cannot guarantee us that, then we will turn to ones that can."

 

NATO member Turkey is a key regional ally to the United States, and currently has US-built Patriot missile systems deployed on its border to deter incoming attacks from Syria.

 

Turkey wants to build its own long-range air defence and anti-missile architecture to counter both enemy aircraft and missiles.

 

NATO has also raised concerns over possible compatibility issues between the Chinese-made system and others used within the alliance.

 

Yilmaz dismissed its concerns, saying: "There is no problem on that front."

 

The foreign ministry confirmed that Turkey had been in talks with NATO over the past few days, with Gumrukcu saying that the exchange of views with NATO allies was "only natural."

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Airbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectif

01.10.2013 journal-aviation.com - par Tim Hepher et Brenda Goh

 

SEVILLE/PARIS/LONDRES, 30 septembre (Reuters) - De nombreux responsables politiques européens participent ce lundi à Séville à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M mais ce programme, le plus important à l'échelon européen dans la défense, pourrait bien être le dernier du genre avant longtemps.

 

Après 30 ans de développements laborieux, le premier des 170 A400M commandés par sept pays - livré à l'armée française - permet à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires.

 

La cérémonie de Séville, où est installée l'usine d'assemblage de l'appareil, doit aussi donner un nouvel élan à la campagne commerciale à l'export hors d'Europe, indispensable pour assurer l'équilibre financier du programme mais handicapée par quatre ans de retard et de coûteuses difficultés de mise au point des moteurs.

 

Au-delà de l'A400M, Airbus s'interroge sur la manière dont l'Europe, économiquement affaiblie et politiquement divisée, pourra répondre à de futurs conflits comparables à ceux de la Syrie, de la Libye ou du Mali, et sur la volonté des Etats à coopérer dans le cadre de grands projets de défense.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

L'EUROPE ESPÈRE DES ROYALTIES À L'EXPORT

 

L'A400M a été conçu pour répondre aux besoins de capacités de transport militaire de sept pays de l'Otan: l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie.

 

Mais le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

Présent à Séville, Jean-Yves Le Drian, qui reviendra en France à bord du premier A400M livré par Airbus Military, a estimé que l'appareil disposait d'un "énorme" potentiel à l'exportation.

 

La décision récente d'interrompre la production du Boeing C-17, peut en effet jouer en faveur de l'A400M.

 

Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

Airbus estime à plusieurs centaines d'exemplaires le marché potentiel de l'avion. Mais le constructeur s'inquiète de la volonté affichée de plusieurs pays européens acheteurs, comme l'Espagne, de revendre une partie de leur flotte hors du Vieux Continent.

 

Tom Enders a déclaré à Reuters que de tels projets étaient "compréhensibles" dans le contexte budgétaire actuel mais il a ajouté: "En tant qu'industriel, je ne peux pas être très satisfait de cette approche et je dois faire en sorte que nous ne laissions pas la valeur s'échapper."

 

En France, l'A400M, dont le premier exemplaire est basé à Orléans, est destiné à remplacer le Transall C-160, dont certains exemplaires volent depuis 50 ans. (avec Adrian Croft à Bruxelles; Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Belgique : Les nouveaux navires de patrouilles prennent forme

2 oct. 2013 belgiandefence

 

La construction de deux nouveaux navires de patrouille pour la marine a débuté mi-juin 2013. En ce moment, les constructeurs de la compagnie navale SOCARENAM assemblent les quatre parties de la coque.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
L’ONERA donne rendez-vous aux équipementiers aéronautiques

1er octobre Aerobuzz.fr

 

Pour rester compétitifs, répondre aux besoins de leurs clients et anticiper l’évolution des exigences environnementales et réglementaires, les équipementiers de l’aéronautique doivent s’appuyer sur l’innovation, indissociable de la R&T. La plupart n’en n’ayant pas les moyens, l’ONERA se positionne comme un partenaire

 

L’Onera dispose des disciplines scientifiques et techniques de l’aéronautique nécessaires à la conception des avions, de leurs équipements et systèmes. Doté de moyens numériques et expérimentaux de pointe reconnus au niveau mondial, l’Onera est aussi à même de fédérer les compétences clés des acteurs de son domaine pour apporter la réponse la plus pertinente et la plus complète aux besoins des équipementiers et ce, au plus haut niveau technique.

 

A l’occasion d’une convention organisée le 22 octobre, l’Onera présentera les domaines d’expertise nécessaires à l’innovation des équipementiers et les différents modes de coopération. Des experts Onera seront également présents pour s’entretenir avec les équipementiers dans le cadre de rendez-vous B2B individuels et sur-mesure.

 

Inscription gratuite : Sylvie.Moitel-Gin [ a t] onera.fr

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Réception du 1er avion de la tranche 4 du programme Rafale

A ce jour, 180 Rafale de série ont été commandés par la DGA et 121 appareils livrés dans ses 3 versions – photo Dassault Aviation

 

1er octobre Aerobuzz.fr

 

La DGA (Direction générale de l’armement) a pris livraison le 12 septembre 2013 du premier exemplaire de la 4e tranche de production du programme Rafale. Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile nouvelle génération (DDM NG) et de l’optronique secteur frontal "identification et télémétrie". Le radar RBE2 AESA aurait un portée double de celle du RBE2. Il présente également de meilleures caractéristiques de résistance au brouillage. Ainsi équipé le programme Rafale affiche une longueur d’avance sur son concurrent européen Eurofighter/Typhoon.

 

Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active ElectronicallyScannedArray), qui permet d’améliorer significativement sa portée de détection. C’est l’aboutissement de plus de 10 ans d’efforts de R&D sur les antennes actives. L’avion, qui est le 121e Rafale de série livré, est un appareil biplace immatriculé B 339 destiné à l’armée de l’air. Il rejoindra dans les prochains jours la base aérienne de Mont-de-Marsan.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:35
Guns Up For Australian Army 6x6 G-Wagons

02.10.2013 W&E Platt Pty Ltd - army-guide.com

 

The Australian Army will soon take delivery of the first Mercedes-Benz G-Wagon 6x6 surveillance reconnaissance vehicles (SRV) fitted with a new customised weapons suite.

 

Under Phase 3A of Project Land 121, around 200 G-Wagon 6x6 SRVs will each receive front and rear weapon mounts developed by Australian weapon mount specialist W&E Platt.

 

In a AUD$2.5 million contract with Australia’s Defence Materiel Organisation (DMO), the company is currently building the mounts at a rate of about 10 sets per week. The contract also includes a spare parts package and technical documentation.

 

In collaboration with the DMO, Platt undertook extensive in-house design and engineering evaluations of the bespoke weapon mount solutions throughout much of 2012, including Commonwealth of Australia sponsored live fire trials of advanced prototype mounts.

 

Designed specifically for the unarmoured 300 CDI G-Wagon 6x6 SRV platform, the weapon mount fit comprises a front rail mount for both left and right-handed gunners that is installed on the upper dash structure for the vehicle commander; and a rear skate mount fixed to the rear stowage compartment. The latter enables the gunner to engage targets left, right and to the rear of the vehicle but not to the front of the vehicle, where arcs of fire are restricted by rotation stops.

 

Each weapon mount can accept a Minimi 5.56mm light machine weapon or a MAG-58 7.62mm general purpose machine gun.

 

Australian Army units earmarked to receive the 6500kg gross vehicle mass G-Wagon 6x6 SRV include the three Regional Force Surveillance Units: the Pilbara Regiment, NORFORCE and the 51st Battalion, Far North Queensland Regiment. It is understood that Royal Australian Air Force Airfield Defence Guards units will also receive the vehicle.

 

Delivery of the Platt weapon mounts will continue through the first quarter of 2014.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:30
Two air forces eyeing Block 60 Kfirs, says IAI

Kfir Block 60 Armed and Ready for Multi-Role Operational Mission of Precise A/G with LGB, Targeting Pod, and A/A with 2 BVR missiles, and 2 WVR missiles - photo IAI

 

Oct. 1, 2013 by Arie Egozi – FG

 

Tel Aviv - Israel Aerospace Industries is in "very advanced negotiations" with at least two air forces that want to purchase the company's upgraded Kfir fighter in its Block 60 configuration.

 

"We are capable of delivering the Block 60 within a year, and we have indications that in two to three years two squadrons will be sold," an IAI source says.

 

The Kfir Block 60 is the latest upgrade for the Israeli-made fighter, which has been flying now for 40 years. The variant is offered with a General Electric-designed J79 engine with zero hours after a total overhaul, and will need another one after 1,600 flight hours.

 

Elta Systems will supply its EL/M-2032 active electronically scanned array radar, with open architecture avionics to allow a customer to install other systems.

 

According to Elta, the new sensor will provide an all-aspect, look-down/shoot-down performance in air-to-air and air-to-ground missions, with the capability to simultaneously track up to 64 targets.

 

All of the ex-Israeli air force Kfirs that have been stored at one of the service's desert bases for several years are to be transferred to an IAI upgrade facility. "This line will be busy in the coming years," the IAI source says.

 

Current users of previously-upgraded Kfirs include Colombia and Ecuador.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:30
Thales : un contrat de 2 milliards en ligne de mire en Arabie saoudite

Système de défense missiles sol-air Crotale. Grâce à une caméra infrarouge, il est possible d\'avoir une image très précise de la cible jusqu\'au bout, et donc, le cas échéant, de décider de ne pas la faire exploser. - Photo Armée del'Air

 

02/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Thales est en lice pour moderniser la défense sol-air du royaume avec ses missiles Crotale de nouvelle génération. La visite du ministre de la Défense, lundi à Djedda, pourrait faire avancer le dossier de manière importante.

 

Thales va-t-il enfin décrocher le mirifique contrat de modernisation de la défense antiaérienne à courte portée de l'Arabie saoudite, une affaire évaluée à plus de 2 milliards d'euros qui court depuis dix années ? Depuis plusieurs semaines, c'est ce qu'on espère au sein du groupe de défense. Même si la prudence est de mise et que le ministre de la Défense n'y va pas que pour cela, la perspective de la visite lundi prochain de Jean-Yves Le Drian à Djedda, où il doit rencontrer son homologue notamment, n'a fait que renforcer les espoirs.

 

Rangé parmi les « éléphants blancs » en interne vu le montant en jeu, le projet a plusieurs fois été donné comme conclu avant de sombrer dans les méandres du système décisionnaire saoudien. Thales joue gros dans cette partie qui a vu s'affronter Français, Russes, Allemands, et un tandem américano-norvégien. Ce sont en effet les missiles Crotale du groupe montés sur chars AMX30 (système baptisé « Shahine ») qui équipent le pays depuis les années 1980.

 

La prudence demeure

 

Pour Thales, l'attente est d'autant plus marquée que les Saoudiens ont tranché depuis plus d'un an déjà en faveur de la technologie des Crotale de nouvelle génération qui équipent l'armée française. Le principe : grâce à une caméra infrarouge, il est possible d'avoir une image très précise de la cible jusqu'au bout, et donc, le cas échéant, de décider de ne pas la faire exploser. A l'inverse, les autres missiles obéissent à la logique « fire and forget » qui veut, qu'une fois tiré, on ne peut plus rien faire. Seul le Russe KBP développe une technologie similaire à celle de Thales, au travers d'une évolution du système Pantzir.

 

La déplacement du ministre de la Défense sera-t-il décisif ? A Paris, on espère au moins une avancée importante. « Le dossier s'est accéléré ces derniers mois », confirme-t-on aux « Echos ». Mais la prudence demeure. L'exemple du contrat Lex de modernisation de quatre frégates et de deux navires ravitailleurs plaide en ce sens puisqu'il a fallu un an et demi pour aboutir à la signature après avoir tout bouclé.

 

Chez MBDA, en revanche, c'est un peu la soupe à la grimace. La filiale d'EADS, de BAE et de Finmeccanica a tenté par deux fois de placer ses missiles Mica et Aster, en complément des Crotale NG de Thales. Sans succès : aussi bien le précédent gouvernement que l'actuel lui ont opposé un « niet » catégorique.

 

Contactés, ni le ministère de la Défense ni Thales n'ont souhaité commenter.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:55
Assemblée nationale : Audition de M. J-B Lévy, président de Thales sur le projet de loi de programmation

01.10.2013 Assemblée nationale

- Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Bernard Lévy, président de Thales, accompagné de M. Patrice Caine, directeur général, sur le projet de loi de programmation

Compte rendu n° 100 - jeudi 19 septembre 2013 - séance de 11 heures

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:50
BAE's LRLAP Program Aces Qualification Tests

Oct 1, 2013 ASDNews Source : BAE Systems PLC

 

    BAE Systems, with support from its subcontractor Lockheed Martin Corporation, successfully completed qualification testing for the 155-mm Long Range Land Attack Projectile (LRLAP)

 

During the recent tests, nine LRLAPs were successfully fired at White Sands Missile Range, New Mexico. These tests were designed to demonstrate accuracy, reliability, lethality, and time of arrival control. In addition, six of the nine rounds were subjected to an environmental qualification, which included temperature variation and vibration tests that proved the LRLAP’s reliability after exposure to different transportation situations and storage environments. Test requirements were met or exceeded, and all objectives were successfully demonstrated.

 

“I am incredibly proud of the success our team has had on this crucial development program,” said Chris Hughes, vice president and general manager of Weapon Systems at BAE Systems. “We have made significant progress in qualifying the LRLAP in support of the deployment of the Advanced Gun System aboard the DDG 1000. The LRLAP will provide the Navy with an affordable, ship-launched alternative to currently used missiles.”

 

Read more

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:20
Nobles enters CRADA with ARDEC for Innovative Heavy Machine Gun Mounting System

Sep 30, 2013 ASDNews Source : Nobles Worldwide, Inc.

 

Nobles Worldwide, Inc., located in St. Croix Falls, WI, and the global leader in ammunition feed system design, development and manufacturing, is pleased to announce a Cooperative Research and Development Agreement (CRADA) for the development of a mechanically stabilized crew-served gun mount with the U.S. Army Armament Research, Development and Engineering Center (ARDEC), Picatinny Arsenal, NJ.  The arrangement is aimed to integrate Nobles’ Viper Lite™ universal crew served weapons mount, with existing Objective Gunner Protection Kit (OGPK) armor packages, in order to provide the U.S. and Allied forces with increased gun mounting options for the battlefield. 

 

The Viper Lite is compatible with all crew served machine guns, currently in use in the US arsenal, and is a technologically advanced alternative to the legacy MK93 mount.  The CRADA will ensure the Viper Lite™ system is compatible with various OGPK configurations.  “It was important for us to undertake this effort so we can provide a superior capability to the Warfighter without creating a logistical burden which often plagues universal mounts ” said Vice Admiral John Morgan, USN (RET), and CEO of Nobles Worldwide. “Through working with ARDEC, we are able to ensure we can provide the Warfighter with the fully integrated, plug and play, solution he deserves.”  The CRADA was executed on 17 September, 2013, and is scheduled to be complete by early summer 2014.

 

Read more

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:20
328 Group Hands Over 17th Dornier 328 Turboprop to US Military

Oct 1, 2013 ASDNews Source : 328 Group

 

Recently the 328 Group formally handed over the 17th Dornier 328 turboprop to Sierra Nevada Corporation (SNC) to be used by the United States Military in a ceremony at the 328 Group’s facilities in Operpfaffenhofen, Germany on July 9, 2013.  The ceremony marked the completion of a four-year contract worth more than U.S. $200 million, including spare parts support.

 

The US Military accepted the aircraft in three tranches from 2009 to July 2013.   The 328 Group purchased 15 of the aircraft outright from various sources, while SNC directly acquired two of the aircraft.   These aircraft were purchased from various locations, including Europe, America and Africa. The Dornier 328s were selected to provide critical logistics support for the US Military.

 

Read more

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:20
Raytheon Awarded $243 M Standard Missile-6 Contract

Oct 1, 2013 ASDNews Source : Raytheon Corporation

 

The U.S. Navy awarded Raytheon Company (NYSE: RTN) a $243,478,659 contract for procurement of 89 Standard Missile-6 Block I all up rounds, spares, containers and services. The contract was awarded in Raytheon's third quarter.

 

About the Standard Missile-6   

The SM-6 provides U.S. Navy sailors and their vessels extended range protection against fixed- and rotary-wing aircraft, unmanned aerial vehicles and cruise missiles as part of the Naval Integrated Fire Control-Counter Air (NIFC-CA) mission area.

 

SM-6 delivers a proven over-the-horizon air defense capability by combining the Standard Missile's airframe and propulsion with the Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile's signal processing and guidance control capabilities.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

01/10/2013 Paul Hessenbruch Economie et technologie

 

L’avion de transport militaire de nouvelle génération, l’A400M, a été officiellement reçu par l’armée de l’Air à Orléans-Bricy, le lundi 30 septembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d’inauguration.



 

L’A400M, nouvel avion de transport militaire français, a été officiellement inauguré lundi 30 septembre sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy. Lors de la cérémonie, présidée par le ministre de la Défense, ce premier exemplaire livré à l’armée de l’Air a été baptisé du nom de « Ville d’Orléans ». Vers 17h l’Atlas a effectué un vol inaugural destiné aux personnels de la base, personnalités locales et autorités militaires.

Le matin même à Séville, chez Airbus Military, Jean-Yves Le Drian a participé à la cérémonie officielle de livraison de l’A400M. C’est à bord de cet avion que la délégation française a rejoint Orléans.

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

« Décoller de Séville, de l’un des sites majeurs de l’industrie de défense européenne, pour atterrir sur la base d’Orléans, au cœur de nos forces aériennes, est une expérience exceptionnelle (...) Je suis bien conscient de vivre un événement comme il s’en produit peu, dans un mandat de ministre de la Défense. Il faut remonter à treize ans, en 2000, pour voir l’armée de l’Air accueillir un avion entièrement nouveau. C’était alors le Rafale. Aujourd’hui, c’est l’A400M qui fait son entrée dans nos forces aériennes, pour concourir au succès des armes de la France. »

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

Cet avion de nouvelle génération permet de franchir 8 700 km sans escale, de disposer de 340 m3  de volume de soute (deux fois plus qu’un  C130-Hercules), et d’emporter une charge quatre fois supérieure à celle d’un Transall, tout en étant deux fois plus rapide. Le ministre a rappelé l’importance pour la France de disposer de cette nouvelle capacité : « L’enjeu, ici c’est la dilatation de notre espace stratégique. Avec cette capacité de transporter davantage, plus loin et plus vite, nous renforçons le lien entre le territoire métropolitain et ses antipodes, où nous pourrions intervenir demain. »

Un deuxième exemplaire de l’Atlas devrait être réceptionné par la France d’ici la fin de l’année, la loi de programmation militaire 2014-2019 fixant à 15 le nombre d’A400M en 2019.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:55
La France reçoit le premier avion militaire A400M

30/9/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie), et quatre exemplaires par la Malaisie.

 

De nombreux responsables politiques européens ont participé, ce lundi 30 septembre, à Séville (Espagne), à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M. Mais ce programme de défense, le plus important au niveau européen, a bien failli ne pas se concrétiser et sera, quoi qu'il en soit, le dernier, avant longtemps, estiment les observateurs.

 

Il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver les origines de ce programme. Il doit permettre à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires. 170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie).

 

C'est à Séville qu'est située l'usine d'assemblage de l'appareil dont la vocation est également d'être exporté hors d'Europe, afin d'assurer l'équilibre financier du programme qui est handicapé par quatre années de retard. Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

Le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

L'A400M a la particularité d'être certifié selon les normes civiles et militaires. En fonction de ses missions, l'appareil peut emporter jusqu'à 37 tonnes de fret, ou 116 passagers, et peut également avoir une configuration mixte (fret et passagers).

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
Les professionnels de la sécurité unissent leurs forces

01.10.2013 Alain Ruello, Les Echos

 

Quatre fédérations industrielles se regroupent pour parler d'une seule voix.

 

Les industries de confiance et de sécurité rassemblent leurs forces. Quatre groupements professionnels fortement impliqués dans ce secteur - Fieec (industries électriques, électroniques et de communication), Gifas (aéronautique et spatial), Gican (maritime) et Gicat (armement terrestre) - annoncent ce matin la création d'un « supersyndicat » pour coordonner leurs positions et ainsi parler d'une seule voix en France et à l'international.

 

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité (CICS), c'est son nom, a tenu son premier conseil d'administration la semaine dernière. Selon nos informations, il a élu à sa présidence Hervé Guillou, l'un des responsables d'EADS. Le CICS est le pendant industriel de la filière de la sécurité créée par le gouvernement dans la foulée des préconisations du Livre blanc de la défense. Cette filière sera animée par un comité de filière qui devrait être installé par le Premier ministre dans les prochaines semaines.

 

Le domaine de la sécurité est très vaste. Le CICS s'en tiendra aux équipements et aux solutions de sécurité. Ce qui représente tout de même une grosse part du gâteau : sécurité des frontières terrestres et maritimes, transport de passagers ou de marchandises, sécurité civile, infrastructures et grands événements, sans oublier bien sûr tout ce qui a trait à la cybersécurité.

 

Même si les statistiques précises manquent encore, toutes ces activités représentent 50.000 salariés en France, plutôt hautement qualifiés, pour un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros. Celles-ci réalisent plus de la moitié de leurs revenus à l'exportation et affichent une croissance à deux chiffres. « Nous sommes les constructeurs de la sécurité, pas les opérateurs », précise aux « Echos », Hervé Guillou. Une société comme Veritas n'est donc pas éligible comme membre du CICS. Tout comme le Corac pour l'aéronautique ou le Cospace pour l'espace, la nouvelle filière de la sécurité va plancher, en relation avec les pouvoirs publics et les grands donneurs d'ordre privés ou semi-publics, sur l'expression des besoins, la recherche et la politique industrielle. Sur ce dernier volet, la question des normes est majeure. Avec le CICS, la France peut espérer chasser en meute.

 

La France part en retard

 

Une partie de la bataille se joue d'ailleurs à Bruxelles qui a dans les cartons un projet de directive sur le secteur. Il n'y a pas de temps à perdre, car la France, une fois encore, part en retard. Les Britanniques ont cinq ans d'avance, les Etats-Unis encore plus, eux qui se sont dotés d'un département de la sécurité intérieure (« homeland security ») au lendemain ou presque des attentats du 11-Septembre.

 

« Jusqu'ici, la France n'était pas capable de fournir un point de vue unique vis-à-vis de l'extérieur », confirme Hervé Guillou. Grâce au socle technologique que lui a apporté l'industrie de défense, les professionnels de la sécurité peuvent espérer conserver une certaine avance technologique à l'international, en matière d'identité numérique par exemple.

 

 

Le CICS en bref

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité rassemble quatre syndicats professionnels : Fieec, Gican, Gicat et Gifas.

Il s'inscrit dans le cadre de la filière nationale de la sécurité créée par le gouvernement.

Son périmètre représente 50.000 salariés et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Les enjeux de la filière portent sur les normes de vidéosurveillance, l'identité numérique, les communications sécurisées, la cybersécurité ou la protection des grandes infrastructures.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

01.10.2013 Safran

 

Le premier A400M, l’avion de transport militaire développé par Airbus Military, a été livré à l’Armée française, une livraison célébrée par une cérémonie officielle qui s’est déroulée le 30 septembre à Séville et Orléans. Cet avion polyvalent est équipé de quatre turbopropulseurs auxquels Snecma (Safran) a apporté une contribution majeure. Explications avec Pierre-Yves Bourquin, directeur du programme chez Snecma.

 

Snecma est l’un des quatre motoristes du consortium européen EuroProp International* (EPI) qui a spécifiquement conçu le TP400 pour l’A400M. Quelle a été la contribution de Snecma à ce programme ?

Avec 32 % du programme, Snecma est le principal partenaire du consortium EPI. Sur le plan technique, Snecma est responsable des parties chaudes du moteur, c’est-à-dire la chambre de combustion et la turbine haute pression. Ce sont les zones les plus sensibles et les plus complexes à développer, exigeant le plus haut niveau de technicité. Nous sommes également chargés de l’intégration d’éléments critiques, comme le système de régulation du moteur (incluant le système carburant et le calculateur FADEC**), l’AGB (accessory gearbox) fournie par Hispano-Suiza (Safran), qui permet d’alimenter l’avion en énergie, ainsi que d’autres équipements. Mais notre contribution va au-delà de la technique : notre longue expérience de motoriste a également été profitable au programme, et nous a permis de résoudre à plusieurs reprises des problèmes complexes. Par ailleurs, Safran a mis à disposition ses bancs d’essai moteur installés à Istres et à Liers, en Belgique, chez Techspace Aero (Safran).

 

Quelles sont les particularités qui font du TP400 un moteur exceptionnel ?

Avec 11 000 CV, le TP400 est le plus puissant turbopropulseur (moteur à hélice) jamais construit dans le monde occidental. Sa deuxième caractéristique remarquable est un fort taux de dilution***. C’est un paramètre clé du moteur qui conditionne son efficacité énergétique, et donc sa consommation. Pour un tel avion, moins de consommation signifie un rayon d’action plus long ou davantage de charge utile. Autre particularité : le calculateur FADEC pilote à la fois le moteur et l’hélice, pour en optimiser la performance. Enfin, il s’agit du premier turbopropulseur à bénéficier d’une double certification civile et militaire, élevant le niveau d’exigence en termes de sécurité des vols au standard mondial civil et ouvrant à l’avion d’éventuels débouchés dans ce secteur.

 

L’expérience acquise par Snecma au sein d’EPI pourra-t-elle bénéficier à d’autres projets ?

Ce partenariat sur dix ans avec plusieurs motoristes européens a été très enrichissant pour nos équipes. Il nous a permis par exemple de renforcer nos relations, notamment avec Rolls-Royce et MTU Aero Engines. L’équipementier allemand et Sagem (Safran) ont créé une entreprise commune spécialisée dans le domaine des logiciels et équipements critiques pour les applications militaires et civiles, qui a développé le logiciel du système de contrôle du TP400.

 

* Le consortium européen EuroProp International regroupe les motoristes Industria de Turbo Propulsores (ITP - Espagne), MTU Aero Engines (Allemagne), Rolls-Royce (Grande-Bretagne) et Snecma (France).

 

** FADEC : « Full Authority Digital Electronic Control », système (calculateur) qui assure électroniquement la régulation du moteur.

 

*** Taux de dilution : ce ratio désigne le rapport entre le débit d’air brassé par les hélices et le débit qui traverse les parties chaudes.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:20
F-35 Weekly Update: 30th September 2013

09/30/2013  Defence IQ Press


 

The Pentagon on Friday said it had finalized two contracts with Lockheed Martin Corp (LMT.N) valued at $7.8 billion for 71 more F-35 fighter jets, citing what it called significant reductions in the cost of the new radar-evading warplane.

The U.S. Defense Department said it signed a $4.4 billion contract for a sixth batch of 36 F-35 aircraft, with the average cost of the planes down 2.5 percent from the previous deal. All but $743 million of that amount had already been awarded to the company under a preliminary contract.

The two sides also signed a $3.4 billion contract for 35 aircraft in a seventh batch, which reflected a 6 percent drop in the average price from the fifth group, it said in a statement.

The Pentagon's F-35 program office said the cost of each F-35 conventional takeoff A-model jet would drop to $98 million in the seventh batch of jets, excluding the engine, from $103 million in the sixth lot. It marks the first time the price of the jet will have dipped below $100 million.

The U.S. government buys the engines directly from Pratt & Whitney, a unit of United Technologies Corp (UTX.N), under a separate contract. [Reuters]

 

The massive hulk of a F-35 joint strike fighter sits inside a hangar at the west-side factory of Lockheed Martin Aeronautics.

About a half dozen mechanics and engineers stand by and admire the jet until a demure woman in a pants suit and flats emerges from behind the tail of the plane.

The attention shifts to her. It is all smiles and handshakes, but the body language says she’s the boss: Lorraine Martin, who was appointed in April as general manager of Lockheed Martin’s F-35 joint strike fighter Lightning II program, the costliest defense program in U.S. history.

“I help other people do their excellent work,” she said. “My job is really to clear out obstacles for the engineers, the software designers, the folks building the aircraft.”

Martin, 51, is part of a growing trend of U.S. business leaders who exemplify “authenticity” and are able motivate multi-generational employees of diverse backgrounds, North Texas business school professors say.

Standing just five-feet tall, she is a wisp of a woman in charge of a bear of a program that has been rocked by cost overruns and technical failures almost since it began in 2001. After a year as the program’s deputy manager, Martin was named general manager as part of a broad leadership shakeup at the defense giant. Orlando Carvalho replaced Larry Lawson as top executive of the aeronautics division. Lawson departed in March for another firm.

Martin has entered an arena fraught with complexity. She is leading an F-35 workforce of 6,000 at the Fort Worth plant during an uncertain period in the jet’s development, when even small mistakes are amplified and Pentagon leaders are apt to express dissatisfaction at any moment.

“Any weakness she may have had or demonstrated, she’d probably be the 90-day wonder,’’ said Billy Johnson, executive director of the professional leadership program at the College of Business, University of North Texas. “She’d been out pretty quick.” [Star-Telegram]

 

With Vermont’s highest elected officials still deep in Defense Dept. denial over the disaster that is the Air Force’s F-35 strike fighter, a local city council threatens to bring some military sanity to Vermont (but nowhere else) by exercising its landlord right to reject as a tenant a weapon of mass destruction that will wreak havoc on the local neighborhood.

This initiative comes from four members of Vermont’s Progressive Party on the Burlington City Council, who plan to introduce a resolution on October 7 effectively barring the F-35 from being based in the middle of Vermont’s most populated area. In contrast, Vermont’s official “leadership,” almost all Democrats, still thinks basing nuclear-capable warplanes in a Vermont community is a dandy idea.

Whatever they say – which is next to nothing – Vermont’s governor, two Senators, lone Congressmen, Burlington mayor, and most of the legislature remain effectively committed to a fool’s errand on behalf of the military-industrial complex, one that will do nothing good for the vast majority of their constituents and will do real harm to many of them. These representatives consistently refuse to meet with their constituents for serious discussion of health, safety, cost, and other issues. This is what the breakdown of American representative democracy looks like up close. [Global Research]

 

The company that makes the embattled F-35 fighter jet has hired Charles Bouchard, who was a lieutenant general in the Canadian Forces, for a top job.

Lockheed Martin Canada announced Tuesday it has hired Bouchard, effective immediately. Bouchard will report to the executive vice-president of Lockheed Martin International, Pat Dewar, the company said in a news release.

"Bouchard will assume leadership of the portfolio of Lockheed Martin activities in Canada and will be the corporation's lead representative in the country," according to the release.

"Bouchard's appointment is a result of Lockheed Martin International's focus on providing customers with direct access to the company's broad range of products and solutions."

Bouchard retired from the Canadian Forces in April 2012, after leading what many considered to be a successful NATO mission in Libya. The Libya mission provided air cover to protect civilians and allow rebel forces to overthrow long-time dictator Moammar Gadhafi — a mission in which fighter jets played a massive role.

"We added a tremendous leader to our organization today. Charles will facilitate access to Lockheed Martin's broad portfolio of products and technologies to help Canada address its security and citizen service challenges," said Dewar. "We highly value our customers in Canada and we're investing for long-term partnership and growth." [CBC News]

 

Software remains the biggest risk of the F-35 program, according to U.S. Air Force Lt. Gen. Christopher Bogdan, the program executive officer. In a presentation at the Air Force Association (AFA) Air & Space Conference on September 17, Bogdan also discussed progress in fixing the Joint Strike Fighter’s helmet-mounted display systems (HMDS), and program costs.

Lockheed Martin’s scheduled delivery of the full-capability Block 3F software in 2017 “highly depends” on the performance of interim Block 2B and 3I software releases, Bogdan said. Block 2B is the “initial warfighting” software that adds sensor capabilities missing from the current training software releases, plus the AIM-120 AAM, GBU-12 laser-guided bombs, and the GBU-32 Joint Direct Attack Munition (JDAM). Block 3I is the same software, but hosted on new processors.

The Block 2B software was slated to be delivered for flight-test last month, but has been delayed until April next year, according to testimony to a Congressional committee last June by Michael Gilmore, the Pentagon’s director of operational test and evaluation (DOT&E). It is not slated for release to the fleet until mid-2015. Moreover, Gilmore told the committee, F-35s equipped with Block 2B “would likely need significant support from other fourth-generation and fifth-generation combat systems to counter modern, existing threats, unless air superiority is somehow otherwise assured and the threat is cooperative.”

However, in a mandatory report to Congress last June, the Marine Corps said it will achieve initial operational capability (IOC) with the F-35B equipped with Block 2B by only six months later, in December 2015. In his AFA presentation, Bogdan said he is “confident” that the Marine Corps would achieve its planned IOC date. He earlier told Vanity Fair magazine (which published a long article on the F-35 this month) that there is nothing in U.S. procurement law to prevent the Marines declaring IOC before operational testing is complete.

The U.S. Air Force plans IOC of the F-35A version by December 2016, which is before the Block 3F software is available, Bogdan noted at AFA. Block 3F adds weapons such as the AIM-9X AAM and AGM-154 Joint Standoff Attack Weapon (JSOW), and sensor capabilities such as full radar synthetic aperture radar mapping (SAR), plus expansion of the flight envelope. The Navy plans to declare IOC of the F-35C carrier variant in February 2019. [AIN Online]

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:50
First ARCHER systems delivered in Sweden

Sep 27, 2013 BAE Systems PLC

 

BAE Systems delivered the first four ARCHER artillery systems to the Swedish Defence Materiel Administration, FMV, during a handover ceremony at the company’s Karlskoga, Sweden facility Sept. 23.

 

BAE Systems employees and representatives from FMV and the Norwegian Defence Logistics Organisation, FLO, attended the ceremony where FMV’s Director General Lena Erixon received the four systems from Lena Gillström managing director at BAE Systems’ Weapon Systems business in Sweden.

 

“ARCHER is an important program, for both the Swedish and Norwegian Armed Forces. Today is an important milestone in our partnership and it is very encouraging for us deliver the first systems to our Swedish customer,” said Gillström.  It’s an immensely proud moment for everyone at BAE Systems and we now look forward to continuing our partnership with the Swedish and Norwegian customer in working on the delivery of all systems,” added Gillström.

 

In total, 48 systems will be delivered to the Swedish and Norwegian Armed Forces.

 

The ARCHER system is one of the world’s most advanced artillery systems with high mobility and precision.  It’s based on proven subsystems and has an extensive ammunition portfolio.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 16:20
Raytheon's Griffin Missile Demos Maritime Protection Capabilities

Sep 27, 2013 ASDNews Source : Raytheon Corporation

 

Raytheon Company (NYSE: RTN) and the U.S. Navy demonstrated the Griffin® missile's combat proven capabilities in a maritime environment by successfully engaging fast-moving small boats from various platforms throughout a series of at-sea tests.

 

During one of the tests, the MK-60 Patrol Coastal Griffin Missile System was integrated on a Cyclone-class Patrol Coastal-class ship, where the missile was employed against remote-controlled boats simulating a threat to the ship.

 

"The Griffin missile and the MK-60 System provide the accuracy and lethality required to meet the requirements of our operational testing," said Capt. Mike Ladner, major program manager of Surface Ship Weapons, U.S. Navy Integrated Warfare Systems 3.0 program office.

 

The most recent test, conducted at the Navy's Point Mugu, Calif., sea test range, marked the completion of a quick reaction assessment that will lead to fielding of the Griffin missile on forward deployed Patrol Coastal ships later this year.

 

"The Griffin missile is ideally suited for protecting Navy ships against the increasing small boat threat," said Harry Schulte, vice president of Air Warfare Systems for Raytheon Missile Systems. "Griffin is fully developed, lightweight and precise. It is designed with confined lethality to minimize collateral effects and maximize operational effectiveness."

 

The MK-60 Patrol Coastal Griffin Missile System includes a proven laser targeting system as well as a Navy-designed launcher and battle management system featuring the Griffin missile. This system will provide the Navy's Patrol Coastal class ships with their first operational capability against small boat threats outside of current gun range.

 

About Griffin

The Griffin missile is a multi-platform, multi-service weapon that has a proven track record for successful rapid integration with land, sea and air assets. The combat-proven Griffin AGM-176A is an aft-eject missile designed for employment from platforms such as the C-130 aircraft. The Griffin BGM-176B is a forward-firing missile that launches from rotary- and fixed-wing aircraft, ground-launch applications and maritime platforms. The Griffin missile is 43 inches long, weighs 33 pounds, has a 13-pound warhead, and is in production today.

 

Griffin enables the warfighter to engage targets via a simple user interface and guide the weapon to the target using GPS coordinates exclusively or with laser designation. To maximize lethality, the user can choose to engage the target with direct attack or high impact angle, and has the option of using height of burst, point detonation or delayed fuzing.

 

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:12
A400M First Delivery

30 sept. 2013 airbus

A400M First Delivery Ceremony will take place in Seville, Spain, next 30th September.

This aircraft, the most modern airlifter in the world, will be delivered to its first customer, the French Air Force, after seven nations have worked together to achieve today´s answer to tomorrow´s challenges.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:55
photo Airbus Military

photo Airbus Military

30/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce lundi, le groupe EADS livre le premier avion de transport européen à la France. La Tribune revient sur la saga de ce programme hors norme depuis la signature du contrat en 2001.

 

C'est l'une des trop rares heures de gloire de l'A400M, qui a collectionné tant et tant d'avatars techniques, financiers et industriels depuis 2001, date de la signature du contrat. Mais l'image est belle : l'arrivée de François Hollande à bord de cet avion de transport militaire très sophistiqué lors du salon aéronautique du Bourget en juin dernier. A ce moment-là, tous les acteurs de cette longue saga incroyable  - industriels, politiques, militaires - espèrent enfin que ce programme allait tirer une bonne fois pour toute un trait sur son histoire très chaotique. D'autant que l'A400M était proche de la date de la livraison du premier exemplaire remis à l'armée de l'air française ce lundi. Une livraison très attendue mais qui a été repoussée à plusieurs reprises en raison d'aléas techniques aussi inattendus que désespérants.

Après son premier vol fin 2009 dans le ciel de Séville, l'histoire de l'A400M ne sera pas un long fleuve tranquille. Bien au contraire. EADS et les pays clients ont ce jour-là un sourire figé tant l'avenir de l'appareil est compliqué. L'avion de transport militaire va devoir traverser encore beaucoup de zones de turbulences. Notamment son avenir sera suspendu aux très longues négociations à tiroir, qui n'en finissent pas sur le refinancement du programme, qui a dérapé de plus de 11 milliards d'euros, selon un audit secret. Une facture qui a explosé et qui paralyse complètement EADS, le maître d'œuvre du programmer. En clair, comment se partage-t-on la douloureuse ? Un abandon de ce projet de 20 milliards d'euros aurait alors menacé entre 10.000 et 40.000 emplois. Certains craignent même pour la survie du groupe européen au début de 2010.

 

Un accord de principe

Après moins de trois mois de négociations, le suspense autour de l'avenir de l'A400M est levé. Les sept pays clients (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) trouvent début mars « un accord de principe » à Berlin… que EADS finit par accepter. Les Etats prennent à leur charge une partie des surcoûts du programme européen (3,5 milliards sur les 7,6 milliards identifiés à ce jour). L'issue de ce protocole d'accord lève les doutes sur la poursuite de l'A400M, en retard de plus de quatre ans.

D'ailleurs, EADS considère que cet accord fournit « une base solide pour un développement réussi du programme ». Le groupe a quand même a dû faire un effort. « Compte tenu de cet accord, une estimation des revenus et des coûts incluant une évaluation des risques, revue par le conseil d'administration d'EADS, conduit à augmenter la provision pour perte du programme A400M de 1,8 milliard d'euros avant impôts pour l'ensemble de l'exercice 2009 », explique la société. Cette nouvelle charge intégrée aux comptes 2009 viendra s'ajouter aux 2,4 milliards d'euros de provisions A400M déjà passées par l'entreprise. Soit 4,2 milliards d'euros. Le groupe a également identifié des risques pour un montant de plus de 3 milliards d'euros.

 

La France maintient sa commande à 50 appareils

A cette époque, la France, pour qui les surcoûts du programme s'élèvent à 550 millions d'euros, compte recevoir un premier exemplaire de l'appareil début 2013. Et le ministre de la Défense Hervé Morin maintient la commande de l'armée de l'air à 50 avions. Les autres Etats-clients s'engagent quant à eux à ne pas réduire les commandes au-delà de dix avions.  En août, la Grande-Bretagne, qui a commandé 25 avions, n'en veut plus que 22. Berlin réduit quant à elle sa commande de sept appareils en plusieurs étapes. Au niveau des livraisons, Airbus prévoit quatre appareils en 2013, huit de plus en 2014 et 2015, avant de passer à deux par mois en 2016.

Après cet accord, Airbus reparle enfin de « business ». Et rêve même de placer Outre-Atlantique son avion de transport militaire. « Les campagnes à l'export commenceront au second semestre 2010 », indique mi-mars le directeur d'Airbus Military, Domingo Urena-Raso. « Le potentiel de vente à l'export est de 500 avions au cours des trente prochaines années, dont 200 aux Etats-Unis ; il est hors de question qu'on n'aille pas se battre aux Etats-Unis. On commencera une approche marketing au second semestre », s'enflamme-t-il.

 

Coup de gueule d'Airbus

Mais en mai, l'accord n'est pas toujours pas signé. Coup de gueule d'Airbus pour finaliser le nouveau contrat A400M entre les pays clients et EADS. Selon des sources proches du dossier, « elles végètent et, à ce rythme-là, il n'est pas du tout évident de signer à l'été ». C'est pourtant ce qui est prévu depuis l'accord de principe arraché en mars entre les États et EADS pour sauver le programme le plus emblématique de l'Europe de la Défense. Chez Airbus, on commence à se méfier aussi des futures contraintes budgétaires qui vont peser sur les États clients. D'autant plus que fin août 2010, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont demandé un délai de deux à trois mois avant de finaliser le contrat.

Finalement le 5 novembre, les pays clients confirment leur accord avec EADS sur le financement du programme sur les bases des modalités provisoires annoncées début mars… mais ne signent pas.  « Les États ont renoncé à réclamer les indemnités à Airbus et ont accepté une hausse du prix unitaire de l'avion de 11 millions par avion », explique Hervé Morin, alors que le nombre d'appareils commandés a été réduit de dix, à 170, après la décision de l'Allemagne de ne prendre que 53 A400M, soit sept de moins que prévu. La France qui maintient sa commande de 50 appareils (8,4 milliards d'euros) prendra livraison du tout premier exemplaire début 2013, puis de sept autres en 2014. Fin 2010, Airbus Military cumulera 4 milliards de pertes.

 

Les mois passent... sans la ratification du contrat

Les semaines passent, puis les mois. Pas de ratification de l'accord par les Etats clients.  Finalement, le jeudi 7 avril 2011, les sept pays clients signent avec Airbus Military à Séville, le fameux avenant au contrat sur le nouveau financement de l'A400M. En outre, la certification civile sera obtenue d'ici à la fin de l'année, estime Domingo Urena. Le titre du géant européen est particulièrement bien orienté en Bourse ce jour-là. La valeur qui a gagné jusqu'à 2,40 % termine sur un gain de 0,89 %. Pour le directeur délégué d'Airbus, Fabrice Brégier, cet accord est « l'aboutissement de beaucoup d'efforts. Nous avons dû négocier pendant deux ans la remise à plat du programme avec l'Occar (maître d'oeuvre européen, ndlr) et les sept pays clients », qui paieront 130 millions par avion.  Et d'estimer que « grâce à sa remise à plat le programme A400M est techniquement cohérent. Des motoristes aux équipementiers, y compris Thales, tout est arrangé d'un point de vue technique ».

Plus d'une année passe loin de l'agitation médiatique, l'A400M semble être enfin sur les rails même s'il rate le salon du Bourget pour un nouveau problème technique. Mais en juin 2012, l'A400M refait parler de lui… à nouveau en négatif : pignon cassé dans le moteur, plus précisément dans le réducteur d'hélices, qualification militaire difficile. Airbus ne devrait pas pouvoir livrer le premier exemplaire de l'avion de transport militaire à la France fin 2012 comme il l'avait un temps espéré. Nouvelles inquiétudes pour l'A400M. Et ce qui devait arriver, arriva. Fin 2012, Airbus Military ne livrera pas le premier avion à la France. Ce ne sera pas le cas, confirme un rapport sénatorial sur l'avion de transport militaire, intitulé "A400M : tout simplement le meilleur".

 

Un pignon cassé qui retarde la livraison

Pourquoi un nouveau retard ? "Il s'agissait (ndlr, cette date) d'un pilotage en interne. Nous sommes en train de relâcher les marges", précise le patron du programme Cédric Gautier. Ce léger retard serait totalement anecdotique s'il n'y avait pas ce problème encore mal cerné de pignon fragilisé par des résonances qui traîne encore. C'est pour cette raison qu'il ne volera pas "par mesure de précaution" au salon aéronautique de Farnborough dans la banlieue de Londres, contrairement à ce qu'Airbus avait programmé.

Pourtant le temps presse. Le déficit du transport aérien est béant pour l'armée de l'air. « Nous ne satisfaisons que 25 % à 30 % de cet exigeant contrat, explique alors le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Paloméros. Un déficit en partie comblé par le commandement du transport aérien européen (EATC), qui mutualise depuis deux ans les flottes de transport de la France, de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas. Mais cette structure ne dispose que de flottes vieillissantes en attendant mieux, c'est-à-dire l'A400M , précise le général Paloméros. Nous avons un besoin urgent de l'A400M , dont les premiers exemplaires devraient être opérationnels dans l'armée de l'air en 2013, rappelle-t-il.

 

Bras de fer entre la DGA et Airbus

En novembre 2012, la tension monte entre la direction générale de l'armement et Airbus. C'est sur le calendrier de livraison du premier appareil pour l'armée de l'air française et sur le soutien des A400M que ferraillent les deux. Le patron de la DGA, Laurent Collet-Billon, évoque même "un petit bras de fer". Pour le patron de la DGA, « l'industriel pense pouvoir obtenir la certification civile au mois de janvier, puis la certification et la qualification militaire deux mois après mais notre estimation est qu'il lui faudra plus de temps. Nous disons à l'industriel que nous ne pouvons pas accepter l'avion sans cette certification militaire et sans une proposition de soutien qui soit financièrement raisonnable. Il y a donc un petit bras de fer entre lui et nous, mais qui se résoudra le moment venu, entre gens raisonnables. Quant à la lacune capacitaire elle est gérée, notamment par l'affrètement d'avions gros porteurs ».

Fin 2012 Airbus, qui  prévoyait une livraison au plus tard à la fin mars 2013, vise maintenant le deuxième trimestre 2013. Finalement c'est début août que la DGA, qui a réceptionné le premier exemplaire de série de l'A400M, livre enfin le 2 août le mSN7 à l'armée de l'air. Cette dernière recevra au total 15 A400M d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019 dont deux en 2013. Pour Airbus Military, cette étape majeure marque le début d'une nouvelle ère du transport aérien militaire en Europe et au-delà.

Car l'A400M, c'est le nouveau couteau suisse de l'armée de l'air : avion de transport militaire à la fois stratégique et tactique, cet appareil, qui va remplacer les vieux Transall de l'armée de l'air entrés en service en 1967, est sans équivalent sur le marché mondial, selon le ministère de la Défense. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu'à 37 tonnes et réaliser l'ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d'assaut sur terrains sommaires, l'aérolargage de personnel (jusqu'à 116 parachutistes) et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol (avions de combat, gros porteurs et hélicoptères) ou les évacuations sanitaires.

 

Export : 400 A400M sur 30 ans

L'avionneur compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, Domingo Urena, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil , estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite.

"Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

La saga de l'A400M 2010-2013 (2/2) : le temps de l'envol difficile du programme
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories