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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
Quand les forces spéciales forment les cadres

 

05/12 Par Massimo Prandi – LesEchos.fr

 

L'armée s'ouvre à l'entreprise. En matière de management, elle a des choses à apprendre aux cadres dirigeants, qui ont été 2.000, cette année, à suivre les formations de Saint-Cyr.

 

Six heures. Un lundi matin sombre et humide d'automne. En silence, une quarantaine d'hommes et de femmes en vert de travail de l'armée de terre sortent de leurs chambrées pour rejoindre leur lieu d'entraînement. Une scène banale au sein du camp militaire breton de Saint-Cyr-Coëtquidan. Ce qui l'est beaucoup moins, c'est que ces ombres matinales ne sont pas des militaires. Tous sont arrivés sur le camp la veille et sont des cadres dirigeants d'entreprises du secteur civil, entamant leurs dix-huit mois de cours à l'Essec dans le cadre du programme « Executive MBA » (Emba). Age moyen : 38 ans ; expérience moyenne en entreprise : treize ans, environ. Issus de plusieurs pays, tous, sans exception, dirigent déjà des équipes. Ce stage de 36 heures exclusivement en anglais est censé accroître leurs « capacités de leadership » et de « construction d'équipes ». Au sein du petit groupe, l'appréhension est palpable avant d'entrer dans le vif du sujet : « Je craignais de retomber dans les affres du service militaire : exercices stupides et engueulades sans fin », commentera après coup un ingénieur allemand lors du débriefing effectué dans les locaux de l'Essec à la Défense, près de Paris. Des craintes pas totalement injustifées… Pas plus de six heures de sommeil entre le lundi et le mardi, deux repas dont le premier à l'extérieur, à base de rations de combat, et le reste du temps passé dans les bois de l'immense camp de Coët (5.500 hectares en pleine forêt de Brocéliande). A l'évidence, les chambres spartiates de six lits chacune, les douches sans chichi et l'ambiance générale du camp impressionnent les élèves, dont la très grande majorité n'a jamais eu de contact avec l'armée. Pendant le briefing initial, le dimanche soir, le lieutenant-colonel de réserve Romain de Bondy, directeur du centre de formation continue (Scyfco) de la Fondation Saint-Cyr, explique la finalité du stage. « Ce n'est pas une formation militaire. Vous n'allez pas passer un test d'aptitude à l'armée », débute-t-il. Il en faudra plus pour convaincre complètement ceux qui, parmi les stagiaires s'interrogent encore sur l'utilité de leur séjour à Coëtquidan. Bon point : les moniteurs, qui sont tous des réservistes ayant servi au sein des forces spéciales, inspirent confiance. Loin des clichés, ils cassent leur image de baroudeurs et font preuve d'une excellente connaissance des problématiques de gestion des entreprises. Xavier, lieutenant-colonel parachutiste, Bruno, lieutenant-colonel des troupes de marine, Francis, officier réserviste des troupes de montagne, et Jane, capitaine réserviste de l'armée britannique, n'aiment pas parler de leurs faits d'armes. Ici, les formateurs s'emploient avant tout à transmettre les méthodes et les valeurs militaires transposables au monde de l'entreprise.

 

Apprendre à jouer l'effet groupe

 

Mais place aux travaux pratiques. La mission : construire un radeau avec des sortes de gros jerricans et des cordes pour transporter un malade nécessitant des soins de l'autre côté d'un lac. Temps imparti : une heure. Xavier, le moniteur de ce groupe, désigne un leader. Ce sera Rajiv, un ingénieur aéronautique indien très actif et volontaire. Un choix qui ne doit rien au hasard : l'ardeur du jeune manager doit être tempérée, pense-t-il, par la dynamique de groupe. « Un leader n'est rien sans le groupe. Son rôle est d'écouter tout le monde, y compris les plus effacés, et de faire siennes les meilleures solutions proposées », décrypte le moniteur. En l'occurrence, Rajiv pense cette fois avoir trouvé la solution technique sans avoir consulté les autres. Il se lance dans l'assemblage du radeau. Plusieurs membres de l'équipe s'isolent, désoeuvrés. D'autres suivent les consignes du jeune Indien sans broncher. Le radeau finit par ressembler à quelque chose… Mais il est branlant. Un tronc d'arbre pourtant disponible a été négligé et, du coup, sa structure n'est pas assez solide. Les cordes encombrent par ailleurs sa surface. On en a utilisé trois fois trop. Les équipes de trois qui vont faire la traversée du lac sont mal assorties. Les unes sont trop lourdes, les autres trop légères. Finalement, tout le monde parviendra sur l'autre rive, mais l'opération n'est clairement pas une réussite, et le bilan est sévère : « Le leader n'a pas écouté les solutions proposées par les autres, notamment celles, pourtant appropriées, qui ont été formulées par les femmes de l'équipe. Il n'a pas non plus expliqué suffisamment le but de la mission. Rajiv n'a pas pris le champ nécessaire pendant la construction du radeau pour rectifier les erreurs et pour donner du travail à tout le monde, entraînant la démobilisation d'une partie de l'équipe…  »

 

Une leçon qui sera très utile lors du dernier exercice du jour : la construction d'un pont sur une rivière, avec pour seuls outils un piquet, un marteau, des cordes et des troncs. Le sergent-chef Sigrid explique aux élèves la technique. Les stagiaires ont une heure et demie pour accomplir leur mission. Cette fois, Xavier donne le leadership à David, un jeune cadre spécialisé dans le « lean management », chez un opérateur français de télécommunications. Tout aussi motivé que Rajiv, il a, semble-t-il, tiré les enseignements des erreurs précédentes. Il commence par former des sous-groupes, dédiés à des tâches bien définies ; l'un des participants chronomètre les opérations et contrôle la qualité ; d'autres se relaient pour placer les piles du pont ; chacun trouve sa place. David, lui, est partout. Il rassure ses collaborateurs dans les moments les plus difficiles. La pluie n'arrange rien, on serre les dents… Mais la mission sera remplie. Dans la sueur et la douleur.

 

Le stage n'est pas fini pour autant. Quelques heures de sommeil plus tard, la partie la plus éprouvante va commencer avec le « parcours de l'audace ». Plus physique, plus militaire, il est censé souder les groupes de dix stagiaires dans des conditions extrêmes. La météo est détestable : pluie et boue partout. Au programme, marche sur une poutre en hauteur ; escalade d'une paroi métallique glissante ; saut dans le vide avec une corde ; transport de bâtons de dynamite (fictifs, évidemment) sous des barbelés, tyrolienne... Autant de défis éreintants pour la plupart des stagiaires. Mais le groupe tient le choc. Les moins vaillants sont soutenus, encouragés. Les militaires sont présents, bien sûr, soucieux d'éviter tout accident. Le gong retentit à 12 h 30 précises. Les souffrances sont enfin terminées...

 

Changement de décor le lendemain, dans les locaux parisiens de l'Essec. Pour les participants, c'est l'heure du retour d'expérience : « Nous sommes devenus une équipe à la dure. Nous avions l'impression de faire partie d'une expérimentation. C'était comme du théâtre, surtout le premier jour. Le second a été plus dur à vivre et des tensions ont émergé au sein du groupe », résume le plus âgé des stagiaires. Le professeur Alan Jenkins, le directeur académique du MBA, est visiblement satisfait : « Les équipes se sont engagées à fond dans les exercices proposés. Ca ne va pas changer vos vies mais vous avez appris combien il est important de compter sur les autres », commente-t-il. Les élèves, quant à eux, semblent avoir apprécié la dépense physique, et le concentré de sensations fortes, plutôt rares dans un monde riche en stress, mais pas toujours en expériences intenses. « Ce stage m'a rendu plus confiant et démontré que ce qui est impossible quand on est seuls devient possible à plusieurs », résume une jeune manager portugaise. Un ingénieur allemand reconnaît avoir « appris à déléguer », et ce cadre suisse retiendra, lui, « que lorsque l'on passe à la phase de l'exécution, il faut cesser de discuter »... A quelques exceptions près, tous se sépareront avec le sentiment d'avoir suivi une formation utile pour la vie en entreprise.

 

« Management années 1980 »

 

Elle est pourtant loin de faire l'unanimité dans l'univers de l'enseignement et du coaching. « Le message implicite est très masculin, guerrier, regrette Isabelle Barth, qui dirige l'Ecole de management de Strasbourg. Cela fait management années 1980, quand on exaltait les analogies entre monde des affaires et guerre. Aujourd'hui, on a envie d'autre chose, comme la reconnaissance de soi, le lien entre individus, la sérénité, la créativité. » « L'institution militaire ne sait pas se remettre en cause. Or la remise en cause est la base du management », renchérit Thierry Grange, président de l'Ecole de management de Grenoble.

 

Des critiques évidemment contestées par les intéressés : « Notre formation, c'est de la pédagogie pratique. Dans l'entreprise comme dans l'armée, il faut susciter l'effort chez les collaborateurs par la pédagogie, pas par la force, qui n'est jamais très efficace », répond le colonel réserviste Cyril Barth, qui dirige la Fondation Saint-Cyr. La formule séduit, en tout cas. Preuve du succès croissant de ces immersions dans l'univers militaire, Saint-Cyr a déjà scellé des partenariats stratégiques de formation avec l'Essec, HEC et Sciences po. « Nous, militaires, travaillons sur la pâte humaine, sur la personnalité et le groupe », précise le général Antoine Windeck, commandant des écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. « Ces formations permettent de renforcer les liens entre la nation et l'armée », insiste-t-il. Une armée qui a abandonné depuis longtemps les méthodes de commandement trop autoritaires. « Nous aussi, avons évolué et sommes amenés à adopter de nouvelles formes de gouvernance », reconnaît ce haut gradé.

 

En outre, en ces temps de disette budgétaire, les stages proposés aux cadres dirigeants constituent des sources de revenus appréciables. A eux seuls ils financent déjà près de 10% du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr. Au total, Coëtquidan aura accueilli cette année environ 2.000 élèves civils. Ils n'étaient que 800 lors du lancement de la formule en 2011. Le tarif : 300 euros jour et par stagiaire pour l'Essec et HEC ; le double pour les entreprises, qui semblent de plus en plus séduites par ces formations. Veolia, Vinci, Thales, Decathlon, Safran, Doux, Total et autre Kering ont déjà envoyé leurs cadres crapahuter à Coët.

 

Les points à retenir

Lancés en 2011, les stages de formation proposés par l'Armée à Saint-Cyr-Coëtquidan attirent de plus en plus de cadres dirigeants désireux d'accroître leurs « capacités de leadership ».

Dans le même esprit, des partenariats ont été noués avec l'Essec, HEC et Sciences po.

Des sources de revenus bienvenues, en ces temps de disette budgétaire : à elles seules, ces sessions de coaching financent déjà près de 10 % du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr.

Quand les forces spéciales forment les cadres

Note RP Defense : les Anciens de la Marine Nationale exercent également dans le même domaine. Dans un environnement business de moins en moins prévisible, Pégasus Leadership aide les équipes commerciales et managériales à améliorer l’agilité de leur organisation, à accélérer la mise en œuvre de leurs projets et atteindre plus rapidement leurs objectifs.

 

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
(archives BCR Var - Marine Nationale)

(archives BCR Var - Marine Nationale)

5 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Au cœur du déploiement opérationnel du groupe aéronaval "Bois Belleau"

Ravitaillement à la mer du porte-avions Charles De Gaulle avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:45
Corymbe : le Dixmude en escale à Douala

 

 

04/12/2013 Sources : EMA

 

Du 29 novembre au 4 décembre 2013, le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude, engagé en mission Corymbe, a effectué une escale à Douala au Cameroun.

 

Le BPC Dixmude est engagé en mission Corymbe dans le Golfe de Guinée depuis le 21 novembre 2013. Au départ de Toulon, il a embarqué un détachement composé de militaires de l’armée de terre appelé « réserve opérationnelle embarquée » (ROE). Cette ROE a vocation à intervenir en cas de besoin, dans un des pays riverains du golfe de Guinée. Au regard de la situation sécuritaire en RCA, le BPC a reçu l’ordre au cours de cette mission de débarquer la ROE à Douala.

 

Pendant les manœuvres de débarquement des véhicules, l’équipage a reçu la visite de Son Excellence Madame Christine Robichon, ambassadrice de France au Cameroun. Le même jour, le 30 novembre, le bord a reçu les stagiaires de l’Ecole Supérieure Internationale de Guerre de Yaoundé (ESIG) ainsi qu’une quarantaine d’officiers originaires de 17 pays d’Afrique, de France et des Etats-Unis pour une conférence sur la doctrine amphibie française.

 

Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Elle est armée par un ou plusieurs bâtiments de la Marine nationale qui peuvent être renforcés par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués.

 

Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal depuis 1990, en mesure de soutenir toute opération en cours dans la région. Elle permet en outre la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

Corymbe : le Dixmude en escale à Douala
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 16:45
Les hélicoptères Gazelle attendent leur ordre de déploiement en République centrafricaine photo  Olivier Fourt RFI

Les hélicoptères Gazelle attendent leur ordre de déploiement en République centrafricaine photo Olivier Fourt RFI

04 décembre 2013 Olivier Fourt - envoyé spécial à Douala RFI

 

Le Dixmude, bâtiment de projection et de commandement des forces armées françaises (BPC), est à quai à Douala, au Cameroun, où il a débarqué 350 soldats et une centaine de véhicules. Ces moyens militaires sont en attente du feu vert pour prendre la route vers la République centrafricaine. En attendant, les hommes peuvent aller se promener à Douala, mais rentrent tous les soirs au bateau. Des consignes de sécurité, strictes, sont appliquées à tous les membres de la mission.

 

Nom choisi pour l'opération française en RCA : « Sangari », du nom d'une variété de papillon. Concrètement, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude est amarré à Douala depuis le jeudi 28 novembre. Le BPC était parti de Toulon, dans le sud de la France, le 16 novembre dernier, avec à son bord, 350 hommes et une centaine de véhicules.

 

En attente du feu vert de Paris

 

L’ensemble de ces moyens a été débarqué, jeudi 28 novembre dans la soirée. « Nous avons quitté Toulon, avec à bord un détachement de l’armée de terre, dans le cadre d’une opération de présence dans le golfe de Guinée classique. Nous avons reçu l’ordre au cours de cette mission de débarquer ce détachement de l’armée de terre à Douala. Il est en attente d’instructions et d’ordres d’autorités politiques pour, éventuellement, intervenir en RCA », précise le capitaine de vaisseau De Briançon, le commandant du Dixmude.

 

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: cartographie des zones à risques

 
Les deux hélicoptères français «Gazelle», sur le pont du «Dixmude», dans le port de Douala.
RFI / Olivier Fourt
 

Les véhicules, blindés et containers sont maintenant stockés dans une zone fermée, surveillée par la gendarmerie camerounaise, dans une zone industrielle à Douala. Les hommes, des soldats parachutistes de l’armée de terre, ont récupéré leurs armes et leur paquetage. Ils attendent donc désormais le feu vert de Paris pour rejoindre, par la route, la République centrafricaine voisine.

 

 

Consignes de discrétion

En attendant, les hommes peuvent aller se promener en ville, mais rentrent tous les soirs au bateau. Les militaires ont par ailleurs reçu des consignes de sécurité. « Pour notre personnel, également, nous avons fait des sensibilisations pour qu’ils restent discret, ne cèdent pas aux provocations et qu’ils se déplacent groupés pour être capable de s’extraire de toute situation un peu difficile », insiste le commandant du Dixmude. « De toute façon, aujourd’hui, il n’y a plus d’escales tranquilles », conclut l’officier.

 

→ A (RE)LIRE : Les objectifs de la nouvelle opération française en Centrafrique

 

Quant aux 210 marins du Dixmude, ils reprendront prochainement la mer pour la mission Corymbe : trois mois de patrouilles et d’exercices en coopération avec les pays du golfe de Guinée.

 

Laurent Fabius sur RFI : en Centrafrique, les forces françaises « n’ont pas vocation à rester durablement »

Invité sur RFI ce mardi 3 décembre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est revenu sur l’engagement de la France en République centrafricaine. Il a insisté sur le fait que l’objectif que se donne la France est de « rétablir la sécurité gravement menacée » dans le pays, et que les forces françaises « resteront mesurées dans leur nombre » et « n’ont pas vocation à rester durablement ».

 

« Notre action, celle des Africains d’abord, la Misca, la nôtre, celle des forces internationales, va consister à la fois à rétablir la sécurité gravement menacée, à rétablir aussi les droits humanitaires parce qu’il y a des exactions épouvantables. On va encore en découvrir. Et puis il faut préparer la démocratie, le fonctionnement de la démocratie et dans ce cas, de toutes les manières, ni le président actuel, ni le Premier ministre, ne peuvent se présenter, ça a été acté », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, réfutant l’idée selon laquelle la France s’apprêtait à contraindre Michel Djotodia, le président de la transition, à partir.

Jugeant que « terme d’implosion est juste » pour définir la situation en République centrafricaine, il estime qu’il convient de dissoudre « effectivement » les bandes armées qui composaient l’ancienne Seleka et « éviter [les] oppositions religieuses ». « Nos forces resteront mesurées dans leur nombre, et en plus elles n’ont pas vocation à rester durablement là-bas », a-t-il par ailleurs insisté.

 

→ A (RE)LIRE : L'intégralité de l'entretien de Laurent Fabius à RFI.


En vue du sommet « Paix et Sécurité en Afrique », qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris en présence de nombreux chefs d'Etat africains, la présidence française a d'ores et déjà mis en place un site internet et un compte Twitter consacrés à l'évènement.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:20
Ravitaillement à la mer de l’USS Monterey par le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var

 

04/12/2013 Marine nationale

 

Dans le cadre de sa mission de soutien des bâtiments français et alliés déployés en Méditerranée orientale, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var a ravitaillé l’USS Monterey le 2 décembre 2013 en début d'après-midi.

 

Ce croiseur américain du type Ticonderoga fait partie de la 6ème flotte et assure avec d’autres bâtiments une permanence opérationnelle au large des théâtres de crise du Proche Orient.

 

Ainsi le navire américain a profité de la présence du ravitailleur pour refaire ses pleins en combustible de navigation et en carburant aviation. Le ravitaillement a duré près de 2 heures dans des conditions de mer excellentes.

 

Le ravitaillement d’une unité américaine de cette importance illustre bien la capacité d'interopérabilité des deux marines et le potentiel de leurs équipages à opérer ensemble, gage de souplesse d’emploi et d’efficacité au combat. Enfin, il vient également répondre aux besoins des Américains au titre de la réciprocité : en effet les unités françaises bénéficient régulièrement du soutien du pétrolier ravitailleur américain Leroy Grumann, quand il est présent sur zone.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:55
Défense : ombres et lueurs sur l'avenir des armées françaises

03/12/2013 Par

 

Le vote du projet de loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, hier soir à l'Assemblée nationale, va déterminer les forces et les faiblesses de la défense française pour la demi-douzaine d'années qui viennent, et au-delà. Reposant sur le récent livre blanc, soumis au crible scrupuleux des commissions parlementaires, le texte défendu par Jean-Yves Le Drian a fait l'objet d'un débat d'experts, loin des feux de la rampe médiatiques. L'intervention qui se profile en Centrafrique, après celle au Mali, est là pour nous rappeler l'importance des enjeux. Le contexte des prochaines années, décrit par le livre blanc et repris par la LPM, est tout aussi «concernant» pour les Français. En effet, les menaces se précisent (au sud de la Méditerranée, au Proche-Orient, en Asie du Sud…), des incertitudes montent (liées notamment au «pivot» américain vers l'Asie) et nos capacités diminuent. À travers ces incertitudes, le budget de la défense ne sera pas «sanctuarisé», pas plus qu'il ne l'a été dans le passé. La LPM 2014-2019 a été bouclée avec un «trou» de 40 milliards d'euros, soit plus d'une annuité de l'exercice total (190 milliards d'euros). Le budget, s'il affiche une stabilité en euros courants, sera entamé par l'inflation.

 

Suite de l'article

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:22
Episode 2 - Au cœur du déploiement opérationnel du GAN

4 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Au cœur du déploiement opérationnel du groupe aéronaval "Bois Belleau"

 

Le groupe aérien embarqué (GAé) rejoint le porte-avions Charles De Gaulle au large de Toulon.

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:55
Entraînements Gabian en Méditerranée : quatrième et dernier acte

 

02/12/2013 Actu Marine

 

La période d’entraînement opérationnel Gabian 13.4 aura lieu du 2 au 6 décembre 2013 au large des côtes méditerranéennes. Mené par la frégate La Fayette, l’entraînement mutuel réunira une force navale composée des unités suivantes :

Cet entraînement en mer est planifié selon un cycle trimestriel et a pour objectif de compléter, en mutualisant les moyens et concours, l’entraînement des bâtiments non déployés. Il permet de réaliser tout le spectre des actions nécessaires pour leurs préparations opérationnelles. Les bâtiments s’entraînent en groupe à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à d’autres activités importantes pour l’entraînement des équipages. Ainsi tous les participants, chasseur de mines ou frégate anti aérienne trouvent des opportunités pour élever leur niveau de préparation opérationnelle.

Toutes les unités engagées dans Gabian appartiennent à la force d’action navale et réaliseront des interactions avec des avions et des hélicoptères de la marine nationale ( Atlantique 2, Falcon, Panther, Dauphin), de l’armée de l’Air (Mirage 2000) et de la société civile Apache Aviation (chasseur démilitarisé Hunter chargé de réaliser des attaques simulées).

À raison de 4 cycles de préparation opérationnelle, Gabian a permis en 2013 l’entraînement mutualisé de 20 bâtiments de combat de 10 types différents, stationnés à Toulon. 4264 marins de la FAN ont participé à Gabian.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:28
Deux hélicoptères Caracal en phase d'appontage sur un bâtiment de la Marine nationale

Deux hélicoptères Caracal en phase d'appontage sur un bâtiment de la Marine nationale

 

04/12/2013 Armée de l'air

 

Deux hélicoptères Caracal de l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées» ont embarqué à bord du porte-avions Charles de Gaulle, jeudi 28 novembre 2013, afin de participer à l’entraînement organique du groupe aéronaval.

 

Le détachement «embarqué» de l’armée de l’air se compose d’une trentaine d’aviateurs de l’escadron (équipages et personnel mécanicien), ainsi que d’une dizaine de spécialistes de la Personnel Recovery (récupération de personnel isolé) du commando parachutiste de l’air n°30.

 

Les hélicoptères de l’armée de l’air participent régulièrement à ce type d’entraînement conjoint avec la Marine nationale, afin de se familiariser avec l’ensemble des procédures propres aux bâtiments navals et au survol de milieu maritime.

 

 

Le groupe aéronaval mène actuellement en Méditerranée occidentale une période de dix jours de certification, avant de mettre le cap à l’est pour rejoindre le nord de l’océan Indien et le golfe arabo-persique, dans le cadre de l’opération Bois Belleau.

 

Plus d’informations

Commandos embarqués à bord d'un Caracal

Commandos embarqués à bord d'un Caracal

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:30
Episode 1 - GAN appareillage

3 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Le groupe aéronaval vient de mettre le cap à l’est pour rejoindre le nord de l’océan Indien et le golfe arabo-persique. Cette opération de trois mois, précédée d’une dizaine de jours de certification du groupe en Méditerranée occidentale, permettra à la France de disposer dans la zone d’une capacité militaire stratégique à la fois souple, autonome et réactive. Connaissance, anticipation, coopération régionale, prévention des crises, et capacité d'action autonome sont au programme. Ordonnée par le chef d’état-major des armées, la mission Bois Belleau durera jusqu’en février 2014 et concernera 2600 marins et renforts interarmées.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:55
Entraînement EXOCET au profit du porte-avions Charles de Gaulle et de son escorte

 

 

03/12/2013 Marine nationale

 

Avant que les différents bâtiments ne se constituent en groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, les équipages ont participé pendant 3 jours à l’entraînement Exocet. Aux côtés du porte-avions, la frégate anti-sous-marine Dupleix la frégate de défense aérienne Forbin, la frégate anti-aérienne Cassard, la frégate anti-sous-marine Jean de Vienne, le destroyer lance-missiles italien Durand de la Pennet deux avisos toulonnais ont pris part au scénario.

Les bâtiments du pays Red Land menés par le Dupleix ont affronté les forces navales du pays bleu conduites par le porte-avions dans des scénarii de lutte anti-surface au cours desquels de nombreux moyens aériens de la Marine et de l'armée de l'Air ont été mis en oeuvre.
À l'issue de cet entraînement de niveau supérieur, le porte-avions et son escorte ont mis le cap au Sud pour la mission Bois Belleau 13, tandis que le Dupleix rentrait au port-base en compagnie de la frégate italienne Durand de la Penne, venue passer quelques jours d'escale à Toulon après sa participation à cette coopération franco-italienne.

Entraînement EXOCET au profit du porte-avions Charles de Gaulle et de son escorte
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 20:20
Centrafrique: des éléments prépositionnés au Cameroun

 

02/12/2013 Sources : EMA

 

Le 28 novembre 2013, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude a accosté dans le port de Douala au Cameroun. Depuis le 1erdécembre, les éléments de la réserve opérationnelle embarquée sur ce bâtiment ont entamé les opérations de débarquement. Après une quinzaine de jours passés à bord du BPC, ils ont ainsi pris pied sur le sol camerounais.

 

La mission Corymbe permet d’embarquer à la mer une force appelée « réserve opérationnelle embarquée » (ROE). Depuis le 21 novembre, Corymbe est assurée par le BPC Dixmude et escortée par l’aviso commandant l’Herminier. En quittant Toulon le 16 novembre, le BPC a accueilli, en plus de deux hélicoptères Gazelle, un détachement de 350 militaires de l’armée de terre.

 

Les véhicules tactiques de cette force, essentiellement des véhicules blindés de combat (de type VAB, VBL) ainsi que des camions logistiques, ont été débarqués et rassemblés dans une zone de regroupement et d’attente (ZRA) dans le port de Douala.

 

Désormais, cette force constitue une réserve prépositionnée à terre. Elle est susceptible d’être engagée dans toute opération que viendrait à ordonner le Président de la République.

Centrafrique: des éléments prépositionnés au CamerounCentrafrique: des éléments prépositionnés au Cameroun
Centrafrique: des éléments prépositionnés au CamerounCentrafrique: des éléments prépositionnés au Cameroun
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 17:55
Le «Charles-de-Gaulle» immobilisé entre 2016 et 2018

 

2 décembre 2013 Liberation.fr (AFP)

 

Le porte-avions doit subir une révision complète et une remise à niveau durant un an et demi.

 

Le porte-avions Charles-de-Gaulle va subir un «arrêt technique majeur» (ATM) de près d’un an et demi de septembre 2016 à février 2018, pour une révision complète du bâtiment, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense.

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a indiqué le 23 octobre, devant une commission élargie de l’Assemblée nationale, que l’ATM du Charles-de-Gaulle se déroulerait «comme prévu», «pour un coût de 1,3 milliard d’euros».

 

Cet ATM «sera particulièrement important puisqu’il s’agira de l’entretien à mi-vie du porte-avions», écrivent de leur côté les députées Patricia Adam (PS), la présidente de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, et Geneviève Gosselin-Fleury (PS) dans le rapport de la commission sur la Loi de programmation militaire.

 

«Il permettra notamment, outre les opérations "traditionnelles" d’entretien, de mise à niveau des équipements, et de renouvellement des capacités opérationnelles, d’adapter le bâtiment à un GAN (groupe aéronaval) centré autour de l’avion Rafale du fait du retrait des Super-Etendard modernisés (SEM)», soulignent-elles.

 

A l’issue de cette période d’arrêt, «le porte-avions sera en capacité de poursuivre son activité jusqu’à son retrait de service actif, programmé en 2041», notent les deux élus. Plus gros navire militaire européen, le Charles-de-Gaulle a déjà subi un entretien intermédiaire de six mois de janvier à juillet 2013. En service depuis le 18 mai 2001, il compte un équipage de près de 2 000 hommes et femmes et a déjà parcouru plus d’un million de kilomètres.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:55
Premier tir MM40 de la FDA Forbin


28.11.2013 Marine Nationale

La frégate de défense aérienne Forbin a réalisé son premier tir MM40 au sein du Zonex Méditerranée, avec le concours d’un Atlantique 2 de la 23F, du CROSS La Garde et de la chaîne sémaphorique pour le blanchiment de la zone. Le missile a été suivi par les senseurs du bord et ceux de l’ATL2 durant toute sa phase de vol. Il a ensuite atteint à la seconde près la cible désignée.
© Marine nationale

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:55
Le porte-avions Charles-de-Gaulle bientôt dans l'océan Indien et dans le Golfe

 

 

PARIS, 29 nov 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Le porte-avions Charles-de-Gaulle, accompagné d'un groupe aéronaval, s'apprête à se diriger vers l'océan Indien et le Golfe pour une "mission de présence opérationnelle" de trois mois environ dans la région, a annoncé vendredi à la presse l'amiral Eric Chaperon.

 

"Le groupe aéronaval est en passe de mettre le cap à l'est pour réaliser une mission de présence opérationnelle dans l'océan Indien et dans le Golfe arabo-persique. Ce déploiement, planifié de longue date, durera un peu moins de trois mois", a indiqué l'amiral, lors d'une visio-conférence au ministère de la Défense, donnée depuis le Charles-de-Gaulle.

 

"Ce déploiement vise à affirmer la présence de la France dans une région d'intérêt stratégique, développer notre connaissance de la zone et enfin à renforcer notre coopération avec les pays riverains", a ajouté l'amiral.

 

L'officier supérieur a indiqué notamment que des exercices "Wild Shark" auraient lieu avec "les forces armées saoudiennes", puis d'autres exercices "avec le Qatar dans le Golfe arabo-persique" et enfin des exercices avec les Emirats arabes unis en mer d'Oman.

 

Le groupe aéronaval accompagnant le Charles-de-Gaulle sera composé entre autres de la frégate de défense aérienne Forbin, de la frégate anti-sous-marine Jean-de-Vienne et du pétrolier ravitailleur Meuse, a précisé l'amiral.

 

Mais "ce déploiement permettra également de conduire des inter-actions avec les forces aéronavales américaines présentes sur zone", a expliqué l'amiral Chaperon.

 

Ces exercices avec les forces aéro-navales américaines "s'échelonneront sur plusieurs semaines sous la forme d'activités communes et d'exercices axés sur le renforcement de l'inter-opérabilité commune, c'est-à-dire notre capacité à travailler ensemble", a-t-il précisé.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:45
passerelle du BPC Dixmude, lors de la remontée du chenal de Douala, au Cameroun 28 novembre 2013 photo EMA AdT

passerelle du BPC Dixmude, lors de la remontée du chenal de Douala, au Cameroun 28 novembre 2013 photo EMA AdT

passerelle du BPC Dixmude, lors de la remontée du chenal de Douala, au Cameroun 28 novembre 2013 photo EMA AdT

 

PARIS, 29 nov 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Un bâtiment de la Marine nationale, le BPC Dixmude, avec à son bord quelque 350 hommes et une centaine de véhicules, est arrivé jeudi dans le port de Douala (Cameroun), au moment où la France s'apprête à intervenir en Centrafrique, a indiqué vendredi l'état-major des armées.

 

Venant de Toulon, ce bâtiment de projection et de commandement "est entré hier (jeudi) dans le port de Douala", a indiqué le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major.

 

"Il y a dans le BPC environ 350 hommes et un peu moins d'une centaine de véhicules. Vous avez des moyens de combat (...) et des moyens de logistique", a-t-il précisé.

 

"Sans préjuger des décisions qui pourraient être prises, les armées françaises ont entamé le débarquement des hommes et du matériel qui étaient présents sur ce BPC et, en accord avec les autorités du Cameroun, ces hommes vont rester à proximité de Douala", a indiqué le colonel Jaron.

 

"Cela fait partie des mesures conservatoires que les armées françaises sont en train de prendre, compte tenu de la situation en République centrafricaine", a expliqué le colonel.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 13:50
Un groupe de l’OTAN s’entraîne avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var

 

29/11/2013 Marine nationale

 

Le 23 novembre 2013, le Standing NATO Maritime Group2 (SNMG2) a mené un exercice d’abordage du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var, point culminant de 4 mois d’entraînement intense qui a montré l’interopérabilité des trois bâtiments du groupe.

 

Le navire-amiral du groupe, la frégate espagnole Alvaro  de  Bazan, et les 2 autres membres, les frégates allemande Sachsen et turque Salihreis, ont agi comme une unité unique au cours d’un exercice coordonné sur le pétrolier-ravitailleur, faisant la démonstration des compétences nécessaires pour faire face aux défis existant en Méditerranée pendant les opérations de sécurité maritime.

 

Les trois bâtiments ont réagi fortement et rapidement au scénario, atteignant en toute sécurité la position proche nécessaire pour mener la visite et la saisie d’un navire soupçonné de conduire des activités illégales. Le scénario a été conçu pour suivre l’application typique de la convention de la Loi de la mer.

 

Pendant que des embarcations approchaient du navire suspect, un hélicoptère et des tireurs d’élite gardaient un œil attentif sur les menaces visant l’équipe de visite. En moins de 45 minutes, le navire de commerce suspect était sécurisé.

 

« Je suis très satisfait que cette équipe de trois navires soit devenue capable d’agir comme une unité unique, » a déclaré le commandant du SNMG2, le contre-amiral Eugenio Diaz del Rio.

 

Le SNMG2 vient de terminer six mois de participation à l’opération Active Endeavour de lutte contre le terrorisme en Méditerranée, et va bientôt prendre le commandement de l’opération Ocean Shield de lutte contre la piraterie en océan Indien.

Un groupe de l’OTAN s’entraîne avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 13:50
Un groupe de l’OTAN s’entraîne avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var

 

29/11/2013 Marine nationale

 

Le 23 novembre 2013, le Standing NATO Maritime Group2 (SNMG2) a mené un exercice d’abordage du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var, point culminant de 4 mois d’entraînement intense qui a montré l’interopérabilité des trois bâtiments du groupe.

 

Le navire-amiral du groupe, la frégate espagnole Alvaro  de  Bazan, et les 2 autres membres, les frégates allemande Sachsen et turque Salihreis, ont agi comme une unité unique au cours d’un exercice coordonné sur le pétrolier-ravitailleur, faisant la démonstration des compétences nécessaires pour faire face aux défis existant en Méditerranée pendant les opérations de sécurité maritime.

 

Les trois bâtiments ont réagi fortement et rapidement au scénario, atteignant en toute sécurité la position proche nécessaire pour mener la visite et la saisie d’un navire soupçonné de conduire des activités illégales. Le scénario a été conçu pour suivre l’application typique de la convention de la Loi de la mer.

 

Pendant que des embarcations approchaient du navire suspect, un hélicoptère et des tireurs d’élite gardaient un œil attentif sur les menaces visant l’équipe de visite. En moins de 45 minutes, le navire de commerce suspect était sécurisé.

 

« Je suis très satisfait que cette équipe de trois navires soit devenue capable d’agir comme une unité unique, » a déclaré le commandant du SNMG2, le contre-amiral Eugenio Diaz del Rio.

 

Le SNMG2 vient de terminer six mois de participation à l’opération Active Endeavour de lutte contre le terrorisme en Méditerranée, et va bientôt prendre le commandement de l’opération Ocean Shield de lutte contre la piraterie en océan Indien.

Un groupe de l’OTAN s’entraîne avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:45
Crédit  EMA  armée de Terre

Crédit EMA armée de Terre

27 nov. 2013  FORCESFRANCAISES

 

Tir FAMAS et séance d'instruction mitrailleuse 12.7 mm à bord du BPC Dixmude

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:55
Le groupe aéronaval français vers l’opération Bois Belleau

 

29/11/2013 Sources : Marine nationale

 

Le groupe aéronaval vient de mettre le cap à l’est pour rejoindre le nord de l’océan Indien et le golfe arabo-persique. Cette opération de trois mois, précédée d’une dizaine de jours de certification du groupe en Méditerranée occidentale, permettra à la France de disposer dans la zone d’une capacité militaire stratégique à la fois souple, autonome et réactive. Connaissance, anticipation, coopération régionale, prévention des crises, et capacité d'action autonome sont au programme. Ordonnée par le chef d’état-major des armées, la mission Bois Belleau durera jusqu’en février 2014 et concernera 2600 marins et renforts interarmées.

 

Pour ce déploiement, le porte-avions Charles de Gaulle est escorté par la frégate de défense anti-aérienne Forbin, la frégate anti sous-marine Jean de Vienne, le pétrolier-ravitailleur Meuse et un sous-marin nucléaire d’attaque. S’ajoutent aux bâtiments de combat le groupe aérien embarqué (GAé) composé de 10 Rafale, 10 Super EtendardsModernisés, 2 Hawkeye, 2 hélicoptères Dauphin, un hélicoptère Alouette III, 2 hélicoptères Caracal en provenance de l’organisme à vocation interarmées - Air (OVIA) « Resco » et l’état-major embarqué. L'ensemble constitue le groupe aéronaval (GAN).

 

De fréquentes patrouilles dans cette zone d’opérations

 

Comme le rappelle le dernier livre blanc, la région du nord de l’océan Indien et du golfe arabo-persique constitue une zone où les intérêts français sont majeurs. La France y déploie en quasi-permanence des bâtiments de combat qui participent notamment aux opérations de lutte contre la piraterie telle que la mission de l’Union européenne Atalanta, de lutte contre le terrorisme, conduite par les Task Forces150 et 152, ou encore pour des opérations purement nationales. Le groupe aéronaval est un habitué de cette zone maritime. C’est en effet, la sixième fois depuis 2001 que le Charles de Gaulle opèrera depuis le nord de l’océan Indien.

 

De nombreuses interactions régionales

 

L'opération baptisée Bois Belleau permettra au groupe aéronaval de conduire des coopérations aéromaritimes de haut niveau avec les pays partenaires, notamment l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Des interactions entre leurs forces aériennes et maritimes et la Task Force 473 auront ainsi lieu en mer Rouge au mois de décembre mais aussi dans le golfe Arabo-persique et le nord de l’océan Indien en janvier 2014.

 

L'intensification de l'interopérabilité avec les Marines alliées déployées dans la zone, notamment l'U.S. Navy, est planifiée. L'opération Bois Belleau permettra à la coopération franco-américaine d’atteindre un niveau encore jamais égalé. Le groupe aéronaval américain, constitué autour de l’USS Harry S. Truman, sera présent en mer d’Arabie et dans le golfe Arabo-persique au même moment. Il est prévu une étroite coopération durant cinq semaines. La France et les Etats-Unis, partenaires stratégiques de premier plan et seules nations dotées de porte-avions à catapultes capables d’opérations de projection de puissance massives, ont des modes d'action similaires.

Le groupe aéronaval français vers l’opération Bois BelleauLe groupe aéronaval français vers l’opération Bois Belleau
Le groupe aéronaval français vers l’opération Bois Belleau
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:55
Séminaire des commandants de la Force d’action navale

 

29/11/2013 Marine nationale

 

Pour sa 13ème édition, le séminaire des commandants de la Force d’action navale (FAN) était organisé à Marseille du 25 au 27 novembre 2013. Sous la direction du vice-amiral d’escadre Philippe Coindreau, commandant la Force d’action navale, ce séminaire a rassemblé 39 commandants d’unités de surface de métropole et 12  représentants des états-majors de la FAN de Brest et de Toulon. Lieu privilégié d’échange et de réflexion entre commandants et autorités organiques, le thème retenu cette année était : « connaître son équipage pour affronter le danger ». 

 

Témoignage du capitaine de frégate Jean-Yves Martin, officier référent

 

« Ce séminaire annuel est organisé alternativement sur chaque façade maritime. L’objectif fondamental du séminaire est de renforcer la cohésion en sortant les commandants et l’état-major de leur cadre habituel de travail ». « La thématique de cette année trouvait son origine dans le pic d’activité opérationnelle de la fin de l’été en Méditerranée orientale. Après l’opération Harmattan en Libye, les thèmes abordés traitaient de la préparation de nos équipages au combat de moyenne à haute intensité et des enjeux géopolitiques dans la région ». « Ce séminaire concerne tous les commandants des unités de surface disponibles en métropole, du BPC au petit patrouilleur de service public, en passant par les frégates fortement armées, les frégates de type La Fayette, les pétroliers ravitailleurs, les avisos, etc… mais aussi les trois groupes de plongeurs démineurs ! C’est surtout un moment d’écoute et d’échange privilégié pour l’amiral commandant la force d’action navale » témoigne le capitaine de frégate Jean-Yves Martin, officier référent.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:55
Un séminaire qui a frappé les esprits - « frappes de précision dans un environnement complexe »

 

29/11/2013 CNE Laetitia Périer

 

Le séminaire « frappes de précision dans un environnement complexe » s’est clôturé vendredi 29 novembre au Centre Etoile Saint-Honoré à Paris (8e). En présence d’industriels et de journalistes de la presse spécialisée, le ministère de la Défense est intervenu à plusieurs reprises au cours des trois jours qu’a duré le séminaire. Des représentants de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale et de la Direction générale de l'armement ont notamment fait part de leur retour d'expériences opérationnelles et ont développé des éléments doctrinaux.

 

Après trois jours d’échanges autour de la thématique des frappes de précision dans un environnement complexe, le séminaire organisé par l’association aéronautique et astronautique de France et destiné aux industriels européens et aux journalistes de la presse spécialisée s’est clôturé vendredi 29 novembre au Centre Etoile Saint-Honoré, à Paris (8e).

 

Pierre Bayle, directeur de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICOD), a ouvert le séminaire en rappelant que la précision des armements était devenue « un impératif des conflits actuels compte tenu de la prégnance croissante du droit international humanitaire qui vise à préserver au mieux les populations, mais également, de l’aversion croissante des opinions publiques pour la guerre ». Pour lui, ce séminaire avait pour vocation de « faciliter les échanges entre les praticiens qui expriment un besoin opérationnel et les concepteurs qui doivent trouver les voies et les moyens pour y répondre, au meilleur coût ».

 

Dans cet esprit, les différentes armées ont notamment fait part des derniers retours d'expériences opérationnelles des théâtres où la France s’est engagée à savoir l’Afghanistan, la Libye et le Mali. La précision et la flexibilité ont été citées comme étant les principales caractéristiques recherchées dans l’emploi des armements afin de limiter les dommages collatéraux. Deux contraintes parmi d’autres : l’aspect asymétrique de l’ennemi qui est à la fois fugace, aux multiples imbrications et dont la signature reste très difficilement détectable et le nombre croissant d’acteurs sur un théâtre d’opérations.

 

La réponse ? Une combinaison de savoir-faire technologique et opérationnel, c’est-à-dire un besoin d’armes permettant de faire évoluer les réponses opérationnelles et qui s’intègrent dans la manœuvre de combinaison dynamique des efforts, tout en restant vigilant sur les aspects du droit humanitaire international.

Un séminaire qui a frappé les esprits - « frappes de précision dans un environnement complexe »
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:45
Le BPC Dixmude à quai à Douala depuis jeudi après-midi

29.11.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense

 

Le BPC Dixmude est arrivé jeudi vers 15h dans le port de Douala (Cameroun). D'autres photos de son arrivée pourraient être diffusées cet après-midi par l'EMA.

A son bord: 350 hommes de la 11e brigade parachutiste et deux hélicoptères Gazelle (outre l'Alouette 3 de la Marine). Un escadron de combat, des éléments de la logistique et une centaine de véhicules sont donc en attente du feu vert présidentiel (et onusien) pour faire mouvement vers la RCA

Le BPC restera à quai le temps que l'ordre de mouvement soit donné puis il regagnera le golfe de Guinée pour y conduire des opérations dans le cadre de la mission Corymbe.

Mercredi, le gouvernement camerounais avait officiellement donné son feu vert au transit des éléments français comme en témoigne le communiqué du ministre des Relations extérieures camerounais:

"Le gouvernement de la République du Cameroun se félicite de l'annonce faite par le gouvernement français de son intention d'envoyer un important contingent supplémentaire de soldats en RCA en appui à la MISCA. Cette contribution appréciable aux efforts de l'Afrique centrale pour la stabilisation de la situation en République centrafricaine mérite l'appui sans réserve de la communauté internationale. Le gouvernement camerounais a, à cet égard, répondu favorablement à la demande de la France de faire transiter sur son territoire, la logistique nécessaire à cette opération.
Fait à Yaoundé, le 27 novembre 2013 Le ministre des Relations extérieures,
Pierre MOUKOKO MBONDJO"

 

Coïncidence? Le même jour, la France consentait un coup de pouce d'1,2 milliard de FCFA pour l'amélioration du système d'état-civil au Cameroun.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:55
Mission ATALANTA : le TCD Siroco se prépare

 

28 novembre 2013 Par TCD Siroco

 

Après des permissions d’été bien méritées, l’équipage du TCD Siroco, reposé et en partie renouvelé suite aux mutations, a entrepris de redonner du potentiel à son bâtiment. Aux côtés de la société DCNS et du Service Logistique de la marine, les marins ont œuvré pendant près de trois mois. En partie repeint et réparé, le Siroco était prêt et pleinement opérationnel fin octobre pour entamer la nouvelle mission qui l’attend : un déploiement de cinq mois en océan Indien dans le cadre de l’opération européenne ATALANTA de lutte contre la piraterie. Cette mission revêt de plus un caractère spécial puisque l’Etat-Major tactique, sous commandement français, sera embarqué sur le Siroco.

 

Pour finir de préparer l’équipage à cette mission, un entraînement autonome à la mer s’est déroulé du 4 au 7 novembre. Plusieurs hélicoptères sont notamment venus faire des manœuvres sur le pont d’envol, des exercices de lutte contre les incendies, les voies d’eaux ou encore de sauvetage de naufragés ont rythmé la vie du bord.

 

Mise en oeuvre des hélicoptères sur le pont d'envol

Mise en oeuvre des hélicoptères sur le pont d'envol

Fort de ses acquis, et après une semaine logistique intense, le Siroco a appareillé définitivement le 18 novembre du port de Toulon, pour entamer son transit vers l’océan Indien. Il continue son entraînement pour être pleinement prêt à mener sa mission.

Entrainement hélico

Entrainement hélico

Lors de son transit en Méditerranée, le TCD a fait une halte à La Sude, en Crête (Grèce) où est basé un centre d’excellence OTAN d’entraînement à la lutte contre la piraterie. L’équipe de visite du Siroco a ainsi pu parfaire sa préparation dans des conditions similaires à celles qui l’attendent en océan Indien. En parallèle, le Siroco a eu l’honneur d’accueillir l’ambassadeur de France en Grèce.

 

Honneurs rendus à l'ambassadeur de France en Grèce

Honneurs rendus à l'ambassadeur de France en Grèce

Le dernier jour de l’escale, l’état-major prenant de la force ATALANTA a embarqué sur le Siroco pour conduire un entraînement progressif qui lui permettra d’être pleinement opérationnel lors de la relève à la prochaine escale, Djibouti.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:55
Porte-avions Charles de Gaulle rade de Toulon - photo Marine Nationale

Porte-avions Charles de Gaulle rade de Toulon - photo Marine Nationale


28.11.2013 lefauteuildecolbert.fr
 

La décision historique est tombée dans la plus grande indifférence ! Monsieur le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonçait que le Charles de Gaulle allait être refondu pour 1,3 milliards d'euros (2016-2018)

 

Cette indifférence est révélatrice à plus d'un titre !

 

Premièrement, c'est une décision majeure sur le plan historique. Lors de l'élaboration de la loi de programmation militaire actuelle, et les fameuses trajectoires X, Y et Z, il avait été question, selon les bruits de coursives, de retirer du service le porte-avions. Il y a un monde entre remettre en doute l'outil majeur de la puissance aéronavale et confirmer cette dernière.
 

Pourquoi est-ce donc une décision majeure sur le plan historique ? Le temps naval est un temps long, même si cela n'est pas toujours compris. La question du second porte-avions a été ouverte en 1990 quand le R92 Richelieu n'était pas commandé. En 2013 (23 ans plus tard) le gouvernement prend la décision majeure de confirmer le R91 Charles de Gaulle avec cette refonte à mi-vie. Le prochain rendez-vous est la période 2025-2030  où il faudra débattre de l'intérêt de remplacer le Charles de Gaulle et de l'accompagner d'un sistership puisque c'est le minimum pour disposer de l'outil.

 

Notons que c'est la énième décision gouvernementale depuis 2004 qui confirme la volonté de l'Etat de maintenir la capacité à concevoir, construire et mettre en oeuvre des porte-avions, depuis la décision du président Chirac de travailler avec les anglais (et les coûts afférents !) jusqu'à cette décision de refondre l'unique porte-avions.

 

Les refontes de navires, et en particulier les refontes à mi-vie, ne sont pas monnaie courante dans l'Histoire. Ce sont des opérations très lourdes et qui nécessitent des investissements équivalent à plus ou moins la moitié de la valeur du bateau. Par exemple, Coutau-Bégarie nous décrivait l'exemple américain à travers les refontes SLEP (Sea Life Extension Program) "destiné à prolonger la durée de vie de ces porte-avions d’une quinzaine d’années [alors qu'ils avaient été conçu pour 30 ans de service] au prix de 28 mois de travaux pour un coût qui atteint maintenant environ près d’un milliard de dollars par unité. Le SLEP comporte la révision complète de la coque, des machines..., la modernisation de l’équipement électronique et la refonte des installations aéro".

 

Le coût de production du Charles de Gaulle, incluant les études, les premières pièces de rechanges et celles de grande prévoyance était de 3 milliards d'euros (contre 2 pour le R92 Richelieu).


Il s'agit bel et bien de pérenniser le porte-avions pour qu'il demeure un outil opérationnel de premier plan dans le monde pour la seconde partie de son existence opérationnelle.

 

Le volume financier impressionne et confirme donc le caractère historique de la décision. 1,3 milliards d'euros ! C'est une somme gigantesque et pour la remettre en perspective il suffit de citer le coût de la première IPER du Charles de Gaulle, intervenue après sept années d'activités opérationnelles : 0,3 milliards d'euros...

 

Nous ne devrions qu'être stupéfait par l'incroyable situation que nous vivons :

  • les anti-porte-avions français sont vent debout contre la commande d'un second porte-avons qui coûtait 2 milliards d'euros dans les années 90 et 2,5 milliards d'euros HT aujourd'hui,
  • et personne ne s'offusque que l'outil soit confirmé et lourdement modernisé pour 1,3 milliards d'euros.

C'est une situation ubuesque.

 

Qu'est-ce qu'un 1,3 milliards d'euros ? A 200 millions près, c'est le coût du porte-aéronefs Cavour (qui jauge presque autant que les porte-avions Foch et Clemenceau pour 1,5 milliards).

 

Le second porte-avions c'est l'équivalent de trois Rafale par année fiscale sur sept années.

 

La refonte du porte-avions Charles de Gaulle ce sera 1,3 milliards d'euros étalés sur deux années de 2016 à 2018.

 

L'effort financier n'est rigoureusement pas le même... et l'hystérie anti-porte-avions ne s'est même pas manifestée !

 

Nous sommes donc dans l'obligation, sans nier la nécessiter de réaliser l'IPER du Charles de Gaulle, de poser la question suivante : ne serait-il pas plus judicieux sur le plan stratégique de lancer la construction du second porte-avions grâce à la ligne de crédit prévue pour 1 milliard d'euros (moins les 0,3 milliards de l'IPER) ?

 

La situation est proprement incroyable si nous la rapportons aux "discussions" qui ont eu lieu sur l'avenir de la puissance aéronavale française de 2008 à 2013.

 

Pour en revenir à la refonte, nous ne pouvons que nous ne demander ce qu'il y aura dans ce milliards supplémentaire par rapport à une IPER classique du porte-avions.

 

Premièrement, Mer et Marine avait supposé que le Charles de Gaulle verrait le remplacement de ses radars car la suite actuelle tend vers l'obsolescence. Il y a deux solutions possibles :

  • une remise à niveau via un Herakles amélioré (le même que sur les FREMM ASM),
  • une solution ambitieuse avec un radar à surfaces planes qui pourrait être le même que celui de la FREMM-ER.

Cette dernière pourrait préfigurer ce que seront les deux FREDA qui seront livrés en 2018 et 2019 puisque le ministre de la Défense a choisi que ces deux frégates, initialement prévues pour la LPM suivante, soient contenues dans l'actuelle LPM.

Solution qui serait soutenue par l'export puisque la demande irait pour des frégates de défense aérienne avec radar à surfaces planes pouvant s'intégrer dans une défense anti-missile balistique. 

 

Deuxièmement, il n'y a pas beaucoup d'informations qui sont tombées quand aux modernisations qui seront effectuées. C'est pourquoi nous nous devons de les imaginer :

  • le déplacement de l'ilot à l'arrière du pont d'envol,
  • l'installation de catapultes électromagnétiques (et pourquoi pas atteindre la capacité catapo et le doublement des catapultes à cette occasion),
  • une défense aérienne à très courte portée par laser (à l'instar du CVN 78),
  • la modernisation des installations aéronautiques pour l'accueil de drones,
  • la robotisation du bord pour faciliter les flux logistiques,
  • l'utilisation de peintures au silicone pour la carène,
  • l'installation de dispositif de supercavitation pour améliorer la propulsion,
  • une automatisation accrue du navire (permettant de diminuer l'équipage du bateau de 1300 à 900 personnes et permettre de le doubler à terme),
  • la remotorisation du navire par des moteurs supraconducteurs,
  • l'installation de pods en lieu et place des lignes d'arbres,
  • l'utilisation de l'espace libéré pour améliorer la puissance propulsive,
  • l'autre utilisation de l'espace libéré pour améliorer les capacités d'emport de carburant et de munitions (et donc réduire le besoin logistique).

L'enveloppe de la refonte aurait pu être dépassée par tant de projets. Néanmoins, bien des suggestions ci-dessous relèvent directement d'une partie des 34 plans industriels présentés par le gouvernement.

 

 

Cette refonte à mi-vie n'a pas fini de faire parler d'elle.

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