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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:45
Gao : passation de commandement au GTIA Désert

16/10/2013 Sources : EMA

 

Le vendredi 4 octobre 2013 à Gao, a eu lieu le transfert d’autorité de la brigade Serval. Le colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) a ainsi succédé au colonel Eric Ozanne, chef de corps du 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI).

 

En poste depuis fin mai 2013 sur la plate-forme opérationnelle désert de la force Serval à Gao, les légionnaires ont laissé la place aux soldats provenant majoritairement de la 9e Brigade d’Infanterie de Marine. Le GTIA est composé d’un état-major tactique, de deux compagnies d’infanterie sur véhicules de l’avant blindés (VAB), dont une compagnie du 126e régiment d’infanterie (126e RI) en provenance des Eléments Français au Tchad (EFT), d’une compagnie d’infanterie sur véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), d’un escadron d’aide à l’engagement (EAE), d’une compagnie de combat du génie, d’un détachement de fouille opérationnelle spécialisée (FOS), d’une équipe neutralisation d’engin explosifs (EOD, explosive ordnance disposal), et d’une unité de commandement et logistique.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Gao : passation de commandement au GTIA DésertGao : passation de commandement au GTIA Désert
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:45
photo ECPAD

photo ECPAD

16/10/2013 Sources : EMA

 

Le 02 octobre 2013, le CEMA a reçu le chef d’état-major général des armées burkinabé, le général de brigade Honoré Traoré, en visite officielle à Paris.

 

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la coopération bilatérale entretenue de longue date par nos deux pays et redynamisée en 2010. Elle visait à faire un point de situation des projets bilatéraux, en particulier dans le cadre de l’action des armées françaises dans la bande sahélo-saharienne et de la montée en puissance de la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), dont un bataillon est armé par le Burkina Faso.

 

La coopération franco-burkinabé s’inscrit dans le cadre de la coopération opérationnelle régionale. Celle-ci a pour objet de soutenir la  montée en puissance de la Force Africaine en Attente (FAA), à laquelle contribue le Burkina Faso. Dans ce cadre, les éléments français au Sénégal (EFS) organisent régulièrement des détachements d’instruction opérationnels (DIO) et technique (DIT) au profit des forces armées nationales burkinabé. En 2012, les EFS ont formé près de 780 soldats burkinabé et participé à la préparation des éléments déployés pour armer la MINUSMA.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 4/4

03/10/2013 Sources : EMA Com

 

Pour la première fois, l’armée française expérimente sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Dernier volet.

 

L’appui direct au combat au cœur de la mission

Aux ordres du capitaine Franckie, la section génie du DGAD a participé aux opérations ANACONDA 1 et 2 menées pendant la période électorale pour sécuriser le grand Gao en appui des forces de sécurité maliennes et de la MINUSMA. En ouverture d’itinéraire ou lors des fouilles, les sapeurs ont contribué au bon déroulement de la manœuvre permettant la reconnaissance d’éléments de la force Serval dans la zone et contribuant au sentiment de sécurité parmi la population. À plusieurs reprises, leur sens du terrain aura été bénéfique lors du franchissement des oueds, rendu difficile en cette saison des pluies.

Bombe artisanale

Au cours de l’opération GRIFFON, dans la région Est de Gao, et suite au renseignement collecté auprès de la population, les militaires français ont dû intervenir sur un engin explosif improvisé (EEI). Sur place, les sapeurs du DGAD ont d’abord effectué la vérification de non pollution de la zone avant d’identifier le dispositif artisanal. Après analyse, le chef de groupe a demandé l’intervention des éléments opérationnels de déminage (EOD) en alerte. L’équipe Weapon Intelligence Team (WIT) en a profité pour évaluer les capacités et les effets de l’engin explosif.

Fouille opérationnelle

Pour l’opération Centaure, le GTIA Désert a été renforcé d’une équipe de fouille opérationnelle spécialisée, une demi-équipe WIT et 2 binômes cynophiles. Ces spécialistes ont remarquablement complété le travail des sapeurs.

La montée en puissance de la PfOD de Gao aura mis en lumière l’intérêt du génie militaire.En mutualisant et en coordonnant leurs moyens, les sapeurs des trois composantes ont permis la mise en œuvre et l’amélioration du camp souhaité par le général Laurent Kolodziej, commandant la brigade Serval. Cela dans un seul but : permettre une bonne préparation des missions et une bonne remise en condition.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:55
Serval, quand l’armée filme la guerre

source Envoyé Spécial

 

diffusé dans l'émission du

 

L’opération Serval au Mali est une guerre sans images pour la presse. Pourtant, dès le premier jour de l’intervention, le 11 janvier 2013, l’armée française a tout filmé ou presque. Ces images jusqu’à présent inédites ont été tournées par des cameramen militaires. Une guerre à huis clos, menée d’abord par l’aviation et les très discrètes Forces spéciales. 

 

Pour la première fois, des journalistes ont pu avoir accès à ces images tournées par l’armée dès le début du conflit. Des images qui permettent de comprendre quel est l’ennemi que l’armée a combattu et affronte encore au Mali. Avec ce document, on découvre également comment et avec quels moyens se battent les djihadistes.

 

Un document exclusif écrit par Jean-Christophe Notin et Martin Blanchard. Réalisé par Martin Blanchard. Produit par Kuiv (Michel Rotman).

 

Extrait VIDEO

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:45
Le PPLOG bientôt déployé au Mali

15 oct. 2013 Armée de Terre

 

Arrivée du porteur polyvalent logistique au 503e Régiment du Train à Garons. Très performant, celui-ci va progressivement remplacer le parc automobile logistique. Ils vont être affrétés à Gao au Mali dès le 17 octobre 2013.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:45
Dans la peau d’une femme pilote de chars

15/10/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 1er juin 2013, le brigadier-chef Jessica est en mission au Tchad au sein de l’escadron blindé du groupement terre de la force Epervier. Détachée au 1er régiment de Spahis (1er RS), le temps de l’opération en tant que pilote ERC-90 (Engin Roues Canon) Sagaie, elle est affectée, en France au sein de l’Ecole militaire de Saumur.

 

Ce sont les campagnes de recrutement de l’armée de Terre qui lui ont donné envie de s’engager. En 2002, elle passe un BEP-CAP bio-service. Ce diplôme lui permet alors de rejoindre le 12ème régiment d’artillerie (12ème RA) d’Oberhoffen-sur-Moder en tant que servant mortier de 120 mm.

 

Elle occupe dans un premier temps le poste d’artificier sur mortier. Elle est alors en charge de la préparation des obus et du réglage des fusées. Elle évolue très vite vers le poste d’opérateur Atlas sur le lance-roquettes multiples (LRM), où elle analyse les données d’appui-feux.

 

En 2009, lors de la dissolution du 12ème RA, elle est mutée à l’escadron d’appui à la formation de l’école de cavalerie de Saumur, en tant que pilote de chars. « A l’escadron, on s’occupe de fournir des véhicules pour la formation. Je m’occupe de l’entretien des véhicules et de la préparation du matériel pour les exercices. »

 

Dans le même temps, elle enchaine les formations pour devenir  pilote-tireur sur char Leclerc, pilote ERC-90 Sagaie, pilote VBL (véhicule blindé léger) et tireur VPC (véhicule poste de commandement).

 

Le brigadier-chef Jessica effectue aujourd’hui son troisième déploiement opérationnel : «  j’ai été en Polynésie en 2004, en ex-Yougoslavie en 2007 et au Tchad en 2013, mais jamais dans la même fonction. »

 

Pour cette mission, elle sert au  sein de l’escadron blindé, armé par le 1er Spahis. Quand on évoque avec elle, sa condition de femme au sein de l’armée de terre et surtout dans une unité peu féminisée, elle sourit et affirme qu’elle n’a jamais eu de « problème  d’intégration ».

 

C’est avec regret que Jessica évoque la fin de sa mission de quatre mois au Tchad. Dans quelques jours, elle quittera ses camarades Spahis pour rejoindre Saumur : « Ce fut très enrichissant d’être au sein d’un peloton en opération! ».

Dans la peau d’une femme pilote de charsDans la peau d’une femme pilote de chars
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:45
EUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malien

14/10/2013 Sources : EMA

 

Le 7 octobre 2013, sur le camp d’entraînement de Koulikoro, s’est déroulée la cérémonie marquant le début de la formation du 3e GTIA des Forces Armées Maliennes par la Mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM Mali), au cours de laquelle les soldats maliens ont symboliquement été mis à la disposition des instructeurs européens d’EUTM Mali pour une durée de 10 semaines.

 

Cette cérémonie s’est tenue à l’issue d’une première semaine dédiée aux formalités d’incorporation et d’évaluation consécutives à l’arrivée du GTIA, qui va à présent entamer deux semaines de formation commune « infanterie », avant de suivre la phase d’instruction par spécialité.

 

Commandé par le lieutenant-colonel Sangaré, le GTIA 3 est constitué de plus de 700 soldats, principalement issus du centre d’instruction des forces armées maliennes de Markala, complétés par des éléments venus de l’ensemble du Mali. Il est articulé autour de trois compagnies d’infanterie, renforcées d’unités d’appui spécialisées (combat blindé, appuis feux, génie, logistique).

 

Il s’agit du troisième bataillon malien à suivre le cursus de formation d’EUTM, après les GTIA Waraba et Elou, dont les formations se sont achevées en juin et septembre 2013. Ce troisième bataillon va ainsi bénéficier du retour d’expérience pris en compte par EUTM Mali suite aux deux précédentes formations.

 

Commandée par le général français Bruno Guibert, la Mission Européenne d’Entraînement au Mali regroupe 550 militaires européens de 23 nationalités différentes, dont 110 militaires français, principalement issus de l’état-major de la 1re Brigade mécanisée de Chalons en Champagne et du 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg.

 

EUTM Mali repose sur deux piliers : une mission de formation des unités combattantes des forces armées maliennes sur le camp d’entraînement de Koulikoro et une mission d’expertise et de conseil assurée par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la réorganisation de l’armée malienne.

EUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malienEUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malienEUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malien
EUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malienEUTM Mali : début de la formation du 3e GTIA malien
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:45
SERVAL en appui aux FAMa et à la MINUSMA pour sécuriser Kidal

 

14/10/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 1er octobre 2013, le bataillon sénégalais de la MINUSMA, le détachement de liaison et d’appui (DLA) de la force Serval et une section du groupement tactique interarmes Désert mènent des patrouilles mixtes dans la ville de Kidal et ses environs, afin de sécuriser la région.

 

Les DLA ont un rôle fondamental au sein du dispositif déployé dans le nord du Mali. Ils coordonnent les opérations entre les forces internationales de la MINUSMA, les forces armées maliennes et la force Serval : « nous avons pour mission d’entretenir dans un premier temps la coordination et la cohérence des actions entre la force Serval et les contingents de la MINUSMA. Nous n’avons pas les mêmes procédures de travail, notre objectif est de rationaliser ces méthodes pour mieux agir, notamment dans le domaine des transmissions, puis de mutualiser les moyens. Nous avons également pour mission d’appuyer le commandement des contingents des forces concourantes, à l’aide des moyens spécialisés dont nous disposons, comme dans les domaines du déminage, de l’appui feu, de l’appui sanitaire, etc. » précise le commandant du DLA déployé à Kidal.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

SERVAL en appui aux FAMa et à la MINUSMA pour sécuriser Kidal
SERVAL en appui aux FAMa et à la MINUSMA pour sécuriser Kidal
SERVAL en appui aux FAMa et à la MINUSMA pour sécuriser Kidal
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:45
Les opérations de la force française Serval se poursuivent au Mali (EMA/armée de Terre)

Les opérations de la force française Serval se poursuivent au Mali (EMA/armée de Terre)

 

11/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca
 

Alors que les violences ont repris de plus belle dans le Nord du Mali à peine un mois et demi après l’élection présidentielle qui devait mener à la réconciliation nationale, la présence des forces françaises au Mali se révèle plus pertinente que jamais.

 

Quelques jours avant cette soudaine dégradation de la situation sécuritaire, le nouveau président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, affirmait à l’ONU que son pays s’engageait dans la voie de la réconciliation et qu’il était sur le point de retrouver sa place dans le concert des nations.

Mais soudain, tout dégénère!

Le 28 septembre, 16 soldats maliens perdent la vie dans un attentat suicide d’AQMI mené par deux kamikazes à Tombouctou.

Du 28 au 30 septembre, des combats opposent soldats maliens et rebelles touareg à Kidal et ne prennent fin qu’après l’intervention des Casques bleus de l’ONU.

Et les islamistes armés du nord du Mali continuent de plus belle en octobre: mardi 8 octobre, ils dynamitent un pont près de la frontière nigérienne, lundi 7 octobre à l’arme lourde sur Gao.

La présence des Casques bleus et, surtout, l’appui des 3.200 soldats de l’opération française Serval, toujours active, empêchent la situation de dégénérer… pour l’instant.

 

 

Cette escalade de violences dans le Nord suscite pourtant bien des questions sur les capacités de l’armée à faire face aux menaces djihadistes et aux velléités autonomistes touareg, après la débâcle subie en 2012 par les militaires maliens face aux groupes armés, mieux équipés, qui ont occupé plusieurs mois durant ces vastes régions allant de Kidal à Tombouctou et à Gao.

Le général français Grégoire de Saint-Quentin, ex-patron de l’opération Serval qui a libéré le Nord malien du joug des extrémistes liés à Al-Qaïda, déclarait en juillet dernier que le Mali n’est pas «complètement stabilisé» malgré «une dynamique de succès militaires répétés» et, en juillet aussi, le général François Lecointre, commandant de la mission européenne chargée de la formation de l’armée malienne (EUTM Mali), a estimé qu’il faudrait au moins un an de plus pour mener sa tâche à son terme.

Un VAB du peloton de soutien du 1er escadron du 1er REC franchit un oued à pleine vitesse. Le dispositif militaire français est allégé, tout en conservant la capacité d’appuyer les forces de la MINUSMA et des FAMA (EMA/Armée de terre)

 

Sans l’opération Serval, que certains avaient peut-être un peu oubliée, l’armée malienne, même aidée par les Casques bleus de la MINUSMA, ne parviendrait pas à contenir le MUJAO et AQMI, les deux principaux groupes armés qui ont occupé pendant neuf mois en 2012 le nord du Mali, y commettant de nombreuses exactions avant l’intervention armée initiée par la France en janvier.

Les opérations aériennes de Servalse se sont poursuivies en ce début d’octobre avec 80 sorties, dont une cinquantaine effectuées par les avions de chasse, une vingtaine ont été dédiées aux missions de transport, une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

Au sol, la force Serval agit en étroite coordination avec les unités de la MINUSMA afin de réduire la capacité d’action des groupes terroristes.

En outre, le bataillon logistique poursuit ses opérations de soutien de la force .Par exemple, le 05 octobre, une rame d’une trentaine de véhicules, dont 5 conteneurs, partait vers le nord, depuis Gao, avec du matériel de maintenance, des vivres, du carburant, à destination des unités qui appuient les forces de la MINUSMA, notamment à Kidal et à Tessalit.

 

Serval aujourd’hui en trois exemples

S’il fallait une illustration de la pertinence de Serval au Mali, la neutralisation le 1er octobre à Douaya d’une dizaine de terroristes pourrait être exemple éloquent.

Le 1er octobre, quand des renseignements «population» font état de la présence de « pick-up » suspects à Douaya, au Nord de Tombouctou, Serval lance alors une reconnaissance en combinant des moyens terrestres et aéromobiles. L’arrivée de militaires français dans la zone provoque l’esquive des terroristes dont les véhicules quittent le village à vive allure.

Après relocalisation d’un des « pick-up » et identification positive, un tir de sommation est effectué par un hélicoptère afin de stopper le véhicule. Les terroristes ont immédiatement débarqué du véhicule et ouvert le feu sur l’appareil, engageant ainsi le combat. Après destruction du « pick-up », le combat se poursuit au sol durant près de 4 heures et de termine par la neutralisation d’une dizaine de terroristes.

Autre exemple, le 7 octobre, lorsque 5 roquettes ont été tirées en direction de Gao, des équipes spécialisées en déminage EOD («Explosive Ordnance Disposal») du GTIA ont rapidement été engagées pour isoler et détruire une roquette de type 122 mm lancée mais non-explosée.

De plus, une unité en alerte, la «quick response force, QRF» s’est immédiatement déployée pour sécuriser les lieux et s’assurer que la population civile n’était pas menacée et un militaire malien, victime de ce tir, a été rapidement pris en charge par l’équipe médicale de la force serval et transféré à l’hôpital de Bamako.

Dernière illustration du travail de Serval au Mali, le 8 octobre, lors de l’ explosion qui a visé un pont situé à 40 km au Sud d’Ansongo sur un affluent à l’Est du fleuve Niger, les missions de renseignement aériennes conduites par Serval ont permis de confirmer l’absence de dégât majeur sur le pont.

Le bataillon nigérien de la MINUSMA, déployé sur zone, a découvert alors deux charges artisanales sous le pont, dont une non-explosée et c’est l’intervention d’une équipe EOD de la force Serval a permis de la neutraliser rapidement.

 

Pour les djihadistes, l’ennemi, c’est la France

Environ 3.200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA, rappelle le ministère français de la Défense dans un point qu’il fait de la situation.

Parlant des forces maliennes, le ministre malien de la Sécurité intérieure, le général Sada Samaké, avait déclaré lors d’une visite ce mois-ci à Tombouctou: «Il y a des défaillances, il faut avoir le courage de le reconnaître, mais [...] nous allons prendre toutes les dispositions pour que la situation soit maîtrisée.»

Mais les djihadistes, eux, ne se trompent pas: pour eux, l’ennemi, c’est la France!

«Les attaques contre les ennemis de l’islam vont continuer», a déclaré Abou Walid Sahraoui, un porte-parole du MUJAO.

«Notre ennemi est la France qui travaille avec l’armée du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Guinée, du Togo, contre les musulmans», et « tous ces pays sont nos ennemis et nous allons les traiter comme des ennemis», a-t-il ajouté.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:55
Serval : point de situation hebdomadaire du 11 octobre 2013

 

11/10/2013 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 03 octobre 18h00. Précisions sur la journée du 1er octobre dans la région de Tombouctou.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 80 sorties, dont une cinquantaine effectuées par les avions de chasse, une vingtaine ont été dédiées aux missions de transport, une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval, dont le groupement tactique inter-armes (GTIA) Désert est en phase de relève, a poursuivi les opérations autour de la boucle du Niger et dans le Nord du pays. Elle agit en étroite coordination avec les unités de la MINUSMA afin de réduire la capacité d’action des groupes terroristes.

 

Le 1er octobre, des renseignements « population » ont fait état de la présence de « pick-up » suspects à Douaya, au Nord de Tombouctou. La force Serval lance alors une reconnaissance en combinant des moyens terrestres et aéromobiles. L’arrivée de militaires français dans la zone provoque l’esquive des terroristes dont les véhicules quittent le village à vive allure. Après relocalisation d'un des « pick-up » et identification positive, un tir de sommation est effectué par un hélicoptère afin de stopper le véhicule. Les terroristes ont immédiatement débarqué du véhicule et ouvert le feu sur l’appareil, engageant ainsi le combat. Après destruction du « pick-up », le combat se poursuit au sol durant près de 4 heures avant la neutralisation d’une dizaine de terroristes.

 

Le 7 octobre, 5 roquettes ont été tirées en direction de Gao. Les investigations menées par le bataillon malien Elou, appuyé par la force Serval, ont permis d’identifier une zone de tir artisanale située à une quinzaine de kilomètres au Nord de la ville. Les impacts largement répartis sur un front de 3km entre l’aéroport et la ville ont été inventoriés. Les équipes spécialisées en déminage EOD (« Explosive Ordnance Disposal ») du GTIA ont rapidement été engagées pour isoler et détruire une roquette de type 122 mm lancée mais non-explosée. Une unité en alerte, la « quick response force, QRF » s’est immédiatement déployée pour sécuriser les lieux et s’assurer que la population civile n’était pas menacée. Un militaire malien, unique victime de ce tir, a été rapidement pris en charge par l’équipe médicale de la force serval et transféré à l’hôpital de Bamako.

 

Le 8 octobre, une explosion a visé un pont situé à 40 km au Sud d’Ansongo sur un affluent à l’Est du fleuve Niger. Les missions de renseignement aériennes conduites par la force Serval ont permis de confirmer l’absence de dégât majeur sur le pont. Le bataillon nigérien de la MINUSMA, déployé sur zone, a découvert deux charges artisanales sous le pont, dont une non-explosée. L’intervention d’une équipe EOD de la force Serval a permis de la neutraliser rapidement.

 

Le bataillon logistique a poursuivi ses opérations de soutien de la force. Le 05 octobre, une rame d’une trentaine de véhicules, dont 5 conteneurs, partait vers le nord, depuis Gao. Ce convoi transportait du matériel de maintenance, des vivres, du carburant, à destination des unités qui appuient les forces de la MINUSMA, notamment à Kidal et à Tessalit.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation hebdomadaire du 11 octobre 2013
Serval : point de situation hebdomadaire du 11 octobre 2013
Serval : point de situation hebdomadaire du 11 octobre 2013
Serval : point de situation hebdomadaire du 11 octobre 2013
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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:45
photo EMA

photo EMA

Si l'opération Serval orchéstrée par la France a chassé du Mali les groupes terroristes qui avaient pillés les arsenaux de Kadhafi, une partie des djihadistes est désormais réfugiée dans le Sud Libyen d'où ils mènent des actions.

 

10/10/2013 Par Isabelle Lasserre


 

DECRYPTAGE - Les opérations militaires en Libye avaient été un succés pour la coalition en 2011. Depuis, le pays est dans une impasse et la fin du conflit se fait encore attendre.

 

En 2011, la guerre aérienne franco-britannique menée en Libye, avec le soutien des États-Unis, fut considérée par certains comme un modèle d'intervention militaire pour l'avenir. Les objectifs furent atteints en quelques mois, sans pertes humaines pour la coalition et avec très peu de dégâts collatéraux au sol. Deux ans et demi plus tard, le chaos qui règne dans ce pays relativise le succès remporté à l'époque par la coalition.

Une guerre se gagne toujours au sol, ont coutume de dire les «terriens». Il existe une autre maxime dans la théorie militaire: la guerre d'avant pèse toujours lourdement sur celle d'après. Tirant la leçon de l'enlisement des troupes en Afghanistan, les armées occidentales, sous l'impulsion des pouvoirs politiques, ont adopté dans le conflit libyen une approche indirecte: un engagement à distance avec les avions de chasse, couplé à un soutien aux alliés locaux. De Washington à Paris en passant par Londres régnait alors un consensus: ne pas engager de forces au sol, qu'il s'agisse de la phase de coercition ou de celle de stabilisation, une fois la paix obtenue. Il s'agissait aussi de ne pas braquer le nationalisme des combattants libyens, défavorables à une présence de soldats étrangers sur leur territoire.

La Libye paye aujourd'hui cette impasse. En l'absence de troupes internationales pour sécuriser les arsenaux de Kadhafi, ceux-ci ont été pillés par les groupes islamistes. La prolifération des armes a gangrené l'ensemble du Sahel. L'effondrement de l'État libyen, ultracentralisé mais sans institutions fortes, a créé un vide de pouvoir qui fait parfois penser à l'Irak au lendemain de la chute de Saddam Hussein. Libérés de la «dictature», les mouvements islamistes se sont renforcés, notamment dans le sud du pays. Ils ont depuis été rejoInts par les groupes armés chassés du nord du Mali par l'opération «Serval», en début 2013.

 

Cercle vicieux

«La bataille a été gagnée, mais la guerre a été perdue. Le bilan de la Libye, c'est une victoire tactique mais un échec stratégique», commente le général Vincent Desportes. Si l'objectif militaire a été atteint, la paix, censée être l'aboutissement de la guerre, se fait toujours attendre.

«Depuis la guerre froide, la force militaire de l'Otan a été réduite par plusieurs diviseurs d'efficacité comme la réduction des budgets de défense européens, la différenciation des cultures militaires, le refus politique de “stratégiser” les opérations, tout en s'introduisant dans leur conduite», écrivait, au lendemain du conflit en Libye, le colonel Michel Goya, sur son blog «La voie de l'épée». Les outils mis en place par la communauté internationale pour fixer la paix ont été insuffisants et trop longs à se concrétiser, comme la mission européenne d'assistance pour le contrôle des frontières.

«Nous manquons d'épaisseur stratégique», poursuit Vincent Desportes. Le général voit dans l'exemple libyen l'illustration «de nos difficultés actuelles», qui risquent selon lui d'être aggravées par les nouvelles restrictions budgétaires de la loi de programmation militaire (LPM). Jadis première puissance militaire au monde, la France n'aurait plus les moyens, politiques et militaires, de se lancer seule dans des opérations militaires de grande envergure.

Malgré le franc succès de l'opération «Serval», l'histoire, dans le Sahel, tourne en rond. L'intervention occidentale en Libye a fait tomber Kadhafi mais a permis aux groupes djihadistes de prospérer. L'opération française au nord du Mali a cassé les reins des groupes terroristes qui avaient pillé les arsenaux de Kadhafi. Mais une partie des djihadistes qui ont survécu à l'offensive se sont réfugiés dans le Sud libyen, où ils prolifèrent à nouveau. Seule «une action internationale dans la durée au Mali, mais aussi en Libye et auprès des autres partenaires sous-régionaux» permettra de rompre ce cercle vicieux, écrit Antonin Tisseron dans une note de l'Institut Thomas More.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:45
France says its forces kill 10 Islamist militants in Mali

11 October 2013 defenceWeb (Reuters)

 

French special forces killed around 10 militants in a gun battle in northern Mali this month, Paris said on Thursday, as simmering violence threatens security at November elections and will delay a French troop withdrawal.

 

France, which sent soldiers to its former colony in January to oust militants who had taken over swathes of the West African country, will not draw down troop numbers to 1,000, from 3,200 by year-end as initially planned, a spokesman confirmed.

 

"We want to continue our reduction of troops to 1,000 by late January, early February," armed forces spokesman Gilles Jaron told a news conference.

 

French officials have previously said the withdrawal could be pushed back due to planned legislative elections on November 24.

 

Despite the French troops and a U.N. peacekeeping mission (MINUSMA), there have been several attacks this month targeting in particular Malian forces.

 

French special forces battled "armed terrorist groups" on October 1 in the village of Douaya, north of Timbuktu, after receiving intelligence suggesting militants were in the area, Jaron said.

 

Militants opened fire from a pick-up truck on a French helicopter, he said. Suspected Islamists in other vehicles escaped.

 

"Four hours after the start of the clashes, a large number of terrorists were neutralized, by that we mean around 10 fighters," Jaron said. "They all fought to the end without wanting to surrender at any point."

 

A French diplomatic source said: "The contest is not over. The terrorist groups are not completely stupid, they have been waiting for the storm to pass and they are now sensing their opportunity."

 

A MINUSMA source said 12 pickups with suspected Islamist militants had been sighted about 60 km (40 miles) west of Timbuktu in early October.

 

A local Tuareg source also said that several units linked to al Qaeda's north African arm AQIM had gathered in the region.

 

President Ibrahim Boubacar Keita was elected in August, promising to make security a top priority as Mali battles the remnants of Islamist militant groups that occupied the northern two-thirds of the country for 10 months.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:45
Mali - Le bataillon logistique (BATLOG) s'entraîne

10/10/2013 Armée de Terre

 

Canjuers. Préparation opérationnelle du BATLOG pour un entraînement adapté à la réalité du terrain au Mali. Sa mission ? Assurer le ravitaillement, la logistique, la maintenance des transmissions et du renseignement de la force SERVAL. La dureté du climat, la chaleur, le terrain abrasif, mettent à rude épreuve le matériel, les équipements et la climatisation. Il faut s'entraîner à travailler vite pour être projeté pour un mandat de 4 à 5 mois.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:45
Mali : une dizaine de combattants neutralisés mardi 1er octobre

 

10/10/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Une « dizaine » de combattants d’un « groupe armé terroriste » ont été « neutralisés » le 1er octobre au nord de Tombouctou au Mali à la suite d’un accrochage de plusieurs heures dans lequel ont été engagés des troupes au sol, notamment les forces spéciales françaises, a indiqué ce jeudi le ministère de la Défense.

 

Cette action correspond à une cible d'opportunité. Une information reçue en début de matinée le 1er octobre évoquait la présence de pick-ups à une centaine de kilomètres au nord de Tombouctou dans la région de Douaya. Des éléments de Serval étaient déjà engagés au sud-ouest de Bourem en direction du Niger. Ces éléments bénéficiaient d'un appui hélicoptère ce qui a permis de l'envoyer immédiatement sur place pour vérifier l'info.

" Comme cela se passe souvent, à l'approche de l'hélicoptère, une exfiltration de plusieurs pick-ups s'est produite, détaille le colonel Gilles Jaron, joint à l'état-major des armées. L'hélicoptère a réussi à en retrouver un avec une identification positive. Il y a eu un tir de semonce et les GAT (1) à bord du pick-up ont immédiatement fait feu. Le véhicule a été neutralisé et nos troupes ont dû faire face à un comportement jusqu'au-boutiste, un comportement identique à celui rencontré dans l'Adrar des Ifoghas. A aucun moment, ils n'ont tenté de se rendre. "

Une dizaine de combattants ont été " neutralisés " (tués donc) après un combat de plus de quatre heures. L'exploitation en matière de renseignements est toujours en cours (fructueuse ?), ce qui peut expliquer pourquoi on apprend cette action française huit jours après les faits.

Pour le colonel Jaron, " cette action combinée de plusieurs moyens dont les forces spéciales " est remarquable car " conduite en pleine phase de relève ". Le GTIA désert a été entièrement relevé " mais la mission n'a pas changé avec une pression mise sur les flux logistiques ".

Après des attentats cette semaine à Gao et Tombouctou, on constate en tout cas que la situation sécuritaire est loin de s'apaiser...

(1) A noter qu'au début de l'opération, la brigade Serval parlait de GAD, groupes armés djihadistes, avant qu'une terminologie politique ne se mette en place... Va pour GAT donc.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:45
Mali: le Mujao revendique les attaques

8 octobre, 2013 - 16:09 GMT BBC Afrique

 

Un groupe islamiste a revendiqué les tirs à l'arme lourde sur Gao, et le dynamitage d'un pont à Bentia.

 

Dans un message envoyé à l'AFP, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) menace de mener d'autres actions au Mali, en France et dans d'autres pays d’Afrique de l'Ouest qui interviennent au Mali.

 

Le pont de petite dimension sur un bras du fleuve Niger a été dynamité mardi à Bentia, à une centaine de km au sud de Gao.

 

Lundi, la ville de Gao a été secouée par des tirs à l'arme lourde qui ont blessé un soldat malien.

 

Ces attaques interviennent après un attentat suicide à Tombouctou qui, le 28 septembre, avait fait 6 victimes dont les quatre kamikazes et blessé sept soldats maliens.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 19:45
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil

08/10/2013 Sources : EMA

 

Le 28 septembre 2013, le détachement chasse de l’opération Serval stationné à Bamako a entamé son 7e mandat.

 

Les équipages du DETCHASSE Serval « 6 », issus de l’escadron de chasse 1/3 « Navarre » de la BA133 de Nancy ont effectué une cinquantaine de missions au cours de plus de 240 heures de vol, dont une partie de nuit. Ils laissent la place aux équipages de l’escadron 2/3 « Champagne », stationné lui aussi sur la BA 133.

 

Arrivés la veille, les nouveaux équipages ont pris leurs consignes en vol et ont assuré dès le premier jour leur première mission.

 

7h30, en salle de briefing, les pilotes et les navigateurs de Mirage 2000D travaillent déjà sur les cartes, identifient les points de passage et vérifient les consignes de vol. Ils s’apprêtent à mener une mission en deux temps : d’abord un entrainement au profit des guideurs aérien – les « forward air controler, FAC - révisant ainsi les procédures du « close air support » (l’appui aérien) ; ensuite une mission de renseignement sur une trajectoire définie du Nord au Sud (« line search »). Toute la mission est détaillée lors d’un briefing visant à préciser aux deux équipages les procédures qui seront appliquées durant le vol.

 

10h50, la patrouille quitte le tarmac de l’aéroport de Bamako pour débuter sa mission.

 

12h05, les Mirages 2000 se posent, les pilotes entament rapidement une série de vérifications de leur avion avec le chef de piste, avant de le lui confier. Une équipe de mécaniciens se charge de préparer en 40 minutes les appareils pour le prochain vol : recomplètement en kérosène, changement de bouteille d’oxygène, vérification de la mécanique, contrôle des appareils électroniques, etc. Pendant ce temps les équipages font leur débriefing.

 

Le « lâché » sur le théâtre est désormais effectif, ils peuvent prendre à leur compte la mission du détachement chasse de l’opération Serval.

 

Les missions du détachement chasse de l’opération Serval ont évolué en fonction des objectifs de la force. Au début de l’opération, le détachement a principalement mené des actions de bombardement dans la profondeur, afin de stopper rapidement l’avancée vers le Sud des groupes terroristes. Il a par ailleurs fourni un appui aux troupes au sol. Dans un deuxième temps, les équipages ont appuyé les différentes opérations, soit en renseignant en avance de phase les unités déployées, soit en traquant les groupes terroristes et en les neutralisant le cas échéant. Actuellement, le DETCHASSE assure des patrouilles quotidiennes. Il est en alerte permanente, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en mesure d’agir très rapidement.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:45
5e RHC : 150 hommes repartent au Mali

08.10.2013 larepubliquedespyrenees.fr

 

Le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), basé à Pau-Uzein, va à nouveau être directement engagé au Mali, dans le cadre de l'opération Serval toujours en cours.

 

Un détachement d'environ 150 hommes, placé sous les ordres du nouveau chef de corps, le colonel Stéphane Richou, quittera son quartier de Rose, demain mercredi, en fin d'après-midi. Il se rendra à Gao, dans le cadre d'une "auto-relève" du groupement aéromobile déployé là-bas par l'armée française.

 

Cette nouvelle opération extérieure devrait durer trois mois, auprès notamment des hélicoptères (Tigre et autres) que le 5e RHC a engagé dans ce pays africain depuis le début de l'année.

 

C'est afin de préparer ce nouvel engagement qu'un vaste exercice de manoeuvres, baptisé "Béarn", vient tout juste d'avoir lieu dans la région de Navarrenx. Pour mémoire, 700 militaires issus de cinq régiments, plus de 30 hélicoptères et une centaine de véhicules avaient été mobilisés pendant une semaine.

 

Il s'agissait du plus gros exercice réalisé dans la région depuis 7 ans en terme de moyens aéromobiles déployés.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
 Mali : les hommes et les matériels ont souffert mais ont tenu selon le RETEX de l'opération Serval

04.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale
 

serval,maliLe colonel Pierre Esnault, du Centre de doctrine d'emploi des forces de l'armée de Terre, a présenté un RETEX (retour d'expérience) sur l'opération Serval au Mali, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de Défense (AJD).

Voici un complément plus technique au récit épique du général Bernard Barrera à lire ici... Absolument, on vous le conseille.

Une constante même si on se félicite de la cohérence de la brigade Serval, du combat interarmes et interarmées, de la boucle décisionnelle courte, de la rusticité et l'endurance de la troupe : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée " ; " n'importe quel parc aurait souffert ".

 

La cohérence

L'armée de Terre se félicite de la cohérence du dispositif des forces prépositionnées, de la réactivité de l'alerte Guépard et de l'efficacité des appuis (renseignement, artillerie, génie, hélicoptères). Sur le terrain, on a apprécié la complémentarité des moyens : infanterie légère dans les montagnes, blindés dans les grands espaces, infanterie blindée face aux katibas motorisés du MUJAO.

 

Les hommes

serval,maliDu côté des hommes, pas de mystère lors du désormais rituel passage par le sas de Paphos à Chypre : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée. En Afghanistan, malgré des conditions difficiles, les hommes rentraient en meilleure condition. "

Sur le plan psychologique, malgré l'âpreté des combats, parfois très rapprochés, " on n'a pas détecté d'augmentation des stress post-traumatiques même si ça peut évoluer dans le temps et se déclarer plus tard. Les gens ont surtout le sentiment de la mission accomplie et de la victoire. Ce qui n'apparaissait pas en Afghanistan... " Voilà un bel euphémisme à apprécier.

 

Les matériels

Pour le matériel, le colonel Esnault est catégorique : " Compte tenu des exigences du territoire, n'importe quel parc aurait souffert. "

Premier constat, " les matériels nouveaux ont tenu ".

serval,mali

Le Tigre a mangé beaucoup de poussière et cela a entraîné un colossal effort de maintenance, bloquant régulièrement au sol l'essentiel du parc (en raison de la cannibalisation de l'un pour dépanner l'autre). " Mais la présence d'un seul Tigre a parfois fait basculer le rapport de forces. "

Le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) est désormais surnommé " le saint-bernard du désert ". La climatisation a permis aux soldats de mieux économiser leurs forces que les autres ; la tourelle puissante a fait la différence.

Le camion-canon Caesar a parfois réalisé des raids de plusieurs centaines de kilomètres. " Et une heure après, il envoyait des feux très précis. "

Voilà pour l'aspect positif car les matériels plus anciens ont tiré la langue : " Certains sont de la génération de la 504. Il est grand temps de les remplacer mais bon... " Les rustiques VAB se sont fréquemment ensablés, les mobiles AMX 10-RC et VBL (véhicules blindés légers) vieillissent.

La logistique, déterminante dans un pays immense et rude, est allé " à l'os ". " D'abord, nous n'avons qu'une seule brigade logistique. Les matériels anciens comme le VTLR (véhicules de transport logistique à remorque), c'est fini. Ils n'ont pas tenu dans le désert. Ils sont au bout du rouleau. Le TRM 10 000 (6x6 mis en circulation en 1994) s'en est mieux sorti. "

Au-delà de la vétusté du parc, la souffrance du bataillon logistique a une explication plus stratégique :  le choix de projeter la logistique en dernier, après les hommes, puis les appuis. " On a ainsi aggravé l'élongation incroyable sur ce terrain exigeant et abrasif. Le rythme de la campagne a imposé de faire le plein de gas-oil et de repartir aussitôt. Lors du mandat suivant (à partir de mai), la disponibilité technique a encore chuté. "

Des efforts de cohérence sont à réaliser. Un exemple sur le premier GTIA (groupement tactique interarmes) de fortune constitué par des troupes venant du Tchad et de la Côte d'Ivoire : " Leurs radios ne se parlent pas. Il a fallu en acheter sur le marché de Bamako... " Bon, avec Scorpion, ça devrait évoluer.

 

Des chiffres

En trois temps (la course en avant, la mise en place des points d'appui et la réduction des sanctuaires terroristes) du 11 janvier à la fin avril, la brigade Serval a mené 53 opérations : 6 de brigade, 10 de niveau GTIA (groupement tactique interarmes), 30 de niveau sous-GTIA (200-250 soldats), 7 de réaction rapide.

Le bilan humain français est de sept morts et environ 200 blessés (ce chiffre manque dans le RETEX).

Le bilan humain adverse n'est pas évalué précisément, de " 600 à 1 000 jihadistes tués ", a indiqué le général Barrera qui a commandé la composante terrestre du premier mandat de Serval. Pour le reste, 50 véhicules neutralisés, environ 150 tonnes de munitions découvertes, 60 engins explosifs improvisés neutralisés et 20 vestes d'attentat suicide, plus de 200 armes individuelles et collectives prises.

La consommation des munitions françaises : 34 000 d'ALI (armes légères d'infanterie), 58 missiles AC (antichar), 753 obus d'artillerie, 80 obus de 105 mm et 3 502 obus de 30 mm.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:45
La feuille de route d'AQMI au Mali dévoilée

07.10.2013 Le Monde.fr ( AFP)

 

Radio France internationale (RFI) et le journal Libération ont publié l'intégralité de la feuille de route pour le Mali signée du chef d'Al-Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI), un document découvert en février à Tombouctou et dont la problématique centrale est de donner naissance au territoire islamique de l'Azawad. Les deux rédactions ont pendant des mois traduit ces textes de l'arabe, puis les ont authentifiés et fait analyser par des experts.

 

Abdelmalek Droukdel voulait instituer une administration de façade composée de Touareg afin de tirer discrètement les ficelles, révèle cette lettre de quatre-vingts pages, subdivisées en six chapitres, rédigée en juillet 2012 – quatre mois après la conquête du nord du Mali par des groupes djihadistes – et intitulée "Directives générales relatives au projet islamique djihadiste dans l'Azawad" (Azawad est le terme utilisé par les Touareg pour désigner le nord du Mali).

 

Le document, rédigé par Abdelmalek Droukdel, décrit comment AQMI comptait instrumentaliser le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), mais aussi dans une moindre mesure, le groupe Ansar Dine.

"L'intervention étrangère sera imminente et rapide si nous avons la main sur le gouvernement et si notre influence s'affirme clairement. L'ennemi aura plus de difficulté à recourir à cette intervention si le gouvernement comprend la majorité de la population de l'Azawad que dans le cas d'un gouvernement d'Al-Qaida ou de tendance salafiste djihadiste".

Il suggère même de renoncer dans un premier temps à appliquer une version stricte de la charia afin de gagner les cœurs et les esprits des populations et suggère de gouverner "avec douceur et sagesse".

 

Lire notre décryptage Au Mali, une coalition de groupes islamistes hétérogènes mais coordonnés

 

MANQUE DE CONTRÔLE SUR SES TROUPES

Sont ainsi mis au jour "les stratégies d'un groupe criminel, sa propre bureaucratie politique et religieuse, ses inflexions tacticiennes, ses interrogations ('Etat islamique ou Emirat islamique'), ses accrochages idéologiques, ses virages lexicaux, ses failles internes et, pour finir, l'incroyable ignorance théologique de ses propres troupes", commente Libération.

 

Ce document démontre également le manque de contrôle de l'émir d'AQMI sur certains éléments de la mouvance djihadiste au Sahel : pendant les dix mois où ils ont contrôlé la région, les islamistes radicaux se sont aliéné une majorité de la population locale, notamment en détruisant des mausolées et en appliquant une version rigoureuse de la charia.

 

Regarder la vidéo explicative Vidéo : la carte du Mali décryptée en 5 minutes

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:45
Mali: des islamistes tirent à l’arme lourde sur Gao

07/10/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Quelques jours après avoir réalisé un attentat suicide dans la ville de Tombouctou, au nord du Mali, des islamistes ont tiré lundi à l’arme lourde sur Gao, signe de la présence persistante de poches islamistes armées actives au Mali.

 

Selon Idrissa Cissé, un officiel de la ville de Gao, «ce matin, à partir d’environ 06h30, quatre explosions ont retenti dans la ville. Un soldat malien a été blessé et une maison a été endommagée».  Selon lui et plusieurs habitants, ce sont des obus de mortier qui se sont abattus sur la ville.

Un membre du service de communication de Serval à Bamako a confirmé à l’AFP qu’il y a eu «effectivement cinq explosions ce lundi à proximité de Gao. On ne sait pas encore s’il s’agit de tirs d’obus ou de roquettes. On cherche».

«Deux maisons ont été touchées en ville. Côté bilan, pour le moment, on sait qu’un militaire malien a été blessé. Nous avons dépêché sur place des hommes aux côtés des troupes maliennes», a-t-il précisé.

En milieu de matinée, des hélicoptères de l’armée française survolaient la ville, où le calme était revenu.

Ces tirs sur Gao se produisent neuf jours après une attaque suicide d’Al-Qaïda au Maghreb islamique à Tombouctou, l’autre grande ville du nord du Mali. Le bilan officiel fait état de deux civils tués, en plus des quatre kamikazes eux-mêmes, et six soldats maliens blessés, dont les jours ne sont pas en danger

Ces actions des islamistes armés sont la preuve qu’une partie d’entre eux restent actifs dans le nord du Mali en dépit de l’intervention militaire franco-africaine initiée par la France en janvier pour les chasser de cette région qu’ils ont occupée pendant dix mois en y commettant de nombreuses exactions au nom de la charia (loi islamique).

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:45
Le 5e RHC se prépare pour l’opération Serval - video

04/10/2013 International

 

Du 23 au 27 septembre 2013, 30 aéronefs et 700 hommes se sont entrainés dans un cadre interarmes avant leur projection vers le Mali.

 

« Pour les pilotes, les mécaniciens, les contrôleurs aériens, les transmetteurs, cet entrainement est particulièrement important parce qu’au Mali nous travaillons d’une façon très intégrée avec toutes les capacités opérationnelles de l’armée de Terre » précise le colonel Richou, chef de corps du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau. C’est ici la dernière occasion de mettre en pratique et de valider tous les acquis avant le grand départ.

 oct. 2013 Armée de Terre

 

Du 23 au 27 septembre plus de 30 aéronefs et 700 hommes sont déployés dans la région du Béarn. Nom de code de l'exercice, Béarn 2013. Son but la validation avant projection au Mali du 5e régiment d'hélicoptère de combat.


Le 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine ainsi que le 17e RGP et le 35e RAP participent aussi à cette manœuvre.


Dans quelques semaines le 5e RHC sera de retour sur le théâtre Malien, dans le cadre de la mission de régionalisation.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:45
Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013

04/10/2013 16:01 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 26 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 03 octobre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 70 sorties, dont une quarantaine effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA.

 

Parallèlement, le mouvement de relève se poursuit. C’est le cas pour les unités de la brigade « Désert », qui étaient engagées depuis environ 4 mois sur le théâtre, et dont la relève majeure, principalement armé par le 3ème Régiment d’Infanterie de Marine (3e RIMa), est arrivée sur le théâtre le 30 septembre. Pris en charge à Bamako, les militaires du 3e RIMa ont rejoint en plusieurs vagues la ville de Gao afin d’y prendre leurs consignes. Le GTIA Désert, tout en préparant sa relève, a continué à mener les opérations permanentes de sécurisation et de présence dans sa zone de responsabilité, poursuivant ses actions visant à empêcher la capacité d’action des groupes terroristes.

 

Dans la même logique, le détachement chasse (DETCHASSE) a accueilli sa relève le 27 septembre. Après la passation des consignes et la réalisation des vols de « lâché » sur le théâtre, le nouveau détachement est opérationnel depuis le 30 septembre. Il s’agit du 7ème DETCHASSE de la force Serval.

 

Parallèlement, entre le 27 et 30 septembre, des incidents sécuritaires se sont produits à Tombouctou et Kidal, toujours suivis d’une action rapide des forces de l’ONU.

 

Le 28 septembre, des terroristes ont tenté une attaque par véhicule suicide sur le camp des forces armées maliennes stationnées à Tombouctou. Cette attaque a fait quatre morts, incluant deux terroristes et deux civils. Les victimes civiles ont été frappées alors qu’elles se trouvaient devant la caserne au moment de l’attentat. La MINUSMA a immédiatement dépêché sur place les éléments du bataillon burkinabé, appuyé par le détachement de liaison et d’appui (DLA) de la force Serval. Cette tentative d’attaque illustre la nécessité pour les forces maliennes, de l’ONU et de la France, de maintenir la pression exercée sur les groupes terroristes en renouvelant les opérations destinées à empêcher toute réorganisation.

 

A Kidal, des échanges sporadiques de tirs ont eu lieu entre le 27 et le 30 septembre, opposant pour la plupart des éléments FAMA ou SERVAL à des groupuscules non identifiés. Au cours de ces événements, les éléments de la force SERVAL se sont toujours engagés en appui de la MINUSMA dans le but de faire tomber la tension et de ramener la situation à l’équilibre entre les différentes parties.

 

Le bataillon logistique a poursuivi ses opérations de soutien de la force. Le 26 septembre, deux rames d’une quarantaine de véhicules chacune ont rejoint Abidjan, en Côte d’Ivoire, depuis Bamako. Ce convoi transportait du matériel désengagé du théâtre dans le cadre de l’allégement du dispositif. Un convoi est reparti le 29 septembre d’Abidjan avec du matériel au profit de la force Serval en direction de Bamako.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:45
Mali : retour sur l'opération Serval avec le général Barrera

01.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le général Bernard Barrera, ancien patron de la 3e brigade mécanisée de Clermont-Ferrand, désormais directeur-adjoint de la DICOD, est revenu lundi, à l'invitation de l'Association des journalistes de défense (AJD), sur l'opération Serval, dont il a commandé la composante terrestre du 21 janvier à la début mai.

 

Un RETEX (retour d'expérience) épique d'une opération qui marque le soldat pour longtemps...

 

La préparation

 

" A la brigade, on savait que nous serions d'alerte Guépard début 2013 et qu'une fenêtre de projection majeure existait avec le Mali. On s'est donc entraîné dessus pendant un an et demi. L'Afghanistan, on savait faire. Là, il fallait se préparer à quelque chose de très différent avec de grandes élongations. La Kapisa et la Surobi, c'était tout petit. On savait qu'il faudrait jouer la subsidiarité, l'interarmes et l'interarmées. On a habitué les chefs de corps et les capitaines à se débrouiller seuls et ça nous a énormément servi. "

 

La mission

 

" La mission politique était claire et je peux vous dire que c'est un vrai régal pour un militaire. Libérer le pays et détruire les terroristes avec acceptation des pertes dans une campagne à risques.

 

Il fallait prendre Tombouctou. Ça résonne aux oreilles des gens depuis René Caillé (premier occidental à Tombouctou en 1828). Nous sommes montés à Bamako, pas par la route la plus facile ou dépendante des bacs mais par un grand raid à l'ouest de 1 000 km. C'était un peu l'axe Joffre en 1894... "

 

Les clés du succès

 

" Un bon entraînement, bien sûr, mais la brigade était surtout animée par un esprit de victoire. On y allait pour leur casser la figure. Avec tous ces gens avec leurs drapeaux français sur le bord de la route, c'était un peu la libération de la France. Ce n'était pas une guerre religieuse, une croisade, mais il s'agissait de libérer un pays.

 

Nous avons mis le paquet sur les appuis, l'aviation, les hélicos qui ont parfois sauvé la vie des hommes, la surprise dans la manœuvre. On a fait preuve d'imagination en allant plus vite et plus loin qu'eux. Ce fut une très belle opération car on ne s'est pas bridé. Et voilà, le soldat français a gagné car c'est un soldat très rustique dans ces très grandes chaleurs. Les hommes de l'ombre de l'état-major ont été aussi les artisans de la victoire.

 

Les armées de Terre et de l'Air, ça fait vingt ans qu'elles font la guerre, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan. Même s'il y avait des jeunes, ils savaient combattre. "

 

Un grand moment de solitude

 

" J'ai connu un grand moment de solitude le 26 février quand on a attaqué la vallée d'Ametettaï. Les Tchadiens venaient de perdre 26 hommes quatre jours plus tôt. On se demandait " sur quoi je vais tomber ? " On a attendu deux canons Caesar de Gao qui sont arrivés à 6 h à Tessalit. A 7 h, on attaquait. A 8 h, les Caesar tiraient. Les légionnaires (2e REP) étaient, eux partis à pied, à 4 h. Je me suis dit : " Les ordres sont donnés. Maintenant, je croise les doigts. "

 

On était prêt à plusieurs dizaines de morts car on craignait une vallée fermée. Eux sur des positions solides et nous avec le ballet des hélicos et des blessés. C'est pour ça que je voulais prendre les puits en moins d'une semaine. En plus, nos soldats étaient en limite physique. Si ça tardait, ils allaient s'écrouler.

 

En face, il y avait des trous. Ce n'était pas Verdun mais bien installé. On ne pouvait les laisser gagner une bataille psychologique : battre l'armée française. Finalement, le 1er ou le 2 mars, ils craquaient partout. On avait gagné. "

 

Les otages français

 

" Les otages, c'est y penser toujours, en parler jamais. Nous avons toujours essayé de les trouver. On continue. "

 

Les adversaires

 

" On s'est souvent demandé au début s'ils n'avaient pas fui. Il est difficile de faire une évaluation des pertes adverses, plusieurs centaines, de 600 à mille. Au nord, il y avait surtout des gens de la bande nord sahélienne ou extérieurs. Nous avons retrouvé des passeports égyptiens, canadiens... C'était un peu le Woodstock du terrorisme. On a découvert un site prêt à installer une base terroriste avec fabrications de bombes, de détonateurs, des ordinateurs... Plus au sud à Gao, nous avons rencontré des Mauritaniens, des gens provenant d'ethnies noires ou arabes, sous le contrôle du MUJAO. Au nord, les petits mercenaires payés par AQMI sont repartis chez eux rapidement.

 

C'était une zone grise en fait avec des groupes terroristes et trafiquants. Au nord, les hommes, à l'est, la drogue et les cigarettes. Ce n'était absolument pas une guerre religieuse. Ce sont des troupes courageuses mais pas valeureuses. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous. Le 92e RI a eu une opération au contact à 800 m au début et ça s'est fini à 10 m au pistolet. Ils se sacrifaient. C'est pour ça que je disais qu'il fallait aller au pas de la légion, 1 km par jour, pas plus mais détruisez-les tous, ils cherchent l'imbrication. "

 

Les enfants soldats

 

" On ne s'y attendait pas. Pour nous, il n'y avait que des jihadistes aguerris. On aurait dû avoir la puce à l'oreille quand des bergers nous disaient qu'on avait volé leurs enfants. Je ne connais pas d'exemples de soldats français ayant tiré sur un enfant soldat mais ça s'est parfois joué à une seconde. Nous avons trouvé des enfants morts dans des bombardements ou blessés par des éclats. Ceux-ci, nous les avons tous sauvés. "

 

Les Touaregs

 

" Nous avons profité des services de guides maliens dès le début février. C'étaient des Touaregs, des gens issus d'une minorité loyale à Bamako. On ne voulait surtout pas favoriser une guerre ethnique. Depuis, ça a un peu évolué. Les MNLA, on passait devant, on les voyait. Mais pour nous, le MNLA, c'était ni ami ni ennemi. "

 

Les armes ennemies

 

" Beaucoup d'armes venaient des stocks de l'armée malienne, pris lors des mois précédents, quelques munitions venant de Libye. Nous avons trouvé également des pièces d'artillerie, des mortiers mais ils ne savaient pas s'en servir. Nous avions peur de tomber sur de l'antiaérien mais non, ce sont des combattants légers. "

 

L'influence

 

" Nous avons touché la population en rétablissant rapidement, à Gao, à Tessalit, les relais GSM coupés car la population était favorable aux armées malienne et française. Nous avons relancé des radios locales maliennes pour expliquer notre action. Nous avons eu en retour une foule de renseignements par des Maliens courageux.

 

J'ai fait aussi monter en première ligne dans la vallée d'Ametettaï une équipe avec des hauts-parleurs. Je leur passais des messages pour qu'ils se rendent. Bon, on n'a pas eu une foule de gens. Beaucoup ont fui par le sud mais les enfants soldats n'ont pas résisté.

 

L'armée malienne

 

" Nous avons eu très souvent des FAMA avec nous. On les mettait en tête et je peux vous dire qu'ils fonçaient. Des généraux nous disaient qu'au contact des Français, ils étaient galvanisés. On a souvent une mauvaise perception mais il n'y a pas que des bataillons formés par l'Union européenne dans l'armée malienne. "

 

Les forces africaines

 

" Je n'ai pas trouvé que la force africaine se soit constituée lentement. Fin mars, début avril, la MISMA devenue MINUSMA a commencé à nous remplacer. Les Tchadiens ont été très courageux dans le nord avec une tactique de rezzou. On entendait à la radio les jihadistes. Nous c'était " les chiens " ; les Tchadiens, c'était " les mouches ". Ça résume. "

 

La suite

 

" La guerre n'est pas finie, on le sait. Les attentats récents à Tombouctou ou Kidal ne sont pas des surprises. Les jihadistes ont pris une raclée mais il reste des éléments qui vont tenter de mener des combats asymétriques à forte résonance médiatique. C'est pour ça que la France va laisser une force de réaction rapide, que la force africaine est déployée et que l'Europe mène la formation de bataillons maliens. Il y a encore des explosions et il y en aura encore mais ça n'a rien à voir avec une zone complètement coupée. "

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:45
MINUSMA màj 1er juillet 2013

MINUSMA màj 1er juillet 2013

01 octobre 2013 Par RFI

 

L'ONU devrait débloquer dans les prochains jours les fonds destinés à rembourser les pays contributeurs de troupes pour la Minusma, la Mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali. Il y a une quinzaine de jours une centaine de militaires tchadiens avaient quitté leur position de Tessalit pour rejoindre Gao en signe de protestation contre le non-paiement de primes liés à la participation à cette opération, mais aussi à l'absence de relèves. Depuis, ils sont rentrés chez eux. Le président tchadien Idriss Deby avait pointé du doigt la responsabilité de l'ONU dans cette affaire, appelant la Minusma à assumer ses responsabilités. Comment et par qui ces soldats doivent-ils être payés ? Eléments de réponse.

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 3/4

Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun - Crédits : J. Peschel/ EMA / Marine Nationale

 

01/10/2013 Sources : EMA Com

 

Pour la première fois, l’armée française expérimente sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Troisième volet.

 

Sapeurs, une base commune

 

Lors de leur réunion hebdomadaire, les acteurs des trois composantes (SID, Terre, génie de l’air) planifient l’emploi de leurs moyens. Quelques exemples…

 

« Parmi les chantiers significatifs réalisés sur la PfOD, je citerais les travaux de terrassement qui ont permis de mettre hors d’eau des installations sensibles en vue de la saison des pluies. » explique le chef de bataillon Thomas.

 

À Kidal, cette coopération s’est concrétisée pour la réhabilitation des check-points de la MINUSMA. Grâce à sa capacité de projection aérotransportable, le détachement du 25e RGA était le seul à disposer là-bas de moyens lourds. Au total, 7 check-points ont été réhabilités.

 

La destruction d’un bâtiment en ruines sur la zone aéroportuaire de Gao, afin de sécuriser la future plateforme dédiée aux aéronefs de la Force, est un autre exemple de la coordination des moyens.

 

« On s’adapte, on travaille au profit du site en particulier et du génie en général. On reste des sapeurs ! » confie le capitaine Florian. Et au chef de bataillon Jean-François de poursuivre : « On s’aperçoit que sans les uns et les autres, aucun de nous ne pourrait remplir sa mission à 100%. »

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