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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 16:55

EADS Cassidian logo

 

03 December 2012 Press release issued by Cassidian - defenceweb.co.za

 

Cassidian is rigorously pursuing its agenda of achieving a sustainable boost to its competitiveness and is slimming down its structures. Its aim is to save at least 200 million euros a year by 2014. As part of these savings it is intended that up to 850 jobs will be reduced, with the focus primarily on management and administration.

 

Bernhard Gerwert, CEO of Cassidian, said: "Our objective is to have the closest possible customer relationships and at the same time to increase our competitiveness." In addition to its traditional European sales markets in Germany, France, Spain andthe United Kingdom, Cassidian will further strenghten its market presence in the MiddleEast, Brazil, India and the USA.

 

 

Gerwert continued: "This is why cost reduction and efficient structures are the top priority for us. With leaner structures we can guarantee shorter response times. In this way we intend to continue growing and boost our profitability to benchmark level." He further pointed out that "We want to manage the planned headcount reduction without any enforced dismissals."

 

Gerwert and his new management team laid down the current course of action in September this year, placing the emphasis on competitiveness and profitable growth. The detailed planning now being implemented will lead to lean managementstructures and a product portfolio focused on defence and security.

 

"We will stabilise our defence business and invest stronger in selected security segments, such as border protection systems and communication systems," said Gerwert.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:32

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

03/12/2012 DCNS

 

Plus d’une centaine de personnes (DCNS, Direction générale de l’armement, Marine nationale, et partenaires) étaient présentes, le mercredi 28 novembre, sur la base navale de Toulon pour l’inauguration de la plateforme d’intégration du système de combat du Suffren, premier sous- marin nucléaire d’attaque (SNA) de la série des Barracuda. Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il engendre toutes les actions de contrôle/commande destinées à la mise en œuvre des armes en temps réel.

 

Cette inauguration marque le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire à l’assemblage de l’ensemble des matériels et logiciels du système de combat sur une plateforme à terre.

 

Celle-ci va permettre pendant les trois ans à venir de tester et vérifier l’ensemble des fonctionnalités du système de combat avant leur embarquement sur le sous-marin.

 

Cette mise au point sur plateforme à terre par les équipes de DCNS est un gain de temps précieux lors de l’intégration sur le sous-marin, limitant ensuite la durée des essais à bord.

 

Le système de combat des SNA Barracuda bénéficie de nombreuses innovations : une détection sous-marine issue des sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques), une capacité d’emport d’armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis, un CMS (Combat Management System) intégrant l’ensemble des capacités de veille au dessus et au dessous de la surface de la mer.

 

Les sous-marins Barracuda sont destinés à succéder entre 2017 et 2027 aux sous-marins du type « Rubis en version Améthyste » actuellement en service. Les capacités de mission du Barracuda couvriront la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos et forces spéciales), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées, chaque fois que son interopérabilité et ses capacités associées (discrétion des communications, liaisons de données tactiques, etc.) seront requises. Le Barracuda aura la capacité de mettre en œuvre plusieurs types d‘armes : futures torpilles lourdes F21, missiles antinavires SM39 et Missile de Croisière Naval (MdCN).

 

Le programme Barracuda, l’un des plus importants qui soient pour le renouvellement des forces navales françaises, occupe une place majeure dans le plan industriel du Groupe. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels de DCNS jusqu’en 2027.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié en décembre 2006 le marché global de réalisation du programme Barracuda à DCNS, maître d’œuvre d’ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d’œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du premier sous-marin de la série de six, le Suffren. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service. Les deux tranches conditionnelles affermies par la DGA en 2009 et 2011 portent sur la réalisation des deuxième et troisième de série, le Duguay-Trouin et le Tourville.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:30

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

03 décembre 2012 Usine nouvelle (Reuters)

 

Le démonstrateur de drone de combat Neuron a réussi le 1er décembre son tout premier vol à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Il couronne près de dix ans d'efforts de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation.

 

Dix années d'efforts conjoints de six pays européens emmenés par la France et Dassault Aviation ont été nécessaire pour arriver à cette première étape. Une fois la centaine de vols d'essais du Neuron réalisés, d'ici deux ans, l'avionneur tricolore compte participer à la préparation de la prochaine génération d'avions de combat, avec ou sans pilote, attendue dans les années 2030.

 

Le Neuron a atterri samedi à 8h45 à Istres après 25 minutes de vol sans aucune difficulté, avec plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.

 

Lancé en 2003, le programme Neuron, d'un budget de plus de 400 millions d'euros, est piloté par la Délégation générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, qui joue le rôle de maître d'oeuvre.

 

L'avionneur français, concepteur de l'avion de combat Rafale, a entraîné dans son sillage le suédois Saab, qui fabrique le Gripen et l'italien Alenia (Finmeccanica, qui fait partie du consortium Eurofighter avec EADS et le britannique BAE Systems.

 

L'espagnol EADS-CASA, le grec Hellenic Aerospace Industry (HAI) et le suisse Ruag sont également de la partie.

 

Pendant ce temps, BAE Systems, avec qui Dassault Aviation coopère dans les drones de surveillance, mène son propre projet similaire, Taranis, avec un premier vol prévu en 2013.

 

AUTONOMIE

 

Le Neuron peut effectuer un vol complet sans recevoir aucun ordre et peut rectifier de lui-même des situations critiques, un avantage crucial dans une zone de combat où il vole beaucoup plus vite que les drones de surveillance actuels.

 

Mais s'il n'y a pas de pilote dans l'avion, le pilote est bien là, dans un "shelter", étroite baraque installée au bout de la piste d'Istres, la plus longue d'Europe. A tout instant, installé face à des écrans similaires à un cockpit, il peut reprendre la main. A ses côtés, un deuxième opérateur vérifie le bon fonctionnement des équipements informatiques.

 

"Parfois, il nous arrive d'oublier qu'on n'est pas dedans", raconte Olivier Ferrer, dit "Nino", ancien pilote de chasse de l'aéronavale devenu pilote d'essai pour Dassault Aviation.

 

"Même s'il n'y a pas de manche de manette, tous les ordres qu'on donne sont quasiment les mêmes que pour un avion".

 

Le pilote reste en contact permanent avec une "salle d'écoute", l'équivalent d'une tour de contrôle.

 

Après avoir reçu à Istres des pièces des six pays d'Europe participant au programme, le Neuron a démarré ses essais au sol qui ont mobilisé 300 personnes depuis fin 2011.

 

Comme ceux qui suivront, ce premier vol d'essai a été réalisé au-dessus de zones faiblement peuplées - moins de 15 habitants au km2 - pour limiter les risques.

 

Le deuxième vol attendra quatre mois. Entre-temps, l'avion sera envoyé au Centre d'essai d'électronique de l'armement de la DGA à Bruz, près de Rennes, où des tests seront réalisés pour vérifier qu'il est bien le plus furtif possible.

 

"L'idée, c'est d'être aussi invisible qu'un moineau. Le moineau de Paris est gris, discret, ne se voit pas, se fond dans l'environnement", explique Didier Gondoin, directeur général technique de Dassault Aviation, qui a dirigé le programme Rafale de 1998 à 2005.

 

Le Neuron devra ainsi demeurer en dessous des seuils de détection des radars, réglés de façon à ne pas détecter les vols d'oiseaux.

 

De la même manière, le moteur de l'avion a été dissimulé pour éviter que la chaleur émise ne soit détectable par les radars infrarouge.

 

Long de 10 mètres, le Neuron a une envergure d'environ 12,5 mètres - légèrement supérieure à celle d'un Mirage 2000 - et peut peser sept tonnes une fois ses deux soutes d'armement chargées.

 

Sur la centaine de vols d'essais prévus, 80 seront effectués à Istres et les autres en Italie et en Suède. Le Neuron sera confronté à des avions de combat de type Rafale ou Gripen et à des radars de détection et des batteries antiaériennes.

 

"On va confronter la nouvelle épée qui est Neuron face aux boucliers que sont les systèmes de détection", résume Patrick Castagnos, directeur des essais en vol de Dassault Aviation.

 

Mais si les Etats ont beaucoup partagé dans la conception du Neuron, ces données-là, ils les garderont pour eux.

 

L'APRÈS-NEURON

 

L'étape suivante, après 2014, s'appelle "Neuron 2" : il s'agit de préparer un véritable projet de drone de combat européen en assimilant les fruits du travail effectué parallèlement par BAE Systems avec Taranis.

 

Dassault Aviation et BAE ont obtenu en juillet un contrat d'études préliminaire de 13 millions d'euros pour le lancement de la première phase du programme de démonstration du système de combat aérien.

 

Les deux groupes commencent à travailler avec le motoriste français Snecma (groupe Safran) et le britannique Rolls-Royce. Pour l'avionique (radars), Dassault Aviation discute avec Thales - dont il est le premier actionnaire industriel avec 26% du capital - et avec l'italien Selex (groupe Finmeccanica).

 

Le tandem semblait l'an dernier en pole position pour le projet de drone de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) dans le cadre de la coopération franco-britannique dans la défense scellée depuis fin 2010.

 

Mais l'alternance qui a suivi l'élection présidentielle française a entraîné une remise à plat du dossier et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est dit peu favorable à la voie choisie par son prédécesseur.

 

La France devrait annoncer prochainement sa décision en matière de drones, un domaine emblématique de la politique de défense des années à venir.

 

Les deux drones (de surveillance et de combat) partagent les mêmes technologies de télécommunications et les mêmes techniques d'essais en vol, fait valoir Eric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation.

 

"Ce serait dommage de rater cette opportunité de faire travailler les mêmes ingénieurs, sinon on va réinventer plusieurs fois la poudre."

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:05

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

1er décembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Plus de 100 personnes, employés de DCNS ou représentants de la DGA, de la marine nationale ou des partenaires, ont assisté mercredi 28 sur la base navale de Toulon, à l’inauguration du centre d’intégration à terre du système de combat des sous-marins Barracuda, dont le premier exemplaire est destiné au Suffren.

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il gère toutes les fonctions de commandement et de contrôle, recevant et traitant en temps réel des informations de tous les senseurs et de toutes les armes.

 

La cérémonie marquait le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire l’assemblage des composants matériels et logiciels dans un centre d’intégration à terre.

 

Au cours des 3 prochaines années, le centre permettra de tester et vérifier chaque fonction du système de combat, chaque mode de fonctionnement, en préparation de son intégration correcte à bord du sous-marin.

 

Les tests et vérifications effectuées à terre par les équipes de DCNS grâce à ce centre, permettent de gagner un temps précieux lorsque vient l’étape de l’intégration à bord. La campagne d’essai à bord est donc significativement plus courte.

 

Le système de combat destiné aux sous-marins Barracuda combine un système sonar basé sur celui utilisé à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins type Le Triomphant, un mât optronique remplaçant les périscopes traditionnels, un système d’armes dont la capacité d’emport est le double de celle des SNA type Rubis actuels et un système de gestion de combat intégrant les capacités de tous les senseurs du sous-marin.

 

Les sous-marins type Barracuda seront équipés de torpilles lourdes type F21, de missiles anti-navires SM39 et du missile de croisière naval MdCN.

 

Référence :Navy Recognition (Etats-Unis)

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 08:00
China Grows A Pair

November 30, 2012: Strategy page

 

China has put two helicopter gunship designs into production. Both the "back-up design" (WZ-19) and the troubled (and delayed) favorite WZ-10 have entered service. The WZ-19 armed scout helicopter has been spotted in the air for two years now, most recently painted in military colors. The WZ-19 was earlier known as the Z-9W. The WZ-19 is yet another Chinese helicopter based on the Eurocopter Dauphin (which has been built under license in China for two decades). The WZ-19 is a 4.5 ton, two seat armed helicopter. It can carry a 23mm autocannon and up to a ton of munitions (missiles, usually). Cruising speed is 245 kilometers an hour and range is 700 kilometers. The WZ-19 is basically an upgraded Z-9W.

 

China Grows A Pair

China has also been developing (since the 1990s) a larger (7 ton) and more complex WZ-10 helicopter gunship. This project has been going on for 14 years and several prototypes have been built. Attempts to buy or steal helicopter gunship technology from Russia and South Africa failed. Two years ago some of the prototypes were sent to Chinese Army aviation units for field testing. While not a failure, the Z-19 was apparently seen as a more capable combat helicopter. The WZ-10 had a lot of problems and was, at one point, in danger of being abandoned. The Chinese persevered and fixed most of the defects and put WZ-10 into production. Because the Z-19 is basically an armed scout helicopter and China still wants something more like the American AH-64 Apache, the WZ-10 was made to work, after a fashion.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 19:39
Russie: fin des essais du dernier modèle de Kalachnikov

MOSCOU, 30 novembre 2012  - RIA Novosti

 

L'Institut centrale russe de mécanique de précision" de Klimovsk (région de Moscou) a achevé les essais du nouveau fusil d'assaut Kalachnikov AK-12, a annoncé vendredi le service de presse de l'entreprise.

 

"Les essais préliminaires de l'AK-12 sont terminés, nous avons défini l'ensemble des caractéristiques de combat et techniques du nouveau fusil", a indiqué le porte-parole.

 

Le fusil d'assaut Kalachnikov AK-12 est conçu par l'usine Ijmach d'Ijevsk (république russe d'Oudmourtie). Ce fusil de cinquième génération possède trois modes de tir - coup par coup, rafale de trois et automatique. Il est muni de rails de fixation Picatinny permettant d'installer des équipements supplémentaires. Il s'agit d'une arme modulaire de base qui servira pour la création d'une vingtaine de versions de calibre 5,45x39 mm à 7,62x51 mm, selon le site officiel d'Ijmach.

 

L'AK-12 est destiné à l'exportation, mais ce fusil répond aux normes du ministère russe de la Défense et l'usine se dit prête à le livrer à l'armée russe en cas de besoin.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:55
La cybersécurité française passe à l'attaque

 

29 novembre 2012 Par PAR RIDHA LOUKIL, AVEC HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n° 3309

 

Les industriels hexagonaux mettent les bouchées doubles en matière de défense informatique. Un marché en pleine expansion.

 

La France a-t-elle les moyens de sa cyberdéfense ? La révélation par "L'Express", la semaine dernière, des dessous du piratage informatique de l'Élysée survenu en mai rappelle, s'il en était besoin, les dangers du cyberespace. Loin d'être à l'abri des opérations d'espionnage informatique, la France possède toutefois de sérieux atouts pour se défendre. Elle dispose même d'une filière d'excellence, prospère et exportatrice, comme le révèle la récente étude du cabinet Pierre Audoin Consultants. Ainsi, qui aurait cru que le leader français de la carte à puce, Gemalto, sécurise l'accès au cloud d'Amazon ? On n'imagine pas non plus que Thales participe à la protection des systèmes de défense de 50 pays, dont 25 membres de l'Otan. Le spécialiste de l'électronique de défense équipe aussi 19 des 20 premières banques mondiales, 4 des 5 plus grandes compagnies pétrolières... sans oublier les systèmes de paiements électroniques Visa et Mastercard, qui représentent 70% des transactions par cartes bancaires dans le monde. Autres exemples : Cassidian, la branche défense et sécurité d'EADS, qui fournit un centre opérationnel de sécurité à l'armée britannique ; Atos, qui gère l'informatique et la sécurité des jeux Olympiques depuis douze ans ; ou encore Orange, qui apporte ses services de cybersécurité au géant australien minier BHP Billiton dans 18 pays.

 

UNE CARTE À JOUER

  • Le marché mondial de la cybersécurité est estimé à 60 milliards de dollars en 2012
  • + 8,4% de croissance annuelle
  • 10 milliards de dollars d'acquisitions au premier semestre 2011

Sources : PwC, Gartner

 

Dans un secteur dominé par des acteurs américains, israéliens et russes, ces réussites témoignent d'une force insoupçonnée de l'industrie française. Face à la montée des risques d'attaques informatiques, les enjeux sont importants. Selon Pierre Audoin Consultants, le marché de la chaîne de confiance numérique affiche une croissance de 10% par an et génère en France un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros, dont la moitié à l'export. Les spécialistes français de la sécurité des échanges numériques, Gemalto, Morpho (groupe Safran) et Oberthur Technologies, tirent jusqu'à 80% de leurs revenus à l'étranger. Tout en "conservant l'essentiel de leur production et de leur R et D en France", souligne Mathieu Poujol, consultant chez Pierre Audoin.

 

De grandes ambitions

 

Contrairement aux concurrents connus du grand public pour leurs systèmes antivirus sur les postes informatiques, tels que McAfee, Symantec ou Trend Micro, les industriels français se distinguent par leur discrétion. Deux raisons à cela : leur ancrage sur le marché du "confidentiel-défense" et leur présence dans les couches cachées des systèmes d'information. Mais l'heure est venue pour eux de passer à l'offensive et d'investir d'autres maillons de la chaîne de sécurité. "Ils privilégient désormais la sécurité holistique, une approche globale de sécurité identifiée par le ministère de l'Industrie comme l'une des 85 technologies clés pour 2015, constate Mathieu Poujol. Du segment haut de gamme, ils cherchent à descendre dans les couches des systèmes d'information pour disposer au final de solutions complètes. Au risque de heurter les acteurs américains connus."

 

Cassidian a donné l'exemple en rachetant, en octobre, Netasq, une pépite spécialisée dans les systèmes anti-intrusion tout-en-un. La filiale d'EADS complète ainsi son portefeuille de solutions et entre en concurrence frontale avec les américains Fortinet, Watchguard et Sonicwall. Les perspectives de développement s'annoncent alléchantes. Selon le cabinet Gartner, le marché mondial de la cybersécurité devrait croître de 8,4% par an et bondir de 60 à 86 milliards de dollars entre 2012 et 2016.

 

Un dynamisme tiré par la recrudescence des cyberattaques, l'apparition de menaces contre les systèmes de contrôle industriel et la prise de conscience croissante des enjeux de la cybersécurité, tant par les États que par les entreprises. Les industriels français sont décidés à prendre une plus grande part du gâteau. D'autant que le poids du marché national accuse un retard sur les grands pays européens. D'après le cabinet PwC, qui l'estime à environ 2 milliards d'euros en 2010, il serait inférieur de 30% à celui de la Grande-Bretagne. En cause, le niveau encore insuffisant de protection des services de l'État, des administrations et des opérateurs d'infrastructures d'intérêt vital (énergie, eau, transports, hôpitaux...).

 

 

UNE FILIÈRE À STRUCTURER

FORCES Des grands acteurs internationaux L'expertise technologique (chiffrement, authentification...)

FAIBLESSES L'atomisation du secteur (800 PME) L'absence de réglementation nationale

OPPORTUNITÉS La forte demande des administrations et opérateurs vitaux Les services aux entreprises

MENACES La domination commerciale des Américains L'acquisition de start-up par des groupes étrangers

 

Les industriels ne cachent pas leurs ambitions. "Nous voulons apporter une alternative européenne aux solutions américaines, non seulement dans nos marchés traditionnels à caractère régalien - gouvernement et défense - mais aussi dans les industries critiques", explique Jean-Michel Orozco, le président de Cassidian Cybersecuriy, une filiale de 400 personnes créée en avril 2012. Objectif : un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros à l'horizon 2017, contre 50 millions d'euros aujourd'hui. Les deux tiers de cette croissance proviendront d'acquisitions dans le cadre d'un plan d'investissement de 500 millions d'euros sur cinq ans. Le rachat de Netasq s'inscrit dans cette stratégie. Cassidian possède deux centres opérationnels de sécurité (SOC en anglais), en France et en Grande-Bretagne, pour surveiller les réseaux de ses clients. Un troisième est en projet en Allemagne. À terme, la filiale d'EADS pourrait rivaliser avec Thales, l'actuel leader français de la cybersécurité avec 1 500 personnes et un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros.

 

Plus modeste, Bull, le numéro deux français (1 300 personnes et un chiffre d'affaires de 130 à 150 millions d'euros) n'en espère pas moins doubler cette activité dans cinq ans. Au programme : de la croissance organique mais aussi des acquisitions sélectives, à l'image du rachat, en 2010, d'Amesys (systèmes d'espionnage sur les réseaux) et, en 2011, de TRCom (une émanation de Sagem spécialisée dans la sécurisation des communications sans fil) qui a donné naissance, début 2012, au SPhone. Conçu et fabriqué entièrement en France, ce téléphone mobile sécurisé protège les communications en cryptant les conversations vocales, les messages SMS et les informations embarquées. "En termes de sécurité, il se situe un cran en dessous du téléphone Theorem de Thales, réservé aux plus hauts services de l'État et de l'armée, mais s'adresse à une population plus large : tous les cadres d'entreprises qui transmettent par téléphone des informations sensibles", explique Franck Greverie, le patron de l'activité sécurité de Bull, qui compte vendre quelques milliers de terminaux par an.

 

Orange n'est pas en reste. Il y a dix-huit mois, l'opérateur historique de télécoms a réorganisé son activité de services de cybersécurité afin d'en doubler le chiffre d'affaires en 2015. Il dispose de huit SOC dans huit pays, calqués sur son SOC dédié aux militaires et dont la localisation est tenue secrète. "Ils sont au bord de la saturation, précise Éric Domage, le directeur de la stratégie d'Orange en cybersécutité. Plutôt que d'en ouvrir d'autres, nous allons en rationaliser l'exploitation pour absorber une augmentation de demande de 10 à 20% par an." Selon Pierre Audoin Consultants, Orange est le leader français des services de cybersécurité, loin devant Sogeti, Atos et autres SSII françaises. Dans le monde, s'il est distancé par IBM, le numéro un, il soutient la comparaison avec l'américain Verizon, le britannique BT ou encore l'allemand T-Systems, filiale de Deutsche Telekom.

 

Une longueur d'avance grâce à la carte à puce

 

Dans leur offensive, les Fançais ont des atouts. Ils sont à la pointe en matière de cryptologie, technologie clé pour la protection des données. "Une dizaine de pays maîtrisent véritablement leurs propres technologies de chiffrement, parmi lesquels les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et très probablement la Chine et la Russie", précise Guillaume Poupard, le chef du pôle sécurité des systèmes d'information à la Direction générale de l'armement. La France est aux avant-postes. En témoignent la renommée mondiale du cryptologue Jacques Stern [lire ci-contre] et la victoire d'une équipe de quatre experts, dont trois de STMicroelectronics, au concours international lancé en 2007 pour le développement d'un nouvel algorithme de cryptage. "Cette force découle de l'excellence de l'école française de mathématiques, analyse Mathieu Poujol. La France dispose des meilleurs talents au monde pour créer des algorithmes de cryptage. Ceci lui a valu d'être récompensée par 13 médailles Fields, l'équivalent du Nobel en mathématiques, la plaçant en deuxième position derrière les États-Unis, qui en ont obtenu 15."

 

La carte à puce, essentielle à la sécurisation des accès, constitue une autre pièce maîtresse du savoir-faire français. Après l'avoir boudée, les Américains viennent de l'adopter. Le laboratoire d'analyse de la fiabilité des composants électroniques de Thales à Toulouse s'inscrit dans ce champ de compétences. "Nous partageons avec le Cnes des équipements très sophistiqués qui nous permettent d'effectuer un "reverse engineering" de composant matériel, en l'examinant et même en le découpant physiquement en quelques dizaines de nanomètres. Ceci peut aller jusqu'à rechercher dans les circuits où les parties sensibles - par exemple, une clé de chiffrement - sont stockées", explique Vincent Marfaing, le vice-président en charge des activités cybersécurité chez Thales.

 

Dans les services, qui représentent 60 à 70% du marché, les Français jouissent d'un avantage naturel en France. "On donne les clés de son réseau à un prestataire pour y voir ce qui s'y passe, explique Gérôme Billois, manager chez Solucom, un cabinet de conseil informatique. C'est important qu'il soit un acteur de confiance et de proximité. Les acteurs français ont des cartes à jouer. À condition qu'ils parviennent à industrialiser leurs services aussi bien que les américains IBM, Verizon et Dell."

 

Ce pari n'est pas gagné pour autant. "La France a deux handicaps. D'une part, la prise de conscience par les entreprises françaises, et par l'État, des enjeux de la cybersécurité a été plus tardive qu'aux États-Unis ou qu'en Grande Bretagne. D'autre part, peu d'acteurs hexagonaux disposent d'une taille critique suffisante pour faire face aux champions américains comme le spécialiste des réseaux Cisco Systems ou encore IBM", explique Guillaume Rochard, associé de PwC chargé de l'activité aéronautique, défense et sécurité. La France compte à la fois peu de grands champions - cinq généralistes (Thales, Bull, Cassidian, Morpho et Gemalto) et une douzaine de prestataires de services - et trop de petits acteurs. Parmi ces industriels, les 30 premiers s'accaparent 80% du chiffre d'affaires global.

 

"La filière est pénalisée par son morcellement, avec beaucoup trop de PME souvent concurrentes entre elles, diagnostique Jean-Pierre Quémard, le vice-président sécurité et technologie chez Cassidan et président de l'Alliance pour la confiance numérique, syndicat professionnel créé en 2010. Elle a besoin d'être consolidée." La profession réclame de fait une politique plus cohérente de l'État, qui se traduirait par une instance unifiée de cyberdéfense, comme aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle appelle de ses voeux la mise en place d'une réglementation favorable (obligation d'audit de sécurité, de déclaration de sinistre...), comme le recommande le sénateur Jean-Marie Bockel dans son rapport "La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale", publié en juillet. Reste un mal français à soigner : la faiblesse en marketing.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:07

Bulle-aeroterrestre.jpg

 

Sissonne, le 29 novembre 2012 sagem-ds.com

 

A l’occasion de la démonstration des capacités en zone urbaine « Decazub » de l’armée de Terre au CENZUB (1) le 29 novembre 2012, le groupement TNS formé par Thales, Nexter Systems, Sagem (groupe Safran) met en avant le résultat de ses travaux réalisés dans le cadre de la préparation du programme Scorpion.

 

A cette occasion, le groupement TNS dévoile en situation réelle le démonstrateur LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat). Le LOCC a été développé en équipe intégrée (Forces terrestres/DGA (Direction générale de l’armement)/TNS) dans le cadre de la BOA (Bulle Opérationnelles Aéroterrestre). Il permet la mise en oeuvre des fonctionnalités d’un futur système de conduite du combat en vue d’accroître les capacités opérationnelles d’un GTIA (Groupement Tactique InterArmes).

 

Sous l’impulsion de l’armée de Terre et de la DGA, le démonstrateur BOA a été orienté vers la préparation du programme Scorpion. Le groupement TNS capitalise sur ces travaux pour répondre aux exigences du combat collaboratif à partir des technologies de numérisation de l’espace de bataille.

 

Le LOCC a ainsi été expérimenté en 2012 par l’armée de Terre et mis en oeuvre au CENZUB lors de l’expérimentation « Tactic » avec un excellent retour des opérationnels. Ce système est considéré aujourd’hui comme le précurseur des futurs systèmes d’information de l’armée de Terre.

 

Par ailleurs, Thales, Nexter et Sagem sont partenaires de la société commune MARS. Créée en juillet 2010, cette société a pour mission de mettre en commun les compétences des trois maisons mères au profit des enjeux capacitaires des unités au contact, avec le souci de cohérence et de meilleure performance économique - en assistance à la DGA, en tant qu’architecte industriel du programme Scorpion. MARS conduit cette mission en liaison étroite et permanente avec les équipes de la DGA, les états-majors et les forces terrestres dans un cadre coopératif nouveau organisé à la fois en plateau et en réseau, et en constant dialogue avec les différents partenaires industriels.

 

(1) Centre d’entraînement aux actions en zone Urbaine, le CENZUB est implanté dans le camp national de Sissonne (120 km au nord-est de Paris). Decazub comprend une démonstration de combat aéroterrestre numérisée dans le village de combat de Jeoffrecourt. L’exercice permet de mettre en évidence les savoir-faire des forces terrestres, les gains capacitaires attendus du programme Scorpion et le pôle d’excellence que représente le CENZUB.

 

***

 

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de la Défense et de la Sécurité, de l’Aérospatial et du Transport. Fort de 67 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros. Avec 22 500 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.

Pour plus d’information : www.thalesgroup.com

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

Nexter Systems, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d’activité s’étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l’Air et de Terre, et la Marine. Le chiffre d’affaires de Nexter s’est établi pour 2011 à 851 M€ et l’entreprise alloue 16% de son chiffre d’affaires aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée du char Leclerc, de véhicule multimissionsARAVIS®, véhicule de combat VBCI, système d’artillerie CAESAR® et 105 LG, munition intelligente BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

Pour plus d’informations : www.nexter-group.fr

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle p our les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:55
"Nos entreprises ne sont pas assez protégées contre les cyberattaques"

 

29 novembre 2012 Par Ridha Loukil - Usinenouvelle.com

 

Si l’Elysée peut être attaqué, comme l'a révélé l'Express, quid des entreprises hexagonales. Sont-elles bien protégées ? L’industrie française de cybersécurité est-elle au bon niveau ? Le débat sur la souveraineté numérique a-t-il un sens ? Réponses de Patrick Pailloux, patron de l’ANSSI , l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.

 

L'Usine Nouvelle - La France a-t-elle aujourd’hui les moyens de sa défense ?

 

Patrick Pailloux - A part les systèmes militaires, qui incluent des dispositifs de haute sécurité très onéreux, personne ne peut garantir qu’il est totalement protégé contre les cyberattaques. A la suite du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, la France a décidé de se doter d'une stratégie de cyberdéfense en créant en 2009 l’ANSSI. Depuis, les moyens consacrés par l'Etat à ce sujet n'ont cessé de croitre. De 100 personnes au départ, nous sommes passés à 250 personnes aujourd’hui et nous devons atteindre 360 personnes à la fin de 2013. Face à la menace, nous renforçons sans cesse nos moyens de prévention et de réaction. Si nous nous approchons globalement de pays comme l’Allemagne ou la Grande Bretagne, nos entreprises sont en retard en matière de protection des systèmes d’information. Nous continuerons à nous renforcer de façon à rester au top niveau européen dans ce domaine.

 

Qu’est-ce qui manque aujourd’hui pour avoir une sécurité plus efficace ?

 

Croire qu’il suffit d’acheter des pare-feu, antivirus et autres équipements pour que le système d’information soit sécurisé est une erreur. En caricaturant un peu, peu importe le degré de sophistication des équipements de sécurité mis en place, à eux seuls ils ne peuvent pas garantir la sécurité. Il faut aussi appliquer une hygiène informatique, analyser les risques auxquels l’entreprise est exposée, et surveiller son système d’information en faisant appel si nécessaire à un prestataire de service de sécurité. Je suis convaincu qu’on peut améliorer la sécurité juste par l’hygiène informatique, des règles élémentaires qui ne coûtent pas cher mais qui changent drastiquement les choses. Nous avons publié en octobre 2012 un guide de l’hygiène informatique avec 40 règles simples à appliquer par les entreprises pour mieux se protéger. Ce guide est téléchargeable sur notre site à cette adresse. Il faut enfin éduquer, éduquer et éduquer tant les informaticiens que les utilisateurs pour faire bouger les lignes.

 

L’industrie française de cyberdéfense dispose-t-elle de toutes les technologies clés dans ce domaine ?

 

Nous avons la chance de maîtriser en France toute la chaîne de cybersécurité, depuis les puces avec STMicroelectronics jusqu’aux logiciels. Nous disposons de champions comme Thales, EADS, Sagem ou Bull, leaders mondiaux dans ce domaine, et d’un tissu dense de PME aux solutions pointues mais à la surface insuffisante pour décoller sur le marché. Ce qui manque, c’est le tissu intermédiaire d’acteurs capables de fournir des solutions de haut niveau. L’offre française dans les pare-feu, le VPN ou la mobilité est réelle mais trop petite pour concurrencer les mastodontes du secteur. La bataille n’est pas perdue pour autant, les industriels français peuvent progresser dans ces domaines.

 

Que fait l’ANSSI pour aider les industriels français de cette filière?

 

Nous délivrons des labels aux produits de sécurité selon les Critères Communs, sorte de standard mondial. Une puce agréée en France pour une application de passeport biométrique est ainsi commercialisable sans autre agrément en Grande-Bretagne ou Allemagne. Nous aidons aussi les industriels dans le développement technique, dans le domaine des algorithmes de cryptage notamment. Enfin, nous soutenons financièrement les PME innovantes à travers OSEO. En dehors des investissements d’avenir, nous allouons un budget de 300 000 euros à cet effet en 2012. Mais la vraie réponse réside dans le marché. Seule une demande plus forte pourra aider les PMI à se développer.

 

Pour ses équipements de cybersécutité, faut-il privilégier des solutions françaises chaque fois que cela est possible?

 

Dans les applications confidentiel-défense, oui. Ce sont des solutions françaises qui sont systématiquement choisies. Dans les applications civiles, le choix dépend du niveau de sécurité voulu. Plus on veut de la sécurité, plus on doit faire confiance au fournisseur ou prestataire. Ceci étant, les produits labellisés par l’ANSSI garantissent le même niveau de sécurité que le fournisseur soit français ou étranger.

 

Quelles opportunités de développement voyez-vous pour l’industrie française ?

 

J’en vois deux. La première concerne la mobilité. Des solutions françaises existent dans ce domaine. Mais elles ne sont pas à l’échelle pour attaquer le marché mondial. La seconde réside dans les services. Les entreprises n’ont pas toujours les compétences pour surveiller au jour le jour leurs systèmes d’information, détecter les cyberattaques et les traiter. Les prestations dans ce domaine méritent d’être développées davantage car la demande va croître.

 

La souveraineté des données était-elle une bonne  justification à la création de Cloudwatt et Numergy ?

 

La souveraineté de données numériques constitue un vrai sujet de préoccupation. Nous n’avons pas l’intention de nous battre contre le cloud, qui est une technologie d’avenir. Mais est-il raisonnable de confier toutes ses données à un prestataire cloud sans vrai contrôle ou se laisser dicter les règles de sécurité par des prestataires aussi gros soient-ils. La sécurité des données c’est la même chose que pour les bijoux de famille. Une entreprise a un patrimoine informationnel et des données sensibles : fichiers clients, secrets de fabrication, dossiers du personnel, etc. Il lui appartient de décider à qui les confier et quelles règles de sécurité leur appliquer. Pour certains types de données, il peut être légitime de ne pas être tributaire d’un prestataire étranger. Quand les données sont localisées en France, les choses sont claires : c’est la loi française qui s’y applique. Mais quelle loi est applicable quand elles sont à l’étranger ? Le pays autorise-t-il le transfert des données ? Les questions qui se posent sont nombreuses.

 

Le Patriot Act est-il vraiment une menace pour la sécurité des données confiées à des prestataires américains ?

 

Tous les Etats du monde disposent d’un accès aux données localisées sur leurs territoires pour des besoins de police ou sécurité. Mais la demande de cloud souverain, avec des prestataires en France et en Europe offrant des garanties de sécurité maîtrisées, est légitime. On peut comprendre qu’une entreprise, qui investit beaucoup en R&D, prenne toutes ses précautions pour éviter le risque de fuites d’information. Nous proposons aux entreprises une liste détaillée de questions à poser au prestataire avant de lui confier leurs données.

 

Patrick Pailloux, expert de cyberdéfense

 

Ingénieur X-Télécom Paris, Patrick Pailloux, 46 ans, a démarré sa carrière chez France Telecom avant de travailler dans le domaine des systèmes d’information et de télécommunications au Ministère de la Défense. Il a été ensuite conseiller aux affaires scientifiques et techniques du secrétaire général de la défense nationale puis directeur central de la sécurité des systèmes d’information. Il est le directeur général de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) depuis sa création en juillet 2009. Chevalier de l’ordre national du mérite et de l’ordre national de la Légion d’Honneur, il est membre du conseil d’administration de l’ENISA (European network and information security agency), l’équivalent de l’ANSSI au niveau européen.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:05

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

28 novembre 2012 par info-aviation

 

Le groupe aéronautique Irkout a livré le 22 novembre aux forces aériennes russes deux premiers chasseurs Su-30SM.

 

Aux termes du contrat signé en mars 2012 avec le ministère de la Défense, le groupe fournira 30 chasseurs de ce type. Le commandement aérien espère utiliser ces appareils biplaces pour augmenter la puissance de frappe de l’aviation russe, mais aussi pour familiariser les pilotes avec les chasseurs de cinquième génération.

 

Interrogé sur les avantages offerts par le SU-30SM en matière de manœuvrabilité, le général Khartchevski a déclaré : « Grâce à sa manœuvrabilité extraordinaire, cet avion inaugure une nouvelle ère dans le pilotage ».

 

« Il est en mesure de supporter non seulement les facteurs de charge traditionnels – positif et négatif – mais aussi l’accélération latérale. Cela permet au pilote de concevoir sa manœuvre en trois dimensions, ce quoi est indispensable pour gagner un combat aérien. À son tour, l’apparition d’avions offrant une grande manœuvrabilité a fait naître une nouvelle tactique de combat »,  a indiqué le général russe.

 

Selon lui, la livraison de ces nouveaux chasseurs est une étape très importante du réarmement des forces aériennes russes.

 

« Les possibilités de ces appareils permettent d’améliorer le potentiel de frappe de notre aviation. Les forces aériennes russes ne disposaient pas jusqu’à présent d’avions permettant de remplir les missions à un niveau tellement élevé ».

 

Il a ajouté que ces chasseurs « ne seraient pas livrés en exemplaires limités, mais par escadrilles entières ».

 

« Le Su-30SM possède une plus grande capacité de détection et de destruction des cibles, ce qui le rend en mesure de neutraliser plusieurs cibles simultanément. Le potentiel de cet avion est comparable à celui de deux avions de génération précédente. Ce n’est pas sans raison que les pilotes indiens volant à bord de Su-30MKI ont remporté des combats d’entraînement contre les pilotes américains », a conclu le général Khartchevski.

 

Développé par le groupe Irkout, le Su-30SM a effectué son premier vol (2 heures) le 21 septembre 2012. Il est spécifiquement adapté aux exigences de l’Armée de l’air russe.

 

Dérivé du Su-30MK, il possède de nouveaux radars et systèmes de liaison radio et d’identification. Ses armements et autres systèmes ont aussi été modifiés par rapport à la version originale.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:53

BPC russe DCNS

 

November 27, 2012: Strategy Page

 

Navy modernization plans are underway despite the threat of cuts in the spending needed for all the new equipment and facilities. New base construction is under way in the Black Sea (at Novorossiisk, as an alternative to the old Soviet base of Sevastopol that is rented from Ukraine), the north coast (for the new Borei and Yasen class nuclear subs) and the Pacific (for the two new Mistral class amphibious ships.) Dozens of new ships are on order and the navy is on schedule to complete the current modernization plans by the end of the decade if the promised money keeps coming.

 

The corruption investigation surrounding the November 9th replacement of defense minister Anatoly Serdyukov continues. Serdyukov has not been accused of any wrongdoing, but several people who worked for him have. Serdyukov had been brought in five years ago to carry out much needed reforms and curb corruption. He did a lot of both, but made some powerful enemies along the way. This eventually made him a liability to president Putin. The government has made corruption in the military a special target because this misbehavior slows down efforts to reform the military. Nation-wide anti-corruption efforts are hampered by the fact that most officials are dirty and completely cleaning up the corruption would mean replacing most of the senior government officials (elected and appointed).

 

Russia continues to support the besieged Syrian government. The Assad family has ruled Syria for nearly half a century and done business with Russia for most of that time. Russia also opposed the rebellion last year against Libyan dictator Moamar Kaddafi (who was killed by the rebels). This support of Arab dictators has made Russia very unpopular in the Moslem world. This is made worse by Russian threats against anyone that aids the rebels. For example, Russia has warned NATO nations of unspecified consequences if they send Patriot missile batteries to Turkey to help guard the Syrian border from Russian made Syrian warplanes that have made threatening moves against NATO member Turkey.

 

Not all Russian support for Syria has been diplomatic. It was recently revealed that between July and September, a Syrian Air Force Il-76 made eight trips to Moscow and brought back over 200 tons of newly printed Syrian cash. Sanctions had prevented the Syrian government from using their usual bank note printer in Austria. Naturally, Russia kept this quiet, not wanting to be condemned for breaking the sanctions. The amount received (between one and two billion dollars) was about as much as the government normally spends in a month. With most sources of income (like oil exports) cut off, this infusion of Syrian cash was a big help.

 

Russia now has yet another reason to be angry at America. The rapid growth of shale gas in the United States has crippled the ability of Russia to overcharge European customers for Russian natural gas. That is because suppliers of liquefied natural gas (delivered by ship anywhere in the world) have lost a lot of American business (to cheaper shale gas) and are shipping their gas to Europe and selling it for less than what the Russians are demanding. Russia long dismissed shale gas (and hydraulic fracturing or “fracking”) as an American fad that would fade. Now Russia has to cope with lost markets because of shale gas. Since oil and gas are Russia’s major exports, this is a serious matter. With less foreign currency available from energy sales, there is less money to import new technology and consumer goods as well as rebuild the military. Older Russians remember how successful American efforts to lower the price of oil in the 1980s helped bankrupt and destroy the Soviet Union.

 

Shenyang J-31 photo Greg Waldron Flightglobal

 

November 23, 2012: Russian officials admitted that the second Chinese stealth fighter design, the J-31, was powered by Russian engines (the RD-93, which is also used in the MiG-29). About the only military gear Russia will sell to China these days are jet engines. Some 90 percent of Russian military exports to China are these engines which the Chinese have still not been able to duplicate. Russia is currently in the process of delivering several hundred AL-31F/FN (for the Su-27/30 fighters) and D-30KP2 (for Il-76 freighters) engines. The RD-93 is also used in the Chinese/Pakistani JF-17.

 

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

 

November 22, 2012: The Russian Air Force received the first two Su-30SM jet fighters. The Su-30SM is a Russian Air Force version of the Su-30MKI that has long been exported (to India, Algeria and Malaysia). For the last two decades Russian defense manufacturers have survived on exports. The Russian military halted most procurement spending after the Soviet Union collapsed in 1991 (largely from financial mismanagement). In the last decade, the Russian military has gradually resumed buying. Initially, the Russian military could not afford the best stuff (like the SU-30MKI that was only sold to foreigners). But that has changed, and now the Russian military is catching up.

 

In the Caucasus (Dagestan) police killed an Islamic terrorist they had cornered.

 

November 21, 2012: In Dagestan two policemen and a civilian were killed when a bomb went off in a building were searching (for Islamic terrorists).

 

November 20, 2012: In Dagestan a policeman was killed and another wounded in a clash with Islamic terrorists.

 

November 17, 2012: In the Caucasus (Kabardino-Balkaria) police killed two Islamic terrorists.

 

November 16, 2012: Russia sent a detachment of ships (a cruiser, a destroyer, two amphibious vessels, a tug and a tanker) to the eastern Mediterranean in case it was necessary to help evacuate Russian citizens from Gaza. The Russian policy is not to support Hamas, but to criticize anything the United States does.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:35

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/new_objets_drupal/20121127004111_p3.jpg

Patrouilleur du type MOPV 60 développé par Piriou

 

27/11/2012 Mer et marine

 

Créer un leader mondial sur le segment des patrouilleurs. C’est l’objectif de DCNS et Piriou, qui vont  constituer une société commune pour pénétrer ce marché en fort développement. Le projet, qui sera présenté ce matin lors des Comités d’Entreprise des deux groupes, porte sur la création d’une filiale chargée de commercialiser et de réaliser des bâtiments de moins de 95 mètres construits aux normes civiles. Piriou détiendrait la majoritaire du capital mais l’entreprise serait codirigée par les deux partenaires, l’accord de chacun étant indispensable pour chaque décision stratégique, qu’elle soit industrielle ou commerciale. Alors que La Tribune a porté hier ce dossier, dont on parle depuis plusieurs mois en coulisses, sur la place publique, le rapprochement de Piriou et DCNS constitue un développement très logique pour les deux industriels français, qui se refusent pour le moment à commenter ce projet, en attendant qu’il soit présenté à leurs CE respectifs.

 

Le patrouilleur L'Adroit, du type Gowind OPV (© DCNS)

 

DCNS novice sur les navires aux normes civiles

 

Alors, pourquoi un tel rapprochement ? Les deux entreprises sont, en fait, très complémentaires. Leader européen du naval militaire, DCNS cherche à se développer sur le segment des patrouilleurs hauturiers, les fameux OPV (Offshore Patrol Vessel). A ce titre, le groupe a développé un design d’OPV au sein de sa ligne Gowind, qui a donné naissance à L’Adroit. Correspondant à l’entrée de gamme (Gowind OPV) de cette famille, ce bâtiment de 87 mètres, conçu aux normes civiles, a été réalisé sur fonds propres par DCNS et mis à la disposition de la Marine nationale pour trois ans (2012 – 2015) afin d’éprouver le concept à la mer, de l’améliorer et, au passage, de s’en servir de vitrine flottante.  Car, si l’industriel français n’a plus à faire ses preuves dans le domaine des grands bâtiments de combat, les performances de ses produits, frégates et sous-marins par exemple, étant mondialement reconnues, il en va autrement pour les bateaux peu complexes. C’est un marché nouveau pour DCNS, qui développe des designs intéressants, mais dont les moyens industriels ne sont pas forcement les plus optimisés pour réaliser de telles unités. Ainsi, même si L’Adroit a bénéficié d’un chantier dédié à Lorient, permettant de  réduire significativement les coûts sur certains postes, DCNS manque encore de compétitivité sur les bateaux non militaires par rapport aux chantiers civils qui, confrontés à une concurrence exacerbée depuis longtemps, sont allés plus loin dans la compression des coûts et des délais.

 

Le design de patrouilleur hauturier MOPV 80 (© PIRIOU)

 

Piriou veut se diversifier sur le marché des bateaux gris

 

En s’alliant à Piriou, DCNS pourra bénéficier du savoir-faire du constructeur breton, et de son expertise dans le domaine civil. Basé à Concarneau, Piriou s’est remarquablement adapté à l’évolution du marché de la construction navale, adaptant son outil industriel et diversifiantsa clientèle pour compenser la baisse d’activité du secteur de la pêche. Transbordeurs, navires de transport de personnel, offshore, remorqueurs, dragues, thoniers-senneurs et même un très beau navire de voyage, à ranger dans la catégorie des yachts… Piriou réalise aujourd’hui des bateaux très divers et est, en parallèle, parvenu à se développer à l’international. Disposant de chantiers au Vietnam et au Nigéria,  l’industriel s’est  positionné au plus près des marchés porteurs, en Afrique et en Asie, permettant de conquérir des contrats locaux, tout en poursuivant son activité à Concarneau, les bureaux d’études français  bénéficiant au passage des projets engrangés à l’étranger. Récemment, Piriou a également décidé de se lancer sur les bâtiments militaires, un marché sur lequel il débarque après avoir acquis une bonne expérience dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) d’unités de la Marine nationale. Ces contrats lui ont permis de se faire connaître dans ce monde spécifique et d’en appréhender les subtilités. Fort de son expérience dans les navires civils, notamment ceux amenés à durer à la mer, Piriou se positionne désormais sur la construction de patrouilleurs. Fin octobre, à l’occasion d’Euronaval, il a présenté une nouvelle gamme de bateaux gris allant de 25 à 80 mètres, les unités les plus importantes, les MOPV 60 et MOPV 80, s’inspirant des grands navires de services à l’offshore. Dérivé de l’un de ces patrouilleurs, un premier bâtiment de 44 mètres, dédié à la formation maritime (le BFM Almak), est en cours de construction pour une livraison prévue en septembre 2013.

 

Nouvelle gamme de patrouilleurs de Piriou (© PIRIOU)

 

Vue du futur BFM Almak (© PIRIOU)

 

Positionnement en France et à l’international

 

DCNS et Piriou ont donc tout intérêt à se rapprocher pour faire jouer leurs complémentarités. En s’alliant au Concarnois, le premier va pouvoir élargir sa gamme vers de plus petits bâtiments, tout en s’appuyant sur un constructeur très efficient ayant une grande expérience de la navale civile. L’implantation de Piriou en Afrique et en Asie, avec potentiellement de nouveaux chantiers à créer, par exemple au Moyen-Orient, dans la région Asie-Pacifique et en Afrique équatoriale, est également un atout certain. D’autant que, comme son partenaire, DCNS est un habitué des programmes impliquant des transferts de technologie. Quant à Piriou, il va pouvoir bénéficier du « carnet d’adresses » de DCNS et de la force commerciale du groupe en France et à l’étranger afin de placer ses nouveaux produits, en ayant de plus la possibilité de développer de nouveaux designs communs. Alors que de nombreux projets fleurissent aux quatre coins de la planète, la nouvelle société commune, qui doit être opérationnelle en 2013, convoite également le marché français. Elle va, ainsi, pouvoir se positionner sur différents projets des administrations, à commencer par ceux de la Marine nationale, avec les six à huit Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), ainsi que les deux à trois bâtiments multi-missions (BMM), qui seront commandés l’an prochain. DCNS et Piriou seront également alliés dans le cadre du futur programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime), qui pourrait comprendre jusqu’à 18 unités afin de remplacer les avisos et patrouilleurs français actuellement en service.

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

DCNS partage les OPV mais garde la main sur les corvettes

 

La nouvelle société commune proposera donc toute une gamme de bâtiments, allant du petit patrouilleur d’intervention pour des services comme les douanes et les forces de police ou de gendarmerie, jusqu’aux grands patrouilleurs destinés aux marines et garde-côtes.  En plus des nouveaux designs dévoilés fin octobre par Piriou, la gamme Gowind OPV, s’appuyant également sur une construction aux normes civiles, sera versée par DCNS à la nouvelle société. Le groupe naval conservera en revanche dans son propre catalogue les corvettes de la gamme Gowind Combat, dont quatre exemplaires vont être réalisés pour la Malaisie. Ces bâtiments sont, en effet, fortement armés et, contrairement aux Gowind OPV, sont comme les frégates conçues aux normes militaires. En dehors des constructions neuves, il conviendra également de voir quelle sera la stratégie des deux partenaires dans le domaine du MCO. Dans un premier temps, chacun devrait garder ses propres marchés mais, à terme, la filiale commune signera sans doute, avec certains clients, des contrats comprenant un package pour la construction de patrouilleurs et leur entretien sur plusieurs années.

 

Le chantier de Lanester (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

Vers une reprise de STX Lorient ?

 

Pour les programmes français, mais aussi si cela est possible pour l’export, DCNS et Piriou souhaitent mettre en commun leurs outils industriels dans l’Hexagone, à commencer par les chantiers de Concarneau et Lorient. Concernant le port morbihannais, en plus du site de DCNS, on notera que le groupe réfléchit à une éventuelle reprise de STX Lorient. Cette filiale des chantiers nazairiens, implantée à Lanester, est actuellement en difficulté, son dernier navire ayant été livré le mois dernier. Capable de construire des navires jusqu’à 100 mètres de long, STX Lorient, habitué à travailler en sous-traitance pour son voisin DCNS, pourrait permettre à ce dernier d’accroître ses capacités industrielles. L’éventuelle reprise du chantier de Lanester ne fait, toutefois, pas partie à l’heure actuelle du projet de création de la société commune avec Piriou. « C’est un dossier indépendant », assurent certaines sources.  Reste que si cette acquisition voit le jour, STX Lorient pourrait être amené à travailler sur les programmes décrochés par la coentreprise.  Surtout si DCNS et Piriou remportent les BSAH et BMM, dont la construction dépasserait sans doute les capacités de production des deux partenaires à Concarneau et Lorient. 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:55
Défense : DCNS et Piriou veulent devenir les leaders mondiaux de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres

L'OPV Gowind "L'Adroit", patrouilleur hauturier destiné à des missions de sauvegarde maritime construit par DCNS

 

27/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux chantiers navals visent rapidement un chiffre d'affaires d'une centaine de millions d'euros. Ils convoitent notamment les programmes nationaux dédiés à l'action de l'Etat en mer, qui sont en train d'être lancés par le ministère de la Défense.

 

Alors que DCNS et Piriou vont créer une joint-venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, les deux chantiers naval vont s'attaquer ensemble aux appels d'offre lancés par la France, qui souhaite renouveler une partie de sa flotte de souveraineté. Ils visent notamment les programmes de bâtiments multi-missions (B2M), de bâtiments de souveraineté et d'intervention maritime (Batsimar) et, enfin, de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Ils visent également les marchés à l'exportation portant sur les bâtiments de moins de 95 mètres, avec des standards civils et destinés aux gardes-côtes, à la police et gendarmerie, aux douanes... "DCNS et Piriou veulent devenir le leader mondial de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres", explique-t-on à "La Tribune". DCNS va ainsi améliorer sa base de coûts en fabriquant des bâtiments aux normes civiles.

 

Cette alliance est complémentaire industrielle avec la création en 2013 d'une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. De son côté, DCNS propose son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. Sur le plan commercial, DCNS a également une idée derrière la tête. En vendant un "petit" bâtiment d'entrée de gamme, le groupe naval veut séduire des marines, qu'il n'avait pas comme client jusqu'ici. Et surtout leur proposer des bâtiments plus importants par la suite.

 

Le programme B2M retardé

 

Destinés à opérer dans les territoires d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Antilles, océan Indien), les B2M, des navires de soutien civils, ont pour objectif de compenser le retrait du service des bâtiments de transport légers (Batral) et des patrouilleurs du type P400. Un programme qui vient d'être retardé en raison des fortes contraintes budgétaires en dépit de leur mission cruciale de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). "On a commandé trois B2M en remplacement - sachant que les Batral, avaient des capacités amphibies, utiles par exemple pour le débarquement de fret humanitaire comme ils l'ont fait à Haïti. Si le contrat est passé l'année prochaine, comme je l'espère, nous pourrons avoir ces navires de soutien en 2015", a récemment expliqué à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel

 

Le ministère de la Défense tente de "trouver un financement interministériel pour l'acquisition de bâtiments multimissions", a précisé l'amiral Bernard Rogel. Car les B2M seront amenés à remplir des missions très diverses. Le ministère de l'Outre-Mer pourrait ainsi financer une partie de ce programme à hauteur de 20 %, le reste étant à la charge du ministère de la Défense. Selon lui, "on ne peut simultanément considérer la zone économique exclusive comme importante et laisser la situation en l'état". Ces navires, qui sont des bâtiments civils ravitailleurs de plates-formes, auront "un armement léger - au moins en autodéfense - de bâtiments civils", avait-il précisé. Le retard de ce programme n'est pas sans conséquence sur la présence en mer de la marine avec le désarmement de "tous les P 400 - lesquels ne pourront être prolongés - et les Batral, sans les remplacer tout de suite", regrette le chef d'état-major de la marine. D'où un trou capacitaire. "Nous avons déjà redéployé deux patrouilleurs : Le Malin, bateau saisi pour pêche illégale aux Kerguelen que nous avons racheté, vers la Réunion  et l'Arago vers la Polynésie", avait-il expliqué. S'agissant du Malin, ce chalutier a été transformé en garde-côtes

 

L'Adroit de DCNS, les futurs patrouilleurs de haute-mer ?

 

C'est le programme Batsimar qui sera le fer de lance de la surveillance de la ZEE. Compte tenu des contraintes budgétaires, "cette question devra faire l'objet d'une priorité à court terme, avait-il assuré. Mais je ne vais pas demander des FREMM (frégates multimissions, ndlr) pour surveiller la ZEE. Cela étant, on ne peut non plus envoyer n'importe quel bâtiment pour faire de la surveillance de zone dans la mesure où les pêcheurs illégaux, par exemple, autour de l'île de Clipperton emploient des moyens très rapides". La marine compte sur le patrouilleur hauturier Gowind, L'Adroit, construit par DCNS, qui l'a mis à disposition de la marine pendant trois ans. "J'ai été très intéressé par le partenariat avec DCNS : le bateau est mis à disposition pour trois ans, ce qui nous procure un patrouilleur de haute mer supplémentaire ; nous en profitons, nous, marins, pour affiner notre besoin sur les patrouilleurs de haute-mer (Batsimar)", avait expliqué l'amiral Rogel. Car selon lui, "nous avons des adversaires de mieux en mieux équipés : on ne rattrapera pas un go-fast de trafiquant de drogue avec un patrouilleur de 12 noeuds, sachant qu'il est souvent trop tard quand la drogue est arrivée sur la plage. Il en est de même pour l'immigration illégale : il ne faut pas attendre que les bateaux viennent s'échouer dans les bouches de Bonifacio pour réagir !"

 

Les bâtiments du programme Batsimar vont aussi remplacer certains moyens métropolitains, tels que les bâtiments de surveillance des pêches. "Le redéploiement a donc ses limites", avait constaté le chef d'état-major de la marine. Enfin, la marine souhaite que le Maintien en condition opérationnel (MCO) soit confié au secteur civil, "ce qui permettrait de les faire entretenir partout dans le monde", avait estimé le chef d'état-major de la marine.

 

Vers un partenariat public-privé pour le BSAH ?

 

Partenariat public-privé (PPP) ou acquisition ? Le programme BSAH, qui est inscrit au budget, "pourrait faire l'objet d'un partenariat public-privé. Nous comptons étudier la mise en oeuvre de cette initiative singulière", avait de son côté expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La notification de ce PPP est prévue en 2013, avec une contractualisation de service pour une flotte de 8 bâtiments et une durée de 15 ans à partir de 2015. En tout cas, la direction générale de l'armement (DGA) s'oriente vers un PPP. "Nous prévoyons l'acquisition par un contrat de service de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine", avait de son côté expliqué le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. "Pour les BSAH, deux versions concurrentes étaient prévues : l'une, en PPP, l'autre patrimoniale, avec 8 navires aux normes civiles dont 4 à équipage civil et 4 à équipage militaire, ce qui revenait à reconduire le dispositif actuel avec des bâtiments plus modernes et mieux adaptés", avait enfin expliqué le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.

 

Le PPP va-t-il décaler la livraison des bâtiments ? Non, avait estimé l'amiral Rogel. "Le PPP ne provoquera, je l'espère, pas de décalage car les sociétés intéressées sont déjà bien informées, mais il ne faut pas, en effet, prendre de retard : nous aurons besoin de ce service en 2015. Leur décalage d'un an nous oblige à affréter plus longtemps et à prolonger quelques bateaux, ce qui a aussi un coût", avait-il expliqué. L'objectif de la marine est d'avoir des navires aux normes civiles, armés par des civils ou des militaires. "Nous achèterons un service sur la période 2015-2030, les bâtiments étant financés et entretenus par l'industriel, qui en livrera 4 à équipage militaire et 4 civils. Ils permettront de faire de la lutte anti-pollution ou des missions d'entraînement", avait expliqué l'amiral Bernard Rogel. En 2008, la marine disposait de sept bâtiments de soutien et d'assistance militaires auxquels s'ajoutaient quatre bâtiments civils affrétés (bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution - BSAD).

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:50
L’Europe de la défense à l’heure de la crise budgétaire : une opportunité pour davantage de coopération ?

 

26 novembre 2012 Claude-France Arnould  (EDA) - Question d’Europe POLICY PAPER n°259 Fondation R. Schuman

 

Résumé : Confrontés à une crise budgétaire sans précédent, les Etats membres font le choix de la coopération pour maintenir l’efficacité de leur outil de défense – comme en atteste l’adoption le 19 novembre dernier [1] d’un code de conduite sur le partage et la coopération capacitaire. Les défis sont nombreux pour traduire en actes une impulsion politique, mais l’Agence européenne de défense apporte des solutions pragmatiques aux Etats membres.

 

1. LA RELANCE DE LA COOPÉRATION : DE L’IMPULSION À LA MISE EN OEUVRE

 

En décembre 2010, les ministres de la Défense de l’Union européenne, réunis à Gand, ont lancé une initiative majeure de partage et de mutualisation capacitaire.

 

A400M C160 refueling simulation

 

Certes, la coopération dans le domaine capacitaire n’est pas une innovation. Les Etats membres ont dans le passé engagé des programmes de coopération qui ont conduit à des capacités significatives comme l’A400M. Depuis 2010, les ministres de la défense ont toutefois intégré de nouvelles contraintes qui font de la coopération une nécessité :

 

- La contrainte budgétaire. Les budgets se resserrant dans l’ensemble des Etats membres, la coopération capacitaire est perçue comme une solution permettant de maintenir – à l’échelle européenne – la performance de l’outil de défense. Plutôt que de développer sur une base nationale l’ensemble du spectre capacitaire, les Etats membres devraient pouvoir davantage répartir l’effort capacitaire. Ce qui ne signifie nullement que la « mutualisation et le partage des capacités » puisse être un alibi pour faire moins. Certaines capacités nous manquent ou risquent de nous manquer : pour les partager et les mutualiser, il faut les avoir ;

 

- La réorientation stratégique américaine. Le choix des Américains de porter leur attention davantage vers l’Asie doit conduire les Européens à davantage assumer leurs responsabilités. Et qui dit capacité d’intervention autonome dit capacités militaires autonomes en Europe. L’opération en Libye a rappelé une nouvelle fois aux Européens leur dépendance à l’égard des Américains, dans des domaines aussi essentiels que le ravitaillement en vol, la surveillance ou les munitions. Le message de Washington est très clair : ne prenez pas pour acquis que nous mettons à disposition ces moyens, soyez capables d’agir par vous-mêmes.

 

Avec le soutien des ministres de la Défense, l’Agence européenne de défense a ainsi proposé une série de projets capacitaires, visant à :

- assurer la capacité d’action européenne, en améliorant nos moyens de ravitaillement en vol, de reconnaissance et de surveillance, etc. ;

- combler certaines lacunes récurrentes empêchant le déploiement rapide des opérations de l’Union européenne, notamment les hôpitaux de campagne ;

- améliorer la déployabilité des capacités européennes – notamment grâce au volet de la formation (pilotes de transport aérien, pilotes d’hélicoptères, entraînement maritime).

 

Chacun de ces projets réunit plusieurs Etats membres, à la carte.

 

En parallèle, l’Agence a engagé des travaux permettant de faciliter la coopération entre les Etats membres, notamment dans le domaine de la certification et de la qualification, qui nous permettront de faire en sorte que les Etats membres puissent reconnaître des tests de qualification et de certification des munitions effectués chez leurs voisins (1,7 milliard € chaque année). Ou encore de faire en sorte qu’un A400M français puisse effectuer sa maintenance en Allemagne.

 

l-a400m-2

 

Enfin, les ministres de la Défense ont adopté le 19 novembre 2012 un code de conduite sur le partage et la mutualisation capacitaire (cf. annexe 2), proposé par l’Agence européenne de défense. C’est une première en Europe : ce code de conduite, qui propose par exemple de considérer de manière systématique la coopération dans le développement de toute nouvelle capacité, de protéger d’éventuelles coupes les budgets alloués à des programmes menés en coopération, ou encore de garantir les échanges entre les différentes formes de coopération régionale, devrait permettre de structurer la coopération sur le long terme, et de l’ancrer dans les planifications de défense nationale.

 

Des contraintes pèsent sur la coopération capacitaire. Mais des solutions existent. En particulier, la souveraineté des Etats membres est préservée si les arrangements juridiques ou quasi-juridiques permettent de garantir l’accès aux capacités partagées, comme dans le cas du commandement aérien d’Eindhoven (European Air Transport Command - EATC).

 

 

2. L’ENJEU DE LA COOPÉRATION : OPTIMISER LA RESSOURCE EXISTANTE

 

La coopération ne peut pas servir d’alibi pour des coupes budgétaires additionnelles. Les Européens doivent à présent tout faire pour maintenir l’effort de la défense au risque d’obérer durablement leur outil de défense.

 

N’oublions pas que les ministères de la Défense sont considérablement affectés par le contexte financier et par un sentiment diffus que la guerre en Europe n’est plus probable, et par conséquent que l’outil de défense n’est plus essentiel à notre sécurité. Les Européens dépensent actuellement près de 200 milliards € à la défense, contre 500 milliards aux Etats-Unis, et contre des dépenses en forte croissance dans certaines régions du monde. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’un déclassement stratégique.

 

Au-delà de l’analyse ponctuelle, c’est la tendance qui est la plus inquiétante : par comparaison avec 2006, les Européens ont diminué leur niveau d’investissement annuel de près de 20 milliards €, alors que Washington a augmenté son effort de 100 milliards € ! Et on observe le décrochage progressif des budgets de défense consacrés à la R&T. Alors que le Conseil européen avait endossé un objectif d’investissement dans la R&T de 2% en 2008, la moyenne est de 1,2% actuellement. La tendance est négative. Et la coopération européenne reste également très limitée, seuls 12% des efforts de R&T sont menés en coopération.

 

Or, sauf à considérer la crise financière comme une maladie chronique dont, malgré nos efforts, nous ne nous remettrions pas, il faut assurer l’avenir, et un avenir qui n’est pas dénué de menaces (marquées par des risques de nature plus diffus, type cyber-attaques, en parallèle de crises de nature plus classique exigeant des interventions militaires), c’est le moins que l’on puisse dire. Maintenir l’effort de défense existant et optimiser l’impact opérationnel de cet investissement est donc vital : à court terme, nous n’aurons pas davantage de moyens, nous devons donc faire mieux avec ce que nous avons.

 

A condition de maintenir cet investissement, la coopération peut être une source d’optimisation de l’effort de défense entre Européens. A cet égard, l’Agence européenne de défense propose :

 

- D’harmoniser les besoins militaires, pour éviter de multiplier les variantes et donc les surcoûts. Aucun Etat membre ne souhaite répéter l’expérience du NH90, qui a abouti à la production de 23 versions différentes. C’est un besoin opérationnel, autant qu’une demande constante de nos industriels ;

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

- D’aligner les calendriers d’acquisition afin de faire jouer les économies d’échelle auprès des industriels ;

- D’étendre la coopération, non pas seulement à la phase d’acquisition, mais à la totalité du cycle de vie d’une capacité (certification, maintenance, formation, soutien logistique, etc.) qui recouvre près des 2/3 du coût de la capacité.

 

Par ailleurs, l’Agence recherche toutes les synergies possibles avec les autres politiques de l’Union européenne, y compris en termes de financement. Quelques exemples : dans le domaine de la recherche et le développement, alors que la Commission projette allouer près de 6 milliards € aux technologies clés, il nous paraît essentiel que puissent être éligibles, dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et le développement, des projets de R&D à applications duales. De même pour les fonds structurels européens, qui permettent de financer recherche, innovation et reconversion industrielles : nous examinons actuellement les conditions dans lesquelles les acteurs de la défense pourrait tirer avantage de ce financement. Et d’autres opportunités existent dans le domaine du ciel unique européen ou dans le domaine des drones, toujours au titre des activités à double usage.

 

3. LE RÔLE DE L’INDUSTRIE DE DÉFENSE EN EUROPE

 

Une coopération efficace dans le domaine des capacités repose sur une forte impulsion politique, une communauté d’intérêts stratégiques entre certains Etats membres et enfin un socle industriel. C’est la raison pour laquelle l’Agence prête une attention particulière à la base industrielle et technologique de défense en Europe.

 

Le contexte est plus contraint que jamais pour l'industrie de défense européenne : contraction des marchés en Europe, marché à l'export marqué par une concurrence américaine accrue (baisse annoncée de 450 milliards sur 10 ans du budget de défense et assouplissement des règles ITAR [2] visant à faciliter les conditions d'exportation du matériel américain), conditions d'exportation de plus en plus exigeantes (transfert de savoir-faire et de technologie), modification de l’actionnariat qui fait peser de manière croissante sur le secteur industriel le financement des bureaux d’étude, baisse des investissements consacrés à la recherche et au développement.

 

Dans ces conditions, le soutien à l’industrie européenne, qui est dans les missions de l’Agence, revêt une importance particulière. Si nous ne disposons ni du mandat ni des moyens pour nous ingérer dans la restructuration du paysage industriel en Europe, nous pouvons agir sur certains leviers.

 

Notre dialogue avec les industriels européens permet d’articuler au mieux l’offre et la demande, tant au profit des gouvernements (avoir accès à de meilleurs prix) qu’au profit des industriels (davantage anticiper les attentes des Européens).

 

- Nous consacrons une partie de notre budget au financement d’études menés pour la plupart par des industries européennes. Et ce budget opérationnel permet d’obtenir un effet de levier sur les Etats membres, puisqu’il permet de susciter des investissements plus importants des gouvernements, notamment dans le domaine de la recherche et le développement ;

- Nous consolidons la demande en harmonisant les besoins militaires. Cela permet aux industriels de cibler leurs efforts de R&D et d’éviter d’avoir à développer un trop grand nombre de variantes d’un équipement pour de petits volumes ;

- Nous identifions enfin des domaines technologiques prioritaires (non-dépendance technologique), par exemple dans le domaine de nouveaux matériaux visant à améliorer la performance des radars européens, et encourageons les investissements des Européens dans ces domaines prioritaires ;

- Nous cherchons enfin à structurer un environnement aussi favorable que possible pour l’industrie de défense en Europe. A titre d’exemple, nous étudions dans quelle mesure nous pouvons articuler la directive « Marché public de défense et de sécurité » et la coopération. Le caractère tout à fait spécifique du marché européen des équipements de défense fait qu’il ne peut pas être soumis aux mêmes critères d’appréciation qu’un marché classique. Il y a des considérations de souveraineté opérationnelle, de sécurité d’approvisionnement et de maintien de capacités technologiques et industrielles clés à prendre impérativement en compte. Et il ne faut pas oublier que le marché européen s’inscrit dans un marché plus global dont le fonctionnement est également bien spécifique.

 

4. LE POSITIONNEMENT DE LA FRANCE

 

france-europe.jpg

 

La France a joué un rôle essentiel de soutien à l’Agence européenne de défense. Elle a été largement à l’origine de sa création, a porté à l’Agence des projets majeurs tant dans le domaine de la R&T que dans le domaine capacitaire, et a toujours soutenu une augmentation des ressources. Elle a enfin toujours détaché du personnel de qualité.

 

L’engagement de la France reste décisif : pour le succès de la politique de partage et de mutualisation capacitaire qui dépendra en grande partie de quelques projets structurants. Pour l’effet d’entraînement sur ses partenaires européens, qu’il s’agisse des plus grands Etats ou des Etats plus modestes ; et pour la crédibilité de l’Agence, qui doit être effectivement utilisée au maximum de son potentiel.

 

Beaucoup est attendu de la France, à commencer par le projet phare du ravitaillement en vol, tant outre atlantique que de la part de nos partenaires européens. Le dossier est l’un des plus importants que l’Agence ait jamais traité, compte tenu des enjeux stratégiques, opérationnels et industriels. Et la France est dans une situation particulière du fait de son projet de renouvellement de sa flotte de ravitailleurs en vol. C’est pourquoi nous devons porter une attention particulière à ce dossier et nous appuyer sur le savoir-faire et l’expertise française pour mettre sur pied une flotte européenne de ravitailleurs en vol.

 

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Air

 

Nous attendons également de la France qu’elle ait plus systématiquement recours à l’Agence. L’Agence n’est pas soumise à la recherche laborieuse d’un accord à 26. Elle peut, car c’est essentiel pour l’avenir de la coopération, soutenir des projets à quelques uns. Elle est le réceptacle pour assurer la cohérence des initiatives de mutualisation et de partage des capacités. Elle doit harmoniser les besoins avant que des programmes ne soient conduits, notamment par l’OCCAR avec qui nous venons enfin de conclure l’accord qui nous donne pleinement les moyens de coopérer. Elle doit jouer un rôle essentiel dans la certification des équipements.

 

Le Traité de Lisbonne prévoit un rôle très ambitieux pour l’Agence. Il doit être préparé par l’aboutissement concret des activités pragmatiques en cours. Et sur cette base de crédibilité et de confiance, l’Agence peut être prête à venir en soutien de toute évolution qui pourrait être souhaitée par les Etats.

 

CONCLUSION

 

L’association de l’Agence au Livre Blanc français est une excellente nouvelle, qui devrait servir de précédent pour des exercices similaires en Europe. Nous apportons une analyse du paysage capacitaire européen, les opportunités de coopération, un retour d’expérience en matière de coopération. Mais il est également important que l’Agence ne manque pas le virage de la coopération bilatérale et multinationale. Nous pouvons y injecter notre valeur ajoutée – mais aussi assurer qu’une cohérence soit maintenue en Europe entre les différents îlots de coopération. Sans quoi nous aboutirons certainement à de nouvelles formes de duplication, ou à des trous capacitaires toujours plus importants.

 

Claude-France Arnould

Directeur exécutif de l’Agence européenne de défense

 

Lien vers le curriculum vitae

 

 


Notes :

 

 

1. http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/FR/foraff/133658.pdf

2. International Traffic in Arms Regulation : ensemble de règlements du gouvernement fédéral américain visant à contrôler les importations et exportations des objets et services liés à la défense nationale.

 

 


ANNEXE 1 L’AGENCE EUROPÉENNE DE LA DÉFENSE – QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS :

 

 

L’Agence est au cœur de la coopération sur les capacités de défense en Europe. Il convient toutefois de corriger certaines contre-vérités.

 

L’Agence est-elle un instrument communautaire ?

Non. L’Agence est une Agence du Conseil. Son comité directeur réunit une fois par semestre, les ministres de la Défense des 26 Etats membres (le Danemark ayant un « opt-out »). Ce sont eux qui orientent les travaux, qui votent le budget de l’Agence et nomment le directeur exécutif et son adjoint. L’Agence est donc un instrument intergouvernemental, au service des Etats membres.

 

Tous les projets menés à l’Agence doivent-il l’être à 26 ?

Non. L’Agence soutient des projets menés en coopération à partir de deux Etats membres. Par exemple, en matière de R&T, près d’un tiers des projets sont menés en bilatéral. En revanche, pour certains sujets, la participation du plus grand nombre d’Etats membres est souhaitable, par exemple dans le domaine de la certification ou de la qualification, afin notamment de faciliter l’interopérabilité. La géométrie variable est essentielle et consubstantielle à l’Agence : les Etats membres se regroupent en fonction des intérêts, des calendriers capacitaires ou de la proximité stratégique, souvent régionale.

 

Le budget de l’Agence est-il trop limité pour avoir un impact ?

Non. Le budget de l’Agence est de 30 millions € par an, ce qui est en effet très modeste. Mais c’est l’effet de levier qui importe le plus : l’Agence a suscité l’investissement de 600 millions € des Etats membres dans la R&T ces 4 dernières années. Cela dit, le jour où tout le potentiel prévu par le Traité sera mis en oeuvre, un budget accru se justifiera pleinement au titre de la valeur ajoutée et de l’efficacité de l’Agence.

 


ANNEXE 2 CODE OF CONDUCT ON POOLING & SHARING

 

 

INTRODUCTION

The objective of this Code of Conduct is to support cooperative efforts of EU Member States to develop defence capabilities. The actions herein are aimed at mainstreaming Pooling & Sharing in Member States’ planning and decision-making processes. They are to be implemented on a national and voluntary basis, in line with defence policies of Member States.

 

POOLING & SHARING

1) Systematically consider cooperation from the outset in national defence planning of Member States.

2) Consider Pooling & Sharing for the whole life-cycle of a capability, including cooperation in R&T, minimizing the number of variants of the same equipment, to optimise potential savings, improve interoperability, and rationalise demand.

3) Promote where possible the expansion of national programmes to other Member States to encourage the cooperative development of increased capabilities and facilitate operational deployment.

4) Share opportunities that could be open to Pooling & Sharing.

5) Consider the joint use of existing capabilities by Member States to optimise available resources and improve overall effectiveness.

 

INVESTMENT

In accordance with national decision-making processes:

6) When a Pooling & Sharing project is agreed, endeavour to accord it a higher degree of protection from potential cuts.

7) Harness efficiencies generated through Pooling & Sharing in order to support further capability development.

8) Endeavour to allocate the necessary investment to support the development of future capabilities, including R&T, taking advantage of synergies with wider European policies, including regulatory frameworks, standards and certification.

 

COHERENCE

9) Pursue coherence between regional clusters of cooperation, including bilateral and ongoing multinational initiatives, to avoid major gaps or possible duplication and to share best practice, using EDA as a platform for information exchange.

10) Increase transparency, share expertise and best practice on cooperative capability development and capability priorities among Member States to enhance the opportunities for cooperation and greater interoperability. Mapping of projects open to cooperation would be supported by EDA tools, such as the Capability Development Plan and the database of collaborative opportunities (CoDaBa).

11) Benefit from information through EDA when conducting national defence reviews, for example on Pooling & Sharing opportunities and the impact of budget cuts (an assessment of possible consequences on the European capability landscape).

 

ASSESSMENT

 EDA to submit to Defence Ministers an annual state of play of Pooling & Sharing, on the basis inter alia of inputs/reports from Member States and the EUMC, focusing on new Pooling & Sharing opportunities and also comprising: an analysis of the capability situation in Europe; progress achieved; obstacles; the impact of defence cuts and possible solutions.

 

 


 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN

 

Directeur de la publication : Pascale JOANNIN

 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN, créée en 1991 et reconnue d’utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l’organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:51
Sunday Interview: BAE boss Nigel Whitehead : relations with EADS have strengthened

25 Nov 2012By Angela Monaghan - telegraph.co.uk

 

Ahead of the decision on whether to close one of BAE's main British yards, Nigel Whitehead, the defence giant's UK CEO reveals his future plans.

 

Without any degree of understatement, this has certainly been a pretty significant year for the British defence giant BAE Systems and the drama is not over yet.

 

As the company tries to draw a line under its failure to merge with the Franco-German civil aviation giant, EADS, there are pressing matters closer to home. And there, as the head of BAE's

UK business, Nigel Whitehead is in charge.

 

On a cold and blustery day at BAE's training centre in Preston, Lancashire, Mr Whitehead calmly runs off the list of just some of the challenges his business is facing.

 

These include the Ministry of Defence's shrinking budget as George Osborne presses ahead with austerity measures; attempts to snatch back from France's Dassault Aviation a $10bn (£6bn) contract to provide India with Eurofighter Typhoon jets; and last but definitely not least is BAE's imminent decision on which dockyard it will close as part of a plan to consolidate British shipbuilding.

 

The latter process is a hugely contentious and emotive subject, putting thousands of jobs at risk. It boils down to a decision about whether to close BAE's Portsmouth shipyard, or one of its two Glasgow shipyards, located in Govan and Scotstoun.

 

Mr Whitehead says BAE is working closely with the MoD on the matter, with the decision predicated on future workloads once the two Queen Elizabeth class aircraft carriers at present being built are completed. Industry insiders expect the ultimate blow will be dealt to Portsmouth, which has naval roots dating back to the 13th century, and is where the Mary Rose was built between 1509 and 1511. "We will be making decisions this year, so we have a number of weeks in which to do that," says Mr Whitehead.

 

The challenge facing the MoD and BAE is to be realistic about the flow of work required to sustain Britain's shipyards, as well as preserving crucial defence skills within this country over the long term.

 

"The issue is how do we consolidate but make sure that we've preserved the capability to design and manufacture complex warships," says Mr Whitehead.

 

"We all understand that what we're dealing with is industrial capability which has to be maintained if we're going to make the next generation of ship. It's a mature way of looking at it."

 

He won't be drawn on what the future might hold for Portsmouth, Govan and Scotstoun, nor does he shy away from the reality that ending shipbuilding at one of the sites will almost certainly be part of the story.

 

"We anticipate that there will be a reduction in footprint and we anticipate that part of that might actually be the cessation of manufacturing at one of the sites."

 

A few miles down the road from the Preston training centre is BAE's sprawling military air facility at Warton, where around 6,000 staff are engaged on a number of programmes, including the Typhoon, Tornado and the high-security development of unmanned aircraft prototypes for the future of British defence.

 

The Typhoon programme was one of the driving forces behind BAE's desire to merge with Airbus owner EADS, in what would have created a £30bn European defence and aerospace giant to rival America's Boeing.

 

After losing out to Dassault's Rafale aircraft in the latest stage of negotiations with India, the Typhoon joint-venture partners decided a more formal partnership would help their cause on future bids.

 

Mr Whitehead says that although the collapse of talks – which the companies were forced to abandon when Angela Merkel personally intervened to block the deal – would slow BAE's international ambitions, something constructive had been gained for the Typhoon programme.

 

"The relationship with EADS has been strengthened. The mutual trust has grown as a result of the fact we were very authentic and honest with each other, and there was no sense of trying to outdo each other. So from that perspective there is a warmth between the two companies, and a willingness to focus our attention on jointly working to win export opportunities. It's positive."

 

As well as trying to snatch back the Indian contract from the jaws of defeat, BAE is also hoping to win a lucrative contract to provide the United Arab Emirates with 60 of its Typhoon fighter jets.

 

On that project, BAE and its partners have had considerable help from David Cameron, who travelled to the Middle East earlier this month to strengthen relationships with the UAE and other countries, and to smooth the path for future Typhoon orders.

 

The significance of the Prime Minister's personal intervention is not lost on Mr Whitehead: "It makes a huge, huge difference. First of all, it sends a very strong message to our customers. BAE Systems tends to sell to nation states rather than to individuals, and those nation states look for the nature of the relationships they have with the UK.

 

"It also sends a message internally within government, that this is something the Government wants to do. It is an active leadership and it is one that has had a big ripple effect through government and through industry.

 

"The onus is now on me to come up with compelling propositions and proposals within the export market. But I'd rather be in that position than trying to persuade others to help me."

 

He says the support given by the Government to British manufacturing is "very real", and suggests this is a major change compared with pre-crisis times.

 

"As recently as six years ago, I gave a public speech where a government official stood up and said: 'Why doesn't your company decide what it wants to be when it grows up? Why don't you just get out of manufacturing and do some high-level intellectual stuff instead?' I would not hear that today.

 

"Manufacturing is actually on the up in the UK. It still provides 10pc of all the employment in the UK, and we're still the sixth-biggest manufacturer in the world as a nation."

 

Of course, BAE is also involved in the "high-level intellectual stuff" too, including its cyber security and intelligence business, Detica, which employs around 2,500 people in the UK.

 

Back at the training centre though, it is building and preserving defence and manufacturing skills in the UK that has brought Mr Whitehead to Preston on a cold Monday morning, and he is clear on the need to catch people at a young age.

 

"Although we design and produce some of the most complex machines conceived by human beings anywhere on the planet, the reality is that the organisation rests very heavily on those who are employed post their GCSEs, and we grab them at that stage and mould them into the sorts of people that can make a contribution in the type of workplace that we need to create these complex machines.

 

"It is by no accident that we end up in a position in a meritocracy where our organisation is run by ex-apprentices."

 

Mr Whitehead is critical of some fellow manufacturers, accusing them of being "lazy" when it comes to training skilled workers. "Only 8pc of companies have apprentice-ships, and only 11pc of manufacturing companies in the UK have apprenticeships and that's a concern. And a number of companies have taken advantage of the downturn and assumed that they can employ people with skills and experience without having to train."

 

He says it is left to companies such as BAE to try to bridge the gap in the employment market, which has left more than 1m 16- to 24-year-olds out of work in what Mr Whitehead describes as "a national tragedy".

 

But he recognises that paying for training is not easy for many smaller companies, so he is helping some of BAE's UK suppliers by establishing a scheme to train 50 apprentices.

 

If BAE and others do not take responsibility for training young people, Britain will miss out in "the global economic race", says Mr Whitehead. The country has been warned.

 


Nigel Whitehead CV

 

 

Age 49

Born Aberdeen

Family Married to Heather, two daughters

Career Joined Rolls-Royce as an engineering apprentice. Aerodynamicist with British Aerospace, later group MD of BAE's military air solutions unit. In 2008, became UK head of BAE Systems

Not a lot of people know... he is passionate about painting and harbours an ambition to be a professional artist

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:25

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale.jpg

photo Marine Nationale

 

26/11/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Selon nos informations, les deux chantiers navals vont créer une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme. Le constructeur des frégates multimissions (Fremm) pourrait également racheter le site de Lorient de STX, en très grande difficulté.

 

Après Renault Trucks Défense, qui a racheté Panhard, c'est au tour de l'industrie navale de prendre l'initiative. Le groupe naval DCNS et le chantier Piriou, basé à Concarneau, vont créer, selon des sources concordantes, une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. Soit des bâtiments en dessous de l'entrée de gamme de DCNS avec son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. C'est cette gamme qui intéresse DCNS.

 

STX Lorient dans le giron de DCNS

 

Parallèlement à cette opération, DCNS réfléchirait à reprendre le site de Lorient de STX (120 salariés), en très grande difficulté et qui a livré son dernier bâtiment en octobre. DCNS pourrait venir en aide aux salariés du site du Rohu, à Lanester, près de Lorient, une ville chère au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. DCNS fait déjà travailler des salariés de STX Lorient sur le programme Fremm. Enfin, le groupe naval devrait prendre une décision avant la fin de l'année sur une prise de contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes, OpenHydro, dont il détient déjà 11 % du capital. Objectif, prendre au moins 51 % du capital.

 

Un conseil d'administration prévu début décembre

 

Ces trois sujets seront évoqués dans un premier temps lors d'un comité central d'entreprise (CCE), qui va se tenir en début de semaine. Puis, un conseil d'administration prévu début décembre devrait donner son feu vert à ces trois opérations. Il semblerait acquis que Thales donne son accord à la création de la joint-venture avec Piriou.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 22:01

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/le-rapport-2012-sur-les-exportations-d-armement-au-parlement/2078790-1-fre-FR/le-rapport-2012-sur-les-exportations-d-armement-au-parlement.jpg

 

22/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le rapport au Parlement des exportations d'armement sur les exportations de la France en 2011 a été présenté ce jeudi par le ministre de la Défense. En 2011, la France, quatrième exportateur mondial d'armements, a engrangé 6,5 milliards d'euros de prises de commandes et a livré pour 3,7 milliards de matériels militaires.

 

Le ministre de la Défense a décidé de mettre fin à une anomalie sur la publication du rapport annuel au Parlement des exportations d'armement. Jean-Yves le Drian a convenu jeudi matin à l'Assemblée nationale lors de son audition devant les commissions réunies des affaires étrangères et de la défense de l'assemblée nationale. Pour lui, il est surprenant de présenter ce rapport sur les exportations d'armement de 2011... seulement en novembre 2012. Il a promis que celui de 2012 serait présenté au début de 2013. C'est sûr les chiffres sont connus depuis longtemps. En 2011, la France, qui s'est classée au quatrième rang mondial des pays exportateurs d'armements, a engrangé 6,5 milliards d'euros de prises de commandes (contre 5,1 milliards en 2010) et a livré pour 3,7 milliards de matériels militaires (3,7 milliards en 2010). En revanche, le ministre, qui souhaite aller vers plus de transparence dans ce rapport, a supprimé quelques données statistiques intéressantes, qui étaient jusqu'ici présentées dans les rapports précédents. Notamment la répartition par matériel air, mer, terre achetés par les clients de la France. Dommage.

 

Un tiercé de tête surprenant

 

Quels enseignements tirés sur les exportations 2011 ? Que le tiercé de tête de l'an dernier est très surprenant. Outre l'Inde (1,696 milliard d'euros) - un client habituel des industriels français -, qui a notamment signé un contrat de rénovation de 49 Mirage 2000 (1,4 milliard d'euros à partager entre Thales et Dassault Aviation), on retrouve... la Russie (946,9 millions) et les Etats-Unis (926,3 millions), deux pays, qui ont une industrie de la défense performante et une politique en la matière protectionniste. C'est tout à l'honneur des industriels français, qui ont des matériels de qualité. DCNS a notamment vendu à la marine russe deux porte-hélicoptères BPC de la classe Mistral et les Etats-Unis ont acheté, entre autre, 32 hélicoptères UH-72A Lakota à la filiale d'EADS, Eurocopter (52 millions de dollars). L'Arabie saoudite ne vient qu'en quatrième position (854,8 millions) et les Emirats arabes unis, en froid avec la France en cinquième position (275,1 millions). Enfin, à noter que la Malaisie reste un bon client des industriels français avec 268,9 millions d'acquisitions de matériels militaires "Made in France".

 

180 autorisations d'exportations pour la Chine

 

Enfin, dernier point, 180 autorisations d'exportation de matériels de guerre (AEMG) ont été octroyées en 2011 à la Chine pour un montant de 283,6 millions d'euros. Principalement pour des matériels duals à destination de l'aéronautique chinoise (150 millions). La direction générale de l'armement précise que cela concerne également des caméras infrarouges et des radars de surveillance aérienne.

 

Sur ce point, Jean-Yves Le Drian souhaite plus de clarté sur les matériels duals. Veut-il légiférer ? Pas impossible. En tout cas, le ministère va travailler en 2013 sur une "clarification pour les matériels qui relèvent du double usage (civil et militaire, ndlr)". Ce qui a de certain, c'est que Jean-Yves Le Drian veut interdire la vente libre de matériels (notamment de logiciels) liés à la surveillance électronique. C'est l'une des leçons tirés des printemps arabes avec l'affaire de la société française Amesys, une filiale de Bull, qui est mise en cause pour avoir installé un système de surveillance du Web en Libye.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:53

Nexter XP2 Technology demonstrator for VBMR source DSI

 

Nov. 21, 2012 - By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — France shows little sign of privatizing state-owned Nexter, seen as essential for consolidating the land weapons industry and lifting the sector to a much-needed critical mass, a senior industry executive told a parliamentary defense committee Nov. 21.

 

Asked about restructuring in land systems, Christian Mons, speaking for the Conseil des Industries de Défense Françaises, a trade association, said, “We’re advancing in a very limited way.

 

CIDEF is the umbrella organization for the aerospace, naval and land armaments trade bodies GIFAS, GICAT, GICAN.

 

“As long as Nexter remains a 100 percent state-owned company, without being privatized, this evolution will continue to be slow, even weak.”

 

Mons, head of GICAT, was giving testimony with Eric Trappier of GIFAS to the defense committee of the National Assembly, the lower house.

 

“Today we have just seen a merger between Panhard and Renault Trucks,” Mons said. “It’s a step in the right direction but it’s extremely modest.

 

“We don’t see a political will to restructure this industry so it can resist the competition to which I have just referred and to achieve the critical mass to survive in the next 20 to 30 years,” Mons said.

 

Renault Trucks Defense (RTD) Chief Executive Gérard Amiel said Nov. 14 he did not expect the government to consider any consolidation moves concerning Nexter until the end of 2013, after the defense white paper and the new multiyear budget law had been completed.

 

RTD approached Nexter two years ago about an alliance but the talks folded.

 

In land systems, companies from Brazil, Israel, South Africa, South Korea and Turkey compete in export markets with products that do not perform as well as French ones, but are half the price, Mons said. Exports make up 35 percent of annual French defense equipment production, and are needed for companies to survive, he said.

 

The French land sector lacks critical mass.

 

French companies’ annual sales are in the range of 500 million to 1 billion euros ($641 million to $1.28 billion), he said. That compares with German companies, which generate 2 billion to 4 billion euros in sales, while British and American rivals such as BAE Systems, General Dynamics and Lockheed Martin have annual sales of 8 billion euros in the land sector, he said.

 

Asked about British or European cooperation in land weapons, Mons said after a long silence, “Nothing. No. At the moment nothing is going on.”

 

In the Lancaster House Treaty with Britain, there was no new land program in the 40 projects listed, as the CTA 40mm gun joint venture between BAE and Nexter had been started before and inserted into the pact, he said.

 

There was no cooperation with the Germans. “Totally inexistent,” he said.

 

“The Defense Ministry and DGA [Direction Générale de l’Armement] are beginning to talk,” he said. “We in industry talk very little. I talk a little with Rheinmetall, very little with Krauss-Maffei,” he said. Nexter has said it has tried to talk with Krauss-Maffei and Rheinmetall, he said.

 

“What the Germans say to me is — this maybe is politically incorrect — they are 100 percent private sector, they can’t talk to a state-owned company. ‘Our shareholders won’t allow us to do partnerships with a state-owned company.’ It’s too dangerous. It’s too dependent on political decisions,” he said.

 

Asked what future work is on the schedule, he said, “very little. We await with impatience the launch of the Scorpion program, VBMR and EBRC.”

 

The Véhicule Blinde Multi-Role troop carrier and Engin Blindé Reconnaissance et Combat are replacement armored vehicles in the French Army’s Scorpion modernization program.

 

“But we’re waiting. It was announced for June, it’s now been delayed pending budgetary decisions and postponed indefinitely, says the DGA,” Mons said.

 

The VBMR and EBRC are fundamental to the survival of the land industry for the next 10-15 years, he said. The multirole carrier VBMR represents at least 10,000 jobs for 10 years. The program costs 500 million euros a year, he said.

 

“It’s fundamental to the survival of our companies, and fundamental for the survival of Nexter,” he said.

 

Asked about restructuring in the aerospace industry, Trappier said, “The important thing is the product. We need to prepare for the product. We’re convinced within Europe we need to get organized. That can be done by two, three or four, or many,” he said.

 

“That’s not the problem. It needs to be organized. If it’s at two under Lancaster House, that’s fine. We can put two general staffs together that share a certain number of principles.

 

Dassault and BAE are working on future plans but London and Paris “must launch programs, new programs,” he said.

 

“We’re preparing for the future of military aeronautics,” he said. “Dassault is getting close to BAE Systems. Yesterday, I was in London to prepare for this great future. There is a determination of two companies, it is explicit, it is written. We’re preparing the domain for 30 years, we’re preparing in UAVs, we’re preparing in fighter planes.

 

“But behind that, the governments obviously must launch ad hoc programs, which they’re in the process of considering, within budgetary constraints and the white paper. We’re waiting impatiently for the results of the white paper, to which we are contributing, to be able to see this future.”

 

In November 2010, Britain and France signed the Lancaster House Treaty, a 50-year bilateral defense cooperation pact, which included joint work on a new generation medium-altitude, long-endurance UAV, an unmanned combat aerial vehicle, and future combat aircraft.

 

The French government is preparing a defense white paper, now expected in February, and a multiyear defense budget for 2014-2019.

 

The French defense industry has 17 billion euros in annual sales, and employs 65,000 workers directly and indirectly, CIDEF figures show.

 

Mons is chief executive of vehicles maker Panhard. Trappier is executive vice president of Dassault Aviation.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:35

SU-30MKI India photo USAF

 

November 21st, 2012 By Voice of Russia - defencetalk.com

 

The total number of the Su-30 fighter jets in the Indian air forces will reach 270, one of the chiefs of the Rosoboronexport Agency, Sergei Kornev, said.

 

Kornev will lead the Rosoboronexport delegation at the China International Aviation and Aerospace Exhibition, also known as Airshow China -2012 that will open in Zhuhai on November 13th.

 

The draft contract has already been submitted to the Indian side for approval. The first shipment of the Su-30 fighter jets arrived in India in 1996.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:35

iranarsenal 280909 source khaleejtimes.com

 

21.11.2012 Romandie.com

 

TEHERAN (Sipa-AP) -- L'Iran a fourni aux combattants du Hamas à Gaza la technologie nécessaire à la production propre de missiles à longue portée, sans livraisons directes, a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, à la tête des Gardiens de la révolution.

 

D'après ses propos rapportés mercredi par l'agence de presse semi-officielle ISNA, l'Iran a offert ces capacités à Gaza pour que les missiles soient produits "rapidement".

 

Jusqu'à présent, l'Iran niait avoir livré directement des missiles Fajr-5 au Hamas. Ce sont ces missiles qui ont été envoyés près de Tel Aviv et de Jérusalem.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:45
The Export Support Team supports UK defence companies in the exporting of military vehicles and other equipment Picture MOD 2012

The Export Support Team supports UK defence companies in the exporting of military vehicles and other equipment Picture MOD 2012

 

15 Nov 12  UK MoD - A Defence Policy and Business news article

 

A group of 30 Army personnel are part way through a secondment with the UK Trade and Investment Defence and Security Organisation where they are supporting UK businesses exporting defence products to foreign investors. Report by Leigh Hamilton.

 

The Export Support Team (EST) is located at two bases, Larkhill and Bovington, where 26 soldiers and four officers perform a range of tasks including support for exhibitions overseas and in the UK, production of media materials and after-sales training and support.

 

With exhibition support being the main focus for these personnel, a lot of their time is spent manning stands with British companies who are showcasing their equipment. But that doesn't mean they are just standing about smiling.

 

The soldiers provide the companies with a trustworthy, educated voice on kit that is either already being used by British forces, or inventions that are new to the market.

 

Authoritative military advice can help facilitate million-pound deals for UK companies.

 

But doesn't this sound like our servicemen and women are being paraded around like a model in a car showroom?

 

Army soldiers support Defence Exports

The Export Support Team spend most of their time supporting UK export exhibitions at home and abroad

[Picture: Crown Copyright/MOD 2012]

 

According to the EST's Officer Commanding, Lieutenant Colonel Robin Bolton, the answer to that question is a definite 'no':

    "We have to be careful that we're not the salesmen, the companies are there to sell their own equipment. We are working on behalf of government.

    "We are seconded from the Ministry of Defence to do that and the benefit to MOD is such that it is worth having the soldier there as a front man giving the customer, the end user, advice not as a salesman."

 

Warrant Officer Class 2 Rob Daniels runs the Plants and Logistics Team within the EST and is also keen to eradicate the belief that the team acts as salespeople for private companies:

    "We don't sell, that's the key point. We support companies who do the selling; we just lend the military support to them when needed."

 

Army soldiers support Defence Exports

The Export Support Team often provides training

[Picture: Crown Copyright/MOD 2012]

 

Now that issue has been straightened out, how does the MOD benefit from 30 of its personnel working with another government department?

 

Lieutenant Colonel Bolton explained:

    "If there's a production run of artillery rounds for instance that the British Army needs for its own use, if we can be part of the effort that leads to another country buying the same sort of round, then the unit price per shell will go down for the British customer."

 

Surveillance Target Acquisition Sergeant within the EST, Sergeant Paul Tarpey concurred:

    "I think personnel being in roles like this benefits the MOD because of the experience that soldiers are getting. I can go back and advise my regiment on knowledge of the future capabilities that are on the market that people will not know about unless they're in a job like this.

    "It is also beneficial because money is coming back into the system because we're not doing anything for free, we're not doing any favours, they're paying for our services."

 

The Export Support Team provides companies with a trustworthy, educated voice on military kit

The Export Support Team provides companies with a trustworthy, educated voice on military kit

[Picture: Crown Copyright/MOD 2012]

 

Another aspect of the EST's role is to offer after-sales training. With their in-depth knowledge of the equipment they are demonstrating, the military personnel are often paid to travel to carry out training for the individuals who will be using the items.

 

It seems a posting supporting the British defence industry can be a far cry from serving on the front line in Afghanistan, as exhibitions can take personnel to more glamorous locations such as Dubai, Paris or India. But, as WO2 Daniels explained:

    "I received a brief on it by my predecessor who painted a picture of foreign travel and palm trees and sunny beaches, but it's not like that.

    "You do get to visit some interesting places that you may not have seen otherwise, but at the same time it's hard work and you're always focused on why you're there, what you're there to achieve and who you're supporting."

 

This article is taken from the November 2012 issue of Defence Focus - the magazine for everyone in Defence.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:30

http://4.bp.blogspot.com/-516zIwB8OXI/UKUEm8XtemI/AAAAAAAAFBQ/etUlCMIjyRQ/s1600/Chinese_artist%E2%80%99s_CG_Imagination_of_PLA_Navy_LHD.jpg

 

15.11.2012 Pacific Sentinel

 

On November 13, CCTV Commentator, Rear Admiral Yin Zhuo, says China is developing a large amphibious assault ship which is similar to the Landing Helicopter Assault ship in United States Navy on CCTV-4 “Today’s Focus” Interview program. Yin’s voice is China’s first time publicly expression on amphibious assault ship development and attracts media attentions.
 
In the CCTV program, when the host asking that PLA new WZ-10 helicopters would be deployed on the aircraft carrier, Rear Admiral Yin Zhuo replied: “WZ-10 and WZ-19 may deployed in China’s future amphibious assault ship. And China now is developing a new generation of amphibious ship, 40000 ton displacement, like U.S. Navy Landing Helicopter Assault LHD ship. The heavy transportation helicopters on this amphibious assault ship will be escorted by armed choppers like WZ-10 and WZ-19.”
 
There were indications that the Chinese Navy amphibious assault ship has displacement of 48,000 tons. When PLA Navy has these warships, China will be able to deploy armed forces in any country of the Western Pacific area. Analysts pointed out that, once the Sino-Japanese military conflict breaks, Chinese warships will use this type of amphibious assault ship on Okinawa and the Japan four largest islands landing operations.
 
Read the full story at China Military News
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:10
Scorpene photo DCNS

Scorpene photo DCNS

 

15/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que la Pologne se dirigeait vers une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins, elle devrait finalement lancer un appel d'offres international. Le groupe naval tricolore DCNS pourrait y participer.

 

La visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Varsovie le 5 octobre dernier, pourrait bien avoir servi les intérêts du groupe naval DCNS. Alors que la Pologne s'apprêtait à réaliser rapidement une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins U-214 du chantier naval allemand HDW, elle reviendrait finalement à son option initiale de lancer un appel d'offres international en bonne et due forme. "On peut raisonnablement penser que cette affaire se transforme en appel d'offres", confirme-t-on à "latribune.fr". Car avant le passage de Jean-Yves Le Drian, les dés polonais semblaient être pipés pour DCNS alors que la Pologne avait lancé il y a deux ans environ une demande d'information (RFI) portant sur l'achat de deux sous-marins. Le ministre pourra même faire une piqûre de rappel ce jeudi avec la présence à Paris des ministres des Affaires étrangères et de la Défense polonais dans le cadre de la rencontre Weimar Plus (France, Allemagne, Pologne, Italie et Espagne) organisée par la France en vue de de relancer l'Europe de la défense.

 

La France propose deux Scorpène

 

Dans le cadre du RFI, Paris proposait la livraison deux sous-marins Scorpène fabriqués par DCNS pour 950 millions d'euros ainsi que des investissements dans les chantiers navals publics polonais aujourd'hui en faillite. Ce que les Polonais ne demandaient même pas aux Allemands. "Nous demandons simplement une compétition équitable dans le cadre d'un appel d'offres raisonnable, expliquait-on à Paris avant le passage de Jean-Yves Le Drian à Varsovie. Nous souhaitons simplement concourir et pourquoi pas briser le tropisme allemand de l'armée polonaise, en particulier de la marine". Pour apaiser les réticences de Paris, Varsovie promettait vaguement de favoriser les Français dans une acquisition de patrouilleurs hauturiers... vers 2020.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 12:45

The Guardium UGV (Photo Ziv Koren)

 

3/11/2012 Amir Rapaport - israeldefense.com

 

Col. Nir Halamish, Head of the IDF Ground Forces Command's Weapons Development Division, speaks about the programs the IDF is developing for cutting-edge robotics and new developments on the verge of significant technological breakthroughs

 

"I believe that 2013 will be the year in which a decade’s worth of processes will come to a conclusion,” declares Col. Nir Halamish in a special interview for IsraelDefense. As Head of the Weapons Department for the IDF’s Ground Forces, Halamish describes the direction in which the branch’s force buildup will focus, and notes the areas where major breakthroughs are expected to occur – including more efficient energy utilization by infantry and special forces and operating in distant locations across the battlefield.

 

Col. Halamish grew up in the Armored Corps, and has manned several positions in the Weapons Department for more than a decade. The interview with him took place near the time when the IDF General Staff approved a new multi-year plan (“Oz” – to be initiated in 2013-2017). The plan, which defines the strengthening directions of all the branches (including the Ground Forces), will be replacing the Tefen Multi-Year Plan which began in 2007 after the Second Lebanon War and was completed by the end of 2011.

 

The year 2012 was defined by the IDF as a “singular year”, The new plan was postponed by a year due to the dramatic changes in the Middle East, and after arguments between the Defense and Treasury Ministries concerning the parameters of the defense budget.

 

“The Tefen Multi-Year Plan is unique in two regards,” says Col. Halamish. “Firstly, it is one of the few plans in the history of the IDF that used all of its five years, and it was a very good and healthy process for the military. Secondly, it came immediately after the Second Lebanon War, and its planning stemmed from the lessons of that war. It essentially implemented all of the things that were understood from the war and was intended to allow for significant increases in crucial capabilities, as we understood were necessary in 2007.

 

“The plan itself brought some very significant capabilities, such as connectivity between all of the force elements on the ground, via the Digital Army Program (DAP), which has already become operational in half of the layout. In the coming years, we will expand it to the entire military, including reserves, and we will advance the ground connectivity to entities such as the Directorate of Military Intelligence, the IAF, and branches in the General Staff.”

 

Maneuver and Regional Defense

 

“One of the most significant lessons learned from the Second Lebanon War was the decision to renew the campaign’s maneuvering capabilities – in other words, carrying out a ‘quick and lethal maneuver’ as defined by the Commander of the Ground Forces, Maj. Gen. Sami Turgeman. The IDF decided to acquire hundreds of Merkava Mark IV tanks and Merkava Namer APCs produced on U.S. soil for the sake of improving maneuvering capabilities, as well as acquiring active defense systems against antitank missiles.”

 

Will the IDF continue to invest in tanks, APCs and active defense systems during the years of the Oz plan? The IDF General Staff recently discussed its intent to reduce the number of tanks and APCs.

 

“There were many discussions, but there’s already the Merkava Mark IV, which we are continuing to develop and to manufacture, as well as the Namer APC. The Namer started out as a heavy APC in 2007, with the global direction being that of less protected vehicles, as dictated by the US – speed at the expense of survivability. We decided towards a heavy maneuvering vehicle which prioritizes the team’s survivability at the expense of less weight. It has good maneuverability, yet it will not reach high speeds such as a light AFV. We presently have an entire operational Golani brigade with Merkava APCs, and we have transferred production to General Dynamics in the US to fund the rest of the acquisition with aid funds. We are advancing at full speed. The fact is, there are debates in the multi-year plan whether or not to continue producing Namers and how it has no effect on the things transpiring in the coming two to three years. Eventually there’s General Dynamics, which has a contract for the production of a considerable amount of Namers, and it is about to transfer several models of the new APC for testing.

 

“Upon the arrival of the APCs from the US, we will also renew the production line of the Namers in Israel (Israeli systems will be assembled onboard the hulls arriving from the US). There are thoughts about a second regular Namer brigade afterwards. We are examining the matter. On the one hand, it is important that the regular ORBAT be with the most advanced systems. On the other hand, these platforms have significant maintenance costs, and now there is the need to find the balance between the desire to be strong at the sharp tip and between the capability of carrying out this endeavor. This has not yet been decided – there are important considerations on how to expand the capabilities of the Namer, and also of the Merkava Mark IV, for a regular brigade. The issue will reach the branch commander within a few months, and it will then be brought up for General Staff approval.”

 

What about the active defense systems? Thus far, Trophy systems (by Rafael) were installed onboard only some Merkava Mark IV tanks. Will you continue installing Trophy on tanks, and will you equip the new Namers with this system?

 

“In general, we think we have reached a situation where this vehicle provides an excellent response to the existing challenges – both traditional challenges such as tanks that are operating in the environment, as well as the developing ones of antitank squadrons, of a small and low-signature enemy who is very difficult to locate.

“Today, the Merkava IV tank has a comprehensive capability for defending against antitank threats, as well as dealing with the enemy and closing the fire cycle at an impressive speed of a few seconds, on the same vehicle. I believe that in the next confrontation that takes place, we will have to test these capabilities in war, or in a more significant conflict than the one taking place today in Gaza. The more we succeed in operating these systems in a better manner, we will reach a situation where an antitank squad firing an RPG-29 or other antitank weapons will find itself in clear, immediate danger in a matter of seconds. We’ve done a very thorough effort with the tanks – the result of considerable development, but testing these capabilities was carried out after the Second Lebanon War.”

 

You mean that there are also soft-kill systems?

 

“What I can say is that other technologies are being examined beyond Trophy. Additional systems are being developed, and I think that in the operational field of dealing with the antitank threat, we have set a goal for ourselves under a program called ‘Green Page’, to improve the capabilities of the combat battalion team. We are not discussing more about the single instrument level or how any tank or Namer deals with the antitank threat. Rather it is about the integrated battalion – with infantry, tanks, engineering and collection – and how its fire handles a threat that we understand from the Second Lebanon War, which the enemy views as an endeavor he should invest in from his perspective. On our side, we invest in order to prepare the forces – force buildup for improved confrontation. I am discussing the field of weapons and strengthening, but there are, of course, other directions, such as training and doctrines. “

 

Does this mean that it is possible for one instrument to defend another?

 

“It means that I’ve said all that I can say. One of the significant things that we’ve tasked ourselves with is the issue of dealing with the capability of a force’s critical mass to handle the antitank threat. No more “boutique capabilities” of lone forces, but rather significant capabilities for a significant ORBAT, so that we will have the ability to deal with a significant challenge in times of war or large conflict, and defeat it. Regarding the tank itself, besides having the Trophy System, which greatly increases survivability, we also provided it with an antitank shell named Kalanit, which is unique and the first of its kind in the world, produced by Israel Military Industries (IMI).

 

Tactical UAV

 

Col. Halamish explains, “Six to seven years ago, we made a strategic decision – in IDF terms – to develop autonomous tactical unmanned aerial vehicle (UAV) layouts to work alongside the maneuvering force, battalion or brigade. All the decisions regarding them are accepted at the regiment or brigade commander level. Their availability is very high, their conditions are very low – take off and land in the field. Most importantly, they maintain performance, in day and night in a manner that approaches the IDF’s largest micro-remotely powered vehicles (MRPVs).

 

“The first is called Skylark 1 (according to the commercial name of the manufacturer, Elbit Systems). This is a layout which we are more or less in the middle of implementing, and there are already several dozens of teams using it. The system works in an intensive manner, deepening across all the current security sectors – Gaza, Egypt, the Lebanon border, Judea and Samaria, as well as in all the unit trainings. Every regiment commander who received the system and the team said that the first thing they want is to keep it.”

 

According to Halamish, the Ground Forces branch recently decided on a new UAV project for the brigade echelon, termed Sky Galloper. This UAV will be 1.5 times larger than the Skylark and will also be manufactured by Elbit Systems.

 

Precision Mortars

 

According to Col. Halamish, another significant and developing field within the ground forces in the coming five years involves mortars. After the IDF acquired the Soltam-produced “Keshet” (a rapid mortar fired from an APC), a decision was made to begin a new project for developing mortar shells with a precision of up to a few meters. The shells will be directed towards the target via a laser marker or other guidance measures. The IDF is presently considering a revolutionary step: providing precision shell fire capabilities to armored battalions as well, to offer them another means of quickly and efficiently dealing with antitank squads ambushing them in the maneuver areas. “This is something that is being examined,” says Halamish.

 

“My assessment is that we will introduce the mortars to the armored battalions at one stage, out of an understanding that the Keshet is truly a force multiplier, and we wish to add everything we define as a precision shell upon it. The Keshet does things automatically, reducing human error to a minimum. All that is left for us today is to take the mortar shell and make it precise.

 

“Today, the mortar is still 'dumb', statistically one that falls within a range of 100 meters. We want to take this range and make it more precise, at least to ten meters. The precision will turn this instrument into an ultimate asset – quick, precise, with a minimal amount of errors. This is the central step that we are working on.”

 

Precision Rockets

 

Beyond mortars, the Ground Forces also intend to establish battalions that world fire precise rockets to ranges of nearly 40 kilometers (as revealed by the head of the Ground Forces during the International Fire Conference organized by IsraelDefense and the Artillery Corps Association in May 2012). The precise rockets will be based on the Accular developed by IMI, which took old rockets and added guidance and navigation systems to them.

 

Have you already started to establish the first precision rocket battalion?

 

“Yes, we are working on it now. The layout has not yet been constructed, but is undergoing advanced approvals. The Ground Forces commander is outlining the direction for us. Today, the air force is needed in order to precisely hit a structure or another target. We want to reach a situation where the rocket or mortar will reach all targets in every scenario, during the day or at night, and in all weather conditions. This is a significant challenge in that we see ourselves fighting 24/7, in the winter and summer.”

 

Halamish adds that in addition to the rocket battalion, the IDF will start the conversion of its mobile gun layout to a new gun in the coming five-year period – an effort that will take nearly three decades, meaning four multi-year plans.

 

Easier, More Concealed

 

Regarding infantry forces, Halamish says, “If you take an infantry battalion from 2006 and compare it to today, you’ll see that we have made at least one, sometimes two jumps in every parameter – command and control, collection, lethality, ability to hit soft/hard targets, camouflage and personal gear. Since this is a very large layout, this was one of the most significant efforts in the Tefen Plan, and it provided improved, upgraded capabilities to every infantry battalion, in terms of both quality and quantity, compared to five years ago.

 

What is happening with the project that was referred to in the past decade as the “Future Infantry Soldier”?

 

“In the framework of the project, some of the things that made its way to the ground force battalions are the result of initiatives that were in the previous incarnation of the future infantry project (in 2003-2004). The mechanism says that you try numerous ideas – several of them will mature, while several of them slowly die. The best of them progress to the full development and acquisition stage, from which the gathering systems came. We were using systems such as Yuval – an expensive and heavy system weighing 11-12 kilograms.

 

“One of the things that came about during 2003 to 2005 was the capability to take the thermal world and pack it in two and a half kilograms while maintaining the same ranges. This was something that we thought about before then, but we did not see how we could turn it into a project. Now it’s a standard.

 

"In general, we took everything that the infantry soldiers were carrying, which was in the area of 40-50 kilograms, and reduced it to less than ten kilograms. Let’s say that an artillery cooperation officer had to carry observation systems and batteries for 48 hours. This is a weight that he could not carry on his own, alongside two soldiers who were carrying it as well. This was the operation – three persons walking with heavy gear. We took all of the artillery cooperation officer’s gear, and specified the equipment used to produce even better operational outputs (i.e. allows for seeing during day and night, and produces coordinates) – all of this in only ten kilograms. Today, an infantry artillery cooperation officer does not need a hauler.”

 

What breakthroughs are there in the energy field?

 

"I believe that the next head of the Weapons Development Division, in about five years, will have several issues that he will turn into projects, and one of them will be the energy issue. Looking ahead, you see there is more equipment that requires energy, including for command and control and gathering measures. We are approaching a situation where the different types and amount of energy requires many soldiers. We are presently examining several significant directions with MAFAT for more energy at less weight. The aspiration is to reach a ratio of 1:2 with portable infantry forces systems, meaning twice the energy for the same weight. There are several directions, starting with solar panels and up to composite materials whose energy is twice as high.

 

“MAFAT operates projects in several universities, as well as with the US. We are investing many resources in this field in order to reach a situation where a battery’s activation time will be 16 hours instead of eight. The goal is 1:3 with combat collection units, which collect materials and don’t have to be in motion all the time, and there are other directions, such as a small generator that could operate for days, while allowing for operating systems. We are working in this field with Ricor from Ein Harod. Sizable budgets need to be invested in this.”

 

So we are discussing energy generators in the field?

 

"For example, a liter of a certain type of benzene can allow for the production of 72 hours of energy. There is, of course, a trade-off – the generator weighs ten kilograms, not including the extra liter, but it's worth it if it provides you with energy for a week.”

 

What about liquid energy?

 

“There is the whole world of fuel cells. We are also examining this in UAVs, which are electric and have an endurance of two to three hours. We want this to stand at six hours – the longer the UAV can stay in the air, the better. This is a field that has great potential. Breakthroughs will happen in some of the things and not in others.

 

What other things are on the verge of breakthroughs?

 

“The cellular field. Our cellphones consume energy so much that they can’t finish a day's work without being recharged several times. Considerable amounts of money are being invested in this – whoever comes up with a solution will be a millionaire. We are riding on the backs of the civilian sector, and it is from there that things will be reached.

 

“Another issue is “friend-or-foe” identification, a subject that that comes up in every war or operation. The IDF enters built-up areas where everything is crowded and improvised, with tanks and infantry inside – everyone is mixed up with everything. We are now investing towards finding a solution to prevent friendly-fire. The attacker is less interested, so far as knowing if I am in a tank and signaling to an infantry force, whether it is one of our own, without requiring the infantry soldier’s cooperation. A breakthrough will happen here and while it will not provide 100% of what we need, it could improve decision-making. I am not assuming that a decision may or may not happen according to this, but it may allow for decisions to be made. You want to reach a situation where batteries are not needed for such a form of identification.

 

“Last year, we called on several companies to work on this. I believe that we will ultimately reach our goal. Today, you have systems that require cooperation with the force, such as a thermal flag. However, many times, someone could shoot you from behind because he can’t see the flag.

 

“There are all sorts of areas being developed regarding the future infantry soldier, such as better uniforms. Some of the officers examine potential uniforms that might aid the infantry fighter during combat.

 

“Another issue is to take what the infantry soldier carries, including uniform, measures, and protection – and turn it into a single system. For example, having energy be part of the protection layer. Energy is central, and it will provide you with the command and control. I presume that the combat configuration of the infantry – such as traversing on foot and reaching certain destinations – will be preserved, even in one or two decades from now. It will need assistance and organization for it to carry out such missions in a good manner.

 

“One of the other things is to transfer the world of autonomous vehicles from the air to the ground – this is the world we call UGVs (Unmanned Ground Vehicles). There are two main directions in this field, one of which is to take this capability and integrate it in ongoing security settings, as is done in Gaza. The only missionoperational UGV system in the world that is the one we operate in Gaza – the G-NIUS Guardium UGV. It still carries out missions today. There were initially problems with it, primarily in communications and the capability of operating near the fence. It has been carrying out activities nicely in the past year.

 

"One example is that there are complex situations near the fences, where instead of operating manned forces and becoming entangled in a dangerous situation, the forces can be allowed to close a wider circle and introduce the UGV, which transmits the image back. If there's a charge, it will explode, and if there is an incursion, then it transmits the information and allows us to get organized accordingly.

 

There is also a plan known as “Forward Guard” - what does it refer to?

 

“Forward guard refers to an unmanned force that will operate ahead of the main force, one which will track the enemy and another to encounter it in place of the main force.

 

Thus far, we have yet to solve the communication problem. I want to give this instrument commands, not just data, and this is where there is still a problem. Furthermore, you want to reach a situation where this instrument can make decisions independently in the field – what is called artificial intelligence (AI). This might be pretentious, but this is the appropriate word. If it reaches a place where there is an obstacle, and it needs to be overcome, then the robot will know how to figure it out, just like any sixyear old child. For the time being, this is something that they cannot do. If we solve this, we could provide unmanned forward guard capabilities with a manned force. This is something that we are advancing along with MAFAT.

 

Is there a goal to see to it that the robots could talk amongst themselves?

 

“Yes, but our current ambition is primarily that they will be able to operated on their own. The dream of taking a robotic force and having it fight behind enemy lines instead of soldiers exists in the movies, but we are not yet close to that. In any case, I say that we are the most advanced military in this field, and quite a few militaries come here to see what we are developing. Afghanistan, for example, presented very significant challenges to the various allied forces, similar to what he had in the security strip, such as the logistic convoys and movement to outposts. They eventually reached the same solutions that we did, such as supplies from the air and more, and then they also examined the UGV trucks.

 

I am a big believer in the notion that technological breakthroughs are accomplished step by step: isolate a problem, focus on what is desired, and thus reach a solution. It is very difficult to take a large step. Many times you do not have 10-15 years for a project to yield results. It is always easy is to say that the operational need is extensive and does not allow for compromise, and that the system is not needed without all of it. One of my challenges is to quantify the operational need so that it may be accomplished within a range of three to five years, and not to develop systems over many lengthy years that will not be needed by the time it is completed.”

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 18:25

http://www.45enord.ca/wp-content/uploads/2012/11/lav-iii.jpg

 

10 novembre 2012 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca

 

Ottawa dépensera 151 millions $ de plus afin d’améliorer les véhicules blindés légers pour les rendre plus résistants sur le champ de bataille.

 

Le gouvernement fédéral a annoncé le vendredi 9 novembre une modification apportée à un contrat de 1,06 milliard $ attribué en octobre 2011 à General Dynamics Land Systems – Canada afin d’améliorer une flotte de 550 véhicules militaires afin d’améliorer une flotte de 550 véhicules militaires. Cette modification consiste en la fourniture de 66 véhicules blindés légers (VBL III) modernisés supplémentaires.

 

Le gouvernement Harper compte utiliser ces 66 VBL III supplémentaires pour appuyer la capacité de reconnaissance et de surveillance des Forces canadiennes.

 

Les travaux sur les 66 VBL III seront réalisés par l’entreprise General Dynamics Land Systems, à ses usines d’Edmonton et de London, en Ontario. Cet investissement rendra les véhicules plus rapides, améliorera leur système d’armement et leur permettra d’être plus sécuritaires contre certaines menaces telles que les engins explosifs improvisés en bordure de la route.

 

« Grâce à cette modification au contrat de GDLS-C, on contribue au maintien d’un nombre pouvant atteindre 110 emplois à Edmonton. Par ailleurs, ce travail aidera à protéger les hommes et les femmes qui défendent le pays en leur fournissant ces véhicules de combat terrestre. », a déclaré la ministre fédérale des Travaux publics et Service gouvernementaux, Rona Ambrose, lors de cette annonce.

 

Le VBL III

 

Sur un total de 5 milliards de dollars pour de nouveaux véhicules, on se rappellera qu’un milliard de dollars devait être consacré à la mise à niveau du parc des VBL III. L’autre partie de l’investissement de 5 milliards devant servir à l’achat de trois autres véhicules de combat, soit un véhicule de combat rapproché (VCR), un blindé tactique de patrouille (VBTP) et un véhicule servant à la mobilité de la force (AMF).

 

Les VBL III canadiens ont servi aux Forces armées canadiennes sur plusieurs théâtres d’opérations, notamment en Afghanistan. Ce sont des véhicules de combat ultramodernes utilisés pour transporter les troupes sur le champ de bataille, tout en offrant une protection et une puissance de feu défensives.

 

«Le contrat pour la phase de mise en œuvre du projet de modernisation des véhicules blindés légers III s’impose afin de les protéger des mines et des engins explosifs improvisés, d’améliorer leur mobilité, de renforcer la sécurité des militaires à leur bord et d’intégrer des modifications visant une ergonomie améliorée et une gestion de l’information plus perfectionnée.»,  précise le communiqué qui accompagne cette annonce.

 

« Notre gouvernement est déterminé à renouveler et améliorer l’équipement que nous fournissons à nos hommes et nos femmes en uniforme », a déclaré Bernard Valcourt, ministre associé de la Défense nationale, lors de l’annonce de la modification au contrat de General Dynamics.

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