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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:40
L'OTAN suspend sa coopération civile et militaire avec la Russie


01.04.2014  Romandie.com (ats)

 

L'OTAN a décidé mardi la suspension de "toute forme concrète de coopération civile et militaire" avec la Russie. Cette décision fait suite à l'annexion par Moscou de la république autonome ukrainienne de Crimée. L'Alliance atlantique a réaffirmé son soutien à Kiev, soumis à de nouvelles pressions économiques de Moscou.

La décision de suspendre la coopération a été annoncée par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique réunis à Bruxelles. Dans un communiqué, ils appellent la Russie "à prendre immédiatement des mesures (...) pour se mettre à nouveau en conformité avec le droit international".

"En même temps, nous laissons nos canaux diplomatiques ouverts", a précisé le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen au cours d'une conférence de presse.

L'OTAN doute également du retrait partiel de troupes russes à la frontière ukrainienne, annoncé la veille par le Kremlin. Mais la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé ne pas avoir de raison de douter des assurances que lui a données le président russe Vladimir Poutine sur le début d'un retrait.

 

Ne pas mettre de l'huile sur le feu

Réunis autour de l'Américain John Kerry, les chefs de la diplomatie cherchaient tout à la fois à rassurer les pays alliés voisins de la Russie, à renforcer la coopération avec l'Ukraine et à sanctionner Moscou, sans pour autant "mettre de l'huile sur le feu".

Certains pays de l'Est membres de l'OTAN, Pologne en tête, souhaiteraient une plus grande présence de l'Alliance, sous la forme de bases permanentes.

Mais les grands pays d'Europe de l'Ouest préfèrent s'en tenir pour l'instant aux mesures prises début mars, à savoir le déploiement temporaire d'avions-radars Awacs de l'OTAN et d'appareils F-15 et F-16 des Etats-Unis en Lituanie et en Pologne.

 

Moscou augmente le prix du gaz

La Russie continue par ailleurs à utiliser l'arme économique pour faire plier l'Ukraine. Le patron du géant russe Gazprom, Alexeï Miller, a annoncé mardi mettre fin au rabais accordé en décembre à Kiev en échange de son renoncement à un accord avec l'Union européenne. Cette mesure va augmenter le prix du gaz de plus d'un tiers, à 385,5 dollars les 1000 mètres cubes.

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:55
Entraînement - Les dragons en alerte

 

01/04/2014 CNE A. Philibert – Armée de Terre

 

Du 17 au 20 mars 2014, le 4e escadron du 2e régiment de dragons (2eRD) a participé à un entraînement aux risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). Investigation, décontamination…ce contrôle opérationnel des acquis est une étape incontournable avant leur prochaine prise d’alerte Guépard. Un scénario réaliste qui a été monté pour l’occasion, afin de tester de nouveaux modes d’action et gagner en efficacité.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:35
U.S. Closes 290 Bases In Afghanistan, Less Than 33,000 Troops Left

 

April 1, 2014. David Pugliese - Defence Watch

 

Michelle Tan of Army Times has this:

 

The U.S. has closed nearly 290 bases across Afghanistan as of March 1 and fewer than 80 bases remain.

When it comes to personnel, there are still about 33,000 U.S. troops in Afghanistan, but there’s also “a steady path to reduce throughout the year,” said Marine Brig. Gen. Daniel O’Donohue, the chief operations officer for the International Security Assistance Force Joint Command.

O’Donohue provided an overview of U.S. troops still serving downrange during a March 18 phone interview with Army Times.

“We’ve reduced our forces from about 100,000, by about 67 percent,” said he said. “We are truly in a support role.”

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 12:40
photo Nato

photo Nato

 

01 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - Le Parlement ukrainien a approuvé mardi la tenue de manoeuvres militaires conjointes avec les pays de l'Otan et de l'Union européenne entre mai et octobre sur son territoire, y compris dans les eaux de la mer Noire.

 

Le texte a été approuvé par 235 députés, aucun élu n'a voté contre. C'est une bonne occasion pour développer nos forces armées, a déclaré le ministre de la Défense Mikhaïlo Koval.

 

Le projet de loi avait été déposé le 26 mars par le président par intérim Olexandre Tourtchinov après le rattachement de la Crimée à la Russie. Kiev s'inquiète aussi de la présence importante russe de soldats à sa frontière orientale, qui lui fait craindre une invasion, même si Moscou a affirmé engager un retrait partiel.

 

En adoptant ce texte, le Parlement autorise l'entrée sur le territoire national de forces étrangères pour sept exercices: Public Order 2014 avec la participation de la police militaire polonaise, Rapid Trident 2014 avec les forces américaines, Safe Sky 2014 avec l'aviation polonaise, Sea Breeze 2014 avec les forces américaines, deux exercices multinationaux Light Avalanche - 2014 et Carpates - 2014, et enfin Sud - 2014 avec les unités d'infanterie de montagne roumaines et moldaves.

 

Ces manoeuvres, auxquelles doivent participer 7.000 hommes de 17 pays, doivent avoir lieu notamment dans l'Ouest de l'Ukraine mais aussi en mer Noire, à proximité immédiate de la Crimée où est basée la flotte russe.

 

L'Ukraine, ex-république soviétique, ne fait pas partie de l'Otan mais certaines voix au sein des nouvelles autorités pro-occidentales se sont prononcées pour un rapprochement avec l'organisation atlantique, ce qui est considéré comme une ligne rouge par la Russie.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:50
Dutch Air Force Media/EATC MSCN

Dutch Air Force Media/EATC MSCN

 

 

01.04.2014 Ballinger/Thomas - EATC

 

Under the operational control of the EATC, two Dutch KDC-10 are used to refuel the NATO E3-A executing surveillance at the Eastern NATO borders. Operating solely from its main operating base at Geilenkirchen (Germany), the NATO E-3A Component will fly a line of tasking every day to Romania as well as a second one every other day above Poland. These surveillance missions will be shared with the E-3D Component, who will fly out of Waddington, United Kingdom.
The employment will enhance situational awareness and reassure NATO Allies in the region. All AWACS surveillance flights will take place solely over Alliance territory and no flights will take place over Ukraine. It was the North Atlantic Council (NAC) to decide on March 10, 2014 to employ NATO AWACS (Airborne Early Warning and Control Aircraft) surveillance aircraft over Poland and Romania.


The EATC concept of Pooling & Sharing constitutes an excellent means to support that kind of operations, moreover for the fact that the KDC-10 Tanker Transport aircraft can also execute a further mission to enhance efficiency. As an example the Dutch aircraft returned last week after its tanker mission also with personnel coming back from Adana, Turkey, where the Dutch missile contingent is stationed to protect Turkey from potential Syrian air threads – not to forget the ten tons of freight on board which also belonged to the Dutch contingent.

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:50
crédits worldatlas

crédits worldatlas

 

BRUXELLES, 31 mars - RIA Novosti

 

Les chefs des diplomaties des pays de l'Otan pourraient discuter d'un déploiement de bases permanentes sur le territoire des pays baltes, a annoncé aux journalistes lundi une source diplomatique au sein de l'Alliance.

 

"Nous n'avons pas encore discuté d'une telle option. Dans les années 1990 nous nous sommes engagés à ne pas déployer d'éléments permanents de l'Otan dans les pays alliés de l'Est. Je crois que les ministres pourraient évoquer ces sujets dans les prochains jours", a fait savoir le diplomate désireux de garder l'anonymat.

 

"Il est évident que Moscou ne respecte pas ses obligations prévues par les documents fondamentaux réglementant le partenariat entre l'Otan et la Russie, et de ce fait nous pouvons reconsidérer nos propres obligations", a-t-il poursuivi.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:50
photo A. Thomas-Trophime - Armée de Terre

photo A. Thomas-Trophime - Armée de Terre

 

28.03.2014 Armée de Terre

 

Tous les deux ans, la Norvège invite ses partenaires de l’OTAN pour l’exercice grand froid, nommé COLD RESPONSE, regroupant 16 000 militaires de 16 nationalités différentes.

 

Reportage photos

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:20
BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

 

Mar. 30, 2014 - By JEFF LIGHTFOOT – Defense News

 

Move Would Boost Allies at Critical Juncture

 

NATO should buy the two Mistral warships France is building for export to the Russian Federation this year and make them a commonly shared asset. This bold action would prevent a powerful military capability from falling into the hands of an assertive Russia, bolster NATO’s capabilities, demonstrate political solidarity among NATO allies and offer the alliance a flagship symbol of multinational defense cooperation.

Russia’s invasion of Crimea has put many European countries in an awkward position due to the continent’s close trade linkages with Moscow. No one has been more challenged than France. Under former President Nicolas Sarkozy, Paris agreed to manufacture and sell to Russia two of its most sophisticated amphibious warships.

The sale provoked noisy objections in the US Congress and among allies in Central and Eastern Europe who saw the contract as undermining NATO solidarity. But for France, the sale was all about jobs. The nearly $2 billion contract has preserved 1,000 jobs at the St. Nazaire shipyards.

Paris has come under renewed pressure to cancel the contract in light of Russia’s actions over the past few weeks. As of this writing Paris will decide whether to go forward with the sale in October, when the first of the two ships is scheduled for delivery to Russia. Facing enough economic challenges as it is, Paris is loath to eat the nearly $2 billion cost of the ships and see 1,000 shipbuilders lose their jobs.

The United States should propose that NATO allies collectively buy the Mistrals and make them a common asset dedicated to the NATO Response Force. This move would have powerful, positive effects on NATO at a time when many within Europe are feeling a renewed sense of appreciation for the alliance.

First, and perhaps most important, this would prevent the ships from falling into the hands of Russia.

Second, the sale would keep the ship and its capabilities within the alliance. NATO has been in a defense depression over the past five years, with many European allies cutting core capabilities. By buying this multidimensional ship and dedicating it to the NATO Response Force, allies would show they are serious about defense in an era of renewed geopolitical competition.

Third, a NATO purchase of the ships would demonstrate powerful solidarity among allies. The Central and East European allies, as well as partners like Georgia and Ukraine, would be relieved to see the ships not become part of the Russian Navy.

Moreover, the purchase would also be an important gesture of alliance solidarity with France, which finds itself in an embarrassing predicament.

Finally, the warships would become the flagship symbol of NATO’s Smart Defense initiative to foster cooperation among allies on defense projects. Until now, Smart Defense has been criticized as a means of enabling allies to cut capabilities together to minimize loss. A common NATO purchase of the two Mistral ships would show that Smart Defense isn’t just a policy of addition by subtraction.

Of course, alliance politics would make a NATO purchase of the ships extremely complex. Who would pay for the ships and who would command them?

The United States should agree to pick up 50 percent of the costs of the $2 billion contract and ask Canada and the rest of the Europeans to pick up the other half. By assuming half the cost, Washington would demonstrate a powerful signal of leadership that the rest of Europe would find hard to ignore.

France should take the next highest burden, 25 percent, given that it has the most at stake. Central and Eastern Europe would be expected — and would likely be willing — to take on their share of the burden as well.

Command and control of the ships would not be an insurmountable challenge. The United States should take command of oneship and France of the other. The ships should be staffed by a multinational crew, much like the airborne warning and control system fleet that NATO operates for surveillance purposes.

Operating a sophisticated ship with a multinational crew would be a daunting undertaking but would offer huge benefits to NATO naval interoperability in the long run.

Russian President Vladimir Putin has breathed new life into NATO through his dismemberment of Ukraine. The United States and its NATO allies should seize this unique opportunity to undertake a joint purchase of the Mistral warships and make them part of NATO’s renewed commitment to European security. ■

Jeff Lightfoot, a senior associate with the Jones Group International and former deputy director of the Atlantic Council’s Brent Scowcroft Center on International Security. He writes in a personal capacity.

 

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:50
 Defence should be global 'priority': EDA

 

27 Mar 14 cnbc.com

 

Claude-France Arnould, chief executive at EDA, discusses the defence industry and the need for strengthened cooperation within the EU and Nato, as well as for innovation in the sector.
 
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:50
La Lituanie revoit son budget défense à la hausse

 

28/03/2014 zonebourse.com (Reuters)

 

La Lituanie, Etat balte où la crise ukrainienne suscite des inquiétudes, va porter son budget de défense de 0,8 à 2% de son produit intérieur brut (PIB), conformément aux recommandations de l'Otan, a annoncé vendredi le gouvernement.

 

La coalition au pouvoir et l'opposition doivent signer un accord en ce sens samedi, à l'occasion du dixième anniversaire de l'adhésion de la Lituanie à l'Alliance atlantique.

 

L'initiative reste toutefois symbolique, dans la mesure où la Lituanie ne représente que 0,4% du budget de défense cumulé des Etats membres de l'Otan. Sa sécurité repose en revanche quasi-totalement sur l'organisation.

 

"Dans le contexte des événements ukrainiens, la Lituanie sait qu'elle peut compter si besoin sur l'aide de l'Otan. Nous ne devons toutefois pas nous en remettre seulement à l'Alliance, mais investir davantage dans l'armée", souligne le Premier ministre Algirdas Butkevicius, dans un communiqué. (Andrius Sytas, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:50
photo Magnus Fröderberg

photo Magnus Fröderberg

 

28.03.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord- Défense Globale

 

Les vingt-huit pays membres de l'OTAN se sont mis d'accord, assez rapidement, ce vendredi 28 mars, sur le nom du futur secrétaire général de l'OTAN, en remplacement du Danois Anders Fogh Rasmussen. Il s'agit de l'ancien Premier Ministre travailliste norvégien Jens Stoltenberg. Son arrivée à la tête de l'OTAN surviendra le 1er octobre, après le sommet de l'Alliance des 4 et 5 septembre au Pays de Galles.

 

Jens Stoltenberg a gouverné la Norvège pendant près de dix ans avant d'être battu aux législatives de 2013. Économiste de formation de 55 ans, il dirige toujours le parti travailliste dans l'opposition.

 

Il présente un certain nombre d'avantages outre une grande expérience de l'exercice du pouvoir et de la diplomatie. Stoltenberg a ainsi engagé son pays dans les opérations de l’OTAN en Afghanistan et en Libye, approuvant alors la démarche française.

 

C'est aussi un politicien qui entretient de bonnes relations avec la Russie. Alors au pouvoir, Norvège et Russie ont conclu des accords sur la délimitation de leur frontière en mer de Barents et sur l'exemption de visa pour leurs populations frontalières. Un atout solide au moment où l’Alliance atlantique est confrontée à la crise ukrainienne et à l'appétit russe.

 

Il devra aussi convaincre car durant sa jeunesse, il fut un militant engagé pour la sortie de la Norvège de l'OTAN... Il n'a d'ailleurs aucune expérience majeure en politique de défense mais ce serait un bon négociateur et roi du compromis.

 

M. Stoltenberg avait impressionné en appelant à opposer " plus de démocratie " et " plus d'humanité " aux attaques extrémistes d'Anders Behring Breivik, qui avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011 à Oslo.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:50
crédits worldatlas

crédits worldatlas

 

28 mars 2014 RTBF.be (Belga)

 

La Lituanie et la Lettonie envisagent de doubler leurs dépenses militaires d'ici à 2020, au milieu des inquiétudes que suscite dans ces anciennes républiques soviétiques, aujourd'hui membres l'Otan, le rattachement de la Crimée à la Russie

 

    Avec l'Estonie voisine, ces trois pays baltes fêtent samedi les dix ans de leur appartenance à l'Alliance atlantique qu'ils considèrent comme le principal rempart contre leur ancienne puissance dominante.

 

    Leurs relations avec Moscou demeurent tendues depuis leur retour à l'indépendance après la chute de l'Union soviétique il y a plus de vingt ans.

 

    "L'agression de la Russie contre l'Ukraine a fait revenir certains politiciens à la réalité, leur faisant voir l'importance de financer la défense", a déclaré vendredi le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas, à l'AFP.

 

    Les partis politiques lituaniens signeront samedi un accord en vue de porter d'ici à 2020 le budget de la défense de 0,8% actuellement à 2,0% du PIB, a-t-il indiqué.

 

    Dans un discours au parlement, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a appelé jeudi le gouvernement à plus que doubler le budget de la Défense en cinq ans, dans le contexte des tensions autour de l'Ukraine et de l'absorption de la Crimée par la Russie.

 

    "Nous vivons tous ce qui se passe en Ukraine, et nous réalisons une fois de plus à quel point la liberté est fragile", a-t-elle déclaré.

 

    La Lettonie a pris un engagement similaire. Son ministre de la Défense, Raimonds Vejonis, a réitéré devant une commission parlementaire jeudi la promesse de porter de 1% l'an dernier à 2% du PIB en 2020 les dépenses militaires du pays.

 

    Mais les pays baltes ne se font pas d'illusion de pouvoir se défendre sans aide de l'Otan contre une menace russe.

 

    "Il est important de contrebalancer les évolutions actuelles par des mesures de dissuasion suffisantes de l'Otan, en renforçant la présence de l'Otan et des forces alliées dans la région de la Baltique", a déclaré vendredi M. Vejonis à l'AFP.

 

    "L'Otan est le garant de stabilité euro-atlantique. L'adhésion à l'Otan a été et demeure la pierre angulaire de la sécurité et de la défense de la Lettonie", a-t-il ajouté.

 

    Seule l'Estonie figure parmi le peu de membres européens de l'Otan qui respectent la recommandation de l'Alliance de consacrer aux dépenses militaires 2% de leur PIB. "Il n'y a pas de projet d'augmenter ni de réduire ce budget", a indiqué vendredi le porte-parole du ministère estonien de la Défense, Peeter Kuimet.

 

    Dans un discours mercredi à Bruxelles, le président américain Barack Obama avait appelé les Européens à prendre leurs responsabilités, se disant "préoccupé" par la baisse des dépenses militaires de certains pays de l'Otan. "La situation en Ukraine nous rappelle que la liberté a un prix", a-t-il dit.

 

    Les trois pays baltes comptent ensemble 6,3 millions d'habitants et ont chacun une frontière avec la Russie. En Lettonie et en Estonie, la minorité russe représente près d'un quart de la population. En Lituanie, elle compte 6%.

 

    L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont recouvré leur indépendance en 1991 après cinq décennies d'occupation soviétique, avant d'adhérer à l'Union européenne et à l'Otan en 2004.

 

    Le vice-président américain Joe Biden avait déclaré la semaine dernière à Vilnius que Washington était prêt à envoyer des troupes dans les pays baltes, pour les rassurer dans le contexte de la crise ukrainienne. Il a aussi fermement réaffirmé que les engagements de la défense mutuelle définis dans l'article 5 de l'Otan étaient sûrs "comme du fer".

 

    Les Etats-Unis ont déjà envoyé en Lituanie six avions F-15 pour renforcer la surveillance par l'Otan de l'espace aérien balte, une mission assurée fin 2013 par des F-16 belges. La France, le Danemark et la Grande-Bretagne ont aussi proposé leurs avions

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 23:50
MOD photo (A. Pliadis)

MOD photo (A. Pliadis)

 

28.03.2014 kam.lt

 

On March 29 Lithuania celebrates its first decade in NATO. On Saturday at noon prompt a celebratory ceremony of hoisting Lithuanian and NATO flags will take place in Simonas Daukantas Square, the Honour Guard Company will present a demonstration programme, gun salute will be fired, and U.S. Air Contingent currently deployed on NATO’s Air Policing mission in the Baltic States will salute Lithuania by a flyover.

 

President of the Republic of Lithuania and Commander-in-Chief of the Lithuanian Armed Forces Dalia Grybauskaitė, Minister of National Defence Juozas Olekas and Minister of Foreign Affairs Linas Linkevičius will deliver congratulatory addresses to the nation.

 

“The Lithuanian Armed Forces have become professional, reliable and prepared for national defence in its own right and alongside NATO allies better than ever before. Membership of the strongest defence alliance is one of the greatest Lithuania’s political achievements that we can justly be proud of,” National Defence Minister J.Olekas says congratulating the nation on this important commemoration.

 

The ceremony will also be attended by members of the Parliament and the Government of the Republic of Lithuania, Ambassadors of NATO and EU member states in Lithuania, Defence Attachés, and representatives of the Ministry of National Defence and the Lithuanian Armed Forces.

 

Lithuania became a member of the world’s strongest defence alliance when ratification documents of the North Atlantic Treaty were deposited in Washington (U.S.A.) on 29 March 2004. NATO membership is the foundation of Lithuania’s security policy. As a NATO member we are a part of a collective security system where allied solidarity, collective defence guarantees and commitments to one another are the underlying principle.

 

From the very first day of NATO membership NATO allies began protecting the airspace of Lithuania, Latvia and Estonia by deploying their military air assets and personnel on NATO’s Baltic Air Policing mission. Over the decade of membership as many as 14 NATO member states have rotated their air contingents 34 times to ensure that the Baltic airspace in protected.

 

Our allies respond immediately to the changes in security situation. The United States of America have sent additional 6 fighter jets to augment the Baltic Air Policing mission currently conducted by a U.S. Air Contingent, while Denmark, the United Kingdom and France have expressed an intent to do so in the future. Lithuania is ready to render all the necessary Host Nation Support for incoming forces in the event of necessity.

                     

Video presentation: „Lithuania – 10 years in NATO“ (by SGT SPC Lukas Kalvaitis )

http://youtu.be/Zk4gG7Oj3Tk

Photo gallery

http://www.kam.lt/en/photo_gallery_1176/the_lithuanian_army_history_219/10_years_in_nato/sladeshow.html

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 21:50
Stoltenberg, partisan d’un plus grand effort militaire de l’Europe, bientôt à la tête de l’OTAN

Le Secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg [Photo prise lors de la visite du Secrétaire général de l'OTAN en Norvège, en mai 2013] (Archives/OTAN)

 

28 mars 2014 par Jacques N. Godbout

 

 



Le Norvégien Jens Stoltenberg, partisan lui aussi du renforcement de la coopération atlantique et d’un meilleur partage des responsabilités, succédera au Danois Fogh Rasmussen à la tête de l’OTAN.

 

Ce vendredi 28 mars, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de nommer Jens Stoltenberg Secrétaire général de l’OTAN et président du Conseil de l’Atlantique Nord, en remplacement de d’Anders Fogh Rasmussen. Il assumera ses fonctions de secrétaire général à partir du 1er Octobre 2014, lorsque le mandat de Fogh Rasmussen expirera après 5 ans et 2 mois à la tête de l’Alliance.

 

Fogh Rasmussen: «La Russie, adversaire ou partenaire?» 

Anders Fogh Rasmussen, avait pris ses fonctions en tant que 12ème secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord le 1er Août 2009.

Né en Ginnerup, Jutland, le 26 Janvier 1953, devenu membre du Parlement danois représentant le Parti libéral en 1978, il a occupé de nombreux postes au sein du gouvernement et de l’opposition tout au long de sa carrière politique.

Après les élections législatives danoises en 2001, il a formé son premier gouvernement Réélu en 2005 et 2007 respectivement, et il a occupé le poste de Premier ministre jusqu’à ce qu’il a été élu en tant que futur secrétaire général de l’OTAN lors du sommet de Strasbourg-Kehl en Avril 2009.

Au cours de la présidence danoise de l’Union européenne de Juillet à Décembre 2002, Fogh Rasmussen avait joué un rôle clé dans le processus menant à la conclusion des négociations d’adhésion avec 10 candidats pour adhésion à l’UE lors de la réunion du Conseil européen de Copenhague en Décembre 2002.

Partisans, bien sûr, d’un renforcement de la coopération atlantique, Fogh Rasmussen, qui redoute une intervention de Moscou dans l’est de l’Ukraine, a déclaré lors d’une récente allocution sur la crise ukrainienne que le rattachement de la Crimée à la Russie constitue la «plus grave» menace pour la stabilité de l’Europe depuis la Guerre froide.

On ne sait plus si la Russie est un partenaire ou un «adversaire», s’était  interrogé Fogh Rasmussen, précisant que les prochaines réunions de l’OTAN devaient «se pencher sur les conséquences à long-terme de l’agression russe sur notre propre sécurité».

 

Jens Stoltenberg, pour un plus grand effort de l’Europe

Jens Stoltenberg, lui, est né à Oslo le 16 Mars 1959. Il a passé son enfance à l’étranger, avec son père diplomate, sa mère et ses deux sœurs.

Plusieurs noms avaient été auparavant évoqués, dont celui du ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski ou le ministre belge de la Défense Pieter De Crem, mais Stoltenberg a reçu le soutien des dirigeants des principaux pays de l’Alliance, notamment États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

Stoltenberg a été nommé Premier ministre de son pays pour la première fois en 2000, à l’âge de 40 ans. Il a démissionné après l’élection de l’année suivante et a été chef de l’opposition jusqu’en 2005, quand il est redevenu Premier ministre, cette fois pour un gouvernement de coalition, un poste qu’il a occupé jusqu’en Octobre 2013.

Il est actuellement chef du Parti travailliste norvégien, ainsi que chef du groupe parlementaire du parti.

Le futur Secrétaire général de l’OTAN a eu un certain nombre de missions internationales, notamment de la présidence du Groupe de haut niveau des Nations Unies sur la cohérence du système et le Groupe consultatif de haut niveau sur le financement du changement climatique. Il est actuellement envoyé spécial des Nations unies sur les changements climatiques.

Alors que M. Stoltenberg était Premier ministre,souligne-t-on dans sa biographie sur le site de l’OTAN, les dépenses de défense de la Norvège a augmenté régulièrement, avec le résultat que la Norvège est aujourd’hui l’un des membres de l’Alliance dont les dépenses sont les plus élevées par habitant de la défense.

Il a également joué un rôle dans la transformation des forces armées norvégiennes, mettant l’accent sur les capacités de déploiement.

Sous sa direction, le gouvernement norvégien les forces norvégiennes ont contribué à diverses opérations de l’OTAN.

En outre, durant son mandat à la tête du Danemark, Jens Stoltenberg a souvent appelé l’OTAN à de se concentrer sur les défis de sécurité à proximité du territoire de l’Alliance.

 

En pleine crise ukrainienne

Le futur Secrétaire général de l’OTAN est un fervent partisan du renforcement de la coopération transatlantique, y compris un meilleur partage de la charge par tous les membres de l’Alliance atlantique.

Il voit l’OTAN et l’Union européenne comme des organisations complémentaires pour garantir la paix et le développement en Europe et ailleurs dans le monde.

La nomination de Jens Stoltenberg intervient au moment où l’OTAN, qui va célébrer ses 65 ans, est confrontée à la crise ukrainienne et où l’Amérique presse l’Europe de faire sa part et d’augmenter ses dépenses militaires, la crise ukrainienne illustrant éloquemment pour certains que «la liberté a un prix».

Le Premier ministre canadien Stephen Harper pour sa pars’est réjoui de cette nomination, déclarant avoir «hâte de travailler en étroite collaboration avec le nouveau Secrétaire général aux dossiers liés à la défense et à la sécurité qui touchent la région euro-atlantique» et soulignant clairement qu’à ses yeux «Compte tenu de l’occupation militaire illégale russe en Crimée et de la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, c’est d’autant plus important aujourd’hui que l’OTAN démontre sa solidarité et renforce sa capacité à prévoir les défis liés à la sécurité de l’Alliance et à y répondre rapidement».

Dans la crise ukrainienne, l’Alliance atlantique se retrouve en première ligne bien que l’Ukraine ne soit pas l’un de ses membres.

Pour rassurer ses membres voisins de l’Ukraine et de la Russie, l’OTAN a déployé début mars avions-radars AWACS pour effectuer des missions de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de «la surveillance» de la crise» tandis que les États-Unis dépêchaient des avions de chasse et de surveillance dans la zone.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:20
Le général de Villiers (CEMA) à Washington avec son homologue des Etats-Unis

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 18 mars 2014, le général d’armées Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a rencontré à Washington son homologue aux Etats-Unis, le général Martin E. Dempsey.

 

Quelques semaines après la visite du président français outre-atlantique, les deux généraux ont évoqué le partenariat stratégique entre nos forces armées. Ils ont en particulier abordé les travaux de planification et de coordination des opérations sur la lutte contre le terrorisme en Afrique,  mais également dans le cadre de l’OTAN. Les deux chefs d’états-majors ont par ailleurs échangé sur les travaux communs en matière d’espace et  de cyberdéfense.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:50
Defence Secretary Philip Hammond

Defence Secretary Philip Hammond

 

27 March 2014 Ministry of Defence

 

Defence Secretary Philip Hammond has been talking about why the UK and US must remain partners of choice in defence.

 

On Wednesday 26 March, the Defence Secretary gave a speech at the Heritage Foundation in Washington DC about the special relationship that exists between the UK and the US.

Various UK and US defence issues were raised in his speech, including Nato and European allies working together, broadening military capability, and Russia’s actions in Ukraine.

Philip Hammond recognised the challenges that European defence faces in these times of austerity, but urged European Nato countries to take on greater responsibility for providing security in Europe.

British and French troops
British and French troops taking part in a training exercise (library image) [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

During his speech, Mr Hammond said:

Nato needs to grasp these challenges, and with the current events in Ukraine as a backdrop, reassert the pivotal role of Nato in our collective security, and demonstrate that we are prepared to put our money where our mouths are.

Guests at the Margaret Thatcher Centre for Freedom were also told about the meeting between Philip Hammond and the US Defence Secretary Chuck Hagel where they discussed the current situation in Ukraine.

A British reservist and a Danish soldier
A British reservist and a Danish soldier training together (library image) [Picture: Corporal Ross Fernie RLC, Crown copyright]

Mr Hammond said:

We have a shared view of Russia’s actions and the consequences that Russia must face as a result.

With thousands of Russian troops still massed upon the border with Ukraine, there remains a significant risk of the crisis escalating.

That is why we, with the United States and our allies in Europe, have imposed a range of sanctions on Russia.

British and American troops
British and American troops working together on operations in Afghanistan (library image) [Picture: Sergeant Rupert Frere RLC, Crown copyright]

The Defence Secretary went on to say that there is hope that Russia and Ukraine will be able to resolve this dispute peacefully, through diplomatic means.

The future investment in our armed forces and the benefit that can bring to the UK’s relationship with the US was also reinforced by Philip Hammond. He said:

With a fully integrated force of 190,000 regulars and reserves, retaining our ability to deploy into the field a division-size force, our cutting-edge, broad spectrum conventional capabilities, our world class Special Forces, and our unique intelligence network, the UK will continue to be able to project and sustain military power around the world.

We will remain the most capable and most interoperable ally of the United States of America.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:50
L'Otan renforce sa présence en Pologne et dans les pays baltes

 

 

MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti

 

Selon certaines informations, l'administration américaine ne compte pas annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie et ne soulèvera pas la question du retour de la Crimée en Ukraine, en dépit des déclarations publiques de ses représentants. Par ailleurs, les Etats-Unis et les pays de l'Otan sont prêts à accroître leur présence militaire en Europe de l'est, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

Une source proche de l'administration présidentielle américaine reconnaît que "l'intégration de la Crimée à la Russie est un fait accompli et que Moscou n'y renoncera pas", avant d’ajouter qu’il est donc question aujourd'hui "d'empêcher l'escalade de la crise". D'après cette source, le congrès pourrait voter prochainement de nouvelles sanctions ponctuelles contre certains hauts fonctionnaires russes mais la Maison blanche considère ces mesures comme irréalistes.

"Ces listes peuvent être élargies à l'infini mais dès à présent il est évident que seule une pression économique sévère préoccupe réellement Moscou", affirme la source.

Cette thèse a été indirectement confirmée par le président américain. Dans son discours d'hier à Bruxelles Barack Obama a fait comprendre que son administration n'avait pas l'intention d'entrer en confrontation directe avec Moscou. "Les Etats-Unis et l'Otan ne cherchent pas le conflit avec la Russie et l'heure, aujourd'hui, n'est pas aux menaces en l'air. La situation actuelle n'a pas de solution simple et ne peut pas être réglée par la force militaire", a-t-il déclaré.

Selon Obama, les premières décisions dans le cadre d’une "révision fondamentale" des relations avec Moscou pourraient être prises dans les jours à venir. Lors des pourparlers à Bruxelles, le président américain a affirmé aux représentants de l'Otan et de l'UE que la Maison blanche était prête à accorder des "garanties supplémentaires de sécurité" aux pays d'Europe de l'est. Le plan d'action final n'a pas encore été approuvé mais, selon le conseiller adjoint du président à la sécurité nationale Ben Rhodes, il s'agirait d’une expansion de la présence militaire américaine permanente en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Le président américain a également appelé ses alliés de l'Otan à revoir les plans de défense actuels "compte tenu des nouvelles menaces". "Je suis préoccupé de voir certains partenaires de l'Otan réduire leur budget de la défense, a souligné Obama. La situation en Ukraine doit rappeler que la liberté n'est jamais gratuite."

De plus, les Etats-Unis sont prêts à accélérer la création de la plus grande zone de libre-échange du monde en augmentant les échanges commerciaux avec les pays de l'UE de 160 milliards de dollars par an. Le pacte commercial transatlantique pourrait être signé début 2015.

Barack Obama a également promis de lever les restrictions sur les exportations du gaz américain en Europe. Il a reconnu que l'adoption de toute sanction contre le secteur énergétique russe aurait un impact négatif sur l'économie des pays européens, et que les livraisons gazières américaines ne régleraient le problème que partiellement. Selon les spécialistes, les Etats-Unis ne pourront pas démarrer les exportations d'hydrocarbures avant 2015. Le locataire de la Maison blanche a promis d'accélérer la délivrance de licences aux compagnies d'exportation américaines, tout en appelant les dirigeants européens à "prendre des risques politiques" et commencer la production de gaz de schiste.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:50
photo Nato

photo Nato

 

Mar. 27, 2014 - By ANDREW TILGHMAN – Defense News

 

After Years of Calm, Ukraine Crisis Prompts Calls For New Buildup

 

The US military’s gradual, 20-year drawdown in Europe looks to be abruptly ending as the Russian invasion of Crimea casts a spotlight on US European Command and fuels calls for reshaping the military mission there after decades of post-Cold War calm.

 

President Obama met with NATO leaders in Brussels on Wednesday and sought to reassure the 28 allied countries in Europe of US military support in the event of further Russian aggression.

 

“We have to make sure that we have put together very real contingency plans for every one of these members, including those who came in out of Central and Eastern Europe,” Obama said at a news conference in Brussels on Wednesday.

 

Two weeks after its ground invasion of Ukraine’s Crimean Peninsula, the Russian military shows no signs of leaving. Tens of thousands of ground troops are in Ukraine’s eastern border region, implicitly threatening further incursions into that former Soviet republic.

 

The top US military commander in Europe, Air Force Gen. Philip Breedlove, is launching a review of current plans for his command’s infrastructure, which has been shrinking for years. And he has been thinking tactically about how renewed tensions with Russia could affect military operations for US and NATO troops.

 

“What does that mean for NATO in the future? How do we change our deployment? How do we change our readiness? How do we change our force structure such that we can be ready in the future?” Breedlove said at a defense forum in Brussels on Sunday.

 

Pentagon spokesman Rear Adm. John Kirby said there are no immediate plans to change US force posture in Europe “from a permanent basing perspective or permanent manpower perspective”

 

However, he said, “We’re certainly looking at other opportunities in Europe ... to reassure our allies and partners and they may be on a more rotational basis than a permanent basis.”

 

Some modest changes are already underway. Immediately following the Russian ground invasion, EUCOM moved 12 Air Force F-16 fighters, along with 200 US support personnel, to Lask Air Base in Poland. Officials say that move is temporary but have provided no end date.

 

EUCOM also moved six more F-16s to support the “air policing mission” in the Baltic region, which includes three former Soviet states that are now NATO partner counties.

 

But within the command today, broader military options are limited. About 67,000 US troops are in Europe, a fraction of the massive Cold War-era force of more than 350,000 personnel.

 

Many experts say a renewed focus on EUCOM should prompt the Pentagon to slow or halt the Army’s plans for a continued drawdown there. And on Capitol Hill, calls are emerging for a new commitment to the command.

 

Defense Secretary Chuck Hagel should be directed to “increase and enhance alert posture and readiness of US forces in Europe without delay,” House Armed Services Committee chairman Rep. Buck McKeon, R-Calif., wrote in a letter to the White House.

 

That should include “maintaining forward-deployed US quick reaction forces,” McKeon said.

 

McKeon’s letter sounded an alarming note by arguing that the US and NATO should be ready for an “Article V response,” a reference to the NATO treaty’s clause that commits each member state to consider an armed attack against one to be tantamount to an armed attack against all.

 

Article V has been invoked only once since World War II, in the days after the Sept. 11 attacks, which led to the 13-year-old war in Afghanistan.

 

The White House has signaled firmly that the US will not go to war with Russia over Ukraine, which is not a NATO member and has millions of Russian speakers and centuries-old ties to Moscow.

 

But military experts say further changes are in store for EUCOM as recent events appear to bookend the post-Cold War era of confidence in European peace and stability.

 

“I would put a couple of cavalry squadrons in Poland,” said Tom Donnelly, a defense expert with the American Enterprise Institute in Washington. “In the grand strategic sense, Poland is the most important.”

 

Enhanced intelligence and reconnaissance assets also are needed in the Baltic region and EUCOM commanders could set up temporary US troop rotations in southeastern Europe, specifically Bulgaria and Romania, Donnelly said.

 

Plans to put a military footprint in southeastern Europe were widely discussed in the 1990s but faded as US focus shifted away from the continent.

 

The Navy could do more exercises along the Black Sea coast with Bulgaria and Romania without a major investment in infrastructure, Donnelly said. US Navy assets in the Black Sea could closely monitor Russian troop movements and threaten missile strikes more than 1,000 miles into Russian territory.

 

For US troops, another impact will likely be a renewed commitment to participating in joint NATO training exercises. That has not been at the top of the Pentagon’s priority list in recent years as the wars in the Middle East have drained manpower and the so-called strategic “pivot” toward the Asia-Pacific region has drawn attention away from Europe.

 

For example, in November, NATO held a large-scale military exercise in northeastern Europe, implicitly training to respond to hypothetical Russian aggression, but the US military sent only 200 troops to the exercise.

 

Critics said EUCOM failed to show a strong commitment to NATO at a time when the U.S military footprint in Europe is shrinking.

 

“There were a lot of complaints of ‘Wait, where was the US in all this?’” said Mark Jacobson, a defense expert with the German Marshall Fund of the United States, a think tank focused on trans-Atlantic cooperation.

 

“We need to give greater priority to US participation in NATO exercises,” Jacobson said.

 

Just weeks before the crisis in Ukraine ignited, Hagel signaled that the Pentagon would continue to shrink US infrastructure in Europe, in part because it would save money and does not require the same congressional approval as the closure of domestic military bases.

 

If Washington decides to instead ratchet up readiness in EUCOM, that would put pressure on Congress to authorize closure of some bases inside the US, a politically difficult move that inevitably affects the local economies in some individual lawmakers’ districts.

 

“If you want to start talking about the need to adjust base structures in Europe, then it may mean that we should be closing some [domestic] bases to pay for those bases in Europe,” Jacobson said.

 

Meanwhile, new questions may arise about the role of EUCOM troops. For years, the command has been a force provider more than a theater of operations. EUCOM-based units often deployed to Iraq and Afghanistan and EUCOM provides forces when needed for US Africa Command, which essentially has no operational forces of its own.

 

Breedlove will arrive in Washington in early April for previously scheduled testimony on Capitol Hill about the annual budget process.

 

Typically, the EUCOM commander’s testimony is an unremarkable event, but this year, the four-star Air Force general will face more pointed questions about whether he has enough troops and military assets to counter Russian threats and reassure NATO allies.

 

If tensions with Russia continue to rise, and defense of the NATO alliance becomes a more urgent mission, the EUCOM commander’s role may fundamentally change.

 

“Breedlove might need to start acting more like war fighter than a supporting command,” Jacobson said.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:50
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

27/03/2014 J. SEVERIN- Armée de Terre

 

Tous les deux ans, la Norvège invite ses partenaires de l’OTAN pour l’exercice grand froid, nommé COLD RESPONSE, regroupant 16 000 militaires de 16 nationalités différentes.

 

Dormir sous la tente par -15°, marcher des heures par temps humide, tout en restant opérationnel durant 10 jours d’exercice, tels étaient les défis qu’un groupement tactique interarmes de la 27e brigade d’infanterie de montagne a dû relever.

 

Scénario : une province est envahie. L’OTAN décide d’intervenir contre la brigade nord, composée de bataillons français et norvégiens.Deux phases se mettent alors en place. La première est défensive, les « ennemis » ont pour objectif de retenir les forces de l’OTAN durant 36 heures et ainsi les stopper dans leur progression. Une fois le délai passé, la phase offensive peut alors débuter. L’OTAN repousse les bataillons ennemis, qui doivent alors contre-attaquer.

 

Suédois, Américains, Allemands, Hollandais, Danois, Anglais… se sont alliés dans la réalisation de cet entraînement réaliste, afin que chacun apprenne à se préserver des conditions très difficiles.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:50
Première participation d’un E-2C Hawkeye au Tactical Leadership Programme (TLP)



27/03/2014 Marine Nationale

 

Du 10 au 21 mars 2014, la flottille 4F a participé pour la première fois à l’exercice TLP [Tactical Leadership Program] sur la base aérienne d’Albacete en Espagne. Un E-2C Hawkeye, armé par 8 officiers et 16 officiers mariniers et équipages étaient détachés afin de réaliser et contrôler des missions aériennes d’entraînement complexes dans un cadre multinational.

 

Le TLP en 2014

Le TLP s’inscrit comme une référence pour les pays alliés et les partenaires de l’OTAN pour préparer les pilotes à devenir «chef de dispositif». Cette formation leur permet de mener des missions aériennes complexes et multinationales, former le personnel navigant et non-navigant à toutes les tactiques OTAN relatives aux opérations aériennes  et  introduire et former les nouveaux partenaires de l’OTAN aux opérations aériennes alliées. Le TLP reste une agence OTAN d’expertise dans le domaine des opérations aériennes.

C’est en soutien de cette agence que la flottille 4F a mis en œuvre ses moyens. Les équipages d’E-2C étaient employés pour contrôler des aéronefs jouant le rôle d’opposants (les «rouges») contre les dispositifs composés des stagiaires du TLP (les «bleus»), le scénario proposé a donné ainsi l’occasion de maintenir un haut niveau de condition opérationnelle dans la continuité de l’opération Bois Belleau ( déploiement du groupe aéronaval français).

 

Historique du TLP

Le TLP a été crée dans un contexte de guerre froide, en 1978. Six nations de l’OTAN (Belgique, Canada, Allemagne, Pays-Bas, USA, Royaume-Uni) reconnaissent le besoin de mutualiser leurs forces et de s’entraîner conjointement afin de réaliser des missions de défense aérienne et d’attaque au sol. Les instructeurs sont sélectionnés parmi les pilotes les plus expérimentés des forces de l’OTAN, ce qui fait du TLP le centre d’excellence européen en matière d’opérations aériennes. Le TLP inclut une phase «vol» où les pilotes apprennent à planifier, briefer et conduire d’importants dispositifs d’assaut multinationaux sous menace aérienne

Depuis l’été 2009, le TLP est installé sur la base aérienne d’Albacete en Espagne, attirant chaque année plus de nations  participantes.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:50
La défense européenne en question

 

26/03 Euronews

 

Depuis la crise en Ukraine, la défense européenne est au coeur des préoccupations. L’Otan est inquiète de la concentration des forces militaires russes à la frontière ukrainienne et a mis en place des plans pour défendre ses membres, qui pourraient être menacés.

 

Le président Obama s’est inquiété lui de la baisse de la participation financière de certains membres de l’Otan, baisse susceptible de fragiliser l’organisation. En visitant ce cimetière américain de la Première guerre mondiale en Belgique, Barack Obama rappelle l’importance de la coopération, pour assurer la sécurité sur le continent européen.

 

Suite de l’article

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:50
Putin, Crimea and US Land Forces In Europe

 

Mar 25, 2014 defense-aerospace.com

(Source: Lexington Institute; issued March 24, 2014)

 

A specter is haunting Europe; it is the specter of land war. The emerging conflict in Europe is about nationalism, the control of territory and the domination of populations, precisely the kind of fight we were told was passé in the 21st century. The massing of Russian forces along that country’s border with Ukraine is reminiscent of the lead up to Soviet aggression throughout the 40-year-long Cold War. Like that period, the security of the Ukraine and the easternmost members of NATO cannot be guaranteed by airpower alone.

 

Fortunately, the Russian Army is a faint shadow of what it once was under the Soviets. At the height of the Cold War, the Red Army consisted of about 200 divisions, including more than 40 tank divisions. Around a quarter of these were sufficiently manned and equipped for a relatively rapid conflict and most were deployed in Eastern Europe and the Western military districts facing NATO. There were 20 Soviet divisions in East Germany alone, two in Poland, five in Czechoslovakia and four in Hungary. Non-Soviet Warsaw Pact countries added some 24 divisions to this total. Backing up their land forces was an artillery park consisting of tens of thousands of artillery pieces and rocket launchers, an Army aviation park of thousands of utility and ground-attack helicopters, an Air Force deploying literally thousands of ground-attack aircraft and light bombers and an air defense force with masses of advanced fighters and highly capable surface-to-air missile batteries.

 

Today, the Russian military has shrunk to perhaps ten percent of its Soviet-era size. Instead of nearly 200 tank and mechanized infantry divisions, there are some 40 combined arms brigades, some still organized into divisions. Most of the equipment, both ground and air, is Soviet vintage, although the Kremlin has been pouring money into the military over the past five years. Recently, the Russian military has been conducting extensive combined arms exercises that also involved elements of the strategic forces.

 

Unfortunately, the NATO armies that once stood guard along the Iron Curtain are gone as well. Forward positioned NATO forces once consisted of some 20 German, United Kingdom, French, Belgian, Danish and Dutch divisions. The U.S. contributed an additional two corps (four divisions plus support units) of the best equipped and trained combat forces in the world. Additional divisions were deployed by Italy, Spain, Greece, Turkey and Norway.

 

Today, NATO stands on the brink of true demilitarization. NATO does not spend enough on its military and what is spent isn’t allocated wisely. Ground forces, in particular, have been gutted. Belgium, the Netherlands and Denmark have essentially disbanded their heavy armored formations. The U.K., France and Germany maintain only eight heavy brigades, along with a number of lighter infantry, air mobile and marine formations. Poland has a total of nine armored mechanized and cavalry brigades. The U.S. Army in Europe now consists of two light units, the two-battalion 173rd airborne brigade and the 2nd Cavalry regiment. Two stateside heavy brigade combat teams are the designated regionally-aligned brigades for Europe. That is it! On the ground, NATO may be even weaker than the Russian Army.

 

Moreover, NATO has only recently begun to conduct large-scale combined arms exercises, something that was standard during the Cold War. Nor has the U.S. done an exercise based on reinforcing Europe in about 20 years. In the near-term, a conflict over Ukraine would be decided by which side first suffered a collapse of its logistics system.

 

With respect to events in Eastern Europe, the U.S. and NATO should heed the advice of Polish Defense Minister Tomasz Siemoniak and increase its military presence in Poland and in other NATO members in Central and Eastern Europe. It would be a good idea to return at least two heavy brigades to the European continent.

 

The irony is that before Crimea, the U.S. and its NATO allies had pretty much decided to exit the business of preparing to fight major conventional land wars. In the FY2015 budget, the U.S. Army cancelled its last new-design armored fighting vehicle program, the Ground Combat Vehicle. In fact, the Army had insisted that it could shutter this nation’s sole tank production facility at Lima, Ohio for four years.

 

Literally, events on the ground are challenging our vision of future conflicts. They also call into question current proposals to reduce the size of the active Army to 420,000 and to retain significant heavy land and air capabilities in the National Guard. Vladimir Putin may have saved the West from the folly of believing that fantasy could become reality merely by wishing it so.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:50
Otan/élargissement: aucune décision concrète (secrétaire général)

 

BRUXELLES, 25 mars - RIA Novosti

 

L'Otan n'a adopté aucune décision concrète concernant l'adhésion de nouveaux membres, a indiqué mardi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.

 

"La porte de l'Otan reste ouverte. En vertu du Traité de l'Atlantique nord, l'Alliance peut inviter des démocraties européennes qui se conforment aux critères requis pour l'adhésion à l'Otan. La décision d'élargir ou non notre Alliance, c'est une décision que l'Otan prendra sans ingérence de pays tiers. Si un pays candidat remplit les critères requis et que les 28 alliés sont d'accord, nous pourrons alors décider de nous élargir. Ni la Russie, ni aucun autre pays tiers n'y peuvent rien", a déclaré M.Rasmussen lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre monténégrin Milo Djukanovic.

 

Et de préciser que pour le moment, l'Alliance n'avait adopté aucune décision.

 

"A l'heure actuelle, nous nous préparons au sommet de l'Otan qui aura lieu au pays de Galles. Nous sommes en consultations avec les pays postulants (à l'adhésion à l'Alliance, ndlr). Quant à notre politique des portes ouvertes, il en sera question plus tard", a souligné le secrétaire général.

 

Le délégué permanent russe auprès de l'Otan Alexandre Grouchko a déclaré le 21 mars dernier que l'élargissement de l'Alliance à l'est pourrait créer des clivages à l'intérieur des pays candidats. Par ailleurs, il a souligné que la Russie se réservait le droit de prendre n'importe quelle décision afin de protéger ses intérêts légitimes en matière de sécurité.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:40
Otan: pas de confrontation avec la Russie (officiel de l'Alliance)

 

25.03.2014 Ria Novisti

 

L'Otan ne cherche pas la confrontation avec la Russie, a déclaré mardi le directeur du bureau d'information de l'Alliance atlantique à Moscou, Robert Pszczel, sur les ondes de la radio Echo de Moscou.

"Je tiens à répéter encore une fois que nous n'avons aucune intention de nous lancer dans une confrontation avec la Russie", a indiqué M. Pszczel.

Il a rappelé que les pays membres de l'Otan ne faisaient qu'exprimer leur préoccupation au sujet de la situation en Ukraine.

"Nous n'invitons la Russie qu'à emprunter la voie de la désescalade", a déclaré le représentant de l'Otan à Moscou. Selon lui, il est indispensable d'engager à cet effet un "dialogue politique normal" entre les pays concernés.

Le premier devoir de l'Otan est "d'assurer la sécurité de ses membres", a affirmé le diplomate.

Selon lui, "les alliés ont adopté des mesures logiques en décidant notamment de patrouiller l'espace aérien au-dessus du territoire de certains pays membres". 

"Bien entendu, cette mesure ne peut pas constituer une menace pour d'autres pays", a conclu M. Pszczel.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:50
La Russie revient dans le viseur de l’Otan

 

MOSCOU, 25 mars - RIA Novosti

 

La crise ukrainienne pourrait bien donner un second souffle à l'Otan. L’Alliance semble en effet avoir défini sa nouvelle stratégie après son retrait d'Afghanistan : les Etats-Unis et leurs alliés européens se préparent à relancer la dissuasion de la Russie. Moscou estime pour sa part que l'Otan se fait simplement "de la pub" en instrumentalisant les problèmes politiques intérieurs ukrainiens, écrit mardi le quotidien Kommersant.

 

Avant la crise ukrainienne les militaires, les politiciens et les experts des pays membres de l'Otan avaient du mal à trouver une occupation à l'Alliance après son retrait d'Afghanistan en 2014. Il avait finalement été décidé que la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité serait le thème central du sommet de l'Otan en septembre au Pays de Galles. Les membres de l'Alliance, notamment en UE, en avaient déduit que l'époque de l'Otan touchait à sa fin. Avaient suivi des appels à réduire les dépenses militaires et le potentiel de l'Alliance "au minimum nécessaire".

 

Tout a changé ces dernières semaines. Désormais le sommet de l'Otan devrait porter sur la sécurité collective des pays de l'Otan, notamment des membres d'Europe de l'est. Selon l'experte de la Fondation Carnegie Judy Dempsey, "après l'Afghanistan l'Alliance pourrait à nouveau s'occuper de l'Europe : le Kremlin, sans le vouloir, a offert une nouvelle vie à l'Otan".

 

Le sous-secrétaire de l'Otan Alexander Vershbow a expliqué que les prochaines démarches de l'Alliance dépendraient des actions de la Russie. Selon lui, l'Otan pourrait même revoir toute sa stratégie et la "défense collective pourrait devenir plus prioritaire que certaines missions prises en charge par l'Alliance après la Guerre froide".

 

L'Otan renforce déjà son flanc est. Le budget de la mission aérienne de patrouille des pays baltes a augmenté, des forces supplémentaires ont été employées pour les vols de reconnaissance en Pologne et en Roumanie, et des manœuvres militaires d'envergure sont en préparation.

 

Les experts occidentaux n'écartent pas la possibilité d’un déploiement par les Etats-Unis de forces armées conséquentes en Europe de l'est (entre 10 000 et 20 000 hommes, selon l'interprétation de Washington), en dépit des accords tacites avec la Russie. Qui plus est, l'Alliance pourrait également revoir la position des Etats-Unis vis-à-vis des armes nucléaires tactiques, déployées selon certaines informations en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie et en Turquie. Avant la crise ukrainienne, les habitants de ces pays appelaient à mettre un terme à cet anachronisme en supprimant les armes nucléaires américaines en Europe. Il n'en est plus question désormais.

 

Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a récemment déclaré que les actes de la Russie en Crimée influeraient directement sur la politique de l'Otan en matière d'armes nucléaires. Rasmussen est persuadé que les événements en Ukraine pousseront les pays membres de l'Alliance à accroître leurs investissements dans la défense. "Nous ne pouvons pas poursuivre le désarmement tandis que le reste du monde accumule des armes, et que certains les brandissent même sur nos frontières, a-t-il souligné. L'engagement prioritaire de l'Otan est de protéger et défendre notre population et nos territoires. Pour ce faire, nous devons disposer de tous les outils de dissuasion et de protection." Il considère l'intégration de la Crimée comme "faisant partie de la stratégie globale de la Russie" et craint une "invasion militaire" des régions orientales de l'Ukraine et de la Transnistrie. "Nous vivons désormais dans un monde différent de celui qui existait il y a quelques mois. Aujourd'hui, nous voyons une Russie qui parle et agit plutôt comme une ennemie de l'Otan que comme sa partenaire", a-t-il conclu.

 

Les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance se réuniront à Bruxelles les 1er et 2 avril pour discuter des mesures à venir en ce qui concerne la Russie. L'Otan a déjà suspendu presque tous les projets de coopération pratique en cours avec Moscou, faisant une exception pour les projets cruciaux pour l'Alliance tels que le transit de marchandises en provenance d'Afghanistan par le Réseau de distribution nord via la Russie.

 

"A l'époque de la création du Conseil Otan-Russie, nos partenaires occidentaux pensaient qu'il serait à l'épreuve du mauvais temps, mais c'était une illusion", déplore une source du ministère russe des Affaires étrangères (MAE). Les politiciens russes sont convaincus que l'Otan est responsable de l'escalade des tensions. "Si l'Alliance souhaite revenir à sa vocation de la Guerre froide, ce n'est pas notre choix", a déclaré l'ambassadeur russe à l'Otan Alexandre Grouchko. Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), bloc militaro-politique supervisé par Moscou dans l'espace postsoviétique, a été encore plus direct : "La tentative d'utiliser l'Otan pour faire pression sur la Russie n'est rien d'autre que la volonté de se faire "de la pub" en instrumentalisant les problèmes politiques intérieurs ukrainiens".

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