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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:45
Mali: Ban Ki-Moon s’inquiète des menaces pesant sur la Minusma

10/06/2013 par Gaëtan Barralon – 45eNord.ca

 

Dans un nouveau rapport sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a souligné le manque de préparation des soldats de la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, face à la menace des groupes islamistes armés.

 

Ban Ki-Moon ne cache pas son inquiétude. Peu enclin à voir quelque 12 000 Casques Bleus se déployer sur le sol malien au cours de l’été, le secrétaire général des Nations Unies a notamment évoqué «le danger représenté par des éléments armés qui se déplacent vers des pays voisins pour mener des attaques terroristes et participer à des activités criminelles».

Dans ce rapport, Ban Ki-Moon a ainsi tenu à souligner la menace persistante des groupes extrémistes sévissant dans le Nord-Mali. Le secrétaire général a néanmoins rappelé que l’intervention française, en janvier dernier, a permis de les affaiblir et d’endiguer leur progression au cœur du pays. Ils ont ainsi «perdu l’avantage tactique et une grande partie du sanctuaire auquel ils ont eu accès pendant des années dans le nord du Mali».

Mais ils «conservent la capacité de faire peser une menace importante» et «ont toujours des réseaux de soutien et des structures de recrutement», atteste le rapport. Une situation qui laisse craindre de nouvelles attaques isolées. Une véritable guérilla à laquelle la Minusma ne serait pas forcément préparée, selon Ban Ki-Moon.

Le secrétaire général a notamment rappelé que la mission africaine épaulant l’armée française (Misma) a disposé d’une «période de faveur» de quatre mois pour atteindre les normes de l’ONU. Les forces africaines accusaient en effet un manque de moyens et de préparation pour lutter durablement contre les organisations terroristes dans le Nord-Mali.

 

Les autorités maliennes et les rebelles touaregs en conciliation à Ouagadougou

Cependant, «un gros effort devra être fait pour combler les manques» en équipement et en formation, notamment sur les hélicoptères d’attaque, a ajouté Ban Ki-Moon. Car la situation actuelle amène à la plus grande prudence. Et pour cause, l’offensive récente de l’armée malienne contre les rebelles touaregs du MNLA a notamment relancé les tensions dans le pays.

Réunies tout au long du week-end du côté de Ouagadougou, les autorités maliennes et la rébellion ont discuté d’une éventuelle conciliation pour permettre la tenue des élections en juillet prochain. Sous médiation burkinabé, les deux parties doivent publier un document commun, ce lundi, afin de concrétiser leurs négociations actuelles.

Après des mois d’instabilité, le Mali peine encore à entrevoir la sortie du tunnel. Si l’intervention française a permis de reconquérir l’intégrité du nord du pays, ce dernier reste meurtri par la présence et les agissements des groupes extrémistes armés.

Le rapport publié ce dimanche par le secrétaire général des Nations Unies rappelle au combien la situation reste délicate. De lourds défis attendent la Minusma dans sa mission de stabilisation. Mais il en va de l’avenir et de la reconstruction du pays.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:45
Les soldats de la MISMA et du Mali aux côtés de ceux de Serval sur les Champs-Elysées

09.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Petite phrase de François Hollande, cet après-midi à Tulle alors qu'il rencontrait des soldats de Brive-la-Gaillarde de retour du Mali: "Le 14 juillet, une partie du 126e RI sera appelé à défiler sur les Champs. J'ai invité les armées de la MISMA, et des représentants de l'armée malienne."

Le 3 mai, dans un post, j'avais annoncé la présence de soldats africains. Puisque c'est désormais présidentiellement confirmé, les communicants vont pouvoir communiquer.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 12:45
« Doumba »: exercice de synthèse pour les Waraba

8 juin 2013 EUTM Mali

 

Du 4 au 6 juin 2013, le bataillon « Waraba » des forces armées maliennes a effectué un exercice de synthèse baptisé « Doumba », clôturant un cycle de formation de 10 semaines entamé le 2 avril 2013 dans le cadre de la mission EUTM Mali. Comprenant 5 phases au total (reconnaissance, conquête d’un objectif, contrôle de zone, coup d’arrêt, offensive), cet exercice, effectué dans la région de Koulikoro, a permis aux instructeurs de la mission EUTM Mali d’attester la capacité opérationnelle du bataillon Waraba, désormais remis à la disposition des forces armées maliennes. Cet exercice a été marqué par la visite du général Ibrahim Dembélé, chef d’état-major général des armées du Mali, ainsi que du général François Lecointre, commandant la mission EUTM Mali, venus constater sur le terrain le niveau atteint par le bataillon Waraba.

 

Fort de 715 hommes, le bataillon « Waraba » (« les lions » en langue bambara), commandé par le lieutenant-colonel Yacouba Sanogo, est composé de trois compagnies d’infanterie et d’unités d’appui spécialisées dans le domaine de l’arme blindée cavalerie, de l’artillerie et du génie.

 

Reportage photo

« Doumba »: exercice de synthèse pour les Waraba
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 11:45
Déby : «La Libye est au bord de l'explosion»

07/06/2013 Par Tanguy Berthemet – LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - Le président tchadien met en garde contre l'afflux de djihadistes venus du Mali et redoute une déstabilisation des pays voisins.

LE FIGARO - Le Niger est atteint par la crise malienne. Redoutez-vous que le Tchad soit affecté?

 

Idriss DÉBY -Je crois que la situation actuelle au Sahel ne doit pas être une surprise pour qui que ce soit. Dès le départ de la guerre en Libye, nous savions que les conséquences seraient dramatiques pour les pays voisins, mais aussi pour la Libye elle-même. Nos craintes étaient tirées de notre connaissance des hommes, de la culture, de l'organisation sociale de ce pays. C'est pour ça que j'avais demandé, en son temps, une formule qui puisse permettre de faire partir Kadhafi tout en permettant aux Libyens de se réconcilier et de mettre en place des institutions. Cela a été pris pour le plaidoyer d'un ami de Kadhafi. Mais je savais les conséquences de cette guerre. Personne ne s'est préparé.

Sans doute de bonne foi, même la France pensait qu'après Kadhafi, la Libye allait avoir un régime démocratique et organisé. C'était vraiment méconnaître la société libyenne. Le Mali a été le premier pays touché par les problèmes libyens, mais, il ne faut pas se leurrer, nous, les pays du Sahel, nous allons tous être touchés. Le Mali et le Niger hier, demain cela va être le Tchad. Et aucun de nos pays ne peut s'en sortir seul face à cette armada.

 

Selon vous, les djihadistes ont pu se reformer après leur défaite au Mali. La Libye est-elle le nouveau maillon faible de la région?

Hier, ils n'avaient pas de terrain. Maintenant ils en ont un: c'est la Libye tout entière. Hier, ils n'avaient pas d'armes, maintenant ils les ont toutes. Ils n'ont même pas besoin de fabriquer des trucs artisanaux. Hier, ils se cachaient. Aujourd'hui, ils s'affichent et ils disent qu'ils imposeront la charia en Afrique. La Libye est évidemment dans la tourmente mais nous sommes tous exposés ; nous avons tous nos faiblesses. Les djihadistes, je le confirme, sont en mesure de refaire ce qu'ils ont fait au Mali. Peut-être pas de la même manière, ils vont certainement changer de stratégie. Ils ont des camps d'entraînement dans le Djedel Akhdar et des brigades qui se constituent à Benghazi, Tripoli, à Sebha au vu et au su de tout le monde. La situation évolue de la façon la plus négative possible pour la Libye, mais aussi pour nous.

 

Pensez-vous alors que, comme au Mali, si le gouvernement libyen le demande, il faut intervenir en Libye?

Intervenir, c'est trop dire, mais nous avons intérêt à ce que la Libye soit stable et réconciliée. Malheureusement à l'horizon je ne vois pas dans les trois ou quatre années à venir une Libye stabilisée à moins d'un miracle. Comme le disait François Hollande, la guerre au Mali vient de Libye et elle se reconstitue en Libye et c'est l'affaire de toute la communauté internationale. Car la liaison peut être vite faite entre Boko Haram au Nigeria et les groupes dans le nord du Niger. Cela n'est pas rassurant et nous ne sommes pas préparés pour ce genre de situation. Le terrorisme peut frapper quand il veut, même au Tchad.

 

Que faut-il faire?

La Libye est au bord de l'explosion. Je n'ai pas du tout de solution mais on ne peut pas regarder cette situation, la laisser évoluer et nous exploser à la figure. La communauté internationale doit aider les autorités légitimes de la Libye. C'est un pays qui n'a pas d'armée, pas d'institution, pas de société civile pour garantir la paix. Un pays qui est mis en coupe réglée par des brigades qui vont jusqu'à contrôler Tripoli. Tous les radicaux islamistes sont aujourd'hui en Libye.

 

Ces groupes ont des liens avec Aqmi?

Il n'y a pas de doute, il y a des liens. La communauté internationale doit se réveiller pour sauver la Libye sinon tout ce que l'on a fait au Mali ne servira à rien.

 

C'est la raison pour laquelle vous avez engagé le Tchad si lourdement au Mali?

Non, ce n'est pas pour le Tchad que j'ai engagé. J'ai engagé l'armée tchadienne, avec le soutien de la classe politique et du peuple tchadien, pour aller aider un pays frère. Si le président français n'avait pas eu le courage d'engager des soldats français, il faudrait imaginer Bamako sous l'emprise des djihadistes. Nous avons été aux côtés des Français pour décapiter cette menace. Abou Zeid est mort. Mais il y aura d'autres Abou Zeid.

 

Le MNLA est encore présent au nord du Mali. Quelle attitude faut-il avoir vis-à-vis de ce mouvement, avec lequel les troupes tchadiennes ont eu des relations tendues?

Le MNLA n'a pas été très coopératif avec nous. Il faut le reconnaître. Ils connaissent très bien les membres rescapés de l'Adrar des Iforas et des autres villes, comme Tombouctou ou Gao. Une grande majorité a trouvé refuge à Kidal et dans les autres villes du Nord. Nos amis du MNLA auraient dû être coopératifs et le travail serait terminé depuis longtemps. Je ne porte pas un jugement négatif sur le MNLA. Il y a des problèmes internes. Nous espérons, que, avec l'appui de la France et de la communauté internationale, les élections se tiendront sur tout le territoire, c'est-à-dire aussi dans l'Azawad, le pays touareg. Sinon ce serait une acceptation de la division du Mali.

 

Ces dernières semaines, plusieurs personnes, dont des députés et des journalistes, ont été arrêtées au Tchad. Plusieurs ONG ont protesté, parlant d'arrestations arbitraires…

Les ONG sont dans leur rôle. Mais le Tchad est un pays souverain, démocratique avec une justice indépendante. Nous souhaitons que la justice fasse la lumière le plus rapidement possible sur ce qui s'est passé. J'avoue que je ne sais pas car j'étais hors de N'djamena. Je crois que l'intervention du Tchad au Mali ne devrait pas être, pour une petite minorité de mes compatriotes, une occasion pour déstabiliser le Tchad. C'est vrai que certains partis politiques n'étaient pas d'accord. Est-ce pour cela? Y a-t-il d'autres mobiles? Avant on savait qui soutenait le désordre au Tchad. C'était Kadhafi. Là je n'ai pas compris cette conspiration qui n'était pas un coup d'État, mais plutôt une tentative d'organiser un printemps arabe.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:45
chef d'état-major général des armées du Mali, le général de brigade Ibrahima Dahirou Dembélé

chef d'état-major général des armées du Mali, le général de brigade Ibrahima Dahirou Dembélé

2013-06-07 20:19 French.news.cn

 

BAMAKO, 7 juin (Xinhua) -- Le chef d'état-major général des armées du Mali, le général de brigade Ibrahima Dahirou Dembélé et son staff se sont rendus vendredi à Anefis pour trouver une solution au blocage par la France de la progression des forces maliennes sur Kidal.

 

Après la reprise, mercredi dernier, de la localité de Anefis, située à 108 kms de Kidal par les Famas, (forces armées maliennes et de sécurité), l'état-major français a ordonné à ses troupes d' arrêter la progression des forces maliennes en direction de Kidal.

 

Cette directive française a été très mal appréciée par les troupes maliennes à Anefis et leur chaine de commandement opérationnel. Le Chef d'état-major général des armées du Mali et ses conseillers militaires sont donc arrivés à Anefis pour dit-on "comprendre les raisons du refus de la France à voir l' armée malienne entrée à Kidal".

 

Le général Ibrahima Dahirou Dembélé avait rencontré jeudi dans la soirée l' ambassadeur de la France et le commandement de Serval pour discuter de la question.

 

La seule option qui vaille pour l' instant au près des forces maliennes, "est que les militaires francais les accompagnent au cours de leur progression sur Kidal, Tessalit et Tinzawaten, sinon il ne serait pas question de les bloquer une fois encore et une fois de trop", explique un officier de la force spéciale malienne.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 17:45
43 000 litres d'eau par jour pour les soldats de Serval à Bamako et Gao

06.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Quand on parle de "liquide", ça ne veut pas systématiquement dire "espèces sonnantes et trébuchantes"; ça peut vouloir dire tout simplement '"eau". Une fois n'est pas coutume, ce post ne parlera pas du budget des Armées et de la Défense au régime sec.

Le ministre de la Défense a donné quelques chiffres sur l'approvisionnement en eau des soldats de l'opération Serval. Un des aspects les plus critiques de l'aventure malienne.

Dans sa réponse à François Cornut-Gentille qui avait demandé des précisions sur les moyens et procédures adoptées pour fournir en eau les troupes engagées sur le théâtre d’opération malien, Jean-Yves Le Drian précise que "les premiers militaires envoyés au Mali dans le cadre de l’opération SERVAL ont été dotés d’une autonomie en eau de 10 jours (60 à 100 litres d’eau en bouteilles par combattant perçus auprès des groupements de soutien des bases de défense ou en zone de ravitaillement et d’accueil)."

Et de poursuivre : "Afin de simplifier et de réduire le coût de la logistique, la direction centrale du service du commissariat des armées a très rapidement souhaité mettre en place un soutien local permettant d’assurer une grande partie de la dotation initiale des militaires arrivant sur le théâtre d’opérations (7 jours d’autonomie sur les 10 requis), de compléter régulièrement le stock des troupes et de constituer une réserve de sécurité, tout en préservant la couverture des besoins de la population. Au titre de contrats conclus avec des fournisseurs principalement implantés en Côte d’Ivoire, 50 000 litres d’eau ont ainsi été acheminés tous les deux jours à Bamako, dès le 31 janvier 2013, et 36 000 litres tous les deux jours à Gao, à compter du 14 février dernier, après la constitution d’un stock initial de 72 000 litres le 8 février."

Enfin, il est précisé dans le texte du ministre qu’ "une réserve de 30 000 à 50 000 litres d’eau a en outre été constituée auprès de négociants locaux à Niamey, au Niger, dès le 23 janvier 2013".

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 16:45
 En attendant les négociations avec les touaregs, l’armée malienne poursuit sa progression vers Kidal

06.06.2013 par: Romain Mielcarek - Actudéfense

 

Après de violents combats au sud de Kidal, l’armée malienne ne serait plus qu’à quelques dizaines de kilomètres de la ville. En attendant les négociations qui doivent se dérouler à Ouagadougou vendredi, les rebelles se retranchent dans leur dernier bastion.

Après de violents combats dans le secteur d'Anefis, l'armée malienne ne serait plus qu'à quelques dizaines de kilomètres de Kidal. ©DR

Après de violents combats dans le secteur d’Anefis, l’armée malienne ne serait plus qu’à quelques dizaines de kilomètres de Kidal. ©DR

L’armée malienne progresse vers Kidal, la dernière ville occupée par les touaregs dans le nord du Mali. Mercredi, de violents combats ont opposés les forces gouvernementales à ces rebelles à Anefis, bourgade située à une centaine de kilomètres au sud. Selon le colonel Didier Dacko, commandant malien de l’opération, militaires et combattants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) se sont affrontés pendant deux heures. Souleymane Maïga, le porte-parole de l’armée, annonce un bilan contesté par ses adversaire de deux morts de son côté et de dix tués et une trentaine de prisonnier parmi les touaregs.

Le MNLA, qui dénonce une «agression», se serait replié vers Kidal. Les touaregs assurent avoir capturer une douzaine de Maliens. Ces combats, au cours desquels les armées française et africaines ont évité d’intervenir, ont été dénoncé par la communauté internationale. Washington, par exemple, exhorte les deux camps à éviter l’escalade de la violence et de la vengeance en attendant les négociations qui doivent se dérouler vendredi.

L’armée malienne poursuit sa progression vers Kidal. Jeudi 6 avril, en cours de matinée, elle se situerait à quelques dizaines de kilomètres de son objectif. Les militaires assurent, depuis mardi, être en position et en mesure de reconquérir Kidal. Ils appellent les derniers rebelles à déposer les armes avant leur arrivée pour faciliter l’entrée dans la ville.

Difficiles négociations

En ralliant les jihadistes d'AQMI et du Mujao, les rebelles touaregs ont achevé leur rupture avec les populations noires du nord-Mali. ©DR

En ralliant les jihadistes d’AQMI et du Mujao, les rebelles touaregs ont achevé leur rupture avec les populations noires du nord-Mali. ©DR

Vendredi, les autorités du gouvernement de transition malien doivent rencontrer les représentants des deux mouvements touaregs basés à Kidal. Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, doit accueillir les émissaires à Ouagadougou. Le médiateur de la Cédéao pour la crise malienne rencontrera d’abord chacun des acteurs avant que des pourparlers en face à face ne soient menés. Les touaregs seront représentés par des leaders du MNLA et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), une autre organisation moins radicale qui contrôle une partie de Kidal.

Bamako dénonce des «épurations ethniques» menées par les rebelles touaregs à Kidal. Le MNLA aurait mené une vague de violence contre les populations noires de la ville, arrêtant ou expulsant plusieurs dizaines de personnes accusées d’être des agents de renseignement du gouvernement. Cette rencontre doit permettre de trouver d’ici lundi un accord entre les deux camps pour assurer la tenue des élections nationales le 28 juillet prochain.

Les touaregs dénoncent la faible prise en compte de leur population dans le nord du pays. Ils réclament plus d’autonomie et désignent Kidal comme leur capitale. Leur volonté d’indépendance reste en opposition avec les mandats internationaux qui réclament la réunification totale, sécuritaire et politique, du Mali. S’ils sont nombreux dans la moitié nord du pays, les touaregs restent minoritaires et peinent à s’intégrer pleinement avec les autres ethnies à la peau noire de cette région. Leur ralliement aux jihadistes, lors de la conquête de l’Azawad, n’ont rien fait pour favoriser la bonne entente entre ces différentes communautés.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 19:45
Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

06/06/2013 19:33 Sources : EMA

 

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

Au cours de ces derniers 7 jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec une centaine de sorties, dont environ 45 étaient consacrées aux opérations de transport. Une trentaine ont été dédiées à l’appui feu des opérations terrestres et environ 25 ont consisté en des missions de ravitaillement et de renseignement.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

La relève de la brigade s’est poursuivie au cours de la semaine, avec le remplacement de la compagnie du 3e RIMa à Bamako par une compagnie du 152e RI, qui reprend ainsi les missions de force protection à Bamako, assurées conjointement avec les CPA 10 et 20 de l’armée de l’Air. A Kidal, toujours dans le cadre du rythme classique des relèves, une compagnie du 2e REI a pris la suite des éléments de la compagnie du 126e RI qui y étaient déployée.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

Parallèlement, les opérations se sont poursuivies sur la boucle du Niger ainsi que dans le nord du pays, avec différentes patrouilles conduites dans la ville de Gao et de Tessalit.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

Par ailleurs, une section d’infanterie renforcée par un groupe de génie du GTIA Désert a été engagée du 29 mai au 4 juin à Tombouctou afin de réaliser des reconnaissances et patrouilles de sécurisation conjointes avec le bataillon burkinabé de la MISMA, responsable de la sécurité dans la zone. Ce renfort temporaire avait pour objectif, en liaison avec le détachement de liaison et d’appui (DLA) sur place, armé par le 8e RPIMa, d’assurer le bataillon burkinabé de la capacité de renfort de la force Serval, afin d’accompagner de façon progressive sa montée en puissance. La responsabilité de la sécurité de la zone de Tombouctou lui a été confiée le 23 avril dernier par la force Serval. Depuis cette date, ce bataillon de la MISMA assure, en liaison avec les forces maliennes, la sécurité dans la ville de Tombouctou.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

Les 2 et 3 juin 2013, Monsieur Pierre Lellouche et Monsieur François Loncle, respectivement président et rapporteur du groupe Sahel à la commission parlementaire des affaires étrangères, se sont rendus à Gao et à Bamako. Ils s’y sont faits présenté les activités de la force Serval et ont pu s’entretenir avec des militaires français, maliens et de la MISMA, ainsi que des autorités civiles locales.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 06 juin 18h00
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 19:45
27 mai 2013, 10h49, Nord-Est de Gao, opération Ceuze

31.05.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

27 mai 2013, 10h49, Nord-Est de Gao, opération Ceuze, les militaires du GTIA Désert progressent dans un oued avec les forces armées maliennes et sont appuyé par un VBCI. Du 26 au 28 mai, à 70 km au Nord-Est de Gao, le GTIA Désert a mené l’opération Ceuze. Elle avait pour objectif d’exploiter les renseignements collectés lors d’une opération préalable tout en affichant à la fois la présence et la détermination de la force dans la région située entre Gao et In Zekouan.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:45

5 June 2013 Last updated at 19:23 GMT BBC Africa

 

Malian soldiers have clashed with secular separatist Tuareg fighters near the northern town of Kidal, army and rebel spokesmen have told the BBC.

Kidal has been held by the National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA) since February, when Islamist militants fled the city.

Thomas Fessy reports from neighbouring Senegal.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:45
Mali: l’armée se bat avec le MNLA

5 juin, 2013 - 17:29 GMT BBC Afrique

 

L’armée malienne a pris le contrôle mercredi de la localité d’Anefis, à une centaine de km de Kidal dans le nord du Mali, après des combats avec les rebelles touareg du MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad.

 

10 membres du MNLA ont été tués, selon l’armée malienne, un bilan que récuse le MNLA, évoquant 2 morts dans ses rangs.

 

Il s’agit des premiers combats entre l’armée malienne et la rébellion touareg depuis l’intervention militaire française et africaine en janvier pour chasser les combattants islamistes du nord du Mali.

 

L'armée malienne affirme vouloir reprendre à terme la ville de Kidal, occupée depuis fin janvier par le MNLA, accusé d’exactions contre ses habitants noirs.

 

L’armée souhaite contrôler Kidal avant la tenue de l'élection présidentielle prévue pour le 28 juillet.

 

Les combats à Anefis ont commencé vers 6:30 mercredi matin, selon le maire d’Anefis, Izga Ag Sidi.

 

“Un convoi d’au moins 300 véhicules de l’armée est arrivé la nuit dernière. Nous avons ordonné à nos hommes de quitter Anefis pour faire en sorte que la bataille se déroule en dehors de la ville pour épargner les vies de la population d’Anefis”, a déclaré à l’agence AP un responsable du MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh.

 

"L'armée malienne (...)a décidé de régler la situation par la guerre et le gouvernement malien assumera toutes les conséquences", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA.

 

Selon le MNLA, des combats ont également eu lieu à Amassine, à une centaine de km à l’ouest de Kidal.

 

Les forces maliennes "continuent leur progression" en direction de Kidal, a déclaré le porte-parole de l’armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga.

 

Soutien diplomatique de la France

 

La France a appelé les "groupes armés" du Nord à "déposer les armes".

 

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré à Paris que "le pouvoir malien demande l'intégrité du Mali et il a raison".

 

Les combats entre l’armée malienne et le MNLA interviennent alors que des négociations se déroulent à Ouagadougou sous l'égide de la médiation burkinabè entre représentants du MNLA et Tiébilé Dramé, émissaire du régime de transition malien.

 

Le MNLA, qui occupe Kidal depuis le départ des islamistes armés chassés fin janvier par l'intervention militaire française au Mali, refuse, depuis, la présence de l'armée et de l'administration maliennes dans la ville.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:45
Serval : Dans la peau d’un chef de section du 25e régiment du génie de l’air

04.06.2013 ECPAD

 

Le lieutenant Edouard est en mission depuis quatre mois au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Depuis septembre 2010, il est chef de section travaux au 25e régiment du génie de l’air (25ème RGA) basé à Istres.

 

Saint-cyrien, il s’est engagé en 2006 et a décidé de servir dans un régiment de l’armée de Terre qui travaille au profit d’une autre armée, en l’occurrence l’armée de l’Air : « Je voulais faire quelque chose de concret et avoir la possibilité d’être engagé sur des missions qui s’inscrivent dans le temps et qui laissent une trace de notre passage. Le fait de pouvoir travailler pour deux armées est une chance, cela permet de multiplier les expériences et de diversifier les missions sur lesquelles nous pouvons être employés. » En effet, le 25e RGA est capable de conduire des travaux partout dans le monde grâce ses engins aérotransportables.

 

Le lieutenant Edouard a déjà été engagé deux fois au cours de l’année 2011. Au titre de l’opération Harmattan en Libye, en appui au déploiement de la force depuis la Corse, et au Tadjikistan, dans le cadre de l’opération Pamir pour réaliser des travaux  sur le taxiway de l’aéroport International de Douchambé. « Pendant cette première opération extérieure (OPEX) au Tadjikistan, j’ai commandé un détachement d’une soixantaine de sapeurs sur un chantier qui a duré plus de six mois. Ceci m’a permis de me conforter dans mon rôle de chef. Le plus délicat dans le commandement est de gérer l’aspect humain du fait de la durée de l’engagement et de l’éloignement des familles. »

 

Au Mali, le détachement du 25e RGA est commandé par le capitaine Mathieu. Les sapeurs sont répartis sur 4 sites différents : Gao, Kidal, Tessalit et Bamako. Le lieutenant Edouard commande la partie déployée à Bamako.

 

À peine a-t-il posé le pied sur le sol malien, qu’il a été chargé avec sa section de définir et d’aménager sur l’aéroport de débarquement (APOD) de Bamako les zones sur lesquelles les militaires de la force Serval seraient déployés leurs quartiers. A partir dule 20 janvier dernier, une quinzaine de jours, soit 2700 heures de travail, ont été nécessaires pour effectuer les travaux. « Dans un pays où la saison des pluies dure quatre mois, il  est  impératif de s’assurer que les zones ne soient pas inondables et que le sol résiste aux fortes précipitations. Toutes ces opérations d’aménagement ont été menées en relation étroite avec le détachement du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) de Bamako. »

 

Une fois l’aménagement finalisé et les troupes de l’opération Serval déployées, le plus grand chantier réalisé par le détachement du lieutenant a été la construction du dépôt de munitions du théâtre installé à Bamako. D’une surface de plus de 39 000m², le chantier a nécessité un peu plus de deux mois de travaux au cours desquels 25 000m3 de terre ont été déplacés et 3500 bastion wall ont été installés. Il s’agit de structures métalliques déployables que l’on remplit de terre afin de construire des murs de protection.

 

La rapidité des opérations et la nécessité de fournir très vite un appui dans le domaine de la protection des installations de la force Serval ont entrainé le déploiement des sapeurs  du 25e RGA dans différentes zones du Mali : « La principale contrainte rencontrée sur le territoire est la distance entre les zones de déploiement. Certains sites sur lesquels nous étions employés, situés à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, étaient inaccessibles par la route.  C’est pourquoi tous nos matériels ont été transportés par voie aérienne ce qui nous a permis d’être au plus tôt sur les sites pour pouvoir commencer très rapidement les travaux demandés. » 

 

Le lieutenant et ses hommes ont participé à des missions d’expertise de pistes sommaires. Ce type de piste est utilisée par les forces aériennes et le groupement aéromobile (GAM) sur plusieurs zones du Mali : «  Nous (le 25e RGA) avons également eu à mettre en place les systèmes de protection des forces à Bamako, Gao, Tessalit et Kidal et à maintenir en condition opérationnelle les pistes d’atterrissage. Nous avons également installé des check point et des postes de combat tout autour des zones d’installations françaises. Plus de 1000 Bastion wall ont été utilisés pour mettre en place un dispositif de protection mobile mais efficace. »

 

Au début du mois de février, le détachement du 25e RGA a également été au plus près des zones de combat lors de la réhabilitation d’une piste sommaire à Tessalit, au Nord du Mali. Cette action a été déterminante et a très fortement contribuée au déploiement rapide de la force Serval : « Pour moi, c’est le moment fort de notre mandat au Mali, avec un déploiement du détachement au cœur de la zone de combat. » souligne le lieutenant Edouard

 

Les sapeurs du 25e RGA ont également mené des missions de reconnaissance de zone, actions qui visent à détecter, dans tous les types d’infrastructures, la présence d’engins explosifs.

 

 « Après quatre mois passés au Mali, je suis pleinement satisfait de toutes les missions, riches, mais aussi exigeantes, que j’ai pu mener à la tête de mon détachement car tous les objectifs qui m’ont été fixés ont été atteints. Intégrés au cœur de la mission opérationnelle, nous faisions parti des premiers à être arrivés sur les différentes villes du Nord. Pour la première fois de son histoire, le régiment a été intégré dans une manœuvre opérationnelle offensive. En tant que chef, c’est une fierté d’avoir pu contribuer, en partie, à l’installation d’une force ayant compté jusqu’à 4500 hommes. »

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:45
Mali wants Sahel nations to do more about Islamist threat

05 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Mali's foreign minister said that nations in the Sahara were not doing enough to stop an Islamist threat spreading across the region and urged more intelligence-sharing and joint military operations.

 

In an interview with Reuters, Tieman Coulibaly also accused Mali's Tuareg separatist rebels of "Ku Klux Klan" abuses by persecuting non-Tuaregs in Kidal and said this did not bode well for talks aimed at including the northeastern town in next month's election of a new president to complete a post-coup transition to democracy.

 

A string of attacks in Niger including on a French-run uranium mine have shown how Islamist rebels have taken advantage of a security vacuum since French-led forces drove al-Qaeda-linked fighters from strongholds in northern Mali this year, Reuters reports.

 

Regional rivalries are aggravating the problem for Paris and its Western allies, with a lack of cooperation between Saharan countries helping militants to melt away when they come under pressure and regroup in quieter parts of the vast desert.

 

"We must coordinate better," Coulibaly said in the interview in Paris. "We need a constant effort to share information and be able to act together against this threat."

 

Security officials say lawless southern Libya has become the latest haven for Islamist groups. Paris has put the blame firmly on these groups for attacking its embassy in Tripoli in April.

 

"This is a threat to everybody - Niger , Mauritania, Ivory Coast, Senegal, Algeria and beyond," Coulibaly said. "We must do more."

 

Regional nations met in March in Mauritania to discuss how to put better mechanisms in place to share information and to assess ultimately how to launch joint security operations. The same countries are due to meet again in Algeria in the coming days for further consultations, Coulibaly said.

 

France, which is keen to cut its troop numbers in the region, has said it would support all regional efforts.

 

But, amid persistent bickering and mistrust among regional powers, President Francois Hollande admitted in May that French forces may have to be used elsewhere in the Sahel.

 

France's immediate priority now is to ensure the situation in its former West Africa colony remains stable and that presidential elections proposed for July take place as planned all across the vast impoverished country.

 

"RACIST ATTACKS"

 

But tension over Kidal risks turning public opinion against France, which was feted for liberating Mali's north from Islamist occupation but has since faced criticism for allowing armed Tuarags to reassert control in the desert town.

 

Talks have started between the central government in Bamako and the Tuareg rebels, known as the MNLA, who control Kidal to try to reach a deal that would allow its inhabitants to go to the polls.

 

But Coulibaly said the situation was "worrying" in Kidal, where hundreds have been rounded up. He accused the MNLA of committing "racist and segregationist acts" against non-Tuaregs that was forcing the Malian army to move towards Kidal.

 

"I think the talks will slow down because we can't continue talking with people that are transforming themselves into a Ku Klux Klan while we're proposing to negotiate peace," he said, referring to the American far-right white supremacist group.

 

"We are sticking to our position which consists of restoring the administration in Kidal including the army."

 

The MNLA has denied that detentions in Kidal were based on race, saying only that some 10 people had been taken into custody after being identified as Malian soldiers "sent to spy on us", and were now considered prisoners of war.

 

The elections are due to conclude a transition to democracy following a military coup in April 2012 that led to Mali's north falling under Islamist insurgent domination for nine months.

 

Coulibaly said there was still time to reach a deal with the MNLA but without security in Kidal it would be difficult to hold the elections. "The ball is no longer in our camp," he said.

 

"All resolutions taken by the United Nations call for the restoration of the territorial integrity of Mali. If they are not respected then Mali and its partners will be forced to apply them."

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:45
Malian army clashes with Tuareg rebels, heading for Kidal

05 June 2013 14:24 defenceWeb (Reuters)

 

The Malian army said it seized the village of Anefis following heavy fighting with the Tuareg separatist MNLA and was heading towards the nearby town of Kidal, the rebels' last stronghold.

 

It was the first fighting between the MNLA and the Malian army since a French-led military offensive launched in January. The French campaign ended Islamists' 10-month domination of Mali's desert north but left the Tuareg rebels in control of Kidal.

 

Mali's interim government accused the MNLA of violence against non-Tuaregs on Monday. The army has vowed to retake Kidal before national elections scheduled for late July, Reuters reports.

 

"Our troops have taken Anefis this morning after intense fighting," said army spokesman Colonel Souleymane Maiga, adding that the fighting had begun early on Wednesday.

 

Moussa Ag Acharatoumane, Paris-based spokesman for the MNLA, said in a statement there was fighting between the Malian forces and MNLA fighters in Anefis but did not provide further details.

 

The MNLA has rejected Bamako's calls for it to lay down its weapons, saying it would resist any attempt to retake Kidal. It has said it is open to negotiations with the government if northern Mali's right to self-determination is recognized.

 

The MNLA was not targeted by the French offensive and has since been able to retake some areas, including Kidal. But this has strained relations between France and the transitional government in the southern capital, Bamako.

 

The MNLA rose up early last year, calling for the creation of a Tuareg homeland in northern Mali. It joined forces with al Qaeda-associated fighters and together they overran the north, but the better armed Islamists quickly took control of the rebellion.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:45
Serval : Visite d’une délégation parlementaire

04/06/2013 Sources : EMA

 

Les 2 et 3 juin 2013, Monsieur Pierre Lellouche et Monsieur François Loncle, respectivement président et rapporteur du groupe Sahel à la commission parlementaire des affaires étrangères, se sont rendus à Gao et à Bamako.

 

La délégation a été accueillie à l’aéroport de Gao par le général Laurent Kolodziej, commandant la brigade Serval. Elle a d’abord assisté à un point de situation sur l’activité de la force Serval, suite à quoi elle s’est rendue dans la ville de Gao pour rencontrer les autorités locales.

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

De retour à l’aéroport de Gao, les députés ont rencontré les militaires de la force Serval, des forces armées malienne et de la MISMA.

 

Le 3 juin, la délégation s’est rendue à Bamako où elle a été accueillie par le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant la force Serval (COMANFOR Serval) au poste de commandement interarmées de théâtres (PCIAT).

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

Une visite du Joint Operations Center (JOC) du PC, centre névralgique de l’opération, leur a permis de toucher au plus près le suivi et la coordination des actions conduites dans l’opération Serval.

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

Les opérations de la force Serval continuent d’accompagner la montée en puissance des forces de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), ainsi que des forces armées maliennes accompagnées par la mission de formation de l’Union européenne (EUTM).

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:45
Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

05/06/2013 Sources : EMA

 

Le 27 mai 2013, un convoi de véhicules parti de Bamako est arrivé à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire (RCI), pour embarquer sur un affrété à destination de la France.

 

Le convoi, composé d’une centaine de véhicules répartis en deux rames, a quitté Bamako le 25 mai après un contrôle technique effectué par le détachement logistique (DETLOG). Les éléments désengagés étaient issus des unités du groupement tactique interarmes 2 (GTIA2), des sous groupements logistiques et du sous-groupement du matériel adapté au théâtre.

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Pour assurer l’escorte du convoi, le DETLOG a mis à la disposition de chaque rame quatre véhicules P4, deux camions citernes polyvalents (CCP) et un porte-engins blindé d’évacuation (PEB)

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Le convoi, lancé sur un itinéraire de 1 200 kilomètres, a exigé une coordination permanente entre le chef opérations (CO) de la force Serval et celui de la force Licorne, stationnée en RCI.

A son arrivée à Abidjan, le convoi a été pris en charge par le détachement de liaison (DL) Serval auprès de la force Licorne, dont la mission est de faciliter les opérations de transit du matériel sur une zone de regroupement et d’attente.

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Lancé le 8 avril 2013, conformément à la décision du Président de la République, le désengagement de la force Serval se poursuit, de façon progressive et coordonnée avec les forces en présence (forces armées maliennes (FAM), MISMA, MINUSMA).

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 16:45
Terrorist attacks in Niger: not another Mali

03 June 2013 Tobias Koepf - iss.europa.eu

On 23 May, terrorists carried out two suicide attacks in northern Niger which targeted a camp of the Niger armed forces in the city of Agadez and a uranium site run by the French nuclear company Areva in the city of Arlit. During the attacks, around 20 people (most of them Niger soldiers) were killed.

Responsibility for the attacks was claimed by the terrorist group Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO), one of the three Salafi-jihadist groups that seized control of northern Mali after the military coup in Bamako in March 2012 only to be driven out of Mali following the French military intervention - Operation Serval - in January 2013.

The attacks raised concerns that they could mark the beginning of a descent into chaos in the country, similarly to what happened in Mali one year ago. And at first glance, Niger is indeed suffering from some of the same problems that caused the turmoil in Mali.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 11:45
Le Japon offre 750 M EUR sur 5 ans pour stabiliser le Sahel

02 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

YOKOHAMA (Japon) - Le Premier ministre japonais a annoncé dimanche le versement de 750 millions d'euros en cinq ans pour aider à stabiliser la région nord-africaine du Sahel et la formation de 2.000 personnels sur place pour la lutte anti-terroriste.

 

Le Japon va fournir 100 milliards de yens (750 millions d'euros) sur cinq ans pour le développement et la stabilité du Sahel, a déclaré Shinzo Abe lors de la conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad).

 

Ce soutien financier apporté par l'Etat nippon entre dans le cadre d'un paquet de 10,6 milliards d'euros d'aide publique au développement sur cinq ans pour l'Afrique, annoncée samedi par M. Abe à l'ouverture de ce sommet à Yokohama (région de Tokyo) auquel participent une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains.

 

Le Premier ministre japonais a tenu à détailler la partie de cette assistance dédiée à cette vaste zone comprise entre l'Afrique du Nord et l'Afrique sub-saharienne et comprenant des territoires de nombreux pays dont le Mali, la Mauritanie, le Niger, l'Algérie, le Tchad, le Soudan et la Lybie.

 

Le Japon attache beaucoup d'importance à cette région, particulièrement depuis une prise d'otages mi-janvier au complexe gazier d'In Amenas dans le sud de l'Algérie, au cours de laquelle dix ressortissants nippons avaient été tués.

 

Quelques jours après cette tragédie qui avait traumatisé le pays, Tokyo avait annoncé un don de 120 millions de dollars pour aider à stabiliser la région, somme à laquelle viennent s'ajouter les fonds annoncés dimanche.

 

Cette assistance permettra de renforcer les protections sociales, avec un accent mis sur l'alimentation, l'éducation et la santé, avec également un soutien pour les femmes et les jeunes, a détaillé M. Abe, pour qui cela ramènera l'espoir d'un développement économique dans la région et contribuera ainsi à sa stabilité.

 

En plus de ce volet d'aide au développement, le Japon va fournir un soutien distinct aux pays de la région, dédié spécifiquement à la lutte contre le terrorisme et au maintien de la sécurité.

 

Nous formerons 2.000 personnes pour les opérations anti-terroristes et le maintien de la sécurité, a précisé le chef du gouvernement japonais.

 

Parmi les pays du Sahel confrontés à des troubles, le Mali fait l'objet d'une attention particulière et une force onusienne de 12.600 hommes doit y prendre le relais des quelque 4.000 soldats français déployés en janvier et qui ont chassé du nord du pays - avec l'appui de contingents d'Afrique occidentale - les groupes armés islamistes qui avaient conquis ce vaste territoire.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:45
Mali: front commun à Kidal

2 juin, 2013 – BBC Afrique

 

En négociation sous la médiation du Burkina Faso, les groupes armés touareg qui contrôlent Kidal, dans le nord-est du Mali, affichent leur position concernant la situation de la ville mais du reste du Nord-Mali, qu'ils appellent Azawad.

 

Affichant une position commune, les délégations du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), écarte toute présence de l'armée malienne à Kidal.

 

Ils posent, par ailleurs, comme conditions à toute négociation avec le gouvernement malien, le retrait des militaires maliens d'autres zones du Nord ou la future force onusienne, la Minusma, prendrait leur relève.

 

Le porte-parole de cette nouvelle coalition de mouvement touareg, Moussa Ag Attaher, a expliqué que l’armée malienne "est incapable d’assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens sans faire la distinction".

 

Le gouvernement malien de transition a fixé au 28 juillet le premier tour de la présidentielle en soulignant que le scrutin se déroulera sur tout le territoire national.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 07:55
Les "Gaulois" du 92e RI sont tous rentrés à Clermont-Ferrand

31.05.2013 par P. Chapleau – Lignes de Défense

 

130 soldats du 92e régiment d'infanterie ont regagné Clermont-Ferrand ce vendredi après-midi (photo cellule Com 92e RI). Désormais, tous les 350 militaires du régiment sont de retour en métropole après quatre mois passés au Mali.

 

Deux compagnies de combat d’infanterie équipées du VBCI (Véhicule blindé de combat d’infanterie), une équipe de mécaniciens et une partie de l’état-major, soit environ 350 soldats du régiment, avaient été déployées, fin janvier 2013, en urgence au Mali. Hommes et blindés étaient passés par le Sénégal avant un long raid blindé en deux étapes, de Dakar à Bamako puis de Bamako à Gao.

 

Durant les 4 mois de leur mission, les fantassins du 92e régiment d’infanterie ont participé à la recherche et la destruction des groupes terroristes. Les "Gaulois" se sont illustrés lors des violents combats dans les localités et zones désertiques du centre et nord du Mali ; ils ont notamment contribué à la sécurisation de la ville de Gao et de son aéroport.

photo EMA

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 07:45
Mali : Serval est né d'un Requin...

31 Mai 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Un livre des journalistes Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé

 

L'intervention française au Mali (opération Serval), qui a démarré de manière fracassante le 11 janvier dernier, était dans les cartons depuis 2009. Une planification de l'état-major, baptisée Requin, prévoyait alors quasiment ce qui advenu cet hiver. Et qui a failli être déclenché à plusieurs reprises sous la présidence Sarkozy... Puis après l'élection de François Hollande, qui juge le dossier malien prioritaire, tout se met en place à partir du 31 octobre 2012. L'offensive des djihadistes en janvier servira de coup de sifflet pour y aller.  C'est ce que racontent deux journalistes du Figaro, Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé, qui publient un livre, écrit à chaud et de lecture agréable, sur "Notre guerre secrète au Mali".

 

Attention, il ne s'agit pas d'un récit détaillé des opérations militaires depuis janvier - à la manière de Jean-Christophe Notin sur l'Afghanistan ou la Libye.   Les fana-milis, passionnés de la mécanique militaire, resteront sans doute sur leur faim. C'est un ouvrage de synthèse qui explique le pourquoi et le comment de cette guerre.  Une lecture conseillée à ceux qui veulent comprendre ce que fait la France au Mali, et plus largement au Sahel.

 

L'ouvrage revient sur les causes de cette crise, c'est-à-dire à la fois la déliquescence de l'Etat malien et la montée en puissance des groupes terroristes au Sahel, comme AQMI, qui trouvent leur origine dans la guerre civile algérienne. Les auteurs se penchent sur la question des otages, comme sur celle de l'islamisme radical. Ils retracent les causes immédiates de la guerre toujours en cours ainsi que le processus qui a conduit à l'intervention française. Sans cacher, par exemple, combien Serval a été l'objet de tensions au sommet de l'Etat et des armées, où une nouvelle architecture du pouvoir politico-militaire est apparue, plus centrée sur le ministre de la Défense qu'auparavant. En conclusion, le livre aborde les conséquences de Serval, notamment sur la question européenne ou des choix du Livre blanc.

 

Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé "Notre guerre secrète au Mali" Fayard, 248 pages, 17 euros.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 22:30
photo EMA

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01 juin 2013 Par RFI

 

Le ministère français des Affaires étrangères recommande une vigilance accrue à ses ressortissants résidant ou de passage en Côte d'Ivoire. Ce message a été publié le 27 mai sur le site internet du ministère et fait référence à l'activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, en lien avec le conflit au Mali. Une mise en garde qui vient confirmer un soupçon qui planait depuis plusieurs mois en Côte d'Ivoire.

 

La rumeur courait bien avant le déclenchement de l'offensive française au Mali. La menace s'est précisée fin 2012, et c'est en mars que les premières arrestations de jihadistes ont eu lieu à Abidjan. Une cellule de moins de dix hommes, de nationalité égyptienne selon certaines sources, a été démantelée dans une opération conjointe entre les forces de sécurité françaises et ivoiriennes. Ces jihadistes s'apprêtaient à viser des intérêts français en Côte d'Ivoire.

 

Une menace toujours d'actualité, probablement motivée par l'activisme d'Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, dans la résolution de la crise malienne, ainsi que par la présence de plus de 10 000 Français en Côte d'ivoire. Des spécialistes évoquent aussi la porosité des frontières et le manque de moyens des forces de sécurité ivoiriennes dans le nord.

 

La crainte d'infiltrations se fait ressentir : des soldats ivoiriens sont postés dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire depuis plusieurs mois et des imams radicaux sont surveillés de près, à l'intérieur du pays comme à Abidjan.

 

Des sources proches de la présidence ivoirienne affirment que la sécurité a été renforcée à l'aéroport d'Abidjan et autour des sites sensibles. Quant à la France, elle encourage les services de renseignement ivoiriens à accorder toute l'importance qu'elle mérite à cette menace jihadiste.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:45
Le MINDAC à Koulikoro

Le MINDAC à Koulikoro

1 juin 2013 EUTM Mali

 

Le Jeudi 30 mai 2013, le général Yamousssa Camara, ministre malien de la défense et des anciens combattants (MINDAC), a rendu visite au bataillon Waraba à un peu plus d’une semaine de la fin de sa formation. Il lui a été présenté l’organisation de la formation par les cadres de la mission européenne. Le MINDAC a ensuite visité le camp de Boubacar Sada Sy, où il a pu mesurer le niveau de transformation depuis sa dernière visite à la mi-mars.

 

Le lieutenant-colonel Yacouba Sanogo, chef du bataillon, lui a ensuite présenté la réalité de celui-ci tant sur les effectifs, le matériel, le programme de formation que sur le niveau atteint après ces 9 semaines et la confiance qu’il a dans ses capacités opérationnelles.

Le MINDAC à Koulikoro

Le Ministre est ensuite parti vers le village de combat afin d’assister à l’instruction sur l’engagement d’une compagnie (120 hommes) dans des combats en centre-ville. C’est à ce moment-là qu’il a répondu aux questions des journalistes. Il a, tout d’abord, affirmé sa volonté de réformer la gestion des ressources humaines de l’armée malienne pour la rendre plus professionnelle. Avec, en particulier, un appel à un strict respect des règles de gestion des personnels en fin de carrière.

 

Puis il a partagé son sentiment sur la formation de Waraba : « je suis tout à fait comblé, car on ne répétera jamais assez que l’accompagnement de l’EUTM a été bâti sur la base d’un constat : l’insuffisance de l’entraînement de nos unités. C’est ce qui a permis  d’élaborer ce formidable programme pour remettre à hauteur notre outil de défense pour reprendre le flambeau et faire en sorte que ce qui s’est passé ne se produise plus jamais ».

 

La semaine prochaine se déroulera l’exercice de synthèse du bataillon qui marquera la fin de la formation et attestera du niveau atteint par le Waraba.

Le MINDAC à Koulikoro
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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:55
Hollande: l'opération Serval au Mali est «réussie militairement»

31.05.2013 P.Th - leparisien.fr

 

Un grand oral sur la politique internationale. Au d'une interview accordée ce vendredi depuis l'Elysée à France 24, RFI et TV5 Monde, le de la République François Hollande est revenu sur la politique étrangère de la et s'est exprimé sur les dossiers chauds du moment.

Il a notamment tiré le bilan de l'intervention militaire française «réussie» au Mali. Il s'est exprimé sur la présence de «groupes terroristes» en Libye, sur le conflit syrien ou encore sur la situation politique en Tunisie ou en Algérie. Le chef de l'État a également évoqué les otages français retenus au Sahel, expliquant ne pas vouloir trop en dire «pour ne rien contrarier» et affiché sa volonté de lutter contre le terrorisme.

Une intervention «réussie» au Mali. «L'opération Serval a eu un objectif : libérer le Mali de l'emprise terroriste», a rappelé François Hollande en préambule. Selon lui, «cet objectif a été atteint militairement et pratiquement». «Il n'y a plus un seul morceau du Mali qui puisse être sous contrôle terroriste», s'est-il félicité.

Le président de la République a estimé que «cette opération doit maintenant être réussie» sur le plan politique, tout en soulignant que cela ne dépendait pas de la France. Il a jugé que l'élection présidentielle pourrait tout à fait être organisée dans le pays fin juillet et appelé à ce que cette élection soit «incontestée et donc incontestable».

La lutte contre le terrorisme. Si l'opération Serval est selon lui «militairement» réussie, nous n'en avons pas terminé «pour autant avec la menace terroriste au Sahel». «La France sera au côté» des Africains pour lutter contre le terrorisme, a martelé François Hollande à plusieurs reprises, évoquant notamment la formation, l'encadrement et l'équipement des troupes.

Si le chef de l'Etat prône une «vigilance absolue» face à la «menace extérieure», il a rappelé qu'«il y a aussi un terrorisme de l'intérieur». Deux jours après l'arrestation de l'auteur présumé de la violente agression d'un militaire à la Défense, François Hollande a défendu le travail des enquêteurs et exclu de revenir sur la fusion des services de renseignements réalisée en 2008, tout en plaidant pour «un meilleur suivi des informations locales par les services de renseignement». Mais aussi pour «une meilleure coopération» entre «la DCRI, c'est-à-dire le renseignement de l'intérieur, et la DGSE, le renseignement de l'extérieur», car «il y a des individus qui passent de l'intérieur à l'extérieur ou de l'extérieur à l'intérieur».

Pas d'intervention militaire française en Libye. Questionné sur l'information du «Parisien» - «Aujourd'hui en France», selon laquelle Paris envisage une action armée contre les terroristes d’Aqmi réfugiés en Libye, François Hollande a souligné qu'il fallait «tout faire pour que les libyens puissent assurer la sécurité de leur territoire». «Est-ce qu'il y a des groupes terroristes qui se sont installés au sud de la Libye? Oui», a-t-il acquiescé assurant qu'il s'agissait d'établir avec «les autorités libyennes quelle coopération nous engageons pour mettre hors d'état de nuire ces terroristes».

Le président de la République a, en revanche, écarté tout engagement militaire de la France en Libye en dehors du cadre des résolutions de l'ONU : «Il y a des règles pour toute intervention française. Nous, nous intervenons dans la légitimité que nous confèrent les résolutions de l'ONU et dans aucun autre cadre», a-t-il déclaré, soulignant que «jusqu'à présent nous n'avons pas été appelés par les autorités libyennes».

Le conflit syrien. Abordant la situation en Syrie, où se déroule un conflit meurtrier, François Hollande a d'abord dressé ce constat : «100 000 morts en Syrie depuis deux ans. Un régime qui en est le principal responsable, qui écrase sa propre population (…) Et avec l'interrogation d'une possible utilisation d'armes chimiques...» Le président de la République a assuré que «la France mobilise autant que possible la communauté internationale» et milité pour une solution «politique», assurant vouloir «tout faire» pour que la conférence internationale de Genève «puisse réussir» afin de «préparer l'après Bachar al-Assad».

L'état de santé de Bouteflika. «Il ne m'appartient pas de faire le bulletin de santé du président algérien», a d'emblée fait remarquer François Hollande, questionné à ce sujet. Le chef de l'Etat a néanmoins confirmé qu'Abdelaziz Bouteflika «a été effectivement hospitalisé» à Paris et qu'«il est en ce moment en convalescence dans l'établissement des Invalides», un hôpital militaire parisien. Souhaitant un retour du président algérien «le plus vite possible dans son pays», il a rappelé les «très bonnes relations» qu'il entretient avec lui et avec «les autorités algériennes». Quant à l'avenir politique du pays, le président français a jugé que c'est «aux Algériens» de le «déterminer», au travers des prochaines élections de 2014.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:45
Premières conclusions sur la formation au DIH.

31 mai 2013 EUTM Mali

 

James Cahill est le responsable UN-OCHA (bureau pour la coordination humanitaire) au Mali. Il a également pris en charge la coordination de la formation Droit International Humanitaire (DIH) pour EUTM Mali jusqu’à l’arrivée d’Alison Hayes, le mercredi 08 mai 2013. Alison est britannique et  instructeur, au sein d’EUTM, pour le DIH et elle a depuis pris la responsabilité de la coordination des cours et de leur mise en pratique sur le terrain.

 

Avant de quitter le Mali, James a accepté de répondre à trois questions sur la formation des soldats maliens du bataillon Waraba aux problématiques DIH. Bien que parlant couramment français et faisant ses cours dans la langue de Molière, James, irlandais de nationalité, a préféré par un souci de clarté répondre à nos questions en anglais.

 

1/ – James, pouvez-vous nous expliquer comment vous avez organisé la formation des soldats du bataillon Waraba ? Quelle est l’idée directrice qui vous a guidé dans le choix des thèmes des cours ?

 

The training program evolved from a working group of humanitarian actors interested in participating, we were approached with an opportunity to lend assistance. Having been given some guidance from the EUTM training section on key issues they wanted covered, primarily protection issues for vulnerable people, namely women, children and displaced persons, the working group then decided what the key issues within these topics were, specific to Mali.

 

As additional time became available, the working group decided to cover some topics that the humanitarian community felt were pertinent, and from this, we decided to include IHL for armed conflict, IHL specifically for the management of detainees and a session on everything concerning the interaction with humanitarian workers on the ground.

 

Given the numbers required to be trained, and the limited time available (due to a very tight schedule), it was decided to adopt the approach of simply concentrating on key messages, but ensuring proper delivery. To accomplish this, lessons were very visual and the interaction with the audience was maximized as much as possible with translations in two of the local dialects as much as possible.

 

 

2/ – Après 5 semaines de cours, pouvez-vous nous donner vos impressions sur les soldats maliens : leurs connaissances au début de la formation, leur intérêt pour les cours, leur investissement et le niveau qu’ils ont atteint ?

 

Over the course of the 5 weeks I have definitely noticed a change in the comportment of the troops. From a trainers point of view, where initially there was a sense of distance between ‘us’ and ‘them’, over the weeks, as we got to know one another this attitude has changed considerably, and now there is a much more informal atmosphere during the sessions.

 

Interest levels were always high despite difficult conditions, from what I believe was a universal desire to re-establish the reputation of the Malian Army.  It was also very clear from the questions asked and information given that they had a reasonably good level of appreciation to human rights issues and IHL in some areas, but learned a lot on the importance of distance between security forces and humanitarian workers on the ground.

 

At the beginning of all lessons, the emphasis on the why the instruction was in their own interest and the interest of the army to achieve their mission and creating this link was also paramount for generating interest.

 

3/ – Cette formation vous semble-t-elle intéressante, utile dans le programme de la mission EUTM Mali ?

 

In my opinion this training is critical for the EUTM training program for the benefit of the protection of vulnerable people and to facilitate the humanitarian community at doing their work in co-existence with the armed forces of Mali.

 

If the Malian soldier does not have an idea of the humanitarian needs of the people he must protect his role will not be fulfilled, despite how proficient he is in military skills.

 

The levels of interest shown over the past number of weeks would indicate to me that they are well aware of this, and in a lot of cases are far more aware of some of the key humanitarian issues.

 

From the start we had a clear objective that we were not there to train humanitarians, but rather develop a humanitarian awareness in the troops. I am very confident this has been achieved.

Premières conclusions sur la formation au DIH.
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