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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:50
La Serbie a commémoré les 15 ans des bombardements de l'Otan

 

24 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BELGRADE - La Serbie a commémoré par de nombreuses cérémonies lundi les 15 ans du début des bombardements de son territoire par l'Otan lancés pour la contraindre de cesser la répression contre les indépendantistes et les civils albanais du Kosovo.

 

Un peuple qui oublie ses victimes et son histoire est condamné à revivre cette histoire. La Serbie aujourd'hui mène une politique pacifique pour résoudre ses problèmes, a déclaré le Premier ministre serbe Ivica Dacic.

 

M. Dacic a déposé une gerbe de fleurs aux défenseurs de la Serbie devant le mont Strazevica près de Belgrade, où se trouve un centre souterrain de commandement de l'armée qui a été pris pour cible à d'innombrables reprises par l'aviation de l'Otan.

 

Le Premier ministre a qualifié d'innocentes toutes les victimes serbes du conflit, militaires, policières ou civiles, l'intervention de l'Otan n'ayant pas reçu l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Dans le jardin d'un des bâtiments de la Radio télévision serbe (RTS) à Belgrade, un parc a été inauguré à la mémoire de seize personnes tuées dans le bombardement de l'immeuble de télévision nationale serbe.

 

Une messe à la mémoire de toutes les victimes des frappes de l'Otan a été célébrée à Belgrade dans l'église de Saint Marc.

 

Dans les écoles à travers le pays, un cours d'histoire a été consacré à l'anniversaire du début de l'agression contre la Serbie.

 

D'autres dirigeants, dont le président Tomislav Nikolic déposeront des gerbes de fleurs sur plusieurs sites qui ont été été bombardés durant cette campagne de frappes aériennes qui a duré 78 jours.

 

L'Otan a déclenché son opération le 24 mars 1999 après le refus du président serbe Slobodan Milosevic de mettre un terme à la répression contre la guérilla indépendantiste et les civils kosovars.

 

L'intervention s'est terminée en juin par le retrait des forces serbes du Kosovo, qui a alors été placé sous l'administration de l'ONU.

 

Selon les chiffres officiels de Belgrade, quelque 2.500 civils Serbes ont été tués et 12.500 blessés durant les onze semaines de bombardements. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch estime le nombre de civils tués à quelque 500.

 

En 2006, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix, un programme de coopération militaire proposé par l'Otan aux pays de l'Europe de l'est, tout a précisant qu'elle ne comptait pas rejoindre le bloc.

 

A Pristina, le premier ministre kosovar Hashim Thaçi a qualifié de grand jour pour la république du Kosovo la date du début des bombardements de l'Otan.

 

Ce jour marquant le début des frappes de l'Otan contre la Serbie (...) est le jour du début d'une grande victoire pour la république du Kosovo, un jour historique pour notre peuple, a déclaré M. Thaçi.

 

Quinze ans plus tard, la Serbie et le Kosovo marchent côte à côte sur la voie européenne, après avoir conclu en avril 2013 un accord historique sur la normalisation de leurs relations, sous les auspices de Bruxelles.

 

Même si la Serbie refuse farouchement de reconnaître l'indépendance que son ancienne province méridionale a unilatéralement proclamée en 2008, sa volonté d'améliorer les relations avec ce territoire peuplé majoritairement d'Albanais lui a permis d'ouvrir en janvier les négociations d'adhésion à l'UE.

 

Le Kosovo a pour sa part lancé les négociations sur la conclusion d'un accord d'association et de stabilisation, la toute première étape dans le rapprochement avec l'UE.

 

L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par une centaine de pays, dont les les États-Unis et 23 des 28 membres de l'UE.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:50
En Europe, Obama réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'OTAN

 

24.03.2014 Par Corine Lesnes (Washington, correspondante) LE MONDE

 

Barack Obama donne rarement des interviews aux journaux étrangers et privilégie généralement les télévisions. Avant d'atterrir aux Pays-Bas, lundi 24 mars au matin, pour le troisième sommet sur la sécurité nucléaire et une réunion du G7 sur l'Ukraine, le président américain a cependant choisi de s'exprimer dans le quotidien Volkskrant.

 

Dans cet entretien, M. Obama réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'OTAN, qui « reste l'alliance la plus forte et la plus efficace de l'histoire de l'humanité », et rappelle que l'article 5 du Traité de l'Atlantique nord comporte « une obligation solennelle de se défendre l'un l'autre ». « Personne ne devrait s'interroger sur l'attachement des Etats-Unis à la sécurité de l'Europe », met-il en garde. « Nous ne faiblirons jamais dans notre défense collective. »

 

Le président américain entend faire de cette réaffirmation des alliances le message central de son voyage en Europe (qui passe, du 25 mars au 28 mars, par La Haye, Bruxelles et Rome), puis de sa visite en Arabie saoudite (les 28 et 29 mars) où les relations bilatérales ont nettement pâti des hésitations américaines en Syrie.

 

Barack Obama souhaite aussi que les Européens cessent de penser que le « pivotement » vers l'Asie — le fondement de sa politique étrangère — s'effectue au détriment du Vieux Continent. « Pendant la guerre froide, l'Europe était la source de nombreux défis de sécurité mondiaux. Maintenant, notre Alliance est la fondement de la sécurité globale, assure M. Obama. C'est pourquoi le fait que les Etats-Unis jouent un rôle élargi en Asie ne nous détourne en aucun cas de notre engagement en Europe. La relation avec nos alliés et partenaires européens est la pierre angulaire de notre engagement international, comme on le voit avec notre mission commune en Afghanistan et nos efforts diplomatiques avec l'Iran et la Syrie. »

 

Mais, ajoute-t-il, la sécurité collective nécessite un partage du fardeau. « Comme nous l'avons souvent dit à nos alliés européens, nous voulons voir plus de pays européens tenir leurs engagements en termes de dépenses militaires. »

 

L’UKRAINE BOULEVERSE LE PROGRAMME

 

Au départ, la visite de M. Obama était l'un de ces voyages de printemps qui coïncident avec le spring break des écoliers américains (quoique cette fois, Michelle Obama et ses filles n'accompagnent pas le président : elles sont en visite en Chine). Le menu était simple: sommet sur la sécurité nucléaire, l'initiative phare de sa présidence, qui découle de son discours de 2009 à Prague sur un monde sans armes atomiques. Et une visite au Vatican, importante pour la Maison Blanche justement « parce qu'il n'y sera pas question de politique étrangère », comme dit Jeremy Shapiro, chercheur à la Brookings Institution. Avec le pape, il sera question de lutte contre la pauvreté et les inégalités, priorité d'un président qui plafonne à 43 % d'opinions favorables et ne serait pas mécontent, selon l'analyste, de «profiter de l'aura » de son interlocuteur.

 

Les responsables de l'Union ne cachaient pas leur satisfaction d'avoir réussi à attirer Barack Obama à Bruxelles. Le président américain, qui avait boudé l'UE au point de refuser de participer à un sommet à Madrid en mai 2010, avait enfin accepté de visiter la capitale européenne, une première depuis qu'il occupe la Maison Blanche. A deux mois des élections européennes, il avait même prévu de tenir un grand discours à Bruxelles, dont le message implicite aurait été : l'Europe, c'est « cool ».

 

L'Ukraine a bouleversé ces projets. Discours il y aura – ce sera mercredi 26 mars au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, devant 2000 invités –, mais il sera moins axé sur le libre-échange que sur la menace de démantèlement de l'ordre international hérité de la seconde guerre mondiale, et dont les Etats-Unis s'estiment garants. Il y a péril en la demeure européenne et Barack Obama entend rallier les Européens à une réaction collective à la mesure des enjeux. Il rappellera « les droits des nations souveraines à prendre leurs propres décisions et à voir leur intégrité territoriale respectée », a prévu Ben Rhodes, le conseiller en communication pour les questions internationales. Tout en laissant la porte ouverte à un compromis pour l'Ukraine. « Les Ukrainiens ne doivent pas avoir à choisir entre l'Est et l'Ouest, souligne le président dans son interview. Au contraire, il est important que l'Ukraine ait de bonnes relations avec les Etats-Unis, la Russie et l'Europe. »

 

UN G7 POUR ENTERRER LE G8 

 

En marge du sommet nucléaire, Barack Obama a convoqué une réunion du G7 lundi soir à La Haye – qui montrera, s'il en était besoin, qu'il n'y a plus de G8. Les Américains aimeraient plus de fermeté – et d'unité – dans les sanctions occidentales contre la Russie. Mais dans son interview, Barack Obama s'abstient de critiquer les Européens – qui ont fait « un pas important », selon lui. Il reconnait que les mesures qu'il a annoncées sont de nature à « avoir un impact sur l'économie mondiale ». « Nous aurions préféré ne pas en arriver là mais les actions de la Russie sont simplement inacceptables. Il faut qu'il y ait des conséquences. » 

 

Pour Jeremy Shapiro, Barack Obama devra jouer les médiateurs entre les Allemands, les Britanniques et les Français. « Les sanctions américaines ne sont pas efficaces si elles ne sont pas suivies par les Européens », juge-t-il. Selon lui, le partage du fardeau devrait voir « les Britanniques prendre des sanctions financières, les Français des sanctions dans le domaine de l'armement et les Allemands, dans celui de l'énergie ».

 

Pour alléger la pression sur les Européens, dans le cas où Vladimir Poutine chercherait à utiliser l'arme du gaz, Barack Obama a autorisé la mise sur le marché d'un tiers des réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis. Les Européens souhaitent que Washington aille plus loin et autorise l'exportation automatique de gaz naturel vers l'Europe, comme c'est le cas actuellement pour les pays ayant conclu un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Rien n'est réglé et le communiqué final du sommet de Bruxelles devrait se borner à rappeler son attachement au « renforcement du commerce transatlantique dans le secteur de l'énergie », sans aller jusqu'à accorder la dérogation permanente réclamée par les Européens.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:20
F-16 - photo Composante Air

F-16 - photo Composante Air

 

24/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense belge, qui est à Paris ce lundi, privilégie l'acquisition de l'avion de combat de Lockheed Martin. Un choix plus ou moins conditionné à son avenir, Pieter de Crem étant candidat au poste de secrétaire général de l'OTAN.

 

Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Royaume de Belgique, Pieter de Crem, qui est à Paris ce lundi, souhaite toujours autant équiper l'armée de l'air belge avec l'avion de combat américain, le F-35 de Lockheed Martin en dépit de l'inflation du prix de cet appareil qui cumule également les déboires techniques et technologiques. Mais pourquoi ce choix alors qu'il existe pourtant trois avions de combat européens - Eurofighter (BAE Systems, Airbus Group et Finmeccanica), Gripen (Saab) et Rafale (Dassault Aviation) ?

Parce que Pieter de Crem, atlantiste convaincu, est candidat au poste de secrétaire général de l'OTAN, qui doit se libérer cet été, qu'il n'est qu'un outsider et qu'il a donc besoin de donner des gages aux Etats-Unis, explique-t-on à Paris. D'où le choix outre-Atlantique… Le ministre de la Défense blege mène donc depuis de longs mois une campagne relativement discrète entre Washington et Bruxelles. "La Belgique ne peut être otage d'une priorité de campagne du candidat De Crem à l'OTAN", affirme la députée verte belge, Juliette Boulet.

 

60 F-16 à remplacer

La flotte des F-16 compte actuellement 60 appareils, dont 48 sont affectés à l'OTAN. Ces avions, capables d'effectuer des missions défensives et des tâches offensives et de reconnaissance, sont stationnés sur deux bases, Kleine Brogel et Florennes. Grâce au programme de modernisation Mid Life Update (MLU), le F-16 restera apte à effectuer toutes les missions opérationnelles au-delà de l'an 2015. C'est dans ce cadre que la Belgique envisagerait d'acquérir de 35 à 55 avions de combat.

"Nos décisions se baseront sur le niveau d'ambition déterminé dans le cadre des stratégies politiques et militaires et intégreront le pooling and sharing", a récemment expliqué Pieter de Crem, qui a évoqué le besoin d'une quarantaine d'appareils pour l'armée de l'air belge. Un propos qui pousse la Belgique à se rallier au choix des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark, qui ont déjà choisi le F-35. "La décision sera prise sous la prochaine législature (soit après mai 2014, ndlr), dans le respect de la politique de burden and risk sharing (facture et risque partagés, ndlr) développée avec l'OTAN et l'Union européenne", avait-il précisé.

 

Et le Rafale ?

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

 

Si la Belgique choisit le Rafale, Paris est prêt à proposer à la Belgique une coopération très large sur le Rafale. Notamment des retours industriels significatifs au travers entre autre de la société belge SABCA (filiale de Dassault Aviation), qui a assemblé dans ses ateliers les Mirage 5, puis les Alpha Jet, et enfin les F-16A/B de l'armée de l'air belge.

Paris proposera un aménagement du plan de paiement pour le ministère de la Défense belge, qui dispose d'un petit budget (2,7 milliards d'euros en 2013. En outre, si les Belges le demandent, la France est même prête à équiper l'armée de l'air belge avec des avions cédés en leasing, assure-t-on au sein du ministère de la Défense.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:35
Mi-17V-5 photo US Navy

Mi-17V-5 photo US Navy

 

 

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti

 

La Russie poursuivra sa coopération avec l'OTAN dans la réparation d'hélicoptères pour l'Afghanistan malgré l'adoption de sanctions américaines et européennes contre Moscou, a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine.

 

"Il faut poursuivre la réalisation de ce projet, bien que nos partenaires de l'OTAN aient l'intention de geler la coopération", a indiqué M.Poutine lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe.

 

La Russie et les pays occidentaux financent conjointement les travaux de réparation d'hélicoptères de fabrication russe et soviétique pour l'Afghanistan et la formation de personnel technique et de pilotes pour ces hélicoptères.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rappelé pendant la réunion que la première étape de ce projet avait été un succès et que les participants au projet avaient noté son utilité.

 

Washington a adopté des sanctions à l'encontre de hauts responsables et hommes d'affaires russes suite à l'adhésion à la Russie de la république de Crimée, jusque-là appartenant à l'Ukraine. Les chefs de diplomatie des pays membres de l'UE ont aussi convenu de lancer des sanctions contre les officiels russes et ukrainiens, coupables, selon eux, de "miner l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:55
Paris veut envoyer des Rafale dans les pays baltes

 

21.03.2014 Le Monde.fr

 

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, se rendait à Vilnius, en Lituanie, vendredi 21 mars pour proposer, selon le Journal du dimanche, l'envoi de trois avions de chasse Rafale pour une mission de surveillance aérienne au-dessus de la zone baltique, coordonnée avec l'OTAN.

M. Le Drian doit ensuite se rendre à Tallin, en Estonie, puis à Varsovie, en Pologne. Selon le JDD, le ministre de la défense « entend par ce geste participer aux multiples efforts des Etats-Unis et de l'Union européenne destinés à “rassurer” les pays baltes et la Pologne ».

Ces pays, préoccupés par la faiblesse des sanctions prises à l'encontre de Moscou, participent depuis jeudi au Conseil européen de Bruxelles au cours duquel une nouvelle salve de mesures pour dissuader la Russie d'une « escalade » dans la crise ukrainienne devait être débattue.

 

Lire : Ukraine : l'Union européenne paralysée face à l'escalade de Moscou

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:40
La Géorgie demande la protection de l'Otan contre la Russie

 

 

MOSCOU, 20 mars – RIA Novosti

 

Les autorités géorgiennes préparent une requête pour accélérer l'adhésion du pays à l'Otan. Les autorités sont préoccupées par le scénario qui se déroule aujourd’hui dans la région ukrainienne de Crimée et tente de minimiser les risques, écrit jeudi 20 mars le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Tbilissi peut compter sur le soutien traditionnel des États-Unis, de la Pologne et des pays baltes mais rien n'indique encore que les principaux opposants à cette adhésion - la France et l'Allemagne – vont changer d'avis.

 

La Géorgie peut espérer obtenir un plan d'action pour l'adhésion à l'Otan (MAP) au sommet des Etats membres de l'Alliance début septembre au Pays de Galles – la dernière étape avant l'adhésion du pays candidat. Mais Tbilissi est extrêmement préoccupé par les événements en Ukraine et cherche à persuader ses partenaires occidentaux de la nécessité d'adhérer à l'Otan dès maintenant.

 

Le ministre pour l'Intégration européenne et euro-atlantique Alexi Petriachvili pense que la direction de l'Alliance, qui apprécie réellement le niveau accru des risques, devrait aller dans le sens de la Géorgie.

 

Cependant, ces espoirs entrent en dissonance avec l'appréciation de la situation par l'ambassadeur des Etats-Unis en Géorgie Richard Norland. "Je sais que la Géorgie craint que l'histoire se répète. Il est important de travailler ensemble afin de l'éviter… La communauté internationale travaille conjointement à ce sujet. La Géorgie fait partie de la communauté internationale et nous avons des objectifs communs", a-t-il déclaré aux journalistes géorgiens.

 

Sans garanties occidentales de sécurité en cas d'actions de forces de la Russie, la partie pro-occidentale de la population géorgienne est vraiment préoccupée. L'ex-ministre des Affaires étrangères Grigol Vachadze a même écrit sur sa page Facebook un commentaire sarcastique :

"Je présente à l'Occident mes condoléances suite au décès du droit international. Il nous manquera énormément ! Il était faible… très souvent il n'obtenait de réponses, mais il était tout de même nécessaire et apportait par sa présence l'apaisement dans ce monde de folie". En même temps, Vachadze a "félicité" les autorités géorgiennes pour la "nouvelle doctrine de politique étrangère de la Russie qui s'intitule "sur la souveraineté limitée des pays postsoviétiques".

 

Sur un autre ton, il affirme également qu’il "faut tout faire pour l'adhésion immédiate à l'Otan et ne pas se réjouir d'une éventuelle obtention d'un MAP".

 

Les avis et les commentaires des personnalités publiques sur Facebook semblent plus radicaux. On y exige des autorités de mettre des points sur les i dans les relations avec l'Otan : la question de savoir ce que la Russie peut faire avec la Géorgie, après avoir reconnu la souveraineté de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, suite aux événements en Ukraine a perdu son sens : la Russie, dont l'armée n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres de Tbilissi, fera tout ce qu'elle souhaitera. Et si en présence de la menace actuelle les partenaires occidentaux n'ont pas l'intention d'assurer la protection de la Géorgie et de l'accepter au sein de l'Otan, qu'ils cessent de faire des promesses inutiles – la Géorgie devra chercher elle-même une solution et les soldats géorgiens cesseront de mourir pour des idéaux occidentaux en Afghanistan. Une telle perception de la réalité semble commencer à prévaloir au sein de la société géorgienne.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:50
Crimée: la «plus grave» menace en Europe depuis la Guerre froide, selon l’OTAN

 

20 mars 2014 45eNord.ca (AFP)

 

Le rattachement de la Crimée à la Russie constitue la «plus grave» menace pour la stabilité de l’Europe depuis la Guerre froide, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, qui redoute une intervention de Moscou dans l’est de l’Ukraine.

 

«Cela constitue un signal d’alarme pour la communauté euro-atlantique, pour l’Otan et pour tous ceux qui sont engagés dans la défense d’une Europe entière, libre et en paix», a-t-il déclaré devant l’institut Brookings, un centre de réflexion de Washington.

«Nous avons connu d’autres crises en Europe ces dernières années: les Balkans dans les années 90, la Géorgie en 2008. Mais il s’agit là de la plus grave menace à la sécurité et à la stabilité de l’Europe depuis la fin de la Guerre froide», a-t-il estimé, soulignant que cela s’était passé à «la frontière même de l’OTAN.»

Le secrétaire général de l’Alliance a une nouvelle fois fustigé la Russie dont «l’agression militaire» a violé la souveraineté ukrainienne que Moscou avait pourtant promis de respecter en 1994.

Moscou, Washington et Londres signaient le 5 décembre 1994 avec l’Ukraine un accord prévoyant que les trois pays se portent garants de l’intégrité territoriale de l’ancienne république soviétique, en échange du renoncement de celle-ci à l’arme nucléaire.

Comme la veille, il a averti que l’Alliance ne reconnaîtrait pas l’«annexion illégale et illégitime» de la Crimée par la Russie après le référendum de dimanche.

Mais pour M. Rasmussen, l’intervention en Crimée participe d’une stratégie globale de la Russie. Moscou, a-t-il asséné, a à coeur de «maintenir l’instabilité dans la région pour empêcher les pays de la région de chercher à intégrer la communauté euro-atlantique».

De même, le patron de l’OTAN a dit craindre que le président russe Vladimir Poutine n’aille «au-delà de la Crimée» et n’intervienne dans les régions orientales de l’Ukraine.

«Il n’y a pas de moyens rapides et aisés pour tenir tête aux tyrans du monde», a-t-il encore dit. «Parce que nos démocraties débattent, délibèrent et pèsent les choix avant de prendre des décisions. Parce que la transparence nous est chère et que nous poursuivons des choix légitimes et parce que nous utilisons la force non en priorité mais en dernier ressort».

M. Rasmussen s’exprimait alors que des responsables du Pentagone ont affirmé que l’armée américaine cherchait à étendre la coopération militaire avec les alliés de l’Otan le long de la frontière russe.

L’OTAN a décidé début mars de renforcer sa coopération avec l’Ukraine et de réexaminer celle avec la Russie.

On ne sait plus si la Russie est un partenaire ou un «adversaire», s’est encore interrogé M. Rasmussen, précisant que les prochaines réunions de l’OTAN devaient «se pencher sur les conséquences à long-terme de l’agression russe sur notre propre sécurité».

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
Crimée: l'Otan ne reconnaît pas l'adhésion (Rasmussen)

 

BRUXELLES, 19 mars - RIA Novosti

 

L'Otan ne reconnaît pas le rattachement de la république autonome de Crimée à la Russie, a déclaré mardi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.  

"La Russie a ignoré tous les appels à revenir à des positions conformes au droit international et elle continue de progresser sur une voie dangereuse. L'adhésion de la Crimée est illégale et illicite et les alliés au sein de l'Alliance ne la reconnaissent pas", a fait savoir M.Rasmussen.  

"Il est indispensable que toutes les parties fassent preuve de retenue et adoptent toutes les démarches nécessaires pour éviter la poursuite de l'escalade", a ajouté le secrétaire général.  

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Se proclamant toujours président légitime, M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a aussi mis en doute la légitimité des récentes décisions de la Rada suprême ukrainienne.     

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev.   

La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique le 16 mars. Selon le bilan définitif, 96,77 % des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.  

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance de la république de Crimée.  Mardi, la Russie et la Crimée ont signé un accord sur l'entrée de la république autonome et de la ville de Sébastopol dans la Fédération de Russie.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:50
EMBOW XIV: exercice de détection de missiles dans les Landes

 

18.03.2014 Défense Sud-Ouest

 

Du 3 au 28 mars, l’exercice otanien EMBOW XIV mobilise la base aérienne 120 de Cazaux et le centre d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse. La capacité de détection de missiles des aéronefs de 18 nations ainsi que leur dispositif de protection (leurres ou système laser actuellement en développement) sont mis à l’épreuve. Pour réaliser ces tests, différents appareils de l’OTAN quittent leur plateforme d’accueil de l’armée de l’air pour se présenter face à une série de systèmes de guidage infrarouge «sol-air» mis en place sur le site de Biscarrosse. EMBOW XIV concerne indifféremment avions de transport, de chasse et hélicoptères. L’exercice est organisé et placé sous la responsabilité d’un ingénieur navigant d’essais de la DGA du site de Cazaux.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:50
NSPA, OCCAR sign A400M service level agreement

 

17 March 2014 airforce-technology.com

 

The Nato Support Agency (NSPA) and the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) have signed a service level agreement (SLA) for the A400M Atlas next-generation military transport aircraft.

 

Signed after several years of preparatory and negotiation work with OCCAR and the participating states, the SLA also represents an additional key milestone in the agency's expanded cooperation with OCCAR.

 

Specifically, the A400M and NH-90/TIGER Programme (LN) will provide electronic materiel support services, namely acquisition of A400M spares in electronic and automated manner over the next four years.

 

The services are expected to be the same as those currently provided to OCCAR for the Tiger and the NH-90 helicopters.

 

Designated as a tactical airlifter with strategic capabilities, the A400M can also be configured to perform long-range cargo and troop transport, medical evacuation (MEDEVAC), and aerial refuelling and electronic surveillance missions.

 

Capable of carrying more than 100 fully equipped troops or a 30t payload, the aircraft features a six-wheel, high-flotation main landing gear, and short soft-field landing and takeoff capability, enabling troop and equipment transportation to Mali or Afghanistan.

 

Currently operational with the French Air Force, the four-EuroProp TP400-D6 turboprop engines powered aircraft has also been ordered by Belgium, France, Luxembourg, Malaysia, Spain, Turkey and the UK.

 

The airlifter has recently completed the first phase of airdrop trials flying over the Fonsorbes drop zone near Toulouse, in south-western France, marking the completion of one of the most significant elements of its continuing military flight-test programme.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 17:35
USA – Afghanistan: un départ difficile

 

14 mars, Boris Pavlichtchev - La Voix de la Russie

 

Les Américains peuvent rester an Afghanistan au-delà de 2014 sur un fondement légitime même en l’absence du Pacte bilatéral de sécurité, a fait savoir aux agences occidentales Manuel Superville, ancien conseiller juridique des forces armées américaines en Afghanistan.

 

Selon le juriste, il y a actuellement 33600 militaires américains en Afghanistan. Les conditions de leur séjour dans ce pays sont spécifiées par l’accord sur le statut du contingent militaire SOFA (status-of-forces agreement, SOFA) conclu avec Kaboul. Cet accord est à durée indéterminée et s’applique jusqu’à son abrogation par une des parties.

 

En ce qui concerne le Pacte, ce texte doit déterminer le statut, le nombre et les lieux de stationnement des forces américaines qui pourraient se trouver en Afghanistan pendant au moins 10 ans au-delà de 2014. Après 6 mois d’atermoiements, le leader afghan Hamid Karzaï a fini par laisser la décision au bon vouloir de son successeur dont on saura le nom à la suite les élections du 5 avril. Une question se pose cependant : si les Américains ont déjà l’accord SOFA, à quoi leur sert un accord parallèle? La parole est à Nikita Mendkovitch, expert du Centre d’études afghanes :

 

« Les forces internationales stationnées en Afghanistan agissent dans le cadre du mandat de l’ONU. Elles prennent des engagements déterminés sans rapport direct avec les intérêts des États-Unis dans la région. D’un autre côté, les Américains pourraient être intéressés à installer en Afghanistan des radars du système antimissile. C’est possible, s’ils ont un accord bilatéral avec Kaboul. Pourtant, il serait très difficile de le faire dans le cadre d’autres accords qui déterminent le séjour des forces internationales en Afghanistan Certes, ils peuvent rester en Afghanistan mais n’ont pas le droit de s’y installer à des fins purement militaires, par exemple, pour contrecarrer l’Iran. »

 

Mais on peut aussi comprendre la logique de Karzaï, poursuit l’expert :

 

« Compte tenu des sentiments antiaméricains très forts en Afghanistan à la veille de l’élection, Karzaï est réticent à signer ce genre de document pour ne pas jouer un bien mauvais tour aux candidats qu’il soutient. »

 

Dans ce contexte, bien des choses dépendent de la figure de son successeur. Or, il n’existe pas de favori manifeste dans la course électorale qui se joue actuellement, y compris parmi hommes de Karzaï. Un second round est fort probable et dans ce cas l’Afghanistan restera sans président jusqu’à l’automne. Les analystes du Pentagone estiment que le mois de septembre est la date critique pour prendre la décision sur le retrait total ou « l’option zéro ».

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 14:51
L'Otan cible d'une attaque informatique revendiquée en Ukraine

 

 

16 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - L'Otan a indiqué dimanche être la cible d'une importante attaque informatique, revendiquée par des pirates ukrainiens, qui se poursuivait dans la matinée même si le fonctionnement de certains sites avait été rétabli.

 

L'attaque par déni de service (DDoS) se poursuit mais la plupart des services ont été rétablis, a indiqué le porte-parole de l'Alliance atlantique, Oana Lungescu, sur son compte Twitter. L'intégrité des systèmes de l'Otan n'a pas été affectée et nous continuons à travailler pour rendre opérationnels la totalité des sites, a-t-elle précisé.

 

Le principal site d'information de l'Otan, www.otan.int, restait inaccessible vers 09H45 (08H45 GMT).

 

Une attaque DDoS consiste à multiplier les demandes sur un site pour le saturer.

 

Un groupe se faisant appeler CyberBerkout a revendiqué dans la nuit de samedi à dimanche cette attaque dans un communiqué sur son site internet. Nous déclarons qu'aujourd'hui à 18H00 nous avons lancé une attaque contre l'Otan (...) Nous n'admettrons pas sur le territoire de notre patrie la présence de l'Otan, a-t-il déclaré.

 

Le nom des CyberBerkout fait référence à l'ancienne police anti-émeute ukrainienne, récemment dissoute. Elle a été accusée d'avoir tiré sur les manifestants rassemblés à Kiev avant la destitution du président Viktor Ianoukovitch le 22 février.

 

Cette cyberattaque contre l'Otan dans un contexte de forte tension autour de l'Ukraine, le jour du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie, un scrutin jugé illégal par les Occidentaux.

 

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, avait déclaré vendredi que ce référendum était une violation directe de la Constitution ukrainienne et de la loi internationale et qu'il n'avait ni fondement légal, ni légitimité politique.

 

L'Otan a fait de la lutte contre les cyberattaques l'une de ses priorités stratégiques. Elle a implanté un centre spécialisé en Estonie, un pays qui avait subi en 2007 une attaque massive contre les sites de ses administrations et des banques. Mise en cause, la Russie avait démenti toute implication dans ces attaques.

 

En Ukraine, 22 cas d'attaques ont été enregistrés depuis 2013, année du début de la crise politique dans ce pays, selon un rapport du groupe britannique de défense BAE Systems, publié le 8 mars.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:55
OEF : ravitaillement du Jean Bart

 

14/03/2014 Sources : EMA  

 

Le 12 mars 2014, la frégate antiaérienne (FAA) Jean Bart a été ravitaillée à la mer par le pétrolier-ravitailleur britannique Wave Ruler. Le ravitaillement à la mer augmente de manière significative l’autonomie et la mobilité des navires de combat.

 

Près de 300m3(300 000 L) de gazole ont été distribués à la FAA Jean Bart pour lui permettre de maintenir sa présence en mer plus longtemps et de rejoindre à tout moment, dans l’immensité de l’océan indien, sur ordre de la Task Force (TF) 150, une nouvelle zone de patrouille.

 

Les accords militaires conclus entre les pays de l’OTAN permettent aux bâtiments français de se ravitailler en mer auprès des bâtiments de l’Alliance. La standardisation des procédures et des équipements est gage d’une interopérabilité qu’il est toutefois nécessaire d’entretenir par une pratique régulière car chaque ravitailleur possède ses spécificités.

 

Dans le cadre de la participation à l’opération Enduring Freedom, dont la France est l’un des principaux contributeurs depuis 2001, la frégate antiaérienne Jean Bart est intégrée à la TF 150 depuis le 27 février 2014. 

 

 Cette dernière vise à lutter contre les mouvements de groupes terroristes et les trafics illicites qui en découlent (armes, drogues) sur une zone maritime qui s’étend de la mer Rouge au golfe d’Oman en passant par la mer d’Arabie et le golfe Arabo-Persique.

OEF : ravitaillement du Jean Bart
OEF : ravitaillement du Jean Bart
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:50
L'exercice 'Dynamic Move' à Ostende

 

21/02/2014 Hubert Rubbens - Composante Marine

 

L'exercice Dynamic Move a lieu du 10 au 21 mars dans l'ecole de guerre des mines belgo-néerlandaise Eguermin (Naval Mine Warfare centre of excellence) à Ostende.

 

Cet exercice simulé (war games) permet l'entrainement et la préparation aux tâches opérationnelles d'états-majors dont ceux des groupes de lutte anti mine de l'Otan, les SNMCMG 1 et 2 (Standing Naval Mine Counter Measure Group). L'exercice donne la possibilité d'échanger des expériences entre les pays de l'Otan, mais également avec des pays membres du Partnership for Peace.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:50
Un conflit militaire n’est plus impensable en Europe déclare la Pologne

En 2013, le Canada avait participé pour une première fois à un exercice de la série BAGRAM, en Pologne, qui réunit quelque 550 participants de trois pays, la Pologne, les États-Unis et le Canada (Armée polonaise)

 

15 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

« La situation actuelle en Europe illustre qu’un conflit militaire, impensable il y a peu, pourrait avoir lieu », a déclaré le ministre de la Défense polonais Tomasz Siemoniak, alors que la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont signé un pacte militaire commun.

 

Et, alors que l’impensable, hélas, est devenu pensable, les quatre pays d’Europe centrale ont signé vendredi 14 mars un pacte visant à coordonner leur stratégie de défense et créer une unité de combat commune au sein de l’OTAN et de l’Union européenne.

 

La crise en Ukraine a démontré l’importance « d’une coopération plus dynamique » entre les quatre pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, ou V4) au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, a ajouté le ministre polonais..

 

L’unité de combat « V4-UE », d’un effectif total de 3000 hommes, sera opérationnelle à partir de 2016. « Elle devrait fonctionner comme une unité régionale au sein des opérations de l’UE ou de l’OTAN », a précisé pour sa part le ministre hongrois de la Défense Csaba Hende.

 

Par cet accord, les quatre pays s’engagent aussi à se joindre à des exercices militaires communs et à coordonner leur budget défense.

 

Le V4 avait été créé en 1991 dans la ville hongroise de Visegrad afin d’assurer une coopération institutionnelle de ces pays dans leur procédure d’adhésion à l’Union européenne (UE), effective depuis 2004.

 

La Pologne, la Slovaquie et la Hongrie possèdent des frontières avec l’Ukraine, où habitent des minorités ethniques de ces pays, essentiellement dans la partie occidentale.

 

En outre, jeudi, le chef de la diplomatie hongroise Janos Martonyi avait déclaré que les pays de Visegrad étaient particulièrement vulnérables face à la situation ukrainienne et attendaient de l’UE une « solidarité » s’ils étaient affectés par de possibles sanctions économiques contre la Russie en raison de la crise en Crimée.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:50
Outcome Materiel Standardisation Conference
 

Brussels - 14 March, 2014 European Defence Agency

 

On 12 March 2014 defence standardisation stakeholders gathered at the European Defence Agency for an expert materiel standardisation conference. The main objective of the conference was to discuss the development of defence standards. The conference added a substantial contribution to the preparation of a roadmap for the development of defence standards as tasked by the European Council in December 2013.

 

Speakers from EDA, the European Commission, all three European Standardisation Organisations including the chairman of the Stakeholder Forum for Defence Procurement Standardisation (SFDPS), NATO, ASD-STAN, EUROCAE and UK DSTAN with BSI contributed with their high level of expertise on the subject.

It was underlined that the Member States will assess the need for standard development through the EDA Materiel Standardisation Group (MSG) at an early stage after the identification of potential materiel standardisation gaps. Furthermore the MSG will play an important role to coordinate security and defence standardisation activities with the European Commission to avoid any duplication of standardisation efforts. There was also consensus that the European Standardisation Organisations will play a coordinating role in harmonising the standardisation landscape. EDA will prepare through the MSG and together with the stakeholders of the SFDPS a more detailed roadmap for the development of defence standards based on the outcomes of this conference.

 

More information:

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:50
Quatre pays d'Europe centrale signent un pacte militaire commun

 

 

14.03.2014 Romandie.com (ats)

 

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont signé vendredi un pacte visant à coordonner leur stratégie de défense et créer une unité de combat commune au sein de l'OTAN et de l'Union européenne (UE). Ils comptent ainsi répondre à la crise ukrainienne.

 

"La situation actuelle en Europe illustre que malheureusement, un conflit militaire, impensable il y a peu, pourrait avoir lieu", a déclaré le ministre de la défense polonais Tomasz Siemoniak lors d'une conférence de presse à Visegrad, à 40 kilomètres au nord de Budapest.

 

La crise en Ukraine a démontré l'importance "d'une coopération plus dynamique" entre les quatre pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, ou V4) au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, a-t-il ajouté.

 

L'unité de combat "V4-UE", d'un effectif total de 3000 hommes, sera opérationnelle à partir de 2016. "Elle devrait fonctionner comme une unité régionale au sein des opérations de l'UE ou de l'OTAN", a précisé Csaba Hende, ministre hongrois de la défense.

 

Dans l'accord, les quatre pays s'engagent aussi à se joindre à des exercices militaires communs et à coordonner leur budget défense.

Particulièrement vulnérables

 

Le V4 a été créé en 1991 dans la ville hongroise de Visegrad afin d'assurer une coopération institutionnelle de ces pays dans leur procédure d'adhésion à l'Union européenne (UE), effective depuis 2004.

 

Jeudi, le chef de la diplomatie hongroise Janos Martonyi avait indiqué que les pays de Visegrad étaient particulièrement vulnérables face à la situation ukrainienne et attendaient de l'UE une "solidarité" s'ils étaient affectés par de possibles sanctions économiques contre la Russie en raison de la crise en Crimée.

 

La Pologne, la Slovaquie et la Hongrie possèdent des frontières avec l'Ukraine, où habitent des minorités ethniques de ces pays, essentiellement dans la partie occidentale.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 22:40
Des experts des attaques informatiques de l'OTAN présents en Ukraine (OTSC)

 

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a enregistré la présence d'experts des attaques informatiques de l'OTAN en Ukraine, a annoncé jeudi à Moscou le secrétaire général de l'OTSC Nikolaï Bordiouja.

"Nous voyons la présence d'experts de la lutte informatique de l'Alliance sur le territoire ukrainien (…). L'Ukraine sert de base pour organiser des attaques informatiques contre certains pays membres de l'OTSC", a indiqué M.Bordiouja.

Jeudi, le site internet de la Première chaîne de télévision russe a été la cible de deux attaques par déni de service dont au moins une était lancée depuis Kiev.

Ces derniers jours, les sites internet d'autres médias russes - la chaîne RT, l'édition d'actualités en ligne LifeNews, le quotidien Rossiïskaïa Gazeta et le holding médiatique VGTRK - ont aussi été victimes d'attaques informatiques de type DDos. Les médias concernés expliquent les attaques par leur politique éditoriale concernant les événements en Ukraine.

Créée en 2002, l'Organisation du traité de sécurité collective, parfois qualifiée d'"OTAN russe", est une organisation politico-militaire qui regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:50
L'OTAN intensifie l'espionnage à la frontière biélorusse (OTSC)

 

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

Les pays de l'OTAN ont intensifié leurs activités d'espionnage près des frontières biélorusses, a annoncé jeudi à Moscou Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

"Nous ne pouvons pas rester indifférents face au renforcement du groupe aérien de l'OTAN près des frontières biélorusses. Nous avons enregistré une intensification des activités de renseignement dans cette région", a indiqué M.Bordiouja.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a antérieurement déclaré que Minsk inviterait Moscou à déployer de 12 à 15 avions supplémentaires sur le sol biélorusse suite au renforcement du groupe aérien de l'OTAN près de la Biélorussie. Selon le président Loukachenko, les chasseurs russes devront patrouiller l'espace aérien du pays.

Les médias internationaux ont rapporté mercredi que deux avions dotés de radars AWACS de l'OTAN s'étaient mis à patrouiller dans l'espace aérien de la Pologne et de la Roumanie. Les avions ont quitté mercredi matin leurs bases de Geilenkirchen, en Allemagne, et de Waddington, en Grande-Bretagne. Jay Janzen, porte-parole de l'Alliance, a déclaré que les avions ne sortiraient pas de l'espace aérien des pays membres de l'Alliance et ne franchiraient pas les frontières de l'Ukraine et de la Russie.

Créée en 2002, l'Organisation du traité de sécurité collective, parfois qualifiée d'"OTAN russe", est une organisation politico-militaire qui regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:40
Crimée: crise en Europe, bruits de tambours et manoeuvres militaires

 

13 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

À trois jours du référendum en Crimée, on entend le bruit des tambours. Tout le monde est sur un pied de guerre:la Russie mène des manoeuvres militaires aux portes de l’Ukraine qui annonce ce jeudi se doter d’une Garde nationale pendant que l’OTAN intensifie sa présence, rassurante pour les pays voisins comme la Pologne, irritante pour les Russes et leurs alliés.

 

Moscou a annoncé ce jeudi 13 mars le lancement de manoeuvres militaires dans plusieurs régions situées à la frontière avec l’Ukraine.

« Le but principal de ces mesures est de vérifier l’aptitude des troupes à mener des exercices de combat », a affirmé le ministère russe de la Défense, précisant que les exercices militaires auraient lieu jusqu’à la fin du mois dans les régions de Rostov, Belgorod, Tambov et Koursk.

Dans la région de Rostov-sur-le-Don,notamment, 4.000 hommes d’unités de parachutistes, 36 avions et environ 500 véhicules participent notamment aux manoeuvres, rapporte aujourd’hui l’agence russe Itar-Tass.

Par ailleurs, alors que l’OTAN a intensifié les vols de reconnaissance de ses avions-radar AWACS au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de «la surveillance» de la crise en Ukraine,l’Armée de l’Air russe a envoyé six chasseurs Su-27 et trois avions de transport militaire à l’aérodrome Bobruisk en Biélorussie ce jeudi 13 mars, rapporte l’agence Itar-Tass, citant le ministère de la Défense du Bélarus.

« En cas de poursuite de l’accumulation de troupes dans les États voisins, le Bélarus, prendra en réponse des mesures adéquates sur son territoire», a déclaré pour sa part le ministère biélorusse de la Défense.

Hier, mercredi, le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait déclaré que le Bélarus pourrait offrir à la Russie de déployer jusqu’à 15 avions de combat de plus sur le territoire biélorusse en raison de l’activité de l’OTAN près de sa frontière ,

« Le Bélarus va réagir de façon adéquate au renforcement des forces de l’OTAN à proximité des frontières biélorusses », a-t-il annoncé, notant que le Bélarus avait « réagi calmement jusqu’à ce qu’un grand exercice commence dans le sud de la Pologne ». « Cette escalade ne se se produit pas en Syrie, en Libye ou en Irak, mais près de nos frontières. Elle affecte nos intérêts », a conclu le président Loukachenko

Pendant ce temps, les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d’infléchir la position de Vladimir Poutine, qui n’a pas manifestement l’intention de reculer défend le droit à être rattachée à la Russie de la Crimée où 1,5 million de personnes ce cette région russophone et russophile doivent se prononcer sur le rattachement de la région à la Russie après que le parlement local a déclaré mardi faire sécession de l’Ukraine.

La Crimée est désormais quasiment coupée du reste du pays, les forces russes en contrôlant les points stratégiques. Tout est en place pour une sécession rapide: le « Premier ministre », Serguiï Axionov, s’est autoproclamé « chef des armées » et les habitants n’ont désormais plus accès qu’aux chaînes de télévision russes. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir

 

Une Garde nationale ukrainienne de 60.000 hommes

L’armée ukrainienne n’interviendra pas dans la péninsule de Crimée contrôlée par les forces russes afin d’éviter de dégarnir sa frontière à l’est avec la Russie, avait pour sa part déclaré mardi le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.

Mais les députés ukrainiens ont décidé ce jeudi 13 mars de créer une Garde nationale qui viendrait prêter main forte à l’armée ukrainienne et ses 130.000 hommes, dont une moitié de conscrits, alors que la Russie dispose au total d’une armée de 845.000 soldats.

Cette Garde nationale, placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et qui pourrait compter jusqu’à 60.000 hommes, sera notamment composée des mêmes groupes d’ »autodéfense » qui étaient en première ligne à Kiev pendant les trois mois de contestation.

Quelques 40.000 volontaires se seraient déjà présentés aux centres de recrutement de l’armée.

Cette nouvelle force se forme dans l’urgence alors que les Ukrainiens s’inquiètent d’un déploiement des Russes dans l’est du pays, voulant avant tout empêcher une intrusion des forces russes dans l’est du pays, région où vivent aussi de nombreux Ukrainiens d’origine russe.

Pendant ce temps, les Européens accélèrent le rapprochement avec l’Ukraine. Le volet politique de l’accord d’association avec l’Union européenne pourrait être signé au cours du prochain sommet de l’UE, prévu à Bruxelles les 20 et 21 mars.

Les chefs des diplomaties américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov vont quant à eux se rencontrer une nouvelle fois vendredi à Londres, mais, pour l’instant, ça ressemble de plus en plus à Obama qui met Poutine en garde qui lui-même met Obama en garde…

Incompréhension totale, chacun poursuit sur sa trajectoire et, tant pis s’il y a une collision!

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:35
Afghanistan: le pessimisme du patron de l'Isaf

 

13-03-2014 par RFI

 

Le général américain Joseph Dunford, qui dirige la force internationale de l’Otan en Afghanistan (Isaf) était auditionné hier, mercredi 12 mars, par le Congrès américain.

 

Le but était de faire un point sur l’action des forces étrangères en Afghanistan et d’envisager l’avenir. Le président Karzaï n’a toujours pas signé l’accord qui permettrait aux forces américaines de rester. Donc, soit le gouvernement issu des élections d’avril signe cet accord, soit c’est un retrait total qui se dessine.

 

D’après le général Dunford, qui ne s’exprime que très rarement, le dernier délai est la fin du mois de septembre 2014. Le général est par ailleurs très pessimiste sur l’avenir de l’Afghanistan si les forces de l’Otan devaient abandonner complètement le terrain afghan.

 

« Nous sommes aujourd’hui concentrés, dit-il, sur la mise en œuvre d’un modus operandi, afin d’aider les unités de l’armée de terre afghane pour qu’elles soient en mesure de se suffire à elles-mêmes. Donc ce qui arrivera immédiatement si nous partons en 2015, c’est une perte d’efficacité des forces afghanes ».

 

Une «grande victoire» pour al-Qaïda

 

«De la même manière, poursuit le général Dunford, nous ne serions pas en mesure de finir notre travail avec l’armée de l’air afghane, nous avons besoin d’encore deux ou trois ans. Et, dans le cas d’al-Qaïda, je répète que la pression que nous leur avons infligé chaque jour, grâce à nos forces spéciales, en coopération avec l’armée afghane, les a empêchés de se reconstituer ; nous savons par les services de renseignements qu’ils essaient de continuer d’opérer à partir d’Afghanistan et du Pakistan; ils verraient cela comme une grande victoire ».

 

« Si nous nous retirons, ils auront la latitude de conduire leurs opérations à nouveau.

Ce ne serait pas seulement une reconstitution physique, mais un important signal moral pour le mouvement terroriste si jamais nous nous retirions de la région en 2015 », conclut-il.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:50
Des avions de l'Otan patrouillent en Pologne et en Roumanie

 

 

MOSCOU, 12 mars - RIA Novosti

 

Deux avions radars AWACS de l'Otan se sont mis mercredi à patrouiller dans l'espace aérien de la Pologne et de la Roumanie, rapportent les médias internationaux, se référant au lieutenant-colonel Jay Janzen, porte-parole de l'Alliance.

 

Selon M.Janzen, les avions qui ont quitté mercredi matin leurs bases aériennes de Geilenkirchen, en Allemagne, et de Waddington, en Grande-Bretagne, ne sortiront pas de l'espace aérien des pays membres de l'Alliance et ne franchiront pas les frontières de l'Ukraine et de la Russie.

 

Mardi, un avion de l'Otan a déjà effectué un vol de reconnaissance, en survolant la Roumanie.

 

Lundi, le Conseil de l'Otan a donné son feu vert pour des vols de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie. Le système de détection et de commandement aéroporté AWACS est un système de stations radar montées sur des avions de guet permettant de surveiller un vaste espace aérien.

 

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou conteste également la légitimité des décisions de la Rada.

 

La Crimée a décidé de tenir le 16 mars un référendum sur son futur statut politique. Le parlement de la république autonome s'est prononcé pour le rattachement à la Russie.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 21:50
Spokesman: F-16 Augmentation Continues U.S.-Poland Partnership

 

March 12, 2014 Army Sgt. 1st Class Tyrone C. Marshall Jr., American Forces Press Service

 

WASHINGTON - A dozen more F-16s and 300 personnel based at Aviano Air Base, Italy, will augment the U.S. aviation detachment at Łask Air Base, Poland, a Pentagon spokesman announced today.

 

Defense Secretary Chuck Hagel announced last week that the United States would augment the aviation detachment in light of the situation in Ukraine, and Army Col. Steven Warren provided details today in a meeting with reporters.

 

Warren said 12 F-16 Fighting Falcons and associated personnel from the 555th Fighter Squadron at Aviano are expected to arrive in Poland by the end of the week. "This enhancement marks another milestone in the rotational deployment of U.S. military aircraft that we began in late 2012," he added.

 

Hagel met with Polish Defense Minister Tomasz Siemoniak on March 9 to consider options for locations, with U.S. European Command deciding on the number of aircraft, Warren told reporters earlier this week. Previously planned rotations will continue, he said today, with this augmentation serving as an addition to those already scheduled.

 

"It's consistent with the enduring partnership between the U.S. and Poland," Warren said. "Augmenting this aviation detachment was a deliberate choice to demonstrate to our allies that U.S. commitments to our collective defense responsibilities are credible and remain in force. The work we're doing with Poland does just that."

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 17:40
Un réveil russe pour l'Otan ?

 

12.03.2014 par Laurent Marchand - Tout un monde
 

L'aggravation de la crise ukrainienne, depuis quelques semaines, a ravivé les tensions entre la Russie et l'Occident. En guise de riposte à l'intervention russe en Crimée, les Etats-Unis et l'Europe ont jusqu'ici évoqué essentiellement des rétorsions de type politique ou économique. Retrait des travaux préparatoires du G8 de Sotchi, exclusion de la Russie de ce même G8, sanctions économiques et financières ciblées. Or, l'Occident ne peut plus feindre d'ignorer les répercussions stratégiques de la crise ukrainienne. S'il est impropre de parler d'une nouvelle guerre froide, l'Otan n'en est pas moins interpelée dans sa raison d'être : la protection de ses membres. Lundi, des avions de reconnaissance ont été déployés en Pologne et en Roumanie.  Mardi 11 mars, les Etats-Unis ont entamé des exercices militaires à proximité de l'Ukraine en compagnie d'autres pays de l'Otan, et notamment de la Pologne, voisin occidental de la Biélorussie.  Mercredi, des manœuvres  entre les forces navales américaines, bulgares et roumaines ont commencé en mer Noire. Ces manoeuvres  étaient prévues avant la crise en Ukraine. Elles soulignent désormais le soutien apporté aux pays de l'Otan proches de la Russie. Simple signal destiné à rassurer les alliés et montrer les muscles de l’Alliance à Moscou, ou faut-il y voir un réveil ? Et si Poutine était en train de redonner à l’Otan sa raison d’être… De réveiller une Alliance qui ne savait plus exactement à quoi elle servait... Extraits

 

Sur le site de l’Alliance Atlantique, une page est consacrée aux relations entre l’Otan et l’Ukraine.  Il y est rappelé que ces relations sont régies par une charte de partenariat spécifique, qui date de 1997. Que le 27 février, les ministres de la défense de l’Otant ont affirmé suivre "de très près" la situation en Ukraine :  « Une Ukraine souveraine, indépendante et stable, fermement attachée à la démocratie et à l'état de droit, est essentielle à la sécurité euro-atlantique. » Cette déclaration fait écho à un point clé de la Charte de 1997. Les ministres de la Défense ont ajouté que « les Alliés continueront d'apporter leur soutien à la souveraineté et à l'indépendance de l'Ukraine, à son intégrité territoriale, à son évolution démocratique et au principe de l'inviolabilité des frontières, facteurs clés de la stabilité et de la sécurité en Europe centrale et orientale et sur l'ensemble du continent »

 

Dans un article paru hier dans le quotidien américain Wall Street Journal   (qui n'est pas un journal connu pour sa sympathie pour les colombes), Jim Thomas, vice-président du Center for Strategic and Budgetary Assessments à Washington, estime que l'Otan a désormais les coudées franches pour installer, dans les pays membres frontaliers de la Russie, des forces nucléaires non stratégiques. En somme, l'invasion de la Crimée autorise selon lui l'Otan à revenir sur ses engagements de 1997 vis-à-vis de Moscou. A rompre aussi avec la faiblesse de ses réactions après l'invasion russe de la Géorgie, en 2008.

 

1° Selon Jim Thomas, une première étape pourrait être de rendre les F16 polonais à même de transporter aussi bien des armes conventionnelles que des armes nucléaires.

2°, l'Otan devrait renforcer selon lui les allies frontaliers de la Russie, en prenant en considération le stationnement permanent de forces en Pologne, en Roumanie comme dans les États baltes. Cela afin de renforcer le système de défense et de dissuader Moscou de céder à la tentation d'empiéter sur leur souveraineté  au nom de "la protection des minorités russes".

3°, l'Otan devrait sérieusement considérer l'hypothèse d'une assistance militaire indirecte de l'Ukraine (à sa demande) si la Russie attise la crise dans les régions orientales du pays 

4°, les Etats-Unis et leurs alliés au sein de l'Alliance devraient selon l'auteur revoir leur refus de fournir des armes de combat aux groupes modérés de l'opposition syrienne.

5° enfin, la crise ukrainienne devrait amener l'administration Obama a revoir sa ligne stratégique sur le "leading from behind", sur la remise des compteurs à zéro avec Moscou et l'élimination de toutes les armes nucléaires dans le monde. 

 

Jim Thomas de conclure : "Les dirigeants à Washington et en Europe ont laissé les défenses de l'Otan se détériorer à tel point que M. Poutine semble penser pouvoir agir en toute impunité. Il est plus que temps de reconstituer ces défenses, et les manoeuvres ukrainiennes de Poutine doivent en être le catalyseur."

 

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→   Lire également ce papier de la Fondation Schuman sur les relations Otan-Ukraine depuis 1991

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:40
L'Otan se renforce près des frontières de Biélorussie, Minsk promet de réagir

 

MINSK, 12 mars - RIA Novosti

 

Minsk réagira de manière adéquate à la concentration de forces de l'Otan près des frontières de Biélorussie, en proposant entre autres à la Russie de déployer sur le territoire du pays 15 avions supplémentaires, a déclaré mercredi le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

 

"La Biélorussie va réagir de manière adéquate au renforcement de l'Otan près de ses frontières (…) et proposera à la Russie de déployer sur son sol 15 avions supplémentaires en raison d'activités accrues de l'Alliance", a promis le chef de l'Etat lors d'une réunion du Conseil de sécurité biélorusse.

 

Les Etats-Unis, qui assurent la surveillance de l'espace aérien balte, ont décidé d'envoyer six avions de chasse F-15 supplémentaires et un avion KC-135 de ravitaillement pour renforcer la patrouille. Depuis janvier, les forces aériennes américaines patrouillent dans le ciel faisant frontière au sud et à l'est avec la Russie et la Biélorussie, à l'aide de quatre appareils F-15 déjà déployés à la base de Zoknai.

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