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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

01/06/2015 Sources : Marine nationale

 

Du 27 au 31 mai 2015, le BCR Somme a fait escale à Narvik (Norvège), dans le cadre des commémorations de la bataille de Narvik (avril - juin 1940), aux côtés des détachements et représentants des forces armées norvégiennes, polonaises, britanniques et allemandes.

 

C’était pour la ville de Narvik l’occasion de commémorer le 75ème anniversaire de la bataille navale et terrestre qui suivit l’invasion de la Norvège par les allemands. Les combats se déroulèrent du 9 avril au 28 mai 1940, jour de la reprise de la ville par les forces Alliés (France, Pologne, Royaume-Uni, Norvège) engagées contre les 5000 « alpen jaeger » et marins du général allemand Eduard Dietl.

 

Un corps expéditionnaire français de 13 000 hommes, placés sous les ordres du Général Béthouard et composé de deux demi brigades de chasseurs alpins, de la 13ème demi-brigade de Légion Étrangère (DBMLE), d’une compagnie d’artillerie et de la brigade autonome polonaise des chasseurs de Podhale, opéra le débarquement de vive force qui réussit à libérer la ville et à repousser les allemands sur la frontière suédoise.

 

Les représentants et autorités locales et étrangères ont embarqué le 27 mai à bord du Magnus Lagabote (bâtiment de commandement et de support logistique des Gardes Côtes norvégiens) pour déposer des gerbes en mer à l’emplacement des épaves des bâtiments norvégiens, polonais, britanniques et allemands coulés et sabordés entre avril et mai 1940 dans l’Ofotjorden, face à la ville.

 

Le 28 mai, les cérémonies se sont déroulées en présence du Prince héritier de Norvège, son altesse royale le Prince Haakon, du Ministre de la Défense norvégien Mme Ine Eriksen Soreide, et du chef d’Etat major des armées norvégien, le Lieutenant Général Morten Haga Lunde, venus commémorer un moment important de l’histoire militaire du pays.

 

Sur les rangs, les marins du détachement de la Somme étaient présents aux côtés du détachement de chasseurs polonais et des sections norvégiennes composées de jeunes appelés effectuant leur service national. Après une cérémonie au Mémorial des Anciens Combattants, les troupes se sont rendues au cimetière de Narvik pour rendre hommage aux 8 500 soldats tombés au cours des combats, avant de défiler dans le centre ville.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:55
Volet Marine du projet de loi d'actualisation de la LPM, Lann-Bihoué le 29 mai 2015

 

29/05/2015 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

Allocution du ministre de la Défense sur le volet Marine du projet de loi d'actualisation de la LPM, Lann-Bihoué le 29 mai 2015

 

Allocution aux personnels de la Marine nationale

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Amiral,

Messieurs les officiers généraux,

Mesdames et Messieurs les officiers, officiers-mariniers, quartiers-maîtres et matelots,

Mesdames et Messieurs,

 

Je ne surprendrai personne en disant que j’ai toujours un grand plaisir à venir sur cette base de Lann-Bihoué, parce que c’est pour moi le synonyme d’un retour au pays natal, celui de Lorient, où j’ai fait ma vie et où je continue de vivre, lorsque mes activités de ministre me laissent un peu de répit.

 

Mais aujourd’hui, je suis d’autant plus heureux d’être ici, avec vous, que je rends visite à la Marine nationale.

 

Plus que jamais, dans un environnement stratégique qui s’est fortement dégradé, notre Marine prend la figure d’un navire au milieu des avis de tempêtes.

 

Les périls sont là, comment le nier ? D’un côté, nous devons affronter une menace terroriste, qui a pris une ampleur inédite et grave, sur de nombreux théâtres, au plus loin comme au plus près. Dans le même temps, la crise ukrainienne a ravivé le spectre des menaces de la force, c’est-à-dire de conflits interétatiques sur le continent européen lui-même. Les récentes démonstrations de puissance de forces navales étrangères (russe, chinoise) jusqu’à nos approches maritimes sont là pour nous le rappeler. Ce sont aussi les actes illicites de plus en plus fréquents en mer, ici trafics d’êtres humains, migrants, armes, drogues, là menaces sur les flux et apparition de zones de non-droit. Chacun en conviendra, la mer est aujourd’hui le lieu d’expression d’une violence de plus en plus forte, ce que nous ne saurions tolérer.

 

Il y a donc aujourd’hui une conjonction de crises et de menaces graves, soudaines et sans aucun doute durables à la fois.

 

Les marins le savent bien, la mer croisée est la plus dangereuse… A n’en pas douter, cette navigation est difficile, mais elle permet aussi d’éprouver la valeur des hommes et des femmes qui composent un équipage, comme l’excellence du navire sur lequel ils peuvent compter pour cette mission.

 

De fait, dans ce contexte dégradé, la Marine connaît un déploiement quasi-permanent sur cinq zones maritimes, alors qu’une à deux seulement étaient prévues par le livre blanc. C’est aujourd’hui l’Atlantique nord, la Mer noire, la Méditerranée, l’Océan indien et le golfe de Guinée. J’y ajoute le golfe arabo-persique, avec le retour il y a quelques jours du porte-avions et de son escorte au terme d’un engagement remarqué dans l’opération Chammal en Irak.

 

Dans le même temps, elle poursuit ses missions permanentes, sur toutes les mers du globe, qu’il s’agisse de garantir notre stratégie de dissuasion ou bien de protéger nos intérêts en contribuant notamment à l’action de l’Etat en mer.

 

La Marine est ainsi un acteur essentiel de notre posture de protection, que le Président de la République vient encore de renforcer. Elle a en effet la charge de protéger nos approches en métropole et outremer, par nos moyens navals, aéronavals et le dispositif sémaphorique. Elle contribue également à cette posture sur terre, en garantissant la protection de nombreux sites stratégiques de la Défense, notamment ceux liés à la dissuasion, avec les fusiliers marins. Ce sont, ainsi, aujourd’hui, près de 3 200 marins qui sont affectés à cette mission « Protection » en métropole.

 

Le livre blanc de 2013 et la loi de programmation militaire, votée la même année, avaient déjà pris acte de ces enjeux, en exprimant le besoin – et surtout en le rendant possible – d’une Marine moderne sur l’ensemble du spectre de ses missions.

 

Je pense ici aux travaux d’élaboration du successeur des actuels sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Je pense également à la mise en service opérationnel des frégates multi-missions (FREMM) et des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Barracuda, les deux étant équipés du missile de croisière naval (MdCN).

 

Je veux d’ailleurs saluer, ici, le récent tir, qui est le premier en Europe depuis une plateforme navale, du MdCN, réalisé depuis la FREMM Aquitaine. Cette réussite est celle de la Marine et de nos industriels, qui confirment une fois de plus leur excellence, au service de notre défense et notre économie.

 

Parmi les mesures fortes portées par la LPM au profit de la Marine, je pense également à la rénovation de la composante de patrouille maritime, dont je viens d’apprécier une fois de plus la qualité. Je mesure en particulier sa plus-value dans les opérations aéroterrestres en cours.

 

Je pense encore à la rénovation à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle, à l’adaptation de ses Rafales aux nouveaux standards, ou encore au lancement d’une force de guerre des mines de nouvelle génération, basée sur l’emploi des drones.

 

Voilà en quelques mots les principaux chantiers capacitaires que nous avons envisagés, et pour certains d’ores et déjà engagés, dans le cadre de la LPM votée en 2013. Cette dynamique va bien sûr se poursuivre, et elle va se trouver encore renforcée par le projet de loi portant actualisation de la loi de programmation militaire, que je défends en ce moment même au Parlement.

 

Cette démarche d’actualisation était prévue par la LPM elle-même. Mais le contexte international, que j’ai rappelé, qui nous confronte à des menaces nouvelles, inédites par leur gravité, et met sous tension notre système de force, a incité le Président de la République à accélérer le calendrier de l’actualisation et à décider d’un effort supplémentaire pour notre Défense, à la hauteur des enjeux auxquels nous faisons face.

 

Cette actualisation vise à garantir à nos forces armées la capacité de faire face dans la durée à l’ensemble de leurs engagements opérationnels, et cela sur le territoire national comme à l’extérieur de nos frontières, dans les espaces maritimes en particulier.

 

Dans cette perspective, le chef de l’Etat, chef des armées, a décidé un effort particulier pour la composante de surface, qui constitue donc un axe majeur de l’actualisation de la LPM. Cette actualisation, plus largement, permet d’améliorer la cohérence d’ensemble des programmes actuels et futurs, en matière d’objectifs, de calendrier, d’organisation industrielle. Ce sont ces mesures sur lesquelles je voudrais revenir maintenant.

 

Je veux citer en premier lieu la FREMM, bâtiment qui vient de réaliser avec succès, je l’ai dit, le premier tir du missile MdCN. Cela nous donne une capacité de frappe de précision au cœur des territoires hostiles, capacité pré-positionnée et discrète, depuis n’importe quelle zone maritime. Cette capacité est unique en Europe.

 

La FREMM Provence, deuxième du nom pour la Marine Nationale après l’Aquitaine, doit être livrée dans les jours qui viennent. Ce bâtiment a déjà remporté l’adhésion de clients export avec le Maroc et maintenant l’Egypte. Il démontre ainsi sa pertinence pour répondre aux besoins de différentes Marines. Pour répondre favorablement à la demande exprimée par l’Egypte, et être en mesure de procéder à une livraison avant l’été, il a fallu prélever une FREMM sur la production en cours. Je tiens à dire aujourd’hui que la qualité et les performances de la FREMM , ainsi que la réactivité de l’équipe France, dans ses différentes composantes, nous ont permis de relever ce défi.

 

Ce prélèvement sera compensé et je maintiens la livraison à la Marine Nationale de 6 FREMM anti sous-marines, d’ici fin 2019, selon le plan fixé par la LPM. La production des frégates devra donc être accélérée. Par la suite, d’ici 2022, deux autres FREMM anti sous-marines seront livrées. Ces dernières auront une capacité de défense anti-aérienne renforcée, par rapport aux premières FREMM. Enfin, elles seront suivies, dès 2023, par la livraison des 5 frégates de taille intermédiaire (FTI) prévues.

 

En effet, pour prendre en compte le réaménagement des livraisons des FREMM que je viens d’évoquer, j’ai décidé d’avancer le programme FTI  de près de deux ans. Le lancement de ce programme permettra donc une première livraison dès 2023, dans la continuité de la production des FREMM à Lorient.

 

Cette feuille de route « Frégates » s’appuie également, pour finir, sur des travaux de rénovation et de modernisation  des frégates de type La Fayette, afin de garantir le format de 15 frégates de premier rang dans l’attente de la livraison des frégates FTI.

 

Je voudrais insister ici sur cette décision prise au sujet des frégates de taille intermédiaire. Au-delà de l’enjeu majeur pour notre Marine, il s’agit bien aussi d’un choix de politique industrielle.

 

L’analyse de la DGA, menée ces derniers mois en collaboration avec DCNS et son partenaire Thalès, a en effet démontré le besoin d’un renforcement d’une offre française à l’export, qui soit complémentaire du produit FREMM. L’enjeu est aussi de pouvoir nous différencier au plan technologique, d’ici dix ans, d’une concurrence mondiale concentrée sur le créneau des frégates de taille intermédiaire, avec le lancement de projets similaires en Espagne, Italie, et Allemagne notamment.

 

Dans cette double perspective, opérationnelle et industrielle, le lancement anticipé du programme de la frégate de taille intermédiaire va permettre tout à la fois de respecter le format fixé par le Livre blanc, de donner à DCNS et à l’ensemble des sous-traitants une visibilité significative dans leurs plans de charge (tant en ingénierie qu’en production), et enfin de doter la FREMM d’un produit complémentaire permettant à DCNS d’élargir sa compétitivité à l’export.

 

Au-delà de ce paquet Frégates, dont chacun mesure ici l’importance, je veux également souligner deux autres décisions prises dans le cadre de l’actualisation de la LPM au profit des équipements de la Marine.

 

Pour renforcer notre capacité à faire respecter notre souveraineté dans le Sud de l’Océan Indien, il est prévu de porter de 3 à 4 le nombre de Bâtiments Multi-Missions, les B2M. Les premiers exemplaires sont en cours de fabrication par les chantiers de Piriou et DCNS. J’ai eu l’occasion de visiter le chantier Piriou de Concarneau en février dernier, et j’espérais déjà pouvoir être en mesure de baptiser un 4ème B2M. Je suis heureux de le confirmer aujourd’hui.

 

Enfin, les capacités de soutien et d’assistance hauturiers militaires vont être également renforcées, par l’acquisition de deux bâtiments de servitude BSAH supplémentaires, pour compléter les deux initialement prévus. Ces quatre bâtiments, dont les deux premiers devraient être livrés dès 2017, interviendront en soutien de l’action de nos moyens navals dans la surveillance de nos approches maritimes métropolitaines. Si j’en crois la presse, l’attribution de ce marché pourrait intervenir prochainement, et je me félicite de cette bonne nouvelle !

 

Ainsi, fort de cette politique industrielle renforcée, je ne peux qu’appeler de mes vœux la poursuite de la dynamique vertueuse de la filière française navale de surface, qui a remporté récemment des succès mérités. Les commandes nationales, pour les FREMM à Lorient, les B2M, mais aussi les contrats à l’exportation remportés auprès de la Malaisie et de l’Egypte, soulignent une fois de plus le dynamisme et la capacité d’innovation de la région Bretagne, et plus particulièrement des chantiers DCNS et Piriou, que je veux féliciter.

 

Au-delà des équipements, l’actualisation de la LPM représente un défi majeur sur le plan des ressources humaines pour toutes les armées, et notamment pour la Marine. Cette actualisation permettra ainsi de renforcer ses effectifs, pour qu’elle soit pleinement en mesure de relever ces différents défis. J’ai pour objectif de créer 800 postes, dont plusieurs centaines de fusiliers marins pour renforcer la protection de nos sites sensibles, ainsi que notre capacité à exploiter de l’information dans le cadre de la protection et de la sûreté des approches littorales. En outre, la création de près de 250 postes est visée au profit notamment de l’accompagnement de nos partenaires, je pense en particulier aux succès de nos frégates et de nos patrouilleurs construits par les chantiers français.

 

L’actualisation de la loi de programmation militaire renouvelle donc la forte ambition que nous formons pour notre Marine, porte une série de dispositions majeures en ce sens.

 

Le plan « Horizon Marine 2025 » va dans le même sens. L’amiral Rogel m’a présenté ce plan stratégique et je l’ai approuvé parce qu’il indique un chemin ambitieux et adapté aux enjeux auxquels notre Marine va être confrontée. C’est une démarche qui inscrit dans le temps long l’ambition d’une Marine opérationnelle, à vocation mondiale, qui se modernise, et adapte son organisation pour agir en permanence et sur toutes les mers dès que son action est requise. Une Marine, aussi, qui s’appuie sur des hommes et des femmes exceptionnels, sur des équipages performants et combatifs comme j’ai pu le constater lors de toutes mes visites, en mer ou à terre. Je veux aussi saluer, ici, les acteurs du soutien, comme ceux que j’ai rencontré récemment à Toulon pour la gestion de la solde des marins : ce sont leurs grandes qualités qui m’ont conduit à désigner la Marine pour effectuer en premier la bascule sur le nouveau logiciel Source solde.

 

J’ai ouvert mon propos avec une image, celle d’un navire engagé dans une navigation difficile, exigeante, passionnante, qui sait compter sur la qualité de son équipage, fort aussi du cap qui a été tracé, pour rallier l’objectif. Derrière cette image, il y a un message, et je voudrais conclure par-là : dans un contexte de tensions stratégiques, de menaces directes pour notre sécurité collective, j’ai pleine confiance dans notre Marine pour relever les défis qui l’attendent aujourd’hui. Ministre de la Défense, je me tiens plus que jamais à vos côtés dans cette aventure partagée.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:35
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

29/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Les 16 et 17 mai 2015, dans le cadre de l’exercice Kitsune 2015, le BPC Dixmunde, la FLF Aconit, ainsi que le porte-hélicoptère japonais Oshumi et le destroyer américain Preble, ont réalisé des manœuvres amphibies en mer de Chine.

 

Durant le transit Shanghai – Sasebo, un porte-hélicoptères japonais et un destroyer américain ont rejoint les bâtiments français, ce qui a donné l’occasion aux équipages du Dixmude et de l’Aconit de travailler en coopération avec les deux marines partenaires pendant deux jours et deux nuits.

 

Première journée de l’exercice Kitsune 2015, le 16 mai 2015 était ainsi consacré à des vols d’hélicoptères et à des manœuvres tactiques entre les quatre bâtiments. Dès 8h30, l’exercice a commencé avec des transferts entre les militaires des trois nations. Une première rotation en PUMA entre le BPC et le porte-hélicoptère Oshumi a permis l’échange de marins français et japonais, qui ont pu participer à l’activité du bâtiment allié et échanger leurs expériences. Puis vers 9h, l’hélicoptère américain s’est présenté sur la plate-forme du Dixmude pour y déposer le commandant du l’USS Preble.

 

Ces échanges effectués, l’exercice a continué par des manœuvres tactiques interalliées longuement préparées en passerelle par les quatre bâtiments. Ces exercices, qui ont mis à l’épreuve les compétences des chefs de quart, ont aussi constitué une bonne opportunité pour les élèves officiers de mettre en pratique les acquis de leur formation.

 

Alors que l’Aconit quittait le groupe dans l’après-midi pour rejoindre la Corée, le Dixmude a continué à faire route vers le Japon pendant la nuit. Avant son arrivée à Sasebo, le bâtiment a à nouveau participé à une journée de manœuvres amphibies avec l’Ohsumi.

 

Le 17 mai 2015, les équipes du Dixmude se sont mises à l’œuvre dès 5h du matin. Les bâtiments japonais et français se sont préparés à échanger leurs engins de débarquement, « exercice qui renforce notre interopérabilité », a commenté l’officier chargé de l’organisation de Kitsune. A 8h30, le Landing Craft And Cushion (LCAC) japonais, impressionnant par sa puissance, est arrivé sur le BPC Dixmude. Au début de sa présentation, le LCAC a dégonflé ses jupes pour se poser au fond du radier du Dixmude et permettre à un second LCAC de se présenter, ce qui constituait une grande première.

 

Les mouvements amphibies terminés, le personnel du pont d’envol du Dixmude était déjà paré pour accueillir l’hélicoptère japonais CH47 (Chinook). A son bord se trouvaient le commandant de la 7e flotte américaine et le commandant en chef de la flotte d’autodéfense japonaise, dont la rencontre visait à consolider les relations avec les forces américaines et japonaises.

 

L’amiral commandant la zone maritime Pacifique, présent à bord lors de cette traversée, a félicité l’équipage pour la réussite de cet exercice « qui demandait une extrême préparation et la réalisation de manœuvres complexes ».

 

Identifié comme zone stratégique majeure par le Livre blanc de 2013, le Pacifique constitue un espace d’intérêt partagé avec nos partenaires américains et japonais. Présente dans le cadre de son dispositif des forces prépositionnées en Polynésie Française et en Nouvelle Calédonie et par le déploiement d’un commandement maritime permanent dans la zone de responsabilité Asie-Pacifique (ALPACI), la France entretient une coopération bilatérale et multilatérale riche avec les pays alliés. Parmi les partenaires régionaux, le Japon fait partie de ceux avec lesquels la France entretient un dialogue stratégique renforcé depuis 2014. Sur le plan militaire, cette coopération s’articule essentiellement autour d’échanges d’expertises et d’actions de formation et par une volonté croissante du Japon de participer aux interactions multilatérales.

photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:30
Chammal : point de situation du 28 mai 2015

 

28/05/2015 Source: État-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les forces des autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par treize sorties aériennes. Au cours de ces sorties, dix frappes ont ciblé des positions tenues par Daech, touchant des bâtiments ou véhicules du mouvement terroriste, principalement sur le front Nord, le long d'une ligne Mossoul-Sinjar et plus au Centre dans les régions de Kirkouk et Baïji.

 

A Bagdad, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit des forces irakiennes de l'ICTS et de la 6e division irakienne. Les cadres du détachement d’instruction opérationnelle concentrent actuellement les formations qu’ils dispensent sur les compétences de neutralisation d’engins explosifs improvisés avec des phases pratiques permettant la mise en œuvre des procédures de nettoyage de zones polluées.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:55
Rapport sur le PJL actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 (Patricia Adam)


28.05.2015 source Assemblée nationale
 

Le présent projet de loi actualisant la programmation militaire est soumis à notre Assemblée avant toute chose parce qu’il est nécessaire et urgent de traduire les décisions prises par le Président de la République lors du Conseil de défense du 29 avril 2015, tirant les conséquences du niveau exceptionnel d’engagement opérationnel de nos forces, à l’étranger comme sur le territoire national.

Il n’en reste pas moins que cet exercice nouveau d’adaptation était déjà prévu par les textes. La notion d’actualisation de la programmation militaire a en effet été introduite pour la première fois à l’occasion de l’examen de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Son article 6 prévoit que des actualisations seront réalisées, dont la première avant la fin de l’année 2015. Cette disposition, introduite par le Sénat en première lecture, s’inscrivait dans un ensemble plus large de mesures de contrôle et de clauses de sauvegarde destinées à s’assurer d’une bonne exécution de la LPM.

La LPM votée en 2013 prévoyait une stabilisation des crédits jusqu’en 2016, préalablement à une remontée progressive et modérée des moyens consacrés à la mission « Défense » à partir de 2017. L’ampleur du mouvement opéré dans le présent projet de loi mérite donc d’être particulièrement soulignée. Il est en effet proposé que la fameuse « courbe en J » des crédits soit d’une part nettement plus prononcée, avec l’affectation de 3,8 milliards d’euros de crédits budgétaires supplémentaires, et d’autre part plus précoce, avec une augmentation de 600 millions d’euros dès 2016. En outre, le mouvement de réduction des effectifs est très profondément revu, avec une moindre déflation de ces derniers représentant 18 750 effectifs sur la durée de la programmation. Les effets de la poursuite de la rénovation de l’organisation du ministère de la Défense sont donc partiellement compensés par un effort très significatif de recrutement au profit principalement de la force opérationnelle terrestre, mais aussi pour le renforcement de capacités critiques comme le renseignement et la cyberdéfense.

La mise en œuvre d’une actualisation d’une telle ampleur est rendue d’autant plus aisée que le cadre d’ensemble fixé par le Livre blanc de 2013 et la loi de programmation militaire reste parfaitement pertinent s’agissant des menaces pesant sur la sécurité de la France et des Français. C’est la raison pour laquelle le présent projet propose seulement des adaptations limitées au rapport annexé s’agissant de l’environnement stratégique, et dont l’objet se borne à rendre compte des développements les plus récents sur la scène internationale. Il n’est donc pas nécessaire d’y revenir plus avant, sinon pour relever l’accroissement sensible du niveau de risques et menaces qui avaient déjà bien été identifiés.

La première confirmation concerne les « menaces de la force », liées à des acteurs étatiques. L’annexion de la Crimée en 2014 puis la crise dans l’Est de l’Ukraine illustrent très directement la nécessaire vigilance face aux risques de réémergence de menaces étatiques et de conflits territoriaux. Et ce d’autant plus que les incursions et provocations navales et aériennes aux frontières de l’Europe ne diminuent pas. Elles ont d’ailleurs conduit la France à participer à de nombreuses opérations de déploiement de forces et d’entraînements conjoints avec les États les plus concernés afin de participer à la réaffirmation du principe de défense collective de l’Alliance atlantique. De manière moins directe, la persistance de tensions profondes et durables en Asie, parfois autour de conflits territoriaux, souligne également l’importance qu’il y a à maîtriser l’ensemble des capacités militaires, y compris celles se situant dans le « haut du spectre » et destinées à dissuader ou à faire face, le cas échéant, à des affrontements de haute intensité.

Quant aux « risques de la faiblesse », liés notamment à l’effondrement ou aux insuffisances de structures étatiques, ils ont malheureusement continué à se manifester de manière extrêmement inquiétante. C’est notamment pour faire face à cette menace qu’une adaptation profonde du dispositif militaire permanent français en Afrique a été opérée en 2014, tandis que l’opération Barkhane se poursuit de manière durable dans la bande sahélo-saharienne (1). Les effets de la guerre civile en Syrie se font sentir sur l’ensemble du Proche-Orient et du flanc sud de l’Europe, et ce alors que la crise au Yémen prend elle-même des proportions des plus inquiétantes. En outre, ces deux pays sont le théâtre d’affrontements interétatiques par procuration, voire d’interventions directes. L’effet déstabilisateur de ces conflits est accru par le fait qu’ils offrent un terreau propice à un djihadisme international d’une ampleur jusqu’ici inconnue, confirmant dans le même temps les menaces directes qu’ils font peser jusqu’au cœur de nos sociétés.

Les attentats de janvier 2015 ont provoqué un choc considérable non seulement en raison de leur horreur, mais aussi de l’adoption par les terroristes de modes d’opérations directement issus de ces conflits et que d’autres pays, comme l’Inde ou le Kenya par exemple, avaient déjà eu tragiquement à connaître. Ils ne représentent pas à proprement parler une surprise stratégique tant le Livre blanc de 2013 avait insisté sur les risques de continuité entre États faillis et terrorisme en Europe. En revanche, ils ont mis en exergue la nécessité de ne pas baisser la garde outre mesure s’agissant de la fonction protection, ce qui impliquait un réexamen des moyens disponibles au profit de la défense du territoire national.

L’ensemble de ces menaces, confirmées par les événements récents, démontre si besoin était la nécessité de conserver un outil de défense complet et adaptable. Si l’on entend parfois dans le débat public sur la défense des appels en faveur de « la nécessité de faire des choix », ils ne sont le plus souvent que l’habillage de renoncements à des capacités essentielles. Ne pas y avoir cédé a donc permis de ménager des marges de manœuvre pour l’avenir. Lors des débats sur le projet de loi de programmation militaire, il avait été répété à l’envi que « le costume [était] taillé au plus juste ». Pour autant, il n’y manquait pas de pièce essentielle, ce qui permet dès à présent d’organiser une adaptation appropriée au vu du rythme de l’activité opérationnelle de nos forces.

Toutes les armées connaissent de fait un dépassement sensible des contrats opérationnels prévus par le Livre blanc de 2013. Les auditions régulières des chefs d’état-major d’armée ont ainsi permis à notre commission de bénéficier d’analyses très éclairantes à cet égard.

Lors de son audition le 27 janvier 2015, l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine avait ainsi relevé qu’« alors que pour la marine, le contrat consistait en un déploiement dans deux zones, nous en sommes à quatre ou cinq. Si la situation devait perdurer, nous serions peut-être amenés un jour à faire des choix entre celles-ci, ce qui ne serait pas très simple. »

Pour sa part, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a indiqué, lors de son audition du 15 avril 2015, que « l’engagement opérationnel de l’armée de l’air s’est encore renforcé. Il est aujourd’hui supérieur à ce qui est prévu dans ses contrats opérationnels, dans de nombreux domaines et dans la durée. L’armée de l’air assure sans discontinuer ses missions permanentes sur le territoire national – on a tendance à les oublier. »

Enfin, le cas de l’armée de terre est particulièrement remarquable en raison du déclenchement de l’opération Sentinelle à la suite des attentats de janvier 2015. Lors de son audition par la commission le 18 mars dernier, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre, avait souligné que « l’engagement le 14 janvier de 10 500 soldats des forces terrestres sur le territoire national porte cette contribution au niveau maximal prévu par le Livre blanc, un degré jamais atteint jusqu’alors. Dans le même temps, à l’extérieur de l’hexagone, le niveau d’engagement reste élevé. Il représente pour les seules forces terrestres de l’ordre de 10 000 soldats prépositionnés outre-mer et déployés sur quatre théâtres d’opérations extérieures. Ce faisant, l’armée de terre conduit simultanément deux volets essentiels de sa mission : la protection et l’intervention. Si l’on considère la simultanéité de ces déploiements, les effectifs engagés et ceux en alerte ainsi que le nombre et la typologie des opérations, le contrat opérationnel fixé dans le Livre Blanc à l’armée de terre était déjà en janvier sous forte tension, voire à la limite du dépassement. Nous sommes en mesure de remplir ces deux volets, mais au prix de notre capital opérationnel, sans laisser le moindre espace de respiration pour la remise en condition, avec le risque de fragiliser la fidélisation des effectifs sachant que l’absence hors garnison pourrait être d’un jour sur trois voire un jour sur deux. La décision de prolonger l’opération Sentinelle dans la durée fait sortir l’armée de terre du cadre des contrats pour lesquels elle a été dimensionnée. En particulier le contrat « Protection » qui prévoyait un engagement ponctuel, sans relève, pour une durée maximale de trois mois. C’est un nouveau contrat opérationnel pour l’armée de terre, assorti d’une nouvelle trajectoire des effectifs, demandée au Président de la République par le chef d’état-major des armées. »

Tous ces éléments plaidaient donc en faveur d’une actualisation non seulement plus rapide qu’initialement envisagé, mais aussi d’une ampleur plus substantielle.

Elle intervient dans des conditions nouvelles et singulièrement plus favorables par rapport à trois des grandes contraintes ayant présidé à la rédaction de la loi de programmation militaire 2014-2019 : les exportations de Rafale, les ressources exceptionnelles et la « manœuvre ressources humaines ».

S’agissant des Rafale, la construction de la programmation reposait sur l’hypothèse de l’exportation de 40 appareils, destinés à compenser l’arrêt des livraisons au profit de l’armée de l’air à partir de 2016. Les contrats récemment conclus avec l’Égypte et le Qatar, pour un total ferme de 24 avions chacun, ainsi que la commande de 36 appareils fabriqués en France annoncée par le Premier ministre indien lors de sa visite d’État, permettent de sécuriser l’édifice budgétaire de la LPM sur ce point.

La deuxième grande hypothèse déterminante de cette programmation résidait dans le volume des recettes exceptionnelles, fixées initialement à 6,3 milliards d’euros. Tant leur montant que leur calendrier suscitaient de légitimes interrogations, ce qui avait conduit le Parlement à voter une clause dite de sauvegarde à l’article 3 de la LPM afin de permettre, en cas de difficultés, la compensation de ces recettes exceptionnelles par d’autres recettes exceptionnelles ou par des crédits budgétaires. Il est en effet apparu très tôt que les recettes prévues dès 2015 au titre du produit de cession de certaines bandes de fréquences hertziennes étaient très incertaines. Cela a d’ailleurs conduit à deux reprises, en juin 2014 et en avril 2015, à l’utilisation des nouveaux pouvoirs de contrôle sur pièce et sur place votés à l’article 7 de la LPM 2014-2019 au profit de députés et de sénateurs des commissions chargées de la défense de l’Assemblée nationale et du Sénat. Sans revenir en détail sur les résultats de ces contrôles, qui ont chacun fait l’objet d’une communication en commission (2), on rappellera qu’ils étaient liés avant tout à l’examen des modalités de la mise en place éventuelle de sociétés de projets, destinées à pallier temporairement l’absence d’encaissement des recettes de cessions de fréquences.

Lors du Conseil de défense du 29 avril dernier, le Président de la République a arbitré en faveur d’un changement important, l’essentiel des recettes exceptionnelles prévues pour la programmation 2014-2019 étant converties en crédits budgétaires, à l’exception de celles liées à des cessions d’emprises immobilières de la défense ou de matériels d’occasion. Cette décision permet une clarification du cadre budgétaire de la programmation.

Enfin, s’agissant de la « manœuvre ressources humaines », la déflation des effectifs prévue initialement à hauteur de 33 675 équivalents temps pleins (ETP) est atténuée de 18 750 ETP, ce qui ramène le montant total des déflations prévues sur la période à 14 925 ETP. Sans exonérer le ministère de la Défense d’efforts d’amélioration de son organisation, loin s’en faut, cette mesure permet, d’une part, d’alléger la manœuvre de réduction des effectifs d’environ 7 000 postes à supprimer mais n’ayant pu être identifiés et, d’autre part et surtout, de tenir compte de la nécessité du renforcement de la force opérationnelle terrestre. Il s’agit en effet de donner à celle-ci les moyens d’exercer dans la durée les nouvelles missions intérieures assignées dans le cadre de l’opération Sentinelle, tout en maintenant son haut niveau de qualification, d’entraînement et d’engagement au profit de la fonction intervention.

Si le calendrier d’examen du présent projet est à l’évidence resserré, il convient cependant de souligner que la perspective de l’actualisation de la LPM en 2015 avait conduit notre commission à engager en amont un certain nombre de travaux qui permettent d’aborder l’examen du projet de loi dans de bonnes conditions d’information.

C’est tout particulièrement le cas s’agissant du second volet urgent de cette actualisation, à savoir la traduction des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme du 2 octobre 2014 sur la liberté d’association des militaires. Compte tenu de l’importance des changements potentiels sur le statut général des militaires, la commission a organisé cinq auditions ouvertes à la presse sur le sujet depuis novembre 2014 (3), tandis que la mission d’information confiée à nos collègues Geneviève Gosselin-Fleury et Alain Marleix a présenté son rapport le 6 mai dernier. Au surplus, ce dernier portait également sur l’ensemble de la manœuvre ressources humaines, permettant là aussi de prendre une certaine avance sur les motifs de l’actualisation de cette manœuvre.

La même démarche a été menée s’agissant de la mission d’information sur le bilan et la mise en perspective des dispositifs citoyens du ministère de la Défense. Quatre auditions ont été réalisées par la commission, celles du directeur du service national, du général commandant le service militaire adapté, de la directrice générale de l’établissement public d’insertion de la défense (EPIDE) et du président de l’Agence du service civique. Les rapporteurs, Mme Marianne Dubois et M. Joaquim Pueyo ont en outre effectué une communication à la commission sur l’état d’avancement de leurs travaux le 15 avril 2015. Les enjeux de la mise en place du service militaire volontaire, proposée par le présent projet, ont ainsi pu être largement exposés et discutés

Enfin, s’agissant de la question des réserves, faisant l’objet de l’article 13 du présent projet et de développements dans le rapport annexé, la commission a procédé à deux auditions éclairantes du délégué interministériel aux réserves et du délégué aux réserves de la gendarmerie (4).

Le contenu de l’ensemble de ses travaux ainsi que l’utilisation des nouveaux pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place permettent donc d’aborder avec le niveau d’information nécessaire une actualisation de la programmation militaire dont la rapporteure pense qu’elle présente davantage d’importance que le texte originel au vu des inflexions majeures prévues en matière de crédits et d’effectifs.

 

Rapport sur le PJL actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 (Patricia Adam)

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

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26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 4 mai 2015, dans le cadre de l’opération Corymbe, le Commandant l’Herminier a effectué une première étape en Côte d’Ivoire. Puis, du 10 au 15 mai 2015, l’aviso a réalisé une série d’exercices avec les forces congolaises, placée sous le signe des relations internationales militaires.

 

Du 4 au 6 mai 2015, l’aviso Commandant l’Herminier a effectué une escale dans le port d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. A cette occasion, un déjeuner officiel a notamment réuni des membres de l’état-major des FFCI et des autorités militaires ivoiriennes.

 

Si elle a permis d’entretenir les bons rapports franco-ivoiriens, cette rencontre conviviale a surtout été l’occasion de valider le projet d’un exercice commun qui se déroulera dans les prochaines semaines. Cet entraînement, centré sur la surveillance maritime, offrira un cadre unique aux forces aériennes et maritimes ivoiriennes pour exercer leurs capacités à coordonner une intervention multi-composantes.

 

Une fois les pleins en vivres et en carburant effectués, le Commandant l’Herminier a effectué une courte patrouille dans le golfe de Guinée avant de rejoindre Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Cette étape congolaise s’est déroulée au rythme intense des instructions et exercices au profit de la marine congolaise, en présence d’une mission parlementaire française présente pour l’occasion.

 

Parallèlement à ces instructions, le 10 mai 2015, l’aviso français a été le cadre d’une rencontre officielle réunissant autour d

 

e l’ambassadeur de France au Congo des autorités politiques et militaires de Pointe-Noire : le député-maire, le préfet, ainsi que le chef d’état-major de la marine congolaise et le général commandant la zone de défense.

 

Enfin, le 13 mai 2015, les députés Gwendal Rouillard et Olivier Audibert-Troin, membres de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, ont embarqué à bord de l’aviso pour assister à des manœuvres effectuées avec deux unités de marine congolaise. A cette occasion et pour la première fois, un patrouilleur congolais a pu réaliser une série de tirs. Avant de quitter le bord et après une nuit passée en mer, les parlementaires ont exprimé la confiance qu’ils portaient aux forces armées et leur joie d’avoir pu partager le quotidien des marins du Commandant l’Herminier en mission Corymbe.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi-permanent, en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région. De plus, cette présence quasi-permanente permet de coopérer avec les marines régionales amies, et ainsi de participer à leur montée en puissance et au développement de capacités africaines autonomes.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:25
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26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 1er au 15 mai 2015 s’est déroulée la 10e édition de l’entraînement opérationnel interarmées franco-dominicain intitulé Dunas.

 

Durant une quinzaine de jours, militaires français des forces armées aux Antilles (FAA) et militaires des forces armées dominicaines ont travaillé ensemble à Las Calderas, à 150 km au Sud-Ouest de Saint-Domingue, en République Dominicaine. Axés autour d’instructions opérationnelles, les groupes franco-dominicains ont particulièrement travaillé le domaine sécuritaire : maniement des armes, tenue d’un check-point et escorte de convoi, patrouille et délivrance de premiers soins suite à une fusillade ou encore débarquement et prise de plage étaient au programme de cet entraînement opérationnel.

 

Constituées de soldats du 33e Régiment d’Infanterie de Marine (DTA 33) et de marins du bâtiment de transport léger Dumont d’Urville, les forces françaises déployées pour cette 10ème édition de Dunas s’élèvent à plus de 150 militaires. Côté dominicain, étaient engagées une section de l’armée de Terre avec ses véhicules, une section d’infanterie de Marine débarquées depuis le BATRAL (bâtiment de transport léger), une section de l’armée de l’Air avec trois hélicoptères ainsi qu’un patrouilleur et une vedette d’interception rapide, soit une centaine de militaires dominicains. Comme l’a rappelé madame l’ambassadeur de France en République Dominicaine, madame Blandine Kreiss, cette dixième édition de Dunas revêtait en plus un « caractère exceptionnel et inédit avec cette année une totale mixité des équipes. Ce mélange interarmées et bilatéral des groupes a sans conteste favorisé l’échange d’expérience, l’échange linguistique et l’échange culturel ».

 

Les objectifs principaux de Dunas sont de réaliser un entraînement conjoint des troupes d’infanteries et amphibies afin de renforcer la coopération entre nos armées, d’améliorer les capacités opérationnelles et tactiques des forces en présence et d’améliorer l’interopérabilité de nos forces permettant une meilleure coordination en cas de crise telle qu’une catastrophe naturelle. « Le haut niveau de synergie opérationnelle de cette 10ème  édition est la résultante d’un travail commun et d’un investissement mutuel pérenne » a explique le commandant général de la Marine de République Dominicaine, monsieur Nestor. « Contribuer à assurer la sécurité régionale et à favoriser le règlement pacifique des conflits et des crises en développant une coopération régionale opérationnelle dans le bassin des Caraïbes sont nos objectifs communs ».

 

Si Dunas marque un temps fort dans la coopération opérationnelle bilatérale franco-dominicaine, d’autres projets sont en cours, comme la formation de militaires dominicains au centre d’aguerrissement de l’outre-mer et de l’étranger du 33e RIMa, a tenu à rappeler le commandant supérieur des FAA, le contre-amiral Bosselut. Sur le plan structurel, la formation au français organisée par l’attaché de Défense non-résident des FAA, le lieutenant-colonel Delbarre, en lien avec l’Alliance française, au profit de cadets de l’armée de l’Air dominicains constitue également un important levier de coopération.

 

Les forces armées aux Antilles garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le théâtre Antilles-Guyane.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:25
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26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 24 mai 2015 au matin, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles (FAA) est intervenue au large du canal de la Dominique pour intercepter un Go Fast se dirigeant vers la Guadeloupe. Ce Go Fast, suspecté de trafic de stupéfiants, avait été reporté aux autorités françaises par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) via la NCA (National Crime Agency).

 

Avec le concours de l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA - la Joint Inter Agency Task Force - South (JIATF-S) et de son avion de patrouille maritime C130, la frégate Ventôse a pu localiser et intervenir sur le Go Fast après son rendez-vous avec un bâtiment de pêche. Lors de la poursuite du Go Fast, effectuée par l’hélicoptère embarqué Panther de la flottille 36F, le rejet à la mer d’un ballot de drogue a pu être observé. L’équipe de visite du Ventôse l’a immédiatement récupéré avant de monter à bord du Go Fast.

 

Après accord du procureur de la République de Fort-de-France, le Go Fast a été remis aux garde-côtes Dominiquais. Les 3 présumés narcotrafiquants ont quant-à-eux été placés en garde à vue par l’OCRTIS dans le cadre de l’enquête judiciaire sous l’autorité du procureur de la République. La vingtaine de kilos de Marijuana a également été remise à l’OCRTIS, pour destruction.

 

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la Marine française aux Antilles opère régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité de Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites par le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France.

 

Cette opération illustre l’excellente coopération avec les partenaires régionaux ainsi que l'efficacité de l'action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone Antilles-Guyane.

 

Cette opération porte le bilan de cette année 2015 à plus de 5,2 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services de l’État français dans la zone Antilles-Guyane.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:25
FAA : interception d’un Go Fast et saisie de drogue par la frégate Ventôse


27 mai 2015 Crédit : État-major / Marine nationale

 

Le 24 mai 2015 au matin, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles (FAA) est intervenue au large du canal de la Dominique pour intercepter un Go Fast se dirigeant vers la Guadeloupe. Ce Go Fast, suspecté de trafic de stupéfiants, avait été reporté aux autorités françaises par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) via la NCA (National Crime Agency).

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:55
photo EMA / DGA

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22/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Alors que la base navale de Toulon poursuit de grands chantiers pour l’accueillir, la frégate multi-missions (FREMM) valide une nouvelle capacité de frappe dans la profondeur. Un pas de plus dans la mise au point de ce bâtiment destiné à devenir l’épine dorsale de la force d’action navale (FAN).

 

 

photo EMA / DGA

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Le 19 mai 2015, la FREMM Aquitaine a procédé, pour la première fois en Europe, au tir d’un missile de croisière naval (MdCN) depuis un bâtiment de surface. Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, ce missile est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique. Le 12 mai, la frégate avait déjà procédé à son premier lancement de missile mer-mer 40 Exocet. Ces tests contribuent à la  vérification des capacités militaires du bâtiment avant son admission au service actif. C’est un jalon supplémentaire qui a été franchi, après le tir d’un missile antiaérien Aster 15 en 2013 et la mise en service le 13 mars dernier de la torpille légère MU 90 sur l’hélicoptère Caïman Marine, qui embarquera à bord de cette frégate.

 

En parallèle, la base navale de Toulon adapte les aménagements existants pour accueillir, à l’horizon 2016-2017, les nouvelles FREMM. Ainsi, la construction de quatre nouveaux appontements est prévue afin d’assurer un soutien portuaire adapté. L’objectif est, également, de pouvoir répondre à leurs besoins énergétiques spécifiques.

 

Plusieurs chantiers de dragage successifs ont ainsi été lancés depuis 2011, pour adapter les abords des quais au tirant d’eau de ces frégates. Cela s’accompagne d’une dépollution pyrotechnique complexe des fonds qui recèlent une grande quantité de pièces métalliques. Jusqu’à présent, ce sont plus de 1600 tonnes de sédiments qui ont été évacuées. Par ailleurs, une rénovation progressive des installations électriques de la base navale a été planifiée sur les quinze années à venir.

 

Pour assurer la montée en puissance de la FREMM et ses différents systèmes d’armes, la Marine vit de profondes mutations dans l’organisation et les infrastructures de soutien de ses bases navales. Tout est fait pour que ces adaptations soient conduites sans affecter les missions.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:45
photo EMA / Marine Nationale

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21/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Durant la deuxième quinzaine d’avril 2015, les fusiliers marins du détachement UNIFUSIL de la base navale des Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont constitué une équipe de protection embarquée (EPE) à bord du navire sismique Oceanic Challenger,lors de son passage dans le golfe d’Aden.

 

Un détachement de 6 fusiliers marins des FFDj ont embarqué pour 6 jours sur le navire sismique, afin de dissuader toute attaque de piraterie dans une zone maritime sensible, qu’il s’agisse d’actes délibérés d’organisations criminelles ou de pêcheurs à la recherche d’argent et de biens.

 

L’EPE, dont la mission est exclusivement défensive, s’est concentrée sur l’observation de l’environnement maritime et la protection du bâtiment pour garantir sa sécurité, en adaptant sans cesse son attitude aux situations et à l’environnement, notamment climatique.

 

Cet engagement opérationnel participe au maintien des capacités de l’EPE à intervenir en toutes circonstances dans le respect des procédures en vigueur. L’implication personnelle et collective des fusiliers marins a également largement contribué à la réussite de la mission. La prochaine EPE est prévue en juin 2015.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de coopération opérationnelle, les Forces Françaises stationnées à Djibouti soutiennent leurs partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités militaires et dans le maintien de leur aptitude à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj participent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo Marine Nationale

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21.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Selon mes excellents camarades du marin relayant une (relative) indiscrétion de l'amiral Coupry, la marine devrait créer un 7e commando marine qui sera basé à Lorient.

L'EM de la Marine confirme cette information.

Le niveau des effectifs n'est pas encore défini, contrairement à ce qui disent mes collègues, mais ils proviendront majoritairement de la base des fusiliers marins et des commandos (BASEFUSCO). En revanche, cette nouvelle unité sera bien chargée du soutien logistique (maintenance par exemple) des autres unités lors de leurs déploiements extérieurs.

Quant à son nom, "François" ou "Ponchardier", il semblerait que le premier nom puisse l'emporter. Né à Nogent le Rotrou en 1913, le lieutenant de vaisseau Jacques François commandait une flottille amphibie. Il a été tué au combat le 6 janvier 1947 à de Nam Dinh. La Marine a ensuite donné son nom à l'un des six commandos alors en formation.

 

Le texte du marin:
 

"la Marine va créer une septième unité de commando marine, la plus volumineuse en effectifs avec, probablement, entre 140 et 200 personnels. Ce septième commando marine sera installé à Lorient et reprendra une partie de l’actuelle base commando morbihannaise, qui aligne environ 250 marins dans le soutien direct des unités opérationnelles. On y trouve entre autres une armurerie, un garage pour véhicules terrestres, une station de maintenance d’embarcations, un groupe d’entretien de parachutes… Le nom de ce septième commando n’est pas encore arrêté. Il pourrait néanmoins être choisi entre celui de François, une unité qui fut exterminée en Indochine (moins d’une dizaine de survivants ont traversé les années jusqu’à nos jours) et Ponchardier, qui fut formé à partir de volontaires de l’aéronavale et de la marine embarquée, pour opérer en Indochine, en 1944-1945. C’est vraisemblablement le chef d’état-major de la Marine qui tranchera, après consultation du service historique de la Défense. La création effective devrait intervenir fin 2015. Depuis la fin 2014, la Marine avait déjà intégré cette base commando dans les effectifs de ses forces spéciales, ainsi passés de 500 à 750."

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo Alain Monot - Marine Nationale

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Lemarin.fr

 

En marge de la réunion annuelle du réseau Brick et dague, le contre-amiral Olivier Coupry a annoncé hier que l’Écume, nouvelle embarcation des commandos marine, a été admise au service actif. Cette phase formelle permet de l’employer en opérations.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo Marine Nationale

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21 Mai 2015 Source : Marine nationale

 

Mardi 19 mai 2015, le Groupe Aérien Embarqué (GAé) est revenu de sa mission avec le porte-avions Charles de Gaulle. Parmi les aéronefs composant le GAé, 1 Alouette III et 2 Dauphin PEDRO de la flottille 35F, assurant la sauvegarde tant des pilotes d’avions que du porte-avions, sont rentrés sur la base d’aéronautique navale (BAN) d’Hyères.

 

Les neuf appareils hyérois de la 35F ont donc été réunis sur la BAN : trois Alouette III, trois Dauphin Pedro et trois Dauphin de type N. Fait assez rare pour être signalé, car la flottille n’embarque pas qu’à bord du porte-avions, mais aussi sur un bon nombre de bâtiments de la Force d’action navale (transport de chalands de débarquement, pétroliers-ravitailleurs,…). De plus, un détachement à part entière sur la BAN assure les missions de service public pour la façade méditerranéenne. La flottille 35F a donc profité de l’occasion pour organiser un vol en formation au-dessus de la BAN. Les neuf hélicoptères ont effectué deux passages, le premier avec trois dispositifs en chevrons, le second en échelons refusés, avant d’effectuer un « break » au-dessus de la tour de contrôle et de terminer par un atterrissage en ligne.

 

Le personnel de la flottille et les familles venues accueillir le détachement ont profité de cette occasion rare de voir voler 9 hélicoptères en formation.

 

Rappelons que la flottille comporte, en plus de ceux d’Hyères, deux autres détachements de service public sur les façades métropolitaines (La Rochelle et Le Touquet), et un autre à Tahiti. Le soleil ne se couche jamais sur la 35F….

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo DCNS

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Lemarin.fr

 

Le programme de frégate de taille intermédiaire (FTI) pour la Marine nationale va être anticipé « avec un objectif d’une première livraison en 2023 ». Cette décision figure dans l’actualisation de la loi de programmation militaire entérinée le mercredi 20 mai en conseil des ministres.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:50
Du nouveau sur la collision du « Triomphant » et du « Vanguard »

 

LeMarin.fr

 

Un marin britannique, qui a mis en ligne un document alarmant sur la sécurité des sous-marins nucléaires britanniques, a été placé en détention provisoire le mardi 19 mai après s'être rendu aux autorités. William McNeilly, 25 ans, accuse notamment les responsables de la défense d’avoir cherché à camoufler la collision survenue en 2009 entre le sous-marin britannique HMS Vanguard et le sous-marin français Le Triomphant.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

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21/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Entre le 27 avril et le 4 mai 2015, le BCR Var, qui embarque l’état-major de la Combined Task Force (CTF) 150 engagée dans des missions de lutte contre le terrorisme, était en relâche opérationnelle à Victoria, aux Seychelles. Le bâtiment a ainsi mené plusieurs interactions avec les garde-côtes seychellois, ainsi qu’avec le HMAS Newcastle de la Marine australienne, également déployé au sein de la Task Force. Par ailleurs, cette visite a été l’occasion pour le capitaine de vaisseau Crignola, commandant la CTF 150, de rencontrer les autorités seychelloises dans le cadre du volet « engagement régional » de la coalition.

 

Ces entraînements conjoints s’inscrivent dans le cadre de la préparation aux opérations de sécurité maritime de la Task Force et du renforcement de l’interopérabilité entre les marines alliées. En effet, la France, l’Australie et les Seychelles sont membres de la coalition des Combined Maritime Forces, qui s’attachent à assurer la sécurité maritime dans une large partie de l’océan Indien.

 

Ainsi, le 4 mai 2015, les bâtiments français et australiens, ainsi que le patrouilleur seychellois Constant se sont rejoints au large des côtes seychelloises pour un exercice d’évolution tactique (déplacement en formation), et de sauvetage en mer (Search and Rescue). Ces entraînements, mobilisant notamment les équipes de navigation, de visite, et le personnel médical, ont permis aux marins et aux garde-côtes d’échanger leur savoir-faire pour la prise en charge de blessés en mer et de mesurer leur capacité à effectuer des manœuvres navales coordonnées.

 

Le lendemain, le BCR Var et le HMAS Newcastle ont poursuivi toute la journée leurs entraînements conjoints, mobilisant l’ensemble des deux équipages. Le bâtiment australien a ainsi mis en œuvre son hélicoptère Sea Hawk pour des exercices de transport de charge sous élingue (câble de transport positionné sous l’hélicoptère) et d’hélitreuillage sur la plateforme hélicoptère du Var. Ces manœuvres complexes et exigeantes ont pleinement mobilisé les équipes aviation et sécurité du bâtiment français, leur permettant de confirmer leur bonne préparation opérationnelle.

 

Profitant de cette rencontre à la mer, les équipes de visite australienne et française se sont livrées à des exercices de visites croisées, opérations que les deux bâtiments sont amenés à effectuer dans le cadre du déploiement au sein de la Task Force. En effet, régulièrement, les unités de la CTF 150 conduisent des opérations d’approches et d’interrogations de navires, boutres ou bateaux de pêche. Dans un mode plus offensif, et en conformité avec le droit international, les bâtiments peuvent mettre en œuvre leur équipe de visite afin de réaliser des enquêtes de pavillon sur des navires suspects. Celles-ci peuvent ensuite déboucher sur des mesures plus coercitives en cas de trafic illicite avéré.

 

Ces interactions ont également permis à des membres d’équipage d’embarquer pendant quelques heures sur les bâtiments alliés, leur permettant ainsi d’échanger avec leurs homologues en étant pleinement intégrés à l’équipage. Par ailleurs, d’autres entraînements conjoints ont été menés dans des domaines aussi divers que la plongée ou encore les tirs d’artillerie, contribuant à renforcer l’interopérabilité et la coordination des différents équipages dans ces domaines opérationnelles très techniques.

 

Soulignant le bon niveau de ces échanges, le capitaine de vaisseau Crignola, commandant la CTF 150, a déclaré : « L’efficacité de la CTF 150 repose sur une collaboration étroite entre les marines de la coalition et une parfaite connaissance des procédures communes par les équipages déployés dans la zone d’opération. Les entraînements que nous avons menés sont l’illustration de cette volonté de travailler ensemble. Aucune nation ne peut relever seule les défis auxquels nous devons faire face. C’est unis que nous pouvons agir et assurer ainsi la sécurité maritime dans l’océan Indien ».

 

La CTF 150 est l’une des trois Task Forces de la coalition Combined Maritime Forces (CMF), sous commandement américain, avec la CTF 151, engagée dans la lutte contre la piraterie, et la CTF 152, assurant la sécurité maritime du golfe arabo-persique. Aujourd’hui, 30 nations sont engagées dans la coalition, dont 18 participent à la CTF 150, chargée de lutter contre le terrorisme et les trafics qui lui sont associés dans une partie de l’océan Indien.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:56
Le premier tir d'un missile de croisière depuis une unité de surface en Europe (19.05.2015) photo L.Bernardin Marine Nationale

Le premier tir d'un missile de croisière depuis une unité de surface en Europe (19.05.2015) photo L.Bernardin Marine Nationale


20.05.2015 par Le Fauteuil de Colbert
 

Le lendemain du premier tir d'un MdCN par la frégate Aquitaine (en lieu et place de la Normandie), le projet de loi pour l'actualisation (prévue depuis fin 2014 de mémoire) de la loi de programmation militaire 2014-2019. Si la certitude budgétaire de la défense militaire de la France est à la hauteur du brouillard de la guerre de Clausewitz, reconnaissons au moins l'effort. En supposant que ce gouvernement respecte tous ses engagements financiers  pour la Défense nationale d'ici à 2017, ce serait bien une première depuis 1962 ou 1945. 

 

Nous trouvons toutes les informations dans le document mis en ligne par le ministère et que vous pouvez lire.


Forces navales
5 missions navales permanentes

En ce qui concerne les affaires navales, le ministre de la Défense reconnaît aussi à la Marine nationale un niveau d'engagement particulièrement important qui nécessite des ajustements et des efforts :
"L’augmentation du niveau d’engagement des forces navales présentes sur 5 zones de déploiement, l’élévation des exigences de protection face à la menace terroriste et l’impact des contrats d’exportation (notamment Egypte) induisent des ajustements sur la trajectoire de ralliement du modèle." (p. 71)

FLOTLOG

Il est bien confirmé (pp. 36, 72) que d'ici à 2019 le format logistique de la Marine nationale demeurera bloqué à trois BCR (le Marne sera bientôt retiré du service cette année). Bonne surprise, le programme FLOTLOG est avancé à cette loi de programmation militaire : "La flotte logistique Flotlog destinée à remplacer les actuels pétroliers ravitailleurs polyvalents et autres bâtiments de soutien comportera 3 unités, dont la première sera commandée en fin de période." (p. 72) Par contre, le tableau récapitulatif (p. 79) laisse entendre que le format actuellement retenu est de 3 FLOTLOG.

Les problèmes du porte-avions

La refonte à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle devrait dégager bien des marges de manœuvre logistiques pendant plus de 28 mois (2016-2019). Cette opération majeure débutera en 2017 et non plus fin 2016 (pour reporter la charge financière ?) :
"Le deuxième arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle débutera en 2017. Outre le rechargement des cœurs nucléaires et une révision générale, cet arrêt sera mis à profit pour réaliser une opération visant au maintien de ses principales capacités opérationnelles et son adaptation à un groupe aéronaval centré sur le Rafale, consécutif au retrait définitif de service, en 2016, du Super-Etendard Modernisé." (p. 72)

 

La France maintient le statu quo aéronaval par cette opération dont les estimations financières oscillent entre 1,2 et 1,6 milliards d'euros. Nous ne savons pas non plus le niveau d'ambition de cette opération (nouveaux radars par exemple ?). Qui plus est, le déplacement de fin 2016 à 2017 de cet arrêt laisse raisonnablement augurer de craintes quant à sa réalisation car les élections présidentielles ne réussissent guère aux porte-avions en France depuis 1994.

 

La question du deuxième porte-avions est donc renvoyé à une loi de programmation militaire future. Ce sera peut-être l'occasion d'étudier de nouveau certaines hypothèses, à l'instar du choix de la propulsion (nucléaire ou conventionnelle), les capacités embarquées (catapultes électromagnétiques ?) ou de la pertinence de rapprocher les conceptions et industrialisation des coques des PA 2 (le R92 Richelieu en attente depuis 1990) et PA3 (le successeur au Charles de Gaulle) de celles des FLOTLOG.

Classe Suffren

Les Force Sous-Marine (F.S.M.) perdent encore une année puisque le renouvellement des Sous-marins Nucléaire d'Attaque (S.N.A.) s'éloignent d'une année supplémentaire pour la première unité qui ne sera "livrée" qu'en 2018, et non plus mise en service en 2017 (initialement 2012) :
"Fin 2018, le premier des 6 nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, remplaçant les Rubis, aura été livré et admis au service actif. Les Barracuda présenteront des capacités multirôles, mettant en œuvre notamment, outre des capacités de renseignement, la torpille lourde, le missile de croisière naval (MdCN) et, lorsque nécessaire, des nageurs de combat." (p. 72) Le Rubis sera retiré du service en 2017.

La Force de Guerre des Mines peut jouir d'une certaine bonne nouvelle car dans le tableau récapitulatif (p. 79) ainsi que dans le bilan de la Marine à l'Horizon 2025 (p. 36) il est question d'une force de guerre des mines équipée du SLAMF (p. 36). Ce qui correspond à SLAMF 4 bâtiments et 8 système de drones (p. 79).

17 à 16 (15) frégates de 1er rang

La Normandie justement devrait être remplacée par une neuvième frégate de la classe Aquitaine (bien que le document ne semble pas en tenir compte) aux dires des déclarations de Jean-Yves Le Drian. Le ministère (p. 72) confirme l'objectif de six FREMM en service d'ici à 2019, deux autres d'ici à 2022 (les deux FREDA). Le ministère de la Défense doit se prononcer en 2016 sur les trois dernières unités de la classe.

 

La Royale a 17 frégates de premier rang en 2015. Fin 2019 (p. 81), ce chiffre tombe à 16 frégates pour un objectif de 15 :

  • "la" classe La Fayette (la première unité atteindra la trentième année de service en 2026) seront modernisés avec, notamment, l'adjonction d'un sonar au fil des arrêts techniques programmés, pour assurer la transition avec les frégates de taille intermédiaire (p. 29, 72).
    Aucun calendrier ni nombre d'unités modernisées (toutes ?) n'est précisé.

  • les Frégates de Taille Intermédiaire (F.T.I.) deviennent une réalité puisqu'il est dit que la première unité sera livré en 2023 (p. 29, 72). Elles sont "complémentaires des FREMM" (p. 29). 

 

Nous trouvons un détail intéressant pour tenter de comprendre le format des frégates : "(15) Deux frégates anti-sous-marines d’ancienne génération (désarmés post-2019 en fonction de l’admission au service actif des FREMM pour maintenir au niveau requis la capacité de lutte sous la mer), 5 FREMM (le prélèvement de la FREMM « Normandie » pour l’export Egypte nécessite que le rythme de production de FREMM françaises soit adapté pour respecter l’objectif LPM de six frégates anti sous-marines livrées avant fin 2019), 4 frégates de défense aérienne (dont 2 FAA d’ancienne génération) et 5 frégates légères furtives (à rénover)." (p. 82)

Le niveau d'ambitions par unité ne diminue puisque les FREMM doivent toujours rassembler un système d'armes des plus complets :

  • "Les FREMM embarqueront le missile de croisière naval (MdCN) à partir de 2015, le missile antinavires Exocet MM 40 B3 à portée étendue, la torpille anti-sous-marine MU 90, l’hélicoptère de combat anti-sous-marin NFH 90 et le missile de défense aérienne et anti-missiles ASTER." (p. 72)

  • "Le NFH 90 CAIMAN (Nato Frigate Helicopter) version combat, équipe les frégates de nouvelle génération Horizon et FREMM, à raison d’un hélicoptère par frégate. Le CAIMAN participe aussi aux missions de sauvetage en mer dans sa version soutien. Pour assurer ces missions de combat et soutien naval, 27 CAIMAN sont en cours de livraison. Les 24 premiers seront livrés avant la fin de la présente loi." (p. 27)

Enfin, la modernisation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 suit son cours : "La rénovation des avions de patrouille maritime ATL 2 entrera en réalisation avec des premières livraisons en 2018. Deux avions auront été rénovés fin 2019 sur les quinze prévus." (p. 72). Par extension, il convient de se demander si la commande accélérée des A330 MRTT (dont le CEMAA vante les qualités comme plateforme C2), la potentielle commande de 4 C-130 (avec missiles Griffin) et l'éventuelle modernisation des C-130 restants pourraient être autant de bonnes raisons de retirer du Moyen-Orient des ATL2 bien plus utiles à la mer, notamment dans l'Atlantique Nord où ils sont très demandés, notamment par l'OTAN. 

 


Forces maritimes

La Marine nationale (pp. 9, 29, 36) devrait voir ses moyens de sauvegarde maritime, du côté des unités de surface renforcés. Ainsi, le document annonce : 

  • la commande du B4M, ce programme se traduit dans les faits par la levée de l'option pour la quatrième unité du programme BMM/B2M qui est très attendue dans l'océan Indien, au point qu'il y ait des tensions rue Royale pour le premier port base du d'Entrecastaux

  • le programme BSAH devrait se matérialiser par une commande à la rentrée des 4 premières unités en acquisition patrimoniale depuis l'échec du PPP, il est toujours questions que 4 autres bateaux soient affrétés. Il ne serait pas étonnant que les 4 premiers navires soit un "dérivé", à peine une sous-classe, des BMM.

Il serait question que le programme BATSIMAR soit avancé de deux ans, soit de 2024 à 2022 pour l'entrée en service des deux premières unités, suivies de deux bateaux chaque année pour atteindre une cible d'environ 15 à 18 patrouilleurs hauturiers.

 

Ces programmes sont cruciaux pour renforcer les capacités logistiques de la Marine nationale en soutien à ses missions militaires et de sauvegarde maritime. Le nombre de navires dédiés à l'Action de l'État en Mer de 2015 (18 patrouilleurs et 3 BATRAL, p. 81) à 2019 (4 B2M + 2 PLG + 7 avisos A 69 + 6 patrouilleurs d’ancienne génération de tout type, p. 81) chute de 2 unités.  

 

AVSIMAR n'est pas évoqué mais le tableau des moyens de surveillance aéromaritime semble résister par la confirmation du versement de 4 Atlantique 2 à l'AEM : "16 avions de surveillance maritime (12 de type FALCON et 4 ATL2)" (p. 81).

 

Horizon Marine 2025

Nous pouvons trouver le plan naval édité en 2015 (Horizon 2025) ajusté pour le tonnage à atteindre dans dix ans (p. 36) :

 

"La marine mettra en œuvre une composante sous-marine de 4 Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et 6 Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA type Rubis et Barracuda équipé du missile de croisière naval - MdCN), une composante de surface soutenue par 3 bâtiments de soutien logistique et constituée d’un porte-avions, de 3 Bâtiments de projection et de commandement (BPC), de 15 frégates de premier rang (FREMM équipées du MdCN, Frégates de défense aérienne (FDA) et Frégates de taille intermédiaire - FTI), d’une force de guerre des mines équipée du Système de lutte anti-mines futur (SLAMF) et une composante aéronavale de 15 avions de patrouille maritime rénovés, 27 hélicoptères NH90 de combat embarqués et 40 avions de chasse Rafale marine. •  Par ailleurs, 6 frégates de surveillance, 4 Bâtiments multimission (B2M), 8 Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) (dont 4 affrétés), ainsi que des Bâtiments de surveillance et d’intervention maritimes (BATSIMAR), des avions de surveillance maritime et des hélicoptères légers contribueront à la protection des espaces maritimes et à la défense de nos intérêts en métropole et outre-mer."

Marine 2025 déplacerait alors 387 500 tonnes.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:50
photo Marine Nationale

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20/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le mercredi 20 mai 2015, le patrouilleur de haute mer de la marine nationale « Commandant Birot », engagé dans l’opération Triton depuis le 27 avril dernier, a porté assistance à une embarcation signalée en détresse en haute mer à 160 nautiques (296 km) dans le sud-est des côtes italiennes.

 

Cette mission de sauvetage était conduite sous la responsabilité du Centre de coordination des opérations de sauvetage de Rome (MRCC Rome - Maritime rescue coordination center).

 

Ce navire de pêche, « l’Afandina », d’une vingtaine de mètres de long, avait été préalablement détecté par un avion italien également engagé dans l’opération Triton.

 

Au total, 297 naufragés, dont 51 femmes et enfants, ont été recueillis et pris en charge par l’équipage du « Commandant Birot »,dont le médecin et les infirmiers du bord.

 

Le patrouilleur de haute mer fait actuellement route vers Tarente. À leur arrivée à terre, les personnes secourues seront prises en charge par les autorités italiennes.

 

Depuis la décision du Conseil européen  le 23 avril 2015 de renforcer la présence de l’Union européenne en mer, la France a mis à disposition de l’agence FRONTEX un bâtiment de la Marine nationale. Le « Commandant Birot »  patrouille au sud de l’Italie depuis le 27 avril dans la zone de l’opération Triton.

 

REPÈRES

 

FRONTEX : créée par le Conseil en 2004, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (FRONTEX) est opérationnelle depuis le 1er mai 2005. Elle vise à coordonner entre les États membres les opérations en matière de gestion des frontières extérieures. Outre sa responsabilité en matière de formation, d’analyse des risques et de recherche technologique, les principales missions de FRONTEX consistent à apporter une assistance technique et opérationnelle aux États membres en matière de gestion des frontières extérieures et à leur fournir l’appui nécessaire pour organiser des opérations de retour conjointes. De plus, l’agence met à disposition des États membres une force de réaction rapide composée d’un vivier de gardes-frontières européens, dont le déploiement peut intervenir en cas de crise.

 

OPERATION TRITON : lancée le 1er novembre 2014 et dirigée depuis l’ICC (International Coordination Center - centre de coordination international) de FRONTEX à Rome, cette opération navale a pour objectif de surveiller et de contrôler les flux migratoires en direction de l’Italie et des autres Etats de l’Union européennes. En cas de détresse en mer, les opérations de sauvetage sont coordonnées par le MRCC de Rome.

 

LE COMMANDANT BIROT : ce patrouilleur de haute mer assure des missions de surveillance de nos approches maritimes (Posture permanente), de service public (sauvetage, police des pêches), d’escorte de bâtiments en zone de crise (lutte contre les trafics, la piraterie et le terrorisme maritime) et des déploiements opérationnels plus lointains (Océan indien, Golfe de Guinée…).

 

LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION ILLEGALE : ces actions s’inscrivent dans un cadre interministériel (Action de l’État en mer) et  international pour ce qui est des opérations coordonnées par l’agence européenne FRONTEX. Cette lutte est prioritairement dirigée contre les réseaux criminels qui exploitent la situation des migrants et qui les mettent en danger. Les opérations de lutte contre l’immigration illégale s’apparentent le plus souvent à de véritables actions d’urgence de sauvetage en haute mer, compte tenu de l’état des embarcations dans lesquelles naviguent les migrants. Elles revêtent par ailleurs une dimension humanitaire à laquelle les équipages de la Marine nationale sont formés et entraînés.

 

En 2014, la Marine nationale a intercepté près de 170 embarcations  et  170 passeurs et porté secours à près de 2 900 immigrants clandestins.

photo Marine Nationale

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

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21/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Dans la région de Bagdad, les forces françaises poursuivent leurs activités de formations spécifiques au profit de la 6e division irakienne et de l’ICTS (l’Iraqi Counter Terrorism Service). Parallèlement, depuis le 13 mai, dans le cadre du volet aérien de l’opération, 17 sorties aériennes ont été réalisées et 13 frappes portées contre des objectifs au sol dans les régions de Baïji, Ramadi, Mossoul et Sinjar. Ces actions ont permis la destruction de positions de combat, de bâtiments occupés par des combattants et de véhicules suicides.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et sixMirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Air

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:55
photo DCNS

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20.05.2015 par DCNS

 

DCNS est maître d’œuvre unique de l’arrêt technique majeur n°2 (ATM2) du porte-avions Charles de Gaulle, programmé début 2017. Le Groupe s’y prépare activement depuis plusieurs années à travers une montée en puissance progressive de ce chantier d’exception. Cette opération est réalisée en lien étroit avec la Direction Générale de l’Armement (DGA), le Service de Soutien de la Flotte de Marine nationale et l’équipage du porte-avions. Des échanges d’autant plus importants que l’équipage participera activement aux travaux d’entretien et de rénovation du navire. Revue des trois enjeux industriels majeurs pour l’un des fleurons de la Marine nationale.

 

Redonner du potentiel à la plateforme

DCNS réalisera le maintien en condition opérationnelle décennal du bâtiment afin de redonner du potentiel à l’ensemble des installations. Seront notamment réalisés la visite des chaufferies et le remplacement du combustible, la visite des lignes d’arbres, les travaux de maintenance sur les catapultes, la visite des machines ainsi que la rénovation de la climatisation et d’une cuisine.

 

Moderniser le système de combat

Durant cet arrêt technique, les équipes de DCNS assureront également la rénovation du système de combat. Elle comporte plusieurs aspects liés au changement des réseaux informatiques ainsi qu’à la mise en place de moyens garantissant la sécurité des systèmes informatiques. Différents changement de senseurs, radars de veille, radars de navigation, capteurs infrarouge, caméra optronique ainsi que la rénovation du système de communications sont prévus. Le portage du SENIT donnera lieu à une refonte du central opérations.

 

Assurer le passage au « Tout Rafale » en optimisant la plateforme

Pour finir, des travaux seront engagés pour adapter le navire au nouveau groupe aérien embarqué, avec un passage au « tout Rafale » suite au retrait du service actif du Super Etendard modernisé. Plusieurs systèmes et installations seront remplacés et refondus : les installations d’aides à l’appontage, et les systèmes de trajectographie. Par ailleurs, le système de surveillance centralisée des installations, les systèmes d’aide à la maîtrise des avaries ainsi que les automates de conduite de la plateforme sont aussi modernisés pour remettre le porte-avions au meilleur standard technologique.

Intervenant à mi-vie du bâtiment, une opération de cette envergure se prépare plusieurs années à l’avance. Dès à présent, plus de 400 personnes chez DCNS œuvrent au développement des futurs systèmes et préparent les opérations pour atteindre un pic de 2000 personnes pendant l’arrêt technique.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:25
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

20/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 6 au 10 mai 2015, le bâtiment de transport léger Dumont d’Urville a effectué une escale à Santiago de Cuba, profitant de son déploiement dans le cadre de l’entraînement opérationnel franco-dominicain Dunas des forces armées aux Antilles (FAA).

 

Comme pour tous les bâtiments de la Marine nationale à l’étranger, l’escale du Dumont d’Urville a permis de développer les relations que la France entretient avec le pays d’accueil au titre de la diplomatie de Défense. Cette escale était effectuée dans le cadre d’un déploiement qui visait à renforcer la connaissance de l’environnement géostratégique des FAA.

 

En escale à l’étranger, le Dumont d’Urville représente un morceau du territoire national. A son échelle, il a donc servi à renforcer le rayonnement de la France à l’étranger, mais également à développer la coopération entre les deux pays. Poursuivre le développement d'échanges maritimes avec les nations œuvrant dans la zone Caraïbe, entretenir une coopération de proximité permettant d'améliorer la lutte contre les trafics illicites et développer l'interopérabilité dans le domaine du secours aux populations en cas de catastrophe naturelle ou encore de lutte contre la pollution maritime sont au cœur des préoccupations des FAA.

 

Cuba fait partie des partenaires d'Amérique latine avec qui la France entretient une coopération régionale, dans le cadre de son dispositif des forces prépositionnées sur le théâtre Caraïbe et Amérique du Sud. Cette coopération a d’ailleurs été mise en avant lors de la visite historique à Cuba du Président de la République le 11 mai 2015.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA mènent notamment des opérations de surveillance maritime et de service public (lutte contre le narcotrafic, lutte contre les pollutions, police des pêches, sauvetage en mer). La lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbe est effectuée en coopération interministérielle et internationale, principalement en lien avec les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Mexique, le Brésil et la Colombie.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 15:55
La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

 

20/05/2015 DGA

 

La frégate Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM), vient de tirer avec succès un Missile de croisière naval (MdCN) le 19 mai 2015, sur les polygones de tir du centre DGA Essais de missiles au large de l’île du Levant. C’est la première fois en Europe qu’un bâtiment de surface tire un missile de croisière. L’Aquitaine a également tiré avec succès le 12 mai son premier missile de type Mer-Mer 40 Exocet.

 

Ces deux tirs de synthèse préparés par l’équipage de la Marine nationale, les équipes de la Direction générale de l’armement (DGA) et les industriels MBDA et DCNS s’inscrivent dans le cadre de la vérification des capacités techniques des FREMM avant l’admission au service actif. C’est un jalon supplémentaire qui a été franchi, après le tir d’un missile antiaérien Aster 15 en 2013 et la mise en service le 13 mars dernier de la torpille légère MU 90 sur le Caïman marine, version navale de l’hélicoptère NH90.

 

Future ossature des bâtiments de combat de la marine, les FREMM sont des bâtiments fortement armés : missiles de croisière navals, missiles antinavires Exocet MM40, missiles antiaériens Aster et torpilles anti-sous-marines MU90. Toutes les FREMM pourront mettre en oeuvre un hélicoptère Caïman marine, ainsi que des forces spéciales et leurs équipements. Six FREMM seront livrées avant mi-2019.

 

Le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:55
photo Marine Nationale

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19/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 19 mai 2015, les bâtiments du groupe aéronaval (GAN) ont retrouvé les quais de la base navale de Toulon, leur port base. Ces accostages, précédés il y a quelques jours par celui du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste (SNA), marquent pour le porte-avions Charles de Gaulle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate anti sous-marine Jean de Vienne et le pétrolier-ravitailleur Meuse, la fin de la mission Arromanches qui les aura menés en océan Indien et dans le nord du golfe arabo-persique.

 

C’est avec émotion que, plus de quatre mois après leur départ, les 2 600 marins de la Task Force 473 ont été accueillis par leur famille, sur les quais Milhaud où chacun des bâtiments venait d’accoster. Le 13 janvier 2015, ils avaient mis le cap vers l’océan Indien pour une mission de prépositionnement qui s’est révélée d’une exceptionnelle densité.

 

Ainsi, après une séquence opérationnelle en Méditerranée réalisée en coopération avec les forces armées italiennes et grecques et ayant comporté une patrouille commune avec la force maritime de l’OTAN déployée en Méditerranée, la SNMG2 (Standing NATO Maritime Group 2), le GAN a conduit, dès son arrivée en mer Rouge à la fin du mois de janvier, un exercice bilatéral avec les forces armées saoudiennes. Baptisé White Shark, il a contribué au développement des savoir-faire communs avec ce partenaire important de la région et s’est achevé par une patrouille opérationnelle conjointe précédant le franchissement du détroit de Bab el Mandeb.

 

C’est ensuite vers le golfe arabo-persique que s’est dirigé le GAN afin de participer pendant huit semaines à l’opération Chammal de lutte contre le groupe terroriste Daech en Irak. Cet engagement opérationnel couronné de succès, au cours duquel le GAN a mené quotidiennement dix à quinze sorties de combat, a été conduit au sein des structures de commandement américaines, en coordination étroite avec la Task Force 50, constituée autour du porte-avions américain Carl Vinson. Signe des progrès considérables réalisés dans l’interopérabilité avec nos alliés américains et des relations de confiance qui unissent nos marines, la TF 473 a, à plusieurs reprises, assuré la permanence aéronavale dans le nord du golfe arabo-persique, notamment pendant la relève des porte-avions américains. Avec l’intégration du HMS Kent, qui a assuré pendant près de trois mois, jusqu’à la mi-avril 2015, la protection du Charles de Gaulle, on se souviendra que cette mission a également marqué une étape important dans la coopération bilatérale franco-britannique.

 

A sa sortie du Golfe, la TF 473 a mis le cap vers l’Inde où elle a conduit l’exercice Varuna du 28 avril au 2 mai 2015. Pour sa 14ème édition, cet exercice a été l’occasion pour le GAN et son homologue indien constitué autour du porte-avions Viraat, de renforcer la capacité des deux marines à opérer ensemble au service de la sécurité maritime en océan Indien. Après avoir franchi le canal de Suez le 12 mai 2015, le GAN a contribué à la sécurité maritime en Méditerranée orientale avant d’entraîner durant quelques jours les jeunes pilotes de chasse de l’aéronautique navale.

 

Symbole fort de l’importance accordée à cette mission, le vice-amiral d’escadre Coindreau commandant la force d’action navale a tenu à venir saluer les marins de la force pour le courage, le professionnalisme et la pugnacité dont ils ont fait preuve durant ces mois intenses. Il a également assisté au dernier retour de mission du pétrolier ravitailleur Meuse,qui sera retiré du service actif d’ici quelques semaines, après 35 années de bons et loyaux services.

 

Cette mission dorénavant accomplie, les marins du groupe aéronaval vont profiter de quelques jours de repos bien mérités, tout en se tenant prêts à répondre à toute nouvelle sollicitation opérationnelle. Les équipages du Charles de Gaulle et de son groupe aérien embarqué, hisseront bientôt les voiles vers les Champs-Elysées où ils défileront le 14 juillet 2015.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 15:55
Areva : Lévy prône une prise de contrôle de l'activité réacteurs par EDF

"La proposition ambitieuse d'EDF respecte et préserve les compétences techniques de l'activité réacteurs d'Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers", a renchéri Jean-Bernard Lévy.

 

19/05/2015 latribune.fr 

 

Le PDG d'EDF estime qu'il y a "une logique industrielle" à ce que son groupe reprenne les activités réacteurs d'Areva. Il formulera une proposition au gouvernement et au géant nucléaire français dans quelques jours.

"Aujourd'hui, Areva est dans une situation fragile, et il faut accepter de tout remettre à plat. [...] Nous y avons intérêt parce qu'EDF a besoin d'un Areva fort, sur l'ensemble des prestations, et parce que le gouvernement nous en a, logiquement, fait la demande."

Dans une interview accordée au Figaro mardi 19 mai,  Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, a prôné une prise de contrôle majoritaire de l'activité réacteurs du groupe nucléaire Areva par son groupe. Il a ainsi annoncé que des propositions seront faites "dans quelques jours" à Areva et au gouvernement.

 

"Une logique industrielle" à une prise de contrôle de l'activité réacteurs

"Il y a un domaine d'Areva que nous connaissons très bien, c'est celui des réacteurs: nous sommes le premier exploitant au monde par la capacité installée", a-t-il notamment argué.

Il y a donc, selon lui, "une logique industrielle à ce qu'EDF prenne le contrôle de cette activité réacteurs, qui correspond au périmètre de l'ancien Framatome (aujourd'hui Areva NP)".

 

EDF ne doit pas "être exposé aux risques liés au passé d'Areva"

"La proposition ambitieuse d'EDF respecte et préserve les compétences techniques de l'activité réacteurs d'Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers", a renchéri Jean-Bernard Lévy.

Toutefois, le PDG d'EDF reste prudent: "La transaction ne peut se faire qu'à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu'EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d'Areva, notamment en Finlande". En effet, le projet d'EPR Olkiluoto 3 du groupe nucléaire français dans le pays a pris beaucoup de retard. La perte prévisible sur ce contrat est estimée à 3,9 milliards d'euros par Areva.

Pour rappel, le groupe nulcéaire français connaît de sérieuses difficultés économiques. Le 7 mai dernier, il a annoncé la suppression de 5.000 à 6.000 emplois dans le monde (dont 3.000 à 4.000 en France) dans le cadre d'un plan de redressement

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