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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:45
Le GAAO en mission sur la plateforme opérationnelle désert

07/08/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 27 juillet 2013, une dizaine de militaires du Groupement Aérien d’Appui des Opérations (GAAO) sont arrivés sur la plateforme opérationnelle désert de Gao pour une durée de trois semaines.

 

La mission du GAAO est de monter la cinquantaine de bungalows qui servira à améliorer les conditions de travail des militaires déployés sur Gao.

 

Une partie du détachement est arrivée par avion de transport de troupes, l’autre est arrivée par la route, au sein d’un convoi acheminant les outils indispensables à la mission : la grue de levage de 25 tonnes pour mettre en place les bungalows et le tracteur « manitou ».

 

Avant leur arrivée, il a fallu déterminer et sécuriser les trajets pour faciliter la circulation de la grue sur le site de Gao et construire des longrines, les petits murets en béton capables de supporter les bungalows qui sont arrivés le 15 juillet. Ils sont partis de la base aérienne de Mérignac pour rejoindre Dakar par voie maritime puis ont été transportés en train jusqu’à Bamako et en convoi logistique jusqu’à Gao, au sein du « convoi des 100 ».

 

Le 29 juillet, le montage des bungalows a débuté. Il faut en moyenne trois heures aux techniciens de l’armée de l’air pour monter chaque boîte. Chacune d’elle pèse 2, 2 tonnes, pour une surface de 15 m², avec fenêtres, portes, éclairage, raccordements électriques et téléphonique et la climatisation. Il est possible de jumeler plusieurs boites entre elles en fonction des besoins.

 

Le GAAO est implanté sur la base aérienne 106 de Bordeaux et les militaires qui le composent sont des spécialistes du bâtiment et de l’infrastructure opérationnelle. La mission principale du GAAO est de réaliser les infrastructures opérationnelles initiales nécessaires au déploiement d’un dispositif aérien sur un théâtre d’opération extérieur. Il est capable d’agir en toute autonomie, dans des délais courts et sous faible préavis, et avec une véritable capacité d’autoprotection. Si l’opération est amenée à durer, il peut aussi participer au soutien au stationnement de la force aérienne projetée, en consolidant les infrastructures de déploiement et de stationnement.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation ainsi que le transfert progressif de la zone aux contingents de la MINUSMA.

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 14:45
Opération Serval : Le général de Saint-Quentin quitte le commandement de la force

13/08/2013 Sources : EMA

 

Le 11 août 2013, le général Grégoire de Saint Quentin a quitté le commandement de la force Serval au Mali. C’est le général de division Marc Foucaud, commandant l’état-major de force numéro 1 de Besançon, qui lui succède.

 

Le général de Saint Quentin a quitté le théâtre malien le 11 août 2013 après 7 mois passés à la tête de la force Serval constituée de 4500 militaires au plus fort de l’intervention française. Le 11 janvier 2013, la France s’engageait rapidement et brutalement à la demande du Président malien pour stopper la progression d’islamistes armés en direction de Bamako et soutenir les troupes maliennes. Au déclenchement de l’opération, le général de Saint Quentin commandait les éléments français au Sénégal (EFS) à Dakar. C’est le général de division Marc Foucaud, commandant l’état-major de force numéro 1 de Besançon, qui lui succède.

 

Opération Serval : Le général de Saint-Quentin quitte le commandement de la force

Malgré la difficulté du terrain et  l’étendue du pays, les nombreuses opérations armées menées conjointement par les militaires français, l’ armée malienne et les armées africaines de la MISMA, puis de la MINUSMA ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes et d’affaiblir leur capacité d’action. Le rétablissement de la sécurité dans l’ensemble du pays a permis l’organisation d’élections nationales.

 

Avant de quitter le sol malien, le général de Saint Quentin s’est adressé en ces termes à l’état-major de la force Serval : « C’est un beau jour pour partir surtout quand on sait que le Mali aura bientôt son président. L’opération aura montré à tous que l’armée française sait faire la guerre, mais aussi la paix. Cette réussite se traduit par la remontée, dans le Nord du Mali, de l’armée malienne qui est de nouveau souveraine sur son territoire. Pour rendre cela possible, nos unités ont combattu avec beaucoup de détermination. Nous pouvons en être fiers.  »

Opération Serval : Le général de Saint-Quentin quitte le commandement de la force

Le général de division Foucaud est arrivé à Bamako le 8 août. Il a profité de l’expertise du général de Saint Quentin pour s’imprégner du contexte et de la situation malienne. Pendant trois jours, il a rencontré toutes les composantes de la force ce qui lui a permis d’avoir une vision complète de la situation actuelle au Mali.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation ainsi que le transfert progressif de la zone aux contingents de la MINUSMA.

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:45
Bâtiments togolais à Douentza et son DLA français

Bâtiments togolais à Douentza et son DLA français

02/08/2013 DPSD

 

Au cours du mois de juin, le détachement de contre-ingérence déployé au Mali a conduit plusieurs audits de sécurité au profit des forces…

 

Compte-tenu du niveau élevé de la menace au Mali, et plus particulièrement dans le Nord du pays, le général commandant l’opération Serval (COMANFOR) a proposé aux unités africaines déployées une aide en matière de protection des installations(1) et du personnel. Dans ce cadre, il a fait appel à l’expertise de la DPSD et plusieurs sites (2) ont été évalués au cours du mois de juin.

 

De Douentza à Tombouctou et Gao, des orientations et des conseils en matière de protection physique ou de contrôle du personnel ont été prodigués aux détachements togolais, burkinabés, nigériens, sénégalais et guinéens.

Bâtiments burkinabés à Tombouctou – fossé anti pick-up autour de l’aéroport

Bâtiments burkinabés à Tombouctou – fossé anti pick-up autour de l’aéroport

Le rapport remis au COMANFOR a eu pour effet d’apporter, par l’intermédiaire des DLA (3) français, des conseils aux responsables de site, quelle que soit leur nationalité, qui ont permis de prendre en compte les problématiques liées à la protection physique

Poste de garde principal des bâtiments togolais à Douentza

Poste de garde principal des bâtiments togolais à Douentza

Ces conseils pratiques ont été largement appréciés par les interlocuteurs rencontrés et le travail effectué a parfaitement répondu à l’attente du commandement. D’autre part, l’analyse de la menace suivie de façon hebdomadaire par les personnels de la DPSD vient conforter les mesures prises par le commandement.

 

__________________________________________________________________________

 

1 Protection physique et contrôle des accès

 

2 La plupart abrite des détachements de liaison et d’appui (DLA) français.

 

3 Détachements de liaison et d’appui

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:45
EUTM Mali : formation des pilotes VLRA du bataillon « HELOU »

17/08/2013 Sources : EMA

 

Du 12 au 14 août 2013, 9 militaires du bataillon malien « Hélou » ont suivi une instruction à la conduite et à l’entretien de 1er échelon de véhicules tactiques par les militaires français de la Mission Européenne d’Entraînement au Mali (EUTM Mali).

 

Pendant 3 jours, cinq militaires de l’unité de coopération régionale (UCR) des éléments français au Sénégal (EFS) ont assuré la formation de 9 pilotes VLRA (véhicule léger de reconnaissance et d’appui) du bataillon malien « Hélou » (les éléphants en langue tamashek), actuellement formé sur le camp de Koulikoro par la Mission Européenne d’Entraînement au Mali (EUTM Mali).

Après une première journée consacrée à la présentation des caractéristiques techniques du véhicule et à la formation à l’entretien de 1er échelon, les deux journées suivantes ont été dédiées à la formation à la conduite des pilotes maliens. Ces séquences de roulage ont été effectuées sur route, en tout-terrain mais également en conduite tactique de nuit. Le bilan s’est avéré très satisfaisant à l’issue de ces trois journées, les pilotes maliens ayant réalisé une progression spectaculaire compte-tenu du fait qu’il s’agissait de leur première séquence de conduite de cet engin.

 

Le bataillon « Hélou » est le second bataillon malien formé par la Mission Européenne d’Entraînement au Mali sur le camp de Koulikoro. Cette formation, d’une durée de 10 semaines, a débuté le 8 juillet 2013 et doit s’achever le 13 septembre prochain. Ce bataillon sera partiellement équipé de VLRA pour remplir ses missions.

 

Commandée par le général français Bruno Guibert, la Mission Européenne d’Entraînement au Mali compte 110 militaires français, sur un total de 550 militaires européens de 23 nationalités différentes. Elle repose sur deux piliers : une action de formation au profit de quatre groupements tactiques interarmes maliens successifs et une mission d’expertise et de conseil destinée à appuyer la refondation de l’armée malienne.

EUTM Mali : formation des pilotes VLRA du bataillon « HELOU »
EUTM Mali : formation des pilotes VLRA du bataillon « HELOU »EUTM Mali : formation des pilotes VLRA du bataillon « HELOU »
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:45
Opération Serval : point de situation du jeudi 15 août 2013

15.08.20132 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 8 août 18h00 jusqu’à ce jour, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec une quarantaine de sorties : une dizaine dédiées aux misions de ravitaillement, une dizaine de missions de transport et une vingtaine à des missions de renseignement ou d’appui de type CAS. Au sol, la force Serval a poursuivi les opérations autour de la boucle du Niger et dans le Nord du pays, tout en assurant le soutien aux autorités maliennes et à la MINUSMA dans le cadre de la sécurisation du second tour de l’élection présidentielle.

 

Ainsi, le 8 août, sur indications de la population locale, les équipes génie ont pu neutraliser plusieurs IED dans les régions d’Almoustarat et d’Aguelokh tandis que le SGTIA blindé de tessalit mettait à jopur plusieurs caches, au Sud du massif des Ifoghas, et contenant environ 2 tonnes d’engrais permettant la fabrication d’explosif.

 

Le 11 août a eu lieu le transfert d’autorité entre le général Grégoire de Saint Quentin et le général de division Marc Foucaud. Après 7 mois jour pour jour passés à la tête de la Force Serval constituée au plus fort du mandat de 4500 hommes, le général de Saint Quentin a quitté le Mali avec la fierté du devoir accompli : « c’est un beau jour pour partir surtout quand on sait que le Mali aura bientôt son président ».

 

Le même jour, les Maliens étaient appelés à choisir entre les deux candidats à la présidentielle vainqueurs du premier tour organisé deux semaines plus tôt. Pour sécuriser ce vote, les troupes avaient été précédemment déployées sur toute la zone de responsabilité de la brigade Serval, y compris dans les villes de Kidal et de Gao, en appui des forces armées maliennes et de la MINUSMA.  Elles ont essentiellement effectué des patrouilles en ville à la rencontre de la population et procédé à des vérifications de non-pollution des bureaux de vote.

 

A Kidal, un sous groupement tactique interarmes (SGTIA) de la force Serval a participé en amont à la sécurisation de la ville. Une section du génie  a renforcé les postes de filtrage tenus par la MINUSMA en y disposant des bastion wall et des barbelés. Une équipe drone de reconnaissance au contact (DRAC) a également été déployée pour conduire des missions de reconnaissance autour des bureaux de vote et observer les mouvements de la population. Enfin, deux équipes cynophiles ont effectué des fouilles aux abords des bureaux de vote de la ville.

 

A Gao et ses alentours, la force Serval a effectué des patrouilles de surveillance  appuyées par une équipe DRAC chargée de conduire des reconnaissances au-dessus de la ville et par les hélicoptères Gazelle du groupement aéromobile (GAM). Dans la ville, les FAMA avaient déployé tout un dispositif de check points tandis que les militaires de la MINUSMA conduisaient eux aussi des patrouilles de surveillance.

 

Le 12 août à Gao, en présence de monsieur Osler, chef local du volet civil de la MINUSMA, la brigade Serval a inauguré un puits dans un des quartiers les plus pauvres de la ville. Il a été  réalisé par les entrepreneurs locaux grâce à la contribution de la force française. Le dispositif de sécurisation de la zone était armé conjointement par des forces de sécurité maliennes et des soldats de la force Serval.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Opération Serval : point de situation du jeudi 15 août 2013
Opération Serval : point de situation du jeudi 15 août 2013
Opération Serval : point de situation du jeudi 15 août 2013
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 20:45
Les hélicoptères belges d'EUTM de retour en Europe

24.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Les deux hélicoptères Agusta engagés fin janvier dans les opérations militaires au Mali sont rentrés le 9 juillet en Belgique à bord d'un avion-cargo de type Iliouchine Il-76. Selon le chef des opérations de l'armée belge, le lieutenant-général Marc Compernol, ces deux appareils ont effectué 53 heures de vol et réalisé six interventions "Medevac" (évacuation médicale) durant l'opération Serval, puis 170 heures et trois transports de patients pour le compte de l'EUTM.

 

Les Agusta avaient initialement été déployés au Mali fin janvier - à Sevaré d'abord, puis à Gao, respectivement à 600 et 1 200 km au nord-est de Bamako - pour appuyer l'opération Serval. Ils étaient ensuite passés, le 22 mars, avec la même tâche, sous le commandement de l'EUTM, déménageant par la même occasion vers Bamako.

 

Les hélicoptères ont cédé le relais à un Puma et un Bell (en attendant deux BK117) de la société Starlite, une entreprise sud-africaine enregistrée en Irlande - une première dans les opérations militaires de l'Union européenne, qui n'a jamais fait appel à des appareils civils pour assurer des missions d'évacuation médicale. Les 35 personnes qui étaient chargées de leur mise en oeuvre sont rentrées jeudi dernier en Belgique, à bord du vol retour de l'Airbus A330 de la Défense qui avait acheminé les soldats belges chargés de la protection du site de formation de Koulikoro.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:03
Opération Serval : point de situation du 25 juillet 2013

25/07/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 18 juillet18h00 jusqu’au 25 juillet 18h00.

 

Opération Serval : point de situation du 25 juillet 2013

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties. Une trentaine a été dédiée à l’appui feu des opérations terrestres, une vingtaine était consacrée aux missions de transport et autant aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations dans la boucle du Niger et au Nord du pays.

 

Le soutien de la force Serval à la MINUSMA dans le cadre de la sécurisation du processus électoral se poursuit. Ce soutien se traduit notamment par l’appui apporté par les  détachements de liaison et d’appui (DLA) à l’ensemble des bataillons de la MINUSMA dans le pays. Dans ce cadre, les DLA ont participé cette semaine, en soutien des bataillons de la MINUSMA, à la distribution des cartes « NINA » dans les régions de Ménaka, Douentza, Goundam et de Tessalit.

 

Opération Serval : point de situation du 25 juillet 2013

A Kidal, le retour progressif de l’administration malienne permet aux autorités locales maliennes la préparation du scrutin électoral. Les sous-groupement tactique interames français (SGITA) et les DLA appuient la MINUSMA dans sa mission de sécurisation des élections et participent notamment aux patrouilles sécuritaires mixtes conduites par la MINUSMA et les forces armées maliennes dans la ville.

 

Dans le cadre de la sécurisation des élections présidentielles dont le premier tour aura lieu dimanche 28 juillet, le centre malien de coordination nationale se mettra en place vendredi 26 et restera actif jusqu’à la proclamation des résultats. Il regroupera différents responsables des forces de sécurité maliennes, ainsi que des officiers de liaisons de la MINUSMA et de la force Serval. Au niveau régional, ce centre dispose de relais grâce aux centres de coordination régionaux placés aux ordres des gouverneurs.

 

Opération Serval : point de situation du 25 juillet 2013

Parallèlement au soutien apporté à la MINUSMA et aux forces maliennes, les opérations de sécurisation de la zone se poursuivent et la force maintient un rythme opérationnel significatif afin de maintenir l’affaiblissement des groupes terroristes. Le 23 juillet, au cours d’une opération dans le Nord-Est du pays, un véhicule de l’avant blindé a été victime d’une explosion à une soixantaine de kilomètres au Nord de Gao, blessant très légèrement deux soldats. L’opération se poursuit et les deux militaires devraient pouvoir retrouver leur section dans la semaine.

 

Le 19 juillet à Gao, le premier puits restauré grâce aux actions de la force Serval a été inauguré dans le quartier du Château, en présence des autorités locales de la cité des Asquias et du général Kolodziej, commandant la brigade Serval.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents de la MINUSMA.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:44

24 juil. 2013 FORCESFRANCAISES

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 16:45
Côte d’Ivoire / Opération Serval : escorte d’un convoi transfrontalier

16/07/2013 Sources : EMA

 

Du 03 au 06 juillet 2013, la Force Licorne a préparé puis escorté un convoi entre Abidjan et Niellé (Côte d’Ivoire), au profit de l’opération Serval. Premier convoi de véhicules vers le Mali depuis le déclenchement de l’opération Serval en janvier 2013, il a pour but de renouveler une partie du parc de véhicules qui souffre de conditions d’utilisation particulièrement éprouvantes.

 

L’opération a consisté pour la Force Licorne à assurer l’escorte d’un convoi d’une quarantaine de véhicules (porte-engins blindés chargés avec engins de terrassement, véhicule de l’avant-blindé, chars AMX10RCR, grues, véhicules de transport logistique, véhicule de transport, P4 et TRM 10000) débarqués une semaine plus tôt du port d’Abidjan puis stockés à Camp Port-Bouët, au profit de l’opération Serval.Pour cette mission, un poste de commandement tactique et un hélicoptère Fennec dédié aux évacuations médicales et pouvant ponctuellement participer à des missions de reconnaissance pendant cette mission d’escorte, ont été spécialement déployés.

 

Côte d’Ivoire / Opération Serval : escorte d’un convoi transfrontalier

Après avoir traversé Yamoussoukro, Bouaké et Niakaramandougou, l’escorte est arrivée le 05 juillet à sa destination finale, Niellé, ville frontalière avec le Mali. Les éléments de la force Serval, qui l’attendaient, ont ainsi pu prendre le relais jusqu’à Bamako.

 

Dès les premières heures du déploiement au Mali, la Force Licorne a apporté une contribution opérationnelle et logistique conséquente au profit de l’opération Serval. Aujourd’hui, tout en poursuivant les missions qui lui sont habituellement dévolues, elle poursuit ce soutien en participant entre autre au désengagement de la Force Serval.

Côte d’Ivoire / Opération Serval : escorte d’un convoi transfrontalier

La Force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne en soutien de l’ONUCI. Elle organise des formations au profit des militaires ivoiriens, et apporte ponctuellement des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires. Elle est, par ailleurs, en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 16:45
Mali : les géographes en mission à Gao

15/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis la fin du mois de juin 2013, deux équipes du 28e groupe géographique (GG) d’Haguenau sont déployées en renfort temporaire sur l’aéroport de Gao.

 

Cette mission a pour objectif de fournir un appui topographique au profit de la force Serval. Les deux équipes, composées chacune de sept militaires topographes géographes, ont effectué dans un premier temps des mesures afin d’affiner les plans et les cartes de l’aéroport ainsi que de ses infrastructures

 

Dans un deuxième temps, les équipes de géographes ont installé une station de déclinaison, qui permet de régler l’ensemble des appareils topographiques utilisés sur les théâtres, essentiellement par l’artillerie. Ces appareils pourront s’orienter au mieux et définir des objectifs avec une extrême précision. Aussi, les artilleurs pourront s’assurer de la bonne mise en batterie des mortiers et autres pièces d’artillerie disposant de goniomètres de pointage, destinés à effectuer des mesures d’angles.

Mali : les géographes en mission à Gao

Seule unité topographique et cartographique en France, le 28e GG fournit l’appui géographique en anticipation stratégique ou opérative, ou en planification et conduite d’opération.

Mali : les géographes en mission à Gao

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

Mali : les géographes en mission à Gao
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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : opération Netero

13/07/2013 Sources : EMA

 

Du 24 Juin au 9 juillet 2013, plus de 600 militaires de la force Serval ont participé à l’opération Netero dans la régionEst de Gao, dans une zone couvrant plus de 10 000 km².

 

Cette opération avait pour objectif la reconnaissance et le contrôle de la zone dans le but de détruire et désorganiser les réseaux terroristes.

 

Durant les deux semaines de l’opération, la force Serval a déployé 3 compagnies du GTIA Désert, appuyées par les hélicoptères du GAM, des éléments génie de fouille opérationnelle, des moyens de renseignements (DRAC, drone Harfang, un avion de patrouille maritime Atlantique 2) et des patrouilles de Mirage 2000D.

 

Mali : opération Netero

Les militaires de la force Serval ont conduit cette opération de façon conjointe avec environ 200 militaires nigériens appartenant au bataillon de la MINUSMA stationné à Ménaka, et 80 gendarmes des forces de défense et de sécurité malienne (FDSM). Du fait de la localisation de l’opération, le bouclage du sud de la zone, à la frontière avec le Niger, a été opéré en coordination avec les forces armées nigériennes.

 

 Une partie des forces engagées dans l’opération a fait mouvement depuis Gao, vers le Sud-Est de la zone en direction d’Asongo, avant de s’infiltrer dans les vallées et de remonter vers le Nord. Simultanément, le reste des forces a bouclé par héliportage l’ensemble de la zone à l’Est, à l’Ouest.

 

Du fait de la dimension de la zone, les actions ont été menées de façon décentralisée,  tout en ayant la capacité de rapidement se regrouper en fonction des renseignements recueillis. Les militaires ont mené une succession de fouille et de recherche sur les différents objectifs.

Mali : opération Netero

Au bilan, la force continue de mener des opérations dans la durée, malgré des conditions météorologiques très dures. Plusieurs caches d’armes et de matériels ont été découvertes avec de l’armement de petit calibre, quelques milliers de cartouches de petit calibre, du matériel pour réaliser des attentats kamikazes,  du carburant, des moyens de transmission et 4 pick-up.

Mali : opération Netero

Cette manœuvre a démontré la capacité d’exploiter et de fusionner rapidement le renseignement acquis par les différents capteurs et d’ensuite réorienter la manœuvre.

 

La durée de l’opération a également permis aux forces maliennes ainsi qu’à celles de la MINUSMA de marquer leurs présences dans la région et de renforcer des liens avec la population.

Mali : opération Netero

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : dépollution d’une banque à Gao

13/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, les démineurs de la force Serval et leurs homologues des Forces Armées Maliennes (FAMA) ont vérifié, à la demande du gouverneur, les locaux de la banque nationale du développement en Afrique de la ville de Gao, à l’abandon depuis plus d’un an.

 

En mars 2012, la banque avait été attaquée, et les coffres avaient subis des assauts à l’explosif. L’opération de dépollution avait pour objectif de détecter, de déterrer et si nécessaire de neutraliser des munitions et engins non explosées, en perspective de la réhabilitation de la banque.

 

Suite à l’intervention des sapeurs français et maliens, le site a été déclaré non pollué. Les travaux souhaités par les autorités locales à Gao pourront donc débuter prochainement.

Mali : dépollution d’une banque à Gao

Le retour à la normalité pour la ville de Gao passe par le retour des administrations mais également par le retour des échanges économiques. Depuis l’aide de la force Serval au printemps dernier, le marché couvert Damien Boiteux du centre-ville a retrouvé son affluence. Le retour des services bancaires est donc indispensable pour que le développement économique se poursuive à Gao.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

13/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis le1er juillet 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a pris le relais de la MISMA. La force Serval a maintenu ses 7 détachements de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA.

 

Depuis deux mois, un DLA est déployé auprès de la Force Armée Tchadienne d’Intervention au Mali (FATIM) basé à Tessalit. Composé d’une vingtaine de militaires français appartenant principalement aux commandos parachutistes de l’Air (CPA 30), le DLA poursuit ses missions aux côtés du bataillon Tchadien dans le nord du Mali.

 

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Leur mission est de contribuer à la bonne coordination entre les forces françaises et celles de la MINUSMA opérant dans une même zone. Ils sont également en mesure de mettre en place un appui au profit des forces africaines dans différents domaines : renseignement, logistique, appui feu, et appuis spécialisés éventuellement.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Le DLA FATIM est composé d’une équipe commandement et logistique, d’une équipe opérationnelle de déminage (EOD), d’une équipe de guidage aérien, d’une équipe médicale et d’un élément de liaison et de contact. Ils sont donc en mesure de délivrer et de coordonner les appuis feux au profit du bataillon Tchadien de la MINUSMA et de fournir un appui spécialisé avec une équipe de démineurs composée d’un spécialiste cynophile et de son chien.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Ainsi, les commandos de l’armée de l’air du CPA 30 mènent régulièrement des patrouilles conjointes dans Tessalit et ses alentours ainsi que des opérations de fouille en coordination avec les prévôts tchadiens. Ensemble, ils participent aussi à la garde de la plateforme militaire de Tessalit.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:45
photo EMA

photo EMA

07/2013 Gilbert Maoundonodji* -- sciencespo.fr

 

Le 16 janvier 2013, c’est par un message du président de la République du Tchad à l’Assemblée nationale sur la crise malienne, que l’opinion nationale et internationale apprenait officiellement l’envoi des militaires tchadiens au Mali. Une décision souhaitée, voire encouragée par la France qui, quelques jours auparavant, avait eu l’audace de lancer l’opération SERVAL pour stopper la progression vers le sud malien des groupes terroristes et djihadistes.

 

Cette décision d’envoyer des troupes en opérations extérieures, à plus de deux mille kilomètres de son territoire national, est également saluée par une large majorité des opinions publiques africaines qui commençait à être sérieusement agacées par les tergiversations de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les atermoiements onusiens. Pourtant, on est en droit de se demander quels sont les objectifs déclarés et les buts poursuivis par le Tchad à travers cette intervention ? Dans la poursuite de quels intérêts vitaux ce pays, classé parmi les plus pauvres au monde malgré la manne pétrolière, mobilise-t-il plus de deux milliers de ses militaires d’élite, deux cent quarante véhicules de transport de troupes et de ravitaillement pour soutenir une opération aux contours mal définis et très risquée, puisqu’il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle mais asymétrique ?

 

Dans les lignes qui suivent, outre la mise en exergue des raisons officielles et objectifs déclarés de cette intervention, nous tenterons de décrypter les motivations réelles, susceptibles de révéler, d’une part, les véritables enjeux de l’intervention des troupes militaires tchadiennes au Mali ; et d’autre part, de montrer en quoi elle apporte un éclairage tout particulier sur les faiblesses d’un Etat, certes, « post-conflit » mais tout aussi fragile. Des faiblesses qui, elles, sont sources potentielles de déstabilisation et constituent les limites objectives de la volonté du Tchad d’être une puissance militaire régionale.

 

Les raisons officielles et les objectifs déclarés de l’intervention militaire

 

Dans le message présidentiel à l’adresse de la représentation nationale tchadienne, le cadre du déploiement des Forces Tchadiennes en Intervention au Mali (FATIM) est tout tracé. Parmi les raisons avancées, l’on a tout d’abord invoqué l’appartenance du Tchad et du Mali à la région sahélienne ainsi qu’à des organismes communs de coopération comme le Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et ensuite, la mise en exergue d’un « intérêt de réputation » du Tchad : " les forces de défense et de sécurité sont aguerries dans les combats du désert. L’armée tchadienne est, non seulement aguerrie et professionnelle, mais elle est aussi et surtout beaucoup respectée pour ses hauts faits d’armes. Le théâtre actuel des opérations, le Sahel, n’a aucun secret pour elle », peut-on lire dans la presse présidentielle.

 

De plus, dès le déclenchement de cette crise, il y a plus de neuf mois, des sollicitations plus ou moins ouvertes ont été adressées au Tchad pour une intervention en faveur des autorités légales du Mali. « L’attention accordée ainsi à notre pays » (dixit Idriss Déby), poursuit le message présidentiel aux députés, « est, certes, l’expression d’un signe de considération pour les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, mais en même temps elle nous commande de faire preuve de beaucoup de responsabilités en tant que nation située au cœur du continent. En outre, depuis le 11 Janvier 2013, des regards sont constamment tournés vers nous pour scruter le moindre signe de réaction de notre part par rapport au déclenchement, par la France, de l’Opération SERVAL, au Mali. Par conséquent, le Tchad ne pourrait continuer à garder le silence. Il ne peut se soustraire à son obligation de solidarité vis-à-vis du peuple malien. C’est la raison pour laquelle j’ai donné l’accord du Tchad à la demande des autorités françaises pour que la mission Epervier puisse être mobilisée au profit de l’opération SERVAL à partir de notre territoire ».

 

Par ailleurs,  « Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l’Armée Nationale Tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République du Mali. Nous avons ainsi agi conformément à la résolution 2085 du 20 Décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), aux appels de l’Union Africaine et à la demande expresse en date du 14 Janvier 2013 du président de la République du Mali».

 

Telles sont les raisons officielles de l’intervention militaire tchadienne au Mali. Celle-ci vise-t-elle réellement à satisfaire des objectifs d’intérêt national ? Quelle est la validité de ces justifications ?

 

L'intervention militaire tchadienne au Mali : enjeux et limites d'une volonté de puissance régionale

Un objectif géopolitique : lutter contre les groupes djihadistes pour éviter la contagion islamiste du Tchad

 

Pour un pays comme le Tchad, un « Etat-tampon idéologique », traversé par des clivages de toutes sortes (ethnique, régional, confessionnel, etc.) et où la donne religieuse a été un facteur de communalisation ayant permis de mobiliser des coreligionnaires pendant la guerre civile de 1979-1982, la présence des FATIM au Mali poursuit un objectif géopolitique : lutter contre les groupes terroristes (AQMI, MUJAO, ANSAR EDDINE) et prévenir la contagion islamiste du Tchad. Car, dans la perception et l’analyse des dirigeants tchadiens, si rien n’est fait, cette crise malienne aura de graves répercussions sur les régions du Sahel et du Sahara et constituerait plus largement une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales.

 

Certes, pour beaucoup d’observateurs et d’analystes, les menaces des groupes terroristes sur le Tchad ne seraient pas réelles et les risques de contagion minimes (Magrin, 2013). Aussi, cette intervention ne viserait-elle que la recherche et la reconnaissance d’un statut de puissance régionale en devenir. Ce qui n’est pas tout à fait faux, si l’on se réfère à certaines déclarations des autorités tchadiennes : « La paix et la stabilité retrouvées, le Tchad doit assumer son statut dans la sous-région et en Afrique. Le Tchad est un grand pays au cœur du continent et il doit jouer pleinement son rôle ».

 

Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, il y a des faits et des évidences qui confortent l’option du Tchad d’envoyer un contingent au Mali. En effet, dans un passé pas si lointain, l’un des chefs islamistes et djihadistes algérien, Abdelrazak El Para, du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), a été capturé dans le désert tchadien aux confins des montagnes du Tibesti. Or, les crises libyenne et malienne ont eu pour corollaire la dissémination des armes et l’absence de contrôle sur les frontières nationales. La porosité de celles-ci s’est encore accrue. De plus, il y a la proximité du Tchad avec le septentrion nigérian, où sévit Boko Haram dont le combat est religieux et les principales cibles sont les chrétiens. Dans ces conditions, une attaque kamizake d’un illuminé djihadiste au Tchad raviverait les tensions interconfessionnelles.

 

Un enjeu géostratégique : la quête d’un statut de puissance militaire régionale

 

A la lumière de l’enjeu géopolitique, le bien fondé de l’intervention militaire d’un contingent de l’armée nationale tchadienne au Mali n’est pas ici en cause. Ce qui pose problème, c’est le désir du Tchad d’être reconnu par la communauté internationale comme une puissance militaire régionale. C’est une aspiration légitime pour tout acteur étatique qui ambitionne de jouer un rôle sur la scène régionale et internationale. Mais le Tchad a-t-il les moyens de ses ambitions dans un contexte où la situation sociale de sa population requiert une meilleure allocation des ressources pétrolières pour lutter contre la pauvreté ?

 

Comme on a pu le constater, l’absence d’évaluation préalable des charges et dépenses liées à cet engagement ainsi que des conséquences prévisibles en termes de pertes en vies humaines sont les raisons qui ont poussé un député tchadien, qui plus est de la majorité présidentielle, a demandé que le Chef du Gouvernement rende compte de la situation à l’Assemblée nationale. C’est ainsi que le 15 avril, le Gouvernement s’est rendu à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des élus et faire le point sur la situation des FATIM.

 

L'intervention militaire tchadienne au Mali : enjeux et limites d'une volonté de puissance régionale

Dans sa communication aux députés, en réponse à cette interpellation, le Premier ministre a non seulement fait état du coût humain de cette intervention militaire qui se chiffrait alors à trente-six morts et soixante-quatorze blessés. Il a également mis l’accent sur le coût financier de cette opération pour le Tchad. En effet, en trois mois de présence des FATIM sur le terrain, les dépenses se chiffrent à 56 737 120 195 Francs CFA avant de préciser que les prévisions de dépenses pour une période de 12 mois sont de 90 321 953 893 FCFA. Qui paie la facture, s’est indigné un député ?

 

Selon le Premier ministre tchadien, en dehors de quelques appuis logistiques de certains pays dont la France, la République du Congo, le Soudan, la Chine, les Etats-Unis, l’essentiel des moyens utilisés provient des ressources nationales du budget de l’Etat. Si l’intervention militaire tchadienne au Mali s’inscrit, certes, dans le cadre de la MISMA, cette opération internationale, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, n’est pas une opération de maintien de la paix classique budgétisée. Par conséquent, les dépenses du Tchad ne sont pas assurées sur le budget onusien. Ces dépenses passeront-elles alors par pertes et profits ? Le Tchad espère se faire rembourser sur le Fonds fiduciaire dans le cadre de la future mission internationale sous mandat onusien, pour laquelle d’ailleurs il a échoué dans sa tentative d’obtenir le commandement des opérations.

 

Une intervention risquée et vectrice potentielle de déstabilisation

 

Face à cette situation, l’opinion nationale a commencé à s’inquiéter. C’est ainsi que, par une résolution prise le 15 avril 2013, à la suite de l’interpellation du Premier ministre par une question écrite d’un député du parti au pouvoir, l’Assemblée nationale a demandé au gouvernement de la République du Tchad de préparer, dans un délai raisonnable, le retrait des FATIM. En outre, elle lui a demandé de définir les modalités de réparation civile pour les familles des soldats décédés ainsi que pour les blessés. Enfin, elle a recommandé au gouvernement de faire apprécier à sa juste valeur, par les Nations Unies et l’Union africaine, les effets humains, matériels et financiers de l’engagement du Tchad au Mali.

 

Aujourd’hui, dans une région sahélo-saharienne en crise, le Tchad est perçu comme un ilot de sécurité et présenté comme l’épicentre de la stabilité régionale. Pourtant, si la fin de la guerre par procuration que se sont livrée le Tchad et le Soudan entre 2005 et 2010 a apporté un semblant de paix, les problèmes internes au Tchad n'ont jamais été réglés (Debos, 2013). La mauvaise gestion des ressources du pays, la corruption systémique qui gangrène tous les pans de l’économie, l'impunité dont bénéficient les proches du régime, les pratiques illégales et violentes de certains militaires ainsi que la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité de la population, qui aujourd’hui vit avec moins d’un dollar par jour, constituent autant de sources d’insécurité et de facteurs potentiels de déstabilisation.

 

*Gilbert Maoundonodji, juriste et politologue, auteur de Les enjeux géoplitiques et géostratégiques de l’exploitation du pétrole au Tchad, (Presses universitaires de Louvain 2009)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:24
photo EMA

photo EMA

18/07/2013 Par Christian Bélingard – France3

 

Philippe Nauche, député-maire de Brive, a présenté mercredi 17 juillet, devant la commission de la Défense et des forces armées, son rapport réalisé conjointement avec Christophe Guilloteau, député du Rhône

 

Les deux députés ont tenu à rendre hommage aux six soldats morts pour la France dans cette opération ainsi qu'aux blessés et à leurs proches. Et ils précisent:

"la victoire indéniable et légitime de la France dans une zone instable, qui a démontré, à l'initiative du Président de la République, sa détermination à combattre le terrorisme en maitrisant son intervention et en évitant les dommages collatéraux élevés".

Environ 3000 soldats Français demeurent sur place jusqu'à la fin du mois d'Août en vue de l'élection présidentielle des 28 juillet et 11 août prochains. La première place sera ensuite tenue par les forces maliennes et africaines dans le cadre de l'ONU.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:45
French general says EU Mali mission should be extended

18 July 2013 defenceWeb (Reuters)

 

The French commander of a European Union mission to train Mali's army, routed by rebels last year, said he believed the mission should be expanded and go on for at least a year longer than planned.

 

The EU trainers, dispatched to Mali in the wake of a French-led military intervention in January that drove al Qaeda-allied Islamist insurgents out of the main northern towns, face a big challenge in turning Mali's rag-tag army into a capable force.

 

Years of corruption and neglect led the army to a string of defeats against the militants last year and then a military coup by disgruntled officers in the capital, Bamako, Reuters reports.

 

The EU mission, given the task of training four battalions each consisting of 700 soldiers, is scheduled to end by March next year.

 

But Brigadier-General Francois Lecointre, the commander of the EU mission, in Brussels to brief ambassadors and EU officials, said he thought more time would be needed.

 

"I think that clearly we shouldn't stop at the training of half the Malian army but that we should be able to train the other half - not four battalions which today make up half the Malian army, but more," he told a news conference.

 

Training four extra battalions would mean the mission would have to be extended by at least a year, he said.

 

Lecointre, who is due to step down from his post at the start of August, stressed that these were his personal views.

 

EU planners will carry out a strategic review from September that will look at the future of the mission.

 

"We can't claim to help a nation to rebuild its army in a lasting way in one year, knowing how long it takes to do that and knowing the trauma that Mali has experienced and the extent of the collapse of its army," Lecointre said.

 

He said the equipment most urgently needed by the Malian army was trucks.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 10:50
EUTM Mali : transfert d’autorité sur le camp de Koulikoro

19/07/2013 Sources : EMA

 

Le 17 juillet 2013, sur le camp d’entraînement de Koulikoro,  le colonel Philippe Testart, chef de corps du1er régiment d’infanterie (1er RI), a pris le commandement du camp d’entrainement de la Mission Européenne d’Entraînement au Mali (EUTM Mali). Il succède au colonel Christophe Paczka, chef de corps du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa).

 

La cérémonie, présidée par le colonel italien Stefano Di Sarra, adjoint au général commandant l’EUTM Mali,  faisait suite à la relève de la centaine de soldats français de la compagnie de protection de la force par le contingent « hispano-bénéluxois », effective depuis le samedi 13 juillet.

 

EUTM Mali : transfert d’autorité sur le camp de Koulikoro

Les premiers instructeurs militaires du 2e RIMa sont arrivés sur le théâtre malien fin mars. Ils ont participé à la formation du 1er bataillon malien « Waraba » durant 10 semaines, sur le camp de Koulikouro. Ce bataillon est désormais déployé depuis le 25 juin à Gao. Il est  autonome et capable de mener seul une manœuvre de niveau GTIA, dans le cadre d’un combat interarmes.  Une vingtaine de militaires français, qui composent le Détachement d’appui opérationnel (DAO), les accompagnent tout au long de leur déploiement opérationnel, pour les conseiller et coordonner leur action avec la Force Serval si nécessaire.

 

Le contingent français d’EUTM Mali compte désormais 110 militaires sur les 560 militaires européens de la mission, répartis au sein de l’état-major de Bamako, du détachement de liaison et d’expertise, de l’état-major du camp de Koulikoro et du détachement d’instruction opérationnelle.

 

Les instructeurs français du camp de Koulikoro sont principalement issus du 1errégiment d’infanterie de Sarrebourg, renforcés par le 1er régiment de tirailleurs d’Epinal, et arment deux des quatre équipes de formation « infanterie » de la mission. Ils ont entamé depuis le 9 juillet la formation d’un deuxième bataillon de l’armée malienne aux côtés de leurs camarades européens.

 

EUTM Mali : transfert d’autorité sur le camp de Koulikoro

Commandée par le général français François Lecointre, la Mission Européenne d’Entraînement au Mali regroupe 23 nationalités différentes. Elle repose sur deux piliers : une action de formation au profit des quatre bataillons maliens et une mission d’expertise et de conseil assurée par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la refondation de l’armée malienne.

 

Le camp de formation de Koulikoro regroupe plus de 400 militaires sur un total de 560 de la mission de l’Union Européenne, et est composée de 19 nationalités différentes, réparties entre un état-major, un détachement d’instruction opérationnelle, une compagnie de protection de la force et un hôpital Rôle 2.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 10:45
Mali : mission de contrôle de zone du bataillon togolais appuyé par le DLA inséré

19/07/2013 Sources : EMA

 

Le 16 juillet 2013, une dizaine de militaires du détachement de liaison et d’appui (DLA) insérée auprès du bataillon togolais de la MINUSMA a appuyé ce bataillon dans une mission de contrôle de zone et procédé à la mise en place d’un check point itinérant dans la ville de Boni située à plus de 70 km du camp militaire de Douentza, au Mali.

 

Cette mission avait pour objectif d’affirmer la présence du bataillon togolais dans sa zone de responsabilité, périmètre regroupant les villes de Koro, Gossi et Douentza, et de développer les liens étroits qu’il tisse avec la population de cette région.

 

Mali : mission de contrôle de zone du bataillon togolais appuyé par le DLA inséré

A cette occasion, le bataillon togolais comprenait une section d’infanterie, deux véhicules de type Pick up et un camion (d’allègement) transportant les pièces nécessaires à l’installation d’un dispositif de check point. Ils étaient accompagnés d’un gendarme malien ainsi qu’un militaire malien en charge de la traduction des échanges entre togolais et civils maliens.

Avant d’installer le check point sur l’axe principal de Boni, les militaires togolais ont rapidement pris possession des lieux et sécurisé les abords du village.

Ils ont ensuite installé des éléments de signalisation afin de matérialiser la présence du point de contrôle. Des binômes se sont ensuite déployés sur le check point assurant respectivement le filtrage, la fouille et le contrôle des véhicules et autres éléments motorisés.

Mali : mission de contrôle de zone du bataillon togolais appuyé par le DLA inséré

Le rôle du DLA français auprès du bataillon togolais est d’être aux côtés du le bataillon dans ses actions et d’assurer la liaison avec la force Serval. Les DLA mis en place auprès des bataillons de la MINUSMA permettent une coordination tactique des forces engagées dans une même zone. Ils permettent également de mettre en place des appuis au profit des forces africaines dans différents domaines : commandement, renseignement, logistique, appui feu et appuis spécialisés.

Mali : mission de contrôle de zone du bataillon togolais appuyé par le DLA inséré

Sept DLA sont actuellement déployés sur le théâtre malien, soit plus d’une centaine de militaires français. Cinq d’entre eux sont aux côtés des bataillons de la M INUSMA.Ils opèrent auprès des Burkinabés à Tombouctou, des Nigériens à Menaka, des Tchadiens à Tessalit, des Sénégalais à Kidal et des Togolais à Douentza. Un détachement est quant à lui inséré à l’état-major de la MINUSMA à Bamako et un autre auprès du bataillon logistique (BATLOG) de la MINUSMA.

Mali : mission de contrôle de zone du bataillon togolais appuyé par le DLA inséré

Le bataillon togolais est composé de près de 1000 militaires. Environ 850 soldats sont actuellement déployés à Douentza depuis la fin du mois avril 2013. Depuis leur déploiement, les militaires du bataillon ont effectué plus de 500 patrouilles dans et en dehors de la ville.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant désormais de la MINUSMA.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 10:45
Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

19/07/2013 Sources : EMA

 

Du 10 au 15 juillet 2013, un convoi en partance de Bamako, composé d’une centaine de véhicules – dont une quarantaine de véhicules civils  pour le transport des vivres – et 175 militaires, a traversé une grande partie du Mali pour se rendre à Gao afin d’y acheminer des vivres, du carburant et des pièces mécaniques de maintenance aux détachements de liaison et d’appui (DLA) français insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA.

 

Ce convoi, le plus volumineux depuis le début de l’opération Serval, a été armé par le bataillon logistique de la force Serval implanté à Bamako. Il répondait à deux objectifs principaux : le premier, était de permettre le ravitaillement en nourriture, en eau, en carburant et en pièces mécaniques de maintenance, des DLA français insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA déployés sur les villes de Douentza, Tombouctou et Gao. Le second consistait à acheminer vers la plateforme de Gao des vivres et une trentaine de véhicules dont 5 AMX 10 RC transportés sur porte engins blindés (PEB).

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

Après une journée de route, le convoi fait sa première halte aux abords de la ville de San, située à près de 600 km de Gao, sa destination finale. Pour passer la nuit en sûreté, un système défensif sommaire a été mis en place pour sécuriser les hommes, les véhicules et le matériel qu’ils transportent.

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

Le lendemain, le convoi fait un arrêt au niveau de l’aéroport de Sévaré / Mopti où 25 000 litres de gasoil ont été distribués aux différents véhicules pour leur permettre de reprendre leur route vers Gao. La dégradation du réseau routier était de plus en plus palpable, ce qui n’a cependant pas empêché le convoi d’arriver – à la nuit – aux portes de la ville de Douentza. A peine arrivés, les 15 véhicules qui doivent rejoindre Tombouctou se dirigent rapidement vers les citernes pour refaire le plein de leurs réservoirs. Le lendemain ils iront acheminer les vivres, l’eau et les pièces mécaniques pour ce DLA.

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

Tôt le lendemain matin, les 15 véhicules s’élancent sur la portion la plus incertaine du trajet. En effet depuis le début de la saison des pluies aucun convoi n’est passé par là et personne ne connaît l’état de la route sur les 200 km restant à parcourir. Une tempête de sable, tant redoutée dans le désert, s’est ensuite abattue sur le convoi, qui a dû très rapidement s’immobiliser pour la laisser passer. Peu après, le convoi a essuyé un déluge de pluie.

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

A l’approche de Tombouctou, la traversée du fleuve Niger s’est effectuée sans encombre en empruntant les barges utilisées par la population locale. Le convoi est enfin arrivé à l’aéroport de Tombouctou, là où le camp du bataillon burkinabé de la MINUSMA est abrité, et au sein duquel 24 militaires français insérés composent le DLA burkinabé.

Le retour vers Douentza s’est fait sans encombre le lendemain, où le convoi devait arriver avant le 14 juillet pour célébrer la fête nationale.

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

Après trois jours passés à Douentza, le convoi a repris sa route le lundi 15 juillet 2013 en direction de Gao à 400 km, dernière portion de l’itinéraire. Le trajet s’est bien déroulé. Les 16 et 17 juillet, l’ensemble de la cargaison a été déchargée. Le convoi a ensuite repris le chemin du retour pour une arrivée à Bamako le 20 juillet dans la soirée.

Au bilan, ce défi logistique a été relevé avec succès : il a permis l’acheminement de près de 800 tonnes de fret, 175 militaires et une centaine de véhicules sur plus de 1650 km en 6 jours et a consommé plus de 60 000 litres de carburant.

Mali : traversée du « convoi des cents », de Bamako à Gao

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 21:45
Opération Serval : point de situation du 18 juillet 2013

18/07/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 11 juillet 18h00 jusqu’au 18 juillet 18h00

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 80 sorties. Une trentaine de sorties ont été dédiées à l’appui feu des opérations terrestres, et autant aux missions de transport. Une vingtaine a été consacrée aux missions de ravitaillement et aux missions ISR.

 

Opération Serval : point de situation du 18 juillet 2013

Au sol,la force Serval poursuit les opérations dans la boucle du Niger, et au Nord du pays, tout en assurant la poursuite des relèves.

 

Au Nord, dans la région de Tessalit, 180 militaires de la force Serval ont mené l’opération Croix du Sud du 7 au 12 juillet, dans la vallée de Terz. Le détachement, constitué de deux pelotons blindés sur AMX 10 RC et d’une section d’infanterie, était appuyé par une section génie, une section appui mortier et un train de combat. Des gendarmes maliens étaient également insérés dans ce dispositif. L’opération Croix du Sud avait pour objectif de fouiller la vallée de Terz afin de vérifier qu’il n’y ait pas de nouvelles caches d’armes installées depuis la précédente opération de fouilles. Tout au long de l’opération, un appui renseignement a été effectué par des avions de chasse Rafale et de patrouille maritime Atlantique 2. Les deux premiers jours, les militaires ont mené un raid blindé depuis Tessalit pour rejoindre leur premier objectif, la sortie Est de la vallée de l’Amettetai. Ils ont ensuite mené durant les quatre jours suivants une reconnaissance et des opérations de fouille dans le secteur d’Aul et dans la vallée de Terz. Ils ont inspecté et fouillé les nombreux puits qui s’y trouvent. Au bilan, les militaires de la force Serval n’ont trouvé aucune trace récente indiquant le passage de groupes terroristes. La découverte et la fouille d’anciennes caches a permis de trouver du matériel permettant la confection de deux IED, plus de 350 cartouches de petits calibre, près de 150obus de 20 mm, près de 400 obus de 23 mm et une quinzaine de roquettes de différents types.

 

Le 9 juillet 2013, Monsieur Bert Koenders, chef de la mission de la MINUSMA et représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, a rendu visite aux militaires de la Force Serval et de la MINUSMA déployés sur l’aéroport de Gao. Cette visite avait pour objectif d’effectuer un point de situation avec les forces de la MINUSMA, en cours de déploiement à Gao. Il souhaitait par ailleurs connaître l’appréciation de la situation par  la force Serval tant sur le plan sécuritaire que sur l’environnement humain des opérations.

Opération Serval : point de situation du 18 juillet 2013

Du 10 au 15 juillet 2013, un convoi armé par près de 180 militaires du bataillon logistique et composé d’une centaine de véhicules – dont une quarantaine de véhicules civils  pour le transport des vivres – a assuré le ravitaillement depuis Bamako des détachements de liaison et d’appui (DLA)français insérés au sein des bataillons de la MINUSMA à Tombouctou et à Gao. Après1650 km de trajet, les 800 tonnes de fret ont pu être livrées. Ce convoi, le plus important entre Bamako et Gao depuis le début de l’opération, a permis d’acheminer une grande quantité de fret composé de vivres, de carburant et de pièces mécaniques, avant que la saison des pluies ne s’intensifie et ne perturbe plus encore le trafic sur les itinéraires.

 

Le 12 juillet 2013, le colonel David Cruzille, chef de corps du 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) a pris le commandement du groupement aéromobile (GAM), sur l’aéroport de Gao. Il succède au colonel Frédéric Barbry, chef de corps du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC), qui a commandé le mandat 2 du GAM depuis le 7avril 2013. La cérémonie était présidée par le général Laurent Kolodziej, commandant la brigade Serval, qui a félicité les 250 militaires de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) qui arment le GAM.

Opération Serval : point de situation du 18 juillet 2013

Le 14 juillet, pendant que les troupes maliennes et de la MINUSMA défilaient à Paris,la cérémonie de la fête nationale a été présidée par le général de Saint-Quentin, commandant de la force Serval, en présence de l’ambassadeur de France et des attachés de défense étrangers, sur le site de l’aéroport de Bamako. Etaient également présents, des représentants de la MINUSMA et de l’EUTM ainsi que des autorités militaires maliennes.  A Gao, la cérémonie était présidée par le général Laurent Kolodziej, commandant la brigade Serval, et regroupait les unités présentes sur la zone. Le général s’est également rendu auprès des militaires déployés à Kidal et à Tessalit. A Douentza, une cérémonie a eu lieu sur le camp militaire togolais où sont présents les éléments français du détachement de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein du bataillon togolais.

 

Depuis le 15 juillet et pendant une semaine, un détachement de l’armée malienne, appuyé par le bataillon nigérien de la MINUSMA, accompagné de son DLA français a quitté Ménaka pour une opération de nomadisation dans l’Est de cette ville, avec pour objectif d’appuyer les FAMA dans la distribution de cartes électorales aux populations. Ils ont ainsi visité les villages situés sur la route entre Ménaka et Anderanboukan, avant de se diriger vers Inekar.

 

Le 16 juillet, une vingtaine de militaires de la brigade Serval et un gendarme des forces de sécurité malienne ont participé à une opération de fouille d’une cache d’armes supposée dans la ville de Gao. L’élément d’intervention était composé d’une équipe du détachement de recherche dans la profondeur (DRP), d’un groupe de fouille opérationnelle spécialisée (FOS), d’une équipe cynophile et enfin d’une équipe Weapon Intelligence Team (WIT). Une section du GTIA Désert était en appui aux abords immédiats de la zone. Cette opération a permis à tous de roder les procédures en zone urbaine et de montrer à la population de Gao que les opérations de sécurisation se poursuivent.

 

Opération Serval : point de situation du 18 juillet 2013

Le 17 juillet 2013, sur le camp d’entraînement de Koulikoro,  le colonel Philippe Testart, chef de corps du1er régiment d’infanterie (1er RI), a pris le commandement du contingent français de la Mission Européenne d’Entraînement au Mali (EUTM Mali). Il succède au colonel Christophe Paczka, chef de corps du 2erégiment d’infanterie de marine (2e RIMa). La cérémonie, présidée par le colonel italien Stefano Di Sarra, adjoint au général commandant l’EUTM Mali, faisait suite à la relève de la centaine de soldats français de la compagnie de protection de la force par le contingent« hispano-bénéluxois », effective depuis le samedi 13 juillet.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents de la MINUSMA.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:20
Official: US Reaper Crashed in Mali in April

Jul. 12, 2013 – Defense News (AFP) 

 

WASHINGTON — A US military Reaper drone crashed in Mali in April as it was carrying out a surveillance flight over the troubled west African nation, a US defense official said Friday.

 

The robotic, unmanned aircraft went down due to “mechanical failure,” the official, who spoke on condition of anonymity, told AFP.

 

Since February, the United States has stationed two drones at an air base in Niamey to provide intelligence for French forces in Mali.

 

An initial deployment of a Predator drone was replaced by two MQ-9 Reapers, which can fly faster and have a longer range than the older Predator planes.

 

Apart from sharing intelligence with the French, the drones along with more than 100 US Air Force troops are also there to help stem the flow of insurgents from neighboring Mali into Niger, where authorities are increasingly concerned over the presence of regional militant groups.

 

The French military also has two Harfang surveillance drones based at the same air field in Niamey to help track militants in Mali.

 

But France wants to replace the less advanced Harfangs with American MQ-9 Reapers, announcing plans in June to purchase a dozen of the planes with the first two aircraft due to be delivered by the end of the year.

 

The Pentagon informed Congress on June 27 of a possible sale of up to 16 Reapers to France at a cost of $1.5 billion. The planes are manufactured by General Atomics.

 

French forces deployed to Mali in January to push back Islamist militants in the north.

 

About 3,200 French troops in Mali are drawing down to some 1,000 soldiers, who will back up a new UN peacekeeping mission set up July 1 comprised of 6,300 African troops.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 18:45
Les Etats-Unis ont perdu un drone au Mali en avril

12.07.2013 maliactu.net

 

Un drone américain Reaper opérant depuis le Niger s’est écrasé lors d’une mission de surveillance dans le nord du Mali le 9 avril, a affirmé vendredi un responsable américain de la Défense. L’accident a été provoqué par une « panne mécanique », a précisé à l’AFP ce responsable sous couvert d’anonymat, confirmant une information du New York Times.

 

Les Etats-Unis stationnent depuis le mois de février des drones sur la base de Niamey, notamment pour fournir un soutien en renseignements aux forces françaises, engagées depuis le 11 janvier au Mali. Un Predator dépêché dans un premier temps avait ensuite été remplacé par deux Reapers, plus endurants. L’appareil accidenté a depuis été remplacé, selon cette source. Outre le soutien à l’opération française, ce déploiement de drones et d’une centaine d’hommes de l’US Air Force à Niamey permet également, selon les autorités nigériennes, de « sécuriser les frontières » contre des infiltrations de groupes jihadistes venant du nord du Mali voisin.

 

C’est sur cette même base de Niamey que l’armée française stationne deux drones de reconnaissance Harfang pour ses opérations au Mali. En bout de course et dépassés technologiquement, les drones Harfang doivent être remplacés dans les prochaines années par un achat de drones américains MQ-9 Reaper.

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ainsi annoncé le 11 juin son intention d’acheter 12 Reaper aux Etats-Unis, une acquisition évaluée au total par ses services à 670 millions d’euros.

 

La DSCA, l’agence du Pentagone chargée des ventes d’armes, a notifié le Congrès le 27 juin du projet de fourniture à la France de « 16 MQ-9 appareils pilotés à distance Reaper, d’équipements associés, de pièces de rechange, d’entraînement et de soutien logistique pour un coût estimé de 1,5 milliard de dollars » (environ 1,15 milliard d’euros). Le chiffre de drones avancé par la DSCA, supérieur aux annonces françaises, n’est pas une pratique inhabituelle, car elle permet de ne pas avoir à retourner devant le Congrès si le client décide d’acheter plus de matériels qu’envisagé a priori. Si le Congrès ne s’oppose pas à la vente, les deux premiers Reaper, actuellement en cours de production et initialement destinés à l’US Air Force, devraient être livrés d’ici la fin 2013.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:45

12 juil. 2013 FORCESFRANCAISES

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:45
AIR MEDEVAC: Starlite succède au contingent belge

6 juillet 2013 EUTM Mali

 

Sans titre 2 300x206 AIR MEDEVAC: Starlite succède au contingent belgeLe 1er juillet 2013, la société irlando-sud-africaine Starlite a pris la succession du détachement belge Air Medevac afin d’assurer la permanence de la capacité d’évacuation médicale aérienne d’EUTM Mali. Le nouveau détachement Air Medevac fourni par Starlite dispose de deux hélicoptères médicalisés offrant un rayon d’action de 300km : un Puma 330J et un Bell 407. Ces deux hélicoptères, qui succèdent donc aux deux Augusta 109 du détachement belge, seront remplacés par deux BK 117-C1 à compter de la mi-août 2013. Le détachement Starlite comprend actuellement neuf personnes : trois pilotes, deux infirmiers spécialisés, deux ingénieurs et deux officiers de liaison. Il sera renforcé à la fin du mois de juillet par un infirmier, un pilote et un ingénieur supplémentaires pour atteindre 12 personnes. Chaque hélicoptère dispose d’un quota de 10 heures de vol mensuelles dévolues à l’entraînement et aux exercices MEDEVAC, hors interventions réelles.

 

AIR MEDEVAC: Starlite takes over the Belgian contingent

 

On the 1st of July 2013, the Irish-South African company Starlite took over the Belgian Air Medevac detachment to ensure the permanence air medical evacuation capacity for EUTM Mali. The new Air Medevac detachment provided by Starlite has two medical helicopters with a radius of 300km action: a 330J Puma and a Bell 407. These two helicopters, which succeed the two Augusta 109 of the Belgian detachment, will be replaced by two BK 117-C1 from mid-August 2013. The detachment Starlite currently includes nine people: three pilots, two specialized medics, two engineers and two liaison officers. It will be reinforced at the end of July by one additional pilot, medic and engineer so it will reach 12 people. Each helicopter has a quota of 10 hours per month assigned to flight training and MEDEVAC exercises, in complement of real interventions.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 22:45
Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

11/07/2013 21:01 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 4 juillet 18h00 jusqu’au 12 juillet 18h00

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties, principalement consacrées à l’appui feu des opérations terrestres avec 25 sorties des Mirage 2000 D stationnés à Bamako ou des Rafale depuis N’Djamena au Tchad. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement et de renseignement et 25 autres consacrées aux missions de transport. Cette semaine, 3 C160 ont quitté le théâtre pour rentrer en France.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, dans le Nord du pays, et a produit pendant deux semaines un effort particulier dans la région à l’Est de Gao.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Déclenchée le 24 juin, l’opération Netero a duré plus de deux semaines, durant lesquels ont été engagés 3 compagnies du GTIA Désert, appuyées par les hélicoptères du GAM ; des éléments génie de fouille opérationnelle, des moyens de renseignements, DRAC, Harfang, un ATL2 et des patrouilles de Mirage 2000D. Pendant cette opération, les trois sous-groupements ont alterné opérations centralisées au niveau du GTIA et décentralisées au niveau compagnie voire section, en privilégiant l’approche indirecte de la zone des objectifs, la durée particulièrement longue du déploiement et  la mobilité des troupes. Ainsi, les renseignements collectés sur le terrain ont permis d’affiner la connaissance des groupes terroristes et de leurs modes d’actions. Les saisies de matériels réalisées (armements, munitions, matériels logistiques, pick up) contribuent à réduire leur potentiel. La durée de l’opération a également permis aux forces maliennes ainsi qu’à celles de la MINUSMA de marquer leurs présence dans la région et de renforcer des liens avec la population.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Le 06 juillet à Koulikoro a débuté la formation de 700 militaires maliens. Ce dernier, à l’instar du bataillon Waraba, va recevoir une formation complémentaire et adaptée (combat, lutte contre IED, secourisme de combat, …) de 10 semaines dispensée par la mission européenne EUTM et prenant en compte les retours d’expérience du GTIA Waraba. L’objectif de cette mission, inscrite dans la résolution 2085 du CSNU, est de conférer aux forces maliennes les moyens de garantir l’intégrité territoriale du Mali. 110 militaires français (30 instructeurs et 80 conseillers) participent directement à la formation de l’armée malienne. Une centaine d’autres arme la protection de l’emprise de Kouliko.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Le 6 juillet, environ 200 membres des forces de sécurité maliennes qui étaient stationnées à Anefis depuis le 5 juin se sont déployés à Kidal, conformément à l’accord signé le 18 juin entre les autorités maliennes de transition et les groupes armés touaregs du MNLA et du HCUA. Les forces béninoises, togolaises et sénégalaises  de la MINUSMA qui se sont progressivement déployées à Kidal depuis le 29 juin, ont accompagné le déploiement des forces de sécurité maliennes dans la ville. Les éléments de la force Serval stationnés à Kidal sont en mesure, si nécessaire, de faciliter la liaison entre les forces de sécurité maliennes, les éléments de la MINUSMA, et ceux du MNLA.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Il y a 6 mois, la France intervenait au Mali, à la demande du Président malien, pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako. Par la rapidité et la brutalité de son intervention, la France a stoppé l’avancée des terroristes qui menaçait la population malienne et tout son territoire. Malgré la difficulté du terrain, l’étendue du pays, les nombreuses opérations menées de manière conjointe avec les forces armées maliennes ou en coordination avec les forces africaines de la MISMA, devenue MINUSMA et avec l’appui de plusieurs nations alliées, ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes, d’affaiblir leur potentiel logistique en les privant de ressources essentielles et de réinstaller un niveau sécuritaire propice au retour des institutions et de l’administration malienne dans tout le pays.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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